Rejoignez Emile et Seb dans cette nouvelle mini-disto, où ils naviguent à travers l’histoire de l’Alerte AMBER depuis sa création poignante, inspirée par le tragique enlèvement d’Amber Hagerman en 1996, jusqu’à aujourd’hui pour explorer les bénéfices apportés par l’évolution technologique. Découvrez des statistiques révélatrices sur son efficacité mettant en avant son taux de succès remarquable. De plus, on voyage au-delà des frontières pour comparer les systèmes d’alerte entre les États-Unis, le Canada et l’Europe! Bonne écoute!
![L’évolution technologique de l’Alerte AMBER [MINI-DISTO]](/wp-content/uploads/2024/02/levolution-technologique-de-lalerte-amber-mini-disto.jpg)
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L’évolution technologique de l’Alerte AMBER [MINI-DISTO]
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Vous êtes sur le point d'écouter une mini disto tirée du journal d'enquête d'Emile et Sébastien.
Salut Emile, ça va bien?
Ça va très bien Seb, ça va très bien.
Aujourd'hui, tu nous proposes un sujet de mini disto qui te trottait dans la tête depuis longtemps, celui de l'alerte en verre.
Parce qu'à quelque part, c'est un peu une progression, une utilisation de l'art numérique pour crowdsourcer un peu la recherche de personnes disparues.
Ça entre tout à fait dans notre ligne éditoriale.
Oui, absolument. L'alerte en verre, toute personne qui a des enfants ou non, ou du moins qui n'était pas sous une roche connaît l'alerte en verre ou a vécu dans les dernières années une alerte des fois qu'on considère un peu dérangeante,
qui nous avise qu'un enfant est disparu. Mais quand on y pense, l'objectif est de sauver l'enfant aussi.
Parce que souvent quand on a des alertes, c'est vrai qu'elles sont bruyantes maintenant sur les téléphones, mais j'entends souvent des gens se plaindre de ça.
Il y a des gens offusqués, comme tout le Québec, ou en fait ça va au-delà du Québec, mais toute la province est dérangée à cause de ça.
Ce n'est pas un dérangement, c'est plus ouvrez l'œil, faites votre travail de citoyen et tentez de retrouver quelqu'un.
Oui, vous allez voir, ça fonctionne bien des statistiques pour vous. C'est vraiment intéressant et j'avais envie de vous en parler aussi.
Je voulais voir au fil des années comment ça a évolué technologiquement parce que ça a été fondé et créé en 1996.
L'internet d'aujourd'hui n'était vraiment pas la même chose en 1996, nos cellulaires, etc.
Presque rien de ce qu'on utilise comme technologie existait en 1996 et ça a évolué.
Je vais commencer à vous faire un peu l'évolution, vous racontez un peu la petite histoire et par la suite on va regarder l'évolution technologique de l'alerte Amber.
Bien sûr.
En fait, ça a commencé avec un événement tragique en 1996 au Texas.
Amber Hagerman, qui est une fillette de 9 ans, a été enlevée en plein jour alors qu'elle faisait du vélo dans son quartier à Arlington.
Quatre jours d'angoisse ont suivi jusqu'à ce que le corps d'Amber soit retrouvé dans un fossé, laissant une communauté dévastée et furieuse.
De cette tragédie est née une initiative communautaire qui a été soutenue par les médiolocaux visant à créer un système d'alerte rapide pour aider à localiser les enfants enlevés.
Le système a été baptisé Amber, en mémoire de Amber Hagerman, mais il sert également d'acronyme pour America's Missing Broadcast Emergency Response.
Donc, il y a un acronyme autour de ça.
Oui, exact. Ils ont été quand même bons de le faire cadrer avec le prénom de la première, si on peut dire, l'enlèvement qui est un peu l'instigateur de tout ça.
L'alerte Amber s'est développée avec un effort collaboratif entre les forces de l'ordre, les stations de radio et de télévision, et plus tard avec l'avènement des technologies mobiles et les fournisseurs de services sans fil.
Ensemble, ils travaillent pour diffuser rapidement des informations cruciales sur les enlevements d'enfants en situation critique aux yeux et aux oreilles du public.
Depuis sa création, l'impact de l'alerte Amber a été monumental.
Le système a traversé les frontières, s'étendant au-delà des États-Unis, vers le Canada et plusieurs pays européens. Je vais y revenir un peu tout à l'heure.
Avec l'évolution technologique, l'alerte Amber a également évolué.
Maintenant, on utilise des notifications push, comme je vous le disais tantôt, sur les téléphones, des messages textes et même des intégrations dans les réseaux sociaux et les systèmes GPS pour diffuser les alertes.
Cette expansion technologique a permis de toucher un public beaucoup plus large et plus connecté, augmentant ainsi les chances de retrouver en toute sécurité les enfants.
L'alerte Amber symbolise la fusion de la technologie, de la communauté et de l'engagement des forces de l'ordre.
Ça crée une forme de filet de sécurité. Malheureusement, c'est le destin tragique d'Amber Agerman qui a catalysé un peu tout ça.
Mais ça n'enlève pas du moins l'importance de l'engagement des forces de l'ordre.
Je vais vous donner un peu des statistiques par rapport au Canada et au Québec, puis je vais aller un peu plus loin après ça avec l'Europe aussi.
En fait, au Québec, il a été créé en 2002, même avant le Canada. Le Canada l'a appliqué lui en 2004 dans le reste des provinces.
Donc là-dessus, on dirait que j'ai le goût de nous féliciter que le Québec a quand même pris l'initiative,
pas quatre ans, six ans plus tard, que la création aux États-Unis. Mais quand même, c'est deux ans avant le Canada, donc on a été comme une sorte de modèle pour eux.
Et qu'est-ce qu'ils faisaient en 2002, en fait? On dirait que moi, je ne me rappelle pas d'avoir trop vécu d'alerte Amber près téléphones intelligents.
Exact. De mémoire, ils diffusaient, c'est ça, la radio, la télé, la radio. Les journaux, dans un sens, j'ai l'impression qu'ils devaient parler de la nouvelle,
mais c'est le lendemain, si l'enfant est retrouvé, ils vont sûrement le mentionner, mais c'est pas le canal de diffusion.
D'après moi, c'était vraiment que radio, télévision, à l'époque. Les chaînes de nouvelles en continu, par exemple.
Exact, oui. En 1996, il y en avait. Et même en 1996 ou 2002, effectivement. Depuis son existence, il y a eu 92 activations d'alerte Amber au Canada,
dont 17 au Québec. Donc ça, c'est les derniers chiffres. Peut-être qu'ils ont peut-être un peu changé, mais ça ressemble aux derniers chiffres que j'ai trouvés.
Ça reste pas beaucoup, mais c'est normal aussi, des enlèvements d'enfants. On n'en veut pas trop non plus.
Le nombre total d'enfants qui est impliqué dans ces alertes était de 108, dont 50 garçons, 58 filles.
La majorité des enlèvements implique un parent ou un membre de la famille dans 54 cas, suivi par un inconnu, 22 cas,
et une personne connue de la famille ou de l'enfant, 11 cas. Quand je vous parlais du succès, le taux de succès du programme est de 94 %.
Ce qui signifie que 102 enfants sur 108 ont été retrouvés sains et saufs, en fait.
C'est quand même triste pour les six autres, malheureusement, mais reste que…
C'est un haut taux de succès.
Oui, mais je n'ose même pas croire sans ce mécanisme-là. La statistique, elle doit être beaucoup plus faible, on le voit aujourd'hui.
Vous allez voir, je vais vous nommer des cas qui ont été retrouvés hyper rapidement à cause de ça.
Je vais un peu vous parler des différences aussi, parce qu'on a des auditeurs aux États-Unis, on a des auditeurs au Canada, mais aussi en Europe.
Il y a des différences par rapport au système Amber.
Bon, aux États-Unis, le système d'alerte a été créé en 1996, comme je vous disais. C'est un système national.
Il est géré par le National Center for Missing and Exploited Children.
En ce sens, on en a parlé à quelques reprises, en certains de nos cas, où il y a des abus d'enfants, du trafic humain, etc.
Mais c'est eux maintenant qui ont en charge cette responsabilité et qui collaborent avec le département de la justice, le FBI, le United States Border Patrol aussi,
parce que souvent dans les averses Amber, les gens se sauvent, ils veulent quitter le pays, des choses comme ça.
Donc ils mettent tout le monde ensemble. Et aux États-Unis, ça leur a permis de retrouver plus de mille enfants depuis 1996.
C'est quand même impressionnant. Ils sont beaucoup, donc c'est vraiment bien.
Bien oui, impressionnant.
Au Québec, comme je vous disais, bon, en 2002, 2004, après ça, au Canada, c'est un système volontaire.
C'est un peu différent qu'aux États-Unis, que c'est un peu géré par une entité.
Ici, c'est vraiment une collaboration entre la police, les médias et les organismes gouvernementaux.
J'imagine qu'au fil du temps, il y a une structure qui a été bien tissée et que ça fonctionne bien.
Donc eux, c'est lorsqu'un enfant est menacé, enlevé, enfin sa vie est menacée,
ils demandent, c'est la police qui est responsable de demander l'activation de l'alerte Amber,
médias traditionnels, réseaux sociaux, panneaux routiers.
Aussi, maintenant, on les a sur les panneaux routiers live.
On voit des photos, ça, je m'en rappelle, ça aussi, ça aide.
Ça, c'est moins réactif.
En fait, quand c'est des télédynamiques, c'est correct, quand c'est de l'impression, c'est plus long.
Ça, c'est efficace.
Oui, puis il y en a de plus en plus sur les autoroutes.
Maintenant, ils sont presque tous comme ça, pas tous tous, mais il y en a quand même beaucoup en live.
Donc ils utilisent aussi ces panneaux-là.
Je sais que là-dessus, aux États-Unis, il y en a encore plus, j'en ai vu.
Je fais une parenthèse, je le sais qu'en Europe, mais je ne me rappelle plus où,
ils avaient réduit l'information sur les affiches d'alerte Amber comme ça au minimum
parce qu'ils disaient que quand il y avait trop de détails, les gens retenaient moins bien l'information.
Ça, qu'ils réduisent vraiment au minimum pour reconnaître la personne,
mais sans trop donner de détails non plus pour pas, comment dire, diluer dans un flot d'information.
Ils s'adaptent autant de lecture que les gens en haut.
Ça, j'avais trouvé ça particulier, je pense, dans l'Angleterre.
Sinon, au Canada, en fait, c'est ça.
Évidemment, impliqué là-dedans.
Actuellement, ça a permis de retrouver 108 enfants, comme je le disais, sur les 112.
En Europe, il n'y a pas de système unifié, évidemment, parce que l'Europe, c'est beaucoup plus complexe.
Il y a plus de pays.
Mais il y a différents pays qui ont mis des dispositifs similaires sous différents noms,
tels qu'en France, ça s'appelle l'alerte enlèvement.
En Belgique, c'est le Child Alert.
En Espagne, c'est le Arreta Menor de Sa Paresido, pardon, pour mon espagnol.
Royaume-Uni, le Child Rescue Alert.
Donc, un peu tout le monde a copié ce modèle-là.
Heureusement, ils sont basés sur les mêmes mécanismes.
Ils ont quand même tenté de se regrouper en Europe, sous un réseau qui s'appelle Lambert Alert Europe.
C'est 31 organisations, pardon, de 22 pays européens, pour vraiment s'échanger de l'information et tout ça.
Mais tu vois que le nom Amber, il reste vraiment partout.
Les autres petites choses que je voulais aussi vous parler, c'est vraiment au niveau de l'évolution technologique.
Justement, quand tu posais la question tantôt, aux États-Unis, c'était radio-télévision.
Ils utilisaient aussi le système d'alerte d'urgence.
Ça, je dois t'avouer que je ne sais pas c'est quoi.
Des hauts-parleurs dans la ville, je ne sais pas.
Parce que je sais que dans certains films, des fois, il y a un genre d'emergency broadcast système.
Mais je me suis toujours demandé si c'était...
Ça passe par la radio.
D'après moi, c'est peut-être ce type de système-là.
Ensuite, évidemment, quand le réseau sans fil est arrivé, ce n'est pas avant 2012,
dans le fond, qu'on a intégré le seul système d'alerte d'urgence sans fil
où on pouvait vraiment envoyer des notifications sur les téléphones.
Ça fait à peu près 11 ans.
Ils disent que ça a considérablement augmenté la vitesse et la portée des alertes.
À peu près tout le monde a un téléphone.
Donc, tu es sûr d'être avisé du cas.
Ensuite, les médias sociaux.
Rapidement, Facebook, Twitter, on commence à intégrer les alertes à amber,
puis aussi de les géolocaliser, évidemment.
Les panneaux, comme je te disais, qui ont évolué.
Maintenant, avec les GPS aussi.
Ça, ça aide par la suite après ça.
Mais ça ressemble un peu à ça au niveau de la technologie.
On en a déjà un peu parlé, mais il y a vraiment eu une belle évolution.
Là, je voulais vous donner un peu de, comment dire,
de quelques faits amusants par rapport à l'alerte amber.
L'alerte amber la plus rapide du Canada, elle a eu lieu le 26 mai 2015,
lorsque deux enfants ont été retrouvés sans sauveur en moins de 10 minutes
après le déclenchement de l'alerte à Montréal.
C'est ici qu'on a l'alerte la plus rapide.
10 minutes, c'est bon ça.
Oui, c'est bon, la crime.
Après ça, la plus longue par contre, ça c'est moins le fun.
Au Canada, 36 heures du 8 au 10 février 2019, lorsque la mère d'une fille,
oui, je m'en rappelle la histoire,
lorsque la mère d'une fillette de 11 ans a été retrouvée morte
dans une résidence de Brampton en Ontario,
et que l'enfant a été porté disparu,
l'enfant a finalement été retrouvé sans sauveur à Cornwall en Ontario.
Mon Dieu.
L'alerte amber la plus récente au Canada, 31 août 2021,
lorsqu'il y en a peut-être eu d'autres, je dois vous avouer.
Jake Côté, un garçon de trois ans,
est enlevé par son père à Saint-Paul près de Matam,
mais l'alerte a été étendue à tout le Québec,
le nord-ouest du Nouveau-Brunswick.
Là, on me dit que les recherches sont toujours en cours,
mais je n'ai pas fait une revérification.
Je suis désolé d'après moi,
cet enfant-là a été retrouvé depuis deux ans.
Aux États-Unis, le premier enfant à être retrouvé,
en fait, ce n'est pas Amber, parce qu'elle est morte,
mais le premier enfant à être retrouvé aux États-Unis,
c'est Ray Lake Bradbury,
qui est une fillette de neuf ans
qui avait été enlevé par son babysitter au Texas en novembre 1998,
donc deux ans après la création de l'alerte amber.
Elle est encore vivante.
Elle a annoncé en avril 2007,
avec Laura Bush,
l'ouverture d'un bureau régional du Texas National Center
for Missing and Exploited Children.
Ça l'a amené à ça,
donc la personne qui a été retrouvée adulte maintenant,
elle s'occupe d'un bureau d'enfants disparus.
Il semblerait, selon...
Je ne veux pas te corriger, Seb,
selon la page Facebook de l'alerte amber du Québec,
donc de leur page Facebook officielle,
la plus récente, c'était le 27 juin.
Oui, c'est ça, il y en a eu une autre.
Oui, il y en a eu plusieurs autres.
Il y en a eu une le 7 juin, le 9 mai, 15 décembre 2022,
25 mai 2022,
donc il y en a eu quand même quelques-unes.
Après, ils n'ont peut-être pas eu toute la même portée que celle dont tu parles.
Oui, que j'ai parlé.
La beauté de la chose, c'est que toutes celles que je vous nomme,
les gens ont été retrouvés.
Ok, heureusement.
Donc c'est bien aussi que...
Je note qu'ils le disent quand c'est la fin aussi de l'alerte amber.
Oui, c'est vrai.
Ça, c'est bien.
Comme ça, les gens sont rassurés,
puis les gens savent qu'on n'a plus besoin d'ouvrir l'œil.
C'est bien quand il y a un suivi.
Ah oui, exact.
Pas comme certaines nouvelles qui tombent dans l'oeuf.
On n'en entend plus jamais parler.
Ça, tu as raison là-dessus.
Sinon, en Europe...
Mais merci de la correction, Emile.
En Europe, le premier pays à avoir mis en place un système,
ça a été la France.
Et elle, c'était en février 2006.
Après le rap et le meurtre d'Elodie Kulik,
qui est une jeune femme de 24 ans,
elle habitait dans la Somme, en 2002.
Depuis, le système a permis de retrouver 25 enfants sur 26 quand même.
Donc, au niveau de la France, ça fonctionne bien.
2022, Instagram annonce
qu'il va déployer le dispositif Amber Alert dans 25 pays,
puis c'est vrai, je m'en rappelle,
dont le Canada, les États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Italie et Pologne.
Eux, dans le fond, c'est vraiment de diffuser...
C'est une bonne idée.
Pendant que les gens scrollent.
Oui, et puis tout le monde, encore une fois,
la majorité des gens sont sur les réseaux sociaux.
Donc, le but est de diffuser les informations sur les enfants
disparus à ces utilisateurs
qui peuvent ensuite les partager avec leur contact.
C'est ça aussi qui est intéressant des réseaux sociaux.
C'est que rapidement, on peut les republier, ces alertes-là,
pour aviser encore plus de gens.
2022, par contre, il y a eu une alerte Amber
qui a tourné à l'horreur aux États-Unis.
La police a découvert les corps sans vie d'un homme,
d'une femme et d'une fillette d'un an
dans une maison de Covington, en Géorgie.
L'homme avait tué la femme et kidnappé l'enfant
avant de se suicider.
L'alerte Amber avait été déclenchée, en fait,
trop tard pour sauver la victime.
Ouais, un family-side.
Ouais, exact.
Puis, dans la petite chose,
je voulais quand même relever les défauts, entre guillemets.
Oui.
Les défauts, parce que malgré qu'on est toujours
en amélioration continue,
c'est quand même important, je pense,
de noter des points d'amélioration.
Ce à quoi j'étais tombé, c'est que c'est vrai
que ça peut créer un effet de panique, en fait,
puis qu'il ne faut pas qu'il se trompe dans l'envoi des alertes
pour pas perdre le... qu'on trouve...
On en vient à trouver ça banal, un peu comme les gars,
mais étant donné que ça arrive pas si souvent,
on n'est pas encore là, mais ça pourrait,
quelque chose qui pourrait arriver.
Sinon, puis ça, j'avoue que je n'avais pas pensé,
mais ça peut entraîner des conséquences négatives
pour l'enfant à retrouver aussi.
Lui, par la suite, il était un peu stigmatisé,
il était dans les médias.
Souvent, ils ne sont pas nommés, mais souvent,
en fait, c'est fou ce que je dis,
ils sont nommés parce qu'il faut les retrouver.
On voit leurs photos et tout ça, donc ça peut...
Puis il y a toujours des articles de journaux qui suivent.
Toujours, oui.
Quand il y a une alerte en bairre,
ça reste pas sous silence.
Donc, même si sur l'alerte elle-même,
il n'y a pas de photo, des fois, il n'y a pas tous les noms.
Des fois, il y a le nom...
Si c'est le père qui s'enfuit avec ses enfants,
tu as le nom du père, la voiture,
mais pas forcément le nom précis des enfants.
Mais après, quand les journaux vont s'emmêler,
tu vas voir la photo et tout ça,
la photo de la maison, les gens vont être...
Les journalistes vont être en face de la porte.
Donc, c'est clair.
Comme tu dis, ça peut donner des traumatismes.
Ça peut être traumatisant au temps d'exposition médiatique.
Oui, c'est vrai.
Un autre aussi qui...
C'est l'effet que ça peut avoir sur le comportement du ravisseur, en fait.
Il peut se sentir acculer au pied du mur, devenir violent,
tenter de se débarrasser de l'enfant aussi.
Oui, parce qu'il en reçoit lui aussi l'alerte.
Est-ce que ça peut le faire précipiter un geste?
Oui, il y avait un homme à un moment donné,
je ne me rappelle plus.
Il avait tué un autre monsieur, il avait volé sa voiture.
Mais je pense qu'il venait de tuer sa femme,
mais je ne sais plus s'il y avait un enfant relié,
mais je le sentais...
D'un moment, il était justement...
Sa photo était diffusée, puis c'est là que s'est mis...
Il a tué quelqu'un, il a volé une autre voiture pour se sauver.
Ce n'est pas le même contexte d'alerte en bas,
mais quand même, dès qu'il diffuse une photo,
ça met de la pression, puis c'est vrai que ça peut amener à l'inverse.
Mais je pense que le poids entre les deux,
entre ne pas diffuser et retrouver un enfant,
on n'a pas trop d'écart.
Sinon, si elle était utilisée de façon abusive, inappropriée,
comme je te disais, ça ne fonctionnerait plus.
Mais globalement, elle n'a pas de défaut tant que ça.
L'alerte en bas, c'est vraiment un outil technologique, efficace,
qu'on souhaite utiliser le moins possible, on s'entend.
Bien sûr.
Mais qui est là, puis qui n'est pas...
qui s'est constamment adapté.
Ça là-dessus, je veux dire, il n'en voit pas de fax.
C'est dans le sens que je fais une image,
parce que souvent, au niveau de la technologie,
le fax reste encore un élément présent,
puis c'est un peu obsolète.
Mais non, par rapport à ça, je trouve que je félicite
quand même les autorités et tous les gens responsables de ça,
de suivre la technologie, puis même les plateformes,
de toujours embarquer quand même assez rapidement pour aider.
Carrément.
Merci de cette mise à jour.
Puis sur cet historique de l'alerte en bas, Seb,
c'est fort intéressant.
Puis là-dessus, on ne souhaite pas trop en recevoir,
non pas parce qu'on veut se faire déranger,
mais parce qu'on n'aime pas ça quand des enfants
se vont enlever et disparaissent.
Eh non.
Yes. Merci beaucoup, les distordus.
On se revoit très bientôt pour un prochain épisode.
Bye-bye. Yes.
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