Transcription automatique. Certains mots ou noms propres peuvent être inexacts.
[00:00]
Salut! Moi, c'est Justine.
[00:02]
Et moi, c'est Christine.
[00:03]
Moi, c'est Emile.
[00:04]
Moi, c'est Seb.
[00:05]
Et vous écoutez Crème glacée!
[00:09]
Yeah!
[00:23]
Hello!
[00:24]
Hello, hello!
[00:24]
Salut! On reçoit aujourd'hui au studio, bien entendu, des invités d'exception.
[00:30]
Oui, Emile et Seb de Distorsion.
[00:32]
J'ai préparé Marine.
[00:34]
Salut les gars, bienvenue!
[00:36]
Allô, allô les filles!
[00:37]
Allô, allô! Merci, merci de nous recevoir.
[00:39]
Bien, merci d'avoir accepté notre invitation, en fait, puis d'être venue. C'est vraiment cool.
[00:43]
Ah oui, on était vraiment contents.
[00:44]
Oui, on était bien excités.
[00:48]
On est contents que vous ayez accepté l'invitation. Merci vraiment.
[00:50]
Bien, ça fait plaisir.
[00:52]
Vous étiez quand même dans nos coups de cœur de podcasts des dernières années.
[00:57]
On a fait un épisode bilan il y a quelques semaines, quelques mois.
[01:03]
Souvent, on retombe dans vos épisodes lorsqu'on fait nos recherches sur différents sujets.
[01:10]
Des fois, il y a certains sujets qu'on a parlé en commun aussi.
[01:14]
Donc, c'est intéressant d'aller revoir aussi ce côté-là.
[01:18]
C'est ça, on aime bien votre niveau de recherche puis votre complicité aussi.
[01:23]
Donc, vous êtes dans nos coups de cœur de podcasts des dernières années.
[01:27]
Et on aime la Crème glacée.
[01:28]
Ah oui.
[01:30]
On a une petite question d'ailleurs d'avoir à savoir.
[01:32]
Ça sent bien.
[01:33]
Mais oui, on avait un auditeur qui abonnait à votre Patreon.
[01:37]
Je pense qu'il nous avait dit qu'on faisait partie de votre bilan.
[01:40]
Merci encore, venant de vous.
[01:44]
Ça nous touche, vous êtes quand même là depuis longtemps.
[01:47]
Puis pour ceux, si jamais il y en a qui ne connaissent pas c'est quoi, distorsion,
[01:51]
voulez-vous un peu faire un pitch de qui vous êtes?
[01:55]
Oui, on est la version bière de Crème glacée.
[01:59]
On parle d'histoire étrange de l'ère numérique.
[02:01]
Puis il n'y a aucune honte à ne pas nous connaître.
[02:05]
C'est pas un méga star system, mettons le même dans des podcasts.
[02:10]
C'est un petit milieu.
[02:13]
Mais oui, on parle d'histoire étrange de l'ère numérique.
[02:18]
Des fois, s'il n'y a même pas de crime qui est impliqué,
[02:20]
c'est juste des légendes urbaines, des phénomènes.
[02:22]
Mais il y a aussi une portion d'enquête.
[02:24]
On aime bien ça, la recherche aussi,
[02:28]
puis continuer à fouiller les histoires quand il y en a une qui nous passionne.
[02:32]
Exact, c'est quand même depuis 2017 que l'écosystème du podcast
[02:36]
n'était pas ce qu'il était aujourd'hui aussi quand on a commencé.
[02:39]
Vous êtes des pionniers là.
[02:40]
C'est quand même le fun pour nous de voir toute la scène évoluer,
[02:44]
la scène du podcast et la scène du true crime
[02:46]
qui a eu une effervescence depuis les dernières années.
[02:51]
Il y en a de plus en plus.
[02:53]
Donc nous, en fait, en partie l'an passé.
[02:57]
C'est le fun, ça veut dire que le domaine est en santé
[03:00]
et qu'il y a de nouvelles personnes.
[03:02]
C'est super cool.
[03:03]
Lâchez pas et continuez à en faire encore.
[03:06]
Merci et vous aussi, lâchez pas.
[03:07]
En plus, vous avez une petite ligne directrice quand même nichée
[03:11]
et qui vous différencie full des autres podcasts.
[03:14]
C'est vraiment cool.
[03:16]
Exact, le petit côté geek.
[03:18]
Moi, je ne suis pas particulièrement geek,
[03:20]
mais moi, j'aime surtout vos histoires du dark web
[03:23]
ou les faits étranges de l'art numérique.
[03:26]
Moi, c'est mes épisodes préférés de vous.
[03:29]
C'est bien noté.
[03:31]
Merci.
[03:32]
Est-ce qu'avant que tu racontes ton histoire,
[03:35]
on pose une fameuse question, bien sûr?
[03:37]
Parce qu'on a une petite tradition quand même à Crème glacée
[03:41]
de parler de crème glacée en début d'épisode.
[03:43]
Puis là, on commence les épisodes de collaboration.
[03:46]
On voulait savoir c'était quoi votre saveur préférée
[03:50]
ou mettons votre saveur du moment,
[03:53]
genre comment vous vous sentez.
[03:55]
Est-ce que vous vous sentez pistache aujourd'hui?
[03:58]
C'est une bonne question.
[03:59]
Ma saveur du moment, c'est la agandase
[04:02]
qui est beaucoup trop décadente avec du caramel salé,
[04:05]
puis du beurre d'arrachis, des morceaux.
[04:08]
Je ne peux pas en acheter à chaque épicerie
[04:09]
parce que ça n'a aucun sens.
[04:12]
C'est plus comme avec le...
[04:14]
Tu sais, comme la version irrésistible.
[04:16]
Je pense que c'est quelque chose comme ça.
[04:19]
Je pense qu'à fond, c'est en lactose.
[04:20]
Ça se peut.
[04:21]
Parce que moi, je suis dans le club des sans lactose,
[04:24]
puis il me semble que je suis tombé dessus.
[04:26]
À un moment donné, c'est assez...
[04:28]
Ça, c'est ma leçon.
[04:30]
Ça n'a pas de bon sens.
[04:32]
Surtout qu'on sait qu'elle gagne de l'as.
[04:34]
Je ne sais pas si leurs produits sont...
[04:36]
C'est bon, c'est l'agacé de la crème.
[04:38]
C'est vraiment décadent.
[04:40]
Tu peux avoir l'équivalent de trois Big Mac compressés
[04:43]
dans la crème glacée.
[04:46]
Il faut pas checker ça quand on mange la crème glacée.
[04:49]
Ça, c'est mon truc du moment.
[04:51]
Sinon, je suis très chocolat.
[04:54]
Crème glaceuse chocolat, vanille.
[04:56]
Quand il y en a à la lime, j'aime ça.
[04:57]
Il n'y en a pas partout.
[04:58]
C'est plus sorbet, souvent.
[05:01]
Tout ce qui est agrumes, j'aurais aimé ça aussi.
[05:04]
OK.
[05:04]
Mixte avec le chocolat, c'est quelque chose.
[05:06]
Je l'essaye.
[05:07]
J'aime pas tant d'habitude orange et chocolat,
[05:09]
mais dans un contexte crème glacée.
[05:10]
Genre framboise, chocolat?
[05:12]
Oui, ça, c'est bon.
[05:13]
Je suis très mixée.
[05:16]
Et toi?
[05:17]
Moi, étant dans le club des sans lactose,
[05:20]
je suis moins explorateur.
[05:21]
On dirait des crêmeries.
[05:23]
Je peux pas aller au Dairy Queen.
[05:25]
Il faut que je trouve d'autres options.
[05:28]
Mais je dirais que, bien basic,
[05:31]
une bonne crème glacée, vanille ou chocolat,
[05:33]
ou même mix, mais vegan, comme au hoche glacé.
[05:37]
Je ne sais pas si je vais déjà aller
[05:39]
dans le Chicago Maisonneuve, hoche glacée.
[05:41]
En tout cas, ils font des crêmes glacées veganes
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qui sont vraiment super bonnes.
[05:46]
C'est un peu ça mon trip,
[05:48]
mais généralement,
[05:49]
il faut que je fasse attention avec les crêmes glacées.
[05:51]
C'est dangereux.
[05:54]
OK.
[05:56]
Interessant. Good to know.
[05:59]
C'est ça, je trouve,
[06:00]
ça nous aide à mettre
[06:01]
une idée en tête, une image.
[06:04]
Une personnalité, même.
[06:04]
Une personnalité.
[06:07]
Quand quelqu'un nous dit les saveurs
[06:09]
qu'il préfère, je ne sais pas.
[06:10]
On dirait qu'on apprend à vous connaître.
[06:12]
C'était quoi l'inspiration de l'influence
[06:14]
de la crème glacée?
[06:14]
Êtes-vous vraiment des fans de crème glacée?
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Ou c'est le jeu de mots qui a gagné en premier?
[06:19]
Je pense que c'est le jeu de mots qui a gagné.
[06:21]
C'est le jeu de mots qui a créé
[06:22]
une passion pour la crème glacée.
[06:25]
J'en mangeais pas tant avant.
[06:27]
Une dépendance, même?
[06:29]
Quasiment.
[06:30]
À force de faire des saveurs du jeu,
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ça donne envie de découvrir
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des nouvelles saveurs.
[06:36]
J'en mangeais pas tant que ça perso
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avant qu'on fasse le podcast.
[06:40]
À force d'en parler,
[06:41]
j'étais comme, j'ai un craving.
[06:43]
Finalement, il y en a tout le temps dans mon congélo.
[06:46]
Est-ce que des fans
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qui vous en amènent, des fois,
[06:48]
ou qui vous en envoient?
[06:52]
Des photos.
[06:53]
Partage de l'expérience.
[06:55]
Ou on a goûté telle saveur
[06:56]
que vous avez mentionné.
[06:59]
Des stories qui nous taguent.
[07:01]
Dans d'autres pays, des gens en voyage.
[07:03]
Ça fait jaser.
[07:04]
C'est un bon ice-breaker.
[07:06]
Oui, c'est en fin de jour.
[07:09]
Ça rassemble quand même.
[07:10]
Ça crée des discussions.
[07:11]
C'est drôle, on s'attendait pas à ça.
[07:13]
C'est plus difficile à envoyer que de la bière.
[07:15]
Des fois, les gens nous envoient de la bière,
[07:16]
même par la poste, mais de la crème glacée,
[07:18]
à cause du produit, c'est plus difficile.
[07:22]
On a une fille
[07:23]
qui fait de la poterie,
[07:25]
qui nous a fait des pots à crème glacée.
[07:26]
C'est une bonne idée.
[07:29]
Avec une petite graveur de notre logo dans le fond.
[07:32]
Don Pierre,
[07:33]
c'était son Instagram.
[07:34]
On l'a remercié encore.
[07:36]
Elle est super connue.
[07:39]
C'est quoi?
[07:40]
Marie-Eve?
[07:44]
Elle est connue.
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C'est des poteries hallucinantes.
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C'est magnifique.
[07:49]
Charlotte, à toi.
[07:50]
Elle me semble très abonné à notre Patreon.
[07:53]
Ça se peut, par exemple.
[07:55]
J'ai vu qu'elle est revenue aussi
[07:57]
dans un autre podcast de Trou Crème.
[07:59]
Ça a l'air d'être une passionnée.
[08:01]
Je l'ai vu un couple de fois.
[08:04]
Moi, j'ai encore son pot.
[08:07]
Qu'est-ce qu'elle pourrait nous faire?
[08:09]
Des cendrilles.
[08:13]
Une peinte en poterie.
[08:17]
Vous êtes un peu devenu des influenceurs
[08:19]
de la crème glacée avec le temps.
[08:21]
On aimerait ça, pour vrai.
[08:23]
Il y a de la place au Québec.
[08:24]
Ça serait cool.
[08:26]
On adorerait faire des collabs avec des crêmeries.
[08:28]
Un chocolat favori ou des choses comme ça.
[08:31]
J'ai l'impression que...
[08:32]
Je ferme le sujet de la crème glacée.
[08:34]
Ils disent que le fromage chara addict
[08:35]
à cause d'une des composantes dedans.
[08:38]
J'ai l'impression que c'est la même chose
[08:39]
avec la crème glacée.
[08:40]
Il y a une sorte d'addiction.
[08:41]
Sauf que c'est du goût et du sucre.
[08:44]
Notre cerveau, le côté reptilien du cerveau,
[08:47]
aime beaucoup ça.
[08:47]
On s'est vraiment fait avoir.
[08:48]
C'est très drôle.
[08:51]
C'est clair.
[08:54]
J'ai mon ventre gargouille.
[08:56]
Je vais avoir faim.
[08:57]
Je préviens d'avance, mais mon ventre gargouille.
[09:01]
Est-ce que vous êtes prêts à ce qu'on plonge
[09:02]
dans l'histoire d'aujourd'hui?
[09:04]
Oui, madame.
[09:08]
Vous, vous dites yes, madame?
[09:10]
Oui, monsieur, oui, madame.
[09:12]
C'est vrai.
[09:13]
Là, c'est une histoire assez connue.
[09:17]
Vous m'avez dit que vous la connaissiez un peu.
[09:20]
C'est quand même une histoire
[09:22]
qui a quelques trigger warnings.
[09:24]
Mais vu qu'on est en mode
[09:26]
un peu plus conversation,
[09:27]
je ne vais pas aller trop en détail
[09:29]
comme on fait d'habitude.
[09:30]
Des fois, on y va quand même dans le sanglant et tout.
[09:34]
Mais il y a quand même
[09:35]
une question de mort d'enfant
[09:36]
dans l'histoire d'aujourd'hui.
[09:37]
Donc, je le dis à l'avance.
[09:40]
Ça commence.
[09:41]
On est au Massachusetts.
[09:43]
Autour, peut-être, le mois peut varier,
[09:45]
mais autour d'octobre 1986.
[09:48]
On est dans la petite municipalité de Piperow
[09:51]
qui contient environ
[09:53]
10 000 habitants.
[09:54]
C'est situé dans le centre nord du Massachusetts.
[09:57]
C'est entouré de boisées.
[09:58]
C'est assez rural.
[09:59]
Les maisons ont des gros terrains entourés de forêts.
[10:03]
C'est vraiment tranquille
[10:04]
pour vous donner une idée.
[10:06]
Il y a juste 10 policiers
[10:07]
dans le corps de police de l'arrondissement.
[10:12]
Et l'histoire commence avec
[10:14]
la famille Bowen.
[10:16]
Et dans certaines sources,
[10:18]
c'est d'autres noms.
[10:19]
Je pense que c'était pour les protéger,
[10:20]
mais l'histoire a gagné en popularité.
[10:22]
Finalement, leur vrai nom est ressorti.
[10:24]
Donc, ne faites pas le saut si vous avez lu un article
[10:25]
qui parlait d'une famille avec un nom différent.
[10:27]
Je pense que c'est Bowen, leur vrai nom.
[10:29]
L'histoire a tellement fait jaser
[10:31]
que je me sens moins mal de les nommer aujourd'hui.
[10:35]
J'ai choisi cette version-là pour cet épisode.
[10:39]
La famille Bowen y a Frank,
[10:41]
le père,
[10:43]
et ses deux filles Tina Bowen, 14 ans,
[10:45]
et Karen Bowen, 7 ans.
[10:48]
Les Bowen y vivent
[10:49]
une passe difficile.
[10:50]
La mère de la famille vient malheureusement de décéder.
[10:53]
Elle est morte d'un cancer
[10:55]
il y a à peine quelques mois.
[10:56]
Donc, la famille est en deuil.
[10:59]
Et Frank,
[10:59]
récemment devenu père monoparental,
[11:01]
vit alors avec ses deux filles
[11:03]
au 93 Lawrence Street à Pipra.
[11:08]
Un jour,
[11:09]
les deux sœurs, Karen et Tina,
[11:11]
décident de faire une séance,
[11:13]
peut-être de Ouija, ou bref,
[11:15]
une séance pour
[11:17]
contacter leur mère décédée
[11:19]
dans le sous-sol
[11:21]
de leur maison.
[11:22]
C'est la meilleure façon de contacter quelqu'un décédé.
[11:24]
C'est vrai qu'il n'y a pas
[11:26]
mille options possibles.
[11:28]
Avez-vous déjà joué dans la parenthèse?
[11:30]
Oui, mais ça n'a jamais été concluant.
[11:34]
Mais t'as osé quand même?
[11:35]
Jamais chez moi, par exemple.
[11:36]
J'ai jamais voulu jouer chez moi.
[11:38]
On dirait que même si je doute un peu
[11:40]
de tout ça, ça devient quand même
[11:41]
dans tous les Toys'R'Us de la planète.
[11:45]
Mais on dirait que j'ai jamais
[11:46]
quand même osé de le faire chez moi.
[11:48]
J'avais peur tout d'un coup que ça marche.
[11:52]
Et vous autres,
[11:53]
avez-vous déjà essayé?
[11:54]
Jamais. Parce que moi, je suis quand même
[11:56]
une grande sceptique. Tout ce qui est
[11:58]
possession occulte, esprit.
[11:59]
Je ne sais pas si tu l'as déjà essayé.
[12:02]
Oui, à l'adolescence.
[12:05]
Je suis très sceptique moi aussi.
[12:08]
Souvent, j'arrive
[12:09]
pas très ouvert d'esprit dans des séances
[12:11]
comme ça, mais je me porte au jeu.
[12:12]
Je suis un bon public.
[12:14]
Mais il arrive tout le temps quelque chose.
[12:15]
Il arrive tout le temps un son qui arrive
[12:18]
dans la maison, quelque chose qui tremble.
[12:20]
On est plus à l'affût, je pense.
[12:22]
Peut-être que si on se mettait tous
[12:23]
en mode, silence dans la maison,
[12:25]
on écoute les bruits. On entendrait plus de choses.
[12:28]
Effectivement, tu as raison.
[12:29]
Mais jamais de table qui se lève.
[12:32]
Non, c'est ça.
[12:33]
Ou le truc qui se déplace et qui te dit
[12:35]
le nom de ton arrière-grand-père.
[12:37]
Moi, je ne veux même pas essayer.
[12:38]
Juste au cas où il arrive quelque chose de même.
[12:40]
Je ne veux pas.
[12:42]
J'aurais trop peur après.
[12:45]
Je ne m'en remettrai pas.
[12:46]
Non, c'est ça.
[12:47]
Ça changera toute ma manière de voir la vie.
[12:50]
Mais, en tout cas, elles vont être
[12:51]
bien surprises, les deux jeunes filles.
[12:55]
Je le rappelle, elles sont jeunes
[12:56]
et très naïves.
[12:58]
C'est plus une tentative
[12:59]
d'entamer leurs deux, je pense,
[13:01]
puis d'essayer de voir si jamais
[13:04]
leur mère serait toujours présente
[13:05]
dans la maison avec eux.
[13:07]
Ils doivent juste probablement imiter
[13:09]
ce qu'ils auraient vu dans un film.
[13:13]
Donc, les deux filles essayent de communiquer
[13:15]
avec leur mère d'une façon quelconque,
[13:16]
des bougies, un judwija, je ne sais pas,
[13:18]
mais ça ne donne pas grand-chose
[13:20]
à première vue et ils finissent
[13:22]
par aller se coucher.
[13:24]
Mais durant la nuit,
[13:26]
ils commencent à entendre
[13:27]
des bruits étranges.
[13:30]
Il y a des petits coups qui se donnent
[13:31]
dans les murs de leur chambre.
[13:33]
Et là, les filles n'ont pas peur,
[13:35]
sont excitées, ils capotent,
[13:37]
sont là « Oh my god, c'est maman qui nous parle! »
[13:40]
Ça a fonctionné.
[13:41]
Ils pensent que c'est l'esprit de leur mère
[13:43]
qui leur envoie des messages.
[13:46]
Ils commencent à poser des questions
[13:48]
à voix haute, puis ça répond.
[13:50]
« Me ton, est-ce que c'est toi maman
[13:51]
congne une fois si c'est oui? »
[13:52]
Puis là, ils entendent un coup.
[13:56]
Tu ne connaissais pas cette partie de l'histoire?
[13:57]
Non.
[13:58]
Je ne connaissais pas cette partie-là.
[14:00]
Non, moi non plus.
[14:02]
Et ça dure plusieurs jours,
[14:04]
ce petit manège.
[14:05]
Au début, ils gardent ça pour elles,
[14:06]
les petites filles sont comme « Papa,
[14:08]
il ne nous croirait pas, on parle avec maman. »
[14:11]
Mais ça commence à faire en sorte
[14:13]
qu'ils ne dorment pas bien la nuit
[14:14]
parce qu'ils essayent d'entendre
[14:17]
des signes de leur mère.
[14:19]
Et ça escalade.
[14:21]
Les bruits continuent,
[14:22]
mais il y a aussi des objets
[14:23]
qui disparaissent dans la maison
[14:26]
ou qui ont été déplacés durant leur absence.
[14:29]
Ils ne voient pas comme une tasse volée,
[14:31]
mais mettons qu'ils se rappellent
[14:32]
d'avoir laissé une tasse là,
[14:33]
et puis à leur retour à la maison après l'école.
[14:38]
Des fois, il y a des affaires
[14:38]
qui étaient sur le comptoir de la cuisine
[14:40]
qui sont rendues par terre.
[14:42]
Il y a même des meubles qui sont rendus
[14:43]
dans d'autres pièces de la maison.
[14:47]
Les postes de télé changent tout seuls.
[14:50]
Un bon vieux classique quand même.
[14:53]
Et aussi, un autre détail,
[14:55]
des fois, la peinte de lait est déjà vide
[14:56]
quand ils venaient juste de l'acheter.
[14:58]
Elle était neuve, elle était pleine le matin,
[15:00]
mais elle revient le soir et presque vide.
[15:02]
Ils se faisaient de la crème glacée.
[15:04]
C'est ça, là.
[15:05]
C'est un fantôme qui aime faire de la crème glacée.
[15:08]
Là, les filles, par contre,
[15:11]
sont plus excitées,
[15:12]
commencent à avoir peur,
[15:13]
parce que là, ils se disent,
[15:14]
OK, c'est pas notre mère,
[15:16]
c'est un esprit malveillant.
[15:17]
On a amené un démon dans notre maison,
[15:21]
une entité maléfique.
[15:23]
Et là, ils vont voir leur père,
[15:25]
puis là, ils racontent tout,
[15:26]
ils s'excusent, ils capotent,
[15:27]
ils sont comme « Papa, papa, on a fait une séance,
[15:29]
on savait pas, mais on a attiré des mauvais esprits,
[15:32]
on est désolés, mais là, on est hantés,
[15:35]
check tout ce qui se passe. »
[15:37]
Mais là, Frank, lui,
[15:39]
il se dit « ben là, vous capotez,
[15:40]
il croit pas une seconde, ces enfants. »
[15:44]
Il pense que ces filles,
[15:45]
ils font ça par elles-mêmes
[15:46]
ou ils s'imaginent des affaires,
[15:48]
puis que c'est une phase de leur deuil.
[15:51]
Les semaines passent,
[15:53]
ça perdure.
[15:55]
Un soir, Frank est au travail
[15:57]
et Tina et Karen sont seules à la maison.
[16:00]
J'ai l'impression qu'ils travaillaient de nuit
[16:02]
ou qu'ils travaillaient assez tard le soir
[16:04]
parce que ça arrive quand même souvent
[16:06]
qu'ils sont seules à la maison
[16:07]
autour de l'heure du souper.
[16:09]
Les bruits continuent,
[16:11]
il y a des cogments,
[16:12]
des grattements dans les murs,
[16:14]
mais les filles sont quand même rendues
[16:15]
habituées de ça,
[16:16]
ils entendent des bruits,
[16:17]
puis ils se disent « OK, c'est le démon de la maison.
[16:20]
» C'est rendu la routine.
[16:22]
Je serais curieux de savoir comment ils l'ont nommé.
[16:24]
On ne l'a pas, cette info-là,
[16:25]
mais je suis sûr qu'ils ont donné un nom.
[16:27]
Au début, c'était peut-être maman,
[16:29]
mais maintenant, ça doit être ça.
[16:32]
Sauf que là, ils réalisent
[16:34]
que les bruits ne sont pas
[16:35]
en provenance des murs,
[16:37]
mais du sous-sol de la maison.
[16:41]
Je ne sais pas où ça s'en va.
[16:43]
Comme dans un véritable
[16:44]
film d'horreur,
[16:46]
Tina apprend un couteau de cuisine
[16:47]
et, avec sa petite sœur derrière elle,
[16:50]
elle descend les escaliers
[16:51]
jusqu'au sous-sol pour voir
[16:54]
s'il y a un dégo
[16:56]
dans la maison ou, pire,
[16:57]
un intrus.
[16:59]
Et en bas, elle voit sur un mur
[17:01]
un message écrit en rouge,
[17:04]
rouge sang.
[17:05]
C'est écrit « I'm in your room.
[17:08]
Come and find me.
[17:10]
Je suis dans votre chambre.
[17:12]
Venez me voir. »
[17:13]
OK, mais c'est un film d'horreur,
[17:15]
ce que tu racontes.
[17:18]
Vraiment.
[17:19]
Là, les deux petites filles paniquent.
[17:22]
Avec raison.
[17:24]
Elles sortent en courant
[17:25]
et vont chez un voisin
[17:27]
demander de l'aide.
[17:28]
Là-bas, ils appellent leur père
[17:30]
et lui demandent de venir dire
[17:32]
« Ah, il est arrivé quelque chose. Viens papa. »
[17:34]
Là, Frank est comme un peu
[17:36]
habitué que ses filles fassent des crises.
[17:38]
Il dit « OK, je vais finir mon shift,
[17:40]
mais restez chez le voisin en attendant.
[17:42]
Je comprends que vous ayez peur. »
[17:45]
Au moins, il ne retourne pas dans la maison
[17:46]
toute seule comme le film d'horreur aurait fait.
[17:50]
Quand Frank revient du travail,
[17:52]
Tina et Karen expliquent tout
[17:54]
ce qui vient d'arriver, puis ils vont en bas
[17:56]
lui montrer ce qui est écrit sur le mur.
[17:58]
Frank voit ce qui est écrit sur le mur.
[18:01]
Mais encore une fois,
[18:03]
il se dit « OK,
[18:04]
les filles, vous miaisez, vous me jouez
[18:06]
des tours, vous vous imaginez des affaires.
[18:09]
» Et il appelle un
[18:10]
psychologue pour
[18:12]
prendre un rendez-vous pour ses filles.
[18:14]
C'est pas l'écriture des filles?
[18:17]
Non.
[18:18]
J'avoue que j'ai pas de détails.
[18:21]
Les filles disent que c'est fait
[18:22]
avec du sang, mais c'est pas du sang,
[18:24]
je vais vous le dire.
[18:27]
Lui,
[18:28]
il est certain que ce sont juste
[18:29]
pas capables de faire le deuil de leur mère.
[18:31]
Ils veulent croire à l'au-delà
[18:34]
et aux fantômes pour croire à l'existence
[18:35]
de leur mère quelque part encore.
[18:39]
Je trouve qu'il fait pitié un peu.
[18:41]
Frank vient de perdre sa femme.
[18:43]
Il a mort de ses enfants.
[18:44]
En plus, il doit faire son propre deuil.
[18:47]
Mais là, il doit élever ses deux filles
[18:48]
qui sont elles aussi en deuil, subvenir
[18:50]
à leurs besoins seules.
[18:52]
Ils vivent ça à leur manière,
[18:54]
mais il n'y a pas les outils pour gérer ça.
[18:56]
Surtout, il n'y a pas l'énergie,
[18:57]
l'espace mental pour croire aux esprits.
[19:01]
Oui, puis on se met dans sa peau.
[19:03]
Il doit pas comprendre
[19:05]
ce qui se passe.
[19:05]
Je pense que j'aurais eu la même réaction
[19:08]
que lui.
[19:10]
Oui, c'est ça exactement.
[19:11]
Tu ne peux pas croire à ça.
[19:14]
Je comprends sa réaction.
[19:17]
Mais là, maintenant,
[19:18]
je ne sais pas si c'est le soir même
[19:20]
ou plus tard, il remarque que
[19:22]
les fils de téléphone ont été coupés
[19:24]
de la ligne fixe.
[19:26]
Et ça, il ne comprend pas comment c'est possible.
[19:28]
Il se dit que mes filles n'iraient pas
[19:29]
jusque là pour me faire une blague.
[19:32]
Il ne ferait pas ça.
[19:33]
Sûrement qu'ils ne savent même pas
[19:34]
où sont les fils de téléphone.
[19:38]
Je pense que c'est la goutte
[19:39]
de trop. Frank n'est plus capable.
[19:41]
En novembre 1986,
[19:43]
peut-être un mois après le début
[19:45]
de ces événements paranormaux,
[19:48]
il met la maison en vente.
[19:49]
Il se dit, je pense qu'on a besoin
[19:51]
d'un vent de fraîcheur. Peut-être que
[19:52]
déménager, ça va mettre fin à tout ça.
[19:55]
Oui, parce qu'un esprit
[19:56]
qui boit du lait,
[19:58]
qui est mis de pinces ou de ciseaux
[20:00]
pour couper des câbles de téléphone,
[20:03]
on n'a pas vu ça souvent, quand même.
[20:04]
J'ai écrit ces mœurs pour clairement
[20:06]
faire peur, on s'entend.
[20:09]
C'est en va, du coup.
[20:11]
Et, tu sais,
[20:12]
ils sont encore dans la maison, mais elle est en vente
[20:14]
et les choses se calment.
[20:16]
Peut-être que là, ils se disent, bon,
[20:18]
les filles sont revenus à la raison.
[20:21]
Mais la maison ne sera
[20:22]
pas vendue à temps. Et les Bowens
[20:24]
vivront une soirée couche-mardesque
[20:26]
le 8 décembre 1986.
[20:30]
Frank
[20:31]
et ses deux filles
[20:32]
et une amie des filles
[20:34]
qui s'appelle Kathleen, ils rentrent à la maison
[20:36]
ce soir-là vers 17h30.
[20:40]
Et la maison
[20:40]
n'est pas du tout dans le même état
[20:42]
qu'il l'avait laissé. Les meubles sont déplacés,
[20:45]
c'est le bordel, et quelqu'un
[20:46]
a visiblement utilisé la salle de bain.
[20:48]
Je ne sais pas.
[20:50]
J'ai pas plus de détails, mais bref, je laisse votre imagination
[20:52]
deviner.
[20:55]
Frank dit aux filles
[20:56]
OK, allez, vous cachez dans une pièce,
[20:58]
clairement, il y a quelque chose qui tourne
[21:00]
par rond. Il fait le tour
[21:02]
de la maison pour voir s'il n'y a pas quelqu'un.
[21:05]
Il arrive
[21:05]
dans la chambre de Tina, il voit
[21:07]
un autre message sur le mur.
[21:10]
Il est écrit encore en rouge
[21:12]
« Marry me,
[21:13]
marie-moi, épouse-moi ».
[21:16]
Là,
[21:18]
Frank, il fixe le mur
[21:19]
sous le choc et
[21:21]
il ouvre la porte du garde-robe.
[21:23]
Et dans le garde-robe,
[21:26]
il y a un gars,
[21:28]
un jeune homme, debout
[21:29]
caché dans le garde-robe.
[21:32]
Il a les cheveux sombres,
[21:33]
coiffé en espèce de pique,
[21:36]
il y a du maquillage et un
[21:37]
manteau de poils.
[21:39]
Dans une main, il tient une hache
[21:41]
et dans l'autre, une clé
[21:43]
à molette.
[21:45]
Une image terrorisante.
[21:47]
C'est ce qui est écrit
[21:49]
selon un enquêteur qui était
[21:51]
sur le dossier.
[21:52]
C'est le pire cauchemar de n'importe quel enfant
[21:55]
qui a peur de son garde-robe.
[21:58]
Ça n'arrive jamais, ça.
[22:01]
Même dans un film,
[22:03]
si tu vois ça dans un film,
[22:05]
même en 1986,
[22:06]
c'est cliché.
[22:07]
Il y en a déjà eu une dizaine.
[22:09]
Dans le garde-robe,
[22:11]
c'était un toutou caché derrière les vêtements
[22:13]
et il y a un foulard.
[22:15]
Tu pensais que c'était un piscin
[22:16]
et il y a des bottes de pluie à terre.
[22:17]
Mais non,
[22:18]
c'était vraiment une vraie personne.
[22:21]
Frank voit un jeune homme dans le garde-robe
[22:23]
et le jeune homme lui dit
[22:25]
au fille d'aller dans la salle de bain,
[22:28]
très calmement,
[22:30]
de glace.
[22:31]
Et Frank, par réflexe,
[22:33]
il ne fait pas ça.
[22:34]
Il saute sur le jeune homme et les deux
[22:36]
commencent à se battre.
[22:39]
Pendant ce temps, Tina,
[22:40]
terrorisée en panique, a le vu un peu.
[22:43]
Qu'est-ce qui se passe?
[22:44]
Et elle décide de s'enfuir par une fenêtre,
[22:47]
malgré les contre-indications
[22:48]
de son père.
[22:50]
Elle court jusqu'à un voisin et appelle
[22:51]
immédiatement la police pour déclarer
[22:53]
que quelqu'un tient en otage sa famille
[22:55]
et son ami chez elle.
[22:59]
Les autorités arrivent rapidement chez les Bowens
[23:01]
grâce au bon réflexe de Tina.
[23:03]
Et là, les policiers entourent la maison.
[23:05]
Ils ne savent pas trop de prise d'otage.
[23:07]
Est-ce qu'il y a des gens qui sont menacés?
[23:09]
Est-ce qu'on ne peut pas juste rentrer?
[23:10]
Il entoure la maison et il appelle,
[23:12]
mais ça ne répond pas.
[23:15]
Ça sonne sans arrêt, aucune réponse.
[23:17]
Et là, il observe de dehors,
[23:19]
puis il voit
[23:21]
à travers une fenêtre
[23:22]
les lumières allumées.
[23:25]
Et Frank, qui sort le visage,
[23:27]
puis il leur fait signe de rentrer.
[23:30]
Frank est encore sous l'adrénaline
[23:32]
et il leur explique ce qui vient d'arriver.
[23:34]
Il dit, la maison est en bordel,
[23:36]
j'ai trouvé un gars dans le garde-robe de ma fille,
[23:38]
il avait une hache dans les mains,
[23:40]
il était maquillé avec un manteau de poêle.
[23:42]
Et puis je me suis battue avec lui,
[23:46]
mais j'ai eu un moment d'inattention,
[23:47]
puis je l'ai perdu de vue,
[23:49]
puis il s'est volatilisé, je ne le trouve plus.
[23:51]
Il a vraiment été un superdad.
[23:55]
J'affronte le gars maquillé
[23:57]
avec une hache dans mon garde-robe.
[24:00]
Avec les trois petites filles
[24:01]
apparées derrière,
[24:02]
c'est vraiment le classique papa héros.
[24:05]
Il a dit, j'ai un ennemi de films d'horreur,
[24:07]
je vais me comporter comme un héros de films d'horreur.
[24:09]
Exact, vraiment, totalement.
[24:10]
C'est fou comme histoire.
[24:13]
Il dit, selon lui,
[24:15]
l'homme avait entre 17 et 26 ans,
[24:18]
il mesurait environ 6 pieds.
[24:20]
Il dit que, selon lui,
[24:22]
il est probablement déjà venu dans sa maison avant
[24:25]
parce qu'il avait de l'air à l'aise,
[24:26]
il savait où étaient les choses,
[24:28]
et la hache, la clé à molette,
[24:30]
c'était à lui, c'était ses outils.
[24:32]
Il savait où les trouver.
[24:36]
Il continue en disant
[24:39]
que l'intro est peut-être encore
[24:41]
dans la maison, là.
[24:43]
Il doit pas être bien loin, sinon.
[24:46]
Les policiers fouillent
[24:47]
en profondeur la maison,
[24:48]
les alentours,
[24:50]
et amènent même un chien pisteur,
[24:52]
aucune trace d'un intru.
[24:54]
On pense que le chien pisteur s'est peut-être mélangé
[24:56]
parce que la hache, elle appartenait à Frank,
[24:59]
donc c'est peut-être qu'il n'avait pas
[25:00]
l'odeur de l'intru dessus.
[25:03]
Mais personne de blessé.
[25:05]
Et là, les policiers, ils sont comme...
[25:07]
C'est-tu vrai, si tu viens d'arriver?
[25:09]
Il y a les petites filles qui disent
[25:11]
« Oui, et notre maison est hantée, maman! »
[25:14]
C'est pas super crédible.
[25:15]
C'est vrai, j'avoue.
[25:18]
Même l'histoire du père
[25:19]
est limite crédible.
[25:21]
En garde-robe, il prend les cheveux en pique.
[25:23]
Oui, c'est un peu.
[25:24]
Est-ce que tu as des détails sur son maquillage?
[25:28]
Ou tu vas y venir plus tard?
[25:29]
J'ai pas de détails parce que
[25:31]
l'histoire qui est très connue,
[25:32]
je vous avais prévenu avant,
[25:34]
il y a beaucoup d'exagérations.
[25:35]
Même ce que je dis,
[25:36]
j'ai essayé de confirmer avec plusieurs sources,
[25:39]
mais il y a eu beaucoup de gens qui ont romancé.
[25:43]
Ça disait que c'était un maquillage féminin,
[25:46]
mais dans la source
[25:47]
officielle du détective,
[25:49]
ça dit juste maquillage.
[25:51]
Parce que moi, ce que j'avais lu,
[25:52]
c'était un maquillage fait avec du ketchup
[25:55]
et de la mayonnaise dans le visage.
[25:57]
Ça change, hein?
[25:58]
C'est con, mais étant
[26:01]
dans une maison, puis
[26:03]
étant servi dans le frigo,
[26:04]
il y a peut-être plus de chances que ce soit ça,
[26:06]
que du vrai maquillage féminin.
[26:09]
À moins que dans, je sais pas,
[26:11]
il y a eu le temps de fouiller
[26:13]
dans le maquillage de Lex.
[26:15]
Oui, c'est ça.
[26:17]
Mais c'est ça, il semble y avoir
[26:18]
différentes versions de...
[26:19]
C'est probable parce que l'écriture
[26:21]
était faite en ketchup et non en sang.
[26:24]
Donc peut-être qu'il s'en est mis dans la face aussi.
[26:26]
Ça serait logique, parce que ça fait peur
[26:28]
le maquillage, un peu comme les tribus à l'époque.
[26:29]
Ça doit être pour ça qu'il a fait ça, tu sais,
[26:31]
pour accompagner sa hache et son...
[26:33]
Oui, il veut faire peur. Ça fait très clownesque aussi,
[26:36]
se mettre la mayo partout dans la face
[26:38]
du ketchup, j'ai un grand sourire,
[26:40]
j'ai une image en tête.
[26:41]
C'est l'eau d'or, oui.
[26:45]
Tu veux pas voir ça?
[26:46]
L'eau d'or, en tout cas.
[26:48]
Bref, si il dit,
[26:50]
en plus que la personne était maquillée
[26:52]
avec la mayo,
[26:53]
disons que les policiers sont pas très convaincus,
[26:56]
mais il y a quand même Tina,
[26:58]
Karen, Kathleen
[26:59]
et Frank qui ont toutes la même version des faits.
[27:04]
Les policiers peuvent
[27:05]
pas faire grand-chose de plus, ils ont pas trouvé
[27:07]
de traces d'entrée par effraction
[27:09]
non plus, s'il y a rien à faire.
[27:11]
Ils font juste patrouiller les environs
[27:13]
un peu plus qu'à leur habitude,
[27:15]
dans les jours qui suivent au cas où
[27:16]
que la personne reviendrait.
[27:20]
Là, la famille Bowen
[27:21]
évacue évidemment très rapidement la maison.
[27:24]
Ils se sentent plus en sécurité
[27:25]
à l'intérieur et de toute façon, ils étaient déjà à vendre,
[27:27]
ils sont juste comme, on s'en va d'ici.
[27:30]
Sauf que deux jours plus tard,
[27:33]
le 10 décembre
[27:34]
1986,
[27:36]
Frank y retourne pour aller
[27:37]
chercher des effets personnels.
[27:40]
Mais avant qu'il entre,
[27:42]
il voit un visage à travers
[27:43]
la fenêtre.
[27:45]
Il le reconnaît, c'est le même gars
[27:47]
qui est dans sa maison.
[27:50]
Encore.
[27:52]
Qu'est-ce qui se tient là, quoi?
[27:55]
Frank appelle à police
[27:56]
tout de suite, terrorisé.
[27:58]
C'est l'officier Steve Besanson
[28:00]
qui va se rendre à la
[28:01]
résidence des Bowens.
[28:03]
Et en chemin, le policier, il se dit
[28:05]
«check back», il va me dire qu'il a vu le gars
[28:07]
par la fenêtre. Lui, il croit pas
[28:09]
à cette histoire-là, puis il dit «il doit paranoïer»,
[28:11]
puis je vais juste rentrer avec lui dans la maison
[28:13]
pour lui dire qu'il n'y a personne.
[28:17]
En arrivant,
[28:17]
il est accueilli par un Frank
[28:20]
extrêmement bouleversé qui lui dit
[28:21]
tout. Et là, Besanson, il est genre «lol,
[28:23]
j'avais raison», il me dit qu'il a vu
[28:25]
le fameux gars qu'on ne sait même pas s'il existe
[28:27]
par la fenêtre.
[28:29]
Il est même pas cru, en plus.
[28:31]
Il panique, puis...
[28:33]
Les policiers, je pense qu'ils lui donnent
[28:35]
le bénéfice du doute, par respect, peut-être,
[28:37]
mais au fond, d'eux, il y croit pas.
[28:41]
Donc, même s'il n'est pas convaincu,
[28:43]
comme je disais, il observe quand même le seul
[28:45]
en aigé, c'est l'hiver, il voit s'il y a des traces
[28:47]
de potes. Il n'y en a pas.
[28:49]
Et il ne remarque aucun signe d'entrée par
[28:51]
réfraction. Donc, là,
[28:53]
je dis, ok, je vais rentrer
[28:55]
pour voir. Il ouvre la porte, il entre
[28:57]
dans la maison. Et Besanson range
[28:59]
ses doutes de côté très vite,
[29:01]
quand il voit directement dans l'entrée
[29:03]
une photo de famille des Bowen.
[29:06]
Il y a un couteau planté dedans,
[29:07]
un mur.
[29:09]
Et il est écrit dessus, au
[29:11]
Sharpie «I'm still here, come
[29:13]
and find me». Je suis toujours
[29:15]
ici, viens me trouver.
[29:17]
Cache, cache, tout.
[29:19]
Ça donne envie de sortir dans le bidon d'essence.
[29:21]
Oui, c'est clair.
[29:22]
D'allumer cette maison, de
[29:24]
refuser de la vendre, de l'enflammer.
[29:27]
Ben oui.
[29:29]
Besanson dit que le poil s'est redressé
[29:30]
dans sa nuque quand il a vu ça.
[29:32]
Il tourne la tête, il voit une autre photo
[29:34]
de famille. Dans l'entrée, souvent, il y a plein de cadres
[29:36]
sur les murs dans les maisons de famille.
[29:38]
J'appellerais, excuse-moi,
[29:40]
un exterminateur, le vermin.
[29:42]
Mais tu lui dis pas que c'est une personne.
[29:43]
Tu lui dis «Hin, j'ai des rums à ma maison,
[29:46]
ou de quoi?» Je te le laisserai lui
[29:50]
le découvrir.
[29:51]
Clairement.
[29:51]
Au mets du foison, la personne veut partir
[29:53]
d'elle-même. C'est bon.
[29:55]
C'est bon.
[29:57]
Et quand il tourne la tête, il voit une autre photo
[29:59]
de famille où il est écrit dessus
[30:01]
«I'm going to kill you all.
[30:03]
Je vais tous vous tuer».
[30:06]
Avec un autre couteau planté dedans.
[30:09]
Là, les détails
[30:09]
varient pour la suite des choses. Je vous dis ce que
[30:11]
j'ai trouvé, encore une fois. Il y a peut-être des
[30:14]
exagérations.
[30:15]
Mais dans la cuisine, il y aurait deux verres
[30:17]
de champagne placés sur la table,
[30:20]
remplis, prêts à être
[30:22]
bu.
[30:23]
Et il serait écrit quelque part «Je suis
[30:25]
dans ta chambre».
[30:27]
Il serait aussi écrit dans le salon
[30:29]
avec de la crème erasée sur le divan.
[30:31]
Un genre de graffitis de crème erasée serait
[30:33]
écrit «I'll be back».
[30:35]
Donc, je serai de retour.
[30:38]
Une scène à la fois
[30:39]
horrifiante, mais absurde en même temps.
[30:42]
Oui, c'est tellement bizarre.
[30:43]
On ne sait pas trop à qui il s'adresse.
[30:45]
Et quel est son intérêt.
[30:48]
Qu'est-ce qu'il veut? On dirait qu'il
[30:49]
change d'idée dans ses messages.
[30:51]
«Épouse-moi, je vais te tuer. Je suis là,
[30:54]
je vais revenir».
[30:57]
Là, on appelle des renforts.
[30:59]
Je dis «OK, ce n'est pas une blague».
[31:02]
Et il y a David Young et Jim
[31:03]
Scott qui viennent à la
[31:05]
rescousse de Steve Besanson.
[31:07]
Et là, il fouille la maison encore une fois.
[31:10]
Besanson se dit
[31:11]
«That bastard is still here,
[31:13]
le bâtard est toujours ici,
[31:15]
dans la maison».
[31:17]
Après une longue fouille,
[31:19]
Besanson trouve un crawl space.
[31:21]
En français, ce serait un vide
[31:23]
sanitaire.
[31:24]
Une espèce de faux-mur
[31:27]
derrière la toilette. Un mur
[31:28]
qui fait que le coin est en triangle
[31:30]
pour cacher des tuyaux
[31:33]
de plomberie.
[31:33]
C'est un petit espace,
[31:36]
juste assez grand pour cacher
[31:38]
quelqu'un.
[31:40]
C'est pas très grand en plus.
[31:42]
Non, c'est pas grand.
[31:43]
Il ne faut pas être claustrophobe.
[31:44]
Il restait de même tant il y a
[31:46]
aussi longtemps que la famille était
[31:48]
dans le coin.
[31:49]
Il sortait comment?
[31:52]
J'y arrive.
[31:53]
Le policier ouvre la trappe.
[31:56]
Je crois que c'était une trappe
[31:57]
qui menait à l'arrière de ce vide
[31:59]
sanitaire.
[32:00]
C'était pas par la salle de bain que tu pouvais y accéder.
[32:03]
C'est une petite trappe.
[32:04]
C'est une petite
[32:07]
trappe ailleurs
[32:09]
que si tu grimpais, tu arrivais à
[32:11]
cet espace-là.
[32:13]
Il arrive là.
[32:14]
Il pense voir une pile de vêtements,
[32:16]
mais finalement, c'est un homme
[32:20]
recroquevillé contre lui-même
[32:21]
qui est caché dans le tout petit espace.
[32:24]
Besanson
[32:25]
sort son gun. Il lui dit
[32:26]
Montre-moi tes mains ou je vais exploser
[32:29]
ton cerveau partout sur le mur.
[32:31]
Il niaise pas avec la poque.
[32:34]
Mais
[32:35]
même avec son
[32:37]
arme pointée sur sa tête, le jeune
[32:39]
homme reste de marbre, panique
[32:41]
peu du tout, il est très calme.
[32:43]
Il réagit pas.
[32:46]
Finalement, on va réussir à le sortir.
[32:48]
Le garçon est Daniel
[32:50]
Laplante, 16 ans.
[32:52]
Il est immédiatement arrêté.
[32:55]
En fouillant davantage la maison,
[32:56]
les policiers se rendent compte que
[32:58]
Daniel vivait dans les murs de la maison
[33:00]
des Bawens depuis longtemps.
[33:02]
On parle de deux mois minimum.
[33:04]
Deux mois? C'est tellement long.
[33:06]
Mais nuit et jour, dans le fond.
[33:07]
Il faisait des tours parce qu'il y a une famille
[33:09]
et tout. Il habite...
[33:10]
Il y avait une vie en plus de ce job-là.
[33:13]
Mais il allait passer des nuits quand ça
[33:15]
il tentait. Prendre visite
[33:17]
aux Bawens.
[33:20]
Le vide sanitaire connecte aux
[33:22]
entre-murs de la maison, donc il pouvait
[33:24]
se promener dans les murs.
[33:26]
C'est comme ça qu'il a réussi à disparaître aussi facilement
[33:28]
durant sa lutte avec Frank.
[33:30]
Et c'est comme ça qu'il pouvait communiquer
[33:32]
avec les sœurs Tina et Karen
[33:34]
dans les murs de la chambre.
[33:37]
Mais ils font une
[33:38]
découverte encore plus
[33:40]
dégueu, je trouve.
[33:42]
On trouve des petits trous dans les murs.
[33:44]
Des genres de peep holes pour que
[33:46]
Daniel puisse observer ce qui se passe
[33:48]
dans la maison.
[33:48]
C'est sûr.
[33:49]
Bien oui.
[33:51]
J'ai décroché.
[33:53]
J'avais écrit ça.
[33:55]
Bien oui.
[33:58]
Surtout dans la chambre
[33:59]
de Tina, jeune fille de 14 ans.
[34:02]
Il y en avait
[34:03]
aussi dans le sous-sol un peu partout.
[34:05]
Daniel voyait les petites filles faire leur séance
[34:07]
de Ouija.
[34:09]
Ils voyaient à la salle de bain
[34:11]
dans leur chambre se changer. Bref.
[34:13]
Dégoutant.
[34:14]
Il y avait quel âge environ? On parle de...
[34:17]
Il y avait 16 ans.
[34:19]
C'est un ado.
[34:20]
Au début de l'histoire, il y a 16 ans.
[34:22]
Il va finir par avoir 17, mais 16 ans.
[34:24]
Comment t'arrives à cette idée-là?
[34:27]
J'ai hâte de savoir
[34:28]
ce que c'est. C'est vraiment bizarre.
[34:31]
Aller vivre chez quelqu'un, trouver
[34:33]
que tu peux rentrer dans les murs.
[34:34]
Connaissais-tu les gens?
[34:36]
J'ai des réponses, mais pas à tout
[34:39]
parce qu'il y a
[34:40]
des choses incompréhensibles que Daniel
[34:42]
n'a même pas essayé d'expliquer non plus.
[34:44]
Mais il a trouvé...
[34:45]
Je ne sais pas s'il avait déjà fait ça avant,
[34:47]
mais c'est une personne qui aime entrer
[34:50]
par effraction dans les maisons.
[34:51]
On va voir qu'il aime ça, faire des petits cambriolages aussi.
[34:54]
Je pense qu'il y a
[34:56]
eu un attachement pour ces personnes-là.
[34:58]
Il a trouvé un moyen, une trappe
[35:00]
quelconque, qui s'est dit,
[35:01]
je suis capable de vivre dans leurs murs.
[35:04]
On dirait, si on fait
[35:07]
la psychologie
[35:08]
à deux dollars,
[35:10]
j'aurais tendance à dire
[35:12]
est-ce que ça pourrait être quelqu'un
[35:14]
qui n'a pas eu une belle vie de famille,
[35:16]
donc il va en observer.
[35:18]
Il va observer une belle vie de famille
[35:19]
à sa façon, il a l'impression de vivre
[35:22]
avec eux.
[35:23]
J'y arrive, peut-être.
[35:25]
On a un peu d'informations sur le passé de Daniel,
[35:28]
mais c'est clairement quelqu'un
[35:29]
qui avait des problèmes sociaux
[35:32]
et qui se crée
[35:34]
des fausses idées dans sa tête.
[35:40]
Pendant des mois,
[35:41]
il a quand même fait semblant d'être
[35:42]
le fantôme de la mère
[35:44]
de ces petites filles-là.
[35:47]
Comme on disait, je ne sais pas
[35:48]
à quoi il pensait exactement ce qu'il
[35:50]
comptait faire, mais il tenait une hache
[35:52]
dans ses mains et il disait
[35:53]
je suis dans ta chambre, viens me retrouver.
[35:56]
Donc on peut croire que la nuit
[35:58]
du 8 décembre, il comptait peut-être
[36:00]
attaquer la jeune Tina dans sa chambre,
[36:02]
la prendre par surprise.
[36:04]
On ne sait pas ce qu'il aurait pu faire.
[36:06]
Il était armé.
[36:08]
Au moins, il voulait lui faire
[36:09]
la chienne de sa vie,
[36:11]
faire la peur de sa vie à bien-même
[36:13]
dans son garde-robe.
[36:16]
Qui est Daniel Laplante?
[36:18]
Il est né le 15 mai 1970.
[36:21]
Ses parents se sont séparés
[36:23]
quand il était très jeune
[36:23]
et il a grandi avec sa mère
[36:25]
au 22 Elm Street.
[36:28]
Oui, de tous les noms de rue,
[36:30]
comme Nightmare on Elm Street.
[36:32]
J'étais pas certain
[36:34]
que j'avais bien compris.
[36:36]
Fredy, ça se peut?
[36:39]
Fredy Krueger.
[36:40]
Je me suis quand même erronée.
[36:43]
Dans l'article
[36:44]
sur lequel je me suis fiée pour
[36:45]
mes recherches, surtout l'article
[36:47]
principal d'un lieutenant sur l'affaire,
[36:50]
il dit qu'à six reprises,
[36:51]
la rue Elm Street est revenue
[36:53]
dans l'histoire ou une autre rue
[36:55]
Elm Street ailleurs.
[36:56]
Lui, dans sa tête, c'est le cas
[36:59]
Elm Street, Nightmare on Elm Street,
[37:01]
c'est vraiment cette histoire-là.
[37:03]
Bref, fun fact pas fun,
[37:05]
comme nous dirait Krueger.
[37:08]
Il a vécu avec sa mère,
[37:10]
il habite toujours au moment
[37:11]
où on se parle avec sa mère,
[37:12]
à Townsend, au Massachusetts.
[37:15]
C'est vraiment pas loin de Pepra,
[37:17]
c'est à 12 minutes de voiture selon Google Maps.
[37:21]
Sa mère s'est remariée
[37:22]
et elle a eu deux autres fils
[37:24]
par la suite, soit par alliance
[37:25]
ou avec le beau-père de Daniel.
[37:29]
Daniel dit
[37:30]
qu'il a subi plusieurs agressions
[37:31]
physiques et psychologiques
[37:33]
durant son enfance,
[37:34]
aussi sexuelles par des adultes
[37:37]
dont son père, son beau-père
[37:38]
et son psychologue.
[37:40]
Ça, c'est terrible.
[37:43]
Psychologue en plus.
[37:45]
Quelqu'un d'une merave.
[37:47]
Il était supposé avoir encore
[37:49]
plus confiance.
[37:52]
Et selon lui,
[37:53]
la raison pour laquelle il est comme il est
[37:54]
ce serait son père.
[37:56]
Je peux plus d'infos ou de détails,
[37:58]
mais il a quand même eu des traumatismes
[38:01]
dans l'enfance.
[38:03]
Daniel ou Dany?
[38:05]
C'est un ado qu'on pourrait dire
[38:06]
difficile, problématique.
[38:10]
Il a toujours été considéré
[38:11]
comme un loner.
[38:12]
Il y a des mauvaises notes à l'école,
[38:14]
il y a des troubles de comportement.
[38:16]
On dit qu'il est dyslexique,
[38:18]
TDA, hyperactif
[38:21]
et surtout considéré comme
[38:22]
creepy par ses camarades de classe.
[38:26]
On dit
[38:26]
qu'il est un ado étrange et dérangé.
[38:30]
On parle
[38:31]
de hyperactivité parce que
[38:33]
selon son psychologue,
[38:34]
il y a des problèmes de comportement et
[38:36]
aussi un manque d'hygiène corporelle.
[38:39]
Mais bon, je pense qu'il y a plus que ça
[38:40]
qu'un TDAH,
[38:43]
parce que c'est pas mal plus intense
[38:45]
qu'il ne prend pas sa douche souvent.
[38:47]
Oui, non, c'est ça, exact.
[38:49]
Mais là, on se demande pourquoi
[38:50]
il a fait ça, pourquoi cette famille-là,
[38:53]
pourquoi cette maison-là.
[38:54]
Comment ça a commencé aussi.
[38:55]
Pourquoi Tina?
[38:58]
Tina va finalement
[38:59]
reconnaître ses qui?
[39:00]
Danielle Laplante.
[39:02]
Elle l'avait déjà rencontré une fois.
[39:06]
Un peu avant le début de cette histoire-là,
[39:09]
avant que
[39:11]
les possessions de maisons hantées
[39:12]
commencent, Tina, elle
[39:14]
avait commencé d'une manière ou d'une autre
[39:16]
à avoir des dates au téléphone,
[39:18]
des petits rendez-vous à distance
[39:20]
au téléphone. On ne sait pas
[39:22]
exactement comment. On peut quand même
[39:24]
être un peu inquiet sur la manière
[39:26]
dont c'est arrivé, mais un adolescent
[39:28]
de son âge a réussi à avoir
[39:30]
son numéro de téléphone.
[39:32]
Et Tina et lui ont commencé à se parler
[39:35]
au bout du fil et à créer
[39:36]
une petite relation à distance.
[39:38]
Rien d'officiel, c'est comme l'équivalent
[39:40]
de texter sa date Tinder
[39:42]
avant de la rencontrer pour la première fois.
[39:44]
C'est pas un chum.
[39:46]
Vraiment, ils flirtent au téléphone.
[39:49]
À l'autre bout du fil,
[39:50]
le garçon dit qu'il s'appelle Danielle
[39:52]
et il décrit à Tina qu'il est blond,
[39:54]
grand, athlétique, attrayant,
[39:56]
il est cool, il aime toutes les mêmes choses qu'elle.
[39:58]
Il est populaire.
[39:59]
Un peu.
[40:02]
Et là, avec ce qu'on sait,
[40:04]
comment Danielle a trouvé le numéro de Tina,
[40:07]
on ne le sait pas.
[40:08]
Dans le botin,
[40:10]
tu peux chercher si t'es patient.
[40:11]
Si t'as l'adresse, tu peux y aller.
[40:14]
J'ai déjà fait ça
[40:15]
pour retrouver le numéro d'une fille
[40:17]
quand j'avais 14 ans.
[40:19]
Puis ça remonte à une autre époque justement,
[40:21]
qu'il n'y avait même pas internet.
[40:22]
Puis je l'ai trouvé.
[40:24]
Ça a été long,
[40:27]
ça a été au moins une semaine chaque soir.
[40:29]
Je m'en rappelle, j'étais dans ma chambre.
[40:30]
Je me suis dit, ça te suffit? Oui.
[40:32]
Puis maman, elle m'en est, elle reprend le botin.
[40:34]
Elle dit pourquoi il y a des petits X
[40:37]
à côté?
[40:39]
Je cherchais quelque chose.
[40:41]
Oui, en plus, je ne connaissais pas son nom.
[40:42]
J'avais vu dans l'autobus qu'on était débarqués
[40:44]
au même arrêt. Puis là, j'ai vu
[40:46]
ce qu'elle a rentré. C'est vraiment un creep
[40:47]
quand j'y repense.
[40:50]
Oui, oui.
[40:51]
J'étais vraiment patient.
[40:53]
J'habitais à Beauport. Le botin de Beauport,
[40:55]
ce n'était pas si pire.
[40:58]
Ce n'était pas Z son nom, heureusement.
[41:01]
Je ne me rappelle plus des détails,
[41:03]
mais je m'étais trouvé vraiment motivé.
[41:06]
Il fallait que tu connaisses le nom du père.
[41:08]
Non, j'ai trouvé juste l'adresse.
[41:09]
Souvent, c'était le nom du hockey.
[41:11]
Avec l'adresse, imagine quand c'est long.
[41:13]
Tu ne peux pas trouver Tina 14 ans en un temps.
[41:15]
Non, non, non, exact.
[41:16]
Je savais que c'était le exemple 142 Iberville.
[41:20]
Puis le numéro qui était en dessous.
[41:21]
Oui, exact. Je regardais toutes les adresses
[41:24]
jusqu'à ce que je la trouve.
[41:25]
Ça a été long, mais on s'est vu une fois.
[41:27]
Après ça, on s'était...
[41:30]
80 heures de travail.
[41:31]
Oui, exact.
[41:32]
Qui risque rien n'a rien.
[41:34]
J'aimerais bien que tu dises aujourd'hui, on est mariés.
[41:36]
Ça aurait été fou, par exemple.
[41:38]
J'ai gardé le botin.
[41:39]
Oui, exact.
[41:41]
Je l'ai ligné à tous les soirs.
[41:43]
Ça aurait été cute.
[41:46]
Tu te dis de même, parce qu'on te connaît.
[41:48]
Tout c'est cute,
[41:49]
mais ça peut être creeps,
[41:51]
dépendamment de la conclusion de l'histoire.
[41:54]
C'est clair.
[41:54]
Mais t'sais, avec les belles paroles de Daniel,
[42:00]
qui explique,
[42:01]
je t'ai croisé dans la rue, je ne vais pas à ton école,
[42:03]
mais on a des amis d'amis,
[42:05]
puis je suis tombée sous ton charme,
[42:07]
blablabla,
[42:08]
et après quelques temps à discuter ensemble au téléphone,
[42:11]
Tina l'accepte d'aller à une date avec lui,
[42:14]
pour enfin le voir en personne.
[42:16]
Elle lui donne son adresse
[42:18]
pour qu'il vienne la chercher,
[42:19]
et ensemble ils iraient à la fête foraine.
[42:23]
Le soir de la date?
[42:25]
Mais laissez-moi vous dire que j'ai pas mal sûr
[42:27]
qu'il savait déjà son adresse, là.
[42:28]
Mais elle lui dit pour qu'il vienne la chercher.
[42:31]
Le soir de la date,
[42:33]
ça cogne à la porte,
[42:34]
Tina ouvre et elle comprend peu trop.
[42:37]
Elle ne pense pas que c'est Daniel.
[42:39]
Tout de suite elle est genre oui, qui est-ce?
[42:42]
Parce que l'homme devant elle
[42:43]
est tout sauf blond, grand,
[42:44]
attrayant et athlétique.
[42:46]
Il a les cheveux bruns,
[42:49]
gras et bourrifé.
[42:50]
Il mesure 5,8,
[42:52]
ce qui est quand même une grandeur standard,
[42:55]
je ne considérais pas ça grand.
[42:57]
Et il n'est pas super propre non plus.
[43:01]
Il n'y a aussi aucun trait physique
[43:02]
particulièrement attrayant.
[43:05]
Disons que la description de Daniel
[43:06]
était un peu saucée.
[43:09]
Tina est prise de court,
[43:10]
elle ne sait pas trop quoi faire.
[43:12]
Mais elle accepte quand même d'aller à la fête
[43:14]
foraine avec lui, peut-être qu'elle s'est dit.
[43:16]
Et ça c'est quand même un réflexe
[43:18]
que surtout peut-être des plus jeunes filles
[43:19]
ont de se dire c'est pire de
[43:22]
le choquer de dire non que juste
[43:24]
de faire assemblant pis de vivre une
[43:26]
soirée de merde mais après ça c'est fini.
[43:28]
Merci, bonsoir.
[43:29]
C'est peut-être dit qu'il avait un bel intérieur.
[43:31]
Aussi, elle lui a peut-être laissé une chance
[43:33]
elle est jeune.
[43:34]
Mais il ment en tabarouette.
[43:36]
Mais tu sais, ça part mal.
[43:38]
C'est poche parce que
[43:40]
s'il lui avait pas menti sous son apparence,
[43:42]
peut-être que ça aurait au moins parti
[43:44]
sur des bonnes bases pis elle aurait appris
[43:47]
à le connaître. Mais là ça commence mal.
[43:49]
Pis c'est une situation inconfortable.
[43:53]
Les deux discutent en allant à la fête foraine
[43:55]
et Tina s'ouvre à Daniel
[43:56]
sur le décès de sa mère.
[43:58]
Et Daniel, au lieu de lui donner
[44:00]
ses sympathies ou de la
[44:02]
réconforter, il est curieux
[44:04]
un peu trop sur tous les détails
[44:06]
de la mort de sa mère. C'est des questions
[44:08]
déplacées, morbides,
[44:10]
sans aucune considération pour Tina qui
[44:12]
en deuille. C'est des questions vraiment
[44:14]
pas le fun à répondre.
[44:18]
Mais après même pas une heure, Tina
[44:19]
elle trouve une excuse bidon pis elle retourne
[44:21]
chez elle. Ben genre, ça sert à rien
[44:23]
ce que je fais. Elle l'a pas vibe
[44:25]
avec ce gars-là, elle veut plus le revoir.
[44:27]
Et ça, c'était derrière elle.
[44:29]
Elle avait plus de nouvelles après là,
[44:31]
de Daniel. Elle a plus pensé à lui.
[44:34]
Mais finalement, Daniel s'est avéré
[44:35]
à être un stalker,
[44:38]
obsédé par Tina
[44:39]
qui vivait dans ses murs.
[44:41]
C'est fou pareil.
[44:42]
Il a presque inventé le mot là.
[44:45]
C'est du vrai stalking.
[44:49]
Toi t'es pas allé jusqu'à vivre un peu dans le vide sanitaire.
[44:52]
Non, exact. C'est ça que je me disais.
[44:54]
Déjà que j'avais oublié ce histoire-là
[44:55]
pis je trouve ça un peu creep en y repensant.
[44:59]
T'étais jeune.
[45:00]
Oui pis vu que j'avais pas son nom,
[45:03]
il fallait juste me demander à la mère
[45:04]
si je peux parler à votre fille. Je peux même pas la nommer.
[45:07]
Quand je repens, j'ai passé plusieurs barrières
[45:08]
de sécurité sur mon téléphone.
[45:10]
Et j'ai réussi à avoir son nom.
[45:12]
Mais quand t'as des bonnes intentions,
[45:14]
tu peux juste avoir l'air persévérant,
[45:19]
motivé, débrouillant.
[45:21]
Tout change avec les intentions derrière.
[45:25]
Il va être envoyé en détention juvénile
[45:27]
pour quelques mois en attendant son procès.
[45:31]
Il va être en détention juvénile jusqu'en octobre 1987.
[45:35]
Il est finalement libéré
[45:37]
sous caution pour 10 000 $ seulement.
[45:41]
Après quand même avoir habité dans les murs
[45:43]
d'une maison, espionner une jeune fille
[45:45]
de 14 ans, la terroriser,
[45:47]
l'attendre un soir avec une hache,
[45:49]
disons que personnellement,
[45:51]
je trouve qu'on a sous-estimé cet homme.
[45:53]
Puis il y avait des menaces sur les cadres, non?
[45:56]
C'était déjà écrit « out of the mall »
[45:58]
ou quelque chose comme ça.
[45:59]
J'avais lu le 10 000 $.
[46:01]
La mère aurait vendu leur maison
[46:03]
pour payer le 10 000 $.
[46:05]
Je sais pas si c'est ce que j'avais lu.
[46:08]
Je trouve que
[46:09]
il détruit sa propre famille.
[46:12]
Parce que les maisons de l'époque,
[46:13]
10 000 $.
[46:15]
Il ne devait pas considérer ça du tout
[46:17]
dans son équation.
[46:19]
C'est sûr que non.
[46:20]
Pas du tout, mais quand il y pense,
[46:22]
c'est triste.
[46:23]
Il veut quand même avoir le support de sa famille.
[46:25]
Ils n'ont pas l'air de comprendre
[46:27]
ce qui se passe
[46:29]
ou de s'intéresser à lui plus qu'il faut,
[46:32]
parce qu'après ça,
[46:34]
il continue à faire ce qu'il veut.
[46:35]
Il paye, il aide à sortir,
[46:37]
mais ils ne font pas plus.
[46:43]
Dès son retour en liberté,
[46:44]
en attente de son procès,
[46:46]
Daniel montre clairement
[46:47]
qu'il n'est pas réhabilité du tout, pantoute.
[46:50]
Il est rapporté que littéralement,
[46:52]
quelques jours après sa sortie de détention,
[46:54]
le 14 octobre 87,
[46:56]
entre midi et 14h15,
[46:59]
quelqu'un est entré par effraction
[47:00]
dans la maison des Pindells,
[47:02]
une maison du coin.
[47:03]
Le cambrioleur aurait volé deux fusils
[47:05]
de calibre 22, ainsi que leur étui
[47:07]
et de l'argent.
[47:10]
Trois semaines plus tard,
[47:11]
le beau-père de Daniel trouve les deux fusils
[47:13]
cachés dans le panier à linge.
[47:17]
Là, il confronte
[47:19]
Daniel et lui dit
[47:20]
qu'est-ce que c'est que ça?
[47:21]
Daniel lui dit que ça fait plus d'un an
[47:23]
qu'il y a ces fusils-là, que quelqu'un
[47:24]
lui a donné et que ça traîne là,
[47:27]
il ne sait pas quoi faire avec.
[47:29]
C'est très sécuritaire.
[47:31]
C'est dans le frigo.
[47:35]
Malheureusement, le beau-père
[47:35]
ne fait rien de plus.
[47:37]
Je pense qu'il avait quand même beaucoup
[47:38]
de laisser aller et de négligence.
[47:43]
Tu trouves deux fusils,
[47:44]
tu en as un.
[47:45]
Deux fois.
[47:47]
Dans le sac de chips.
[47:50]
C'est pas de bon sens.
[47:52]
C'est le même beau-père
[47:54]
qu'on parlait au début dans l'histoire
[47:56]
et qui n'a pas été correct.
[48:00]
Il y a aussi des allégations,
[48:01]
ça ne sera jamais prouvé,
[48:02]
mais Daniel avait quand même dit
[48:04]
que son beau-père avait peu de l'air super.
[48:09]
Un mois passe,
[48:11]
on est le 16 novembre 87,
[48:13]
quelqu'un entre encore une fois
[48:15]
par réfraction dans une maison.
[48:17]
Cette fois-ci, celle des Gustafsons,
[48:19]
une autre famille du coin.
[48:21]
On a volé un téléphone sans fil,
[48:23]
des téléviseurs, un câble de télévision,
[48:25]
une manette et des pièces de monnaie
[48:27]
de collection.
[48:29]
Peu de temps après,
[48:30]
le demi-frère de Daniel trouve
[48:32]
la télécommande et le câble télé
[48:34]
caché dans son armoire à outils.
[48:38]
Daniel explique à son demi-frère
[48:39]
que, ah,
[48:40]
je cherchais une cachette pour mes affaires,
[48:42]
c'est mes petites patentes à gosse.
[48:45]
Puis le beau-frère,
[48:46]
il fait juste dire, OK,
[48:47]
il ne sait pas qu'il y a eu un vol de maison.
[48:50]
Il en fait pas plus un coq-sauce,
[48:52]
il se mâle de ses affaires.
[48:54]
Puis je le comprends.
[48:56]
Et là, je raconte ça pour montrer
[48:57]
que Daniel, dès qu'il sort de prison,
[49:00]
il recommence à voler, à entrer
[49:01]
par réfraction dans les maisons,
[49:03]
puis il ne se fait pas ponner encore.
[49:06]
Ça, c'est les deux instances
[49:07]
qu'on veut être capable de retracer à Daniel
[49:09]
à cause du beau-frère
[49:11]
puis du beau-père.
[49:13]
Mais on ne sait pas combien d'autres il a fait.
[49:17]
Mais l'affaire, c'est que Daniel,
[49:18]
quand il est entré pour voler les Gustafsons,
[49:21]
il a vu une photo de famille sur le mur.
[49:24]
Puis il a sûrement aimé
[49:25]
ce qu'il a vu, parce qu'il
[49:26]
décide d'y retourner,
[49:28]
mais pas pour les voler.
[49:31]
Et on arrive à mon
[49:32]
segment traumavertissement.
[49:36]
La nuit du
[49:37]
1er décembre 1987
[49:38]
veut s'avérer encore pire
[49:40]
que celle des Bowens
[49:42]
l'année précédente.
[49:44]
Et on est quasiment un an jour pour jour
[49:46]
entre les deux.
[49:49]
La famille Gustafsons comprend
[49:51]
Enju, le père,
[49:53]
il a sa femme Priscilla, qui est enceinte,
[49:56]
et leurs deux jeunes enfants,
[49:57]
Abigail et William.
[50:00]
Cette journée du 1er décembre-là,
[50:01]
Enju est au travail et
[50:03]
il rentre à la maison vers 17h.
[50:07]
En rentrant à la maison,
[50:09]
Enju tombe sur sa femme Priscilla,
[50:11]
morte dans leur lit.
[50:13]
Elle a été tuée par deux balles
[50:15]
d'un fusil de calibre 22
[50:16]
dans la tête.
[50:19]
Les tirs ont été fait à travers
[50:20]
un oreiller pour étouffer le bruit
[50:22]
et à la découverte de son corps,
[50:24]
l'oreiller est toujours sur sa tête.
[50:27]
Sans plus attendre,
[50:28]
Enju sort dehors et appelle la police.
[50:30]
Il dit ce qu'il a vu en détresse
[50:32]
et qu'il sait pas son haut, ses enfants.
[50:34]
Au moins, c'est pas Enju
[50:36]
qui va découvrir la suite.
[50:38]
Ce sont les policiers qui découvrent
[50:39]
les corps sans vie de ses deux enfants,
[50:42]
William 5 ans et Abigail 7 ans.
[50:46]
Les deux ont été retrouvés noyés
[50:47]
dans deux baignoires différentes
[50:49]
dans la maison.
[50:51]
Disons qu'on nous fallait escalader,
[50:54]
hein?
[50:55]
En matière de crime, là?
[50:57]
Ils ont tellement dû avoir peur.
[50:59]
Je pensais juste à ça.
[51:01]
Quand je m'informais sur le cas,
[51:03]
je pensais aux enfants,
[51:04]
parce qu'ils sont morts après la mort
[51:06]
de ce que j'ai su et que j'ai lu.
[51:08]
Ils ont entendu.
[51:11]
Ils étaient ligotés en attendant.
[51:13]
Horrible, horrible, horrible.
[51:15]
Oui, ça devait être quand même
[51:16]
un bordel en connaissant un peu
[51:19]
le suspect.
[51:20]
Ça devait pas être quelque chose
[51:21]
de très bien organisé, fait
[51:23]
avec des professionnalistes.
[51:26]
Ça devait être la panique
[51:27]
dans la maison.
[51:28]
Puis ils aiment faire peur aussi.
[51:31]
Peut-être qu'il s'est amusé un peu,
[51:32]
qu'il a pris son temps.
[51:35]
En inspectant plus en profondeur
[51:37]
la scène de crime,
[51:38]
on trouve du sperme sur la hausse de lit
[51:40]
où on a retrouvé le corps de Priscilla.
[51:43]
On trouve aussi des chaussettes
[51:44]
pleines de salive, comme si on les avait
[51:46]
utilisées pour baigner quelqu'un.
[51:48]
Et dans la poubelle de la cuisine,
[51:50]
on trouve des pages de magasins de porno.
[51:53]
Donc, clairement, il y a
[51:54]
un motif sexuel à tout ça.
[51:57]
L'enquête commence et rapidement,
[51:59]
comme vous vous en doutez,
[52:01]
on fait le lien avec Daniel Laplante.
[52:04]
Et cette journée-là,
[52:06]
après ses crimes,
[52:07]
Daniel, lui, il est rentré chez lui,
[52:08]
tout bonnement. Il est allé à la fête
[52:10]
d'anniversaire de sa petite nièce.
[52:13]
Comme si de rien n'était.
[52:14]
C'est fou, hein, ça? Je reviens pas
[52:16]
l'état d'esprit. Comment tu peux
[52:18]
mettre un masque, ou à la limite,
[52:20]
mettre ça de côté, faire comme si de rien
[52:22]
n'était. Mais je peux pas croire
[52:25]
qu'il a été entourdu, mettons, là,
[52:27]
qu'en un an, quasiment jour pour jour,
[52:29]
il a eu le temps d'être arrêté,
[52:30]
mis en prison, libéré
[52:33]
avec une caution de 10 000 $.
[52:36]
C'est fou, là.
[52:37]
Les personnes qui sont responsables
[52:39]
quand même de l'avoir
[52:40]
re-laissé sortir,
[52:42]
je sais pas, comment tu te sens
[52:45]
de te dire, oh mon Dieu, c'était
[52:47]
vraiment pire qu'on pensait.
[52:48]
On l'a mal jugé, là.
[52:49]
Oui, il y avait une évaluation psychiatrique qui n'a pas été faite.
[52:51]
Totalement.
[52:53]
Il a vécu deux mois dans une maison par avant.
[52:55]
Clairement, il pouvait...
[52:57]
Les messages sur les murs,
[53:00]
attendre la famille avec la hache.
[53:03]
C'est débile. Le fait qu'il
[53:06]
était mineur a dû aider,
[53:07]
le fait qu'il était libéré, ils sont toujours
[53:09]
moins, généralement, il y a moins de
[53:11]
surveillance et tout ça.
[53:13]
Tu peux dire que j'ai voulu
[53:15]
faire peur,
[53:18]
je me sens seule.
[53:20]
Tu peux la jouer un peu moins
[53:22]
pire que c'était, ces intentions derrière.
[53:24]
Oui, c'est ça, je suis jeune, je savais pas
[53:26]
ce que je faisais.
[53:30]
Mais comme tu disais, quand il
[53:32]
était à la fête de sa nièce,
[53:34]
comme quand il se faisait pointer
[53:36]
du gun caché dans le petit crawl
[53:38]
space, Daniel,
[53:39]
il est capable d'avoir aucune émotion, il a
[53:42]
pas peur, on dirait qu'il ressent pas cette émotion-là
[53:44]
du tout.
[53:46]
Ça le rend très dangereux et très
[53:52]
dangereux.
[53:53]
Mais le lendemain, quand Daniel devient
[53:55]
vraiment suspect numéro un,
[53:57]
il est déjà en fuite.
[53:59]
On partage son visage partout,
[54:01]
ça devient une chasse à l'homme,
[54:03]
un adolescent armé est extrêmement
[54:05]
dangereux et fugitif.
[54:07]
On dresse un périmètre de sécurité,
[54:09]
on théorise le chemin que Daniel
[54:11]
aurait pu prendre pour s'enfuir.
[54:14]
Les policiers des
[54:15]
municipalités voisines sont
[54:17]
prévenus aussi. Et là, il y a des policiers
[54:19]
armés qui arpentent les rues, les forêts.
[54:21]
C'est une région très boisée,
[54:23]
il y a plein de policiers
[54:25]
avec des carabines qui se promènent dans les bois.
[54:28]
La peur règne dans le coin.
[54:32]
À un moment donné,
[54:33]
le jour d'après, autour
[54:35]
de 13h45, une femme,
[54:37]
Lynn McGovern, sort de
[54:39]
sa maison et accoste un policier
[54:40]
dans la rue. Parce qu'il y a des policiers partout.
[54:43]
Le policier, c'est le lieutenant
[54:44]
Thomas Lane. Et je le remercie,
[54:47]
c'est grâce à lui que j'ai trouvé mes informations
[54:48]
pour cet épisode.
[54:50]
Là, la femme lui demande, pouvez-vous rentrer
[54:52]
chez moi?
[54:56]
Le lieutenant
[54:57]
n'est pas dans. Il est comme, je t'ai occupé,
[54:58]
je suis assignée ici, je dois surveiller
[55:00]
s'il n'y a pas de traces
[55:02]
du jeune homme. Mais il
[55:04]
n'a pas pu dire non à la madame.
[55:07]
Puis, sans le savoir,
[55:08]
en entrant dans la maison, il lui a peut-être
[55:10]
sauvé la vie.
[55:12]
Il ne savait pas quand il rentrait qu'à l'étage,
[55:15]
il y avait Daniel Laplante,
[55:17]
caché, armé, qui regardait
[55:18]
par la fenêtre les policiers passés.
[55:20]
Il avait pris la maison de la pauvre dame
[55:22]
comme cachette.
[55:26]
Et là, pendant qu'il parle à la femme,
[55:30]
le lieutenant
[55:30]
Lane entend un gros bruit à l'étage.
[55:33]
Et là, il comprend
[55:34]
tout de suite qu'il y a quelque chose qui cloche.
[55:36]
Lane a l'air nerveuse. Il monte
[55:38]
en haut, puis il voit le suspect
[55:40]
qui s'est enfui en sautant
[55:42]
par la fenêtre du deuxième étage, sur le
[55:44]
garage. Après ça, il a descendu
[55:46]
sur la terre ferme, et là, il court
[55:48]
dans la forêt.
[55:50]
Avec genre un couteau, ou je ne sais pas
[55:52]
qu'est-ce qu'il avait.
[55:54]
Au moins, ils vont pouvoir sans doute
[55:56]
faire le lien entre l'arme.
[56:01]
On perd sa trace, mais ça l'a pas
[56:02]
séproche. On sait qu'il est pas loin.
[56:06]
Le soir,
[56:07]
Daniel entre par effraction dans une
[56:08]
autre maison, et il
[56:10]
kidnappe une femme, Pamela
[56:12]
McKellop. Il la prend au étage
[56:14]
dans la vanne de la madame, puis
[56:16]
il lui dit « Conduis-moi en dehors de la ville, j'ai pas mon
[56:18]
permis. »
[56:20]
Mais la pauvre femme,
[56:22]
en détresse, est juste genre « OK, OK »,
[56:24]
et a conduit avec Daniel sur le banc
[56:26]
passager dans sa vanne.
[56:29]
Mais tu sais,
[56:30]
c'est pas ce qu'il veut, là.
[56:32]
Il est inarrêtable.
[56:33]
C'est le mot. Il est inarrêtable.
[56:36]
Ça durera pas super longtemps,
[56:39]
sur la route.
[56:40]
Elle voit une voiture stationnée. C'est le soir.
[56:42]
Elle voit pas trop c'est quoi la voiture,
[56:44]
mais elle se dit « Hé, je prends
[56:46]
pas de chance, pis elle saute en bas de la vanne. »
[56:49]
Vraiment, là,
[56:50]
waouh. Et par chance,
[56:52]
la voiture, à la reste, c'est une voiture de police.
[56:55]
C'est celle du lieutenant
[56:56]
Thomas Lane. Quand même,
[56:58]
au bon endroit, au bon moment, encore une fois,
[57:03]
Daniel continue à conduire un peu
[57:04]
la vanne. Il y a dix policiers, t'sais,
[57:06]
dans le coin. Il peut pas vraiment
[57:08]
changer.
[57:08]
Oui, c'est ça.
[57:11]
Les jours espérés qui ont appelé du renfort.
[57:12]
Oui, c'est ce que j'allais dire. Je pense que les autres
[57:14]
villages, autos.
[57:16]
Sans permis, Daniel continue.
[57:18]
Il reprend le volant.
[57:20]
Mais la vanne, c'est le pire
[57:22]
« getaway car », la pire voiture de fit possible.
[57:24]
C'est une grosse vanne orange fluo.
[57:27]
Disons qu'il doit pas en avoir
[57:28]
12 dans le village.
[57:29]
Il y a sûrement pas d'accélération, non plus, super.
[57:32]
Non, c'est une vieille vanne des années 80, même
[57:34]
peut-être 70. J'ai vu des photos, ça a l'air vieux,
[57:36]
là.
[57:39]
Et on le nomme,
[57:40]
le véhicule qui est garder l'œil ouvert,
[57:42]
une vanne orange.
[57:44]
Et on repère facilement le véhicule,
[57:46]
abandonné sur le bord de la route.
[57:49]
Daniel s'est enfui à pied
[57:50]
jusqu'à un parc industriel à
[57:52]
Ayer. Ça, c'est à environ
[57:54]
15 minutes de voiture de Peprel.
[57:56]
Ça fait que beaucoup fait ça à pied,
[57:58]
disons, parce qu'en auto, il s'est pas rendu loin.
[58:01]
Il arrive dans un parc
[58:02]
industriel. Il menace le gardien de sécurité
[58:04]
avec son fusil. Le gardien
[58:06]
le laisse entrer et ça va prendre
[58:08]
une autre journée. Donc en tout, ça l'a repris
[58:10]
48 heures de chasse
[58:12]
à l'homme avant qu'on retrouve Daniel
[58:14]
caché dans un dumpster dans le
[58:16]
parc industriel.
[58:18]
Il est bon quand même pour se cacher.
[58:21]
Quand tout le village
[58:23]
te cherche, il est quand même
[58:24]
48 heures.
[58:27]
Étonnant.
[58:28]
Il était caché dans un petit
[58:31]
vide sanitaire pendant des mois.
[58:32]
À ce stade-là,
[58:35]
c'est sûr que s'il se fait attraper,
[58:36]
il est vraiment dans le troupe.
[58:38]
Il va faire n'importe quoi.
[58:41]
Exact.
[58:43]
Daniel est arrêté
[58:44]
et accusé du meurtre de Priscilla,
[58:46]
qui était enceinte, si je le rappelle,
[58:48]
Abigail et William Gustafson.
[58:52]
Toutes les preuves
[58:53]
pèsent contre lui.
[58:54]
Le spare match, les balles match sont
[58:56]
fusilles, des fibres de vêtement
[58:58]
retrouvés sur la scène match avec
[59:00]
le chandail qu'il portait.
[59:02]
Je ne dirai pas dans les détails, c'est un
[59:04]
procès assez évident.
[59:06]
Daniel J. Laplante est
[59:08]
reconnu coupable des trois meurtres
[59:10]
et reçoit trois peines consécutives
[59:12]
de prison à vie avec possibilité
[59:14]
de libération conditionnelle après
[59:16]
45 ans. C'est triste, quand même,
[59:20]
trois morts auraient pu être évités si on l'avait
[59:22]
gardé derrière les barreaux
[59:24]
et donné des soins psychologiques.
[59:26]
Même quatre ans, parce que le bébé
[59:28]
est dans le ventre. On ne le calcule jamais
[59:30]
dans les meurtres, parce que la femme, les deux enfants,
[59:32]
plus le bébé. Lui, il n'est jamais calculé.
[59:34]
J'ai remarqué dans les décomptes,
[59:36]
il ne le calculait jamais.
[59:38]
Je trouvais ça plate un peu, parce que
[59:39]
c'est quatre personnes qui sont morts.
[59:43]
Oui, vraiment.
[59:45]
Jusqu'en 2014,
[59:46]
Daniel montre
[59:47]
aucun remords.
[59:49]
Il veut poursuivre la cour
[59:51]
pour violation de ses droits humains à main
[59:53]
de reprise.
[59:54]
Il veut poursuivre la prison pour violation de ses droits humains à main de reprise.
[59:58]
Il dit qu'on lui a refusé son droit
[01:00:00]
de pratiquer ses rituels sataniques.
[01:00:08]
En 2014, toujours, le 22 mai,
[01:00:11]
Andrew Gustafson est
[01:00:13]
décédé malheureusement.
[01:00:14]
Et sur son lit de mort, il a dit
[01:00:16]
« Please don't ever let him out.
[01:00:19]
He should rot in prison.
[01:00:21]
Donc s'il vous plaît, le laissez jamais sortir.
[01:00:23]
Il doit pourrir en prison.
[01:00:27]
En 2017,
[01:00:28]
après 30 ans
[01:00:29]
derrière les barreaux,
[01:00:30]
Daniel fait une demande pour réduire sa sentence
[01:00:32]
et faire une demande de libération conditionnelle
[01:00:34]
plutôt hâtive,
[01:00:36]
parce qu'il y a une nouvelle loi qui permet
[01:00:38]
de réduire les sentences de prison à vie
[01:00:40]
pour les criminels qui ont été reconnus coupables
[01:00:42]
quand ils étaient mineurs.
[01:00:44]
Il dit qu'il est désolé,
[01:00:46]
qu'il se sent mal, bla bla bla.
[01:00:48]
Soudain, il y a des remords.
[01:00:49]
On ne l'a jamais montré en 30 ans.
[01:00:52]
Heureusement, on ne croit pas
[01:00:53]
à ses excuses.
[01:00:55]
On lui refuse sa demande
[01:00:56]
et il va devoir attendre encore 15 ans
[01:00:58]
pour faire sa demande de libération conditionnelle.
[01:01:02]
Il est encore en prison à ce jour
[01:01:03]
à 55 ans.
[01:01:05]
C'est 2032, je pense.
[01:01:08]
Il pourrait ressortir.
[01:01:09]
Il y a un piscade qui l'a réévalué.
[01:01:11]
C'est ce qu'il dit.
[01:01:12]
Il disait qu'il n'y avait toujours pas de remords.
[01:01:15]
Il n'y autorisait pas.
[01:01:16]
C'est ça même le juge.
[01:01:18]
Il se basait sur des vieilles juristes prudences
[01:01:20]
qui ont, depuis sa condamnation,
[01:01:22]
parce qu'il y a eu d'autres adolescents
[01:01:23]
qui ont passé un peu dans ce chemin-là
[01:01:25]
et qui n'ont jamais réussi,
[01:01:26]
à cause de l'horreur du crime.
[01:01:29]
Une chance aussi.
[01:01:30]
La jurisprudence, je le comprends,
[01:01:33]
mais ça l'a le dos large aussi.
[01:01:34]
Heureusement, il y a quelqu'un qui juge par-dessus ça
[01:01:37]
pour être sûr.
[01:01:39]
Ça dépend tout le temps.
[01:01:40]
C'est jamais le même crime.
[01:01:41]
Tu peux tout se baser sur un autre,
[01:01:42]
mais les sentences doivent varier aussi
[01:01:45]
selon le contexte.
[01:01:46]
Je repensais aux pauvres hommes
[01:01:47]
qui disaient que le père de la famille
[01:01:50]
ne laissait jamais sortir en prison.
[01:01:51]
Lui, il a perdu toute sa famille.
[01:01:54]
C'est fou.
[01:01:56]
Il allait avoir un nouvel enfant en plus.
[01:01:58]
Je ne sais même pas comment tu fais
[01:02:00]
pour t'en remettre de ça.
[01:02:02]
C'est random.
[01:02:05]
Aucun motif raisonnable.
[01:02:07]
C'est quelqu'un qui ne connaît pas,
[01:02:09]
qui est un voleur,
[01:02:10]
qui a été laissé en libération conditionnelle
[01:02:13]
en attendant son procès.
[01:02:15]
Tout ça aurait pu être évité
[01:02:16]
ou ça aurait pu tomber sur une autre famille.
[01:02:18]
Pourquoi, lui, c'est vraiment
[01:02:20]
juste une mauvaise coïnstance?
[01:02:21]
Je ne sais pas comment il a fait pour vivre
[01:02:23]
jusqu'à sa mort, comment il a vécu.
[01:02:25]
Pas de bon sens.
[01:02:26]
Je voudrais que je serais genre zombie.
[01:02:30]
Ça doit être dur de retrouver le sourire.
[01:02:32]
C'est ça, là.
[01:02:33]
Il est passé dans les mailles,
[01:02:34]
mais en même temps, je pense
[01:02:36]
qu'il n'y avait pas tant que ça l'intelligence
[01:02:40]
de faire...
[01:02:41]
Ce n'est pas comme un crime
[01:02:42]
qui a justement resté irrésolu pendant
[01:02:45]
des décennies. Au moins,
[01:02:46]
il est tellement fait d'erreurs.
[01:02:48]
Je peux dire qu'il s'en sacrait tellement.
[01:02:50]
Ça avait l'air de quelqu'un qui n'avait pas
[01:02:52]
tellement de considération pour la vie humaine.
[01:02:54]
C'était un peu des objets,
[01:02:56]
je pense, pour lui.
[01:02:58]
Donc, au moins...
[01:03:01]
Je ne veux pas que je trouve du
[01:03:02]
positif là-dedans, mais il a fait
[01:03:04]
tellement d'erreurs que c'est sans équivoque
[01:03:06]
qu'il a été pincé.
[01:03:09]
Il avait été moindrement
[01:03:11]
plus allumé
[01:03:12]
et logique.
[01:03:15]
On n'aurait pu jamais le retrouver,
[01:03:17]
mettons, s'il avait bien calculé.
[01:03:18]
Il avait une certaine capacité
[01:03:21]
à bien se cacher.
[01:03:23]
Ça aurait pu, s'il
[01:03:24]
avait d'autres talents.
[01:03:27]
Il faisait n'importe quoi.
[01:03:28]
Ça, c'est impulsif, j'ai l'impression.
[01:03:30]
Il a dû passer quelque chose,
[01:03:33]
c'est un déclencheur.
[01:03:34]
C'était super impulsif.
[01:03:35]
Je dirais, il viole la mère.
[01:03:37]
Après ça, il noie chacun des enfants,
[01:03:39]
un après l'autre.
[01:03:40]
On trouve aussi qu'il a eu le temps
[01:03:44]
de chibé,
[01:03:45]
de se masturber dans la maison.
[01:03:47]
C'est ça.
[01:03:48]
On dit qu'il a souvent un problème d'hygiène,
[01:03:50]
mais cette fois-là, il a dû se laver
[01:03:51]
avant d'aller à la fête de la nièce.
[01:03:53]
J'espère.
[01:03:54]
En plus, il est allé à la fête de sa nièce.
[01:03:56]
C'est ça.
[01:03:58]
Horrible.
[01:03:59]
Ça, ça arrive quand même souvent.
[01:04:02]
Des gens qui vont faire
[01:04:03]
des meurtres comme ça,
[01:04:05]
par la suite, vont faire comme si dorénaitais.
[01:04:07]
Moi, je pense à Anand Sayed.
[01:04:09]
C'est le cas du podcast
[01:04:12]
Serial que tu es.
[01:04:13]
Il avait 17 ans.
[01:04:16]
Après ça,
[01:04:18]
il y a plein de gens qui pensent
[01:04:19]
qu'il est non coupable.
[01:04:22]
C'est pas lui,
[01:04:24]
je sais pas c'est qui,
[01:04:24]
mais il est quand même à 99 %.
[01:04:27]
Il a été condamné quand même pour ça,
[01:04:30]
mais c'est ça.
[01:04:31]
Lui, après tout ça, il n'y a pas de problème.
[01:04:32]
Il est allé faire la fête,
[01:04:35]
boire un coup avec ses amis,
[01:04:37]
la famille,
[01:04:39]
la cherchait.
[01:04:40]
Il contribuait aux recherches,
[01:04:42]
étant là qu'ils vont même
[01:04:44]
pousser jusque-là.
[01:04:48]
C'est un blocage
[01:04:49]
d'émotions, en fait.
[01:04:52]
Pour eux,
[01:04:53]
j'ai l'impression que c'est facile
[01:04:54]
de recréer.
[01:04:56]
Même si on est un psychopathe,
[01:04:57]
c'est facile pour eux de recréer une émotion.
[01:05:00]
De faire ça, puis après,
[01:05:01]
d'aller faire son épicerie,
[01:05:03]
c'est juste de faire ça, puis ensuite
[01:05:04]
de se mettre un sourire dans la face,
[01:05:05]
puis aller faire l'épicerie.
[01:05:06]
C'est toutes créées, c'est même pas
[01:05:08]
ses vraies émotions.
[01:05:08]
Ils peuvent se détacher facilement.
[01:05:11]
C'est quasiment un super pouvoir,
[01:05:13]
de faire ça. Je ne suis pas capable.
[01:05:15]
Dans certaines situations, j'aimerais ça
[01:05:17]
être capable de faire ça.
[01:05:19]
Ils doivent se détacher à ce point-là.
[01:05:21]
J'aime entendre les histoires.
[01:05:25]
Oui, une histoire assez
[01:05:27]
recambolesque, même difficile à croire.
[01:05:29]
C'est un début de film d'horreur,
[01:05:31]
comment ça a commencé, tout ça.
[01:05:33]
L'histoire de Daniel Laplante
[01:05:35]
est utilisée comme exemple,
[01:05:36]
peut-être le plus grand exemple
[01:05:38]
ou le plus terrifiant du moins,
[01:05:40]
de frogging.
[01:05:42]
Et là, on s'en vient un peu
[01:05:44]
à la deuxième partie
[01:05:45]
de mon épisode d'aujourd'hui.
[01:05:49]
Parler de ce phénomène
[01:05:50]
qui est le frogging.
[01:05:53]
Est-ce que
[01:05:54]
vous savez un peu c'est quoi
[01:05:55]
vous voudriez vous tenter de le définir?
[01:05:58]
Parce que c'est encore un terme
[01:05:59]
un peu difficile à définir.
[01:06:02]
Je ne suis pas expert non plus.
[01:06:03]
Qu'est-ce que vous pensez que c'est?
[01:06:05]
C'est habiter dans une maison
[01:06:08]
à l'insu du propriétaire.
[01:06:10]
C'est un peu la vraie définition.
[01:06:14]
Crescer chez quelqu'un
[01:06:15]
sans qu'il s'en rende compte.
[01:06:18]
Je ne savais pas que
[01:06:18]
ça avait un nom, ce phénomène-là.
[01:06:20]
Il y a un nombre
[01:06:22]
de codes assez nombreux
[01:06:24]
pour être nommé.
[01:06:25]
Même le frogging, je ne sais pas si
[01:06:27]
tu t'en allais dans tes explications,
[01:06:28]
mais le pourquoi du nom.
[01:06:31]
C'est correct, tu peux y aller.
[01:06:34]
Pour qu'on aille donner un nom à ça,
[01:06:35]
c'est que ça l'arrive quand même souvent.
[01:06:40]
Frogging, ça s'appelle
[01:06:41]
PH,
[01:06:43]
avec un F.
[01:06:45]
Et ça l'arrive
[01:06:47]
à des gens ordinaires, autant que
[01:06:49]
des célébrités très connues.
[01:06:52]
Le code Daniel est pas isolé.
[01:06:54]
Il faut faire la distinction
[01:06:55]
entre frogging et squatter.
[01:06:58]
Squatter, c'est les squatteurs
[01:06:59]
qu'on dit. C'est des gens qui occupent
[01:07:01]
souvent et légalement un lieu.
[01:07:02]
Mais normalement, c'est des lieux abandonnés
[01:07:04]
ou inhabités surtout.
[01:07:06]
Frogging, c'est vraiment consciemment
[01:07:08]
habité dans la maison de quelqu'un
[01:07:10]
à son insu pendant qu'il y vit.
[01:07:12]
C'est pas, ils sont partis en vacances,
[01:07:14]
je vais habiter dans sa maison pendant qu'ils sont pas là.
[01:07:16]
C'est ça qui est inquiétant.
[01:07:20]
C'est pas toutes les maisons
[01:07:22]
qui permettent du frogging non plus.
[01:07:24]
C'est ça que je me disais.
[01:07:27]
Comme Daniel, il a dû développer
[01:07:30]
une expertise ici. Il a dû trouver
[01:07:32]
justement toutes les petites failles
[01:07:34]
pour rentrer dans une maison.
[01:07:36]
Il doit en avoir toujours moins
[01:07:38]
maintenant peut-être.
[01:07:39]
Il faut quand même que tu connaisses,
[01:07:41]
rentrer entre toi.
[01:07:43]
Il a essayé combien de maisons
[01:07:46]
avant de se rencontrer.
[01:07:47]
Il y a une cachette en arrière
[01:07:50]
et je peux aller dans les murs.
[01:07:52]
Chaque fois, aucun signe d'entrée
[01:07:53]
par réfraction. Il avait trouvé une manière
[01:07:55]
de rentrer.
[01:07:56]
Et puis de driller des trous.
[01:07:59]
Quand la famille est absente
[01:08:01]
ou je sais pas trop.
[01:08:03]
Il n'y avait pas de petit brin de fil,
[01:08:04]
il fait le ménage.
[01:08:06]
C'est sûr que tout le monde qui écoute l'épisode après
[01:08:08]
va aller cogner dans ces murs.
[01:08:10]
Je suis contente d'habiter dans un petit
[01:08:12]
appart. On dirait que j'ai moins de chance
[01:08:14]
que ça m'arrive dans un appart
[01:08:16]
qui a une grande maison.
[01:08:18]
Les gens vont aller voir derrière les cages d'escalier.
[01:08:20]
Ils vont aller dans toutes les murs,
[01:08:22]
voir comment ça sonne.
[01:08:26]
Comme tu disais,
[01:08:28]
c'est un dérivé de frog,
[01:08:30]
de grenouille. Parce que les froggers
[01:08:32]
sont connus pour se promener
[01:08:34]
de maison à maison,
[01:08:36]
comme une grenouille sourcée de Nuffar.
[01:08:39]
Il y en a qui font ça
[01:08:41]
pour avoir un toit sous lequel dormir.
[01:08:43]
C'est des sans-abri.
[01:08:44]
D'autres pour le trill.
[01:08:45]
Il y a une communauté un peu sur le web
[01:08:48]
de gens qui se font des challenges.
[01:08:50]
Ils se disent,
[01:08:51]
j'ai habité cinq jours,
[01:08:53]
il m'a jamais vu.
[01:08:55]
Mais il y a beaucoup de
[01:08:57]
scams aussi. Il faut faire attention
[01:08:58]
des TikTok décider ça. Beaucoup, beaucoup
[01:09:01]
d'histoires inventées.
[01:09:03]
C'est comme une branche du UrbanX.
[01:09:06]
Dans le fond, elles sont prédis.
[01:09:09]
Mais c'est encore plus de
[01:09:11]
traquer.
[01:09:13]
En blague, il y a une branche.
[01:09:15]
Il y a des communautés
[01:09:17]
de gens qui se challenge à être
[01:09:19]
le plus longtemps dans la maison de quelqu'un.
[01:09:22]
Il y en a qui se vendent d'avoir fait ça
[01:09:23]
dans des musées, dans des
[01:09:25]
Walmart. C'est un peu
[01:09:27]
des défis.
[01:09:28]
De voir la personne
[01:09:31]
ne me voir pas, mais moi je la vois.
[01:09:33]
Il y a quand même un feeling de
[01:09:35]
supériorité.
[01:09:37]
Voyeurisme chez Walmart.
[01:09:39]
Une anecdote par rapport à ça.
[01:09:42]
Quand j'étais,
[01:09:43]
ça fait pas si
[01:09:45]
longtemps que ça, le moins de dix ans.
[01:09:48]
Ça va être gênant,
[01:09:49]
je m'excuse. Mais quand j'étais au Cégep,
[01:09:52]
à un moment donné,
[01:09:53]
on allait tout le temps, ma gang d'amis,
[01:09:55]
on habitait dans une maison à plusieurs.
[01:09:57]
On allait souvent au Costco. C'était
[01:09:59]
notre activité. On remplissait le panier,
[01:10:01]
on achetait des affaires au Costco.
[01:10:03]
On ne l'a jamais fait,
[01:10:05]
mais on avait pensé un moment donné
[01:10:07]
se cacher dans un cabanon du Costco,
[01:10:09]
puis attendre la fermeture,
[01:10:11]
puis passer la nuit.
[01:10:13]
Parce qu'on était resté
[01:10:14]
un petit moment dans le cabanon,
[01:10:16]
des démos, des fois, l'été.
[01:10:19]
Puis on était resté dans le cabanon
[01:10:20]
pendant un petit moment, puis on était comme
[01:10:22]
imagine, on essaie. On se prépare mieux
[01:10:24]
que ça, on revient, puis on passe
[01:10:26]
la nuit. On ne l'a jamais fait.
[01:10:27]
C'est tellement un rêve d'ado.
[01:10:31]
On joue dans le magasin toute
[01:10:32]
la nuit.
[01:10:34]
Dans le monde d'aujourd'hui, ça va être plus
[01:10:36]
tough parce qu'il y a des caméras tout le temps,
[01:10:38]
des systèmes d'alarme,
[01:10:39]
j'ai l'impression que tu bouges et tout part.
[01:10:42]
Malgré qu'il y a des employés de nuit,
[01:10:43]
mais souvent dans les Walmart et tout ça.
[01:10:45]
J'ose croire que chez Costco aussi,
[01:10:47]
où est-ce qu'ils placent l'inventaire.
[01:10:48]
On aimerait peut-être au Walmart
[01:10:51]
de Wichita Country,
[01:10:53]
Wisconsin,
[01:10:54]
où il y a moins de surveillants.
[01:10:58]
Parce qu'il y a aussi
[01:10:59]
des magasins comme ça qui sont 24 heures
[01:11:01]
aussi dans les Walmart,
[01:11:03]
où il y a des gens qui campent dans leur station.
[01:11:04]
Imagine que tu vis dans un Walmart sans que personne
[01:11:07]
s'en rende.
[01:11:09]
Et même s'il y a un gardien de sécurité
[01:11:12]
qui fait des rondes, ben c'est un peu un jeu,
[01:11:14]
un thrill.
[01:11:16]
Littéralement cache-cache.
[01:11:18]
Caché dans un sac de chips
[01:11:19]
immense.
[01:11:22]
Dans le truc de ballon.
[01:11:24]
La version adulte, c'est peut-être une nuit
[01:11:26]
wikia.
[01:11:27]
Oh mon Dieu oui.
[01:11:29]
Tu peux te cacher dans une armoire de cuisine,
[01:11:31]
dans les cuisines montées.
[01:11:32]
On va donner des idées.
[01:11:34]
J'aime ça, une idée du caban.
[01:11:38]
Mettons qu'un frugger
[01:11:39]
qui ferait ça pour le thrill,
[01:11:42]
c'est quand même un peu plus rassurant
[01:11:43]
qu'il y en a d'autres avec des intentions
[01:11:45]
plus mauvaises. C'est ça
[01:11:47]
qui fait que c'était peurant.
[01:11:50]
On rit, mais l'histoire était
[01:11:51]
terrifiante.
[01:11:53]
Totalement.
[01:11:55]
Comme pour l'exemple de Daniel, il y a des fruggers
[01:11:57]
qui restent juste une nuit et qui changent le lendemain.
[01:12:00]
D'autres pendant des semaines,
[01:12:02]
des mois, voire une année
[01:12:03]
entière.
[01:12:05]
Là, je vais vous raconter
[01:12:08]
trois histoires de frugging.
[01:12:09]
Je n'étais pas dans les détails, mais
[01:12:11]
j'ai fait un petit survol.
[01:12:13]
J'ai trouvé trois histoires
[01:12:15]
assez inusitées, insolites,
[01:12:18]
de frugging.
[01:12:19]
Une assez connue, c'est celle de Pamela
[01:12:21]
Anderson.
[01:12:24]
Tu savais, toi, qu'elle avait été victime
[01:12:26]
de frugging? Non, ok.
[01:12:27]
Pour moi, c'est pas elle qui a fruggué quelqu'un.
[01:12:30]
Elle a été frugguée.
[01:12:31]
Pamela Anderson dans mon mur.
[01:12:34]
Il y en a qui seraient contents.
[01:12:35]
C'est sûr, le mur.
[01:12:40]
En 2001,
[01:12:43]
Pamela habitait seule
[01:12:44]
dans sa grande maison à Malibu
[01:12:46]
avec ses deux jeunes fils,
[01:12:48]
des bébés.
[01:12:50]
À ce moment-là, elle est au top de sa carrière
[01:12:52]
avec Baywatch.
[01:12:55]
À un moment donné,
[01:12:56]
Pamela commence à remarquer
[01:12:57]
qu'il y a de la nourriture qui manque
[01:12:59]
dans son garde-manger, dans son frigo.
[01:13:02]
Au début,
[01:13:03]
tu es en train de virer folle.
[01:13:06]
Tu habites seule.
[01:13:08]
Tu dis,
[01:13:09]
je suis-tu maillée?
[01:13:12]
Le frugging,
[01:13:13]
c'est vraiment susceptible de créer
[01:13:15]
beaucoup de gaslight, j'ai l'impression.
[01:13:16]
Tu dis, j'ai l'impression que quelqu'un
[01:13:19]
vit chez nous dans mes murs.
[01:13:21]
Jamais personne ne va te croire, à moins
[01:13:22]
qu'ils le voient aussi.
[01:13:23]
Je vous jure, j'avais acheté telle affaire à l'épicerie,
[01:13:26]
puis là, c'est plus là.
[01:13:26]
C'est plus en haït, là.
[01:13:28]
J'ai mangé durant la nuit.
[01:13:30]
Ou j'en sais rien, mais j'ai fait ta bouffe.
[01:13:32]
Dans le cas de Pamela Anderson,
[01:13:34]
elle avait peut-être quelqu'un qui cuisinait pour elle.
[01:13:36]
Tu penses pour une folle, un peu.
[01:13:38]
Où tu te gaslites toi-même,
[01:13:40]
tu dis, je dois être folle.
[01:13:42]
Jamais tu n'as arrivé à cette conclusion-là.
[01:13:46]
Mais là, quand des vêtements
[01:13:48]
à elle commencent à disparaître,
[01:13:49]
c'est là qu'elle se dit, OK,
[01:13:51]
je vire Kray Kray,
[01:13:53]
je vire Krakput.
[01:13:55]
Et un jour, un soir,
[01:13:57]
à travers sa fenêtre,
[01:13:59]
elle voit le visage de quelqu'un.
[01:14:01]
Genre faire ça.
[01:14:03]
Dans sa fenêtre.
[01:14:05]
Qui l'observe.
[01:14:06]
Là, elle hurle, elle a peur.
[01:14:08]
C'est une propriété privée avec des gates et tout.
[01:14:10]
C'est pour ça qu'elle n'a personne.
[01:14:12]
À l'appel à sécurité,
[01:14:14]
les gardiens fouillent toute la propriété
[01:14:16]
et trouvent personne cachée dans un buisson
[01:14:19]
ou quoi que ce soit.
[01:14:21]
Finalement,
[01:14:22]
on veut trouver l'intrus
[01:14:24]
couché dans un lit
[01:14:25]
dans la maison d'invité de Pamela Anderson,
[01:14:29]
la Poole House.
[01:14:31]
La personne est
[01:14:32]
Christine Evelyn Roth,
[01:14:34]
une Française de 27 ans,
[01:14:36]
qui habitait dans la Poole House
[01:14:38]
de Pamela depuis quatre jours.
[01:14:41]
Quand on l'a arrêtée,
[01:14:44]
Christine portait
[01:14:45]
le maillot de bain de Pamela,
[01:14:47]
son maillot de bain Baywatch
[01:14:48]
rouge.
[01:14:49]
Une fan,
[01:14:50]
une grosse fan.
[01:14:52]
Il y avait sans doute ce côté-là
[01:14:54]
qu'elle voulait assouvoir aussi.
[01:14:57]
Elle était couchée
[01:14:58]
dans son maillot
[01:15:01]
chez elle.
[01:15:02]
C'est comme dégueulasse.
[01:15:04]
C'est vrai que je suis contente
[01:15:05]
de ne pas avoir tant d'argent.
[01:15:07]
Une grosse maison, c'est encore pire.
[01:15:10]
Savoir ce qui se passe
[01:15:11]
à deux kilomètres.
[01:15:13]
J'aurais tout le temps peur.
[01:15:14]
Il peut y en avoir des Frogger.
[01:15:16]
Oui, Bruce Kirk.
[01:15:17]
Ils ne savent même pas que l'autre est là.
[01:15:18]
La maison est grande.
[01:15:23]
Christine se promenait
[01:15:24]
dans la maison principale de Pamela
[01:15:26]
quand Pamela s'en allait.
[01:15:28]
Elle mangeait sa bouffe,
[01:15:29]
mettait son linge, se lavait,
[01:15:31]
chillait dans la grande maison
[01:15:33]
à Malibu. Quand Pamela revenait,
[01:15:35]
elle allait se cacher dans la Poole House.
[01:15:39]
À son arrestation,
[01:15:40]
Christine avait une lettre
[01:15:41]
sur elle, s'adressant à Pamela.
[01:15:44]
Elle dit
[01:15:46]
« Je ne suis pas une lesbienne,
[01:15:48]
je voulais juste te toucher. »
[01:15:52]
Elle était
[01:15:53]
un peu obsédée, je crois.
[01:15:56]
La police
[01:15:57]
a dit à Pamela
[01:15:58]
« Au moins, vous n'étiez pas en réel danger,
[01:16:01]
c'était une femme,
[01:16:02]
pas de stalker. »
[01:16:04]
Ça veut rien dire.
[01:16:08]
Selena
[01:16:08]
a été tuée par une stalker femme.
[01:16:11]
Ça peut être des femmes
[01:16:13]
très dangereuses aussi.
[01:16:14]
J'ai trouvé ça un peu manque de considération.
[01:16:18]
On lui a aussi demandé
[01:16:19]
si elle voulait garder le maillot de bain.
[01:16:20]
Elle a dit « Non, merci. »
[01:16:22]
Ça va rester un mystère à ce jour.
[01:16:24]
On ne sait pas où est rendu ce maillot.
[01:16:25]
Peut-être qu'il est dans des archives de police.
[01:16:28]
Ça peut être un article de collection un peu.
[01:16:31]
Oui, c'est ça, j'allais dire.
[01:16:33]
Mais
[01:16:35]
elle a dit qu'il lui en reste un autre
[01:16:36]
de sa gare de robes Baywatch.
[01:16:38]
Et elle le garde dans un coffre-fort
[01:16:40]
encore à ce jour depuis cet événement-là.
[01:16:44]
Il y a eu d'autres célébrités
[01:16:45]
qui ont eu un Frogger dans leur maison.
[01:16:48]
Selon les sources, ça nomme Jennifer Lopez,
[01:16:50]
Brad Pitt, Rihanna
[01:16:52]
et Sean Diddy Combs.
[01:16:55]
Ça fait peur,
[01:16:55]
mais on dirait que dans leur cas,
[01:16:57]
c'est comme des fans en délire obsédés.
[01:16:59]
C'est pas qu'ils cherchent ou qu'ils méritent ça.
[01:17:01]
Mais on dirait que tu vois certaines raisons derrière ça.
[01:17:04]
Mais moi, je trouve que ce qui fait le plus peur,
[01:17:05]
c'est quand c'est aucune raison,
[01:17:08]
une maison au hasard,
[01:17:09]
comme pour Daniel.
[01:17:12]
Des gens bien ordinaires qui n'ont rien demandé,
[01:17:14]
qui n'ont rien de spécial,
[01:17:15]
puis qui subissent ça.
[01:17:17]
J'avoue que là, ça fait un peu paparazzi,
[01:17:19]
puis genre limite...
[01:17:20]
Ok, c'est vraiment creepy,
[01:17:22]
mais en même temps, on a peut-être moins l'impression
[01:17:24]
qu'ils vont faire quelque chose de grave.
[01:17:27]
Ça peut arriver.
[01:17:28]
Il y a des fans qui ont tué de leur idole,
[01:17:32]
mais...
[01:17:32]
En tout cas...
[01:17:34]
Un autre exemple.
[01:17:36]
Celle-là...
[01:17:37]
Je sais pas pourquoi il m'écœure,
[01:17:39]
mais parce qu'il y a une photo,
[01:17:40]
je vais la mettre sur Instagram.
[01:17:43]
En 2019, une jeune étudiante
[01:17:45]
du nom de Maddie, en Caroline du Nord,
[01:17:48]
croyait qu'elle vivait des expériences paranormales,
[01:17:50]
un peu comme avec les soeurs barouennes.
[01:17:53]
Elle vit dans son dortoir
[01:17:54]
d'université
[01:17:55]
et a dit que sa chambre est hantée.
[01:17:57]
Il y a des bruits,
[01:17:59]
des traces de mains dans les murs de sa salle de bain.
[01:18:01]
Elle comprend pas.
[01:18:03]
Ses vêtements aussi disparaissent.
[01:18:05]
Encore une fois, les patterns se répètent.
[01:18:09]
Mais une fois,
[01:18:10]
elle est rendue à penser qu'il y a vraiment
[01:18:12]
un raton laveur dans son garde-robe
[01:18:14]
tellement qu'il y a du bruit. Ça grouille.
[01:18:17]
Elle entend des bruits,
[01:18:18]
des grattements, puis là, elle dit...
[01:18:21]
« Qui est là? »
[01:18:22]
Et quelqu'un répond.
[01:18:25]
Disons que t'espères
[01:18:26]
pas que ça réponde quand tu poses cette question-là.
[01:18:28]
Pour être rendue à dire « Qui est là? »
[01:18:31]
C'est-tu la question que personne
[01:18:32]
veut poser ici?
[01:18:34]
Une voix d'homme répond.
[01:18:36]
« Mon nom est Drew.
[01:18:38]
Dans son garde-robe.
[01:18:41]
Elle ouvre la porte.
[01:18:42]
Il y a 30 ans, cheveux longs, un peu pouilleux,
[01:18:44]
un peu insalubre.
[01:18:46]
Et il y a un sac de vêtements
[01:18:48]
à Mady avec lui.
[01:18:50]
Donc il a commencé à ramasser des affaires à elle.
[01:18:54]
Et
[01:18:54]
il s'appelle Andrew Swaffert.
[01:18:57]
Mady, elle a aucune idée c'est qui,
[01:18:59]
ce gars-là. Il est calme.
[01:19:01]
Il bouge pas. Il reste dans le placard.
[01:19:04]
Puis là, Mady
[01:19:05]
est juste là.
[01:19:06]
Puis là, elle sort son cell, puis elle le prend en photo.
[01:19:09]
Puis j'ai la photo.
[01:19:10]
Je l'avais sur Instagram. C'est bizarre.
[01:19:13]
Il est juste là.
[01:19:14]
C'est clair.
[01:19:17]
C'est quoi ses réflexes?
[01:19:18]
Parce qu'elle a vu qu'il était vraiment calme.
[01:19:20]
Je pense qu'il était un peu en détresse
[01:19:22]
psychologique. Il était pas là.
[01:19:25]
Il fait juste lui dire
[01:19:26]
t'es vraiment belle. Est-ce que je peux avoir un calin?
[01:19:30]
Je pense qu'il était inoffensif, juste un peu tordu.
[01:19:32]
C'est comme triste et apeurant en même temps.
[01:19:35]
C'est ça.
[01:19:36]
Tu n'as pas envie d'un calin à ce moment-là?
[01:19:39]
Non, tellement pas.
[01:19:40]
Même par apathie.
[01:19:42]
Ça fait presque plus peur que je veux te tuer.
[01:19:45]
J'ai envie de te flatter les cheveux.
[01:19:48]
Comme pour Pamela,
[01:19:49]
je voulais juste te toucher. Je peux-tu avoir un calin?
[01:19:52]
C'est bizarre.
[01:19:55]
L'homme a dit, après l'avoir pris en photo,
[01:19:57]
à l'appel de son chum.
[01:19:59]
Son chum appelle la police.
[01:20:02]
La situation désescalade.
[01:20:05]
Au moins pas de blessés.
[01:20:06]
Rien.
[01:20:07]
Il y a eu plus de peur que de mal.
[01:20:09]
Mais quand même, il y avait quelqu'un depuis
[01:20:11]
on ne sait pas combien de jours dans son garde-robe
[01:20:13]
de dortoir d'école. C'est quand même souci
[01:20:15]
d'être un peu sécurisé, ces affaires-là.
[01:20:19]
Dernier exemple.
[01:20:22]
En 2008,
[01:20:24]
un homme qui habitait seul à Tokyo
[01:20:26]
a commencé à remarquer de la nourriture,
[01:20:28]
encore une fois, qui disparaissait dans son frigo.
[01:20:31]
Il pense en premier
[01:20:32]
qu'il fait du somnambulisme.
[01:20:34]
Mais il n'est pas convaincu
[01:20:36]
de sa théorie.
[01:20:39]
En même temps,
[01:20:40]
avant d'arriver à il y a quelqu'un
[01:20:41]
qui vit chez moi, tu penses à tout.
[01:20:44]
Il se dit, j'en ai jamais fait avant.
[01:20:46]
Des fois, ça peut arriver
[01:20:48]
après une situation stressante ou quoi que ce soit
[01:20:49]
tu commences à en faire, mais tu sais, il est comme
[01:20:51]
hum, je sais pas trop.
[01:20:53]
Là, les jours et les mois passent
[01:20:55]
et plus il s'inquiète, plus il trouve ça bizarre
[01:20:57]
et sans qu'il y ait quelque chose qui cloche.
[01:20:59]
Chaque fois qu'il s'en va,
[01:21:01]
il vérifie, ses portes sont barrées,
[01:21:03]
ses fenêtres sont barrées.
[01:21:06]
Mais encore une fois, il manque
[01:21:07]
de la bouffe chez lui.
[01:21:09]
Finalement, il décide d'installer
[01:21:11]
des caméras de surveillance dans sa maison.
[01:21:14]
Et, oulala,
[01:21:15]
la surprise!
[01:21:17]
Un soir, pendant que l'homme
[01:21:19]
est à l'étranger, ailleurs,
[01:21:21]
la caméra a capté du mouvement dans sa maison
[01:21:23]
et l'homme voit quelqu'un
[01:21:25]
bouger chez lui.
[01:21:26]
Là, il appelle la police
[01:21:28]
pis il pense, ah, je me fais cambrioler.
[01:21:30]
Pis je pense qu'il espérait que ça soit ça en fait.
[01:21:33]
Juste un cambriolage
[01:21:34]
d'une soirée, hein?
[01:21:37]
En fouillant l'appartement,
[01:21:38]
la police remarque étrangement
[01:21:40]
aucun signe d'entrée par effraction.
[01:21:43]
Donc, comment le voleur
[01:21:44]
serait rentré?
[01:21:46]
Pourquoi les caméras ont capté quelqu'un?
[01:21:49]
Mais, en bougeant un panneau,
[01:21:51]
dans un placard,
[01:21:52]
on trouve une femme de 58 ans
[01:21:56]
recroquevillée
[01:21:56]
contre elle-même, terrifiée.
[01:22:00]
Elle habitait
[01:22:00]
dans une trappe chez cet homme
[01:22:02]
depuis presque un an.
[01:22:06]
Elle dit qu'elle était sans abri
[01:22:08]
et qu'une fois, par hasard,
[01:22:10]
elle a testé une poignée de porte,
[01:22:11]
la maison était débarrée
[01:22:13]
et elle a tenté sa chambre.
[01:22:15]
Une fois à l'intérieur, donc...
[01:22:18]
Avec le temps qui passe,
[01:22:19]
elle s'est même installée un petit lit.
[01:22:21]
Elle avait un mat là, elle avait sa petite chambre
[01:22:23]
dans la petite trappe.
[01:22:26]
Elle se lavait,
[01:22:27]
elle mangeait la boeuf du gars et tout,
[01:22:29]
mais il n'y a jamais eu de vol
[01:22:31]
ou quoi que ce soit.
[01:22:32]
Elle vivait vraiment là pour avoir
[01:22:34]
un toit sous lequel dormir.
[01:22:36]
C'était ça son intention derrière.
[01:22:37]
C'était assez inoffensif au moins.
[01:22:40]
Il faut faire attention
[01:22:41]
parce qu'il y a une vidéo
[01:22:42]
scriptée virale sur les internets
[01:22:45]
qui recrée cette situation-là,
[01:22:47]
mais c'est pas vrai.
[01:22:47]
C'est comme le gars, la nuit,
[01:22:49]
qui se lève pour aller boire une pintte de lait
[01:22:51]
ou de jus, qui retourne se coucher,
[01:22:53]
puis après ça, il y a une madame qui sort
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boire dans la même pintre,
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puis retourne se cacher.
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C'est pas vrai, faites attention.
[01:22:59]
Parce que quand on fait des recherches comme ça,
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c'est ça qui sort. On n'a pas accès
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aux images caméras, c'était en 2008,
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mais il y a de vrais articles de journaux.
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C'est quand même arrivé l'histoire.
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Oui, j'étais tombé dessus.
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C'est un des cas de frogging qui a des traces numériques
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en plus, donc je trouve ça cool pour ça.
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Oui, ça aurait pu faire un épisode.
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Il y en a plein d'autres,
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des histoires comme ça.
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C'est un phénomène sur les réseaux sociaux,
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c'est un trial de défis comme on parlait.
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Il y a beaucoup de témoignages
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de gens qui parlent de leur expérience aussi,
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qui sont quand même des victimes après tout.
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Heureusement, des cas de figure
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comme celui de Daniel
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restent assez rares pour l'instant.
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On voit surtout ça
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dans des scénarios de films d'horreur,
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mais la réalité dépasse souvent la fiction.
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Et voilà.
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Wow! Quelle histoire encore!
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Je pense que c'était pas arrivé
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à Taylor Swift aussi?
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Probable, oui.
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Taylor Swift, je ne suis pas sûr qu'elle était là,
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mais il y a quelqu'un qui a habité,
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dans son appartement,
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quand on a fait un genre d'après-chose
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sur les pires fandoms.
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Dans les fans de Taylor Swift,
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il y en a qui avaient
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vécu quelques jours,
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je pense, dans son appartement de New York
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ou un truc de même.
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Mon Dieu! Un appart en plus,
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ça devait être énorme pour un appart,
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mais quand même, c'est petit.
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Je ne pense pas qu'elle n'était pas
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dans la maison. En même temps,
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il n'y a pas froggé ses murs,
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mais oui, il y a eu un cas de ça.
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J'ai l'impression que
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ce qui fait le plus peur dans tout ça
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c'est les gens comme Daniel,
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parce que ce n'est pas des gens
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qui se mettraient sur les groupes Facebook.
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Ce n'est pas des gens qui seraient
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dans une communauté de frogging.
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Je ne pense même pas que Daniel,
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il savait c'était quoi que ça voulait dire,
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frogging, dans un sens.
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Je veux dire,
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ce genre de personnes-là,
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ils n'ont probablement aucune conscience
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du genre de qu'est-ce qu'ils font,
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et de pourquoi elles font. C'est comme des pulsions,
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j'ai l'impression. C'est ça qui est le plus épeurant.
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Pas les gens qui se challenge
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à être là le plus longtemps. Oui,
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ça pourrait mal virer, mais les gens
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qui font réellement ça, de base,
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comme Daniel à cette époque-là.
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Oui, lui, il voulait une famille par procuration.
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C'est un peu ça.
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C'est tellement triste, parce que lui,
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il y en avait une maison, c'est ça,
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c'est des sans-abri.
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Je comprends qu'il cherche, mais lui,
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il l'avait sa maison.
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Mais pour vouloir aller dans d'autres maisons,
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comme on disait, il faut vraiment que tu sois
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pas bien chez toi.
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Il y a un fantasme qui est plus profond,
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on dirait, d'un manque à combler.
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Moi aussi, c'est un détail
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qui m'a frappé dès que t'as dit
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qu'il y avait une maison.
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Ça m'a flabbergast.
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Ça veut dire que ses intentions sont encore
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plus mauvaises, s'il y a une maison.
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Pourquoi il fait ça?
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Il doit être pas bien dans sa maison.
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C'est sûr que non.
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Je me demande toujours la première fois,
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parce que comme on disait, il n'a pas lu
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sur Internet le phénomène.
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Je vais aller essayer ça.
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Son instinct l'a amené à trouver
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un moment donné une petite cachette.
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Je peux me cacher dans les murs.
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C'est là aussi, je me demande sa première fois.
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Parce qu'il faisait beaucoup de vols.
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D'après moi, en explorant les maisons,
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c'est ça, il a trouvé des failles.
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Il était en train de faire un cambriolage.
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Il y a une famille qui est rentrée,
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donc il a eu à se cacher.
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Il a attendu que
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il puisse ressortir.
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Ou il a attendu qu'eux ressortent.
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Il a compris que c'était quoi de se cacher.
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C'était encore plus le fun que quand
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il n'y avait personne.
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Ça semblait pas clair.
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Chez la première famille,
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il y a des sources.
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J'avais lu qu'il disait qu'il avait vécu
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peut-être jusqu'à 3 ans.
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On parle de quelques mois,
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mais c'est le genre
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de 3 mois à 3 ans.
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Un truc comme ça.
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Il y a vraiment
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le parcours d'un criminel
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qui s'est rendu jusqu'au bout,
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qui est passé de petits délits
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à violer l'intimité
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d'une famille,
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à passer à l'acte
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et violer et tuer des gens.
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C'était comme un peu
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écrit dans le ciel.
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En même temps,
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c'est difficile à croire quelqu'un
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qui va avoir parcours.
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C'est la première fois que tu vois
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un adolescent en plus.
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La maison que tu parles,
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je pense qu'il disait qu'il y avait des couloirs
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à l'intérieur des murs.
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Ça me semblait exagérer un peu.
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Je pense pas que c'était la maison des hobbits.
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Il y avait certains murs assez larges
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qui étaient capables de se faufiler.
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Ils pouvaient se promener un peu.
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Il y avait un petit système
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de tunnels.
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Ils donnent accès
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aux tuyaux.
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Quand ça brise, ces tunnels-là,
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c'est fait pour réparer.
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C'est pour ça qu'il y avait un accès
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à cette place-là,
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si la toilette lâche.
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J'imagine que ça doit
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dépendre aussi des maisons
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ou des lieux, mais il doit y avoir
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des maisons qui sont un peu
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construites de la même façon.
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Oui, c'est vrai, tu as raison.
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La cachette est toujours à la même place, peut-être?
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Effectivement.
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Mais là, je veux pas donner des idées.
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Moi, j'ai pas le physique d'un frogger.
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Entre deux murs, ça passe pas.
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Non plus.
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Ça serait plus tough.
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Des grosses maisons de luxe,
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c'est ça qu'il faut aussi.
[01:28:19]
Avec des murs.
[01:28:21]
Donc là, tout le monde va aller
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écouter dans ces murs.
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C'est une vraie façon de devenir paranoïante.
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Moi, chez mes parents,
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qui habitent quand même dans la forêt,
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qui ont quand même une grande maison,
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j'ai peur de full vitrer la maison.
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Pas de rideau.
[01:28:36]
J'ai l'impression que quelqu'un te regarde.
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Que quelqu'un me voie de l'extérieur
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ou pourrait être dans le sous-sol.
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Ça fait une semaine que je peux aller dans le sous-sol.
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Peut-être qu'il y a quelqu'un.
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Je vais pas souvent dans le sous-sol.
[01:28:48]
Ça me terrorise.
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La morale de cette histoire,
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ne pas avoir de grosses maisons.
[01:28:55]
Regardez bien vos trappes.
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Je pense que ça conclut notre épisode.
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Très cool.
[01:29:01]
C'était le fun.
[01:29:04]
Ça brassait.
[01:29:07]
Merci d'être là,
[01:29:08]
d'avoir accepté notre invitation.
[01:29:11]
C'était le fun.
[01:29:11]
C'était une belle collaboration.
[01:29:13]
Merci les filles.
[01:29:14]
Quand vous voulez.
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Ça serait trop le fun qu'on refasse,
[01:29:19]
qu'on trouve des nouveaux concepts.
[01:29:21]
On est toujours ouvert
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à tout ça.
[01:29:25]
Merci encore.
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N'hésitez pas à nos auditeurs
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qui ne connaissaient pas Distorsion
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d'aller faire un tour sur leur page Facebook.
[01:29:33]
Vous avez un site internet aussi.
[01:29:35]
Distorsionpodcast.com
[01:29:36]
On est sur toutes les plateformes.
[01:29:38]
Vous tapez Distorsion.
[01:29:39]
Vous allez nous trouver.
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Vous avez la belle merch.
[01:29:43]
Oui, on a une boutique.
[01:29:45]
Si vous voulez notre merch,
[01:29:47]
c'est boutique.distorsionpodcast.com
[01:29:49]
Si je peux faire la plugue.
[01:29:51]
Merci pour le petit cadeau.
[01:29:53]
Ça fait vraiment plaisir.
[01:29:56]
Merci.
[01:29:57]
Merci les petits cornets.
[01:29:58]
Nous, c'est nos petits cornets qui nous écoutent.
[01:30:01]
Merci d'être là.
[01:30:02]
À très bientôt.