đŸŽ™ïž Nos pires histoires de stalkers

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đŸŽ™ïž Nos pires histoires de stalkers

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172
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48 min
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Emile retrace l’affaire Matthew Hardy, dont les faux profils sĂšment des soupçons d’infidĂ©litĂ© et des conflits dans l’entourage de ses victimes. Seb raconte l’affaire James Florence, qui diffuse des images sexuelles truquĂ©es et crĂ©e des chatbots Ă  l’image d’une professeure. Ces doubles peuvent mĂȘme donner sa vĂ©ritable adresse Ă  des inconnus. On suit aussi le travail des victimes pour conserver les preuves et les traces numĂ©riques qui permettent aux enquĂȘteurs de remonter jusqu’aux harceleurs.


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Transcription automatique. Certains mots ou noms propres peuvent ĂȘtre inexacts.

[00:00]

En janvier 2022, Matthew Hardy, un Britannique de 30 ans, est condamné à 9 ans de prison pour avoir harcelé plusieurs femmes à l'aide de faux comptes en ligne.

[00:15]

Dans une autre affaire, une professeure découvre qu'un double d'aile, créé par intelligence artificielle, dévoile son adresse à des inconnus et les invite chez elle.

[00:28]

Quand quelqu'un vole des piÚces de votre vie partout sur les réseaux sociaux, comment fait-on pour lui échapper?

[00:39]

Aujourd'hui, on s'intéresse aux stalkers à l'Úre numérique. Bienvenue à Distorsion.

[00:55]

Sébastien Lévesque, comment vas-tu ce soir?

[00:57]

Ça va trùs bien, Mel Gauthier, et toi?

[00:59]

Ça va trĂšs bien aussi parce qu'on a gardĂ© notre dĂ©cor d'Halloween, pourquoi pas Ă©tirer un petit peu la fĂȘte?

[01:05]

Le plaisir!

[01:06]

Ben oui, on s'est dit, bon, on est dĂ©but novembre, tout ça, mais malgrĂ© tout, on va quand mĂȘme garder ces belles piĂšces d'Ă©quipement, ce squelette, entre autres, avec qui j'ai dĂ©veloppĂ© une amitiĂ©.

[01:16]

Ouais, on sent la bro man, ça.

[01:18]

Oui, exactement, j'ai l'impression qu'on va peut-ĂȘtre le garder toute la saison, je sais pas trop.

[01:22]

Mais oui, en guise de continuitĂ© un peu, on est un peu dans la thĂ©matique de la spooky season, on vient de terminer notre spĂ©cial dans Halloween oĂč on a parlĂ© un peu d'histoires aussi de stalking.

[01:34]

Et on s'est dit, bien, pourquoi pas faire un spécial là-dessus, présenter des histoires de stalking.

[01:40]

On le sait, c'est le cas de... c'est trĂšs actuel comme phĂ©nomĂšne, peut-ĂȘtre que vous le vivez vous-mĂȘme.

[01:46]

On l'a tous un peu vécu à différentes échelles, des fois c'est trÚs soft le stalking, des fois ça peut aller trÚs loin.

[01:53]

Dans le camp de distorsion, on a parlé d'histoires vraiment qui vont trÚs loin avec ça.

[01:58]

Exact. Donc aujourd'hui, on voulait vous présenter chacun une histoire, on est un peu dans cette thématique-là.

[02:04]

C'est en si Seb prĂ©sente une histoire, moi j'en prĂ©sente une autre et lĂ , pour rendre les choses dynamiques, on en a choisi deux histoires de stalking qui vont quand mĂȘme assez loin.

[02:13]

Moi, j'ai une histoire britannique à vous proposer et toi Seb, ça t'invite à quoi?

[02:18]

Oui, j'ai une histoire d'une professeure justement, je pense qu'elle est juste un petit blanc de mémoire, mais bref, elle s'est rendu compte qu'il y a des gens qui, par intelligence artificielle, qui l'ont comme doxé, qui ont comme créé un double d'ailes.

[02:32]

Qui se mettait à inviter des inconnus chez elle et à dévoiler son adresse, donc c'est quelque chose de pas rassurant et le temps qu'elle arrive à cette conclusion, elle a vécu beaucoup de moments d'angoisse.

[02:49]

Ah oui, tout à fait, et puis en after show pour les membres Patreon, on poursuit encore sur la thématique, mais on est allé chercher des histoires réelles tirées de Reddit.

[02:58]

Évidemment, on ne sait pas toujours si c'est vraiment rĂ©el, mais on est allĂ© sur des pages qui invitent les gens Ă  se confier sur des histoires de stalking, donc on va en avoir, moi j'en ai deux histoires Ă  vous lire tirĂ©es de Reddit qui sont quand mĂȘme assez troublantes aussi, ça risque d'ĂȘtre trĂšs intĂ©ressant.

[03:14]

Puis on voulait aussi vous lancer la question un peu à vous, chers distordus, est-ce qu'il y a des histoires que vous avez vécues en lien avec le stalking numérique, que vous aimeriez qu'on en parle, est-ce que vous aimeriez nous raconter vos histoires pour qu'on en parle à part la suite?

[03:30]

Évidemment, le but c'est pas d'exposer votre vie privĂ©e et tout ça, c'est d'en faire la prĂ©vention et de voir comment on peut s'en sortir de ces histoires-lĂ .

[03:38]

On comprend évidemment si vous préférez garder ça pour vous, mais d'une maniÚre anonyme, si ça vous intéresserait de partager votre histoire et que vous accepteriez qu'on en parle avec les autres distordus, et bien nous ça nous ferait plaisir de faire un épisode sur le sujet.

[03:51]

Oui, oui, absolument, parce qu'on aime ça avoir des cas de la communauté.

[03:54]

Ben oui, exact.

[03:56]

Oui, pas que ça manque un peu, mais des fois c'est ça, j'ai le goût qu'on creuse encore plus ça, qu'on fasse participer encore plus à la communauté.

[04:03]

Vous avez des choses Ă  dire, vous avez vĂ©cu des choses aussi qu'on traite Ă  distorsion, et les stalkers, on dirait que, pas un peu comme les agressions sexuelles, mais la prĂ©valence, le ratio de gens qui ont subi ça, vĂ©cu ça est quand mĂȘme assez Ă©levĂ©.

[04:18]

On dirait à l'air d'aujourd'hui, avec tous les outils numériques, ce qui facilite beaucoup la vie des harceleurs aujourd'hui, le numérique, autant par le téléphone, les SMS que les réseaux sociaux et tout ça, toutes les traces qu'on laisse en ligne.

[04:36]

Il y a plein de gens, ou mĂȘme des vedettes, ou des mini vedettes, maintenant qui doivent ĂȘtre trĂšs, doivent faire extrĂȘmement attention prĂ©cocieuse, je vais dire, je pense que c'est un anglicisme,

[04:46]

mais quand ils publient, quand ils sont Ă  l'extĂ©rieur ou des choses comme ça, de ne pas dĂ©voiler oĂč elles sont, ils vont publier leurs stories aprĂšs coup pour pas qu'il y ait justement des harceleurs qui se prĂ©sentent sur place dans des restaurants ou des choses comme ça.

[05:01]

Ben oui, des maniÚres de se protéger pour éviter que ça arrive.

[05:04]

C'est devenu un peu comme ça fait partie de leur routine, certaines personnes qui ont déjà vécu les stalkers, donc c'est vraiment quelque chose d'inquiétant.

[05:13]

Je trouve que nos histoires de ce soir ne vont pas plus nous rassurer.

[05:17]

Non, malheureusement. Sinon Seb, on va voir notre cher public bientĂŽt, quelles sont nos prochaines dates de spectacle en vente?

[05:24]

Oui, 19 novembre à Lévis, à l'Anglican Salle de Prestige, qu'on aime bien dire, à 17h45 le spectacle.

[05:32]

Donc vous allez pouvoir souper avec nous, si je peux le dire.

[05:36]

C'est presque du day drinking, 17h45.

[05:39]

Ah ben c'est le fun, ça ajoute un élément de plus, j'aime ça moi, le day drinking.

[05:42]

Et sinon le lendemain, toujours à Québec, à la bibliothÚque Gabriel-Roy, on fait notre conférence dans les coulisses de distorsion à 19h,

[05:50]

et vous pouvez vous inscrire, c'est gratuit, allez sur notre site web dans la section spectacle,

[05:54]

vous allez pouvoir suivre le parcours du combattant pour aller remplir le formulaire Ă  la bibliothĂšque.

[05:59]

Là il y a les coulisses de distorsion, un peu des milécebs dans la vraie vie, les behind the scene.

[06:04]

On va vous raconter un peu comment on procÚde avec les recherches, les livres, les projets télé.

[06:10]

Entre autres, et là-dessus, on vous invite évidemment à vous procurer notre nouveau livre, les complots distordus,

[06:15]

qui doit ĂȘtre en vente maintenant, au moment oĂč on se parle.

[06:18]

Ou le lendemain, quelque chose comme ça, oui c'est le lendemain.

[06:22]

Ok, on va surveiller ça, parce que nous on est des mois en avance maintenant.

[06:27]

Exact, on est comme dans le retour vers le futur.

[06:30]

Et sinon, le 8 décembre, une autre conférence à la bibliothÚque de Mascouche Bernard Patnaud,

[06:35]

toujours Ă  19h, inscription gratuite, le mĂȘme procĂ©dĂ© que la derniĂšre fois,

[06:40]

donc je viens de vous expliquer, et on plonge en 2027 pour les 10 ans de distorsion,

[06:45]

le 20 mars Ă  Sainte Eustache Ă  la Petite Église, les billets sont dĂ©jĂ  en vente,

[06:50]

et le 9 avril 2027, au fameux Cabaret du Lion d'or, qu'on adore.

[06:54]

Oh oui, ça va ĂȘtre la fĂȘte.

[06:56]

Oh oui, pour nos 10 ans, donc dĂ©pĂȘchez-vous maintenant.

[07:00]

Oh yes, je pense qu'on en a assez dit Seb,

[07:03]

est-ce qu'on est prĂȘt Ă  se lancer dans nos histoires de Stalker Ă  l'Ăšre numĂ©rique?

[07:07]

Oh oui monsieur, allons-y!

[07:11]

Je me lance Seb pour ma premiĂšre histoire,

[07:14]

je voulais parler de celle de Matthew Hardy, qui est un Stalker en série britannique,

[07:20]

qui a fait plusieurs victimes et qui est allé assez loin je dirais,

[07:24]

vraiment quelqu'un qui a fait le tour des réseaux sociaux,

[07:26]

qui a fait un peu d'ingénierie sociale si on veut,

[07:30]

pour essayer d'attaquer ses victimes Ă  quelque part,

[07:34]

de les gazlighter, de les manipuler et de manipuler leurs proches aussi.

[07:38]

Vous allez voir une histoire qui va quand mĂȘme assez loin,

[07:42]

qui est quand mĂȘme rĂ©cente aussi.

[07:44]

Je me lance Ă  l'instant.

[07:46]

Nous sommes en 2019.

[07:48]

Leah Mary Embly vit dans le Kent, dans le sud-est de l'Angleterre.

[07:53]

Elle a travaillé comme assistante juridique,

[07:56]

un emploi qui lui a appris Ă  rassembler des documents,

[07:59]

Ă  conserver des preuves et Ă  organiser des dossiers.

[08:03]

Cette expérience va bientÎt lui servir à constituer un dossier sur l'inconnu qui la harcÚle.

[08:09]

Leah utilise les réseaux sociaux pour communiquer avec ses proches.

[08:13]

C'est par ces plateformes que quelqu'un commence Ă  s'introduire

[08:16]

dans son quotidien subtilement jour aprĂšs jour.

[08:19]

Les messages arrivent, puis les appellent.

[08:22]

À mesure qu'elle tente de couper le contact,

[08:25]

les communications se multiplient.

[08:27]

Elle bloque un compte, mais un autre apparaĂźt.

[08:30]

Elle cesse de répondre, mais l'inconnu insiste davantage.

[08:34]

C'est un peu modus operandi typique d'un harceleur.

[08:37]

Ils sont bien durs à décoller, telle ou une mouche autour d'un tonne de merde.

[08:42]

Comme on dit, ils sont durs à décroter.

[08:46]

BientĂŽt, il ne s'adresse plus seulement Ă  elle.

[08:49]

Il contacte ses amis, ses connaissances, sa famille,

[08:52]

les partenaires de certaines de ces personnes.

[08:55]

Il crée des faux comptes, notamment au nom de Leah.

[08:58]

Des hommes reçoivent des messages de flirt ou des propositions sexuelles

[09:02]

qu'ils croient ĂȘtre envoyĂ©s par Leah.

[09:04]

Ça crĂ©e vraiment un malaise auprĂšs de ses proches.

[09:08]

C'est drĂŽle parce qu'elle s'appelle Leah.

[09:09]

J'ai toujours l'impression que tu parles de l'intelligence.

[09:12]

Non, c'est L-I-A, c'est son prénom.

[09:15]

Parmi eux se trouvent des amis de son pÚre qui reçoivent des messages de flirt.

[09:20]

Des voisins sont invités à venir prendre le thé chez elles,

[09:23]

alors qu'elle n'a jamais lancé ces invitations-là.

[09:27]

Ça a vraiment de vrais impacts dans sa vie.

[09:30]

Quelqu'un est en train de fabriquer une autre Leah.

[09:33]

Cette version d'elle parle Ă  des hommes qu'elle connaĂźt,

[09:37]

entretient des conversations qu'elle n'a jamais eues

[09:39]

et fait des avances auxquelles elle n'a jamais pensé.

[09:42]

Mais pendant ce temps, la vraie Leah ignore l'étendue des échanges

[09:46]

qui circulent sous son ombre.

[09:49]

Le jour du mariage d'une de ses voisines,

[09:51]

le harceleur affirme à la future mariée

[09:54]

que Leah entretient une liaison avec l'homme qu'elle s'apprĂȘte Ă  Ă©pouser.

[09:58]

Imagine-toi donc!

[09:59]

Ça fout le bordel quand mĂȘme dans tout son entourage.

[10:02]

C'est clair!

[10:04]

Elle se retrouve Ă  devoir nier des conversations

[10:06]

dont elle découvre parfois l'existence aprÚs-coup.

[10:09]

Des fois tu te doutes mĂȘme de toi-mĂȘme.

[10:11]

Est-ce que j'ai vraiment dit ça? Parce que je suis fou!

[10:14]

Elle ne sait pas qui a été contacté, ce qui a été dit,

[10:17]

ni ce que les destinataires ont cru.

[10:19]

MĂȘme lorsqu'elle ne reçoit aucun message,

[10:21]

elle ne peut pas ĂȘtre certaine que le harcĂšlement s'est arrĂȘtĂ©.

[10:25]

Il peut simplement avoir changé de cible.

[10:28]

Les appels se comptent par centaines, selon son témoignage.

[10:32]

Le harceleur semble posséder suffisamment de renseignements personnels

[10:35]

pour lui donner l'impression qu'il connaßt tous ses déplacements.

[10:39]

Leah commence à se demander s'il l'observe réellement

[10:42]

ou est-ce que tout ça c'est du bluff.

[10:45]

Lors d'une sortie, elle explique la situation à un agent de sécurité

[10:48]

qui lui conseille de ne pas aller seul aux toilettes.

[10:52]

Elle racontera plus tard que l'homme était à des centaines de kilomÚtres

[10:55]

derriÚre son écran, mais qu'il lui faisait croire

[10:58]

qu'il pouvait la surveiller et qu'il était tout prÚs d'elle.

[11:00]

À ce moment-là, elle ne dispose pas de cette certitude-là, malheureusement.

[11:07]

Le doute s'installe jusque dans ses rencontres ordinaires.

[11:10]

Une personne lui pose une question et elle se demande

[11:12]

si elle pourrait ĂȘtre celle qui l'harcĂšle.

[11:15]

La précision des attaques lui donne parfois l'impression

[11:17]

que l'auteur appartient Ă  son entourage.

[11:19]

Elle ne sait plus Ă  qui faire confiance.

[11:22]

Leah demande de l'aide Ă  la police.

[11:24]

Et selon le récit qu'elle fera ensuite,

[11:26]

on lui conseille de quitter les réseaux sociaux

[11:29]

et de réduire ses sorties.

[11:31]

Elle comprend que les autorités envisageraient davantage

[11:33]

d'intervenir si quelque chose lui arrivait physiquement.

[11:36]

C'est souvent ça.

[11:37]

On dirait que tant qu'il n'y arrive rien de physique,

[11:40]

ce n'est pas si dangereux que ça.

[11:42]

Et lĂ , les policiers, bien, pas qu'ils blĂąment la victime,

[11:46]

mais c'est toujours Ă  la victime

[11:47]

Ă  adapter sa vie puis Ă  adapter ses comportements.

[11:51]

LĂ , elle arrĂȘte d'aller sur les rĂ©seaux sociaux.

[11:53]

Elle arrĂȘte de sortir de chez toi.

[11:55]

Oui, mais lĂ , qu'est-ce qu'il faut que j'arrĂȘte de faire?

[11:58]

Est-ce que vous pouvez l'arrĂȘter, lui, quelque part?

[12:00]

Oui, oui, exact.

[12:01]

Je vais faire une comparative poitueuse,

[12:02]

mais c'est quasiment comme dire Ă  une fille,

[12:04]

porte pas ce linge-lĂ  si tu ne veux pas te faire agresser.

[12:07]

C'est ça que je pensais un peu.

[12:09]

Ça ne fait pas sens.

[12:10]

Oui, on comprend aprÚs que ce n'est pas évident

[12:12]

à retrouver un stalker vite aprÚs ça.

[12:14]

Non, non, exact.

[12:15]

Mais quand mĂȘme, je trouve ça triste

[12:17]

que ce soit elle qui ait adapté sa vie

[12:19]

alors que l'autre ne change absolument rien.

[12:21]

Oui, exact.

[12:22]

On dirait que pour que les poignées soient plus...

[12:24]

L'harcĂšlement dure depuis vraiment longtemps,

[12:26]

que tu amĂšnes des preuves.

[12:27]

On dirait que les policiers manquent des fois

[12:29]

de poignées juridiques, j'ai l'impression.

[12:30]

C'est ça.

[12:31]

Il faut qu'il y ait quelque chose de physique,

[12:32]

une agression physique.

[12:35]

Mais quitter les plateformes,

[12:37]

ça ne résoudrait pas le problÚme.

[12:39]

Elle peut fermer son propre compte,

[12:41]

pas ceux que l'inconnu crie avec ses photos,

[12:43]

mais l'autre peut toujours la retrouver.

[12:45]

Elle peut refuser de répondre,

[12:47]

mais pas empĂȘcher les autres de recevoir des messages

[12:49]

prétendument envoyés par elle,

[12:50]

parce que c'est ça qui arrive aussi.

[12:52]

Lui, il contaminent les gens de son entourage.

[12:55]

Alors, elle commence tranquillement

[12:56]

Ă  rassembler puis Ă  conserver les preuves.

[13:00]

Son ancienne expérience d'assistante juridique

[13:02]

lui revient.

[13:03]

Elle rassemble les captures d'écran,

[13:05]

les échanges et les comptes utilisés.

[13:08]

Elle organise les piĂšces

[13:09]

pour montrer que ce qu'elle subit

[13:10]

n'est pas une série de messages isolés,

[13:13]

mais une campagne persistante

[13:15]

de la part d'un individu.

[13:16]

Elle se présentera au poste avec son dossier,

[13:19]

en pleurs, en demandant

[13:21]

désespérément qu'on l'aide.

[13:23]

Au cours de cette période,

[13:24]

elle apprend qu'un numéro utilisé

[13:26]

par son harceleur a déjà fait l'objet

[13:29]

de nombreuses recherches

[13:30]

et ce renseignement ouvre une possibilité

[13:33]

peut-ĂȘtre qu'elle n'est pas seule

[13:34]

dans sa condition.

[13:37]

Ailleurs en Angleterre, Seb,

[13:39]

d'autres femmes vivent

[13:40]

des expériences similaires.

[13:42]

Dans le Lincoln Shear,

[13:44]

Zoe Jade Allam

[13:46]

travaille comme mannequin.

[13:48]

Une personne la contacte en se présentant

[13:50]

comme un photographe intéressé à collaborer

[13:52]

avec elle. Mais cette approche

[13:54]

professionnelle laisse place Ă  un tout autre

[13:56]

comportement. De faux comptes

[13:58]

utilisent ses photographies

[14:00]

et envoient des messages nuisibles.

[14:02]

L'usurpation déborde bientÎt

[14:04]

sa propre identité.

[14:06]

Un compte imite le pĂšre de son

[14:08]

partenaire, imagine-toi-dons,

[14:09]

qui est médecin, et engage

[14:11]

des conversations inappropriées avec

[14:13]

des jeunes filles.

[14:15]

Oui, ça va vraiment loin, rendu là

[14:17]

l'harcelement. Le harceleur

[14:20]

connaßt le gymnase qu'elle fréquente

[14:21]

et l'heure de son cours. Zoe

[14:23]

finit par craindre de s'y rendre.

[14:26]

Elle ne sait pas si l'homme restera

[14:27]

derriĂšre un ordinateur ou si

[14:29]

il pourrait un jour l'attendre Ă  la sortie.

[14:32]

Une autre femme,

[14:33]

Abby Furness, est artiste de

[14:36]

scÚne et son petit ami reçoit

[14:37]

des messages affirmant qu'elle lui a

[14:39]

été infidÚle. Mais ce sont des mensonges,

[14:42]

mais elle contribue, selon

[14:43]

son témoignage, à détruire leur relation.

[14:46]

Exact. Et des photographies

[14:47]

intimes d'Abby sont également envoyées

[14:49]

Ă  son employeur, imagine-toi-dons.

[14:52]

Ceux qui font ça, je trouve ça tellement

[14:53]

dégueulasse. Ah oui, qu'ils se rendent jusque-là.

[14:56]

C'est tellement bas.

[14:57]

C'est tellement humiliant. AprÚs ça, t'sais, imagine

[14:59]

rentrer au travail.

[15:01]

Des collĂšgues t'ont vu.

[15:03]

Tout le non-dit, on dirait que mĂȘme si

[15:07]

t'es sûrement capable

[15:08]

de convaincre ton boss que t'as eu de la fraude,

[15:10]

maintenant, c'est connu quand mĂȘme.

[15:13]

Mais mĂȘme Ă  ça, il y a toujours

[15:14]

un petit doute qui persiste.

[15:17]

Les gens vont toujours dire

[15:18]

sur quel site tu vas

[15:20]

pour te faire voler ton identité.

[15:23]

Donc,

[15:25]

ça s'efface jamais complÚtement,

[15:26]

on dirait, les doutes que ça laisse.

[15:29]

Les vies de ces

[15:30]

femmes sont bien différentes, mais la

[15:32]

méthode se ressemble. Une fausse

[15:34]

identité permet de prendre contact.

[15:36]

Les renseignements personnels

[15:38]

rendent les messages crédibles, puis

[15:40]

les attaques se déplacent vers les amis,

[15:42]

la famille, le couple ou le travail.

[15:45]

Dans plusieurs cas, l'approche

[15:46]

commence par une phrase qui promet une

[15:48]

confidence. Il commençait toujours

[15:50]

comme ça, en disant

[15:52]

« puis je te confie un secret ».

[15:54]

J'avoue que c'est quand mĂȘme une

[15:56]

bonne accroche, t'sais, pour quelqu'un

[16:00]

qui

[16:00]

connait pas la personne,

[16:02]

puis qui a tendance Ă  ĂȘtre intriguĂ©

[16:03]

par certaines choses. Ben, on dirait que par

[16:06]

défaut, l'humain est comme « oh, un secret! »

[16:07]

Je veux savoir, ben oui.

[16:09]

La question semble invité à une conversation

[16:12]

privée, elle devient plutÎt la porte

[16:14]

d'entrée d'un harcÚlement qui envahit

[16:16]

tout un entourage.

[16:17]

En décembre 2019, dans le

[16:19]

Chess Cheer, le policier Kevin

[16:21]

Anderson commence Ă  travailler sur une

[16:23]

plainte pour harcĂšlement.

[16:25]

En examinant les antécédents du suspect,

[16:28]

il découvre que le dossier

[16:29]

dépasse largement les événements qui lui

[16:33]

arrivent font apparaĂźtre plus de 100

[16:35]

signalements au rapport.

[16:38]

62 victimes recensées

[16:40]

et 10 arrestations

[16:41]

sur la période examinée.

[16:43]

Et ces chiffres ne représentent pas nécessairement

[16:45]

toutes les personnes touchées, mais il suffise

[16:47]

à révéler l'ampleur du phénomÚne.

[16:50]

Pourtant, les communications

[16:52]

continuent. Anderson

[16:53]

retrouve des événements remontant à 2010.

[16:56]

Il reconnaĂźt le mĂȘme

[16:57]

schéma d'une affaire à l'autre.

[16:59]

Une succession d'attaque destinée à désorganiser

[17:02]

la vie de quelqu'un Ă  la rendre

[17:04]

méfiante et à détorier ses relations.

[17:06]

Il décrira ce comportement comme

[17:08]

une forme de guerre psychologique que

[17:10]

l'arceleur mĂšne avec ses victimes.

[17:12]

Mais c'est vrai que c'est ça, ça désorganise

[17:14]

ta vie carrément.

[17:15]

Tu sais, comme on disait...

[17:16]

Tu peux tu perdre ta job,

[17:19]

tu réussis à convaincre tout le monde

[17:21]

que tout ça c'est un scam.

[17:23]

Oui, oui, exact, puis juste comme on disait, tu sais, faut que tu changes

[17:25]

certaines habitudes, tu te dis que tu as peur,

[17:27]

on te dit de pas sortir, de pas...

[17:30]

Je veux dire, dans la vie, on a pas le choix

[17:31]

de sortir un peu.

[17:32]

C'est une emprise sur toi.

[17:35]

Il va contacter les femmes

[17:37]

dans d'autres régions aussi, dont

[17:39]

Leah et Zoé. Leurs témoignages

[17:41]

ne sont plus considérés séparément.

[17:43]

Les comptes, les messages, les procédés

[17:45]

peuvent maintenant ĂȘtre comparĂ©s Ă  ceux d'autres dossiers

[17:48]

puis on les englobe tous ensemble.

[17:50]

Pour Zoé,

[17:51]

cette intervention est différente des précédentes.

[17:54]

Elle a le sentiment que le policier

[17:55]

s'intéresse réellement à ce qui lui arrive

[17:57]

au lieu de lui donner uniquement des conseils de sécurité.

[18:00]

Ce qui était arrivé auparavant.

[18:02]

Oui, oui, oui.

[18:02]

Les enquĂȘteurs se rendent Ă  l'appartement du suspect

[18:05]

Ă  Northwich.

[18:07]

Anderson s'attend à découvrir des traces

[18:09]

visibles de son activité, comme des notes,

[18:11]

des documents, peut-ĂȘtre un systĂšme

[18:13]

organisé lui permettant de suivre

[18:15]

ses victimes.

[18:17]

Mais l'appartement est super clean,

[18:19]

c'est propre, c'est rangé.

[18:21]

Il trouve pas de cahiers ou de notes affichées

[18:23]

correspondant au chaos que l'homme

[18:25]

a eu dans la vie des autres.

[18:27]

Lors d'un interrogatoire initial,

[18:29]

le suspect nie les accusations

[18:31]

et répond pas de commentaires

[18:33]

Ă  presque toutes les questions.

[18:35]

À ce stade de l'enquĂȘte, les Ă©lĂ©ments soumis

[18:38]

ne débouchent pas sur des poursuites

[18:40]

par le CPS,

[18:41]

le Crown Prosecution Service.

[18:43]

Identifier un suspect ne suffit pas,

[18:45]

il faut démontrer ses actes avec des preuves

[18:47]

tangibles. Et ce suspect

[18:49]

s'appelle Matthew Hardy.

[18:52]

Et la police retrouve sa piste

[18:53]

grùce à une victime qui a enregistré

[18:55]

sa voix pendant un appel téléphonique

[18:58]

oĂč justement il tentait de l'amenacer.

[19:01]

Les enquĂȘteurs

[19:02]

relient aussi certains de ses faux comptes

[19:03]

sur les réseaux sociaux aux réseaux

[19:05]

wifi de son domicile.

[19:08]

Et Hardy, imagine-toi donc,

[19:10]

montre aussi accidentellement

[19:11]

son visage lors d'une diffusion

[19:14]

en direct qu'il fait depuis un faux

[19:15]

compte qu'il a créé. Donc il va

[19:17]

laisser passer le genre

[19:19]

Ă  un petit coin oĂč on voit un bout

[19:21]

de son visage.

[19:23]

De son comté, l'IA, elle

[19:26]

a rassemblé plusieurs dossiers,

[19:27]

elle a monté tout un

[19:30]

doc à partir de ça.

[19:31]

Elle remet Ă  Kevin Anderson plus de 700

[19:33]

pages de preuves qu'elle a recueillies.

[19:36]

Les messages qu'elle a conservés

[19:37]

montent la répétition et l'étendue

[19:39]

du harcĂšlement. Ils rejoignent donc

[19:41]

les piĂšces fournies par d'autres femmes

[19:43]

et une arrestation intervient

[19:45]

en 2020. Hardy est mise

[19:47]

en accusation en mars 2021.

[19:50]

Mais qui il est, lui?

[19:51]

Je vais vous en parler un petit peu de

[19:54]

cet homme.

[19:55]

Hardy, lui, vit Ă  Northwich,

[19:57]

dans le Cheshire. Il a 30 ans

[19:59]

lorsqu'il est condamné en janvier 2022.

[20:02]

Et à cette époque, il est sans emploi.

[20:04]

Son comportement en ligne

[20:06]

a commencé bien avant qu'il cible

[20:08]

l'IA, Zoé ou Abbey.

[20:10]

Les enquĂȘtes journalistiques situent

[20:11]

les premiĂšres manifestations de harcĂšlement

[20:13]

durant ces années à l'école secondaire,

[20:15]

Ă  la fin des annĂ©es 2000. Ça commence

[20:17]

avec le jeune, tout ça.

[20:19]

Il s'intéresse d'abord à des camarades

[20:21]

et à des femmes de sa région

[20:23]

et avec le temps, il s'attaque aussi Ă  des

[20:25]

inconnus vivant ailleurs au Royaume-Uni.

[20:28]

Son parcours est marqué par

[20:29]

l'isolement, l'intimidation

[20:31]

et des difficultés d'apprentissage.

[20:34]

Un diagnostic d'autisme

[20:35]

aussi est posé tardivement dans son cas.

[20:38]

Sa défense invoquera ce contexte

[20:40]

ainsi que des difficultés de santé mentale

[20:42]

pour expliquer une partie de son

[20:43]

comportement. L'argument présenté

[20:45]

est celui d'un homme qui cherche des liens

[20:48]

sur Internet et réagit lorsque

[20:50]

ses approches sont rejetées.

[20:51]

Mais les faits documentés vont bien au-delà de ça.

[20:54]

Il emprunte des identités,

[20:56]

il fabrique des accusations et persiste

[20:58]

malgré les interventions policiÚres.

[21:00]

Donc, ça va un petit peu plus loin.

[21:02]

L'autisme ne constitue

[21:04]

pas lui-mĂȘme une explication Ă  ses actes.

[21:06]

Lors de la réalisation du

[21:08]

documentaire consacré à l'affaire,

[21:09]

il y a eu un docu lĂ -dessus.

[21:12]

On a consulté des organisations

[21:13]

dirigées par des personnes autistes afin d'éviter

[21:16]

cette association trompeuse.

[21:18]

Puis, on rappelle que la grande majorité

[21:19]

des personnes autistes ne manifeste

[21:21]

pas ce type de comportement-lĂ .

[21:23]

Exact, c'est mĂȘme contraire Ă  eux.

[21:25]

Ben oui, c'est trĂšs rare que les autistes

[21:27]

vont ĂȘtre, peut-ĂȘtre des fois,

[21:30]

dans certains cas,

[21:32]

des tueurs en série,

[21:34]

des grands manipulateurs,

[21:36]

grands mentors et tout ça.

[21:38]

C'est pas dans leur nature. MĂȘme les contacts

[21:39]

sociaux, pas pour tous,

[21:41]

mais c'est pas toujours ce qu'ils préfÚrent.

[21:44]

MĂȘme virtuels, je sais pas

[21:45]

jusqu'Ă  quel point.

[21:47]

C'est sûr qu'un avocat va toujours

[21:49]

essayer de trouver tous les facteurs

[21:51]

atténuants. Exact, mais

[21:53]

moi, j'y crois peu aussi.

[21:56]

En 2013,

[21:57]

une ordonnance judiciaire

[21:59]

lui interdit d'utiliser de faux

[22:01]

renseignements sur les réseaux sociaux.

[22:02]

Et cette restriction ne met pas fin à ses activités.

[22:05]

Sa violation fera partie

[22:07]

du dossier retenu contre lui en 2022.

[22:09]

MĂȘme l'arrestation de 2020

[22:11]

n'arrĂȘte pas immĂ©diatement le harcĂšlement.

[22:14]

Hardy continue pendant

[22:15]

sa liberté sous caution, imagine-toi non Seb,

[22:18]

incapable d'arrĂȘter.

[22:19]

Une femme nommée Gina

[22:21]

reçoit notamment un message d'un compte

[22:23]

qui prĂ©tend ĂȘtre sa grand-mĂšre.

[22:25]

Or, celle-ci est morte l'année

[22:27]

précédente de la COVID.

[22:29]

L'usurpation exploite encore une fois

[22:31]

un deuil pour tenter de

[22:33]

manipuler la personne.

[22:35]

Pour les victimes, l'intervention policiĂšre

[22:37]

ne signifie donc pas encore

[22:39]

qu'elles peuvent baisser la garde.

[22:42]

En octobre 2021,

[22:43]

Hardy plaide coupable Ă  5 chefs

[22:45]

de stalking.

[22:47]

Et le 26 janvier 2022,

[22:49]

Chester Crown Court,

[22:51]

la cour de cette région-là,

[22:53]

le condamne Ă  9 ans de prison.

[22:56]

La violation de l'ordonnance

[22:57]

restrictive de 2013 fait également

[22:59]

partie des faits retenus.

[23:00]

Le tribunal prend en considération

[23:02]

le harcĂšlement de 4 autres femmes

[23:04]

qu'il reconnaßt avoir ciblé.

[23:06]

En octobre 2022, la peine est réduite

[23:08]

Ă  8 ans en appel.

[23:10]

Cette réduction ne remet pas en cause

[23:12]

sa culpabilité. Pour Leah,

[23:14]

l'emprisonnement crée enfin une

[23:16]

séparation entre elle et l'homme

[23:18]

qui a envahi sa vie pendant environ

[23:20]

3 ans, mais il ne peut pas effacer

[23:22]

les conversations fabriquées puis les dommages

[23:24]

causés. 3 ans!

[23:26]

3 ans! Ça doit tellement ĂȘtre long, Emile!

[23:28]

En 2024,

[23:30]

elle racontait encore que elle se sent

[23:32]

toujours mal à l'aise en présence de certaines

[23:34]

personnes auxquelles

[23:36]

Hardy a écrit sous sa fausse

[23:38]

identité. Elle ignore

[23:40]

ce que ces personnes-lĂ  pensent

[23:42]

d'elle réellement puisqu'elles ont retenu

[23:44]

des messages. Elle a toujours un petit

[23:46]

doute quand elle croise des gens

[23:48]

de son quartier, de son

[23:50]

travail et autres. Des petits

[23:52]

doutes qui persistent toujours.

[23:53]

Evidemment, sa confiance envers les autres,

[23:56]

notamment les hommes, est profondément

[24:00]

affectée à cette

[24:01]

pauvre femme. Mais maintenant,

[24:03]

elle sait désormais qui se trouvait derriÚre

[24:05]

les comptes. En ce moment,

[24:07]

il devrait ĂȘtre bien contrĂŽlĂ© pour

[24:08]

ne plus le refaire, mais on voit que c'est

[24:11]

un individu quand mĂȘme Ă  surveiller.

[24:13]

MĂȘme en libertĂ© sous caution, il faisait des

[24:15]

dommages comme ça. Oui, bien oui!

[24:16]

Ça faisait qu'il avait accùs.

[24:19]

Il était en liberté, c'est ça.

[24:20]

C'est dur de contrĂŽler les gens

[24:23]

parce qu'ils pouvaient encore utiliser

[24:25]

un ordinateur, mĂȘme s'il n'y a pas le doigt.

[24:27]

Exact. Pour terminer,

[24:29]

parce que lĂ , il est en prison,

[24:30]

Matthew Hardy. Je me suis intéressé un peu

[24:32]

aux penes, aux différentes penes qui

[24:34]

pénalisent le stalking dans

[24:36]

différents pays. Puis, ça varie

[24:38]

énormément. Au Canada,

[24:41]

entre autres, le harcĂšlement

[24:42]

criminel peut mener Ă  10 ans de prison.

[24:45]

En Angleterre et aux pays de

[24:46]

Galles, certaines formes graves

[24:48]

de stalking ont également

[24:50]

un plafond de 10 ans.

[24:52]

En France, par contre, le maximum

[24:55]

prévu pour le harcÚlement moral

[24:57]

varie de 1 Ă  3 ans.

[24:59]

Donc, eux, c'est ceux qui

[25:01]

punissent le moins, je dirais,

[25:03]

le harcĂšlement criminel.

[25:04]

La France. Aux États-Unis,

[25:07]

le droit fédéral peut aller jusqu'à la

[25:08]

perpétuité si le stalking entraßne

[25:11]

la mort de la victime.

[25:12]

Donc, ils sont quand mĂȘme sĂ©vĂšres lĂ -dessus.

[25:15]

Mais ces chiffres-lĂ , c'est des maximums.

[25:16]

Ils ne disent pas Ă  eux seuls si

[25:18]

les victimes sont bien protégées ou si

[25:21]

les auteurs de ces crimes-lĂ  sont

[25:22]

rapidement arrĂȘtĂ©s, par exemple.

[25:24]

Oui, oui, parce que c'est long. Tu le sais,

[25:26]

ce type d'enquĂȘte-lĂ , gĂ©nĂ©ralement,

[25:29]

c'est quasiment plus complexe que des

[25:30]

enquĂȘtes sur meurtre et tout ça

[25:33]

parce que là, toutes les traces numériques,

[25:34]

soit ils vont ĂȘtre quand mĂȘme bons pour cacher

[25:37]

leurs pistes.

[25:38]

Ça demande quand mĂȘme du temps

[25:40]

à tout faire les corrélations, sinon

[25:42]

toutes les circonstantielles. Alors, c'est

[25:44]

des longues enquĂȘtes aussi, en plus, qui je trouve

[25:46]

qui complexifient ce type de crimes-lĂ .

[25:48]

Puis, un pays,

[25:50]

en fait, qui a la plus haute

[25:52]

peine contre les stalkers, c'est l'Australie,

[25:55]

spécifiquement en Tasmanie.

[25:56]

C'est jusqu'Ă  21 ans,

[25:58]

en fait, et ça comprend

[26:00]

suivre une personne, surveiller une personne,

[26:03]

le rĂŽdage prĂšs des lieux

[26:04]

qu'elle fréquente,

[26:06]

faire parvenir du matériel offensant

[26:08]

avec l'intention de provoquer un préjudice.

[26:11]

Tout ça compte

[26:12]

lĂ -dedans et c'est un plafond de 21

[26:14]

ans qui fixe une peine maximale

[26:16]

pour les crimes autour

[26:18]

du stalking en Tasmanie.

[26:21]

J'ai quand mĂȘme une grosse diffĂ©rence.

[26:23]

Tasmanie, 21 ans maximum,

[26:25]

France, 1 Ă  3 ans.

[26:27]

On dirait que les Français,

[26:28]

on dirait qu'ils tolÚrent ça. Je veux pas faire

[26:31]

de généralité, mais

[26:33]

quand tes peines sont plus

[26:34]

réduites, du moins,

[26:36]

c'est pas que t'approuve, mais

[26:38]

tu mets moins d'importance Ă  les punir.

[26:41]

Mais j'ai l'impression

[26:42]

parce qu'il y a beaucoup de non-dits

[26:44]

en France aussi, mais ça me semble que au niveau

[26:45]

des meurs, tout ça,

[26:47]

je trouve que des fois, il manque

[26:49]

de respect envers l'autre.

[26:52]

J'ai l'impression que ça se décline un peu

[26:54]

lĂ -dessus, mais

[26:55]

pour faire augmenter les peines, il faut qu'il y ait des changements

[26:57]

de loi, des juristes prudents. On dirait

[26:59]

qu'ils n'ont pas l'air d'ĂȘtre rendus lĂ 

[27:01]

parce qu'ils doivent pas ĂȘtre Ă©pargnĂ©s,

[27:04]

non plus.

[27:05]

C'est triste parce qu'on dirait que

[27:07]

je pense pas que les stalkers pensent aux

[27:09]

peines non plus quand ils font ça.

[27:12]

Ils pensent qu'ils se feront jamais attraper.

[27:13]

C'est ça, je sais pas jusqu'à

[27:15]

quoi c'est dissuasif, mais je suis

[27:18]

surpris quand mĂȘme.

[27:19]

C'est quand mĂȘme un vieux pays, la France,

[27:21]

sur des trucs qui sont trÚs sévÚres,

[27:23]

mais sur ça, en tout cas, bref,

[27:25]

c'est une déception de ma part.

[27:27]

Sûrement que fumer un joint est plus pénalisé

[27:31]

que du harcĂšlement

[27:32]

criminal. C'est sûr que oui.

[27:33]

MĂȘme encore aujourd'hui, ils voient ça

[27:35]

comme ça a l'air d'ĂȘtre le dĂ©mon.

[27:38]

LĂ -dessus,

[27:39]

pose de l'éditoriale sur les lois

[27:41]

françaises. Seb, je te laisse aller

[27:43]

dans ton histoire. À toi, mon cher.

[27:45]

Écoute bien ça, mon cher Emile et les

[27:47]

détordus. On va se déplacer un peu dans

[27:49]

le temps Ă  quelquefois. LĂ , on se

[27:51]

déplace en 2023.

[27:53]

Il y a quelqu'un qui crée des chatbots

[27:55]

en utilisant l'identité d'une professeure

[27:57]

du Massachoussette.

[27:59]

C'est un chatbot.

[28:01]

Pour ceux qui ne le savent pas encore,

[28:02]

un chatbot, c'est un programme d'intelligence

[28:04]

artificielle avec lequel on peut échanger des messages

[28:07]

comme ChatGPT,

[28:08]

Gemini, tout ceux que peut-ĂȘtre aujourd'hui

[28:10]

ont jamais expérimenté.

[28:12]

Les faux profils qui sont créés portent

[28:14]

son nom et ses photos,

[28:16]

puis ils répondent comme si c'était elle,

[28:18]

Ă  partir de renseignements personnels

[28:20]

que son harceleur leur a fournis.

[28:23]

La professeure, évidemment,

[28:24]

n'a jamais autorisé ces conversations.

[28:27]

LĂ , on va faire un bond dans le temps

[28:28]

en arriùre. À la fin 2017,

[28:31]

il y a quelqu'un qui publie

[28:32]

sur Craigslist,

[28:34]

qui est un site de petites annonces.

[28:37]

Il y a une annonce qui donne

[28:38]

l'impression que la professeure cherche

[28:40]

des rencontres sexuelles.

[28:43]

Elle n'a rien écrit de tel.

[28:44]

L'annonce contient des photos

[28:46]

de sous-vĂȘtements qu'elle reconnaĂźt.

[28:48]

À ses yeux, elle semble avoir Ă©tĂ© prise

[28:50]

dans l'ancien appartement oĂč elle habitait

[28:52]

avec son mari.

[28:55]

Elle ignore qui se cache

[28:56]

derriĂšre l'annonce.

[28:58]

Vers 2020, les mĂȘmes photos

[29:00]

réapparaissent sur Twitter.

[29:02]

Elle est comme Ă  vie des fois

[29:04]

des années, il ne se passe plus d'autres choses.

[29:06]

Et là, les photos, ça doit aussi

[29:08]

ĂȘtre perturbant.

[29:11]

Et sur Twitter, bon, il y a des comptes

[29:12]

qui lui envoient en affirmant

[29:14]

possĂ©der ses sous-vĂȘtements.

[29:16]

Il y en a un qui reprend mĂȘme son prĂ©nom

[29:18]

dans les comptes. Et les publications

[29:20]

identifient aussi le compte qu'elle utilise

[29:21]

dans sa vie professionnelle.

[29:24]

Et ses messages obscĂšnes sont aussi

[29:25]

rattachés au profil que connaissent

[29:28]

ses contacts professionnels.

[29:29]

Et elle finit par supprimer son compte.

[29:32]

Les photos continuent pourtant de circuler

[29:34]

sur d'autres profils. Puis, le harceleur

[29:36]

ajoute des images truquées

[29:38]

et des informations qui permettent de la

[29:40]

retrouver bien au-delĂ  de Twitter.

[29:42]

En 2023,

[29:44]

il y a des publications qui contiennent

[29:46]

des montages sexuels accompagnés de

[29:48]

renseignements qui, eux, sont authentiques.

[29:50]

Puis on ne la nomme pas parce qu'elle

[29:51]

n'a jamais été nommée, c'est comme une genre de djindo.

[29:54]

Il y a des photos

[29:55]

du permis de conduire de la professeure,

[29:58]

son adresse et contacts professionnels,

[30:00]

mĂȘme une image de sa rĂ©sidence.

[30:02]

Un internaute qui voit le montage

[30:03]

n'a pas Ă  chercher comment l'ajouindre.

[30:05]

On lui fournit déjà comment le faire.

[30:08]

Puis il y a des inconnus qui commencent

[30:09]

Ă  lui envoyer des courriels, des textos.

[30:12]

Il y a certains qui menacent de transmettre

[30:13]

les images Ă  ses collĂšgues, on retombe

[30:15]

encore dans les mĂȘmes, toujours les mĂȘmes choses,

[30:17]

ou à ses étudiants, si elles ne fournissent

[30:19]

pas de véritables images sexuelles.

[30:21]

Elles se retrouvent ainsi sommées

[30:23]

de produire des nouvelles photos

[30:24]

pour empĂȘcher la diffusion

[30:26]

de celles qui ont été fabriquées.

[30:28]

Tu vois comment ça ne fonctionne pas?

[30:31]

Il y a d'autres personnes qui ont repris

[30:33]

ces renseignements mis en ligne

[30:35]

et qui s'en servent contre elles.

[30:38]

Les gens qui doxent,

[30:40]

qu'on diffuse d'informations,

[30:41]

vont jusqu'Ă  divulguer

[30:42]

ces mots de passe,

[30:45]

ces changements de couleur de cheveux.

[30:47]

C'est quelqu'un qui est au courant,

[30:49]

qui a sui.

[30:50]

Sur Reddit, il y a plusieurs profils

[30:53]

qui utilisent son nom et son image.

[30:55]

Pour cette seule femme,

[30:56]

l'enquĂȘte va recenser au moins

[30:58]

30 comptes sur 15 sites

[31:00]

avec ces informations-lĂ .

[31:03]

Et entre septembre 2023

[31:04]

et juillet 2024,

[31:06]

le harceleur crée au moins trois

[31:08]

chatbots sur deux plateformes

[31:10]

et leur fournit la date de naissance

[31:12]

de la professeure, son parcours scolaire,

[31:14]

ses habitudes vestimentaires,

[31:15]

mais aussi le nom et l'emploi

[31:17]

de son mari. Il indique mĂȘme

[31:19]

quand elle a perdu sa mĂšre.

[31:21]

J'arrive pas Ă  comprendre comment

[31:23]

il peut avoir toutes ces infos-lĂ .

[31:25]

Si un internaute demande aux personnages

[31:28]

oĂč elle habite,

[31:29]

il répond

[31:30]

qu'il peut donner la véritable adresse

[31:32]

de la professeure et peut mĂȘme l'inviter

[31:34]

Ă  venir chez elle. Elle ignore!

[31:36]

Qui discute avec ce double-lĂ ?

[31:38]

Il n'y a rien dans le dossier qui permet

[31:40]

de dire qu'un utilisateur s'est présenté.

[31:42]

Il n'y a jamais personne en tant que tel

[31:43]

qui est venu chez elle malgré tout ça.

[31:46]

Au FBI, il y a une agente spéciale

[31:48]

qui est associée au dossier,

[31:49]

Laura McCrory,

[31:52]

et les autres enquĂȘteurs rassemblent

[31:53]

toutes les traces qui ont été laissées

[31:55]

sur les plateformes.

[31:56]

DerriĂšre chaque pseudonyme,

[31:58]

ils cherchent les données de création

[32:00]

du compte, les méthodes data.

[32:01]

Il y a toujours des traces en dessin,

[32:02]

les courriels et tout ça, toutes les

[32:04]

connexions, les moyens de récupération.

[32:07]

Souvent, on met un numéro de téléphone,

[32:08]

un second courriel. C'est lĂ  qu'on laisse

[32:10]

des petits artefacts et mĂȘme les mĂ©thodes

[32:12]

de paiement. Il demande ses renseignements

[32:14]

aux services concernés avec des mandats.

[32:17]

Google fournit des données,

[32:19]

des adresses Gmail qui ont été

[32:20]

utilisées pour créer plusieurs comptes Twitter.

[32:23]

Et deux de ces boĂźtes courriels-lĂ 

[32:24]

utilisent la mĂȘme adresse de rĂ©cupĂ©ration.

[32:26]

Souvent, c'est aussi parce que

[32:28]

l'adresse de récupération, si on va mettre sa vraie adresse,

[32:30]

c'est au cas oĂč on perd l'accĂšs au compte.

[32:32]

À l'info, oui, c'est ça, l'adresse

[32:35]

au throwaway account.

[32:36]

Exact. Donc, ça leur permet

[32:38]

de retrouver un compte,

[32:40]

de retrouver le compte. Et cette mĂȘme adresse

[32:42]

a elle-mĂȘme servi Ă  crĂ©er un troisiĂšme compte Twitter.

[32:45]

Puis, les trois profils

[32:46]

en apparence séparés

[32:47]

ramĂšnent donc les enquĂȘteurs Ă  une mĂȘme boĂźte courriels.

[32:51]

Google révÚle aussi

[32:52]

un numéro de téléphone de récupération.

[32:54]

Et l'opérateur AT&T,

[32:56]

qu'on a parlé justement derniÚrement

[32:58]

dans notre épisode sur le 11 septembre,

[33:00]

retrouve le nom de l'ancien

[33:02]

abonné, James Florence Jr.

[33:05]

Et le FBI

[33:06]

compare ensuite toutes les connexions

[33:08]

au compte et a six reprises

[33:10]

en 2023. Son compte Amazon

[33:12]

et un compte utilisé pour harceler

[33:14]

la professeure se connectent le mĂȘme jour

[33:16]

avec la mĂȘme adresse IP.

[33:18]

Donc, c'est assez facile de faire

[33:19]

la corrélation. Et dans une boßte de courriels

[33:22]

liée à Florence,

[33:23]

eh bien, les enquĂȘteurs ont trouvĂ© aussi une facture

[33:25]

de crushon.ai

[33:27]

qui est une plateforme de chatbot

[33:29]

que je ne connais pas.

[33:31]

Puis, elle concerne justement un abonnement premium

[33:34]

d'un an, de décembre

[33:35]

à décembre, de 2023 à 2024,

[33:38]

facturé à son véritable nom.

[33:40]

Et le numéro de téléphone, les connexions

[33:42]

et maintenant l'abonnement, eh bien, ramĂšnent

[33:43]

tous au mĂȘme an Ă  James Florence.

[33:46]

Et dans cette mĂȘme boĂźte de courriels, il y a une image

[33:48]

truquée qui conserve des méta-données

[33:50]

et ses renseignements qui accompagnent

[33:52]

un fichier. Eh bien, elle l'associe

[33:54]

Ă  Photoshop

[33:55]

en mai 2018. Donc, tu sais,

[33:58]

c'est les premiĂšres photos que je vous parlais.

[33:59]

Oui, oui, oui, ça fait un bout quand mĂȘme.

[34:01]

C'est ça, exactement. Donc, ce jour-là,

[34:03]

elle avait aussi servi Ă  chercher comment fabriquer

[34:05]

des faux nus, des fausses images nues.

[34:08]

Puis, l'image et l'historique de

[34:10]

recherche, en fait, parce qu'ils cherchaient comment faire

[34:12]

aussi, se recoupent jusque dans

[34:14]

la date. Puis, pour la professeure, eh bien,

[34:16]

James Florence n'est pas une inconnue.

[34:18]

Elle l'a rencontrée par

[34:19]

une amie commune et elle l'a reçue à

[34:21]

des soirées chez elle. Bien voyons donc.

[34:23]

Entre 2015 et 2017.

[34:26]

OK. Et c'est la rĂ©sidence oĂč, selon

[34:28]

elle, les photos de ses sous-vĂȘtements semblent

[34:29]

avoir été prises. Donc, le DoD

[34:31]

a préparé ses affaires depuis vraiment

[34:34]

longtemps. Oui, oui, oui.

[34:35]

Il a stacké pour vrai jusque dans ses tiroirs.

[34:37]

Oui, oui, exact, exact. Et Florence

[34:40]

est arrĂȘtĂ©e le 11 septembre

[34:41]

2024 Ă  Plymouth, au Massachussett.

[34:44]

Les agents ont fouillé son

[34:46]

domicile, examiné tous ses appareils

[34:47]

électroniques. Dans la maison,

[34:49]

ils ont dĂ©couvert des dizaines de sous-vĂȘtements

[34:52]

dont certains sont présumés à appartenir

[34:54]

Ă  la prof. Ils trouvent aussi

[34:55]

une coque de téléphone sur laquelle Florence

[34:57]

a imprimé une photo d'elle en bikini.

[35:00]

OK. Sur son téléphone,

[35:02]

un Google Pixel 6 Pro,

[35:05]

les agents retrouvent dans son compte

[35:06]

Dropbox des photos utilisées pour le

[35:08]

harcÚlement, dont celle imprimée sur la coque

[35:10]

et les images de sous-vĂȘtements.

[35:12]

Donc, dans le cloud, dans ses backups

[35:14]

sont lĂ  aussi. Son ordinateur

[35:15]

contient un fichier texte avec des mots de passe

[35:17]

associés à la professeure. C'est aussi, je sais pas

[35:20]

comment il a fait pour... Les agents

[35:21]

vont découvrir les traces des campagnes

[35:23]

contre au moins six autres victimes. Donc,

[35:25]

c'était pas la seule. Et avec la professeure,

[35:28]

donc, ça fait sept chefs

[35:29]

de cyber-harcĂšlement. Puis, le bilan

[35:32]

plus large des autoritĂ©s fera mĂȘme Ă©tat

[35:33]

d'une douzaine de femmes au fil

[35:35]

des années qu'il a ciblées.

[35:38]

Certains connaissent Florence depuis longtemps,

[35:40]

mĂȘme si il y a des gens de leur entourage.

[35:42]

D'autres étaient des adolescents,

[35:44]

des adolescentes, pardon,

[35:45]

quand les premiers messages sont arrivés.

[35:48]

Donc, il y a du matériel d'exploitation sexuelle

[35:49]

pour enfants qui est également retrouvé.

[35:51]

Ça ajoute un chef d'accusation supplĂ©mentaire

[35:53]

vu qu'il y avait des ados lĂ -dedans.

[35:55]

L'enquĂȘte sur la professeure ouvre ainsi

[35:57]

sur une histoire bien plus ancienne.

[36:00]

Les chatbots sont les outils les plus récents,

[36:02]

mais tout ça remonte à l'époque

[36:04]

de MySpace, en fait.

[36:06]

Parce que vers la fin 2008

[36:07]

et le début 2009, il y a une autre

[36:10]

victime de 15 ans lorsqu'un compte

[36:12]

MySpace commence Ă  la contacter

[36:14]

anonymement. Puis, le profil

[36:16]

utilise ses photos et lui déclare

[36:17]

des sentiments. Puis, environ un an plus

[36:20]

tard, le mot de passe de son vrai

[36:21]

compte MySpace est changé sans son accord.

[36:24]

Je sais pas comment qu'il faisait pour avoir

[36:25]

l'accord. Puis, elle ne peut plus y entrer.

[36:28]

Donc, puis lĂ , il y a des profils sexuels

[36:29]

qui commencent Ă  apparaĂźtre ensuite avec

[36:31]

son nom et ses coordonnées.

[36:33]

Puis, Florence, James Florence,

[36:35]

prend aussi le contrĂŽle de son compte Facebook

[36:37]

vers 2012. Puis, il accĂšde

[36:39]

encore en novembre 2022. Donc,

[36:41]

dix ans plus tard, il accĂšde encore.

[36:43]

Ça n'a pas de sens, ça se prie.

[36:45]

Des fois, Facebook, il borde du monde.

[36:47]

Tu n'as plus accĂšs Ă  ton compte. Tu ne sais pas pourquoi.

[36:49]

Tu n'as jamais accĂšs. Puis, il y a du monde.

[36:50]

C'est des fraudeurs. Let's go.

[36:52]

Oui, c'est ça.

[36:53]

Tu déclares faux des profils.

[36:57]

Puis, il dit non, non, le profil est

[36:58]

vrai. Le profil a été créé il y a une heure.

[37:00]

Puis, ça paraßt en tout cas des fois là-dessus.

[37:02]

C'est du gros laxisme.

[37:04]

En tout cas, en 2011, il y a une autre jeune femme

[37:06]

qui voit apparaĂźtre une copie de son compte

[37:07]

Facebook. Des hommes qu'elle ne connaĂźt pas

[37:09]

lui envoient alors des messages.

[37:11]

En 2013, il y a de faux profils qui associent

[37:13]

son visage au corps de d'autres femmes.

[37:15]

Encore une fois, des deepfakes. Son nom

[37:17]

et son école accompagnent des images.

[37:20]

Le faux compte ajoute aussi des camarades

[37:22]

et des amis.

[37:24]

Ça ressemble à Amanda Todd, d'une certaine façon.

[37:27]

Les montages entrent alors

[37:28]

dans son entourage. Elle subit des moqueries,

[37:30]

du harcÚlement à l'école.

[37:32]

Et il y a l'une des femmes

[37:33]

qui a connu Florence pendant

[37:37]

presque 20 ans dans les victimes.

[37:39]

Puis, durant une grande partie

[37:40]

de cette relation, elle l'a considéré

[37:41]

comme un ami proche.

[37:44]

Florence,

[37:46]

son stalker est un ami.

[37:49]

Imaginez,

[37:51]

ça fait tellement...

[37:53]

Ça fait penser aussi un peu

[37:54]

à l'épisode qu'on a fait sur les

[37:56]

sƓurs qu'on radisse, qu'on a aussi

[37:58]

interviewé. Vous irez voir ça.

[38:00]

Écoutez ça, en fait.

[38:02]

Si ça vous intéresse, allez plus loin.

[38:03]

Eux, c'est l'enfer, mais elles, c'est l'enfer.

[38:06]

C'est ce qu'elles ont vécu pendant plus de 10 ans.

[38:08]

Elles ont retrouvé leur stalker

[38:10]

elle-mĂȘme et c'Ă©tait quelqu'un

[38:12]

prĂšs de la famille encore une fois.

[38:13]

C'est encore troublant.

[38:16]

Qu'est-ce qui te passe par la tĂȘte

[38:18]

pour vouloir harceler

[38:19]

des gens que tu connais parmi tes

[38:21]

proches pendant des années?

[38:23]

Ben oui, quel plaisir que tu...

[38:25]

Je ne sais pas si c'est parce que les gens ne leur donnent pas l'attention

[38:27]

qu'ils voudraient de cette personne-lĂ .

[38:29]

On dirait que des fois, je suspecte beaucoup ça,

[38:31]

mais je ne suis pas psychologue.

[38:33]

Elle apprend qu'il a utilisé son identité

[38:35]

pour créer des faux comptes, qu'il a pris des photos

[38:37]

Ă  son insu puis qu'il a mis en place des alertes

[38:39]

pour suivre les changements dans ses renseignements

[38:41]

de biographie en ligne, pour ĂȘtre sĂ»r

[38:43]

que dĂšs qu'elle change quelque chose, qu'il soit mis au courant,

[38:45]

mĂȘme une sortie Ă  l'Ă©picerie l'inquiĂšte,

[38:47]

elle a peur de croiser quelqu'un qui aurait

[38:50]

déjà discuté avec elle en ligne.

[38:52]

Et Florence, lui

[38:53]

il travaille dans l'informatique, il a passé 10 ans

[38:55]

au MIT de Lincoln Laboratory,

[38:58]

puis il détient une

[38:59]

habilité, il est trÚs bon en réseau,

[39:02]

justement, donc

[39:02]

on peut comprendre, puis il travaillait

[39:05]

mĂȘme, il y avait un niveau, tu sais,

[39:07]

des niveaux alarmés au département américain,

[39:09]

la défense était à un niveau secret,

[39:11]

donc il était trÚs trÚs élevé, disons,

[39:13]

dans l'accĂšs Ă  l'information

[39:14]

qu'il y avait, puis ça compliquait l'enquĂȘte

[39:17]

parce qu'il utilisait aussi des VPN,

[39:19]

puis mĂȘme des services Ă©trangers,

[39:20]

que souvent, on le sait, il ne conserve pas toutes les traces

[39:23]

oĂč il ne rĂ©pond pas aux autoritĂ©s,

[39:25]

vu qu'ils ne sont pas en territoire,

[39:26]

il s'en fout un petit peu. Et en avril

[39:29]

2025, notre beau

[39:31]

salaud, James Florence

[39:33]

plaide coupable Ă  sept chefs

[39:34]

de cyberharcĂšlement, un chef de possession

[39:36]

de matériel d'exploitation sexuelle

[39:38]

d'enfants, le 23 juillet,

[39:41]

le juge fédéral le condamne

[39:43]

Ă  neuf ans de prison,

[39:44]

suivi de dix ans de supervision, parce qu'aprĂšs

[39:46]

aussi, il faut les surveiller.

[39:49]

James, il y a 37 ans,

[39:50]

puis le bilan de l'affaire,

[39:52]

en fait, au final, il faisait état de

[39:54]

62 comptes répartis

[39:56]

sur 30 plateformes.

[39:58]

Et en février 2025, plusieurs mois

[40:00]

aprĂšs son arrestation, il y a un faux compte Twitter

[40:02]

de la femme harcelée dÚs ses 15 ans

[40:05]

qui est encore visible,

[40:06]

il y a une demande de fait,

[40:08]

une demande a été faite à Twitter,

[40:10]

elle a été refusée pour enlever le compte,

[40:12]

Twitter a refusé.

[40:14]

Je suis content de pouvoir aller sur cette plateforme-lĂ .

[40:16]

Puis au moment de la peine, il y a des victimes

[40:18]

qui continuent encore de recevoir des messages

[40:20]

liés au contenu diffusé, que Twitter veut pas enlever.

[40:23]

OK.

[40:24]

Ça a Ă©tĂ© prĂ©programmĂ© ou quoi?

[40:25]

Je sais pas. Il y a quelqu'un qui a encore accĂšs.

[40:27]

C'est ça qui est bizarre. Je sais pas si c'est James,

[40:30]

mais au pire, Twitter, pourquoi

[40:32]

fermez pas le compte? C'est pas compliqué.

[40:33]

Il y a quelqu'un qui a mĂȘme un...

[40:35]

C'est de l'acharnement, ça.

[40:37]

C'est la liberté d'expression.

[40:39]

Oui, oui, oui, exact.

[40:41]

Et puis il y a des inconnus,

[40:43]

c'est ça, qui trouvent encore ces publications-là

[40:45]

et qui peuvent répondre, donc écrivaux, femmes,

[40:47]

dont Florence. Puis pour chacune,

[40:49]

il reste des profils Ă  signaler, encore des copies

[40:51]

de profils Ă  retrouver, parfois

[40:53]

sur d'autres sites qui ont jamais été inscrits,

[40:55]

il y a encore plein d'artefacts

[40:57]

qui traĂźnent partout. Puis on le sait,

[40:59]

le droit Ă  l'oubli, c'est facile

[41:01]

sur papier, mais dans la

[41:03]

vraie vie, c'est trĂšs difficile.

[41:06]

Donc pour les victimes, il y a une question

[41:07]

qui demeure aprĂšs la condamnation.

[41:09]

Mais tu sais, un peu comme on disait,

[41:10]

qui a vu les publications? Puis tu sais,

[41:12]

qui croit vraiment avoir parlé avec elles?

[41:15]

Parce qu'il y a plein de gens qui ont dĂ» parler avec elles,

[41:16]

puis ils savent pas que c'était un

[41:18]

robot en arriĂšre ou un harceleur.

[41:21]

Donc encore une fois, mĂȘme si

[41:23]

il est emprisonnĂ© ou mĂȘme si

[41:24]

il a été blanchi,

[41:27]

ça reste dans la tĂȘte

[41:29]

des gens. Fait que t'es pris avec ça toute ta vie.

[41:31]

Nettoyer les dégùts, c'est

[41:33]

un bordel aprĂšs.

[41:34]

Essayer de parler Ă  tout le monde.

[41:36]

Il y a sûrement des gens qui t'oublient,

[41:38]

qui ont reçu des messages ou mĂȘme des photos

[41:40]

ou des choses comme ça. C'est presque

[41:42]

quasiment impossible de nettoyer

[41:45]

tout le bordel causé sur autant

[41:47]

d'années. Ben non, exact, exact.

[41:48]

Ça conclut mon histoire

[41:51]

de stalker. On avait des beaux,

[41:53]

je trouve. On avait des beaux

[41:55]

osseaux. Puis malheureusement,

[41:56]

c'est pas si difficile à trouver que ça, dans le sens

[41:58]

qu'il y en a tellement. Il y a

[42:01]

des cas neutroires aussi.

[42:03]

Dans le camp de notre série télé,

[42:04]

on avait parlé

[42:06]

à une jeune femme justement qui avait été victime

[42:08]

un peu comme Amanda Todd.

[42:10]

Et puis il venait de Laval, en fait,

[42:13]

son stalker.

[42:15]

C'Ă©tait quand mĂȘme assez

[42:16]

pénible comme histoire. Puis on sait,

[42:18]

on a des proches aussi qui ont été

[42:20]

victimes de ça. Donc on est

[42:22]

conscient des dommages que ça peut causer.

[42:24]

Puis surtout de la peur qui

[42:25]

reste en toi.

[42:27]

La peur qui te garde

[42:30]

toujours aux aguets, qui fait en sorte que

[42:32]

t'as peur de sortir de chez toi.

[42:35]

Justement, une

[42:36]

de nos amies, on le sait, elle se faisait suivre

[42:38]

jusqu'Ă  chez elle. Dans les

[42:40]

transports, tu sais jamais

[42:42]

ce que cette personne-lĂ  a comme

[42:44]

intention. Ça peut t'amener

[42:46]

Ă  mal dormir, Ă  prendre

[42:48]

Ă©ventuellement mĂȘme des

[42:49]

mĂ©dicaments pour ça. Ça perturbe

[42:52]

toute ta vie. Tu te sens vulnérable

[42:54]

Ă  quelque part.

[42:56]

J'ai l'impression justement que tu ne retrouves

[42:58]

jamais la paix Ă  100 %.

[43:00]

C'est vraiment triste.

[43:02]

Ça a des dommages quasiment

[43:04]

Ă  vie sur

[43:06]

ces gens-lĂ . Comme lui,

[43:08]

il a quand mĂȘme pris 9 ans, plus 10 ans de

[43:10]

supervision. Donc c'est quand mĂȘme une bonne peine.

[43:13]

Mais faut

[43:14]

qu'il y ait des peines beaucoup plus

[43:16]

dissuasives lĂ -dessus parce que

[43:18]

avec la montée, j'ai l'impression,

[43:19]

puis peut-ĂȘtre je me trompe, je fais des raccourcis, mais

[43:22]

tout le masculinisme, la

[43:24]

misogynie, puis

[43:25]

encore plus d'utilisation de

[43:27]

tous les outils en ligne. Puis justement,

[43:29]

les chatbots, le AI,

[43:31]

j'ai pas l'impression que ça va

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en diminuant. Non, pas du tout.

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Les histoires d'harceleurs en ligne. On vit Ă  une

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pĂ©riode justement oĂč il y a beaucoup

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d'harcĂšlement, mĂȘme il y en a

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pas caché, les gens vont utiliser leur compte

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personnel pour

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harceler des gens sur

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des réseaux sociaux. Donc il y a vraiment

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quelque chose qui se passe. Je pense que

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heureusement, parce que la question, c'est un peu

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comment on fait pour se défaire de l'emprise

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d'un stalker? Ben au moins

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maintenant, puis nous on le sait, on parle

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souvent quand mĂȘme aux autoritĂ©s, aux gens

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qui sont en lien avec les cyber-enquĂȘtes

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et autres. Au moins, les

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enquĂȘteurs et les policiers sont plus

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outillĂ©s maintenant. Oui, absolument. MĂȘme quand on

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parle d'un cas en 2019, lĂ  maintenant,

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en 2026-2027,

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déjà en 6-7 ans, ça a

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beaucoup évolué. Oui, oui, oui. Donc t'sais,

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hésitez pas à aller les voir. Nous, on connaßt les gens

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de la brigade

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du cybercrime

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au SPVM. Oui, oui, exactement. Puis on sait

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qu'ils sont trÚs bien outillés, ils ont des bons

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conseils aussi. Ils comprennent aussi

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votre réalité. Ils sont plus du genre

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t'sais, on blĂąme plus la victime.

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Non, non, non. On est conscient.

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Donc ils peuvent vraiment vous donner

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des bons trucs pour essayer

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justement de tenter

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d'effacer certaines

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comment dire, on peut pas tout effacer,

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mais il y a des choses qu'on peut quand mĂȘme.

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On peut essayer, il y a des techniques pour ĂȘtre

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un peu plus anonyme, par exemple, sur Google,

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pour bloquer des gens sur les réseaux

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et tout ça. Puis eux ont de plus en plus de techniques

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pour attraper ces gens-lĂ  via

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les moyens numériques. Oui, oui.

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Ils capturent la preuve beaucoup plus rapidement, puis mĂȘme dans vos

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postes de quartier, moi, j'avais eu Ă  faire

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pour un autre truc cet été, puis

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il y avait quelqu'un avant moi qui y allait, là, c'était du

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cyberharcĂšlement,

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cyberchantage, t'sais, sex

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extorsion et tout ça. Puis tout de suite, j'ai entendu

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la policiĂšre, il faut tout de suite

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capturer les stories Snapchat.

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Parce que lĂ , on le sait,

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il y a rien de plus éphémÚre qu'une story Snapchat.

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Puis les autorités, les autorisations

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judiciaires, c'est tout le temps en long

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Ă  aller les chercher. Fait que s'ils sont capables d'ĂȘtre capturĂ©s pendant,

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ça va beaucoup les aider.

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Puis je le voyais, lĂ , t'sais, la plainte

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Ă©tait mĂȘme pas remplie encore. Oui, oui.

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Que la policiÚre, tout de suite, elle a eu le réflexe de

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capturer, de capturer cette preuve-lĂ 

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parce qu'ils servent, t'sais.

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Les gens inventent pas ça, là, donc...

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Mais aprÚs ça, ça devient difficile

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de coincer tout le monde.

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Mais il faut toujours se plainte parce que

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justement, un peu comme la fraude,

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soit on dit, ah, mon cas il est pas gros, je me suis fait frauder

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juste 2000 $, mais non, faut

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aller dénoncer, faut remplir un rapport de police.

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Parce que si vous ĂȘtes 15 dans les 6

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prochaines, t'sais, ils vont ĂȘtre capables de faire des recroupements,

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des corrélations, puis de justement

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faire une plus grosse enquĂȘte

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puis d'arriver Ă  coincer.

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Oui, puis des fois, c'est dans cette petite

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fraude-lĂ  de 2000 $ oĂč c'est dans

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ce petit harcĂšlement-lĂ 

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qui a peut-ĂȘtre commis une erreur.

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Exact, exact. C'est peut-ĂȘtre lĂ  qu'il y a une faille

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ou que son vrai nom ou son adresse IP va sortir

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ou quelque chose comme ça, donc faut pas négliger ça.

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Non, non, vraiment pas.

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On est curieux de savoir aussi si vous,

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chers distordus, vous avez déjà subi

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du harcĂšlement, du cyberharcĂšlement,

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ou vous avez été suivi par des stalkers.

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On aimerait bien savoir si vous aimeriez

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qu'on en parle,

[46:32]

qu'on parle de votre histoire, vous pouvez nous contacter,

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ça va rester anonyme, soyez sans crainte.

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On aimerait bien un jour

[46:38]

peut-ĂȘtre prĂ©senter des histoires

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d'auditeurs et auditrices. Dans le but,

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encore une fois, c'est pas d'ĂȘtre sensationnaliste,

[46:44]

c'est justement d'éduquer les gens, d'essayer de voir

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comment les plus jeunes aussi peuvent

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s'en sortir.

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Je dis ça au moment oĂč notre nĂ©on vient

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de lùcher juste à cÎté, donc

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je pense que c'est le temps de terminer cet épisode.

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Seb, on se revoit dans l'after-show.

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On va parler encore une fois d'histoire

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de stalkers tirée de vrais utilisateurs

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sur Reddit, évidemment que ce qu'on vient de vous

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compter lĂ  est vrai aussi, mais lĂ ,

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on parle de cas qui ont été moins couverts

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dans les médias dont les

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utilisateurs se sont confiés, donc ça risque

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d'ĂȘtre intĂ©ressant aussi en after-show

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sur Patreon. On remercie

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tout le monde, on remercie Ben à la régie,

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Julie au montage, Marianic Ă  la recherche

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et bien

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sûr, nos membres Patreon, Seb,

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je te laisse commencer les shout-out.

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Un gros merci Ă  Matisse,

[47:29]

Karl, Davey et

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Mehdi Air.

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Aussi, un gros shout-out Ă 

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Marilou D, Ă 

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Yann et Ă  Phil Hans.

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Je poursuis des remerciements Ă 

[47:40]

Sophie L, Dame du Nord

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et Isabelle L.

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Et pour terminer, un bon

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gros cĂąlin Ă  Chris G,

[47:49]

Ă  Jade C

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et Ă  Christine C.

[47:53]

Merci Ă  vous et merci Ă  tous

[47:54]

nos membres Patreon.

[47:55]

Est-ce que tu aurais un mot de la fin pour nous mon cher Emile?

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Absolument! On

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passe notre temps Ă  vouloir ĂȘtre suivi

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sur Internet jusqu'au jour

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oĂč on aimerait que le bouton bloquĂ©

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fonctionne aussi

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dans le stationnement de la maison.

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C'est bien dit! À bientît!

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