đŸŽ™ïž#144 - Wade Wilson - Le Deadpool killer

Épisode

đŸŽ™ïž#144 - Wade Wilson - Le Deadpool killer

Saison
11
Épisode
144
Durée
1 h 09 min
Format
Audio

Audio

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En octobre 2019, deux femmes sans lien apparent sont retrouvĂ©es mortes Ă  Cape Coral, en Floride, en moins de deux jours d’intervalle. Chacune a Ă©tĂ© tuĂ©e avec une violence glaçante. L’homme derriĂšre ces crimes s’appelle Wade Steven Wilson, un nom qui Ă©voque un super-hĂ©ros pour les connaisseurs, mais qui cache un tueur bien rĂ©el.

DerriĂšre son regard froid et son sourire en coin se cache un passĂ© tordu : abandon, coups Ă  la tĂȘte, drogues et colĂšre incontrĂŽlable. Pourtant, Wade a grandi dans une famille prĂ©sente oĂč rien ne le prĂ©destinait Ă  une telle violence. De maniĂšre inattendue, la descente aux enfers de Wade Wilson enflamme bientĂŽt les rĂ©seaux sociaux, oĂč certains le surnomment le « TikTok Killer » ou encore le « Deadpool Killer », fascinĂ©s par son physique et son allure de bad boy.

Comment Wade Wilson, malgrĂ© une bonne Ă©ducation, a-t-il pu sombrer dans une telle folie meurtriĂšre ? Une histoire vraie de l’ùre des rĂ©seaux sociaux oĂč la rĂ©alitĂ© dĂ©passe la fiction.

Transcription de l’épisode

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[00:01]

Vous ĂȘtes sur le point d'Ă©couter Distorsion, un podcast sur...

[00:23]

Des histoires étranges de l'Úre numérique.

[00:27]

En octobre 2019, la ville paisible de Cape Coral en Floride est secouée par deux meurtres d'une brutalité rare.

[01:06]

L'assassin Wade Steven Wilson porte un nom emprunté à l'univers des super-héros, mais sa réalité n'a rien d'une bande dessinée.

[01:15]

Son parcours est marqué par les blessures, les addictions et une spirale de violence ignorée trop longtemps par les institutions.

[01:23]

Comment un tel mélange de chaos et de négligence a-t-il pu conduire à ces meurtres?

[01:28]

Et comment les réseaux sociaux ont fait de lui une célébrité?

[01:31]

Suivez-nous dans l'histoire glaçante du Deadpool killer game.

[01:38]

Sébastien, comment vas-tu aujourd'hui?

[01:39]

Ça va bien, et toi, Emile Gauthier?

[01:41]

Ça va trùs bien parce qu'on commence une 11e saison. Je ne pensais jamais qu'on allait se rendre là.

[01:46]

Je pense qu'on a dĂ©jĂ  dit dans le passĂ©, on arrĂȘte Ă  10 ou mĂȘme on arrĂȘte Ă  5.

[01:52]

Oui, oui, exact. On a toujours dit.

[01:53]

On a déjà dit, moi je me rappelle que j'ai déjà dit, on se rendra jamais à 100 épisodes.

[01:58]

Puis lĂ , on doit en avoir pas loin de 200, je pense.

[02:00]

Oui, oui, si on calcule tout, tout, tout.

[02:01]

Avec les bonus et tout ça.

[02:03]

Donc, bienvenue dans cette saison 11, les Distordus.

[02:06]

Merci de votre soutien. Shout out Ă  vous.

[02:09]

SpĂ©cialement si vous ĂȘtes lĂ  depuis la saison 1 en plus.

[02:12]

C'est vrai, il y en a.

[02:13]

Oh oui. Et juste quelques mots justement sur cette saison.

[02:16]

On vous rappelle que sur Patreon, les épisodes sortent en avance généralement à presque 2 semaines en avance.

[02:22]

Lorsqu'ils sont prĂȘts, on les poste. Donc, c'est un peu ça la rĂšgle de notre cĂŽtĂ©.

[02:27]

Et on a aussi introduit des abonnements annuels sur Patreon.

[02:30]

Donc, vous payez une fois, vous économisez 15 %.

[02:33]

Et bien, on a toujours nos deux forfaits.

[02:35]

Un forfait oĂč on a tous les Ă©pisodes en avance et un forfait oĂč on a tous les bonus.

[02:39]

Donc, les after shows.

[02:40]

On continue avec évidemment des after shows à chaque épisode.

[02:44]

Il va en avoir un trÚs intéressant à Seb aprÚs celui-ci.

[02:46]

Et aussi notre ciné-globe, nos reviews de documentaires et de films et tout ça.

[02:53]

Et plein d'autres bonus qu'on sort.

[02:55]

Donc, c'est sur Patreon que ça se passe.

[02:56]

Sans pub aussi sur Patreon, on vient le redire.

[03:01]

Et aussi d'autres éléments, d'autres dates importantes pour cette saison-ci.

[03:06]

On va vous en révéler un petit peu plus trÚs bientÎt.

[03:09]

Mais il y aura des live streams sur notre chaĂźne YouTube.

[03:13]

Donc, si vous n'ĂȘtes pas dĂ©jĂ  abonnĂ© Ă  notre chaĂźne YouTube, allez-y.

[03:16]

Il va en avoir un le 18 septembre entre autres.

[03:19]

Et suivez-nous sur les réseaux sociaux pour en connaßtre un petit peu plus.

[03:22]

Donc, ça va ĂȘtre cool.

[03:23]

On va pouvoir interagir en direct avec vous.

[03:25]

Proposer un peu une formule.

[03:27]

Peut-ĂȘtre un petit peu Ă  la cabaret des curiositĂ©s, d'histoire news, tout ça.

[03:31]

Ça risque d'ĂȘtre intĂ©ressant.

[03:33]

Donc, le 18 septembre, restez à l'affût.

[03:35]

Et sinon, une autre nouvelle.

[03:37]

On vous avait teasé sur l'idée qu'on avait de lancer une saison ou une mini saison spin-off.

[03:43]

Sur un sujet plus précis ou du moins une thématique.

[03:47]

Et c'est ce qu'on s'est dit pour notre 11e saison.

[03:49]

Ça fait 10 saisons qu'on fait des Ă©pisodes, des saisons un peu selon la mĂȘme formule.

[03:56]

En explorant divers thÚmes, bien sûr.

[03:58]

Mais là, on s'est dit, ça serait le fun de se plonger dans un univers précis.

[04:03]

Le temps d'une mini saison.

[04:04]

Histoire de varier un peu le plaisir.

[04:06]

Exactement.

[04:07]

Et donc, janvier 2026, c'est là que ça va se passer.

[04:10]

Donc, on s'en ligne pour une demi saison réguliÚre de disto un peu traditionnel.

[04:16]

Vous connaissez vos pantoufles et tout ça.

[04:19]

Et puis, en janvier, on va essayer de varier un petit peu la formule.

[04:22]

On va mettre des bottes de cowboy.

[04:23]

Yes.

[04:24]

Mais lĂ , le cas d'aujourd'hui, vous allez voir, c'est tout une histoire.

[04:27]

Un cas aussi qui remet un peu en question la célébrité des tueurs sur les réseaux sociaux et des prisonniers.

[04:34]

Ça sera d'ailleurs le sujet de ton After Show Seb que tu nous as concoctĂ©.

[04:39]

Oui.

[04:40]

OĂč est-ce qu'on va parler justement de toutes sortes de prisonniers, autant hommes et femmes,

[04:44]

que leur mock shot dans la photo de prisonniers, c'est diffusé sur les médias sociaux.

[04:49]

Et là, ça part en vrai, les gens tombent en amour avec ces gens-là.

[04:54]

Donc, c'est quoi notre lien avec la beauté et la criminalité?

[04:57]

Oui.

[04:57]

Ça va ĂȘtre vraiment intĂ©ressant Ă  voir.

[04:58]

Ils sont trop beaux pour la prison.

[05:00]

Oui.

[05:01]

Ça va ĂȘtre un After Show trĂšs intĂ©ressant sur Patreon dĂšs la fin de cet enregistrement.

[05:06]

Et pour se rendre jusque-lĂ , Seb, qu'est-ce qu'on boit cette semaine?

[05:10]

Oui, on boit vraiment quelque chose d'intéressant aujourd'hui.

[05:12]

C'est une premiĂšre biĂšre collaborative entre plusieurs personnes du quartier,

[05:17]

bien, entreprise du quartier Hochelaga, qu'on aime.

[05:20]

Bien sûr.

[05:21]

D'un, la microbrasserie MutoĂŻde, oĂč vous allez pouvoir retrouver la Hochelaga Pale Ale

[05:26]

et la variation MutoĂŻde.

[05:28]

Et c'est fait en collaboration avec le magasin Rétro Montréal.

[05:32]

Oui, un des plus cool magasins de Montréal.

[05:34]

Oui, exactement.

[05:34]

OĂč est-ce que vous pouvez trouver tout ce que vous voulez au niveau du jeu vidĂ©o,

[05:38]

des jeux physiques.

[05:39]

Tant vieux que récents.

[05:40]

Oui, exactement.

[05:41]

C'est vraiment une belle place.

[05:43]

Et avec l'espace public, donc ces trois partenaires-lĂ  travaillent ensemble

[05:47]

pour faire la Hochelaga Pale Ale.

[05:50]

Et mĂȘme, on nous dit qu'Ă  la fin du mois d'aoĂ»t,

[05:52]

il va mĂȘme avoir un autre collabo avec l'espace public,

[05:56]

seulement sans MutoĂŻde, avec le mĂȘme type d'Hochelaga Pale Ale,

[06:00]

mais il change le houblon.

[06:01]

C'est ça un peu les nuances.

[06:02]

Donc voilĂ .

[06:04]

Super.

[06:04]

Et cette biÚre, en fait cette tournée de biÚres,

[06:07]

nous a été offerte par Sam Markey,

[06:10]

qui a fait comme un peu tous les donateurs de biĂšres, je peux dire,

[06:14]

sont allés sur notre site web distorsionpodcast.com.

[06:17]

Petit onglet en haut à droite, tournée de biÚres.

[06:21]

Vous suivez le processus, un petit don paypal.

[06:23]

Ça nous donne des sous.

[06:24]

AprÚs ça, on peut aller remplir le fridge.

[06:26]

Exactement.

[06:27]

Aussi, merci à Just To Buy My Love, alias Chloé,

[06:31]

pour une review 5 étoiles sur Apple Podcast.

[06:33]

Elle nous dit merci, Emile et Seb, de m'accompagner

[06:36]

lorsque je suis dans le trafic entre Dorval et Repentigny.

[06:40]

De m'accompagner quand je fais mes lunchs, quand je cours,

[06:42]

quand je passe la balayeuse.

[06:44]

Je vous aime d'amour.

[06:45]

Lùchez pas, Chloé.

[06:47]

Shout out Ă  toi.

[06:47]

On t'aime d'amour aussi, Chloé,

[06:49]

ainsi que toutes les autres Chloés du monde entier.

[06:51]

Oui.

[06:52]

Je pense qu'on en a assez dit, Seb.

[06:54]

On va se revoir aprÚs l'épisode dans l'After Show,

[06:57]

mais juste avant, est-ce qu'on est prĂȘts Ă  plonger

[06:59]

dans l'histoire terrifiante de Wade Wilson?

[07:03]

Oui, mais, Emile, tu sais,

[07:05]

avec notre saison 11 qui commence,

[07:07]

c'est important d'ĂȘtre bien connectĂ©.

[07:09]

Que ce soit via votre Internet Ă  la maison

[07:11]

ou encore via votre téléphone mobile,

[07:14]

vous ne voudrez rien manquer de nos histoires étranges.

[07:17]

C'est donc le moment de revoir vos forfaits Internet et cellulaire

[07:21]

et d'opter pour la solution la plus simple et la plus efficace.

[07:24]

Et dans ce domaine, Fizz est le grand champion.

[07:28]

Bien dit, Emile.

[07:29]

Avec Fizz, il y a un seul endroit pour gérer ton mobile,

[07:32]

ton Internet et mĂȘme ta tĂ©lĂ©.

[07:34]

Tout est simple, gérable en ligne, sans contrat,

[07:37]

mais surtout pas de bullshit.

[07:39]

Ça, c'est le genre de set-up qu'on aime.

[07:41]

Pas besoin de fouiller dans 40 menus

[07:43]

pour changer ton forfait ou comprendre ta facture.

[07:46]

Et en plus, en activant ton forfait avec le code PODZZ,

[07:51]

tu obtiens 25 $ de rabais,

[07:53]

10 GB de données mobiles gratuites

[07:55]

et un mois d'Internet gratuit.

[07:57]

Ça, c'est un forfait solide, Seb.

[07:59]

Je lance Ă  l'instant mon iPhone et mon vieux modem par la fenĂȘtre.

[08:04]

MĂȘlez au moins au recyclage, Emile.

[08:06]

Pour en savoir plus et profiter de l'offre,

[08:09]

va sur Fizz.ca et utilise le code PODZZ.

[08:15]

Fizz, tout ce qu'il faut sans ce qu'il faut pas.

[08:18]

Est-ce qu'on est prĂȘt Ă  plonger

[08:20]

dans l'histoire terrifiante de Wade Wilson?

[08:23]

Oui, monsieur!

[08:25]

Allons-y!

[08:27]

Maintenant!

[08:28]

Saison!

[08:31]

Nous sommes le 20 mai 1994

[08:34]

Ă  Tallahassee, capitale de la Floride.

[08:37]

Il y a aussi beaucoup de crimes, je crois,

[08:40]

qui sont survenus dans cette région-là.

[08:42]

Ça doit ĂȘtre la chaleur.

[08:43]

Oui, exactement. Les alligateurs aussi.

[08:47]

La chaleur est déjà lourde malgré l'heure matinale.

[08:50]

Dans une aile modeste de l'hĂŽpital local,

[08:53]

l'air conditionné peine à chasser l'humidité

[08:55]

qui colle aux murs blanchis.

[08:57]

Les néons diffusent une lumiÚre presque chirurgicale

[09:00]

et dans une petite chambre,

[09:02]

une adolescente de 14 ans serre un nouveau nez contre elle.

[09:05]

Cette adolescente dont nous ignorons le nom

[09:07]

vient tout juste de donner naissance Ă  Wade.

[09:11]

TrĂšs jeune et nouvellement maman,

[09:12]

elle regarde ce bébé comme on regardait la mÚre s'agiter,

[09:16]

un mélange de fascination et de peur.

[09:18]

C'est bien dit.

[09:20]

À ses cĂŽtĂ©s, il n'y a pas de jeune papa.

[09:23]

Le pÚre biologique, ùgé de 15 ans,

[09:25]

a déjà pris ses distances,

[09:27]

incapable ou refusant d'affronter la situation.

[09:31]

À sa naissance, l'enfant porte le nom provisoire d'Anthony.

[09:36]

Sa mĂšre s'en repĂšre,

[09:38]

le garde souvent dans ses bras,

[09:39]

bougeant d'un pied sur l'autre,

[09:41]

comme pour bercer ses propres angoisses.

[09:44]

Il n'y a pas de chambre décorée,

[09:45]

pas de lit prĂšs Ă  la maison.

[09:47]

En fait, la vérité, c'est qu'il n'existe pas vraiment de maison.

[09:52]

Les premiers jours passent dans une routine improvisée.

[09:55]

La jeune adolescente dort mal,

[09:57]

oubliant parfois mĂȘme de manger,

[09:59]

et le bĂ©bĂ©, lui, dort beaucoup, mĂȘme presque trop.

[10:03]

Il ne pleure pas souvent,

[10:05]

ce qui inquiÚte déjà certaines infirmiÚres.

[10:08]

Les visites sont rares.

[10:10]

Quelques amis passent en coups de vent,

[10:11]

maladroites et plutĂŽt mal Ă  l'aise devant la situation.

[10:15]

On peut comprendre, 14, 15 ans,

[10:17]

c'est tellement jeune pour avoir un bébé.

[10:21]

Puis là, on parle d'une situation de détinérance.

[10:24]

Qu'est-ce que lĂ ?

[10:25]

Oui, sa famille n'a pas l'air d'ĂȘtre en support,

[10:27]

ou quoi que ce soit, donc c'est encore pire.

[10:31]

Quelques semaines plus tard,

[10:32]

la réalité rattrape la jeune mÚre.

[10:35]

Les travailleurs sociaux du Department of Children and Families de Floride,

[10:40]

alertés par l'ùge des parents

[10:41]

et aussi l'absence de cadre stable,

[10:44]

m'y rendent visite.

[10:45]

Leurs rapports sont clairs.

[10:47]

La mÚre ne dispose pas des ressources nécessaires

[10:49]

pour assumer ses responsabilités parentales.

[10:51]

La décision tombe rapidement.

[10:54]

Anthony est confié à une famille d'accueil temporaire.

[10:59]

Pour ce nouveau-né,

[11:00]

c'est le début d'un va-et-vient qui marquera toute sa vie.

[11:03]

Changement de figure parentale,

[11:05]

de maison, d'odeur, de voix.

[11:08]

Les notes des assistantes sociales évoquent également un bébé calme,

[11:12]

presque silencieux,

[11:14]

mais qui détourne le regard lorsqu'on tente de le stimuler.

[11:18]

C'est un enfant qui semble déjà se fermer au monde.

[11:22]

C'est triste, hein?

[11:23]

Mais souvent, les enfants ressentent

[11:27]

tout ce qu'ils ont vĂ©cu, mĂȘme durant la grossesse.

[11:30]

Puis s'il n'a pas vécu dans un environnement,

[11:32]

j'ai l'impression que ça doit jouer sur le comportement du bébé.

[11:36]

Oui, sans doute.

[11:37]

C'est clair, selon moi aussi.

[11:40]

En février 95,

[11:42]

moins d'un an aprĂšs sa naissance,

[11:44]

il y a un couple protestant,

[11:46]

engagé dans la communauté,

[11:47]

Mark et Ellen Wilson,

[11:49]

qui accepte de l'accueillir dans un cadre plus permanent.

[11:52]

Ils vivent dans un quartier paisible,

[11:55]

avec une maison bien entretenue,

[11:56]

un chien joueur et des habitudes simples.

[11:59]

Anthony devient alors

[12:01]

Wade Steven Wilson.

[12:04]

Il a désormais une chambre à lui,

[12:06]

décorée avec des peluches, des livres illustrés

[12:08]

et mĂȘme quelques figurines de super-hĂ©ros soigneusement alignĂ©es par Ellen.

[12:13]

Pour la premiĂšre fois,

[12:14]

il dort dans un lit qui lui appartient,

[12:17]

dans une maison oĂč les journĂ©es sont rythmĂ©es

[12:19]

par des repas réguliers

[12:20]

et des priĂšres du matin.

[12:23]

Mais mĂȘme si l'environnement de Wade change pour le mieux,

[12:26]

les fondations psychologiques, elles,

[12:28]

portent déjà les marques des premiers mois chaotiques.

[12:31]

Et ces cicatrices invisibles ne tarderont pas Ă  se manifester.

[12:36]

C'est toujours surprenant ce que ça peut devenir

[12:38]

en des enfants élevés dans des contextes comme ça.

[12:42]

La vie nous montre que oui, évidemment,

[12:45]

les enfants emmagasinent tellement de choses,

[12:47]

de traumatismes, mĂȘme Ă  ce bas Ăąge-lĂ ,

[12:50]

je ne suis pas du tout psychoéducateur,

[12:52]

mais en mĂȘme temps, on a vu tellement de gens,

[12:55]

aussi hyper talentueux, hyper intelligents,

[12:59]

naĂźtre de circonstances extrĂȘmement difficiles.

[13:02]

Oui, tu as raison.

[13:03]

Des enfants mĂȘme, par exemple, de parents toxicomanes,

[13:08]

mĂȘme qui se sont droguĂ©s pendant la grossesse,

[13:10]

les autres, parfois vont donner naissance

[13:14]

à des enfants qui ne sont pas du tout dépendants

[13:17]

ou qui sont parfois...

[13:18]

Ça ne les empĂȘchera pas de faire leur chemin

[13:19]

et de mener une belle vie.

[13:21]

Mais on va voir que dans le cas actuel,

[13:23]

ça va plutÎt mal tourner vers le temps.

[13:25]

Oui, exactement.

[13:27]

La vie chez les Wilson suit un rythme stable,

[13:30]

dans la nouvelle famille, évidemment,

[13:32]

de l'adoption de Wade.

[13:34]

La maison, construite au début des années 90

[13:37]

dans un quartier résidentiel calme de Tallahassee,

[13:41]

est peinte en beige clair avec un porche accueillant

[13:44]

oĂč HĂ©lĂšne dĂ©pose chaque semaine

[13:46]

un pot de fleurs fraĂźches.

[13:48]

À l'intĂ©rieur, tout est soigneusement rangĂ©.

[13:51]

Le salon baigné de lumiÚre,

[13:53]

la Bible ouverte sur la table basse,

[13:56]

les photos de famille accrochées le long du couloir.

[13:58]

La famille parfaite américaine.

[14:01]

Mark Wilson, qui est un grand gaillard aux mains caleuses,

[14:05]

travaille comme mécanicien pour un garage local.

[14:08]

HélÚne, institutrice de formation,

[14:11]

a choisi de se consacrer Ă  temps plein

[14:13]

à la maison et aux activités paroissiales.

[14:16]

Leur vie est simple, réglée comme une horloge.

[14:18]

Chaque matin, avant le petit-déjeuner,

[14:21]

la famille se réunit dans la cuisine

[14:23]

autour d'un court moment de priĂšre.

[14:25]

La voix grave de Mark prononce quelques phrases

[14:28]

suivies par HélÚne, douce et appliquée,

[14:31]

et puis par Wade, qui marmonne quelques mots

[14:33]

sans toujours comprendre leur sens.

[14:36]

Ensuite viennent les cĂ©rĂ©ales ou les Ɠufs brouillĂ©s,

[14:39]

le chien qui gratte Ă  la porte

[14:40]

et les préparatifs pour aller à l'école.

[14:44]

HĂ©lĂšne prend cƓur de offrir Ă  Wade

[14:46]

un environnement stimulant.

[14:48]

Sa chambre est un petit monde en soi.

[14:50]

Sur l'étagÚre, des livres aux couvertures colorées,

[14:53]

sur la table, des crayons rangés par taille

[14:56]

et prÚs du lit, des figurines de super-héros.

[14:59]

Parmi elles, un petit Deadpool,

[15:02]

trouvé lors d'un vide grenier

[15:04]

que Wade manipule souvent en silence.

[15:07]

Pour ceux qui l'ignore, Deadpool,

[15:10]

qui commence Ă  de plus en plus connu

[15:12]

de maniĂšre universelle,

[15:14]

c'est le personnage irrévérencieux

[15:16]

de l'univers de Marvel.

[15:18]

C'est un peu un anti-héros,

[15:19]

il est habillé de rouge,

[15:21]

il a un humour noir,

[15:24]

un cynisme aussi,

[15:25]

puis une violence cartoonesque.

[15:26]

Moi, j'ai adorĂ©, je suis peut-ĂȘtre

[15:28]

le super-héros dans les derniÚres années

[15:30]

de Marvel dont je suis le plus fan,

[15:32]

étant donné qu'il y en a tellement.

[15:34]

Tout ça devient édulcoré.

[15:37]

Donc Deadpool, c'est celui-lĂ .

[15:39]

C'est pas juste un clin d'Ɠil

[15:41]

Ă  la culture pop dans les comiques.

[15:43]

Deadpool s'appelle lui aussi

[15:45]

Wade Wilson Seb.

[15:47]

Oui, c'est ça, un peu comme Batman.

[15:51]

Oui, c'est ça oĂč se perd le man

[15:53]

avec Peter Parker.

[15:54]

Exactement. Et lĂ , on se demande

[15:56]

est-ce que c'est un hasard?

[15:57]

Il semblerait que oui,

[15:58]

c'est un hasard troublant

[16:00]

qui bien plus tard va coller

[16:02]

au tueur comme surnom iconique

[16:05]

de certaines façons.

[16:06]

Mais oui, c'est son nouveau pĂšre

[16:10]

qui peut rebaptiser

[16:12]

Wade Wilson.

[16:14]

C'est mĂȘme pas en l'honneur de Deadpool.

[16:15]

Non, ce sont des Wilson.

[16:18]

Si tu pars de lĂ ,

[16:20]

justement, ces parents-lĂ ,

[16:24]

je me doute

[16:25]

qu'ils connaissent pas tant à ça

[16:26]

l'univers de Deadpool.

[16:29]

Dans ses premiÚres années,

[16:30]

le petit garçon semble bien s'adapter.

[16:33]

Il joue dans le jardin,

[16:34]

aide Helen Ă  ramasser les pommes

[16:36]

de pain pour le compost et écoute

[16:38]

avec attention les histoires

[16:39]

bibliques ou les contes que ses parents

[16:41]

lui lisent. On pourrait croire

[16:43]

que le passé trouble de ses premiers mois

[16:45]

s'efface peu Ă  peu.

[16:47]

Mais derriÚre cette façade paisible,

[16:50]

quelque chose reste figé.

[16:52]

Wade sourit rarement sur les photos

[16:54]

de famille. Il ne court pas vers

[16:56]

ses parents quand il rentre Ă  la maison

[16:57]

et préfÚre parfois se retirer

[16:59]

dans sa chambre, fixant un point

[17:01]

invisible ou fixant un jouet

[17:03]

pendant de longues minutes.

[17:05]

Ça fait un peu penser à la famille

[17:07]

Stauffer qui avait adopté

[17:09]

un petit garçon et on se rendait

[17:11]

compte qu'il n'était pas trÚs adapté à la famille.

[17:16]

Les Wilson,

[17:17]

sans formation particuliĂšre en psychologie

[17:19]

Ă  l'enfance, interprĂštent ce

[17:21]

comportement comme de la timidité.

[17:23]

Ils se disent qu'il faut lui laisser

[17:25]

le temps que l'amour et la stabilité

[17:27]

finiront par combler les manques.

[17:29]

Mais à l'école, les signaux d'alerte

[17:31]

ne tardent pas Ă  apparaĂźtre.

[17:33]

Oh non, mon cher Emile, en août

[17:35]

2000, Wade entre en premiĂšre

[17:37]

année à la Chairs Elementary

[17:39]

Schools, qui est une école publique

[17:41]

typique du comté de Léon ou

[17:43]

de Lyon. Le bĂątiment

[17:45]

principal en briques rouges s'ouvre

[17:47]

sur une grande cour oĂč rĂ©sonnent

[17:49]

les cris et les rires d'enfants.

[17:51]

Les débuts scolaires du jeune Wade

[17:53]

sont plutÎt compliqués.

[17:55]

DĂšs les premiĂšres semaines, plusieurs

[17:57]

enseignants notent qu'ils parlent peu aux autres

[17:59]

élÚves, refusent de participer

[18:01]

au jeu collectif et se replient

[18:03]

rapidement à la moindre contrariété.

[18:06]

Dans un rapport,

[18:07]

une institutrice écrit

[18:08]

« Il semble ne pas supporter la frustration.

[18:11]

En cas d'attente ou de refus,

[18:13]

il réagit par un geste

[18:15]

brusque ou une explosion de colĂšre.

[18:18]

À six ans,

[18:19]

les épisodes deviennent plus marqués.

[18:21]

Un matin de novembre 2000,

[18:22]

lors d'un atelier de dessin, Wade

[18:24]

déchire la feuille d'un camarade qu'il

[18:26]

avait, selon lui, copié.

[18:29]

Quelques minutes plus tard, il renverse

[18:30]

un pot d'eau sur la table, éclaboussant

[18:33]

les cahiers et les vĂȘtements. Un autre

[18:35]

jour, il claque la porte si fort

[18:37]

que le panneau de verre dans la classe

[18:39]

tremble. En 2001,

[18:40]

puis je vous le rappelle, il a genre six ans, il est tout petit.

[18:43]

En 2001,

[18:44]

les incidents s'accumulent.

[18:46]

Il pousse un camarade sur le terrain de jeu

[18:48]

lors d'une partie de ballon.

[18:50]

L'enfant tombe lourdement,

[18:52]

se cogne la tĂȘte et pleure de douleur.

[18:54]

L'école applique alors une suspension

[18:56]

temporaire, mais la sanction ne

[18:58]

semble pas affecter le jeune Wade.

[19:00]

À la maison, HĂ©lĂšne tente d'en parler

[19:02]

avec lui. Parfois, il s'assoit

[19:04]

sur le canapé, l'air honteux.

[19:06]

Il joue avec le rebord de son T-shirt

[19:08]

et finit par murmurer un « désolé »

[19:11]

presque inaudible.

[19:12]

Mais il lui arrive aussi de se lever

[19:14]

brusquement, de quitter la piĂšce

[19:16]

et de claquer la porte de sa chambre,

[19:18]

laissant HélÚne désemparer.

[19:20]

Face à la répétition des incidents,

[19:23]

l'école suggÚre une évaluation

[19:24]

par un conseiller spécialisé.

[19:27]

En 2002, Wade entame

[19:29]

des séances hebdomadaires

[19:30]

dans un petit bureau de la ville.

[19:32]

Les compte-rendus sont frustrants.

[19:34]

Il reste muet, bras croisés,

[19:37]

fixant le sol ou bien

[19:38]

se lĂšve soudain, tournant

[19:40]

en rond et refuse mĂȘme de rĂ©pondre

[19:41]

aux questions. Le conseiller note.

[19:45]

L'enfant manifeste un refus

[19:46]

de l'autorité et une incapacité

[19:48]

à verbaliser ses émotions.

[19:49]

Pourtant, aucun suivi médical

[19:51]

concret n'est engagé. Les Wilson,

[19:54]

bienveillants mais démunis,

[19:56]

se disent qu'ils traversent une phase,

[19:58]

mais les éducateurs insistent.

[20:00]

Sans intervention,

[20:01]

ses comportements pourraient s'aggraver.

[20:05]

En 2004,

[20:06]

la situation devient sérieuse.

[20:09]

Lors d'une sortie scolaire

[20:10]

sur le campus local,

[20:12]

Wade, alors ùgé de 10 ans,

[20:14]

pousse soudainement un camarade

[20:16]

en direction de la route, alors

[20:17]

qu'un bus scolaire s'apprĂȘte Ă  passer.

[20:19]

Mon Dieu! C'est fou lĂ !

[20:22]

Oh, mon Dieu!

[20:24]

C'est vraiment risqué!

[20:26]

Ben oui! L'enfant échappe

[20:28]

de peu Ă  un grave accident.

[20:30]

Interrogé, Wade se contente

[20:32]

de hausser les épaules sans aucun remords.

[20:35]

Les services sociaux concluent

[20:36]

à un incident lié à une mauvaise

[20:38]

gestion émotionnelle,

[20:40]

mais le nom de Wade entre désormais

[20:42]

dans la base de données des suivis

[20:44]

à risque du comté.

[20:47]

Les années qui suivent ne vont

[20:48]

que confirmer les craintes.

[20:50]

Les colĂšres de Wade vont se transformer

[20:52]

en violences physiques, repli

[20:54]

sur soi, en un isolement profond.

[20:58]

Oui, parce que quand ça

[21:00]

commence comme ça généralement à l'adolescence,

[21:03]

il y a d'autres problĂšmes

[21:03]

qui finissent par se développer.

[21:05]

Bien sûr. On est en 2006

[21:08]

maintenant, Seb. Wade

[21:10]

entre Ă  la Deer Lake Middle School,

[21:12]

un collĂšge,

[21:13]

middle school, situé à quelques kilomÚtres

[21:16]

de la maison familiale.

[21:17]

Le bĂątiment moderne

[21:19]

accueille plus de 800 élÚves

[21:21]

et l'atmosphĂšre y est bruyante

[21:23]

et animée, mais Wade, lui,

[21:26]

semble flotter en périphérie

[21:27]

de ce monde d'adolescents.

[21:29]

Il ne se mĂȘle pas aux groupes qui se forment

[21:31]

naturellement dans les couloirs.

[21:33]

Pas d'équipe de sport, pas de club artistique.

[21:36]

À la pause, il prĂ©fĂšre

[21:37]

se réfugier derriÚre les buissons

[21:39]

prĂšs du terrain de basket,

[21:41]

seul, le regard perdu

[21:42]

sous une épaisse mÚche de cheveux bruns

[21:45]

mal entretenus.

[21:47]

Ses absences se multiplient.

[21:49]

Plus de 40 heures manquées

[21:51]

en un seul trimestre.

[21:52]

C'est quand mĂȘme beaucoup pour ce niveau

[21:55]

scolaire-lĂ .

[21:57]

On comprend des gens qui vont

[21:59]

sécher le cégep ou...

[22:00]

Oui, non, ça appartient.

[22:02]

Oui, exactement, mais lĂ , on n'en est pas lĂ .

[22:05]

Lorsqu'il est présent,

[22:07]

il rend des devoirs qui sont bas clés

[22:09]

et parfois mĂȘme pas complĂ©tĂ©s.

[22:11]

Non, non. Les professeurs

[22:13]

qui sont lancés, le classe parmi

[22:15]

les perturbateurs ingérables

[22:17]

de la classe. Un

[22:18]

surveillant se souviendra plus tard d'un

[22:21]

incident révélateur.

[22:22]

Surpris en train de tagger grossiĂšrement

[22:24]

les murs des toilettes, de faire des

[22:26]

graffitis, Wade avait dessiné

[22:28]

une tĂȘte pixelisĂ©e de Deadpool

[22:31]

accompagné de sa propre

[22:33]

signature. Ce choix de personnage

[22:35]

n'était pas anodin.

[22:37]

Deadpool, on en a parlé,

[22:38]

cet anti-héros cynique et violent,

[22:40]

était devenu pour lui une figure

[22:42]

d'identification. Il

[22:44]

collectionnait figurines, posters

[22:46]

et n'hésitait pas à s'habiller en

[22:48]

Deadpool Ă  l'Halloween, apprenant

[22:50]

mĂȘme les rĂ©pliques du personnage

[22:52]

qu'il répétait dans les couloirs.

[22:54]

Est-ce qu'il y a quelqu'un qui pousse un autre

[22:56]

dans Deadpool devant un autobus?

[22:59]

Hum, je me rappelle pas.

[23:01]

Non, je me rappelle pas,

[23:02]

dans les différents Deadpools.

[23:04]

Je me demande si il y aurait pu voir ça

[23:06]

dans un film, parce qu'ils sont quand mĂȘme violents,

[23:08]

dans les films de Deadpool.

[23:09]

C'est trÚs contrasté, il est drÎle,

[23:12]

rigolo, cute mĂȘme des fois.

[23:13]

Et en mĂȘme temps, il peut tuer quelqu'un

[23:15]

dans la mĂȘme scĂšne. Les scĂšnes sont quand mĂȘme violentes.

[23:18]

Mais non, j'ai pas de souvenirs.

[23:20]

Sur le plan physique,

[23:22]

ces années d'école sont jalonnées

[23:23]

d'accidents. Skateboard,

[23:25]

match de foot improvisé, bagarre

[23:27]

dans la cour, chaque chute est plus

[23:29]

dure que la précédente.

[23:31]

Entre 12 et 16 ans, on compte

[23:33]

quatre commotions cérébrales documentées.

[23:36]

C'est pas évident,

[23:38]

ça perturbe des commotions cérébrales.

[23:41]

D'une Ă  l'autre,

[23:42]

ça s'améliore pas.

[23:44]

Une fois, il tombe

[23:46]

lourdement dans un escalier métallique.

[23:48]

Une autre, il reçoit un coup de poing

[23:50]

Ă  la tampe, lors

[23:51]

d'une bataille au bord du stade.

[23:54]

Deux épisodes entraßnant des pertes

[23:56]

de conscience brĂšves, mais aucun

[23:58]

examen médical approfondi

[24:00]

en lien avec ces blessures-lĂ .

[24:01]

Pas de scanner, pas d'IRM,

[24:03]

rien du tout.

[24:06]

Les médecins scolaires se contentent

[24:07]

de bandages et de repos.

[24:10]

En date d'aujourd'hui, on sait

[24:11]

que des traumatismes craniens répétés

[24:13]

peuvent altérer durablement le

[24:15]

contrĂŽle des impulsions, la gestion

[24:17]

des émotions et augmenter

[24:19]

les comportements agressifs. Mais à l'époque,

[24:22]

dans les écoles publiques en Floride,

[24:24]

le protocole de suivi neurologique

[24:26]

n'était pas trÚs développé

[24:27]

et surtout pas systématique.

[24:30]

C'est aussi vers l'Ăąge

[24:31]

de 13 ans que Wade goûte pour la premiÚre

[24:33]

fois Ă  l'alcool et au cannabis.

[24:36]

Un aprĂšs-midi de printemps,

[24:38]

lui et une camarade de classe

[24:39]

s'éclipsent dans les bois derriÚre le campus.

[24:42]

Elle se confiera bien

[24:43]

des années plus tard à la presse

[24:45]

en disant « On avait roulé

[24:47]

notre premier joint avec du papier Ă 

[24:49]

cigarette trouvé chez son oncle.

[24:51]

On a ri comme des idiots pendant une heure ».

[24:54]

DĂšs ce moment,

[24:55]

fumer avant les cours devient un rituel

[24:57]

pour Wade. Certains jours,

[24:59]

il arrive en classe avec les yeux rouges

[25:01]

et un sourire absent.

[25:03]

Il perd rapidement le fil scolaire.

[25:06]

À 15 ans, il est

[25:07]

surpris en train de fumer dans les toilettes

[25:09]

de l'école. Il met ensuite feu

[25:11]

à un rouleau de papier hygiénique

[25:13]

juste pour rire, provoquant

[25:15]

l'évacuation entier du bùtiment.

[25:19]

L'incident

[25:20]

lui vaut une exclusion définitive.

[25:22]

Il me rappelle un peu

[25:23]

certains petits anans

[25:26]

qu'on avait à l'école,

[25:27]

mais qui mĂȘme, justement, rendu

[25:29]

Ă  ces Ăąges-lĂ , au secondaire,

[25:31]

il y en a de moins en moins, j'avoue, au secondaire,

[25:33]

des gens qui vont mettre le feu Ă  du papier de toite.

[25:36]

Mais on en a tous eu un,

[25:38]

je pense, un comme ça,

[25:39]

qui se faisait toujours expulser,

[25:41]

qui faisait des trucs limite dangereux.

[25:44]

Je pense qu'on en a tous connu.

[25:46]

Oui, oui, exactement.

[25:47]

Je suis convaincu aussi, le petit anan.

[25:50]

Oui, oui, oui.

[25:51]

Ce qui va devenir,

[25:53]

on n'en a pas tous connu.

[25:55]

L'adolescent, déjà fragile,

[25:58]

se retrouve alors livrĂ© Ă  lui-mĂȘme

[25:59]

et c'est là que les mauvaises fréquentations

[26:02]

vont faire le reste.

[26:04]

Privée d'école,

[26:06]

Wade se joint à un groupe de jeunes plus ùgés,

[26:08]

déjà connus des policiers

[26:09]

pour des petits vols et cambriolages.

[26:12]

Le groupe passe des

[26:13]

aprĂšs-midiĂšres et dans les parkings

[26:15]

Ă  essayer des ports de voiture,

[26:17]

à revendre des objets volés

[26:18]

sur des sites comme Craigslist.

[26:20]

En 2009, Ă  15 ans,

[26:22]

Wade est interrogé par la police

[26:24]

pour intrusion dans des véhicules

[26:26]

et possession de couteaux.

[26:28]

GrĂące Ă  son statut de mineur,

[26:30]

il échappe à des poursuites formelles,

[26:32]

mais son nom figure désormais

[26:33]

dans les dossiers du shérif.

[26:35]

Puis, la situation Ă  la maison

[26:37]

devient explosive.

[26:39]

Mark et Ellen, inquiets,

[26:41]

se résignent à invoquer le Baker Act,

[26:44]

qui est une loi de Floride

[26:45]

permettant l'internement psychiatrique

[26:48]

temporaire d'une personne

[26:49]

ou prĂ©sentant un danger pour elle-mĂȘme

[26:51]

ou pour autrui.

[26:53]

Wade passe 72 heures

[26:54]

dans un hĂŽpital de Tallahassee

[26:56]

pour évaluation. Le rapport est froid.

[27:00]

Adolescent muet,

[27:01]

refusant de coopérer et ne présentant

[27:03]

pas de symptÎmes psychotiques évidents,

[27:06]

il est relùché sans suivi.

[27:08]

Il est souvent abandonné

[27:09]

par le systùme


[27:10]

Oui, il va toujours tomber dans les failles.

[27:13]

Exact. Ils ne sont pas capables

[27:14]

de le saisir.

[27:16]

Il dira plus tard,

[27:18]

lors d'un entretien avec un expert

[27:19]

en psychiatrie,

[27:20]

« C'est comme si ma tĂȘte Ă©tait dans un brouillard.

[27:23]

Il n'y avait pas de gris,

[27:24]

juste du blanc ou du noir. »

[27:26]

C'est particulier.

[27:28]

À 17 ans, la frontiùre

[27:30]

entre délinquance et criminalité est franchie.

[27:33]

Le 18 janvier 2011,

[27:36]

Wade entre dans un

[27:37]

dépanneur avec deux amis.

[27:39]

Il vole une bouteille d'alcool.

[27:41]

Le caissier tente de les arrĂȘter,

[27:43]

mais Wade le saisit,

[27:44]

le projette au sol et le frappe au visage.

[27:47]

L'incident est capté par

[27:48]

les caméras de sécurité.

[27:50]

ArrĂȘtĂ© au petit matin, Wade en fait

[27:52]

ne ni rien. Il est condamné

[27:54]

Ă  18 mois de probation avec part

[27:56]

d'un brasset électronique et doit

[27:58]

suivre une thérapie comportementale.

[28:00]

Mais dÚs les premiÚres séances,

[28:02]

il se montre provocateur,

[28:04]

répond à cÎté ou garde un silence

[28:06]

ostentatoire.

[28:08]

En 2012, il cambriole

[28:10]

d'une maison de quartier et vole du matériel

[28:12]

électronique et des bijoux.

[28:14]

Comble de l'arrogance, il tente

[28:16]

de revendre une tablette volée dans une boutique

[28:19]

sous son vrai nom.

[28:20]

Cette fois, le tribunal le condamne

[28:23]

aprĂšs de deux ans de prison

[28:24]

à Sumterville, dans le comté

[28:27]

de Central Sumter en Floride.

[28:29]

En détention,

[28:31]

en fait Wade ne cherche pas Ă  se faire

[28:33]

discret. Il provoque les

[28:34]

surveillants Ă  se vendre de ses axes

[28:36]

et arbore fiÚrement des T-shirts bricolés

[28:38]

Ă  l'effigie de Deadpool.

[28:40]

En septembre 2014,

[28:42]

il est libéré, mais la relation

[28:44]

avec les Wilson, ses parents,

[28:47]

est brisée. Il refuse

[28:48]

tout contact.

[28:50]

À sa sortie, il s'installe

[28:52]

Ă  Fort Myers.

[28:54]

C'est le début d'une errance ponctuée

[28:56]

de petits larcins, de squat

[28:58]

dans des garages et d'arrestations

[29:00]

réguliÚres.

[29:02]

En 2015, une femme l'accuse

[29:04]

d'enlĂšvement et d'agression sexuelle

[29:06]

dans son SUV aprÚs une soirée.

[29:08]

Faute de preuves matérielles suffisantes,

[29:10]

il est acquitté, mais la

[29:12]

rumeur colle Ă  sa peau.

[29:14]

En 2017, il participe

[29:16]

au cambriolage d'une armerie

[29:18]

volant plusieurs armes revendues

[29:20]

sous le manteau,

[29:21]

si on peut dire, via Facebook

[29:23]

et Snapchat. Ce vol mĂšne

[29:26]

de nouveau en prison.

[29:28]

Libéré en 2018, il revient

[29:30]

dans les rues avec encore moins

[29:32]

d'attaches et encore plus

[29:34]

de colĂšre.

[29:35]

La pente est désormais descendante

[29:38]

et rien ne viendra l'arrĂȘter

[29:40]

avant l'irréversible.

[30:52]

Avant de repartir, Seb,

[30:54]

tu voulais revenir un petit peu sur

[30:56]

ses parents qui voulaient

[30:58]

arrĂȘter tout contact avec lui.

[31:00]

Ils l'ont en quelque sorte, ils l'ont

[31:01]

un peu abandonné.

[31:04]

Tu te démerdes, je comprends

[31:06]

qu'il a fait des choses qui sont trĂšs graves.

[31:09]

Mais oui, tu voulais revenir lĂ -dessus,

[31:10]

je pense. Ben oui, je trouve ça

[31:12]

triste, en fait, parce que je me questionne.

[31:13]

Tu sais, quand il est sorti de prison en 2014,

[31:17]

je veux dire, Ă  partir de ce moment-lĂ ,

[31:18]

il s'est vraiment retrouvé seul

[31:20]

au monde.

[31:21]

Quand tu es quelqu'un qui a son passé

[31:24]

et tout ça, je les ai trouvés

[31:26]

un peu lĂąches, je dois te dire.

[31:27]

Je sais que ça doit pas ĂȘtre facile,

[31:29]

tu adoptes un enfant déjà là, le lien

[31:31]

n'est pas aussi fort qu'un enfant biologique.

[31:33]

C'est ça que je pensais aussi. Je me disais,

[31:35]

est-ce qu'il aurait fait la mĂȘme chose

[31:38]

si c'était leur enfant biologique?

[31:39]

Oui, ça, c'est une excellente question.

[31:42]

Je sais qu'il y en a qui le font aussi,

[31:44]

puis je veux pas leur lancer de pierre,

[31:46]

mais je me questionnais

[31:47]

quand mĂȘme sur les impacts

[31:50]

que ça aurait pu peut-ĂȘtre avoir

[31:52]

positif s'ils l'avaient ramené

[31:54]

sous leur aile un peu.

[31:56]

Oui, on le saura jamais, en fait.

[31:58]

Mais on le saura non, exact.

[31:59]

Au dĂ©part, je me disais peut-ĂȘtre

[32:01]

que c'est contre leur valeur religieuse

[32:03]

parce qu'il a fait des crimes graves,

[32:05]

mais selon moi, je suis pas

[32:07]

un expert en la Bible,

[32:08]

je suis pas quelqu'un de trĂšs religieux,

[32:10]

mĂȘme pas du tout, mais je me dis

[32:12]

qu'Ă  quelque part, au contraire,

[32:15]

si tu suis les indications

[32:17]

de la Bible, tu dois croire

[32:18]

à quelque part en la réhabilitation,

[32:22]

puis justement Ă  pouvoir

[32:23]

sauver quelqu'un mĂȘme s'il est

[32:25]

dans le péché.

[32:26]

À aider ton proche ami.

[32:27]

Exactement, d'une certaine façon.

[32:29]

Je pense qu'il y a moyen de l'aider

[32:31]

sans endosser ce qu'il a fait.

[32:34]

Mais oui, c'est vrai que c'est particulier.

[32:36]

Selon moi, on dirait,

[32:38]

j'ai tendance Ă  les juger un peu,

[32:40]

mais j'ai l'impression que ce serait

[32:41]

peut-ĂȘtre diffĂ©rent si ça avait Ă©tĂ© leur enfant biologique.

[32:43]

Oui, non, t'as raison.

[32:44]

Puis c'est vrai que à leur défense,

[32:47]

Wade n'est vraiment pas facile

[32:48]

de ce qu'on comprend.

[32:50]

Je veux dire, il répond pas, il parle jamais.

[32:53]

Eux, ils ont tout essayé,

[32:54]

puis il n'y a pas de contact avec.

[32:56]

Ça, c'est peu qu'Ă  un moment donnĂ©,

[32:57]

ils ont juste lancé la serviette

[32:59]

en se disant, il n'y a plus rien Ă  faire avec lui.

[33:01]

Mais bon, je voulais quand mĂȘme le soulever.

[33:03]

Je serais curieux d'avoir votre opinion

[33:05]

distordu, mĂȘme opinion de parent ou non.

[33:08]

Je serais curieux d'avoir un...

[33:09]

Vous, comment auriez-vous réagi?

[33:11]

Exact, peut-ĂȘtre mĂȘme que vous connaissez

[33:13]

des situations comme ça, peut-ĂȘtre mĂȘme que vous ĂȘtes

[33:15]

intervenant, peut-ĂȘtre que vous

[33:17]

avez déjà vécu des situations comme ça.

[33:19]

Moi, j'ai vécu des situations

[33:21]

oĂč j'ai des amis qui Ă©taient un peu,

[33:23]

je dirais, dans la grande délinquance.

[33:26]

Oui, les parents,

[33:27]

je pense que parfois, c'est peut-ĂȘtre mieux pour eux

[33:29]

qu'ils coupent contact avec les parents

[33:31]

pendant un certain temps.

[33:33]

Mais j'ai jamais vu de cas

[33:35]

oĂč c'Ă©tait complĂštement lĂ . Souvent, les parents reviennent.

[33:38]

C'est souvent pas des gens

[33:39]

qui avaient des bonnes relations avec leurs parents

[33:41]

de base. Donc, ils n'ont pas

[33:43]

gardĂ© eux-mĂȘmes des grands contacts

[33:45]

avec leurs parents. Oui, oui, non, exact.

[33:47]

Mais bon, je me questionne lĂ -dessus.

[33:49]

Ben oui, c'est une bonne question.

[33:50]

Je reviens Ă  la chronologie, Seb.

[33:53]

On est maintenant au début octobre 2019,

[33:56]

toujours Ă  Cape Coral, en Floride.

[33:58]

Les journées sont encore chaudes,

[34:00]

mais les soirées se rafraßchissent

[34:01]

et les feux et les arbres commencent Ă  peine Ă  jaunir.

[34:05]

Wade, qui est alors

[34:06]

ùgé de 25 ans, vit de façon

[34:08]

trÚs précaire, sans domicile

[34:10]

fixe. Il enchaĂźne

[34:12]

les petits boulots mal payés et

[34:13]

dort tantĂŽt chez les connaissances,

[34:15]

tantĂŽt dans des logements de fortune.

[34:17]

Ses finances sont au plus bas.

[34:20]

Le 7 octobre au soir,

[34:22]

Wilson se rend dans un bar

[34:24]

de musique live Ă  Fort Myers,

[34:26]

le bar Buddha Live,

[34:28]

oĂč la biĂšre coule Ă  flots.

[34:30]

LĂ , il fait la connaissance

[34:32]

de Kristen Melton,

[34:34]

ùgée de 35 ans,

[34:36]

qui est réceptionniste médicale.

[34:38]

Elle est venue décompresser aprÚs

[34:39]

sa journée de travail, en compagnie d'une amie.

[34:43]

Son amie se nomme

[34:44]

Stephanie Johnson.

[34:46]

Wilson s'installe discrĂštement

[34:48]

non loin du petit groupe

[34:49]

et les observe. Des témoins

[34:51]

rapporteront qu'il y avait de l'alcool

[34:53]

et mĂȘme quelques lignes de cocaĂŻne

[34:55]

qui circulaient ce jour-lĂ .

[34:57]

Je me demande Seb, Ă  ce moment-lĂ ,

[34:59]

parce que Wade Wilson, on n'en a pas encore parlé,

[35:02]

mais on le connaĂźt beaucoup par

[35:03]

son mugshot, avec les tattoos,

[35:05]

mĂȘme son espĂšce de sourire

[35:07]

de Joker, un peu. À cette Ă©poque-lĂ ,

[35:10]

est-ce qu'il les avait, les tattoos?

[35:11]

C'est une moususe de bonne question,

[35:12]

je sais qu'il en avait. Parce que dans les témoignages

[35:15]

de 2019, il disait

[35:17]

qu'il Ă©tait quand mĂȘme reconnaissable Ă  cause de

[35:19]

ses tattoos.

[35:20]

Selon moi, oui, il devait les avoir.

[35:23]

Mais ça, justement, ça me fait peur.

[35:25]

Dans le sens que, imagine,

[35:27]

si vous n'avez jamais vu le Google

[35:29]

vous allez voir, puis imaginez-vous que quelqu'un

[35:31]

vous aborde comme ça dans un bar,

[35:33]

puis j'ai pas de problĂšme avec les tatouages

[35:34]

au visage, mais c'est toujours impressionnant.

[35:37]

Surtout dans son cas.

[35:39]

Il y a quand mĂȘme

[35:41]

un genre de... Je ne sais pas comment dire ça,

[35:43]

mais quelque chose de dangereux

[35:45]

ou qui dégage un danger.

[35:47]

AprĂšs coup, on se dit, ce gars-lĂ ,

[35:49]

c'est un peu un genre de super vilain,

[35:52]

de super héros. Quand tu te dis que c'est un meurtrier

[35:53]

comme ça, puis tu en regardes, il y a

[35:55]

des tattoos quand mĂȘme creepy.

[35:57]

Des fois, les tattoos au visage, c'est cute

[35:59]

et tout ça. Lui,

[36:01]

c'est presque un

[36:03]

signe de sa personnalité.

[36:06]

Tu sens que

[36:07]

justement, c'est un peu cohérent

[36:10]

avec son style de vie

[36:11]

et les crimes qu'il a commis, mĂȘme.

[36:13]

Oui, exactement. Il y a mĂȘme une croix nazie

[36:15]

sur une des joues,

[36:18]

comment dire, sans plus d'or.

[36:19]

Oui, comment dire, c'est provocant.

[36:23]

Je me demande si

[36:25]

Ă  ce moment-lĂ , lorsqu'il observait les deux

[36:28]

femmes,

[36:29]

je ne sais pas s'il y avait ces tattoos-lĂ  Ă  ce moment-lĂ .

[36:31]

J'ai l'impression qu'il y avait

[36:33]

la chronologie, des choses qui vont se passer.

[36:36]

Pour certains, c'était peurant.

[36:37]

Pour certains, c'est séduisant.

[36:39]

Exacte raison.

[36:42]

Le bar n'est cependant

[36:43]

pas un repÚre étudiant, contrairement

[36:45]

à ce que suggéraient certaines rumeurs.

[36:48]

Vers 23 heures,

[36:50]

Christine, son amie Stéphanie

[36:51]

et Wilson quittent le bar

[36:53]

et se rendent en voiture jusqu'Ă  l'appartement

[36:56]

de Christine, un rez-de-chaussée

[36:57]

situé sur la 49e avenue

[36:59]

Ă  Cape Coral.

[37:01]

Donc, ils ont commencé à discuter, tout ça,

[37:03]

et puis,

[37:05]

ils ont décidé de rentrer chez

[37:07]

Christine. L'ami de

[37:09]

Christine ne reste qu'une quinzaine de minutes,

[37:11]

puis s'en va, laissant Christine

[37:13]

seule en compagnie de Wilson.

[37:16]

Dans l'appartement, tout

[37:17]

paraĂźt normal. Christine range

[37:19]

ses affaires, échange encore

[37:21]

quelques mots avec Wilson, puis

[37:23]

finit par aller se coucher. Son dernier

[37:25]

message envoyé depuis son téléphone

[37:27]

est aura daté à minuit 23.

[37:30]

Wilson, resté

[37:31]

dans le salon, attend patiemment

[37:33]

qu'elle tombe dans un sommeil profond.

[37:35]

Donc, si je comprends bien,

[37:37]

c'était pas forcément un plan

[37:39]

cul. C'était vraiment

[37:41]

peut-ĂȘtre un after-party,

[37:43]

puis je sais que lui, n'ayant

[37:45]

pas de domicile fixe, c'était son genre

[37:47]

de se trouver

[37:49]

des dates comme ça, puis parfois mĂȘme

[37:52]

des dames

[37:53]

plus vieilles, sachant qu'elle était

[37:55]

peut-ĂȘtre plus en mesure

[37:58]

de les attraper

[37:59]

d'une certaine façon. Lui, qui a pas beaucoup

[38:01]

de moyens, qui est sans domicile fixe,

[38:03]

qui est un peu itinérant sur les barres,

[38:07]

et souvent,

[38:07]

pour lui, c'était sa tactique

[38:09]

pour se trouver un toit au dormi.

[38:11]

Exactement. Donc, c'est ce que je comprends

[38:14]

en ce moment.

[38:15]

J'ai pas l'impression que c'était un plan.

[38:17]

Non, pas du tout. J'ai fouillé, fouillé

[38:19]

pour essayer, puis il n'y a pas plus de détails.

[38:21]

Ça reste comme amical.

[38:24]

Entre 2h45

[38:25]

et 3h12, il

[38:27]

passe Ă  l'action, alors que Christine est

[38:29]

dans un sommeil profond.

[38:31]

L'attaque est soudaine

[38:33]

et d'une extrĂȘme violence. Wilson

[38:35]

pénÚtre dans la chambre et saisi

[38:37]

Christine Ă  la gorge Ă  main nue.

[38:40]

Il sert de toutes ses forces

[38:41]

tandis qu'elle dort paisiblement,

[38:44]

enveloppée dans une couverture.

[38:46]

Vers 3h12, un voisin

[38:47]

est réveillé par le fracas d'un verre

[38:50]

brisé, suivi d'un cri

[38:51]

bref et étouffé.

[38:53]

Ce témoignage situera avec

[38:55]

précision l'instant fatal.

[38:58]

Christine est assassinée

[39:00]

sur le coup.

[39:01]

AprĂšs le meurtre, Wilson

[39:03]

prend le temps de nettoyer rapidement la scĂšne.

[39:06]

Il enveloppe le corps de la victime

[39:08]

dans la couverture du lit,

[39:10]

repositionne les oreillers

[39:11]

et s'efforce d'effacer les traces de son passage.

[39:14]

Il fouille l'appartement

[39:15]

et s'empare du téléphone portable de

[39:17]

la victime, de son portefeuille,

[39:19]

des clés de sa Nissan Versa

[39:21]

ainsi que de quelques objets de valeurs

[39:23]

mineures. Wilson

[39:25]

essuie certaines surfaces pour éliminer

[39:27]

ses empreintes, notamment l'interphone

[39:29]

extérieur et la poignée de la porte.

[39:31]

Les caméras de surveillance du voisinage

[39:34]

captent sa silhouette, capuche

[39:36]

relevée, quittant l'immeuble

[39:38]

puis prenant la fuite au volant

[39:40]

de la Nissan Versa noire de

[39:41]

Christine.

[39:43]

Donc il a fait ça vraiment spontanément,

[39:46]

c'est-à-dire que ça avait l'air

[39:47]

pas prévu. Non, exact.

[39:50]

En tout cas, on n'a pas de détails, mais elle

[39:51]

semble pas l'avoir provoqué.

[39:53]

Il n'y a pas eu de dispute.

[39:57]

Peut-ĂȘtre

[39:57]

que je ne sais pas si dans la soirée, il a tenté

[39:59]

de lui faire des avances et il sentait que

[40:01]

ce n'était pas réciproque. Je ne sais pas si c'est allé jusque-là.

[40:04]

Oui, ça, on ne pourra jamais le savoir.

[40:05]

Parce que l'ami était parti

[40:07]

et l'autre personnel est mort.

[40:09]

Lui, il ne le dira pas. Donc, effectivement,

[40:11]

je me suis posé la question si ça ne pouvait

[40:13]

pas avoir été un refus aussi,

[40:15]

mais ça n'a jamais été mentionné.

[40:17]

Ça se peut qu'il ait snappĂ© aussi,

[40:20]

tout simplement. Il avait sans doute

[40:22]

besoin de

[40:23]

voler des choses pour que ça survie à lui

[40:25]

et il a peut-ĂȘtre vu ça comme une opportunitĂ©.

[40:27]

Mais avec justement son

[40:29]

tempérament trÚs

[40:31]

extrĂȘme. Oui, non, c'est ça parce qu'Ă  la limite,

[40:33]

je me suis dit qu'il aurait pu voler sa

[40:35]

voiture, voler toutes les

[40:37]

trucs. Pendant qu'elle dort, sans aller,

[40:39]

sans la tuer, il aurait

[40:41]

eu les mĂȘmes objets

[40:43]

avec lui aprĂšs.

[40:45]

Tu vas voir, en fait,

[40:48]

ces comportements

[40:49]

suivant le meurtre vont un peu confirmer

[40:52]

certaines choses au niveau

[40:54]

de sa psychologie.

[40:55]

Malgré le meurtre qu'il vient de

[40:57]

commettre, Wilson ne cherche

[40:59]

pas immédiatement à se cacher.

[41:01]

Au contraire, dans les heures qui suivent,

[41:03]

il circule librement dans

[41:05]

Cape Coral, au volant de la voiture

[41:07]

volée, comme si de rien n'était.

[41:09]

Plus tard, dans la matinée du 8 octobre,

[41:11]

sur le Eldorado Boulevard,

[41:14]

il remarque Diane

[41:15]

Ruiz, ùgée de 43

[41:17]

ans, une serveuse sans histoire

[41:19]

qui marche en direction de son

[41:21]

travail. Wilson l'aborde

[41:23]

et lui propose de la raccompagner.

[41:25]

Vers 11h15, Diane

[41:27]

monte Ă  bord de la Nissan Versa

[41:29]

avec lui. Il roule en direction

[41:31]

du Nord et s'engage dans une zone

[41:33]

isolée débouchant sur un terrain

[41:35]

vague. Il Ă©tait quand mĂȘme bon

[41:37]

pour convaincre des inconnus de le suivre.

[41:39]

Je ne sais pas si c'est dĂ» Ă  sa

[41:41]

beauté en sorcelante

[41:43]

parce qu'il faut le dire, c'était

[41:45]

quand mĂȘme quelqu'un qui rĂ©pond

[41:47]

aux standards de beauté et qui

[41:49]

attirait beaucoup les femmes.

[41:51]

Une chance qu'il y avait ça

[41:52]

parce que je ne suis pas sûr que si

[41:54]

c'était un petit gros

[41:57]

chauve et abandonnant

[41:58]

Ă  lunettes, Diane

[42:00]

l'aurait monté dans sa voiture comme ça.

[42:02]

Mais non, exactement, il y a 25 ans,

[42:04]

il fait quand mĂȘme un peu peur.

[42:06]

Moi aussi, ça me dépasse.

[42:09]

Effectivement.

[42:10]

Vers 13h, Diane

[42:12]

Ruiz est violemment agressée.

[42:14]

Des traces relevées dans la voiture,

[42:16]

griffures sur la banquette arriĂšre,

[42:18]

cheveux arrachĂ©s, vĂȘtements dĂ©chirĂ©s,

[42:21]

témoignent de la lutte.

[42:23]

Wilson la frappe,

[42:24]

puis la tue en l'étranglant elle aussi.

[42:26]

Tout ça aprÚs avoir

[42:28]

tué Catherine.

[42:30]

AprĂšs avoir mis fin Ă  la vie de Diane,

[42:32]

Wilson décide d'accentuer

[42:34]

l'horreur. Il étend le corps

[42:36]

de sa victime sur la route,

[42:38]

remonte dans la Nissan et lui

[42:40]

passe dessus Ă  plusieurs reprises

[42:42]

jusqu'Ă  la mutiler

[42:44]

atrocement avec la voiture.

[42:45]

C'est d'une cruauté incroyable.

[42:48]

Aucun sang, je comprends pas.

[42:51]

Il traĂźne ensuite le cadavre

[42:52]

sur une trentaine de mĂštres et

[42:54]

le dissimule sous débranchage.

[42:56]

Il abandonne le véhicule non loin,

[42:58]

récupÚre quelques effets personnels,

[43:00]

puis disparaĂźt.

[43:02]

C'est fou, hein?

[43:03]

C'est tellement cruel.

[43:04]

J'en reviens pas à la spontanité.

[43:08]

Pourquoi tu fais ça encore une fois?

[43:10]

Qu'est-ce qu'elle lui a refusé?

[43:12]

Parce qu'au début,

[43:13]

il nous le disait, les professeurs

[43:15]

à l'école, dÚs qu'ils se faisaient

[43:16]

refuser quelque chose,

[43:19]

il éclatait.

[43:21]

Ça se pourrait.

[43:22]

Est-ce que tu dis avec Christine

[43:25]

tantĂŽt, peut-ĂȘtre mĂȘme Diane,

[43:27]

il a-tu demandé quelque chose?

[43:28]

Peut-ĂȘtre pas du sexe,

[43:30]

mais elle a refusé, ou il l'a

[43:32]

juste pris comme une victime facile.

[43:33]

C'est dur Ă  comprendre.

[43:36]

Le matin du 8 octobre,

[43:38]

l'absence de Christine Melton

[43:40]

Ă  son travail alerte ses collĂšgues

[43:42]

et sa famille. Inquiet de ne pas

[43:44]

avoir de nouvelles, ils préviennent

[43:46]

la police de Cape Coral.

[43:47]

En entrant dans son appartement,

[43:50]

les enquĂȘteurs dĂ©couvrent son corps

[43:51]

étendu sur son lit et enveloppé

[43:53]

d'une couverture. La scĂšne intrigue.

[43:56]

Aucune infraction majeure,

[43:58]

peu de désordre, mais des objets

[44:00]

personnels manquent, son téléphone,

[44:02]

son portefeuille et sa voiture.

[44:04]

TrÚs vite, les autorités concluent

[44:06]

qu'il s'agit d'un homicide.

[44:08]

Les enquĂȘteurs recoupent alors

[44:10]

les témoignages recueillis

[44:11]

au bar BoudelĂšve oĂč Christine

[44:13]

avait passé sa derniÚre soirée.

[44:16]

Plusieurs personnes se rappellent

[44:17]

de l'homme qui se faisait appeler Junior,

[44:20]

sĂ»rement comme peut-ĂȘtre le Junior

[44:21]

de Deadpool Ă  titre de Wade Wilson,

[44:23]

je me suis posé la question.

[44:25]

Et qui est reparti avec elle.

[44:28]

Les images de surveillance

[44:29]

confirment que cet individu

[44:31]

est ensuite parti au volant

[44:33]

de sa voiture. Dans la nuit

[44:35]

du 8 octobre 2019, peu aprĂšs les meurtres,

[44:38]

Wade passe plusieurs appels

[44:40]

Ă  son pĂšre biologique

[44:41]

dont on ne vous avait jamais parlé

[44:43]

qui se nomme

[44:44]

Steven Testaseca.

[44:47]

La voix glaciale

[44:49]

éluit à vous froidement

[44:50]

« Il y a deux personnes qui ne reviendront pas.

[44:53]

Je suis un tueur ».

[44:55]

Terrifié par ces confidences

[44:56]

répétées, son pÚre, épaulé

[44:58]

par son épouse, contacte aussitÎt

[45:01]

la police. HonnĂȘtement, il a bien fait.

[45:03]

GrĂące Ă  ses aveux,

[45:05]

conjugués aux éléments déjà réunis

[45:07]

par les enquĂȘteurs, les forces de l'ordre

[45:09]

parviennent Ă  localiser Wilson.

[45:11]

Oui, parce que je ne pense pas que c'est quelqu'un

[45:13]

qui est difficile Ă  localiser.

[45:15]

Je ne pense pas qu'il maßtrise tant que ça

[45:18]

les traces numériques

[45:19]

et ces choses-là. On l'a vu sur des caméras,

[45:21]

il a sûrement enlevé le sang

[45:24]

sur la scĂšne de crime

[45:25]

d'une maniÚre un peu bùclée.

[45:27]

Sans doute pas

[45:28]

utilisé de protection lorsqu'il a fait

[45:31]

il a étranglé des gens au niveau des mains.

[45:34]

Je ne pense pas

[45:35]

qu'il fait des appels comme ça.

[45:37]

Il doit ĂȘtre facilement retracĂ©.

[45:38]

J'ai l'impression que c'est tellement impulsif,

[45:41]

c'est tellement pas calculé.

[45:44]

Il n'a pas l'air

[45:45]

qu'il n'est pas intelligent.

[45:46]

Il fait des erreurs.

[45:48]

MĂȘme juste le fait d'avoir appelĂ© son pĂšre.

[45:52]

Tout aprĂšs,

[45:53]

c'est un drĂŽle

[45:54]

de comportement.

[45:56]

Le 9 octobre, Wilson est

[45:59]

renté dans une maison inoccupée du boulevard

[46:01]

Del Prado, Ă  Cape Coral.

[46:03]

L'interpellation

[46:04]

se déroule sans résistance.

[46:07]

Durant les interrogatoires, Wilson

[46:09]

se montre détaché et sans remords.

[46:11]

Il confirme chaque détail

[46:12]

des crimes, y compris l'écrasement

[46:15]

de Diane avec le véhicule volé.

[46:17]

Pour les enquĂȘteurs,

[46:18]

il ne fait aucun doute qu'il a agi

[46:20]

par pur plaisir de tuer.

[46:23]

Lors du procĂšs,

[46:24]

son pÚre biologique a témoigné contre

[46:26]

son fils, relatant en détail

[46:29]

l'appel glaçant oĂč Wilson

[46:30]

lui avait avoué les meurtres.

[46:32]

Il a affirmé sa conviction

[46:34]

que sans arrestation rapide,

[46:37]

il était convaincu que Wade

[46:39]

aurait recommencé encore.

[46:40]

Sans doute, il était parti pour ça.

[46:42]

Il a bien fait son pĂšre.

[46:44]

Pour rappel, Wade Wilson avait été adopté

[46:47]

trĂšs jeune par Steve

[46:48]

et Ellen Wilson,

[46:50]

ses parents adoptifs. Mais ce n'est qu'Ă 

[46:52]

l'Ăąge adulte qu'il a repris contact

[46:54]

avec son pĂšre biologique, Stephen.

[46:57]

Du cÎté de Diane,

[46:59]

son corps n'est retrouvé

[47:00]

que le lendemain, le 10 octobre

[47:03]

2019, soit trois jours

[47:05]

aprĂšs les meurtres,

[47:06]

aprĂšs son meurtre, et aprĂšs d'intenses

[47:08]

recherches de la part des autorités

[47:10]

parce qu'elle aussi manquait

[47:12]

au travail.

[47:14]

Son corps gisait toujours sur le terrain vague,

[47:17]

précisément derriÚre un Sam's Club

[47:19]

situé sur le Pine Island Road,

[47:21]

dans une zone peu fréquentée.

[47:22]

Pour ceux qui se rappellent, les magasins de disques.

[47:25]

Oui, c'est vrai.

[47:26]

Ah, mais oui, moi, un Sam's Club,

[47:28]

ce n'est pas plutĂŽt les

[47:30]

Costco de Walmart.

[47:32]

Ils s'appellent les Sam's Club, mais on en a moins

[47:34]

au Canada.

[47:35]

Ah, j'avais Sam the Record Man.

[47:37]

Oui, c'est vrai, le lapsus est d'autre quand mĂȘme.

[47:41]

J'ai mélangé les deux.

[47:42]

En 2019, je pense qu'il n'y avait plus non plus

[47:44]

de Sam's The Record Man.

[47:46]

Au moins, ce n'était pas un

[47:48]

home depot. Pour une fois, souvent,

[47:50]

si tu te rappelles, dans nos histoires, on dirait qu'il y a

[47:52]

souvent des corps trouvés ou des meurtres

[47:54]

dans des stationnements de home depot.

[47:56]

Ou de Walmart. Oui, exact.

[47:58]

L'autopsie de Christine

[48:00]

Melton, la

[48:02]

premiĂšre victime de Wade,

[48:04]

met en évidence un étranglement

[48:06]

brutal. Des marques

[48:08]

circulaires retrouvées autour de son coup

[48:10]

ne correspondaient pas seulement Ă  une

[48:12]

prise Ă  main nue. Elle laissait penser

[48:14]

que Wade avait peut-ĂȘtre utilisĂ©

[48:15]

un objet rigide, métallique,

[48:18]

pour accentuer la pression, mais

[48:20]

aucun instrument n'a jamais été retrouvé.

[48:23]

Le médecin légiste

[48:24]

confirme une mort par asphyxie

[48:25]

mécanique. Sur son corps,

[48:28]

aucune blessure de défense significative

[48:30]

n'est relevĂ©e, mĂȘme si

[48:32]

ses ongles cassés racontent

[48:33]

un bref sursaut de lutte instinctive,

[48:36]

une ultime résistance

[48:38]

vite étouffée. Sur

[48:41]

les lieux, la scĂšne du crime intrigue.

[48:43]

Son appartement, petit

[48:45]

et décoré avec soin, est resté

[48:47]

étrangement ordonné. Pas de traces

[48:49]

d'effraction. Rien qui laisse

[48:51]

présager la violence qui s'est déroulée

[48:53]

entre ses murs. Pourtant,

[48:55]

certains objets essentiels manquent.

[48:57]

Son téléphone, son portefeuille

[48:59]

et surtout sa voiture,

[49:01]

emportée par son meurtrier.

[49:03]

Selon un rapport interne de la police,

[49:05]

l'attaque a été foudroyante,

[49:07]

rapide, sans mobile apparent

[49:09]

lié au vol.

[49:11]

Ses voisins qui la décrivaient comme

[49:12]

douce et aimable peinent Ă  comprendre

[49:14]

comment une existence aussi tranquille

[49:17]

a pu ĂȘtre anĂ©antie avec

[49:18]

une telle brutalité.

[49:36]

Pour Diane, la seconde victime,

[49:38]

les enquĂȘteurs dĂ©couvrent une scĂšne

[49:40]

bien différente. Son sac à

[49:42]

main est retrouvé renversé,

[49:44]

répandant effet personnel et

[49:46]

cosmétique sur le sol.

[49:48]

Une chaussure, gie Ă  plusieurs mĂštres

[49:50]

de son corps, signe qu'une lutte

[49:52]

violente a éclaté. L'environnement

[49:54]

lui-mĂȘme raconte le chaos.

[49:56]

Des marques de frottement au sol,

[49:58]

des traces témoignant d'un corps

[50:00]

déplacé, trainé dans un terrain vague

[50:02]

avant d'ĂȘtre recouvert de branchage.

[50:05]

L'autopsie vient confirmer

[50:07]

l'horreur de cette attaque.

[50:09]

Ses mains portent des griffures

[50:10]

profondes, preuve d'une lutte

[50:12]

désespérée. Elle a été étranglée,

[50:15]

puis atrocement écrasée,

[50:16]

Ă  plusieurs reprises par la Nissan

[50:18]

Versa volée, son propre

[50:20]

meurtrier passant et repassant

[50:22]

sur elle avec le véhicule.

[50:24]

Le corps mutilé de Diane Ruiz

[50:26]

porte l'empreinte d'une

[50:28]

barbarie inouĂŻe. Ici,

[50:30]

aucun mobile ne se dessine, sinon

[50:32]

celui d'une violence gratuite,

[50:34]

nue et dénuée de sens.

[50:37]

C'est sûr aussi qu'elle est encore

[50:38]

particulier, parce qu'on dirait, mĂȘme les policiers,

[50:40]

mĂȘme s'il y a eu des vols,

[50:42]

ils attribuent pas le meurtre au vol.

[50:44]

C'est quand c'était pas ça le motif

[50:46]

en tant que tel. Non,

[50:47]

ça veut tout dire.

[50:50]

Et lĂ , on se dirige au procĂšs, parce que

[50:51]

je vous rappelle, il a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©

[50:53]

le 10 juin 2024, donc quasiment

[50:56]

cinq ans plus tard. C'est toujours trĂšs trĂšs

[50:58]

long les procĂšs. Et vous allez voir,

[51:00]

il s'est passé toutes sortes d'autres choses aussi.

[51:01]

En prison, c'est tout qu'un personnage.

[51:04]

Et bon, on revient le 10 juin 2024.

[51:06]

En fait, le procĂšs s'ouvre en Floride,

[51:08]

sous les yeux d'une presse locale et nationale

[51:10]

qui est avide de chaque détail.

[51:12]

Oui, c'est cas comme ça. Dans la salle,

[51:14]

on a le juge Nicholas Thompson

[51:16]

et les différents procureurs

[51:18]

et les avocats de la défense qui sont présents.

[51:20]

DÚs le départ, le procureur

[51:22]

déroule un dossier implacable.

[51:24]

Les témoignages de l'ami de Christine,

[51:26]

les preuves médicaux légales et surtout

[51:28]

les aveux glaçants de Wilson.

[51:30]

Il n'a jamais nié ces crimes.

[51:32]

Le juge Thompson qualifiera d'ailleurs

[51:34]

ces crimes de odieux, atroces et cruels.

[51:37]

La défense tente

[51:38]

de jouer la carte de la maladie mentale.

[51:41]

Les psychiatres évoquent l'abandon

[51:42]

parental, l'instabilité affective,

[51:45]

les commotions cérébrales jamais

[51:46]

suivies mĂ©dicalement et mĂȘme les addictions.

[51:49]

Les neurologues

[51:50]

parlent d'un syndrome post-commotionnel,

[51:53]

de crise de rage,

[51:55]

de perte de contrÎle également.

[51:57]

On évoque aussi un trouble

[51:58]

de la personnalité antisociale

[52:00]

et des signes de dissociation.

[52:02]

Mais la conclusion des experts

[52:04]

est mille et sans appel.

[52:06]

Au moment des meurtres en octobre 2019,

[52:09]

eh bien Wade Wilson était

[52:10]

pleinement conscient de ces actes.

[52:12]

Il était lucide et calculateur.

[52:15]

Donc, ils ne peuvent pas

[52:16]

se réfugier derriÚre ce mur.

[52:19]

Le 12 juin 2024,

[52:21]

aprĂšs seulement quelques jours

[52:22]

d'audience, le jury

[52:24]

déclare Wilson coupable de deux meurtres

[52:26]

au premier degré. Et le 25 juin,

[52:29]

le jury se prononce sur la peine.

[52:31]

Écoutez, ça, c'est assez particulier

[52:32]

en Floride. Le résultat est sans

[52:34]

équivoque. Neuf voix contre trois

[52:36]

pour la peine de mort en faveur de la peine

[52:38]

capitale pour le meurtre de Christine.

[52:41]

Ben oui, ils ont la peine de mort lĂ -bas.

[52:43]

Exact, exact. Mais tu vas voir,

[52:44]

il y a un décompte qui est un peu différent.

[52:46]

Et pour celui de Diane, c'est 10 contre

[52:48]

deux parmi les jurys, donc

[52:50]

ce sont 12 jurys. Mais normalement,

[52:53]

avant avril 2023,

[52:56]

donc désormais,

[52:56]

c'est une majorité qualifiée de 8

[52:58]

jurys sur 12 qui suffit pour recommander

[53:01]

la peine capitale. C'est fou,

[53:03]

un changement avec

[53:05]

un gouverneur comme ça

[53:06]

qui change la loi. Oui, exact.

[53:08]

C'est un gros changement quand mĂȘme, l'unanimitĂ©

[53:10]

versus une majorité. Ben oui, je trouve

[53:12]

que justement,

[53:15]

je ne suis pas pour la peine de mort,

[53:16]

mais je trouvais que ça donnait un certain

[53:18]

rebalancement. C'est comme deux tiers

[53:20]

dans le fond. Oui, exact.

[53:23]

C'est donc dans ce contexte que Wade

[53:24]

devient le tout premier condamné à mort

[53:26]

en Floride sous cette nouvelle législation.

[53:29]

Une décision historique,

[53:30]

mais qui relance encore une fois les débats

[53:32]

sur la peine de mort aux États-Unis et

[53:34]

sur la sévérité grandissante de l'état de

[53:36]

Floride en matiĂšre criminelle. On sait,

[53:38]

en c'est un état républicain, ils sont

[53:40]

encore plus sévÚres. Pendant les

[53:42]

audiences, les familles des victimes

[53:44]

livrent des témoignages bouleversants.

[53:47]

La sƓur de Christine dĂ©crit

[53:48]

une femme drÎle, généreuse,

[53:50]

qui illuminait chaque piĂšce et qui,

[53:52]

le 7 octobre, n'avait qu'une intention

[53:54]

simple, décompressée au bord aprÚs

[53:56]

une longue journée de travail.

[53:58]

Le frĂšre de Diane rappelle lui une

[54:00]

battante, une femme de cƓur,

[54:02]

courageuse, toujours prĂȘte Ă  aider ses voisins.

[54:05]

La découverte de son corps le 10

[54:06]

octobre 2019 a laissé une plaie

[54:08]

béante dans leur communauté.

[54:11]

Et c'est le 27 août 2024

[54:12]

que le juge Nicholas Thompson

[54:14]

enterrine la décision du jury

[54:16]

et prononce la sentence ultime.

[54:19]

Deux condamnations Ă  mort,

[54:21]

une pour chaque victime.

[54:22]

Dans la salle, l'émotion est à son

[54:25]

comble. Le juge, visiblement

[54:27]

ému, rappelle à Wilson

[54:28]

la portée de ses actes.

[54:30]

Tant qu'Ă  lui, il reste impassible.

[54:33]

Certains observateurs affirment mĂȘme

[54:34]

l'avoir vu esquisser un petit sourire.

[54:37]

Je ne serais pas surpris.

[54:38]

Mais l'histoire de Wade Wilson

[54:41]

derriĂšre les barreaux ne s'arrĂȘte

[54:42]

pas lĂ . Le 30 septembre

[54:44]

2020, bien avant son procĂšs,

[54:47]

il avait déjà tenté une

[54:48]

évasion spectaculaire avec son

[54:50]

ému, Joseph Kadze.

[54:52]

Ensemble, ils avaient retiré

[54:55]

le cadre mĂ©tallique d'une fenĂȘtre

[54:56]

et commencé à fissurer le

[54:58]

verre de sécurité. Le plan a

[55:00]

échoué, mais il révÚle, mais ça

[55:02]

l'a révélé ses liens avec un

[55:04]

gang suprématiste blanc,

[55:06]

les Unforgiven, ce qui doit expliquer

[55:08]

justement sa croix nazie.

[55:11]

Comme la chanson de Metallica.

[55:12]

Mais oui!

[55:14]

En 2023,

[55:16]

il plaide aussi coupable pour une affaire

[55:18]

de trafic de stupéfiants en prison.

[55:21]

La sentence, ils sont sévÚres

[55:22]

sur le trafic en prison, 12 ans

[55:24]

de prison et 50 000 dollars

[55:26]

d'amende. 12 ans? Oui,

[55:28]

pour du trafic. Nous aussi, il y en a des

[55:30]

condamnations de trafic à l'intérieur, mais c'est jamais 12.

[55:32]

C'est fou,

[55:34]

et 50 000 dollars d'amende.

[55:36]

Bon, rassurez-vous, il va ĂȘtre

[55:38]

purgĂ© en mĂȘme temps que ces deux

[55:40]

condamnations à la mort. C'est ça, surtout

[55:42]

quand t'es condamné à mort,

[55:44]

ça fait quoi 12 ans de prison de plus?

[55:46]

Ben non, ça ne change rien. C'est ça.

[55:48]

J'ai l'impression justement qu'il y a dû faire ça.

[55:49]

C'est comme si t'avais le droit de trafiquer, finalement.

[55:52]

Oui, mais c'est vrai.

[55:54]

Un humain est tellement dangereux

[55:55]

qu'il n'a plus rien Ă  perdre.

[55:57]

C'est clair. Dans des contextes comme ça.

[56:00]

Et aujourd'hui encore,

[56:01]

ces avocats ont fait appel.

[56:03]

Donc, le processus pourrait s'étirer

[56:05]

sur 5 ans encore par rapport Ă  sa peine de mort.

[56:08]

Et on appelle ça

[56:09]

un Spencer Earring, qui est attendu.

[56:12]

Ça, c'est une audience

[56:13]

oĂč Wilson aura

[56:15]

une ultime chance

[56:17]

de plaider devant la Cour SuprĂȘme

[56:19]

de Floride par rapport Ă  son

[56:21]

commun. Bonne chance, je veux dire.

[56:24]

Peut-ĂȘtre.

[56:25]

Moi, la peine de mort, je ne suis pas

[56:27]

d'accord, mĂȘme si des fois je trouve que des gens

[56:29]

le méritent. Mais on est qui, nous, pour décider.

[56:31]

On punit de ne pas tuer, mais on tue.

[56:33]

Moi, j'ai toujours cette incohérence-là.

[56:36]

Je comprends.

[56:36]

Mais en mĂȘme temps, c'est ça.

[56:38]

Je ne sais pas si ça va tant changer quelque chose,

[56:41]

son appel.

[56:43]

Oui, je serais bien

[56:45]

surpris de voir ça. Peut-ĂȘtre que

[56:47]

via l'appel, ils vont

[56:49]

évoquer le changement de législation.

[56:52]

Je ne sais pas trop.

[56:53]

Je ne sais pas comment ils pourraient

[56:55]

en appeler parce que lui, de toute façon, il nie pas

[56:57]

ses crimes. Non, non, c'est ça.

[56:59]

Peut-ĂȘtre qu'il pourrait allĂ©ger sa sentence.

[57:01]

Mais lĂ , je ne pense pas qu'il y ait vraiment

[57:03]

d'espoir pour lui. Non, non, non.

[57:06]

Ça conclut

[57:07]

un petit peu la chronologie des événements,

[57:10]

ceci dit,

[57:12]

il est devenu une célébrité

[57:13]

aussi sur les réseaux sociaux.

[57:15]

Wade Wilson, son

[57:17]

mugshot, son visage,

[57:19]

ses tattoos, les petits sourires

[57:20]

qui passent, ont fait en sorte

[57:23]

qu'il est devenu l'objet d'une véritable

[57:25]

fascination morbide

[57:27]

en ligne sur Internet.

[57:30]

Entre autres, sur TikTok,

[57:31]

Instagram, mĂȘme Pinterest

[57:33]

et dans des groupes fermés de Facebook,

[57:35]

des jeunes femmes, parfois trĂšs jeunes,

[57:38]

commentent son physique,

[57:40]

sa mùchoire carrée,

[57:41]

son regard intense,

[57:43]

écrire qui est un peu

[57:45]

beau, mais il est dangereux, c'est un peu

[57:47]

le bad boy Ă  quelque part.

[57:49]

Je me rappelle mĂȘme, Ă  une certaine Ă©poque,

[57:51]

on le voyait dans des vidéos

[57:53]

de WatchMojo, comme quoi

[57:56]

les prisonniers les plus

[57:57]

sexy ou des choses comme ça.

[57:59]

Il est trĂšs clickbait,

[58:01]

Wade Wilson. Oui, c'est vrai,

[58:03]

c'est bien dit. Ce phénomÚne porte

[58:05]

un nom, Seb, c'est

[58:07]

libristophilie. Oui.

[58:09]

Et lĂ , je vais me jouer psychologue Ă  deux dollars.

[58:11]

Ici, il s'agit d'une attirance

[58:13]

sexuelle ou romantique

[58:15]

envers des criminels violents.

[58:17]

Et ce n'est pas seulement une curiosité morbide.

[58:20]

Certaines admiratrices

[58:21]

recherchent une véritable proximité,

[58:23]

parfois mĂȘme une relation amoureuse

[58:25]

avec des individus considérés

[58:27]

comme dangereux. L'histoire

[58:29]

criminelle regorge d'exemples.

[58:31]

Ted Bundy, d'ailleurs, qui est mĂȘme

[58:34]

Wade Wilson, parfois, dans son

[58:36]

intensité puis dans sa spontanité,

[58:37]

fait penser Ă  Ted Bundy aussi. C'est vrai, t'as raison.

[58:40]

Mais lui, Ted recevait

[58:41]

des centaines de lettres d'admiratrices

[58:43]

durant son procĂšs. MĂȘme Richard

[58:45]

Ramirez aussi, le Night Stalker,

[58:47]

qui a épousé une groupie, lui,

[58:49]

en prison. C'est fou, ça? Oui.

[58:51]

Ou mĂȘme Luca Magnotta, qui,

[58:53]

autour duquel, s'est formé une communauté

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fascinée par son image

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médiatisée, deviennent un peu des

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superstars malgré eux. Exact. Et aujourd'hui,

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c'est lui, le Wade ou le Deadpool

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Killer. Il y en a qui vont l'appeler

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le TikTok Famous Killer aussi

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parce qu'il est devenu une célébrité

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beaucoup grĂące Ă  TikTok avec des

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hashtags aussi.

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À chaque Ă©poque, certains meurtriers

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déclenchent un peu ce

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culte qui dépasse la notoriété

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et frĂŽle le statut de mythe

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un peu. Et Wade Wilson,

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il incarne ce paradoxe-lĂ .

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Un homme condamné pour deux meurtres

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d'une cruautĂ© extrĂȘme,

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mais qui reçoit derriÚre les barreaux

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des lettres d'amour et mĂȘme des propositions

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de mariage. Mais est-ce que tout

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ça est vrai?

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Est-ce que vraiment

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les personnes iraient jusqu'au bout?

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Sûrement que certaines personnes

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iraient. Sûrement, oui, oui.

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AprĂšs sa condamnation, son histoire a

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littéralement enflammé TikTok.

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Des vidéos souvent produites par des

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adolescents ou des jeunes adultes

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explorent son passé tourmenté,

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son enfance chaotique,

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ses troubles psychologiques.

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Le tout est raconté sur un ton dramatique

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parfois ironique propre au

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format court de la plateforme.

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Mais ce qui a le plus captivé,

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c'est son image un peu ambiguë.

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L'eucharisme sombre, un physique

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séduisant

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dont on a parlé un petit peu,

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il ressemble vraiment à un anti-héros

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de Marvel Ă  la Deadpool

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dont il reprenait

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le style provocateur.

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Et c'est entre autres pourquoi il a autant de fascination.

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Les gens trouvent que,

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justement, il a l'air d'un

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bad boy, on dirait un personnage de film.

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Ça a donnĂ© naissance

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un peu un genre de dark fandom

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autour de Wade Wilson.

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Mais il y a eu

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des critiques en lien avec

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justement ce type de fandom.

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Des parents inquiets, des associations

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de victimes et des spécialistes qui

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dénoncent une banalisation des crimes graves

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et une violence mise en scĂšne

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comme divertissement. Je ne sais pas

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s'il y a eu un filtre au niveau

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de YouTube, mais on dirait que

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j'ai l'impression qu'il est

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mal référencé dans le sens que

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j'ai l'impression que son nom se retrouve

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dans une liste. Lorsque je cherchais du contenu

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parfois, dépendamment de la plateforme,

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sur lui, j'en trouvais parce

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qu'il y en a eu des tonnes de contenus.

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Tous les grands YouTubers, True Crime

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en ont parlé à l'époque du procÚs

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d'une certaine façon. Mais je vois

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que ces vidéos-là étaient souvent

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trĂšs loin dans

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l'algorithme.

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J'ai l'impression que

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Ă  certains niveaux, peut-ĂȘtre que

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les plateformes sont intervenues un peu

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pour flaguer son nom.

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En parallĂšle,

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ces contenus ont ouvert des débats sur

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la santé mentale aussi, sur l'échec

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des institutions, la responsabilité sociale

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derriĂšre un cas comme Wade Wilson.

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Mais sur TikTok,

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la breveté et le sensationnalisme

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réduisent souvent ces discussions

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à quelques échanges superficiels.

[01:01:50]

En conclusion,

[01:01:51]

Ă  quelque part, Seb,

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ça a provoqué un nombre

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de chocs en Floride.

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L'histoire de Wade Wilson, notamment

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de Tallahassee Ă  Fort Myers,

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les médias ont largement couvert

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son procĂšs insistant sur son parcours

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tragique, la montée de sa violence

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puis les occasions manquées

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des institutions pour intervenir.

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On a parlé un peu de la réhabilitation

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tantĂŽt. Il y a des associations

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de santé mentale qui ont dénoncé

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l'absence de suivi adapté

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et le manque de coordination entre les services

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sociaux. Les autorités

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locales souvent répondent

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et ont annoncé des réformes pour mieux

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détecter, tenter d'accompagner les jeunes

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en difficulté. C'est dur

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quand mĂȘme d'anticiper un cas aussi sĂ©vĂšre

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que lui. On dirait que son

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parcours peut ressembler,

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au début, à un jeune délinquant,

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mais par la suite, comment

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prédire ce genre de

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truc-là? C'est sûr que ça se passe

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jeune, ça se passe mĂȘme avant l'adolescence.

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Oui, oui, exact, exact.

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Et lui, on dirait que sa vie a été écrite

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pour qu'il devienne un peu ce personnage-lĂ .

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Oui, oui, exact. C'est une chaĂźne

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d'événements qui se sont suivis

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et qui ont donné ça.

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Yes. Donc, s'il y a des développements,

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les distordus, on va vous tenir au courant

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de cette histoire-lĂ  de Wade Wilson,

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parce qu'il y a des appels. C'est quand mĂȘme une histoire

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encore rĂ©cente. Oui, oui, oui. Ça se peut qu'il se passe

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d'autres choses en prison. Oui, si, parce que

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il se peut qu'il se marie en prison un jour.

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Oui, aussi, ou qu'il se nappe et qu'il tue quelqu'un d'autre.

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Exactement. Donc,

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on espĂšre que vous avez

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aimé ça. J'espÚre

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aussi, Seb, que tu as aimé ce cas

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de début de saison 11. Oui, c'est vraiment le fun.

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C'est quand mĂȘme troublant. C'est difficile.

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Je vois dans tes notes, tu disais

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c'est difficile d'avoir de l'empathie, évidemment,

[01:03:30]

envers lui, malgré son

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passé trouble. Oui. Habituellement,

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tu sais, j'ai mĂȘme une forme d'empathie

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pour Gillian Maxwell,

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Ă  cause de son... Tu sais, dans le sens qu'il y a des gens,

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malgré toutes les... On peut comprendre

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des fois qu'est-ce qui les a amenés là, mais...

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Ah oui, avec du contexte. Tu sais, on peut arriver

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un peu, des fois, Ă  se dire

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OK, bon, il n'avait pas la vie de son cÎté.

[01:03:49]

Non, c'est ça. Dans son cas, c'est vrai qu'il n'avait pas

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la vie de son cÎté. Je ne peux pas...

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Mais il y a quelque chose de brisé

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en lui, puis on dirait que...

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C'est normal parce qu'il n'a pas fait de gestes,

[01:03:59]

il n'a pas fait de meurtre pendant des... Tu sais, je veux dire,

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les deux seules meurtres qu'il a faites, il l'a fait

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en deux jours. Bien, mĂȘme pas 24 heures.

[01:04:05]

Oui, en deux jours, puis c'est tout. Heureusement,

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parce qu'il Ă©tait arrĂȘtĂ© avant, mais...

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Je veux dire, il avait quand mĂȘme 25 ans, il aurait pu...

[01:04:11]

Je ne sais pas, qu'est-ce qui s'est passé

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Ă  25 ans. Ben oui,

[01:04:15]

mais j'avoue, mĂȘme avant, tu sais, moi,

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le petit gars qui a failli pousser devant un autobus

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sur la route, ça me trouble encore.

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Tu sais, c'est une tentative

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de meurtre. Ben oui, est-ce que c'est

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à cet ùge-là qu'on détecte les

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jeunes meurtriers, les futurs meurtriers?

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Oui, oui. Tu sais, souvent, on dit,

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il va brutaliser des animaux et tout ça

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sans qu'on ne l'a jamais entendu parler.

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Ça n'a pas Ă©tĂ© documentĂ©, mais tu vois que

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c'est presque... Toutes ces autres comportements,

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juste pour rire, ça doit ĂȘtre un peu toujours

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son module.

[01:04:44]

Donc, alors, c'est

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vraiment troublant, puis non,

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pour lui, je ne suis pas capable d'avoir d'empathie.

[01:04:50]

Alors, je comprendrais bien.

[01:04:52]

Bon, eh bien, merci,

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Seb, pour tout ce travail.

[01:04:55]

Merci, Lédith Tordue, de votre soutien.

[01:04:58]

Inconditionnel, oui.

[01:04:59]

Et on se revoit sur Patreon pour un After Show,

[01:05:01]

parce qu'on va parler de d'autres

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mugshots devenus célÚbres ou

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ces criminels trop beaux pour la prison.

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Oui, on en a sept qu'on va vous parler,

[01:05:09]

donc c'est un gros After Show.

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Sinon, vous savez oĂč nous trouver

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sur les réseaux sociaux,

[01:05:15]

sur TikTok, sur Patreon,

[01:05:18]

sur Instagram, YouTube,

[01:05:20]

Facebook, via notre groupe privé,

[01:05:22]

un petit peu partout, sur notre site Web

[01:05:24]

distorsionpodcast.com.

[01:05:25]

Et on se revoit trĂšs bientĂŽt,

[01:05:26]

on a des live streams qui s'en viennent,

[01:05:28]

notez bien le 18 septembre.

[01:05:31]

Et, ben, en fait, comme c'est la tradition,

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on a des shout-out au Patreon Ă  donner, Seb.

[01:05:35]

Je te laisse commencer.

[01:05:36]

Oui, beaucoup d'amour Ă  nos actionnaires.

[01:05:40]

Maude, DSM,

[01:05:41]

Audrey, M, M,

[01:05:43]

Rose, T,

[01:05:44]

la mystérieuse Chloé et Joannie, B.

[01:05:47]

Aussi un gros cĂąlin Ă  Emily S,

[01:05:49]

à Numéro Chiffre,

[01:05:51]

shout-out Ă  toi, Ă  Monk,

[01:05:53]

Ă  Francis et Ă  Guylaine, DG.

[01:05:56]

Une grosse colle

[01:05:56]

Ă  Noctaraline,

[01:05:58]

Stéphanie P, Amy,

[01:06:00]

Véronique G et Francis B.

[01:06:03]

On poursuit avec une bonne

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poignée de main à Vanessa L,

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Ă  LFB,

[01:06:08]

Ă  Une Raton, Ă  Catherine S,

[01:06:11]

Ă  Lorianne F.

[01:06:13]

Je lĂšve mon verre Ă  Ariel C,

[01:06:16]

Ă  Karen,

[01:06:17]

Ă  Pascal M, Ă  Catherine R

[01:06:19]

et Ă  Anne-Sophie G.

[01:06:21]

Une bonne tournée de biÚre

[01:06:22]

aussi Ă  Josiane GC,

[01:06:24]

Ă  Sacha B, Ă  Cathy R,

[01:06:27]

Ă  Marie-Michelle F

[01:06:29]

et Allison B.

[01:06:32]

Merci Ă  vous.

[01:06:37]

Terminé Seb, aurais-tu un mot de la fin

[01:06:38]

pour nous ce soir?

[01:06:40]

Méfiez-vous des faux Deadpool,

[01:06:42]

parce qu'au cinéma,

[01:06:43]

ils brisent le quatriĂšme mur,

[01:06:44]

mais dans la vraie vie,

[01:06:46]

ils brisent des existences.

[01:06:48]

Pensez-y!

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