Cabaret

Le Cabaret des curiosités du web - LIVE @ Transistor 2024

Saison
9
Durée
1 h 11 min
Format
Audio
Type
Cabaret des curiosités

Audio

Écouter l’épisode

[VERSION AUDIO] Pour vous, chers Distordu.es, voici notre premier Cabaret des curiosités du Web ! Lors de cette soirée spéciale au Festival Transistor, le 27 avril 2024 à Gatineau, lors de la Nuit de l’horreur #2, Seb et Emile ont partagé leurs trouvailles les plus insolites du Web, accompagnées de sons et d’images! Parfois drôles, parfois troublantes, ces curiosités n’ont laissé personne indifférent. Notez que lors de chaque Cabaret des curiosités, les histoires seront sensiblement différentes. Malheureusement, aucune captation vidéo n’a été réalisée lors de cet événement. Bonne écoute.

Transcription de l’épisode

Lire la transcription

Transcription automatique. Certains mots ou noms propres peuvent être inexacts.

[00:01]

Vous êtes sur le point d'écouter Distorsion, un podcast sur des histoires étranges de l'ère numérique.

[00:38]

Sébastien Lévesque, comment vas-tu aujourd'hui?

[00:40]

Ça va bien, et toi Mégotier?

[00:42]

Ça va très bien parce qu'on vous présente notre cabaret des curiosités qu'on a enregistré live le 27 avril dernier à Gatineau,

[00:51]

en fait dans le vieux Elmer, un endroit où on aime retourner à chaque année.

[00:54]

Vraiment, c'est une routine qu'on fait depuis plusieurs années

[00:57]

et qu'on dirait que je serais triste de sauter ça une autre année.

[01:01]

Exact, le Festival Transistor, c'est la destination au Québec à chaque année pour le monde du podcast, vraiment.

[01:07]

C'est super le fun, il y a des journées un peu plus orientées à industrie dans la semaine,

[01:11]

puis le week-end, là vraiment c'est le Coachella des podcasts,

[01:16]

parce que toute la journée il y a des enregistrements live,

[01:19]

il y a même les Denis Drolet en fait qui ont fait un enregistrement aussi,

[01:23]

je pense qu'il y avait 900 personnes, il y avait beaucoup de monde,

[01:25]

et puis cette année, ils ont fait deux soirées qui ont baptisé les Nuits de l'horreur,

[01:30]

et là il ne fallait pas manquer ça parce que le vendredi,

[01:32]

il y avait notre ami Simon Predge, Dars Moriendi, pardonnez-moi,

[01:38]

qui a fait pour une des rares fois une prestation live avec des acteurs.

[01:43]

Je pense la première même de mémoire.

[01:46]

Oui, j'avais l'impression qu'il l'avait déjà fait il y a longtemps, longtemps.

[01:49]

Ah peut-être, il y avait la 10e à sa première, mais bon peut-être.

[01:52]

En tout cas, c'était super.

[01:54]

Bien oui, nos amis de Captive aussi le vendredi qui ont fait un enregistrement,

[02:00]

c'était vraiment cool aussi comme performance,

[02:04]

vraiment on se sentait vraiment dans le studio avec elle,

[02:07]

avec Vincent qui faisait des ambiances sonores aussi live, c'était vraiment cool.

[02:12]

Nous en fait, on était le samedi soir,

[02:14]

on clôturait le festival avec Julien Morissette qui a fait un épisode de Hanté,

[02:20]

la super balado de Transhistoire,

[02:22]

c'était vraiment cool encore une fois avec, je ne me rappelle plus du nom de l'artiste,

[02:27]

crucifiez-moi, mais il y a quelqu'un qui faisait, c'est le collaborateur de Transhistoire.

[02:32]

C'est Jean-Simon Gagné, je crois, mais je ne suis pas certain.

[02:38]

C'était super aussi, au niveau de l'ambiance sonore, c'était réussi, vraiment cool.

[02:44]

Un système me semble de speaker, quadrifonique un peu,

[02:48]

donc c'était vraiment nice.

[02:49]

Puis nous, on faisait notre cabaret des curiosités du web,

[02:53]

en fermeture le samedi soir,

[02:55]

et le concept, c'est moi et Seb qui présentons chacun trois histoires

[03:00]

que l'autre connaît plus ou moins.

[03:02]

Plus ou moins, il connaît un peu, mais pas autant.

[03:04]

C'est ça, c'est une formule tapasse, donc c'est des petites curiosités,

[03:08]

parfois c'est drôle, parfois c'est moins drôle, parfois c'est tragique,

[03:11]

et c'est un concept qu'on amène sur la route cet été entre autres au Québec

[03:15]

et peut-être même ailleurs éventuellement.

[03:18]

Tenez-vous au courant grâce à notre site web au distorsionpodcast.com,

[03:22]

il y a une section cabaret des curiosités du web,

[03:24]

et vous pouvez suivre nos dates de prestation live,

[03:28]

acheter des billets et autres.

[03:30]

Et petit disclaimer aussi, c'est un enregistrement live,

[03:33]

donc le son va être légèrement différent, évidemment,

[03:36]

de ce que vous entendez en studio.

[03:38]

Et toi, comment tu as trouvé ton expérience cette année, Seb?

[03:41]

Ah, j'ai adoré ça, j'ai adoré ça faire ça,

[03:43]

puis j'aime ça présenter des tapasses,

[03:45]

dans le sens que ça permet un peu de…

[03:48]

Souvent des histoires comme on présente comme ça,

[03:51]

on les a déjà croisées sur notre chemin de recherche sur le web,

[03:58]

mais souvent ça ne peut pas cadrer dans un épisode de distorsion

[04:01]

où ça cadre moins, mais là, on dirait que j'aime ça,

[04:03]

explorer des nouveaux horizons, en fait,

[04:06]

de notre univers du web, puis des étrangetés numériques,

[04:09]

c'est ça qui est le fun de ça,

[04:11]

puis de l'appuyer par un médium live, vidéo, son, tout ça,

[04:15]

ça, pour moi, je trouve que ça vaut de l'or.

[04:18]

Exact, puis en fait, des fois, c'est des histoires, justement,

[04:21]

qu'on va mettre un peu sur le « backseat » en se disant

[04:25]

on va peut-être retourner un jour.

[04:26]

Parfois, c'est des annonces classées un peu bizarres,

[04:29]

donc des sujets qu'on se dit,

[04:31]

on ne peut pas faire un épisode d'une heure,

[04:32]

mais justement, avec une foule devant nous qui interagit,

[04:36]

ça peut être vraiment intéressant.

[04:37]

Des fois, c'est des vidéos TikTok aussi un peu étranges,

[04:40]

puis vous allez voir, dans l'épisode d'aujourd'hui,

[04:43]

on a vraiment du haut calibre de curiosité du web,

[04:47]

donc surveillez ça, et puis, ben,

[04:50]

dites-nous ce que vous en pensez en commentaire, guys.

[04:53]

Donc là-dessus, Seb, est-ce qu'on est prêt à aller rejoindre

[04:56]

la foule live au Festival Transhistoire 2024 ?

[05:00]

Oui, mais Emile, avant de plonger dans le cabaret des curiosités,

[05:04]

un petit mot sur NordVPN, notre fidèle partenaire.

[05:08]

Vous savez, l'une des bonnes raisons d'utiliser un VPN,

[05:12]

c'est lorsque vous vous connectez à un Wi-Fi public

[05:14]

dans un café, une gare,

[05:17]

et savez-vous que seulement 36 % des gens

[05:19]

ont le réflexe de se protéger,

[05:21]

mais pourtant, les Wi-Fi publics,

[05:23]

ou même dans les hôtels et tout ça,

[05:25]

c'est vraiment un des endroits où vos communications

[05:28]

peuvent être interceptées par quelqu'un de malveillant.

[05:30]

On ne sait jamais qui est à côté de nous.

[05:32]

Donc, soyez prudents et utilisez un VPN

[05:34]

pour sécuriser vos connexions

[05:36]

lorsque vous êtes à l'extérieur de votre maison.

[05:39]

Exactement, Seb.

[05:40]

Puis, en plus de te sécuriser,

[05:42]

NordVPN, c'est une bonne façon d'économiser

[05:44]

puis d'avoir un retour sur l'investissement de votre abonnement.

[05:48]

Imaginez économiser une belle somme sur vos hôtels,

[05:51]

locations de voiture et hautes nécessités de voyage

[05:54]

simplement en vous connectant depuis le pays de votre destination.

[05:58]

C'est le temps de bouquer pour les vacances d'été, justement,

[06:00]

donc ça peut aider.

[06:01]

Si, par exemple, on s'en va en Italie,

[06:03]

eh bien, souvent, il va y avoir des prix spéciaux

[06:06]

pour les gens qui contactent le site via l'Italie, par exemple.

[06:11]

Donc, des fois, on peut accéder à des rabais

[06:14]

au niveau de location de voiture, hôtel,

[06:16]

puis autres choses comme ça.

[06:18]

Puis, c'est pas tout.

[06:19]

Avec NordVPN, les frontières numériques s'effacent littéralement.

[06:23]

Ça vous offre accès aux nouvelles locales

[06:25]

ainsi qu'à vos plateformes de streaming préférées

[06:28]

comme Netflix, Crave, Disney Plus et autres,

[06:31]

peu importe où vous êtes dans le monde,

[06:32]

comme si on était à la maison, finalement.

[06:36]

Exactement.

[06:37]

Et pour vous aider à bien démarrer avec un bon VPN,

[06:40]

on a une promo spéciale pour vous,

[06:42]

nordvpn.com slash distortionvpn

[06:45]

et vous bénéficiez automatiquement d'un rabais de 60 %

[06:48]

en plus de quatre mois gratuits.

[06:51]

Oh yes, ça, ça vaut vraiment la peine,

[06:54]

surtout avec la garantie de remboursement de 30 jours

[06:56]

qui vous offre une tranquillité d'esprit supplémentaire.

[07:00]

Oh oui.

[07:02]

Alors Seb, est-ce qu'on est prêt à se plonger

[07:04]

dans l'épisode d'aujourd'hui?

[07:06]

Oui, monsieur.

[07:08]

Avec la tranquillité d'esprit offerte par NordVPN.

[07:12]

Yeah.

[07:14]

One two one two.

[07:17]

Sébastien Lévesque, comment ça va ce soir?

[07:18]

Ça va bien, toi, Emile Gauthier.

[07:20]

Ça va très bien parce qu'on est à Gatineau

[07:23]

pour un cabaret des curiosités du web.

[07:26]

Comment ça va, guys?

[07:31]

On est très contents d'être ici.

[07:33]

Est-ce qu'il y en a qui étaient là à la nuit de l'horreur d'hier?

[07:36]

Oh oui.

[07:38]

Donc il y en a qui ont fait un doublé.

[07:41]

Qui étaient là hier, qui sont là aujourd'hui aussi.

[07:42]

Oui, oui, oui. J'imagine.

[07:43]

Bon, excellent.

[07:44]

Un plus un, ça fait deux.

[07:46]

Merci Seb.

[07:47]

Est-ce qu'il y en a qui sont high ce soir?

[07:50]

À part nous.

[07:52]

Parce qu'il y a quelqu'un qui nous a envoyé un message

[07:55]

avant le show en disant

[07:56]

j'aimerais tellement ça être high pour votre show.

[07:59]

Donc là, je me disais on pourrait l'exposer comme ça.

[08:02]

Exact.

[08:04]

Il cherche des contacts.

[08:05]

S'il levait sa main ou autre.

[08:07]

Bref, on est très contents d'être ici.

[08:09]

En fait, on est venus pour la première fois à TransHistory

[08:11]

je pense en 2018 ou 2019.

[08:15]

Oui, on avait présenté un show

[08:16]

qui s'appelait Comment disparaître à l'ère numérique.

[08:18]

Oui.

[08:19]

Donc qui est encore disponible d'ailleurs

[08:21]

sur le feed de podcast.

[08:23]

Là, on arrive avec un autre concept en fait

[08:25]

qui est le cabaret des curiosités du web.

[08:28]

Donc un peu comme à l'époque des fêtes foraines,

[08:31]

on se déplace dans les petites villes du Québec

[08:33]

pour présenter des curiosités, des choses un peu weird

[08:36]

qu'on trouve sur le web, moi et Seb.

[08:39]

Parce qu'en tant que ratisseurs des fonds marins du dark web,

[08:44]

on tombe souvent sur des trucs assez weird.

[08:46]

Donc c'est un mélange des fois de trucs un petit peu drôles

[08:48]

puis des fois un petit peu plus terrifiants.

[08:51]

Troublant, oui.

[08:52]

Exactement.

[08:53]

Donc ce soir, c'est la nuit de l'horreur.

[08:55]

Oui, on a tenté.

[08:55]

Donc on a fait nos devoirs,

[08:56]

on est allé un petit peu plus deep

[08:59]

puis même il va quand même avoir des trucs un petit peu plus léger.

[09:01]

On aime bien ça, analyser des vidéos TikTok avec vous par exemple.

[09:05]

Un des bons moments qu'on a eu, c'est dans un live,

[09:08]

c'est justement de faire réagir Christian Page

[09:11]

à des vidéos TikTok paranormales.

[09:13]

Oui.

[09:14]

On s'est rendu compte qu'il n'y avait pas beaucoup d'ouverture à cet niveau-là.

[09:18]

Il n'y a pas ce niveau de naïveté, si on veut.

[09:24]

Non, non.

[09:25]

Bref, pour aujourd'hui, moi et Seb,

[09:27]

on a chacun trois histoires.

[09:29]

Donc c'est un peu comme des tapas de distorsion,

[09:31]

c'est un peu comme des petites bouchées.

[09:32]

Généralement, un épisode de distorsion, c'est une heure, une heure et demie, c'est dense.

[09:36]

On parle d'un seul sujet.

[09:38]

Donc là, moi et Seb, on a choisi chacun trois petites histoires

[09:42]

que l'un et l'autre, on ne connaît pas forcément énormément.

[09:44]

On connaît moins, mais on connaît un peu plus.

[09:46]

Puis on espère de vous faire découvrir des petites choses intéressantes.

[09:51]

Puis le tirage au sort a fait en sorte que c'est moi qui commence.

[09:54]

Oui.

[09:54]

OK, bon.

[09:55]

T'es capable.

[09:57]

On est prêt, tout le monde?

[10:00]

Seb, est-ce qu'on est prêt à se lancer dans ce cabaret des curiosités du web?

[10:04]

Oui, monsieur. Oui, monsieur. Oui, madame.

[10:11]

Et madame.

[10:12]

J'étais ici, Seb, donc tu n'as même plus besoin de le dire.

[10:15]

Ah non, c'est ça. T'avais de me remplacer.

[10:18]

OK, c'est parti, guys.

[10:20]

Histoire numéro un, elle s'appelle

[10:23]

L'homme de la fausse septique.

[10:26]

Bon appétit.

[10:29]

La chance qu'on a, Emile, avant que tu parles de cette histoire-là,

[10:31]

c'est qu'au moins il est tard, puis ça fait quand même un certain temps qu'on a mangé.

[10:34]

Oui, c'est vrai.

[10:36]

Je vois toutes vos faces. C'est très intrigant.

[10:40]

En fait, ma première curiosité, c'est cet homme, en fait, en 2014,

[10:45]

qui, en fait, on était, comment dire, à l'âge d'art

[10:49]

des petites annonces sur le web, Craigslist et autres.

[10:52]

Et cet homme-là, c'est une histoire vraie.

[10:54]

Il demandait, en fait, il offrait de payer 150 $ de l'heure

[11:00]

pour aller passer du temps dans votre fausse septique,

[11:04]

d'installer un trépied, une caméra, d'immortaliser le moment.

[11:07]

Je ne sais pas si vous, ça fait partie de vos rêves, de resort ou autre,

[11:12]

d'aller passer quelques heures dans une fausse septique.

[11:14]

Et puis, c'est ça, lui, il ne veut pas trop qu'on pose de questions.

[11:18]

Puis il offre, c'est une bonne façon de monétiser, je pense.

[11:21]

Ben, sa fausse septique, oui, parce que je pense,

[11:23]

ça coûte cher à l'entretien.

[11:25]

Mais aussi, je me demande, qu'est-ce qu'il fait avec ce contenu-là?

[11:28]

Est-ce que c'est pour sa propre utilisation ou il est dans un genre de...

[11:34]

Ça, c'est pas spécifié.

[11:35]

Il ne faut pas trop poser de questions quand on répond à l'annonce.

[11:37]

C'est une forme de...

[11:39]

Ouais, quelqu'un de Jacksonville, en fait.

[11:41]

Une forme de scatophilie. Je ne sais pas comment interpréter ça, bref.

[11:45]

Bref, mon but, c'est un peu juste de voir vos fast guys parce que...

[11:49]

Je pense que, oui.

[11:51]

Parce que j'ai trois autres histoires à vous raconter, de toute façon.

[11:54]

C'était juste une façon de briser la glace un peu.

[11:58]

On ne vient pas souvent à Gatineau, donc...

[12:00]

Donc, j'en ai trois autres. Celle-là, c'est un bonus.

[12:03]

On la met derrière nous, on l'a oublié, on ne l'a jamais vue.

[12:05]

Jamais, jamais.

[12:06]

Yes.

[12:09]

Donc Seb, c'est ton tour. Je te laisse commencer.

[12:14]

Et ma prochaine histoire s'appelle Le camp de concentration du scam.

[12:20]

Oh, je te laisse aller.

[12:22]

On lui avait promis un salaire généreux, un meilleur équilibre de vie professionnelle

[12:27]

et une meilleure vie privée.

[12:28]

Une chance de gagner sa vie, en fait, dans la métropole animée de Bangkok.

[12:33]

Néo Lou, lui, il maîtrise bien l'anglais.

[12:37]

Il veut appliquer à un métier...

[12:39]

Ben, pas un métier, mais un offre d'emploi de traducteur,

[12:41]

mais pour une entreprise de commerce électronique, en fait, qui cherchait un emploi.

[12:44]

Il y a 28 ans, actuellement, c'est un employé de bureau traditionnel,

[12:49]

puis il aimerait habiter un jour vers l'Occident, déménager en Amérique, par exemple.

[12:54]

Et c'est un de ses rêves de s'accumuler de l'argent.

[12:57]

Donc en juin 2023, il fait ses adieux à sa famille

[13:01]

et se dirige vers la Thaïlande, en fait, pour son nouvel emploi de traducteur

[13:06]

dans une compagnie de commerce électronique.

[13:10]

Quand il arrive sur place, il se rend compte qu'il y a quelque chose qui ne va pas bien.

[13:15]

Il y a un mauvais feeling, en fait, quand il arrive sur place.

[13:19]

Et c'est là qu'il arrive, en fait...

[13:21]

Lui, quand il arrive sur place, il pensait qu'il allait arriver dans un bureau du centre-ville,

[13:27]

dans une compagnie de commerce électronique et tout ça,

[13:29]

mais il arrive en plein jungle, en fait, et de ce magnifique bâtiment,

[13:36]

en fait, qui est construit au hasard, un peu partout dans des champs boueux.

[13:40]

On dirait presque des bunkers d'aéroports ou des bunkers militaires.

[13:44]

C'est tellement ça, en plus, ça, c'est vraiment étrange.

[13:47]

Puis là, on les voit pas sur les photos, mais il y a des portes grillagées,

[13:51]

il y a des gardes aussi qui sont là avec des tenues armées, qui surveillent la garde.

[13:56]

Donc ils veulent pas que tu rentres, mais ils veulent pas non plus que tu sortes.

[13:59]

C'est clôturé, il y a des barbelés, etc.

[14:01]

C'est vraiment pas à quoi il s'attendait.

[14:04]

Là, il se rend compte qu'il n'est pas dans une entreprise de commerce électronique.

[14:09]

En fait, il s'est fait avoir par des trafiquants humains sur des forums d'emploi.

[14:15]

En Chine, en fait, c'est assez courant.

[14:18]

Puis vous allez voir, c'est assez impressionnant, en fait.

[14:21]

Il s'est fait enlever, puis ils ont traversé la rivière de Muay.

[14:25]

Puis après ça, ils se sont rendus jusqu'en Thaïlande

[14:28]

pour se rendre dans une région reculée du Myanmar, en fait.

[14:31]

Puis là, il a été vendu à un gang.

[14:34]

En fait, c'est un gang chinois qui l'avait acheté, puis il a été revendu à un autre gang.

[14:37]

C'est dégueulasse, comment dire? C'est l'esclavagiste humain d'aujourd'hui.

[14:44]

Mais qu'est-ce qu'ils font dans ces bureaux-là?

[14:46]

Oui, j'y arrive, en fait.

[14:49]

C'est centaines de milliers de personnes qui sont victimes de trafic humain à chaque année, en fait.

[14:53]

On les appelle même le cancer criminel.

[14:55]

Les groupes de recherche les appellent une forme de cancer criminel.

[14:59]

Ils visent dans les pays plus pauvres de l'Asie du Sud-Est, entre autres.

[15:04]

Néo, en fait, ce n'est pas son vrai nom.

[15:06]

C'est le New York Times qui ont eu vent de cette histoire-là.

[15:08]

Lui, quand il était dans ces camps de concentration-là, il a contacté le Média.

[15:13]

Et Néo, c'est en l'honneur de la Matrice, en fait.

[15:18]

Ils ont vérifié toutes les informations et tout ça, mais juste pour vous dire comment ça s'appelle.

[15:22]

Ça s'appelle des arnaques de boucherie de porc, en fait.

[15:25]

Ces gens-là, ce qu'ils font, puis c'est vraiment le vrai nom, même en anglais, c'est big butchering.

[15:30]

Puis ce qu'ils font, c'est des arnaques amoureuses à travers le monde.

[15:33]

C'est pour ça qu'ils recherchent des gens qui parlent anglais.

[15:36]

Comme ça, ils peuvent...

[15:37]

Puis les forces, là, ils sont battues.

[15:40]

Si tu changes de slide, là, puis ils ont des petits bureaux...

[15:43]

On voit un peu, là, c'est un peu archaïque, les bureaux qui ont.

[15:47]

Ils ont quand même une plante verte, là.

[15:49]

Oui, c'est vrai, c'est vrai. Un peu de luminosité, t'as raison.

[15:52]

Oui, oui.

[15:52]

T'as raison.

[15:53]

Puis pourquoi on appelle ça les boucheries de porc, en fait, c'est que...

[15:56]

Un porc, on l'engraisse pour...

[15:58]

Puis là, je m'excuse pour les vegans, là.

[16:00]

Mais on l'engraisse pour finalement le tuer.

[16:03]

Mais c'est un peu ça, en fait.

[16:04]

Dans les fraudes amoureuses, quand on engraisse quelqu'un, c'est qu'on lui fait...

[16:07]

Comment dire?

[16:08]

On développe un lien de confiance avec cette personne-là

[16:11]

jusqu'au moment où, à ce moment donné, bien...

[16:13]

Comme d'habitude, comme dans toutes les fraudes amoureuses,

[16:15]

on a besoin d'argent et la personne...

[16:17]

Là, quand tu parles de fraude amoureuse,

[16:18]

tu parles vraiment de cas un peu de catfishing.

[16:20]

Oui, exactement.

[16:21]

Comme si c'est un fléau actuellement.

[16:24]

Oui, oui, oui.

[16:25]

Puis ces entreprises-là, si je peux les nommer ainsi,

[16:28]

sont responsables de ça.

[16:29]

Le FBI, en 2022, juste aux États-Unis,

[16:31]

c'était 2 milliards de dollars de...

[16:33]

Comment dire?

[16:35]

D'escroquerie amoureuse.

[16:37]

Juste en 2021, c'était 469 millions.

[16:40]

Donc ça a quadruplé en un an.

[16:43]

Donc c'est assez...

[16:44]

C'est un gros, gros problème qu'ils ont là-bas.

[16:47]

Mais là, encore une fois,

[16:49]

Mr. Lou communique avec le New York Times et tout ça.

[16:53]

Lui, en fait, dans son quotidien, il était comptable.

[16:55]

Parce qu'étant donné qu'il y avait des...

[16:57]

Comment dire?

[16:59]

Des habiletés en administration et tout ça,

[17:01]

il permettait de...

[17:02]

J'ai vu des feuilles Excel qu'il montrait.

[17:04]

En fait, c'est géré comme une business.

[17:06]

Il y a des revenus, les revenus mensuels.

[17:08]

C'est ce qui est assez fascinant de ce type de business-là.

[17:12]

Une fois qu'il a contacté, en fait, le New York Times,

[17:15]

après...

[17:16]

Comment dire?

[17:17]

Après un certain temps, le 14 janvier 2024,

[17:21]

il n'y a plus de nouvelles.

[17:23]

En fait, le New York Times n'avait plus de communication avec lui.

[17:26]

Sauf que ses parents, eux, ils ont reçu une vidéo

[17:30]

de Néo, en fait.

[17:32]

Ses parents étaient à 3000 kilomètres de lui.

[17:36]

Donc...

[17:36]

Ah oui, avant d'aller à la vidéo,

[17:38]

est-ce que je vais aller à l'autre slide?

[17:40]

Vous voyez un peu, je voulais vous montrer

[17:42]

les chambres rudimentaires dans lesquelles il dormait.

[17:45]

Donc, on voit un peu le...

[17:46]

Comment dire? Le manque de...

[17:50]

De ressources.

[17:51]

C'est assez de base.

[17:53]

C'est assez basic.

[17:54]

C'est ça, en fait, c'est qu'il n'y avait plus de nouvelles.

[17:56]

Et ses parents reçoivent une vidéo.

[17:59]

Je vous rassure, ce n'est pas une vidéo,

[18:01]

ce n'est que des captures d'écran.

[18:03]

Mais ses parents reçoivent ça.

[18:04]

Et ça, c'est notre cher Néo qui a été...

[18:07]

Qui était battu, en fait, sur cette vidéo-là.

[18:11]

Il était monoté.

[18:13]

Il lui donnait, en fait...

[18:14]

C'est un pistolet paralysant.

[18:16]

Paralysant, oui, c'est ça.

[18:17]

Donnait différentes secousses pour menacer ses parents.

[18:20]

En fait, ce qu'ils font, c'est qu'ils demandent

[18:21]

de l'argent en rançon à ses parents

[18:24]

pour le libérer aussi.

[18:26]

Ils demandaient environ 500 000 yuan

[18:28]

chinois, c'est à peu près 70 000 dollars canadiens.

[18:31]

Les parents de Néo,

[18:33]

ils ont une petite business de panneaux LED,

[18:35]

de banderole, ils n'ont pas nécessairement

[18:37]

les moyens de faire ça.

[18:39]

Ils sont allés aux autorités.

[18:41]

Ce qui est fascinant, les autorités,

[18:43]

ils les ont dirigés vers une personne

[18:44]

qui s'appelle Dragon, en fait.

[18:47]

Et cette personne-là a sauvé des centaines

[18:48]

de personnes, en fait, des victimes

[18:51]

de ce type d'esclavage-là.

[18:55]

Par ses contacts,

[18:56]

lui, il a contacté

[18:58]

la police chinoise.

[18:59]

Parce que c'est ça, la fin, c'est qu'il y a une forme

[19:01]

de tolérance des autorités chinoises.

[19:03]

Ils savent que ces, comment dire,

[19:05]

pas chinoises, en fait, ne sont même plus en Chine.

[19:06]

Ils sont plus dans l'Asie Est.

[19:09]

Mais il y a une forme de tolérance

[19:10]

des autorités par rapport à cette forme-là.

[19:13]

Mais vu que c'est devenu, comment dire,

[19:16]

dans les médias, grâce à l'article du New York Times,

[19:18]

ça l'a facilité,

[19:19]

disons, sa libération à lui, parce qu'il n'aime pas

[19:22]

ce type de mauvaise presse-là.

[19:24]

Le 21 janvier,

[19:26]

Dragon a réussi par ses contacts

[19:28]

à localiser

[19:30]

Néo, en fait, parce que ce n'était pas clair

[19:31]

à 100 % exactement dans quelle usine,

[19:34]

quel entrepôt

[19:35]

qu'il était. Ils ont avisé

[19:37]

la milice. Ils ne nous donnent pas

[19:39]

les techniques d'intervention pour les sauver,

[19:42]

pour pas qu'on sache

[19:43]

exactement les tactiques qu'ils font pour sauver

[19:45]

ces gens-là. Et il y a été

[19:47]

le 2 février,

[19:49]

il est retourné chez lui à Shanghai.

[19:52]

Sa mère lui avait préparé un

[19:53]

gros manteau plus chaud.

[19:56]

Elle était prête.

[19:58]

Ses parents l'attendaient, en fait, mais ça lui

[19:59]

a quand même coûté, ça leur a coûté 37 000

[20:01]

dollars qu'ils ont payé à Dragon

[20:03]

que lui paye des gens.

[20:06]

Tu vois, tout le système

[20:07]

pour que quelqu'un, au final, voulait juste

[20:09]

travailler, avoir un emploi

[20:12]

et tout ça.

[20:13]

Quand je vous parlais justement comment c'est

[20:15]

d'ouvrir comme une organisation, vous pouvez voir

[20:18]

à l'endo, sans qu'on

[20:19]

passe dans le détail, vous pouvez voir un peu

[20:22]

tout l'organigramme des gens

[20:23]

qui sont là, les postes,

[20:26]

les différents postes.

[20:28]

Donc vous pouvez voir un peu

[20:29]

la structure, si tu changes de style.

[20:31]

C'est très pyramidal. Oui, exact.

[20:33]

C'est une hiérarchie,

[20:36]

comme toute bonne entreprise nord-américaine

[20:37]

qui est moins, comment dire,

[20:40]

latérale dans son management.

[20:42]

Ça me fascine. C'est des millions

[20:43]

et des millions de dollars par année.

[20:46]

C'est surtout des gens

[20:47]

qui sont victimes de ça dans les pays

[20:49]

plus pauvres. Monsieur Lou, pour conclure,

[20:52]

en fait, lui, il ne veut pas garder silence

[20:53]

de ça. Il veut faire des films,

[20:55]

faire des livres. Il veut que son histoire

[20:57]

soit racontée. Donc c'est pour ça

[21:00]

qu'il a quand même mis sa vie en danger

[21:01]

en faisant ça. Donc je lui

[21:03]

souhaite beaucoup de courage.

[21:06]

Une belle histoire, Seb.

[21:07]

En fait, c'est un peu un fléau

[21:09]

du moment, tout ce qui est arnaque

[21:11]

en ligne, téléphonique et autre.

[21:14]

Puis moi, je ne savais pas qu'il y avait

[21:15]

des camps de concentration carrément liés

[21:17]

au trafic humain. C'est ça qui est fou.

[21:20]

Oh, yes.

[21:22]

Donc prochaine histoire. Oui,

[21:24]

prochaine histoire. Ma première vraie histoire,

[21:26]

mettons.

[21:27]

Celle-ci, on va l'appeler

[21:31]

The Grifter.

[21:33]

Une histoire

[21:33]

un petit peu plus sanglante.

[21:40]

Vous connaissez

[21:41]

4chan, si vous êtes des

[21:43]

adeptes de distorsion. En fait,

[21:46]

4chan, c'est un

[21:47]

un peu comme un forum de discussion

[21:49]

qui date aussi, on dirait, presque de l'époque

[21:51]

des forums de discussion. Ça n'a pas changé beaucoup

[21:54]

avec le temps.

[21:55]

C'est un endroit où la plupart des gens vont publier

[21:57]

de façon anonyme.

[21:59]

C'est difficile un peu de retracer qui a publié

[22:01]

quoi. Puis c'est un endroit

[22:03]

où c'est difficile de distinguer un peu le vrai

[22:05]

du faux. Donc certaines,

[22:07]

il y a certaines personnes qui vont publier

[22:09]

dans certaines sections de 4chan

[22:11]

même dans le but de, comment dire,

[22:14]

de se vanter

[22:15]

ou d'attirer une forme de notoriété.

[22:17]

Puis il y en a parfois que ça va être

[22:19]

pour d'autres raisons. Donc

[22:22]

on s'enligne dans une histoire

[22:23]

qui est un peu,

[22:26]

comment dire, qui rend les choses floues

[22:27]

entre la réalité et la fiction ici.

[22:29]

On est en 2009 cette fois-ci.

[22:31]

Puis c'est un membre anonyme de 4chan

[22:33]

qui publie une étrange vidéo

[22:35]

en fait, qui a depuis été effacée.

[22:38]

La vidéo se nomme

[22:39]

The Grifter. Puis lorsqu'elle

[22:42]

est publiée à ce moment-là, elle terrorise

[22:44]

l'entièreté de la section

[22:46]

X sur 4chan.

[22:48]

La section X en fait

[22:49]

slash X slash est dédiée

[22:51]

au paranormal puis à

[22:53]

des histoires étranges. Bref, c'est un endroit

[22:55]

où on peut trouver plein

[22:57]

d'histoires un peu comme ce soir.

[22:59]

L'endroit préféré de Christian Page. Oui, exact.

[23:03]

Et cette vidéo-là qui s'appelle

[23:05]

The Grifter, pardon,

[23:07]

a été mentionnée pour la première

[23:09]

fois dans ce board, dans cette section-là.

[23:12]

Puis on dit que lorsqu'on

[23:13]

regarde cette vidéo-là,

[23:16]

c'est une expérience qui est

[23:17]

déchirante pour l'âme, bien

[23:19]

pire que tout ce qu'on peut s'imaginer.

[23:21]

Et là, vous voyez, je vous montre

[23:23]

un peu la publication d'origine

[23:25]

en fait, de cette

[23:27]

publication-là. Donc,

[23:29]

c'est la publication originale.

[23:33]

en fait, dans cette vidéo-là, c'est

[23:35]

assez, comment dire,

[23:39]

c'est terrorisant,

[23:39]

je dirais. On voit beaucoup d'images.

[23:41]

On se sent un peu comme dans un donjon.

[23:44]

L'image

[23:45]

est très distorsionnée. Tout est

[23:48]

flouté un petit peu partout.

[23:49]

On se demande un peu dans quel univers

[23:51]

on est. Puis on voit un étrange

[23:54]

monsieur se balader

[23:55]

dans des couloirs de béton. On dirait

[23:57]

qu'il y a carrément des genres

[23:59]

de prison à quelque part dans ce

[24:01]

sous-sol-là. Et on le voit,

[24:03]

par exemple, à certains moments,

[24:05]

prendre un bébé comme ça.

[24:07]

On le voit, je crois, un moment

[24:08]

donné hurler après quelqu'un

[24:10]

dans une pièce qui a l'air être

[24:12]

un genre de donjon.

[24:15]

Puis là, vraiment, à ce moment-là,

[24:16]

lorsque c'est publié, cette vidéo-là,

[24:18]

les gens commencent à s'énerver et il y en a

[24:20]

qui vont faire des cauchemars incroyables.

[24:23]

Il y en a même des gens qui ont vu

[24:25]

la vidéo, en fait, qui se serait

[24:27]

suicidé, en fait, en ayant

[24:30]

vu cette vidéo-là,

[24:32]

apparemment, selon

[24:33]

la légende. Et certaines personnes

[24:35]

auraient même trouvé une étrange

[24:37]

poupée dans leur maison, en fait,

[24:39]

suite à avoir... après avoir

[24:41]

regardé cette vidéo-là. Donc, c'est un peu

[24:43]

étrange, une vidéo qui

[24:47]

provoque

[24:47]

des conséquences dans la

[24:49]

vraie vie. Puis là, les internautes

[24:51]

ont commencé vraiment à analyser cette vidéo-là.

[24:54]

Moi, j'ai pas réussi à leur trouver

[24:55]

au complet. J'ai juste trouvé

[24:57]

un extrait de, genre, une minute vingt.

[24:59]

Apparemment que ça peut durer très longtemps.

[25:01]

Puis, à la fin de cette

[25:03]

vidéo-là, en fait, il y a un message

[25:05]

qui serait écrit dans la langue

[25:07]

Esperanto. Je sais pas si vous connaissez

[25:09]

cette langue-là. J'aimerais avoir

[25:11]

Gabriel et Evelyne pour m'en parler

[25:13]

un petit peu plus longtemps, qui était là,

[25:15]

qui enregistraient leur épisode tantôt.

[25:17]

Mais l'Espéranto, semble-t-il, c'est

[25:19]

une langue internationale qui a été créée

[25:21]

en 1887

[25:22]

par un médecin polonais. Puis son

[25:25]

but, c'était d'établir une langue

[25:27]

universelle pour faciliter

[25:29]

la communication entre certaines

[25:31]

autres langues plus complexes.

[25:34]

Apparemment que c'est quand même

[25:35]

utilisé par deux millions

[25:37]

d'interlocuteurs, un petit peu

[25:39]

partout dans le monde.

[25:41]

C'est une langue agglutinante,

[25:43]

apparemment, avec une grammaire régulière

[25:45]

sans exception, donc qui est très facile à apprendre.

[25:48]

Puis, dans

[25:49]

cette vidéo-là, à la fin,

[25:51]

le texte en Esperanto

[25:53]

se traduit comme suit en

[25:55]

français.

[25:57]

Ce que...

[25:59]

Voyons, j'essaie de retrouver

[26:02]

ma citation.

[26:03]

En fait, ça dit,

[26:04]

«Cet enfant qui est maintenant un jeune homme,

[26:07]

celui qu'on voit sur la photo,

[26:08]

est toujours vivant et il vit dans un

[26:11]

refuge local dont le nom

[26:12]

n'a pas été révélé. Il n'a jamais

[26:15]

parlé et est encore dans un état

[26:17]

catatonique.»

[26:19]

C'est assez

[26:21]

étrange ce qui est inscrit là.

[26:23]

Ça se poursuit.

[26:25]

Ce qui suit, selon encore le texte

[26:27]

en Esperanto, ce qui suit est un

[26:29]

portrait des actes du démon homme

[26:31]

connu sous le nom de The Grifter

[26:33]

qui a commis des actes de terreurs

[26:35]

dans les mers des Balkans il y a

[26:37]

30 ans. Apparemment, il aurait tué

[26:39]

d'innombrables personnes,

[26:41]

même des animaux, jusqu'à ce

[26:43]

qu'ils disparaissent inexplicablement

[26:46]

en août 2001,

[26:48]

en fait. Et là, on se rappelle

[26:49]

que cette vidéo-là est survenue en 2009.

[26:51]

Donc, c'est quelques années plus tard.

[26:54]

Le texte dit, « Nous présentons

[26:56]

ici deux minutes de films jugés

[26:58]

acceptables pour

[27:00]

la connaissance du public. Le reste

[27:01]

a été jugé trop perturbant.

[27:03]

Les images complètes durent près de

[27:06]

mille heures, composées de

[27:11]

nombreuses actes de

[27:14]

cruauté envers

[27:15]

toutes sortes d'êtres vivants.

[27:18]

Et là, en fait,

[27:19]

apparemment que ces images-là

[27:21]

ont été transmises à la police.

[27:24]

Et apparemment qu'il y aurait même

[27:25]

une scène manquante quelque part là-dedans.

[27:28]

Donc, ça a vraiment

[27:29]

terrorisé l'Internet pendant

[27:31]

un bon petit moment en 2009.

[27:34]

Par contre, les internautes

[27:35]

étant ce qu'ils sont, ils se sont mis

[27:37]

à enquêter un peu, puis

[27:39]

même à comparer, je dirais,

[27:41]

des images entre The Grifter

[27:43]

puis d'autres

[27:46]

films ou d'autres choses,

[27:47]

d'autres contenus sur le net, puis en

[27:49]

utilisant justement le pouvoir de recherche

[27:51]

de l'Internet, puis

[27:53]

le pouvoir de l'intelligence collective

[27:55]

des communautés en ligne, ils se sont rendus

[27:57]

compte qu'il y avait un film de

[27:59]

série B, en fait,

[28:01]

qui s'appelle The Little Autic.

[28:04]

Ça serait un bon film pour toi,

[28:05]

Simon, Simon Prej. Je ne sais pas

[28:07]

s'il est dans la salle en ce moment.

[28:09]

Ça tombe dans ton

[28:11]

aller de série B, d'horreur.

[28:14]

Je pense que c'est un film

[28:15]

en plus, c'est pas polonais,

[28:18]

Seb? Je pense que oui, oui, oui.

[28:19]

Très intéressant.

[28:21]

Et là, ce qu'on se rend compte, en fait,

[28:23]

lorsqu'on regarde The Little Autic,

[28:25]

c'est que, par exemple,

[28:27]

en fait, la scène du bébé

[28:29]

de The Grifter est

[28:31]

entièrement tirée de là,

[28:33]

en fait. À un certain moment,

[28:35]

on voit quelqu'un aussi qui dort dans

[28:37]

un lit ou du moins dans un genre de

[28:39]

donjon, dans un genre de lit de camp.

[28:41]

Et là, on peut se rendre compte que

[28:43]

c'est très similaire aussi à ce qu'on

[28:46]

a vu dans le même film

[28:48]

de série B.

[28:49]

Donc là, tranquillement, on commence à se douter

[28:51]

que c'est peut-être pas si vrai, toutes ces

[28:53]

histoires-là. Puis même une scène,

[28:55]

à un moment donné, qui est assez morbide

[28:57]

dans The Grifter,

[28:59]

quand on la regarde comme ça,

[29:02]

à partir d'une comparaison

[29:04]

avec Little Autic,

[29:05]

on se rend compte que c'est carrément une

[29:07]

poupée dans un lit et que

[29:09]

qu'il s'est rien passé. Donc,

[29:11]

face à toute cette exposition

[29:14]

et ces comparaisons-là,

[29:16]

l'auteur de la publication

[29:17]

originale s'est confessé sur

[29:19]

4chan en disant bien, c'est quelque chose

[29:21]

que j'ai inventé, c'est un message

[29:23]

qu'il a fait. Donc, il a créé plein

[29:25]

d'autres contes pour évidemment

[29:27]

commenter sa propre publication

[29:29]

puis faire un peu de hype autour

[29:31]

de ça. Donc,

[29:33]

c'est un canular, guys.

[29:35]

Parce que moi, je pensais que c'était l'enfant

[29:37]

de l'homme à la fausse septique.

[29:39]

Ah oui, c'est...

[29:40]

Je trouvais qu'il était dans les mêmes...

[29:41]

Je pensais que les deux histoires étaient liées.

[29:43]

Oui, je trouvais qu'ils étaient dans les mêmes tones,

[29:45]

dans les mêmes teintes.

[29:47]

Et non, heureusement,

[29:49]

en fait, c'est un creepy pasta.

[29:52]

Donc, c'est un peu une légende urbaine

[29:54]

d'Internet qui fait partie

[29:56]

de la littérature d'Internet,

[29:57]

donc qui se consomme en disant justement

[29:59]

la publication 4chan puis

[30:01]

en fouillant un petit peu comme ça.

[30:03]

Oui, puis on avait checké la note,

[30:05]

la cote IMDB du film est super bien cotée.

[30:08]

C'est dans les bons films, supposément.

[30:10]

De l'état lotique.

[30:11]

Oui, oui, de l'état lotique.

[30:13]

Oui, il n'y a pas le film

[30:15]

de l'homme dans la fausse septique.

[30:17]

Bientôt, prêtez-vous.

[30:19]

Donc, Seb, c'est à ton tour

[30:20]

maintenant pour ton histoire à toi.

[30:23]

Comment elle s'intitule celle-là?

[30:25]

Elle s'intitule L'homme devant l'épicerie.

[30:37]

Je te laisse aller.

[30:41]

Gioacchino Gammino,

[30:42]

chef de la mafia,

[30:43]

pardon, mon Italien,

[30:45]

chef de la mafia sicilienne

[30:47]

qui était affilié lui au groupe Stida.

[30:50]

Il est en fuite depuis 20 ans.

[30:53]

En fait, il a été capturé

[30:54]

en Espagne grâce à

[30:56]

Google Street View.

[30:57]

Ça c'est intéressant.

[31:00]

Vous allez voir, il a été condamné

[31:01]

pour la première fois notre cher Gammino

[31:03]

en mars 98, après

[31:06]

son arrestation à Barcelone,

[31:07]

il a été transféré en Italie.

[31:09]

En fait, là, il a été jugé et condamné

[31:11]

pour meurtre entre autres et

[31:13]

activité mafieuse

[31:15]

au sein de la mafia sicilienne

[31:17]

la Stida, comme que je vous avais dit.

[31:19]

Mais enfin, en 2002, notre cher

[31:21]

Gammino est assez wise.

[31:23]

Il avait un tournage à

[31:25]

la prison du film, donc je ne sais pas

[31:27]

quel type de film qu'il avait.

[31:28]

C'était quand même une prison de haute sécurité

[31:32]

à Rebibia,

[31:33]

à Rome. Il y a beaucoup de mots

[31:35]

Italien.

[31:35]

Et il a réussi

[31:37]

à s'évader, en fait, de manière

[31:39]

spectaculaire. Et écoutez ça, il a profité

[31:41]

du chaos, en fait, pendant le tournage.

[31:43]

Il s'est mélangé avec les figurants

[31:45]

à la fin, puis il est sorti.

[31:48]

Il a tout simplement

[31:51]

marché

[31:51]

par l'entrée principale. Ça, ça me

[31:53]

fascine toujours comment il doit...

[31:54]

Je ne sais pas s'il est allé chercher des petits sandwichs.

[31:57]

C'est le traiteur des figurants.

[32:00]

Je ne sais pas s'il a eu

[32:01]

cette audace-là.

[32:02]

Et il a pris la poudre d'Escampède

[32:05]

jusqu'à

[32:06]

Galapagare, en fait, près de Madrid.

[32:08]

Et il a pris le nouveau nom de Manuel.

[32:11]

Et il a ouvert un restaurant

[32:12]

qui s'appelle La Cochina.

[32:15]

La Cochina de Manu,

[32:17]

en fait, et ainsi qu'une épicerie.

[32:20]

Si tu veux mettre une prochaine photo,

[32:22]

ça, c'était sa photo de jeune mafioso

[32:24]

en 2002.

[32:26]

Lorsqu'il avait été

[32:29]

emprisonné.

[32:29]

Et on peut continuer.

[32:31]

En juillet 2018,

[32:35]

par hasard,

[32:35]

il y a une belle image de Google Street View

[32:38]

qui le montre devant

[32:39]

sa fruiterie.

[32:43]

Pour ceux qui ne savent pas,

[32:44]

Google Street View parcourt

[32:45]

les rues de la planète avec une voiture

[32:47]

et prend en photo à peu près

[32:50]

tout ce qui se passe.

[32:51]

Il y a plein d'histoires avec Google Street View,

[32:53]

des gens qui font semblant de faire le mort.

[32:55]

Il y a des gens qui ont été retrouvés

[32:57]

morts plus tard,

[32:59]

des fois 50 ans plus tard et tout ça.

[33:02]

Mais ce monsieur-là

[33:04]

était devant,

[33:05]

à ce moment-là, devant sa fruiterie.

[33:08]

On s'entend à une photo,

[33:09]

c'est une seconde dans la vie de quelqu'un.

[33:11]

Et à cause de ça, il a été reconnu

[33:14]

par des enquêteurs,

[33:15]

parce qu'ils ne nous ont jamais dit

[33:17]

comment les enquêteurs sont tombés sur Google Street View.

[33:19]

Parce que comme ils disaient, on passe pas nos journées

[33:23]

à scanner

[33:24]

tout ça.

[33:25]

Mais ce qu'on a su, en fait,

[33:27]

c'est que sur la page Facebook

[33:29]

de ces entreprises,

[33:31]

il y a plein de photos de lui.

[33:33]

Monsieur Gamino,

[33:35]

il se gêne pas.

[33:37]

Il avait cette belle photo à côté de son

[33:39]

four à pizza.

[33:41]

Et peut-être que sur la photo,

[33:42]

on ne le remarque pas, mais il y a une cicatrice

[33:44]

assez évidente sur le menton,

[33:47]

en fait. Et les policiers

[33:49]

savaient que c'était un élément

[33:51]

visible qui pourrait l'aider

[33:53]

à repérer.

[33:55]

Et comme je vous le disais,

[33:56]

ils n'ont pas indiqué comment ils sont arrivés

[33:58]

sur Google Street View, mais en le voyant,

[34:01]

ils ont bien repéré

[34:02]

la cicatrice sur lui.

[34:05]

Et ils se sont...

[34:07]

Et à partir de cette photo-là,

[34:09]

de sa fruiterie,

[34:11]

ils ont enquêté, ils ont fait le tour.

[34:13]

Donc la police italienne s'est associée

[34:15]

à la police espagnole

[34:16]

pour finalement

[34:18]

le capturer.

[34:20]

Puis lui-même, il était

[34:22]

extrêmement surpris.

[34:24]

Il trouvait ça très rigolo, en fait,

[34:25]

parce que lui-même, il n'avait pas parlé à sa

[34:27]

vraie famille depuis au plus de dix ans.

[34:29]

Donc il ne comprenait pas, en fait, comment

[34:31]

ils ont pu le retrouver.

[34:33]

Ça le fait sourire que c'est grâce

[34:36]

à Google Street View.

[34:37]

Actuellement, il n'est même pas encore...

[34:39]

Il n'a même pas encore été, je pourrais dire,

[34:42]

exporté de retour en Italie.

[34:44]

Il est toujours en attente,

[34:45]

mais il va être détenu encore une fois.

[34:47]

Il va finir sa vie en prison.

[34:49]

En Italie, il a été

[34:51]

réattrapé.

[34:53]

Comment dire? Un autre preuve que

[34:56]

la... La technologie a été utile

[34:58]

aux policiers, mais d'une façon,

[34:59]

j'ai l'impression que c'est une forme de hasard.

[35:02]

En fait, c'est le hasard qui les a aidés

[35:03]

dans tout ça. Et à l'époque, est-ce que les images

[35:05]

des humains étaient floutées aussi?

[35:07]

Pour qu'ils la remarquent à ce point-là?

[35:09]

Oui, c'est une bonne question.

[35:10]

C'est une bonne question parce que c'est vrai qu'ils floutent les faces.

[35:14]

Oui?

[35:15]

Je n'ai pas la réponse.

[35:17]

Peut-être qu'ils ont une version...

[35:19]

Peut-être qu'ils ont reconnu son corps

[35:21]

ou sa silhouette. Oui, oui.

[35:22]

Je le sais qu'à la base, c'est qu'ils ont...

[35:24]

Sur la page Facebook, et même là, on ne sait pas le chemin,

[35:26]

mais sur la page Facebook où il y avait des photos,

[35:29]

ils ont su l'adresse.

[35:30]

J'ai l'impression qu'avec l'adresse de la fruiterie,

[35:33]

ils ont cherché tout ce qu'ils pouvaient,

[35:34]

ils sont allés dans Street View et ils sont tombés dessus.

[35:36]

Ah oui, ils ont fait coordonner plein de points

[35:39]

parce que notre ami

[35:41]

était sans doute pas un auditeur de distorsion,

[35:44]

parce qu'il a fait plein, plein

[35:45]

d'erreurs comme ça,

[35:47]

comme publier sur les réseaux sociaux.

[35:50]

Exact, mais il pourrait apprendre le français,

[35:51]

il va avoir le temps d'être ici.

[35:53]

Oui, et même,

[35:55]

son restaurant et sa fruiterie portaient

[35:57]

son nom aussi. Oui, exactement.

[35:59]

La Cuchina de Manu, oui,

[36:00]

son vrai faux nom.

[36:03]

Tu vois qu'il y avait...

[36:05]

Pour lui, comment dire,

[36:07]

il s'était échappé et il n'y avait plus

[36:09]

de retour, dans le sens que...

[36:10]

Je pense qu'il se croyait invincible et opaque

[36:13]

aux autorités, j'ai l'impression,

[36:15]

une fois qu'il était parti, parce que ça faisait quand même 20 ans.

[36:17]

Tu sais, à 20 ans, je pense que

[36:18]

t'oublies quasiment que t'es en prison.

[36:20]

Oui, il commençait à prendre plus de risques.

[36:23]

Oui, oui, exact.

[36:24]

T'allais un petit peu trop loin.

[36:25]

Oui, il fallait pas qu'il aille devant sa fruiterie.

[36:29]

Donc, l'homme devant l'épicerie,

[36:31]

belle trouvaille du web, Seb.

[36:34]

Déjà à mon tour

[36:34]

de poursuivre, en fait,

[36:36]

je change de style tranquillement

[36:39]

et mon histoire, en fait,

[36:40]

c'est le cas troublant

[36:42]

de David Kalak.

[36:44]

Je sais pas si c'est quelque chose

[36:46]

qui vous dit quelque chose à vous,

[36:49]

cette histoire troublante.

[37:00]

On revient sur

[37:01]

4chan. C'est pas pour rien qu'on

[37:03]

en a parlé tout à l'heure. On a de la suite

[37:05]

dans les idées. Et là, cette fois-ci,

[37:07]

on est en 2014, donc le

[37:09]

4 novembre. Encore une fois,

[37:11]

c'est un utilisateur anonyme sur

[37:13]

4chan, qui publie cette fois-ci dans une autre

[37:15]

section, qui est la section B,

[37:17]

en fait, qui est dédiée aux sujets

[37:19]

divers. Donc, c'est le Random

[37:21]

Board, en fait. On peut publier

[37:22]

à peu près n'importe quoi là-dessus. C'est un endroit

[37:25]

où on peut se perdre,

[37:26]

puis qui peut devenir assez rapidement terrorisant

[37:29]

même. Plein de

[37:31]

malaise dans cette section-là.

[37:32]

Et là, cette personne-là, en fait,

[37:34]

a soumis plusieurs photos

[37:36]

de ce qui semble être

[37:39]

le cadavre d'une personne

[37:41]

avec même un aveu comme quoi

[37:43]

il aurait étranglé à mort

[37:46]

sa conjointe,

[37:48]

puis qu'il tenterait même

[37:49]

de provoquer la police pour

[37:51]

qu'elle, en fait,

[37:53]

pour que la police le tue lui-même, en fait,

[37:55]

à son domicile. Puis,

[37:57]

accompagné des photos, on peut lire,

[37:59]

en fait, sur la publication que

[38:01]

je vous montre ici. Ben là, les photos,

[38:03]

on s'en passe.

[38:05]

Mais ce qu'il a publié, en fait,

[38:07]

c'est... Je me suis rendu

[38:09]

compte que c'est beaucoup plus difficile

[38:11]

d'étrangler quelqu'un en vrai

[38:12]

que ce qu'il montre dans les films.

[38:16]

Donc...

[38:17]

Déjà là, puis là, on voit

[38:19]

les gens vont commenter

[38:20]

oui, ben c'est parce que les gens font du acting

[38:23]

dans les films. Donc,

[38:26]

les gens sont un petit peu...

[38:27]

Ils ne mentent pas pour vrai. Ils sont un petit peu cyniques

[38:29]

dans sa

[38:31]

parrainier avec sa publication, mais c'est normal

[38:33]

aussi. Les gens en ont vu d'autres, puis quelqu'un

[38:34]

qui débarque comme ça sur 4chan, qui dit que

[38:37]

il a tué quelqu'un. Ben, ça peut arriver quand même

[38:39]

souvent, puis la plupart du temps, c'est des

[38:41]

fausses alertes. Donc, évidemment,

[38:43]

les internautes sont très, très

[38:45]

cyniques autour de ça.

[38:47]

Mais les gens commentent. La publication

[38:49]

a un petit peu de viralité quand même

[38:51]

parce que ça demeure quelque chose d'assez

[38:53]

perturbant pour le moins

[38:55]

que je puisse dire.

[38:57]

Mais un peu plus tard,

[38:59]

la personne originale qui a publié,

[39:01]

la même personne, répond à un commentaire,

[39:03]

puis elle dit surveiller

[39:05]

les nouvelles télévisées

[39:07]

de Part Archer dans l'État

[39:09]

de Washington. Il dit

[39:11]

son fils va revenir de l'école et va

[39:13]

découvrir son corps et il va

[39:15]

appeler la police après. Puis il dit

[39:17]

je voulais publier des photos ici

[39:19]

avant que le corps soit découvert,

[39:21]

un peu comme s'il voulait prouver que c'était lui

[39:22]

qui l'avait fait. Il dit j'ai acheté un

[39:25]

pistolet à billes qui a l'air

[39:27]

assez réaliste. Quand ils viendront,

[39:29]

je le sortirai

[39:30]

et ce sera un suicide causé par

[39:33]

les tirs des policiers en fait.

[39:35]

Il dit je comprends que vous ayez des doutes,

[39:37]

mais vérifiez juste les nouvelles

[39:39]

ce soir. Et là il dit je dois

[39:41]

maintenant m'occuper de perdre mon téléphone.

[39:44]

Donc malgré tout, il laisse

[39:45]

plusieurs traces numériques comme ça, notre

[39:47]

ami qui publie. Lui non plus,

[39:49]

pas un auditeur de distorsion,

[39:51]

définitivement pas.

[39:53]

Et là, les membres de 4chan ne sont pas

[39:55]

à leur première histoire troublante, donc

[39:57]

ils prennent la chose un petit peu à la légère,

[39:59]

ils s'emportent pas trop, mais bon, il y en a qui

[40:01]

sont quand même un peu craintifs

[40:03]

de ce qui se passe parce que

[40:05]

ben en fait,

[40:08]

on est tous au courant

[40:08]

qu'il y a plusieurs féminicides, c'est un fléau

[40:11]

courant, mais en même temps,

[40:13]

il y en a beaucoup qui essaient de gagner la popularité

[40:16]

en créant un peu

[40:17]

de la fascination autour de crimes

[40:19]

qu'ils auraient commis, donc

[40:21]

très difficile à savoir.

[40:23]

Mais malgré tout, en fait,

[40:25]

ce qui arrive dans la vraie vie, en fait,

[40:26]

cette journée-là, il y a des policiers

[40:29]

qui sont appelés pour intervenir dans un

[40:31]

appartement de Part

[40:33]

Archer, justement, suite

[40:35]

à un appel au 911.

[40:37]

Et sur place, ils découvrent

[40:39]

le corps d'une certaine Amber

[40:41]

Lynn Copland, âgée de

[40:43]

30 ans à l'époque. Et

[40:45]

le corps a été découvert

[40:46]

par son fils, Ado,

[40:49]

qui est rentré de l'école et qui a

[40:51]

appelé son père sur le coup, parce

[40:53]

qu'il était terrorisé, et c'est son père

[40:54]

par la suite qui a appelé le 911

[40:57]

vers 14h50.

[40:59]

Donc, ça nous rappelle un petit peu

[41:01]

la publication sur 4chan.

[41:04]

Et là, bien,

[41:05]

le permis de conduire de Amber

[41:07]

Copland a été retrouvé aussi

[41:09]

juste à côté de sa tête,

[41:11]

avec le mot « dead » écrit sur

[41:13]

le permis de conduire.

[41:16]

Et ça, c'est ce qu'on retrouvait

[41:17]

dans la fideavid de cause probable remplie

[41:19]

par les policiers.

[41:20]

Puis il y a aussi, en fait, une petite déclaration

[41:23]

qui a été écrite.

[41:25]

« Elle m'a tué en premier »,

[41:27]

qui a été écrit sur le mur de la chambre.

[41:29]

Puis « bad news » aussi

[41:31]

qui a été écrit sur les stars

[41:33]

de la fenêtre de la maison.

[41:34]

Donc, un petit côté, un petit côté

[41:36]

Charles Manson ici, un petit côté

[41:38]

très crime, passionnel,

[41:41]

très perturbant pour les

[41:43]

enquêteurs qui débarquent sur place

[41:44]

et qui tentent de faire

[41:47]

un peu de... de comprendre

[41:49]

un peu ce qui s'est passé.

[41:51]

Amber Copland a conduisé

[41:52]

une Ford Focus 2001.

[41:55]

Sa voiture n'était pas disponible,

[41:57]

elle n'était pas là, elle n'était pas

[41:58]

dans la cour, les clés non plus.

[42:02]

Et en fait,

[42:04]

même

[42:04]

son conjoint, en fait, qui est

[42:06]

David Kallack,

[42:08]

non plus, ses choses sont pas là,

[42:10]

ses effets personnels,

[42:13]

tous ses trucs électroniques, laptops,

[42:15]

téléphones intelligents, tout ça

[42:16]

est absent, y compris

[42:18]

son ordinateur portable.

[42:19]

Donc, toutes ces... toutes ces pièces

[42:22]

en fait d'importance,

[42:24]

on pourrait trouver des renseignements,

[42:25]

ont disparu.

[42:28]

Par contre, ils ont réussi les

[42:29]

enquêteurs à retracer son téléphone

[42:31]

portable parce que lui, l'air de rien,

[42:33]

il envoyait des SMS à gauche et à droite.

[42:36]

Et bon, les policiers

[42:38]

se doutaient quand même que le conjoint

[42:39]

avait un petit quelque chose à voir dans cette histoire-là.

[42:42]

Et

[42:43]

le premier SMS qu'il envoyait à un ami

[42:46]

disait « Tout est foutu

[42:47]

maintenant et vous allez me voir

[42:49]

au Nouvelle-Télévisée ». Et le second

[42:51]

texto, il disait « Il n'y aura plus

[42:53]

de moi, jamais,

[42:55]

c'est tout ». Donc,

[42:58]

très... très

[42:59]

révélateur un petit peu.

[43:01]

Par contre, le gars, David Kallack,

[43:04]

est toujours introuvable. On sait

[43:05]

que si c'est lui qui a publié

[43:07]

sur Reddit, son but était de provoquer

[43:09]

les policiers pour éventuellement provoquer

[43:11]

sa mort. Mais environ 19 heures

[43:13]

plus tard, en fait, à 1 heure 15

[43:15]

du matin, le mercredi, la voiture,

[43:17]

la Ford Focus de Amber Copeland,

[43:19]

a été repérée à Portland.

[43:22]

Et là,

[43:24]

les policiers ont déclaré

[43:25]

qu'ils pensaient que le conducteur était Kallack

[43:28]

et apparemment qu'il aurait été

[43:29]

arrêté lors d'un contrôle routier.

[43:33]

Puis,

[43:33]

apparemment qu'il se serait à ce moment-là

[43:35]

élancé dans la Focus pour

[43:37]

partir en cavale.

[43:39]

Ils l'ont poursuivi à travers un viaduc

[43:42]

puis sur une grande route avant

[43:43]

d'abandonner la poursuite,

[43:45]

lorsque le conducteur a commencé à se rabattre

[43:47]

sur la voie opposée. Donc, on se disait,

[43:49]

est-ce qu'il veut provoquer un accident ou quelque chose?

[43:51]

Puis, peu de temps après,

[43:53]

il s'est rendu au policier.

[43:56]

Et là, en fait,

[43:57]

ce que les policiers se sont rendus compte,

[43:59]

c'est qu'en faisant correspondre les preuves numériques

[44:01]

de son téléphone,

[44:03]

mais aussi avec les images

[44:05]

circulants sur 4chan,

[44:08]

ils se sont rendus compte

[44:09]

que dans les détails qu'on voyait

[44:11]

sur la photo, ben, ça correspondait

[44:13]

au vêtement de la victime, ça correspondait

[44:15]

à la pièce aussi, à la maison

[44:17]

où ils ont trouvé le

[44:19]

corps et tout ça. Donc, ils ont fait

[44:21]

le lien et c'est effectivement

[44:24]

David Kallak,

[44:25]

qui avait publié à ce moment-là

[44:27]

sur 4chan. Donc, c'est une

[44:30]

histoire qui est bel et bien vraie,

[44:31]

en fait. Et

[44:33]

il a écopé, en fait,

[44:36]

de 82

[44:37]

ans de prison, en fait, cet homme-là.

[44:40]

Donc, tout porte à croire

[44:41]

qu'il va penser le reste de sa vie

[44:44]

en prison.

[44:46]

Et ben,

[44:47]

en fait, malheureusement, c'est pas ça

[44:49]

qui va ramener

[44:52]

son ex-conjointe,

[44:53]

puis en plus,

[44:55]

tous les traumatismes aussi de son

[44:57]

fils lié à ça.

[44:59]

On dirait qu'il y avait vraiment une intention

[45:01]

non seulement de

[45:03]

faire du mal à la famille

[45:05]

de son ex, mais en plus de traumatiser

[45:07]

son fils. Donc, il y avait vraiment quelque chose

[45:09]

de malsain au travers de ça.

[45:11]

En plus de vouloir, j'imagine, gagner

[45:13]

la popularité en publiant

[45:15]

sur 4chan. Oui, c'est ça qui me dépense,

[45:17]

ce genre d'aveux-là numériques.

[45:19]

J'ai toujours de la misère à saisir

[45:21]

comment ces gens-là. Puis pourquoi

[45:23]

ces gens-là font ça?

[45:24]

C'est une forme d'aveux, en fait, mais en même temps,

[45:28]

c'est des aveux que tu veux

[45:29]

comme exposer ta douleur. Parce que ces gens-là

[45:31]

souffrent. Si on part de là,

[45:32]

quand tu fais ça, tu souffres. Non, mais

[45:34]

oui, ça me dépense.

[45:36]

Je n'arrive pas à saisir ça.

[45:39]

Ça n'existait pas avant.

[45:40]

Tu ne pouvais pas publier en pleine

[45:42]

première page du journal

[45:44]

ton propre meurtre.

[45:46]

C'est clair. On l'a vu quand même quelquefois.

[45:48]

On dirait qu'il y en a qui se servent

[45:50]

de ça pour un peu

[45:52]

à Luca Rocco Magnotta.

[45:53]

Ça me fait un petit peu penser à ça, des cas

[45:56]

comme ça. Ou même le cas de Bianca Devins,

[45:58]

où son conjoint

[46:01]

avait publié sur Discord

[46:02]

à ce moment-là, au moment du

[46:05]

meurtre. Il y a carrément une

[46:06]

recherche de notoriété, je pense,

[46:09]

qu'il va chercher auprès de je ne sais pas

[46:10]

quelle communauté. C'est une forme

[46:12]

d'attention, peu importe.

[46:15]

Exact. Je voulais

[46:16]

montrer un parallèle entre une histoire

[46:19]

troublante de 4chan, qui est complètement

[46:21]

fausse, mais nous ramener

[46:22]

un petit peu dans la réalité avec le même

[46:24]

type de publication, mais qui

[46:28]

est

[46:28]

vrai, qui a des impacts

[46:30]

dans la vraie vie. Juste pour montrer d'une certaine

[46:32]

façon qu'on ne peut pas toujours croire

[46:35]

ce qu'on lit sur des publications

[46:36]

comme ça, mais parfois, malheureusement,

[46:39]

la réalité est pire que

[46:40]

la fiction.

[46:43]

C'était ma deuxième histoire,

[46:45]

Seb. Je te passe

[46:46]

le micro pour ta

[46:48]

dernière histoire de la soirée,

[46:50]

mais non la moindre. Oui, c'est ma préférée.

[46:52]

J'avais tellement hâte de vous en parler

[46:54]

de cette histoire-là. On change un petit peu

[46:56]

de mood. Oui, vous allez voir.

[46:58]

Et ça s'appelle, mon histoire s'appelle

[47:00]

le pesto virale.

[47:15]

Né le 5 juillet 1998

[47:18]

à Tucson, en Arizona,

[47:20]

Susie Vidal,

[47:21]

qui est une star des réseaux sociaux,

[47:23]

particulièrement sur TikTok,

[47:25]

accumule maintenant plus de 3 millions

[47:27]

d'abonnés. Elle,

[47:28]

c'est pas une chef de métier,

[47:31]

mais elle aime beaucoup faire

[47:33]

beaucoup de vidéos,

[47:35]

de trucs culinaires au quotidien,

[47:37]

des petits trucs comme ça.

[47:38]

Elle a des séries bien connues

[47:41]

qu'elle a développées, qui s'appellent

[47:42]

OnlyPans.

[47:44]

Au lieu d'OnlyFans,

[47:48]

elle a

[47:48]

une approche plus légère. Justement,

[47:50]

elle utilise beaucoup I Hope You're

[47:52]

Hungry.

[47:54]

Pas Hungry,

[47:56]

Orngry, pardon.

[47:58]

Je vous laisse figurer.

[48:01]

Et Susie Vidal,

[48:03]

très sympathique,

[48:04]

belle notoriété.

[48:05]

Et elle a même un podcast

[48:07]

comme bonne influenceuse

[48:09]

qui s'appelle Before The Hangover,

[48:12]

avec une de ses

[48:13]

amis.

[48:15]

Le 1er septembre 2023,

[48:17]

elle fait une petite vidéo

[48:19]

à propos de pesto

[48:21]

maison. Et elle, elle nous dit,

[48:23]

je vais vous la montrer. En fait,

[48:25]

je vais vous la montrer. Elle est en anglais,

[48:27]

portez attention. On en reparle tout de suite après.

[48:30]

Juste m'assurer que Monsieur Le

[48:31]

Sandman, le son parfait,

[48:32]

on aime sa thumbs up.

[48:36]

Ok, on écoute ça.

[48:53]

Je vous laisse les petits woollahs.

[48:58]

Si vous voulez la recette, vous l'écoutez.

[49:06]

On parle de ça.

[49:08]

En gros, ce qu'elle dit, c'est qu'elle n'aime pas

[49:09]

le pesto du magasin.

[49:11]

Elle aime le faire elle-même parce qu'il n'y a pas assez

[49:14]

d'ail. Il n'y a pas assez d'ail entre autres.

[49:15]

Elle n'a jamais trouvé ça bon. Je vous rappelle

[49:17]

au début, elle a dit, call me crazy

[49:19]

if you want. Donc traitez-moi de folle

[49:21]

si vous voulez. Là, on parle de ça.

[49:23]

Et ça, sur les réseaux sociaux,

[49:25]

sur Twitter et tout ça, on appelle ça

[49:27]

le prompt. On se réapproprie une phrase

[49:29]

ou un commentaire que quelqu'un a fait.

[49:31]

Et par la suite, on répond à cette

[49:33]

personne-là par autre chose.

[49:36]

Et là, ça l'a vraiment viré

[49:37]

en couilles. C'est

[49:39]

à pas de bon sens comment les gens ont

[49:42]

utilisé

[49:44]

cette phrase-là

[49:46]

pour parler de

[49:47]

toutes sortes d'histoires, des histoires

[49:49]

creepy, des histoires de dating

[49:51]

qui tournent mal, des histoires de paranormales.

[49:54]

Vraiment toutes sortes d'histoires.

[49:55]

Et les hashtags, si vous voulez les suivre,

[49:57]

parce qu'en sortant de là, vous allez voir, il y a plein de compilations

[49:59]

de gens qui sont contents sur YouTube que TikTok.

[50:00]

Moi, j'ai passé beaucoup trop de temps

[50:03]

à regarder toutes ces témoignages-là.

[50:05]

C'est Suzy.

[50:06]

Puis Suzy, là, c'est S-U-S-I.

[50:08]

Suzy Stitch, en fait. C'est comme recoudre

[50:11]

et ou Suzy Pesto.

[50:13]

Puis vous allez voir, vous allez vraiment avoir

[50:14]

du fun pendant un certain temps,

[50:16]

juste pour vous dire.

[50:18]

Il y a certaines vidéos

[50:20]

de Pesto Stitch

[50:21]

qui ont atteint des centaines de millions de vues.

[50:24]

Donc juste pour vous dire.

[50:26]

C'est une vraie histoire.

[50:28]

C'est un vrai cas de rabbit hole.

[50:31]

Seb, juste pour vous dire,

[50:33]

Seb avait cette histoire-là de Pesto

[50:35]

pour aujourd'hui,

[50:36]

où on parle de petites histoires.

[50:38]

C'est une des histoires qui a rushé le plus, je pense.

[50:40]

Oui, c'est ça qui m'a demandé depuis le début.

[50:42]

Ça finit plus de finir, son histoire de Pesto.

[50:46]

J'en reviens pas.

[50:48]

Je voulais pas la lâcher, j'avais trop investi.

[50:50]

Après 157 épisodes,

[50:52]

on bloque sur le Pesto.

[50:54]

Exact, parce qu'en fait,

[50:56]

pour vous dire la petite histoire,

[50:57]

c'est que je lisais dans tous les témoignages

[50:59]

qu'il y avait quelqu'un qui racontait

[51:01]

justement, qui avait un cadavre

[51:03]

en décomposition de son voisin

[51:05]

qui était dans son appartement.

[51:06]

J'ai jamais trouvé la maudite vidéo,

[51:08]

mais je vous l'ai dit.

[51:10]

Je la cherchais vraiment beaucoup,

[51:11]

j'en ai écouté vraiment beaucoup,

[51:12]

mais je vous ai fait un petit montage

[51:15]

avec des cause-extraits

[51:18]

de quelques vidéos pour vous donner

[51:19]

une idée et un peu l'eau à la bouche.

[51:22]

Vous allez voir, il y a une petite finale

[51:23]

parce que ça l'a atteint même

[51:25]

les célébrités, ce phénomène-là

[51:28]

de Suzy Pesto.

[51:30]

On se lance?

[52:23]

C'est la fin de la vidéo.

[52:23]

Il y avait une femme

[52:25]

qui était à la porte

[52:27]

qui séparait la chambre et la chambre maudite.

[52:34]

Suzy, c'est incroyable.

[52:36]

Une fois, j'étais bartendue

[52:38]

et ce mec vient dans la bar

[52:39]

et il a l'air tout déchablé,

[52:41]

il est tout dégoûté par quelque chose

[52:42]

et il m'a dit pour moi, un repas très fort,

[52:45]

je lui dis, ok, je lui fais un repas,

[52:45]

je lui dis, qu'y a-t-il, qu'y a-t-il,

[52:47]

et il me dit,

[52:48]

this day is always so tough for me,

[52:51]

it's the day

[52:52]

that I lost the love of my life

[52:54]

30 years ago. I'm intrigued.

[52:56]

Call me crazy if you want,

[52:57]

but I've never liked store-bought pets.

[52:59]

Suzy, girl, that is absolutely crazy.

[53:01]

I don't think I could ever top that,

[53:02]

but it did remind me of this one time

[53:04]

when my husband and I were divorced

[53:05]

and I was dating this guy that I thought

[53:07]

was going to be the best thing that ever happened to me.

[53:10]

He was competing.

[53:11]

Call me crazy if you want,

[53:12]

but I've never liked store-bought pets.

[53:14]

Suzy, that is crazy,

[53:16]

but not as crazy

[53:18]

as the time I found out that my husband

[53:20]

was having an affair with my mother

[53:22]

while I was also dealing

[53:24]

with severe postpartum depression

[53:26]

after giving birth to twins

[53:28]

when I was only 29 weeks pregnant.

[53:31]

Recently, everybody thinks I'm crazy

[53:32]

because I don't like store-bought pesto. What do you think about that?

[53:34]

I think it's a good thing that you don't like store-bought.

[53:35]

Come on, you can make a great bloody pesto,

[53:38]

so no more store-bought.

[53:39]

This is the new pesto queen!

[53:41]

Yes, thank you!

[53:42]

So you're crazy because you don't like store-bought pesto.

[53:45]

We're both crazy together.

[53:47]

Craziness makes a great chef.

[53:50]

Craziness makes

[53:52]

the better chef.

[53:53]

Je trouve que c'est parfait comme franc.

[53:56]

Donc les gens ont vraiment

[53:57]

utilisé son début à fond.

[53:59]

Moi, c'est le coup avec l'ail

[54:01]

qui me fait bien rire.

[54:04]

Mais oui, c'est vraiment

[54:05]

un phénomène. C'est rigolo.

[54:07]

Mais je vous dis, les gens,

[54:09]

c'est ça qui m'étrique de ce phénomène-là.

[54:13]

Ça devient comme un vecteur

[54:15]

de communication pour jaser,

[54:17]

pour t'ouvrir sur les gens,

[54:18]

sur Internet. Donc voilà.

[54:22]

C'est mon histoire.

[54:22]

Les bulles sont belles quand même.

[54:24]

Elles fonctionnent bien.

[54:27]

C'est notre première utilisation

[54:29]

de la valème.

[54:30]

Ça fait six heures qu'elle est branchée dans la loge.

[54:32]

On voulait que vous ayez une belle expérience

[54:35]

d'immersive comme ça, de belles bulles.

[54:40]

Merci Seb, on va essayer de ne pas la briser.

[54:44]

Bon pesto.

[54:45]

Merci pour cette histoire de pesto. Ça me donne envie

[54:47]

d'en manger.

[54:48]

J'ai même plus le goût d'en acheter moi non plus.

[54:51]

Je vais suivre les conseils de Suzy.

[54:54]

Je vais faire mon pesto.

[54:56]

On est rendu, je pense,

[54:57]

à la dernière histoire de la soirée.

[54:59]

C'est moi qui ai l'honneur.

[55:03]

On l'appelle

[55:05]

This House As People In It.

[55:07]

Je ne sais pas si vous connaissez

[55:09]

cette histoire-là.

[55:14]

Ok.

[55:15]

Toi, tu as eu ton pesto.

[55:16]

Moi, j'ai eu cette drôle d'histoire-là

[55:19]

qui m'a nécessité

[55:21]

des heures et des heures de

[55:23]

digging sur le net.

[55:25]

Cette histoire-là s'appelle

[55:26]

This House As People In It.

[55:28]

Cette maison est habitée.

[55:32]

En fait,

[55:33]

c'est quoi ça? On va y arriver tranquillement.

[55:35]

Je vais vous prendre par la main.

[55:36]

On va y aller tranquillement, une étape à la fois.

[55:39]

C'est une vidéo, en fait,

[55:40]

qui a été diffusée pour la première fois

[55:42]

le 15 mars 2016

[55:44]

à 4 heures du matin

[55:46]

sur Adult Swim.

[55:48]

Adult Swim, c'est une télé

[55:50]

pour adultes nocturnes.

[55:52]

Je pense que ça n'existe plus malheureusement.

[55:53]

C'était aux États-Unis.

[55:55]

Il y avait souvent des cartoons pour adultes

[55:57]

qui étaient diffusés sur cette chaîne-là.

[56:00]

Des trucs un petit peu plus edgy.

[56:02]

Parfois même des parodies

[56:04]

d'infopub, en fait,

[56:06]

que souvent on voit à cette heure-là.

[56:09]

Et à 4 heures du matin

[56:10]

sur Adult Swim et aussi sur

[56:12]

YouTube, parce qu'ils ont fait les deux à ce moment-là,

[56:15]

ils ont diffusé

[56:16]

cette vidéo-là

[56:18]

qui dure 11 minutes, en fait.

[56:20]

Elle est réalisée par un certain Alan Reznick.

[56:23]

Et puis,

[56:25]

dans cette vidéo-là,

[56:27]

vous allez voir,

[56:28]

on suit une famille apparemment normale

[56:30]

dans une banlieue un peu mondaine,

[56:33]

mais tout n'est pas comme il n'y paraît.

[56:35]

En fait, vous allez voir,

[56:36]

je vais vous montrer les extraits de la vidéo,

[56:38]

il y a une entreprise qui s'appelle

[56:40]

AB Surveillance Solutions

[56:42]

qui a équipé l'intérieur

[56:44]

et l'extérieur de la maison

[56:46]

avec des dizaines de caméras de sécurité.

[56:49]

Et là, on suit une famille

[56:50]

composée d'un père, une mère,

[56:53]

une fille ado,

[56:54]

un jeune garçon. Il y a aussi un bébé

[56:56]

dans l'histoire. Et on dirait qu'une grand-mère

[56:58]

aussi qui habite dans la maison.

[57:01]

Et là, on suit cette famille

[57:02]

avec des caméras de surveillance

[57:04]

dans la maison. Je vais vous montrer

[57:07]

un extrait, en fait,

[57:08]

puis je vais essayer de la commenter

[57:10]

du mieux que je peux.

[57:12]

Vous allez comprendre un peu dans quoi

[57:14]

on s'embarque, mais ça, c'est

[57:16]

juste le type de l'iceberg.

[57:24]

Je vais me retourner un peu pour commenter.

[57:31]

Donc, on se croit vraiment

[57:32]

dans le début d'une cassette

[57:34]

d'enregistrement-là.

[57:36]

Et là, vous voyez,

[57:40]

on a plein

[57:41]

de caméras comme ça, en fait.

[57:42]

Puis là, tranquillement,

[57:44]

on va se diriger vers une

[57:46]

ou l'autre des caméras.

[57:48]

On a les parents qui discutent

[57:50]

dans la cuisine

[57:56]

avec leur bébé.

[57:58]

Et là, ils parlent de leurs futures vacances,

[58:00]

en fait. Ils nous disent qu'ils vont

[58:01]

abandonner leur plan de la Floride pour aller

[58:04]

en Afrique du Sud, en fait, finalement.

[58:15]

Et là, on dirait qu'ils préparent

[58:17]

une fête. Puis là, il y a quelqu'un

[58:18]

au sol. Vous vous remarquez?

[58:20]

Il y a quelqu'un, c'est la fille à dos

[58:22]

qui est couchée sur le plancher.

[58:23]

Une petite sieste.

[58:25]

Ouais, exact.

[58:26]

Mais on n'en fait pas, Éta.

[58:28]

Il y a quelqu'un dans le sous-sol

[58:29]

qui répare quelque chose avec une grosse clé

[58:31]

comme ça.

[58:34]

Et là, il y a Jackson

[58:35]

qui est bien habillé. Là, c'est le petit enfant.

[58:38]

Et lui, en fait,

[58:40]

pour vous mettre dans le contexte,

[58:41]

il attend des gens, en fait, pour sa fête

[58:43]

à lui, pour sa fête des 10 ans.

[58:45]

Mais vous voyez qu'il a l'air d'être le seul

[58:48]

à attendre que sa fête arrive,

[58:49]

en fait.

[58:54]

Il y a toujours

[58:59]

la jeune fille

[59:00]

allongée au sol.

[59:08]

Qui est tranquille.

[59:11]

Exact.

[59:12]

Je vais essayer de naviguer un peu.

[59:14]

J'aime les plans de caméras.

[59:15]

Je ne sais pas si vous avez vu tantôt,

[59:16]

on voyait les jambes de la grand-mère

[59:18]

juste en bas, à droite.

[59:23]

Et là,

[59:23]

on voit son dos, j'avais oublié

[59:24]

qu'on la voyait dedans. Ouais, la grand-mère

[59:26]

regarde une émission de télé sur la poterie.

[59:30]

Puis l'homme à la télé,

[59:31]

en fait, tout en faisant de la poterie,

[59:32]

il parle constamment d'une certaine maladie

[59:34]

qui s'appelle la maladie de Lynx.

[59:36]

Donc, gardez ça en tête.

[59:41]

Et là, il y a une biche

[59:42]

qui passe dans la cour.

[59:43]

Il y a un chevreuil dans la cour.

[59:47]

Il y a toujours des petits cadres,

[59:49]

en fait, là.

[59:55]

Je ne sais pas

[59:56]

qu'est-ce qui brasse dans leur plat.

[59:58]

Qu'est-ce qui brasse avec elle, aussi.

[01:00:00]

Et là, Jackson continue à préparer

[01:00:02]

des décorations pour sa fête pendant que sa grand-mère

[01:00:04]

regarde l'émission de poterie.

[01:00:05]

Elle a rangé.

[01:00:08]

Here we go, Madison.

[01:00:09]

You're under the countdown.

[01:00:11]

Est-ce qu'on se rend compte tranquillement?

[01:00:13]

Yes! Yes!

[01:00:16]

La fille, elle est collée

[01:00:17]

au sol.

[01:00:19]

Puis vous allez voir tranquillement,

[01:00:21]

elle s'enfonce

[01:00:22]

dans le sol.

[01:00:24]

Elle s'enfonce dans le sol.

[01:00:26]

Puis ça devient la priorité de la famille.

[01:00:28]

C'est-à-dire qu'il y a des gens qui arrivent

[01:00:30]

pour la fête du petit Jackson.

[01:00:32]

Mais il va falloir qu'ils se démerdent parce que

[01:00:34]

la priorité de la famille,

[01:00:35]

c'est la fille qui est couchée,

[01:00:37]

qui est en train de s'enfoncer dans le sol.

[01:00:52]

Et là, ce qu'on dit à Jackson ici,

[01:00:54]

c'est qu'on a un problème avec ta sœur,

[01:00:57]

donc retiens les gens dehors.

[01:00:59]

Pour la fête, fallait pas rentrer.

[01:01:10]

Donc il y a des invités.

[01:01:12]

J'aime les plats de caméras.

[01:01:15]

Il y a beaucoup de caméras de surveillance.

[01:01:21]

La grand-mère est la seule

[01:01:22]

qui a du fun dans cette maison.

[01:01:24]

Il semble qu'elle n'est pas habillée comme tantôt.

[01:01:25]

Il est en train de jeter les cupcakes

[01:01:27]

ou je ne sais pas trop.

[01:01:29]

Dans le sous-sol, on ne sait pas ce qui se passe.

[01:01:35]

Elle continue

[01:01:36]

de s'enfoncer dans le plancher.

[01:01:37]

Il y a des effets spéciaux.

[01:01:39]

Et là, ils vont commencer

[01:01:41]

tranquillement à préparer

[01:01:43]

un petit matelas dans le sous-sol

[01:01:44]

parce qu'ils estiment qu'elle va tomber.

[01:01:48]

Ils sont prévoyants.

[01:01:50]

Et là, c'est la panique.

[01:01:54]

Le feu est pris.

[01:01:55]

Le feu prend parce que

[01:01:57]

ça crame dans la cuisine.

[01:01:59]

C'est peut-être la grand-mère qui brûle.

[01:02:01]

Et là, c'est le bordel dehors à la fête d'amis.

[01:02:15]

Elle est presque passée au travers.

[01:02:17]

Mais le détecteur de fumée sonne.

[01:02:19]

Jackson, 10 ans, est le seul à pouvoir gérer.

[01:02:22]

Mais il doit maintenir

[01:02:23]

les invités dehors.

[01:02:30]

Pendant ce temps-là, le bébé

[01:02:31]

quitte le terrain.

[01:02:33]

C'est vrai.

[01:02:35]

C'est hors de contrôle.

[01:02:57]

Bon, on va revenir un peu

[01:03:02]

sur tout ça.

[01:03:04]

Donc, qu'est-ce qui se passe

[01:03:05]

dans cette maison-là?

[01:03:06]

Et qu'est-ce que le réalisateur essaie de nous dire?

[01:03:09]

Qu'est-ce qui arrive dans tout ça?

[01:03:13]

Cette vidéo-là, en fait,

[01:03:15]

c'est juste la pointe de l'iceberg.

[01:03:17]

Là, je vous ai parlé un peu

[01:03:18]

de tout ce qui arrive.

[01:03:20]

Madison qui tombe dans le sous-sol.

[01:03:22]

L'homme qui fait des travaux au sous-sol.

[01:03:23]

On ne l'a pas vu parce que j'y ai passé vite.

[01:03:24]

Mais il y a aussi une étrange créature

[01:03:26]

dans le garage.

[01:03:28]

Il y a un personnage qui ressemble un peu à Sonic,

[01:03:30]

le personnage de jeu vidéo,

[01:03:31]

qui passe très rapidement dans l'écran.

[01:03:33]

Et il y a cette fameuse maladie de lynx,

[01:03:35]

en fait, qui n'existe pas pour vrai.

[01:03:37]

On l'a googlé.

[01:03:38]

Mais c'est quelque chose qui est inventé.

[01:03:41]

Et là, ça, c'est juste le début.

[01:03:43]

Parce que les internautes,

[01:03:44]

ils ont vu ça sur Adult Swim en 2016

[01:03:47]

et ont commencé à faire des recherches.

[01:03:49]

On sait que cette vidéo-là,

[01:03:50]

c'est une création d'un artistique.

[01:03:53]

Il y a un réalisateur et tout.

[01:03:55]

Donc, ils se sont rendus sur le site

[01:03:57]

de AB Solutions.

[01:03:58]

C'est qui cette compagnie-là

[01:03:59]

qui fait de la surveillance par caméra?

[01:04:02]

Et lorsqu'on arrive sur ce site-là,

[01:04:03]

il y a un site, c'est une compagnie qui existe.

[01:04:05]

On peut se logger,

[01:04:07]

en fait, s'inscrire avec

[01:04:10]

un numéro de compte et tout ça.

[01:04:12]

Et vous vous rappelez, au début de la vidéo,

[01:04:13]

on voyait le numéro,

[01:04:15]

en fait, de la famille,

[01:04:17]

le numéro du client, en fait.

[01:04:20]

Et les internautes ont réussi,

[01:04:21]

avec ce numéro-là,

[01:04:23]

d'entrer sur le site.

[01:04:25]

Et ils ont réussi à trouver

[01:04:27]

deux ans de contenu

[01:04:29]

près 2016 sur cette famille-là.

[01:04:31]

Incroyable.

[01:04:32]

Donc, des extraits de courriel,

[01:04:34]

des mémo vocaux,

[01:04:37]

quoi d'autre,

[01:04:38]

des lettres envoyées par la poste,

[01:04:39]

d'autres enregistrements.

[01:04:41]

Et là, c'est genre, OK, là,

[01:04:43]

cette vidéo-là de 11 minutes,

[01:04:45]

c'est juste justement...

[01:04:48]

Oui, parce que c'est une

[01:04:50]

fausse famille.

[01:04:51]

C'est du vrai faux contenu,

[01:04:54]

dans le fond.

[01:04:55]

Oui, c'est du vrai faux contenu,

[01:04:57]

mais là, il y a cette vidéo-là de 11 minutes,

[01:04:59]

mais quand on réussit à se loguer sur le site,

[01:05:02]

grâce à des indices qu'on voit

[01:05:03]

dans la vidéo, parce que chaque

[01:05:04]

mini-truc est important.

[01:05:06]

Ce qui est inscrit sur le frigo est super important.

[01:05:09]

Quand on commence à remarquer tous ces détails-là,

[01:05:11]

on commence à assembler des liens,

[01:05:13]

puis on se rend compte que c'est

[01:05:15]

une espèce de grosse méta-histoire.

[01:05:19]

En fait, on se rend compte que

[01:05:21]

la famille est peut-être sur le point

[01:05:22]

de déménager ailleurs,

[01:05:24]

et tout est fait un peu sur le fond

[01:05:26]

de cette maladie de Lynx,

[01:05:29]

qui apparemment serait

[01:05:31]

guérie grâce à la poterie,

[01:05:32]

grâce à celui qui fait de la poterie.

[01:05:35]

Exactement.

[01:05:36]

Cet homme-là, en fait,

[01:05:38]

les gens ont trouvé c'était qui,

[01:05:39]

et il y a même des vidéos de lui sur YouTube

[01:05:42]

qui fait de la poterie, mais on s'entend,

[01:05:43]

c'est le personnage du

[01:05:46]

This House Has People In It.

[01:05:47]

Donc, tout ça est ficelé ensemble,

[01:05:50]

mais les internautes ont

[01:05:52]

retracé toute l'histoire

[01:05:53]

qui s'est passée avant

[01:05:56]

cette vidéo-là.

[01:05:58]

Qu'est-ce qui les a amenés

[01:05:59]

à se rendre jusque-là?

[01:06:01]

Mais en gros, en fait,

[01:06:03]

ce qu'on se rend compte, c'est qu'en trame de fond,

[01:06:05]

c'est beaucoup cette fameuse

[01:06:07]

maladie de Lynx, et ça serait un peu

[01:06:10]

apparemment peut-être une métaphore

[01:06:11]

pour nous expliquer à quel point on est dans une

[01:06:14]

société de surveillance très accrue

[01:06:16]

actuellement,

[01:06:17]

et qu'en fait, tout le monde peut en être

[01:06:21]

victime

[01:06:21]

de, justement, de Madison

[01:06:23]

qui s'enfonce dans le plancher

[01:06:26]

jusqu'aux gens

[01:06:27]

dans le party,

[01:06:29]

qui sont tous tombés au sol.

[01:06:32]

Écoutez, il y a des gens, il y a des

[01:06:33]

YouTubers qui ont fait des vidéos de trois heures

[01:06:35]

là-dessus. Il y en a qui ont fait

[01:06:37]

le tour, qui ont toutes reclassifié les informations

[01:06:39]

disponibles dans les archives

[01:06:41]

sur le site de

[01:06:43]

AB Solutions. Evidemment,

[01:06:45]

tout ça est une création,

[01:06:47]

mais c'est d'une profondeur

[01:06:50]

qui est quand même rarement vue.

[01:06:52]

Puis aussi, ce qu'on se rend compte

[01:06:54]

aussi, c'est que dans le fond,

[01:06:55]

quand on regarde les murs,

[01:06:57]

quand on regarde la maison

[01:06:59]

de ces gens-là, en fait, on se rend compte

[01:07:01]

qu'ils mettent beaucoup d'avant

[01:07:03]

les belles photos de famille,

[01:07:04]

les photos de, justement, de familles

[01:07:07]

heureuses avec tout le monde,

[01:07:09]

que lorsqu'ils sont ensemble, tout ce qu'ils tentent

[01:07:11]

de faire, c'est de protéger leur image

[01:07:13]

de famille. Ils veulent pas

[01:07:14]

que les visiteurs voient leur

[01:07:17]

épice qui s'enfonce dans le plancher.

[01:07:19]

Jackson doit s'organiser pour les garder

[01:07:21]

dehors. Donc, c'est une famille unie,

[01:07:23]

mais vous voyez à quel point, lorsqu'il

[01:07:25]

y a un mini-dramme,

[01:07:27]

ça devient le chaos

[01:07:29]

et ça devient le gros bordel.

[01:07:31]

Donc, j'ai pas ultimement

[01:07:33]

de solution sur ce...

[01:07:35]

sur qu'est-ce qui est...

[01:07:37]

c'est quel est le fond de cette histoire-là.

[01:07:40]

Je vais vous inviter à creuser

[01:07:41]

aussi parce que c'est hyper

[01:07:44]

deep. C'est un vrai

[01:07:46]

gros terrier de lapin,

[01:07:48]

si on veut. Aussi,

[01:07:50]

ce réalisateur-là a fait un

[01:07:52]

autre vidéo qui s'appelle

[01:07:54]

Unedited Footage of a Bear.

[01:07:57]

Donc, du...

[01:07:58]

comment dire...

[01:07:59]

du matériel vidéo non édité

[01:08:02]

d'un ours.

[01:08:04]

Et c'est un ours qui, justement, qui se balade

[01:08:06]

dans une maison de banlieue

[01:08:08]

comme ça, puis qui observe des photos de famille

[01:08:10]

puis qui aurait été filmé par des

[01:08:12]

caméras de surveillance.

[01:08:13]

Et apparemment que justement, encore une fois,

[01:08:16]

dans tout cet univers-là,

[01:08:18]

This House has People in it

[01:08:19]

se dérouleraient dans

[01:08:21]

le même univers parallèle que

[01:08:23]

Unedited Footage of a Bear. Donc,

[01:08:25]

il y aurait peut-être une continuité.

[01:08:27]

Donc, encore plus de choses

[01:08:29]

à creuser, Sam.

[01:08:30]

Mais ouais, on sait pas qui a financé ça

[01:08:33]

ou... tu sais, l'objectif,

[01:08:35]

c'est-tu un projet scolaire, quasiment?

[01:08:38]

Ben, c'est

[01:08:39]

Adult Swim qui ont commandé le truc.

[01:08:41]

Ah, ben oui, c'est vrai, c'est une chaîne de télé.

[01:08:43]

Puis ce qui est drôle, c'est quand on regarde

[01:08:45]

des entrevues avec le réalisateur,

[01:08:47]

Alan Reznick, il va jamais dans les profondeurs

[01:08:49]

de ça. Il dit toujours

[01:08:51]

oui, oui, j'ai voulu faire une vidéo

[01:08:53]

de 11 minutes, un peu pour combler le temps

[01:08:55]

à l'heure des infos publicité.

[01:08:58]

Mais il ne donne jamais

[01:08:59]

aucun détail sur toutes

[01:09:01]

les autres infos cachées, puis toutes ces choses-là.

[01:09:04]

Donc, ça fait en sorte que c'est

[01:09:06]

un peu un mystère qui persiste

[01:09:08]

jusqu'à maintenant, même

[01:09:09]

si ça a été largement documenté.

[01:09:12]

Mais si vous voulez vous plonger

[01:09:13]

à analyser de moindre

[01:09:15]

petits détails d'une vidéo, puis de tenter

[01:09:18]

d'en voir le bout,

[01:09:19]

c'est assez facilement ce dossier-là.

[01:09:21]

Ah oui, non, c'est toute

[01:09:23]

qu'une histoire. Yes.

[01:09:25]

Ce qui nous amène à la fin de

[01:09:27]

nos histoires,

[01:09:29]

chers amis, on est déjà arrivés à la fin.

[01:09:32]

Caroline, ça va vite?

[01:09:33]

Ben oui, sachez que si vous avez

[01:09:35]

aimé ce cabaret des curiosités

[01:09:37]

du web, on va en faire d'autres

[01:09:39]

à travers le Québec.

[01:09:41]

On se rend à Shawinigan en juin.

[01:09:44]

Longueuil aussi à

[01:09:45]

la mi-juillet, donc il reste

[01:09:47]

encore quelques places à Longueuil.

[01:09:49]

Si jamais vous êtes de passage, on parle

[01:09:51]

d'histoires différentes à chaque fois.

[01:09:53]

Donc on couvre comme ça

[01:09:54]

des petites tapas d'étrangeté numérique.

[01:09:57]

Exact. Comme ça.

[01:10:00]

Donc, ben c'est déjà la fin.

[01:10:01]

On veut vous remercier. Oui, merci.

[01:10:04]

Merci. Merci pour vrai.

[01:10:06]

Merci à Transistor pour le bel événement.

[01:10:09]

Merci à vous d'être au rendez-vous.

[01:10:13]

Puis on va rester un petit peu.

[01:10:14]

Je sais que les gens vont

[01:10:16]

closer la salle tranquillement et autre,

[01:10:18]

mais on va rester un petit peu ici pour

[01:10:19]

les gens qui souhaitent nous faire un coucou.

[01:10:22]

Bref, merci beaucoup.

[01:10:24]

Nous sommes Distorsion. Oui, merci.

[01:10:25]

Et on vous dit à très bientôt. Oui, monsieur!

Revenir au début de la transcription