Depuis les années 90, une communauté de gens qui aiment personnifier des animaux de peluche prend de l’ampleur ; ils sont appelés les Furries. Au fil des années, une sous-culture se développe au sein des Furries, réunissant des gens mal intentionnés, adeptes du sadisme envers les animaux… Réunis dans des univers bien cachés sur Telegram ou encore sur VRChat, ces individus ont créé tout un écosystème où s’échange du contenu inapproprié, ainsi que des liens vers de véritables chambres de torture sur le Web ! Suivez-nous dans cet épisode incroyable, où encore une fois, les internautes contribueront à exposer au grand jour un réseau de criminels envers les animaux !

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#124 - Scandales chez les Furries!
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Vous êtes sur le point d'écouter DISTORTION, un podcast sur des histoires étranges de
Depuis les années 90, une communauté de gens qui aiment personifier des animaux de peluches
prend de l'ampleur. On les appelle les « furries ».
Plus les années avancent, une sous-culture se développe au sein des furries,
réunissant des gens mal intentionnés, adeptes du sadisme envers les animaux.
Réunis dans des univers bien cachés sur Telegram ou encore sur VRChat,
ces gens ont créé tout un écosystème où s'échangent du contenu inapproprié,
ainsi que des liens vers de véritables chambres de torture sur le Web.
Suivez-nous dans cet épisode incroyable où, encore une fois,
les internautes contribueront à exposer au grand jour un réseau de criminels envers les animaux.
Sébastien Évec, comment ça va ce soir?
Ça va bien, et toi Emile Gauthier?
Ça va bien, ça va bien, parce que, entre autres, j'ai l'impression
qu'on attaque un épisode d'antologie aujourd'hui.
Ça fait longtemps qu'on en parle, ça fait plusieurs saisons qu'on discute de cette histoire-là.
Le fandom des furries, les gens qui, en fait, c'est des gens qui, comment dire,
la plupart sont des amis des animaux, c'est des passionnés,
des gens qui aiment aller dans des conventions, se déguiser avec des costumes,
parfois qu'ils font eux-mêmes. Il y a un brin de culture « do it yourself » là-dedans, DIY,
mais évidemment, comme on est à distorsion, on va s'attarder un peu aux côtés sombres des furries.
Puis on risque aussi, au fil du temps, de peut-être aborder d'autres fandoms.
On l'avait déjà fait avec la maison Final Fantasy.
Si vous n'avez jamais écouté cet épisode-là de distorsion,
je ne me rappelle plus si c'est dans quelle saison,
mais je sais que je pense que c'est un de nos épisodes d'antologie, justement.
Un de ceux que vous nous dites à quel point ça vous avait marqué.
Ben justement, on s'était attardé à ça. On avait parlé des « orbiter » aussi,
dans le cas de Bianca Devins, des gens qui gravitent autour de « camgirls » ou de « streamers » sur Twitch.
Mais là, ce soir, justement, vu qu'on est à distorsion,
on va aborder le côté sombre des furries parce que, vous allez voir, c'est quand même assez troublant.
On va aborder les sujets quand même assez touchés, assez délicats.
« Trigger warning », vous êtes à distorsion.
On ne le dit pas à chaque fois, mais bon, il y a toujours des « trigger warning » dans nos épisodes.
Si vous vous lancez dans un de nos épisodes, vous savez que ça risque d'être peut-être de brasser parfois.
Mais aujourd'hui, on va parler, entre autres, de violence envers les animaux.
Donc, je sais que certains sont sensibles.
On est tous un peu sensibles à ce sujet-là.
Donc, on vous le dit maintenant, mais ça risque d'être très intéressant.
Puis encore, on ne veut pas rentrer dans la généralisation.
Il y a sans doute des « furries » qui nous écoutent.
Nous, en fait, on le sait.
On espère que vous le savez aussi, qu'il y a plein de bonnes personnes dans tout ça.
Effectivement, comme dans tout sous-groupe, comme dans toute sous-communauté,
on ne veut pas généraliser parce que ce soir, on va aller très loin dans des histoires très « dark ».
Donc, il ne faut pas généraliser.
Il y a quand même le monde des « furries » qui est un monde qui peut être totalement sain
où vous pouvez vous faire des amis et tout ça.
Donc, écoute, sans plus tarder, Seb, qu'est-ce qu'on boit?
Parce que justement, pour un épisode anthologique, ça prend quelque chose de fort.
Oui, on a besoin d'énergie.
Ce soir, on boit la « Lewis » de la micro-brasserie, la « Schwapp » en fait.
C'est une micro-brasserie que j'aime beaucoup.
C'est une « West Coast IPA », un peu « old school », à une robe embrée ou blonnaie.
Elle est excellente, 6,5 % d'alcool.
Donc, ça va être parfait pour accompagner l'épisode de ce soir.
Et on a un « review 5 étoiles » à mon cher Emile sur Apple Podcast.
Oui, qui nous vient de Spitoff du Canada.
Il nous dit, il n'est jamais trop tard pour faire une « review ».
Hello guys, je suis le podcast depuis très longtemps,
mais je n'avais jamais coté l'émission et c'est maintenant que je le fais.
Le podcast m'a aidé à traverser mes soirées lorsque j'étais au labo à tester les COVID pendant la pandémie.
Je n'aurais jamais pu traverser cette épreuve sans vous.
Donc, shout-out à toi, Spitoff.
On vous respecte, ceux qui ont testé des COVID pendant la pandémie.
Il travaille dans le Grand Nord,
donc je peux comprendre que le podcast peut lui permettre de traverser ces périodes-là.
Shout-out à toi.
Oh oui, merci, merci.
Pour nos membres Patreons, et peut-être vous, futurs membres Patreons,
sachez que dans l'after-show, on va aborder comme sujets,
on va avoir une discussion autour des pires fandoms.
Ça risque d'être très intéressant.
Les Swifties, on va parler de vous.
On va parler de vous dans l'after-show.
On va parler de K-pop aussi, BTS aussi.
Savais-tu qu'il y avait des trucs assez weird au sein du fandom de Sherlock?
Non, ça je ne savais pas.
La série télévisée, moi non plus et ça peut être perturbant.
Puis on va discuter aussi entre nous.
Est-ce que nous-mêmes, Seb, on a déjà fait partie de fandoms?
Oui, bonne question.
Yes, donc vous nous dites toujours que nos intros sont trop longues.
On va se la fermer et on part l'épisode.
Seb, est-ce qu'on est prêt à se lancer dans le monde dark des furries?
Oui, mais avant de plonger dans notre épisode, Emile,
savais-tu que tu peux réduire les appels et tes courriels indésirables
avec les services d'un inconnu?
Oui, je le sais Seb, parce qu'en plus,
il y a des milliers de gens payés à la journée longue
pour tenter de nous arponner et de voler nos données.
Tu sais, c'est le cancer des années 2020, le hacking, le vol de données.
Et ces gens-là, une fois qu'ils nous arponnent via courriel,
via téléphone, des textos même,
je pense que j'en ai reçu quatre juste aujourd'hui,
ils mettent nos données sur des listes qu'ils vendent par la suite à gros prix.
C'est exactement le problème qu'un inconnu résout, Emile.
Leur service, lui, c'est comme un peu tes petits employés
qui prennent l'initiative de supprimer des données personnelles,
des bases de données, des courtiers en données,
ceux que tu parles qui passent leur journée,
justement, à les remplir ces données-là.
Ouais.
Donc, grâce à Inconni, tu peux dire adieu à cette intrusion.
Donc, vous avez juste à vous rendre sur leur site
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le processus, en fait, d'annulation
est aussi simple que le processus d'inscription.
Ça nous assure une belle tranquillité d'esprit
à cette ère où nos données sont toujours
à risque de se faire voler.
Donc, Seb, prêt à plonger dans l'épisode d'aujourd'hui?
Oui, monsieur!
C'est parti!
Nous sommes le 22 avril 2022
dans la petite ville de Darwin en Australie.
Darwin est la capitale du territoire du nord de l'Australie
située sur la mer de Timor dans le nord du pays.
C'est une ville moderne, jeune, cosmopolite,
avec une population d'environ 139 000 personnes,
diversifiée, comprenant des communautés aborigènes,
asiatiques, mais aussi européennes.
Darwin bénéficie d'un climat tropical
avec des températures élevées toute l'année
et une saison des pluies de novembre à avril.
La ville est entourée de parcs nationaux sauvages
comme Kakadu, Litchfield et Mary River,
offrant de nombreuses possibilités d'observation
de la faune locale, comme entre autres les crocodiles.
Et parlant de crocodiles, tiens,
en ce 22 avril 2022,
les autorités locales se rendent
chez un certain Adam Britton,
alerté par des internautes qui ont visionné
une vidéo inquiétante où il figurait.
Adam Britton était autrefois un expert
animalier respecté à l'international,
une référence pour la recherche sur les crocodiles, entre autres.
Il est très connu en Australie.
Il a travaillé pour l'Université Charles Darwin,
pour National Geographic et aussi la BBC,
aux côtés de nul autre que le célèbre
documentariste de la nature, le David Attenborough.
Gros invité!
Il est âgé de 51 ans lorsque les autorités
débarquent chez lui. Lors de la perquisition
de son domicile, la police a saisi des
ordinateurs, des téléphones, des caméras
ainsi que des membres corporels
de chiens sectionnés et une tête
décomposée de chiens.
Une vraie scène d'horreur en arrivant chez
cet ami des animaux.
Les enquêteurs, en arrivant sur les lieux,
sont loin d'être au bout de leur peine car
ils vont découvrir chez Adam de vraies
scènes d'horreur. Et cet expert du monde
animalier est sur le point de se faire accuser
des pires crimes contre des animaux.
Ce que les policiers vont aussi se rendre compte,
c'est qu'Adam travaillait de pair avec un sous-groupe
obscur sur Internet, affilié au monde des
En s'informant sur ce groupe de gens, sur ce
fandom, ils vont se plonger dans tout un
rabbit hole. Vous allez voir, cet épisode de
distortion va vous mener des origines de
cette communauté en ligne jusqu'aux événements
de 2022 qui nous amènent à Adam Britain.
Accrochez-vous bien, on va y revenir,
on va faire une longue parenthèse.
Suivez-nous, restez avec nous jusqu'à la fin.
On va retracer l'histoire des Furries,
mais aussi on va parler d'histoires un peu
plus bizarres et, comment dire, un peu plus
inusités et même choquantes en lien avec
ce fandom-là. Mais Seb, je te laisse
nous ramener aux origines.
Oui, Emile, le fandom Furry, en fait, c'est
une sous-culture qui est intéressée par
les personnages animaux anthropomorphiques,
c'est-à-dire des animaux qui ont des
apparences humaines, un peu comme Mickey Mouse,
Peppa Pig ou encore Blu-Way, le chien,
pour prendre des exemples modernes.
Certains exemples d'attributs anthropomorphiques
incluent l'exhibition d'une intelligence
humaine et d'expression faciale, ainsi que
la capacité de parler, de marcher sur
deux jambes et de porter des vêtements.
Le terme fandom furry est également
utilisé pour désigner la communauté de
personnes qui se rassemblent sur Internet
et l'art de convention de furry.
Oui, parce que même dans le monde de
l'animation et dans le monde des cartoons,
ça a quand même été une certaine
révolution au moment où on a commencé
à faire agir des animaux comme des
animaux. Le fandom furry a ses racines
dans le mouvement des bandes dessinées
Underground des années 70, un genre de
BD qui représentait à l'époque un contenu
un peu explicite. En 76, une paire de
dessinateurs a créé l'association de
presse amateur Wootie, qui était
consacrée à l'art axé sur les animaux.
Beaucoup de ses oeuvres représentées
qui contenaient des thèmes pour adultes
comme Omaha de The Cat Dancer, qui
contenaient des signes de sexe explicite.
Wootie a acquis un petit nombre de
followers au cours des années qui ont
suivi et ses contributeurs ont commencé
à se rencontrer lors de conventions de
science-fiction et de bandes dessinées.
C'était comme des bandes dessinées,
je dirais, c'est sûr qu'à l'époque c'était
très, très, très edgy en 76.
C'était justement des animaux anthropomorphiques
dessinés quand même à la main,
il n'y avait pas énormément de détails.
Des fois c'était noir et blanc, tout ça.
Et justement c'était un peu en mode sexy,
des écureuils avec une femme, un homme,
puis ça se développait tranquillement.
C'était pas des animaux, comment dire,
justement c'était très anthropomorphique,
il était à apparence vraiment humaine.
On aurait dit à la limite des humains déguisés
en animaux plus que des animaux dans leur
état naturel qui se reproduisent.
Selon l'historien du fandom Fred Patton,
le concept de furry est apparu plus
précisément lors d'une convention de
science-fiction et de bande dessinée.
Le terme spécifique de fandom furry
était utilisé dans les fanzines
dès 1983 et était devenu le nom standard
du genre dans le monde entier.
C'est-à-dire dans le milieu des années 90
lorsqu'il a été défini comme l'appréciation
et la diffusion organisée de l'art
et de la prose concernant les furries
ou les personnages anthropomorphiques
de mammifères fictifs.
Juste pour vous dire, les furries,
si vous faites des recherches, c'est
f-u-r-r-i-e-s ou singulier f-u-r-r-y des fois
que les gens peuvent avoir leur orthographe.
Comme la fourrure et non la furrie.
Oui, exactement, c'est pour la fourrure.
Il y a un R de plus.
Les fanzines, ce sont des petits magazines
un peu do it yourself créés par des fans
d'un sujet qui s'envoyait par la poste
et dans certaines boutiques durant les années 80-90.
Le punk et surtout le punk féministe
ont beaucoup voyagé à cette époque grâce aux fanzines.
Le monde des furries est aussi né
de ces petits magazines de do it yourself.
Pour certains, les fanzines
ou les fanzines en français,
à une certaine époque, c'était un peu comme
les newsletters Internet. C'était la seule façon
d'être au courant quand tu habitais dans une région éloignée.
Je ne sais pas, tu habitais justement au Canada,
mais justement, tu écoutais de la musique qui venait de New York,
de D.C., de Saint-Panque,
c'est grâce à ça que tu pouvais en trouver dans les magasins de disques.
Des fois, tu étais abonné via une vraie mailing list physique
pour les recevoir par la poste.
Souvent, c'était des photocopies,
c'était très DIY.
Oui, c'était fait maison.
Cependant, les fans considèrent que les origines
du fandom furry sont beaucoup plus anciennes,
avec des oeuvres de fiction telles que Kimba,
le lion blanc, qui a lui été sorti en 1965,
ainsi que le roman de Richard Adam Watership Down,
en fait, qui a été publié en 72
et qui a eu une adaptation cinématographique en 78,
ainsi que Robin des bois de Disney
aussi est souvent cité en exemple.
Les discussions dans les groupes de discussion Internet
dans les années 90 ont créé une certaine séparation
entre les fans de personnages animaux drôles
et les personnages furry qui, eux,
plus sérieux et matures.
Oui, parce que ça n'a rien à voir,
il ne traiterait pas sur Mickey Mouse, des furries,
ni sur Donald Duck.
Des fois, ce n'est même pas des personnages
qui sont issus de cartoons connus.
Oui, c'est trop enfantin,
c'est pas assez collé sur la réalité, j'ai l'impression.
Pendant les années 80, les premiers furries
ont commencé à publier des fanzines
développant un groupe social diversifié
qui a finalement commencé à organiser des rassemblements sociaux.
En 89, l'intérêt était suffisant
pour organiser la première convention furry.
La convention s'appelait Conference Zero.
Elle s'est tenue au Holiday Inn Bristol Plaza
de Costa Mesa, en Californie.
Une fois qu'Internet est devenu accessible
au grand public dans les années 90,
il est devenu le moyen le plus populaire
pour les furries de socialiser.
Le groupe de discussion alt.fan.fury
a été créé en novembre 90.
Ça remonte dans les débuts d'Internet.
C'était des pionniers des communautés en ligne, les furries.
Oui, vraiment.
Il était également dans des environnements virtuels
comme les mocks, M-U-C-K,
qui sont devenus aussi des endroits populaires sur Internet
pour que les fans se rencontrent et communiquent.
Un peu comme tu dis, c'était réellement des pionniers
de la communauté en ligne. C'est drôle,
je me suis demandé, ils doivent avoir des présences
sur les réseaux sociaux d'aujourd'hui.
Maintenant, oui, c'est tout un écosystème
même d'influenceurs furries.
Oui, on va en parler plus tard.
Au fil du temps, le fandom s'est étendu
pour inclure une variété d'intérêts et de médias,
notamment l'art, la littérature,
les jeux de rôle en ligne, les jeux vidéo
et même la musique. Il y avait de la musique de furries.
En fait, ils pouvaient créer des histoires
basées sur les personnages qu'ils incarnaient, vice versa.
Ça permettait de mettre leur alter-ego
dans un vrai univers de fiction
d'une certaine façon. C'est des gens qui ont quand même
une bonne créativité narrative.
Cette diversification a contribué beaucoup
à créer une communauté riche et dynamique au sein des furries.
Les romans allégoriques, y compris les oeuvres
de fantasy ainsi que les dessins animés
mettant en scène des animaux anthropomorphiques
sont souvent cités comme les premières inspirations du fandom.
Une enquête menée en 2007 a suggéré
que par rapport à un groupe témoin non-furry,
une proportion plus élevée de ceux qui s'identifient
comme furries aimait beaucoup les dessins animés étant enfants.
Ils se souvenaient de les avoir regardés beaucoup plus souvent
et étaient également plus susceptibles d'apprécier
les oeuvres de science-fiction que ceux en dehors de la communauté.
C'est des geeks. Oui, et des amateurs
vraiment d'émissions de dessins animés
avec des dessins animés.
Selon une enquête de 2008 maintenant,
la plupart des furries pensent que l'art visuel,
les conventions, la littérature et les communautés en ligne
sont très importants pour le fandom
et aussi en termes de statistiques,
il est dominé par les hommes, en fait, ce fandom, les furries.
L'enquête fait en état d'environ 80 %
de répondants qui sont masculins.
Donc c'est très masculin. Je suis surpris un peu.
J'aurais pensé que ça aurait été quasiment une parité ou...
Oui, exactement.
Mais non, j'avoue aussi que j'ai été surpris par ce pourcentage-là.
Les fans ayant des compétences artisanales
créent leurs propres jouets en peluche, par exemple,
qu'ils vont appeler les plushies,
et construisent également des costumes très élaborés
appelés fursuits, comme des suits de fourrure
qui sont portés pour le plaisir ou pour participer à des défilés,
pardon, des mascarades,
des conventions, des danses ou même par exemple
des streams, des photos sur le réseau social.
Donc ils vont porter leur fursuit.
Les fursuits vont de modèles très simples,
des furs ressemblant à des mascottes d'événement,
à des modèles vraiment sophistiqués,
avec des mécanismes de manchoirs mobiles,
des pièces robotisées, du maquillage très élaboré
puis d'autres fonctionnalités, des lumières parfois,
des choses comme ça. Et ça peut coûter cher.
J'en ai vu, j'ai regardé un petit peu.
Ça peut coûter entre 500 $, je dirais,
pour un modèle de type mascotte,
et jusqu'à 10 000 $ pour ceux qui sont faits sur mesure
puis qui intègrent de la robotique par exemple.
Moi, pour avoir déjà eu un costume de mascotte
dans une autre vie, j'ai peut-être des racines furries.
Oh, c'est vrai, j'avais même pas pensé.
Ceux qui me connaissent depuis longtemps savent que
quand je faisais de musique électronique à une certaine époque,
sur scène avec moi, parfois c'est moi qui le portais,
j'avais un éléphant rose gigantesque,
j'avais acheté un costume d'éléphant rose.
Parfois c'est moi qui le portais, puis je faisais mon DJ set
comme ça, et parfois c'était quelqu'un d'autre,
un de mes amis, donc il y avait un éléphant rose
sur le dancefloor qui faisait des câlins aux gens.
Donc j'ai peut-être un petit passé furry,
mais moi mon costume était quand même pas pire élaboré,
mais il m'avait pas coûté si cher que ça.
Mais ça peut aller jusqu'en justement 10 000 $
Ils ont leur écosystème, leur star système aussi
de créateurs de costumes, ça peut aller très loin.
Bien qu'environ 80 % des furries
ne possèdent pas de costumes complets,
en raison du coût élevé souvent,
une majorité d'entre eux ont des sentiments positifs
envers les porteurs de fursuits
et les conventions auxquelles ils participent.
Ils vont les regarder avec admiration d'une certaine façon.
Certains fans peuvent également porter des tenues partielles
composées simplement d'oreilles par exemple
ou d'une queue, ou d'une tête, une patte
ou un membre, quelconque d'un animal
un petit clin représentatif.
Une proportion beaucoup plus importante d'individus
qui assistent aux conventions possèdent un fursuit
complet ou partiel. 45 % selon une enquête
réalisée à Atrocon 2018,
qui est une convention de furries justement.
Ce qui a été attribué au fait que les participants aux conventions
sont généralement plus susceptibles de pouvoir se permettre
d'acheter un fursuit s'ils peuvent se permettre les frais de déplacement.
Aussi c'est sûr que quand tu vas à une convention, c'est que t'es cranqué
puis généralement ben, tu l'as le costume.
Les fans furries s'intéressent également à la marionnettisation.
Ils enregistrent des vidéos,
réalisent des spectacles aussi en direct parfois.
Il y en a qui existent, je ne les ai pas tous regardés.
Rapid, T-Rabbit and Friends.
Il y a le fun des Poppet Show
qui se déroule sur Internet.
Ils vont aussi faire des jeux de rôle par exemple.
Ils vont créer leur persona qu'ils vont appeler persona.
Ils vont les intégrer dans des jeux de rôle,
dans des fictions, puis
qu'ils vont alimenter via un blog ou via des mailing list.
Une variété d'espèces sont employées
comme base de ces personnages-là,
bien que de nombreux fans de furries
choisissent de s'identifier avec des carnivores.
On ne voit pas beaucoup d'autres types de furries.
On voit souvent des canins, on dirait,
beaucoup de renards, beaucoup de chiens,
d'ours parfois ou même...
Des fois c'est dur à dire en fait
quel genre d'animaux il personifie.
Des fois on dirait un mélange de dragons,
de personnages un peu légendaires.
C'est dur à dire.
Il y a aussi plusieurs communautés de furries,
par exemple dans Second Life,
mais VRChat aussi.
Des communautés qui sont un peu plus obscur
pour le commun des mortels.
Aussi il y a les conventions, évidemment,
qui existent autant en Amérique du Nord qu'en Europe,
justement où les gens peuvent se réunir,
où ils peuvent faire des défilés, prendre des photos.
Anthrocon est la plus grande convention de furries,
avec plus de 5 800 participants.
Cette convention-là a estimé avoir généré
3 millions de dollars en fait en 2008
pour l'économie de Pittsburgh où ça se déroulait.
Donc ça amène une certaine forme de revenus.
Il y a aussi Further Confusion
qui est organisé à San José à chaque janvier,
qui est une autre convention qui est très populaire.
Il y a le Midwest Fur Fest
aussi qui est d'une grande convention.
Il y a Conference dont on a parlé aussi.
Il y a CaliFur, bref.
Comment dire, un million de jeux de mots
avec la fourreur pour décrire ces conférences-là.
Donc il y en a beaucoup.
Et puis il y a énormément de sites web aussi,
de communautés en ligne comme des sites de partage,
Fur Affinity, Inkbunny, Soulfury.
Et moi en fait j'ai beaucoup consulté un site
qui s'appelle Dogpatch pour m'informer sur les furries
parce qu'eux traitent vraiment d'actualité.
Ils vont même traiter de scandales,
de trucs comme ça avec une petite touche
de sociologie autour de ça.
Donc j'ai beaucoup aimé ce blog-là.
Je dirais que même si je ne suis pas un furry,
je vais peut-être y retourner parce que c'est intéressant.
Ils m'ont beaucoup aidé à décrire
les enquêtes Internet qui ont eu lieu
pour le cas dont on va revenir,
dont on va parler en intro, d'Adam Brayton.
Donc super intéressant, très détaillé comme site.
Mais il y a aussi une autre catégorie, Seb.
C'est peut-être une sous-catégorie
ou une dérivation des furries
qui est un peu plus poussée dans les Otherkin
dont tu vas nous parler à l'instant même.
Oui, parce que un peu comme tu le disais,
alors que la plupart des furries personifient des animaux
et des personnages fantastiques dans des conventions et des événements,
il y en a certains qui ont une relation tout à fait différente
avec leur alter ego.
Au point où il y en a certains qui croient qu'ils sont nés dans le mauvais corps.
Un peu comme les hommes ou les femmes
qui s'identifient aux sexes opposés.
Ici, il y a certaines personnes qui s'identifient à des animaux
et se sentent prisonniers de leur corps d'humain.
On nomme ces personnes Otherkin.
Encore une fois, il s'agit d'un rabbit hole
que je vais tenter de vous résumer le plus simplement possible.
Les Otherkins
sont une sous-culture de personnes qui s'identifient
comme n'étant pas entièrement humaines
pour des raisons spirituelles, psychologiques ou autres.
Certains furries, entre autres,
s'identifient à des animaux jusqu'aux plus profonds de leur personne.
Le terme Otherkin
a été créé en 1990
par un groupe de personnes s'identifiant comme des elfes
pour inclure ceux qui s'identifient
comme d'autres êtres que les elfes.
Parce qu'en fait, Otherkin, ça doit être Otherskin.
Si je fais le parallèle du jeu de mots...
Oui, ça pourrait faire du sens.
C'est là qu'on voit la différence
parce qu'il y a certains furries qui, oui, je pense,
vont vraiment immerger dans leur environnement,
dans leur univers de personnage,
un peu comme quelqu'un va être émergé dans son personnage de jeu de rôle,
quelqu'un qui va faire un grandeur nature, par exemple.
Mais les Otherkin, eux, c'est différent.
Il y en a qui vont avoir, d'une certaine façon,
des pratiques furries qui vont s'habiller, se déguiser en animal,
mais eux, c'est qui ont la forte impression profonde
qu'ils sont à un certain pourcentage cet animal-là.
Oui, oui, oui.
Je te laisse continuer, mais c'est pour faire une distinction.
Oui, oui, je comprends.
Il y en a qui sont les deux, en fait,
que leur façon d'incarner leur animal intérieur,
c'est de pratiquer ce que les furries font, par exemple.
Oui, oui, oui, je comprends.
La communauté Otherkin s'est développée à partir
des communautés en ligne d'elfes dans les années 90.
La plus ancienne ressource Internet pour les Otherkins
est la liste de diffusion Elfine Kind, Digest,
qui a été créée en 1990.
Les Otherkins peuvent s'identifier
comme des créatures réelles ou mythiques,
allant des anges et démons, aux dragons et extraterrestes,
en passant par les personnages de fiction.
Bien que physiquement humains,
certains Otherkins croient que leurs corps sont différents
de la moyenne des humains,
avec par exemple des gènes d'ancêtres surnaturels.
Le terme thyrion,
T-H-E-R-I-A-N,
fait référence aux personnes qui s'identifient
comme un animal du monde naturel.
L'espèce animale avec laquelle un thyrion
s'identifie est appelée un thyriotype,
un T-H-E-R-I-O-type.
Donc, les thyrions utilisent souvent
le terme dysphorie d'espèces
pour décrire leur sentiment de déconnexion
de leur corps humain et de leur identification
à une autre espèce animale.
En plus des animaux réels,
les Otherkins peuvent s'identifier
à des créatures mythologiques, des personnages de fiction,
voire même des phénomènes naturels
comme les systèmes météorologiques.
Ça, c'est un peu étrange,
mais ça peut aller très loin.
Je pense que Vice avait fait un reportage
sur YouTube là-dessus.
Il en rencontre des Otherkins.
C'est très intéressant de voir
comment ils vivent leur vie.
Dysphorie d'espèces, j'ai trouvé ça.
Je trouvais que c'était intéressant comme mot.
On parle souvent de dysphorie corporelle,
des gens qui ont l'impression de ne pas vivre dans le bon corps,
mais d'espèce, c'était la première fois
que j'entendais ce mot-là.
Il y a eu des histoires un peu spéciales
publiées ici et là sur des cas d'Otherkins
dans une publication scientifique intitulée
Contrôler le fluff, la construction sociale
des soies scientifiques dans les groupes Facebook
des Otherkins,
publié en 2018 par Devin Procter,
lui de l'Université George Washington.
Dans cette publication scientifique-là,
il est état d'une fille dans un groupe de discussion Facebook
qui prétend être en fait un loup ailé,
donc avec des ailes.
Elle insiste qu'elle peut même changer de forme
lors de certaines occasions,
ce qu'on appelle le shape shifting.
Elle indique qu'elle a longtemps ressenti au fond d'elle
qu'elle était de la famille des canins,
mais que plus le temps avançait et qu'elle se renseignait,
elle s'est rendu compte qu'elle était plutôt un loup arctique.
Cependant, elle s'est mise à ressentir
des douleurs fantômes au dos et à ressentir
des ailes invisibles.
C'est à partir de ce moment qu'elle s'est dit qu'elle devait être un loup ailé.
Commentaire qui a été liké par plusieurs membres du groupe.
Bien sûr, l'existence des Otherkins
révèle plus de la spiritualité selon moi
que de la science,
mais comme bien des disciplines ésotériques,
il s'appuie souvent sur des principes scientifiques erronés.
Le chercheur note dans son article,
en négociant en permanence leur propre identité
à travers le raisonnement scientifique,
il crée ce que j'appelle des soi-scientifiques,
des cadres d'identification créés par des scientifiques amateurs
dont l'adhésion à des faits
et des théories scientifiques spécifiques
est fondamentale à leur existence continueuse.
C'est comme s'il essayait de se convaincre un peu.
Oui, c'est le cas de bien des gens,
de bien de théories,
de gens qui font des recherches par eux-mêmes.
C'est une vieille confirmation.
Ils vont tenter de trouver des recherches là-dessus
et ils vont réussir à le faire.
C'est pas une recherche, c'est plus un article scientifique
sur les Otherkins, mais oui,
en se renseignant, en faisant des recherches,
en faisant leurs propres recherches d'une certaine façon,
vont justifier un peu leur cas,
qui est quand même obscur, je le raccorde.
C'est pas évident d'aller chez ton médecin de famille
et lui expliquer,
tu crois au fond de toi être un loup ailé.
C'est moins évident à régler
que certains autres cas de dysphorie, mettons.
Dans le cadre de quatre enquêtes auprès des furies,
selon l'échantillon, entre 25 et 44 %
ont répondu qu'ils se considéraient
comme moins que 100 % humains.
Et contre 7 % d'un échantillon
de la population générale, ce qui est assez surprenant.
Oui, c'est la population américaine dans ce cas-ci.
C'est des pourcentages des furies,
comme tu le disais, je tiens à le souligner,
parce qu'entre 25 % et 44 %
des furies ont répondu qu'ils se considéraient
comme moins que 100 % humains.
En général, c'est 7 % de la population américaine
qui se considère moins que 100 % humains.
Je suis curieux pour les noms furies.
Mon Dieu, c'est multiplié par 4 ou 5.
Oui, c'est ça, à 7 %. Je peux vous voir,
les Américains pensent qu'ils sont quoi s'ils ne sont pas 100 % humains.
Effectivement, une résurrection de quelque chose.
Les observateurs extérieurs peuvent avoir des opinions
variées sur les personnes qui s'identifient
comme des Otherkin, comme même les considérer
psychologiquement dysfonctionnels.
Les réactions vont souvent de l'incrédulité
à l'antagonisme agressif, surtout en ligne.
Les Otherkins ont été qualifiés de l'une des sous-cultures
les plus bizarres au monde et d'un mouvement religieux
qui, dans certaines de ses formes,
n'existe en grande partie que sur Internet.
Bien que les croyances des Otherkins
s'écartent de la définition de religion,
elles partagent l'intérêt principal pour le paranormal.
La réaction négative du public à l'égard
de cette sous-culture peut être due à la façon
dont ces croyances remettent en question la vision du monde
sociale prédominante actuellement.
Ça remet en question nos normes sociales en fait.
Ils représentent un mécontentement vis-à-vis du monde moderne
et ils ont sorti le folklore des faits
de son contexte d'origine.
N'en demeure pas moins Emile que certains Otherkins
sont malheureux dans leur peau,
ce qui explique aussi que, à quelques reprises en fait,
des chercheurs scientifiques se sont penchés sur le phénomène.
Peut-être qu'un jour, on va se rendre compte
que cette dysphorie d'espèces est bien réelle,
mais on n'est pas rendu là.
Ceci dit, il existe un sous-genre de furries
qui lui est bien réel et bien plus inclusif.
On a parlé Seb, des Otherkins,
qui sont justement peut-être une branche un petit peu plus profonde
ou un peu plus intense des furries.
Je pense que maintenant, c'est le moment
d'adresser un peu l'éléphant dans la pièce,
c'est-à-dire le côté tabou, le côté sexuel de la chose.
Je ne passerai pas par quatre chemins.
Est-ce que les furries sont des fétichistes,
de la pluche ou encore des animaux,
jusqu'où on trace la lumière?
Le côté freudien en moi veut savoir
s'il n'y a pas un petit lien là-dessus avec la sexualité.
En fait, il semblerait qu'être un furry,
ça signifie différentes choses pour différentes personnes.
Pour certains, c'est simplement un moyen d'exprimer
leur engouement pour le type de personnage animal
qu'ils voient dans les dessins animés, les films, les jeux vidéo.
Cependant, pour ceux qui ont un fétichisme furry,
il y a un peu plus que cela.
Et le fandom furry peut être un moyen de rencontrer
des personnes partageant les mêmes idées
et ça peut aller un petit peu plus loin.
Parce qu'il existe un fétichisme furry,
c'est-à-dire qu'il y a des gens qui sont excités
par le fait d'être costumés en animage
et qui sont un peu excités par ce côté-là,
cartoon et l'excitation du role-play aussi
Dans le sexe, c'est très présent.
Il y a certains que ça les allume beaucoup.
Le monde des furries est plein de jeux de rôle comme ça.
Mais ils ont même un peu leur lexique.
On va retrouver le grattage, le scratching,
qui est de se toiletter mutuellement.
En fait, ils vont un peu se laver comme les animaux.
Les animaux vont faire, un chat va faire, par exemple.
Il y a aussi le tas de fourrure, le furpile,
qui est une pratique où un groupe de furries
allongent les uns sur les autres, se grattent ensemble
et tout le monde se sautent dessus en se frottant.
Ça, c'est le furpile.
Il y a aussi le yiffing,
qui c'est carrément le sexe entre furries
qui tire son nom du son que font les renards
lorsqu'ils s'accouplent.
Et certains furries vont même incorporer
leur personnage, leur costume dans ces actes-là
lorsqu'ils vont faire des jeux de rôle sexuels
avec d'autres furries.
Donc, il y a une certaine partie
qui est très intéressée par le caractère sexuel de la chose
et qui retrouve vraiment un plaisir sexuel
dans leur pratique furry.
Il y a même des costumes qui sont spécialement conçus, Seb,
avec des parties découpées, je dirais,
autour de l'entrejambe pour faciliter
certaines pratiques.
Ces suits-là, ils vont les appeler les Mursuits.
M-U-R-R.
Et aussi, ce jeu-là va s'appeler le Mursuiting,
un peu le jeu sexuel en costume
avec des trous à certains endroits
pour faciliter les accouplements d'une certaine façon.
Lorsque les fétichismes se rencontrent
et se mélangent, il peut également y avoir
un élément de jeu de pouvoir ou un peu de bondage
impliqué dans le sexe entre furries.
Pour certains, leur persona
ou leur fursona, en fait,
va soit être un soumis ou un dominant,
donc ça existe aussi cette théorie,
cette catégorisation-là dans ces jeux sexuels-là,
ce qui peut aussi, à quelque part,
être une accentuation des traits de leur alter ego animal.
Donc cet aspect fétichiste
et même un peu zoophile, je pourrais dire,
est souvent celui qui porte ombrage
à la communauté des furries.
Puis on va tranquillement plonger dans le cas
de furries problématiques, Seb, problématiques
pour le moins dire. Et n'oubliez pas,
on a une histoire au début qui s'en vient.
On ne vous a pas oublié, vous allez voir,
on a de la suite dans les idées, c'est long, mais on y arrive.
Je vais commencer par vous parler d'une furries
qui est très problématique et elle, c'est Saffo l'hypnotiseuse.
Et je ne suis pas sûr que tu aimerais te faire
hypnotiser par elle, Seb. Saffo, dont le vrai nom
est Valérie, est une YouTubeuse
et une personnalité influente du monde des furries.
Elle prétend étudier l'hypnose néo-hérixonienne.
Bien que cela puisse sembler étrange pour certaines personnes,
les vidéos qu'elle publiait sur sa chaîne YouTube
étaient d'abord assez inoffensives.
La plupart des vidéos jusqu'à présent avaient montré Saffo
enseignant des techniques d'hypnose à d'autres furries,
tous portant leurs fursuits pendant les séances.
Et en fait, Seb, ça se déroulait
dans l'environnement VRChat.
Moi non plus, c'est justement avec
les lunettes de VR,
de réalité virtuelle, on se retrouve dans un monde
et tu peux créer ton personnage comme bon te semble
avec une grande latitude. Donc elle, à chaque fois
que tu la voyais sur YouTube, tu ne la voyais pas elle-même.
Tu la voyais dans VRChat avec son personnage
qu'elle s'est créé dans le...
je ne veux pas dire le jeu parce que ce n'est pas tant un jeu,
mais dans l'environnement virtuel.
On la voyait littéralement assise
sur les autres personnages virtuels,
vraiment assise sur elle, habillée de son costume de furries,
qui est un genre de... j'ai de la misère à t'écrire,
un genre de dragon renard, mauve rose,
fantastique, difficile à identifier, je te dirais.
Mais c'est ça, donc elle est...
Imagine, tu es dans un environnement virtuel avec ton...
En fait, tu es chez toi, mais tu as ton casque
dans une réalité virtuelle, tu es couché par terre,
et tu as justement quelqu'un sur toi qui t'hypnotise
dans un environnement virtuel. Ça doit être spécial.
Je ne sais pas à quel point c'est une pratique courante,
l'hypnose virtuelle.
C'est une bonne question. Je ne sais pas jusqu'à quel point
tu peux avoir le contact avec la personne.
Et de cette façon-là, en fait,
Safo en profitait pour manipuler des gens,
puis manipuler même des plus jeunes membres
de la communauté furries. Il y a des rumeurs
qui commençaient à se répandre sur elle à cause
de quelques podcasts, justement,
qu'elle avait mis en ses favoris, entre autres,
sur sa chaîne YouTube, selon lesquels Safo était une zoophile.
Une zoophile est une personne qui est sexuellement
et romantiquement attirée par les animaux
plutôt que par les humains. En fait,
beaucoup de eux font cette distinction-là
avec la bestialité qui est un acte
où il n'y a pas de romantisme.
Mais bon, la limite est un peu floue ici.
Mais il semblerait que ces rumeurs de zoophilie soient vrais.
Au début du mois de septembre de cette année-là,
Safo a publié une vidéo sur YouTube
dans laquelle elle s'est elle-même déclarée zoophile.
Et elle disait « Je n'ai pas d'attirance pour les humains,
je suis plus attirée par les chiens, entre autres,
les bergers allemands », qu'elle expliquait dans sa vidéo.
Elle a ensuite expliqué à quel point
la zoophilie est mal comprise à cause de certaines
fuites très sinistres au sein de la communauté furry
impliquant des animaux morts,
notamment des chiaux et de la violence.
On en a parlé un peu en intro, on va y revenir.
Il existe un réseau très « on the ground » de « furries »
qui sont intéressés par la zoophilie
et certaines personnes qui ne sont pas des « furries »
qui se réunissent sur Twitter, Telegram, mais aussi VRChat.
Et ce sont des actes que Safo a qualifié d'atrocité
qui aurait dû être poursuivie.
Mais elle, entre autres, comparait sa situation
à celle des membres de la communauté LGBTQ+.
Elle a l'impression
qu'elle est un peu comme
la communauté LGBTQ+,
qu'elle est un peu incomprise dans sa sexualité,
que c'est quelque chose qui devrait être normalisé
d'une certaine façon.
C'est quelque chose que la communauté LGBTQ+,
n'apprécie pas beaucoup.
Et là, en fait, c'est parce qu'il y a une histoire
qui est arrivée justement il y a quelques années
qu'on a appelé les « zoosadist files »,
qui a rendu les gens encore plus méfiés envers les « furries »
où plusieurs membres de la communauté ont été exposés.
Et bien que certains « furries », oui,
appartiennent à cette catégorie-là, la plupart ne sont pas.
Mais dans le cas de Safo, elle est exactement ce que l'Internet
craint d'être vrai concernant les membres de la communauté « furry ».
Et pour des personnages comme elle,
les « furries » sont plus que de simples personnages.
Et bien que Safo ait passé beaucoup de temps dans la vidéo
à nier les similitudes avec la situation
de justement des « fichiers zoosadistes »,
ces sentiments envers les animaux n'ont pas été plus acceptables
pour de nombreuses personnes.
Elle, elle disait « Je verrai mon partenaire ou ma compagne
comme mon égal, tout serait fait par amour, soin et affection
pour leur bien-être et leur épanouissement,
et ce ne serait pas pour servir mes propres désirs ».
Mais c'est dur de l'entendre dire ça, parce que comment un animal
peut être consentant à tout ça.
J'allais dire, il ne peut pas donner son consentement.
Je trouve qu'ils ont le même argument
que les pédophiles.
Que ça doit être normalisé, etc.
Que eux, ils font ça dans l'amour.
Mais ils ne pensent jamais à l'autre personne qu'ils reçoivent.
Ce n'est pas ça que le chien capote tant que ça.
Lui, c'est un chien qui doit aimer les femelles chiennes.
Le chien ne se reproduit pas tant par plaisir.
Il ne fait pas l'amour tant par plaisir.
Je ne connais pas assez la sexualité chez les animaux,
mais ce n'est pas tous les animaux.
Il y en a qui c'est une mécanique reproductrice.
Ils n'ont pas envie de se faire jouer là.
Souvent, les animaux sont quasiment des viols.
Les accouplements.
Des fois, ils coincent la partenaire.
Autant des fois que c'est la femme qui coincent le partenaire
parce que c'est la nature.
Mais tu as raison d'appliquer le romantisme.
C'est un peu l'écouter dire ça dans sa vidéo.
C'est troublant.
Tu te dis qu'est-ce que je suis en train d'écouter.
Elle, entre autres, elle a aussi groomé des mineurs
dans un vrchat.
Elle a un peu tenté de manipuler des gens mineurs
dans un peu son trip zoophile.
Elle a vraiment eu des comportements inappropriés
avec des jeunes furries
qui étaient sur vrchat pour complètement d'autres raisons.
Non seulement ça, mais c'est quelqu'un qui sur son blog
a publié beaucoup de dessins.
C'est vraiment not safe for work,
mettre en scène des animaux, carrément de la zoophilie
en dessin, des choses comme ça.
Elle a vraiment tout ce qu'il fallait
pour être cancelled.
Elle a même fondé une association
pour venir en aide aux personnes zoophiles.
Son contenu publié sur son blog
traitait de ça.
Elle était beaucoup l'avocate des zoophiles
et tout ça.
Elle a même lancé un crowdfunding
pour ramasser des fonds
pour son association.
C'est très troublant jusqu'où elle est allée.
Mais depuis, ce qu'elle dit, c'est qu'il y a eu
un énorme backlash de la communauté des furries.
Il y a eu des vidéos de youtubeurs publiées contre elle.
Ce qu'elle disait plus récemment,
c'est qu'elle avait tenté d'aller chercher de l'aide
psychologique et qu'elle quittait les réseaux sociaux.
On va lui souhaiter...
Je sais pas.
Comment dire?
Que ça se guérit.
Elle est chanceuse même de ne pas avoir fait affaire
avec la justice.
Apparemment que oui.
Les enquêteurs se sont penchés sur son cas.
Mais il n'y a pas eu d'arrestation officielle autour de ça.
C'est plus difficile, j'imagine, d'accumuler une preuve.
Maintenant, il y a un autre personnage
qu'on doit parler, un personnage vraiment problématique
du monde des furries.
On pourrait littéralement faire un épisode complet sur lui.
Il se nomme Kiro the Wolf.
Kiro le Loup.
De son vrai nom, Akan Yot.
Lui, qui était considéré comme un membre
de la communauté furry, un youtuber
et aussi un influenceur de cette communauté-là.
Jusqu'à ce que des informations compromettantes
fuite de son compte Twitter en 2018.
Ces informations indiquaient qu'il pratiquait
la zoophilie et la nécrophilie
et avait également un fétichisme pour la vore.
La vore, vore.
C'est la consommation d'être vivant.
Je ne connaissais pas ça, mais la vore.
Non, c'est comme un dérivé du cannibalisme.
De gore.
Il a été révélé que Kiro avait régulièrement
violé son chien Koda,
qui est récemment décédé d'une insuffisance rénale.
Dans des conversations sur Telegram,
Kiro a même exprimé des inquiétudes
concernant ses amis qui voulaient violer
et démembrer son chien avant de le tuer.
Cette découverte a choqué la communauté furry,
bien que certains aient fait valoir
que la zio-zoophilie, en fait,
est un rite de passage dans cette sous-culture.
Kiro était auparavant un youtuber furry respecté,
avec plus de 100 000 abonnés
après avoir été interviewé par Shane Dawson en 2017.
Cependant, après les révélations
sur ses activités illégales, Shane Dawson
a privé la vidéo de son interview avec Kiro.
La carrière de Kiro sur YouTube s'est effondrée
et il a fait l'objet d'une importante controverse
au sein de la communauté furry.
La controverse a entraîné la suppression
de la chaîne YouTube de KiroTheWolf,
ainsi que la suspension de ses comptes
sur d'autres plateformes de médias sociaux.
Il est important de noter que KiroTheWolf
a nié les allégations et a affirmé
que les messages avaient été manipulés ou falsifiés.
Cependant, malgré ces dénégations,
la controverse a eu un impact significatif
sur sa réputation en fait au sein de la communauté furry.
Il convient également de noter que
il y a eu des enquêtes qui ont été menées
par les autorités compétentes pour déterminer
la véracité des allégations et poursuivre
toute activité illégale éventuelle.
Les détails exacts des enquêtes et de leurs conclusions
ne sont pas toujours clairs au public.
Par contre, Seb, si je peux me permettre,
il y avait quand même des preuves assez compromettantes
dans le cas de KiroTheWolf,
peut-être pas au niveau de la nécrophilie,
mais bon, par exemple, dans le feed Telegram
où vraiment il confessait et disait des choses
vraiment « j'aime les chiens »
des trucs qui sont pas vraiment
disables dans un podcast.
Mais bref, il a posté à un certain moment donné
des tonnes et des tonnes de discussions.
C'est pour ça que si c'est faux,
c'est des mise en scène qui ont pris des mois et des mois,
des centaines voire des milliers de messages textes.
Mais à un moment donné, il envoie une photo de son costume
qui est comme à plat sur un divan ou une table,
quelque chose comme ça.
Puis c'est un costume que les internautes ont fait leur recherche.
C'est un costume qu'on l'a vu porter à des conventions.
On peut retrouver des photos où il y avait le même costume.
C'est un costume qui disait qu'il avait été fait spécialement pour lui.
Donc il y a peu de chance que ce soit quelqu'un d'autre
avec un autre costume.
Et là, on parle de, par exemple,
les internautes ont spoté des taches de couleurs précises
sur les genoux, des choses comme ça.
Donc il y a peu de place, comment dire,
à ce que tout ça soit une mise en scène.
Dans certains messages, il y a quelqu'un qui lui dit
« Mais avec tout ce que tu me dis là,
est-ce que c'est pas toi qui a été interviewé par Shane Dawson ? »
Puis oui, il se vantait justement de l'interview
qu'il avait fait avec Shane Dawson à l'époque.
Si c'est faux, c'est un énorme coup monté
qui a dû prendre énormément de temps à réaliser.
Je ne sais pas pourquoi exactement
il voulait le pincer là-dessus.
Il y a aussi des preuves avant,
mais c'est quand même des preuves qui ont révélé quelque chose.
Je ne sais pas ce qu'il y avait à cette époque-là contre Carol DeWolf,
mais tout porte à croire à mes yeux à moi
que c'est probablement lui qui a fait ces actes-là
dont il se vantait sur Telegram.
Oui, c'est impossible.
À quoi ça aurait mené?
Oui, donc c'est clairement un personnage problématique.
Et là, je nous ramène, Seb,
à notre histoire du début,
parce que les choses ne font qu'empirer encore et encore.
J'espère que vous êtes toujours avec nous, les distordus.
Ces dernières années, les os sadiques
ont pu tisser des réseaux comme jamais auparavant
grâce à la technologie pour échanger discrètement du contenu médiatique.
Cette tendance a conduit à l'interdiction
de la bestialité état par état aux États-Unis
et la criminalisation fédérale
du « animal crush » d'une certaine façon.
Mais bien trop souvent, ces gens-là
s'en tirent comme bien des délinquants sexuels.
Un peu comme tu disais en intro,
ça ressemble un peu des fois à des réseaux
que les pédophiles vont utiliser
ou la même type de tactique pour échanger du contenu sexuel
« not safe for work ».
Et même pire que ça, on l'a vu dans les codes
de chambre rouge aussi, Peter Scully et autres.
On n'est pas loin ici de tout ça en version animale.
Leurs complices incluent tout un sous-monde
où les zoophiles ont abrité des zoos sadiques
pendant des décennies, ce qui n'est sorti que lorsqu'un réseau
criminel a fuité en 2018 ce qu'on appelait
les « zoos sadist files », entre autres
avec des histoires comme celle de Carol de Wolfe, dont tu as parlé Seb.
Ils se rencontrent dans des groupes de transition
obscures avec des centaines de furries
zoophiles et utilisent le fandom comme
couverture et entrent dans des conventions furries
pour se mêler à eux. Même s'ils sont rejetés
par de nombreux furries, évidemment,
ils ont des influenceurs de haut niveau, entre autres
comme Saffo, qui font la promotion de la zoosexualité
et qui condamnent la culture de l'annulation
de la « cancel » culture. Ça rappelle un peu
l'église catholique Seb.
Même les criminels qui se cachent derrière leur popularité
comme le désormais déchu Carol de Wolfe finissent
par s'en tirer. Tout ça a mis plusieurs membres
des furries, justement, en furie sans vouloir faire
de mauvais genoux, puisque plusieurs d'entre eux
s'y connaissent beaucoup en sous-culture Internet.
Il y a des enquêteurs qui sont nés de la communauté
pour tenter de retracer ces criminels,
qui violent et torturent des animaux.
Un peu comme dans le documentaire « Don't Fuck With Cats »,
si tu te rappelles, Seb, sur les internautes
qui ont retracé l'Ukaroko Magnota grâce à
des captures d'écran et des preuves
que les internautes ont retrouvées
pour identifier des lieux,
ils ont fait un peu la même chose en tentant
de remarquer des détails permettant d'identifier
parfois les animaux dans les vidéos, parfois
les scènes de crime ou d'autres détails pertinents
dans la vidéo. Dans notre cas, des internautes
ont commencé à poster des photos d'une certaine
chienne victime de sadisme pour identifier
la race ou tout autre détail. Donc, c'est parti
d'une vidéo et de photos qui ont découlé
de cette vidéo-là, plusieurs captures d'écran.
Donc, ils se sont dit « On va partir avec cette vidéo-là
et on va tenter de faire la même enquête, un peu
comme ce qu'on a vu dans « Don't Fuck With Cats »,
mais c'était avant, évidemment, que le film sorte.
C'est eux, de leur propre gris, qui ont lancé
cette enquête-là.
C'est un internaute, en fait,
un cyber-enquêteur d'une certaine façon,
un web-sloot en Estonie,
qui est resté anonyme, qui a décidé d'être très
proactif et de prendre le lead dans cette recherche
à ses risques et périls. Et là, je le cite,
ce qu'il a dit justement au blog Dogpatch,
« Comment j'ai réussi à traquer… »
Je vais le redire parce qu'il dit une drôle de phrase.
« Comment j'ai réussi à traquer son sale cul à lui,
j'ai fait beaucoup de recherches sur Internet. »
Et là, on parle de notre cas en début, Adam Brayton.
Mais non, c'est pas encore que c'est lui.
« J'ai publié la photo partout sur Internet,
jusqu'à ce que je vois un gars qui semblait en savoir
quelque chose à propos de cet animal. Je l'ai contacté
et lui ai demandé ce qu'il savait de cette vidéo
ou de la personne derrière, parce que c'est du contenu
que les gens se partagent, donc l'Estonien
en question tentait de rejoindre des groupes
ou des groupes chat et d'essayer de retrouver
cet animal-là, la chienne dans la vidéo
qui se faisait violer et brutaliser.
En suivant la piste, il a abouti à un réseau
utilisant des méthodes assez familières.
L'homme en question est dans un groupe de discussion
télégramme avec lui et il y poste beaucoup
de matériel zoosadique. Il discute aussi
avec d'autres zoosadiques de son genre.
Il a prouvé aux cyberenquêteurs estoniens
que c'était bien vrai et lui a envoyé des captures
d'écran pour confirmer. Donc lui, l'Estonien,
il a rencontré un drôle de numéro qui semblait
savoir d'où venaient ces vidéos-là.
Et c'est là qu'il parle de cet homme-là,
qu'il discute avec d'autres membres du groupe.
C'est alors qu'il tente lui-même, l'Estonien,
de devenir membre du groupe pour traquer
l'auteur des contenus zoosadiques, mais il se
heurte à plusieurs murs. Les échangeurs
de contenus d'abus peuvent utiliser ce que la
police appelle un système de cartes de baseball,
c'est-à-dire qu'ils vont ces partages
à partage pour pouvoir entrer. Si tu veux
rejoindre, il faut que tu partages les contenus
pour pouvoir en recevoir. Mais bien sûr,
ce gars-là, il n'a pas ce genre de chose,
donc il n'a pas pu rejoindre le groupe.
Par contre, lui, il l'appelle son toxicomane
dans le groupe pour converser ou pour aller
chercher des preuves auprès de l'auteur.
L'internaute lui a posé plusieurs questions
à l'homme lui-même, comme pourquoi il fait ça, etc.
Et il semblerait qu'il déteste viscéralement
les chiens et qu'il aime le viol, c'est quelqu'un
qui est attiré par le viol. Il dit lui-même
à être très dérangé et il s'agit selon lui
d'un pur psychopathe et il n'ose pas lui en dire trop.
Alors qu'il a maintenant accès au groupe
Telegram via son nouvel ami psychopathe,
l'Estonien commence à examiner tous les détails
de la vidéo où l'on voit cette pauvre chienne
être martyrisée et il remarque un collier orange
avec un motif ou encore une genre de puce
qui change de couleur sur le collier.
Et on peut y lire Great Pets Start With You.
Il fait plus de recherches et découvre que
ces colliers ont une puce GPS et qu'ils sont
distribués par le conseil municipal dans
le territoire du Nord en Australie.
Il envoie alors des photos du chien à de nombreux
refuges dans les territoires du Nord pour voir
s'ils peuvent l'identifier et hélas, elle est
inconnue du personnel. Il envoie ensuite
les photos au conseil municipal et leur demande
s'il est possible que ce type de collier
soit distribué ailleurs, même dans le monde.
Et là, bingo, ils lui disent non,
on est les seuls à distribuer de tels colliers
pucés au chien. Il avait donc potentiellement
une zone géographique tout de même assez précise
ou cherchée. Et là, le conseil municipal lui
demande pourquoi il voulait savoir ça et c'est
là qu'il leur dit tout ce qu'il sait de cet
homme mystérieux sur Internet. Il leur dit toutes
les informations sur l'homme, ce qu'il fait
au chien, ce qu'il se vante de dire,
ses motivations et le conseil transmet tout ça
aux enquêteurs criminels et quelques jours plus
tard, la police australienne le contacte, l'Estonien,
pour lui demander des informations. Il voulait entre
autres qu'il décrive tout ce qu'il fait à ces
pauvres chiens, comment il enregistre ses actes
et où il les distribue. Et l'Estonien leur parle
des vidéos avec le plus de détails possibles
et du fameux collier provenant d'une région
précise en Australie. Et les policiers lui disent
Attends une seconde, on a un suspect de 51
ans qui correspond à ta description,
on est déjà sur sa trace en fait
et on va bientôt perquisitionner chez lui.
Et quelques jours plus tard, les enquêteurs
l'ont de nouveau contacté pour lui dire qu'ils
avaient arrêté l'homme et que tout le matériel
qu'il leur avait envoyé, il l'avait trouvé
sur ses appareils numériques dans sa maison.
La police l'a remercié et lui ont dit qu'il pouvait
maintenant se reposer et respirer librement.
L'enquêteur a souligné que l'identité du suspect
ne pouvait pas encore être rendue publique,
mais ils lui disent que l'homme tire un plaisir
sexuel extrême de la cruauté envers les animaux.
Ils ajoutent que c'est assez étrange qu'il ait pris le risque
de partager ses vidéos, car c'est pas un junkie,
mais quelqu'un de plutôt réussi, très instruit,
même connu du public. Et cela nous amène
au 22 avril 2022, alors que les enquêteurs
font une perquisition chez un certain Adam Britton,
dont nous avons parlé en intro.
Emile, tu vas voir, ça n'a pas de sens
qu'ils vont découvrir chez cet homme-là.
On se rappelle que c'est une personnalité connue
pour ses documentaires animaliers, un homme reconnu
comme un ami et grand défenseur des animaux.
Mais il avait un grand secret à cacher.
Le 22 avril 2022, un mois après que Britton
ait publié la vidéo en ligne, la police du territoire
du Nord et la police fédérale australienne
ont perquisitionné son domicile de McMinn's Lagoon,
dans la zone rurale de Darwin.
Les détectives ont saisi des ordinateurs,
des téléphones portables, des caméras,
des disques durs externes, des outils,
des armes et du matériel pour chiens
et des jouets sexuels.
Ils ont également trouvé des membres
de chiens sectionnés dans un congélateur,
un chiot en décomposition dans un état
sur la propriété et une tête de chien sectionnée
sur une propriété voisine.
Il y avait sur sa propriété un conteneur
d'expédition qui l'avait surnommé sa propre
salle de torture personnelle,
où il a assassiné et exploité sexuellement
des dizaines de chiens, y compris des chiots.
Il y avait sur place du matériel d'enregistrement
pour produire ses contenus vidéo.
Les détails de ces crimes font 90 pages.
Pour vrai, j'en ai regardé des affaires
pour vous, les distordus, j'ai regardé
des images de Daisy's Destruction,
le film de Luca Magnetta,
j'ai en accéléré un peu.
J'en ai regardé des affaires, mais ici,
on dirait que ça ne me tentait pas.
Je ne suis pas allé voir, je l'avais,
j'aurais pu.
On ne sait pas trop au final
qu'est-ce qui a fait à ces pauvres
animaux-là. On vous a dit quelques
choses que vous n'aviez pas imaginé.
Non, c'est ça. Les enquêteurs avaient
une preuve solide. Selon eux, Britain,
âgé de 51 ans, utilisait des
setweb comme Gumtree pour se procurer
de nouveaux chiens, promettant à leurs
propriétaires précédents qu'ils leur
donneraient un bon foyer. Ils prenaient
des photos des chiens avant de les
recruter. Les gens en question s'adaptaient
bien. Ils leur mentaient carrément.
C'est incroyable. Les enquêteurs ont
révélé aussi que dans des groupes de
discussions secrets sur Telegram,
Britain a enseigné à d'autres comment
reproduire son comportement. À l'occasion,
il a dit à une autre personne,
je le cite, la plupart des gens veulent
savoir que vous êtes une bonne personne
et que le chien aura un bon foyer,
qu'il aura de l'espace pour jouer,
que vous le proménerez, qu'il vivra
peut-être dans la maison, etc., leur
dire que vous voulez un nouveau membre
de la famille après que votre ancien
chien soit mort d'un cancer l'année
dernière, échoue rarement. C'est vraiment
pour manipuler ceux qui donnent leurs
mots. Dans d'autres messages, il écrit,
je parlais avec quelqu'un d'autre de la
raison pour laquelle j'aime faire du mal
aux chiens. Je n'en étais pas sûr au
début, mais maintenant je vis pour ça.
Je ne peux pas m'empêcher de faire du
mal aux chiens. J'étais sadique envers
les animaux quand j'étais enfant, mais
je l'avais refoulé. Ces dernières
années, je l'ai laissé ressortir à
nouveau et maintenant je ne peux pas
m'arrêter. Je ne le veux pas.
Avec un emoji souriant.
C'est horrible.
J'ai de la misère avec ces gens-là.
Les enquêteurs l'ont décrit
littéralement comme un tueur en série.
Ce qui est vrai, c'est des ailes
vivantes.
C'est des dizaines. Tu vas en venir
aux chefs d'accusation.
Il fait face à 60 chefs d'accusation
liés à la bestialité et à la
possession, l'accès et la transmission
de matériel pédopornographique.
Il a retrouvé du matériel
pédopornographique chez lui en guise
de bonus.
Plusieurs vidéos
montrant de la cruauté envers les
animaux ont été découvertes lors de
la perquisition. La police a trouvé
15 fichiers de matériel pédopornographique
sur son ordinateur portable en plus
comme si tout le reste n'était pas
le cas.
Le zoologiste et universitaire du
CDU appelait des coupables devant
la Cour suprême de Darwin.
Il a été placé en détention provisoire
depuis son arrestation et devait
comparaître à nouveau devant le
tribunal pour le prononcer de la
peine le 6 février 2024.
Ça fait à peine quelques mois.
À ce jour, il y a toujours des délais.
J'aurais aimé ça.
J'avais prévu l'épisode en disant
que ça marcherait.
Il faut continuer la saison.
On vous tiendra au courant de sa
sentence.
La peine maximale dans le territoire
est de 3 ans.
On n'a pas le même ratio de
punition.
Britain aura déjà purgé 20 mois.
Les procureurs ont affirmé que ce
type de barbarie sans précédent
dans le monde et ses aveux en ligne
démontrent son incompatibilité avec
la société.
C'est une réinsertion.
Qui dit qu'il ne poursuit pas
envers les humains un jour?
C'est vrai.
Souvent, les psychopathes ont
commencé à maltraiter les enfants.
C'est quelque chose comme
42 chiens qu'il aurait torturé.
Filmé aussi.
C'est la distribution de matériel.
J'ai pas vu dans les accusations
le matériel pédopornographique.
C'est dans les accusations,
mais je ne sais pas en Australie
ça ressemble à quoi.
Tout ça cumulé, ça peut monter.
Je ne peux pas croire.
C'est rien à côté si c'était des
humains.
On aurait pu en parler pendant des heures.
Il y a d'autres gens qui sont tombés
par la bande dans cette opération.
Un autre membre des Furies qui avait
partagé du contenu avec Adam Breton.
On va passer pour celui-là.
On l'aura assez donné d'attention.
Quelle histoire d'horreur.
La cruauté envers les animaux
n'a pas de bon sens.
C'est une corde sensible
pour bien les gens.
C'est un peu l'innocence.
Ils ne sont pas aptes à se défendre.
Ils n'ont aucun consentement
envers ces actes sexuels.
Je lisais dans un autre article
parce que je me suis intéressé.
Je n'ai pas le choix de m'intéresser
à l'azophilie.
C'est un repas de parc
avec les grands-parents.
Il y en a qui croient vraiment
que leur animal, leur partenaire,
est amoureux d'eux.
Ils disent que quand ils font des choses
avec eux, ils le font avec plaisir.
Mais comment peuvent-ils
envisager ça?
Mon chat, j'y ouvre le robinet
pour qu'il boive un peu.
30 secondes après, il oublie
qu'il fait autre chose.
C'est lui demander de consentir.
Ça ne fait aucun sens.
Ils ne doivent pas aimer ça.
En plus, eux-mêmes doivent détecter
quelque chose de contre-nature.
Ils doivent vivre l'anxiété.
Comment tu exprimes ça?
Pauvres animaux!
On va conclure que
on ne généralise pas sur les furries.
C'est les exceptions qui sont comme ça.
Adam Brayton n'était pas un furries.
Il a été alimenté par un réseau.
Il était lié à un furries
assez connu dont le nom m'échappe.
Vous Heurt, ou quelque chose comme ça.
Il y avait des furries liés avec ça.
Il a été traqué par des furries.
C'est pour ça que je voulais en parler.
C'est sur le blog Dogpatch.
Il a fait un gros tabac
dans le monde des furries.
Ce n'était pas lui-même un furries.
C'est le fameux documentariste
qui prétendait être un ami des animaux.
On ne veut pas généraliser,
mais on voulait parler de ce côté dark du fandom.
J'espère que vous avez aimé.
J'espère que vous avez appris des choses.
J'en ai appris peut-être trop.
Un autre rabbit hole
qui a été très troublant.
On est là pour ça.
Ne nous en voulez pas.
Dans l'after show,
si vous n'êtes pas membre,
c'est peut-être votre moment de le devenir.
On va parler des pires fandoms toxiques.
On va parler des Swifties.
Je suis un peu un Swiftie à mes heures.
On va parler d'autres histoires.
On va parler de BTS, de K-Pop, de la série Telly Sherlock.
On va parler de quelques fandoms musicaux.
Un peu plus léger que notre épisode principal.
Ça va être très intéressant.
On espère vous y voir.
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On arrive vers la fin de la saison.
C'est un ou deux épisodes.
Il va y avoir un épisode secret
pour les membres de Patreon.
Il ne sortira jamais au grand public.
Ça fait quand même 3-4 ans qu'on a le Patreon.
Il existe déjà 3-4 épisodes secrets pour vous
ainsi que des dizaines et des dizaines d'after-shows.
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C'est le moment de vous remercier.
Chers membres, je te laisse commencer.
Je donne un gros hi-five
à Kamé S, Mariev B,
Magali M L,
Franck Louin et Eric 343.
Une grosse poignée d'amour à Emile G M,
un autre Emile,
à Myriam L, à Doug, à Joël D
et à Gabriel M.
Je poursuis à Alexandre G.
Élodie A G, Axel P,
Etie 28 et Mathieu D.
Une bonne tape dans la main à Megan,
à Myriam C, à Mel L L avec 3 L,
à Martine B et à Yannick B.
Et je conclue.
On vous remercie. On vous aime.
Lalou, Audrey TG, un autre Seb.
On sait que c'est toi.
Kamé C et Billy C. Merci beaucoup à vous.
Et pour terminer, Seb,
aurais-tu un mot de la fin pour nous ce soir?
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