Pour cet épisode spécial Noël, nous ré-invitons Simon Predj du podcast Ars Moriendi afin de vous présenter 3 histoires qui briseront vos âmes d’enfants. Un cultivateur de la Caroline du Nord pose un geste inattendu après avoir pris un portrait de sa famille le jour de Noël 1929. La veille de Noël 1945, une famille de la Virginie voit leur maison décimée par les flammes. Étrangement, aucun des 5 enfants ne sera retrouvé, ni dans le brasier, ni ailleurs. Pour terminer, en 2016, un chauffeur Uber du Michigan tombe en pleine folie meurtrière après ne pas avoir reçu son bonus de Noël. Joyeuses fêtes à tous!

Épisode
#27 - Bonus - Spécial Noël avec Ars Moriendi
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Noël, un moment privilégié pour se rassembler avec les gens qu'on aime.
Noël est aussi le moment où des secrets de famille troublants peuvent être révélés.
Lors de ces moments riches en émotions, il est possible que notre côté obscur ressurgisse.
Cette semaine, nous proposons trois histoires troublantes qui vous feront remettre en question cette fête sacrée.
Vous verrez que Noël n'est pas toujours la fête de l'amour.
Ici Simon Prej, Emile Gauthier et Sébastien Lévesque.
Et vous écoutez le spécial Noël de Distorsion et Ars Moriendi.
Sébastien Lévesque, Simon Prej, comment ça va les gars?
Ça va bien et toi Emile?
Ça va très bien, très bien parce que ce soir on a encore...
C'est Noël!
Oui, exactement. C'est un spécial Noël.
On sait qu'on a fait un spécial Halloween avec Simon Prej aussi d'Ars Moriendi.
Un peu plus tôt cette saison-ci.
Et puis il y a tellement eu une bonne réaction.
En fait les gens ont même voulu qu'on engage Simon comme employé temps plein de Distorsion.
Et puis on récidive pour un spécial Noël pour briser vos âmes d'enfants encore une fois.
Simon, comment ça va toi?
C'est Noël! C'est Noël dans mon coeur, dans ma tête, dans ma maison.
Quelle belle période des fêtes!
Moi je suis un tripeux de Noël.
Moi aussi je te comprends.
Je pense que j'ai été élevé par la TV.
Je pense que c'est ma nostalgie de ces moments passés devant la télé qui fait que j'aime autant Noël.
Mais Noël c'est tellement de choses.
C'est tellement du bon temps à passer en famille.
Et tu sais Noël, tout le monde est stressé.
Tout le monde code un magasin vifou.
Il se tape sa gueule pour des rabais.
C'est le trafic partout. Il fait frette. Il y a de la sludge.
On dépense trop ses cadeaux.
Bref, j'adore ça.
Dis-nous donc, qu'est-ce qui se passe avec Ars Moriendi?
Parce que là, tu étais en pause pendant tout l'automne, mais tu reviens en janvier.
Ça s'en vient et je suis tellement excité, presque autant qu'avec Noël.
Non, également avec Noël.
Mais on est de retour le 17 janvier à choc.ca.
Ça, je n'ai pas précisé, mais le mercredi 17, l'épisode va être diffusé en direct sur choc.ca.
Et c'est le lendemain, assez tôt le matin, qui va être disponible en téléchargement.
Donc, si vous voulez l'entendre avant tout le monde, il faudra écouter live sur choc.ca.
Ça va être à 10h les mercredis, deux fois par mois, donc on revient.
Je suis très excité par ma deuxième saison.
J'ai trouvé des histoires qui, moi, m'ont jeté à terre.
Puis on s'éloigne un peu aussi des tueurs en série.
C'est plus une thématique de la famille, la communauté.
Je pense que ça va être bien intéressant.
Puis, tu sais, j'ai des comédiens, des fois, qui viennent.
Là, on pousse encore.
Je me suis dit, OK, on va aller encore plus loin.
Puis j'ai quelques épisodes de reconstitution avec énormément de comédiens.
On va revivre ces dernières journées fatidiques.
Parce que je pense que ça va être bien le fun.
Je suis bien, bien, bien excité de revenir.
On enregistre très bientôt tout ça.
Bien, on a bien hâte.
Seb, tu nous as dégoté une bière spéciale pour Noël.
Oui, c'est la Winter Ale de Granville Island de Vancouver.
Une bière canadienne.
En fait, on a essayé de trouver une bière de Noël.
Elle a des goûts de cacao.
Elle est chocolatée sur une petite bière brune de 5,5 % d'alcool.
C'est vraiment intéressant comme bière.
Je vous dirais si vous aimez le goût de cacao et un peu de la brune.
Je vous dirais que c'est quand même un parfait mélange.
J'étais un peu pas sceptique, mais je ne suis pas un fan
nécessairement de bière au cacao.
Et celle-là, je la trouve quand même agréable en bouche.
Dans le temps de Noël, on peut se permettre une petite folie comme ça.
C'est aussi ça, la magie de Noël.
Oui.
On vous rappelle que si vous voulez encourager le show
et nous faire une tournée de bière,
vous pouvez vous rendre au distortionpodcast.com.
Dans l'onglet Tournée de bière, vous pouvez choisir un don
et même nous suggérer une bière de votre région
si vous voulez qu'on la boive.
Oh yeah!
Même concept un peu qu'à l'Halloween ce soir, chers amis.
On vous propose trois histoires
qu'on ne s'est pas dit à chacun d'entre nous.
Encore une fois, c'est une surprise.
Ce n'est pas stagé.
On va déballer nos histoires ensemble.
On va déballer nos histoires ensemble.
La dernière fois, on avait fait un certain ordre.
On avait gardé Simon en sandwich entre nous deux, Seb.
J'avais terminé l'émission. Toi, tu avais commencé.
Et là, on va inverser. Donc, je vais commencer.
Et puis, Simon va toujours rester au show entre nous deux.
C'est parfait. Moi, j'adore être au show entre deux beaux bières.
Et Seb va terminer avec une histoire
qui risque d'être assez effrayante.
Oui.
Donc, l'épisode de ce soir est 18 ans et plus.
Ça risque d'être assez quand même perturbant.
Mais c'était aussi ça, la magie de Noël.
Oui, oui. Exactement.
Donc, sans plus tarder, les amis,
est-ce qu'on est prêts à se lancer
dans ce spécial Noël de distortion et d'Ars Morialdi?
Oui, monsieur.
Yes, sir, madame.
Vous, les gars, est-ce que vous avez des grandes familles?
Oui, quand même.
Je te dirais, j'ai plusieurs frères et soeurs.
Mais on essaie quand même de condenser ça
en quelques jours pour les fêtes, en fait.
C'est un peu le but de ta question.
Mais oui, j'ai quand même six frères et soeurs.
On est quand même...
Son jumelle, toutes les familles reconstituées.
Moi, ça s'est rapetissé avec le temps beaucoup.
Il y a des gens qui sont morts dans ta famille?
Il y a beaucoup de décédés dans ma famille.
Les familles ont rapetissé.
Mais en fait, pas les plus jeunes.
Moi, il fit un temps, on organisait le party des préjeuns
et on se ramassait 100 personnes au chalet,
grosses et bouchettes.
Mais avec le temps, les familles ont rapetissé.
Les plus jeunes n'ont pas fait autant d'enfants
qu'on le voudrait.
Moi, je n'ai qu'un seul frère,
quatre ans plus jeune.
Ni lui, ni moi.
On a des enfants.
Donc, du côté à mon père, c'est très tranquille.
Du côté à ma mère, je vais le dire,
moi, je trouve ça bien drôle.
Il y a eu de la chicane de famille
au décès de ma grand-mère.
Oui, ça, ça arrive souvent au décès.
Mais je le dis pour une raison,
c'est que cette année, on se retrouve
et j'en fais gros pinté.
On va être une vingtaine pour la première fois
depuis au moins 10 ans.
Mais il reste que de mon côté,
c'est plus tranquille.
Ça se réduit d'année en année.
Et toi, mon cher?
Moi, en fait,
je n'ai pas une très grande famille rapprochée,
je dirais, mais chez mes parents,
la famille à mon père, à ma mère,
tout ça, c'est quand même des grandes familles.
Mais on le sait, en fait, Noël,
c'est aussi le moment où les secrets de famille
parfois ressurgissent.
Surtout dans les grandes familles,
c'est là que justement, on se rend compte
que parfois, il y a des tensions dans les familles
et que ça peut un peu mal tourner.
Donc, mon histoire est un peu sous ce thème-là
et elle se nomme le portrait de famille.
Des émotions fortes de Noël.
Et là, en fait,
je vais mettre mon chapeau de Ars Moriendi
ce soir parce que mon histoire
pourrait très bien
le figurer dans un des épisodes
de Simon.
Ouais, je te watche.
Ne vole pas mon concept.
Le tout se déroule en 1929
en Caroline du Nord
dans le comté très rural de Stokes.
Un monsieur du nom
de Charlie Lawson possède
un lot de 200 acres
où il cultive le tabac avec sa famille.
Bon, à cette époque, il y a quand même énormément
de culture de tabac qui se faisait aux États-Unis.
La famille Lawson
est composée de neuf membres,
dont Charlie, le père,
mais aussi sa femme Fanny.
Il y a aussi sa fille Marie,
qui est âgée de 17 ans.
Arthur, qui est âgée de 16 ans.
Carrie, jeune fille de 12 ans.
Mabel, qui a 7 ans.
James, de 4 ans.
Et Raymond, de 2 ans.
Ah, et sans oublier la jeune Marilou,
de 4 mois.
Tous ces gens-là vont quand même jouer
un rôle important dans l'histoire,
mais vous n'avez pas besoin de retenir
nécessairement tous ces noms-là.
La famille mène une vie normale
de classe moyenne, bien que la culture
du tabac marche bien financièrement.
Il reste que les temps sont durs
sur la ferme, surtout à cette époque-là,
dans les années 1920.
On se rappelle qu'à cette époque-là,
il y a eu une grosse crise financière.
Effectivement.
Et souvenir aux besoins d'une grande
famille comme celle des Lawson,
ce n'est pas une tâche qui est facile.
Il faut en récolter du tabac.
Il y a beaucoup de bouches à nourrir.
Et d'autant plus que la famille Lawson
comptait 8 enfants.
2 sont malheureusement décédés
au fil du temps.
Mais en 1929, la famille contre
les 9 membres que je vous ai
parlé un peu plus tôt.
Le jour de Noël 1929,
Charlie va faire
une action plutôt très inhabituelle
à cette époque-là. Il va amener
toutes les membres de sa famille,
donc les 7 enfants ainsi que sa femme Fanny,
faire les boutiques pour aller
acheter de nouveaux vêtements,
de nouveaux habits de Noël.
Déjà, c'est quand même
une action très dispendieuse
pour les moyens de l'époque.
Ils vont les habiller de la tête
au pied et par la suite,
encore un fait qui est encore plus
inhabituel,
il va les amener dans un studio photo
pour prendre un portrait de famille
et le faire imprimer.
Donc ça, c'est quand même assez
inhabituel pour une famille de cette époque-là.
Ça coûte très cher, faire des photos
et imprimer le même jour.
Là, c'est pas comme on va chez Jean Coutu
et on fait aujourd'hui avec une clé USB.
C'est plus complexe. Oui.
Et justement, pour une famille
de cette classe-là,
c'est une pratique inhabituelle,
parce que c'est généralement
réservé aux bourgeois.
Et je vous montre la photo.
Peut-être qu'on pourrait la mettre
sur notre site web, pardonnez-moi.
Mais c'est quand même une photo
un peu creepy.
Toute la famille est...
En fait, les photos de cette époque,
on trouve toujours là.
Je sais pas si c'est l'effet de la lumière,
mais les yeux...
Personne n'est vraiment à l'aise
dans cette photo.
Et on voit même la jeune Marilou, le bébé,
dans les bras de sa mère.
Tout le monde est un peu habillé.
Personne sourit.
Les photos étaient pas habituels.
C'est pas comme aujourd'hui où on prend des selfies
15 fois par jour, donc le sourire,
c'est pas naturel.
C'est peut-être la seule photo que ces gens-là
ont prise de leur vie.
Et même à l'époque, il y avait quand même
cette superstition-là.
Je suis pas sûr que c'était très éloigné
de leur esprit au moment de la prise de photo.
Et pour vrai, particulièrement celle-là me rappelle
beaucoup les fameuses photos post-mortem
aussi qu'il y a eu à une certaine époque
à la Renaissance,
quand elle est arrivée de la photographie
où on prenait en photo
nos décédés pour une dernière photo.
Mais c'est des photos de cadavres, c'est terrifiant.
Fait pas ça.
On en parlera un jour, Ars Moriendi.
Donc après cette journée à faire
les boutiques et à aller au studio photo
prendre cette fameuse photo,
la famille Lawson revient chez elle
afin de se préparer
à célébrer Noël tous ensemble.
La propriété des Lawson
est composée d'une maison principale
ainsi que d'une vieille grange pour ranger
tout le matériel nécessaire à cultiver
le tabac. Donc c'est une petite maison
quand même assez sobre.
J'ai vu des photos, on a difficulté
à comprendre comment une famille aussi nombreuse
pouvait vivre là-dedans, mais c'était le cas
à l'époque. Faut se dire qu'en Caroline du Nord,
c'est pas le Québec, donc il n'y a pas de neige
comme ici. C'est quand même
on n'a pas besoin d'avoir des
murs autant isolés.
Les plus grandes familles habitent souvent
ensemble, très nombreux dans
la même maison. On avait les petits-enfants,
les enfants, les parents
et les grands-parents sur le même toit.
C'est tous les
enfants dans la même chambre parfois.
C'est de l'économie d'échelle, on n'avait pas le choix.
Donc Fanny,
la mère de famille, elle prépare
un gâteau dans la cuisine pour Noël,
tandis que ses deux filles,
Carrie et Mabel, elles
décident de se rendre à la maison de leur oncle
et de leur tante peu avant le souper,
afin d'aller faire un petit tour
et éventuellement de rejoindre
la famille pour le réveillon.
Donc la maison de ces oncles
et tante est à une distance de marche
du terrain des Lawson, donc ils habitent vraiment tout près.
Alors qu'ils passent devant
la grange, parce que pour se rendre à la maison,
ils devaient passer devant la grange sur le domaine
des Lawson, le père,
Charlie, va pointer un fusil
de calibre 12 sur les deux jeunes
filles, il va faire feu sur
elles, soudainement comme ça,
tout à fait inhabituel.
Alors que
elles sont encore en vie en train d'agoniser,
Charlie va les battre à mort
et ranger leur corps dans la
grange. Donc déjà là,
il y a quelque chose qui cloche.
Charlie a amené sa famille,
faire les boutiques, acheter de nouveaux vêtements,
ils ont pris une photo de famille
et juste avant de commencer
les festivités, Charlie va
assassiner froidement ses deux filles.
La magie de Noël prend plusieurs
formes. Oui, absolument, absolument.
Par la suite,
Charlie va se rendre à la maison principale
où les coups de feu
n'ont pas été clairement entendus.
On est dans une grande propriété,
des coups de feu, ça peut être un peu
des choses garées
sur une ferme.
Et en fait, Charlie va apercevoir
sa femme qui est assise près de la porte
d'entrée sur le Porsche.
Et même chose, il va lui pointer
sa carabine de calibre 12
et il va l'assassiner froidement
d'un coup de 12 dans la
tête. Le reste de
la famille à l'intérieur de la maison
commence à paniquer parce qu'eux ont vraiment
entendu des coups de feu, ça a résonné à l'intérieur
de la maison. Sa fille, Mary,
va crier de panique
et elle sera tout de suite assassinée
par Charlie elle aussi, donc il va l'entendre
crier, il va rentrer dans la maison,
il va lui tirer dessus avec son calibre 12.
Ses deux fils, Raymond
et James, eux vont s'enfuir
dans la maison en courant pour se cacher,
mais Charlie, d'une manière froide
et insensible, va courir après,
il va les retrouver au fond d'une chambre
et même chose, il va les assassiner
froidement d'un coup de fusil.
La jeune Mary Lou,
4 mois, sera elle aussi
assassinée froidement, battue à
mort dans son lit.
C'est beaucoup plus
impliquant aussi, quand on parle
du tueur, quand on les bat
à mort, parce que là c'est pas juste
les empoisonner pour qu'ils meurent dans leur
sommeil, c'est pas juste leur tirer
dans la tête de dos pour pas que ça en rende compte,
les battre à mort,
il y a clairement de colère,
il y a de colère extérieure.
Si vous avez fait le compte,
messieurs, il manque Arthur,
qui est le plus vieux de la famille, qui a 17 ans,
qui lui était parti en ville faire des courses.
Étrangement, par la suite,
lorsqu'on va revenir sur ces événements-là,
Arthur était parti
au village acheter des munitions
de calibre 12 pour son père.
Son père l'avait envoyé acheter
plus de munitions. Lorsqu'il
revient à la maison, Arthur remarque
le bain de sang qu'il attend dans la maison,
il va tout de suite appeler la police,
il va appeler les voisins ainsi que d'autres
membres de sa famille.
Parce qu'il ne devait pas soupçonner son père,
comme j'imagine. Ben non.
Plusieurs villageois aussi se regroupent
dans la maison des Lawson pour essayer de comprendre
qu'est-ce qui se passe, parce qu'à ce moment-là,
on ne retrouve pas le père et on ne retrouve
pas les cadavres non plus, on voit juste
un bain de sang. Donc qu'est-ce qui se passe
dans ce bordel-là?
Quelques heures plus tard, les gens vont entendre
un autre coup de feu qui provient de la forêt
près de la grange, donc un énorme
coup de feu sourd. Et il y a un
des policiers qui va s'y rendre tout de suite
et il va découvrir les 8 membres
de la famille Lawson disposer
au sol les bras en croix,
refermés sur eux, sur leur poitrine,
avec des pierres sous la tête,
un peu pour reposer leur tête.
Aussi, on va découvrir Charlie
qui a mis fin à ses jours
via le dernier coup de feu entendu.
Charlie, c'est lui
qui est allé faire les commissions?
Non, ça c'est Arthur.
Charlie, c'est le père, donc.
On y trouve près du lieu
une lettre adressée à ses parents,
donc Charlie a écrit pour ses parents.
Le contenu de cette lettre,
malheureusement, ne sera jamais dévoilé
même à ce jour.
Effectivement.
On remarque aussi que plusieurs traces de pas
encerclent autour d'un arbre
près du lieu où on a trouvé les corps,
comme si Charlie avait pensé
plusieurs heures à marcher autour de l'arbre.
Peut-être qu'il réfléchissait,
peut-être qu'il avait d'amisars à se rendre compte
du geste qu'il venait de poser.
Et en fait, c'est un peu tout ce qu'on sait.
Il y a quelques théories qui existent
pour expliquer le comportement
de Charlie ce jour-là.
Parce que c'est quand même un drame assez
important, assez inattendu.
Toute la famille est décimée
à part Arthur et Charlie
a mis fin à ses jours lui aussi.
Mais qu'est-ce qui peut pousser quelqu'un
à tuer sa propre famille comme ça
le jour de Noël?
Je trouve ça intéressant par contre.
Je disais qu'il y a une colère à sortir
en les battant, mais il ne faut pas
négliger le fait que tu dis
qu'il les a bien positionnés dans le bois,
qu'il les a couchés. Chacun ne russe sous la tête
comme un oreiller les brancrois.
Ça, ça démontre un certain respect
de ses membres de sa famille.
Ne pas négliger non plus le fait
qu'il les a sortis pour une dernière journée
du temps des fêtes de magasinage.
Ça peut paraître étrange pour certaines personnes,
moi le premier, mais il reste que
c'est un peu cérémoniel,
le magasinage du temps des fêtes.
Particulièrement à cette époque-là
où il sortait en famille faire
le magasinage des fêtes,
c'était une cérémonie Noël oblige.
Il y a tout ça aussi
qui démontre en quelque sorte
l'amour et le respect
qu'il y avait pour les membres de sa famille
malgré la colère évidente.
C'est assez paradoxal justement.
Il y avait la photo de famille
qui a fait la même journée.
C'est vraiment étrange
parce qu'il a voulu imprimer
ce dernier moment-là
à jamais, si on veut.
On dirait que ce n'était pas du tout planifié.
Je me demande vraiment ce qu'il y avait
dans sa tête au moment où ils ont pris la photo
parce que lui c'est sûr
que c'était préparé tout ça.
Les autres membres de sa famille, non.
Ce qui démontre clairement leur absence de sourire.
Mais en même temps,
lui à ce moment-là devait vivre.
Je ne veux jamais vivre
ce que cet homme-là, Charlie,
a vécu, a eu dans sa tête
au moment de prendre cette photo-là.
Oui, parce que peut-être que
comme s'il voulait justement immortaliser
sa famille vivante dans des beaux habits
avant de mettre fin à tout ça.
Il y a quand même des théories qui existent.
Il y a trois théories principales
qui existent pour expliquer
potentiellement les agissements de Charlie
cette journée-là.
La première serait qu'il aurait perdu la carte
suite à une blessure à la tête.
Alors que Charlie travaillait sur sa ferme
il y a quelques semaines précédent
à l'événement, en creusant un trou,
il se serait sévèrement blessé à la tête.
Et bien que des médecins
n'aient rien décelé à cette époque,
même après sa mort, ils ont fait
une genre d'analyse de son cerveau
à l'Institut John Hopkins
qui est renommé aux États-Unis.
Puis ils n'ont rien décelé de normal
du moins à cette époque-là
au niveau de son cerveau.
Précisons que le cerveau est encore
un muscle qu'on découvre aujourd'hui
et qu'on ne maîtrise pas.
Imagine en 1920.
Donc il semblerait que son comportement
n'aurait plus été le même suite à
cet incident-là
et que vraiment
ça aurait été
comme un homme différent
suite à cette blessure-là.
Peut-être que justement
cette blessure a déclenché un problème mental
ou une certaine forme de folie
ou de psychose.
Et il ne faut pas oublier que parfois
les psychoses sont très proches.
Ça suffit d'un élément déclencheur
qui ouvre la boîte de Pandore un peu.
Exactement.
Oui, ça t'habite déjà généralement.
Mais à l'époque c'était quand même
fréquent que des commotions cérébrales
peuvent te faire agir
d'une manière un peu hors de toi.
Mais jusqu'à ce point-là
c'est quand même assez particulier.
Il y a une autre rumeur qui pourrait expliquer
ce comportement-là.
Il semblerait que Charlie
aurait peut-être été témoin
d'un crime commis par une organisation
criminelle dans sa région
et que sa vie aurait été menacée depuis ce temps-là.
Donc peut-être qu'il aurait voulu se suicider
mais en amenant sa famille
avec lui
dans le grand voyage
si on veut. Mais il n'y a pas énormément
de preuves suite à ça. Apparemment
qu'il se serait confié à un certain moment.
C'est ce qu'il aurait expliqué.
Ça vient peut-être de lui.
Ça fait du sens. Les gens étaient religieux
beaucoup à l'époque. Et la croyance
du paradis que tout le monde
a une deuxième vie après la mort
s'était présent et existant
dans leur tête. Beaucoup plus qu'aujourd'hui.
Oui, exactement. Donc c'est vrai
que ça pourrait expliquer ça s'il y a eu
des menaces de mort. Donc c'est peut-être dit
que je préférerais moi-même
gérer ça qu'eux subissent la mort
de criminels.
À priori, j'aurais eu tendance à dire
des histoires de
conspirationnistes. Je n'y crois pas.
Et là tu me mentionnes qu'il a mentionné
quelque chose comme ça à quelqu'un. C'est pour ça
qu'on a cette théorie-là. Ça c'est intéressant.
Qu'est-ce qu'on ne sait pas?
Exactement. Il y a une troisième hypothèse
par contre, messieurs, que je veux vous parler
qui est corroborée avec plusieurs
membres de sa famille et des amis.
Il semblerait que Mary,
la plus vieille de ses filles,
aurait été enceinte de
Charlie. Donc il y aurait potentiellement
inceste au sein de cette famille-là.
Et que Fanny, sa femme,
aurait été au courant, ainsi que
Charlie. Il y a des membres
de la famille étendues qui auraient expliqué
que Fanny était mal à l'aise avec
la relation que Charlie
entretenait avec sa fille, Mary.
Charlie aurait peut-être même voulu
éviter la honte liée à cette inceste.
Justement en mettant fin
à ses jours
en même temps qu'à ceux de toute sa
famille. Donc pour protéger un peu
le secret familial.
Et c'est de là les questions
que je vous posais en introduction.
C'est peut-être en vue de garder
ce grand secret de famille-là que Charlie
aurait posé, ces gestes-là.
Oui, parce que c'était présent à l'époque.
Je veux dire, l'inceste, c'est
pas nouveau de notre époque.
C'était seulement moins dénoncé. Donc
c'est pas quelque chose qui n'est pas plausible
du tout, je trouve. Et ne jamais
négliger la fierté du
nom de famille. Oui, oui.
Les certaines familles,
les lignées, c'est important.
Il faut que tu respectes le nom de
famille. Il faut que tu fasses attention
si t'entaches le nom de famille,
t'entaches toute la famille, t'entaches notre
histoire. Puis il y a des gens que ça affecte
beaucoup plus que d'autres. Par contre,
c'est un comportement qui est extrêmement
narcissique. Il a fait ça pour
se protéger lui. Parce que
les gens oublient que les gens
discutent. Donc elle, Marie, elle s'était
confiée, je crois, à sa tante ou à sa cousine.
Puis Charlie peut pas éliminer
tous les gens qui savent cette information-là.
Donc Charlie,
en éliminant Mary, en éliminant sa femme,
ainsi que toute sa famille,
il prétendait peut-être que
comme ça, l'histoire ne se rendrait jamais.
Mais maintenant, en fait, on est en
2017, et puis on discute encore
de l'histoire d'inceste de Charlie. Donc
même en éliminant tous ces gens-là,
la rumeur ne s'est pas tue.
Elle est encore présente.
Donc c'est un comportement
fortement narcissique à la base.
Une rumeur, ça part comme un brasier
et ça s'étouffe pas facilement.
Exactement. C'est malheureusement tout
ce qu'on en sait. Il y a un livre qui
a été écrit plus tard en 1990
à propos de ce massacre,
mais peu de nouvelles informations et figures.
Arthur, le seul survivant,
malheureusement va décéder en 1945
d'un accident de voiture.
Donc on a fait un peu le tour.
Une des théories
aussi nous dit que c'est possible que Charlie
ait envoyé Arthur faire ses courses
pour éviter de le confronter au retour.
Parce que même lorsqu'on le voit sur la
photo de famille, son fils Arthur, à 17 ans,
est déjà plus grand que lui et plus imposant.
Donc peut-être que pour lui, il voyait
comme un obstacle potentiel.
Donc en l'envoyant faire des courses,
il se disait qu'il avait peut-être le temps
de commettre tous
ses gestes pendant ce temps-là.
Puis à son retour, il est juste lui
à s'occuper. C'est plus facile à gérer bien sûr.
Exactement.
Donc c'est une histoire tragique
pour commencer ce spécial Noël, messieurs.
Mais on se rend compte qu'en fouillant,
lorsqu'on recherche dans la
littérature criminelle en lien avec Noël,
on se rend compte que beaucoup de
famicides, il y a beaucoup de cas
où des gens vont éliminer leur famille
au complet à Noël. Il y a plusieurs
cas, pas juste celui-ci.
C'est sûr que pas
juste ces histoires-là, criminelles de Noël,
mais c'est celles-là qui marquent parce que
Noël, c'est synonyme de
famille, amour, amitié.
Donc c'est sûr que ça c'est des histoires
que les journaux, les médias vont
ressortir le plus. C'est pour ça que
c'est ceux-là qu'on connaît puis qui survivent
à travers les générations.
Mais le moment est choisi. C'est pas
naïf parce que les criminels
choisissent. Il y a un symbole,
il y a une symbolique en arrière de ça.
Ce cas-là a été énormément médiatisé.
Il y a même eu des articles dans le New York Times
suivant ce massacre.
Et la demeure
des Lansonnes est devenue pendant un certain temps
un certain genre de musée où même le
gâteau que Fanny préparait dans la journée
était exposé. Et on raconte
même que des visiteurs volaient des
morceaux, des raisins ou des
gens de bonbons qui étaient sur le gâteau
en guise de souvenirs.
Ça c'est classique.
Ça c'est classique. J'ai d'ailleurs
spoiler alert.
J'ai d'ailleurs quelques
histoires qui démontrent ça dans ma
prochaine saison. Les gens sont
curieux, ils veulent des souvenirs.
J'en dis pas plus, mais croyez-moi, dès le
premier épisode. À l'époque ils pouvaient pas
les vendre sur eBay.
Non, mais exactement.
Donc, ça démontre bien que c'est
pas la potte du gain qui les intéresse,
mais vraiment, on veut un souvenir
d'une tragédie. C'est une très
morbide. Et puis, par la suite,
le domaine des Lansonnes aurait été
démoli. Mais même encore aujourd'hui,
ce serait un lieu fortement
visité par les amateurs de phénomènes
paranormaux. Apparemment que même
des gens auraient vu
ou entendu les fantômes de la
famille Lansonnes dans les bois.
J'en doute même pas.
J'aime ça les fantômes.
Moi aussi, mais faut être
sceptique quand même.
J'ai brisé la glace,
messieurs, avec grand plaisir.
Et beaucoup de violence.
Et on va passer le micro
à Simon pour la suite.
Moi aussi, j'ai une histoire
familiale. On mentionna quel point Noël
est un berceau d'histoire
de tragédie familiale.
Moi aussi, ça va dans
cette même veine-là.
Mon titre, c'est la disparition
des enfants Sodor.
Donc,
Georges Sodor naît à Toulas, une
commune italienne de la province de Sassari
en 1895.
Ça, ça se trouve dans la région de Sardegne,
en Italie. Il va émigrer aux États-Unis
avec sa famille à l'âge de 13 ans.
On en sait très peu
des raisons qui l'ont poussé à quitter.
C'est pas très important.
Donc, il s'est trouvé un emploi sur les chemins de fer
en Pennsylvanie. Par la suite,
il y a eu des emplois plus
permanents, surtout comme chauffeur.
Éventuellement, il va
lancer sa compagnie de camionnages
en Virginie pour les mines de charbon,
surtout. Jenny
Cipriani est une fille
de propriétaire de magasin, elle
aussi immigrante italienne. Les deux
se rencontrent, se marient.
Ils s'installent ensemble dans la région de
Fayetteville, dont la population
est en grande majorité constituée
d'immigrants italiens. Ils s'achètent
une petite maison en bois à environ
trois kilomètres de la grande ville,
en région plus banlieue,
je dirais. Ils vont éventuellement profiter
de leur terrain et s'occuper de quelques
vaches, quelques poulets.
La compagnie de Georges est
prospère et le couple devient vite considéré
comme une des plus
respectables petites familles du coin.
Ils sont de classe moyenne,
mais sont très appréciés par la communauté.
Toutefois,
Georges a des opinions très tranchées
sur de nombreux sujets et il
n'hésite pas à les exprimer,
ce qui plaît pas toujours à tout le monde.
En particulier, son opposition
aux dictateurs italiens, Benito
Mussolini. On connaît
bien l'histoire de Mussolini aujourd'hui,
mais à l'époque, c'est une autre histoire.
L'information
qu'on a vient des médias, vient de la
désinformation. Donc,
les conversations politiques avec les voisins
se terminent souvent en grands débats,
presque en chicanes. Mais bon,
Georges est une bonne personne, les gens
l'aiment bien malgré tout. À chacun
ses opinions politiques, surtout
qu'avec ce qu'on sait, donc
Georges avait pas tard.
Le couple va avoir plusieurs enfants ensemble.
La dernière, Sylvia,
naît en 1943. À ce moment-là,
leur fils aîné Joe a déjà
quitté la maison familiale pour combattre
durant la Deuxième Guerre Mondiale.
C'est l'année suivante que le
dictateur Mussolini est d'ailleurs
exécuté. Malheureusement, les critiques
négatives, et je dirais même agressives
de Georges à son sujet,
a déjà fait son travail et laissé un
goût amer à plusieurs personnes
de son entourage. Par exemple,
en octobre 1945,
un vendeur en assurance qui fait
du porte-à-porte avertit Georges
violemment suite à une dispute
que sa maison partirait en fumée
et que ses enfants allaient périr.
Donc, Georges a attribué
ses menaces à la colère causée par
des commentaires mordants
qu'il a fait sur Mussolini.
Quoi qu'il en soit,
la famille Soder vit une petite
vie tranquille, une vie qui semble a priori
sans histoire, mais tout
ça a changé le soir de la
veille de Noël,
1945.
Marion est la fille aînée de la famille.
Elle travaille dans une espèce de magasin
général où on trouve un peu de tout.
Elle surprend ses trois plus jeunes
sœurs à la veille de Noël en leur offrant
à chacune un cadeau, des jouets qu'elle a
acheté au magasin où elle travaille.
Donc, Martha, 12 ans, Jenny, 8 ans
et Betty, 5 ans.
Evidemment, c'est le soir de la veille
de Noël, les enfants ont tous reçu plein
de cadeaux, des jouets sont
surexcités, donc ils demandent à
la mère à la fin de la soirée s'ils peuvent
se coucher un peu plus tard
qu'à l'habitude pour continuer à jouer un peu
avec leurs cadeaux.
Comment dire non, le soir de Noël.
Il est environ 22 heures
quand la mère accepte que les enfants veillent
un peu plus tard, du moins tant que leurs frères
plus âgés sont debout avec eux.
Donc, on a Maurice, 14 ans,
Louis, 9 ans
et ils reçoivent comme corvée
de faire entrer les vaches et nourrir
les poules avant d'aller au lit.
Le père Soder, son fils
John de 23 ans et George
Junior, 16 ans, ont passé
la journée à travailler alors qu'ils sont
déjà au lit à ce moment-là,
complètement épuisés.
Donc, après avoir permis aux enfants
de veiller plus tard, leur rappeler
leur corvée, la mère Soder
monte à l'étage avec Sylvia
qui n'a que 2 ans pour se coucher.
Vers minuit 30,
Jenny, la mère,
est réveillée par le téléphone.
Elle se lève et descend au premier pour répondre.
À l'autre bout du fil, c'est une
femme dont elle ne reconnaît
pas la voix.
La femme demande pour parler à quelqu'un
que Jenny ne connaît pas. Ça semble
être une erreur, puis elle entend des rires
qui lui semblent étranges en arrière, des teintements
de verre de vin. Elle répond
simplement qu'elle a fait un mauvais numéro
et raccroche, convaincu d'avoir été niaisé
par des gens sur le party.
Elle ne fait pas tout un corps,
retourne se coucher. Mais en chemin,
elle va remarquer que la lumière du salon est
toujours allumée et que les rideaux
sont encore ouverts. Normalement,
ses enfants s'en occupent,
mais dans l'excitation, ils ont dû oublier.
D'ailleurs, Marion s'est
endormie sur le divan.
Elle présume que les autres sont montés dans
leur chambre qui se trouve au grenier.
Elle ferme le rideau, ferme les lumières
et va dormir.
Mais Jenny est réveillée à nouveau,
vers une heure du matin, par un objet
tombé sur le toit. Le bruit fait
un gros boum, puis un roulement comme si
une grosse balle était tombée pour ensuite
rouler jusqu'en bas.
Ça tombe en bas du toit.
Est-ce
le Père Noël?
Bon, comme elle n'entend
aucun autre son par la suite,
elle se rend d'or à nouveau.
À peine 30 minutes plus tard,
elle se réveille pour une troisième
fois, et là, ça sent
la fumée. Elle se lève et constate
que la chambre est servant de bureau à
Georges, le Père. Elle est
en feu. Les flammes semblent partir
de la boîte électrique. Ni un ni deux,
elle se réveille. Elle réveille Georges
qui va ensuite réveiller d'urgence
les autres. Donc, les deux
parents et quatre de leurs enfants,
Marion, Sylvia et les deux
fessinés, s'échappent de la maison
en hurlant aux autres enfants de sortir.
Mais étrangement, ils n'obtiennent
aucune réponse. Sur le coup, ils croient
que les enfants sont sûrement déjà sortis
à l'extérieur. Mais lorsqu'ils
constatent qu'ils n'y sont
pas, Georges
retourne à l'intérieur pour aller les chercher,
mais le feu bloque le chemin
vers le grenier, l'escalier
et la proie des flammes. Ce que Georges
va raconter à la police lors du premier
interrogatoire, c'est qu'il est monté
au grenier pour alerter les enfants,
mais il va plus tard changer son histoire
pour dire qu'il n'avait pas pu y monter
et qu'il n'avait que hurler
pour les alerter.
Il ne les avait pas vu,
en réalité. C'est une erreur
causée par l'excitation traumatique du moment.
C'est fort possible, c'est
difficile à dire. Peut-être qu'il ne se sentait
juste trop coupable de ne pas
avoir fait plus pour les sauver.
On ne sait pas. Évidemment,
devant leur maison en flammes, c'est la panique.
Ils crient à l'aide dans le voisinage.
Ils tentent d'appeler les autorités depuis
le téléphone du premier étage, mais la ligne ne
fonctionne pas. Marion court donc
chez un voisin pour appeler les pompiers.
Environ au même moment,
un passant voit les flammes à distance
et appelle les pompiers depuis une taverne.
Pour des raisons mystérieuses, personne
n'a réussi à rejoindre les pompiers.
Rien ne fonctionne. Les lignes semblent
défectueuses, que ce soit chez le voisin ou à la
taverne. Finalement, un
automobiliste a réussi à les rejoindre
depuis le centre-ville, mais il
était déjà trop tard.
Pendant ce temps, Georges tente par tous les
moyens de sauver les enfants. Ils ont normalement
une échelle à côté sur le côté de
la maison, mais ils ne la trouvent
nulle part. Elle est disparue.
Alors, Nupi se met à
escalader le mur extérieur de la maison
et brise une fenêtre du grenier pour rentrer,
mais il va se blesser au bras avec
la fenêtre, donc il va redescendre.
Il va tenter ensuite d'aller chercher son camion
pour grimper dessus, pour
rejoindre la fenêtre,
mais même s'ils ont travaillé
avec le camion toute la journée,
ils n'arrivent pas à le démarrer.
En colère et
d'une tristesse sans nom, là c'est la
veille de Noël, les six
survivants de la famille Soder
doivent se résoudre à regarder leur maison
brûlée en entier, impuissant
en moins de 45
minutes. Ils assument que leurs
cinq autres enfants ont péri dans l'incendie.
Les pompiers à l'époque, c'était
pas comme aujourd'hui. On va y revenir,
mais exactement, c'est une autre histoire.
J'ai quelques détails à le sujet.
Non seulement c'est la veille de Noël,
mais en plus, avec la guerre,
les pompiers manquent d'effectifs.
Donc en plus, chaque pompier disponible,
chacun est chez eux.
C'est la veille de Noël. Ils doivent
s'appeler individuellement
par téléphone pour se faire
signe et se rendre ensuite sur les lieux.
Donc, résultat, ils arrivent seulement
au matin, alors que la maison est déjà
complètement détruite et que le feu
est déjà pratiquement
éteint. Le chef des pompiers
raconte qu'en plus de la situation
problématique, il était dans l'incapacité
de conduire le camion et a dû
attendre un pompier qui lui
pouvait le faire. Bref, le fiasco.
Au moins, il y a eu l'honnêteté de le dire.
Il aurait pu avoir quelqu'un d'un petit peu plus
coquille. Alors, je suis correct là.
Exactement.
Un des pompiers est le frère
de Jenny, la mère de la famille Soder.
Il commence à inspecter les cendres
et à 10 heures ce matin-là, ils
annoncent, médusés, qu'ils n'ont retrouvé
aucun ossement dans les cendres.
Pourtant, tout le monde s'attendait
à trouver les osses des cinq enfants.
Mais pour réduire des ossements
en cendres, il faut une température
extrêmement élevée
et que ce type de feu serait
insuffisant pour les faire disparaître.
C'est élevé et très longtemps.
Oui, constant.
Oui, exactement.
Là, c'est les ossements de cinq enfants
qu'on recherche, pas seulement un.
Malgré qu'ils soient à l'étage,
ça reste une maison assez modeste.
Donc, la zone de recherche est pas très grande.
On comprend pas trop ce qui se passe.
Les autorités concluent tout de même
que les enfants seraient péris dans les flammes.
Surtout à l'époque, je suis même pas
sûr qu'on avait cette conclusion là
ou cette hypothèse, ou plutôt une théorie
que l'os, que les eaux humaines
prenaient un certain temps, une certaine
chaleur pour vraiment se
dissoudre complètement.
On le sait, mais peut-être pas au niveau
de la police. On sait que
d'ailleurs avec la série Mindhunter
que c'est tout de même assez récent
à quel point la science
de l'enquête a évolué.
Donc, au niveau de la police,
ça semble pas trop être une
connaissance, un fait
connu.
Donc, le chef de police demande à Georges
de laisser le site tel quel
pour permettre aux enquêteurs de
faire leur enquête, ce qui est normal.
Mais après quatre jours, Jenny
était plus capable de voir les restes de la maison.
Ça lui brisait le cœur. Elle
pouvait plus supporter. Alors, pour la calmer,
Georges a recouvert les restes de la
maison avec 1.5 m de terre
à l'aide d'un bulldozer dans le but
de convertir le terrain en jardin
mémorial pour ses enfants décédés.
Le coroner conclut
le jour suivant que l'incendie
était accidentelle, causée par un mauvais
câblage électrique défectueux.
Parmi les jurés
qui en sont venus à cette conclusion
se trouve le vendeur en assurance
qui a lancé des menaces à Georges
peu de temps auparavant.
Prétendant que sa maison allait
prendre en feu et que ses enfants allaient périr.
Les certificats de décès sont donc produits
le 30 décembre. On raconte que
Georges et Jenny sont si démolies
de tristesse par les événements qui sont
bien capables de se déplacer aux funérailles
le 2 janvier 1946.
Toutefois, les enfants survivants,
eux, y ont assisté.
Ça fait un temps des fêtes
un peu morbide. Oui.
C'est très triste. On va
te dire une tragédie.
Puis la vie continue.
Les Sodor tentent de se reconstruire
et reçoivent les dossiers d'enquête
officielle et commencent à se poser des questions
sur les résultats.
Ils ont plusieurs doutes.
Par exemple, ils se demandent pourquoi
si le feu a été causé par un problème électrique,
les lumières de Noël sont restées
allumées pendant les premiers
stades de l'incendie,
quand le courant aurait dû s'éteindre.
Puis la fameuse échelle
qu'ils retrouvaient pas
lorsqu'ils en avaient besoin pour monter au grenier
a été retrouvée à peine
à 23 mètres de la maison
dans un fossé sur le bord de la route.
Tout ça commence à être de plus en plus mystérieux.
Le réparateur des lignes téléphoniques
a aussi avisé les Sodor
que la ligne n'avait pas été brûlée par les flammes,
comme ils l'ont cru au départ,
mais a été coupée volontairement
par quelqu'un qui aurait pris la peine de grimper
presque 5 mètres dans le poteau de téléphone
et a dû s'étirer au maximum
pour atteindre le dit câble.
Ils font lien avec un homme
qui a été vu peu de temps
avant la tragédie à voler des voisins.
Donc, on l'identifie,
il est arrêté
et durant l'interrogatoire,
le suspect admette le responsable du vol
et admette avoir coupé le câble de téléphone,
mais il croyait que c'était le câble électrique.
Il nie toute implication
dans le feu et prétend qu'il n'y a rien
à voir avec ça.
Bizarrement, on en sait très peu sur ce suspect,
on n'a pas plus de détails,
pas même son nom ou les motifs
qui l'ont poussé à vouloir couper l'électricité.
Ceci étant dit,
Jenny Sodor a dit en 1968
que si l'homme avait coupé l'électricité ce soir-là,
la famille au complet aurait probablement
péri dans les flammes
en cette veille de Noël fatidique.
Donc, de plus, Jenny a beaucoup de misère
à accepter le résultat d'enquête
qui prétend que toute trace des enfants
a été consumée par les flammes.
Plusieurs électroménagers
d'ont d'ailleurs survécu aux flammes,
encore reconnaissables dans les cendres.
Ils comparent avec les rapports
d'un feu similaire
dans lequel sept personnes sont décédées.
Les journaux précisent
que les squelettes des sept victimes
ont été retrouvées.
Elle effectue même ses propres expériences.
Elle va brûler des ossements d'animaux
pour voir si c'est possible de les consommer
en entier.
Une mère dévouée.
Oui, vraiment, ça m'épatte.
Ah, puis t'as rien vu encore.
Finalement,
il n'est jamais arrivé,
les os sont toujours restés intactes.
D'ailleurs, elle a questionné
l'employé du crématorium local
qui lui confirme que pour réduire les ossements
en cendres, le feu doit être
à une température de 1000 degrés Celsius
et ce durant un minimum de deux heures.
Incroyable.
C'est donc beaucoup plus chaud, beaucoup plus long
que le feu de sa maison.
C'est pas long de brûler une maison d'un coup, surtout à l'époque.
Exact.
Les rapports disent
que la maison brûlait
en moins de 45 minutes.
Donc on aurait dû retrouver les ossements de ses enfants.
En 45 minutes,
c'est pratiquement impossible
de brûler un corps.
Il doit même rester de la chair.
Oui, juste la quantité d'eau qu'on retrouve
dans le corps, ça prend plusieurs heures.
Exact.
Donc, en bref, on aurait dû retrouver
les ossements des enfants.
Donc, il se pose des questions aussi
au sujet du camion qu'il voulait pas démarrer.
Genre, j'ai persuadé qu'il a été trafiqué
peut-être par le même homme
qui lui a fait des menaces peu de temps auparavant
ou peut-être par celui qui a coupé les lignes téléphoniques.
Mais l'hypothèse que dans l'énervement,
Georges et son fils
aient simplement noyé le moteur
en tentant de le démarrer est quand même
pris en considération dans le stress
et les choses qui arrivent.
Certaines personnes avancent que l'appel
que Jenny a reçu dans la nuit peut avoir
un lien aussi avec le feu et la disparition
des enfants. Toutefois, la police a éventuellement
retracé l'appel
et la femme en question a confirmé,
on n'a pas plus de détails,
que c'était un mauvais numéro.
Mais bon, ça semble un peu facile,
mais on n'était pas là, on le sait pas.
Donc,
à l'approche du printemps,
la famille a commencé à planter des fleurs
sur le site où se trouvait leur maison
et Jenny en a pris soin jusqu'à la fin de ses jours.
Certains développements
de 1946 renforcent
encore la croyance
que les enfants seraient encore vivants,
toutefois, quelque part.
Premièrement, plusieurs preuves supportent
la théorie que le feu n'a pas été causé
par un problème électrique, mais plutôt délibérément
par une personne.
Un chauffeur d'autobus traversant Failletteville
tard le soir de la veille de Noël
aurait vu des gens lancer des balles
en flamme vers la maison.
Quelques mois plus tard, donc après la fonte des neiges,
Sylvia a même retrouvé dans un buisson
une petite balle verte
foncée, partiellement brûlée.
On se souvient que Jenny avait entendu
une balle tomber et rouler sur le toit.
Donc, hop,
on commence à avoir des suspicions.
Ils prétendent aussi que le feu aurait parti sur le toit,
et non dans la boîte électrique
comme le rapporte l'enquête de la police.
Il n'y a malheureusement
aucun moyen de le prouver à ce moment-là.
D'autres témoins aussi
rapportent avoir vu les enfants.
Il y en a eu plusieurs.
Une femme, par exemple, qui regardait le feu
à distance prétend avoir vu les enfants
en train de regarder le feu
depuis la route par la fenêtre d'une voiture.
Une seconde femme, elle,
prétend leur avoir servi à déjeuner
le lendemain matin dans un restaurant
d'un air de repos sur la route.
Elle aurait remarqué que la voiture dans laquelle
ils sont arrivés était plaquée en
Floride.
La famille Soder
décide d'engager donc un détective
privé pour réinvestir
un dénommé C.C. Tinsley.
Il apprend que le vendeur en
assurance qui avait fait des menaces à George
donc, comme j'ai mentionné, faisait partie
du jury qui a décidé que le feu
était accidentel. Il y en avise
les Soder. Il découvre aussi que
c'est faux que les enquêteurs n'ont pas trouvé
de reste dans les décombres, que
Morris aurait trouvé un cœur
et qu'il l'a caché dans une boîte
métallique pour l'enterrer plus tard
en secret. Donc, Morris aurait
confessé la chose à un pasteur
local qui l'a confirmé.
Ça commence à devenir très étrange.
Les Soder
sont donc allés confronter Morris avec
cette découverte. Il a accepté de montrer
au couple où il a enterré
sa boîte. Ils l'ont fait examiner
et ce que la boîte contenait et finalement
c'était juste un foie de bœuf
pourtant très frais
qui n'avait pas été exposé au feu.
Bon là, qu'est-ce qui se passe?
Ça devient de plus en plus bizarre.
Des rumeurs ont commencé à circuler
disant que Morris avait lui-même mis le
foie de bœuf dans une boîte dans le but
de l'enterrer sur le terrain en espérant
que les Soder le trouvent et croient
que les enfants seraient bel et bien
péris dans le feu.
C'est naïf un petit peu.
C'est très naïf.
Mais il reste que c'est un drôle de move.
On se pose beaucoup de questions.
Le geste n'est pas naïf.
Non, c'est ça.
Tous ces doutes ont commencé
à vraiment affecter la famille
de manière incontrôlable.
Par exemple, quand George voyait une fille
dans un magazine qui ressemblait à un de ses enfants,
il tentait de les retracer.
C'est rendu à ce point-là. Le cas qu'on connaît
est une ballerine de New York
qu'il a vue dans un magazine.
Elle ressemblait à une de ses filles, Betty.
Il a conduit jusqu'à New York
à l'école de danse. Il a demandé à voir
la ballerine en question, mais il semblait
très nerveux, presque hystérique.
Alors, on lui a refusé.
Il a tenté d'inviter aussi...
Ça, je vais couper un peu, mais je ne vais pas
donner tous les détails, même si c'est très
intéressant, mais c'était très technique.
Mais il a tenté d'inviter le FBI
à investir aussi dans ce qu'il considérait
être peut-être un kidnapping.
Et c'est le directeur de l'époque,
G. Edgar Hoover, quand même,
qui lui a répondu
dans une lettre
expliquant qu'il aurait aimé participer
au dossier, mais que ça
ne fait pas partie de la juridiction du FBI
et qu'il aurait fallu que la police locale
les invite, ce qu'ils n'ont pas fait.
En août 49,
George réussit à convaincre
un pathologiste de Washington, Oscar Hunter,
de superviser des recherches
sur le site de l'ancienne maison.
On a retrouvé quelques artefacts
appartenant aux enfants, mais surtout
quelques fragments d'os,
des vertèbres humaines,
pour être plus précis.
Ils ont été envoyés à l'Institut Smithsonian,
qui ont confirmé que c'étaient
des vertèbres lombaires,
toutes de la même personne.
Sans tomber dans les détails trop scientifiques
et complexes, ils en ont déduit
qu'ils appartenaient à une personne
entre 16 et 17 ans.
Donc, comme l'enfant disparu le plus vieux
avec 14 ans, il croit que
c'est peu probable que ce soit
les os d'un enfant.
Depuis, les vertèbres n'avaient aucune trace
de brûlures, mais tous sont ennuis
que c'était très étrange que ce soit
les seuls ossements retrouvés sur le site.
Donc, si les enfants
étaient morts dans les flammes, c'est sûr qu'on aurait
retrouvé le squelette intact.
Donc, ils en ont conclu
que les ossements provenaient probablement
d'un tas de terre que George aurait mis
sur les sandes avec le fameux
Holderser. Supposément que Tinsley
avait réussi à confirmer que les os provenaient
d'un cimetière local. Je ne sais pas
comment tu fais ça, donc sans s'expliquer
comment ils auraient pu se
rendre jusque là. Donc,
peut-être que, bon,
on ne sait pas où il a pris la terre.
Il y a une zone grise ici.
Incroyable à mise en scène, planifiée.
C'est incroyable.
En septembre 1949, les vertèbres
ont été retournés à la famille Soder
et on ignore où ils sont aujourd'hui.
L'enquête de la famille attire
l'attention des médias et la législature
de la Virginie, éventuellement.
Ils ont tenu deux audiences sur l'affaire
en 1950.
Malheureusement,
à cause de l'état du dossier,
ils ont décidé
de fermer le dossier.
L'affaire étant, selon eux,
sans espoir.
Même le FBI
a admis l'hypothèse
de kidnapping, mais ont eux aussi
abandonné l'affaire
après deux ans d'enquête.
Éventuellement,
les Soder,
n'ayant plus de recours
légal, vont finalement offrir
une rançon de 5000 $,
imprimer des affiches
avec les photos des enfants à quiconque
pourrait fournir des informations
menant à la résolution de l'enquête.
La rançon a été éventuellement
doublée.
Et en 1952, ils posent
un panneau d'affichage sur leur terrain
avec les mêmes informations
que la pancarte devient avec le temps
comme un monument de faillite ville.
Évidemment,
de nouvelles personnes rapportent avoir vu les enfants
et sont
légion. Il y a eu beaucoup de monde,
notamment Ida Crutchfield,
propriétaire d'un hôtel qui prétend les avoir vus
une semaine après le drame.
Elle raconte une situation quand même
assez mystérieuse.
Les enfants seraient accompagnés de
une couple d'adultes d'origine italienne.
Elle dit aussi qu'elle aurait adressé la parole
aux enfants, comme une simple femme
ferait gentiment, et un des
hommes l'a regardé de manière très hostile avant de
se retourner avec les enfants et leur
parler rapidement en italien.
Immédiatement, les enfants se sont refermés sur eux-mêmes,
ne lui ont pu adresser la parole.
Mais
les autorités n'ont pas trouvé
le témoignage crédible et ne l'ont pas pris
en considération.
George Soder suivait toujours
ces pistes lui-même.
Elle est sur place rencontrer les prétendus témoins.
Exemple, une femme de Saint-Louis
qui disait que Martha était dans
un couvent de Saint-Louis. Un patron
de bar au Texas qui prétend avoir entendu
de personne avec des propos incriminants
au sujet du feu.
Malheureusement, toutes ces situations-là
mènent nulle part et
ça ne fait pas avancer.
Rien du tout.
Un autre tuyau en 67.
Là, on parle. Il y a une évolution.
Là, il y a un gros écart.
En 67 encore, on a d'autres tuyaux.
Les Soder vont jusqu'à Houston
et une femme
va voler après
et crie que Louis Soder,
un des fils disparus,
lui aurait révélé lui-même,
donc ça veut dire qu'il aurait survécu,
durant une soirée bien arrosée qu'il était
en réalité un des enfants Soder
et qu'il habiterait quelque part au Texas.
Malheureusement, ils sont incapables de retrouver
la femme pour lui parler. On retrouve
quand même le gars en question qui
nie à être un Soder.
Il paraît qu'il est tout de même resté
un petit doute dans l'esprit de George
et que ça l'a suivi toute sa vie.
C'est la même année que la famille reçoit
une photo par la poste.
Ça, c'est le dernier coup de...
Une photo par la poste accompagnée d'une lettre
prétendant que l'homme sur la photo
est Louis, leur fils, maintenant adulte.
Une simple photo d'un homme
dans la trentaine, en noir et blanc,
en arrière s'écrit
Louis Soder, I love brother Frankie
et Lil
avec deux L, Boys
et
A90132
or
35
A90132
ou 35.
La lettre provient de Central City,
mais sans l'adresse de retour complète,
les Soder engagent à nouveau un détective privé.
Mais mystérieusement,
dès que l'enquêteur disparaît,
part sur l'enquête.
Ils n'entendront plus jamais parler de lui.
Ils vont jamais réussir
à le retracer.
Mystère et boule de gomme, mon Dieu.
La photo a quand même donné l'espoir aux Soder
et ils ont ajouté un agrandissement
de cette photo-là sur le panneau
de personnes recherchées installées
quelque temps précédemment.
George, le père de la famille,
va finalement décéder
en 1969.
Jenny, la mère,
a pour le restant de sa vie porté du noir
et s'est occupée du jardin mémorial
sur le terrain de leur maison qui a passé au feu
pour vivre son deuil.
Le panneau avec les photos des enfants
disparus a été finalement retiré
après le décès de la mère
en 1989.
Les enfants survivants ont poursuivi
de publiciser
l'affaire
en espérant obtenir un jour
des réponses.
Donc, je pose la question.
J'ai donné vraiment tous les détails
d'enquête en les résumant.
Qu'est-ce qui aurait bien pu arriver
selon vous?
On dirait une fraude d'assurance,
mais en même temps, je trouve que ça...
Premièrement, est-ce qu'ils ont touché l'assurance?
Il n'y a rien dans l'histoire qu'il a dit.
Il n'y a rien qui le mentionne.
À cette époque-là, c'est rare
qu'on mettait des assurances sur nos enfants
de 6 ans. C'est pour ça
que je pense que ce n'est jamais mentionné.
Mais sur la maison...
Tu parlais du vendeur d'assurance,
la maison...
Ils ne l'ont pas pris d'assurance.
Ils se sont chicanés.
C'est vraiment strange.
Je me disais que ça pourrait
être une manigance
entre le vendeur d'assurance
et la famille pour se partager
le butin ou quoi que ce soit.
Ce n'est pas de mauvaise hypothèse.
Il n'y a rien dans l'histoire
qui mentionne qu'ils ont touché
quelque assurances.
Et comme ils se sont chicanés,
assez violemment pour faire des menaces de mort...
Ça le met comme suspect.
Je suis toujours assez pantouin
envers des disparitions de groupes.
Je ne connaissais cette histoire
pas autant dans le détail
que ce que tu nous as raconté, Simon.
J'ai été bluffé la première fois
que je l'ai entendu.
Tu dis que la plus simple
explication est sans doute
qu'ils ont péri dans l'incendie.
Mais en même temps, c'est techniquement
assez difficile que ça arrive.
Et d'avoir une famille entière
qui disparaît sans laisser de traces...
Oui, il y a peut-être un des membres
de la famille qui s'est bien caché,
mais est-ce que c'est le cas
de tous les membres de la famille?
C'est vraiment difficile.
Je suis bluffé.
Et dû à leur âge...
J'aime ça les histoires d'enfants
qui retrouvent leur liberté
en quelque sorte.
Mais dû à leur âge,
le plus vieux ayant 14 ans,
comment t'organise
une fuite comme ça à 14 ans
et que ça réussit?
C'est difficile à croire.
Souvent, quand on parle de cas de disparition,
on le dit toujours, disparaître volontairement,
se refaire une vie, c'est difficile.
Imaginez en 1900...
Ça devait être plus simple
à ce temps-là.
C'est vrai qu'au niveau des papiers,
à la limite, il y avait moins
de carte d'identité.
Peut-être que je me trompe,
mais il n'y avait pas de numéro
d'assurance sociale.
Il y avait moins de contrôle
aux frontières.
C'était moins informatisé,
moins cadré.
Mais quand même,
ça reste pas évident.
Il faut quand même que t'aies
des preuves d'identité
pour quoi que ce soit.
Il y a beaucoup de petits détails
qui ont été bâchés.
L'enquête a été bâchée,
la recherche des pompiers a été bâchée,
il a fermé le terrain de la Terre.
Ça, c'est une très mauvaise idée.
C'est mystérieux, ça aussi.
T'as beau comprendre leur motif,
il reste que c'est très mystérieux.
En même temps,
elle a porté du noir toute sa vie.
Le père se déplaçait
d'un état à l'autre pour suivre des tuyaux.
Si c'est sa faute à lui,
si c'est lui qui a
causé tout ça,
il n'aurait pas fait tous ces efforts-là.
La police n'était pas inclus là-dedans.
C'est lui de son plein gris qui prenait sa voiture
et qui allait poser des questions.
Donc j'ai beaucoup de misère à croire
que c'est eux qui ont causé le feu.
Et des balles en feu qu'on lançait sur le toit?
What the fuck?
Est-ce que ça se peut que ce fût confondu?
Est-ce que c'était peut-être
des cocktails monotov,
mais les gens ont vu des balles?
Ça roule aussi.
Ils ont vu des balles de feu.
Beaucoup d'indices,
beaucoup de monde qui disent les avoir vus.
On n'a jamais de preuves, on n'a jamais retrouvé personne.
C'est difficile à croire.
Qui a envoyé la fameuse photo
des années plus tard?
Puis l'inscription derrière,
des chiffres, des codes, on ne comprend pas.
Ça aussi, ça fait partie du mystère.
Malheureusement, l'enquête autour de la photo
se limite à ce que je vous ai dit.
On n'en sait pas plus.
Il y a un énorme mystère autour des enfants
et on ne sait toujours pas aujourd'hui ce qu'ils sont.
Incroyable. Super histoire.
Très bonne histoire, Simon.
Merci encore de cette bonne recherche.
Si vous avez une hypothèse,
vous pouvez nous en parler sur le groupe
de discussion de Distorsion Podcast.
Facile à trouver sur Facebook,
Distorsion Podcast. Notre groupe de discussion
est très bien affiché sur la page.
Qui sait peut-être qu'on aura...
Peut-être qu'on a une réponse.
Ou un ancêtre.
Ou l'enfant sordeur qui nous répond.
Exactement. Tout est possible si la mère
est morte en 1989.
Donc, on ne sait jamais.
Merci beaucoup, Simon Prej,
pour cette bonne histoire.
Un plaisir de Noël.
Le dernier, mais non le moindre, Sébastien Lévesque,
tu nous as trouvé une histoire assez effrayante
pour Noël, je crois.
Mon histoire, c'est le tueur
d'Hubert.
On se retrouve
le 25 décembre 2015,
donc un peu plus récent que les histoires
de mes collègues.
Mais Hubert comment, Seb?
Uber? En fait oui, c'est ça selon les gens
qui nous écoutent ou de où vous venez, c'est
Hubert ou Uber. Effectivement, tu fais bien
de préciser. En fait, Uber
ou Hubert, le service de...
Pas de covoiturage, mais de taxi.
Oui. On se retrouve le 25 décembre
2015, Jason Dalton,
âgé de 45 ans,
marié et père de deux enfants
d'un fils de 15 ans et d'une fille
de 10 ans. Il habite
la même maison depuis 17
ans avec sa femme dans la banlieue
de Kalamazoo, au Michigan,
aux États-Unis. J'aime bien le nom
Kalamazoo, ça me fait toujours rire.
C'est une chanson de Primus.
Pour vrai, je ne savais pas, je suis pas un grand fan.
Moi, j'aurais dit Alakazoo,
mais ça c'est moi. Oui, en fait, c'est ma
référence à les Québécoises.
Ça fait plus Noël.
Et il est aussi propriétaire
d'une gentille petite chienne bergée
allemande qui s'appelle Mia.
Jason est un expert
en sinistre à Kalamazoo,
mais depuis quelque temps, dans
ses temps libres, il a décidé,
un peu comme beaucoup de personnes, de
devenir conducteur Uber pour
ne pas arrondir nécessairement ses fins de mois
parce que la famille Dalton
se portait très bien financièrement,
mais il aimait l'idée de gagner
un peu d'argent parce que son objectif,
et c'est ce qu'il a annoncé à la famille
le 25 décembre, c'est d'amener sa famille
à Disney World l'an prochain
pour Noël. Donc, la journée
du 25 décembre, il a réussi à convaincre sa
famille d'aller faire un... Parce que ça fait quelques
semaines qu'il avait commencé à faire
du Uber dans
ses temps libres. Le 25 décembre, il
a fallu quand même qu'il convainque sa famille
pour aller faire quelques heures avant
le repas traditionnel parce que,
comme je vous disais, il aimerait ça les amener à
Disney World l'an prochain. Ils
acceptent tous sans
trop chigner.
Il fait quelques courses, il revient à la maison.
Il est satisfait, mais il est un petit peu déçu
parce qu'il s'attendait à ce que Uber
lui donne un
bonus de Noël. Donc,
on le sait, l'offre et la demande...
Oui, c'est ça, c'est un petit peu drôle. Oui, un petit peu,
les conducteurs sont payés un petit
peu plus cher lorsqu'il y a beaucoup, beaucoup de demandes.
Selon l'achalandage. Oui, c'est ça, c'est
selon l'achalandage. Donc, c'est pas
un horaire fixe selon
des journées fériées ou des choses comme ça, comme le
système un petit peu plus traditionnel.
Donc, il est vraiment déçu de ça.
Mais bon, la vie continue.
On fait un bon
jusqu'au 20 février. Il continue
à être chauffeur à Uber.
Il est toujours un petit peu
aigri de ça, mais il continue quand même
à le faire. Le 20 février,
c'est un samedi 2016.
Une journée bien habituelle pour la
famille Dalton. Ils ont promené le
chien en famille Mia.
Après ça, par la suite, Jason a fait
quelques commissions avec son ami Brian.
Une fois
qu'ils ont terminé de faire les commissions, Jason
a mentionné à son ami
qu'il allait faire une sieste pour
se mettre disponible comme chauffeur
à Uber
pour la soirée
pour question justement d'amener
sa famille à Walt Disney. Il est extrêmement
motivé par cet objectif-là.
On est en fin d'après-midi.
Il embarque avec sa chienne
Mia. Il se met disponible comme conducteur.
Lui, il s'est dit, bon, je vais emmener mon chien
avec moi. C'est ça, je dois avouer que je trouve ça
un peu spécial.
Il l'amène à son Chevy Equinox
qui est une voiture assez traditionnelle
couleur argentée.
Sa première course de la journée, c'est une étudiante
mais elle a refusé elle de monter justement
parce qu'il y avait un chien dans la voiture.
Ce que je peux comprendre si quelqu'un
a des allergies. J'avoue que c'est un peu
spécial. Les gens quand c'est un chien
qu'ils ne connaissent pas, des fois ils ont juste peur
des réactions du chien. Et c'est un berger allemand aussi.
Même si c'est gentil
en général, tu ne sais jamais.
Il reçoit une nouvelle demande
sur son application Uber
tout juste après 16 heures.
Un certain Matt Mellon.
Lui, il n'avait pas de problème avec le chien.
Il trouvait ça un peu bizarre mais c'est un beau samedi
après-midi. Alors pour lui, c'était juste une promenade.
Son maître promenait
son animal de compagnie. Il aimait les
animaux, ça ne lui dérangeait pas du tout.
Il s'assoit sur le siège du
passager avant, ce qui est assez classique
quand on prend
une voiture Uber. C'est assez
intéressant. Vous allez voir, on a tendance à vouloir toujours
s'asseoir en avant.
Au Québec, c'était pour un peu
tromper, à l'époque
que c'était semi-légiféré.
Quand c'était pas tout à fait légal, on faisait ça
pour que ça fasse co-voiture.
Pour pas que ce soit quelqu'un qui est reconnu comme
un chauffeur à moi aussi.
Puis à ce temps que c'est légal, moi je vais le faire encore
par malaise. Je veux que je puisse
m'asseoir en arrière. Tu ne le fais pas?
Non, effectivement, c'est vrai.
Je m'assois toujours en avant.
Il y a quelque chose de non-organique en tout cas.
Mellon, il se dirige,
il voulait aller se diriger au centre-ville
de Kalamazoo pour aller
récupérer sa voiture qu'il avait laissée
chez son ami la veille parce qu'il y avait eu
quand même une soirée d'anniversaire assez
arrosée. Il a bavardé un petit peu
avec Dalton, notre chauffeur,
des banalités, rien d'habituel.
Après un certain moment,
lors de la course,
Dalton a reçu un appel téléphonique
qui utilisait le Bluetooth dans la voiture.
Mellon entendait la conversation
qui se déroulait.
Même s'il ne faisait pas vraiment attention,
il n'a jamais pu déterminer si c'était une
voix de femme, d'homme, d'adulte ou d'enfant,
mais ça n'a pas duré longtemps.
Cet appel-là a été vraiment important.
C'est à ce moment-là
que tout a changé dans l'attitude
de Jason Dalton.
Jason s'est mis à appuyer
sur la pédale de l'accélérateur.
Il a accéléré à toute vitesse sans rien
annoncer à Mellon qui était son
passager.
Tout de suite après.
Dès qu'il a raccroché l'appel,
il s'est mis à accélérer.
Il est allé à toute vitesse.
Il faisait comme si de rien n'était.
C'est ce qu'il mentionnait.
On ne sait pas vraiment ce qu'il a eu
de l'appel.
Il s'est mis à rouler même en sens inverse
dans des voies.
C'était assez particulier.
Mellon commençait à avoir peur
de toute évidence.
Il a accroché un Ford Taurus
en staçant.
Il a eu une collision.
Il a fait comme si de rien n'était.
Il continuait sa route sans rien faire.
Mellon lui dit, tu as frappé une voiture.
Tu viens de frapper une voiture.
Dalton lui répond tout calmement,
je n'ai rien frappé.
Il continue à accélérer.
Mellon lui dit bullshit.
Il lui supplie d'arrêter la voiture
parce qu'il veut sortir de là.
Je peux comprendre.
Il est un chauffeur ruban.
Il se met à accélérer tout d'un coup.
Il fonce dans une voiture.
Dalton ne s'arrête pas.
Il traverse d'autres intersections.
Il fait des embardées à plusieurs reprises.
Il navigue d'une voie à l'autre
en sens inverse.
À l'arrière de la voiture,
je vous rappelle que le chien Mia est là.
Elle a peur.
Elle s'est couchée au sol.
Elle s'est cachée.
Pendant ce temps-là, Dalton
s'est fait comme si de rien n'était.
Mellon le supplie.
S'il te plaît, laisse-moi sortir.
Dalton lui répond
tu n'as pas besoin d'aller faire un tour
chez ta copine pour aller récupérer ta voiture.
Plus maintenant.
Laisse-moi sortir.
Dalton refusait de s'arrêter.
À ce moment-là,
il avait passé la bonne rue
où tourner pour aller l'amener à destination.
Mellon commença
à nommer d'autres maisons
juste pour le faire arrêter
parce qu'il avait peur.
Il voulait juste se sauver de la voiture.
Il lui pointe plusieurs maisons.
Il ne ralentit pas à un moment donné.
Dalton appuie sur les freins.
Sur l'Heroquat Trail.
Il appuie sur les freins.
Là, il demande à Mellon
il habite où ton ami?
Justement, le Mellon profite de l'occasion.
Une fraction de seconde,
ça doit tellement se passer vite.
Il ouvre la portière et se jette en dehors de la voiture.
Il lui donne une évaluation
à une étoile.
Sur ça, on y reviendra.
Mellon, après que ce soit échappé de la voiture,
Jason Dalton, tout bonnement,
s'est redirigé vers sa maison familiale.
Quand il est arrivé,
il est entré dans la maison,
il a bu un verre d'eau,
il est descendu au sous-sol
et il a rempli son chargeur.
Il s'est préparé des armes à feu
et il a rempli
une arme à feu.
J'ai appris ça dans la recherche de cet épisode-là.
Les Américains qui possèdent des armes
ont en moyenne 8 armes à feu.
C'est quand même...
La moyenne de 8.
Les gens qui ont des armes à feu
ont en moyenne 8 armes à feu.
C'est incroyable quand même.
C'est pas tous des tueurs.
C'est une vraie passion,
si on peut dire ça.
Pour un chasseur,
c'est pas anormal.
Si tu prends ça au sérieux
et que tu as une chasse
un peu plus sérieuse,
c'est sûr que tu vas avoir plus qu'une arme à feu.
Le chiffre surprend quand même.
D'ailleurs, Emile,
tu as des guitares ici.
Je joue de la guitare aussi.
On achète une première guitare,
on apprend avec celle-là.
On achète une deuxième.
C'est pas rare qu'on achète 3, 4, 5.
Des fois, on va revendre les vieilles,
des fois, on va les garder.
C'est ça.
On a plus d'argent.
On peut se permettre de délarger notre passion.
C'est dommage que les Américains,
leur passion, c'est les armes à feu.
C'est parce qu'on les catégorise.
C'est vrai que la majorité des propriétaires
d'armes à feu,
c'est pas des gens violents.
C'est un tueur qui a 8 fusils de poing.
C'est une autre histoire.
J'ai pas le détail, mais c'est 8 armes à feu.
T'as raison.
C'est vrai qu'il y a une nuance
entre une carabine de chasse
et un Okara.
Effectivement.
Il change ses chargeurs.
Il quitte la maison.
Il portait un semi-automatique
Glock 9 mm
qui était complètement chargé.
Ça, c'est pas pour de la chasse.
Non, effectivement.
Il possédait.
Il a mis même un gilet par balle
sous sa veste.
Dylan Blackburn,
un étudiant de 18 ans,
qui vit plus au nord-est
de Kalamazoo,
dans des appartements de villes
près du centre-ville.
Il avait passé une belle journée
à l'extérieur.
Il avait passé une belle journée
à l'extérieur ce beau samedi
jusqu'à ce que sa petite amie,
Macy, lui envoie un message texte
lui demandant si elle voulait venir
chez elle.
Il l'accepte un peu après 17h
et elle lui commande
un chauffeur Uber.
C'est une bonne blonde.
Par erreur, Macy a rentré
l'adresse du bureau administratif
qui gère l'ensemble
des blocs-appartements
au lieu de donner l'adresse
du bloc en tant que tel.
Ils ne sont pas très éloignés l'un de l'autre.
Après un moment,
ça s'en est rendu compte
par la suite,
Dalton vient l'appeler.
« Je suis perdu, pouvez-vous m'aider? »
Elle lui proposait
de lui envoyer les indications par texto
pour être certain de lui indiquer le chemin,
mais ce n'était pas très loin.
Après ça, elle n'a eu aucune nouvelle de lui
pendant 10 minutes.
Elle lui renvoie plusieurs textos par la suite
« Ok, est-ce que tu as trouvé
ou es-tu encore perdu? »
Aucune réponse de Dalton sur les textos de Macy
qui a reçu de Uber.
La voiture argentée de Dalton
a été vue
sur les caméras de sécurité
qui entourent la voiture.
Ils appellent ça des « tone apartments »,
des grands blocs d'appartements
qu'on a,
qui sont immenses.
Justement,
les caméras de sécurité voyaient
autour de 17h33
la voiture de Dalton
qui cherchait à trouver
des loans sans succès.
Pendant ce temps-là,
Macy continue d'envoyer des messages
à Dalton à 17h40.
Quand elle a écrit « Tout va bien »,
Dalton n'a pas répondu.
C'est alors que Dalton
se promène encore à chercher
« Je comprends quand tu peux pas toujours répondre
à tes textos aussi quand tu conduis ».
C'est alors que lui,
il repère une femme de 25 ans,
pas loin, qui était sur un terrain
avec cinq jeunes enfants.
Dalton baisse la vitre et lui demande
si elle était Macy ou Misty,
parce qu'il y avait de la misère
à être sûr du bon nom.
La femme dit non.
Elle s'appelait Tiana Carrouters.
Dalton ne retourne pas
dans sa voiture.
Il est déjà dans sa voiture,
fait comme si de rien n'était,
continue son chemin, avance tranquillement.
C'est là qu'il sort son fusil semi-automatique
et le pointe vers Tiana
à travers la vitre du conducteur.
Quand Tiana a vu l'arme,
elle a crié aux enfants
de courir et d'essayer.
Elle aussi a essayé de faire la même chose,
de se cacher.
Il a tiré quatre fois.
La première balle l'a frappé dans le bras gauche.
La deuxième balle l'a frappé à la jambe droite.
Une des deux dernières balles
lui a cassé l'autre jambe
et l'autre a traversé ses fesses
et s'est logé dans son foie.
C'est incroyable.
Dalton s'enfuit à toute vitesse
parce qu'il a réalisé ce qu'il faisait.
Il vient quand même tirer quatre fois.
On comprend son mot.
Tiana, qui a témoigné un peu plus tard,
a essayé de bouger,
mais il a tiré dans les jambes.
Elle devait être incapable.
Elle a cassé une jambe avec une balle.
Après avoir réalisé
qu'il n'allait pas arrêter de tirer,
j'ai fait semblant d'être mort.
Ça l'a peut-être sauvé
parce que si elle avait continué à bouger,
il aurait peut-être continué à tirer.
D'ailleurs, si vous louez un chalet
durant les fêtes,
c'est la même technique
qu'il faut utiliser avec les ours.
Oui, c'est vrai, il faut faire semblant d'être mort.
C'était la minute éducative.
Effectivement. Chauffeur Hubert, ours, pareil.
Certains coups
qui a tiré Dalton
ont été manqués. Heureusement,
il y a eu sept balles qui sont entrées
dans la maison, juste en arrière d'elle.
Quatre d'entre elles ont traversé le mur.
On était arrêtés par un bordel
qui était dans le placard.
Pas un bordel avec des prostituées.
C'était ma question.
Un fouillis, exactement.
Arrêtés par un bordel, c'est quand même très drôle.
Dans un placard à quelques mètres
où trois ados jouaient à NBA
2015.
Donc, le drame aurait pu créer
d'autres victimes.
Heureusement, il n'y a aucun enfant qui ait été...
Oui, aussi.
Je vais arrêter de faire des jokes, c'est malaisant.
Aucun enfant n'a été
tiré dans tout ça.
Quand les voisins ont trouvé
Carruthers, la dame qui était au sol,
elle avait réussi à essayer
de se cacher
entre une roue de voiture entre la bordure
et la roue voiture d'un camion.
Elle ne pouvait pas sentir ses jambes.
Elle a dit
que l'homme
qui avait fait cela était gros,
avait des yeux bleus et qu'il y avait un chien
à l'arrière de sa voiture
et qu'elle ne l'avait jamais aperçu auparavant.
Dylan,
on remonte un petit peu, qui attend toujours
son chauffeur, qui est le copain de Messi
que sa copine lui attendait.
Tout ça se passe entre les deux,
puis lui attend son conducteur Rubel.
C'est quand même assez fou.
Mais lui aussi, il n'était pas loin
de la destination parce que
il cherchait le conducteur.
Il a entendu les coups de feu, mais il ne pouvait pas
voir, il n'a rien vu en tant que tel
parce qu'il n'était pas directement...
Et là, Messi, elle,
par hasard, simultanément
a envoie un autre texto à Dalton
parce que c'est elle qui a appelé le conducteur.
Elle lui demande, es-tu proche?
Pas de réponse.
Là, je veux dire, suite à la tragédie,
il y a eu un autre appel au 911.
Ça fait quand même un deuxième appel
au 911 qui est fait en très très peu de temps.
Le répartiteur a quand même
pris conscience que ça ressemblait
à ce qui avait été dénoncé tantôt.
Miller, ou Mellon,
pardon, quand il s'est jeté de la voiture,
il a appelé, il a un peu fait
la même chose. Même la répartitrice
du 911 a rappelé Matt Mellon
pour avoir plus de détails.
Puis lui, il a répété les détails.
Il s'appelait Jason. Il a même envoyé
lui-même par texto,
sur le téléphone cellulaire privé
de la répartiteur, il a envoyé la photo
du conducteur Hubert
pour lui donner quand même des indices.
Ce qui est vraiment étrange,
j'en parle un peu tout de suite,
c'est qu'il n'y a rien qui se passe avec Hubert.
Au moment actuel,
il n'y a aucune communication
avec l'entreprise en tant que police.
C'est deux cas isolés.
D'Alton,
il retourne chez eux
tout bonnement
pour aller recharger
son arme, parce qu'il n'y avait
pas, de ce que je comprends, il n'y avait pas
amené assez de munitions avec lui.
Ce qui démontre que
c'était peut-être pas tout préparé,
c'était pas tout prémédité.
Effectivement, on va reparler
un petit peu plus tard de ces
motivations qui sont assez particuliers.
Mais là, je vous rappelle qu'il vient de tirer
sur une parfaite inconnue quatre fois,
sans vraiment
raison. La femme a juste dit qu'elle n'était
pas messie, tout simplement.
Faites attention à ce que vous dites aux inconnues.
Surtout au chauffeur Hubert.
Il roule à grande vitesse vers la maison
de ses parents parce qu'il avait donné rendez-vous
à sa femme là-bas.
Il traverse une lumière rouge, il a été même
indiqué selon les caméras qu'il roulait
à au-dessus de 160 km heure.
Il accrochait même une autre voiture
sur son parcours pour se rendre à la maison
de ses parents. Et même, il y a quelque chose
qui n'allait pas avec l'application Hubert.
Parce que même s'il n'a jamais pris
messie ou son chum
durant la course, elle a été
facturée 7,31 $.
Comme s'il l'avait ramassé à l'appartement.
Comme s'il l'avait à l'appartement.
Et c'est comme, il appelle ça une course fantôme.
Elle a été remboursée, bien sûr.
Je comprends, l'application détecte
qu'elle a passé devant l'adresse.
Donc, automatiquement, ça active la course
et donc la client facturée
pour avoir tourné autour du bloc.
Mais c'est un vrai bug parce que
il y a eu plusieurs anomalies même durant la soirée
avec l'application.
Rendue chez ses parents, Dalton a caché
le Chevy Equinox endommagé
dans le garage.
Quand sa femme est arrivée,
elle a découvert la voiture.
Bon, il aurait expliqué l'histoire des taxis.
Là, ils s'y sont rendu compte, je ne sais pas
pour quelle raison, ce n'est pas plus précisé,
mais le Hummer ne démarrait pas.
Donc, on ne sait pas trop pourquoi.
Il a pris le Chevrolet Chevy HHR,
qui est un autre modèle
de Chevy
qui appartenait à ses parents
et que sa femme, elle, conduisait
lorsqu'elle faisait les commissions.
Donc, il prend cette voiture-là.
Elle ne s'obstine pas avec lui.
Elle lui dit inquiète-toi pas,
Uber.
J'avoue que sa femme, à l'arrivée,
l'auto est endommagée.
J'ai des problèmes avec les chauffeurs de taxi,
j'ai besoin. Ça peut être justifiable.
Ça fait partie de son travail
en guillemets radiophonique.
Tu ne poses pas trop de questions.
Oui, vas-y, retourne faire ta course.
Oui, c'est ça, fais tes choses.
Par contre, il y a vraiment un moment étrange,
mais sur le coup, j'avoue que
tu ne te poses peut-être pas de question.
Il a dit aux enfants
de rester...
Enfermez-vous dans la maison de mes parents
et n'ouvrez pas la porte.
C'est tout ce qu'elle a dit,
mais elle ne comprenait pas trop.
Elle l'a comme laissé faire,
elle a abdiqué.
Par la suite, on s'entend.
Vous allez voir, elle regrette ça,
mais c'est toujours facile de dire
par la suite que j'aurais pu voir quelque chose.
Elle a dit que c'est correct.
18h09, près de 30 minutes
après que Dalton a tiré
sur quelqu'un qui était supposé
être Messi
et qu'il l'a laissé pour mort,
il a rappelé la vraie Messi
parce que selon moi, il a réalisé
que ça ne pouvait pas être elle,
étant donné qu'il a reçu des textos
même après qu'il a tiré sur elle.
Mais il est quand même assez coquille,
audacieux de rappeler
la personne tout bonnement.
L'appel a duré environ 3 minutes
et lorsqu'elle a terminé l'appel,
la seule chose qu'elle a mentionnée à la police
c'est qu'elle a terminé en disant
je n'ai plus de temps pour ça,
j'ai des choses meilleures à faire que ça,
tu perds mon temps, je ne peux plus le faire,
tu peux appeler quelqu'un d'autre.
C'est quand même un comportement étrange,
surtout qu'elle, si elle vous rappelait
que ça fait quasiment une demi-heure
qu'elle attend son chum à temps
après le conducteur Uber
qui ne se pointe pas à destination,
même si elle a tenté quand même de corriger
son adresse en tant que telle.
Bref, une étoile.
Après avoir quitté sa femme et ses enfants
de chez ses parents, Dalton
se dirigea vers sa propre maison.
Vers 19 heures,
la fille de son voisin a vu
la voiture arriver dans la rue
parce qu'il habitait vraiment dans un
rond-point qui était très très peu habité,
souvent on voit des ronds-points,
il y a quelques maisons seulement,
lui il habitait dans ce genre de ronds-points là,
donc il y avait très très peu de voisins.
Elle a vu quand même, par hasard,
la voiture arriver, il y avait vraiment
un drôle de comportement, il roulait très très lentement
devant chez lui
au rond-point, ce qui est quand même un peu particulier.
Après ça, il s'y met à accélérer
pendant 30 secondes, puis après ça
il s'est retourné pour se stationner chez eux.
Il y avait beaucoup de moments d'hésitation
en fait, entre ces mouvements.
Il a laissé la voiture allumée pendant
5 minutes, il est rentré à l'intérieur,
il a laissé la voiture allumée 5 minutes.
Et même la police
revient sur les faits.
Il a laissé son Glock 9 millimètres
qu'il avait utilisé pour tirer,
mais ici, il l'a laissé sur le comptoir,
en fait pas sur le comptoir, mais
sur son établi. Il a pris un autre arme
qu'il a mis dans sa poche,
moi je ne suis pas un connaissant,
mais c'est un Walther P99
9 millimètres semi-automatique,
donc encore des armes, on s'entend
que je crois que ce soit.
C'est pas utile pour la chasse.
Déjà du semi-automatique,
c'est pas pour la chasse.
Je ne suis pas un connaissant,
donc je ne peux pas répondre, mais
c'est ce que je pensais. C'est ça, c'est un gun.
C'est vraiment un fusil.
Il avait encore besoin d'une arme qui marchait
parce qu'il n'avait pas fini sa mission.
Et là, il se remet
comme conducteur Uber,
disponible encore une fois.
C'est ça qui est vraiment particulier.
Il tue des gens, il n'y a pas de problème.
On revient comme conducteur.
À 20h02,
il ramasse un certain Keith Black
qui habite près du campus
dans l'ouest du Michigan.
Il l'a amené au centre-ville.
Black s'est assis sur le siège
du passager, comme on parlait à l'habitude.
Il lui a parlé doucement,
sans conflit, tout s'est bien passé.
Il y a un autre passager aussi
qui est embarqué avec Dalton
dans la même soirée, en début de soirée.
Il disait que
Dalton chantait à la radio,
tout était beau, il n'y avait aucun problème.
À 21h,
Dalton s'arrête pour manger
un repas au Fairfield Inn,
qui est à côté du Cracker Barrel.
Je ne sais pas si vous connaissez cette chaîne américaine
qui est quand même bonne et grasse.
Ici, c'est juste du fromage.
Oui, c'est vrai.
Il amène trois autres passagers en ville.
Il y a eu quelques problèmes
avec l'application au niveau de la facturation
avec ces clients-là,
mais il n'a pas fait de cas
selon les témoins.
Il n'a pas fait de soucis.
Tyler Smith, 17 ans.
Lui aussi, Tyler avait passé
une bonne partie de sa journée
dehors à se promener à faire des commissions.
Il se magasinait une voiture avec sa petite amie,
Alexis,
qui elle aussi était âgée de 17 ans.
Le soir,
son père, Rich, qui est un plombier,
les rejoignit pour voir ce que leur fils
avait découvert plus tôt.
Tyler et son père aimaient tous les deux
les voitures, donc ils voulaient l'accompagner
dans leur recherche de voitures,
mais ils cherchaient aussi quelque chose
qui pourrait conduire ensemble
ou qui plairait aux deux.
Rich et Tyler
et sa petite amie, Alexis,
se rendent dans leur
Range Rover familiale.
Ils vont voir
une série de concessionnaires.
Les concessionnaires sont
toujours situés au même endroit
dans les villes,
donc ils ne vont pas loin du Stadium Drive.
Il est près de 22h,
donc les concessionnaires sont fermés.
Ils décident de se rendre chez Kia.
Tyler débarre la voiture avec son père
pour regarder une camionnette Ford
bleue qui était stationnée
à l'entrée du concessionnaire.
Ça l'intéressait.
Alexis, la copine,
l'intéresse plus ou moins.
Elle décide de rester dans la voiture
sur le banc arrière du Range Rover.
C'est à ce moment que Dalton entre
dans le stationnement un peu par hasard.
On n'a jamais vraiment compris
pourquoi il rentre dans le stationnement
ou ce que tous ces gens-là magasinent
une voiture aux heures fermées.
Il se gare,
proche du bureau.
Il s'approche du père
et du fils à pied.
Il passe devant le Range Rover.
Il n'a pas vu Alexis,
qui était dans la voiture.
Alexis regarde Dalton
qui se dirige vers eux.
Elle ne dit rien.
Là, Dalton lui dit,
qu'est-ce que vous regardez?
Oui, on regarde les voitures.
Ils n'ont même pas le temps
de terminer leur phrase.
Il a commencé à tirer sur eux.
Eux, par réflexe, c'est ce qu'on a vu
sur les caméras de sécurité.
Pendant qu'ils se faisaient tirer,
ils ont levé les bras dans les airs.
Là, on dit, qu'est-ce que vous faites?
Ça a été fatal.
Même qu'on dit que ça a été un peu théâtral,
quand les deux, le père et le fils,
sont tombés morts, sont tombés enlacés
un sur l'autre, ensemble,
comme si c'était un peu prévu.
C'est vraiment assez particulier.
Là, Alexi, elle, qui témoigne
la copine qui est dans la voiture,
qui entend ça, qui voit ça,
son père et son chum qui se font tirer
à bout portant,
elle se cache dans la voiture.
Et là, c'est à ce moment-là
que Dalton essaie d'ouvrir
la BMW. Il y avait une BMW aussi,
pas loin, essaie d'ouvrir la BMW
noire, qui était à côté
des cadavres, mais elle était fermée à clé.
Donc, il n'a pas pu l'essayer
parce qu'il nous revient plus tard,
parce qu'une fois qu'il a été, vous comprenez,
qu'il a été arrêté, il disait que
cette motivation-là, il y avait
Hubert lui disait d'aller conduire
cette BMW noire.
On s'entend, c'est un petit peu...
C'est vraiment assez particulier.
C'est vraiment assez particulier.
Justement, Alexi,
elle n'avait pas son cellulaire,
elle avait laissé à Tyler son chum.
Ce qu'elle a fait, elle s'est dépêchée,
elle est sortie de la voiture, elle est allée récupérer
le cellulaire de son chum qui était mort.
Elle l'a repris et est retournée dans le Range Rover.
Elle a appelé le 911
pour dénoncer tout ça à 22h08.
Et elle, heureusement, elle
était épargnée parce que Dalton
est reparti sur son chemin
après avoir tué deux personnes
tout bonnement. Un peu après 22h,
un groupe de femmes
qui avaient assisté à un spectacle
d'acrobatie chinoise
sur le campus universitaire, pas loin,
sont revenus au Cracker Barrel,
ce qui s'était donné comme point de rendez-vous
pour se mettre ensemble pour la voiture,
se sont reséparés en deux groupes.
C'est à ce moment-là que Dalton
était dans le stationnement par hasard.
Il est venu vers eux encore une fois à pied.
Une des femmes de la voiture,
il lui a demandé si elle pouvait lui
donner un dollar
pour rendre l'Amérique plus belle.
Ça c'est vraiment bizarre, tout ça se passe
dans un court laps de temps.
Il lui a dit
qu'il était sur le point
pour justifier sa demande,
qu'il était sur le point de s'enfuir
mais qu'il avait besoin
d'argent pour se sauver.
C'est à ce moment-là
parce qu'il avait son fusil à la main,
ses parents de deux voitures,
les deux femmes, ils ont entendu une des femmes
crier dans l'autre voiture parce qu'ils ont vu ça.
Au moment où les femmes ont crié,
il s'est retourné et il les a toutes tirées.
Il a vraiment commencé,
il a abattu le conducteur,
le passager avant, il a fait une séquence.
Conducteur, passager avant,
passager arrière, passager arrière.
Il a vraiment
tué d'une séquence très précise.
Pendant ce temps-là,
il avait eu le cas
au concessionnaire Kia.
Il y a quand même eu deux autres personnes.
Imaginez-vous l'état de la police actuellement
dans la ville de Kalamazoo.
Au début, c'est un cas.
Tu as un cas,
deux cas, trois cas.
Ça devient un petit peu
complètement fou.
Justement, sur la radio de la police,
ça commençait à dire,
on a un tueur en Syrie qui circule.
Avant ça, c'était assez particulier.
À cet heure-là,
j'étais quand même 22-23 ans,
il y avait peu d'informations
sur Dalton qui circulaient.
On parle presque de meurtre de masse
parce que c'est un après l'autre.
C'est une chaîne.
Ça rappelle un peu le tueur de Washington.
Oui, c'est vrai.
Il snipait des étrangers
comme ça.
Un peu au hasard.
Effectivement.
Il commençait à avoir des avertissements
qu'il y avait un homme blanc assez âgé
parce que Dalton, si vous allez voir
sur Internet, c'est un père de famille,
mais dans la cinquantaine, il commence
à avoir des cheveux assez gris
qui étaient justement au volant
d'une Chevy HHR de couleur foncée.
Dans les victimes,
justement dans la voiture,
parmi les femmes qui avaient été au spectacle,
il y avait une jeune enfant de 14 ans
et elle a reçu une balle à la tête.
Heureusement,
elle a été sauvée.
Au départ, il pensait qu'elle était morte
parce qu'il maintenait son corps
en vie simplement pour que ses organes
puissent être prélevés pour la transportation.
On s'entend, à 14 ans,
on a des beaux organes frais,
mais finalement, après quelques minutes,
le coeur est tout s'est remis à battre.
Donc, elle a été vraiment sauvée.
Pour eux, même dans toute l'histoire,
ça a été un peu le miracle de Kalamazoo.
C'est une des seules victimes
qui a été tirée et qui s'en est sauvée
à part la dame de tout à l'heure.
Bref, les tirs de Crackle Barrel,
après les tirs de Crackle Barrel,
Dalton est encore retourné à sa maison
qui était à environ 30 km
de l'endroit.
Son voisin, Jim Block,
il a entendu des coups de feu
lui-même dans la maison de Dalton
vers 23h20.
Il savait que Dalton avait des cibles
et qu'il avait l'habitude de pratiquer le tir,
mais pas nécessairement à des heures
aussi tardives.
Lorsqu'il est revenu,
il est revenu charger son arme
de 9 millimètres
et amener 20 nouvelles balles fraîches
avec lui.
Il reprend les voyages
comme s'il se remet disponible
tout bonnement
pendant ce bout de soirée-là encore.
Il a ramené plusieurs personnes
dans la zone de Kalamazoo,
des gens qui rentrent des bars.
On a des lifts
qui sont effectués
entre les cibles
et des lifts où rien de spécial
s'est passé.
Justement, il y a une demande de transport,
il y a un étudiant que lui a appelé Dalton.
Il y en a un que Dalton a annulé
à la dernière minute, il n'y a pas eu de problème.
D'autres, il y a une famille
qui sont entrées avec lui,
qui se sont assis en avant,
il n'y a pas eu de problème.
Par contre, à minuit 4,
Dalton a ramassé trois autres amis
que eux voulaient justement être ramenés
à l'ordre d'ortoir.
Il était surpris que Dalton
ne savait pas trop ce qu'il allait
parce qu'on dirait qu'il utilisait moyennement
son application Uber parce que d'habitude
t'as pas besoin de donner d'indication
à ton conducteur quand t'as Uber,
tout est connecté avec Google Maps.
Il trouvait ça un petit peu bizarre
et c'est comme s'il n'utilisait pas
vraiment son application.
Il y a un autre étudiant
qui est rentré aussi,
qui a fait un appel, qui terminait sa soirée
avec sa femme et sa belle famille.
Il était près de la maison,
mais il avait quand même envie de prendre un Uber.
Ils ont quand même entendu qu'il y avait
un tireur actif en liberté.
Donc pour eux, d'utiliser Uber,
c'était une...
un gamble, mais en même temps,
c'était sécuritaire pour eux.
Parce que je ne suis pas sûr qu'à ce moment-là
que c'était nécessairement dit partout
que c'était un conducteur Uber
qui était là.
Pour eux, c'était quand même plus prudent,
même s'il était proche de la maison.
C'est Jason qui a eu l'appel
avec son application.
Il arrive, il était à 5 minutes de là.
Ils n'ont rien fait.
Ils n'ont pas fait de cas de tout ça.
Derek s'est retrouvé
vraiment à côté de Dalton.
Son beau-père est en arrière de lui
avec sa femme, la femme de son beau-père.
Et avant que le voyage commence,
Cherry a dit quand même à son amie,
ne dis rien.
Parce que justement, elle pensait peut-être
que ça pouvait être le tireur en tant que tel.
Finalement, cette course-là,
c'est bien passé. Jason a eu plusieurs
autres appels durant la soirée,
durant la fin, fin de soirée.
Ils se sont bien passés.
On s'entend, c'est un samedi soir,
il y a beaucoup, beaucoup d'action au centre-ville
de Kalamazoo. Finalement, la police
se réussit à le coincer
en interceptant un peu
les appels des gens et les témoignages.
Il n'a jamais résisté à son arrestation.
Même que la police
était un peu déçue.
Ce que j'ai lu, qu'ils ne résistent pas
à l'arrestation pour eux, ça aurait comme mis
un peu de challenge pour eux.
C'était comme un peu trop facile
d'arrêter quelqu'un qui a tué
six personnes quand même.
Surprenant.
Il était arrêté.
Il n'est toujours pas condamné.
En fait, le procès
n'a pas encore eu lieu.
Il y a eu la déposition et tout ça.
Il est même allé en appel.
En juin 2017, la date de procès
va être annoncée plus tard.
Donc, il n'y a pas encore de...
C'est encore en cours. Oui, exactement.
Lui-même a intenté une poursuite
à Uber un mois
après son arrestation.
Justement, pour lui,
ça n'a pas passé.
Ça n'a pas été plus loin que la demande
de poursuite. Il accusait justement
que tout ce qui est arrivé, c'est de la faute à Uber.
Ils n'ont pas donné son bonus à Noël.
Oh boy!
Qui était obligé de travailler
sans arrêt.
C'est incohérent à Uber. Tu travailles bien
quand tu veux. Il n'y a personne de chez Uber
qui t'oblige à travailler.
Donc, tout cet argumentaire-là
ne tenait pas la route.
Il était évalué psychologiquement
apte à subir son procès.
Il a inventé toutes sortes d'histoires.
Sa femme a divorcé deux semaines après son arrestation.
Ça a été automatique.
Ils ont quitté la maison. Elle a tout déménagé.
Je n'ai pas eu de nouvelles.
Tu dis c'est sûr,
mais ce n'est pas dans tous les cas.
Il y a des cas où les femmes vont croire leur mari
dans leur histoire et ils vont les suivre.
Ou même s'ils savent
qu'il a vraiment tué, ils vont les suivre
dans ces durs moments-là.
Effectivement.
L'internet est venu
en feu, mais quand on n'a pas de réponse,
il n'y a jamais eu d'explication précise.
On n'a pas ces motifs?
Dalton en a dit, mais ils ne sont jamais clairs.
Lui, en fait, ce qu'il dit, c'est que l'application Uber,
et c'est ça qui est particulier,
lui, il envoyait des messages.
Il voyait comme le logo de Uber
qui s'est transformé, qui est venu en rouge,
comme un appel, comme les communistes,
les Russes lui envoyaient un message.
Retour de la maladie mentale.
Il n'y a pas de
conclusion là-dessus,
mais c'est certain qu'il a pété un plomb,
le gars.
C'est de la maladie mentale.
C'est un peu comme s'il voyait que
l'application Uber était possédée
ou quelque chose comme ça.
C'était vraiment ça tout le temps.
L'histoire tantôt du concessionnaire Kia
et la BMW, il a dit par la suite
que c'était vraiment l'application Uber
qui a dit d'aller vers cette BMW-là
noire.
Notamment David Berkowitz,
le titulaire en série assez célèbre,
lui disait que
les meurtres avaient été
motivées du moins,
poussées par le chien du voisin
qui lui parlait, le genre qui était
démoniaque et qui lui disait de tuer.
Dans ce cas-ci, c'est une application web,
mais on a la même espèce de...
Oui, la twist qui est là.
Exactement.
On parle de schizophrénie.
Clairement de schizophrénie.
Dans ce cas-ci, c'est un chien.
Dans l'autre cas, on parle d'une application Uber,
mais c'est la même chose.
Mais je pense aussi aux films,
le célèbre succès l'a enragé.
Qui pète un plomb
et qui se met à tuer tout le monde
sur sa route pour aucune maudite raison,
à part qu'il est en colère.
Mais c'est un peu ça.
Je vais conclure là-dessus,
les illuminati étaient responsables,
George Bush,
même notre président actuel,
pas notre président,
mais le président Trump.
Tout le monde y est passé,
dans les coupables de cette histoire-là,
mais on n'a jamais eu vraiment le vrai fondement de l'histoire,
à part le fait que c'était de la faute à Uber.
Et la poursuite était de 10 millions,
mais ça n'a pas eu lieu.
C'est quand même triste,
parce qu'il y a des victimes réelles là-dedans.
C'est incroyable.
Ce n'est pas un cas qui a été énormément médiatisé
ici du moins au Canada.
J'en ai presque pas entendu parler,
à part étant donné qu'on faisait des recherches
pour distorsion.
On l'avait vu passer,
mais sinon, ce n'est pas quelque chose
qui a fait énormément de vagues.
Je pense que les gens de Uber
ont fait en sorte que ça ne ressorte pas.
C'est ça que j'ai pensé.
Ce n'est pas une très bonne publicité.
Surtout qu'ici, on avait d'autres débats.
Les médias ont dû se concentrer sur les débats
qu'on avait, les confier avec les taxis.
Mais il reste que, moi,
c'est la première fois que j'entends cette histoire-là.
Je ne l'avais jamais même pas vu passer.
Ça a été très peu médiatisé.
Il n'y a pas de nouvelles nouvelles.
Ça a seulement sorti lorsque c'est arrivé.
Exactement.
Ça va être parfait pour votre retrospective.
Si on a un nouveau d'ici là,
sinon, un bilan de la saison 3.
Merci beaucoup, Sam, pour cette histoire.
Une belle histoire qui ne nous donne pas envie
de prendre Uber, du moins,
pour revenir de nos parités des fêtes.
Je pensais que j'allais revenir chez nous à Uber.
Je commence à douter.
Tu vas prendre l'autobus, finalement?
Je pense que je vais prendre l'autobus.
Merci beaucoup, Simon Pratch, aussi.
Merci à vous autres.
De ta collaboration.
En fait, Ars Moriandzi, ça revient quand, encore une fois?
On revient le 17 janvier en ondes,
donc, sur vos applications.
Le 18 janvier, donc, le lendemain.
On vous a préparé 13 épisodes
pour la prochaine saison.
En plus, on va avoir une...
Je l'ai déjà annoncé sur la page.
Il va y avoir des témoignages.
J'ai préparé quelques entrevues
avec des personnes...
Exactement, avec des personnes qui ont vécu l'horreur
de diverses façons,
soit par des tragédies, soit professionnellement,
ce qui est un peu...
Souvent, c'est des métiers
qu'on églige, qu'on met de côté,
qu'on ne pense pas régulièrement.
On est en train de préparer quelque chose.
Distorsion est moi-même.
Oui.
Pour ces bonus-là.
Tout le monde sait un peu de quoi on parle,
mais c'est aujourd'hui la première fois
qu'on en parle ensemble.
J'en dis pas plus.
C'est le fun, le mystère, l'engouement.
On en reparle en 2018, on va voir.
Ça risque fort de ne pas être notre dernière collabo.
OK, non.
Vous allez voir en 2018.
Et sur ça aussi, je vous relance,
parce que dès le coup que c'est dit
et que c'est enregistré, que le public l'a entendu,
il n'y a aucun moyen de revenir en arrière.
Je trouve qu'on traîne de la part
avec notre show live.
C'est vrai.
Là, il est temps qu'on fasse notre spectacle en direct
devant le public.
Je le sais que le public a hâte de nous rencontrer
humblement, mais n'empêche,
on veut ce show-là autant nous que vous à la maison.
Donc là,
je le dis, il faut que ce soit fait
au moins pour le retour de votre
prochaine saison.
Dans les prochains mois,
ça fait un an qu'on dit ça.
Là, c'est le temps qu'on le fasse pour vrai.
Je vais mettre la main à la pâte
et vous forcez à coups de fouette.
Il faut qu'on revienne avec un show live.
Donc, on va organiser ça.
En plus, on a déjà toutes nos histoires
de prêtes. On le sait.
Ça fait longtemps qu'on en parle.
On a nos histoires. Donc, on va organiser ça bientôt.
Ça s'en vient super. Soyez aux aguets.
Absolument.
Merci beaucoup encore de ton temps, Simon.
D'ici cette option, nous,
on revient plus début mars.
Donc, vous avez Ars Moriendi entre temps.
Et puis, en fait, notre dernier épisode,
on a un bilan. Oui, on va faire un épisode bilan
début 2018 en janvier
au retour des fêtes. Donc, hésitez pas
si vous avez des questions pour nous.
Si vous voulez nous suggérer des sujets
de discussion ou autres, que ça touche
le podcast en général ou des cas
bien précis d'histoire de l'ère numérique
qu'on a discuté dans nos deux saisons,
hésitez pas à nous poser ça sur le groupe de discussion
sur Facebook ou sur notre page
aussi. C'est d'ailleurs ma seule
jalousie. Vous avez une maudite
belle communauté. Ça, c'est le fun.
C'est vrai. Je vois pas comment je pourrais
présenter ça avec Ars Moriendi
parce qu'on parle d'une époque et il y a tellement
longtemps, les enquêtes sont finies depuis des
centaines d'années des fois. Donc,
il n'y a aucune raison que je fasse
ça. Mais dans votre propos,
dans votre mandat,
votre communauté fait tout son sens
et c'est vraiment intéressant.
Votre groupe, je l'aime. Puis tout le monde
est le fun. On a souvent, souvent, on part
des groupes. Puis finalement, on est déçu
de la réaction du public. Dans votre
cas, c'est pas ça. Vous avez un public
de feu. C'est tellement
le fun, les conversations qui se trouvent
sur votre groupe. Si vous n'êtes pas encore
sur le groupe, ajoutez le groupe
distortion, partagez vos opinions,
partagez vos théories.
C'est vraiment une belle communauté
et il y en a très peu des comme ça
au niveau criminel. C'est vraiment
intéressant. Pour vrai, je suis très
jaloux de votre communauté. Et Simon,
il prend part parfois aux discussions.
Tant, tant, tant. Exactement. Donc,
merci encore tout le monde pour votre support
pour cette saison 2. On vous revient
2018. Et pourquoi pas laisser
le mot de la fin à Simon ce soir?
Pour le mot de la fin,
on va se le dire. Je vous l'ai dit
déjà. On m'appelle Monsieur
Noël. Chaque gang a son Monsieur
Noël. Dans ma gang, c'est
moi. Croyez-moi. J'ai
des suits pour toutes les occasions de
Noël, mais aussi une voix
qui chante. J'ai grandi dans une chorale,
donc les thunes de Noël, je les connais
toutes. Moi, je pense qu'un spécial
de Noël n'est pas un spécial
de Noël s'il ne se termine
pas en chanson. Et c'est pourquoi
je vous offre les anges
dans nos campagnes. Oui, vas-y.
On ne t'en retient pas.
Les anges dans nos
campagnes ont entonné
l'hymne des cieux
et l'écho de nos
montagnes. On l'a encore
encore, mais c'est pas faux.
Glow
In excelsis Deo
Glow
In excelsis Deo
Hé, il reste jusqu'à 14 couplets
Bergez pour qui
cette fête
Écouter Distorsion
Écouter



