#92 - Ghislaine Maxwell : Complice de Jeffrey Epstein

Épisode

#92 - Ghislaine Maxwell : Complice de Jeffrey Epstein

Épisode
92
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1 h 25 min
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À l’été 2019, Jeffrey Epstein, accusé de trafic sexuel de jeunes filles mineures, est retrouvé pendu, dans sa cellule. Les circonstances de sa mort demeurent nébuleuses…Alors que les regards de tous se braquent sur Ghislaine Maxwell, sa compagne et complice de toujours, cette dernière est introuvable…Mais qui est donc cette femme énigmatique? Comment est-elle passée des hautes sphères de la société britannique au recrutement de jeunes filles mineures pour Epstein? Suivez-nous alors que nous poursuivons notre analyse du plus gros scandale de trafic sexuel des dernières années.

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[00:01]

Vous êtes sur le point d'écouter DISTORTION, un podcast sur...

[00:26]

Des histoires étranges de l'ère numérique.

[00:30]

À l'été 2019, Jeffrey Epstein, accusé de trafic sexuel de jeunes filles mineures, est retrouvé pendu dans sa cellule.

[01:07]

Les circonstances de sa mort demeurent nébuleuses.

[01:10]

Alors que les regards de tous se braquent sur Ghislaine Maxwell, sa compagne et complice de toujours, cette dernière est introuvable.

[01:19]

Mais qui est donc cette femme énigmatique?

[01:21]

Comment est-elle passée des hautes sphères de la société britannique au recrutement de jeunes filles mineures pour Epstein?

[01:27]

Suivez-nous alors que nous poursuivons notre analyse du plus gros scandale de trafic sexuel des dernières années.

[01:37]

Sébastien Lévesque, comment vas-tu ce soir?

[01:39]

Ça va très bien, toi Emile Gauthier.

[01:42]

Ça va très bien, ça va très bien. Dis-moi donc, qu'est-ce qu'on boit ce soir pour souligner cet épisode important quand même?

[01:48]

Oui, ce soir on boit une bière qui s'appelle La Réale à la plage, qui est fabriquée en fait par la brasserie Matera à Montréal.

[01:59]

C'est une New England IPA qu'on adore. Elle est funky.

[02:02]

Et je voulais une partie de la description.

[02:04]

Oui.

[02:05]

Bien benché sur sa...

[02:07]

Je recommence ça.

[02:09]

Bien benché sur sa chaise de plage à Hall Archer d'à écouter nos expos contre les Padres de San Diego sur son stéréo réel et tout pour le coup.

[02:18]

Oh, une référence bien québécoise ici entre cette rivalité entre les expos et les Padres.

[02:24]

Exact, exact.

[02:25]

L'équipe de baseball légendaire de Montréal qui est disparue depuis quand même assez longtemps.

[02:29]

Donc les plus jeunes, les plus jeunes s'en rappelleront probablement pas.

[02:33]

Effectivement, puis il y aurait aussi une petite... disons, on passe sur la palette à Elvis Graton, je pense.

[02:39]

Oui, évidemment.

[02:40]

Donc, et on remercie en fait Édouard Morissette qui nous a offert cette tournée de bière via notre site web.

[02:47]

Donc, merci à toi Édouard. Vous savez que vous pouvez toujours nous offrir une tournée de bière sur le site web.

[02:53]

Vous allez voir, il y a un bouton en haut à droite, tournée de bière, vous suivez le processus et Emile et moi, on va pouvoir s'abreuver durant nos épisodes.

[03:02]

Remplir le frigo à codistortionpodcast.com, bien évidemment.

[03:07]

On a aussi une certaine forme de shout-out à donner.

[03:11]

Effectivement, en regardant nos stats tout récemment, on s'est rendu compte qu'on performait plutôt bien dans les palmarès de podcast True Crime à Singapour, en Thaïlande et au Vietnam.

[03:22]

Donc, shout-out à nos auditeurs là-bas, qui vous soyez.

[03:26]

Bien oui, ça me surprend toujours qu'on se classe dans les palmarès parce que oui, on n'est pas dans les top 10 ou tout ça de ces pays-là, mais quand même, le fait qu'on est classé, c'est qu'on est quand même assez écouté versus d'autres podcasts.

[03:39]

Merci à vous. Je ne sais pas qui vous êtes, mais merci à vous.

[03:41]

À quelque part, c'est aussi un certain mystère de l'ère numérique.

[03:44]

Oui, exact.

[03:45]

On vous rappelle que si vous voulez avoir accès à des épisodes bonus, à du contenu même en primeur et aussi à un épisode secret, vous pouvez vous abonner sur notre page Patreon, au patreon.com bar oblique distorsion podcast.

[04:00]

Et puis, en fait, vous allez voir, on a différents forfaits et vous pouvez avoir nos épisodes en avance ainsi que du contenu bonus, notamment nos after-shows.

[04:09]

Et dans l'épisode d'aujourd'hui, notre after-show, ça va être le cas du prince Andrews, qui a aussi été impliqué par la bande dans cette affaire Epstein et qui a eu énormément de développement récemment.

[04:20]

Donc, c'est un peu un cas en soi. Donc, on trouvait que c'était peut-être un peu too much. On va en parler un peu quand même dans l'épisode, mais on va en parler vraiment plus précisément dans l'after-show pour nos membres Patreon.

[04:30]

On vous rappelle aussi que notre livre est disponible en format audio sur Audible et aussi ailleurs sur toute la plateforme de livres audio.

[04:38]

Ça vous fait encore des heures et des heures de distorsion parce que c'est narré par moi et Seb et nos 12 voix pendant 6h30.

[04:46]

On a aussi de la nouvelle marchandise sur notre boutique au boutique.distorsionpodcast.com.

[04:51]

On a créé une petite ligne de marchandise avec une distordu, en fait, une illustratrice du nom de Lyon qui nous a fait des...

[05:01]

Tout d'abord, elle a fait des beaux petits dessins qu'on trouvait plutôt cute et puis par la suite, avec elle, on a travaillé à nous les décliner en différents formats.

[05:09]

Et puis là, on a des nouveaux hoodies, on a des croppes hoodies aussi, on a des tasses à café, on a même une ligne pour bébés et enfants.

[05:17]

On a créé différents petits vêtements comme ça, donc rendez-vous sur la boutique si vous voulez y jeter un coup d'œil.

[05:24]

Et là-dessus, Seb, je pense qu'on en a assez dit pour cette intro.

[05:27]

Est-ce qu'on est prêt à se lancer dans l'épisode plutôt troublant de Guylain Maxwell?

[05:33]

Oui, mais juste avant, on doit dire un petit mot à propos de notre partenaire NordVPN qui présente l'épisode d'aujourd'hui et qui célèbre son 10e anniversaire cette année.

[05:43]

NordVPN est un des meilleurs VPN au monde, disons-le franchement, et en plus, ils encouragent plusieurs podcasters et créateurs de partout dans le monde,

[05:52]

de Casey Neistat à PewDiePie en pensant par Mike Ward et Distorsion.

[05:57]

C'est ben trop vrai, Seb. À l'époque des vols d'identité et du catfishing, c'est important d'avoir un bon service de VPN stable et efficace

[06:06]

pour laisser le moins de traces numériques possibles lorsque vous communiquez en ligne.

[06:10]

My enemies are after me.

[06:12]

NordVPN vous protège autant sur votre ordinateur que sur votre téléphone intelligent, peu importe la situation.

[06:19]

Si, par exemple, vous voyagez et devez accéder à des sites qui sont géobloqués, par exemple dans votre pays d'origine,

[06:25]

comme des sites de nouvelles, des réseaux sociaux ou encore des sites gouvernementaux,

[06:29]

NordVPN vous permet d'utiliser Internet comme à la maison sans restriction.

[06:34]

C'est pareil pour tout le contenu disponible sur les plateformes de streaming comme Disney Plus et Netflix.

[06:39]

Certains contenus sont limités à certaines régions.

[06:42]

NordVPN vous permet d'y avoir accès comme si vous étiez chez vous.

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[07:14]

Là-dessus Seb, sommes-nous prêts à se lancer dans l'épisode d'aujourd'hui?

[07:19]

Oui!

[07:20]

C'est parti!

[07:24]

Ce soir Emile, on va parler d'un sujet qui me tient particulièrement à cœur,

[07:29]

c'est tout le trafic sexuel qu'on était au courant depuis la mort et l'arrestation de Jeffrey Epstein.

[07:39]

Oui, toute une histoire.

[07:40]

Oui, vraiment, et surtout de sa collaboratrice, Guylaine Maxwell, qui a toujours nié son implication dans tout ce trafic sexuel de mineur-là,

[07:51]

mais qui vient tout de même d'être condamné.

[07:56]

Ça touche au haut du fer de la société et au monde riche.

[08:00]

Des fois, on se dit quel genre de pouvoir l'argent amène.

[08:05]

Quand on regarde l'histoire de Epstein, mais aussi l'histoire de Harry Weinstein,

[08:10]

et de plusieurs gros noms qui sont ressortis dans le scandale Me Too,

[08:14]

on se rend compte que, mon Dieu, quand on a les moyens de faire des choses parfois horribles, il n'y a pas de limite.

[08:23]

Dans le cas de Epstein, c'est de la mégalomanie. Il avait une île privée, une grosse maison à Manhattan, à Paris aussi.

[08:33]

Plusieurs jeunes femmes ont témoigné comme quoi elles ont tout d'abord été amenées là, un peu engagées comme masseuses.

[08:42]

Ces gens-là qui étaient souvent recrutés dans des quartiers défavorisés en Californie.

[08:50]

C'est en Floride.

[08:51]

Oui, c'est bien trop vrai.

[08:53]

Oui, en Floride à Palm Beach.

[08:55]

Exactement. Je mélange les deux régions, désolé, mais c'est assez troublant.

[08:59]

Guylaine agissait un peu comme recruteuse. Son rôle a toujours été un peu flou.

[09:05]

On s'est toujours demandé ce qu'elle faisait là-dedans.

[09:08]

Par la suite, quand Jeffrey Epstein a été arrêtée, elle a complètement disparu, elle s'est volatilisée.

[09:13]

Tout le monde la recherchait. On se demandait où est Guylaine? Qu'est-ce qu'elle a fait exactement?

[09:21]

Est-ce qu'elle était victime elle aussi? Au contraire, est-ce qu'elle conspirait avec Epstein?

[09:25]

Il y a beaucoup de trucs, beaucoup de nœuds à démailler dans cette histoire-là.

[09:29]

Oui, absolument. Même si ses frères étaient sortis dans les médias qu'elle était menacée de mort, qu'elle se cachait à cause de ça, sans en dire plus.

[09:39]

Je prendrai un bon en arrière par rapport à l'argent. Je me demande tout le temps, il faut que tu sois à la base, un peu malsain pour aller vers là.

[09:52]

Parce que je me dis oui, l'argent, mais il y a plein de gens qui ont de l'argent qui ne font pas ça.

[09:57]

Bien sûr.

[09:57]

Ils ne font pas ça. Je me demande tout le temps si ces gens-là n'avaient pas d'argent, est-ce qu'ils le feraient pareil?

[10:05]

Je sais que c'est sûr que ça demande des moyens.

[10:08]

Il faut être tordu à la base.

[10:10]

Oui, c'est ça que je veux dire. Oui, l'argent, ça amplifie ta distorsion, mais je trouve que ça revient quand même à l'individu.

[10:20]

Ah oui, c'est pas la faute de l'argent en soi. Je pense que quand tu as ce genre de pensée-là, d'intérêt-là ou de fantasme, c'est une chose.

[10:31]

Mais en plus, quand tu as les moyens de le réaliser, quand tu as les moyens de monter carrément une entreprise autour de toi, où tout tourne autour de ça.

[10:39]

Parce qu'on se rappelle, Epstein ou même R. Kelly, c'est tout qu'un mécanisme orchestré, c'est visite de jeunes filles-là.

[10:50]

On se rappelle, Epstein, c'était plusieurs par jour.

[10:52]

Trois par jour, comme un repas.

[10:53]

Ben oui, exactement. R. Kelly, lui, il faisait tout ça avec sa femme qui était sur l'étage du haut.

[11:01]

C'est vraiment troublant. C'est beaucoup de coordination. C'est monter un empire de trafic sexuel quand même.

[11:10]

Le rôle de Maxwell n'a pas toujours été clair là-dedans.

[11:14]

Évidemment, elle a subi son procès au cours des derniers mois. C'est pour ça que la distorsion, on a suivi ça de près.

[11:20]

On s'est dit qu'on va attendre qu'il y ait certains débouchés d'une certaine façon, puis on va en faire un épisode.

[11:27]

Ça reste quand même assez intéressant, Seb.

[11:30]

Exact. Avant qu'on se plombe dans l'histoire de Gillian, je voulais vous ramener les étapes clés de l'affaire de Jeffrey Epstein,

[11:39]

pour ceux qui ont peut-être moins suivi ou qui ne s'en souviennent pas.

[11:42]

On en a fait un épisode, d'ailleurs.

[11:43]

C'est ce que j'allais dire. Saison 6, notre saison précédente, c'était un des premiers épisodes de la saison.

[11:49]

On avait lancé avec ça. Donc, si vous voulez vous faire un recap, si vous ne l'avez toujours pas écouté.

[11:55]

On vous suggère de le faire.

[11:56]

Oui, exact. Parce que la plupart des informations d'aujourd'hui, il y a peu de répétitions.

[12:00]

Je vous dirais, oui, il y a certains éléments qu'on n'a pas le choix, qui ont été répétés.

[12:02]

Mais sinon, ça reste du nouveau contenu.

[12:06]

Bref, je vous rappelle son arrestation le 6 juillet 2019.

[12:10]

Il a été arrêté aux États-Unis à son retour de France en jet privé.

[12:14]

Il avait 66 ans au moment des faits.

[12:17]

Deux jours plus tard, il est accusé d'exploitation sexuelle de mineurs.

[12:22]

Avec plusieurs autres chefs d'accusation, il pouvait avoir jusqu'à un total de 45 ans d'emprisonnement quand même.

[12:30]

Je vous rappelle aussi qu'il avait été condamné 10 ans auparavant, si on va reparler un petit peu plus tard,

[12:36]

en Floride aussi parce qu'il avait eu recours à des services d'une dizaine de prostituées mineures, même certaines de 14 ans.

[12:43]

C'est assez dégueu.

[12:45]

Il avait passé un accord.

[12:46]

En fait, le pire de cette condamnation-là, c'est qu'il avait passé un accord qui était très controversé avec le procureur fédéral qui était chargé de l'affaire

[12:56]

et qui l'avait finalement condamné juste pour des petits faits mineurs.

[13:00]

Il n'avait pas fait beaucoup de prison.

[13:03]

Bref, il n'avait pratiquement pas de tâches ou presque à son dossier.

[13:08]

Ça, je trouve ça encore une fois très louche.

[13:10]

Après moi, c'est via ses contacts.

[13:12]

Même pendant son procès, il était toujours en train d'invoquer son cinquième amendement.

[13:17]

Il n'y a pas grand-chose qui a été révélée au procès d'Hepstein parce que c'est la loi du silence.

[13:22]

Il y a tellement de gens d'impliqués. Est-ce que Bill Clinton était impliqué?

[13:26]

Justement, le Prince Andrews était impliqué.

[13:28]

Il y a plein de gens qui se retrouvaient sur des photos des célébrités des hommes d'affaires.

[13:32]

Donc, Epstein avait intérêt à se la fermer.

[13:34]

Ah bien oui, puis son suicide en prison qui est arrivé le 10 août, à peu près un mois après son emprisonnement,

[13:45]

il a été retrouvé pendu dans sa cellule.

[13:47]

Mais je vous rappellerai en fait que c'était assez louche cette journée-là.

[13:53]

Les rondes de gardien de prison n'ont pas été faites.

[13:55]

Toute la routine de surveillance a par hasard dévié.

[14:00]

Ces gens-là ont été remerciés.

[14:02]

Mais il n'y a pas eu d'accusation.

[14:05]

Reste qu'il a été retrouvé pendu.

[14:07]

Puis là, les théories du complot sont parties parce que c'est vrai, comme tu dis.

[14:13]

Il y a tellement de gens puissants.

[14:15]

Il y a tellement d'informations en arrière de ça que ça aurait pas été grave.

[14:19]

Mais finalement, même lors du procès de Gillen, on dirait que ça n'a pas tant plus ébranlé.

[14:26]

La haute sphère?

[14:27]

Oui, la haute sphère, le petit carnet noir et tout ça.

[14:29]

On dirait qu'ils n'ont pas été tant vers là que ça.

[14:32]

Il y a eu des témoignages de gens qui nommaient des noms.

[14:36]

Mais on dirait qu'ils n'ont jamais été capables de vraiment faire une corrélation directe,

[14:40]

une accusation directe, genre Bill Clinton a fait telle ou telle chose.

[14:44]

Ils n'en sont jamais venus à ces conclusions-là.

[14:49]

Bref, autre chose.

[14:50]

Il y a eu une enquête en France aussi, parallèlement à ça,

[14:53]

quand Epstein a été arrêté parce qu'il faut se rappeler qu'il y a d'autres victimes,

[14:58]

il y a fait d'autres victimes potentielles en France, justement.

[15:03]

Ils ont fait des perquisitions dans l'appartement du parisien milliardaire

[15:09]

qui était Jean-Luc Brunel, je ne sais pas si vous vous rappelez,

[15:12]

et il était relié aussi à Epstein.

[15:17]

Donc un autre milieu qui avait l'air d'être gangrené, en fait,

[15:22]

par le trafic de mineurs encore une fois.

[15:25]

Et je termine le recap presque avec le Prince Andrews,

[15:30]

qu'on va vous parler un peu plus tard.

[15:34]

Lui, en fait, lorsque Epstein était arrêté en 2019,

[15:39]

il avait démenti encore une fois, même en pleine télévision,

[15:45]

en fait il démentait toute accusation qu'il n'avait jamais violé la fille,

[15:47]

puis ça a créé vraiment une crise britannique au niveau de la famille britannique.

[15:53]

Bien sûr.

[15:53]

C'est la monarchie et tout ça.

[15:55]

Il a dû se reléguer au niveau de ses fonctions publiques.

[15:59]

Il a perdu ce rôle-là, ce poste-là.

[16:03]

Donc ça n'a pas bien été pour lui.

[16:04]

Il a perdu aussi ses écuçons militaires.

[16:08]

Oui, quelque chose comme ça. Il a été rétrogradé.

[16:11]

Il a demandé de se tenir loin de la politique.

[16:13]

Je pense que tout le volet politique de son rôle a été aboli d'une certaine façon.

[16:18]

Oui, exactement.

[16:19]

Et là, il y a des nouvelles accusations au civil

[16:23]

qui ont été déposées par une des premières victimes de Epstein,

[16:27]

celle qui a un peu tout déclenché toutes les histoires.

[16:31]

Donc ça, on vous en reparlera un peu plus tard dans l'after show.

[16:34]

Donc ça fait un peu le tour, je vous dirais,

[16:37]

si on veut, des éléments clés de Epstein.

[16:40]

Là, on va se plonger dans l'histoire de Guidan.

[16:43]

Donc, je me plonge.

[16:45]

Nous sommes tôt le matin du 2 juillet 2020 au New Hampshire, aux États-Unis,

[16:50]

dans une petite ville qu'on peut catégoriser comme religieuse et agricole

[16:53]

nommée Bradford.

[16:55]

Largement dominée par les terres agricoles,

[16:58]

l'épicentre de la ville qui contient quelques commerces

[17:01]

et l'unique poste de poliste

[17:03]

se trouve plutôt dans un carrefour éloigné.

[17:06]

Il fait chaud et humide, et pour se remettre en contexte,

[17:09]

le pays est confronté à de graves manifestations

[17:12]

suite à la mort tragique de George Floyd, je vous rappellerai,

[17:16]

toutes les manifestations raciales qu'il y a eu aux États-Unis,

[17:20]

sans parler de la deuxième vague de COVID-19

[17:22]

qui frappait de plein fou à les Américains.

[17:25]

À travers cette petite communauté soudée de seulement 1700 habitants,

[17:29]

le FBI surveille depuis quelque temps

[17:31]

les allées et venues de Guidan Maxwell, 58 ans.

[17:35]

Elle avait mystérieusement disparu

[17:37]

depuis l'arrestation de Epstein à l'été 2019,

[17:40]

mais une information anonyme,

[17:42]

transmise aux autorités,

[17:44]

a permis de la repérer à son domicile,

[17:46]

un complexe luxueux et isolé

[17:49]

qui s'étend sur 156 acres.

[17:52]

Ah oui, mais qu'est-ce qu'elle faisait là?

[17:53]

C'est drôle qu'elle se retrouve…

[17:55]

Assez bizarre, assez bizarre, oui,

[17:57]

puis on va y revenir, mais c'est assez bizarre.

[18:00]

Inconnue du grand public,

[18:02]

il faut savoir qu'en 2015,

[18:04]

une jeune femme prénommée Virginia Roberts

[18:07]

porte plainte et accuse Guidan Maxwell

[18:09]

de l'avoir recruté comme masseuse

[18:11]

pour Jeffrey Epstein en 99

[18:13]

et d'être au cœur du trafic sexuel

[18:15]

du milliardaire américain.

[18:17]

C'est la première fois que son nom

[18:18]

sort publiquement dans les médias de la sorte,

[18:21]

et ce ne sont pas des belles nouvelles.

[18:23]

Quelques mois plus tard,

[18:24]

elle vend sa maison de New York

[18:26]

et ne fait plus aucune apparition publique.

[18:29]

Peu à peu, elle se retire

[18:31]

de toute activité mondaine,

[18:33]

elle qui était habituée à fréquenter

[18:34]

la haute société.

[18:35]

En 2019,

[18:38]

l'ONG qu'elle avait fondée,

[18:41]

Terramar Project,

[18:43]

en 2012,

[18:44]

en fait c'était un ONG

[18:46]

qui se décrivait comme

[18:47]

une organisation environnementale

[18:49]

à but non lucratif,

[18:51]

a cessé ses activités.

[18:52]

Tout son monde s'écroule autour d'elle

[18:54]

pour une deuxième ou même une troisième fois.

[18:58]

Ça, on vous en reparlera plus tard.

[19:00]

On revient au moment de son arrestation.

[19:02]

Au moment des faits,

[19:03]

elle est notamment accusée d'avoir assisté,

[19:06]

facilité et contribué aux abus

[19:07]

perpétrés en recrutant les victimes d'Hepstein

[19:09]

et elle avait un mandat international

[19:11]

sur sa tête. Il faut savoir ça

[19:14]

depuis en fait que

[19:15]

Hepstein avait été arrêtée

[19:17]

ou près de son arrestation.

[19:19]

Elle aussi, elle était recherchée.

[19:21]

Oui, il me semble qu'elle avait apparu à quelque part

[19:23]

à Paris où on se doutait.

[19:25]

Moi, je me rappelle quand Hepstein

[19:27]

est mort et que tout le monde était à la recherche

[19:29]

de Guylaine, j'avais l'impression

[19:31]

qu'elle était vraiment en Europe.

[19:33]

Je n'avais pas l'impression qu'elle était en sol américain.

[19:35]

Oui, il y a une photo d'elle

[19:38]

qui a été prise devant

[19:39]

In-N-Out Burger à Los Angeles.

[19:42]

Oui, c'est vrai.

[19:43]

Sauf que cette photo-là a été difficilement

[19:46]

datée.

[19:47]

C'est possible que c'était

[19:49]

tout à fait le cas qu'elle était là.

[19:51]

Mais c'est possible aussi que ça date de plusieurs années.

[19:53]

Mais pas énormément d'années parce que

[19:55]

elle se ressemblait, elle avait le même âge.

[19:57]

Mais ça se pouvait que cette photo-là

[19:59]

a été prise dans un horizon de peut-être 4-5 ans.

[20:01]

Oui, exactement.

[20:03]

Mais j'avais l'impression que de voler

[20:07]

à l'extérieur,

[20:08]

ça aurait été difficile pour elle

[20:09]

malgré tout.

[20:10]

Mais ça, on va reparler tout à l'heure.

[20:14]

Le FBI prépare

[20:15]

bien son coup.

[20:16]

Car la maison et le terrain sont immenses

[20:19]

et entourés de grands zards.

[20:21]

Ils veulent éviter un incident fâcheux

[20:23]

lors de son arrestation.

[20:24]

Pour arriver à l'emplacement de la maison de Maxwell,

[20:27]

écoutez ça. Vous devez d'abord traverser

[20:29]

l'un des rares ponts couverts

[20:30]

du 19e siècle du New Hampshire.

[20:33]

Vraiment, c'est rare

[20:34]

qu'on voit un pont couvert.

[20:36]

La route serpente à travers forêt et terres agricoles.

[20:39]

Après avoir fait un virage

[20:40]

sur une route de gravier

[20:43]

à peine balisée,

[20:44]

toutes les réceptions de téléphone et de Wi-Fi

[20:46]

s'éteignent. Il n'y a pas d'adresse

[20:48]

et seulement un marquage qui est écrit « chemin privé »

[20:51]

signalant la route secondaire

[20:52]

cachée qui y mène.

[20:54]

Gillen a acheté cette maison-là

[20:56]

en espèce, en argent,

[20:58]

en 2019, en décembre

[21:00]

en fait, en utilisant une société

[21:02]

à responsabilité limitée,

[21:04]

les fameuses LLC,

[21:06]

qui étaient soigneusement

[21:08]

anonymisées. Ça, on vous en

[21:10]

reparle un peu plus tard, vous allez voir

[21:12]

comment dire, à l'eusée

[21:13]

d'un beau stratagème. Oui, ça tenait loin

[21:16]

des traces numériques. Oui, exact.

[21:19]

Il faut savoir aussi

[21:20]

qu'elle n'a aucun lien ou parenté

[21:22]

connu dans cette région. Donc, je vous dirais

[21:24]

que même si ses avocats et sa famille

[21:25]

ont soutenu qu'elle ne se cachait pas

[21:28]

à Bradford, on va se le dire,

[21:30]

c'est une belle cachette. La maison

[21:31]

était vraiment dure à trouver.

[21:34]

Même que le journal britannique de

[21:35]

Mirror, qui appartenait auparavant

[21:38]

à son père, a affirmé le 5 janvier

[21:40]

2020 que Gillen serait

[21:42]

menacé de mort et vivait recluse

[21:44]

et sous haute protection.

[21:46]

Mais il n'y avait pas de haute protection

[21:48]

dans cette maison-là. Oui.

[21:50]

Les agents fédéraux entourent

[21:52]

le terrain et la maison, et du haut des

[21:54]

airs, des hélicoptères sont aussi

[21:55]

présents. L'arrestation se déroule sans

[21:58]

heure. Ce qui est rigolo, par contre,

[22:00]

c'est que les voisins, eux, ils croyaient

[22:01]

au départ que c'était un démantèlement

[22:02]

d'une plantation de cannabis, parce que

[22:04]

ils sont dans une terre agricole. Il y a

[22:06]

1700 personnes. Il y a des hélicoptères.

[22:07]

Oui, c'est ça. Il y a 1700 personnes

[22:09]

qui que le FBI vient chercher. Donc,

[22:12]

ils trouvaient ça un peu

[22:14]

rigolo.

[22:15]

Puis que ce n'était pas justement

[22:17]

personne de l'entourage

[22:19]

qui habite là aurait pu penser que

[22:21]

c'était une forme de conclusion d'une

[22:22]

chasse à la femme, en fait,

[22:24]

internationale qui dure depuis

[22:26]

des mois. L'après-midi de son

[22:28]

arrestation, elle a comparé virtuellement

[22:30]

devant un magistrat fédéral et a renoncé

[22:32]

à son droit à une audience de détention

[22:33]

dans New Hampshire, ce qui a ouvert

[22:35]

la voie à son transfert à New York.

[22:38]

Elle a comparé le 14 juillet

[22:40]

devant un juge à New York.

[22:42]

Ça s'est déroulé par vidéoconférence

[22:44]

à cause de la pandémie. Elle a plaidé

[22:46]

non-coupable. Ils ont

[22:48]

fixé l'ouverture du

[22:50]

procès et ils l'ont

[22:52]

obligé à la maintenir en détention

[22:55]

parce qu'elle

[22:56]

a essayé cinq fois d'être libérée

[22:58]

sous caution. Mais il faut savoir que

[23:00]

Guilain, elle a des moyens et elle a

[23:02]

aussi la nationalité française et beaucoup

[23:04]

de contacts. Puis ça, il voulait

[23:06]

absolument éviter. Il y avait peur qu'elle

[23:08]

se sauve. Tout simplement, c'est pour ça

[23:10]

qu'ils lui ont toujours refusé

[23:12]

une libération, même sous caution.

[23:15]

Là, c'est justifiable.

[23:16]

Oui, exactement. Avant de creuser

[23:18]

sur certains détails saisissants qui sont sortis

[23:20]

lors du procès ou de sa vie, on va

[23:22]

tenter de comprendre le personnage en creusant

[23:24]

dans son enfance que l'on peut

[23:26]

qualifier de dysfonctionnel. Vous allez voir

[23:28]

son père, c'était un méchant tirant.

[23:32]

Même si

[23:33]

elle a grandi

[23:34]

dans la richesse et l'opulence,

[23:37]

elle ne l'a pas eu facile,

[23:38]

je vous dirais, au niveau de son enfance.

[23:40]

Est-ce que tu peux nous en parler un peu plus?

[23:43]

Oui, qui est donc cette

[23:45]

fameuse Guilain Maxwell?

[23:47]

Elle est née le jour

[23:48]

de Noël en 1961

[23:50]

et trois jours plus tard,

[23:53]

une voiture transportant son frère

[23:55]

Michael, 15 ans,

[23:57]

percute un camion sur une route

[23:58]

brumeuse de l'Oxford Shear

[24:01]

en Angleterre.

[24:03]

Michael Maxwell

[24:04]

passera les sept années restantes de sa vie

[24:07]

dans le coma. Bien qu'elle soit née

[24:09]

dans l'abondance matérielle,

[24:11]

son père était le magnat de l'édition

[24:13]

Robert Maxwell.

[24:15]

Il possédait justement le Mirror

[24:16]

que l'on a vu plus tôt.

[24:18]

C'est un homme riche britannique.

[24:21]

De l'avis général,

[24:22]

les premières années de Guilain Maxwell

[24:24]

sont marquées par la négligence émotionnelle.

[24:27]

Betty, sa mère,

[24:29]

admet plus tard dans ses mémoires

[24:30]

qu'après l'accident de Michael,

[24:33]

le bébé, en fait Michael,

[24:34]

n'a pratiquement pas reçu un regard

[24:36]

de ses parents qui étaient dévastés.

[24:39]

C'est troublant quand même.

[24:39]

Ben oui, parce qu'un pauvre Guilain,

[24:41]

à nez, trois jours plus tard,

[24:42]

son frère tombe dans le coma.

[24:44]

Donc ses parents s'occupaient

[24:47]

zéro d'elle.

[24:49]

Toujours selon Betty,

[24:50]

en 1965, Guilain,

[24:53]

âgé à l'heure de trois ans,

[24:54]

s'est tenu devant elle et a dit

[24:56]

« Maman, j'existe ».

[24:58]

À partir de ce moment, pour compenser,

[25:00]

les deux parents passent à l'extrême opposé

[25:03]

et commencent à prodiguer de l'affection

[25:05]

à leur plus jeune enfant.

[25:07]

Bien qu'elle n'ait jamais été épargnée

[25:09]

par les mauvais traitements et les rages

[25:11]

que son père infligeait à chacun de ses enfants,

[25:13]

elle est rapidement devenue sa préférée.

[25:16]

Selon sa mère,

[25:17]

elle est la seule des enfants

[25:18]

qui est devenue vraiment gâtée.

[25:21]

Donc ils ont comme compensé à l'inverse.

[25:23]

C'est ce qui a créé quand même

[25:25]

une certaine forme de choc

[25:26]

pour elle étant jeune.

[25:27]

Oui, absolument, puis même sa mère,

[25:29]

elle la soupçonnait que même

[25:31]

à l'âge de 3-4 ans,

[25:33]

qu'elle souffrait déjà d'anorexie

[25:35]

selon les observations

[25:37]

qu'elle faisait aussi.

[25:39]

Ça, ça lui a vraiment déclenché

[25:41]

une lumière.

[25:43]

Guilain grandit à Heddington Hill Hall,

[25:46]

un vaste manoir

[25:47]

surplombant Oxford au Royaume-Uni.

[25:50]

Plutôt que de l'acheter lui-même,

[25:52]

son père réussit à persuader

[25:54]

son propriétaire,

[25:55]

le conseil municipal d'Oxford,

[25:57]

de le lui louer pour une somme minime

[25:59]

en échange de la rénovation de la propriété.

[26:02]

Tout au long de son

[26:03]

enfance, des fêtes somptueuses

[26:05]

sont organisées à Heddington Hill

[26:07]

en présence de politiciens,

[26:09]

de célébrités et de grands noms

[26:11]

des médias. Mais une fois que les

[26:13]

VIP quittent le bâtiment,

[26:15]

c'est un lieu profondément austère

[26:17]

sur le plan émotionnel.

[26:19]

Robert Maxwell,

[26:21]

Benjamin Hawke de son vrai nom,

[26:23]

dont la plupart des membres de sa famille

[26:25]

sont assassinés pendant l'Holocauste,

[26:27]

est passé de la pauvreté extrême

[26:29]

d'une colonie juive, Tchécoslovaque,

[26:31]

à un héros de guerre de l'armée

[26:33]

britannique, puis à un magna

[26:35]

de l'édition universitaire,

[26:37]

à un député travailliste

[26:39]

et enfin propriétaire du Daily Mirror,

[26:41]

l'un des journaux les plus vendus

[26:43]

du Royaume-Uni.

[26:44]

Il faut que je fasse une parenthèse.

[26:46]

Justement, son nom original,

[26:48]

Benjamin Hawke, c'est-il pourquoi

[26:50]

il a pris Maxwell,

[26:52]

à cause de la compagnie de café.

[26:55]

Ben voyons, Maxwell House.

[26:56]

Oui, c'est pas une joke. Il trouvait que ça

[26:57]

sonnait américain, ça sonnait gros,

[27:00]

puis tout ça. J'ai entendu

[27:02]

dans un documentaire.

[27:03]

Je pensais que c'était une joke au début,

[27:05]

mais non, ça a été confirmé. Il a vraiment

[27:07]

choisi le nom Maxwell à cause du café

[27:09]

Maxwell House.

[27:11]

En tant qu'homme d'affaires, il est considéré

[27:13]

comme un tyran. À la maison,

[27:16]

il est décrit comme un père draconien

[27:18]

qui abuse de ses enfants tant physiquement

[27:20]

que verbalement.

[27:22]

Les enfants étaient interrogés à la table

[27:24]

au repas du soir sur la géopolitique

[27:26]

ou leur projet d'avenir

[27:28]

et étaient réduits en larmes s'ils jugeaient

[27:30]

leurs réponses insatisfaisantes.

[27:32]

C'est traumatisant pour des enfants,

[27:33]

sur leur souper. Selon Ian,

[27:36]

un de ses enfants, il les battait

[27:38]

avec une ceinture, les filles comme

[27:40]

les garçons. Sa préférée,

[27:41]

Guylaine, n'était pas à l'abri de tout cela.

[27:45]

Alors que certains de

[27:46]

ses frères et sœurs se retiraient

[27:47]

ou se rebellaient, elle était toujours

[27:49]

soucieuse de faire plaisir à son père.

[27:52]

Elle a même déjà déclaré en 2000

[27:54]

qu'il était un parent inspirant

[27:56]

et qu'elle se consacrait entièrement

[27:57]

à le rendre heureux. On peut observer

[28:00]

ici un parallèle avec Epstein,

[28:01]

qu'elle tentait toujours de rendre heureux

[28:03]

lui aussi en lui procurant des filles

[28:06]

et du sexe trois fois par jour,

[28:08]

comme les repas. Et on va y revenir.

[28:11]

Son dévouement

[28:12]

envers son père a dû fonctionner

[28:13]

d'une certaine manière, puisque

[28:15]

Robert Maxwell a plus tard baptisé

[28:17]

son yacht privé, le Lady Guylaine,

[28:20]

plutôt que Betty

[28:21]

ou le prénom d'une de ses trois autres

[28:24]

filles aînées.

[28:25]

Il est intéressant de noter aussi

[28:27]

qu'il avait de grandes ambitions pour sa fille,

[28:29]

car il espérait qu'elle se marie à feu

[28:31]

John F. Kennedy Jr.

[28:34]

Elle fait ses études

[28:35]

au Marlboro College et à l'Université

[28:38]

d'Oxford, où elle étudie

[28:39]

l'histoire moderne et les langues.

[28:41]

Dès l'université, son intérêt pour

[28:43]

le pouvoir et l'argent pouvait se percevoir.

[28:46]

Selon une ancienne collègue

[28:48]

de l'université, elle était l'une

[28:49]

de ces personnes qui, lors des soirées,

[28:52]

regardait toujours par-dessus votre

[28:53]

épaule pour voir s'il y avait quelqu'un de

[28:55]

plus puissant ou de plus intéressant

[28:57]

pendant qu'elle vous faisait la bise.

[28:59]

Un peu visage à deux faces,

[29:01]

à la recherche de l'attention

[29:05]

des gens

[29:06]

importants.

[29:07]

Oui, exactement.

[29:09]

Après avoir obtenu son diplôme,

[29:11]

le père de Maxwell,

[29:12]

l'un homme directrice d'Oxford

[29:14]

United, le club de football

[29:16]

qu'il possédait et qu'il présidait

[29:18]

et lui crée également sa propre

[29:20]

entreprise de cadeau d'entreprise.

[29:23]

C'est particulier, ça, de venir

[29:24]

comme donner à sa fille

[29:26]

un club de foot.

[29:27]

Oui, puis c'était la première fois qu'une

[29:29]

femme gérait ce type de club-là aussi.

[29:33]

Puis même elle n'avait pas,

[29:33]

il disait que, tu sais, elle n'avait pas

[29:35]

une connaissance de ça.

[29:37]

Ça a toujours été étrange,

[29:39]

sa nomination à ce club-là.

[29:41]

On dirait que c'est une forme de cadeau,

[29:44]

mais c'est ça, ça reste

[29:45]

toujours bizarre.

[29:47]

Mais dans les pages du Tattler

[29:49]

ou dans la colonne des potins du Daily Mail,

[29:51]

où elle est désormais régulièrement présente,

[29:54]

elle est généralement décrite comme

[29:55]

une Mondaine, plutôt que comme une

[29:57]

femme d'affaires. Elle commence à

[29:59]

fréquenter le comte Gianfranco

[30:01]

Sicogna, un aristocrate italien.

[30:03]

Elle fonde également une sorte

[30:05]

de club privé réservé aux femmes.

[30:08]

Cependant, selon certaines,

[30:10]

malgré qu'elle était plutôt charmante

[30:12]

avec les autres femmes, elle

[30:13]

n'était l'amie intime d'aucune d'entre elles

[30:16]

et les femmes n'étaient pas vraiment

[30:17]

importantes pour elle. C'était seulement

[30:19]

comme un moyen d'atteindre un

[30:21]

autre homme puissant.

[30:24]

Donc elle était déjà un peu

[30:25]

manipulatrice.

[30:27]

En janvier 1991,

[30:29]

après que son père rachète le New York Daily News

[30:31]

en difficulté, elle est envoyée

[30:33]

au siège du journal en tant que

[30:35]

représentante. C'était son point

[30:37]

d'entrée sur la scène sociale de

[30:39]

Manhattan. Mais en novembre

[30:41]

de cette année-là, son monde

[30:43]

est bouleversé et s'écroule.

[31:38]

Je vous rappelle qu'en novembre

[31:40]

91, le monde de Guilhaine

[31:42]

s'écroule.

[31:43]

Son père disparaît de son bateau,

[31:46]

le Lady Guilhaine,

[31:48]

au large des Îles Canaries,

[31:49]

et son corps est retrouvé plus tard

[31:51]

flottant dans la mer.

[31:53]

C'est louche, ça ? Assez louche, puis on va y

[31:55]

revenir. Guilhaine prend un vol

[31:57]

direct pour Las Palmas,

[31:59]

où le Yak a été amené.

[32:01]

Selon tous les témoignages, elle est

[32:03]

inconsolable de la perte de son père.

[32:05]

Le lendemain de sa mort,

[32:07]

elle est chargée de prononcer un discours

[32:09]

immouvant devant la presse mondiale

[32:11]

réunie sur les quais.

[32:12]

Parce que c'est sûr qu'un magnat de la presse

[32:14]

comme ça qui disparaît en mer,

[32:16]

ça fait les nouvelles nationales.

[32:18]

C'est assez fou.

[32:21]

À l'époque, il y a eu trois autopsies

[32:22]

différentes sur le corps,

[32:24]

avec trois conclusions différentes.

[32:28]

Il y en avait

[32:29]

assez farfelues.

[32:30]

Il y avait la théorie du suicide

[32:32]

qui n'est pas nécessairement écartée

[32:34]

non plus, mais finalement, il y a eu des coups

[32:36]

à la tête,

[32:38]

des coups aux épaules et tout ça,

[32:40]

et il est mort avant d'être tombé à l'eau.

[32:43]

C'est sûrement

[32:45]

une agression, mais il n'y a

[32:47]

jamais eu de coupable

[32:49]

ou quoi que ce soit.

[32:50]

Par rapport à ça, l'enquête a été fermée

[32:53]

assez rapidement.

[32:55]

On dirait que

[32:56]

c'était assez louche.

[32:59]

Il faut savoir que

[33:01]

tu parlais au début,

[33:03]

une des premières

[33:06]

entreprises qui lui a fait

[33:07]

faire vraiment de l'argent,

[33:08]

c'est qu'à un moment donné, il a acheté

[33:09]

des recherches universitaires scientifiques

[33:12]

à vraiment pas cher.

[33:14]

On le sait, on peut revendre souvent

[33:16]

la recherche scientifique,

[33:18]

on la revend au gouvernement, aux études, aux universités,

[33:20]

il a racheté ça, il a revendu ça,

[33:22]

mais ça a l'air que même à l'intérieur de ça,

[33:25]

il a fraudé le système.

[33:27]

À peu près tout ce qui a touché

[33:29]

cet homme-là,

[33:30]

ça n'a jamais été droit.

[33:32]

Vous allez voir avec ce qui s'en vient,

[33:36]

comment dire, c'est pas

[33:38]

surprenant que quelqu'un aurait pu

[33:41]

vouloir sa tête

[33:42]

parce qu'il trempait toujours

[33:44]

dans des histoires assez étranges, puis c'était quelqu'un

[33:46]

qui était extrêmement détesté.

[33:50]

Il avait tellement d'argent,

[33:52]

il faisait chier tout le monde, honnêtement,

[33:55]

c'est vraiment ce qu'il en ressortait.

[33:56]

Il y a un journaliste qui a travaillé juste un an

[33:58]

pour lui, puis il dit, je me souviens, je pense,

[34:00]

de chaque jour que j'ai travaillé pour lui,

[34:02]

tellement il était

[34:04]

méchant, il pouvait tellement

[34:06]

humilier les employés devant tout le monde

[34:09]

continuellement, c'était pas

[34:10]

une bonne personne. Donc, c'est

[34:12]

pas surprenant

[34:14]

qu'il ait été assassiné, puis quand on

[34:16]

comprend le personnage, c'est pas surprenant,

[34:18]

on dirait non plus qu'on

[34:20]

comprend, en guillemets, un peu

[34:22]

Guylaine dans

[34:24]

tous ses agissements. C'est rare que les

[34:26]

magnats de la presse sont sympathiques,

[34:28]

on dirait, à la base.

[34:30]

Mais tu vas un peu vite en

[34:32]

parlant d'assassinats parce que tu peux,

[34:34]

t'sais, imagine sur un bateau

[34:36]

en cas de tempête,

[34:38]

tu peux aussi te cogner à gauche et à droite,

[34:40]

tomber du pont,

[34:42]

le bateau peut bouger beaucoup, puis c'est

[34:43]

possible quand même que t'aies des coups à la

[34:45]

tête et tout ça, et que ce soit un accident

[34:48]

surtout sur un bateau.

[34:50]

Mais t'as raison, mais

[34:52]

me semble que cette théorie-là, j'ai même pas vu

[34:53]

dans ce que je pense qu'il faisait pas mauvais en

[34:56]

mer, et tout ça, mais t'as raison,

[34:58]

le fait qu'il a été retrouvé,

[35:00]

c'est ça, il aurait pu chavérer, évidemment.

[35:01]

Donc, y'a pas vraiment

[35:04]

de conclusion à ça, mais ça

[35:06]

fait presque qu'il est mort

[35:08]

d'une façon très très étrange, mais vous allez voir

[35:10]

ça va en avoir déterré

[35:11]

autre chose d'encore pire

[35:14]

d'une certaine...

[35:15]

pas pire, ça peut pas être pire que la mort

[35:17]

de son père pour elle, mais qui va encore plus

[35:20]

entaché le nom

[35:22]

des Maxwell.

[35:24]

Très vite, il est apparu que Robert

[35:25]

Maxwell avait pillé les fonds

[35:28]

de pension du Mirror Group

[35:30]

de 440 millions

[35:32]

de livres, dans le cadre

[35:33]

d'un plan à visant à gonfler artificiellement

[35:36]

le cours de l'action de l'entreprise

[35:38]

au départ des 32 000

[35:41]

employés.

[35:42]

Hé, c'est incroyable, ça, là, ça l'avait fait

[35:44]

tout qu'un

[35:46]

rat de marée, je m'en souviens, en Angleterre,

[35:48]

et même les banques, les gouvernements

[35:50]

ont dû donner

[35:52]

de l'argent, des centaines de millions

[35:54]

de livres pour

[35:56]

les aider, parce que, je veux dire, c'est la

[35:58]

retraite de 32 000 personnes.

[36:00]

Puis cet argent-là, on le sait pas trop

[36:02]

ce qui est rendu, c'est très, très

[36:04]

louche.

[36:06]

Puis même, il faut savoir que quand

[36:09]

Guilain est arrivé

[36:10]

sur le bateau,

[36:12]

pour faire son discours à la mort

[36:13]

de son père, la première chose qu'elle a fait,

[36:15]

elle est rentrée, est allée détruire des documents.

[36:19]

Et puis ça, elle a toujours

[36:20]

nié, mais il y a eu plusieurs témoins

[36:21]

qui l'ont vu faire.

[36:24]

Qu'est-ce qu'elle est allée cacher? Qu'est-ce qu'elle est allée détruire

[36:26]

plutôt?

[36:27]

Sur le bateau.

[36:29]

Puis ça a l'air qu'elle était tellement précise

[36:31]

dans ses actions, dans le sens qu'elle savait exactement

[36:33]

quel document

[36:35]

allait chercher.

[36:36]

Elle savait exactement où ces documents-là étaient placés.

[36:39]

Elle était très, très près de son père,

[36:41]

des affaires de son père.

[36:43]

Elle le savait quelque part.

[36:45]

Exactement.

[36:46]

La famille Maxwell et le gouvernement britannique

[36:48]

ont dû ramasser des morceaux,

[36:50]

ces derniers ayant finalement versé 100 millions

[36:53]

de livres pour renflouer les fonds,

[36:54]

comme on vous disait. En juin 92,

[36:56]

deux des fils de Maxwell,

[36:59]

Ian et Kevin, sont arrêtés

[37:01]

et accusés de fraude.

[37:03]

Par contre, ils sont finalement acquittés

[37:04]

en janvier 96.

[37:06]

Mais c'était relié à cette histoire-là,

[37:08]

mais ils n'ont jamais été capables

[37:12]

justement d'être en mesure

[37:13]

des inculpés de ça.

[37:15]

Bien que la culpabilité de son père

[37:17]

soit évidente pour la plupart des gens,

[37:19]

Guylaine, elle, elle continue toujours

[37:21]

de le défendre. Elle dit que

[37:22]

ce n'était pas un escroc, par exemple.

[37:24]

Je voudrais de mentionner ça au Vanity Fair

[37:26]

en 92. Elle, elle nous dit que pour elle,

[37:29]

un voleur, c'est quelqu'un

[37:30]

qui vole de l'argent.

[37:32]

Est-ce que je pense que mon père a fait cela ?

[37:34]

Non. Je ne sais pas ce qu'il a fait.

[37:36]

De toute évidence, il s'est passé quelque chose.

[37:38]

L'a-t-il mis dans sa propre poche

[37:40]

et s'est enfui avec l'argent ?

[37:42]

Non. Et c'est ma définition d'un escroc.

[37:45]

Oui.

[37:47]

Je veux dire,

[37:49]

c'est assez étrange,

[37:50]

le doute de vider

[37:52]

le compte de pension de 32 000 employés.

[37:55]

Si c'est ça,

[37:56]

ta perception d'un crime,

[38:01]

le baromètre

[38:02]

criminel est un drôle d'endroit,

[38:04]

parce que ces 32 000 personnes-là

[38:06]

ont quand même signé des contrats

[38:08]

en lien avec ce fonds de pension.

[38:10]

C'est de l'argent qui leur est dû.

[38:12]

Oui, exactement.

[38:13]

Quand on regarde justement

[38:15]

son baromètre de valeur,

[38:18]

ça explique aussi bien des choses

[38:19]

avec tout ce qu'elle a fait avec Epstein.

[38:21]

Bien oui.

[38:22]

Alors que le reste de sa fratrie accepte

[38:24]

que la mort de Maxwell de Robert

[38:26]

soit un accident ou un suicide,

[38:30]

Gillan insiste sur le fait

[38:31]

qu'il a dû être assassiné.

[38:33]

Malgré ses protestations,

[38:35]

les retombées du scandale des retraits

[38:36]

du Mirror font du Royaume-Uni

[38:38]

un endroit moins accueillant pour elle.

[38:40]

Le nom Maxwell,

[38:41]

c'est rendu barré.

[38:44]

Elle ne peut plus sortir en public,

[38:45]

elle se fait insulter.

[38:47]

Elle a même des menaces de mort

[38:50]

et tout ça.

[38:53]

Ce qui est drôle,

[38:54]

c'est qu'en entrevue télévisée,

[38:57]

c'est une des rares entrevues qu'on a d'elle

[38:59]

où elle dit clairement qu'elle est convaincue

[39:01]

que c'est un meurtre,

[39:02]

que quelqu'un a tué son père.

[39:05]

Assez étrange.

[39:06]

En novembre 92,

[39:08]

on apprend qu'elle s'est payée

[39:09]

un billet à l'essentiel de 4000 $

[39:12]

en Concorde pour New York.

[39:14]

Et ça aussi, le fait que

[39:15]

elle s'est payée un billet d'avion

[39:17]

en Concorde, ça avait fait aussi

[39:20]

les manchettes là-bas parce que

[39:22]

la fille du gars qui a volé l'argent

[39:24]

des gens, bref,

[39:26]

c'est toujours un peu mystérieux

[39:27]

son argent. Sa vie changera

[39:30]

à jamais. Pour mieux comprendre

[39:32]

Guylaine, on va faire un bond dans le temps.

[39:34]

On se retrouve en 2005.

[39:36]

Harry Mount

[39:37]

se sentait seul à Manhattan.

[39:40]

Agé de 33 ans,

[39:41]

il venait d'être un homme correspondant

[39:43]

du Daily Telegraph à New York,

[39:45]

mais ne connaissait pas encore grand monde

[39:47]

dans la ville. Lorsqu'un ami

[39:49]

lui demande s'il souhaite l'accompagner

[39:51]

à une soirée chez Guylaine Maxwell,

[39:53]

Harry saute sur l'occasion.

[39:55]

Après tout, elle est bien connue

[39:57]

en tant que figure de proue de la société de Manhattan

[39:59]

qui a été photographiée avec Bill Clinton,

[40:01]

Donald Trump, même le pape

[40:03]

Jean-Paul II. Moi, celle-là,

[40:05]

elle me fait quand même rire

[40:07]

en compte tenu de tout ce qu'elle

[40:09]

a pu faire. Mais c'est vrai tout ça,

[40:11]

quand je lisais un article

[40:13]

sur elle qui disait

[40:15]

si vous Googlez une vedette

[40:17]

ou quelqu'un de la haute

[40:19]

sphère de Manhattan

[40:20]

des années 90, début

[40:23]

des années 2000, il y a de fortes chances

[40:25]

que tu vois Guylaine Maxwell

[40:26]

quelque part sur la photo. C'est drôle

[40:29]

parce que personne du grand public

[40:31]

ou très peu de gens savent c'est qui,

[40:33]

mais elle est toujours là dans des

[40:35]

événements caritatifs.

[40:37]

Justement, certaines vedettes

[40:39]

de ces années-là

[40:41]

dans des soirées mondaines,

[40:43]

tu la vois toujours à quelque part.

[40:44]

Elle donne rarement des interviews, tu ne l'entends rarement parler.

[40:47]

T'en sais très peu sur elle,

[40:49]

mais elle est sur toutes les photos

[40:51]

de cette époque-là.

[40:52]

Oui, elle avait un charisme

[40:54]

et une façon

[40:56]

d'aborder les gens. Ça a l'air qu'elle était...

[40:58]

Elle s'exprimait bien. Oui, oui, exact.

[41:00]

Elle a eu une bonne éducation,

[41:02]

elle est entourée quand même de la haute,

[41:04]

elle était habituée de fonctionner avec ces gens-là

[41:06]

qui se prennent un peu pour d'autres.

[41:08]

Je ne dis pas qu'ils se prennent tous pour d'autres, mais beaucoup.

[41:10]

On dirait que...

[41:12]

C'est mis à leur niveau très jeune.

[41:16]

C'est ça qui est drôle.

[41:18]

C'est une belle femme en ce sens

[41:20]

charismatique et tout ça, mais...

[41:23]

Tu sais, il doit y avoir

[41:24]

quelque chose au-delà de ça

[41:26]

que nous, on ne peut pas percevoir

[41:28]

à travers un écran ou quelque chose

[41:30]

comme ça, mais c'est clair qu'elle devait dégager

[41:33]

une forme de charisme.

[41:35]

Je veux dire, ce n'est pas juste des contacts,

[41:36]

je ne peux pas croire. Je comprends que les contacts,

[41:38]

l'argent, c'est super important

[41:40]

dans ces milieux-là, mais...

[41:43]

Le fait que justement son

[41:44]

père l'envoie quand il a acheté

[41:46]

le Daily News de New York, c'est elle qui devient

[41:48]

comme la représentante.

[41:50]

C'est comme un peu une fille de relations

[41:52]

publiques. Oui, vraiment. Parce qu'elle est très

[41:54]

bonne là-dedans. Mais je ne sais pas,

[41:56]

il y a quelque chose d'insondable,

[41:58]

je trouve d'elle, puis je ne suis toujours pas capable

[42:00]

de mettre le doigt dessus.

[42:02]

Quand tu regardes les documentaires, j'aimais toujours

[42:04]

regarder son regard, qui était...

[42:07]

C'est ça, j'essayais

[42:07]

de la comprendre.

[42:14]

Parmi les grands de la société

[42:15]

américaine, son accent britannique

[42:17]

et son amitié avec le prince Andrew

[42:19]

en faisaient une figure exotique

[42:21]

et séduisante. Lorsque

[42:23]

Harry est arrivé à son manoir de

[42:25]

cinq étages dans l'Oper East

[42:28]

Side, il est étonné

[42:29]

de la voir bondir vers lui

[42:31]

et commencer à le bombarder de questions.

[42:34]

Il se souvient qu'elle écoutait attentivement

[42:35]

ses réponses comme s'il était la personne

[42:37]

la plus fascinante du monde.

[42:40]

Selon lui, il n'y avait aucune

[42:42]

raison pour qu'elle soit particulièrement amicale

[42:43]

avec lui. Elle aurait très bien pu

[42:45]

l'ignorer tout en étant parfaitement polie.

[42:48]

Harry supposait que son

[42:49]

effusion et son charme étaient des sous-produits

[42:52]

de son enfance troublée.

[42:53]

Je le cite, « Vous finissez

[42:55]

avec ce mélange de grandes relations et

[42:57]

de confiance et vous évoluez

[43:00]

parmi les grands et les bons,

[43:01]

mais fondamentalement, vous n'êtes pas si

[43:04]

sûrs de vous, et les gens

[43:05]

qui ne sont pas sur deux sont souvent

[43:07]

un peu plus gentils que ceux qui sont sur deux.

[43:10]

» Oui, c'est possible ça.

[43:11]

Oui, je le cite, je ne veux pas débattre

[43:14]

là-dessus.

[43:15]

Mais je trouvais quand même que

[43:18]

ça fait une belle

[43:19]

corrélation avec la personnalité de

[43:21]

Guilaine de ce qu'on connaît d'elle.

[43:24]

Guilaine aurait été laissée

[43:26]

avec un revenu annuel de

[43:27]

80 000 liras lorsque

[43:30]

son père est mort, qui provenait d'un

[43:32]

fond fiduciaire, en fait.

[43:33]

Malgré tous les débois financiers de son

[43:36]

père, évidemment, elle a

[43:38]

baissé de niveau de vie,

[43:40]

mais ça reste que c'était

[43:42]

quand même un niveau de vie acceptable.

[43:44]

Ça, c'est ce qu'on l'en sait.

[43:46]

Exactement, c'est l'argent

[43:48]

qu'on sait. Justement,

[43:50]

Harry, qui est allé dans son grand

[43:51]

manoir de cinq étages du Hopper

[43:53]

Society, aurait dû s'en rendre

[43:55]

contre, qui réfléchit plus

[43:58]

tard, je veux dire après coup,

[43:59]

après que toute cette histoire

[44:02]

ait sorti,

[44:03]

qu'elle ne pouvait pas se payer

[44:05]

à ce type de maison-là, mais elle n'était

[44:07]

pas au courant de tous ces détails-là.

[44:10]

Il faut savoir qu'il y a des années plus tard,

[44:11]

en fait, les procureurs suggèrent que la

[44:13]

propriété a été financée

[44:16]

par Jeffrey Epstein.

[44:18]

Et à ce moment-là, Harry ne

[44:19]

connaissait pas les liens avec

[44:21]

le célèbre financier et même

[44:24]

très vite la relation d'Epstein avec

[44:25]

Maxwell une fois que ça

[44:27]

s'est sorti. Mais en fait,

[44:30]

dans l'année 2005,

[44:32]

vous allez voir la relation entre les deux

[44:34]

va éclater

[44:36]

au grand jour.

[44:38]

C'est durant cette même année,

[44:39]

en 2005, que les parents d'une jeune

[44:42]

fille de 14 ans dénoncent à

[44:43]

la police que Jeffrey Epstein

[44:45]

a abusé de leur fille et trois

[44:47]

ans plus tard, il est condamné à

[44:49]

18 mois de prison.

[44:51]

Entre 2002 et 2005,

[44:53]

il faisait venir des mineurs, dont certaines

[44:55]

âgées de 14 ans seulement,

[44:57]

dans ses résidences de Manhattan et de

[44:59]

Palm Beach en Floride pour se livrer

[45:01]

à des actes sexuels avec lui.

[45:03]

Après quoi, il leur donnait des centaines

[45:05]

de dollars en liquide.

[45:08]

Donc il y avait vraiment, on connaît le

[45:09]

modus operandi, souvent,

[45:11]

c'était le bouche à oreille qui se faisait

[45:13]

entre une jeune fille à l'autre.

[45:16]

C'était souvent des jeunes filles de

[45:18]

lieu, je ne dirais pas défavorisés,

[45:20]

mais un peu quand même.

[45:21]

Ça se passait souvent à l'école secondaire

[45:24]

dans les endroits où ces gens-là traînaient.

[45:26]

Puis les filles se faisaient rémunérer

[45:27]

pour en recruter d'autres.

[45:29]

Vraiment comme un réseau de prostitution.

[45:31]

Sauf que dans ce cas-ci, le client,

[45:34]

c'est majoritairement Jeffrey Epstein,

[45:35]

donc c'est principalement juste pour lui.

[45:37]

Mais là, on a su plus tard qu'il y avait sans doute

[45:39]

d'autres clients. Donc c'était un peu ça.

[45:42]

Puis Guylaine, elle,

[45:43]

elle agissait de ce qu'on a appris,

[45:45]

du moins de ce qu'on suppose,

[45:48]

comme un peu

[45:50]

une facilitatrice, on dirait.

[45:52]

Elle était là, mettait les filles en confiance

[45:54]

et bon, on va y revenir

[45:56]

tranquillement. Mais c'était un peu ça

[45:57]

le modus operandi

[45:59]

au niveau du recrutement des jeunes filles.

[46:04]

Après sa libération

[46:05]

à Epstein, les allégations à son

[46:07]

encontre commencent à faire boule de neige.

[46:09]

Là, je vous dis, on est

[46:11]

dans les années 2002 et 2005.

[46:13]

On n'est pas dans son arrestation de 2019.

[46:15]

Non, non, non.

[46:16]

Il est accusé de diriger un vaste réseau

[46:19]

de jeunes filles pour satisfaire les

[46:20]

besoins sexuels de son cercle d'amis

[46:22]

et de lui-même, évidemment.

[46:25]

La relation de Guylaine avec Epstein

[46:27]

était sans aucun doute mutuellement

[46:29]

bénéfique. Elle pouvait le présenter

[46:31]

à ses amis riches et puissants

[46:33]

et en retour, il disposait

[46:34]

du capital nécessaire pour financer

[46:37]

le style de vie auquel elle pouvait s'attendre

[46:39]

à cause de son éducation familiale.

[46:41]

Parce que à 80 000 par année,

[46:44]

Guylaine ne peut pas voyager

[46:46]

en Concorde tous les week-ends.

[46:48]

En plus, dans ces années-là,

[46:49]

je pense qu'il ne volait plus le Concorde.

[46:51]

Il est à noter qu'au cours

[46:53]

du procès, les procureurs ont noté

[46:55]

que Maxwell n'était pas une personne

[46:57]

particulièrement riche lorsqu'elle a

[46:59]

rencontré Epstein. Certes,

[47:01]

après son retour à New York à la suite

[47:03]

du décès de son père, il est rapporté

[47:05]

qu'elle travaillait dans l'immobilier

[47:06]

et vivait dans un appartement de 2000 $

[47:09]

par mois. Un niveau de vie

[47:11]

décent, surtout si l'on tient compte

[47:13]

du fond fiduciaire qu'elle recevait

[47:15]

chaque mois, mais néanmoins, c'est un peu

[47:17]

moins que ce à quoi elle

[47:19]

se serait attendu, étant donné

[47:21]

son habitude familiale avec

[47:23]

son père et tout ça.

[47:25]

Cependant, les détails de cette relation

[47:26]

ne sont pas faciles à cerner.

[47:29]

Ce n'est pas clair quand cette relation-là

[47:31]

a commencé exactement, puis combien

[47:32]

de temps il a duré, puis qu'est-ce

[47:34]

qui la caractérise, parce qu'il

[47:37]

y a autant de questions débattues

[47:38]

lors du procès qui nous a permis d'en

[47:40]

apprendre juste un peu plus sur les détails de

[47:42]

leur relation, mais sans en arriver

[47:44]

à des conclusions fermes. Il y a autant

[47:46]

de détails qui pointent vers le contraire,

[47:48]

donc cette relation-là est très, très floue.

[47:51]

Il faut se rappeler que quatre

[47:52]

des chefs d'accusation retenus

[47:54]

contre Maxwell se rapportent à la

[47:56]

période 94-97,

[47:59]

durant laquelle l'acte

[48:00]

d'accusation stipule qu'elle faisait partie

[48:02]

des plus proches associés d'Epstein

[48:04]

et qu'elle entretenait également une relation

[48:06]

intime avec lui. Je vous rappelle qu'elle

[48:08]

a déménagé à New York en 91,

[48:11]

donc elle a dû rapidement

[48:12]

devenir proche de lui dès son

[48:14]

arrivée. Dans les années 2000,

[48:16]

elle était liée à un autre homme d'affaires,

[48:18]

Ted Waite, mais il semble

[48:20]

qu'elle ait continué à travailler pour Epstein

[48:22]

pendant ce temps-là. En 2003,

[48:25]

Epstein la décrit

[48:26]

comme sa meilleure amie et une grande

[48:28]

partie de sa vie semble être organisée

[48:30]

par elle. Les photos intimes

[48:32]

d'elle et d'Epstein publiées par les procureurs

[48:35]

suggèrent qu'ils sont restés très proches.

[48:37]

Dans des documents judiciaires,

[48:39]

d'anciens employés du manoir

[48:41]

d'Epstein à Palm Beach

[48:42]

la décrivent comme la directrice de la maison

[48:45]

qui supervise le personnel,

[48:47]

s'occupe des finances et joue

[48:49]

le rôle de coordonnatrice sociale.

[48:51]

Oui, c'est quasiment

[48:54]

la directrice

[48:55]

de tout ça. Oui, c'est ça.

[48:57]

Une gouvernante témoigne

[48:59]

que Maxwell donnait au personnel

[49:01]

un manuel d'instruction de

[49:03]

59 pairs

[49:05]

et leur intimait l'ordre de ne parler

[49:07]

que lorsqu'on leur adressait la parole

[49:09]

en évitant tout contact

[49:11]

visuel avec Jeffrey Epstein. Imaginez

[49:13]

ça. Ça, ça me fait capoter.

[49:15]

Le gars, il se paye des filles,

[49:17]

mais toute son staff ne peut même pas

[49:19]

le regarder dans les yeux. Fous-tu?

[49:21]

Moi, là, ça, c'est foutu. Je ne sais pas

[49:23]

comment décoller. Faut se prendre pour un gourou

[49:26]

tiki.

[49:27]

Franchement, moi, ça, ça me dégoûtait.

[49:29]

Pas autant que toutes les autres choses

[49:31]

qu'il faisait, mais ça aussi, ça me dégoûte

[49:33]

d'une attitude comme ça.

[49:36]

C'est

[49:38]

condescendant.

[49:40]

C'est régressant.

[49:41]

Comme si on n'était pas tous

[49:43]

nés de la même façon. Oui, exactement.

[49:45]

Exactement. Mais il faut le rappeler.

[49:47]

Lui-même, il est né dans un quartier

[49:49]

pauvre.

[49:50]

C'est très nibuleux

[49:52]

la provenance de son argent.

[49:55]

Faut se dire que Epstein, à cette époque-là,

[49:57]

il était beaucoup gestionnaire de portefeuille

[49:59]

aussi, donc il se collait à des

[50:01]

gros noms de Wall Street,

[50:03]

de Manhattan. C'est sûr que c'est toujours

[50:05]

un peu nibuleux. Sa fortune est nébuleuse aussi.

[50:07]

Oui, très nébuleuse, en fait.

[50:09]

Est-ce qu'il a tout ramassé

[50:11]

ça, comment dire, légalement

[50:14]

ou édiquement?

[50:15]

On ne le sait pas trop, mais c'est

[50:17]

surtout ça. C'était un gars qui venait

[50:19]

du milieu des finances et qui

[50:21]

gérait des portefeuilles de gens méga

[50:23]

riches, des milliardaires. C'est ça, exact.

[50:25]

Mais ça a l'air que c'était vraiment un vrai génie

[50:27]

en mathématiques. C'était vraiment

[50:30]

un surdoué.

[50:31]

C'est pour ça qu'il a eu du succès au départ.

[50:35]

Il n'a peut-être

[50:35]

rien fait d'illégal dans

[50:38]

cette portion-là aussi.

[50:39]

Il a peut-être juste activé des mécanismes.

[50:42]

Moi, ce que j'ai lu, c'est

[50:43]

qu'il a été récompensé pour son talent.

[50:46]

Mais qu'est-ce que ça veut dire?

[50:49]

Il est tentant de conclure que, tout comme

[50:51]

Maxwell a appris à apaiser les

[50:53]

caprices de son père capricieux et tyranique,

[50:55]

elle applique ces mêmes compétences

[50:58]

à Jeffrey Epstein.

[50:59]

Elle sait comment

[51:01]

trouver son point fait.

[51:03]

Quelle que soit la nature exacte de leur relation,

[51:06]

l'accusation présente une proximité

[51:08]

comme un facteur crucial dans leur

[51:10]

schéma d'abus.

[51:11]

Gillen cherchant et préparant des victimes pour

[51:13]

Epstein.

[51:15]

Gillen contrôlait les filles selon

[51:17]

Sarah Ransom, qui dit avoir été

[51:19]

abusé par Jeffrey Epstein.

[51:21]

C'est elle qui mettait toutes les filles au pas.

[51:23]

Elle savait ce que Jeffrey aimait.

[51:25]

Elle connaissait ses goûts.

[51:27]

C'était vraiment un effort commun.

[51:29]

Elle contribuait à

[51:31]

satisfaire Epstein.

[51:33]

C'est par la suite qu'elle

[51:35]

briefait les jeunes filles.

[51:37]

Elle en parlait une à l'autre.

[51:40]

On se rappelle,

[51:42]

on a décrit beaucoup de scènes

[51:43]

aussi dans notre épisode

[51:45]

qu'on a fait là-dessus.

[51:46]

On l'a vu aussi dans le documentaire

[51:48]

Fieldy Rich, qui est sur Netflix.

[51:50]

C'est assez troublant aussi.

[51:53]

C'était souvent ça. Une jeune fille

[51:55]

pouvait dire à une de ses amies

[51:57]

apparemment il y a un party

[51:58]

à telle maison de Rich.

[52:00]

Je suis déjà allé, j'ai fait un

[52:02]

massage à ce monsieur-là.

[52:05]

Il m'a payé énormément

[52:07]

beaucoup pour ce que je lui ai fait.

[52:09]

Souvent la fille pouvait amener

[52:11]

sa copine.

[52:12]

Il rencontrait les deux, Gillen Maxwell.

[52:14]

L'ami qu'il a invité

[52:16]

souvent quittait la pièce.

[52:18]

La femme restait avec

[52:20]

Maxwell et Epstein.

[52:23]

Apparemment, à certains moments

[52:24]

de ce qu'on confiait des victimes,

[52:26]

même Maxwell participait aux axes.

[52:29]

C'est troublant.

[52:30]

Ça commençait souvent par un

[52:32]

massage sensuel.

[52:34]

Par la suite, ça pouvait

[52:36]

déborder un peu n'importe quoi

[52:38]

sans que le consentement

[52:40]

des jeunes filles soit pris en compte.

[52:42]

Non, parce qu'elles étaient prises.

[52:45]

Souvent, c'était des jeunes femmes

[52:46]

de 14-15 ans.

[52:48]

Dès qu'elles approchaient

[52:49]

le 16-17, ils n'aimaient pas ça.

[52:52]

Ils les trouvaient trop vieilles.

[52:55]

C'est ça.

[52:57]

Ce que je veux en venir,

[52:57]

c'est quand une petite fille de 14 ans

[52:59]

se fait amener par deux adultes

[53:01]

et elle est enfermée dans une pièce.

[53:04]

Elle est pris comme des filles

[53:05]

qui se font violer.

[53:09]

Exactement.

[53:09]

Ce n'est pas de leur faute.

[53:12]

Ils ne savent plus quoi faire.

[53:13]

Ils ne savent pas comment réagir.

[53:14]

Qu'est-ce que tu fais avec des adultes

[53:17]

ou des gens riches?

[53:18]

Souvent, ce sont des gens

[53:19]

qui viennent de milieux plus pauvres.

[53:22]

Ils ne doivent pas avoir une bonne estime d'eux-mêmes.

[53:25]

Toute l'addition de tout ça

[53:27]

doit faire en sorte que

[53:28]

en fait, c'est des victimes parfaites.

[53:29]

Exactement.

[53:30]

Il les choisissait bien.

[53:31]

Il avait même aménagé sa maison

[53:37]

en fonction de ça.

[53:37]

Il y avait plusieurs salles,

[53:39]

il y avait plusieurs filles à la fois

[53:41]

qui étaient, je ne sais pas si

[53:43]

ils logeaient là.

[53:45]

Je ne sais pas ça.

[53:46]

Ce n'est pas clair, mais c'était toute une industrie.

[53:50]

Ça devait faire peur

[53:52]

aller là, sérieux.

[53:53]

Ça devait être peurant.

[53:54]

Ça devait se sentir dans un donjon.

[53:56]

Ça devait être creepy à fond.

[53:58]

Vraiment, même les employés,

[53:59]

je pensais aux pauvres employés.

[54:01]

Ils ont dû en voir.

[54:04]

Je ne les blâme pas.

[54:08]

Mais comment

[54:09]

qu'ils faisaient pour

[54:11]

se la fermer?

[54:12]

Ça aussi, ça devait être des gens vulnérables.

[54:14]

Est-ce que c'était des immigrants

[54:16]

sans papiers?

[54:18]

Souvent, c'est souvent ça.

[54:20]

Tu peux faire un peu de chantage autour de ça.

[54:23]

Je me demande si

[54:24]

il n'y avait pas ça aussi.

[54:26]

Tout le personnel était témoin.

[54:28]

C'est fort probable

[54:30]

que quand tu as un gros secret

[54:32]

à cacher, c'est sûr que tu choisis

[54:34]

les employés de ta maison

[54:35]

en fonction de qui est

[54:38]

le plus en mesure de garder un secret.

[54:40]

Oui, exactement.

[54:41]

Tu peux les maintenir.

[54:44]

C'était des pauvres femmes,

[54:46]

des pauvres filles.

[54:47]

Dans les mois qui suivent la mort

[54:49]

d'Epstein en 2019,

[54:52]

Maxwell se cache.

[54:53]

Les journaux spéculent sur son sort.

[54:56]

Une photo d'elle devant une succursale

[54:57]

du In-N-Out Burger à Los Angeles

[54:59]

fait la une des journaux du monde entier.

[55:02]

Puis, en juillet 2020,

[55:04]

elle est arrêtée dans son manoir isolé

[55:06]

dans l'état américain du New Hampshire

[55:08]

comme discuté lors du début de l'épisode.

[55:10]

Quelques mois plus tard,

[55:12]

il est apparu à la surprise générale

[55:13]

qu'elle avait épousé un PDG

[55:15]

du secteur de la technologie

[55:17]

nommé Scott Bargerson.

[55:20]

Elle avait donc un nouveau mari.

[55:22]

Et Sam, parle-nous un peu

[55:23]

de ce mystérieux époux.

[55:26]

Ça, c'est assez particulier

[55:27]

et étrange. Avant le début

[55:29]

de son procès en novembre 2021,

[55:32]

il a été révélé aux médias

[55:33]

que Gillen était secrètement marié

[55:35]

à Scott Bargerson

[55:40]

depuis 2016.

[55:42]

Et comment

[55:42]

ont-ils fait pour le découvrir?

[55:44]

Oui, même avant

[55:45]

le scandale d'Epstein.

[55:47]

Exactement, c'est ça qui est étrange.

[55:49]

En décortiquant l'acte de vente

[55:51]

de la propriété ou ce qu'elle s'est caché,

[55:53]

justement, le couple s'était donné

[55:54]

des faux noms via la coquille d'entreprise.

[55:57]

Scott, lui, avait conservé son prénom,

[56:00]

mais il avait modifié le nom de famille.

[56:02]

Et Gillen, elle, elle a utilisé

[56:04]

le prénom Jen.

[56:06]

En fait, J-E-N.

[56:08]

Et ils ont commencé à utiliser conjointement

[56:10]

en fait, ils signaient sous le nom

[56:11]

de famille Marshall.

[56:13]

Et ils ont créé la coquille d'entreprise

[56:15]

qui a acheté la propriété sous ce nom-là.

[56:18]

Ils n'ont pas donné les détails

[56:19]

de l'enquête pour remonter à Scott.

[56:22]

Mais ce qui est étrange,

[56:23]

c'est que supposément, oui, depuis 2016,

[56:27]

mais lui,

[56:28]

il nie carrément.

[56:29]

Il nie carrément à avoir une relation.

[56:32]

En fait, il nie qu'il est marié avec elle.

[56:33]

Il dit que ce sont simplement

[56:36]

de vieux amis.

[56:37]

Je vais juste vous donner un petit recap.

[56:39]

Lui, il est né en 1976.

[56:41]

C'est le PDG de Cargo Matrix.

[56:44]

C'est pas n'importe quoi.

[56:45]

C'est une entreprise qui traite et analyse

[56:46]

des données pour le commerce et le transport maritime.

[56:49]

Et en 2020, sa société

[56:51]

a été évaluée quand même à plus de 100 millions de dollars

[56:53]

par an. C'est pas rien.

[56:56]

Et en fait, pourquoi c'est

[56:57]

ressorti aussi durant le procès,

[56:59]

c'est que la justice

[57:00]

lui reprochait à Guylaine de cacher sa fortune.

[57:03]

Elle, elle n'arrête pas de répéter

[57:04]

qu'elle n'en a plus d'argent,

[57:07]

mais elle habitait dans une maison

[57:08]

dans un manoir

[57:10]

qu'à peu près personne ne peut se payer.

[57:12]

Et c'est là qu'elle a mentionné

[57:14]

qu'elle était mariée avec lui

[57:17]

depuis 2016

[57:18]

et qu'elle voulait divorcer un peu avant

[57:20]

son arrestation. Ça, cette phrase-là

[57:23]

me troublait dans le sens que

[57:24]

elle était-tu au courant que le FBI

[57:26]

était, parce que

[57:28]

je disais,

[57:30]

j'écoutais un bonhomme du FBI

[57:32]

qui a travaillé sur le dossier et ils ont attendu

[57:34]

des semaines et des semaines

[57:36]

pour être vraiment certain qu'ils ne voulaient pas

[57:38]

manquer leur coup et ils la surveillaient.

[57:41]

Donc je me demande, a-t-il des contacts

[57:43]

qui le... C'était presque comme

[57:44]

la chasse à Osama Ben Laden

[57:46]

quand on regardait ça à la télé. C'est vrai,

[57:48]

t'as raison. C'est un bon parallèle.

[57:51]

Bref, c'est ça. Elle, elle disait qu'elle voulait

[57:52]

divorcer avant son arrestation

[57:54]

pour lui éviter

[57:56]

de souffrir d'états sociaux à elle.

[57:59]

Mais malgré ça,

[58:00]

il renie tout ça.

[58:02]

On dirait qu'il n'y a pas de papier officiel non plus

[58:04]

à part l'acte de vente qui prouve

[58:06]

ça. Donc ce sujet-là

[58:08]

est toujours un peu resté nébuleux.

[58:11]

Lui, il vit dans un manoir

[58:12]

vraiment très très grand

[58:14]

de plusieurs millions de dollars au bord de l'océan

[58:17]

au Massachusetts.

[58:18]

Dans le Massachusetts, en fait, il faut

[58:20]

dire que...

[58:21]

On n'a pas le détail, mais elle a des drôles

[58:24]

de relations avec les hommes riches. Du moins,

[58:26]

elle les attire, en tout cas. Elle a quelque chose

[58:29]

avec ces hommes-là.

[58:31]

Je veux dire, cet homme-là,

[58:32]

s'il le rencontrait en 2016,

[58:33]

il connaissait son passé avec Epstein.

[58:36]

Qu'est-ce qu'ils font, ces hommes-là?

[58:39]

C'est moi

[58:40]

ça, je ne comprends pas.

[58:44]

Est-ce qu'elle

[58:44]

l'a convaincu qu'elle n'était pas impliquée là-dedans?

[58:47]

Avec tout ce qui est sorti,

[58:48]

tu ne peux même pas croire.

[58:50]

Oui, bonne question. Je ne sais pas comment

[58:52]

ils vivent leurs relations. Non, je ne sais pas.

[58:54]

C'est juste sur ça.

[58:56]

Je ne comprends pas. Ça, on dirait que c'est

[58:58]

très très étrange.

[59:01]

Bref, c'est

[59:02]

un des éléments qui est ressorti assez particulier

[59:04]

du procès. Autre

[59:06]

chose qui est ressortie du procès,

[59:08]

c'est les habitudes de couple

[59:10]

du couple qu'on peut appeler

[59:12]

et de certaines traces numériques

[59:14]

Le couple Epstein ou le couple

[59:16]

Borgerson? Oui, excuse-moi,

[59:17]

le couple Epstein et

[59:19]

Maxwell, parce que le couple Borgerson,

[59:21]

on n'a pas d'autres détails,

[59:23]

sauf cet élément-là,

[59:25]

qui est quand même un élément surprise,

[59:27]

un mari qui arrive

[59:29]

out of nowhere.

[59:31]

Ça, ça m'a flabbergasté.

[59:33]

Il y a eu un disque dur qui a été récupéré

[59:35]

lors d'une perquisition par le FBI

[59:37]

dans le manoir d'Epstein à l'époque.

[59:39]

Il a été ressorti

[59:41]

durant le procès de Maxwell,

[59:43]

qui contenait, entre autres, plusieurs courriels

[59:45]

qu'elle envoyait aux membres du

[59:47]

personnel, dont un

[59:49]

à laquelle elle se plaignait

[59:50]

au directeur de la maison, Juan

[59:53]

Alessi, qui n'avait pas rangé

[59:55]

les crèmes de massage d'Epstein.

[59:57]

Écoute, tu n'avais pas rangé

[59:59]

les petites crèmes. Acceptable.

[01:00:01]

Mais ça,

[01:00:03]

ce courriel-là, ça l'a amené

[01:00:05]

la police directement à Monsieur

[01:00:06]

Alessi, que lui a fourni

[01:00:09]

un certain témoignage

[01:00:10]

qui corroborait toutes sortes

[01:00:13]

d'activités qui étaient assez

[01:00:15]

classées X

[01:00:16]

par rapport

[01:00:18]

qui étaient énoncées durant le procès.

[01:00:21]

Monsieur Alessi a déclaré au tribunal

[01:00:22]

que Epstein recevait trois massages

[01:00:25]

par jour, comme on vous parlait tout à l'heure,

[01:00:27]

et que c'est lui qui nettoyait

[01:00:28]

après et qu'il devait toujours remettre

[01:00:30]

les jouets sexuels à

[01:00:32]

leur place dans un panier,

[01:00:34]

dans le placard de Guylaine,

[01:00:36]

à côté de la chambre principale

[01:00:38]

qu'elle partageait avec

[01:00:40]

Jeffrey aussi. Donc elle,

[01:00:42]

elle dormait là avec lui, dans sa chambre.

[01:00:44]

Elle n'avait pas une autre chambre à elle.

[01:00:46]

Il partageait le même lit.

[01:00:48]

Mais tu sais, je me disais que

[01:00:50]

avec toutes les,

[01:00:52]

comment dire,

[01:00:54]

avec toutes ces

[01:00:56]

activités sexuelles à longueur de journée

[01:00:58]

avec d'autres femmes, j'imagine

[01:00:59]

qu'il ne devait pas trop...

[01:01:02]

Tu sais, est-ce que,

[01:01:04]

est-ce qu'il y avait cette portion-là

[01:01:06]

de la relation qui était tout le temps

[01:01:08]

présente? Ça, on dirait que...

[01:01:09]

Mais sans doute que oui, leur vie devait tourner autour de ça.

[01:01:12]

Ouais, ouais, t'as raison, ça devait que tourner.

[01:01:15]

Lui, ses besoins,

[01:01:16]

mais en même temps, ouais, t'as raison que

[01:01:18]

ça devait complètement tourner

[01:01:20]

autour de ça. Mais c'est tellement malsain.

[01:01:23]

Autre chose, Monsieur Alessi

[01:01:24]

a déclaré que Epstein ou Maxwell

[01:01:26]

lui ordonnaient parfois

[01:01:28]

de contacter et d'aller chercher des jeunes femmes

[01:01:30]

pour des massages. Il se souvient

[01:01:32]

avoir vu deux filles mineures qui semblaient

[01:01:34]

avoir 14 ou 15 ans,

[01:01:36]

Jane et Virginia Roberts,

[01:01:38]

qu'on a déjà entendu leur nom.

[01:01:41]

Les règles de la maison,

[01:01:42]

y compris dans le manuel de 59 pages,

[01:01:45]

là encore, on revient au même manuel,

[01:01:47]

disaient au personnel d'être

[01:01:48]

sourds et muets et aveugles

[01:01:50]

et leur interdisait d'établir

[01:01:52]

un contact visuel, comme on vous

[01:01:54]

disait. Donc c'est la même chose

[01:01:56]

que l'autre gouvernante. Il y a vraiment

[01:01:58]

une culture du silence qui était bien

[01:02:01]

présente au manoir.

[01:02:04]

Les descentes de police

[01:02:04]

dans les maisons d'Epstein ont également

[01:02:06]

produit des photos intimes

[01:02:08]

qui montraient le jet set

[01:02:11]

du duo, son style de vie

[01:02:12]

luxueux et ses liens étroits ensemble.

[01:02:15]

Sur une des photos, on voit le couple

[01:02:16]

se détendre à la résidence de Queens

[01:02:18]

Balmoral lorsque le prince

[01:02:21]

Andrews aurait invité

[01:02:22]

le couple au domaine écossais. On l'a vu

[01:02:24]

souvent, cette photo-là. Elle est ressortie

[01:02:27]

dans une autre. Gillen est dans un avion

[01:02:29]

privé avec Epstein massant son pied

[01:02:31]

et le frottant contre

[01:02:33]

son décolleté. Je ne sais pas si vous vous

[01:02:35]

rappelez, mais cette photo-là, quand elle est sortie

[01:02:37]

dans le procès en décembre, elle était

[01:02:39]

partout, surtout les unes

[01:02:41]

de journaux. Elle était en petite camisole

[01:02:43]

blanche et elle avait vraiment son pied

[01:02:45]

dans son décolleté. Disons que

[01:02:47]

c'était une photo

[01:02:50]

qui contredisait

[01:02:51]

ce qu'il disait qu'il n'y avait pas de relations intimes.

[01:02:56]

La richesse

[01:02:57]

de Palm Beach et de New York

[01:02:59]

la recherche stupéfiante

[01:03:01]

des propriétés

[01:03:02]

la richesse stupéfiante

[01:03:05]

des propriétés opulentes de Palm Beach

[01:03:07]

de New York et du Nouveau Mexique

[01:03:09]

la recherche stupéfiante

[01:03:13]

la richesse

[01:03:14]

stupéfiante des propriétés

[01:03:15]

opulentes de Palm Beach

[01:03:17]

de New York et du Nouveau Mexique

[01:03:19]

n'a fait en fait que souligner la vaste

[01:03:21]

dynamique du pouvoir en jeu.

[01:03:23]

Le couple a toujours utilisé la richesse

[01:03:25]

pour attirer et faire en sorte que

[01:03:27]

les jeunes filles se sentent redevables

[01:03:29]

envers eux parce qu'ils les amenaient

[01:03:31]

dans le luxe et tout ça.

[01:03:33]

Plusieurs témoins dont les quatre

[01:03:35]

femmes ont rappelé comment le duo

[01:03:37]

déposait ses amis au placé

[01:03:39]

comme Bill Clinton, Donald Trump

[01:03:41]

ou le Prince Andrews et affichait

[01:03:43]

deux aux côtés du pape

[01:03:45]

Jean-Paul II ou même Fidel Castro

[01:03:47]

dans leurs propriétés.

[01:03:49]

Aucun n'a allégué d'actes

[01:03:50]

répréhensibles de l'apport

[01:03:52]

des célèbres amis d'Epstein ou de

[01:03:54]

Maxwell. À part Bill Gates

[01:03:56]

qui est ressorti

[01:03:58]

en 2019, qui a regretté

[01:04:01]

de l'avoir

[01:04:02]

approché pour du financement

[01:04:04]

philanthropique, c'est vrai que personne d'autre

[01:04:06]

non, je sais que Donald Trump

[01:04:09]

lui a nié, il a dit

[01:04:10]

qu'il le connaissait mais que c'était

[01:04:12]

plus son ami, c'était pas son ami.

[01:04:14]

Exactement, sans plus. Mais moi j'ai l'impression

[01:04:16]

que Donald Trump à part un contact

[01:04:18]

je ne suis pas convaincu qu'il ait allé

[01:04:19]

sur les îles, bref.

[01:04:22]

Donc ça fait un peu

[01:04:23]

le tour de certains détails

[01:04:25]

qu'on considérait

[01:04:27]

pertinent à vous

[01:04:29]

expliquer pour essayer de comprendre un peu

[01:04:32]

le personnage

[01:04:34]

de Gillian Maxwell.

[01:04:36]

Par contre Emile, peux-tu nous donner un petit peu plus

[01:04:38]

de détails sur le verdict du procès

[01:04:40]

parce qu'il y a eu un

[01:04:41]

revirement de situation

[01:04:44]

assez intense.

[01:04:45]

Je te dirais que c'est passé quelques semaines

[01:04:48]

après le verdict.

[01:04:50]

Avant que je revienne sur le procès, Seb,

[01:04:52]

moi j'ai une question qu'on n'a pas parlé

[01:04:54]

aujourd'hui, c'est comment

[01:04:55]

ils se sont rencontrés, Jeffrey Epstein

[01:04:58]

puis Gillian Maxwell, comment

[01:05:00]

ça a débuté cette espèce

[01:05:02]

de relation

[01:05:04]

étrange là? Oui, bonne question Emile,

[01:05:06]

c'est vrai parce qu'on a parlé du fait que

[01:05:08]

quand son père est mort, Robert Maxwell,

[01:05:10]

Gillian elle a déménagé

[01:05:12]

à New York et on présume qu'à

[01:05:14]

partir de ce moment là elle a rejoint

[01:05:16]

Epstein justement parce que

[01:05:18]

toutes les déboires avec les jeunes filles

[01:05:20]

ont commencé quelques années plus tard.

[01:05:22]

Mais à la base, il faut comprendre que

[01:05:24]

ils se sont connus

[01:05:26]

à l'époque du Mirror. En fait, Robert

[01:05:28]

Maxwell avait engagé

[01:05:30]

Epstein comme analyste financier

[01:05:32]

parce que

[01:05:34]

un peu comme je disais tout à l'heure,

[01:05:36]

c'est un génie en mathématiques

[01:05:38]

et très très bon en finance.

[01:05:40]

Il avait bonne réputation.

[01:05:42]

Ce qu'il a fait chez Au Mirror, on n'a pas vraiment

[01:05:44]

de détails là-dessus, mais on sait seulement

[01:05:46]

qu'à ce moment là, Gillian et lui étaient devenus

[01:05:49]

proches, mais professionnellement,

[01:05:51]

mais qu'ils s'entendaient

[01:05:52]

bien. Du moins qu'il avait une bonne chimie,

[01:05:55]

mais sans plus. Sans plus

[01:05:56]

par rapport à ça.

[01:05:58]

On n'a pas d'autres détails.

[01:06:00]

On sait seulement qu'il était très présent

[01:06:03]

à la maison-mère

[01:06:04]

pendant un certain temps, mais

[01:06:06]

ça n'a pas duré longtemps, mais ils ont maintenu

[01:06:08]

une relation. Mais ça s'est vraiment

[01:06:10]

développé quand elle a déménagé à New York.

[01:06:12]

J'ai l'impression qu'elle l'a approchée rapidement

[01:06:14]

parce qu'elle n'avait pas assez

[01:06:16]

d'argent pour

[01:06:18]

vivre. Selon moi,

[01:06:20]

c'est au-dessous que je me demande

[01:06:22]

comment la première fille

[01:06:24]

qu'elle l'a amené.

[01:06:25]

Comment il lui a présenté ça?

[01:06:28]

Salut, en passant, j'ai besoin

[01:06:30]

de trois filles

[01:06:32]

par jour.

[01:06:34]

On n'a pas de détails

[01:06:36]

en tant que tel. Selon moi,

[01:06:38]

on le saura jamais.

[01:06:44]

Certaines victimes,

[01:06:45]

il faut se rappeler

[01:06:46]

que ce n'est pas toutes

[01:06:48]

les victimes

[01:06:49]

qui poursuivaient,

[01:06:53]

mais qui étaient

[01:06:54]

dans le lot

[01:06:55]

des accusations,

[01:06:57]

qui avaient assez de preuves pour être

[01:06:58]

dans le lot des accusations.

[01:07:00]

Il y en a sûrement en plein

[01:07:01]

qu'on ne le sait pas non plus.

[01:07:04]

Il y a plein de trous noirs

[01:07:08]

dans l'agenda

[01:07:09]

ou dans le calendrier.

[01:07:11]

On n'a pas

[01:07:13]

beaucoup de détails, mais

[01:07:14]

c'est normal aussi si personne ne le dit

[01:07:16]

et n'a pas de témoin.

[01:07:18]

Souvent dans les documentaires, on voit toujours

[01:07:20]

anciennes amies d'eux,

[01:07:24]

mais on dirait

[01:07:25]

que ce monde-là ne le savent pas non plus.

[01:07:27]

On dirait qu'ils sont arrivés soit après

[01:07:29]

ou pas nécessairement

[01:07:31]

au même moment.

[01:07:32]

Ils ont vraiment gardé ça opaque

[01:07:35]

le statut.

[01:07:36]

C'est curieux quand même.

[01:07:39]

Revenons tranquillement au procès

[01:07:40]

de Ghislaine Maxwell.

[01:07:42]

Depuis son arrestation dans le fameux

[01:07:44]

manoir du New Hampshire,

[01:07:45]

elle est détenue au Metropolitan Detention

[01:07:48]

Center de Brooklyn

[01:07:49]

et est sous surveillance 24 heures sur 24

[01:07:52]

avec 10 caméras,

[01:07:54]

dont une qui se déplace et suit

[01:07:56]

ses mouvements. Ils veulent éviter

[01:07:58]

un deuxième suicide, entre guillemets.

[01:08:00]

Le procès s'est ouvert

[01:08:02]

le 30 novembre 2021

[01:08:04]

à New York et le 29 décembre,

[01:08:06]

après 40 heures

[01:08:07]

de délibération, est allé sur

[01:08:10]

5 jours de la part du jury.

[01:08:12]

Elle est reconnue coupable de 5

[01:08:14]

des 6 chefs d'accusation, dont le

[01:08:16]

plus grave, celui de trafic

[01:08:17]

sexuel de mineurs.

[01:08:20]

Cependant, coup de théâtre,

[01:08:22]

quelques semaines plus tard, ces avocats

[01:08:24]

demandent un nouveau procès.

[01:08:25]

Ils évoquent le fait qu'un des jurés

[01:08:27]

aurait influencé le reste du jury

[01:08:29]

en révélant avoir été lui-même

[01:08:31]

victime d'abus sexuels pendant

[01:08:33]

les délibérations.

[01:08:36]

Dans un document judiciaire,

[01:08:38]

les avocats s'appuient

[01:08:39]

notamment sur un article du Daily

[01:08:41]

Mail, dans lequel l'un des jurés

[01:08:44]

confie avoir convoqué ses souvenirs

[01:08:46]

de victimes durant

[01:08:47]

les délibérations pour éclairer

[01:08:49]

le reste du jury. La défense

[01:08:51]

y voit des motifs irréfutables

[01:08:53]

pour un nouveau procès.

[01:08:55]

Qu'est-ce que t'en penses,

[01:08:57]

toi ?

[01:08:58]

Est-ce qu'un jury

[01:09:02]

qui aurait été victime

[01:09:04]

d'abus sexuels

[01:09:05]

aurait dû être exclu d'un jury

[01:09:07]

pour ça ? À la banque, je me pose

[01:09:09]

la question. Souvent, tu le sais,

[01:09:10]

il essaie dans des jurys de

[01:09:12]

être le plus neutre possible.

[01:09:14]

Ça me surprend qu'il se soit

[01:09:16]

retrouvé sur le jury,

[01:09:18]

cette personne-là.

[01:09:21]

Moi, je me rappelle

[01:09:22]

des épisodes de Serial,

[01:09:24]

de la première saison de Serial

[01:09:26]

sur Anan Sayed.

[01:09:28]

La sélection du jury, t'as même

[01:09:29]

des extraits sonores de cette sélection-là.

[01:09:33]

Ils sont très sévères.

[01:09:34]

Il faut pas que

[01:09:36]

toi, t'aies eu un lien avec une histoire

[01:09:38]

criminelle, que personne de ta famille

[01:09:39]

a eu un lien avec une histoire criminelle.

[01:09:41]

Ils en éliminent, ils en gardent

[01:09:43]

juste une infime partie.

[01:09:45]

Mais je sais pas à quel point c'est pertinent.

[01:09:47]

Selon moi,

[01:09:49]

j'ai presque l'impression de penser

[01:09:51]

que c'est peut-être une bonne chose

[01:09:52]

d'avoir quelqu'un qui a vécu ça

[01:09:54]

dans le sens que ça peut ramener

[01:09:56]

un peu d'empathie, mais n'étant

[01:09:58]

pas dans le milieu du droit, peut-être

[01:10:00]

qu'au contraire, il faut être le plus neutre possible

[01:10:02]

et peut-être que là, il y a un petit manque.

[01:10:04]

Il faut éviter tout bien.

[01:10:06]

Moi, j'ai peur que ça fasse…

[01:10:09]

parce que là, on ne sait pas ce qui va arriver,

[01:10:11]

mais je ne peux pas croire

[01:10:13]

que ça va faire dérailler

[01:10:14]

complètement notre influence.

[01:10:17]

Aucune date n'a encore été fixée

[01:10:18]

pour le prononcer de la peine,

[01:10:20]

qui risque maintenant d'être retardée.

[01:10:22]

L'incident a été pris au sérieux

[01:10:24]

par le bureau du procureur fédéral

[01:10:26]

de Manhattan, qui a suggéré

[01:10:28]

au tribunal de conduire une enquête,

[01:10:30]

notamment pour savoir si le jury

[01:10:32]

a bien révélé durant le processus

[01:10:34]

de constitution du jury,

[01:10:36]

c'est-à-dire avant le début

[01:10:38]

des audiences, avoir été victime

[01:10:40]

de violences sexuelles dans le passé.

[01:10:42]

Une information qui aurait pu conduire

[01:10:43]

à un examen plus poussé dans sa sélection,

[01:10:46]

la défense, pouvant alors

[01:10:48]

arguer de sa partialité pour une telle affaire,

[01:10:51]

évidemment.

[01:10:51]

Ceux qui sont juristes ou avocats

[01:10:54]

dans nos distordus, dites tout ce

[01:10:56]

que vous en pensez, on est curieux de savoir.

[01:10:58]

Dans l'article du Daily Mail,

[01:11:00]

le juré, un homme de 35 ans,

[01:11:02]

présenté sous ses deux prénoms,

[01:11:04]

Scotty David,

[01:11:06]

explique que son expérience lui a permis

[01:11:07]

d'éclairer les autres jurés sur le fait

[01:11:09]

que des victimes de début sexuel

[01:11:11]

n'ont pas toujours un souvenir linéaire

[01:11:13]

et exact de leur traumatisme.

[01:11:15]

C'est vrai, entre autres.

[01:11:16]

La défense avait attaqué durant le procès

[01:11:19]

certains témoignages en relevant

[01:11:21]

des incohérences dans le récit des victimes.

[01:11:23]

Selon le jury, cette

[01:11:25]

révélation a influencé les délibérations

[01:11:27]

et a convaincu les autres membres

[01:11:29]

du jury de condamner Mme Maxwell.

[01:11:32]

Le jury dit ne pas

[01:11:33]

se souvenir si on lui a demandé

[01:11:34]

s'il avait été victime de début sexuel,

[01:11:37]

disant avoir survolé le questionnaire

[01:11:39]

qu'on lui avait soumis, mais il assure

[01:11:41]

qu'il aurait répondu honnêtement si la question

[01:11:43]

lui avait été posée.

[01:11:44]

Ça se peut qu'il la posait pas, cette question-là.

[01:11:47]

Il est important de noter aussi

[01:11:48]

qu'en parallèle de ce procès,

[01:11:50]

la justice américaine examine les poursuites

[01:11:52]

civiles intentées par l'une des victimes

[01:11:54]

du couple, Virginia Gioffrey,

[01:11:57]

à l'encontre du Prince Andrew,

[01:11:59]

qu'elle accuse de l'avoir violée

[01:12:00]

en 2001 quand elle avait 17 ans.

[01:12:03]

Et le Prince Andrew, lui, a toujours

[01:12:05]

vigoureusement démenti ces accusations.

[01:12:07]

Mais là, on sait que

[01:12:09]

les choses ont tourné assez

[01:12:11]

différemment pour lui.

[01:12:13]

Exactement. On va vous revenir là-dessus

[01:12:15]

dans l'after-show. On va parler un petit peu plus

[01:12:17]

du Prince Andrew en détail

[01:12:19]

pour nos membres Patreon

[01:12:21]

au forfait Oui Monsieur, parce que là,

[01:12:23]

ça fait déjà un bon bout de temps qu'on parle

[01:12:24]

de Ghislaine Maxwell. On a un peu

[01:12:27]

fait le tour de la chronologie des événements.

[01:12:31]

toi, qu'est-ce que tu retiens de ça?

[01:12:34]

Ça fait longtemps

[01:12:35]

qu'on planche sur le dossier,

[01:12:36]

qu'est-ce qui t'a marqué?

[01:12:38]

Est-ce que tu vois-tu une conclusion

[01:12:40]

ou une réflexion?

[01:12:41]

Qu'est-ce qui m'a marqué?

[01:12:43]

Je voulais te poser la question, est-ce que

[01:12:45]

tu la considères moins coupable

[01:12:47]

qu'Epstein par rapport aux gestes

[01:12:49]

qu'elle a commis?

[01:12:50]

C'est une très bonne question, Sable.

[01:12:53]

Est-ce qu'elle est moins coupable?

[01:12:54]

J'ai l'impression que...

[01:12:58]

On est à chaud comme ça

[01:12:59]

et on est des humains.

[01:13:01]

J'ai l'impression que oui, elle est moins coupable.

[01:13:04]

On dirait que des fois,

[01:13:05]

je ne sais pas si elle n'est pas un peu victime

[01:13:07]

elle aussi de toute la manipulation

[01:13:10]

autour d'Epstein.

[01:13:11]

J'ai l'impression que Gillen,

[01:13:13]

son chemin ne se dirigeait pas forcément

[01:13:15]

vers le trafic sexuel.

[01:13:17]

Si elle n'avait pas rencontré

[01:13:19]

Jeffrey, qui lui est complètement

[01:13:22]

déraillé

[01:13:23]

de ce côté-là,

[01:13:24]

j'ai l'impression que si elle n'avait pas rencontré cet homme-là,

[01:13:28]

elle aurait peut-être

[01:13:29]

une vie complètement honnête,

[01:13:32]

accomplie

[01:13:33]

et dans le sens de la loi

[01:13:36]

d'une certaine façon.

[01:13:37]

J'ai l'impression qu'elle est oui, moins coupable.

[01:13:40]

Sauf qu'il y a des faits

[01:13:41]

qu'elle est certainement complice.

[01:13:43]

Parce qu'il y a des faits

[01:13:45]

qui sont là. Elle a joué un rôle.

[01:13:47]

Elle a amplifié la chose.

[01:13:48]

Elle a facilité le fait.

[01:13:51]

Elle a facilité les multiples crimes

[01:13:53]

commis par Epstein. Et elle en a commis elle aussi.

[01:13:55]

Il y en a qui ont témoigné comme quoi

[01:13:56]

elle faisait partie des actes.

[01:13:59]

Mais après, on ne sait pas.

[01:14:00]

Peut-être qu'elle aussi avait ça en elle.

[01:14:03]

Puis que lorsqu'elle a rencontré Epstein,

[01:14:04]

ça a été un peu une « perfect storm » si on veut.

[01:14:07]

Puis que là, les choses ont déraillé

[01:14:10]

ensemble.

[01:14:12]

C'est dur à dire.

[01:14:13]

Toi, qu'est-ce que t'en penses?

[01:14:14]

Est-ce qu'elle est moins coupable?

[01:14:15]

Moi, je la voyais quasiment plus coupable

[01:14:17]

dans le sens que je trouvais que

[01:14:19]

vu que c'était comme l'entremetteuse,

[01:14:23]

je la considérais quasiment

[01:14:25]

pas plus coupable.

[01:14:27]

Ou sur le même pied d'égalité.

[01:14:29]

Je trouve qu'ils font un peu le même type

[01:14:33]

de crime.

[01:14:34]

Elle a quand même été

[01:14:36]

déclarée coupable de

[01:14:37]

trafic sexuel.

[01:14:39]

C'est pas rien. Donc les preuves

[01:14:41]

étaient assez fortes que

[01:14:43]

elle faisait ça quand même.

[01:14:45]

Elle faisait du trafic.

[01:14:46]

Mais moi, ce qui me perturbe,

[01:14:48]

comment une femme, ça arrive,

[01:14:51]

il y en a quelques-unes.

[01:14:53]

Mais comment une femme peut faire subir

[01:14:55]

ça à d'autres femmes

[01:14:57]

comme ça sans empathie?

[01:14:59]

Parce que là, on ne parle pas d'une

[01:15:01]

femme qui gérait une maison de prostitution.

[01:15:04]

Ça, souvent, je pense que c'est

[01:15:05]

mieux quand c'est une femme qui gère d'autres femmes.

[01:15:07]

Mais là, c'est vraiment une femme qui abuse

[01:15:09]

de d'autres femmes et qui

[01:15:10]

manipule d'autres femmes.

[01:15:12]

Qui amène des jeunes filles.

[01:15:14]

Surtout ayant vécu

[01:15:17]

elle-même des traumatismes, étant

[01:15:18]

gêne avec son père, qui abusait

[01:15:20]

d'elle et de sa famille

[01:15:22]

verbalement, physiquement.

[01:15:24]

C'est dur à comprendre qu'elle

[01:15:26]

est entraînée des jeunes filles

[01:15:27]

vers de l'abus, elle aussi.

[01:15:32]

Je comprends le parallèle.

[01:15:33]

En fait, je pense que c'est vrai

[01:15:35]

le fait d'un genre de complexe

[01:15:38]

d'édite, où je ne sais pas trop,

[01:15:39]

avec Epistine, reproduire le même

[01:15:42]

pattern qu'avec son père.

[01:15:45]

Il faut vraiment que

[01:15:45]

je ne suis pas assez calé en

[01:15:48]

psychologie.

[01:15:50]

Pour que le schéma

[01:15:52]

soit si fort et que tu le répètes,

[01:15:55]

c'est vraiment particulier.

[01:15:56]

Et Epistine aussi est réputé comme être

[01:15:58]

un excellent manipulateur.

[01:16:01]

Forcément.

[01:16:01]

Un excellent manipulateur aussi.

[01:16:03]

Comme tu dis,

[01:16:06]

Guylaine est victime.

[01:16:08]

Quand je dis qu'elle est victime,

[01:16:09]

je ne veux pas enlever rien de la gravité

[01:16:12]

de ses actes. Elle est responsable.

[01:16:13]

C'est une adulte.

[01:16:15]

C'est sûr qu'elle aussi

[01:16:18]

a vécu les manipulations

[01:16:20]

d'Epistine. Mais c'est aussi

[01:16:21]

son désir de vouloir

[01:16:24]

beaucoup d'argent.

[01:16:25]

C'est comme si elle avait échangé ça

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contre un style de vie. Mais à quel prix?

[01:16:30]

Et là, elle va finir sa vie

[01:16:32]

en prison. Elle est 61-62,

[01:16:34]

je crois, à peu près.

[01:16:36]

Elle ne sortira pas de prison.

[01:16:39]

Je ne sais pas. Il y a tout ça

[01:16:41]

qui me perturbe.

[01:16:44]

Je te le dirais.

[01:16:48]

Mais on n'arrivera jamais à la

[01:16:50]

comprendre, j'ai l'impression.

[01:16:52]

On n'arrivera jamais à la comprendre.

[01:16:55]

Il n'existe pas beaucoup

[01:16:57]

de gens comme elle

[01:16:58]

qu'on peut comparer.

[01:16:59]

Il n'y a pas tant de cas.

[01:17:03]

Moi, je pense

[01:17:04]

rapidement comme ça. Carla Omolka,

[01:17:06]

tu sais.

[01:17:08]

Est-ce que

[01:17:09]

eux semblaient être vraiment

[01:17:11]

une couple assez aligné

[01:17:13]

sur leur

[01:17:15]

vice.

[01:17:17]

Ça fait un peu un duo

[01:17:19]

de criminels notoires.

[01:17:22]

À savoir, il y a

[01:17:23]

peut-être un peu de folie à deux

[01:17:25]

là-dedans. On en a déjà parlé

[01:17:27]

un peu. Comment quelqu'un

[01:17:29]

va réussir à embarquer

[01:17:31]

quelqu'un d'autre dans son délire

[01:17:33]

ou dans son vice

[01:17:35]

ou autre. Mais ça, il n'y a rien

[01:17:37]

qui nous le prouve. Elle ne l'a jamais dit.

[01:17:39]

Elle n'a jamais non plus

[01:17:41]

à son procès dit, j'ai été manipulé par

[01:17:43]

Jeffrey Epstein.

[01:17:44]

Elle l'a-tu utilisé comme défense?

[01:17:47]

Je pense qu'à certains moments,

[01:17:49]

oui, ça ressortait qu'elle était

[01:17:51]

comme une victime collatérale quasiment

[01:17:53]

elle-même, mais

[01:17:54]

toutes les preuves, je veux dire,

[01:17:57]

toute l'organisation, elle ne pouvait pas

[01:17:59]

démentir ça. Elle a bouligné.

[01:18:01]

Les preuves sont là.

[01:18:04]

Mais j'espère,

[01:18:04]

comme je te dis, j'espère que

[01:18:06]

le juré ne fera pas tout dérailler

[01:18:09]

le procès. Je ne connais pas assez

[01:18:11]

les impacts que ça peut

[01:18:13]

avoir au niveau de la justice,

[01:18:16]

mais je

[01:18:16]

souhaite de tout cœur pour les victimes, du moins,

[01:18:20]

que

[01:18:20]

le jugement et la condamnation aient lieu

[01:18:23]

comme prévu. Il y avait une petite

[01:18:24]

phrase, Seb, que tu nous as sorti dans nos notes.

[01:18:27]

C'était de qui je trouvais ça intéressant

[01:18:28]

pour conclure. On ne peut pas

[01:18:31]

comprendre ce qui s'est passé avec Jeffrey

[01:18:32]

Epstein sans comprendre sa relation avec

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son père. La vérité est que

[01:18:36]

Gillen a appris à servir son

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père et ensuite du servir

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un deuxième monstre. C'est ce qu'elle

[01:18:42]

a fait toute sa vie. Ah, c'est le

[01:18:44]

journaliste Harry

[01:18:46]

qui a dit ça. Oui, c'est ça, je l'avais

[01:18:48]

gardé dans mes notes parce que je trouvais

[01:18:50]

qu'il avait raison.

[01:18:52]

Je trouve que c'est une belle observation

[01:18:54]

de ça, justement.

[01:18:57]

C'est pas fou.

[01:18:58]

Moi, je trouve que ça répond d'une certaine façon

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à ça, mais

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ça rend juste la chose triste.

[01:19:05]

Je sais pas, c'est

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tout ça. Même si j'étais allé vraiment

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plus loin dans ma réflexion, j'étais là si

[01:19:10]

Robert Maxwell n'avait pas été.

[01:19:13]

Encore plus loin, si Michael,

[01:19:15]

son frère, n'avait pas eu l'accident

[01:19:17]

dans le coma, est-ce que

[01:19:19]

toutes ces victimes-là, les faits

[01:19:21]

papillons, toutes ces victimes-là,

[01:19:24]

ça n'aurait jamais

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arrivé. C'est clair.

[01:19:26]

Bref, on ne peut pas contrôler

[01:19:29]

ça, mais c'était la réflexion

[01:19:30]

qui m'était passe par la tête.

[01:19:32]

Et vous, maintenant, les Distordus, dites-nous ce que vous en pensez.

[01:19:34]

Vous pouvez le faire sur notre groupe

[01:19:36]

de discussion sur Facebook. Vous avez

[01:19:38]

juste à faire une requête et si vous avez l'air

[01:19:40]

d'être quelqu'un de décent,

[01:19:42]

on va vous accepter.

[01:19:44]

Aussi, vous pouvez le faire sur Instagram.

[01:19:46]

On est là. On est sur Facebook, YouTube,

[01:19:48]

sur Twitter aussi. On est un petit peu

[01:19:50]

partout, donc dites-nous ce que vous pensez

[01:19:53]

de cette histoire-là, de l'histoire

[01:19:54]

de Gillian Maxwell. On vous rappelle

[01:19:56]

que Distorsion, c'est une création de moi-même,

[01:19:58]

de Emile Gauthier, de Sébastien Lévesque,

[01:20:00]

à mes côtés. Le montage est d'André

[01:20:03]

Beauprix. La musique de cet épisode

[01:20:05]

est une gracieusité de Arby.

[01:20:06]

Vous savez qu'on a fait de la musique originale pour toute

[01:20:08]

la saison et qu'à la fin de la saison,

[01:20:10]

on risque de sortir ça. On vous rappelle

[01:20:12]

qu'il reste seulement un épisode,

[01:20:14]

Seb, à cette saison-ci. Et là,

[01:20:17]

alerte si vous voulez vous abonner à notre

[01:20:20]

page Patreon.

[01:20:21]

Nos membres Oui Monsieur,

[01:20:22]

ceux qui se sont abonnés au forfait Oui Monsieur,

[01:20:24]

vont avoir droit à un épisode secret.

[01:20:26]

Et parlant des membres Patreon,

[01:20:29]

c'est le moment de donner nos

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célèbres shout-out. Je te laisse

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commencer, Seb. Un gros

[01:20:35]

shout-out à Johanna C,

[01:20:37]

Marie-Claude CW,

[01:20:39]

Annie-Claude B,

[01:20:41]

Emmanuel B et

[01:20:43]

Charlotte Hott.

[01:20:45]

Shout-out à Volatile,

[01:20:47]

Alexandre S,

[01:20:49]

Fleur de Cactus,

[01:20:51]

Lauriane R et

[01:20:53]

Natoo C.

[01:20:54]

Beaucoup d'amour à

[01:20:56]

Aldorian, Gigi C,

[01:20:59]

Charles F,

[01:21:00]

Kevin R et

[01:21:02]

Olivia R.

[01:21:04]

Aussi, on veut donner un gros câlin à

[01:21:06]

Liam S, à Jade,

[01:21:09]

à Jordan B,

[01:21:10]

à No Crucifix,

[01:21:12]

ça sonne comme un groupe de death metal,

[01:21:14]

et aussi à Pauline G.

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Et je poursuis avec

[01:21:18]

Émilie C, Chantal H,

[01:21:21]

Sébastien L.M.,

[01:21:23]

Liam S et beaucoup d'amour

[01:21:26]

à Francis P.

[01:21:27]

On ne pourrait pas faire ce show sans

[01:21:29]

Rosalie D,

[01:21:31]

Mark S, sans Gabi,

[01:21:34]

sans Marilou C

[01:21:35]

et sans Melina A D.

[01:21:39]

Et j'ajouterai que sans Mac,

[01:21:42]

Cathy Frank,

[01:21:43]

un comte de couple,

[01:21:45]

Quentin Halt,

[01:21:47]

Dylan D et Carol

[01:21:49]

Anne L.

[01:21:50]

Et pour terminer,

[01:21:52]

un gros hi-five et un câlin à

[01:21:54]

Annick B, à Benoît P,

[01:21:56]

à Anna C, à

[01:21:58]

Angelini B et à

[01:22:00]

Charlotte M. On vous aime

[01:22:02]

beaucoup chers amis. 40

[01:22:04]

aujourd'hui Seb, parce que là

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il y en a beaucoup, il faut qu'on accélère

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les shout-out au Patreon. Au début on pensait

[01:22:10]

que vous alliez être 7 personnes

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environ, qu'on allait régler ça

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en un demi-épisode, mais finalement

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plusieurs centaines de personnes,

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il faut qu'on pédale fort.

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Et pour terminer Seb, aurais-tu

[01:22:21]

un mot de la fin pour nous ce soir?

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Dites toujours non

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au Monsieur Riche qui vous invite

[01:22:27]

sur leur île privée,

[01:22:29]

ainsi qu'au Madame Riche qui vous invite

[01:22:31]

dans un volant Concorde.

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