#124 - Scandales chez les Furries!

Épisode

#124 - Scandales chez les Furries!

Épisode
124
Durée
1 h 18 min
Format
Audio

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Depuis les années 90, une communauté de gens qui aiment personnifier des animaux de peluche prend de l’ampleur ; ils sont appelés les Furries. Au fil des années, une sous-culture se développe au sein des Furries, réunissant des gens mal intentionnés, adeptes du sadisme envers les animaux… Réunis dans des univers bien cachés sur Telegram ou encore sur VRChat, ces individus ont créé tout un écosystème où s’échange du contenu inapproprié, ainsi que des liens vers de véritables chambres de torture sur le Web ! Suivez-nous dans cet épisode incroyable, où encore une fois, les internautes contribueront à exposer au grand jour un réseau de criminels envers les animaux !

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Vous êtes sur le point d'écouter DISTORTION, un podcast sur des histoires étranges de

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Depuis les années 90, une communauté de gens qui aiment personifier des animaux de peluches

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prend de l'ampleur. On les appelle les « furries ».

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Plus les années avancent, une sous-culture se développe au sein des furries,

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réunissant des gens mal intentionnés, adeptes du sadisme envers les animaux.

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Réunis dans des univers bien cachés sur Telegram ou encore sur VRChat,

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ces gens ont créé tout un écosystème où s'échangent du contenu inapproprié,

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ainsi que des liens vers de véritables chambres de torture sur le Web.

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Suivez-nous dans cet épisode incroyable où, encore une fois,

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les internautes contribueront à exposer au grand jour un réseau de criminels envers les animaux.

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Sébastien Évec, comment ça va ce soir?

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Ça va bien, et toi Emile Gauthier?

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Ça va bien, ça va bien, parce que, entre autres, j'ai l'impression

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qu'on attaque un épisode d'antologie aujourd'hui.

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Ça fait longtemps qu'on en parle, ça fait plusieurs saisons qu'on discute de cette histoire-là.

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Le fandom des furries, les gens qui, en fait, c'est des gens qui, comment dire,

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la plupart sont des amis des animaux, c'est des passionnés,

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des gens qui aiment aller dans des conventions, se déguiser avec des costumes,

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parfois qu'ils font eux-mêmes. Il y a un brin de culture « do it yourself » là-dedans, DIY,

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mais évidemment, comme on est à distorsion, on va s'attarder un peu aux côtés sombres des furries.

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Puis on risque aussi, au fil du temps, de peut-être aborder d'autres fandoms.

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On l'avait déjà fait avec la maison Final Fantasy.

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Si vous n'avez jamais écouté cet épisode-là de distorsion,

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je ne me rappelle plus si c'est dans quelle saison,

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mais je sais que je pense que c'est un de nos épisodes d'antologie, justement.

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Un de ceux que vous nous dites à quel point ça vous avait marqué.

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Ben justement, on s'était attardé à ça. On avait parlé des « orbiter » aussi,

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dans le cas de Bianca Devins, des gens qui gravitent autour de « camgirls » ou de « streamers » sur Twitch.

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Mais là, ce soir, justement, vu qu'on est à distorsion,

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on va aborder le côté sombre des furries parce que, vous allez voir, c'est quand même assez troublant.

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On va aborder les sujets quand même assez touchés, assez délicats.

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« Trigger warning », vous êtes à distorsion.

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On ne le dit pas à chaque fois, mais bon, il y a toujours des « trigger warning » dans nos épisodes.

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Si vous vous lancez dans un de nos épisodes, vous savez que ça risque d'être peut-être de brasser parfois.

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Mais aujourd'hui, on va parler, entre autres, de violence envers les animaux.

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Donc, je sais que certains sont sensibles.

[03:40]

On est tous un peu sensibles à ce sujet-là.

[03:42]

Donc, on vous le dit maintenant, mais ça risque d'être très intéressant.

[03:46]

Puis encore, on ne veut pas rentrer dans la généralisation.

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Il y a sans doute des « furries » qui nous écoutent.

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Nous, en fait, on le sait.

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On espère que vous le savez aussi, qu'il y a plein de bonnes personnes dans tout ça.

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Effectivement, comme dans tout sous-groupe, comme dans toute sous-communauté,

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on ne veut pas généraliser parce que ce soir, on va aller très loin dans des histoires très « dark ».

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Donc, il ne faut pas généraliser.

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Il y a quand même le monde des « furries » qui est un monde qui peut être totalement sain

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où vous pouvez vous faire des amis et tout ça.

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Donc, écoute, sans plus tarder, Seb, qu'est-ce qu'on boit?

[04:23]

Parce que justement, pour un épisode anthologique, ça prend quelque chose de fort.

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Oui, on a besoin d'énergie.

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Ce soir, on boit la « Lewis » de la micro-brasserie, la « Schwapp » en fait.

[04:35]

C'est une micro-brasserie que j'aime beaucoup.

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C'est une « West Coast IPA », un peu « old school », à une robe embrée ou blonnaie.

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Elle est excellente, 6,5 % d'alcool.

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Donc, ça va être parfait pour accompagner l'épisode de ce soir.

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Et on a un « review 5 étoiles » à mon cher Emile sur Apple Podcast.

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Oui, qui nous vient de Spitoff du Canada.

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Il nous dit, il n'est jamais trop tard pour faire une « review ».

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Hello guys, je suis le podcast depuis très longtemps,

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mais je n'avais jamais coté l'émission et c'est maintenant que je le fais.

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Le podcast m'a aidé à traverser mes soirées lorsque j'étais au labo à tester les COVID pendant la pandémie.

[05:11]

Je n'aurais jamais pu traverser cette épreuve sans vous.

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Donc, shout-out à toi, Spitoff.

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On vous respecte, ceux qui ont testé des COVID pendant la pandémie.

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Il travaille dans le Grand Nord,

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donc je peux comprendre que le podcast peut lui permettre de traverser ces périodes-là.

[05:31]

Shout-out à toi.

[05:32]

Oh oui, merci, merci.

[05:34]

Pour nos membres Patreons, et peut-être vous, futurs membres Patreons,

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sachez que dans l'after-show, on va aborder comme sujets,

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on va avoir une discussion autour des pires fandoms.

[05:44]

Ça risque d'être très intéressant.

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Les Swifties, on va parler de vous.

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On va parler de vous dans l'after-show.

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On va parler de K-pop aussi, BTS aussi.

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Savais-tu qu'il y avait des trucs assez weird au sein du fandom de Sherlock?

[05:58]

Non, ça je ne savais pas.

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La série télévisée, moi non plus et ça peut être perturbant.

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Puis on va discuter aussi entre nous.

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Est-ce que nous-mêmes, Seb, on a déjà fait partie de fandoms?

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Oui, bonne question.

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Yes, donc vous nous dites toujours que nos intros sont trop longues.

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On va se la fermer et on part l'épisode.

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Seb, est-ce qu'on est prêt à se lancer dans le monde dark des furries?

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Oui, mais avant de plonger dans notre épisode, Emile,

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savais-tu que tu peux réduire les appels et tes courriels indésirables

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avec les services d'un inconnu?

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Oui, je le sais Seb, parce qu'en plus,

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il y a des milliers de gens payés à la journée longue

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pour tenter de nous arponner et de voler nos données.

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Tu sais, c'est le cancer des années 2020, le hacking, le vol de données.

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Et ces gens-là, une fois qu'ils nous arponnent via courriel,

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via téléphone, des textos même,

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je pense que j'en ai reçu quatre juste aujourd'hui,

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ils mettent nos données sur des listes qu'ils vendent par la suite à gros prix.

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C'est exactement le problème qu'un inconnu résout, Emile.

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Leur service, lui, c'est comme un peu tes petits employés

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qui prennent l'initiative de supprimer des données personnelles,

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des bases de données, des courtiers en données,

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ceux que tu parles qui passent leur journée,

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justement, à les remplir ces données-là.

[07:15]

Ouais.

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Donc, grâce à Inconni, tu peux dire adieu à cette intrusion.

[07:20]

Donc, vous avez juste à vous rendre sur leur site

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au incogni.incogni.com distorsion

[07:28]

et vous pouvez utiliser notre code distortion

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spécialement pour vous les distordus

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[07:42]

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le processus, en fait, d'annulation

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est aussi simple que le processus d'inscription.

[08:03]

Ça nous assure une belle tranquillité d'esprit

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à cette ère où nos données sont toujours

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à risque de se faire voler.

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Donc, Seb, prêt à plonger dans l'épisode d'aujourd'hui?

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Oui, monsieur!

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C'est parti!

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Nous sommes le 22 avril 2022

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dans la petite ville de Darwin en Australie.

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Darwin est la capitale du territoire du nord de l'Australie

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située sur la mer de Timor dans le nord du pays.

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C'est une ville moderne, jeune, cosmopolite,

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avec une population d'environ 139 000 personnes,

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diversifiée, comprenant des communautés aborigènes,

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asiatiques, mais aussi européennes.

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Darwin bénéficie d'un climat tropical

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avec des températures élevées toute l'année

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et une saison des pluies de novembre à avril.

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La ville est entourée de parcs nationaux sauvages

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comme Kakadu, Litchfield et Mary River,

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offrant de nombreuses possibilités d'observation

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de la faune locale, comme entre autres les crocodiles.

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Et parlant de crocodiles, tiens,

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en ce 22 avril 2022,

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les autorités locales se rendent

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chez un certain Adam Britton,

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alerté par des internautes qui ont visionné

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une vidéo inquiétante où il figurait.

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Adam Britton était autrefois un expert

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animalier respecté à l'international,

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une référence pour la recherche sur les crocodiles, entre autres.

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Il est très connu en Australie.

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Il a travaillé pour l'Université Charles Darwin,

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pour National Geographic et aussi la BBC,

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aux côtés de nul autre que le célèbre

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documentariste de la nature, le David Attenborough.

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Gros invité!

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Il est âgé de 51 ans lorsque les autorités

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débarquent chez lui. Lors de la perquisition

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de son domicile, la police a saisi des

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ordinateurs, des téléphones, des caméras

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ainsi que des membres corporels

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de chiens sectionnés et une tête

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décomposée de chiens.

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Une vraie scène d'horreur en arrivant chez

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cet ami des animaux.

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Les enquêteurs, en arrivant sur les lieux,

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sont loin d'être au bout de leur peine car

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ils vont découvrir chez Adam de vraies

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scènes d'horreur. Et cet expert du monde

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animalier est sur le point de se faire accuser

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des pires crimes contre des animaux.

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Ce que les policiers vont aussi se rendre compte,

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c'est qu'Adam travaillait de pair avec un sous-groupe

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obscur sur Internet, affilié au monde des

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En s'informant sur ce groupe de gens, sur ce

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fandom, ils vont se plonger dans tout un

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rabbit hole. Vous allez voir, cet épisode de

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distortion va vous mener des origines de

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cette communauté en ligne jusqu'aux événements

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de 2022 qui nous amènent à Adam Britain.

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Accrochez-vous bien, on va y revenir,

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on va faire une longue parenthèse.

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Suivez-nous, restez avec nous jusqu'à la fin.

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On va retracer l'histoire des Furries,

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mais aussi on va parler d'histoires un peu

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plus bizarres et, comment dire, un peu plus

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inusités et même choquantes en lien avec

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ce fandom-là. Mais Seb, je te laisse

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nous ramener aux origines.

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Oui, Emile, le fandom Furry, en fait, c'est

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une sous-culture qui est intéressée par

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les personnages animaux anthropomorphiques,

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c'est-à-dire des animaux qui ont des

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apparences humaines, un peu comme Mickey Mouse,

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Peppa Pig ou encore Blu-Way, le chien,

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pour prendre des exemples modernes.

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Certains exemples d'attributs anthropomorphiques

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incluent l'exhibition d'une intelligence

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humaine et d'expression faciale, ainsi que

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la capacité de parler, de marcher sur

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deux jambes et de porter des vêtements.

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Le terme fandom furry est également

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utilisé pour désigner la communauté de

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personnes qui se rassemblent sur Internet

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et l'art de convention de furry.

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Oui, parce que même dans le monde de

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l'animation et dans le monde des cartoons,

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ça a quand même été une certaine

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révolution au moment où on a commencé

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à faire agir des animaux comme des

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animaux. Le fandom furry a ses racines

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dans le mouvement des bandes dessinées

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Underground des années 70, un genre de

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BD qui représentait à l'époque un contenu

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un peu explicite. En 76, une paire de

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dessinateurs a créé l'association de

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presse amateur Wootie, qui était

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consacrée à l'art axé sur les animaux.

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Beaucoup de ses oeuvres représentées

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qui contenaient des thèmes pour adultes

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comme Omaha de The Cat Dancer, qui

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contenaient des signes de sexe explicite.

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Wootie a acquis un petit nombre de

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followers au cours des années qui ont

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suivi et ses contributeurs ont commencé

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à se rencontrer lors de conventions de

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science-fiction et de bandes dessinées.

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C'était comme des bandes dessinées,

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je dirais, c'est sûr qu'à l'époque c'était

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très, très, très edgy en 76.

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C'était justement des animaux anthropomorphiques

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dessinés quand même à la main,

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il n'y avait pas énormément de détails.

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Des fois c'était noir et blanc, tout ça.

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Et justement c'était un peu en mode sexy,

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des écureuils avec une femme, un homme,

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puis ça se développait tranquillement.

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C'était pas des animaux, comment dire,

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justement c'était très anthropomorphique,

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il était à apparence vraiment humaine.

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On aurait dit à la limite des humains déguisés

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en animaux plus que des animaux dans leur

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état naturel qui se reproduisent.

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Selon l'historien du fandom Fred Patton,

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le concept de furry est apparu plus

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précisément lors d'une convention de

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science-fiction et de bande dessinée.

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Le terme spécifique de fandom furry

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était utilisé dans les fanzines

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dès 1983 et était devenu le nom standard

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du genre dans le monde entier.

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C'est-à-dire dans le milieu des années 90

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lorsqu'il a été défini comme l'appréciation

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et la diffusion organisée de l'art

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et de la prose concernant les furries

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ou les personnages anthropomorphiques

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de mammifères fictifs.

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Juste pour vous dire, les furries,

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si vous faites des recherches, c'est

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f-u-r-r-i-e-s ou singulier f-u-r-r-y des fois

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que les gens peuvent avoir leur orthographe.

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Comme la fourrure et non la furrie.

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Oui, exactement, c'est pour la fourrure.

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Il y a un R de plus.

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Les fanzines, ce sont des petits magazines

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un peu do it yourself créés par des fans

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d'un sujet qui s'envoyait par la poste

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et dans certaines boutiques durant les années 80-90.

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Le punk et surtout le punk féministe

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ont beaucoup voyagé à cette époque grâce aux fanzines.

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Le monde des furries est aussi né

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de ces petits magazines de do it yourself.

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Pour certains, les fanzines

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ou les fanzines en français,

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à une certaine époque, c'était un peu comme

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les newsletters Internet. C'était la seule façon

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d'être au courant quand tu habitais dans une région éloignée.

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Je ne sais pas, tu habitais justement au Canada,

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mais justement, tu écoutais de la musique qui venait de New York,

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de D.C., de Saint-Panque,

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c'est grâce à ça que tu pouvais en trouver dans les magasins de disques.

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Des fois, tu étais abonné via une vraie mailing list physique

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pour les recevoir par la poste.

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Souvent, c'était des photocopies,

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c'était très DIY.

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Oui, c'était fait maison.

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Cependant, les fans considèrent que les origines

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du fandom furry sont beaucoup plus anciennes,

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avec des oeuvres de fiction telles que Kimba,

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le lion blanc, qui a lui été sorti en 1965,

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ainsi que le roman de Richard Adam Watership Down,

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en fait, qui a été publié en 72

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et qui a eu une adaptation cinématographique en 78,

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ainsi que Robin des bois de Disney

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aussi est souvent cité en exemple.

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Les discussions dans les groupes de discussion Internet

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dans les années 90 ont créé une certaine séparation

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entre les fans de personnages animaux drôles

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et les personnages furry qui, eux,

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plus sérieux et matures.

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Oui, parce que ça n'a rien à voir,

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il ne traiterait pas sur Mickey Mouse, des furries,

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ni sur Donald Duck.

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Des fois, ce n'est même pas des personnages

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qui sont issus de cartoons connus.

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Oui, c'est trop enfantin,

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c'est pas assez collé sur la réalité, j'ai l'impression.

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Pendant les années 80, les premiers furries

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ont commencé à publier des fanzines

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développant un groupe social diversifié

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qui a finalement commencé à organiser des rassemblements sociaux.

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En 89, l'intérêt était suffisant

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pour organiser la première convention furry.

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La convention s'appelait Conference Zero.

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Elle s'est tenue au Holiday Inn Bristol Plaza

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de Costa Mesa, en Californie.

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Une fois qu'Internet est devenu accessible

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au grand public dans les années 90,

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il est devenu le moyen le plus populaire

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pour les furries de socialiser.

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Le groupe de discussion alt.fan.fury

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a été créé en novembre 90.

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Ça remonte dans les débuts d'Internet.

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C'était des pionniers des communautés en ligne, les furries.

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Oui, vraiment.

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Il était également dans des environnements virtuels

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comme les mocks, M-U-C-K,

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qui sont devenus aussi des endroits populaires sur Internet

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pour que les fans se rencontrent et communiquent.

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Un peu comme tu dis, c'était réellement des pionniers

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de la communauté en ligne. C'est drôle,

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je me suis demandé, ils doivent avoir des présences

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sur les réseaux sociaux d'aujourd'hui.

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Maintenant, oui, c'est tout un écosystème

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même d'influenceurs furries.

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Oui, on va en parler plus tard.

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Au fil du temps, le fandom s'est étendu

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pour inclure une variété d'intérêts et de médias,

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notamment l'art, la littérature,

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les jeux de rôle en ligne, les jeux vidéo

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et même la musique. Il y avait de la musique de furries.

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En fait, ils pouvaient créer des histoires

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basées sur les personnages qu'ils incarnaient, vice versa.

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Ça permettait de mettre leur alter-ego

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dans un vrai univers de fiction

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d'une certaine façon. C'est des gens qui ont quand même

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une bonne créativité narrative.

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Cette diversification a contribué beaucoup

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à créer une communauté riche et dynamique au sein des furries.

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Les romans allégoriques, y compris les oeuvres

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de fantasy ainsi que les dessins animés

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mettant en scène des animaux anthropomorphiques

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sont souvent cités comme les premières inspirations du fandom.

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Une enquête menée en 2007 a suggéré

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que par rapport à un groupe témoin non-furry,

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une proportion plus élevée de ceux qui s'identifient

[19:34]

comme furries aimait beaucoup les dessins animés étant enfants.

[19:37]

Ils se souvenaient de les avoir regardés beaucoup plus souvent

[19:40]

et étaient également plus susceptibles d'apprécier

[19:42]

les oeuvres de science-fiction que ceux en dehors de la communauté.

[19:45]

C'est des geeks. Oui, et des amateurs

[19:49]

vraiment d'émissions de dessins animés

[19:52]

avec des dessins animés.

[19:54]

Selon une enquête de 2008 maintenant,

[19:57]

la plupart des furries pensent que l'art visuel,

[20:00]

les conventions, la littérature et les communautés en ligne

[20:02]

sont très importants pour le fandom

[20:06]

et aussi en termes de statistiques,

[20:08]

il est dominé par les hommes, en fait, ce fandom, les furries.

[20:13]

L'enquête fait en état d'environ 80 %

[20:16]

de répondants qui sont masculins.

[20:18]

Donc c'est très masculin. Je suis surpris un peu.

[20:21]

J'aurais pensé que ça aurait été quasiment une parité ou...

[20:24]

Oui, exactement.

[20:26]

Mais non, j'avoue aussi que j'ai été surpris par ce pourcentage-là.

[20:29]

Les fans ayant des compétences artisanales

[20:31]

créent leurs propres jouets en peluche, par exemple,

[20:33]

qu'ils vont appeler les plushies,

[20:35]

et construisent également des costumes très élaborés

[20:38]

appelés fursuits, comme des suits de fourrure

[20:42]

qui sont portés pour le plaisir ou pour participer à des défilés,

[20:46]

pardon, des mascarades,

[20:48]

des conventions, des danses ou même par exemple

[20:51]

des streams, des photos sur le réseau social.

[20:53]

Donc ils vont porter leur fursuit.

[20:56]

Les fursuits vont de modèles très simples,

[20:59]

des furs ressemblant à des mascottes d'événement,

[21:01]

à des modèles vraiment sophistiqués,

[21:03]

avec des mécanismes de manchoirs mobiles,

[21:06]

des pièces robotisées, du maquillage très élaboré

[21:10]

puis d'autres fonctionnalités, des lumières parfois,

[21:13]

des choses comme ça. Et ça peut coûter cher.

[21:15]

J'en ai vu, j'ai regardé un petit peu.

[21:18]

Ça peut coûter entre 500 $, je dirais,

[21:20]

pour un modèle de type mascotte,

[21:22]

et jusqu'à 10 000 $ pour ceux qui sont faits sur mesure

[21:26]

puis qui intègrent de la robotique par exemple.

[21:30]

Moi, pour avoir déjà eu un costume de mascotte

[21:32]

dans une autre vie, j'ai peut-être des racines furries.

[21:35]

Oh, c'est vrai, j'avais même pas pensé.

[21:37]

Ceux qui me connaissent depuis longtemps savent que

[21:39]

quand je faisais de musique électronique à une certaine époque,

[21:42]

sur scène avec moi, parfois c'est moi qui le portais,

[21:44]

j'avais un éléphant rose gigantesque,

[21:47]

j'avais acheté un costume d'éléphant rose.

[21:51]

Parfois c'est moi qui le portais, puis je faisais mon DJ set

[21:53]

comme ça, et parfois c'était quelqu'un d'autre,

[21:56]

un de mes amis, donc il y avait un éléphant rose

[21:59]

sur le dancefloor qui faisait des câlins aux gens.

[22:02]

Donc j'ai peut-être un petit passé furry,

[22:04]

mais moi mon costume était quand même pas pire élaboré,

[22:07]

mais il m'avait pas coûté si cher que ça.

[22:10]

Mais ça peut aller jusqu'en justement 10 000 $

[22:13]

Ils ont leur écosystème, leur star système aussi

[22:17]

de créateurs de costumes, ça peut aller très loin.

[22:21]

Bien qu'environ 80 % des furries

[22:23]

ne possèdent pas de costumes complets,

[22:27]

en raison du coût élevé souvent,

[22:30]

une majorité d'entre eux ont des sentiments positifs

[22:32]

envers les porteurs de fursuits

[22:34]

et les conventions auxquelles ils participent.

[22:36]

Ils vont les regarder avec admiration d'une certaine façon.

[22:39]

Certains fans peuvent également porter des tenues partielles

[22:42]

composées simplement d'oreilles par exemple

[22:45]

ou d'une queue, ou d'une tête, une patte

[22:48]

ou un membre, quelconque d'un animal

[22:52]

un petit clin représentatif.

[22:54]

Une proportion beaucoup plus importante d'individus

[22:56]

qui assistent aux conventions possèdent un fursuit

[22:59]

complet ou partiel. 45 % selon une enquête

[23:03]

réalisée à Atrocon 2018,

[23:06]

qui est une convention de furries justement.

[23:09]

Ce qui a été attribué au fait que les participants aux conventions

[23:12]

sont généralement plus susceptibles de pouvoir se permettre

[23:14]

d'acheter un fursuit s'ils peuvent se permettre les frais de déplacement.

[23:18]

Aussi c'est sûr que quand tu vas à une convention, c'est que t'es cranqué

[23:21]

puis généralement ben, tu l'as le costume.

[23:24]

Les fans furries s'intéressent également à la marionnettisation.

[23:28]

Ils enregistrent des vidéos,

[23:30]

réalisent des spectacles aussi en direct parfois.

[23:33]

Il y en a qui existent, je ne les ai pas tous regardés.

[23:36]

Rapid, T-Rabbit and Friends.

[23:38]

Il y a le fun des Poppet Show

[23:42]

qui se déroule sur Internet.

[23:45]

Ils vont aussi faire des jeux de rôle par exemple.

[23:49]

Ils vont créer leur persona qu'ils vont appeler persona.

[23:52]

Ils vont les intégrer dans des jeux de rôle,

[23:55]

dans des fictions, puis

[23:57]

qu'ils vont alimenter via un blog ou via des mailing list.

[24:00]

Une variété d'espèces sont employées

[24:03]

comme base de ces personnages-là,

[24:06]

bien que de nombreux fans de furries

[24:08]

choisissent de s'identifier avec des carnivores.

[24:11]

On ne voit pas beaucoup d'autres types de furries.

[24:15]

On voit souvent des canins, on dirait,

[24:17]

beaucoup de renards, beaucoup de chiens,

[24:22]

d'ours parfois ou même...

[24:24]

Des fois c'est dur à dire en fait

[24:26]

quel genre d'animaux il personifie.

[24:29]

Des fois on dirait un mélange de dragons,

[24:31]

de personnages un peu légendaires.

[24:33]

C'est dur à dire.

[24:36]

Il y a aussi plusieurs communautés de furries,

[24:39]

par exemple dans Second Life,

[24:43]

mais VRChat aussi.

[24:45]

Des communautés qui sont un peu plus obscur

[24:47]

pour le commun des mortels.

[24:50]

Aussi il y a les conventions, évidemment,

[24:52]

qui existent autant en Amérique du Nord qu'en Europe,

[24:55]

justement où les gens peuvent se réunir,

[24:59]

où ils peuvent faire des défilés, prendre des photos.

[25:01]

Anthrocon est la plus grande convention de furries,

[25:05]

avec plus de 5 800 participants.

[25:08]

Cette convention-là a estimé avoir généré

[25:11]

3 millions de dollars en fait en 2008

[25:13]

pour l'économie de Pittsburgh où ça se déroulait.

[25:16]

Donc ça amène une certaine forme de revenus.

[25:20]

Il y a aussi Further Confusion

[25:22]

qui est organisé à San José à chaque janvier,

[25:25]

qui est une autre convention qui est très populaire.

[25:30]

Il y a le Midwest Fur Fest

[25:32]

aussi qui est d'une grande convention.

[25:36]

Il y a Conference dont on a parlé aussi.

[25:38]

Il y a CaliFur, bref.

[25:41]

Comment dire, un million de jeux de mots

[25:44]

avec la fourreur pour décrire ces conférences-là.

[25:47]

Donc il y en a beaucoup.

[25:49]

Et puis il y a énormément de sites web aussi,

[25:51]

de communautés en ligne comme des sites de partage,

[25:54]

Fur Affinity, Inkbunny, Soulfury.

[25:57]

Et moi en fait j'ai beaucoup consulté un site

[25:59]

qui s'appelle Dogpatch pour m'informer sur les furries

[26:03]

parce qu'eux traitent vraiment d'actualité.

[26:05]

Ils vont même traiter de scandales,

[26:08]

de trucs comme ça avec une petite touche

[26:12]

de sociologie autour de ça.

[26:13]

Donc j'ai beaucoup aimé ce blog-là.

[26:16]

Je dirais que même si je ne suis pas un furry,

[26:18]

je vais peut-être y retourner parce que c'est intéressant.

[26:22]

Ils m'ont beaucoup aidé à décrire

[26:26]

les enquêtes Internet qui ont eu lieu

[26:28]

pour le cas dont on va revenir,

[26:30]

dont on va parler en intro, d'Adam Brayton.

[26:33]

Donc super intéressant, très détaillé comme site.

[26:36]

Mais il y a aussi une autre catégorie, Seb.

[26:40]

C'est peut-être une sous-catégorie

[26:42]

ou une dérivation des furries

[26:46]

qui est un peu plus poussée dans les Otherkin

[26:49]

dont tu vas nous parler à l'instant même.

[26:51]

Oui, parce que un peu comme tu le disais,

[26:54]

alors que la plupart des furries personifient des animaux

[26:57]

et des personnages fantastiques dans des conventions et des événements,

[27:00]

il y en a certains qui ont une relation tout à fait différente

[27:03]

avec leur alter ego.

[27:05]

Au point où il y en a certains qui croient qu'ils sont nés dans le mauvais corps.

[27:11]

Un peu comme les hommes ou les femmes

[27:12]

qui s'identifient aux sexes opposés.

[27:14]

Ici, il y a certaines personnes qui s'identifient à des animaux

[27:18]

et se sentent prisonniers de leur corps d'humain.

[27:22]

On nomme ces personnes Otherkin.

[27:25]

Encore une fois, il s'agit d'un rabbit hole

[27:28]

que je vais tenter de vous résumer le plus simplement possible.

[27:32]

Les Otherkins

[27:34]

sont une sous-culture de personnes qui s'identifient

[27:37]

comme n'étant pas entièrement humaines

[27:39]

pour des raisons spirituelles, psychologiques ou autres.

[27:44]

Certains furries, entre autres,

[27:46]

s'identifient à des animaux jusqu'aux plus profonds de leur personne.

[27:50]

Le terme Otherkin

[27:52]

a été créé en 1990

[27:54]

par un groupe de personnes s'identifiant comme des elfes

[27:58]

pour inclure ceux qui s'identifient

[28:01]

comme d'autres êtres que les elfes.

[28:04]

Parce qu'en fait, Otherkin, ça doit être Otherskin.

[28:07]

Si je fais le parallèle du jeu de mots...

[28:12]

Oui, ça pourrait faire du sens.

[28:15]

C'est là qu'on voit la différence

[28:16]

parce qu'il y a certains furries qui, oui, je pense,

[28:19]

vont vraiment immerger dans leur environnement,

[28:22]

dans leur univers de personnage,

[28:25]

un peu comme quelqu'un va être émergé dans son personnage de jeu de rôle,

[28:28]

quelqu'un qui va faire un grandeur nature, par exemple.

[28:30]

Mais les Otherkin, eux, c'est différent.

[28:33]

Il y en a qui vont avoir, d'une certaine façon,

[28:35]

des pratiques furries qui vont s'habiller, se déguiser en animal,

[28:40]

mais eux, c'est qui ont la forte impression profonde

[28:44]

qu'ils sont à un certain pourcentage cet animal-là.

[28:48]

Oui, oui, oui.

[28:48]

Je te laisse continuer, mais c'est pour faire une distinction.

[28:51]

Oui, oui, je comprends.

[28:52]

Il y en a qui sont les deux, en fait,

[28:54]

que leur façon d'incarner leur animal intérieur,

[28:58]

c'est de pratiquer ce que les furries font, par exemple.

[29:02]

Oui, oui, oui, je comprends.

[29:03]

La communauté Otherkin s'est développée à partir

[29:07]

des communautés en ligne d'elfes dans les années 90.

[29:11]

La plus ancienne ressource Internet pour les Otherkins

[29:13]

est la liste de diffusion Elfine Kind, Digest,

[29:18]

qui a été créée en 1990.

[29:21]

Les Otherkins peuvent s'identifier

[29:23]

comme des créatures réelles ou mythiques,

[29:26]

allant des anges et démons, aux dragons et extraterrestes,

[29:29]

en passant par les personnages de fiction.

[29:32]

Bien que physiquement humains,

[29:35]

certains Otherkins croient que leurs corps sont différents

[29:38]

de la moyenne des humains,

[29:39]

avec par exemple des gènes d'ancêtres surnaturels.

[29:43]

Le terme thyrion,

[29:45]

T-H-E-R-I-A-N,

[29:47]

fait référence aux personnes qui s'identifient

[29:50]

comme un animal du monde naturel.

[29:53]

L'espèce animale avec laquelle un thyrion

[29:56]

s'identifie est appelée un thyriotype,

[29:59]

un T-H-E-R-I-O-type.

[30:01]

Donc, les thyrions utilisent souvent

[30:05]

le terme dysphorie d'espèces

[30:07]

pour décrire leur sentiment de déconnexion

[30:10]

de leur corps humain et de leur identification

[30:12]

à une autre espèce animale.

[30:15]

En plus des animaux réels,

[30:17]

les Otherkins peuvent s'identifier

[30:19]

à des créatures mythologiques, des personnages de fiction,

[30:22]

voire même des phénomènes naturels

[30:24]

comme les systèmes météorologiques.

[30:26]

Ça, c'est un peu étrange,

[30:28]

mais ça peut aller très loin.

[30:32]

Je pense que Vice avait fait un reportage

[30:35]

sur YouTube là-dessus.

[30:38]

Il en rencontre des Otherkins.

[30:41]

C'est très intéressant de voir

[30:43]

comment ils vivent leur vie.

[30:45]

Dysphorie d'espèces, j'ai trouvé ça.

[30:48]

Je trouvais que c'était intéressant comme mot.

[30:50]

On parle souvent de dysphorie corporelle,

[30:53]

des gens qui ont l'impression de ne pas vivre dans le bon corps,

[30:57]

mais d'espèce, c'était la première fois

[30:59]

que j'entendais ce mot-là.

[31:00]

Il y a eu des histoires un peu spéciales

[31:05]

publiées ici et là sur des cas d'Otherkins

[31:08]

dans une publication scientifique intitulée

[31:11]

Contrôler le fluff, la construction sociale

[31:14]

des soies scientifiques dans les groupes Facebook

[31:17]

des Otherkins,

[31:19]

publié en 2018 par Devin Procter,

[31:22]

lui de l'Université George Washington.

[31:25]

Dans cette publication scientifique-là,

[31:27]

il est état d'une fille dans un groupe de discussion Facebook

[31:30]

qui prétend être en fait un loup ailé,

[31:33]

donc avec des ailes.

[31:35]

Elle insiste qu'elle peut même changer de forme

[31:38]

lors de certaines occasions,

[31:40]

ce qu'on appelle le shape shifting.

[31:43]

Elle indique qu'elle a longtemps ressenti au fond d'elle

[31:46]

qu'elle était de la famille des canins,

[31:47]

mais que plus le temps avançait et qu'elle se renseignait,

[31:51]

elle s'est rendu compte qu'elle était plutôt un loup arctique.

[31:56]

Cependant, elle s'est mise à ressentir

[31:58]

des douleurs fantômes au dos et à ressentir

[32:01]

des ailes invisibles.

[32:03]

C'est à partir de ce moment qu'elle s'est dit qu'elle devait être un loup ailé.

[32:07]

Commentaire qui a été liké par plusieurs membres du groupe.

[32:12]

Bien sûr, l'existence des Otherkins

[32:14]

révèle plus de la spiritualité selon moi

[32:17]

que de la science,

[32:18]

mais comme bien des disciplines ésotériques,

[32:21]

il s'appuie souvent sur des principes scientifiques erronés.

[32:25]

Le chercheur note dans son article,

[32:28]

en négociant en permanence leur propre identité

[32:30]

à travers le raisonnement scientifique,

[32:32]

il crée ce que j'appelle des soi-scientifiques,

[32:37]

des cadres d'identification créés par des scientifiques amateurs

[32:41]

dont l'adhésion à des faits

[32:43]

et des théories scientifiques spécifiques

[32:45]

est fondamentale à leur existence continueuse.

[32:48]

C'est comme s'il essayait de se convaincre un peu.

[32:50]

Oui, c'est le cas de bien des gens,

[32:54]

de bien de théories,

[32:56]

de gens qui font des recherches par eux-mêmes.

[32:59]

C'est une vieille confirmation.

[33:01]

Ils vont tenter de trouver des recherches là-dessus

[33:04]

et ils vont réussir à le faire.

[33:07]

C'est pas une recherche, c'est plus un article scientifique

[33:10]

sur les Otherkins, mais oui,

[33:13]

en se renseignant, en faisant des recherches,

[33:15]

en faisant leurs propres recherches d'une certaine façon,

[33:18]

vont justifier un peu leur cas,

[33:21]

qui est quand même obscur, je le raccorde.

[33:22]

C'est pas évident d'aller chez ton médecin de famille

[33:25]

et lui expliquer,

[33:28]

tu crois au fond de toi être un loup ailé.

[33:32]

C'est moins évident à régler

[33:34]

que certains autres cas de dysphorie, mettons.

[33:38]

Dans le cadre de quatre enquêtes auprès des furies,

[33:41]

selon l'échantillon, entre 25 et 44 %

[33:45]

ont répondu qu'ils se considéraient

[33:46]

comme moins que 100 % humains.

[33:49]

Et contre 7 % d'un échantillon

[33:51]

de la population générale, ce qui est assez surprenant.

[33:55]

Oui, c'est la population américaine dans ce cas-ci.

[33:59]

C'est des pourcentages des furies,

[34:02]

comme tu le disais, je tiens à le souligner,

[34:04]

parce qu'entre 25 % et 44 %

[34:07]

des furies ont répondu qu'ils se considéraient

[34:10]

comme moins que 100 % humains.

[34:13]

En général, c'est 7 % de la population américaine

[34:17]

qui se considère moins que 100 % humains.

[34:20]

Je suis curieux pour les noms furies.

[34:22]

Mon Dieu, c'est multiplié par 4 ou 5.

[34:25]

Oui, c'est ça, à 7 %. Je peux vous voir,

[34:27]

les Américains pensent qu'ils sont quoi s'ils ne sont pas 100 % humains.

[34:31]

Effectivement, une résurrection de quelque chose.

[34:34]

Les observateurs extérieurs peuvent avoir des opinions

[34:37]

variées sur les personnes qui s'identifient

[34:39]

comme des Otherkin, comme même les considérer

[34:42]

psychologiquement dysfonctionnels.

[34:44]

Les réactions vont souvent de l'incrédulité

[34:46]

à l'antagonisme agressif, surtout en ligne.

[34:50]

Les Otherkins ont été qualifiés de l'une des sous-cultures

[34:53]

les plus bizarres au monde et d'un mouvement religieux

[34:57]

qui, dans certaines de ses formes,

[34:59]

n'existe en grande partie que sur Internet.

[35:02]

Bien que les croyances des Otherkins

[35:04]

s'écartent de la définition de religion,

[35:06]

elles partagent l'intérêt principal pour le paranormal.

[35:10]

La réaction négative du public à l'égard

[35:13]

de cette sous-culture peut être due à la façon

[35:15]

dont ces croyances remettent en question la vision du monde

[35:18]

sociale prédominante actuellement.

[35:20]

Ça remet en question nos normes sociales en fait.

[35:24]

Ils représentent un mécontentement vis-à-vis du monde moderne

[35:27]

et ils ont sorti le folklore des faits

[35:30]

de son contexte d'origine.

[35:32]

N'en demeure pas moins Emile que certains Otherkins

[35:35]

sont malheureux dans leur peau,

[35:37]

ce qui explique aussi que, à quelques reprises en fait,

[35:41]

des chercheurs scientifiques se sont penchés sur le phénomène.

[35:45]

Peut-être qu'un jour, on va se rendre compte

[35:47]

que cette dysphorie d'espèces est bien réelle,

[35:50]

mais on n'est pas rendu là.

[35:53]

Ceci dit, il existe un sous-genre de furries

[35:56]

qui lui est bien réel et bien plus inclusif.

[36:01]

On a parlé Seb, des Otherkins,

[37:44]

qui sont justement peut-être une branche un petit peu plus profonde

[37:48]

ou un peu plus intense des furries.

[37:51]

Je pense que maintenant, c'est le moment

[37:53]

d'adresser un peu l'éléphant dans la pièce,

[37:55]

c'est-à-dire le côté tabou, le côté sexuel de la chose.

[38:00]

Je ne passerai pas par quatre chemins.

[38:02]

Est-ce que les furries sont des fétichistes,

[38:05]

de la pluche ou encore des animaux,

[38:06]

jusqu'où on trace la lumière?

[38:09]

Le côté freudien en moi veut savoir

[38:12]

s'il n'y a pas un petit lien là-dessus avec la sexualité.

[38:17]

En fait, il semblerait qu'être un furry,

[38:19]

ça signifie différentes choses pour différentes personnes.

[38:22]

Pour certains, c'est simplement un moyen d'exprimer

[38:25]

leur engouement pour le type de personnage animal

[38:28]

qu'ils voient dans les dessins animés, les films, les jeux vidéo.

[38:31]

Cependant, pour ceux qui ont un fétichisme furry,

[38:35]

il y a un peu plus que cela.

[38:37]

Et le fandom furry peut être un moyen de rencontrer

[38:40]

des personnes partageant les mêmes idées

[38:42]

et ça peut aller un petit peu plus loin.

[38:45]

Parce qu'il existe un fétichisme furry,

[38:48]

c'est-à-dire qu'il y a des gens qui sont excités

[38:50]

par le fait d'être costumés en animage

[38:53]

et qui sont un peu excités par ce côté-là,

[38:56]

cartoon et l'excitation du role-play aussi

[39:00]

Dans le sexe, c'est très présent.

[39:03]

Il y a certains que ça les allume beaucoup.

[39:07]

Le monde des furries est plein de jeux de rôle comme ça.

[39:11]

Mais ils ont même un peu leur lexique.

[39:13]

On va retrouver le grattage, le scratching,

[39:16]

qui est de se toiletter mutuellement.

[39:18]

En fait, ils vont un peu se laver comme les animaux.

[39:21]

Les animaux vont faire, un chat va faire, par exemple.

[39:24]

Il y a aussi le tas de fourrure, le furpile,

[39:27]

qui est une pratique où un groupe de furries

[39:30]

allongent les uns sur les autres, se grattent ensemble

[39:33]

et tout le monde se sautent dessus en se frottant.

[39:37]

Ça, c'est le furpile.

[39:40]

Il y a aussi le yiffing,

[39:43]

qui c'est carrément le sexe entre furries

[39:46]

qui tire son nom du son que font les renards

[39:49]

lorsqu'ils s'accouplent.

[39:51]

Et certains furries vont même incorporer

[39:55]

leur personnage, leur costume dans ces actes-là

[39:59]

lorsqu'ils vont faire des jeux de rôle sexuels

[40:01]

avec d'autres furries.

[40:03]

Donc, il y a une certaine partie

[40:05]

qui est très intéressée par le caractère sexuel de la chose

[40:09]

et qui retrouve vraiment un plaisir sexuel

[40:12]

dans leur pratique furry.

[40:15]

Il y a même des costumes qui sont spécialement conçus, Seb,

[40:19]

avec des parties découpées, je dirais,

[40:21]

autour de l'entrejambe pour faciliter

[40:24]

certaines pratiques.

[40:27]

Ces suits-là, ils vont les appeler les Mursuits.

[40:30]

M-U-R-R.

[40:33]

Et aussi, ce jeu-là va s'appeler le Mursuiting,

[40:36]

un peu le jeu sexuel en costume

[40:39]

avec des trous à certains endroits

[40:42]

pour faciliter les accouplements d'une certaine façon.

[40:46]

Lorsque les fétichismes se rencontrent

[40:48]

et se mélangent, il peut également y avoir

[40:51]

un élément de jeu de pouvoir ou un peu de bondage

[40:54]

impliqué dans le sexe entre furries.

[40:57]

Pour certains, leur persona

[41:00]

ou leur fursona, en fait,

[41:04]

va soit être un soumis ou un dominant,

[41:06]

donc ça existe aussi cette théorie,

[41:08]

cette catégorisation-là dans ces jeux sexuels-là,

[41:12]

ce qui peut aussi, à quelque part,

[41:14]

être une accentuation des traits de leur alter ego animal.

[41:18]

Donc cet aspect fétichiste

[41:21]

et même un peu zoophile, je pourrais dire,

[41:24]

est souvent celui qui porte ombrage

[41:26]

à la communauté des furries.

[41:28]

Puis on va tranquillement plonger dans le cas

[41:31]

de furries problématiques, Seb, problématiques

[41:34]

pour le moins dire. Et n'oubliez pas,

[41:37]

on a une histoire au début qui s'en vient.

[41:39]

On ne vous a pas oublié, vous allez voir,

[41:41]

on a de la suite dans les idées, c'est long, mais on y arrive.

[41:44]

Je vais commencer par vous parler d'une furries

[41:47]

qui est très problématique et elle, c'est Saffo l'hypnotiseuse.

[41:52]

Et je ne suis pas sûr que tu aimerais te faire

[41:54]

hypnotiser par elle, Seb. Saffo, dont le vrai nom

[41:58]

est Valérie, est une YouTubeuse

[42:00]

et une personnalité influente du monde des furries.

[42:04]

Elle prétend étudier l'hypnose néo-hérixonienne.

[42:08]

Bien que cela puisse sembler étrange pour certaines personnes,

[42:11]

les vidéos qu'elle publiait sur sa chaîne YouTube

[42:14]

étaient d'abord assez inoffensives.

[42:17]

La plupart des vidéos jusqu'à présent avaient montré Saffo

[42:20]

enseignant des techniques d'hypnose à d'autres furries,

[42:23]

tous portant leurs fursuits pendant les séances.

[42:27]

Et en fait, Seb, ça se déroulait

[42:29]

dans l'environnement VRChat.

[42:32]

Moi non plus, c'est justement avec

[42:35]

les lunettes de VR,

[42:37]

de réalité virtuelle, on se retrouve dans un monde

[42:40]

et tu peux créer ton personnage comme bon te semble

[42:43]

avec une grande latitude. Donc elle, à chaque fois

[42:45]

que tu la voyais sur YouTube, tu ne la voyais pas elle-même.

[42:49]

Tu la voyais dans VRChat avec son personnage

[42:52]

qu'elle s'est créé dans le...

[42:55]

je ne veux pas dire le jeu parce que ce n'est pas tant un jeu,

[42:57]

mais dans l'environnement virtuel.

[42:59]

On la voyait littéralement assise

[43:02]

sur les autres personnages virtuels,

[43:05]

vraiment assise sur elle, habillée de son costume de furries,

[43:08]

qui est un genre de... j'ai de la misère à t'écrire,

[43:11]

un genre de dragon renard, mauve rose,

[43:16]

fantastique, difficile à identifier, je te dirais.

[43:19]

Mais c'est ça, donc elle est...

[43:20]

Imagine, tu es dans un environnement virtuel avec ton...

[43:24]

En fait, tu es chez toi, mais tu as ton casque

[43:26]

dans une réalité virtuelle, tu es couché par terre,

[43:29]

et tu as justement quelqu'un sur toi qui t'hypnotise

[43:31]

dans un environnement virtuel. Ça doit être spécial.

[43:35]

Je ne sais pas à quel point c'est une pratique courante,

[43:38]

l'hypnose virtuelle.

[43:39]

C'est une bonne question. Je ne sais pas jusqu'à quel point

[43:41]

tu peux avoir le contact avec la personne.

[43:44]

Et de cette façon-là, en fait,

[43:47]

Safo en profitait pour manipuler des gens,

[43:50]

puis manipuler même des plus jeunes membres

[43:53]

de la communauté furries. Il y a des rumeurs

[43:55]

qui commençaient à se répandre sur elle à cause

[43:58]

de quelques podcasts, justement,

[44:02]

qu'elle avait mis en ses favoris, entre autres,

[44:04]

sur sa chaîne YouTube, selon lesquels Safo était une zoophile.

[44:08]

Une zoophile est une personne qui est sexuellement

[44:10]

et romantiquement attirée par les animaux

[44:14]

plutôt que par les humains. En fait,

[44:16]

beaucoup de eux font cette distinction-là

[44:18]

avec la bestialité qui est un acte

[44:21]

où il n'y a pas de romantisme.

[44:24]

Mais bon, la limite est un peu floue ici.

[44:28]

Mais il semblerait que ces rumeurs de zoophilie soient vrais.

[44:32]

Au début du mois de septembre de cette année-là,

[44:35]

Safo a publié une vidéo sur YouTube

[44:37]

dans laquelle elle s'est elle-même déclarée zoophile.

[44:41]

Et elle disait « Je n'ai pas d'attirance pour les humains,

[44:44]

je suis plus attirée par les chiens, entre autres,

[44:47]

les bergers allemands », qu'elle expliquait dans sa vidéo.

[44:50]

Elle a ensuite expliqué à quel point

[44:52]

la zoophilie est mal comprise à cause de certaines

[44:55]

fuites très sinistres au sein de la communauté furry

[45:00]

impliquant des animaux morts,

[45:01]

notamment des chiaux et de la violence.

[45:04]

On en a parlé un peu en intro, on va y revenir.

[45:07]

Il existe un réseau très « on the ground » de « furries »

[45:10]

qui sont intéressés par la zoophilie

[45:12]

et certaines personnes qui ne sont pas des « furries »

[45:15]

qui se réunissent sur Twitter, Telegram, mais aussi VRChat.

[45:19]

Et ce sont des actes que Safo a qualifié d'atrocité

[45:22]

qui aurait dû être poursuivie.

[45:24]

Mais elle, entre autres, comparait sa situation

[45:26]

à celle des membres de la communauté LGBTQ+.

[45:30]

Elle a l'impression

[45:34]

qu'elle est un peu comme

[45:37]

la communauté LGBTQ+,

[45:39]

qu'elle est un peu incomprise dans sa sexualité,

[45:44]

que c'est quelque chose qui devrait être normalisé

[45:46]

d'une certaine façon.

[45:48]

C'est quelque chose que la communauté LGBTQ+,

[45:51]

n'apprécie pas beaucoup.

[45:55]

Et là, en fait, c'est parce qu'il y a une histoire

[45:57]

qui est arrivée justement il y a quelques années

[45:59]

qu'on a appelé les « zoosadist files »,

[46:04]

qui a rendu les gens encore plus méfiés envers les « furries »

[46:07]

où plusieurs membres de la communauté ont été exposés.

[46:11]

Et bien que certains « furries », oui,

[46:13]

appartiennent à cette catégorie-là, la plupart ne sont pas.

[46:16]

Mais dans le cas de Safo, elle est exactement ce que l'Internet

[46:19]

craint d'être vrai concernant les membres de la communauté « furry ».

[46:23]

Et pour des personnages comme elle,

[46:25]

les « furries » sont plus que de simples personnages.

[46:28]

Et bien que Safo ait passé beaucoup de temps dans la vidéo

[46:31]

à nier les similitudes avec la situation

[46:34]

de justement des « fichiers zoosadistes »,

[46:37]

ces sentiments envers les animaux n'ont pas été plus acceptables

[46:40]

pour de nombreuses personnes.

[46:42]

Elle, elle disait « Je verrai mon partenaire ou ma compagne

[46:45]

comme mon égal, tout serait fait par amour, soin et affection

[46:49]

pour leur bien-être et leur épanouissement,

[46:51]

et ce ne serait pas pour servir mes propres désirs ».

[46:54]

Mais c'est dur de l'entendre dire ça, parce que comment un animal

[46:59]

peut être consentant à tout ça.

[47:03]

J'allais dire, il ne peut pas donner son consentement.

[47:05]

Je trouve qu'ils ont le même argument

[47:10]

que les pédophiles.

[47:11]

Que ça doit être normalisé, etc.

[47:15]

Que eux, ils font ça dans l'amour.

[47:16]

Mais ils ne pensent jamais à l'autre personne qu'ils reçoivent.

[47:19]

Ce n'est pas ça que le chien capote tant que ça.

[47:23]

Lui, c'est un chien qui doit aimer les femelles chiennes.

[47:27]

Le chien ne se reproduit pas tant par plaisir.

[47:31]

Il ne fait pas l'amour tant par plaisir.

[47:34]

Je ne connais pas assez la sexualité chez les animaux,

[47:38]

mais ce n'est pas tous les animaux.

[47:40]

Il y en a qui c'est une mécanique reproductrice.

[47:42]

Ils n'ont pas envie de se faire jouer là.

[47:45]

Souvent, les animaux sont quasiment des viols.

[47:49]

Les accouplements.

[47:51]

Des fois, ils coincent la partenaire.

[47:52]

Autant des fois que c'est la femme qui coincent le partenaire

[47:55]

parce que c'est la nature.

[47:57]

Mais tu as raison d'appliquer le romantisme.

[48:02]

C'est un peu l'écouter dire ça dans sa vidéo.

[48:05]

C'est troublant.

[48:07]

Tu te dis qu'est-ce que je suis en train d'écouter.

[48:10]

Elle, entre autres, elle a aussi groomé des mineurs

[48:14]

dans un vrchat.

[48:16]

Elle a un peu tenté de manipuler des gens mineurs

[48:19]

dans un peu son trip zoophile.

[48:23]

Elle a vraiment eu des comportements inappropriés

[48:27]

avec des jeunes furries

[48:29]

qui étaient sur vrchat pour complètement d'autres raisons.

[48:33]

Non seulement ça, mais c'est quelqu'un qui sur son blog

[48:35]

a publié beaucoup de dessins.

[48:38]

C'est vraiment not safe for work,

[48:40]

mettre en scène des animaux, carrément de la zoophilie

[48:43]

en dessin, des choses comme ça.

[48:45]

Elle a vraiment tout ce qu'il fallait

[48:49]

pour être cancelled.

[48:51]

Elle a même fondé une association

[48:54]

pour venir en aide aux personnes zoophiles.

[48:57]

Son contenu publié sur son blog

[49:02]

traitait de ça.

[49:03]

Elle était beaucoup l'avocate des zoophiles

[49:06]

et tout ça.

[49:08]

Elle a même lancé un crowdfunding

[49:11]

pour ramasser des fonds

[49:13]

pour son association.

[49:16]

C'est très troublant jusqu'où elle est allée.

[49:19]

Mais depuis, ce qu'elle dit, c'est qu'il y a eu

[49:21]

un énorme backlash de la communauté des furries.

[49:23]

Il y a eu des vidéos de youtubeurs publiées contre elle.

[49:29]

Ce qu'elle disait plus récemment,

[49:31]

c'est qu'elle avait tenté d'aller chercher de l'aide

[49:34]

psychologique et qu'elle quittait les réseaux sociaux.

[49:37]

On va lui souhaiter...

[49:40]

Je sais pas.

[49:42]

Comment dire?

[49:44]

Que ça se guérit.

[49:47]

Elle est chanceuse même de ne pas avoir fait affaire

[49:50]

avec la justice.

[49:53]

Apparemment que oui.

[49:54]

Les enquêteurs se sont penchés sur son cas.

[49:57]

Mais il n'y a pas eu d'arrestation officielle autour de ça.

[50:00]

C'est plus difficile, j'imagine, d'accumuler une preuve.

[50:04]

Maintenant, il y a un autre personnage

[50:07]

qu'on doit parler, un personnage vraiment problématique

[50:10]

du monde des furries.

[50:12]

On pourrait littéralement faire un épisode complet sur lui.

[50:17]

Il se nomme Kiro the Wolf.

[50:20]

Kiro le Loup.

[50:22]

De son vrai nom, Akan Yot.

[50:25]

Lui, qui était considéré comme un membre

[50:27]

de la communauté furry, un youtuber

[50:30]

et aussi un influenceur de cette communauté-là.

[50:33]

Jusqu'à ce que des informations compromettantes

[50:36]

fuite de son compte Twitter en 2018.

[50:40]

Ces informations indiquaient qu'il pratiquait

[50:42]

la zoophilie et la nécrophilie

[50:45]

et avait également un fétichisme pour la vore.

[50:48]

La vore, vore.

[50:50]

C'est la consommation d'être vivant.

[50:53]

Je ne connaissais pas ça, mais la vore.

[50:56]

Non, c'est comme un dérivé du cannibalisme.

[50:58]

De gore.

[51:01]

Il a été révélé que Kiro avait régulièrement

[51:05]

violé son chien Koda,

[51:08]

qui est récemment décédé d'une insuffisance rénale.

[51:12]

Dans des conversations sur Telegram,

[51:14]

Kiro a même exprimé des inquiétudes

[51:17]

concernant ses amis qui voulaient violer

[51:19]

et démembrer son chien avant de le tuer.

[51:23]

Cette découverte a choqué la communauté furry,

[51:26]

bien que certains aient fait valoir

[51:28]

que la zio-zoophilie, en fait,

[51:30]

est un rite de passage dans cette sous-culture.

[51:34]

Kiro était auparavant un youtuber furry respecté,

[51:37]

avec plus de 100 000 abonnés

[51:39]

après avoir été interviewé par Shane Dawson en 2017.

[51:44]

Cependant, après les révélations

[51:46]

sur ses activités illégales, Shane Dawson

[51:49]

a privé la vidéo de son interview avec Kiro.

[51:52]

La carrière de Kiro sur YouTube s'est effondrée

[51:55]

et il a fait l'objet d'une importante controverse

[51:57]

au sein de la communauté furry.

[52:00]

La controverse a entraîné la suppression

[52:02]

de la chaîne YouTube de KiroTheWolf,

[52:05]

ainsi que la suspension de ses comptes

[52:07]

sur d'autres plateformes de médias sociaux.

[52:09]

Il est important de noter que KiroTheWolf

[52:12]

a nié les allégations et a affirmé

[52:15]

que les messages avaient été manipulés ou falsifiés.

[52:19]

Cependant, malgré ces dénégations,

[52:21]

la controverse a eu un impact significatif

[52:23]

sur sa réputation en fait au sein de la communauté furry.

[52:27]

Il convient également de noter que

[52:28]

il y a eu des enquêtes qui ont été menées

[52:30]

par les autorités compétentes pour déterminer

[52:32]

la véracité des allégations et poursuivre

[52:35]

toute activité illégale éventuelle.

[52:38]

Les détails exacts des enquêtes et de leurs conclusions

[52:40]

ne sont pas toujours clairs au public.

[52:43]

Par contre, Seb, si je peux me permettre,

[52:45]

il y avait quand même des preuves assez compromettantes

[52:48]

dans le cas de KiroTheWolf,

[52:51]

peut-être pas au niveau de la nécrophilie,

[52:53]

mais bon, par exemple, dans le feed Telegram

[52:57]

où vraiment il confessait et disait des choses

[52:59]

vraiment « j'aime les chiens »

[53:02]

des trucs qui sont pas vraiment

[53:06]

disables dans un podcast.

[53:08]

Mais bref, il a posté à un certain moment donné

[53:13]

des tonnes et des tonnes de discussions.

[53:15]

C'est pour ça que si c'est faux,

[53:17]

c'est des mise en scène qui ont pris des mois et des mois,

[53:19]

des centaines voire des milliers de messages textes.

[53:23]

Mais à un moment donné, il envoie une photo de son costume

[53:26]

qui est comme à plat sur un divan ou une table,

[53:28]

quelque chose comme ça.

[53:29]

Puis c'est un costume que les internautes ont fait leur recherche.

[53:33]

C'est un costume qu'on l'a vu porter à des conventions.

[53:36]

On peut retrouver des photos où il y avait le même costume.

[53:39]

C'est un costume qui disait qu'il avait été fait spécialement pour lui.

[53:43]

Donc il y a peu de chance que ce soit quelqu'un d'autre

[53:45]

avec un autre costume.

[53:46]

Et là, on parle de, par exemple,

[53:49]

les internautes ont spoté des taches de couleurs précises

[53:52]

sur les genoux, des choses comme ça.

[53:55]

Donc il y a peu de place, comment dire,

[53:59]

à ce que tout ça soit une mise en scène.

[54:02]

Dans certains messages, il y a quelqu'un qui lui dit

[54:05]

« Mais avec tout ce que tu me dis là,

[54:06]

est-ce que c'est pas toi qui a été interviewé par Shane Dawson ? »

[54:09]

Puis oui, il se vantait justement de l'interview

[54:12]

qu'il avait fait avec Shane Dawson à l'époque.

[54:18]

Si c'est faux, c'est un énorme coup monté

[54:20]

qui a dû prendre énormément de temps à réaliser.

[54:24]

Je ne sais pas pourquoi exactement

[54:26]

il voulait le pincer là-dessus.

[54:28]

Il y a aussi des preuves avant,

[54:30]

mais c'est quand même des preuves qui ont révélé quelque chose.

[54:32]

Je ne sais pas ce qu'il y avait à cette époque-là contre Carol DeWolf,

[54:36]

mais tout porte à croire à mes yeux à moi

[54:39]

que c'est probablement lui qui a fait ces actes-là

[54:41]

dont il se vantait sur Telegram.

[54:46]

Oui, c'est impossible.

[54:48]

À quoi ça aurait mené?

[54:51]

Oui, donc c'est clairement un personnage problématique.

[54:55]

Et là, je nous ramène, Seb,

[54:57]

à notre histoire du début,

[54:58]

parce que les choses ne font qu'empirer encore et encore.

[55:02]

J'espère que vous êtes toujours avec nous, les distordus.

[55:05]

Ces dernières années, les os sadiques

[55:07]

ont pu tisser des réseaux comme jamais auparavant

[55:10]

grâce à la technologie pour échanger discrètement du contenu médiatique.

[55:14]

Cette tendance a conduit à l'interdiction

[55:17]

de la bestialité état par état aux États-Unis

[55:19]

et la criminalisation fédérale

[55:22]

du « animal crush » d'une certaine façon.

[55:26]

Mais bien trop souvent, ces gens-là

[55:28]

s'en tirent comme bien des délinquants sexuels.

[55:30]

Un peu comme tu disais en intro,

[55:32]

ça ressemble un peu des fois à des réseaux

[55:34]

que les pédophiles vont utiliser

[55:35]

ou la même type de tactique pour échanger du contenu sexuel

[55:40]

« not safe for work ».

[55:42]

Et même pire que ça, on l'a vu dans les codes

[55:45]

de chambre rouge aussi, Peter Scully et autres.

[55:47]

On n'est pas loin ici de tout ça en version animale.

[55:52]

Leurs complices incluent tout un sous-monde

[55:57]

où les zoophiles ont abrité des zoos sadiques

[56:00]

pendant des décennies, ce qui n'est sorti que lorsqu'un réseau

[56:04]

criminel a fuité en 2018 ce qu'on appelait

[56:07]

les « zoos sadist files », entre autres

[56:10]

avec des histoires comme celle de Carol de Wolfe, dont tu as parlé Seb.

[56:14]

Ils se rencontrent dans des groupes de transition

[56:16]

obscures avec des centaines de furries

[56:19]

zoophiles et utilisent le fandom comme

[56:22]

couverture et entrent dans des conventions furries

[56:25]

pour se mêler à eux. Même s'ils sont rejetés

[56:28]

par de nombreux furries, évidemment,

[56:31]

ils ont des influenceurs de haut niveau, entre autres

[56:33]

comme Saffo, qui font la promotion de la zoosexualité

[56:37]

et qui condamnent la culture de l'annulation

[56:39]

de la « cancel » culture. Ça rappelle un peu

[56:42]

l'église catholique Seb.

[56:45]

Même les criminels qui se cachent derrière leur popularité

[56:48]

comme le désormais déchu Carol de Wolfe finissent

[56:51]

par s'en tirer. Tout ça a mis plusieurs membres

[56:54]

des furries, justement, en furie sans vouloir faire

[56:57]

de mauvais genoux, puisque plusieurs d'entre eux

[57:00]

s'y connaissent beaucoup en sous-culture Internet.

[57:03]

Il y a des enquêteurs qui sont nés de la communauté

[57:06]

pour tenter de retracer ces criminels,

[57:09]

qui violent et torturent des animaux.

[57:11]

Un peu comme dans le documentaire « Don't Fuck With Cats »,

[57:14]

si tu te rappelles, Seb, sur les internautes

[57:17]

qui ont retracé l'Ukaroko Magnota grâce à

[57:20]

des captures d'écran et des preuves

[57:24]

que les internautes ont retrouvées

[57:26]

pour identifier des lieux,

[57:29]

ils ont fait un peu la même chose en tentant

[57:31]

de remarquer des détails permettant d'identifier

[57:34]

parfois les animaux dans les vidéos, parfois

[57:36]

les scènes de crime ou d'autres détails pertinents

[57:39]

dans la vidéo. Dans notre cas, des internautes

[57:43]

ont commencé à poster des photos d'une certaine

[57:46]

chienne victime de sadisme pour identifier

[57:49]

la race ou tout autre détail. Donc, c'est parti

[57:52]

d'une vidéo et de photos qui ont découlé

[57:54]

de cette vidéo-là, plusieurs captures d'écran.

[57:57]

Donc, ils se sont dit « On va partir avec cette vidéo-là

[57:59]

et on va tenter de faire la même enquête, un peu

[58:02]

comme ce qu'on a vu dans « Don't Fuck With Cats »,

[58:04]

mais c'était avant, évidemment, que le film sorte.

[58:06]

C'est eux, de leur propre gris, qui ont lancé

[58:10]

cette enquête-là.

[58:13]

C'est un internaute, en fait,

[58:15]

un cyber-enquêteur d'une certaine façon,

[58:17]

un web-sloot en Estonie,

[58:20]

qui est resté anonyme, qui a décidé d'être très

[58:23]

proactif et de prendre le lead dans cette recherche

[58:26]

à ses risques et périls. Et là, je le cite,

[58:29]

ce qu'il a dit justement au blog Dogpatch,

[58:32]

« Comment j'ai réussi à traquer… »

[58:34]

Je vais le redire parce qu'il dit une drôle de phrase.

[58:38]

« Comment j'ai réussi à traquer son sale cul à lui,

[58:41]

j'ai fait beaucoup de recherches sur Internet. »

[58:43]

Et là, on parle de notre cas en début, Adam Brayton.

[58:46]

Mais non, c'est pas encore que c'est lui.

[58:47]

« J'ai publié la photo partout sur Internet,

[58:51]

jusqu'à ce que je vois un gars qui semblait en savoir

[58:53]

quelque chose à propos de cet animal. Je l'ai contacté

[58:57]

et lui ai demandé ce qu'il savait de cette vidéo

[58:59]

ou de la personne derrière, parce que c'est du contenu

[59:02]

que les gens se partagent, donc l'Estonien

[59:07]

en question tentait de rejoindre des groupes

[59:09]

ou des groupes chat et d'essayer de retrouver

[59:12]

cet animal-là, la chienne dans la vidéo

[59:14]

qui se faisait violer et brutaliser.

[59:17]

En suivant la piste, il a abouti à un réseau

[59:20]

utilisant des méthodes assez familières.

[59:22]

L'homme en question est dans un groupe de discussion

[59:25]

télégramme avec lui et il y poste beaucoup

[59:27]

de matériel zoosadique. Il discute aussi

[59:31]

avec d'autres zoosadiques de son genre.

[59:33]

Il a prouvé aux cyberenquêteurs estoniens

[59:36]

que c'était bien vrai et lui a envoyé des captures

[59:39]

d'écran pour confirmer. Donc lui, l'Estonien,

[59:42]

il a rencontré un drôle de numéro qui semblait

[59:46]

savoir d'où venaient ces vidéos-là.

[59:49]

Et c'est là qu'il parle de cet homme-là,

[59:51]

qu'il discute avec d'autres membres du groupe.

[59:54]

C'est alors qu'il tente lui-même, l'Estonien,

[59:56]

de devenir membre du groupe pour traquer

[59:58]

l'auteur des contenus zoosadiques, mais il se

[01:00:01]

heurte à plusieurs murs. Les échangeurs

[01:00:03]

de contenus d'abus peuvent utiliser ce que la

[01:00:06]

police appelle un système de cartes de baseball,

[01:00:09]

c'est-à-dire qu'ils vont ces partages

[01:00:12]

à partage pour pouvoir entrer. Si tu veux

[01:00:14]

rejoindre, il faut que tu partages les contenus

[01:00:16]

pour pouvoir en recevoir. Mais bien sûr,

[01:00:20]

ce gars-là, il n'a pas ce genre de chose,

[01:00:22]

donc il n'a pas pu rejoindre le groupe.

[01:00:24]

Par contre, lui, il l'appelle son toxicomane

[01:00:27]

dans le groupe pour converser ou pour aller

[01:00:31]

chercher des preuves auprès de l'auteur.

[01:00:35]

L'internaute lui a posé plusieurs questions

[01:00:37]

à l'homme lui-même, comme pourquoi il fait ça, etc.

[01:00:41]

Et il semblerait qu'il déteste viscéralement

[01:00:43]

les chiens et qu'il aime le viol, c'est quelqu'un

[01:00:46]

qui est attiré par le viol. Il dit lui-même

[01:00:48]

à être très dérangé et il s'agit selon lui

[01:00:51]

d'un pur psychopathe et il n'ose pas lui en dire trop.

[01:00:56]

Alors qu'il a maintenant accès au groupe

[01:00:57]

Telegram via son nouvel ami psychopathe,

[01:01:00]

l'Estonien commence à examiner tous les détails

[01:01:02]

de la vidéo où l'on voit cette pauvre chienne

[01:01:05]

être martyrisée et il remarque un collier orange

[01:01:08]

avec un motif ou encore une genre de puce

[01:01:11]

qui change de couleur sur le collier.

[01:01:13]

Et on peut y lire Great Pets Start With You.

[01:01:17]

Il fait plus de recherches et découvre que

[01:01:19]

ces colliers ont une puce GPS et qu'ils sont

[01:01:23]

distribués par le conseil municipal dans

[01:01:25]

le territoire du Nord en Australie.

[01:01:28]

Il envoie alors des photos du chien à de nombreux

[01:01:31]

refuges dans les territoires du Nord pour voir

[01:01:34]

s'ils peuvent l'identifier et hélas, elle est

[01:01:36]

inconnue du personnel. Il envoie ensuite

[01:01:39]

les photos au conseil municipal et leur demande

[01:01:42]

s'il est possible que ce type de collier

[01:01:44]

soit distribué ailleurs, même dans le monde.

[01:01:47]

Et là, bingo, ils lui disent non,

[01:01:51]

on est les seuls à distribuer de tels colliers

[01:01:53]

pucés au chien. Il avait donc potentiellement

[01:01:56]

une zone géographique tout de même assez précise

[01:01:58]

ou cherchée. Et là, le conseil municipal lui

[01:02:02]

demande pourquoi il voulait savoir ça et c'est

[01:02:04]

là qu'il leur dit tout ce qu'il sait de cet

[01:02:07]

homme mystérieux sur Internet. Il leur dit toutes

[01:02:10]

les informations sur l'homme, ce qu'il fait

[01:02:12]

au chien, ce qu'il se vante de dire,

[01:02:15]

ses motivations et le conseil transmet tout ça

[01:02:18]

aux enquêteurs criminels et quelques jours plus

[01:02:21]

tard, la police australienne le contacte, l'Estonien,

[01:02:24]

pour lui demander des informations. Il voulait entre

[01:02:27]

autres qu'il décrive tout ce qu'il fait à ces

[01:02:29]

pauvres chiens, comment il enregistre ses actes

[01:02:32]

et où il les distribue. Et l'Estonien leur parle

[01:02:35]

des vidéos avec le plus de détails possibles

[01:02:37]

et du fameux collier provenant d'une région

[01:02:40]

précise en Australie. Et les policiers lui disent

[01:02:42]

Attends une seconde, on a un suspect de 51

[01:02:46]

ans qui correspond à ta description,

[01:02:49]

on est déjà sur sa trace en fait

[01:02:51]

et on va bientôt perquisitionner chez lui.

[01:02:55]

Et quelques jours plus tard, les enquêteurs

[01:02:57]

l'ont de nouveau contacté pour lui dire qu'ils

[01:03:00]

avaient arrêté l'homme et que tout le matériel

[01:03:02]

qu'il leur avait envoyé, il l'avait trouvé

[01:03:04]

sur ses appareils numériques dans sa maison.

[01:03:07]

La police l'a remercié et lui ont dit qu'il pouvait

[01:03:10]

maintenant se reposer et respirer librement.

[01:03:13]

L'enquêteur a souligné que l'identité du suspect

[01:03:16]

ne pouvait pas encore être rendue publique,

[01:03:19]

mais ils lui disent que l'homme tire un plaisir

[01:03:21]

sexuel extrême de la cruauté envers les animaux.

[01:03:24]

Ils ajoutent que c'est assez étrange qu'il ait pris le risque

[01:03:27]

de partager ses vidéos, car c'est pas un junkie,

[01:03:30]

mais quelqu'un de plutôt réussi, très instruit,

[01:03:33]

même connu du public. Et cela nous amène

[01:03:37]

au 22 avril 2022, alors que les enquêteurs

[01:03:40]

font une perquisition chez un certain Adam Britton,

[01:03:44]

dont nous avons parlé en intro.

[01:03:47]

Emile, tu vas voir, ça n'a pas de sens

[01:03:49]

qu'ils vont découvrir chez cet homme-là.

[01:03:52]

On se rappelle que c'est une personnalité connue

[01:03:54]

pour ses documentaires animaliers, un homme reconnu

[01:03:57]

comme un ami et grand défenseur des animaux.

[01:03:59]

Mais il avait un grand secret à cacher.

[01:04:03]

Le 22 avril 2022, un mois après que Britton

[01:04:06]

ait publié la vidéo en ligne, la police du territoire

[01:04:09]

du Nord et la police fédérale australienne

[01:04:11]

ont perquisitionné son domicile de McMinn's Lagoon,

[01:04:15]

dans la zone rurale de Darwin.

[01:04:17]

Les détectives ont saisi des ordinateurs,

[01:04:20]

des téléphones portables, des caméras,

[01:04:22]

des disques durs externes, des outils,

[01:04:24]

des armes et du matériel pour chiens

[01:04:26]

et des jouets sexuels.

[01:04:30]

Ils ont également trouvé des membres

[01:04:33]

de chiens sectionnés dans un congélateur,

[01:04:36]

un chiot en décomposition dans un état

[01:04:39]

sur la propriété et une tête de chien sectionnée

[01:04:42]

sur une propriété voisine.

[01:04:46]

Il y avait sur sa propriété un conteneur

[01:04:48]

d'expédition qui l'avait surnommé sa propre

[01:04:51]

salle de torture personnelle,

[01:04:53]

où il a assassiné et exploité sexuellement

[01:04:55]

des dizaines de chiens, y compris des chiots.

[01:04:58]

Il y avait sur place du matériel d'enregistrement

[01:05:01]

pour produire ses contenus vidéo.

[01:05:03]

Les détails de ces crimes font 90 pages.

[01:05:06]

Pour vrai, j'en ai regardé des affaires

[01:05:10]

pour vous, les distordus, j'ai regardé

[01:05:14]

des images de Daisy's Destruction,

[01:05:17]

le film de Luca Magnetta,

[01:05:20]

j'ai en accéléré un peu.

[01:05:21]

J'en ai regardé des affaires, mais ici,

[01:05:23]

on dirait que ça ne me tentait pas.

[01:05:25]

Je ne suis pas allé voir, je l'avais,

[01:05:28]

j'aurais pu.

[01:05:35]

On ne sait pas trop au final

[01:05:39]

qu'est-ce qui a fait à ces pauvres

[01:05:40]

animaux-là. On vous a dit quelques

[01:05:46]

choses que vous n'aviez pas imaginé.

[01:05:47]

Non, c'est ça. Les enquêteurs avaient

[01:05:49]

une preuve solide. Selon eux, Britain,

[01:05:52]

âgé de 51 ans, utilisait des

[01:05:54]

setweb comme Gumtree pour se procurer

[01:05:57]

de nouveaux chiens, promettant à leurs

[01:05:59]

propriétaires précédents qu'ils leur

[01:06:01]

donneraient un bon foyer. Ils prenaient

[01:06:04]

des photos des chiens avant de les

[01:06:13]

recruter. Les gens en question s'adaptaient

[01:06:14]

bien. Ils leur mentaient carrément.

[01:06:16]

C'est incroyable. Les enquêteurs ont

[01:06:19]

révélé aussi que dans des groupes de

[01:06:21]

discussions secrets sur Telegram,

[01:06:23]

Britain a enseigné à d'autres comment

[01:06:25]

reproduire son comportement. À l'occasion,

[01:06:29]

il a dit à une autre personne,

[01:06:31]

je le cite, la plupart des gens veulent

[01:06:34]

savoir que vous êtes une bonne personne

[01:06:36]

et que le chien aura un bon foyer,

[01:06:38]

qu'il aura de l'espace pour jouer,

[01:06:39]

que vous le proménerez, qu'il vivra

[01:06:41]

peut-être dans la maison, etc., leur

[01:06:43]

dire que vous voulez un nouveau membre

[01:06:45]

de la famille après que votre ancien

[01:06:48]

chien soit mort d'un cancer l'année

[01:06:49]

dernière, échoue rarement. C'est vraiment

[01:06:52]

pour manipuler ceux qui donnent leurs

[01:06:54]

mots. Dans d'autres messages, il écrit,

[01:06:57]

je parlais avec quelqu'un d'autre de la

[01:06:59]

raison pour laquelle j'aime faire du mal

[01:07:01]

aux chiens. Je n'en étais pas sûr au

[01:07:04]

début, mais maintenant je vis pour ça.

[01:07:06]

Je ne peux pas m'empêcher de faire du

[01:07:08]

mal aux chiens. J'étais sadique envers

[01:07:10]

les animaux quand j'étais enfant, mais

[01:07:12]

je l'avais refoulé. Ces dernières

[01:07:15]

années, je l'ai laissé ressortir à

[01:07:17]

nouveau et maintenant je ne peux pas

[01:07:19]

m'arrêter. Je ne le veux pas.

[01:07:22]

Avec un emoji souriant.

[01:07:25]

C'est horrible.

[01:07:29]

J'ai de la misère avec ces gens-là.

[01:07:32]

Les enquêteurs l'ont décrit

[01:07:34]

littéralement comme un tueur en série.

[01:07:36]

Ce qui est vrai, c'est des ailes

[01:07:38]

vivantes.

[01:07:39]

C'est des dizaines. Tu vas en venir

[01:07:42]

aux chefs d'accusation.

[01:07:45]

Il fait face à 60 chefs d'accusation

[01:07:48]

liés à la bestialité et à la

[01:07:50]

possession, l'accès et la transmission

[01:07:52]

de matériel pédopornographique.

[01:07:55]

Il a retrouvé du matériel

[01:07:58]

pédopornographique chez lui en guise

[01:08:00]

de bonus.

[01:08:07]

Plusieurs vidéos

[01:08:08]

montrant de la cruauté envers les

[01:08:10]

animaux ont été découvertes lors de

[01:08:12]

la perquisition. La police a trouvé

[01:08:14]

15 fichiers de matériel pédopornographique

[01:08:16]

sur son ordinateur portable en plus

[01:08:20]

comme si tout le reste n'était pas

[01:08:25]

le cas.

[01:08:25]

Le zoologiste et universitaire du

[01:08:28]

CDU appelait des coupables devant

[01:08:30]

la Cour suprême de Darwin.

[01:08:32]

Il a été placé en détention provisoire

[01:08:34]

depuis son arrestation et devait

[01:08:36]

comparaître à nouveau devant le

[01:08:37]

tribunal pour le prononcer de la

[01:08:39]

peine le 6 février 2024.

[01:08:41]

Ça fait à peine quelques mois.

[01:08:43]

À ce jour, il y a toujours des délais.

[01:08:46]

J'aurais aimé ça.

[01:08:48]

J'avais prévu l'épisode en disant

[01:08:50]

que ça marcherait.

[01:08:52]

Il faut continuer la saison.

[01:08:56]

On vous tiendra au courant de sa

[01:08:59]

sentence.

[01:09:01]

La peine maximale dans le territoire

[01:09:08]

est de 3 ans.

[01:09:11]

On n'a pas le même ratio de

[01:09:15]

punition.

[01:09:17]

Britain aura déjà purgé 20 mois.

[01:09:20]

Les procureurs ont affirmé que ce

[01:09:22]

type de barbarie sans précédent

[01:09:24]

dans le monde et ses aveux en ligne

[01:09:26]

démontrent son incompatibilité avec

[01:09:28]

la société.

[01:09:28]

C'est une réinsertion.

[01:09:32]

Qui dit qu'il ne poursuit pas

[01:09:35]

envers les humains un jour?

[01:09:38]

C'est vrai.

[01:09:40]

Souvent, les psychopathes ont

[01:09:42]

commencé à maltraiter les enfants.

[01:09:46]

C'est quelque chose comme

[01:09:48]

42 chiens qu'il aurait torturé.

[01:09:51]

Filmé aussi.

[01:09:52]

C'est la distribution de matériel.

[01:09:56]

J'ai pas vu dans les accusations

[01:09:59]

le matériel pédopornographique.

[01:10:02]

C'est dans les accusations,

[01:10:05]

mais je ne sais pas en Australie

[01:10:06]

ça ressemble à quoi.

[01:10:08]

Tout ça cumulé, ça peut monter.

[01:10:12]

Je ne peux pas croire.

[01:10:14]

C'est rien à côté si c'était des

[01:10:17]

humains.

[01:10:21]

On aurait pu en parler pendant des heures.

[01:10:25]

Il y a d'autres gens qui sont tombés

[01:10:27]

par la bande dans cette opération.

[01:10:29]

Un autre membre des Furies qui avait

[01:10:31]

partagé du contenu avec Adam Breton.

[01:10:35]

On va passer pour celui-là.

[01:10:38]

On l'aura assez donné d'attention.

[01:10:41]

Quelle histoire d'horreur.

[01:10:45]

La cruauté envers les animaux

[01:10:48]

n'a pas de bon sens.

[01:10:51]

C'est une corde sensible

[01:10:53]

pour bien les gens.

[01:10:55]

C'est un peu l'innocence.

[01:10:59]

Ils ne sont pas aptes à se défendre.

[01:11:03]

Ils n'ont aucun consentement

[01:11:04]

envers ces actes sexuels.

[01:11:08]

Je lisais dans un autre article

[01:11:10]

parce que je me suis intéressé.

[01:11:14]

Je n'ai pas le choix de m'intéresser

[01:11:18]

à l'azophilie.

[01:11:20]

C'est un repas de parc

[01:11:23]

avec les grands-parents.

[01:11:26]

Il y en a qui croient vraiment

[01:11:28]

que leur animal, leur partenaire,

[01:11:31]

est amoureux d'eux.

[01:11:34]

Ils disent que quand ils font des choses

[01:11:37]

avec eux, ils le font avec plaisir.

[01:11:40]

Mais comment peuvent-ils

[01:11:43]

envisager ça?

[01:11:48]

Mon chat, j'y ouvre le robinet

[01:11:51]

pour qu'il boive un peu.

[01:11:52]

30 secondes après, il oublie

[01:11:54]

qu'il fait autre chose.

[01:11:55]

C'est lui demander de consentir.

[01:12:00]

Ça ne fait aucun sens.

[01:12:02]

Ils ne doivent pas aimer ça.

[01:12:04]

En plus, eux-mêmes doivent détecter

[01:12:05]

quelque chose de contre-nature.

[01:12:10]

Ils doivent vivre l'anxiété.

[01:12:12]

Comment tu exprimes ça?

[01:12:17]

Pauvres animaux!

[01:12:20]

On va conclure que

[01:12:21]

on ne généralise pas sur les furries.

[01:12:24]

C'est les exceptions qui sont comme ça.

[01:12:28]

Adam Brayton n'était pas un furries.

[01:12:32]

Il a été alimenté par un réseau.

[01:12:35]

Il était lié à un furries

[01:12:38]

assez connu dont le nom m'échappe.

[01:12:41]

Vous Heurt, ou quelque chose comme ça.

[01:12:44]

Il y avait des furries liés avec ça.

[01:12:46]

Il a été traqué par des furries.

[01:12:49]

C'est pour ça que je voulais en parler.

[01:12:51]

C'est sur le blog Dogpatch.

[01:12:52]

Il a fait un gros tabac

[01:12:56]

dans le monde des furries.

[01:12:57]

Ce n'était pas lui-même un furries.

[01:13:00]

C'est le fameux documentariste

[01:13:02]

qui prétendait être un ami des animaux.

[01:13:06]

On ne veut pas généraliser,

[01:13:08]

mais on voulait parler de ce côté dark du fandom.

[01:13:13]

J'espère que vous avez aimé.

[01:13:15]

J'espère que vous avez appris des choses.

[01:13:16]

J'en ai appris peut-être trop.

[01:13:20]

Un autre rabbit hole

[01:13:22]

qui a été très troublant.

[01:13:26]

On est là pour ça.

[01:13:28]

Ne nous en voulez pas.

[01:13:32]

Dans l'after show,

[01:13:35]

si vous n'êtes pas membre,

[01:13:36]

c'est peut-être votre moment de le devenir.

[01:13:38]

On va parler des pires fandoms toxiques.

[01:13:41]

On va parler des Swifties.

[01:13:45]

Je suis un peu un Swiftie à mes heures.

[01:13:47]

On va parler d'autres histoires.

[01:13:49]

On va parler de BTS, de K-Pop, de la série Telly Sherlock.

[01:13:53]

On va parler de quelques fandoms musicaux.

[01:13:57]

Un peu plus léger que notre épisode principal.

[01:14:00]

Ça va être très intéressant.

[01:14:02]

On espère vous y voir.

[01:14:04]

Vous pouvez nous trouver partout ailleurs.

[01:14:05]

Instagram, YouTube, Facebook, Twitter,

[01:14:09]

TikTok aussi.

[01:14:12]

Si vous n'êtes pas membre de Patreon

[01:14:14]

et que vous le devenez maintenant,

[01:14:15]

vous avez tellement de contenu.

[01:14:19]

On arrive vers la fin de la saison.

[01:14:22]

C'est un ou deux épisodes.

[01:14:26]

Il va y avoir un épisode secret

[01:14:29]

pour les membres de Patreon.

[01:14:30]

Il ne sortira jamais au grand public.

[01:14:33]

Ça fait quand même 3-4 ans qu'on a le Patreon.

[01:14:36]

Il existe déjà 3-4 épisodes secrets pour vous

[01:14:41]

ainsi que des dizaines et des dizaines d'after-shows.

[01:14:45]

Hésitez pas.

[01:14:46]

Rejoignez notre Patreon.

[01:14:48]

C'est le moment de vous remercier.

[01:14:51]

Chers membres, je te laisse commencer.

[01:14:54]

Je donne un gros hi-five

[01:14:56]

à Kamé S, Mariev B,

[01:14:59]

Magali M L,

[01:15:02]

Franck Louin et Eric 343.

[01:15:05]

Une grosse poignée d'amour à Emile G M,

[01:15:09]

un autre Emile,

[01:15:10]

à Myriam L, à Doug, à Joël D

[01:15:14]

et à Gabriel M.

[01:15:17]

Je poursuis à Alexandre G.

[01:15:19]

Élodie A G, Axel P,

[01:15:22]

Etie 28 et Mathieu D.

[01:15:26]

Une bonne tape dans la main à Megan,

[01:15:29]

à Myriam C, à Mel L L avec 3 L,

[01:15:32]

à Martine B et à Yannick B.

[01:15:35]

Et je conclue.

[01:15:36]

On vous remercie. On vous aime.

[01:15:39]

Lalou, Audrey TG, un autre Seb.

[01:15:43]

On sait que c'est toi.

[01:15:46]

Kamé C et Billy C. Merci beaucoup à vous.

[01:15:49]

Et pour terminer, Seb,

[01:15:57]

aurais-tu un mot de la fin pour nous ce soir?

[01:15:59]

Si vous cherchez un fandom safe et inclusif,

[01:16:03]

rejoignez l'éditeur-due sur notre groupe privé Facebook

[01:16:05]

ou sur Patreon. Vous n'aurez pas besoin

[01:16:08]

de suivre votre vie dans un costume en fourreur.

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