#27 - Bonus - Spécial Noël avec Ars Moriendi

Épisode

#27 - Bonus - Spécial Noël avec Ars Moriendi

Épisode
27
Durée
1 h 41 min
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Pour cet épisode spécial Noël, nous ré-invitons Simon Predj du podcast Ars Moriendi afin de vous présenter 3 histoires qui briseront vos âmes d’enfants. Un cultivateur de la Caroline du Nord pose un geste inattendu après avoir pris un portrait de sa famille le jour de Noël 1929. La veille de Noël 1945, une famille de la Virginie voit leur maison décimée par les flammes. Étrangement, aucun des 5 enfants ne sera retrouvé, ni dans le brasier, ni ailleurs. Pour terminer, en 2016, un chauffeur Uber du Michigan tombe en pleine folie meurtrière après ne pas avoir reçu son bonus de Noël. Joyeuses fêtes à tous!

Transcription de l’épisode

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[00:05]

Noël, un moment privilégié pour se rassembler avec les gens qu'on aime.

[00:11]

Noël est aussi le moment où des secrets de famille troublants peuvent être révélés.

[00:15]

Lors de ces moments riches en émotions, il est possible que notre côté obscur ressurgisse.

[00:22]

Cette semaine, nous proposons trois histoires troublantes qui vous feront remettre en question cette fête sacrée.

[00:29]

Vous verrez que Noël n'est pas toujours la fête de l'amour.

[00:33]

Ici Simon Prej, Emile Gauthier et Sébastien Lévesque.

[00:39]

Et vous écoutez le spécial Noël de Distorsion et Ars Moriendi.

[01:14]

Sébastien Lévesque, Simon Prej, comment ça va les gars?

[01:17]

Ça va bien et toi Emile?

[01:20]

Ça va très bien, très bien parce que ce soir on a encore...

[01:23]

C'est Noël!

[01:25]

Oui, exactement. C'est un spécial Noël.

[01:27]

On sait qu'on a fait un spécial Halloween avec Simon Prej aussi d'Ars Moriendi.

[01:32]

Un peu plus tôt cette saison-ci.

[01:34]

Et puis il y a tellement eu une bonne réaction.

[01:37]

En fait les gens ont même voulu qu'on engage Simon comme employé temps plein de Distorsion.

[01:44]

Et puis on récidive pour un spécial Noël pour briser vos âmes d'enfants encore une fois.

[01:51]

Simon, comment ça va toi?

[01:52]

C'est Noël! C'est Noël dans mon coeur, dans ma tête, dans ma maison.

[01:58]

Quelle belle période des fêtes!

[02:01]

Moi je suis un tripeux de Noël.

[02:03]

Moi aussi je te comprends.

[02:05]

Je pense que j'ai été élevé par la TV.

[02:08]

Je pense que c'est ma nostalgie de ces moments passés devant la télé qui fait que j'aime autant Noël.

[02:13]

Mais Noël c'est tellement de choses.

[02:16]

C'est tellement du bon temps à passer en famille.

[02:18]

Et tu sais Noël, tout le monde est stressé.

[02:21]

Tout le monde code un magasin vifou.

[02:23]

Il se tape sa gueule pour des rabais.

[02:25]

C'est le trafic partout. Il fait frette. Il y a de la sludge.

[02:28]

On dépense trop ses cadeaux.

[02:30]

Bref, j'adore ça.

[02:33]

Dis-nous donc, qu'est-ce qui se passe avec Ars Moriendi?

[02:35]

Parce que là, tu étais en pause pendant tout l'automne, mais tu reviens en janvier.

[02:39]

Ça s'en vient et je suis tellement excité, presque autant qu'avec Noël.

[02:43]

Non, également avec Noël.

[02:46]

Mais on est de retour le 17 janvier à choc.ca.

[02:51]

Ça, je n'ai pas précisé, mais le mercredi 17, l'épisode va être diffusé en direct sur choc.ca.

[02:58]

Et c'est le lendemain, assez tôt le matin, qui va être disponible en téléchargement.

[03:03]

Donc, si vous voulez l'entendre avant tout le monde, il faudra écouter live sur choc.ca.

[03:08]

Ça va être à 10h les mercredis, deux fois par mois, donc on revient.

[03:12]

Je suis très excité par ma deuxième saison.

[03:14]

J'ai trouvé des histoires qui, moi, m'ont jeté à terre.

[03:18]

Puis on s'éloigne un peu aussi des tueurs en série.

[03:22]

C'est plus une thématique de la famille, la communauté.

[03:25]

Je pense que ça va être bien intéressant.

[03:29]

Puis, tu sais, j'ai des comédiens, des fois, qui viennent.

[03:31]

Là, on pousse encore.

[03:33]

Je me suis dit, OK, on va aller encore plus loin.

[03:35]

Puis j'ai quelques épisodes de reconstitution avec énormément de comédiens.

[03:41]

On va revivre ces dernières journées fatidiques.

[03:45]

Parce que je pense que ça va être bien le fun.

[03:47]

Je suis bien, bien, bien excité de revenir.

[03:49]

On enregistre très bientôt tout ça.

[03:51]

Bien, on a bien hâte.

[03:53]

Seb, tu nous as dégoté une bière spéciale pour Noël.

[03:56]

Oui, c'est la Winter Ale de Granville Island de Vancouver.

[04:01]

Une bière canadienne.

[04:02]

En fait, on a essayé de trouver une bière de Noël.

[04:04]

Elle a des goûts de cacao.

[04:06]

Elle est chocolatée sur une petite bière brune de 5,5 % d'alcool.

[04:11]

C'est vraiment intéressant comme bière.

[04:12]

Je vous dirais si vous aimez le goût de cacao et un peu de la brune.

[04:16]

Je vous dirais que c'est quand même un parfait mélange.

[04:18]

J'étais un peu pas sceptique, mais je ne suis pas un fan

[04:21]

nécessairement de bière au cacao.

[04:23]

Et celle-là, je la trouve quand même agréable en bouche.

[04:26]

Dans le temps de Noël, on peut se permettre une petite folie comme ça.

[04:29]

C'est aussi ça, la magie de Noël.

[04:31]

Oui.

[04:32]

On vous rappelle que si vous voulez encourager le show

[04:36]

et nous faire une tournée de bière,

[04:38]

vous pouvez vous rendre au distortionpodcast.com.

[04:40]

Dans l'onglet Tournée de bière, vous pouvez choisir un don

[04:43]

et même nous suggérer une bière de votre région

[04:46]

si vous voulez qu'on la boive.

[04:48]

Oh yeah!

[04:49]

Même concept un peu qu'à l'Halloween ce soir, chers amis.

[04:53]

On vous propose trois histoires

[04:55]

qu'on ne s'est pas dit à chacun d'entre nous.

[04:58]

Encore une fois, c'est une surprise.

[04:59]

Ce n'est pas stagé.

[05:01]

On va déballer nos histoires ensemble.

[05:02]

On va déballer nos histoires ensemble.

[05:05]

La dernière fois, on avait fait un certain ordre.

[05:07]

On avait gardé Simon en sandwich entre nous deux, Seb.

[05:11]

J'avais terminé l'émission. Toi, tu avais commencé.

[05:13]

Et là, on va inverser. Donc, je vais commencer.

[05:17]

Et puis, Simon va toujours rester au show entre nous deux.

[05:20]

C'est parfait. Moi, j'adore être au show entre deux beaux bières.

[05:24]

Et Seb va terminer avec une histoire

[05:26]

qui risque d'être assez effrayante.

[05:28]

Oui.

[05:28]

Donc, l'épisode de ce soir est 18 ans et plus.

[05:31]

Ça risque d'être assez quand même perturbant.

[05:35]

Mais c'était aussi ça, la magie de Noël.

[05:38]

Oui, oui. Exactement.

[05:40]

Donc, sans plus tarder, les amis,

[05:42]

est-ce qu'on est prêts à se lancer

[05:44]

dans ce spécial Noël de distortion et d'Ars Morialdi?

[05:47]

Oui, monsieur.

[05:49]

Yes, sir, madame.

[05:52]

Vous, les gars, est-ce que vous avez des grandes familles?

[05:55]

Oui, quand même.

[05:56]

Je te dirais, j'ai plusieurs frères et soeurs.

[05:59]

Mais on essaie quand même de condenser ça

[06:01]

en quelques jours pour les fêtes, en fait.

[06:04]

C'est un peu le but de ta question.

[06:06]

Mais oui, j'ai quand même six frères et soeurs.

[06:09]

On est quand même...

[06:10]

Son jumelle, toutes les familles reconstituées.

[06:14]

Moi, ça s'est rapetissé avec le temps beaucoup.

[06:17]

Il y a des gens qui sont morts dans ta famille?

[06:19]

Il y a beaucoup de décédés dans ma famille.

[06:21]

Les familles ont rapetissé.

[06:22]

Mais en fait, pas les plus jeunes.

[06:24]

Moi, il fit un temps, on organisait le party des préjeuns

[06:27]

et on se ramassait 100 personnes au chalet,

[06:29]

grosses et bouchettes.

[06:30]

Mais avec le temps, les familles ont rapetissé.

[06:32]

Les plus jeunes n'ont pas fait autant d'enfants

[06:34]

qu'on le voudrait.

[06:35]

Moi, je n'ai qu'un seul frère,

[06:36]

quatre ans plus jeune.

[06:37]

Ni lui, ni moi.

[06:38]

On a des enfants.

[06:40]

Donc, du côté à mon père, c'est très tranquille.

[06:42]

Du côté à ma mère, je vais le dire,

[06:44]

moi, je trouve ça bien drôle.

[06:45]

Il y a eu de la chicane de famille

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au décès de ma grand-mère.

[06:49]

Oui, ça, ça arrive souvent au décès.

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Mais je le dis pour une raison,

[06:52]

c'est que cette année, on se retrouve

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et j'en fais gros pinté.

[06:56]

On va être une vingtaine pour la première fois

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depuis au moins 10 ans.

[07:01]

Mais il reste que de mon côté,

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c'est plus tranquille.

[07:04]

Ça se réduit d'année en année.

[07:06]

Et toi, mon cher?

[07:08]

Moi, en fait,

[07:09]

je n'ai pas une très grande famille rapprochée,

[07:11]

je dirais, mais chez mes parents,

[07:13]

la famille à mon père, à ma mère,

[07:15]

tout ça, c'est quand même des grandes familles.

[07:17]

Mais on le sait, en fait, Noël,

[07:19]

c'est aussi le moment où les secrets de famille

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parfois ressurgissent.

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Surtout dans les grandes familles,

[07:24]

c'est là que justement, on se rend compte

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que parfois, il y a des tensions dans les familles

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et que ça peut un peu mal tourner.

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Donc, mon histoire est un peu sous ce thème-là

[07:32]

et elle se nomme le portrait de famille.

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Des émotions fortes de Noël.

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Et là, en fait,

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je vais mettre mon chapeau de Ars Moriendi

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ce soir parce que mon histoire

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pourrait très bien

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le figurer dans un des épisodes

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de Simon.

[07:47]

Ouais, je te watche.

[07:47]

Ne vole pas mon concept.

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Le tout se déroule en 1929

[07:53]

en Caroline du Nord

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dans le comté très rural de Stokes.

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Un monsieur du nom

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de Charlie Lawson possède

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un lot de 200 acres

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où il cultive le tabac avec sa famille.

[08:04]

Bon, à cette époque, il y a quand même énormément

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de culture de tabac qui se faisait aux États-Unis.

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La famille Lawson

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est composée de neuf membres,

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dont Charlie, le père,

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mais aussi sa femme Fanny.

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Il y a aussi sa fille Marie,

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qui est âgée de 17 ans.

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Arthur, qui est âgée de 16 ans.

[08:21]

Carrie, jeune fille de 12 ans.

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Mabel, qui a 7 ans.

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James, de 4 ans.

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Et Raymond, de 2 ans.

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Ah, et sans oublier la jeune Marilou,

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de 4 mois.

[08:34]

Tous ces gens-là vont quand même jouer

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un rôle important dans l'histoire,

[08:37]

mais vous n'avez pas besoin de retenir

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nécessairement tous ces noms-là.

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La famille mène une vie normale

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de classe moyenne, bien que la culture

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du tabac marche bien financièrement.

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Il reste que les temps sont durs

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sur la ferme, surtout à cette époque-là,

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dans les années 1920.

[08:51]

On se rappelle qu'à cette époque-là,

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il y a eu une grosse crise financière.

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Effectivement.

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Et souvenir aux besoins d'une grande

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famille comme celle des Lawson,

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ce n'est pas une tâche qui est facile.

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Il faut en récolter du tabac.

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Il y a beaucoup de bouches à nourrir.

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Et d'autant plus que la famille Lawson

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comptait 8 enfants.

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2 sont malheureusement décédés

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au fil du temps.

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Mais en 1929, la famille contre

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les 9 membres que je vous ai

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parlé un peu plus tôt.

[09:20]

Le jour de Noël 1929,

[09:23]

Charlie va faire

[09:24]

une action plutôt très inhabituelle

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à cette époque-là. Il va amener

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toutes les membres de sa famille,

[09:30]

donc les 7 enfants ainsi que sa femme Fanny,

[09:33]

faire les boutiques pour aller

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acheter de nouveaux vêtements,

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de nouveaux habits de Noël.

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Déjà, c'est quand même

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une action très dispendieuse

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pour les moyens de l'époque.

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Ils vont les habiller de la tête

[09:44]

au pied et par la suite,

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encore un fait qui est encore plus

[09:50]

inhabituel,

[09:51]

il va les amener dans un studio photo

[09:53]

pour prendre un portrait de famille

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et le faire imprimer.

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Donc ça, c'est quand même assez

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inhabituel pour une famille de cette époque-là.

[10:00]

Ça coûte très cher, faire des photos

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et imprimer le même jour.

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Là, c'est pas comme on va chez Jean Coutu

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et on fait aujourd'hui avec une clé USB.

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C'est plus complexe. Oui.

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Et justement, pour une famille

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de cette classe-là,

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c'est une pratique inhabituelle,

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parce que c'est généralement

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réservé aux bourgeois.

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Et je vous montre la photo.

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Peut-être qu'on pourrait la mettre

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sur notre site web, pardonnez-moi.

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Mais c'est quand même une photo

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un peu creepy.

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Toute la famille est...

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En fait, les photos de cette époque,

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on trouve toujours là.

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Je sais pas si c'est l'effet de la lumière,

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mais les yeux...

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Personne n'est vraiment à l'aise

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dans cette photo.

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Et on voit même la jeune Marilou, le bébé,

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dans les bras de sa mère.

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Tout le monde est un peu habillé.

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Personne sourit.

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Les photos étaient pas habituels.

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C'est pas comme aujourd'hui où on prend des selfies

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15 fois par jour, donc le sourire,

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c'est pas naturel.

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C'est peut-être la seule photo que ces gens-là

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ont prise de leur vie.

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Et même à l'époque, il y avait quand même

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cette superstition-là.

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Je suis pas sûr que c'était très éloigné

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de leur esprit au moment de la prise de photo.

[11:09]

Et pour vrai, particulièrement celle-là me rappelle

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beaucoup les fameuses photos post-mortem

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aussi qu'il y a eu à une certaine époque

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à la Renaissance,

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quand elle est arrivée de la photographie

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où on prenait en photo

[11:21]

nos décédés pour une dernière photo.

[11:23]

Mais c'est des photos de cadavres, c'est terrifiant.

[11:25]

Fait pas ça.

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On en parlera un jour, Ars Moriendi.

[11:31]

Donc après cette journée à faire

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les boutiques et à aller au studio photo

[11:34]

prendre cette fameuse photo,

[11:38]

la famille Lawson revient chez elle

[11:40]

afin de se préparer

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à célébrer Noël tous ensemble.

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La propriété des Lawson

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est composée d'une maison principale

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ainsi que d'une vieille grange pour ranger

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tout le matériel nécessaire à cultiver

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le tabac. Donc c'est une petite maison

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quand même assez sobre.

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J'ai vu des photos, on a difficulté

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à comprendre comment une famille aussi nombreuse

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pouvait vivre là-dedans, mais c'était le cas

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à l'époque. Faut se dire qu'en Caroline du Nord,

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c'est pas le Québec, donc il n'y a pas de neige

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comme ici. C'est quand même

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on n'a pas besoin d'avoir des

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murs autant isolés.

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Les plus grandes familles habitent souvent

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ensemble, très nombreux dans

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la même maison. On avait les petits-enfants,

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les enfants, les parents

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et les grands-parents sur le même toit.

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C'est tous les

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enfants dans la même chambre parfois.

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C'est de l'économie d'échelle, on n'avait pas le choix.

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Donc Fanny,

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la mère de famille, elle prépare

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un gâteau dans la cuisine pour Noël,

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tandis que ses deux filles,

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Carrie et Mabel, elles

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décident de se rendre à la maison de leur oncle

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et de leur tante peu avant le souper,

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afin d'aller faire un petit tour

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et éventuellement de rejoindre

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la famille pour le réveillon.

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Donc la maison de ces oncles

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et tante est à une distance de marche

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du terrain des Lawson, donc ils habitent vraiment tout près.

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Alors qu'ils passent devant

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la grange, parce que pour se rendre à la maison,

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ils devaient passer devant la grange sur le domaine

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des Lawson, le père,

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Charlie, va pointer un fusil

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de calibre 12 sur les deux jeunes

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filles, il va faire feu sur

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elles, soudainement comme ça,

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tout à fait inhabituel.

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Alors que

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elles sont encore en vie en train d'agoniser,

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Charlie va les battre à mort

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et ranger leur corps dans la

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grange. Donc déjà là,

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il y a quelque chose qui cloche.

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Charlie a amené sa famille,

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faire les boutiques, acheter de nouveaux vêtements,

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ils ont pris une photo de famille

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et juste avant de commencer

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les festivités, Charlie va

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assassiner froidement ses deux filles.

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La magie de Noël prend plusieurs

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formes. Oui, absolument, absolument.

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Par la suite,

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Charlie va se rendre à la maison principale

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où les coups de feu

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n'ont pas été clairement entendus.

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On est dans une grande propriété,

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des coups de feu, ça peut être un peu

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des choses garées

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sur une ferme.

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Et en fait, Charlie va apercevoir

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sa femme qui est assise près de la porte

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d'entrée sur le Porsche.

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Et même chose, il va lui pointer

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sa carabine de calibre 12

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et il va l'assassiner froidement

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d'un coup de 12 dans la

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tête. Le reste de

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la famille à l'intérieur de la maison

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commence à paniquer parce qu'eux ont vraiment

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entendu des coups de feu, ça a résonné à l'intérieur

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de la maison. Sa fille, Mary,

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va crier de panique

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et elle sera tout de suite assassinée

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par Charlie elle aussi, donc il va l'entendre

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crier, il va rentrer dans la maison,

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il va lui tirer dessus avec son calibre 12.

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Ses deux fils, Raymond

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et James, eux vont s'enfuir

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dans la maison en courant pour se cacher,

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mais Charlie, d'une manière froide

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et insensible, va courir après,

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il va les retrouver au fond d'une chambre

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et même chose, il va les assassiner

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froidement d'un coup de fusil.

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La jeune Mary Lou,

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4 mois, sera elle aussi

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assassinée froidement, battue à

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mort dans son lit.

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C'est beaucoup plus

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impliquant aussi, quand on parle

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du tueur, quand on les bat

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à mort, parce que là c'est pas juste

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les empoisonner pour qu'ils meurent dans leur

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sommeil, c'est pas juste leur tirer

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dans la tête de dos pour pas que ça en rende compte,

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les battre à mort,

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il y a clairement de colère,

[15:09]

il y a de colère extérieure.

[15:12]

Si vous avez fait le compte,

[15:13]

messieurs, il manque Arthur,

[15:15]

qui est le plus vieux de la famille, qui a 17 ans,

[15:17]

qui lui était parti en ville faire des courses.

[15:20]

Étrangement, par la suite,

[15:22]

lorsqu'on va revenir sur ces événements-là,

[15:24]

Arthur était parti

[15:25]

au village acheter des munitions

[15:28]

de calibre 12 pour son père.

[15:30]

Son père l'avait envoyé acheter

[15:31]

plus de munitions. Lorsqu'il

[15:33]

revient à la maison, Arthur remarque

[15:35]

le bain de sang qu'il attend dans la maison,

[15:38]

il va tout de suite appeler la police,

[15:40]

il va appeler les voisins ainsi que d'autres

[15:42]

membres de sa famille.

[15:43]

Parce qu'il ne devait pas soupçonner son père,

[15:45]

comme j'imagine. Ben non.

[15:47]

Plusieurs villageois aussi se regroupent

[15:49]

dans la maison des Lawson pour essayer de comprendre

[15:51]

qu'est-ce qui se passe, parce qu'à ce moment-là,

[15:52]

on ne retrouve pas le père et on ne retrouve

[15:55]

pas les cadavres non plus, on voit juste

[15:56]

un bain de sang. Donc qu'est-ce qui se passe

[15:58]

dans ce bordel-là?

[16:00]

Quelques heures plus tard, les gens vont entendre

[16:03]

un autre coup de feu qui provient de la forêt

[16:05]

près de la grange, donc un énorme

[16:07]

coup de feu sourd. Et il y a un

[16:09]

des policiers qui va s'y rendre tout de suite

[16:11]

et il va découvrir les 8 membres

[16:13]

de la famille Lawson disposer

[16:15]

au sol les bras en croix,

[16:17]

refermés sur eux, sur leur poitrine,

[16:20]

avec des pierres sous la tête,

[16:21]

un peu pour reposer leur tête.

[16:24]

Aussi, on va découvrir Charlie

[16:25]

qui a mis fin à ses jours

[16:27]

via le dernier coup de feu entendu.

[16:31]

Charlie, c'est lui

[16:31]

qui est allé faire les commissions?

[16:33]

Non, ça c'est Arthur.

[16:35]

Charlie, c'est le père, donc.

[16:38]

On y trouve près du lieu

[16:39]

une lettre adressée à ses parents,

[16:41]

donc Charlie a écrit pour ses parents.

[16:44]

Le contenu de cette lettre,

[16:46]

malheureusement, ne sera jamais dévoilé

[16:48]

même à ce jour.

[16:50]

Effectivement.

[16:51]

On remarque aussi que plusieurs traces de pas

[16:54]

encerclent autour d'un arbre

[16:55]

près du lieu où on a trouvé les corps,

[16:57]

comme si Charlie avait pensé

[16:59]

plusieurs heures à marcher autour de l'arbre.

[17:01]

Peut-être qu'il réfléchissait,

[17:02]

peut-être qu'il avait d'amisars à se rendre compte

[17:04]

du geste qu'il venait de poser.

[17:07]

Et en fait, c'est un peu tout ce qu'on sait.

[17:09]

Il y a quelques théories qui existent

[17:12]

pour expliquer le comportement

[17:13]

de Charlie ce jour-là.

[17:15]

Parce que c'est quand même un drame assez

[17:18]

important, assez inattendu.

[17:20]

Toute la famille est décimée

[17:22]

à part Arthur et Charlie

[17:23]

a mis fin à ses jours lui aussi.

[17:25]

Mais qu'est-ce qui peut pousser quelqu'un

[17:27]

à tuer sa propre famille comme ça

[17:29]

le jour de Noël?

[17:30]

Je trouve ça intéressant par contre.

[17:33]

Je disais qu'il y a une colère à sortir

[17:35]

en les battant, mais il ne faut pas

[17:37]

négliger le fait que tu dis

[17:38]

qu'il les a bien positionnés dans le bois,

[17:40]

qu'il les a couchés. Chacun ne russe sous la tête

[17:42]

comme un oreiller les brancrois.

[17:44]

Ça, ça démontre un certain respect

[17:46]

de ses membres de sa famille.

[17:48]

Ne pas négliger non plus le fait

[17:50]

qu'il les a sortis pour une dernière journée

[17:52]

du temps des fêtes de magasinage.

[17:54]

Ça peut paraître étrange pour certaines personnes,

[17:56]

moi le premier, mais il reste que

[17:58]

c'est un peu cérémoniel,

[18:00]

le magasinage du temps des fêtes.

[18:02]

Particulièrement à cette époque-là

[18:04]

où il sortait en famille faire

[18:05]

le magasinage des fêtes,

[18:07]

c'était une cérémonie Noël oblige.

[18:10]

Il y a tout ça aussi

[18:11]

qui démontre en quelque sorte

[18:14]

l'amour et le respect

[18:16]

qu'il y avait pour les membres de sa famille

[18:17]

malgré la colère évidente.

[18:20]

C'est assez paradoxal justement.

[18:22]

Il y avait la photo de famille

[18:24]

qui a fait la même journée.

[18:26]

C'est vraiment étrange

[18:28]

parce qu'il a voulu imprimer

[18:30]

ce dernier moment-là

[18:33]

à jamais, si on veut.

[18:35]

On dirait que ce n'était pas du tout planifié.

[18:37]

Je me demande vraiment ce qu'il y avait

[18:38]

dans sa tête au moment où ils ont pris la photo

[18:40]

parce que lui c'est sûr

[18:42]

que c'était préparé tout ça.

[18:44]

Les autres membres de sa famille, non.

[18:46]

Ce qui démontre clairement leur absence de sourire.

[18:49]

Mais en même temps,

[18:50]

lui à ce moment-là devait vivre.

[18:53]

Je ne veux jamais vivre

[18:54]

ce que cet homme-là, Charlie,

[18:57]

a vécu, a eu dans sa tête

[18:59]

au moment de prendre cette photo-là.

[19:01]

Oui, parce que peut-être que

[19:02]

comme s'il voulait justement immortaliser

[19:05]

sa famille vivante dans des beaux habits

[19:07]

avant de mettre fin à tout ça.

[19:09]

Il y a quand même des théories qui existent.

[19:11]

Il y a trois théories principales

[19:12]

qui existent pour expliquer

[19:15]

potentiellement les agissements de Charlie

[19:16]

cette journée-là.

[19:17]

La première serait qu'il aurait perdu la carte

[19:20]

suite à une blessure à la tête.

[19:22]

Alors que Charlie travaillait sur sa ferme

[19:24]

il y a quelques semaines précédent

[19:26]

à l'événement, en creusant un trou,

[19:28]

il se serait sévèrement blessé à la tête.

[19:31]

Et bien que des médecins

[19:32]

n'aient rien décelé à cette époque,

[19:34]

même après sa mort, ils ont fait

[19:35]

une genre d'analyse de son cerveau

[19:38]

à l'Institut John Hopkins

[19:40]

qui est renommé aux États-Unis.

[19:42]

Puis ils n'ont rien décelé de normal

[19:44]

du moins à cette époque-là

[19:46]

au niveau de son cerveau.

[19:47]

Précisons que le cerveau est encore

[19:49]

un muscle qu'on découvre aujourd'hui

[19:51]

et qu'on ne maîtrise pas.

[19:53]

Imagine en 1920.

[19:54]

Donc il semblerait que son comportement

[19:58]

n'aurait plus été le même suite à

[19:59]

cet incident-là

[20:01]

et que vraiment

[20:03]

ça aurait été

[20:04]

comme un homme différent

[20:05]

suite à cette blessure-là.

[20:08]

Peut-être que justement

[20:09]

cette blessure a déclenché un problème mental

[20:11]

ou une certaine forme de folie

[20:14]

ou de psychose.

[20:16]

Et il ne faut pas oublier que parfois

[20:17]

les psychoses sont très proches.

[20:20]

Ça suffit d'un élément déclencheur

[20:22]

qui ouvre la boîte de Pandore un peu.

[20:25]

Exactement.

[20:25]

Oui, ça t'habite déjà généralement.

[20:28]

Mais à l'époque c'était quand même

[20:30]

fréquent que des commotions cérébrales

[20:31]

peuvent te faire agir

[20:33]

d'une manière un peu hors de toi.

[20:36]

Mais jusqu'à ce point-là

[20:38]

c'est quand même assez particulier.

[20:39]

Il y a une autre rumeur qui pourrait expliquer

[20:42]

ce comportement-là.

[20:43]

Il semblerait que Charlie

[20:46]

aurait peut-être été témoin

[20:47]

d'un crime commis par une organisation

[20:49]

criminelle dans sa région

[20:51]

et que sa vie aurait été menacée depuis ce temps-là.

[20:54]

Donc peut-être qu'il aurait voulu se suicider

[20:56]

mais en amenant sa famille

[20:57]

avec lui

[20:59]

dans le grand voyage

[21:01]

si on veut. Mais il n'y a pas énormément

[21:03]

de preuves suite à ça. Apparemment

[21:05]

qu'il se serait confié à un certain moment.

[21:07]

C'est ce qu'il aurait expliqué.

[21:09]

Ça vient peut-être de lui.

[21:11]

Ça fait du sens. Les gens étaient religieux

[21:13]

beaucoup à l'époque. Et la croyance

[21:15]

du paradis que tout le monde

[21:17]

a une deuxième vie après la mort

[21:19]

s'était présent et existant

[21:21]

dans leur tête. Beaucoup plus qu'aujourd'hui.

[21:23]

Oui, exactement. Donc c'est vrai

[21:25]

que ça pourrait expliquer ça s'il y a eu

[21:27]

des menaces de mort. Donc c'est peut-être dit

[21:29]

que je préférerais moi-même

[21:31]

gérer ça qu'eux subissent la mort

[21:33]

de criminels.

[21:35]

À priori, j'aurais eu tendance à dire

[21:37]

des histoires de

[21:39]

conspirationnistes. Je n'y crois pas.

[21:41]

Et là tu me mentionnes qu'il a mentionné

[21:42]

quelque chose comme ça à quelqu'un. C'est pour ça

[21:45]

qu'on a cette théorie-là. Ça c'est intéressant.

[21:47]

Qu'est-ce qu'on ne sait pas?

[21:48]

Exactement. Il y a une troisième hypothèse

[21:51]

par contre, messieurs, que je veux vous parler

[21:53]

qui est corroborée avec plusieurs

[21:55]

membres de sa famille et des amis.

[21:57]

Il semblerait que Mary,

[21:58]

la plus vieille de ses filles,

[22:01]

aurait été enceinte de

[22:03]

Charlie. Donc il y aurait potentiellement

[22:05]

inceste au sein de cette famille-là.

[22:07]

Et que Fanny, sa femme,

[22:09]

aurait été au courant, ainsi que

[22:11]

Charlie. Il y a des membres

[22:12]

de la famille étendues qui auraient expliqué

[22:14]

que Fanny était mal à l'aise avec

[22:17]

la relation que Charlie

[22:18]

entretenait avec sa fille, Mary.

[22:21]

Charlie aurait peut-être même voulu

[22:23]

éviter la honte liée à cette inceste.

[22:25]

Justement en mettant fin

[22:26]

à ses jours

[22:28]

en même temps qu'à ceux de toute sa

[22:30]

famille. Donc pour protéger un peu

[22:32]

le secret familial.

[22:35]

Et c'est de là les questions

[22:36]

que je vous posais en introduction.

[22:39]

C'est peut-être en vue de garder

[22:40]

ce grand secret de famille-là que Charlie

[22:42]

aurait posé, ces gestes-là.

[22:45]

Oui, parce que c'était présent à l'époque.

[22:47]

Je veux dire, l'inceste, c'est

[22:48]

pas nouveau de notre époque.

[22:50]

C'était seulement moins dénoncé. Donc

[22:52]

c'est pas quelque chose qui n'est pas plausible

[22:54]

du tout, je trouve. Et ne jamais

[22:56]

négliger la fierté du

[22:58]

nom de famille. Oui, oui.

[23:00]

Les certaines familles,

[23:02]

les lignées, c'est important.

[23:04]

Il faut que tu respectes le nom de

[23:06]

famille. Il faut que tu fasses attention

[23:08]

si t'entaches le nom de famille,

[23:10]

t'entaches toute la famille, t'entaches notre

[23:12]

histoire. Puis il y a des gens que ça affecte

[23:14]

beaucoup plus que d'autres. Par contre,

[23:16]

c'est un comportement qui est extrêmement

[23:17]

narcissique. Il a fait ça pour

[23:20]

se protéger lui. Parce que

[23:22]

les gens oublient que les gens

[23:23]

discutent. Donc elle, Marie, elle s'était

[23:26]

confiée, je crois, à sa tante ou à sa cousine.

[23:28]

Puis Charlie peut pas éliminer

[23:30]

tous les gens qui savent cette information-là.

[23:32]

Donc Charlie,

[23:34]

en éliminant Mary, en éliminant sa femme,

[23:36]

ainsi que toute sa famille,

[23:38]

il prétendait peut-être que

[23:40]

comme ça, l'histoire ne se rendrait jamais.

[23:42]

Mais maintenant, en fait, on est en

[23:44]

2017, et puis on discute encore

[23:46]

de l'histoire d'inceste de Charlie. Donc

[23:48]

même en éliminant tous ces gens-là,

[23:50]

la rumeur ne s'est pas tue.

[23:52]

Elle est encore présente.

[23:54]

Donc c'est un comportement

[23:56]

fortement narcissique à la base.

[23:58]

Une rumeur, ça part comme un brasier

[24:00]

et ça s'étouffe pas facilement.

[24:02]

Exactement. C'est malheureusement tout

[24:04]

ce qu'on en sait. Il y a un livre qui

[24:06]

a été écrit plus tard en 1990

[24:08]

à propos de ce massacre,

[24:10]

mais peu de nouvelles informations et figures.

[24:12]

Arthur, le seul survivant,

[24:14]

malheureusement va décéder en 1945

[24:16]

d'un accident de voiture.

[24:18]

Donc on a fait un peu le tour.

[24:21]

Une des théories

[24:22]

aussi nous dit que c'est possible que Charlie

[24:24]

ait envoyé Arthur faire ses courses

[24:26]

pour éviter de le confronter au retour.

[24:28]

Parce que même lorsqu'on le voit sur la

[24:30]

photo de famille, son fils Arthur, à 17 ans,

[24:32]

est déjà plus grand que lui et plus imposant.

[24:35]

Donc peut-être que pour lui, il voyait

[24:36]

comme un obstacle potentiel.

[24:39]

Donc en l'envoyant faire des courses,

[24:41]

il se disait qu'il avait peut-être le temps

[24:42]

de commettre tous

[24:45]

ses gestes pendant ce temps-là.

[24:46]

Puis à son retour, il est juste lui

[24:48]

à s'occuper. C'est plus facile à gérer bien sûr.

[24:51]

Exactement.

[24:52]

Donc c'est une histoire tragique

[24:54]

pour commencer ce spécial Noël, messieurs.

[24:56]

Mais on se rend compte qu'en fouillant,

[24:58]

lorsqu'on recherche dans la

[25:00]

littérature criminelle en lien avec Noël,

[25:02]

on se rend compte que beaucoup de

[25:04]

famicides, il y a beaucoup de cas

[25:05]

où des gens vont éliminer leur famille

[25:08]

au complet à Noël. Il y a plusieurs

[25:10]

cas, pas juste celui-ci.

[25:12]

C'est sûr que pas

[25:14]

juste ces histoires-là, criminelles de Noël,

[25:16]

mais c'est celles-là qui marquent parce que

[25:18]

Noël, c'est synonyme de

[25:20]

famille, amour, amitié.

[25:22]

Donc c'est sûr que ça c'est des histoires

[25:24]

que les journaux, les médias vont

[25:26]

ressortir le plus. C'est pour ça que

[25:28]

c'est ceux-là qu'on connaît puis qui survivent

[25:30]

à travers les générations.

[25:31]

Mais le moment est choisi. C'est pas

[25:34]

naïf parce que les criminels

[25:36]

choisissent. Il y a un symbole,

[25:38]

il y a une symbolique en arrière de ça.

[25:40]

Ce cas-là a été énormément médiatisé.

[25:42]

Il y a même eu des articles dans le New York Times

[25:44]

suivant ce massacre.

[25:47]

Et la demeure

[25:47]

des Lansonnes est devenue pendant un certain temps

[25:49]

un certain genre de musée où même le

[25:51]

gâteau que Fanny préparait dans la journée

[25:54]

était exposé. Et on raconte

[25:56]

même que des visiteurs volaient des

[25:58]

morceaux, des raisins ou des

[26:00]

gens de bonbons qui étaient sur le gâteau

[26:02]

en guise de souvenirs.

[26:04]

Ça c'est classique.

[26:06]

Ça c'est classique. J'ai d'ailleurs

[26:08]

spoiler alert.

[26:10]

J'ai d'ailleurs quelques

[26:12]

histoires qui démontrent ça dans ma

[26:14]

prochaine saison. Les gens sont

[26:16]

curieux, ils veulent des souvenirs.

[26:18]

J'en dis pas plus, mais croyez-moi, dès le

[26:20]

premier épisode. À l'époque ils pouvaient pas

[26:21]

les vendre sur eBay.

[26:22]

Non, mais exactement.

[26:25]

Donc, ça démontre bien que c'est

[26:26]

pas la potte du gain qui les intéresse,

[26:28]

mais vraiment, on veut un souvenir

[26:30]

d'une tragédie. C'est une très

[26:32]

morbide. Et puis, par la suite,

[26:35]

le domaine des Lansonnes aurait été

[26:36]

démoli. Mais même encore aujourd'hui,

[26:38]

ce serait un lieu fortement

[26:41]

visité par les amateurs de phénomènes

[26:42]

paranormaux. Apparemment que même

[26:44]

des gens auraient vu

[26:46]

ou entendu les fantômes de la

[26:49]

famille Lansonnes dans les bois.

[26:50]

J'en doute même pas.

[26:51]

J'aime ça les fantômes.

[26:55]

Moi aussi, mais faut être

[26:56]

sceptique quand même.

[26:58]

J'ai brisé la glace,

[27:00]

messieurs, avec grand plaisir.

[27:04]

Et beaucoup de violence.

[27:05]

Et on va passer le micro

[27:07]

à Simon pour la suite.

[27:09]

Moi aussi, j'ai une histoire

[27:10]

familiale. On mentionna quel point Noël

[27:12]

est un berceau d'histoire

[27:14]

de tragédie familiale.

[27:17]

Moi aussi, ça va dans

[27:18]

cette même veine-là.

[27:20]

Mon titre, c'est la disparition

[27:22]

des enfants Sodor.

[27:25]

Donc,

[27:26]

Georges Sodor naît à Toulas, une

[27:28]

commune italienne de la province de Sassari

[27:30]

en 1895.

[27:32]

Ça, ça se trouve dans la région de Sardegne,

[27:34]

en Italie. Il va émigrer aux États-Unis

[27:36]

avec sa famille à l'âge de 13 ans.

[27:38]

On en sait très peu

[27:40]

des raisons qui l'ont poussé à quitter.

[27:42]

C'est pas très important.

[27:44]

Donc, il s'est trouvé un emploi sur les chemins de fer

[27:46]

en Pennsylvanie. Par la suite,

[27:48]

il y a eu des emplois plus

[27:50]

permanents, surtout comme chauffeur.

[27:53]

Éventuellement, il va

[27:54]

lancer sa compagnie de camionnages

[27:56]

en Virginie pour les mines de charbon,

[27:58]

surtout. Jenny

[28:00]

Cipriani est une fille

[28:02]

de propriétaire de magasin, elle

[28:04]

aussi immigrante italienne. Les deux

[28:06]

se rencontrent, se marient.

[28:08]

Ils s'installent ensemble dans la région de

[28:09]

Fayetteville, dont la population

[28:12]

est en grande majorité constituée

[28:14]

d'immigrants italiens. Ils s'achètent

[28:16]

une petite maison en bois à environ

[28:18]

trois kilomètres de la grande ville,

[28:20]

en région plus banlieue,

[28:22]

je dirais. Ils vont éventuellement profiter

[28:24]

de leur terrain et s'occuper de quelques

[28:26]

vaches, quelques poulets.

[28:28]

La compagnie de Georges est

[28:30]

prospère et le couple devient vite considéré

[28:32]

comme une des plus

[28:34]

respectables petites familles du coin.

[28:36]

Ils sont de classe moyenne,

[28:38]

mais sont très appréciés par la communauté.

[28:41]

Toutefois,

[28:42]

Georges a des opinions très tranchées

[28:44]

sur de nombreux sujets et il

[28:46]

n'hésite pas à les exprimer,

[28:48]

ce qui plaît pas toujours à tout le monde.

[28:51]

En particulier, son opposition

[28:52]

aux dictateurs italiens, Benito

[28:54]

Mussolini. On connaît

[28:56]

bien l'histoire de Mussolini aujourd'hui,

[28:58]

mais à l'époque, c'est une autre histoire.

[29:01]

L'information

[29:02]

qu'on a vient des médias, vient de la

[29:04]

désinformation. Donc,

[29:06]

les conversations politiques avec les voisins

[29:08]

se terminent souvent en grands débats,

[29:10]

presque en chicanes. Mais bon,

[29:12]

Georges est une bonne personne, les gens

[29:14]

l'aiment bien malgré tout. À chacun

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ses opinions politiques, surtout

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qu'avec ce qu'on sait, donc

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Georges avait pas tard.

[29:21]

Le couple va avoir plusieurs enfants ensemble.

[29:24]

La dernière, Sylvia,

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naît en 1943. À ce moment-là,

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leur fils aîné Joe a déjà

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quitté la maison familiale pour combattre

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durant la Deuxième Guerre Mondiale.

[29:34]

C'est l'année suivante que le

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dictateur Mussolini est d'ailleurs

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exécuté. Malheureusement, les critiques

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négatives, et je dirais même agressives

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de Georges à son sujet,

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a déjà fait son travail et laissé un

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goût amer à plusieurs personnes

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de son entourage. Par exemple,

[29:50]

en octobre 1945,

[29:52]

un vendeur en assurance qui fait

[29:54]

du porte-à-porte avertit Georges

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violemment suite à une dispute

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que sa maison partirait en fumée

[30:00]

et que ses enfants allaient périr.

[30:02]

Donc, Georges a attribué

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ses menaces à la colère causée par

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des commentaires mordants

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qu'il a fait sur Mussolini.

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Quoi qu'il en soit,

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la famille Soder vit une petite

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vie tranquille, une vie qui semble a priori

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sans histoire, mais tout

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ça a changé le soir de la

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veille de Noël,

[30:22]

1945.

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Marion est la fille aînée de la famille.

[30:26]

Elle travaille dans une espèce de magasin

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général où on trouve un peu de tout.

[30:30]

Elle surprend ses trois plus jeunes

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sœurs à la veille de Noël en leur offrant

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à chacune un cadeau, des jouets qu'elle a

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acheté au magasin où elle travaille.

[30:37]

Donc, Martha, 12 ans, Jenny, 8 ans

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et Betty, 5 ans.

[30:42]

Evidemment, c'est le soir de la veille

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de Noël, les enfants ont tous reçu plein

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de cadeaux, des jouets sont

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surexcités, donc ils demandent à

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la mère à la fin de la soirée s'ils peuvent

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se coucher un peu plus tard

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qu'à l'habitude pour continuer à jouer un peu

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avec leurs cadeaux.

[30:57]

Comment dire non, le soir de Noël.

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Il est environ 22 heures

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quand la mère accepte que les enfants veillent

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un peu plus tard, du moins tant que leurs frères

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plus âgés sont debout avec eux.

[31:07]

Donc, on a Maurice, 14 ans,

[31:09]

Louis, 9 ans

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et ils reçoivent comme corvée

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de faire entrer les vaches et nourrir

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les poules avant d'aller au lit.

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Le père Soder, son fils

[31:19]

John de 23 ans et George

[31:21]

Junior, 16 ans, ont passé

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la journée à travailler alors qu'ils sont

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déjà au lit à ce moment-là,

[31:27]

complètement épuisés.

[31:28]

Donc, après avoir permis aux enfants

[31:30]

de veiller plus tard, leur rappeler

[31:33]

leur corvée, la mère Soder

[31:35]

monte à l'étage avec Sylvia

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qui n'a que 2 ans pour se coucher.

[31:40]

Vers minuit 30,

[31:41]

Jenny, la mère,

[31:43]

est réveillée par le téléphone.

[31:45]

Elle se lève et descend au premier pour répondre.

[31:47]

À l'autre bout du fil, c'est une

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femme dont elle ne reconnaît

[31:51]

pas la voix.

[31:53]

La femme demande pour parler à quelqu'un

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que Jenny ne connaît pas. Ça semble

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être une erreur, puis elle entend des rires

[31:58]

qui lui semblent étranges en arrière, des teintements

[32:01]

de verre de vin. Elle répond

[32:02]

simplement qu'elle a fait un mauvais numéro

[32:04]

et raccroche, convaincu d'avoir été niaisé

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par des gens sur le party.

[32:09]

Elle ne fait pas tout un corps,

[32:11]

retourne se coucher. Mais en chemin,

[32:12]

elle va remarquer que la lumière du salon est

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toujours allumée et que les rideaux

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sont encore ouverts. Normalement,

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ses enfants s'en occupent,

[32:20]

mais dans l'excitation, ils ont dû oublier.

[32:23]

D'ailleurs, Marion s'est

[32:25]

endormie sur le divan.

[32:26]

Elle présume que les autres sont montés dans

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leur chambre qui se trouve au grenier.

[32:30]

Elle ferme le rideau, ferme les lumières

[32:32]

et va dormir.

[32:34]

Mais Jenny est réveillée à nouveau,

[32:36]

vers une heure du matin, par un objet

[32:38]

tombé sur le toit. Le bruit fait

[32:40]

un gros boum, puis un roulement comme si

[32:42]

une grosse balle était tombée pour ensuite

[32:44]

rouler jusqu'en bas.

[32:48]

Ça tombe en bas du toit.

[32:50]

Est-ce

[32:50]

le Père Noël?

[32:53]

Bon, comme elle n'entend

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aucun autre son par la suite,

[32:57]

elle se rend d'or à nouveau.

[32:59]

À peine 30 minutes plus tard,

[33:00]

elle se réveille pour une troisième

[33:02]

fois, et là, ça sent

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la fumée. Elle se lève et constate

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que la chambre est servant de bureau à

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Georges, le Père. Elle est

[33:10]

en feu. Les flammes semblent partir

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de la boîte électrique. Ni un ni deux,

[33:14]

elle se réveille. Elle réveille Georges

[33:16]

qui va ensuite réveiller d'urgence

[33:18]

les autres. Donc, les deux

[33:20]

parents et quatre de leurs enfants,

[33:22]

Marion, Sylvia et les deux

[33:24]

fessinés, s'échappent de la maison

[33:26]

en hurlant aux autres enfants de sortir.

[33:29]

Mais étrangement, ils n'obtiennent

[33:30]

aucune réponse. Sur le coup, ils croient

[33:32]

que les enfants sont sûrement déjà sortis

[33:34]

à l'extérieur. Mais lorsqu'ils

[33:36]

constatent qu'ils n'y sont

[33:38]

pas, Georges

[33:40]

retourne à l'intérieur pour aller les chercher,

[33:42]

mais le feu bloque le chemin

[33:44]

vers le grenier, l'escalier

[33:46]

et la proie des flammes. Ce que Georges

[33:48]

va raconter à la police lors du premier

[33:50]

interrogatoire, c'est qu'il est monté

[33:52]

au grenier pour alerter les enfants,

[33:54]

mais il va plus tard changer son histoire

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pour dire qu'il n'avait pas pu y monter

[33:58]

et qu'il n'avait que hurler

[34:00]

pour les alerter.

[34:02]

Il ne les avait pas vu,

[34:04]

en réalité. C'est une erreur

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causée par l'excitation traumatique du moment.

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C'est fort possible, c'est

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difficile à dire. Peut-être qu'il ne se sentait

[34:12]

juste trop coupable de ne pas

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avoir fait plus pour les sauver.

[34:16]

On ne sait pas. Évidemment,

[34:18]

devant leur maison en flammes, c'est la panique.

[34:20]

Ils crient à l'aide dans le voisinage.

[34:22]

Ils tentent d'appeler les autorités depuis

[34:24]

le téléphone du premier étage, mais la ligne ne

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fonctionne pas. Marion court donc

[34:28]

chez un voisin pour appeler les pompiers.

[34:30]

Environ au même moment,

[34:32]

un passant voit les flammes à distance

[34:33]

et appelle les pompiers depuis une taverne.

[34:36]

Pour des raisons mystérieuses, personne

[34:38]

n'a réussi à rejoindre les pompiers.

[34:39]

Rien ne fonctionne. Les lignes semblent

[34:42]

défectueuses, que ce soit chez le voisin ou à la

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taverne. Finalement, un

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automobiliste a réussi à les rejoindre

[34:48]

depuis le centre-ville, mais il

[34:50]

était déjà trop tard.

[34:52]

Pendant ce temps, Georges tente par tous les

[34:54]

moyens de sauver les enfants. Ils ont normalement

[34:56]

une échelle à côté sur le côté de

[34:58]

la maison, mais ils ne la trouvent

[35:00]

nulle part. Elle est disparue.

[35:02]

Alors, Nupi se met à

[35:04]

escalader le mur extérieur de la maison

[35:06]

et brise une fenêtre du grenier pour rentrer,

[35:08]

mais il va se blesser au bras avec

[35:10]

la fenêtre, donc il va redescendre.

[35:12]

Il va tenter ensuite d'aller chercher son camion

[35:14]

pour grimper dessus, pour

[35:16]

rejoindre la fenêtre,

[35:18]

mais même s'ils ont travaillé

[35:20]

avec le camion toute la journée,

[35:22]

ils n'arrivent pas à le démarrer.

[35:25]

En colère et

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d'une tristesse sans nom, là c'est la

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veille de Noël, les six

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survivants de la famille Soder

[35:31]

doivent se résoudre à regarder leur maison

[35:34]

brûlée en entier, impuissant

[35:36]

en moins de 45

[35:38]

minutes. Ils assument que leurs

[35:40]

cinq autres enfants ont péri dans l'incendie.

[35:42]

Les pompiers à l'époque, c'était

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pas comme aujourd'hui. On va y revenir,

[35:46]

mais exactement, c'est une autre histoire.

[35:48]

J'ai quelques détails à le sujet.

[35:50]

Non seulement c'est la veille de Noël,

[35:52]

mais en plus, avec la guerre,

[35:53]

les pompiers manquent d'effectifs.

[35:56]

Donc en plus, chaque pompier disponible,

[35:58]

chacun est chez eux.

[36:00]

C'est la veille de Noël. Ils doivent

[36:02]

s'appeler individuellement

[36:04]

par téléphone pour se faire

[36:06]

signe et se rendre ensuite sur les lieux.

[36:08]

Donc, résultat, ils arrivent seulement

[36:10]

au matin, alors que la maison est déjà

[36:12]

complètement détruite et que le feu

[36:15]

est déjà pratiquement

[36:16]

éteint. Le chef des pompiers

[36:18]

raconte qu'en plus de la situation

[36:20]

problématique, il était dans l'incapacité

[36:22]

de conduire le camion et a dû

[36:24]

attendre un pompier qui lui

[36:26]

pouvait le faire. Bref, le fiasco.

[36:28]

Au moins, il y a eu l'honnêteté de le dire.

[36:30]

Il aurait pu avoir quelqu'un d'un petit peu plus

[36:32]

coquille. Alors, je suis correct là.

[36:35]

Exactement.

[36:37]

Un des pompiers est le frère

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de Jenny, la mère de la famille Soder.

[36:41]

Il commence à inspecter les cendres

[36:42]

et à 10 heures ce matin-là, ils

[36:44]

annoncent, médusés, qu'ils n'ont retrouvé

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aucun ossement dans les cendres.

[36:49]

Pourtant, tout le monde s'attendait

[36:50]

à trouver les osses des cinq enfants.

[36:52]

Mais pour réduire des ossements

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en cendres, il faut une température

[36:56]

extrêmement élevée

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et que ce type de feu serait

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insuffisant pour les faire disparaître.

[37:02]

C'est élevé et très longtemps.

[37:03]

Oui, constant.

[37:04]

Oui, exactement.

[37:07]

Là, c'est les ossements de cinq enfants

[37:08]

qu'on recherche, pas seulement un.

[37:10]

Malgré qu'ils soient à l'étage,

[37:12]

ça reste une maison assez modeste.

[37:15]

Donc, la zone de recherche est pas très grande.

[37:17]

On comprend pas trop ce qui se passe.

[37:19]

Les autorités concluent tout de même

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que les enfants seraient péris dans les flammes.

[37:23]

Surtout à l'époque, je suis même pas

[37:24]

sûr qu'on avait cette conclusion là

[37:26]

ou cette hypothèse, ou plutôt une théorie

[37:28]

que l'os, que les eaux humaines

[37:30]

prenaient un certain temps, une certaine

[37:33]

chaleur pour vraiment se

[37:35]

dissoudre complètement.

[37:36]

On le sait, mais peut-être pas au niveau

[37:38]

de la police. On sait que

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d'ailleurs avec la série Mindhunter

[37:42]

que c'est tout de même assez récent

[37:45]

à quel point la science

[37:47]

de l'enquête a évolué.

[37:49]

Donc, au niveau de la police,

[37:51]

ça semble pas trop être une

[37:52]

connaissance, un fait

[37:55]

connu.

[37:56]

Donc, le chef de police demande à Georges

[37:58]

de laisser le site tel quel

[38:00]

pour permettre aux enquêteurs de

[38:02]

faire leur enquête, ce qui est normal.

[38:04]

Mais après quatre jours, Jenny

[38:06]

était plus capable de voir les restes de la maison.

[38:08]

Ça lui brisait le cœur. Elle

[38:10]

pouvait plus supporter. Alors, pour la calmer,

[38:13]

Georges a recouvert les restes de la

[38:14]

maison avec 1.5 m de terre

[38:16]

à l'aide d'un bulldozer dans le but

[38:18]

de convertir le terrain en jardin

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mémorial pour ses enfants décédés.

[38:23]

Le coroner conclut

[38:24]

le jour suivant que l'incendie

[38:26]

était accidentelle, causée par un mauvais

[38:28]

câblage électrique défectueux.

[38:30]

Parmi les jurés

[38:32]

qui en sont venus à cette conclusion

[38:34]

se trouve le vendeur en assurance

[38:36]

qui a lancé des menaces à Georges

[38:38]

peu de temps auparavant.

[38:40]

Prétendant que sa maison allait

[38:42]

prendre en feu et que ses enfants allaient périr.

[38:46]

Les certificats de décès sont donc produits

[38:48]

le 30 décembre. On raconte que

[38:50]

Georges et Jenny sont si démolies

[38:52]

de tristesse par les événements qui sont

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bien capables de se déplacer aux funérailles

[38:56]

le 2 janvier 1946.

[38:58]

Toutefois, les enfants survivants,

[39:00]

eux, y ont assisté.

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Ça fait un temps des fêtes

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un peu morbide. Oui.

[39:05]

C'est très triste. On va

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te dire une tragédie.

[39:11]

Puis la vie continue.

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Les Sodor tentent de se reconstruire

[39:14]

et reçoivent les dossiers d'enquête

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officielle et commencent à se poser des questions

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sur les résultats.

[39:20]

Ils ont plusieurs doutes.

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Par exemple, ils se demandent pourquoi

[39:24]

si le feu a été causé par un problème électrique,

[39:27]

les lumières de Noël sont restées

[39:28]

allumées pendant les premiers

[39:30]

stades de l'incendie,

[39:32]

quand le courant aurait dû s'éteindre.

[39:34]

Puis la fameuse échelle

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qu'ils retrouvaient pas

[39:38]

lorsqu'ils en avaient besoin pour monter au grenier

[39:42]

a été retrouvée à peine

[39:44]

à 23 mètres de la maison

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dans un fossé sur le bord de la route.

[39:48]

Tout ça commence à être de plus en plus mystérieux.

[39:50]

Le réparateur des lignes téléphoniques

[39:52]

a aussi avisé les Sodor

[39:54]

que la ligne n'avait pas été brûlée par les flammes,

[39:56]

comme ils l'ont cru au départ,

[39:58]

mais a été coupée volontairement

[40:00]

par quelqu'un qui aurait pris la peine de grimper

[40:02]

presque 5 mètres dans le poteau de téléphone

[40:04]

et a dû s'étirer au maximum

[40:06]

pour atteindre le dit câble.

[40:09]

Ils font lien avec un homme

[40:10]

qui a été vu peu de temps

[40:12]

avant la tragédie à voler des voisins.

[40:15]

Donc, on l'identifie,

[40:17]

il est arrêté

[40:18]

et durant l'interrogatoire,

[40:20]

le suspect admette le responsable du vol

[40:22]

et admette avoir coupé le câble de téléphone,

[40:24]

mais il croyait que c'était le câble électrique.

[40:27]

Il nie toute implication

[40:28]

dans le feu et prétend qu'il n'y a rien

[40:30]

à voir avec ça.

[40:32]

Bizarrement, on en sait très peu sur ce suspect,

[40:35]

on n'a pas plus de détails,

[40:36]

pas même son nom ou les motifs

[40:37]

qui l'ont poussé à vouloir couper l'électricité.

[40:40]

Ceci étant dit,

[40:42]

Jenny Sodor a dit en 1968

[40:44]

que si l'homme avait coupé l'électricité ce soir-là,

[40:47]

la famille au complet aurait probablement

[40:49]

péri dans les flammes

[40:50]

en cette veille de Noël fatidique.

[40:53]

Donc, de plus, Jenny a beaucoup de misère

[40:55]

à accepter le résultat d'enquête

[40:56]

qui prétend que toute trace des enfants

[40:58]

a été consumée par les flammes.

[41:00]

Plusieurs électroménagers

[41:01]

d'ont d'ailleurs survécu aux flammes,

[41:05]

encore reconnaissables dans les cendres.

[41:07]

Ils comparent avec les rapports

[41:09]

d'un feu similaire

[41:10]

dans lequel sept personnes sont décédées.

[41:13]

Les journaux précisent

[41:14]

que les squelettes des sept victimes

[41:16]

ont été retrouvées.

[41:18]

Elle effectue même ses propres expériences.

[41:20]

Elle va brûler des ossements d'animaux

[41:22]

pour voir si c'est possible de les consommer

[41:24]

en entier.

[41:26]

Une mère dévouée.

[41:27]

Oui, vraiment, ça m'épatte.

[41:30]

Ah, puis t'as rien vu encore.

[41:34]

Finalement,

[41:34]

il n'est jamais arrivé,

[41:35]

les os sont toujours restés intactes.

[41:38]

D'ailleurs, elle a questionné

[41:39]

l'employé du crématorium local

[41:41]

qui lui confirme que pour réduire les ossements

[41:44]

en cendres, le feu doit être

[41:45]

à une température de 1000 degrés Celsius

[41:48]

et ce durant un minimum de deux heures.

[41:50]

Incroyable.

[41:51]

C'est donc beaucoup plus chaud, beaucoup plus long

[41:53]

que le feu de sa maison.

[41:55]

C'est pas long de brûler une maison d'un coup, surtout à l'époque.

[41:57]

Exact.

[42:01]

Les rapports disent

[42:02]

que la maison brûlait

[42:03]

en moins de 45 minutes.

[42:05]

Donc on aurait dû retrouver les ossements de ses enfants.

[42:08]

En 45 minutes,

[42:08]

c'est pratiquement impossible

[42:10]

de brûler un corps.

[42:12]

Il doit même rester de la chair.

[42:13]

Oui, juste la quantité d'eau qu'on retrouve

[42:16]

dans le corps, ça prend plusieurs heures.

[42:19]

Exact.

[42:20]

Donc, en bref, on aurait dû retrouver

[42:22]

les ossements des enfants.

[42:24]

Donc, il se pose des questions aussi

[42:26]

au sujet du camion qu'il voulait pas démarrer.

[42:28]

Genre, j'ai persuadé qu'il a été trafiqué

[42:30]

peut-être par le même homme

[42:32]

qui lui a fait des menaces peu de temps auparavant

[42:34]

ou peut-être par celui qui a coupé les lignes téléphoniques.

[42:36]

Mais l'hypothèse que dans l'énervement,

[42:39]

Georges et son fils

[42:40]

aient simplement noyé le moteur

[42:42]

en tentant de le démarrer est quand même

[42:44]

pris en considération dans le stress

[42:46]

et les choses qui arrivent.

[42:48]

Certaines personnes avancent que l'appel

[42:50]

que Jenny a reçu dans la nuit peut avoir

[42:52]

un lien aussi avec le feu et la disparition

[42:54]

des enfants. Toutefois, la police a éventuellement

[42:56]

retracé l'appel

[42:57]

et la femme en question a confirmé,

[42:59]

on n'a pas plus de détails,

[43:01]

que c'était un mauvais numéro.

[43:03]

Mais bon, ça semble un peu facile,

[43:05]

mais on n'était pas là, on le sait pas.

[43:08]

Donc,

[43:09]

à l'approche du printemps,

[43:11]

la famille a commencé à planter des fleurs

[43:13]

sur le site où se trouvait leur maison

[43:14]

et Jenny en a pris soin jusqu'à la fin de ses jours.

[43:18]

Certains développements

[43:19]

de 1946 renforcent

[43:21]

encore la croyance

[43:23]

que les enfants seraient encore vivants,

[43:25]

toutefois, quelque part.

[43:27]

Premièrement, plusieurs preuves supportent

[43:28]

la théorie que le feu n'a pas été causé

[43:30]

par un problème électrique, mais plutôt délibérément

[43:33]

par une personne.

[43:34]

Un chauffeur d'autobus traversant Failletteville

[43:36]

tard le soir de la veille de Noël

[43:38]

aurait vu des gens lancer des balles

[43:40]

en flamme vers la maison.

[43:42]

Quelques mois plus tard, donc après la fonte des neiges,

[43:45]

Sylvia a même retrouvé dans un buisson

[43:47]

une petite balle verte

[43:49]

foncée, partiellement brûlée.

[43:51]

On se souvient que Jenny avait entendu

[43:52]

une balle tomber et rouler sur le toit.

[43:55]

Donc, hop,

[43:56]

on commence à avoir des suspicions.

[43:58]

Ils prétendent aussi que le feu aurait parti sur le toit,

[44:01]

et non dans la boîte électrique

[44:02]

comme le rapporte l'enquête de la police.

[44:05]

Il n'y a malheureusement

[44:06]

aucun moyen de le prouver à ce moment-là.

[44:09]

D'autres témoins aussi

[44:10]

rapportent avoir vu les enfants.

[44:12]

Il y en a eu plusieurs.

[44:14]

Une femme, par exemple, qui regardait le feu

[44:16]

à distance prétend avoir vu les enfants

[44:18]

en train de regarder le feu

[44:19]

depuis la route par la fenêtre d'une voiture.

[44:22]

Une seconde femme, elle,

[44:24]

prétend leur avoir servi à déjeuner

[44:26]

le lendemain matin dans un restaurant

[44:27]

d'un air de repos sur la route.

[44:29]

Elle aurait remarqué que la voiture dans laquelle

[44:32]

ils sont arrivés était plaquée en

[44:34]

Floride.

[44:36]

La famille Soder

[44:37]

décide d'engager donc un détective

[44:40]

privé pour réinvestir

[44:41]

un dénommé C.C. Tinsley.

[44:44]

Il apprend que le vendeur en

[44:46]

assurance qui avait fait des menaces à George

[44:47]

donc, comme j'ai mentionné, faisait partie

[44:49]

du jury qui a décidé que le feu

[44:51]

était accidentel. Il y en avise

[44:54]

les Soder. Il découvre aussi que

[44:56]

c'est faux que les enquêteurs n'ont pas trouvé

[44:58]

de reste dans les décombres, que

[45:00]

Morris aurait trouvé un cœur

[45:02]

et qu'il l'a caché dans une boîte

[45:04]

métallique pour l'enterrer plus tard

[45:06]

en secret. Donc, Morris aurait

[45:08]

confessé la chose à un pasteur

[45:10]

local qui l'a confirmé.

[45:12]

Ça commence à devenir très étrange.

[45:15]

Les Soder

[45:15]

sont donc allés confronter Morris avec

[45:18]

cette découverte. Il a accepté de montrer

[45:20]

au couple où il a enterré

[45:22]

sa boîte. Ils l'ont fait examiner

[45:24]

et ce que la boîte contenait et finalement

[45:26]

c'était juste un foie de bœuf

[45:28]

pourtant très frais

[45:29]

qui n'avait pas été exposé au feu.

[45:32]

Bon là, qu'est-ce qui se passe?

[45:33]

Ça devient de plus en plus bizarre.

[45:36]

Des rumeurs ont commencé à circuler

[45:37]

disant que Morris avait lui-même mis le

[45:39]

foie de bœuf dans une boîte dans le but

[45:41]

de l'enterrer sur le terrain en espérant

[45:43]

que les Soder le trouvent et croient

[45:45]

que les enfants seraient bel et bien

[45:47]

péris dans le feu.

[45:49]

C'est naïf un petit peu.

[45:51]

C'est très naïf.

[45:52]

Mais il reste que c'est un drôle de move.

[45:55]

On se pose beaucoup de questions.

[45:57]

Le geste n'est pas naïf.

[46:00]

Non, c'est ça.

[46:01]

Tous ces doutes ont commencé

[46:03]

à vraiment affecter la famille

[46:05]

de manière incontrôlable.

[46:07]

Par exemple, quand George voyait une fille

[46:08]

dans un magazine qui ressemblait à un de ses enfants,

[46:11]

il tentait de les retracer.

[46:12]

C'est rendu à ce point-là. Le cas qu'on connaît

[46:15]

est une ballerine de New York

[46:16]

qu'il a vue dans un magazine.

[46:19]

Elle ressemblait à une de ses filles, Betty.

[46:21]

Il a conduit jusqu'à New York

[46:22]

à l'école de danse. Il a demandé à voir

[46:24]

la ballerine en question, mais il semblait

[46:26]

très nerveux, presque hystérique.

[46:28]

Alors, on lui a refusé.

[46:30]

Il a tenté d'inviter aussi...

[46:32]

Ça, je vais couper un peu, mais je ne vais pas

[46:34]

donner tous les détails, même si c'est très

[46:36]

intéressant, mais c'était très technique.

[46:39]

Mais il a tenté d'inviter le FBI

[46:40]

à investir aussi dans ce qu'il considérait

[46:42]

être peut-être un kidnapping.

[46:44]

Et c'est le directeur de l'époque,

[46:47]

G. Edgar Hoover, quand même,

[46:49]

qui lui a répondu

[46:50]

dans une lettre

[46:52]

expliquant qu'il aurait aimé participer

[46:54]

au dossier, mais que ça

[46:56]

ne fait pas partie de la juridiction du FBI

[46:58]

et qu'il aurait fallu que la police locale

[47:00]

les invite, ce qu'ils n'ont pas fait.

[47:03]

En août 49,

[47:04]

George réussit à convaincre

[47:06]

un pathologiste de Washington, Oscar Hunter,

[47:09]

de superviser des recherches

[47:10]

sur le site de l'ancienne maison.

[47:11]

On a retrouvé quelques artefacts

[47:13]

appartenant aux enfants, mais surtout

[47:15]

quelques fragments d'os,

[47:17]

des vertèbres humaines,

[47:19]

pour être plus précis.

[47:21]

Ils ont été envoyés à l'Institut Smithsonian,

[47:23]

qui ont confirmé que c'étaient

[47:25]

des vertèbres lombaires,

[47:26]

toutes de la même personne.

[47:29]

Sans tomber dans les détails trop scientifiques

[47:31]

et complexes, ils en ont déduit

[47:33]

qu'ils appartenaient à une personne

[47:34]

entre 16 et 17 ans.

[47:37]

Donc, comme l'enfant disparu le plus vieux

[47:39]

avec 14 ans, il croit que

[47:41]

c'est peu probable que ce soit

[47:43]

les os d'un enfant.

[47:45]

Depuis, les vertèbres n'avaient aucune trace

[47:47]

de brûlures, mais tous sont ennuis

[47:49]

que c'était très étrange que ce soit

[47:51]

les seuls ossements retrouvés sur le site.

[47:53]

Donc, si les enfants

[47:55]

étaient morts dans les flammes, c'est sûr qu'on aurait

[47:57]

retrouvé le squelette intact.

[48:00]

Donc, ils en ont conclu

[48:01]

que les ossements provenaient probablement

[48:03]

d'un tas de terre que George aurait mis

[48:05]

sur les sandes avec le fameux

[48:08]

Holderser. Supposément que Tinsley

[48:09]

avait réussi à confirmer que les os provenaient

[48:11]

d'un cimetière local. Je ne sais pas

[48:13]

comment tu fais ça, donc sans s'expliquer

[48:16]

comment ils auraient pu se

[48:17]

rendre jusque là. Donc,

[48:19]

peut-être que, bon,

[48:21]

on ne sait pas où il a pris la terre.

[48:23]

Il y a une zone grise ici.

[48:25]

Incroyable à mise en scène, planifiée.

[48:27]

C'est incroyable.

[48:28]

En septembre 1949, les vertèbres

[48:31]

ont été retournés à la famille Soder

[48:32]

et on ignore où ils sont aujourd'hui.

[48:35]

L'enquête de la famille attire

[48:37]

l'attention des médias et la législature

[48:40]

de la Virginie, éventuellement.

[48:42]

Ils ont tenu deux audiences sur l'affaire

[48:44]

en 1950.

[48:46]

Malheureusement,

[48:48]

à cause de l'état du dossier,

[48:50]

ils ont décidé

[48:51]

de fermer le dossier.

[48:54]

L'affaire étant, selon eux,

[48:56]

sans espoir.

[48:58]

Même le FBI

[48:59]

a admis l'hypothèse

[49:01]

de kidnapping, mais ont eux aussi

[49:03]

abandonné l'affaire

[49:04]

après deux ans d'enquête.

[49:08]

Éventuellement,

[49:09]

les Soder,

[49:09]

n'ayant plus de recours

[49:13]

légal, vont finalement offrir

[49:15]

une rançon de 5000 $,

[49:17]

imprimer des affiches

[49:18]

avec les photos des enfants à quiconque

[49:21]

pourrait fournir des informations

[49:23]

menant à la résolution de l'enquête.

[49:25]

La rançon a été éventuellement

[49:27]

doublée.

[49:28]

Et en 1952, ils posent

[49:30]

un panneau d'affichage sur leur terrain

[49:33]

avec les mêmes informations

[49:35]

que la pancarte devient avec le temps

[49:36]

comme un monument de faillite ville.

[49:40]

Évidemment,

[49:40]

de nouvelles personnes rapportent avoir vu les enfants

[49:43]

et sont

[49:44]

légion. Il y a eu beaucoup de monde,

[49:47]

notamment Ida Crutchfield,

[49:48]

propriétaire d'un hôtel qui prétend les avoir vus

[49:51]

une semaine après le drame.

[49:52]

Elle raconte une situation quand même

[49:54]

assez mystérieuse.

[49:57]

Les enfants seraient accompagnés de

[49:58]

une couple d'adultes d'origine italienne.

[50:01]

Elle dit aussi qu'elle aurait adressé la parole

[50:02]

aux enfants, comme une simple femme

[50:04]

ferait gentiment, et un des

[50:06]

hommes l'a regardé de manière très hostile avant de

[50:08]

se retourner avec les enfants et leur

[50:10]

parler rapidement en italien.

[50:12]

Immédiatement, les enfants se sont refermés sur eux-mêmes,

[50:14]

ne lui ont pu adresser la parole.

[50:18]

Mais

[50:18]

les autorités n'ont pas trouvé

[50:20]

le témoignage crédible et ne l'ont pas pris

[50:22]

en considération.

[50:24]

George Soder suivait toujours

[50:26]

ces pistes lui-même.

[50:27]

Elle est sur place rencontrer les prétendus témoins.

[50:30]

Exemple, une femme de Saint-Louis

[50:32]

qui disait que Martha était dans

[50:34]

un couvent de Saint-Louis. Un patron

[50:36]

de bar au Texas qui prétend avoir entendu

[50:38]

de personne avec des propos incriminants

[50:40]

au sujet du feu.

[50:42]

Malheureusement, toutes ces situations-là

[50:44]

mènent nulle part et

[50:46]

ça ne fait pas avancer.

[50:47]

Rien du tout.

[50:50]

Un autre tuyau en 67.

[50:52]

Là, on parle. Il y a une évolution.

[50:54]

Là, il y a un gros écart.

[50:55]

En 67 encore, on a d'autres tuyaux.

[50:58]

Les Soder vont jusqu'à Houston

[51:01]

et une femme

[51:02]

va voler après

[51:03]

et crie que Louis Soder,

[51:06]

un des fils disparus,

[51:08]

lui aurait révélé lui-même,

[51:10]

donc ça veut dire qu'il aurait survécu,

[51:12]

durant une soirée bien arrosée qu'il était

[51:13]

en réalité un des enfants Soder

[51:15]

et qu'il habiterait quelque part au Texas.

[51:18]

Malheureusement, ils sont incapables de retrouver

[51:19]

la femme pour lui parler. On retrouve

[51:21]

quand même le gars en question qui

[51:23]

nie à être un Soder.

[51:26]

Il paraît qu'il est tout de même resté

[51:27]

un petit doute dans l'esprit de George

[51:30]

et que ça l'a suivi toute sa vie.

[51:33]

C'est la même année que la famille reçoit

[51:35]

une photo par la poste.

[51:37]

Ça, c'est le dernier coup de...

[51:38]

Une photo par la poste accompagnée d'une lettre

[51:41]

prétendant que l'homme sur la photo

[51:43]

est Louis, leur fils, maintenant adulte.

[51:46]

Une simple photo d'un homme

[51:47]

dans la trentaine, en noir et blanc,

[51:49]

en arrière s'écrit

[51:50]

Louis Soder, I love brother Frankie

[51:54]

et Lil

[51:55]

avec deux L, Boys

[51:58]

et

[52:01]

A90132

[52:02]

or

[52:04]

35

[52:06]

A90132

[52:07]

ou 35.

[52:08]

La lettre provient de Central City,

[52:10]

mais sans l'adresse de retour complète,

[52:12]

les Soder engagent à nouveau un détective privé.

[52:15]

Mais mystérieusement,

[52:16]

dès que l'enquêteur disparaît,

[52:19]

part sur l'enquête.

[52:20]

Ils n'entendront plus jamais parler de lui.

[52:23]

Ils vont jamais réussir

[52:24]

à le retracer.

[52:26]

Mystère et boule de gomme, mon Dieu.

[52:28]

La photo a quand même donné l'espoir aux Soder

[52:30]

et ils ont ajouté un agrandissement

[52:32]

de cette photo-là sur le panneau

[52:34]

de personnes recherchées installées

[52:37]

quelque temps précédemment.

[52:39]

George, le père de la famille,

[52:41]

va finalement décéder

[52:42]

en 1969.

[52:44]

Jenny, la mère,

[52:45]

a pour le restant de sa vie porté du noir

[52:47]

et s'est occupée du jardin mémorial

[52:49]

sur le terrain de leur maison qui a passé au feu

[52:51]

pour vivre son deuil.

[52:53]

Le panneau avec les photos des enfants

[52:55]

disparus a été finalement retiré

[52:57]

après le décès de la mère

[52:58]

en 1989.

[53:00]

Les enfants survivants ont poursuivi

[53:02]

de publiciser

[53:06]

l'affaire

[53:07]

en espérant obtenir un jour

[53:09]

des réponses.

[53:10]

Donc, je pose la question.

[53:12]

J'ai donné vraiment tous les détails

[53:14]

d'enquête en les résumant.

[53:17]

Qu'est-ce qui aurait bien pu arriver

[53:18]

selon vous?

[53:19]

On dirait une fraude d'assurance,

[53:21]

mais en même temps, je trouve que ça...

[53:23]

Premièrement, est-ce qu'ils ont touché l'assurance?

[53:26]

Il n'y a rien dans l'histoire qu'il a dit.

[53:28]

Il n'y a rien qui le mentionne.

[53:30]

À cette époque-là, c'est rare

[53:32]

qu'on mettait des assurances sur nos enfants

[53:34]

de 6 ans. C'est pour ça

[53:35]

que je pense que ce n'est jamais mentionné.

[53:37]

Mais sur la maison...

[53:38]

Tu parlais du vendeur d'assurance,

[53:41]

la maison...

[53:42]

Ils ne l'ont pas pris d'assurance.

[53:43]

Ils se sont chicanés.

[53:47]

C'est vraiment strange.

[53:49]

Je me disais que ça pourrait

[53:51]

être une manigance

[53:53]

entre le vendeur d'assurance

[53:55]

et la famille pour se partager

[53:57]

le butin ou quoi que ce soit.

[53:59]

Ce n'est pas de mauvaise hypothèse.

[54:01]

Il n'y a rien dans l'histoire

[54:02]

qui mentionne qu'ils ont touché

[54:04]

quelque assurances.

[54:05]

Et comme ils se sont chicanés,

[54:07]

assez violemment pour faire des menaces de mort...

[54:10]

Ça le met comme suspect.

[54:11]

Je suis toujours assez pantouin

[54:12]

envers des disparitions de groupes.

[54:16]

Je ne connaissais cette histoire

[54:17]

pas autant dans le détail

[54:19]

que ce que tu nous as raconté, Simon.

[54:21]

J'ai été bluffé la première fois

[54:23]

que je l'ai entendu.

[54:25]

Tu dis que la plus simple

[54:27]

explication est sans doute

[54:28]

qu'ils ont péri dans l'incendie.

[54:30]

Mais en même temps, c'est techniquement

[54:32]

assez difficile que ça arrive.

[54:34]

Et d'avoir une famille entière

[54:36]

qui disparaît sans laisser de traces...

[54:38]

Oui, il y a peut-être un des membres

[54:39]

de la famille qui s'est bien caché,

[54:41]

mais est-ce que c'est le cas

[54:42]

de tous les membres de la famille?

[54:43]

C'est vraiment difficile.

[54:46]

Je suis bluffé.

[54:49]

Et dû à leur âge...

[54:50]

J'aime ça les histoires d'enfants

[54:53]

qui retrouvent leur liberté

[54:54]

en quelque sorte.

[54:56]

Mais dû à leur âge,

[54:58]

le plus vieux ayant 14 ans,

[55:00]

comment t'organise

[55:02]

une fuite comme ça à 14 ans

[55:04]

et que ça réussit?

[55:05]

C'est difficile à croire.

[55:07]

Souvent, quand on parle de cas de disparition,

[55:09]

on le dit toujours, disparaître volontairement,

[55:12]

se refaire une vie, c'est difficile.

[55:14]

Imaginez en 1900...

[55:16]

Ça devait être plus simple

[55:17]

à ce temps-là.

[55:18]

C'est vrai qu'au niveau des papiers,

[55:20]

à la limite, il y avait moins

[55:23]

de carte d'identité.

[55:26]

Peut-être que je me trompe,

[55:27]

mais il n'y avait pas de numéro

[55:28]

d'assurance sociale.

[55:30]

Il y avait moins de contrôle

[55:31]

aux frontières.

[55:32]

C'était moins informatisé,

[55:35]

moins cadré.

[55:38]

Mais quand même,

[55:40]

ça reste pas évident.

[55:41]

Il faut quand même que t'aies

[55:42]

des preuves d'identité

[55:44]

pour quoi que ce soit.

[55:45]

Il y a beaucoup de petits détails

[55:47]

qui ont été bâchés.

[55:49]

L'enquête a été bâchée,

[55:50]

la recherche des pompiers a été bâchée,

[55:52]

il a fermé le terrain de la Terre.

[55:54]

Ça, c'est une très mauvaise idée.

[55:55]

C'est mystérieux, ça aussi.

[55:58]

T'as beau comprendre leur motif,

[56:01]

il reste que c'est très mystérieux.

[56:03]

En même temps,

[56:04]

elle a porté du noir toute sa vie.

[56:06]

Le père se déplaçait

[56:08]

d'un état à l'autre pour suivre des tuyaux.

[56:12]

Si c'est sa faute à lui,

[56:13]

si c'est lui qui a

[56:16]

causé tout ça,

[56:17]

il n'aurait pas fait tous ces efforts-là.

[56:19]

La police n'était pas inclus là-dedans.

[56:21]

C'est lui de son plein gris qui prenait sa voiture

[56:23]

et qui allait poser des questions.

[56:24]

Donc j'ai beaucoup de misère à croire

[56:26]

que c'est eux qui ont causé le feu.

[56:28]

Et des balles en feu qu'on lançait sur le toit?

[56:31]

What the fuck?

[56:32]

Est-ce que ça se peut que ce fût confondu?

[56:36]

Est-ce que c'était peut-être

[56:37]

des cocktails monotov,

[56:39]

mais les gens ont vu des balles?

[56:41]

Ça roule aussi.

[56:42]

Ils ont vu des balles de feu.

[56:45]

Beaucoup d'indices,

[56:46]

beaucoup de monde qui disent les avoir vus.

[56:48]

On n'a jamais de preuves, on n'a jamais retrouvé personne.

[56:51]

C'est difficile à croire.

[56:52]

Qui a envoyé la fameuse photo

[56:54]

des années plus tard?

[56:57]

Puis l'inscription derrière,

[56:58]

des chiffres, des codes, on ne comprend pas.

[57:00]

Ça aussi, ça fait partie du mystère.

[57:02]

Malheureusement, l'enquête autour de la photo

[57:04]

se limite à ce que je vous ai dit.

[57:06]

On n'en sait pas plus.

[57:08]

Il y a un énorme mystère autour des enfants

[57:10]

et on ne sait toujours pas aujourd'hui ce qu'ils sont.

[57:13]

Incroyable. Super histoire.

[57:15]

Très bonne histoire, Simon.

[57:16]

Merci encore de cette bonne recherche.

[57:19]

Si vous avez une hypothèse,

[57:21]

vous pouvez nous en parler sur le groupe

[57:23]

de discussion de Distorsion Podcast.

[57:25]

Facile à trouver sur Facebook,

[57:27]

Distorsion Podcast. Notre groupe de discussion

[57:29]

est très bien affiché sur la page.

[57:31]

Qui sait peut-être qu'on aura...

[57:33]

Peut-être qu'on a une réponse.

[57:34]

Ou un ancêtre.

[57:36]

Ou l'enfant sordeur qui nous répond.

[57:38]

Exactement. Tout est possible si la mère

[57:40]

est morte en 1989.

[57:43]

Donc, on ne sait jamais.

[57:45]

Merci beaucoup, Simon Prej,

[57:46]

pour cette bonne histoire.

[57:47]

Un plaisir de Noël.

[57:49]

Le dernier, mais non le moindre, Sébastien Lévesque,

[57:51]

tu nous as trouvé une histoire assez effrayante

[57:54]

pour Noël, je crois.

[57:56]

Mon histoire, c'est le tueur

[57:58]

d'Hubert.

[58:00]

On se retrouve

[58:01]

le 25 décembre 2015,

[58:03]

donc un peu plus récent que les histoires

[58:06]

de mes collègues.

[58:07]

Mais Hubert comment, Seb?

[58:09]

Uber? En fait oui, c'est ça selon les gens

[58:11]

qui nous écoutent ou de où vous venez, c'est

[58:13]

Hubert ou Uber. Effectivement, tu fais bien

[58:15]

de préciser. En fait, Uber

[58:17]

ou Hubert, le service de...

[58:19]

Pas de covoiturage, mais de taxi.

[58:21]

Oui. On se retrouve le 25 décembre

[58:23]

2015, Jason Dalton,

[58:26]

âgé de 45 ans,

[58:28]

marié et père de deux enfants

[58:29]

d'un fils de 15 ans et d'une fille

[58:31]

de 10 ans. Il habite

[58:33]

la même maison depuis 17

[58:35]

ans avec sa femme dans la banlieue

[58:37]

de Kalamazoo, au Michigan,

[58:40]

aux États-Unis. J'aime bien le nom

[58:41]

Kalamazoo, ça me fait toujours rire.

[58:43]

C'est une chanson de Primus.

[58:45]

Pour vrai, je ne savais pas, je suis pas un grand fan.

[58:47]

Moi, j'aurais dit Alakazoo,

[58:49]

mais ça c'est moi. Oui, en fait, c'est ma

[58:51]

référence à les Québécoises.

[58:53]

Ça fait plus Noël.

[58:56]

Et il est aussi propriétaire

[58:57]

d'une gentille petite chienne bergée

[58:59]

allemande qui s'appelle Mia.

[59:01]

Jason est un expert

[59:03]

en sinistre à Kalamazoo,

[59:05]

mais depuis quelque temps, dans

[59:06]

ses temps libres, il a décidé,

[59:08]

un peu comme beaucoup de personnes, de

[59:10]

devenir conducteur Uber pour

[59:12]

ne pas arrondir nécessairement ses fins de mois

[59:14]

parce que la famille Dalton

[59:16]

se portait très bien financièrement,

[59:19]

mais il aimait l'idée de gagner

[59:20]

un peu d'argent parce que son objectif,

[59:23]

et c'est ce qu'il a annoncé à la famille

[59:24]

le 25 décembre, c'est d'amener sa famille

[59:26]

à Disney World l'an prochain

[59:28]

pour Noël. Donc, la journée

[59:31]

du 25 décembre, il a réussi à convaincre sa

[59:32]

famille d'aller faire un... Parce que ça fait quelques

[59:34]

semaines qu'il avait commencé à faire

[59:37]

du Uber dans

[59:38]

ses temps libres. Le 25 décembre, il

[59:40]

a fallu quand même qu'il convainque sa famille

[59:43]

pour aller faire quelques heures avant

[59:45]

le repas traditionnel parce que,

[59:47]

comme je vous disais, il aimerait ça les amener à

[59:48]

Disney World l'an prochain. Ils

[59:51]

acceptent tous sans

[59:53]

trop chigner.

[59:54]

Il fait quelques courses, il revient à la maison.

[59:57]

Il est satisfait, mais il est un petit peu déçu

[59:59]

parce qu'il s'attendait à ce que Uber

[01:00:00]

lui donne un

[01:00:02]

bonus de Noël. Donc,

[01:00:04]

on le sait, l'offre et la demande...

[01:00:06]

Oui, c'est ça, c'est un petit peu drôle. Oui, un petit peu,

[01:00:09]

les conducteurs sont payés un petit

[01:00:10]

peu plus cher lorsqu'il y a beaucoup, beaucoup de demandes.

[01:00:13]

Selon l'achalandage. Oui, c'est ça, c'est

[01:00:14]

selon l'achalandage. Donc, c'est pas

[01:00:16]

un horaire fixe selon

[01:00:18]

des journées fériées ou des choses comme ça, comme le

[01:00:20]

système un petit peu plus traditionnel.

[01:00:22]

Donc, il est vraiment déçu de ça.

[01:00:24]

Mais bon, la vie continue.

[01:00:26]

On fait un bon

[01:00:28]

jusqu'au 20 février. Il continue

[01:00:30]

à être chauffeur à Uber.

[01:00:32]

Il est toujours un petit peu

[01:00:34]

aigri de ça, mais il continue quand même

[01:00:36]

à le faire. Le 20 février,

[01:00:38]

c'est un samedi 2016.

[01:00:40]

Une journée bien habituelle pour la

[01:00:42]

famille Dalton. Ils ont promené le

[01:00:44]

chien en famille Mia.

[01:00:46]

Après ça, par la suite, Jason a fait

[01:00:48]

quelques commissions avec son ami Brian.

[01:00:51]

Une fois

[01:00:51]

qu'ils ont terminé de faire les commissions, Jason

[01:00:54]

a mentionné à son ami

[01:00:55]

qu'il allait faire une sieste pour

[01:00:57]

se mettre disponible comme chauffeur

[01:00:59]

à Uber

[01:01:03]

pour la soirée

[01:01:04]

pour question justement d'amener

[01:01:05]

sa famille à Walt Disney. Il est extrêmement

[01:01:07]

motivé par cet objectif-là.

[01:01:10]

On est en fin d'après-midi.

[01:01:12]

Il embarque avec sa chienne

[01:01:13]

Mia. Il se met disponible comme conducteur.

[01:01:16]

Lui, il s'est dit, bon, je vais emmener mon chien

[01:01:17]

avec moi. C'est ça, je dois avouer que je trouve ça

[01:01:19]

un peu spécial.

[01:01:21]

Il l'amène à son Chevy Equinox

[01:01:23]

qui est une voiture assez traditionnelle

[01:01:25]

couleur argentée.

[01:01:27]

Sa première course de la journée, c'est une étudiante

[01:01:29]

mais elle a refusé elle de monter justement

[01:01:31]

parce qu'il y avait un chien dans la voiture.

[01:01:33]

Ce que je peux comprendre si quelqu'un

[01:01:35]

a des allergies. J'avoue que c'est un peu

[01:01:37]

spécial. Les gens quand c'est un chien

[01:01:39]

qu'ils ne connaissent pas, des fois ils ont juste peur

[01:01:40]

des réactions du chien. Et c'est un berger allemand aussi.

[01:01:44]

Même si c'est gentil

[01:01:45]

en général, tu ne sais jamais.

[01:01:47]

Il reçoit une nouvelle demande

[01:01:49]

sur son application Uber

[01:01:51]

tout juste après 16 heures.

[01:01:53]

Un certain Matt Mellon.

[01:01:55]

Lui, il n'avait pas de problème avec le chien.

[01:01:57]

Il trouvait ça un peu bizarre mais c'est un beau samedi

[01:01:59]

après-midi. Alors pour lui, c'était juste une promenade.

[01:02:01]

Son maître promenait

[01:02:03]

son animal de compagnie. Il aimait les

[01:02:05]

animaux, ça ne lui dérangeait pas du tout.

[01:02:07]

Il s'assoit sur le siège du

[01:02:09]

passager avant, ce qui est assez classique

[01:02:11]

quand on prend

[01:02:13]

une voiture Uber. C'est assez

[01:02:17]

intéressant. Vous allez voir, on a tendance à vouloir toujours

[01:02:19]

s'asseoir en avant.

[01:02:21]

Au Québec, c'était pour un peu

[01:02:23]

tromper, à l'époque

[01:02:24]

que c'était semi-légiféré.

[01:02:26]

Quand c'était pas tout à fait légal, on faisait ça

[01:02:29]

pour que ça fasse co-voiture.

[01:02:30]

Pour pas que ce soit quelqu'un qui est reconnu comme

[01:02:33]

un chauffeur à moi aussi.

[01:02:35]

Puis à ce temps que c'est légal, moi je vais le faire encore

[01:02:36]

par malaise. Je veux que je puisse

[01:02:38]

m'asseoir en arrière. Tu ne le fais pas?

[01:02:41]

Non, effectivement, c'est vrai.

[01:02:43]

Je m'assois toujours en avant.

[01:02:45]

Il y a quelque chose de non-organique en tout cas.

[01:02:48]

Mellon, il se dirige,

[01:02:50]

il voulait aller se diriger au centre-ville

[01:02:51]

de Kalamazoo pour aller

[01:02:54]

récupérer sa voiture qu'il avait laissée

[01:02:55]

chez son ami la veille parce qu'il y avait eu

[01:02:57]

quand même une soirée d'anniversaire assez

[01:02:59]

arrosée. Il a bavardé un petit peu

[01:03:02]

avec Dalton, notre chauffeur,

[01:03:03]

des banalités, rien d'habituel.

[01:03:06]

Après un certain moment,

[01:03:08]

lors de la course,

[01:03:10]

Dalton a reçu un appel téléphonique

[01:03:11]

qui utilisait le Bluetooth dans la voiture.

[01:03:14]

Mellon entendait la conversation

[01:03:16]

qui se déroulait.

[01:03:18]

Même s'il ne faisait pas vraiment attention,

[01:03:20]

il n'a jamais pu déterminer si c'était une

[01:03:21]

voix de femme, d'homme, d'adulte ou d'enfant,

[01:03:23]

mais ça n'a pas duré longtemps.

[01:03:26]

Cet appel-là a été vraiment important.

[01:03:28]

C'est à ce moment-là

[01:03:30]

que tout a changé dans l'attitude

[01:03:32]

de Jason Dalton.

[01:03:34]

Jason s'est mis à appuyer

[01:03:35]

sur la pédale de l'accélérateur.

[01:03:37]

Il a accéléré à toute vitesse sans rien

[01:03:39]

annoncer à Mellon qui était son

[01:03:41]

passager.

[01:03:44]

Tout de suite après.

[01:03:45]

Dès qu'il a raccroché l'appel,

[01:03:48]

il s'est mis à accélérer.

[01:03:50]

Il est allé à toute vitesse.

[01:03:51]

Il faisait comme si de rien n'était.

[01:03:52]

C'est ce qu'il mentionnait.

[01:03:54]

On ne sait pas vraiment ce qu'il a eu

[01:03:57]

de l'appel.

[01:03:59]

Il s'est mis à rouler même en sens inverse

[01:04:01]

dans des voies.

[01:04:02]

C'était assez particulier.

[01:04:06]

Mellon commençait à avoir peur

[01:04:08]

de toute évidence.

[01:04:09]

Il a accroché un Ford Taurus

[01:04:11]

en staçant.

[01:04:11]

Il a eu une collision.

[01:04:14]

Il a fait comme si de rien n'était.

[01:04:15]

Il continuait sa route sans rien faire.

[01:04:17]

Mellon lui dit, tu as frappé une voiture.

[01:04:20]

Tu viens de frapper une voiture.

[01:04:21]

Dalton lui répond tout calmement,

[01:04:24]

je n'ai rien frappé.

[01:04:25]

Il continue à accélérer.

[01:04:26]

Mellon lui dit bullshit.

[01:04:28]

Il lui supplie d'arrêter la voiture

[01:04:31]

parce qu'il veut sortir de là.

[01:04:32]

Je peux comprendre.

[01:04:33]

Il est un chauffeur ruban.

[01:04:34]

Il se met à accélérer tout d'un coup.

[01:04:37]

Il fonce dans une voiture.

[01:04:39]

Dalton ne s'arrête pas.

[01:04:40]

Il traverse d'autres intersections.

[01:04:42]

Il fait des embardées à plusieurs reprises.

[01:04:44]

Il navigue d'une voie à l'autre

[01:04:45]

en sens inverse.

[01:04:48]

À l'arrière de la voiture,

[01:04:49]

je vous rappelle que le chien Mia est là.

[01:04:51]

Elle a peur.

[01:04:54]

Elle s'est couchée au sol.

[01:04:56]

Elle s'est cachée.

[01:04:57]

Pendant ce temps-là, Dalton

[01:04:59]

s'est fait comme si de rien n'était.

[01:05:01]

Mellon le supplie.

[01:05:02]

S'il te plaît, laisse-moi sortir.

[01:05:05]

Dalton lui répond

[01:05:06]

tu n'as pas besoin d'aller faire un tour

[01:05:08]

chez ta copine pour aller récupérer ta voiture.

[01:05:11]

Plus maintenant.

[01:05:12]

Laisse-moi sortir.

[01:05:14]

Dalton refusait de s'arrêter.

[01:05:17]

À ce moment-là,

[01:05:18]

il avait passé la bonne rue

[01:05:19]

où tourner pour aller l'amener à destination.

[01:05:23]

Mellon commença

[01:05:25]

à nommer d'autres maisons

[01:05:26]

juste pour le faire arrêter

[01:05:28]

parce qu'il avait peur.

[01:05:29]

Il voulait juste se sauver de la voiture.

[01:05:31]

Il lui pointe plusieurs maisons.

[01:05:33]

Il ne ralentit pas à un moment donné.

[01:05:37]

Dalton appuie sur les freins.

[01:05:39]

Sur l'Heroquat Trail.

[01:05:42]

Il appuie sur les freins.

[01:05:43]

Là, il demande à Mellon

[01:05:44]

il habite où ton ami?

[01:05:46]

Justement, le Mellon profite de l'occasion.

[01:05:48]

Une fraction de seconde,

[01:05:49]

ça doit tellement se passer vite.

[01:05:51]

Il ouvre la portière et se jette en dehors de la voiture.

[01:05:53]

Il lui donne une évaluation

[01:05:55]

à une étoile.

[01:05:57]

Sur ça, on y reviendra.

[01:05:59]

Mellon, après que ce soit échappé de la voiture,

[01:06:01]

Jason Dalton, tout bonnement,

[01:06:02]

s'est redirigé vers sa maison familiale.

[01:06:05]

Quand il est arrivé,

[01:06:07]

il est entré dans la maison,

[01:06:08]

il a bu un verre d'eau,

[01:06:09]

il est descendu au sous-sol

[01:06:10]

et il a rempli son chargeur.

[01:06:15]

Il s'est préparé des armes à feu

[01:06:16]

et il a rempli

[01:06:18]

une arme à feu.

[01:06:21]

J'ai appris ça dans la recherche de cet épisode-là.

[01:06:24]

Les Américains qui possèdent des armes

[01:06:26]

ont en moyenne 8 armes à feu.

[01:06:28]

C'est quand même...

[01:06:30]

La moyenne de 8.

[01:06:31]

Les gens qui ont des armes à feu

[01:06:33]

ont en moyenne 8 armes à feu.

[01:06:35]

C'est incroyable quand même.

[01:06:36]

C'est pas tous des tueurs.

[01:06:38]

C'est une vraie passion,

[01:06:40]

si on peut dire ça.

[01:06:41]

Pour un chasseur,

[01:06:44]

c'est pas anormal.

[01:06:47]

Si tu prends ça au sérieux

[01:06:48]

et que tu as une chasse

[01:06:49]

un peu plus sérieuse,

[01:06:51]

c'est sûr que tu vas avoir plus qu'une arme à feu.

[01:06:54]

Le chiffre surprend quand même.

[01:06:56]

D'ailleurs, Emile,

[01:06:58]

tu as des guitares ici.

[01:06:59]

Je joue de la guitare aussi.

[01:07:02]

On achète une première guitare,

[01:07:03]

on apprend avec celle-là.

[01:07:05]

On achète une deuxième.

[01:07:06]

C'est pas rare qu'on achète 3, 4, 5.

[01:07:10]

Des fois, on va revendre les vieilles,

[01:07:11]

des fois, on va les garder.

[01:07:13]

C'est ça.

[01:07:18]

On a plus d'argent.

[01:07:19]

On peut se permettre de délarger notre passion.

[01:07:23]

C'est dommage que les Américains,

[01:07:25]

leur passion, c'est les armes à feu.

[01:07:26]

C'est parce qu'on les catégorise.

[01:07:27]

C'est vrai que la majorité des propriétaires

[01:07:30]

d'armes à feu,

[01:07:31]

c'est pas des gens violents.

[01:07:33]

C'est un tueur qui a 8 fusils de poing.

[01:07:36]

C'est une autre histoire.

[01:07:37]

J'ai pas le détail, mais c'est 8 armes à feu.

[01:07:40]

T'as raison.

[01:07:40]

C'est vrai qu'il y a une nuance

[01:07:41]

entre une carabine de chasse

[01:07:43]

et un Okara.

[01:07:45]

Effectivement.

[01:07:48]

Il change ses chargeurs.

[01:07:50]

Il quitte la maison.

[01:07:51]

Il portait un semi-automatique

[01:07:53]

Glock 9 mm

[01:07:55]

qui était complètement chargé.

[01:07:57]

Ça, c'est pas pour de la chasse.

[01:07:58]

Non, effectivement.

[01:08:00]

Il possédait.

[01:08:02]

Il a mis même un gilet par balle

[01:08:04]

sous sa veste.

[01:08:06]

Dylan Blackburn,

[01:08:08]

un étudiant de 18 ans,

[01:08:09]

qui vit plus au nord-est

[01:08:11]

de Kalamazoo,

[01:08:13]

dans des appartements de villes

[01:08:15]

près du centre-ville.

[01:08:16]

Il avait passé une belle journée

[01:08:18]

à l'extérieur.

[01:08:20]

Il avait passé une belle journée

[01:08:22]

à l'extérieur ce beau samedi

[01:08:24]

jusqu'à ce que sa petite amie,

[01:08:25]

Macy, lui envoie un message texte

[01:08:27]

lui demandant si elle voulait venir

[01:08:31]

chez elle.

[01:08:32]

Il l'accepte un peu après 17h

[01:08:34]

et elle lui commande

[01:08:36]

un chauffeur Uber.

[01:08:37]

C'est une bonne blonde.

[01:08:40]

Par erreur, Macy a rentré

[01:08:42]

l'adresse du bureau administratif

[01:08:44]

qui gère l'ensemble

[01:08:46]

des blocs-appartements

[01:08:47]

au lieu de donner l'adresse

[01:08:49]

du bloc en tant que tel.

[01:08:51]

Ils ne sont pas très éloignés l'un de l'autre.

[01:08:54]

Après un moment,

[01:08:57]

ça s'en est rendu compte

[01:08:57]

par la suite,

[01:08:59]

Dalton vient l'appeler.

[01:09:01]

« Je suis perdu, pouvez-vous m'aider? »

[01:09:04]

Elle lui proposait

[01:09:06]

de lui envoyer les indications par texto

[01:09:07]

pour être certain de lui indiquer le chemin,

[01:09:10]

mais ce n'était pas très loin.

[01:09:11]

Après ça, elle n'a eu aucune nouvelle de lui

[01:09:13]

pendant 10 minutes.

[01:09:14]

Elle lui renvoie plusieurs textos par la suite

[01:09:16]

« Ok, est-ce que tu as trouvé

[01:09:18]

ou es-tu encore perdu? »

[01:09:19]

Aucune réponse de Dalton sur les textos de Macy

[01:09:23]

qui a reçu de Uber.

[01:09:26]

La voiture argentée de Dalton

[01:09:29]

a été vue

[01:09:30]

sur les caméras de sécurité

[01:09:31]

qui entourent la voiture.

[01:09:32]

Ils appellent ça des « tone apartments »,

[01:09:36]

des grands blocs d'appartements

[01:09:38]

qu'on a,

[01:09:39]

qui sont immenses.

[01:09:41]

Justement,

[01:09:42]

les caméras de sécurité voyaient

[01:09:44]

autour de 17h33

[01:09:47]

la voiture de Dalton

[01:09:48]

qui cherchait à trouver

[01:09:51]

des loans sans succès.

[01:09:52]

Pendant ce temps-là,

[01:09:54]

Macy continue d'envoyer des messages

[01:09:55]

à Dalton à 17h40.

[01:09:57]

Quand elle a écrit « Tout va bien »,

[01:09:59]

Dalton n'a pas répondu.

[01:10:01]

C'est alors que Dalton

[01:10:02]

se promène encore à chercher

[01:10:04]

« Je comprends quand tu peux pas toujours répondre

[01:10:05]

à tes textos aussi quand tu conduis ».

[01:10:07]

C'est alors que lui,

[01:10:10]

il repère une femme de 25 ans,

[01:10:12]

pas loin, qui était sur un terrain

[01:10:13]

avec cinq jeunes enfants.

[01:10:15]

Dalton baisse la vitre et lui demande

[01:10:17]

si elle était Macy ou Misty,

[01:10:20]

parce qu'il y avait de la misère

[01:10:22]

à être sûr du bon nom.

[01:10:23]

La femme dit non.

[01:10:25]

Elle s'appelait Tiana Carrouters.

[01:10:28]

Dalton ne retourne pas

[01:10:30]

dans sa voiture.

[01:10:31]

Il est déjà dans sa voiture,

[01:10:32]

fait comme si de rien n'était,

[01:10:33]

continue son chemin, avance tranquillement.

[01:10:35]

C'est là qu'il sort son fusil semi-automatique

[01:10:38]

et le pointe vers Tiana

[01:10:41]

à travers la vitre du conducteur.

[01:10:43]

Quand Tiana a vu l'arme,

[01:10:45]

elle a crié aux enfants

[01:10:46]

de courir et d'essayer.

[01:10:48]

Elle aussi a essayé de faire la même chose,

[01:10:49]

de se cacher.

[01:10:51]

Il a tiré quatre fois.

[01:10:53]

La première balle l'a frappé dans le bras gauche.

[01:10:56]

La deuxième balle l'a frappé à la jambe droite.

[01:10:58]

Une des deux dernières balles

[01:10:59]

lui a cassé l'autre jambe

[01:11:01]

et l'autre a traversé ses fesses

[01:11:02]

et s'est logé dans son foie.

[01:11:05]

C'est incroyable.

[01:11:07]

Dalton s'enfuit à toute vitesse

[01:11:08]

parce qu'il a réalisé ce qu'il faisait.

[01:11:11]

Il vient quand même tirer quatre fois.

[01:11:13]

On comprend son mot.

[01:11:15]

Tiana, qui a témoigné un peu plus tard,

[01:11:17]

a essayé de bouger,

[01:11:19]

mais il a tiré dans les jambes.

[01:11:21]

Elle devait être incapable.

[01:11:22]

Elle a cassé une jambe avec une balle.

[01:11:25]

Après avoir réalisé

[01:11:26]

qu'il n'allait pas arrêter de tirer,

[01:11:28]

j'ai fait semblant d'être mort.

[01:11:30]

Ça l'a peut-être sauvé

[01:11:31]

parce que si elle avait continué à bouger,

[01:11:33]

il aurait peut-être continué à tirer.

[01:11:36]

D'ailleurs, si vous louez un chalet

[01:11:37]

durant les fêtes,

[01:11:38]

c'est la même technique

[01:11:39]

qu'il faut utiliser avec les ours.

[01:11:40]

Oui, c'est vrai, il faut faire semblant d'être mort.

[01:11:43]

C'était la minute éducative.

[01:11:44]

Effectivement. Chauffeur Hubert, ours, pareil.

[01:11:49]

Certains coups

[01:11:50]

qui a tiré Dalton

[01:11:51]

ont été manqués. Heureusement,

[01:11:52]

il y a eu sept balles qui sont entrées

[01:11:54]

dans la maison, juste en arrière d'elle.

[01:11:56]

Quatre d'entre elles ont traversé le mur.

[01:11:58]

On était arrêtés par un bordel

[01:12:00]

qui était dans le placard.

[01:12:02]

Pas un bordel avec des prostituées.

[01:12:04]

C'était ma question.

[01:12:05]

Un fouillis, exactement.

[01:12:07]

Arrêtés par un bordel, c'est quand même très drôle.

[01:12:10]

Dans un placard à quelques mètres

[01:12:11]

où trois ados jouaient à NBA

[01:12:13]

2015.

[01:12:15]

Donc, le drame aurait pu créer

[01:12:17]

d'autres victimes.

[01:12:19]

Heureusement, il n'y a aucun enfant qui ait été...

[01:12:21]

Oui, aussi.

[01:12:21]

Je vais arrêter de faire des jokes, c'est malaisant.

[01:12:24]

Aucun enfant n'a été

[01:12:27]

tiré dans tout ça.

[01:12:28]

Quand les voisins ont trouvé

[01:12:30]

Carruthers, la dame qui était au sol,

[01:12:33]

elle avait réussi à essayer

[01:12:34]

de se cacher

[01:12:36]

entre une roue de voiture entre la bordure

[01:12:38]

et la roue voiture d'un camion.

[01:12:40]

Elle ne pouvait pas sentir ses jambes.

[01:12:42]

Elle a dit

[01:12:43]

que l'homme

[01:12:46]

qui avait fait cela était gros,

[01:12:48]

avait des yeux bleus et qu'il y avait un chien

[01:12:50]

à l'arrière de sa voiture

[01:12:51]

et qu'elle ne l'avait jamais aperçu auparavant.

[01:12:55]

Dylan,

[01:12:55]

on remonte un petit peu, qui attend toujours

[01:12:58]

son chauffeur, qui est le copain de Messi

[01:13:00]

que sa copine lui attendait.

[01:13:01]

Tout ça se passe entre les deux,

[01:13:03]

puis lui attend son conducteur Rubel.

[01:13:06]

C'est quand même assez fou.

[01:13:08]

Mais lui aussi, il n'était pas loin

[01:13:09]

de la destination parce que

[01:13:11]

il cherchait le conducteur.

[01:13:13]

Il a entendu les coups de feu, mais il ne pouvait pas

[01:13:15]

voir, il n'a rien vu en tant que tel

[01:13:17]

parce qu'il n'était pas directement...

[01:13:20]

Et là, Messi, elle,

[01:13:21]

par hasard, simultanément

[01:13:24]

a envoie un autre texto à Dalton

[01:13:26]

parce que c'est elle qui a appelé le conducteur.

[01:13:27]

Elle lui demande, es-tu proche?

[01:13:29]

Pas de réponse.

[01:13:31]

Là, je veux dire, suite à la tragédie,

[01:13:34]

il y a eu un autre appel au 911.

[01:13:35]

Ça fait quand même un deuxième appel

[01:13:37]

au 911 qui est fait en très très peu de temps.

[01:13:39]

Le répartiteur a quand même

[01:13:41]

pris conscience que ça ressemblait

[01:13:43]

à ce qui avait été dénoncé tantôt.

[01:13:45]

Miller, ou Mellon,

[01:13:47]

pardon, quand il s'est jeté de la voiture,

[01:13:49]

il a appelé, il a un peu fait

[01:13:51]

la même chose. Même la répartitrice

[01:13:53]

du 911 a rappelé Matt Mellon

[01:13:55]

pour avoir plus de détails.

[01:13:57]

Puis lui, il a répété les détails.

[01:13:59]

Il s'appelait Jason. Il a même envoyé

[01:14:01]

lui-même par texto,

[01:14:03]

sur le téléphone cellulaire privé

[01:14:05]

de la répartiteur, il a envoyé la photo

[01:14:07]

du conducteur Hubert

[01:14:09]

pour lui donner quand même des indices.

[01:14:12]

Ce qui est vraiment étrange,

[01:14:13]

j'en parle un peu tout de suite,

[01:14:14]

c'est qu'il n'y a rien qui se passe avec Hubert.

[01:14:18]

Au moment actuel,

[01:14:20]

il n'y a aucune communication

[01:14:21]

avec l'entreprise en tant que police.

[01:14:23]

C'est deux cas isolés.

[01:14:24]

D'Alton,

[01:14:28]

il retourne chez eux

[01:14:30]

tout bonnement

[01:14:31]

pour aller recharger

[01:14:33]

son arme, parce qu'il n'y avait

[01:14:34]

pas, de ce que je comprends, il n'y avait pas

[01:14:36]

amené assez de munitions avec lui.

[01:14:39]

Ce qui démontre que

[01:14:40]

c'était peut-être pas tout préparé,

[01:14:42]

c'était pas tout prémédité.

[01:14:45]

Effectivement, on va reparler

[01:14:46]

un petit peu plus tard de ces

[01:14:49]

motivations qui sont assez particuliers.

[01:14:50]

Mais là, je vous rappelle qu'il vient de tirer

[01:14:53]

sur une parfaite inconnue quatre fois,

[01:14:56]

sans vraiment

[01:14:57]

raison. La femme a juste dit qu'elle n'était

[01:14:58]

pas messie, tout simplement.

[01:15:00]

Faites attention à ce que vous dites aux inconnues.

[01:15:03]

Surtout au chauffeur Hubert.

[01:15:04]

Il roule à grande vitesse vers la maison

[01:15:06]

de ses parents parce qu'il avait donné rendez-vous

[01:15:08]

à sa femme là-bas.

[01:15:10]

Il traverse une lumière rouge, il a été même

[01:15:13]

indiqué selon les caméras qu'il roulait

[01:15:14]

à au-dessus de 160 km heure.

[01:15:17]

Il accrochait même une autre voiture

[01:15:19]

sur son parcours pour se rendre à la maison

[01:15:20]

de ses parents. Et même, il y a quelque chose

[01:15:23]

qui n'allait pas avec l'application Hubert.

[01:15:25]

Parce que même s'il n'a jamais pris

[01:15:27]

messie ou son chum

[01:15:29]

durant la course, elle a été

[01:15:31]

facturée 7,31 $.

[01:15:33]

Comme s'il l'avait ramassé à l'appartement.

[01:15:35]

Comme s'il l'avait à l'appartement.

[01:15:36]

Et c'est comme, il appelle ça une course fantôme.

[01:15:38]

Elle a été remboursée, bien sûr.

[01:15:40]

Je comprends, l'application détecte

[01:15:42]

qu'elle a passé devant l'adresse.

[01:15:44]

Donc, automatiquement, ça active la course

[01:15:47]

et donc la client facturée

[01:15:49]

pour avoir tourné autour du bloc.

[01:15:50]

Mais c'est un vrai bug parce que

[01:15:52]

il y a eu plusieurs anomalies même durant la soirée

[01:15:54]

avec l'application.

[01:15:56]

Rendue chez ses parents, Dalton a caché

[01:15:59]

le Chevy Equinox endommagé

[01:16:01]

dans le garage.

[01:16:02]

Quand sa femme est arrivée,

[01:16:04]

elle a découvert la voiture.

[01:16:06]

Bon, il aurait expliqué l'histoire des taxis.

[01:16:09]

Là, ils s'y sont rendu compte, je ne sais pas

[01:16:10]

pour quelle raison, ce n'est pas plus précisé,

[01:16:11]

mais le Hummer ne démarrait pas.

[01:16:13]

Donc, on ne sait pas trop pourquoi.

[01:16:14]

Il a pris le Chevrolet Chevy HHR,

[01:16:17]

qui est un autre modèle

[01:16:19]

de Chevy

[01:16:20]

qui appartenait à ses parents

[01:16:22]

et que sa femme, elle, conduisait

[01:16:24]

lorsqu'elle faisait les commissions.

[01:16:26]

Donc, il prend cette voiture-là.

[01:16:27]

Elle ne s'obstine pas avec lui.

[01:16:32]

Elle lui dit inquiète-toi pas,

[01:16:34]

Uber.

[01:16:34]

J'avoue que sa femme, à l'arrivée,

[01:16:36]

l'auto est endommagée.

[01:16:37]

J'ai des problèmes avec les chauffeurs de taxi,

[01:16:38]

j'ai besoin. Ça peut être justifiable.

[01:16:41]

Ça fait partie de son travail

[01:16:43]

en guillemets radiophonique.

[01:16:46]

Tu ne poses pas trop de questions.

[01:16:47]

Oui, vas-y, retourne faire ta course.

[01:16:49]

Oui, c'est ça, fais tes choses.

[01:16:50]

Par contre, il y a vraiment un moment étrange,

[01:16:52]

mais sur le coup, j'avoue que

[01:16:54]

tu ne te poses peut-être pas de question.

[01:16:56]

Il a dit aux enfants

[01:16:58]

de rester...

[01:17:00]

Enfermez-vous dans la maison de mes parents

[01:17:02]

et n'ouvrez pas la porte.

[01:17:04]

C'est tout ce qu'elle a dit,

[01:17:05]

mais elle ne comprenait pas trop.

[01:17:06]

Elle l'a comme laissé faire,

[01:17:08]

elle a abdiqué.

[01:17:09]

Par la suite, on s'entend.

[01:17:11]

Vous allez voir, elle regrette ça,

[01:17:14]

mais c'est toujours facile de dire

[01:17:15]

par la suite que j'aurais pu voir quelque chose.

[01:17:18]

Elle a dit que c'est correct.

[01:17:21]

18h09, près de 30 minutes

[01:17:22]

après que Dalton a tiré

[01:17:25]

sur quelqu'un qui était supposé

[01:17:27]

être Messi

[01:17:28]

et qu'il l'a laissé pour mort,

[01:17:29]

il a rappelé la vraie Messi

[01:17:31]

parce que selon moi, il a réalisé

[01:17:34]

que ça ne pouvait pas être elle,

[01:17:35]

étant donné qu'il a reçu des textos

[01:17:36]

même après qu'il a tiré sur elle.

[01:17:39]

Mais il est quand même assez coquille,

[01:17:42]

audacieux de rappeler

[01:17:44]

la personne tout bonnement.

[01:17:45]

L'appel a duré environ 3 minutes

[01:17:47]

et lorsqu'elle a terminé l'appel,

[01:17:50]

la seule chose qu'elle a mentionnée à la police

[01:17:52]

c'est qu'elle a terminé en disant

[01:17:53]

je n'ai plus de temps pour ça,

[01:17:55]

j'ai des choses meilleures à faire que ça,

[01:17:56]

tu perds mon temps, je ne peux plus le faire,

[01:17:58]

tu peux appeler quelqu'un d'autre.

[01:17:59]

C'est quand même un comportement étrange,

[01:18:02]

surtout qu'elle, si elle vous rappelait

[01:18:03]

que ça fait quasiment une demi-heure

[01:18:05]

qu'elle attend son chum à temps

[01:18:08]

après le conducteur Uber

[01:18:09]

qui ne se pointe pas à destination,

[01:18:11]

même si elle a tenté quand même de corriger

[01:18:12]

son adresse en tant que telle.

[01:18:14]

Bref, une étoile.

[01:18:17]

Après avoir quitté sa femme et ses enfants

[01:18:20]

de chez ses parents, Dalton

[01:18:21]

se dirigea vers sa propre maison.

[01:18:24]

Vers 19 heures,

[01:18:25]

la fille de son voisin a vu

[01:18:27]

la voiture arriver dans la rue

[01:18:29]

parce qu'il habitait vraiment dans un

[01:18:32]

rond-point qui était très très peu habité,

[01:18:34]

souvent on voit des ronds-points,

[01:18:35]

il y a quelques maisons seulement,

[01:18:37]

lui il habitait dans ce genre de ronds-points là,

[01:18:39]

donc il y avait très très peu de voisins.

[01:18:41]

Elle a vu quand même, par hasard,

[01:18:43]

la voiture arriver, il y avait vraiment

[01:18:45]

un drôle de comportement, il roulait très très lentement

[01:18:48]

devant chez lui

[01:18:49]

au rond-point, ce qui est quand même un peu particulier.

[01:18:52]

Après ça, il s'y met à accélérer

[01:18:53]

pendant 30 secondes, puis après ça

[01:18:55]

il s'est retourné pour se stationner chez eux.

[01:18:58]

Il y avait beaucoup de moments d'hésitation

[01:19:00]

en fait, entre ces mouvements.

[01:19:01]

Il a laissé la voiture allumée pendant

[01:19:03]

5 minutes, il est rentré à l'intérieur,

[01:19:05]

il a laissé la voiture allumée 5 minutes.

[01:19:08]

Et même la police

[01:19:10]

revient sur les faits.

[01:19:11]

Il a laissé son Glock 9 millimètres

[01:19:14]

qu'il avait utilisé pour tirer,

[01:19:16]

mais ici, il l'a laissé sur le comptoir,

[01:19:18]

en fait pas sur le comptoir, mais

[01:19:19]

sur son établi. Il a pris un autre arme

[01:19:22]

qu'il a mis dans sa poche,

[01:19:23]

moi je ne suis pas un connaissant,

[01:19:24]

mais c'est un Walther P99

[01:19:27]

9 millimètres semi-automatique,

[01:19:29]

donc encore des armes, on s'entend

[01:19:31]

que je crois que ce soit.

[01:19:32]

C'est pas utile pour la chasse.

[01:19:35]

Déjà du semi-automatique,

[01:19:37]

c'est pas pour la chasse.

[01:19:39]

Je ne suis pas un connaissant,

[01:19:40]

donc je ne peux pas répondre, mais

[01:19:42]

c'est ce que je pensais. C'est ça, c'est un gun.

[01:19:44]

C'est vraiment un fusil.

[01:19:46]

Il avait encore besoin d'une arme qui marchait

[01:19:48]

parce qu'il n'avait pas fini sa mission.

[01:19:51]

Et là, il se remet

[01:19:54]

comme conducteur Uber,

[01:19:55]

disponible encore une fois.

[01:19:57]

C'est ça qui est vraiment particulier.

[01:19:59]

Il tue des gens, il n'y a pas de problème.

[01:20:02]

On revient comme conducteur.

[01:20:03]

À 20h02,

[01:20:05]

il ramasse un certain Keith Black

[01:20:08]

qui habite près du campus

[01:20:10]

dans l'ouest du Michigan.

[01:20:11]

Il l'a amené au centre-ville.

[01:20:13]

Black s'est assis sur le siège

[01:20:14]

du passager, comme on parlait à l'habitude.

[01:20:16]

Il lui a parlé doucement,

[01:20:18]

sans conflit, tout s'est bien passé.

[01:20:20]

Il y a un autre passager aussi

[01:20:21]

qui est embarqué avec Dalton

[01:20:23]

dans la même soirée, en début de soirée.

[01:20:25]

Il disait que

[01:20:27]

Dalton chantait à la radio,

[01:20:29]

tout était beau, il n'y avait aucun problème.

[01:20:32]

À 21h,

[01:20:34]

Dalton s'arrête pour manger

[01:20:36]

un repas au Fairfield Inn,

[01:20:38]

qui est à côté du Cracker Barrel.

[01:20:40]

Je ne sais pas si vous connaissez cette chaîne américaine

[01:20:42]

qui est quand même bonne et grasse.

[01:20:44]

Ici, c'est juste du fromage.

[01:20:45]

Oui, c'est vrai.

[01:20:49]

Il amène trois autres passagers en ville.

[01:20:52]

Il y a eu quelques problèmes

[01:20:53]

avec l'application au niveau de la facturation

[01:20:55]

avec ces clients-là,

[01:20:57]

mais il n'a pas fait de cas

[01:20:59]

selon les témoins.

[01:21:00]

Il n'a pas fait de soucis.

[01:21:05]

Tyler Smith, 17 ans.

[01:21:07]

Lui aussi, Tyler avait passé

[01:21:09]

une bonne partie de sa journée

[01:21:11]

dehors à se promener à faire des commissions.

[01:21:13]

Il se magasinait une voiture avec sa petite amie,

[01:21:16]

Alexis,

[01:21:17]

qui elle aussi était âgée de 17 ans.

[01:21:20]

Le soir,

[01:21:21]

son père, Rich, qui est un plombier,

[01:21:23]

les rejoignit pour voir ce que leur fils

[01:21:25]

avait découvert plus tôt.

[01:21:28]

Tyler et son père aimaient tous les deux

[01:21:29]

les voitures, donc ils voulaient l'accompagner

[01:21:31]

dans leur recherche de voitures,

[01:21:33]

mais ils cherchaient aussi quelque chose

[01:21:34]

qui pourrait conduire ensemble

[01:21:37]

ou qui plairait aux deux.

[01:21:41]

Rich et Tyler

[01:21:42]

et sa petite amie, Alexis,

[01:21:44]

se rendent dans leur

[01:21:45]

Range Rover familiale.

[01:21:47]

Ils vont voir

[01:21:49]

une série de concessionnaires.

[01:21:52]

Les concessionnaires sont

[01:21:53]

toujours situés au même endroit

[01:21:55]

dans les villes,

[01:21:56]

donc ils ne vont pas loin du Stadium Drive.

[01:21:59]

Il est près de 22h,

[01:21:59]

donc les concessionnaires sont fermés.

[01:22:01]

Ils décident de se rendre chez Kia.

[01:22:04]

Tyler débarre la voiture avec son père

[01:22:06]

pour regarder une camionnette Ford

[01:22:08]

bleue qui était stationnée

[01:22:11]

à l'entrée du concessionnaire.

[01:22:12]

Ça l'intéressait.

[01:22:13]

Alexis, la copine,

[01:22:15]

l'intéresse plus ou moins.

[01:22:17]

Elle décide de rester dans la voiture

[01:22:19]

sur le banc arrière du Range Rover.

[01:22:21]

C'est à ce moment que Dalton entre

[01:22:23]

dans le stationnement un peu par hasard.

[01:22:24]

On n'a jamais vraiment compris

[01:22:26]

pourquoi il rentre dans le stationnement

[01:22:27]

ou ce que tous ces gens-là magasinent

[01:22:29]

une voiture aux heures fermées.

[01:22:31]

Il se gare,

[01:22:32]

proche du bureau.

[01:22:34]

Il s'approche du père

[01:22:36]

et du fils à pied.

[01:22:38]

Il passe devant le Range Rover.

[01:22:40]

Il n'a pas vu Alexis,

[01:22:41]

qui était dans la voiture.

[01:22:45]

Alexis regarde Dalton

[01:22:46]

qui se dirige vers eux.

[01:22:48]

Elle ne dit rien.

[01:22:49]

Là, Dalton lui dit,

[01:22:50]

qu'est-ce que vous regardez?

[01:22:51]

Oui, on regarde les voitures.

[01:22:56]

Ils n'ont même pas le temps

[01:22:58]

de terminer leur phrase.

[01:23:00]

Il a commencé à tirer sur eux.

[01:23:02]

Eux, par réflexe, c'est ce qu'on a vu

[01:23:03]

sur les caméras de sécurité.

[01:23:04]

Pendant qu'ils se faisaient tirer,

[01:23:05]

ils ont levé les bras dans les airs.

[01:23:08]

Là, on dit, qu'est-ce que vous faites?

[01:23:10]

Ça a été fatal.

[01:23:11]

Même qu'on dit que ça a été un peu théâtral,

[01:23:14]

quand les deux, le père et le fils,

[01:23:15]

sont tombés morts, sont tombés enlacés

[01:23:18]

un sur l'autre, ensemble,

[01:23:21]

comme si c'était un peu prévu.

[01:23:23]

C'est vraiment assez particulier.

[01:23:24]

Là, Alexi, elle, qui témoigne

[01:23:26]

la copine qui est dans la voiture,

[01:23:28]

qui entend ça, qui voit ça,

[01:23:29]

son père et son chum qui se font tirer

[01:23:32]

à bout portant,

[01:23:33]

elle se cache dans la voiture.

[01:23:37]

Et là, c'est à ce moment-là

[01:23:38]

que Dalton essaie d'ouvrir

[01:23:40]

la BMW. Il y avait une BMW aussi,

[01:23:42]

pas loin, essaie d'ouvrir la BMW

[01:23:44]

noire, qui était à côté

[01:23:46]

des cadavres, mais elle était fermée à clé.

[01:23:48]

Donc, il n'a pas pu l'essayer

[01:23:50]

parce qu'il nous revient plus tard,

[01:23:51]

parce qu'une fois qu'il a été, vous comprenez,

[01:23:53]

qu'il a été arrêté, il disait que

[01:23:54]

cette motivation-là, il y avait

[01:23:57]

Hubert lui disait d'aller conduire

[01:23:59]

cette BMW noire.

[01:24:01]

On s'entend, c'est un petit peu...

[01:24:05]

C'est vraiment assez particulier.

[01:24:06]

C'est vraiment assez particulier.

[01:24:08]

Justement, Alexi,

[01:24:09]

elle n'avait pas son cellulaire,

[01:24:10]

elle avait laissé à Tyler son chum.

[01:24:13]

Ce qu'elle a fait, elle s'est dépêchée,

[01:24:15]

elle est sortie de la voiture, elle est allée récupérer

[01:24:16]

le cellulaire de son chum qui était mort.

[01:24:18]

Elle l'a repris et est retournée dans le Range Rover.

[01:24:20]

Elle a appelé le 911

[01:24:22]

pour dénoncer tout ça à 22h08.

[01:24:25]

Et elle, heureusement, elle

[01:24:26]

était épargnée parce que Dalton

[01:24:28]

est reparti sur son chemin

[01:24:30]

après avoir tué deux personnes

[01:24:32]

tout bonnement. Un peu après 22h,

[01:24:35]

un groupe de femmes

[01:24:36]

qui avaient assisté à un spectacle

[01:24:38]

d'acrobatie chinoise

[01:24:40]

sur le campus universitaire, pas loin,

[01:24:43]

sont revenus au Cracker Barrel,

[01:24:44]

ce qui s'était donné comme point de rendez-vous

[01:24:46]

pour se mettre ensemble pour la voiture,

[01:24:48]

se sont reséparés en deux groupes.

[01:24:50]

C'est à ce moment-là que Dalton

[01:24:52]

était dans le stationnement par hasard.

[01:24:54]

Il est venu vers eux encore une fois à pied.

[01:24:58]

Une des femmes de la voiture,

[01:25:00]

il lui a demandé si elle pouvait lui

[01:25:02]

donner un dollar

[01:25:04]

pour rendre l'Amérique plus belle.

[01:25:08]

Ça c'est vraiment bizarre, tout ça se passe

[01:25:10]

dans un court laps de temps.

[01:25:11]

Il lui a dit

[01:25:13]

qu'il était sur le point

[01:25:15]

pour justifier sa demande,

[01:25:17]

qu'il était sur le point de s'enfuir

[01:25:19]

mais qu'il avait besoin

[01:25:21]

d'argent pour se sauver.

[01:25:24]

C'est à ce moment-là

[01:25:24]

parce qu'il avait son fusil à la main,

[01:25:27]

ses parents de deux voitures,

[01:25:28]

les deux femmes, ils ont entendu une des femmes

[01:25:30]

crier dans l'autre voiture parce qu'ils ont vu ça.

[01:25:33]

Au moment où les femmes ont crié,

[01:25:34]

il s'est retourné et il les a toutes tirées.

[01:25:38]

Il a vraiment commencé,

[01:25:39]

il a abattu le conducteur,

[01:25:41]

le passager avant, il a fait une séquence.

[01:25:44]

Conducteur, passager avant,

[01:25:45]

passager arrière, passager arrière.

[01:25:48]

Il a vraiment

[01:25:49]

tué d'une séquence très précise.

[01:25:52]

Pendant ce temps-là,

[01:25:54]

il avait eu le cas

[01:25:55]

au concessionnaire Kia.

[01:25:56]

Il y a quand même eu deux autres personnes.

[01:25:58]

Imaginez-vous l'état de la police actuellement

[01:26:01]

dans la ville de Kalamazoo.

[01:26:03]

Au début, c'est un cas.

[01:26:05]

Tu as un cas,

[01:26:06]

deux cas, trois cas.

[01:26:08]

Ça devient un petit peu

[01:26:10]

complètement fou.

[01:26:12]

Justement, sur la radio de la police,

[01:26:14]

ça commençait à dire,

[01:26:15]

on a un tueur en Syrie qui circule.

[01:26:18]

Avant ça, c'était assez particulier.

[01:26:20]

À cet heure-là,

[01:26:22]

j'étais quand même 22-23 ans,

[01:26:23]

il y avait peu d'informations

[01:26:25]

sur Dalton qui circulaient.

[01:26:28]

On parle presque de meurtre de masse

[01:26:30]

parce que c'est un après l'autre.

[01:26:32]

C'est une chaîne.

[01:26:33]

Ça rappelle un peu le tueur de Washington.

[01:26:36]

Oui, c'est vrai.

[01:26:38]

Il snipait des étrangers

[01:26:41]

comme ça.

[01:26:42]

Un peu au hasard.

[01:26:44]

Effectivement.

[01:26:45]

Il commençait à avoir des avertissements

[01:26:46]

qu'il y avait un homme blanc assez âgé

[01:26:48]

parce que Dalton, si vous allez voir

[01:26:51]

sur Internet, c'est un père de famille,

[01:26:53]

mais dans la cinquantaine, il commence

[01:26:55]

à avoir des cheveux assez gris

[01:26:56]

qui étaient justement au volant

[01:26:58]

d'une Chevy HHR de couleur foncée.

[01:27:01]

Dans les victimes,

[01:27:02]

justement dans la voiture,

[01:27:03]

parmi les femmes qui avaient été au spectacle,

[01:27:06]

il y avait une jeune enfant de 14 ans

[01:27:08]

et elle a reçu une balle à la tête.

[01:27:11]

Heureusement,

[01:27:12]

elle a été sauvée.

[01:27:14]

Au départ, il pensait qu'elle était morte

[01:27:15]

parce qu'il maintenait son corps

[01:27:18]

en vie simplement pour que ses organes

[01:27:20]

puissent être prélevés pour la transportation.

[01:27:22]

On s'entend, à 14 ans,

[01:27:23]

on a des beaux organes frais,

[01:27:25]

mais finalement, après quelques minutes,

[01:27:27]

le coeur est tout s'est remis à battre.

[01:27:30]

Donc, elle a été vraiment sauvée.

[01:27:33]

Pour eux, même dans toute l'histoire,

[01:27:34]

ça a été un peu le miracle de Kalamazoo.

[01:27:36]

C'est une des seules victimes

[01:27:37]

qui a été tirée et qui s'en est sauvée

[01:27:39]

à part la dame de tout à l'heure.

[01:27:41]

Bref, les tirs de Crackle Barrel,

[01:27:45]

après les tirs de Crackle Barrel,

[01:27:46]

Dalton est encore retourné à sa maison

[01:27:48]

qui était à environ 30 km

[01:27:51]

de l'endroit.

[01:27:52]

Son voisin, Jim Block,

[01:27:55]

il a entendu des coups de feu

[01:27:57]

lui-même dans la maison de Dalton

[01:27:59]

vers 23h20.

[01:28:01]

Il savait que Dalton avait des cibles

[01:28:02]

et qu'il avait l'habitude de pratiquer le tir,

[01:28:05]

mais pas nécessairement à des heures

[01:28:07]

aussi tardives.

[01:28:09]

Lorsqu'il est revenu,

[01:28:10]

il est revenu charger son arme

[01:28:12]

de 9 millimètres

[01:28:14]

et amener 20 nouvelles balles fraîches

[01:28:17]

avec lui.

[01:28:18]

Il reprend les voyages

[01:28:20]

comme s'il se remet disponible

[01:28:23]

tout bonnement

[01:28:25]

pendant ce bout de soirée-là encore.

[01:28:26]

Il a ramené plusieurs personnes

[01:28:28]

dans la zone de Kalamazoo,

[01:28:30]

des gens qui rentrent des bars.

[01:28:33]

On a des lifts

[01:28:35]

qui sont effectués

[01:28:36]

entre les cibles

[01:28:37]

et des lifts où rien de spécial

[01:28:40]

s'est passé.

[01:28:42]

Justement, il y a une demande de transport,

[01:28:43]

il y a un étudiant que lui a appelé Dalton.

[01:28:46]

Il y en a un que Dalton a annulé

[01:28:48]

à la dernière minute, il n'y a pas eu de problème.

[01:28:49]

D'autres, il y a une famille

[01:28:51]

qui sont entrées avec lui,

[01:28:53]

qui se sont assis en avant,

[01:28:54]

il n'y a pas eu de problème.

[01:28:56]

Par contre, à minuit 4,

[01:28:59]

Dalton a ramassé trois autres amis

[01:29:00]

que eux voulaient justement être ramenés

[01:29:03]

à l'ordre d'ortoir.

[01:29:04]

Il était surpris que Dalton

[01:29:07]

ne savait pas trop ce qu'il allait

[01:29:08]

parce qu'on dirait qu'il utilisait moyennement

[01:29:10]

son application Uber parce que d'habitude

[01:29:11]

t'as pas besoin de donner d'indication

[01:29:14]

à ton conducteur quand t'as Uber,

[01:29:17]

tout est connecté avec Google Maps.

[01:29:19]

Il trouvait ça un petit peu bizarre

[01:29:20]

et c'est comme s'il n'utilisait pas

[01:29:22]

vraiment son application.

[01:29:23]

Il y a un autre étudiant

[01:29:25]

qui est rentré aussi,

[01:29:27]

qui a fait un appel, qui terminait sa soirée

[01:29:30]

avec sa femme et sa belle famille.

[01:29:32]

Il était près de la maison,

[01:29:33]

mais il avait quand même envie de prendre un Uber.

[01:29:35]

Ils ont quand même entendu qu'il y avait

[01:29:37]

un tireur actif en liberté.

[01:29:39]

Donc pour eux, d'utiliser Uber,

[01:29:41]

c'était une...

[01:29:43]

un gamble, mais en même temps,

[01:29:45]

c'était sécuritaire pour eux.

[01:29:47]

Parce que je ne suis pas sûr qu'à ce moment-là

[01:29:49]

que c'était nécessairement dit partout

[01:29:51]

que c'était un conducteur Uber

[01:29:52]

qui était là.

[01:29:53]

Pour eux, c'était quand même plus prudent,

[01:29:56]

même s'il était proche de la maison.

[01:29:57]

C'est Jason qui a eu l'appel

[01:30:01]

avec son application.

[01:30:02]

Il arrive, il était à 5 minutes de là.

[01:30:06]

Ils n'ont rien fait.

[01:30:07]

Ils n'ont pas fait de cas de tout ça.

[01:30:10]

Derek s'est retrouvé

[01:30:11]

vraiment à côté de Dalton.

[01:30:12]

Son beau-père est en arrière de lui

[01:30:14]

avec sa femme, la femme de son beau-père.

[01:30:17]

Et avant que le voyage commence,

[01:30:18]

Cherry a dit quand même à son amie,

[01:30:20]

ne dis rien.

[01:30:22]

Parce que justement, elle pensait peut-être

[01:30:23]

que ça pouvait être le tireur en tant que tel.

[01:30:27]

Finalement, cette course-là,

[01:30:28]

c'est bien passé. Jason a eu plusieurs

[01:30:30]

autres appels durant la soirée,

[01:30:32]

durant la fin, fin de soirée.

[01:30:34]

Ils se sont bien passés.

[01:30:36]

On s'entend, c'est un samedi soir,

[01:30:37]

il y a beaucoup, beaucoup d'action au centre-ville

[01:30:39]

de Kalamazoo. Finalement, la police

[01:30:41]

se réussit à le coincer

[01:30:43]

en interceptant un peu

[01:30:45]

les appels des gens et les témoignages.

[01:30:47]

Il n'a jamais résisté à son arrestation.

[01:30:50]

Même que la police

[01:30:51]

était un peu déçue.

[01:30:53]

Ce que j'ai lu, qu'ils ne résistent pas

[01:30:55]

à l'arrestation pour eux, ça aurait comme mis

[01:30:57]

un peu de challenge pour eux.

[01:31:00]

C'était comme un peu trop facile

[01:31:01]

d'arrêter quelqu'un qui a tué

[01:31:03]

six personnes quand même.

[01:31:06]

Surprenant.

[01:31:08]

Il était arrêté.

[01:31:10]

Il n'est toujours pas condamné.

[01:31:12]

En fait, le procès

[01:31:14]

n'a pas encore eu lieu.

[01:31:16]

Il y a eu la déposition et tout ça.

[01:31:17]

Il est même allé en appel.

[01:31:19]

En juin 2017, la date de procès

[01:31:22]

va être annoncée plus tard.

[01:31:23]

Donc, il n'y a pas encore de...

[01:31:25]

C'est encore en cours. Oui, exactement.

[01:31:27]

Lui-même a intenté une poursuite

[01:31:30]

à Uber un mois

[01:31:32]

après son arrestation.

[01:31:34]

Justement, pour lui,

[01:31:36]

ça n'a pas passé.

[01:31:37]

Ça n'a pas été plus loin que la demande

[01:31:39]

de poursuite. Il accusait justement

[01:31:41]

que tout ce qui est arrivé, c'est de la faute à Uber.

[01:31:44]

Ils n'ont pas donné son bonus à Noël.

[01:31:46]

Oh boy!

[01:31:47]

Qui était obligé de travailler

[01:31:50]

sans arrêt.

[01:31:52]

C'est incohérent à Uber. Tu travailles bien

[01:31:53]

quand tu veux. Il n'y a personne de chez Uber

[01:31:56]

qui t'oblige à travailler.

[01:31:58]

Donc, tout cet argumentaire-là

[01:32:00]

ne tenait pas la route.

[01:32:02]

Il était évalué psychologiquement

[01:32:04]

apte à subir son procès.

[01:32:05]

Il a inventé toutes sortes d'histoires.

[01:32:07]

Sa femme a divorcé deux semaines après son arrestation.

[01:32:10]

Ça a été automatique.

[01:32:11]

Ils ont quitté la maison. Elle a tout déménagé.

[01:32:13]

Je n'ai pas eu de nouvelles.

[01:32:15]

Tu dis c'est sûr,

[01:32:17]

mais ce n'est pas dans tous les cas.

[01:32:18]

Il y a des cas où les femmes vont croire leur mari

[01:32:21]

dans leur histoire et ils vont les suivre.

[01:32:23]

Ou même s'ils savent

[01:32:25]

qu'il a vraiment tué, ils vont les suivre

[01:32:27]

dans ces durs moments-là.

[01:32:31]

Effectivement.

[01:32:32]

L'internet est venu

[01:32:33]

en feu, mais quand on n'a pas de réponse,

[01:32:35]

il n'y a jamais eu d'explication précise.

[01:32:37]

On n'a pas ces motifs?

[01:32:39]

Dalton en a dit, mais ils ne sont jamais clairs.

[01:32:41]

Lui, en fait, ce qu'il dit, c'est que l'application Uber,

[01:32:43]

et c'est ça qui est particulier,

[01:32:44]

lui, il envoyait des messages.

[01:32:45]

Il voyait comme le logo de Uber

[01:32:48]

qui s'est transformé, qui est venu en rouge,

[01:32:50]

comme un appel, comme les communistes,

[01:32:53]

les Russes lui envoyaient un message.

[01:32:55]

Retour de la maladie mentale.

[01:32:57]

Il n'y a pas de

[01:33:00]

conclusion là-dessus,

[01:33:00]

mais c'est certain qu'il a pété un plomb,

[01:33:03]

le gars.

[01:33:03]

C'est de la maladie mentale.

[01:33:06]

C'est un peu comme s'il voyait que

[01:33:09]

l'application Uber était possédée

[01:33:11]

ou quelque chose comme ça.

[01:33:11]

C'était vraiment ça tout le temps.

[01:33:13]

L'histoire tantôt du concessionnaire Kia

[01:33:15]

et la BMW, il a dit par la suite

[01:33:18]

que c'était vraiment l'application Uber

[01:33:20]

qui a dit d'aller vers cette BMW-là

[01:33:23]

noire.

[01:33:24]

Notamment David Berkowitz,

[01:33:26]

le titulaire en série assez célèbre,

[01:33:30]

lui disait que

[01:33:31]

les meurtres avaient été

[01:33:33]

motivées du moins,

[01:33:34]

poussées par le chien du voisin

[01:33:36]

qui lui parlait, le genre qui était

[01:33:38]

démoniaque et qui lui disait de tuer.

[01:33:41]

Dans ce cas-ci, c'est une application web,

[01:33:43]

mais on a la même espèce de...

[01:33:45]

Oui, la twist qui est là.

[01:33:46]

Exactement.

[01:33:47]

On parle de schizophrénie.

[01:33:51]

Clairement de schizophrénie.

[01:33:52]

Dans ce cas-ci, c'est un chien.

[01:33:53]

Dans l'autre cas, on parle d'une application Uber,

[01:33:55]

mais c'est la même chose.

[01:33:57]

Mais je pense aussi aux films,

[01:33:59]

le célèbre succès l'a enragé.

[01:34:02]

Qui pète un plomb

[01:34:03]

et qui se met à tuer tout le monde

[01:34:04]

sur sa route pour aucune maudite raison,

[01:34:06]

à part qu'il est en colère.

[01:34:08]

Mais c'est un peu ça.

[01:34:09]

Je vais conclure là-dessus,

[01:34:12]

les illuminati étaient responsables,

[01:34:14]

George Bush,

[01:34:17]

même notre président actuel,

[01:34:19]

pas notre président,

[01:34:20]

mais le président Trump.

[01:34:22]

Tout le monde y est passé,

[01:34:24]

dans les coupables de cette histoire-là,

[01:34:26]

mais on n'a jamais eu vraiment le vrai fondement de l'histoire,

[01:34:29]

à part le fait que c'était de la faute à Uber.

[01:34:30]

Et la poursuite était de 10 millions,

[01:34:32]

mais ça n'a pas eu lieu.

[01:34:34]

C'est quand même triste,

[01:34:35]

parce qu'il y a des victimes réelles là-dedans.

[01:34:38]

C'est incroyable.

[01:34:39]

Ce n'est pas un cas qui a été énormément médiatisé

[01:34:42]

ici du moins au Canada.

[01:34:44]

J'en ai presque pas entendu parler,

[01:34:46]

à part étant donné qu'on faisait des recherches

[01:34:48]

pour distorsion.

[01:34:49]

On l'avait vu passer,

[01:34:50]

mais sinon, ce n'est pas quelque chose

[01:34:52]

qui a fait énormément de vagues.

[01:34:54]

Je pense que les gens de Uber

[01:34:55]

ont fait en sorte que ça ne ressorte pas.

[01:34:59]

C'est ça que j'ai pensé.

[01:35:01]

Ce n'est pas une très bonne publicité.

[01:35:02]

Surtout qu'ici, on avait d'autres débats.

[01:35:04]

Les médias ont dû se concentrer sur les débats

[01:35:06]

qu'on avait, les confier avec les taxis.

[01:35:09]

Mais il reste que, moi,

[01:35:10]

c'est la première fois que j'entends cette histoire-là.

[01:35:12]

Je ne l'avais jamais même pas vu passer.

[01:35:14]

Ça a été très peu médiatisé.

[01:35:15]

Il n'y a pas de nouvelles nouvelles.

[01:35:17]

Ça a seulement sorti lorsque c'est arrivé.

[01:35:20]

Exactement.

[01:35:20]

Ça va être parfait pour votre retrospective.

[01:35:23]

Si on a un nouveau d'ici là,

[01:35:25]

sinon, un bilan de la saison 3.

[01:35:27]

Merci beaucoup, Sam, pour cette histoire.

[01:35:30]

Une belle histoire qui ne nous donne pas envie

[01:35:35]

de prendre Uber, du moins,

[01:35:37]

pour revenir de nos parités des fêtes.

[01:35:39]

Je pensais que j'allais revenir chez nous à Uber.

[01:35:41]

Je commence à douter.

[01:35:42]

Tu vas prendre l'autobus, finalement?

[01:35:44]

Je pense que je vais prendre l'autobus.

[01:35:45]

Merci beaucoup, Simon Pratch, aussi.

[01:35:47]

Merci à vous autres.

[01:35:48]

De ta collaboration.

[01:35:50]

En fait, Ars Moriandzi, ça revient quand, encore une fois?

[01:35:53]

On revient le 17 janvier en ondes,

[01:35:55]

donc, sur vos applications.

[01:35:58]

Le 18 janvier, donc, le lendemain.

[01:36:01]

On vous a préparé 13 épisodes

[01:36:02]

pour la prochaine saison.

[01:36:04]

En plus, on va avoir une...

[01:36:06]

Je l'ai déjà annoncé sur la page.

[01:36:08]

Il va y avoir des témoignages.

[01:36:09]

J'ai préparé quelques entrevues

[01:36:11]

avec des personnes...

[01:36:13]

Exactement, avec des personnes qui ont vécu l'horreur

[01:36:16]

de diverses façons,

[01:36:17]

soit par des tragédies, soit professionnellement,

[01:36:20]

ce qui est un peu...

[01:36:22]

Souvent, c'est des métiers

[01:36:23]

qu'on églige, qu'on met de côté,

[01:36:25]

qu'on ne pense pas régulièrement.

[01:36:28]

On est en train de préparer quelque chose.

[01:36:30]

Distorsion est moi-même.

[01:36:31]

Oui.

[01:36:32]

Pour ces bonus-là.

[01:36:34]

Tout le monde sait un peu de quoi on parle,

[01:36:36]

mais c'est aujourd'hui la première fois

[01:36:38]

qu'on en parle ensemble.

[01:36:40]

J'en dis pas plus.

[01:36:42]

C'est le fun, le mystère, l'engouement.

[01:36:44]

On en reparle en 2018, on va voir.

[01:36:46]

Ça risque fort de ne pas être notre dernière collabo.

[01:36:49]

OK, non.

[01:36:50]

Vous allez voir en 2018.

[01:36:52]

Et sur ça aussi, je vous relance,

[01:36:54]

parce que dès le coup que c'est dit

[01:36:55]

et que c'est enregistré, que le public l'a entendu,

[01:36:59]

il n'y a aucun moyen de revenir en arrière.

[01:37:02]

Je trouve qu'on traîne de la part

[01:37:03]

avec notre show live.

[01:37:04]

C'est vrai.

[01:37:06]

Là, il est temps qu'on fasse notre spectacle en direct

[01:37:08]

devant le public.

[01:37:09]

Je le sais que le public a hâte de nous rencontrer

[01:37:12]

humblement, mais n'empêche,

[01:37:14]

on veut ce show-là autant nous que vous à la maison.

[01:37:18]

Donc là,

[01:37:19]

je le dis, il faut que ce soit fait

[01:37:20]

au moins pour le retour de votre

[01:37:22]

prochaine saison.

[01:37:24]

Dans les prochains mois,

[01:37:26]

ça fait un an qu'on dit ça.

[01:37:27]

Là, c'est le temps qu'on le fasse pour vrai.

[01:37:30]

Je vais mettre la main à la pâte

[01:37:31]

et vous forcez à coups de fouette.

[01:37:33]

Il faut qu'on revienne avec un show live.

[01:37:35]

Donc, on va organiser ça.

[01:37:37]

En plus, on a déjà toutes nos histoires

[01:37:39]

de prêtes. On le sait.

[01:37:41]

Ça fait longtemps qu'on en parle.

[01:37:42]

On a nos histoires. Donc, on va organiser ça bientôt.

[01:37:45]

Ça s'en vient super. Soyez aux aguets.

[01:37:47]

Absolument.

[01:37:48]

Merci beaucoup encore de ton temps, Simon.

[01:37:51]

D'ici cette option, nous,

[01:37:52]

on revient plus début mars.

[01:37:54]

Donc, vous avez Ars Moriendi entre temps.

[01:37:57]

Et puis, en fait, notre dernier épisode,

[01:37:59]

on a un bilan. Oui, on va faire un épisode bilan

[01:38:01]

début 2018 en janvier

[01:38:03]

au retour des fêtes. Donc, hésitez pas

[01:38:05]

si vous avez des questions pour nous.

[01:38:06]

Si vous voulez nous suggérer des sujets

[01:38:09]

de discussion ou autres, que ça touche

[01:38:11]

le podcast en général ou des cas

[01:38:13]

bien précis d'histoire de l'ère numérique

[01:38:15]

qu'on a discuté dans nos deux saisons,

[01:38:17]

hésitez pas à nous poser ça sur le groupe de discussion

[01:38:19]

sur Facebook ou sur notre page

[01:38:21]

aussi. C'est d'ailleurs ma seule

[01:38:23]

jalousie. Vous avez une maudite

[01:38:25]

belle communauté. Ça, c'est le fun.

[01:38:27]

C'est vrai. Je vois pas comment je pourrais

[01:38:29]

présenter ça avec Ars Moriendi

[01:38:31]

parce qu'on parle d'une époque et il y a tellement

[01:38:33]

longtemps, les enquêtes sont finies depuis des

[01:38:35]

centaines d'années des fois. Donc,

[01:38:37]

il n'y a aucune raison que je fasse

[01:38:39]

ça. Mais dans votre propos,

[01:38:41]

dans votre mandat,

[01:38:43]

votre communauté fait tout son sens

[01:38:45]

et c'est vraiment intéressant.

[01:38:47]

Votre groupe, je l'aime. Puis tout le monde

[01:38:49]

est le fun. On a souvent, souvent, on part

[01:38:51]

des groupes. Puis finalement, on est déçu

[01:38:53]

de la réaction du public. Dans votre

[01:38:55]

cas, c'est pas ça. Vous avez un public

[01:38:57]

de feu. C'est tellement

[01:38:59]

le fun, les conversations qui se trouvent

[01:39:01]

sur votre groupe. Si vous n'êtes pas encore

[01:39:03]

sur le groupe, ajoutez le groupe

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distortion, partagez vos opinions,

[01:39:08]

partagez vos théories.

[01:39:09]

C'est vraiment une belle communauté

[01:39:11]

et il y en a très peu des comme ça

[01:39:13]

au niveau criminel. C'est vraiment

[01:39:15]

intéressant. Pour vrai, je suis très

[01:39:17]

jaloux de votre communauté. Et Simon,

[01:39:18]

il prend part parfois aux discussions.

[01:39:21]

Tant, tant, tant. Exactement. Donc,

[01:39:23]

merci encore tout le monde pour votre support

[01:39:24]

pour cette saison 2. On vous revient

[01:39:27]

2018. Et pourquoi pas laisser

[01:39:29]

le mot de la fin à Simon ce soir?

[01:39:32]

Pour le mot de la fin,

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on va se le dire. Je vous l'ai dit

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déjà. On m'appelle Monsieur

[01:39:37]

Noël. Chaque gang a son Monsieur

[01:39:39]

Noël. Dans ma gang, c'est

[01:39:41]

moi. Croyez-moi. J'ai

[01:39:43]

des suits pour toutes les occasions de

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Noël, mais aussi une voix

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qui chante. J'ai grandi dans une chorale,

[01:39:49]

donc les thunes de Noël, je les connais

[01:39:51]

toutes. Moi, je pense qu'un spécial

[01:39:53]

de Noël n'est pas un spécial

[01:39:55]

de Noël s'il ne se termine

[01:39:57]

pas en chanson. Et c'est pourquoi

[01:39:59]

je vous offre les anges

[01:40:00]

dans nos campagnes. Oui, vas-y.

[01:40:03]

On ne t'en retient pas.

[01:40:04]

Les anges dans nos

[01:40:06]

campagnes ont entonné

[01:40:08]

l'hymne des cieux

[01:40:10]

et l'écho de nos

[01:40:13]

montagnes. On l'a encore

[01:40:14]

encore, mais c'est pas faux.

[01:40:18]

Glow

[01:40:25]

In excelsis Deo

[01:40:29]

Glow

[01:40:37]

In excelsis Deo

[01:40:41]

Hé, il reste jusqu'à 14 couplets

[01:40:43]

Bergez pour qui

[01:40:45]

cette fête

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