Cabaret

LIVE au Festival du Podcast de Québec (14 Mars 2026)

Durée
1 h 01 min
Format
Audio et vidéo
Type
Cabaret des curiosités

Audio

Écouter l’épisode

Cet épisode est présenté par La Barberie: https://www.labarberie.com/

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Dans ce spectacle du Cabaret des curiosités du Web, capté le 14 mars dernier au bar Le VOX à Québec lors de la toute première édition du Festival du podcast de Québec, on plonge directement dans l’ambiance locale. Comme l’événement se déroulait dans un bar d’arcades, les jeux vidéo étaient naturellement au cœur du thème du Cabaret.

La soirée s’ouvre avec les incontournables trouvailles Marketplace de la région, un passage obligé pour saisir l’esprit du coin. Emile et Seb alternent ensuite pour présenter leurs curiosités du moment. Emile aborde d’abord le bannissement de Jeffrey Epstein d’Xbox Live et la rumeur entourant son supposé compte Fortnite, puis enchaîne avec la théorie des personnages NPC. Seb raconte ensuite l’histoire de Berzerk, cette borne d’arcade à la réputation sombre, avant de présenter Nagoro, un village japonais qui refuse de disparaître et où les poupées prennent la place des habitants. Bonne écoute!

Nous sommes très heureux de recommencer notre tournée des Cabarets à travers tout le Québec pour les prochaines années. Pour toutes les dates annoncées, elles sont disponibles sur notre site dans la section Cabarets des curiosités du Web. https://cutt.ly/xeqhykqy

Merci à Denis Martel, au Bar le Vox et à la Barberie


Transcription de l’épisode

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Transcription automatique. Certains mots ou noms propres peuvent être inexacts.

[00:17]

Ok, vous nous entendez bien. Seb, tu testes le micro un peu?

[00:22]

Oui. Oh mon Dieu, pardon. Je fallait que je m'installe sur le tabouret.

[00:25]

J'ai toujours l'air d'un enfant, j'ai un petit tronc.

[00:29]

Ça aurait pris un bottin téléphonique.

[00:31]

Oui, exactement. Des fois, quand on tournait notre série télé,

[00:35]

à certaines scènes, je devais m'asseoir sur un bottin.

[00:37]

C'est dur pour l'orgueil, mais ça quadrait mieux.

[00:41]

Bonsoir, bonjour tout le monde.

[00:43]

On n'est pas habitués de faire un spectacle aussi tôt dans la journée.

[00:47]

On n'est pas habitués d'être tipsis à midi.

[00:50]

C'est un peu troublant.

[00:51]

Comme les circonstances nous obligent actuellement généralement.

[00:55]

Oui, des drinkings.

[00:57]

Mais quel bel endroit, c'est la première fois qu'on vient ici au Vox.

[01:00]

Merci à vous, merci à Denis aussi d'avoir organisé ce premier festival des podcasts de Québec.

[01:06]

Merci Denis.

[01:08]

Ben oui, Québec se doit d'avoir un festival des podcasts.

[01:11]

Bien sûr, l'an prochain, Centre Vidéotron, on le souhaite.

[01:15]

On compte sur vous.

[01:18]

Nous sommes Distorsions Podcasts, un podcast sur...

[01:25]

Des histoires étranges de l'ère numérique.

[01:28]

Vos pires histoires de dates.

[01:31]

C'est vrai, je me mélange, on n'est pas dans le bon podcast.

[01:35]

Ben oui, quel beau lieu.

[01:36]

On est Distorsions, si vous ne nous connaissez pas, c'est fantastique.

[01:40]

On est vraiment contents de vous voir.

[01:41]

On est un podcast sur les histoires étranges de l'ère numérique.

[01:45]

En ce moment, c'est un peu un chaud de rodage pour nous

[01:47]

parce qu'on se lance en tournée à partir de...

[01:51]

Dans deux semaines.

[01:52]

Pour le cabaret des curiosités du web, qui est un peu notre version live.

[01:57]

Donc, quand on est...

[01:58]

Si vous écoutez nos épisodes sur les plateformes de balado,

[02:02]

souvent, c'est des épisodes qui sont longs, qui sont danses, qui sont tragiques.

[02:05]

Et tout ça, mais en spectacle comme ça,

[02:08]

on vous sert un petit peu plus des tapas,

[02:11]

des petites bouchées d'histoires étranges de l'ère numérique comme ça,

[02:14]

un petit peu moins dramatiques.

[02:16]

On est en plein jour, on ne parlera pas forcément de...

[02:19]

Des membreuses.

[02:19]

De des membrements aujourd'hui.

[02:22]

On va regarder ça pour plus tard.

[02:24]

On a plein de petites histoires intéressantes pour vous ce soir, cet après-midi, bref.

[02:30]

Oui, une après-miser à s'adapter.

[02:32]

Petit clin d'œil aussi, on s'est dit,

[02:34]

on est dans un bar de jeux vidéo vintage,

[02:36]

donc pourquoi pas faire quelques certains clin d'œil en lien avec ça.

[02:39]

Et aussi en lien avec Québec,

[02:41]

parce qu'on a quand même un petit passé, nous, à Québec.

[02:43]

Oui, absolument.

[02:44]

On a habité ici longtemps,

[02:45]

puis je tenais à dire que dans ce building-là,

[02:48]

on est bien dans le building de l'Unisson, ici.

[02:50]

Oui, c'est ça, donc il y a des studios de pratique en haut.

[02:53]

Moi, j'ai déjà eu un band aussi en haut,

[02:57]

qu'on pratiquait en haut ici.

[02:59]

Un band hardcore metal.

[03:01]

Tu dois demander le nom.

[03:02]

À l'époque, ça s'appelait The Cinetics.

[03:04]

On partageait un local avec Never More Than Less.

[03:08]

Oh, quand même, bien oui.

[03:09]

Oui, il y en a qui connaissent ce band-là.

[03:11]

Juste pour vous dire, dans le band dans lequel j'étais,

[03:14]

il y a Xavier qui par la suite a fondé Solid,

[03:19]

des reviews sur Pitchfork, tournée nord-américaine, tout ça.

[03:22]

Il y avait Guillaume qui est dans Bonne Enfant maintenant.

[03:24]

Guillaume qui est très grand, les cheveux frisés dans Bonne Enfant,

[03:26]

le succès, les accolades, tout ça.

[03:30]

Marc-André, au drum maintenant,

[03:32]

lui, il fait du son pour Arcade Fire,

[03:33]

donc tournée mondiale et tout ça.

[03:37]

Et moi, 15 ans plus tard, je suis dans le même building

[03:40]

à animer un balado comme ça.

[03:45]

Pas de tournée mondiale ou autre.

[03:48]

Non, mais la boucle se referme.

[03:50]

Oui, effectivement.

[03:52]

Encore dans le même building 15 ans plus tard.

[03:53]

Qu'est-ce qu'on voit, Seb, pour cet événement spécial?

[03:57]

Bien oui, ce soir, la tournée de bière

[03:58]

nous a été offerte par la Barberie.

[04:01]

Puis là, je n'ai pas encore choisi justement.

[04:04]

Je vais faire mon choix de bière.

[04:06]

Tiens, je vais prendre une sûre au framboise.

[04:08]

Oui, la Barberie qui est à Québec depuis 1997.

[04:12]

Exact.

[04:13]

C'est-à-dire plusieurs années avant notre naissance quand même.

[04:18]

Ils sont là depuis longtemps.

[04:19]

C'est la première coopérative de travail

[04:21]

dans le milieu des micro brasseries à s'être installée.

[04:25]

Ils ont aussi un excellent bistropub

[04:27]

où on peut manger d'excellents mets.

[04:30]

C'est probablement là qu'on va se retrouver après

[04:31]

pour souper ce soir.

[04:33]

Et on peut aussi y amener nos enfants

[04:36]

et nos animaux de compagnie.

[04:37]

Exact, je peux y aller avec toi.

[04:39]

Oui, effectivement.

[04:41]

Je ne sais pas si je peux amener mon serpent par exemple.

[04:44]

On demandera.

[04:46]

Et justement, aujourd'hui,

[04:48]

on vous présente dans le cadre de ça,

[04:50]

on veut remercier aussi Denis,

[04:51]

on veut remercier les commanditaires.

[04:54]

Oui, le bar Le Vox qui nous accueille.

[04:58]

Oui, shout-out.

[04:59]

J'aime toujours venir ici quand je viens à Québec

[05:01]

et prendre une bière avec Denis.

[05:03]

On vient souvent au Vox.

[05:05]

Ensuite, les formations continuent du Cégep-Limoilou,

[05:08]

Urbania, Casadel,

[05:09]

l'Institut de gouvernance numérique,

[05:11]

Studio SFX.

[05:12]

Tu es en feu, mon gars.

[05:16]

Merci à tous ces commanditaires.

[05:17]

Honnêtement, c'est grâce à eux

[05:19]

qu'on peut être ici aujourd'hui.

[05:21]

Sinon, aujourd'hui, on vous présente

[05:22]

une version un petit peu plus réduite

[05:24]

de notre cabaret des curiosités du web

[05:26]

avec quelques histoires.

[05:27]

Sachez qu'on revient vous voir à Québec

[05:29]

le 3 juin prochain.

[05:31]

On revient vous voir à La Chapelle,

[05:33]

qui est une super salle

[05:35]

dans le coin de Vanier.

[05:37]

Donc, si jamais vous aimez ce que vous entendez ce soir,

[05:40]

venez nous voir.

[05:41]

N'hésitez pas, en juin, il reste encore quelques places.

[05:44]

Comme Denis le disait, on a de la merch

[05:45]

aussi derrière aux intéressés.

[05:47]

Notre nouveau T-shirt Black Metal

[05:49]

est disponible à l'arrière.

[05:51]

On a aussi...

[05:53]

Il y a Max derrière qui nous fait signe,

[05:55]

qui a bien hâte que vous essayiez de le voir.

[05:58]

On a nos deux premiers livres.

[06:00]

On a fait une bande dessinée

[06:01]

avec des illustrateurs européens.

[06:04]

C'est assez rare au Québec.

[06:06]

On en a plein ici, si jamais ça vous dit.

[06:09]

Des tasses à café.

[06:10]

Les stickers, c'est gratuit.

[06:12]

Vous pouvez vous...

[06:13]

vous lancer dedans.

[06:15]

Pour nous, c'est une façon

[06:19]

d'arrondir les fins de mois

[06:20]

lorsqu'on fait des grands déplacements

[06:22]

comme aujourd'hui.

[06:24]

Le principe de nos cabarets de curiosité,

[06:26]

on vous présente des petites histoires

[06:27]

un peu plus courtes que lors de nos épisodes

[06:29]

de balado habituels.

[06:31]

Mais on a une petite tradition,

[06:32]

c'est qu'on aime toujours casser la glace

[06:34]

quand on va dans une nouvelle ville.

[06:36]

Ça fait plusieurs fois qu'on vient à Québec.

[06:39]

Québec nous sert toujours

[06:41]

des bonnes histoires quand même.

[06:42]

On aime bien faire connaissance

[06:44]

avec chaque ville qu'on rencontre

[06:46]

grâce à la meilleure façon

[06:48]

de connaître des gens

[06:49]

et d'apprécier une ville,

[06:52]

c'est de jeter un coup d'œil au Marketplace,

[06:54]

au Facebook Marketplace d'une ville.

[06:56]

Pour nous, c'est la meilleure façon

[06:57]

d'apprendre à connaître une ville,

[07:00]

son esprit, tout ça.

[07:03]

Québec ne déçoit jamais.

[07:04]

Jamais.

[07:05]

C'est notre quatrième passage dans l'année.

[07:07]

On est venu trois fois l'an passé,

[07:09]

trois fois au Petit Champlain.

[07:11]

À chaque fois, on fait des recherches

[07:14]

et ça ne déçoit jamais.

[07:15]

C'est une façon d'apprendre à se connaître,

[07:17]

de briser la glace.

[07:18]

La table est mise et on peut parler

[07:19]

du sujet un peu plus tragique.

[07:22]

Oui, c'est ça. On met la table.

[07:24]

Je me lance Seb.

[07:25]

Oui, on est prêt.

[07:30]

OK, Marketplace Québec.

[07:32]

Ma première trouvaille,

[07:33]

c'est vraiment des annonces

[07:34]

de Marketplace.

[07:35]

Oui, on ne triche pas.

[07:36]

On a regardé cette semaine.

[07:37]

Son récent.

[07:40]

Exactement.

[07:41]

Ma première annonce que j'ai vue,

[07:43]

c'est des télés cathodiques,

[07:46]

mais un camion de télés cathodiques.

[07:48]

Et brand new.

[07:50]

200$, brand new CRT.

[07:53]

Une nouvelle télévision.

[07:54]

Ça pourrait bien fitter ici.

[07:56]

On voit que c'est quelqu'un

[07:57]

qui a bien suivi les conseils

[07:59]

de distorsion, c'est-à-dire que

[08:00]

quand tu fais un crime,

[08:02]

vaut mieux attendre plusieurs années

[08:03]

avant de...

[08:06]

Lui, il a carrément volé

[08:07]

un camion chez Best Buy

[08:09]

en 1997.

[08:11]

Il a attendu plusieurs années

[08:13]

avant de l'écouler sur Marketplace.

[08:15]

C'est sans doute un auditeur

[08:17]

qui a bien suivi nos conseils.

[08:18]

C'est sûr de ne pas se faire prendre.

[08:21]

La prochaine, Seb, vient de toi.

[08:23]

Je le montre.

[08:25]

Je suis toujours surpris de voir ça.

[08:27]

Cette chaise à fromages.

[08:28]

Une chaise fromages.

[08:30]

Je ne sais pas si vous l'avez vu

[08:32]

dans votre Marketplace, cette chaise.

[08:34]

Il y en a qui l'ont vue. OK.

[08:36]

Elle est presque virale.

[08:38]

Même notre monteur, André,

[08:40]

il nous l'avait envoyé.

[08:42]

Moi-même, je l'avais déjà

[08:43]

dans mes captures d'écran.

[08:46]

Dans la description, je ne l'ai pas mis.

[08:48]

Ça dit « chaise idéale pour animaux ».

[08:51]

Je ne sais pas si c'est pour

[08:52]

les chats, les souris.

[08:55]

En même temps,

[08:56]

dans le décor, je ne sais pas

[08:57]

quoi dire. Ce n'est pas beau.

[08:59]

Mais il faut savoir que quelqu'un

[09:00]

qui l'a acheté neuve, c'est toujours

[09:02]

ça qui me surprend de ça.

[09:05]

Exactement. Je ne sais pas c'était où

[09:06]

avant cette chaise-là, avant d'être chez quelqu'un.

[09:08]

Ou de la dédier aux animaux.

[09:10]

Je ne sais pas. Peut-être pas assez confortable

[09:12]

pour des fesses. C'est vrai qu'un profond,

[09:14]

un peu. Après moi, toutes les annonces

[09:16]

qu'on va présenter ce soir vont se vendre

[09:18]

dans la demi-heure. Oui, exact.

[09:20]

On crée le marché. On vous surveille.

[09:22]

Sinon, un autre objet que tu nous as trouvé,

[09:24]

Seb, intriguant cette chose.

[09:26]

C'est comme un turbo

[09:29]

vuvuzela.

[09:30]

Ça aussi, je manquais

[09:32]

de mots. C'est quelqu'un

[09:34]

de créatif. Il en vend plusieurs.

[09:36]

Dans les autres photos, il y en avait quatre, cinq.

[09:39]

C'est pour, comment dire,

[09:41]

cheer up plus,

[09:42]

klaxonner plus dans les

[09:44]

arenas, dans les matchs des Nordiques,

[09:47]

au Centre Vidéotron.

[09:49]

Mais tu peux à la fois

[09:50]

drier un trou et hurler.

[09:53]

Et hurler en même temps. Mais c'est la créativité

[09:55]

que j'apprécie dans ça.

[09:57]

Je pense toujours aux pauvres voisins

[09:59]

de cette personne-là qui est dans l'arena.

[10:01]

Ça doit être invivable.

[10:03]

Mais il y en a plusieurs, 220 dollars.

[10:05]

Je ne sais pas si c'est un bon prix,

[10:07]

mais avec une drille d'inclus,

[10:09]

je trouve ça quand même intéressant.

[10:10]

Mais honnêtement, je ne sais pas qui

[10:12]

paierait pour ça.

[10:15]

Bonne question. Ce n'est pas donné en tout cas.

[10:17]

Non, exactement. Tu avais une autre

[10:18]

annonce pour nous, Seb. Celle-là,

[10:20]

ça me parle vraiment.

[10:23]

Ah oui.

[10:24]

Quelle beau couvre-lis.

[10:26]

Quelle beau couvre-lis. La première chaîne.

[10:29]

Vous savez que je vous suggère

[10:30]

d'aller voir, s'il y en a qui aiment aller

[10:32]

surfer sur Reddit,

[10:35]

il y a un sous-Reddit,

[10:36]

une section qui s'appelle Mail

[10:38]

Living Space.

[10:41]

Je suggère à tout le monde d'aller faire

[10:42]

un petit tour là-dessus. Vous allez voir,

[10:44]

il y a très peu de bonnes suggestions d'écho.

[10:47]

Mais si vous voulez, des appartements

[10:48]

qui ont l'air d'espace limineux,

[10:50]

ou d'espace vide, ou de pas de base

[10:52]

de lit, j'ai l'impression que celle-là

[10:54]

aurait pu se retrouver là. Absolument.

[10:56]

Moi, la première chose que j'ai pensé en voyant

[10:58]

ça, imagine que tu arrives chez quelqu'un,

[11:00]

c'était ta première date avec cette personne-là.

[11:02]

Elle te fait visiter sa maison, son appart.

[11:04]

Il y a ça dans sa chambre. Je suis comme

[11:06]

OK. Mais encore là,

[11:09]

je ne sais pas. Je trouve

[11:10]

ça cher aussi, 80$. C'est Scarface.

[11:12]

Mais c'est quand même un rabais de 100$.

[11:14]

Oui, quand même.

[11:15]

Ça a l'air un genre de rabais canadien

[11:17]

à eux. Ça a l'air

[11:19]

de valoir cher. Mais finalement,

[11:21]

c'est tellement pas cher.

[11:23]

C'était quelque chose

[11:25]

qui m'emballait, si je peux dire.

[11:26]

J'en avais une autre de mon côté aussi.

[11:29]

C'est quand même une annonce un peu personnelle.

[11:31]

Je me dévoile à vous. Mais j'ai déjà

[11:33]

habité à Québec plusieurs années

[11:35]

d'ailleurs sur le boulevard Charest ici.

[11:38]

Mais j'ai trouvé,

[11:39]

ce matin, et je l'ai ajouté tant tôt

[11:41]

lorsqu'on buvait un petit verre là-bas,

[11:43]

mon ancien appart,

[11:45]

j'ai trouvé mon appart d'étudiant

[11:47]

ce matin annoncé à Québec.

[11:50]

Et le voici, magnifique.

[11:52]

C'était

[11:53]

pas aussi beau que ça dans le temps.

[11:55]

C'est quand même assez clean.

[11:57]

Mais juste pour vous dire,

[11:58]

c'est un petit lof près de la rue Cartier.

[12:02]

Pas mal sûr que Nico Pham,

[12:04]

qui était dans la salle,

[12:06]

sans doute fait le party là-dedans.

[12:07]

Peut-être même qui a souillé les toilettes.

[12:10]

Mais

[12:11]

juste pour vous dire,

[12:12]

je payais, je crois, 450.

[12:16]

Il y a peut-être

[12:17]

14 ans à peu près de ça.

[12:19]

Ça fait un bout de temps.

[12:20]

Et c'est un appartement aussi,

[12:22]

anecdote, et on va faire en sorte que la soirée,

[12:24]

ce soit pas juste Emile qui boit une bière

[12:26]

en vous parlant de ses anecdotes de Québec.

[12:29]

Mais dans cet appartement-là,

[12:30]

il y a déjà eu une attaque du Pyroman

[12:32]

de Sainte-Foy. Est-ce qu'il y en a qui se rappellent

[12:34]

du Pyroman de Sainte-Foy?

[12:37]

Moi, je l'ai su le lendemain.

[12:39]

Mes voisins, je revenais du travail,

[12:41]

ils m'ont accosté dans la rue en me disant

[12:43]

« Hé, c'était intense cette nuit, hein? »

[12:46]

Moi, je me disais « Ah oui?

[12:47]

Qu'est-ce qui s'est passé cette nuit? »

[12:48]

Les pompiers, l'évacuation,

[12:50]

les coups de hache dans les portes, tout ça,

[12:52]

tout le monde dort.

[12:54]

Donc moi, je dormais

[12:56]

dans ce lit-là.

[12:59]

Donc je peux vous confirmer que c'est bien isolé.

[13:01]

Le son est bien isolé.

[13:03]

Le building a pogné en feu.

[13:05]

Les pompiers sont venus cogner.

[13:06]

J'ai jamais eu connaissance de ça

[13:09]

dans cet appart-là.

[13:10]

Heureusement, ça n'a pas brûlé.

[13:12]

Il y a eu un petit effet inflation

[13:14]

à tout ça.

[13:15]

Je me rappelle, quand je t'ai connu,

[13:17]

je pense que c'est le premier appart que tu m'as amené chez toi.

[13:21]

Ça devait être wild!

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Sinon, je voulais

[13:24]

commencer aussi. On a vu

[13:26]

récemment sur Marketplace,

[13:28]

sur les réseaux sociaux, on a vu des pages

[13:30]

qui rendaient hommage aux fameuses photos

[13:32]

de miroirs. Les gens qui vendent

[13:34]

des miroirs sur Marketplace sont toujours

[13:35]

très originaux dans la façon

[13:37]

de prendre des photos et autres.

[13:39]

Moi, j'ai dit, je vais faire un hommage

[13:41]

aux photos de télévision,

[13:44]

mais à Québec seulement.

[13:46]

Ici, vous allez voir rapidement,

[13:48]

on a Claudie,

[13:49]

qui a fait vraiment un bon étirement

[13:52]

de bras pour prendre en photo

[13:55]

sa télé.

[13:58]

Je vous présente aussi

[13:59]

Lewis, qui est

[14:01]

tout écartelé. Je ne sais pas si vous le voyez,

[14:03]

mais qui fait carrément un genre de split.

[14:06]

J'ai aussi un ami

[14:07]

qui s'appelle Lewis, qui est dans la salle.

[14:09]

Je ne sais pas si c'est lui. Je n'ai pas reconnu sa porte.

[14:13]

Donc, Claudie et Lewis

[14:15]

ici, qui ont tout donné pour vendre leur télé

[14:17]

sur Marketplace.

[14:20]

Aussi, on a ici

[14:21]

Manon, qui a pris

[14:23]

je ne sais pas trop ce que Manon faisait

[14:25]

avec des trucs de dollars

[14:27]

sur sa table et son iPad ou son laptop.

[14:29]

J'ai jamais vu un iPad gros de même

[14:31]

pour prendre une photo

[14:33]

de télé.

[14:35]

Une vieille génération.

[14:36]

Il y a aussi Audrey, qui elle,

[14:38]

a compris qu'en mettant la télé

[14:40]

sur une table, ça allait être plus facile.

[14:43]

Mais là, on voit un ventilateur

[14:45]

au plafond, on voit un peu son bras

[14:47]

et tout ça. Je ne considère pas que

[14:49]

c'est forcément réussi.

[14:51]

Si on poursuit ici,

[14:53]

c'est vraiment des annonces de télé

[14:55]

de Québec. Si on poursuit ici,

[14:56]

Marie-Josée

[14:59]

nous propose ceci.

[15:00]

On dirait soit un tableau

[15:02]

dans un jeu vidéo avec personne

[15:04]

ou un lieu de trafic humain.

[15:06]

Je ne sais pas.

[15:08]

Ça a l'air trop clean.

[15:10]

C'est pas le reflet, je ne peux pas croire.

[15:12]

Ce qui m'a vraiment marqué dans tout ça,

[15:14]

c'est Gislain

[15:16]

qui a vraiment, lui,

[15:18]

quelqu'un de pass-out sur son divan

[15:20]

en face de sa télé.

[15:22]

Après plusieurs minutes d'analyse,

[15:24]

je me suis rendu compte que non,

[15:25]

c'est une émission à Série Plus

[15:28]

qui a pris. Mais pourquoi

[15:29]

tu prends une photo à Série Plus,

[15:31]

prend une explosion, quelqu'un qui court,

[15:33]

qui conduit une voiture, prend pas quelqu'un qui dort

[15:34]

sur son divan. Les gens vont penser

[15:37]

que c'est directement...

[15:38]

C'est dans les effets collatéraux.

[15:40]

Au début, j'étais là, mon Dieu, est-ce qu'on a une première

[15:43]

Mars au Market Place ici? Non,

[15:45]

c'est de la fiction.

[15:47]

Je termine ici. J'avais l'impression

[15:49]

que c'était ton bureau, Seb.

[15:50]

En fait, on voit que c'est clairement un hoarder,

[15:52]

donc quelqu'un qui accueille beaucoup.

[15:55]

C'est Seb

[15:56]

qui vend sa télé Samsung.

[15:58]

C'est vrai que mon bureau, c'est mon bureau.

[16:01]

Puis en creusant, Seb,

[16:02]

t'as trouvé aussi, toi aussi, une série

[16:04]

intéressante. On tombe dans un

[16:06]

Rabbit Hole Québec, vous allez voir.

[16:08]

J'étais un peu troublé. Oui, c'est vrai.

[16:10]

Parce qu'il y a un marché pour

[16:12]

les masques à gaz

[16:14]

quand même assez deep à Québec.

[16:16]

Je te laisse nous en parler. Et militaire,

[16:18]

quand je l'ai renommé le Market Mask,

[16:20]

c'est qu'au début, je regarde.

[16:22]

Bon, j'ai pas fait d'études empiriques

[16:24]

sur chaque région, mais Québec

[16:26]

sortait du lot par rapport

[16:27]

au nombre de masques affichés, du moins,

[16:29]

dans les deux dernières semaines.

[16:31]

Et là, il y a un premier respirateur roumain

[16:33]

qui est là. C'est en fait

[16:35]

que je me pose la question pourquoi il y en a autant.

[16:37]

Là, c'est un Tchéque-Slovaque

[16:40]

qui est quand même 50 dollars.

[16:41]

On a ensuite, lui, il est vieux,

[16:43]

il date vraiment de la

[16:46]

2e guerre mondiale.

[16:47]

Ça, j'étais assez...

[16:48]

J'étais confus en voyant ça. Je me disais, soit

[16:50]

c'est un instrument de torture parce qu'on voit

[16:52]

que le tuyau amène comme un bidon d'essence

[16:55]

ou un prototype de bong

[16:57]

possiblement. Oui.

[16:59]

À l'époque. Qui était bien utilisé.

[17:01]

280 dollars quand même.

[17:03]

Pas sûr que je le porterais. Oui, il échappe quand même

[17:04]

pour ça. Mais il date quand même

[17:06]

de la guerre mondiale. Un autre encore,

[17:08]

un masque militaire contre les gaz,

[17:10]

100 dollars. Il y a une inflation en plus.

[17:12]

Je ne sais pas c'est quoi les différences avec les autres.

[17:14]

Mais sinon, c'est que ça n'arrêtait pas là.

[17:17]

Il a fallu que j'arrête là.

[17:19]

Mais vous voyez, ça c'est tout.

[17:20]

Il y a quelques d'autres masques un peu rigolos.

[17:23]

Mais il y avait beaucoup de masques

[17:25]

comme ça.

[17:26]

Je sais que vous avez sûrement peut-être entendu

[17:29]

il y a la base de Valcartier

[17:30]

qui est ici évidemment. Mais il y a eu

[17:32]

4 ou 5 dudes qui ont été arrêtés

[17:34]

pour des milices. Oui,

[17:36]

pour avoir monté des milices.

[17:38]

C'est peut-être cette influence là

[17:40]

qui fait à Québec. Donc,

[17:42]

il y a quelque chose qui se prépare.

[17:44]

C'est nous qui n'est pas au courant.

[17:46]

J'étais surpris aussi de voir autant de

[17:48]

masques à gaz en vente à Québec.

[17:49]

Oui, exactement. Mais il n'y a personne

[17:52]

dans la salle qui aurait vendu des...

[17:54]

En fait, je me pose...

[17:56]

J'imagine qu'il y a un intérêt de

[17:57]

posséder le truc. Mais je ne sais pas si

[17:59]

à part collectionner quelque chose,

[18:02]

si ça sert.

[18:04]

Bonne question. Il y a un beau masque

[18:05]

de Trump. Oui, exactement. Je trouvais qu'il cadrait.

[18:07]

Mais il était à vendre aussi.

[18:11]

Politicien et sénateur.

[18:12]

Oui, il y en avait plusieurs autres.

[18:13]

Il y en avait quelques-uns quand même.

[18:15]

Si c'est la personne qui est faite, il était bon quand même.

[18:16]

Il avait du talent dans ces masques.

[18:19]

Merci pour ces belles marques.

[18:21]

Québec, ça fait plaisir

[18:24]

de casser la glace avec vous,

[18:25]

d'apprendre à se connaître un petit peu.

[18:27]

Je pense que maintenant, on est prêts

[18:28]

à se lancer dans nos vraies histoires.

[18:30]

Oui, monsieur.

[18:33]

Commençons tout de suite. Je commence

[18:35]

avec ma première histoire

[18:38]

qui a défrayé

[18:39]

les manchettes beaucoup.

[18:41]

Jeffrey Epstein. Vous avez probablement entendu

[18:42]

ce nom-là quelquefois dans les derniers mois,

[18:45]

dernières années.

[18:47]

Je voulais faire un petit parallèle parce que

[18:49]

Jeffrey Epstein a une certaine

[18:51]

historique, si on veut, avec

[18:53]

les jeux vidéo. Je voulais

[18:55]

en parler aujourd'hui vu qu'on est dans un

[18:57]

espace qui est réservé à

[18:59]

cet effet.

[19:01]

Il se trouve que Jeffrey Epstein a déjà

[19:03]

été banni d'Xbox Live. Je vous raconte

[19:05]

un petit peu l'histoire. Ce qu'on apprend,

[19:07]

c'est qu'éventuellement,

[19:09]

évidemment, il y a eu plusieurs documents

[19:11]

du département de la justice américaine qui ont

[19:13]

été rendus publics en début 2026.

[19:16]

On est encore, moi et Seb,

[19:17]

en train de les éplucher

[19:19]

d'une manière très ardue.

[19:21]

Même les New York Times ont dit que

[19:22]

eux, je crois qu'ils ont engagé 30 personnes.

[19:25]

Ça va leur prendre 4 mois

[19:28]

épluchés les Epstein Files.

[19:29]

Donc, on peut s'attendre à

[19:30]

des nouvelles comme ça encore

[19:33]

pour quelques semaines, quelques mois.

[19:35]

Mais puisqu'on a entendu parler

[19:36]

de plein de choses de Epstein

[19:38]

en lien avec même Montréal,

[19:41]

avec Guy-la-Liberté, tout ça,

[19:42]

je voulais me concentrer sur la filière

[19:44]

jeux vidéo. Ce qu'on

[19:47]

apprend dans ce

[19:49]

paquet de dossiers-là,

[19:50]

vous savez qu'on peut aussi avoir accès

[19:52]

au courriel de Jeffrey Epstein. Il y a

[19:55]

le J-Mail World

[19:56]

qui les internautes

[19:58]

ont remis, ont recréé

[20:00]

une boîte courriel J-Mail

[20:02]

avec les documents retrouvés

[20:04]

dans les documents du département de la

[20:06]

Justice américaine. Vous pouvez aller

[20:08]

vous-même pour ces documents-là,

[20:10]

c'est une chose que moi j'ai faite.

[20:12]

Et puis, son adresse,

[20:14]

l'adresse que l'utilisait à la fin, c'est

[20:16]

J-Vacation, donc un peu

[20:18]

Jeffrey en vacances.

[20:20]

Et il y a une série de courriels

[20:22]

qui ont été envoyés

[20:23]

à une certaine époque, je crois que c'était en 2013,

[20:26]

oui exactement, des courriels

[20:28]

de Microsoft, de Xbox,

[20:30]

associés à cet adresse-là,

[20:33]

comme quoi son compte avait été

[20:34]

suspendu, il avait été complètement banni de

[20:36]

Xbox Live. Et le premier

[20:38]

mail, il y en a deux qui retiennent notre

[20:40]

attention ici, il y en a un qui est

[20:42]

titré Enforcement Action,

[20:45]

il indique que Xbox

[20:46]

Live est définitivement suspendu

[20:48]

pour Arrasment, Threats

[20:50]

or Abuse of Other Players,

[20:52]

donc pour Harcèlement, Menace

[20:54]

ou Abus d'autres joueurs.

[20:56]

Et apparemment que ces accusations

[20:58]

ont été qualifiées dans le courriel de sévère,

[21:00]

répété et excessive.

[21:02]

Et donc c'est pour ça qu'on

[21:04]

l'aurait banni de Xbox

[21:06]

Live à ce moment-là.

[21:08]

Par contre, il y a un second courriel

[21:10]

qui a été envoyé le même jour,

[21:12]

qui donne un petit peu plus de contexte.

[21:14]

Il semblerait que Microsoft,

[21:16]

on est en 2013, je vous rappelle,

[21:18]

aurait suspendu vraiment

[21:20]

une grosse batch

[21:21]

de comptes à Xbox Live

[21:23]

en lien avec les fameuses listes

[21:26]

de prédateurs sexuels qu'on retrouve

[21:28]

dans différents quartiers,

[21:29]

différentes villes américaines.

[21:31]

Moi, j'étais quand même surpris

[21:33]

positivement de voir qu'il y avait eu un lien

[21:35]

entre le département de la justice

[21:37]

et Xbox Live pour suspendre

[21:40]

les prédateurs sexuels

[21:41]

à quelque part.

[21:42]

Et qu'il y avait eu vraiment

[21:45]

un lien croisé entre les deux institutions.

[21:48]

Donc, dans ce deuxième courriel-là,

[21:49]

Microsoft explique que cette suspension

[21:52]

s'inscrit dans un partenariat avec

[21:53]

le procureur général de l'État de New York

[21:56]

visant à retirer tous les

[21:57]

délinquants sexuels enregistrés,

[22:00]

des services de jeu sur la plateforme

[22:01]

dans le but de protéger les autres joueurs

[22:04]

et en particulier les enfants, bien évidemment.

[22:06]

Oui, oui, absolument.

[22:06]

Donc, Epstein, on sait qu'il a été

[22:09]

condamné en 2008 pour

[22:11]

justement des crimes sexuels,

[22:13]

a été flaggué dans la liste des délinquants sexuels

[22:15]

et c'est comme ça, en fait,

[22:16]

que par la suite, Microsoft sont arrivés

[22:18]

et ont banni son compte. C'est quand même incroyable

[22:20]

que même malgré, tu sais, ce gars-là,

[22:22]

c'était une pourriture, il continuait

[22:24]

sa pourriture à travers

[22:26]

la Xbox.

[22:28]

Ce qu'on connaît, c'était beaucoup du recrutement de filles,

[22:31]

tout ça, mais ça veut dire que

[22:32]

même sur ces plateformes-là,

[22:34]

il groomait des enfants, des jeunes filles.

[22:37]

On n'a pas le détail

[22:38]

tant que ça, mais c'est particulier.

[22:40]

Ça, c'est pas prouvé, évidemment,

[22:42]

mais tu sais, dans le sens

[22:44]

que Ray nous dit qu'il... mais oui,

[22:46]

c'est possible.

[22:48]

Il y a tellement de faits de choses en dehors

[22:50]

de la plateforme que bon...

[22:51]

Et pour qu'il te flaggue comme ça, il y a du

[22:53]

keyword qui a été détecté à quelque part.

[22:56]

Et Microsoft, ils ont toujours été très proactifs.

[22:58]

Ils ont des logiciels de détection,

[23:00]

Xbox à partir de Microsoft, ceux qui l'ignorent,

[23:02]

mais ils ont des logiciels très très

[23:04]

avancés pour détecter justement tout le contenu

[23:07]

pédopornographique.

[23:09]

Mais ça ne s'arrête pas là.

[23:10]

Il semblerait que Jeffrey Epstein

[23:12]

aussi ait eu quelques

[23:15]

misaventures avec

[23:16]

le jeu Fortnite, que vous connaissez

[23:18]

probablement aussi, qui est un jeu très populaire

[23:20]

chez les jeunes, du moins qui a été très populaire

[23:22]

un bout de temps. Et là, on tombe un petit

[23:24]

peu plus dans les

[23:26]

théories du complot ici.

[23:28]

Donc d'où vient cette histoire?

[23:30]

Encore une fois, suite à la vague de publication

[23:33]

des documents sur Epstein en début

[23:34]

de 2026, il y a des internautes

[23:36]

qui ont fouillé toutes ces activités en ligne,

[23:39]

dont moi aussi.

[23:40]

Et ils se sont rendu compte qu'il y avait plusieurs

[23:43]

comptes associés à un

[23:44]

pseudo qui est Little

[23:46]

Saint Jeff One.

[23:48]

Donc on se rappelle que l'île

[23:50]

de Jeffrey Epstein, c'est Little

[23:52]

Saint James. Donc j'imagine que lui

[23:54]

a voulu faire un genre de jeu de mots avec

[23:56]

son propre nom et son île.

[23:58]

Donc Little Saint James,

[24:00]

Little Saint Jeff, pardon.

[24:02]

Et là-dessus, quand on fouille là-dedans

[24:04]

avec ce pseudo-là, on trouve plein de choses.

[24:06]

On se rend compte que Jeffrey

[24:08]

aimait beaucoup se commander des

[24:10]

matchs de UFC, par exemple.

[24:13]

Des choses comme ça. Donc c'est

[24:14]

toutes des choses qu'il faisait avec ce pseudo,

[24:16]

Little Saint Jeff. Et d'ailleurs, dans

[24:18]

son, c'est drôle parce que

[24:20]

j'ai épluché les courriels envoyés à

[24:22]

cette adresse-là. Et puis à un moment donné, il écrit

[24:24]

à Yahoo. Lui-même écrit à Yahoo

[24:26]

pour lui dire, j'ai été

[24:28]

hacké. Il semblerait que ce compte-là

[24:30]

qu'il avait était souvent hacké.

[24:32]

Il a eu beaucoup de problèmes avec ça.

[24:34]

Et il donne ses mots de passe

[24:36]

en fait dans le courriel. Dans le courriel?

[24:37]

Oh mon Dieu, wow! Et le mot de passe

[24:40]

pour Little Saint Jeff, qui était enregistré

[24:42]

chez Yahoo, était Mermaid.

[24:45]

Sirène.

[24:46]

Je ne sais pas si c'est quelque chose à déduire.

[24:49]

À déduire de ça.

[24:50]

Mais bref, c'était son mot de passe pour

[24:51]

Little Saint Jeff. Bref, je reviens à Fortnite.

[24:54]

C'est qu'en faisant le tour

[24:56]

des Epstein Files, on se rend compte qu'il y a

[24:57]

un courriel qui a été envoyé pour

[25:00]

justifier une dépense. Et sa dépense

[25:02]

c'est 25 dollars

[25:04]

en monnaie Fortnite.

[25:05]

Ce qu'on appelle les V-Bucks.

[25:07]

Donc il aurait acheté pour 25 et 95

[25:09]

dollars de monnaie Fortnite

[25:12]

en 2019. On se rappelle

[25:13]

qu'il est mort en 2019 aussi.

[25:16]

Mais dans la dernière année

[25:18]

de sa vie, s'il est bel et bien mort,

[25:20]

bien sûr, il aurait acheté

[25:22]

de la monnaie de Fortnite.

[25:24]

Mais à ce moment-là, dans ce courriel-là,

[25:25]

tout est caviardé. On ne sait pas à qui il envoie

[25:27]

ce message-là. Mais

[25:30]

c'est ça. C'est toute mention

[25:31]

dans un échange comme quoi il aurait acheté

[25:33]

des billets de la monnaie de Fortnite.

[25:36]

Après, les gens comme nous, les enquêteurs

[25:37]

en ligne, quelque part, se sont mis

[25:39]

à taper son pseudo LittleSaintGeoff1

[25:42]

et essayer de le voir dans les

[25:43]

bases de données publiques. Est-ce qu'il y avait d'autres stats?

[25:45]

Est-ce qu'il y avait d'autres données en lien avec ça?

[25:48]

Et imagine-toi donc Seb

[25:49]

qu'il y avait un compte Fortnite

[25:52]

actif lié à

[25:54]

LittleSaintGeoff1, son pseudo.

[25:55]

Et ce compte-là a été

[25:58]

géolocalisé en Israël.

[25:59]

Il aurait été encore actif en

[26:01]

2025. Oh, c'est sûr qu'il n'est pas mort!

[26:03]

Donc 6 ans après sa mort, imagine-toi

[26:06]

donc. Donc à partir de là,

[26:07]

il y a plein de théories qui ont décollé,

[26:10]

notamment Epstein n'est pas mort,

[26:12]

mais il vit en Israël, il joue

[26:13]

à Fortnite.

[26:15]

Évidemment, ça occupe les mots. L'Internet c'est

[26:17]

enflammé. Ça occupe la journée. Et c'est probablement

[26:19]

ça l'hypothèse la plus plausible,

[26:21]

vous savez. Et là, les posts, évidemment,

[26:23]

deviennent viraux sur X, TikTok,

[26:25]

Instagram et autres, avec cette rumeur-là,

[26:28]

avec des photos trafiquées d'Epstein à Tel Aviv,

[26:31]

des spéculations sur

[26:32]

ces liens avec des personnalités

[26:34]

israéliennes. Mais par contre,

[26:36]

le tout s'est arrêté lorsque les gens de

[26:38]

Epic Games de Fortnite

[26:40]

ont sorti une réponse

[26:42]

officielle, dans le fond. Oh, quand même!

[26:44]

Puis eux, ils disent que c'est un canular.

[26:47]

C'est un utilisateur

[26:48]

de Fortnite qui a créé le pseudo

[26:50]

une fois que le

[26:52]

pseudo a été connu du reste d'Internet.

[26:54]

Lui, il est allé et il a créé un

[26:56]

pseudo sur Fortnite qui est probablement basé

[26:58]

pour vrai en Israël.

[27:00]

Et tout ça a été monté

[27:02]

en épingle. Mais bref,

[27:04]

ça contribue un peu

[27:06]

tout au mystère autour de la

[27:08]

mort de Jeffrey.

[27:10]

On a retrouvé aussi un profil YouTube

[27:12]

sous le même pseudo.

[27:14]

Puis je vous le montre ici, le fameux

[27:16]

courriel des V-Bucks. C'est tout simplement

[27:18]

ça, 25 et 95.

[27:20]

For V-Bucks on Fortnite.

[27:23]

Et ça s'arrête tout simplement là.

[27:24]

Ok, mais c'est 2019.

[27:26]

Je ne me rappelle plus quand il avait été emprisonné,

[27:28]

mais tu vois qu'il jouait un petit peu avant.

[27:30]

Je ne me souviens pas de sa prison.

[27:32]

Non, je ne pense pas.

[27:34]

C'est encore drôle.

[27:36]

C'est arrangé pour jouer à partir de la prison.

[27:38]

Mais ce qu'on apprend aussi, c'est qu'il y a

[27:40]

une chaîne YouTube avec le même pseudo.

[27:42]

Et puis étrangement, cette chaîne-là

[27:44]

est disparue de la Wayback Machine.

[27:46]

Donc des archives de l'Internet.

[27:48]

Ça, c'est un outil que moi et Seb

[27:50]

on utilise souvent pour aller voir des vieilles pages

[27:52]

qui auraient été supprimées. Donc évidemment,

[27:54]

sa page YouTube a été supprimée.

[27:55]

Et même quand on va voir sur la Wayback Machine,

[27:57]

sur les archives de l'Internet,

[27:59]

on ne trouve pas cette page-là. On voit qu'il y a eu

[28:01]

des sauvegardes. Même quand on clique sur les sauvegardes,

[28:04]

on ne les trouve pas. Donc encore une fois,

[28:06]

il enlève les problématiques,

[28:07]

les plus problématiques.

[28:09]

Et là, je voulais terminer avec une petite,

[28:12]

terminer cette histoire-là, du moins,

[28:14]

avec un petit clin d'œil à la ville de Québec.

[28:16]

Saviez-vous, vous,

[28:18]

Québec, vous pensez que vous êtes safe

[28:19]

dans les Epstein Files?

[28:22]

Vous pensez que vous êtes clean?

[28:23]

On a vu beaucoup Guy La Liberté

[28:26]

et tout ça.

[28:27]

Montréal, il aimait bien venir à Juste Pour Rire

[28:29]

au festival avec ses amis

[28:31]

à la F1, tout ça. Mais Québec,

[28:33]

on n'a pas vu sortir de grand-chose.

[28:35]

Il n'est pas venu au FEC.

[28:37]

Oui, c'est vrai.

[28:40]

Sachez que malgré

[28:41]

tout ce que les médias traditionnels disent,

[28:44]

il aurait fallu un podcast

[28:45]

dans un bar de jeux vidéo pour que vous appreniez

[28:47]

à quel point vous avez été éclaboussé, Québec,

[28:50]

par les Epstein Files.

[28:52]

Parce que...

[28:54]

Là, vous allez voir, ça va faire mal

[28:55]

l'ambiance. Imaginez-vous

[28:57]

que Epstein et sa gang ont ri de vous,

[29:00]

Québec, en raison

[29:02]

d'une tempête de neige

[29:03]

que vous avez reçue quelque part

[29:06]

en 2012. Donc, il y a eu

[29:08]

des courriels de forwarder à Jeffrey Epstein

[29:10]

expliquant que

[29:12]

So you want to whine about winter?

[29:14]

Vous voulez vous plaindre de l'hiver?

[29:16]

Regardez Québec City Canada!

[29:18]

Et là, les gens

[29:20]

de Québec lui envoient des photos

[29:22]

des... Vous voyez, des photos

[29:24]

de bancs de neige qui ont été prises lors

[29:26]

de cette tempête-là. Parce que Epstein,

[29:27]

résident à New York, eux aussi, ont eu une bonne tempête.

[29:30]

Mais il y a des gens de Québec,

[29:32]

de ses amis qui habitaient à Québec,

[29:34]

qui lui ont envoyé des photos

[29:36]

du lendemain de la tempête.

[29:38]

Donc, ils ont eu beaucoup de plaisir,

[29:39]

ils ont creusé un tunnel, ils ont même, tu sais,

[29:42]

fait un petit jacuzzi.

[29:43]

C'est ça, c'est ça.

[29:45]

On se sent sur la Epstein Island.

[29:47]

Elle a des pisans de Guilhaine.

[29:49]

Oui, et puis je voulais mettre celle-là aussi

[29:51]

où ils se sont fait une petite place

[29:53]

en short pour aller chiller

[29:55]

sur la balançoire.

[29:57]

C'est toutes des photos de Québec

[29:59]

qui ont été envoyées à Jeffrey Epstein

[30:01]

en lendemain de tempête.

[30:03]

Et Jeffrey, lui, il dit

[30:05]

« Ah, j'arrive pas à lire.

[30:08]

Je comprends qu'on n'en a pas eu autant

[30:09]

de nous ici. »

[30:13]

C'est sur votre dos, Québec City.

[30:14]

Et sur le dos de votre tempête

[30:16]

que vous avez eue. Vous vous doutiez pas, hein?

[30:19]

Mais d'où est-ce qu'ils viennent,

[30:21]

ces courriels-là? Comment ça Jeffrey

[30:23]

a des amis à Québec? Comment ça?

[30:25]

Il a eu des photos de votre tempête

[30:26]

de neige envoyées jusqu'à lui

[30:28]

pour qu'il se moque de vous,

[30:30]

vraiment solidement. C'est que ces gens-là,

[30:33]

j'ai fouillé, j'ai fouillé vraiment

[30:34]

ce que les médias traditionnels n'ont pas fait.

[30:37]

Moi, j'ai fouillé.

[30:38]

Et il se trouverait que ces gens-là

[30:41]

sont des membres d'une compagnie

[30:43]

qui s'appelle Avera, qui offre

[30:45]

des services un peu spirituels,

[30:47]

des santé. Généralement, quand tu mélanges

[30:49]

les deux, c'est pas bon signe.

[30:51]

Et puis, il y aurait des membres de cette compagnie-là

[30:53]

qui résideraient à Québec.

[30:56]

Et Jeffrey serait membre,

[30:58]

comment dire, serait abonné à leur newsletter.

[31:00]

Et il lui aurait envoyé

[31:01]

affectueusement ces photos

[31:03]

de la tempête de neige.

[31:04]

Ah, voilà, t'as découvert.

[31:06]

Donc, Québec, j'espère que vous êtes fâché

[31:08]

de tout ça. J'espère que

[31:10]

vous allez en parler lundi matin

[31:13]

au travail autour de la machine à café,

[31:16]

mais fortement

[31:17]

éclaboussé dans les heppes, c'était une phase.

[31:19]

Je vous le confirme.

[31:20]

Ça va avoir la première part du journal de Québec.

[31:21]

C'était ma première histoire.

[31:23]

Contour, maintenant.

[31:30]

Une petite thématique, jeu vidéo

[31:31]

et mort, tiens.

[31:33]

Oui, quel hasard. Oui, aujourd'hui,

[31:35]

je vais vous parler de Berserk,

[31:38]

qui est pas si simple à prononcer,

[31:39]

mais avec le temps, on s'habitue.

[31:41]

Berserk, oui, c'est ça.

[31:43]

J'aime bien dire Berserk, mais

[31:45]

ça va être Berserk. C'est que

[31:47]

j'appelle la borne qui tue.

[31:49]

Et là, mon histoire, on se déplace

[31:51]

un samedi soir, le 3 avril

[31:54]

1982, à Calumet

[31:56]

City, dans l'Illinois.

[31:58]

Vers 20h30,

[32:00]

Peter Bokoski

[32:01]

rentre au Friar Tox

[32:03]

Game Room

[32:04]

avec un ami. Ça, juste pour vous dire,

[32:07]

c'est la devanture d'aujourd'hui,

[32:09]

parce qu'en 1982, il n'y avait pas de

[32:11]

Google Street View. C'était beaucoup plus

[32:13]

dur de reprendre une image de l'époque,

[32:15]

mais le commerce

[32:17]

existe toujours.

[32:19]

Et là, il y a 18 ans, notre cher Peter,

[32:21]

il vit, lui, à South Holland,

[32:23]

qui est une banlieue sud de Chicago.

[32:25]

C'est un bon élève.

[32:27]

Il a des bonnes notes. Il veut devenir,

[32:28]

il veut aller en médecine et tout ça. Un peu

[32:30]

à l'époque des années 80,

[32:33]

les parents, souvent, avaient tendance à

[32:35]

qu'il allait dans les arcades, comme c'était un peu

[32:38]

pas un sport de bums,

[32:39]

mais un peu...

[32:41]

C'était dangereux. C'était dangereux, exact.

[32:43]

Faut se faire manipuler par la machine. Oui, c'est ça.

[32:45]

Mais lui, il n'y a rien de tout ça. Il n'est pas sous la drogue,

[32:47]

l'alcool ou quoi que ce soit.

[32:49]

Sauf que cette journée-là,

[32:50]

il va rentrer... En fait, il ne fait pas

[32:52]

rien de différent que tous les autres ados,

[32:54]

sauf que cette journée-là, il va rentrer dans l'histoire

[32:56]

des jeux vidéo, mais pas par la porte, qu'on pense.

[32:59]

Dans la salle, il y a du bruit,

[33:01]

il y a des machines,

[33:02]

puis il y a des voix aussi synthétiques

[33:04]

qui percent l'air.

[33:05]

Puis il y a une borne de jeu qui s'appelle

[33:08]

Berserk, qui détourne

[33:10]

un peu du lot. Oui, c'est ça. Je voulais vous montrer

[33:11]

un peu l'ambiance de l'époque avec les coupons,

[33:13]

puis même les rabais.

[33:15]

Oui, parce que Seb a pris son devoir très sérieusement.

[33:18]

Je pense qu'il a 40 slides par histoire.

[33:20]

Faut que tu me guides un peu.

[33:22]

Merci d'être avec nous un samedi

[33:23]

à regarder les Tours Point, en passant.

[33:26]

C'est un peu pédagogique.

[33:27]

C'est sympa de votre part.

[33:28]

À quelque moment, je suis enseignant,

[33:31]

donc j'ai ramdé ça. Non, plus sérieusement.

[33:34]

C'est ça, cette entreprise.

[33:35]

En fait, cette machine-là, elle existe

[33:37]

depuis 1980. Cette borne-là,

[33:39]

Berserk, c'est Stern

[33:40]

Electronics, qui ont sorti

[33:42]

le tout. Ce qui était particulier

[33:45]

à l'époque, c'était un jeu très stressant,

[33:47]

agressif. C'était des labyrinthes, des robots

[33:49]

armés. Puis

[33:50]

la borne, elle parlait.

[33:52]

Ce qui était à l'époque, il n'y avait pas de

[33:54]

borne qui parlait. Puis il y avait intégré une

[33:56]

technologie de voix synthétique. Puis

[33:58]

elle pouvait dire jusqu'à 30 mots.

[34:00]

C'était une des premières bornes

[34:02]

qui utilisaient la synthèse

[34:04]

vocale comme ça.

[34:06]

Puis elle pouvait t'interpeller si tu passais tout près.

[34:07]

Oui, quand tu passes devant, entre autres,

[34:10]

sa phrase clé, c'est

[34:11]

« coins detected in pockets ».

[34:14]

Puis elle disait ça quand tu passais.

[34:16]

Des fois, quand tu jouais, elle

[34:17]

pouvait te dire « reste

[34:20]

et bats-toi comme un robot ».

[34:22]

Ou elle pouvait aussi lancer des

[34:24]

morceaux et tout ça. Mais ce qui était quand même…

[34:26]

Est-ce qu'elle pouvait te dire « no coins detected

[34:28]

in pockets » ? Mettons que tu n'as pas

[34:30]

une scène sur tout. Inflation.

[34:32]

Chémen. Non.

[34:34]

Non, elle n'était pas allée jusque-là.

[34:36]

Mais dans les années 80, c'était quand même assez

[34:43]

innovateur.

[34:43]

Merci.

[34:44]

Merci Mike.

[34:45]

Merci de me donner les mots. Tu pouvais faire

[34:47]

jusqu'à 64 000 tableaux.

[34:50]

Puis il y avait une technologie photo-optique

[34:52]

aussi, même pour le joystick. Ça permettait de déplacer

[34:54]

des images dans 8 directions différentes. Ça

[34:55]

n'a l'air de rien, mais dans les années 80, c'était hyper

[34:57]

complexe. Et notre cher Peter, je reviens à

[34:59]

Peter, lui, il joue environ

[35:01]

une quinzaine de minutes. C'est

[35:03]

pas beaucoup, mais c'est assez…

[35:06]

Pendant sa game de 15 minutes,

[35:07]

il a laissé deux fois un top score

[35:12]

dans cette

[35:12]

borne-là. Puis à l'époque,

[35:13]

c'était une des seules bornes qui était capable

[35:15]

de garder jusqu'à 5 scores, même quand

[35:17]

tu la débranchais. Ça fait que c'était

[35:19]

quand même aussi une technologie. Puis ça aussi,

[35:21]

je vous ai fait un petit gif animé, puisqu'on n'avait pas de vidéo,

[35:24]

pour que vous voyiez un peu le

[35:26]

jeu. Un jeu très élaboré.

[35:27]

Oui, 1980.

[35:30]

Et il joue 15 minutes,

[35:31]

il bat des scores, il s'en va de là,

[35:34]

il s'en va sur une autre machine,

[35:36]

et dès qu'il rentre, il met

[35:37]

les 25 scores. Ah oui, avant, je voulais vous parler de

[35:39]

Evil Auto. Le petit

[35:42]

bonhomme rouge, c'est que dès que tu

[35:43]

t'arrêtes… Parce que le point

[35:45]

que je ramène souvent, c'est que le jeu, il est

[35:47]

stressant. Retenez ça. C'est que dès que

[35:49]

tu t'arrêtes, Evil Auto, il veut

[35:51]

te pourchasser, puis il va essayer

[35:53]

de t'expulser de l'écran.

[35:56]

Là, il se déplace, c'est ça, il met

[35:58]

d'autres monnaies

[35:59]

dans une autre borne, qui n'a jamais été

[36:01]

nommée quel jeu, puis il s'écroule

[36:03]

à terre. Oh, OK.

[36:06]

L'ado en question, là. Oui,

[36:07]

exact. Peter Bokowski,

[36:09]

il a 21 heures, il est déclaré mort.

[36:12]

Sauf que là,

[36:14]

c'est trop bizarre. Il vient de jouer

[36:15]

à un jeu vidéo, il tombe mort.

[36:17]

Avec des grands titres comme ça.

[36:19]

Exactement. Le lendemain matin, il est mort

[36:21]

à 21 heures, le lendemain, ça n'a pas été

[36:23]

long. Il y avait plein

[36:25]

d'une de journaux, et c'est

[36:27]

toujours pas fait en plus, qui disait

[36:29]

justement

[36:30]

qu'il était tué. Young dies after

[36:33]

video game, teens play games

[36:35]

dies. Il y a tout ça.

[36:37]

À l'époque, même encore aujourd'hui,

[36:39]

on l'entend moins un peu que les jeux

[36:41]

vidéo, c'est mauvais et tout ça, mais

[36:43]

à cette époque-là,

[36:45]

c'était encore, tu sais, c'était les premières années

[36:46]

de Nintendo, même. C'était pas

[36:49]

le temps de démocratiser. Il y avait le jeu

[36:51]

Polybius, aussi. Oui, il y a eu un jeu

[36:52]

quand même assez mythologique, là, où il y a des gens

[36:54]

qui étaient morts en jouant.

[36:57]

C'était plus attribuable à des crises

[36:58]

d'épilepsie, là, au final. Mais bon,

[37:01]

il y avait déjà un peu dans l'esprit,

[37:03]

dans l'esprit collectif,

[37:05]

comment dire,

[37:06]

cette pensée comme quoi les jeux vidéo pouvaient

[37:08]

tuer, contrôler la pensée.

[37:11]

Exact, exact. Puis là, les médias arrivent,

[37:13]

et le propriétaire du

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fric, du Friar

[37:17]

Talks, pardon, Tom Blanky,

[37:19]

à l'époque, il donnait des entrevues, puis lui

[37:21]

même, il fallait qu'il se défendre un peu de

[37:23]

ça, parce qu'il était un peu pas accusé,

[37:25]

mais indirectement, c'est comme si on accusait

[37:27]

le jeu vidéo et tout ça.

[37:29]

Puis lui même, la première entrevue qu'il a dit,

[37:31]

je pense qu'il y a un problème cardiaque,

[37:33]

préexistant, le gars, parce que tu peux pas

[37:35]

mourir, mourir comme ça.

[37:37]

Mais finalement, quelques jours plus tard,

[37:39]

semaines plus tard, ils font l'autopsie.

[37:41]

Puis c'est là qu'on se rend compte que

[37:43]

les premiers, aux premiers abords,

[37:46]

si tu changes de slide,

[37:47]

aux premiers abords,

[37:49]

je voulais vous montrer la borne au complet.

[37:51]

Je suis en retard dans les slides, Seb.

[37:53]

C'est de ma faute, c'est de ma faute.

[37:55]

C'est un documentaire que tu...

[37:57]

Oui, exact.

[37:59]

Netflix nous attend tantôt.

[38:00]

Mais plus sérieusement, c'est ça, puis au départ,

[38:03]

l'autopsie ne donnait pas de problèmes

[38:05]

directs, sauf que

[38:06]

ils se sont rendu compte. En fait, il y avait pas de blocage

[38:09]

cardiaque ni de trace d'artérosclerose.

[38:12]

Mais, par contre,

[38:13]

ils ont vu une cicatrice sur le cœur

[38:15]

qui datait d'au moins deux semaines

[38:17]

avant le drame.

[38:18]

Puis ça, c'est une inflammation du muscle

[38:20]

cardiaque, ce qu'on appelle une myocardite.

[38:23]

Donc, en fait,

[38:25]

ce qu'il faut comprendre, c'est que

[38:27]

le stress du jeu vidéo,

[38:29]

en fait, le coroner, ce qu'il dit, c'est que

[38:31]

c'est pas le jeu vidéo en tant que tel qu'il l'a tué,

[38:33]

mais il y avait une prédisposition

[38:34]

à mourir. C'est qu'il aurait pu...

[38:37]

le jeu vidéo a fait partie du drame,

[38:38]

mais il aurait pu courir après l'autobus,

[38:41]

se chicaner avec quelqu'un,

[38:44]

tomber, puis avoir

[38:45]

un stress, puis il serait mort quand même.

[38:47]

Sauf qu'il est mort en jouant

[38:48]

à un jeu vidéo. On a fait

[38:51]

cette corrélation-là

[38:53]

à l'époque, mais finalement, c'est qu'il y avait

[38:54]

une prédisposition

[38:58]

cardiaque. Et là,

[38:58]

ce que je veux vous amener, c'est qu'il y a quand même un docteur

[39:01]

à l'époque qui a étudié,

[39:02]

qui avait sous la mire que le jeu vidéo

[39:04]

pouvait stresser,

[39:07]

puis il a étudié

[39:08]

le coeur. En fait, c'est Robert S.

[39:11]

Elliott,

[39:12]

qui a écrit un livre, entre autres,

[39:14]

sur le stress, puis j'aime beaucoup

[39:16]

son titre « How to lighten your load

[39:18]

and save your life ».

[39:21]

Dans le fond, lui,

[39:22]

ce qu'il dit, c'est qu'il a étudié mille joueurs

[39:24]

quand même, puis il a remarqué que quand tu joues,

[39:27]

certains joueurs, leur battement

[39:28]

cardiaque augmentait de

[39:30]

60 battements par minute. C'est quand même

[39:32]

très intense. La pression artérielle

[39:34]

pouvait atteindre 220

[39:36]

en moins d'une minute.

[39:38]

Donc, il disait que même une personne

[39:40]

sur trois représentait une réaction

[39:42]

physiologique forte au stress mental

[39:44]

quand il jouait à des jeux.

[39:46]

Mais si on se dit des vraies affaires, je ne suis pas

[39:48]

surpris parce que moi-même, quand je jouais à des jeux,

[39:50]

je me manche la langue parce que je suis

[39:52]

stressé. Puis des fois, j'ai mal à

[39:54]

la langue parce que je m'en rend

[39:56]

compte que je suis tellement dedans que

[39:58]

je comprends pourquoi, ce que ça fait,

[40:00]

mais là, ça a été démontré quand même par

[40:02]

la science. Donc, ça explique,

[40:04]

le jeu explique, ce n'est pas le jeu en tant que

[40:06]

tel, mais c'est ça. Mais

[40:08]

le problème avec cette légende-là

[40:10]

de Berserk...

[40:12]

Et lui, ce monsieur-là?

[40:13]

Ah oui, si j'y arrive, c'est ça, c'est lui.

[40:16]

Je l'appelle mort fantôme,

[40:18]

en fait, c'est que

[40:20]

c'est supposément, avant,

[40:22]

notre ami Tom,

[40:23]

Peter, qui est mort, il y aurait

[40:26]

eu Jeff Daly, qui serait mort

[40:28]

au Daily, selon les versions

[40:30]

ou selon les sources. Lui, en janvier

[40:32]

81, c'était un homme de 19 ans,

[40:35]

lui aussi, ce serait

[40:36]

effondré, mais ça serait devant

[40:38]

sur la borne Berserk, mais

[40:40]

il jouait un jeu et son score était

[40:42]

de 16 660.

[40:45]

Et étant donné, il y

[40:46]

avait le 666,

[40:49]

supposément qu'il

[40:50]

serait mort à cause de ça.

[40:53]

Je comprends. Puis ça, c'est une

[40:54]

rumeur, mais par contre, quand on fouille,

[40:56]

il n'y a absolument rien, c'est vraiment,

[40:58]

même, il y a des gens qui ont fouillé dans les

[41:00]

registres de décès, puis il y a un

[41:02]

Jeffrey Allen Daly, de 19 ans,

[41:04]

qui est mort en mai 81, mais il est

[41:06]

mort d'un accident de voiture.

[41:08]

Il n'est pas mort du tout de ça, mais sur internet,

[41:10]

quand tu googles, souvent,

[41:12]

tu vas voir, ah, il y a deux personnes de mort

[41:14]

à cause de la borne,

[41:16]

de la borne Berserk, ce qui est faux, en fait, c'est une

[41:18]

fausse rumeur. Puis si je continue

[41:20]

avec le karma de l'endroit,

[41:22]

ce qui était Friar Talk

[41:23]

Game Room,

[41:26]

ben eux, plusieurs années plus tard,

[41:28]

en mars 88,

[41:29]

il y a eu un autre drame qui est arrivé dans

[41:31]

la même salle d'arcade, mais là,

[41:33]

ce n'est pas un jeu qui a tué quelqu'un,

[41:35]

c'est plutôt Edward

[41:38]

Clark Jr., 17 ans,

[41:40]

qui s'est fait poignarder,

[41:41]

en fait, dans le...

[41:44]

Ben oui, je vois ça à Calumet City,

[41:46]

encore. Oui, encore, dans la même arcade,

[41:47]

c'est ça, c'est comme si elle avait un drôle

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de karma, un peu la mort qui...

[41:52]

Elle attire un peu la mort, puis encore,

[41:54]

une fois, ça nourrit, c'est aussi

[41:56]

à Distorsion, on travaille beaucoup sur les

[41:58]

complots, les complots à l'ère numérique,

[42:00]

mais justement, souvent, cette

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théorie-là, ça dit que

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trois personnes sont mortes à cause, tu sais,

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de la borne de Berserk, mais ce qui est

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totalement faux, il y a une seule personne,

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c'est pas directement à cause, mais tu vois

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que tout s'enchaîne un peu autour de ça. Ben oui.

[42:14]

Il y a un drôle de karma par rapport

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à cette place-là.

[42:19]

Voilà, OK.

[42:20]

Merci Seb pour cette histoire

[42:24]

sur

[42:24]

le jeu Berserk,

[42:26]

mais on nous dit que

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André, le propriétaire du

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bar ici, nous dit qu'il y a presque

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pas de gens qui meurent en jouant des jeux

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vidéo ici. Presque pas, oui. Tu sais,

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il y a 4-5 peut-être dans le dernier mois,

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mais c'est un événement assez rare,

[42:39]

donc vous pouvez quand même jouer

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aux jeux sans problème,

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puis ils n'ont pas le jeu Berserk ici.

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Oui, ben oui, je serais curieux parce que Atari a racheté

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les droits aussi. C'est aussi dans les fausses rumeurs,

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ça te dit, ça appartenait à Atari, mais Atari

[42:51]

on rachetait les droits beaucoup plus tard.

[42:53]

Bon, merci pour ça Seb.

[42:56]

J'enchaîne avec ma dernière

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histoire, et il va t'en

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rester une après. Je reste

[43:01]

dans la thématique des jeux vidéo ici,

[43:04]

puis à Distorsion, on traite

[43:06]

en ce moment, si vous écoutez notre podcast,

[43:07]

on est sur une miniserie

[43:09]

sur les théories du complot. Donc,

[43:11]

on démonte, on débunk certaines

[43:13]

théories, et une de celles qui nous

[43:15]

passionne vraiment beaucoup, c'est la théorie

[43:17]

de la simulation. Donc, est-ce qu'on

[43:19]

vit dans une simulation, est-ce qu'on vit dans

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un jeu vidéo géant

[43:24]

créé par un

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programmeur ou quelque chose comme ça,

[43:28]

et une théorie intéressante

[43:29]

qui nous rapproche du jeu vidéo, c'est

[43:32]

la théorie des NPC.

[43:33]

Oui. Donc, les personnages non-joueurs,

[43:35]

les non-playable characters,

[43:37]

et c'est comme une partie

[43:39]

un peu de la théorie de la simulation.

[43:42]

Je vous en parle un peu. L'idée,

[43:43]

c'est que certaines personnes autour de nous

[43:46]

ne seraient pas réelles à quelque part.

[43:48]

Donc, ils seraient, ces gens-là

[43:50]

seraient

[43:51]

un peu des figurants dans le

[43:53]

film de notre vie. Un peu comme vous.

[43:56]

Dans notre propre simulation,

[43:58]

chacun, on est notre personnage principal,

[44:00]

et certaines personnes autour de nous sont

[44:01]

des NPC. Tu sais,

[44:03]

quand on prend le métro ou l'autobus,

[44:06]

il y a ben trop de monde, je sais pas

[44:07]

si ça t'es déjà... Oui, toujours.

[44:09]

Il y a des fois des gens que je croise à chaque fois,

[44:11]

puis je me dis, si je les suivais,

[44:14]

où est-ce que je me retrouverais? Oui, oui.

[44:15]

D'après moi, ils finissent tous dans le Orange Julep.

[44:18]

Oui.

[44:19]

C'est sûr. Ils finissent tous dans un endroit

[44:21]

comme ça. Ils viennent de la chair associée.

[44:23]

Ils allaient tous rentrer dans le Orange Julep.

[44:27]

En fait, c'est pour vrai,

[44:29]

on n'en parle en rien, mais il y a vraiment,

[44:31]

quand on pousse un peu cette théorie de la simulation-là,

[44:33]

il y a vraiment une variante importante au niveau

[44:36]

des NPC.

[44:38]

Et dans cette variante-là,

[44:40]

justement, notre monde,

[44:42]

nous, on est des joueurs

[44:44]

qu'on est contrôlés par une

[44:45]

conscience extérieure, tout ça.

[44:47]

Mais il y a d'autres personnages non-joueurs

[44:49]

qui seraient des simples figurants

[44:51]

générés par une simulation pour remplir le décor

[44:54]

ou servir un peu des quêtes secondaires

[44:56]

aux vrais joueurs.

[44:58]

Et il y a même des vrais vulgarisateurs

[45:00]

dont Rizwan Virk

[45:01]

du MIT, le réputé

[45:03]

université,

[45:05]

qui parle de cette distinction

[45:08]

entre le clair entre les joueurs réels

[45:10]

et les NPC

[45:11]

dans sa théorie de la grande simulation.

[45:16]

sur Internet, évidemment, le tout

[45:18]

explosé, c'est-à-dire WarChan, Reddit

[45:20]

et tout ça. Il y a même des memes

[45:21]

un peu NPC qui servent à désigner des gens

[45:24]

qui sont un peu programmés,

[45:26]

sans esprit critique,

[45:27]

sans vie intérieure,

[45:30]

un peu comme des, justement,

[45:32]

des gens qu'on va croiser dans Zelda

[45:34]

ou dans GTA.

[45:36]

qui vont nous vendre quelque chose

[45:38]

ou nous renseigner sur quelque chose.

[45:40]

Et il y a une approche

[45:42]

philosophique même qui a été creusée

[45:43]

autour de ça, où on parle de ces gens-là

[45:45]

comme étant des zombies philosophiques.

[45:48]

Gros mot, hein?

[45:50]

Mais en philosophie de l'esprit,

[45:52]

il y a des gens qui ont fait

[45:53]

des théories là-dessus, comme quoi il y aurait des zombies

[45:56]

philosophiques, c'est-à-dire

[45:57]

des gens qui se comportent exactement comme nous

[46:00]

mais sans

[46:01]

réelle conscience à l'intérieur.

[46:04]

Donc, ça devient quand même assez troublant.

[46:07]

Et comment il serait créé, en fait,

[46:08]

ces joueurs-là?

[46:09]

Dans les croyances, il y a un peu deux modèles

[46:12]

récurrents. Il y a le modèle

[46:14]

jeux vidéo, optimisation de

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ressources. Moi, j'ai déjà travaillé

[46:18]

ici même à Québec, chez Ubisoft,

[46:20]

sur le boulevard Charest.

[46:22]

Et c'était commun

[46:24]

en level design de jeux vidéo.

[46:26]

Par exemple, c'est sûr que

[46:27]

si tu ne vois jamais à l'écran

[46:29]

l'arrière d'un building, rien ne

[46:31]

va te faire de le texturer,

[46:33]

de le rendre beau. D'ailleurs, j'aimerais ça que quelqu'un tire

[46:36]

la machine de Mortal Kombat là-bas

[46:37]

pour nous vérifier si elle est belle et bien

[46:39]

texturée.

[46:41]

C'est pas une machine

[46:43]

PC. Parce que

[46:45]

cette théorie-là s'étend même

[46:47]

jusqu'au décor, le décor dans lequel

[46:49]

on vit. On se rappelle un petit

[46:52]

peu le show Truman, par exemple,

[46:55]

où vraiment Jim Carrey

[46:56]

se retrouvait dans cette espèce de dome

[46:57]

où vraiment l'environnement est délimité.

[46:59]

Tu ne peux pas aller plus loin qu'une certaine zone.

[47:03]

Aussi, au niveau du

[47:04]

décor, si on

[47:05]

tient compte du fait que notre vision est

[47:07]

d'à peu près 20 millimètres en objectif

[47:10]

de caméra par exemple,

[47:11]

ce qui est sur les côtés est un petit peu plus

[47:13]

flou, ça fait du sens que quand on

[47:15]

tourne notre tête, je te vois

[47:18]

plus net, mais je vois mes extrémités un petit peu plus.

[47:20]

Oui, oui, oui.

[47:21]

Ça tiendrait au décor aussi,

[47:24]

c'est ce qu'on appelle l'œil.

[47:25]

Oui, exactement, cette théorie-là.

[47:28]

Ce que j'ai bien aimé

[47:30]

aussi comme terme,

[47:32]

c'est qu'apparemment

[47:34]

que c'est justement pour sauver

[47:35]

des ressources dans ce grand jeu qui est

[47:37]

la simulation.

[47:39]

Justement, il y a des gens qui vont faire

[47:41]

des gens qu'on appelle,

[47:44]

j'aime bien le terme, qu'on appelle

[47:45]

des personnages à faible calcul

[47:48]

dans la vie. Je suis sûr que vous n'avez tous

[47:49]

dans votre famille. Oui, oui.

[47:52]

Moi, par exemple, ici,

[47:53]

je suis le personnage principal de ma propre simulation

[47:55]

et vous êtes des êtres à faible calcul,

[47:57]

tu sais, dans ma simulation.

[48:00]

Et là, tous les gens ont cité la salle

[48:01]

suite à cette insulte.

[48:03]

Donc, il y a ce modèle-là.

[48:06]

Il y a aussi un modèle nouvel âge

[48:07]

qui s'est accroché à ça,

[48:09]

disant que justement, il y a un peu

[48:11]

un « central casting »,

[48:13]

un casting central de la

[48:15]

simulation. Oui, oui, oui.

[48:16]

Il y a certaines personnes qui ont littéralement été castées

[48:19]

comme des personnages secondaires

[48:20]

dans notre merveilleuse vie, en fait,

[48:23]

comme Seb.

[48:24]

Et donc, ce serait possiblement

[48:26]

pour sauver des ressources

[48:28]

qu'il y aurait des personnages NPC

[48:31]

dans nos vies et qu'il y aurait des parties

[48:32]

du décor aussi. Et si, par exemple,

[48:35]

moi, je n'ai pas à aller en Chine

[48:36]

aujourd'hui, bien, rien ne cesse

[48:38]

de faire un rendu de la Chine dans mon monde actuel.

[48:41]

Oui, bien oui, exactement. On verra quand je vais y arriver.

[48:43]

C'est ça. Donc,

[48:44]

c'est un peu à ça que ça touche

[48:46]

cette théorie-là. Et bien, il y a

[48:48]

des créateurs de contenu qui ont,

[48:51]

évidemment, on va trouver des influenceurs

[48:53]

dans tous les domaines. Il y en a dans le monde

[48:54]

des NPC. Une

[48:56]

auquel je parle, je pense, c'est

[48:58]

Pinky Doll. Elle a déjà été à Tout le monde

[49:00]

en parle. Oui. C'est capoté.

[49:03]

Et elle, Pinky Doll

[49:04]

est un peu la queen des NPC,

[49:07]

c'est-à-dire qu'elle va vraiment...

[49:08]

Elle est devenue rappeuse maintenant. J'imagine que c'est ça

[49:10]

le end game, tu commences NPC.

[49:12]

C'est le parcours. Dans le but de devenir rappeur,

[49:14]

je pense que ça doit être ça. C'est le parcours.

[49:16]

C'est ça le parcours. Comme

[49:18]

quand tu vas à OD, la vraie fin, on le sait,

[49:20]

c'est animer un podcast. Oui, exact.

[49:22]

C'est un peu ça.

[49:25]

Pinky Doll,

[49:26]

c'est un peu la même chose. Donc,

[49:29]

elle, elle va streamer...

[49:30]

Ah, j'ai presque eu des applaudissements.

[49:31]

On a eu des applaudissements, oh my god!

[49:34]

La consécration!

[49:36]

On n'est pas les humoristes. Nous, on n'est pas habitué de se faire applaudir

[49:38]

pour des blagues. Drop them.

[49:40]

Et puis, justement, Pinky Doll,

[49:42]

elle, lorsqu'elle fait des livestreams de NPC,

[49:44]

par exemple, les gens vont lui donner des cadeaux.

[49:46]

Et par exemple, cette crème glacée-là,

[49:48]

elle va toujours dire la même chose.

[49:49]

Ice cream so good. Elle va répéter la même chose.

[49:52]

Et elle peut se faire jusqu'à 7 000 dollars

[49:54]

US par mois en faisant

[49:56]

des livestreams comme ça.

[49:58]

J'ai vraiment manqué. Et tout ça nous amène

[50:00]

aussi vers une autre théorie qui est celle des glitchs

[50:02]

dans la matrice. Oui. Ça aurait peut-être vu des fois

[50:05]

des trucs qui se passent

[50:06]

devant nos yeux dans la rue,

[50:08]

qu'on se dit, ça peut pas arriver comme ça.

[50:10]

Cette personne-là, elle fait juste tourner en rond

[50:11]

ou genre tel truc,

[50:13]

tel objet a l'air à

[50:15]

pas avoir été codé pour suivre la gravité.

[50:18]

Des choses comme ça.

[50:19]

Et parfois, c'est des illusions aussi.

[50:22]

Et pour parler de glitchs dans la matrice

[50:24]

et pour terminer

[50:26]

cette histoire-là,

[50:28]

eh bien, rien de moins que

[50:31]

cette vidéo de chien

[50:33]

qui...

[50:34]

Le pauvre chien va...

[50:36]

Il saute

[50:37]

au-dessus du plus grand canyon de sa vie.

[50:40]

Est-ce qu'il va traverser?

[50:42]

Bonne question. Il se donne un élan.

[50:45]

Oh non.

[50:45]

Le chien va tomber au fond du canyon.

[50:48]

Ah ben non.

[50:50]

C'est juste un moton de terre un petit peu

[50:52]

plus élevé comme ça. Le chien n'est pas tombé

[50:54]

au fond du canyon.

[50:55]

C'était juste une petite délimitation d'un pied.

[50:57]

Une illusion d'optique.

[50:59]

Oui, exactement. C'était accompagné

[51:01]

d'une musique symphonique que j'ai pas pu vous présenter.

[51:04]

Mais c'est ça. Parfois,

[51:05]

on a l'impression que c'est un glitch dans la matrice

[51:07]

et parfois, c'est qu'une simple illusion, Seb.

[51:09]

Encore l'œil.

[51:11]

C'était ma deuxième et dernière histoire,

[51:13]

mes amis. C'était très bon.

[51:18]

Et sans même qu'on se soit parlé

[51:20]

parce que quand on prépare des cabarets comme ça

[51:21]

qui sont tous différents, ce s'est dit en passant.

[51:24]

Oui.

[51:26]

Selon la ville, là, on a exposé

[51:28]

Québec dans les Epstein Falls.

[51:30]

Mais watch out Saint-Jean-sur-Richelieu.

[51:32]

Watch out l'Assomption.

[51:33]

On vous watch. On va aller voir si vous êtes clean

[51:35]

dans les fichiers Epstein. 4-5-0.

[51:37]

On n'en manquera pas un.

[51:38]

Mais on ne s'est même pas parlé, Seb.

[51:40]

Et toi, tu as une histoire de NPC,

[51:43]

mais dans la vraie vie.

[51:44]

Dans la vraie vie, exact.

[51:46]

C'est fou ça. Je te laisse nous

[51:48]

parler de ça en guise de conclusion

[51:50]

parce que c'est comme la théorie dont

[51:52]

je viens vous parler, mais en réel,

[51:54]

on ne s'était même pas appelé avant.

[51:55]

C'est ça qui est particulier, mais tout est dans tout.

[51:58]

Et je l'ai appelé Nagoro,

[52:00]

qui est une petite ville au Japon.

[52:02]

Le village qui refuse de mourir.

[52:05]

Enfin, un peu comme tu dis,

[52:06]

dans les jeux vidéo, les NPC,

[52:09]

ça peuple le décor

[52:10]

d'une certaine façon.

[52:12]

Mais ici, c'est un vrai village.

[52:14]

À Nagoro, au Japon,

[52:16]

c'est vraiment une impression qui existe.

[52:18]

À l'arrêt d'autobus, il y a des passagers

[52:20]

qui attendent. Dans les écoles,

[52:22]

il y a des élèves qui sont penchés sur

[52:24]

« Ah, bien oui, avant, je vais vous… »

[52:26]

Oui, excuse-moi, oui. Dans le fond,

[52:28]

Nagoro, comme vous voyez, c'est vraiment

[52:29]

un petit village isolé

[52:32]

dans la préfecture de Tokishima,

[52:33]

sur l'île de Shikoku.

[52:36]

Quand même.

[52:37]

Maintenant, je vais y revenir un peu tout à l'heure,

[52:40]

mais ils n'ont même pas… ils ont une vingtaine d'habitants.

[52:42]

Et leur top, c'était

[52:43]

300 habitants. Mais ils ont déjà eu

[52:46]

une ville fonctionnelle.

[52:47]

Mais aujourd'hui, si vous y allez,

[52:49]

vous allez voir aux arrêts d'autobus,

[52:51]

il y a des passagers qui attendent.

[52:53]

Dans les écoles, il y a des élèves

[52:54]

qui sont sur leurs pupilles. Au fenêtre même,

[52:56]

il y a des visages qui surveillent

[52:59]

les routes, mais il n'y a rien qui bouge.

[53:01]

C'est ça un peu qui nous rappelle,

[53:03]

un peu un décor de jeu vidéo,

[53:05]

mais dans la vraie vie.

[53:06]

Ce qui explique ça, c'est que Nagoro,

[53:08]

en fait, n'a pas toujours été figé comme ça,

[53:11]

comme ça a été un village qui avait

[53:12]

plus de 300 habitants, il y avait

[53:14]

des campagnes japonaises. Mais c'est qu'avec

[53:16]

le temps, il y a eu quelques industries

[53:19]

qui nourrissaient les gens à l'époque,

[53:20]

mais ça s'est modernisé et tout ça,

[53:22]

puis les jeunes, ils sont partis

[53:24]

vers les villes. Ça fait plus de 20 ans

[53:26]

qu'ils n'ont pas eu de nouveau-nés.

[53:29]

Donc, les emplois se sont rarifiés.

[53:31]

En 2015, il restait

[53:33]

35 habitants,

[53:35]

et en 2023, comme je vous dis,

[53:36]

il était à 24 habitants,

[53:38]

mais la population, elle a réaugmenté

[53:39]

dans les dernières années de quelques habitants.

[53:42]

J'y reviens un peu plus tard.

[53:45]

La personne

[53:46]

qui a mis au monde, ah oui,

[53:47]

juste pour vous dire aussi, c'est ça,

[53:49]

c'est vraiment une place très difficile

[53:51]

d'accès, comme vous pouvez voir.

[53:55]

Mais maintenant,

[53:55]

je me scoupe un peu, mais il y a beaucoup de

[53:58]

tourisme à cause de cette histoire-là

[54:00]

qui a été virale sur le web.

[54:02]

J'y reviens, mais juste pour vous montrer un peu

[54:04]

comment c'est pas accessible du tout.

[54:06]

Ah oui!

[54:08]

Même à l'intérieur?

[54:09]

Ça, c'était à l'époque, quand il y avait

[54:11]

300 habitants. Il y avait

[54:14]

des Peking Co.

[54:16]

Un truc comme ça, c'est

[54:18]

comme un hybride entre Arcade et Casino

[54:20]

un peu. Ce qu'il expliquait,

[54:22]

c'est que quand une ville a ça,

[54:23]

il y a quand même une vitalité économique.

[54:26]

Il y avait ce type d'endroits-là

[54:28]

à l'époque,

[54:30]

avant 2002.

[54:31]

C'était quand même une ville qui vivait,

[54:33]

mais j'aimais quand même l'ambiance

[54:36]

de ces endroits-là.

[54:37]

Je serais curieux, même d'y aller un jour,

[54:39]

je sais pas s'il y en a qui sont allés au Japon, qui ont déjà visité ça,

[54:42]

mais ça a l'air que c'est quand même fébrile.

[54:43]

C'est vraiment un hybride

[54:45]

d'Arcade et Casino.

[54:47]

Si on va à la prochaine slide,

[54:50]

voilà, la prochaine,

[54:51]

ah oui, j'ai fait,

[54:54]

ça c'est un peu scolaire, mais je m'en excuse,

[54:55]

mais j'aimais beaucoup mon graphique

[54:57]

pour vous montrer un peu.

[55:00]

Je me suis fait aider

[55:02]

du AI, mais j'ai envoyé mon data

[55:04]

quand même.

[55:06]

Jamais j'aurais pensé répertorier

[55:08]

le nombre de poupées versus le nombre

[55:09]

d'humains. Merci.

[55:13]

Le nombre d'humains.

[55:15]

On voit la croissance des humains

[55:17]

qui descend progressivement, mais la croissance

[55:19]

des poupées qu'elles augmentent, augmentent, augmentent

[55:22]

et justement jusqu'à aujourd'hui,

[55:23]

il y a plus de 400 poupées.

[55:25]

Et c'est que... Pour 25

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habitants humains. Pour 25 habitants à peu près,

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même je pense qu'elles sont à 30, c'est en ci.

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Et qui a démarré

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tout ça en fait, c'est Tsukimi

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Ayano.

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Tsukimi Ayano, elle, elle est née à Nagoro,

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mais elle a quitté le village quand elle

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était plus jeune, puis elle a vécu plusieurs années à

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Osaka. Mais en

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2002, elle est revenue justement

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dans son village natal pour

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s'occuper de son père, qui était malade.

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Et là, elle a commencé à cultiver

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la terre, mais les

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grains ne poussaient pas.

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Et elle a pensé que c'était à cause que les corbeaux mangeaient

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les grains, fait qu'elle s'est dit, ah ben je vais faire un épouvantail

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à l'image de mon père.

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Puis là, elle l'a fait lui,

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puis elle l'a installé dans le champ,

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puis elle a remarqué qu'il y a un

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passant qui a salué

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l'épouvantail. Fait que là, elle a

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dit, oh my god, puis ça a été comme un déclic.

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Fait que ça a dit, ah ben je vais remplir le vide

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avec toutes les gens qui partent

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ou qui meurent, mais je vais

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reconstruire un peu leur vie, un peu comme un

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NPC dans un jeu où je vais reconstruire

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leur vie. Elle a réutilisé des poupées,

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elle les fabrique souvent, des vêtements

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récupérés. C'était comme troublant au début de l'histoire.

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Finalement, c'est cute, on dit. Oui, ben

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c'est toujours cute et troublant, c'est toujours un peu

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en même temps. Oui, parce

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ça fait des belles photos un jour de soleil,

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comme ça tout le monde est souriant, mais

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un jour dark de pluie, là, ou de

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les poupées tout en bouillées.

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Ça doit être creepy un peu. Oui, quand même, puis leur

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durée de vie, elle dure trois ans, quand même.

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Les poupées, puis elle les régénère,

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ben elle les régénère. Je sais pas si c'est le bon terme, mais elle

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les recrée, elle en recrée,

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elle les refabrique. Elle les refabrique.

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Oui, elle les refabrique à chaque fois.

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Puis, un autre moment

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marquant, c'est que tu bascules dans les photos.

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Ben ça, c'est ça, c'est qu'au début, là,

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elle a compris que les champs, ça fonctionnait bien,

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fait que là, elle en a mis un petit peu partout.

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Et par la suite, c'est ça, elle

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s'est mis à en fabriquer d'autres.

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Et son, le gros Q,

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le gros Q, c'est l'école.

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Parce qu'en 2012, il restait

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deux élèves dans l'école, puis ils ont fermé

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l'école, parce que là, il y a...

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Puis, elle a remplacé, elle a

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fait des poupées avec les vêtements

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des deux derniers élèves. Je trouve ça quand même

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cute, comme tu le dis, là.

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Donc, elle a recréé une salle de classe

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avec des professeurs.

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Puis, tu peux la visiter avec

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des enseignants et tout ça. Elle, elle

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veut vraiment pas que

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ça meure tout ça.

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Mais ces gens-là payent pas leur impôt,

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tu sais, on fera pas un pays

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avec ces gens-là non plus.

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Un pays, un pays. Mais non,

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t'as raison. Non, effectivement.

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Puis même, leur économie,

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malgré que, justement,

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à partir...

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Avant 2012, avant 2014, c'était assez

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discret. La plupart des gens connaissaient pas

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ça, mais en 2014, il y a eu

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un groupe d'étudiants allemands

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qui ont fait un petit documentaire de

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six minutes. Puis, ça a été de six minutes

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qui a tout changé, en fait, qui s'appelle

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Valley of Dolls.

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Et c'est Fritz Schumann

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qui a fait ce documentaire-là. Puis, il

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l'a présenté au Short of the Week.

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Puis, ça a été repris après ça par les

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BuzzFeed de ce monde et tout ça. Et c'est devenu

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viral. Puis, sachez-vous que, aujourd'hui,

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il y a des milliers de visiteurs chaque année

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pour une ville de 30 habitants.

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C'est très, très bon au niveau du tourisme.

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Maintenant, Notre-Dame,

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elle a fait ça temps plein. Elle offre des ateliers

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en plus de s'occuper de ses poupées.

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Elle offre des ateliers de

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différents visiteurs qui arrivent à leur

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enseigne comment faire des poupées. Elle

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leur fait visiter le village.

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Donc, c'est ça. Il y a une économie.

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Il y a même des taxi tours qui t'amènent

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de, je sais plus, où au Japon. C'est six heures

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de route. Ça fonctionne.

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Ça a recréé une sorte d'économie

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locale, même si... C'est pour ça qu'il y a

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une petite hausse dans

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la démographie de quelques habitants

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qui a recréé ça. Mais au moins, le bon

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côté de ça, c'est que ça l'a...

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Ça l'a fonctionné, en fait. C'est ça le point.

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Ça l'a fonctionné. Elle, c'est pour

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pas que la ville tombe dans l'oubli.

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Elle a fait ça pour ça. Et finalement, grâce

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un peu à l'Internet, si je peux dire,

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ça a amené une certaine viralité et ça amène

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des gens. Et personne n'oublie maintenant

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qu'il y a tellement de reportages sur YouTube.

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Et là, je ne vous ai pas mis beaucoup de photos

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malgré que ça a l'air qu'il y en a beaucoup.

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C'est creepy la première fois que tu tombes là-dessus,

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mais bravo à elle.

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Donc, c'est ça.

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C'est ma version des NPC,

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mais dans la vraie vie.

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Ça te termine sur une note positive.

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Ce n'est pas toujours le cas dans le cabaret.

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Exact.

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Merci beaucoup

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pour cette histoire.

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C'est déjà la fin, chers amis.

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Ça a été un plaisir d'être là.

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Merci à Denis Martel

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pour l'organisation de ce bel événement.

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Merci au bar, le Vox, à la Barberie,

[59:58]

à tous les commanditaires,

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Urbania, Casadel,

[01:00:01]

Studio SFX, Jeff Limoilou.

[01:00:04]

Merci tout le monde.

[01:00:05]

Sachez qu'encore une fois, on a de la

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merch à vendre, si vous voulez nous encourager.

[01:00:09]

Si vous voulez nous dire un petit mot, on va se rendre près de la merch.

[01:00:12]

Oui, on peut te dédicacer aussi.

[01:00:12]

Nous aussi, soupeux.

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Je ne pense pas que vous courrez de danger

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à essayer une des machines ici.

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Ça devrait être correct.

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Surveillez votre pouce, on va te filmer.

[01:00:24]

Si vous avez aimé ça,

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sachez qu'on s'appelle Distorsion Podcast

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et qu'on est de retour dans votre belle ville

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le 3 juin prochain.

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Et que l'appartement de mes études

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est à louer sur Marketplace

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à 1700 $.

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Il n'a pas dit qu'il y avait une petite cote dessus.

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Merci tout le monde. Bonne soirée.

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