đŸŽ™ïžBryan Kohberger - Mise Ă  jour 2025 (Les meurtres de l’Idaho)

Épisode

đŸŽ™ïžBryan Kohberger - Mise Ă  jour 2025 (Les meurtres de l’Idaho)

Durée
47 min
Format
Audio
Type
Bonus

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Novembre 2022, Ă  Moscow en Idaho : quatre Ă©tudiants sont retrouvĂ©s assassinĂ©s dans leur maison hors campus. En quelques semaines, un doctorant en criminologie, Brian Koberger, est arrĂȘtĂ© et inculpĂ©. Depuis, l’affaire a enchaĂźnĂ© les rebondissements : dĂ©cisions de cour, batailles procĂ©durales, piĂšces techniques contestĂ©es et Ă©lĂ©ments nouveaux qui Ă©clairent autrement la nuit du drame. Dans cette mise Ă  jour 2025, on remet le dossier en ordre et on suit l’évolution jusqu’aux dĂ©cisions rĂ©centes qui vont orienter la suite.

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Transcription automatique. Certains mots ou noms propres peuvent ĂȘtre inexacts.

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Vous ĂȘtes sur le point d'Ă©couter une mini-disto tirĂ©e du journal d'enquĂȘte

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d'Emile et Sébastien. Salutation Sébastien Lévesque! Salut Emile Gauthier!

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Ça va bien? Oui et toi? Yes, ben oui, on prend un petit peu de temps pour

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faire un épisode bonus sur le cas de Brian Koberger, l'assassin des

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des Ă©tudiants de l'Aidao dont on a parlĂ© en 2023 d'ailleurs. Ça fait

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déjà un petit bout qu'on en a parlé. Seb, t'as travaillé sur cet épisode-là

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bonus, t'as suivi d'ailleurs la saga de Brian Koberger, donc on trouvait

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important de faire un épisode mis à jour à quelque part sur cette

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histoire-là. Cette histoire tragique qui s'est d'une certaine façon conclue, on

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peut jamais dire de maniĂšre positive, mais au moins qui s'est conclue, je dirais

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qui a donné, qui a rendu aux victimes un peu justice. Oui, à quelque part,

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il n'y a plus de mystĂšre, il y en a autant eu entre autres sur ses

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motivations, entre autres Ă  savoir est-ce que c'est bel et bien lui qui a fait

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ce crime-lĂ . À un moment donnĂ©, c'Ă©tait mĂȘme lui qui jouait beaucoup sur cette

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carte-lĂ , mais lĂ  en fait on peut dire que l'enquĂȘte est

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bouclée, que justement il y a un terme à cette histoire-là. Mais tout

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d'abord, on va recommencer, je crois, oĂč on s'est laissĂ© la

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derniÚre fois à la fin de notre dernier épisode qui est sorti

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justement en 2023, mais est-ce que tu te rappelles par cƓur la date? Oui, je pense

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c'est le 28 avril, c'est quelque chose comme ça, c'était l'épisode 107 de la

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saison 8, je pense que c'était notre dernier ou avant-derniÚre épisode de la

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saison. À cette Ă©poque-lĂ , on terminait la saison parce que ça venait, je pense

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qu'ils venaient de l'arrĂȘter ou quelque chose comme ça, donc c'est

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vraiment à partir de là, donc il y a plus de deux ans que ça

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s'est écoulé depuis ce temps-là. Absolument, c'est un drame qui a

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On parle de quatre étudiants qui ont perdu la vie dans ce drame-là en novembre 2022 dans une

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maison d'étudiants à l'université là-bas dans la région de Moscow. Et on va y revenir, tiens

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Seb, je te laisse nous partir ça oĂč on s'est laissĂ© la derniĂšre fois. Oui, puis juste avant,

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je fais un petit micro-recap de l'histoire. Bien sûr. Un froid matin de novembre 2022,

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quatre étudiants, Stacy Chapin, Kaylee Goncalves, Xana Kernodal et Madison Morgan de l'Université

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de L'Aide-à-Haut, sont retrouvés poignardés à mort dans leur maison hors campus à Moscow.

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Le crime secoue l'AmĂ©rique et pendant prĂšs de sept semaines, l'enquĂȘte piĂ©tine. L'inquiĂ©tude

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grandit dans cette petite ville universitaire habituellement paisible. Puis, en décembre 2022,

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l'arrestation d'un suspect provoque un véritable coup de tonnerre. Brian Kauberger, 28 ans,

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un doctorat en criminologie de l'université voisine, est inculpé de quatre meurtres et

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d'un cambriolage. L'affaire Kauberger fascine et horrifie le public. Un étudiant

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en criminologie accusé d'un quadruple homicide brutal et fait immédiatement l'objet d'un

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traitement médiatique intense. Mais ce qu'il faut savoir, c'est qu'un ordre de

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2023 interdit aux avocats et aux enquĂȘteurs de parler publiquement du dossier afin de

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préserver l'intégrité de la procédure. C'est à ce moment-là, fin avril 2023,

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que l'histoire s'arrĂȘte dans notre cas. Ils venaient d'ĂȘtre extradĂ©s dans L'Aide-Ă -Haut

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et une audience préliminaire était fixée pour l'été 2023, depuis de nombreux

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rebondissements ont eu lieu. Donc, préparez-vous à replonger dans cette affaire pour découvrir

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les développements majeurs qui sont survenus depuis avril 2023.

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C'est clair que ça avait
 je comprends pourquoi ça avait Ă©tĂ© un Ă©norme branle-bas

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médiatique parce qu'on dirait qu'il y avait tous les ingrédients dans cette histoire-là

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pour autant au niveau de la personne. Justement, c'est un étudiant en criminologie. Le meurtre,

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évidemment, est sordide et tout ça. Il y avait aussi une part de mystÚre autour de ça.

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Donc, vraiment, toute l'Amérique était liée à son siÚge pour voir tous les rebondissements

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qui allaient avoir lieu. Oui, exact. Etant donné, la non-diffulcation

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des faits, ça amenait Ă  beaucoup de
 on dirait que le cercle mĂ©diatique n'Ă©tait

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que des rumeurs, dans le sens qu'étant donné qu'il ne pouvait jamais s'appuyer sur des

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vrais faits ou vraies preuves par rapport Ă  ce qui Ă©tait connu, ça devenait
 je trouve

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qu'il y avait beaucoup de peltage. On dirait qu'il essayait de créer de la nouvelle un peu avec ça.

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Nous sommes en mai 2023, maintenant, au tribunal du comté de Lata. Les bancs de la salle

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d'audience sont pleins à craquer. Les familles des victimes, dignes mais éprouvées, attendent

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en silence. Brian Koberger, lui, apparaßt impassible derriÚre la vitre de sécurité

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du boxe des accusés. Alors que tout le monde s'attend à une audience préliminaire

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autour de fin juin, oĂč les preuves de l'accusation devaient ĂȘtre testĂ©es

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publiquement, eh bien un développement inattendu bouleverse le calendrier.

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Le 17 mai 2023, un grand jury inculpe formellement Brian, et cette mise en

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accusation par grand jury, eh bien, ça permet aux procureurs d'éviter l'audience

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préliminaire qui était initialement prévue le 26 juin. En d'autres termes, un panel de

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jurés citoyens a estimé à huit clos qu'il existait suffisamment de preuves pour traduire

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Brian Koberger en justice sans passer par l'audience publique oĂč les deux colocateurs

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rescapĂ©s auraient pu ĂȘtre appelĂ©s Ă  tĂ©moigner et subir un contre-interrogatoire.

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L'annonce de cette inculpation est un choc pour la défense qui, elle, perd là une occasion

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de jauger les preuves de l'accusation. Oui, je comprends, cette manƓuvre-là peut

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empĂȘcher certaines informations de sortir de ce que je comprends. Oui, oui, exact,

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puis d'ajuster ta dĂ©fense. Étant donnĂ© qu'il va y avoir moins de contre-interrogatoire.

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Oui, exact. Quelques jours plus tard, le 22 mai 2023, Brian Koberger comparait pour son audience de

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mise en accusation. Dans la salle d'audience, l'ambiance est électrique. Au moment d'énoncer

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son plaidoyer, Koberger crée la surprise. Il garde le silence, refusant de répondre

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coupable ou non coupable. On voit un peu le personnage. Oui, exact. Un silence lourd s'installe

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et le juge John Judge - et oui, ironiquement, c'est bien son nom - intervient alors et enregistre

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pour lui un plaidoyer de non-coupable sur chacun des chefs d'accusation. Cette stratégie

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inhabituelle qui s'appelle le standing silence, donc rester debout silencieux,

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est une maniÚre pour l'accuser de ne pas reconnaßtre l'autorité du tribunal sur la

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Koberger, visage fermé, est informé qu'il risque la peine de mort s'il est reconnu coupable

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des meurtres. En effet, le procureur du comté a dÚs le départ qualifié l'affaire en crime

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capital, ouvrant la voie à une possible sentence capitale. L'État de l'Aïdaou est connu pour

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appliquer la peine de mort au point que, quelques semaines auparavant, ses législateurs

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ont réautorisé le peloton d'exécution comme méthode d'exécution en cas de

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disponibilité des injections létales, qui est une mesure publiquement soutenue par le pÚre d'une

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des victimes, Kylie Guncalves, qui est d'accord avec ça. Mais Emile, qu'est-ce que c'est

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concrÚtement un peloton d'exécution et pourquoi on est en arrivée là?

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Oui, c'est drĂŽle. Moi, j'ignorais cette information, mais savais-tu, Seb,

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qu'il y a une pénurie de produits pour faire l'injection létale?

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Non, non, c'est ça, je ne savais pas. C'est crazy ça. Donc, cinq États amĂ©ricains autorisent

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désormais le peloton d'exécution étant donné qu'il manque de ce produit-là qu'on utilise pour

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tuer les gens. Donc, l'Aïdaou, entre autres, ou une loi en 2025, en fera la méthode par

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dĂ©faut dĂšs juillet 2026. C'est complĂštement fou. Je ne savais mĂȘme pas que ça se faisait

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encore en Amérique, ce genre d'exécution-là. Il y a aussi le Utah et la Caroline du Sud qui

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utilisent ça, ainsi que le Mississippi et l'Oklahoma qui ont le peloton d'exécution

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aussi dans leur méthode de peine de mort. Et là, pour en parler un petit peu plus,

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en espérant que vous n'écoutez pas de distorsion comme ça dans un lieu public,

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oĂč il y a d'autres gens. Mais concrĂštement, le condamnĂ© est attachĂ© Ă  une chaise et trois Ă 

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cinq tireurs volontaires postés à quatre, sept mÚtres environ visent un disque sur le

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coeur et la mort est prononcée en une à deux minutes. Donc, ils tirent carrément sur le

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condamné. Il n'y a pas de romance ici. AprÚs quinze ans de pause, deux exécutions ont eu lieu

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en Caroline du Sud en 2025, Brad Sigmund le 7 mars 2025, puis Michal Maddy, le Hans Anvril,

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ça fait pas longtemps. Et ce dernier cas montre qu'un tire mal placé peut prolonger l'agonie,

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entre autres, parce qu'effectivement, il n'a pas été touché tout de suite sur le disque.

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Il y a l'état du Utah aussi qui prévoit l'exécution de Ralph Menzies le 5 septembre

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2025. Et là, il y a une guerre entre partisans et détracteurs qui s'affrontent. Les premiers

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louent la simplicité, le faible coût et la rapidité, c'est sûr, si tu vois ça d'un point

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de vue business. Et les secondes Ă©noncent la violence visuelle, le traumatisme, mĂȘme pour

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les exécutants. Elle est à la job du bourreau, on n'est plus à l'époque médiévale.

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Ben non, c'est ça, ça fait tellement médiéval. Puis là, il y a plein de dérapages

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possibles. Mais bon, est-ce que vraiment, ça demande la cruautĂ© mĂȘme par injection

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létale aussi. C'est drÎle qu'on en revienne là. Déjà, la peine de mort, c'est un sujet

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déjà assez controversé. Donc, il risque le peloton d'exécution Koberger. Et pourquoi

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maintenant il y a une pénurie? On va en parler un petit peu plus de ce médicament. C'est

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le seul fabricant américain du sodium thiopental, l'anesthésique clé du cocktail à trois

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drogues qui a quitté le marché sous la pression des abolitionnistes et par crainte

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pour son image. Parce que oui, quand t'es une compagnie pharmaceutique et que tu

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fabriques quelque chose qui est utilisé, tu risques un peu parfois des chaleurs

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de relations publiques. Exact, sans vouloir utiliser l'expression « tu te tires dans

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pied ». Exactement. Puis dans les mois qui ont suivi leur retrait à Ospera, il y a d'autres

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géants comme Lundbeck, Pfizer, Fresenius, Kaby, d'autres géants médicaux ont imposé des clauses

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contractuelles interdisant toute revente à des services pénitentiaires. Donc,

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il y aurait potentiellement un marché noir de ce médicament. Je ne sais pas,

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je devrais appeler ça un mĂ©dicament, mais de ce cocktail. Certains ont mĂȘme poursuivi

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les États qui ont obtenu leurs produits par des filiùres parallùles. Donc, il y a des

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directeurs de prison qui ont, comment dire, qui se sont mis à « smuggler » des substances,

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de superstitions. C'est complÚtement creusé. Puis il y a des gouverneurs et des juges qui

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ont suspendu les exécutions aussi, la faute de drogues fiables. C'est vraiment,

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j'ignorais, je ne connaissais pas ce « rabbit on » d'exécutions létales. Sur le plan

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international, maintenant, l'Union Européenne a verrouillé l'exportation de ces anesthésiques

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dĂšs dĂ©cembre 2011 via son rĂšglement anti-torture. Donc, les États membres doivent refuser toute

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licence si un produit risque d'ĂȘtre utilisĂ© pour la peine de mort. Et Bruxelles, encore,

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durcit le dispositif en mai 2025. Donc, conjuguer au « boycott » ces rÚgles-là qui sont

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quasiment impossibles, rendent vraiment difficile l'importation de panteaux barbitales ou

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de tios pantales vers les États-Unis, mĂȘme via des circuits de courtage. Et lĂ , si

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on retourne à notre histoire, il y a une lenteur des procédures aussi, puis certaines

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manoeuvres de la dĂ©fense qui s'opĂšrent pendant le procĂšs. À l'Ă©tĂ© 2023,

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la procédure avance, mais n'a pas mesuré, ce qui génÚre des frustrations et de l'angoisse

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chez les proches des victimes. Le procÚs, qui est d'abord fixé au 2 octobre 2023,

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est reporté lorsque, le 23 août 2023, Kauberger renonce à son droit à un procÚs

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rapide. Dans le systÚme américain, renoncer à un procÚs dans les six mois est courant

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dans les affaires complexes. Ça donne plus de temps Ă  la dĂ©fense pour prĂ©parer son dossier.

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Pour les familles des étudiants qui ont été tués, l'idée de devoir attendre de longs mois

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supplémentaires avant d'obtenir justice est éprouvante. En plus, quand il y a un battage

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mĂ©diatique au dos, ça a dĂ» ĂȘtre difficile pour ces familles-lĂ  de garder quand mĂȘme une vie

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privĂ©e pendant les mois et annĂ©es qui ont suivi, et mĂȘme aujourd'hui encore. Parce qu'il y a eu

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des documentaires là-dessus, c'est arrivé rapidement. TrÚs rapidement, il y a eu plein

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de podcasts dont nous. Et justement, cette histoire-lĂ  fait vraiment un boule de neige.

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Dans le tribunal ce jour-là, certains parents ne cachent pas leur déception en apprenant que

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l'accusé a signé ce deal, repoussant indéfiniment la date du procÚs. La date

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deviendra un sujet de tractation, entre autres. Les procureurs souhaitaient initialement l'été

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2024 tandis que la défense de Kauberger militait pour mars 2025 ou l'été 2025.

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Donc, il y avait encore beaucoup d'incertitudes au sujet de la date et du moment du procĂšs.

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Oui, exact. ParallÚlement à ça, la défense commence à dévoiler sa stratégie. Fin août

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2023, dans un document déposé devant la Cour, les avocats de Kauberger avancent enfin

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un alibi. Selon eux, leur client a pour habitude d'airer en voiture seule pendant la nuit et il

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aurait effectué l'un de ses trajets nocturnes précisément la nuit du 12 au 13 novembre 2022,

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au moment du crime. Tu parles d'un hasard. Bien oui. Je cite «Monsieur Kauberger a depuis

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longtemps l'habitude de faire des tours en voiture tout seul. Il en a fait un tard le

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12 novembre et dans les premiÚres heures du 13 novembre, écrive-t-il, tout en admettant

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qu'aucun tĂ©moin ne peut confirmer prĂ©cisĂ©ment oĂč il se trouvait Ă  chaque instant de ce laps

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de temps». Donc, t'sais, l'alibi n'est pas solide. Oui. Ça peut mĂȘme jouer contre lui.

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Bien oui, c'est ça. Je trouve ça un peu
 Bien oui, parce qu'il Ă©tait lĂ .

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Monsieur, votre client a l'habitude de faire des drĂŽles de voyage seul la nuit, de ville en

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ville. Ça ne joue pas de ton bord. Non, c'est dĂ©jĂ  louche. «Autrement dit,

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l'accusé ne fournit pas d'alibi concret avec un témoin ou une preuve à la pluie. Il se

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contente d'affirmer qu'il se baladait en voiture aux alentours seul au moment oĂč les

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quatre étudiants étaient assassinés. Cette ligne de défense qui évite de donner un lieu précis

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pourrait servir à soulever un doute dans l'esprit des jurés, ou du moins expliquer

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pourquoi son tĂ©lĂ©phone portable a pu ĂȘtre dĂ©tectĂ© en mouvement cette nuit-lĂ  sans

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pour autant l'associer directement à la scÚne de crime». Oui.

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«DÚs ses premiÚres manoeuvres, on entrevoit la tactique des avocats.

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Attaquer les éléments de preuve et semer l'incertitude. Au printemps 2023,

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il avait déjà tenté d'obtenir le témoignage d'un des colocataires escapés. La défense

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affirmait que Bethany Fonk pourrait détenir des éléments de preuve susceptibles d'innocenté

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partiellement ou mĂȘme totalement Brian, ou du moins de semer un doute sĂ©rieux sur

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sa culpabilité. Cependant, cette démarche a finalement avorté aprÚs l'inculpation par

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de grands jurés qui rendaient cette audition inutile. Mais bien la défense multiplie également

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les requĂȘtes pour obtenir davantage de dĂ©tails techniques, notamment sur l'analyse d'ADN

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généalogique qui a conduit à la mise en cause de Kauberger. Sur Internet, certains évoquent

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la possibilité de traces d'ADN non identifiées sur les lieux. En mars 2025, on apprendra

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d'ailleurs qu'un expert de la défense a signalé la présence d'ADN d'au moins trois

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individus sous les angles d'une des victimes. Ce qui, selon la défense, rendrait les comparaisons

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avec l'ADN de Kauberger non concluantes. Mais ces détails ne feront qu'ajouter aux

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spéculations qui sont déjà nombreuses. C'est sûr que c'est une résidence d'étudiants,

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donc moi je ne suis pas surpris de voir d'autres traces d'ADN. Il doit y avoir beaucoup

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de monde qui sont sûrs là-dedans. Oui, tu as raison. Je comprends qu'ils

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Pendant ce temps, le procÚs médiatique de Kauberger bat son plein en arriÚre-plan.

[17:31]

Malgré le silence imposé aux acteurs judiciaires, l'affaire alimente d'innombrables débats

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sur les médias sociaux et dans la presse. Des documentaires, des podcasts spéciaux

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lui sont consacrés, disséquant la personnalité du suspect, étudiant en criminologie

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apparemment sans histoire et en s'attardant sur le profil des victimes quatre jeunes

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promis à un brillant avenir. L'engouement est tel qu'une série documentaire

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en quatre épisodes, on va avoir un nouveau ciné-club. Mon cher Emile, c'est One Night in Haidao,

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The College Murders, qui a été produit pour la plateforme Prime Video et annoncé pour l'été 2025.

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Et bien je suis allé vérifier ce matin au Canada, il est bien là.

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Est-ce que tu crois qu'ils ont intégré vraiment les derniÚres mises à jour et tout ça,

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parce que c'est sorti vite. Peut-ĂȘtre qu'ils attendaient les derniĂšres updates,

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puis que presque le montage était à 99% terminé.

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Ça se pourrait effectivement, j'ai hñte de voir, c'est un bon point, j'ai hñte de le voir.

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Je sais que ce matin, il était comme dans le top 10 canadien,

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donc je sais qu'il est trÚs trÚs récent, mais sûrement,

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parce qu'ils ont peut-ĂȘtre vraiment attendu ça parce qu'on le savait un peu tous les dĂ©lais,

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malgré qu'il y a, on va en parler un peu plus loin,

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mais il nous a pris de court un peu, mĂȘme plus court.

[18:43]

Donc c'est une bonne question ce que t'amĂšnes.

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Ils ont peut-ĂȘtre juste mis, souvent ils font ça Ă  la fin,

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un fond noir avec juste la mise Ă  jour.

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Oui, non, j'espĂšre que ça va plus loin que ça quand mĂȘme.

[18:52]

Exact, exact, mais on va vous en parler assurément de ce documentaire-là.

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La médiatisation est si intense que la sélection d'un jury impartial

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dans la petite communauté de Muscat, eh bien, paraßt de plus en plus compromise.

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Oui, ça doit ĂȘtre trĂšs difficile de choisir un jury dans ce cas-ci.

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Si c'Ă©tait difficile pour Luigi, ça ne devait pas ĂȘtre Ă©vident pour Brian ici.

[19:19]

AprÚs de longs mois d'attente, le juge Megan Marshall, en charge des premiÚres étapes,

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cÚde le relais pour les étapes préliminaires au juge du district, le juge Judge.

[19:30]

Fin janvier 2024, Brian revient devant le tribunal pour une série d'audiences préliminaires déterminantes.

[19:37]

Lors d'une premiÚre session à Huitclots, la Défense tente d'obtenir l'annulation de l'acte d'accusation

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en arguant que le grand jury aurait été biaisé et que les preuves réunies sont insuffisantes, entre autres motifs.

[19:52]

Ces requĂȘtes sont examinĂ©es sans public ni mĂ©dia, signe de la sensibilitĂ© des sujets abordĂ©s.

[19:58]

Puis, une seconde audience, publique celle-ci, est retransmise en direct, se tient en fin janvier.

[20:04]

Le juge John Judge rejette fermement la demande de la Défense d'invalider l'inculpation,

[20:11]

ainsi que leurs requĂȘtes exceptionnelles visant Ă  saisir directement la Cour suprĂȘme de L'Aidao.

[20:16]

Ben oui.

[20:17]

Le juge estime que les charges sont fondées pour aller au procÚs.

[20:21]

En revanche, aucune date ferme de procÚs n'est encore fixée.

[20:25]

Le ministÚre public plaide pour un procÚs à l'été 2024,

[20:28]

alors que la Défense insiste pour avoir plus de temps, proposant mars 2025 au plus tÎt.

[20:34]

Conscient de l'attente éprouvante pour les proches des victimes,

[20:38]

le juge prĂ©sente mĂȘme des excuses aux familles prĂ©sentes pour ces dĂ©lais qui semblent interminables.

[20:44]

Dans la salle, les parents hochent la tĂȘte,

[20:47]

partagés entre le soulagement de voir les tentatives de la Défense rejetée

[20:51]

et la déception de ne toujours pas connaßtre la fameuse date du jugement final.

[20:56]

Ah oui, ça va ĂȘtre l'enfin.

[20:57]

C'est clair.

[20:58]

Quelques mois plus tard, un tournant majeur survient quant au lieu du futur procĂšs.

[21:03]

La Défense, encore une fois qui est déterminée à avoir un procÚs équitable,

[21:09]

est impossible à Moscow, la petite ville saturée par la couverture médiatique de l'affaire.

[21:15]

Ça demande le dĂ©paysement de la procĂ©dure vers une autre juridiction.

[21:20]

Et le 6 septembre 2024, le juge Judge rend sa décision.

[21:24]

Il accĂšde Ă  la requĂȘte et ordonne le dĂ©placement du procĂšs hors du comtĂ© de l'ATA.

[21:31]

La Cour reconnaßt que l'énorme couverture médiatique,

[21:34]

conjuguée à la faible population locale,

[21:37]

risquerait de biaiser irrémédiablement le jury.

[21:40]

Mais lĂ , ils vont aller oĂč?

[21:41]

Parce que, Joseph, il faut que t'ailles en Antarctique si tu veux éviter ça.

[21:45]

C'est une victoire pour la Défense qui avait souligné l'omniprésence du dossier dans les esprits locaux.

[21:51]

Dans son ordonnance écrite,

[21:53]

le juge note qu'il existe une probabilité raisonnable

[21:56]

que la couverture médiatique préjudiciable

[21:59]

compromette un procÚs équitable, selon la citation du juge.

[22:04]

La Cour suprĂȘme de l'État a validĂ© le transfert du procĂšs au Haida County,

[22:09]

ici mĂȘme Ă  Boise, la capitale.

[22:12]

Un nouveau juge, Stephen Hippler, a été désigné pour présider les débats.

[22:17]

En effet, l'affaire quitte la petite salle d'audience de Moscow pour la grande ville,

[22:22]

celle de Boise, métropole de Lidao,

[22:25]

qui offrira un vivier de jurés potentiels plus vastes et moins imprégnés par l'émotion locale.

[22:32]

Mais encore!

[22:33]

Mais c'est vrai un peu quand mĂȘme,

[22:35]

parce que, vƓu vƓu pas, Ă©tant donnĂ© toute la non-divulgation de la preuve,

[22:39]

tout ce qui se discutait dans les médias, ça n'était que des « oui » de dire et tout ça,

[22:42]

puis c'est vrai que localement, dans des petites villes comme ça, les gens devaient se parler entre eux,

[22:46]

et c'est certain qu'ils devaient avoir de l'information

[22:48]

qui n'a pas été dévoilée dans les médias, qui a circulé localement.

[22:52]

Allez, c'est sûr que tu évites un peu plus les ragots locaux.

[22:54]

Non, c'est sûr. Je comprends, puis c'est sûr que ça ne sera jamais à 100 % opacle,

[22:59]

mais en mĂȘme temps, je crois que ça a Ă©tĂ© la bonne dĂ©cision.

[23:02]

Oui, oui. Ah, c'est clair.

[23:04]

Pour les familles des victimes, ce changement de décor est accueilli avec une prudente approbation,

[23:10]

comme un peu un vent d'air frais.

[23:13]

La famille Goncalves, en septembre 2024,

[23:17]

a été soulagée de voir enfin une décision prise rapidement pour avancer vers le procÚs.

[23:24]

Et là, je les cite, ils disent, ils disaient à l'époque,

[23:27]

nous restons convaincus qu'un procÚs équitable était possible à l'atta,

[23:30]

mais peu importe le lieu, l'issue ne changera pas, nous voulons la justice.

[23:34]

Et on les comprend.

[23:36]

Absolument.

[23:37]

L'année 2025 s'ouvre sur une phase de préparation intensive

[23:42]

en vue du procÚs désormais programmé à Boise.

[23:45]

Selon le calendrier établi, la sélection du jury devrait débuter,

[23:49]

en fait doit débuter en août 2025,

[23:52]

pour des plaidoyers d'ouverture le 18 août.

[23:56]

Caubergaire en court toujours la peine de mort,

[23:58]

les procureurs ayant confirmé leur intention de la requérir le cas échéant.

[24:02]

La tension monte graduellement à l'approche de l'échéance,

[24:05]

d'autant qu'une audience pré-procÚs fin avril 2025

[24:08]

va révéler des détails glaçants sur la nuit du quadruple meurtre.

[24:13]

En effet, le 28 avril,

[24:15]

le nouveau juge autorise en grande partie l'utilisation des textos

[24:19]

échangés par les deux locataires,

[24:21]

un co-locateur par dons survivant durant la nuit du drame.

[24:25]

Et ces messages, contenus dans une requĂȘte des procureurs,

[24:29]

permettent de reconstituer minute par minute

[24:32]

les heures d'angoisse qui ont précédé la découverte des cas.

[24:35]

Ben oui, Ă  ce moment-lĂ , c'est quand mĂȘme les preuves numĂ©riques

[24:39]

ont joué un énorme rÎle dans cette histoire.

[24:41]

Oui, beaucoup.

[24:42]

Et c'est ça, la Défense ne voulait jamais

[24:44]

que cette discussion-lĂ  soit mise dans le dossier.

[24:46]

Ben oui.

[24:47]

Mais c'est vrai que ça a donné une timeline.

[24:49]

Je vous les cite les textos.

[24:53]

Vers 4 heures du matin, le 13 novembre 2022,

[24:57]

Dylan envoie un texto affolé à Bethany.

[25:00]

Bethany Funk.

[25:01]

Elle vient d'entendre des bruits étranges, des pleurs,

[25:05]

puis a aperçu une silhouette masquée,

[25:07]

entiĂšrement vĂȘtu de noir, qui traversait furtivement la maison.

[25:11]

Et elle dit « Il y a quelqu'un, un homme avec une cagoule.

[25:14]

» N'obtenant pas de réponse de leur co-locataire du haut,

[25:18]

Dylan et Bethany échangent à plusieurs reprises.

[25:23]

Personne ne répond.

[25:24]

Je suis vraiment confuse.

[25:26]

Puis les deux sont dans la mĂȘme maison alors qu'ils se textent.

[25:28]

C'est ça, chacun dans leur chambre.

[25:31]

Elle écrit « Personne ne répond.

[25:32]

Je suis vraiment confuse.

[25:33]

À 4 heures 22 du matin. »

[25:36]

Térifié, Bethany lui répond « Viens dans ma chambre.

[25:39]

Vite, descends ici. »

[25:41]

Dylan descend alors rejoindre Bethany.

[25:44]

Elle est en chemin et découvre dans l'ombre

[25:47]

le corps inanimé de Xana Karnadol étendu sur le sol.

[25:52]

Mais sur le moment, sous le choc,

[25:54]

elle croit que son amie est simplement évanouie d'ivresse.

[25:57]

Ça, ça va toujours un peu me perturber,

[26:02]

cette réaction-là qu'ils ont eu par rapport à un corps inertataire.

[26:05]

Ben tu sais, au départ, tu t'imagines pas

[26:08]

qu'il y a quelqu'un en train de massacrer ta maison.

[26:10]

Non, non, c'est sûr.

[26:11]

Je pense que l'hypothĂšse la plus probable Ă  ce moment-lĂ ,

[26:13]

c'est mĂȘme si ça peut sembler surrĂ©aliste de voir ton amie par terre,

[26:19]

tu penses pas tout de suite à un tueur en série.

[26:21]

Non, non, c'est ça, un meurtre.

[26:22]

Ouais, non, t'as raison, puis je peux pas les blĂąmer.

[26:24]

Ce sont des victimes.

[26:25]

C'est juste que je trouvais ça Ă©trange quand mĂȘme,

[26:27]

comme choc, mais peut-ĂȘtre que je rĂ©agirais de la mĂȘme façon.

[26:29]

Paniqué, les deux survivants s'enferment dans la chambre de Bethany.

[26:34]

Elles vont passer 8 heures à tenter frénétiquement

[26:37]

de contacter leur colocataire via message et appel

[26:40]

sans jamais obtenir de réponse.

[26:43]

À 4h32 du matin, DĂ©lone supplie « S'il vous plaĂźt, rĂ©pondez ! »

[26:48]

et encore Ă  10h23 le matin « Est-ce que vous ĂȘtes debout ? »

[26:52]

Ce n'est finalement qu'Ă  midi moins deux, ce 13 novembre 2022,

[26:56]

qu'un appel affolé au 911 alerte la police

[26:59]

aprÚs que l'une des jeunes filles rescapées

[27:02]

a finalement osé sortir et découvrir l'horreur.

[27:06]

Leurs quatre amies étaient morts.

[27:08]

Ces révélations issues des témoignages et textos des survivantes

[27:11]

dressent un tableau poignant de la tragédie

[27:13]

et promettent de tenir une place importante dans le procĂšs Ă  venir.

[27:18]

Je me rappelle que ça, c'était un peu la « timeline »

[27:21]

qui faisait un peu grincer les gens des dents,

[27:23]

c'est-à-dire l'appel au 911 a été fait seulement à midi moins deux.

[27:28]

Oui, ça c'est bizarre.

[27:29]

C'est sûr que c'était une critique faite aux deux personnes.

[27:32]

On n'a vraiment jamais connu le fond de l'histoire lĂ -dessus,

[27:37]

sur le pourquoi c'était si tard.

[27:38]

Est-ce que vraiment ils ont dormi, c'est sûr, ils se sont couchés tard,

[27:42]

mais est-ce que tu dors bien dans un contexte comme ça?

[27:46]

Est-ce qu'ils ont ronflé jusqu'à midi?

[27:48]

Je ne pense pas.

[27:50]

Parce que déjà, Délane textait le matin vers 10h23.

[27:55]

Est-ce que c'était vraiment un choc post-traumatique un peu de la nuit?

[27:58]

Encore une fois, c'est dur de les blĂąmer pour quoi que ce soit,

[28:01]

mais c'était un élément de la « timeline »

[28:03]

qui créait de la confusion du moins de mon cÎté.

[28:06]

Oui, effectivement.

[28:07]

J'ai l'impression que si la Défense avait eu l'autorisation des contre-interrogés,

[28:13]

ça aurait pu peut-ĂȘtre mettre des doutes.

[28:15]

Oui, dans l'esprit des gens, à cause de leur façon d'agir, j'ai l'impression.

[28:21]

La Défense avait tenté de faire exclure ces éléments en les qualifiant de « oui dire »,

[28:26]

mais le juge a estimé que les messages

[28:29]

« attestent du calendrier des faits et du comportement des témoins ».

[28:33]

Seuls certains détails jugés trop spéculatifs seront écartés des débats.

[28:38]

Pour le grand public, la diffusion de ces détails fin avril 2025 est un choc supplémentaire.

[28:44]

On réalise la terreur qu'ont vécu ces deux jeunes survivants,

[28:48]

barricadés dans leur angoisse,

[28:50]

et l'on imagine ce qu'auraient été leurs témoignages

[28:53]

si elles avaient dĂ» revivre ces moments Ă  la barre.

[28:55]

Puis ça aussi, je le comprends, ces pauvres personnes-là doivent tellement


[29:01]

Je ne sais pas si elles s'en veulent, mais elles ne doivent pas bien vivre avec ça.

[29:06]

C'est clair que non.

[29:08]

Il va y avoir un coup de terreur anti-SÚbes à l'été 2025.

[29:13]

Contre toute attente, un rebondissement majeur va précipiter la fin de l'affaire,

[29:18]

avant mĂȘme la tenue du procĂšs.

[29:21]

À l'approche de l'Ă©tĂ© 2025, tous les protagonistes se prĂ©paraient Ă  un procĂšs fleuve en nous.

[29:26]

Les familles des victimes se disaient prĂȘtes Ă  affronter l'accusĂ© au tribunal,

[29:31]

déterminées à faire jaillir toute la vérité sur cette nuit de cauchemar.

[29:35]

Brian Koberger, de son cÎté,

[29:37]

continuait de clamer son innocence par la voix de ses avocats,

[29:40]

ceux-ci allant jusqu'Ă  soutenir qu'ils s'attendent Ă  ĂȘtre exonĂ©rĂ©s lors du procĂšs.

[29:45]

D'aprÚs un échange rapporté par un ancien défenseur public.

[29:49]

Puis là, évidemment, personne ne s'attend donc à ce qui va suivre,

[29:52]

Fin juin 2025, tout rĂ©cemment, au moment oĂč on enregistre cet Ă©pisode,

[29:58]

à peine quelques semaines avant la sélection du jury,

[30:01]

l'accusation et la défense annoncent qu'un accord de plaidoyer a été trouvé.

[30:06]

Et là, ça soit aprÚs tous les déplacements dans un autre comté et tout ça.

[30:10]

Le 30 juin 2025, un courrier officiel du procureur est envoyé aux familles des victimes

[30:16]

pour les informer que Brian Koberger a accepté un accord par lequel

[30:21]

il va plaider coupable de tous les chefs d'inculpation.

[30:25]

En échange, le procureur renonce à requérir la peine de mort,

[30:30]

ce qui signifie que Koberger sera automatiquement condamné à la prison à perpétuité sans

[30:36]

possibilité de libération. Quatre condamnations à vie consécutive pour les meurtres jusqu'à

[30:42]

dix ans de prison pour le cambriolage. L'accord prévoit également que Koberger renonce

[30:47]

dĂ©finitivement Ă  tout recours en appel, empĂȘchant ainsi d'interminables procĂ©dures

[30:53]

post-sentence. Autrement dit, c'est la certitude qu'il finira ses jours derriĂšre les barreaux.

[31:04]

Ce coup de théùtre Ă©pargne Ă  l'État un procĂšs long et douloureux et Ă©vite aux

[31:09]

jurés ainsi qu'aux familles d'endurer la révélation publique de détails atroces.

[31:13]

Mais comment en sommes-nous arrivés là, Seb ?

[31:17]

D'aprÚs le procureur Bill Thompson, c'est la défense de Koberger qui, à la fin juin,

[31:23]

a approché le ministÚre public pour négocier un arrangement. Les discussions se sont accélérées

[31:29]

en quelques jours. Le bureau du procureur a consulté autant que possible les proches des

[31:34]

victimes, évalué les options, puis soumis formellement son offre à Koberger. L'objectif

[31:40]

affiché par les autorités dans la lettre aux familles est clair, nous ne pouvons imaginer

[31:45]

le fardeau que ce procÚs ferait peser sur vous. Cette résolution est notre tentative

[31:50]

sincÚre de rendre justice à vos familles. Cet accord garantit que le prévenu sera condamné,

[31:56]

qu'il passera le reste de sa vie en prison et qu'il ne pourra pas vous imposer,

[32:00]

à vous et aux autres familles, l'incertitude de décennies d'appels aprÚs-coup.

[32:14]

En somme, le ministÚre public justifie l'accord par la volonté de préserver les familles d'un

[32:21]

pénible procÚs et de leur assurer une forme de justice immédiate et définitive.

[32:36]

D'aprĂšs moi, c'est ça qui a dĂ» faire pencher le plus la balance dans sa tĂȘte, j'ai l'impression.

[32:41]

J'ai l'impression d'aprÚs moi, ces avocats ont dû dire qu'il était cuit et que c'était

[32:46]

peut-ĂȘtre la meilleure option avec ce qu'il avait. Oui, je pense qu'il faisait un petit

[32:50]

peu plus acte, je ne veux pas dire bonne fois, mais en agissant comme ça, en plaidant coupable,

[33:00]

je pense qu'il l'admet aussi que c'est tard, donc ça soulage, ça enlÚve un poids

[33:04]

émotionnel aussi et un gros poids administratif et financier du cÎté de
 bref, je pense que

[33:11]

c'était plus intéressant pour ces avocats de le faire tourner vers cette décision-là.

[33:17]

Non, tu as raison.

[33:18]

Pour certaines, c'est l'incompréhension et la colÚre qui dominent. Elles voulaient

[33:22]

un procÚs pour que toutes les preuves soient exposées au grand jour et espéraient

[33:26]

voir Kauberger face Ă  ses actes sous peine capitale. La famille de Kaylee Gunn-Calves,

[33:32]

trÚs combative depuis le début, se dit anéantie par l'accord. Apprenant la nouvelle presque

[33:38]

en mĂȘme temps que le grand public via un simple courriel du procureur, eh bien le

[33:42]

pÚre de Kaylee fulmine. Il accuse le bureau du procureur du comté de l'atta de

[33:47]

les avoir tenus à l'écart et d'avoir bradé la justice. Sur Facebook, les

[33:52]

Gunn-Calves écrivent leur rage « l'état de Lideau nous a trahis, ils ont échoué

[33:58]

» que peut-on lire dans leur message du 30 juin. La sƓur de Kaylee, Alivea, dĂ©clara

[34:04]

aux mĂ©dias que le systĂšme a failli Ă  protĂ©ger les victimes, mĂȘme Ă  Mertzum, du cĂŽtĂ©

[34:10]

de la famille de Xana Kernodal. Sa tante confie Ă  la presse que les procureurs

[34:14]

n'ont pas cherché à les ménager, eux. Ils n'ont pas fait ça pour nous

[34:17]

épargner, quoi que ce soit, protestent-elles, estimant qu'ils auraient voulu aller

[34:22]

au procÚs. Ses proches endeuillés avaient milité publiquement pour que la peine

[34:26]

de mort soit envisagée, acceptant l'idée d'un long combat judiciaire pour obtenir

[34:31]

justice. Eh bien, pour eux, savoir que Brian échappera à l'exécution représente

[34:37]

une forme d'injustice. Et ça, c'est particulier. Je sais pas toi comment tu

[34:43]

réagirais si ça t'arrivait, parce que là, je vois que la famille n'est pas du

[34:48]

tout d'accord, dans le sens que pour eux ou pour quelques victimes, ils ne sont pas

[34:53]

d'accord avec le jugement. La finalitĂ© est presque la mĂȘme que s'il y avait

[34:57]

eu un procÚs qui avait été déclaré coupable. Ils n'ont pas été consultés, mais je

[35:02]

pense pas que tu consultes les familles dans une décision comme ça. Mais aussi,

[35:06]

on dirait que pour eux, c'est la vengeance ultime oĂč l'Ɠil pourrait ĂȘtre

[35:11]

dent pour dent de le tuer. C'était ça qu'il fallait.

[35:14]

C'est peut-ĂȘtre ça que les familles croyaient que ça allait amoindrir leur

[35:20]

deuil ou les aider à passer plus facilement par-dessus cette épreuve-là.

[35:24]

La confrontation, Ă©ventuellement peut-ĂȘtre la peine de mort, tout ça

[35:28]

peut-ĂȘtre que eux, ça les satisfaisait. Mais je me demande aussi si ils n'ont pas

[35:33]

un peu une amertume face au systĂšme de justice aprĂšs tout ce qu'ils ont

[35:37]

vécu. Nous, on n'était pas, on regarde ça avec beaucoup d'extérieurs,

[35:41]

mais eux, ça avait l'air Ă  ĂȘtre laborieux aussi. Toutes les procĂ©dures

[35:44]

judiciaires, le déplacement dans l'autre comté, tous ces trucs-là.

[35:49]

Peut-ĂȘtre un peu de manque de transparence, on sentait aussi du cĂŽtĂ© des

[35:53]

procureurs et autres. Donc, j'ai l'impression que c'est peut-ĂȘtre avec

[35:57]

un peu plus de contexte qu'on pourrait comprendre la réaction des

[36:02]

goncalvaïs. Moi, de mon cÎté, je dirais tant mieux, c'est moins pire.

[36:06]

Je n'ai pas envie de passer au travers d'un procĂšs, mais on n'a pas

[36:09]

passĂ© par toutes les mĂȘmes Ă©tapes qu'eux.

[36:10]

Non, eux, c'est leur quotidien, 7 jours sur 7 de pour que leur enfant

[36:14]

a Ă©tĂ© tuĂ©. C'est ça, peut-ĂȘtre que vous le savez, vous les

[36:18]

dites tordus, mais il y en a peut-ĂȘtre qui ont perdu leur emploi, il y en a peut-

[36:21]

ĂȘtre qui ont dĂ» abandonner certains projets pour se consacrer Ă  ça, pour

[36:27]

réhypotéquer leur maison. Les conséquences sur les familles

[36:31]

sont dures Ă  imaginer. Ils ont peut-ĂȘtre engagĂ© eux-mĂȘmes des

[36:36]

dĂ©tectives privĂ©s, des avocats privĂ©s. Oui, je pense que oui, mĂȘme, Ă  un moment

[36:40]

donnĂ©. Ça perturbe une vie. Tu dis, Ă  vie, en fait, mĂȘme.

[36:45]

Oui, un procĂšs aussi simple soit-il, je ne parle mĂȘme pas de meurtre.

[36:49]

Non, non, exactement. Ça perturbe une vie quand mĂȘme.

[36:52]

Oui, oui, absolument. Mais il y a souvent la morale qui fait, puis on a eu beaucoup de

[36:55]

films, de livres lĂ -dessus, que quand on venge notre bourreau ou le

[37:01]

bourreau de quelqu'un ou d'autre, souvent on n'arrive pas Ă  avoir la

[37:05]

paix intérieure qu'on souhaitait. Oui. AprÚs l'avoir exécuté, ça

[37:10]

souvent, on a un peu ce parallĂšle-lĂ , un peu morale. Mais il y a d'autres

[37:14]

familles qui semblent accueillir la nouvelle avec plus de résignation, voire

[37:17]

mĂȘme un soulagement teintĂ© de tristesse. Les parents de Ethan Chapin ou de

[37:22]

Madison Morgan, eux, ils ont été moins présents dans les médias, n'ont pas fait

[37:26]

de déclarations fracassantes. Et on devine chez certains, un

[37:30]

sentiment mitigé. L'accord garantit que l'assassin présumé

[37:34]

perotte sa vie derriÚre les barreaux et le révite de revivre le

[37:38]

cauchemar lors d'un procÚs hyper médiatisé. En privé, certains proches

[37:43]

reconnaissent qu'ils n'auraient peut-ĂȘtre pas supportĂ© d'entendre Ă 

[37:46]

nouveau les détails sordides, et j'espÚre, ni d'attendre des années de

[37:51]

procédures et d'appels en cas de condamnation à mort. Un élu de

[37:54]

l'aide à eau, reprenant ses arguments, a salué un accord qui évite de

[37:58]

prolonger l'agonie des familles sur des dĂ©cennies, quand bien mĂȘme le

[38:02]

sentiment d'une justice incomplÚte divise les familles concernées.

[38:06]

En effet, la peine capitale a un fort pouvoir symbolique pour beaucoup.

[38:10]

Quatre jeunes vies ont été volées, le minimum était que le coupable Paye du

[38:15]

Cien affirme ceux qui souhaitaient voir Kaubergar dans le couloir de la mort, et

[38:20]

à l'opposé, et bien d'autres font valoir que le couloir de la mort aurait

[38:23]

ouvert une longue séquence de recours et d'incertitude, comme on vous disait

[38:28]

en aide à eau, les exécutions sont rares et les condamnés peuvent passer

[38:31]

des décennies à attendre. Ben oui. Le débat sociétal sur la peine de mort

[38:36]

ravivé par cette affaire dépasse d'ailleurs le seul cadre de ce dossier-là.

[38:41]

L'aide à eau, qui est un état conservateur, a clairement affiché son

[38:44]

attachement Ă  la peine capitale en adoptant des lois pour contrer la

[38:48]

pénurie de substances létales. Oui, oui, c'est vraiment des fervents

[38:53]

partisans de la peine de mort. Ah oui, exactement, l'Ɠil pour l'Ɠil,

[38:55]

dent pour dent, c'est sûr. Cependant, de nombreuses voies, y compris

[39:00]

parmi les familles des victimes de Moscow, estiment que la vraie

[39:03]

perpétuité est pire encore pour le coupable. Finir ses jours anonymes dans

[39:07]

une cellule, oublié de tous, c'est une punition suffisante, a déclaré un ami

[39:12]

de la famille Chapin. Puis aussi, il va vivre dans la peur, pas mal, le reste

[39:16]

de sa vie, parce que je ne suis pas sĂ»r qu'il va ĂȘtre bien accueilli,

[39:20]

Brian Koberger, en prison, avec le type de condamné avec qui il va se

[39:33]

des crimes horribles, il est pas mal dans le top des genres de criminels,

[39:39]

lui, avec ce qu'il a fait. Moi, je pense qu'il risque de

[39:45]

souffrir plus, pour vrai, en taule, que s'il était parti via la peine de mort,

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malgré le peloton d'exécution, vous allez me dire. Ah oui, mais ça, ça dure,

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c'est pas long. Mais parce qu'il va vivre dans la crainte, Ă  chaque fois qu'il va sortir de sa cellule,

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il y en a en taule, que ça va les affecter. Il a tuĂ© quand mĂȘme

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des étudiants, des jeunes filles, des jeunes garçons de familles, eux,

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ils en ont peut-ĂȘtre des ados, des jeunes adultes Ă  la maison qui aimeraient

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revoir un gars comme lui les assassinés. Donc, je pense qu'il n'y aura pas tant que ça

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du me time en prison. Non, non, puis mĂȘme, je me demandais s'il n'allait pas ĂȘtre sous

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surveillance. Sans doute un bout de temps. Oui, sûrement, le temps que la poussiÚre

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retombe un petit peu. Mais c'est tellement bizarre. Il y a un bout que j'aurais aimé,

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c'est de comprendre sa psyché, tu sais, pourquoi il a fait ça. C'est ça aussi qui dérange. Son

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silence est gossant. Puis je me demande si en prison, à un moment donné, il ne va pas le

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faire. Genre écrire une autobiographie? Oui, ou une déclaration comme ça. On dirait qu'il y a

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un cĂŽtĂ© de moi, peut-ĂȘtre un peu voyeur, mais qui aimerait mieux comprendre le personnage

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enfin. Ça se peut qu'on en sache plus en prison un jour, mais c'est vrai, c'est peut-ĂȘtre la

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derniÚre partie du mystÚre qui reste justement. Comprendre, comprendre sa psyché, comprendre ses

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motivations profondes Ă  faire un tel crime. Je pense que c'est peut-ĂȘtre sans doute la seule

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partie du mystÚre qui reste à résoudre. Oui, oui, exact. Et à l'Université de

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L'Aidao, il y a un mémorial discret qui rappelle désormais le souvenir de Hayton,

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Xana, Madison et Kiley, tandis que les discussions sur l'issue judiciaire

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osseillent entre soulagement pragmatique et soif de chĂątiment exemplaire.

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Oui. Et le 2 juillet 2025, tout récemment, au palais de justice de Leda County à Boise,

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en Lidao, Brian Kobergaard se lÚve dans une salle d'audience archi-comblée. Le visage

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amigri, il répond d'une voix calme aux cinq chefs d'accusation en disant simplement

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« Coupable ». Ce plaidoyer négocié lui épargne la peine de mort, mais le lie

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irrévocablement aux meurtres de Kiley Goncalves, Madison Morgan, Xana Kernoldle et Hayton Chapin.

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Le juge enterrine l'accord. Quatre condamnations à perpétuité sans possibilité

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de libération conditionnelle seront prononcées lors de l'audience de détermination de peine.

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Kobergaard murmure de brĂšves excuses, trop tardives, estiment les familles,

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avant d'ĂȘtre raccompagnĂ©es en cellules. Trois semaines plus tard, le 23 juillet 2025,

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la mĂȘme salle retient son souffle pour la sentence. Tour Ă  tour, plus d'une douzaine de proches

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livrent des témoignages poignants. Christie Goncalves hurle sa douleur en lui disant « va

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en enfer ». Alivea, la sƓur de Kiley, fustige le meurtrier en lui disant « pathĂ©tique,

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es-tu seulement capable de ressentir quoi que ce soit ? » Steve Goncalves, les yeux dans ceux

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de Kobergaard, assure que le monde se souviendra des victimes, pas de leurs assassins.

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Le beau-pÚre de Madison décrit une blessure émotionnelle qui ne guérira jamais,

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tandis que Jasmine Kernoldle promet que la lumiÚre de Xana ne s'éteindra pas. Seule

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une tente de Xana offre un pardon, suppliant des réponses qui ne viendront jamais,

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parce que Kobergaard reste impassible et muet, comme Ă  l'habitude.

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Le juge Stephen Hepler conclut dans un réquisitoire cinglant et l'étend de

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mettre fin aux 15 minutes de célébrité de M. Kobergaard. Il affirme quatre peines

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de prison à vie consécutive et dix ans supplémentaires pour cambriolage sans

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aucune remise de peine possible. Kobergaard passera donc le reste de ses jours dans

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l'ombre d'une cellule condamnée à l'oubli. Et sur le campus de Moscow, l'heure est au recueillement.

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Une bourse d'études porte désormais le nom des quatre étudiants et un jardin du souvenir est

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en projet. Aucune issue ne remplacera ce que nous avons perdu, rappelle la présidente de

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l'UniversitĂ© de Lidao. Pour les familles, la justice humaine a fait son Ɠuvre, la quĂȘte

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de paix intérieure, elle, ne fait que commencer. Oui, c'est bien dit, on attendait effectivement

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cette sentence-lĂ  depuis longtemps. Je me demandais s'il avait pu avoir un suspens Ă  la

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fin encore une fois, parce qu'on se doutait que ça allait ĂȘtre les prisons Ă  vie, mais est-ce

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que ça serait plus que le juge a dit ben moi j'y vais avec la peine de m'en. Oui, c'est vrai.

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Un truc comme ça, je ne sais pas si ça aurait pu, sans doute que non, parce qu'il y aurait

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un peu con ce que je dis, parce qu'il y aurait un peu saboté le pli-deal. Oui, exact, oui c'est ça,

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il n'y avait pas le choix d'une certaine façon, mais quelle histoire! C'est quand mĂȘme fou,

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quelqu'un comme ça, c'est ça encore. De ce qu'on sait, c'est qu'ils espionnaient

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quand mĂȘme, les semaines avant et tout ça, ils se promenaient autour, mais pourquoi eux?

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MĂȘme dans l'Ă©pisode, on n'a pas de rĂ©ponse Ă  ça. Oui, je me demande s'il n'y a pas des

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choses que l'eût dans ses cours de criminologie ou autre, ou une inspiration qu'il a eue d'un

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autre stalker, tueur, moi ça me fait penser un peu à Ted Bundy qui avait fait un massacre

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un peu similaire, un peu random lors de sa premiÚre ou de sa deuxiÚme évasion. Je pense

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sa premiÚre évasion, il était parti en auto et il était allé dans une résidence étudiante,

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massacré avec 4-5 étudiants si ma mémoire est bonne, puis il s'était fait attraper un

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ça me faisait penser à ça, sauf que Ted Bundy, lui, n'avait pas stalké ses victimes, ne serait-ce

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que trÚs rapidement. Non, non, c'est ça, exactement. Lui, ça faisait des semaines et tout ça,

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je me demande s'il n'y avait pas une inspiration provenant de Bundy ou d'autres. Je ne sais pas

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vous, les Dix-Tordues, ce que vous en pensez, si vous connaissez d'autres, peut-ĂȘtre tueurs

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en série qui auraient pu inspirer Cobergard dans cette histoire-là, mais oui, c'est un

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peu la partie du mystĂšre encore une fois qui demeure, ces motivations, pourquoi eux? Oui,

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c'est ça, exactement, c'est tellement triste, quelle histoire. Bref, on voulait vous faire une

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mise à jour de tout ça, on attendait le verdict, parce que comme on vous racontait au début,

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c'était à se poser, elle était au mois d'août, puis finalement, tout a été coupé court,

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donc ça nous a permis de faire une petite mise à jour. Yes, merci beaucoup pour ça Seb,

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merci beaucoup à vous tous, les Dix-Tordues, merci à nos membres Patreon aussi qui reçoivent

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cet épisode en avance sur tout le monde, et on se reparle trÚs bientÎt, guys. Oh yeah, bye!

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