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Vous ĂȘtes sur le point d'Ă©couter Distorsion, un podcast sur...
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Des histoires étranges de l'Úre numérique.
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En octobre 2019, la ville paisible de Cape Coral en Floride est secouée par deux meurtres d'une brutalité rare.
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L'assassin Wade Steven Wilson porte un nom emprunté à l'univers des super-héros, mais sa réalité n'a rien d'une bande dessinée.
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Son parcours est marqué par les blessures, les addictions et une spirale de violence ignorée trop longtemps par les institutions.
[01:23]
Comment un tel mélange de chaos et de négligence a-t-il pu conduire à ces meurtres?
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Et comment les réseaux sociaux ont fait de lui une célébrité?
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Suivez-nous dans l'histoire glaçante du Deadpool killer game.
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Sébastien, comment vas-tu aujourd'hui?
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Ăa va bien, et toi, Emile Gauthier?
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Ăa va trĂšs bien parce qu'on commence une 11e saison. Je ne pensais jamais qu'on allait se rendre lĂ .
[01:46]
Je pense qu'on a dĂ©jĂ dit dans le passĂ©, on arrĂȘte Ă 10 ou mĂȘme on arrĂȘte Ă 5.
[01:52]
Oui, oui, exact. On a toujours dit.
[01:53]
On a déjà dit, moi je me rappelle que j'ai déjà dit, on se rendra jamais à 100 épisodes.
[01:58]
Puis lĂ , on doit en avoir pas loin de 200, je pense.
[02:00]
Oui, oui, si on calcule tout, tout, tout.
[02:01]
Avec les bonus et tout ça.
[02:03]
Donc, bienvenue dans cette saison 11, les Distordus.
[02:06]
Merci de votre soutien. Shout out Ă vous.
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SpĂ©cialement si vous ĂȘtes lĂ depuis la saison 1 en plus.
[02:12]
C'est vrai, il y en a.
[02:13]
Oh oui. Et juste quelques mots justement sur cette saison.
[02:16]
On vous rappelle que sur Patreon, les épisodes sortent en avance généralement à presque 2 semaines en avance.
[02:22]
Lorsqu'ils sont prĂȘts, on les poste. Donc, c'est un peu ça la rĂšgle de notre cĂŽtĂ©.
[02:27]
Et on a aussi introduit des abonnements annuels sur Patreon.
[02:30]
Donc, vous payez une fois, vous économisez 15 %.
[02:33]
Et bien, on a toujours nos deux forfaits.
[02:35]
Un forfait oĂč on a tous les Ă©pisodes en avance et un forfait oĂč on a tous les bonus.
[02:39]
Donc, les after shows.
[02:40]
On continue avec évidemment des after shows à chaque épisode.
[02:44]
Il va en avoir un trÚs intéressant à Seb aprÚs celui-ci.
[02:46]
Et aussi notre ciné-globe, nos reviews de documentaires et de films et tout ça.
[02:53]
Et plein d'autres bonus qu'on sort.
[02:55]
Donc, c'est sur Patreon que ça se passe.
[02:56]
Sans pub aussi sur Patreon, on vient le redire.
[03:01]
Et aussi d'autres éléments, d'autres dates importantes pour cette saison-ci.
[03:06]
On va vous en révéler un petit peu plus trÚs bientÎt.
[03:09]
Mais il y aura des live streams sur notre chaĂźne YouTube.
[03:13]
Donc, si vous n'ĂȘtes pas dĂ©jĂ abonnĂ© Ă notre chaĂźne YouTube, allez-y.
[03:16]
Il va en avoir un le 18 septembre entre autres.
[03:19]
Et suivez-nous sur les réseaux sociaux pour en connaßtre un petit peu plus.
[03:22]
Donc, ça va ĂȘtre cool.
[03:23]
On va pouvoir interagir en direct avec vous.
[03:25]
Proposer un peu une formule.
[03:27]
Peut-ĂȘtre un petit peu Ă la cabaret des curiositĂ©s, d'histoire news, tout ça.
[03:31]
Ăa risque d'ĂȘtre intĂ©ressant.
[03:33]
Donc, le 18 septembre, restez à l'affût.
[03:35]
Et sinon, une autre nouvelle.
[03:37]
On vous avait teasé sur l'idée qu'on avait de lancer une saison ou une mini saison spin-off.
[03:43]
Sur un sujet plus précis ou du moins une thématique.
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Et c'est ce qu'on s'est dit pour notre 11e saison.
[03:49]
Ăa fait 10 saisons qu'on fait des Ă©pisodes, des saisons un peu selon la mĂȘme formule.
[03:56]
En explorant divers thÚmes, bien sûr.
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Mais là , on s'est dit, ça serait le fun de se plonger dans un univers précis.
[04:03]
Le temps d'une mini saison.
[04:04]
Histoire de varier un peu le plaisir.
[04:06]
Exactement.
[04:07]
Et donc, janvier 2026, c'est là que ça va se passer.
[04:10]
Donc, on s'en ligne pour une demi saison réguliÚre de disto un peu traditionnel.
[04:16]
Vous connaissez vos pantoufles et tout ça.
[04:19]
Et puis, en janvier, on va essayer de varier un petit peu la formule.
[04:22]
On va mettre des bottes de cowboy.
[04:23]
Yes.
[04:24]
Mais lĂ , le cas d'aujourd'hui, vous allez voir, c'est tout une histoire.
[04:27]
Un cas aussi qui remet un peu en question la célébrité des tueurs sur les réseaux sociaux et des prisonniers.
[04:34]
Ăa sera d'ailleurs le sujet de ton After Show Seb que tu nous as concoctĂ©.
[04:39]
Oui.
[04:40]
OĂč est-ce qu'on va parler justement de toutes sortes de prisonniers, autant hommes et femmes,
[04:44]
que leur mock shot dans la photo de prisonniers, c'est diffusé sur les médias sociaux.
[04:49]
Et là , ça part en vrai, les gens tombent en amour avec ces gens-là .
[04:54]
Donc, c'est quoi notre lien avec la beauté et la criminalité?
[04:57]
Oui.
[04:57]
Ăa va ĂȘtre vraiment intĂ©ressant Ă voir.
[04:58]
Ils sont trop beaux pour la prison.
[05:00]
Oui.
[05:01]
Ăa va ĂȘtre un After Show trĂšs intĂ©ressant sur Patreon dĂšs la fin de cet enregistrement.
[05:06]
Et pour se rendre jusque-lĂ , Seb, qu'est-ce qu'on boit cette semaine?
[05:10]
Oui, on boit vraiment quelque chose d'intéressant aujourd'hui.
[05:12]
C'est une premiĂšre biĂšre collaborative entre plusieurs personnes du quartier,
[05:17]
bien, entreprise du quartier Hochelaga, qu'on aime.
[05:20]
Bien sûr.
[05:21]
D'un, la microbrasserie MutoĂŻde, oĂč vous allez pouvoir retrouver la Hochelaga Pale Ale
[05:26]
et la variation MutoĂŻde.
[05:28]
Et c'est fait en collaboration avec le magasin Rétro Montréal.
[05:32]
Oui, un des plus cool magasins de Montréal.
[05:34]
Oui, exactement.
[05:34]
OĂč est-ce que vous pouvez trouver tout ce que vous voulez au niveau du jeu vidĂ©o,
[05:38]
des jeux physiques.
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Tant vieux que récents.
[05:40]
Oui, exactement.
[05:41]
C'est vraiment une belle place.
[05:43]
Et avec l'espace public, donc ces trois partenaires-lĂ travaillent ensemble
[05:47]
pour faire la Hochelaga Pale Ale.
[05:50]
Et mĂȘme, on nous dit qu'Ă la fin du mois d'aoĂ»t,
[05:52]
il va mĂȘme avoir un autre collabo avec l'espace public,
[05:56]
seulement sans MutoĂŻde, avec le mĂȘme type d'Hochelaga Pale Ale,
[06:00]
mais il change le houblon.
[06:01]
C'est ça un peu les nuances.
[06:02]
Donc voilĂ .
[06:04]
Super.
[06:04]
Et cette biÚre, en fait cette tournée de biÚres,
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nous a été offerte par Sam Markey,
[06:10]
qui a fait comme un peu tous les donateurs de biĂšres, je peux dire,
[06:14]
sont allés sur notre site web distorsionpodcast.com.
[06:17]
Petit onglet en haut à droite, tournée de biÚres.
[06:21]
Vous suivez le processus, un petit don paypal.
[06:23]
Ăa nous donne des sous.
[06:24]
AprÚs ça, on peut aller remplir le fridge.
[06:26]
Exactement.
[06:27]
Aussi, merci à Just To Buy My Love, alias Chloé,
[06:31]
pour une review 5 étoiles sur Apple Podcast.
[06:33]
Elle nous dit merci, Emile et Seb, de m'accompagner
[06:36]
lorsque je suis dans le trafic entre Dorval et Repentigny.
[06:40]
De m'accompagner quand je fais mes lunchs, quand je cours,
[06:42]
quand je passe la balayeuse.
[06:44]
Je vous aime d'amour.
[06:45]
Lùchez pas, Chloé.
[06:47]
Shout out Ă toi.
[06:47]
On t'aime d'amour aussi, Chloé,
[06:49]
ainsi que toutes les autres Chloés du monde entier.
[06:51]
Oui.
[06:52]
Je pense qu'on en a assez dit, Seb.
[06:54]
On va se revoir aprÚs l'épisode dans l'After Show,
[06:57]
mais juste avant, est-ce qu'on est prĂȘts Ă plonger
[06:59]
dans l'histoire terrifiante de Wade Wilson?
[07:03]
Oui, mais, Emile, tu sais,
[07:05]
avec notre saison 11 qui commence,
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c'est important d'ĂȘtre bien connectĂ©.
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Que ce soit via votre Internet Ă la maison
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ou encore via votre téléphone mobile,
[07:14]
vous ne voudrez rien manquer de nos histoires étranges.
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C'est donc le moment de revoir vos forfaits Internet et cellulaire
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et d'opter pour la solution la plus simple et la plus efficace.
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Et dans ce domaine, Fizz est le grand champion.
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Bien dit, Emile.
[07:29]
Avec Fizz, il y a un seul endroit pour gérer ton mobile,
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ton Internet et mĂȘme ta tĂ©lĂ©.
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Tout est simple, gérable en ligne, sans contrat,
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mais surtout pas de bullshit.
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Ăa, c'est le genre de set-up qu'on aime.
[07:41]
Pas besoin de fouiller dans 40 menus
[07:43]
pour changer ton forfait ou comprendre ta facture.
[07:46]
Et en plus, en activant ton forfait avec le code PODZZ,
[07:51]
tu obtiens 25 $ de rabais,
[07:53]
10 GB de données mobiles gratuites
[07:55]
et un mois d'Internet gratuit.
[07:57]
Ăa, c'est un forfait solide, Seb.
[07:59]
Je lance Ă l'instant mon iPhone et mon vieux modem par la fenĂȘtre.
[08:04]
MĂȘlez au moins au recyclage, Emile.
[08:06]
Pour en savoir plus et profiter de l'offre,
[08:09]
va sur Fizz.ca et utilise le code PODZZ.
[08:15]
Fizz, tout ce qu'il faut sans ce qu'il faut pas.
[08:18]
Est-ce qu'on est prĂȘt Ă plonger
[08:20]
dans l'histoire terrifiante de Wade Wilson?
[08:23]
Oui, monsieur!
[08:25]
Allons-y!
[08:27]
Maintenant!
[08:28]
Saison!
[08:31]
Nous sommes le 20 mai 1994
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Ă Tallahassee, capitale de la Floride.
[08:37]
Il y a aussi beaucoup de crimes, je crois,
[08:40]
qui sont survenus dans cette région-là .
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Ăa doit ĂȘtre la chaleur.
[08:43]
Oui, exactement. Les alligateurs aussi.
[08:47]
La chaleur est déjà lourde malgré l'heure matinale.
[08:50]
Dans une aile modeste de l'hĂŽpital local,
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l'air conditionné peine à chasser l'humidité
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qui colle aux murs blanchis.
[08:57]
Les néons diffusent une lumiÚre presque chirurgicale
[09:00]
et dans une petite chambre,
[09:02]
une adolescente de 14 ans serre un nouveau nez contre elle.
[09:05]
Cette adolescente dont nous ignorons le nom
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vient tout juste de donner naissance Ă Wade.
[09:11]
TrĂšs jeune et nouvellement maman,
[09:12]
elle regarde ce bébé comme on regardait la mÚre s'agiter,
[09:16]
un mélange de fascination et de peur.
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C'est bien dit.
[09:20]
à ses cÎtés, il n'y a pas de jeune papa.
[09:23]
Le pÚre biologique, ùgé de 15 ans,
[09:25]
a déjà pris ses distances,
[09:27]
incapable ou refusant d'affronter la situation.
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Ă sa naissance, l'enfant porte le nom provisoire d'Anthony.
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Sa mĂšre s'en repĂšre,
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le garde souvent dans ses bras,
[09:39]
bougeant d'un pied sur l'autre,
[09:41]
comme pour bercer ses propres angoisses.
[09:44]
Il n'y a pas de chambre décorée,
[09:45]
pas de lit prĂšs Ă la maison.
[09:47]
En fait, la vérité, c'est qu'il n'existe pas vraiment de maison.
[09:52]
Les premiers jours passent dans une routine improvisée.
[09:55]
La jeune adolescente dort mal,
[09:57]
oubliant parfois mĂȘme de manger,
[09:59]
et le bĂ©bĂ©, lui, dort beaucoup, mĂȘme presque trop.
[10:03]
Il ne pleure pas souvent,
[10:05]
ce qui inquiÚte déjà certaines infirmiÚres.
[10:08]
Les visites sont rares.
[10:10]
Quelques amis passent en coups de vent,
[10:11]
maladroites et plutĂŽt mal Ă l'aise devant la situation.
[10:15]
On peut comprendre, 14, 15 ans,
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c'est tellement jeune pour avoir un bébé.
[10:21]
Puis là , on parle d'une situation de détinérance.
[10:24]
Qu'est-ce que lĂ ?
[10:25]
Oui, sa famille n'a pas l'air d'ĂȘtre en support,
[10:27]
ou quoi que ce soit, donc c'est encore pire.
[10:31]
Quelques semaines plus tard,
[10:32]
la réalité rattrape la jeune mÚre.
[10:35]
Les travailleurs sociaux du Department of Children and Families de Floride,
[10:40]
alertés par l'ùge des parents
[10:41]
et aussi l'absence de cadre stable,
[10:44]
m'y rendent visite.
[10:45]
Leurs rapports sont clairs.
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La mÚre ne dispose pas des ressources nécessaires
[10:49]
pour assumer ses responsabilités parentales.
[10:51]
La décision tombe rapidement.
[10:54]
Anthony est confié à une famille d'accueil temporaire.
[10:59]
Pour ce nouveau-né,
[11:00]
c'est le début d'un va-et-vient qui marquera toute sa vie.
[11:03]
Changement de figure parentale,
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de maison, d'odeur, de voix.
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Les notes des assistantes sociales évoquent également un bébé calme,
[11:12]
presque silencieux,
[11:14]
mais qui détourne le regard lorsqu'on tente de le stimuler.
[11:18]
C'est un enfant qui semble déjà se fermer au monde.
[11:22]
C'est triste, hein?
[11:23]
Mais souvent, les enfants ressentent
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tout ce qu'ils ont vĂ©cu, mĂȘme durant la grossesse.
[11:30]
Puis s'il n'a pas vécu dans un environnement,
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j'ai l'impression que ça doit jouer sur le comportement du bébé.
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Oui, sans doute.
[11:37]
C'est clair, selon moi aussi.
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En février 95,
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moins d'un an aprĂšs sa naissance,
[11:44]
il y a un couple protestant,
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engagé dans la communauté,
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Mark et Ellen Wilson,
[11:49]
qui accepte de l'accueillir dans un cadre plus permanent.
[11:52]
Ils vivent dans un quartier paisible,
[11:55]
avec une maison bien entretenue,
[11:56]
un chien joueur et des habitudes simples.
[11:59]
Anthony devient alors
[12:01]
Wade Steven Wilson.
[12:04]
Il a désormais une chambre à lui,
[12:06]
décorée avec des peluches, des livres illustrés
[12:08]
et mĂȘme quelques figurines de super-hĂ©ros soigneusement alignĂ©es par Ellen.
[12:13]
Pour la premiĂšre fois,
[12:14]
il dort dans un lit qui lui appartient,
[12:17]
dans une maison oĂč les journĂ©es sont rythmĂ©es
[12:19]
par des repas réguliers
[12:20]
et des priĂšres du matin.
[12:23]
Mais mĂȘme si l'environnement de Wade change pour le mieux,
[12:26]
les fondations psychologiques, elles,
[12:28]
portent déjà les marques des premiers mois chaotiques.
[12:31]
Et ces cicatrices invisibles ne tarderont pas Ă se manifester.
[12:36]
C'est toujours surprenant ce que ça peut devenir
[12:38]
en des enfants élevés dans des contextes comme ça.
[12:42]
La vie nous montre que oui, évidemment,
[12:45]
les enfants emmagasinent tellement de choses,
[12:47]
de traumatismes, mĂȘme Ă ce bas Ăąge-lĂ ,
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je ne suis pas du tout psychoéducateur,
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mais en mĂȘme temps, on a vu tellement de gens,
[12:55]
aussi hyper talentueux, hyper intelligents,
[12:59]
naĂźtre de circonstances extrĂȘmement difficiles.
[13:02]
Oui, tu as raison.
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Des enfants mĂȘme, par exemple, de parents toxicomanes,
[13:08]
mĂȘme qui se sont droguĂ©s pendant la grossesse,
[13:10]
les autres, parfois vont donner naissance
[13:14]
à des enfants qui ne sont pas du tout dépendants
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ou qui sont parfois...
[13:18]
Ăa ne les empĂȘchera pas de faire leur chemin
[13:19]
et de mener une belle vie.
[13:21]
Mais on va voir que dans le cas actuel,
[13:23]
ça va plutÎt mal tourner vers le temps.
[13:25]
Oui, exactement.
[13:27]
La vie chez les Wilson suit un rythme stable,
[13:30]
dans la nouvelle famille, évidemment,
[13:32]
de l'adoption de Wade.
[13:34]
La maison, construite au début des années 90
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dans un quartier résidentiel calme de Tallahassee,
[13:41]
est peinte en beige clair avec un porche accueillant
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oĂč HĂ©lĂšne dĂ©pose chaque semaine
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un pot de fleurs fraĂźches.
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à l'intérieur, tout est soigneusement rangé.
[13:51]
Le salon baigné de lumiÚre,
[13:53]
la Bible ouverte sur la table basse,
[13:56]
les photos de famille accrochées le long du couloir.
[13:58]
La famille parfaite américaine.
[14:01]
Mark Wilson, qui est un grand gaillard aux mains caleuses,
[14:05]
travaille comme mécanicien pour un garage local.
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HélÚne, institutrice de formation,
[14:11]
a choisi de se consacrer Ă temps plein
[14:13]
à la maison et aux activités paroissiales.
[14:16]
Leur vie est simple, réglée comme une horloge.
[14:18]
Chaque matin, avant le petit-déjeuner,
[14:21]
la famille se réunit dans la cuisine
[14:23]
autour d'un court moment de priĂšre.
[14:25]
La voix grave de Mark prononce quelques phrases
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suivies par HélÚne, douce et appliquée,
[14:31]
et puis par Wade, qui marmonne quelques mots
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sans toujours comprendre leur sens.
[14:36]
Ensuite viennent les cĂ©rĂ©ales ou les Ćufs brouillĂ©s,
[14:39]
le chien qui gratte Ă la porte
[14:40]
et les préparatifs pour aller à l'école.
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HĂ©lĂšne prend cĆur de offrir Ă Wade
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un environnement stimulant.
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Sa chambre est un petit monde en soi.
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Sur l'étagÚre, des livres aux couvertures colorées,
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sur la table, des crayons rangés par taille
[14:56]
et prÚs du lit, des figurines de super-héros.
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Parmi elles, un petit Deadpool,
[15:02]
trouvé lors d'un vide grenier
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que Wade manipule souvent en silence.
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Pour ceux qui l'ignore, Deadpool,
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qui commence Ă de plus en plus connu
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de maniĂšre universelle,
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c'est le personnage irrévérencieux
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de l'univers de Marvel.
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C'est un peu un anti-héros,
[15:19]
il est habillé de rouge,
[15:21]
il a un humour noir,
[15:24]
un cynisme aussi,
[15:25]
puis une violence cartoonesque.
[15:26]
Moi, j'ai adorĂ©, je suis peut-ĂȘtre
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le super-héros dans les derniÚres années
[15:30]
de Marvel dont je suis le plus fan,
[15:32]
étant donné qu'il y en a tellement.
[15:34]
Tout ça devient édulcoré.
[15:37]
Donc Deadpool, c'est celui-lĂ .
[15:39]
C'est pas juste un clin d'Ćil
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Ă la culture pop dans les comiques.
[15:43]
Deadpool s'appelle lui aussi
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Wade Wilson Seb.
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Oui, c'est ça, un peu comme Batman.
[15:51]
Oui, c'est ça oĂč se perd le man
[15:53]
avec Peter Parker.
[15:54]
Exactement. Et lĂ , on se demande
[15:56]
est-ce que c'est un hasard?
[15:57]
Il semblerait que oui,
[15:58]
c'est un hasard troublant
[16:00]
qui bien plus tard va coller
[16:02]
au tueur comme surnom iconique
[16:05]
de certaines façons.
[16:06]
Mais oui, c'est son nouveau pĂšre
[16:10]
qui peut rebaptiser
[16:12]
Wade Wilson.
[16:14]
C'est mĂȘme pas en l'honneur de Deadpool.
[16:15]
Non, ce sont des Wilson.
[16:18]
Si tu pars de lĂ ,
[16:20]
justement, ces parents-lĂ ,
[16:24]
je me doute
[16:25]
qu'ils connaissent pas tant à ça
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l'univers de Deadpool.
[16:29]
Dans ses premiÚres années,
[16:30]
le petit garçon semble bien s'adapter.
[16:33]
Il joue dans le jardin,
[16:34]
aide Helen Ă ramasser les pommes
[16:36]
de pain pour le compost et écoute
[16:38]
avec attention les histoires
[16:39]
bibliques ou les contes que ses parents
[16:41]
lui lisent. On pourrait croire
[16:43]
que le passé trouble de ses premiers mois
[16:45]
s'efface peu Ă peu.
[16:47]
Mais derriÚre cette façade paisible,
[16:50]
quelque chose reste figé.
[16:52]
Wade sourit rarement sur les photos
[16:54]
de famille. Il ne court pas vers
[16:56]
ses parents quand il rentre Ă la maison
[16:57]
et préfÚre parfois se retirer
[16:59]
dans sa chambre, fixant un point
[17:01]
invisible ou fixant un jouet
[17:03]
pendant de longues minutes.
[17:05]
Ăa fait un peu penser Ă la famille
[17:07]
Stauffer qui avait adopté
[17:09]
un petit garçon et on se rendait
[17:11]
compte qu'il n'était pas trÚs adapté à la famille.
[17:16]
Les Wilson,
[17:17]
sans formation particuliĂšre en psychologie
[17:19]
Ă l'enfance, interprĂštent ce
[17:21]
comportement comme de la timidité.
[17:23]
Ils se disent qu'il faut lui laisser
[17:25]
le temps que l'amour et la stabilité
[17:27]
finiront par combler les manques.
[17:29]
Mais à l'école, les signaux d'alerte
[17:31]
ne tardent pas Ă apparaĂźtre.
[17:33]
Oh non, mon cher Emile, en août
[17:35]
2000, Wade entre en premiĂšre
[17:37]
année à la Chairs Elementary
[17:39]
Schools, qui est une école publique
[17:41]
typique du comté de Léon ou
[17:43]
de Lyon. Le bĂątiment
[17:45]
principal en briques rouges s'ouvre
[17:47]
sur une grande cour oĂč rĂ©sonnent
[17:49]
les cris et les rires d'enfants.
[17:51]
Les débuts scolaires du jeune Wade
[17:53]
sont plutÎt compliqués.
[17:55]
DĂšs les premiĂšres semaines, plusieurs
[17:57]
enseignants notent qu'ils parlent peu aux autres
[17:59]
élÚves, refusent de participer
[18:01]
au jeu collectif et se replient
[18:03]
rapidement à la moindre contrariété.
[18:06]
Dans un rapport,
[18:07]
une institutrice écrit
[18:08]
« Il semble ne pas supporter la frustration.
[18:11]
En cas d'attente ou de refus,
[18:13]
il réagit par un geste
[18:15]
brusque ou une explosion de colĂšre.
[18:18]
Ă six ans,
[18:19]
les épisodes deviennent plus marqués.
[18:21]
Un matin de novembre 2000,
[18:22]
lors d'un atelier de dessin, Wade
[18:24]
déchire la feuille d'un camarade qu'il
[18:26]
avait, selon lui, copié.
[18:29]
Quelques minutes plus tard, il renverse
[18:30]
un pot d'eau sur la table, éclaboussant
[18:33]
les cahiers et les vĂȘtements. Un autre
[18:35]
jour, il claque la porte si fort
[18:37]
que le panneau de verre dans la classe
[18:39]
tremble. En 2001,
[18:40]
puis je vous le rappelle, il a genre six ans, il est tout petit.
[18:43]
En 2001,
[18:44]
les incidents s'accumulent.
[18:46]
Il pousse un camarade sur le terrain de jeu
[18:48]
lors d'une partie de ballon.
[18:50]
L'enfant tombe lourdement,
[18:52]
se cogne la tĂȘte et pleure de douleur.
[18:54]
L'école applique alors une suspension
[18:56]
temporaire, mais la sanction ne
[18:58]
semble pas affecter le jeune Wade.
[19:00]
à la maison, HélÚne tente d'en parler
[19:02]
avec lui. Parfois, il s'assoit
[19:04]
sur le canapé, l'air honteux.
[19:06]
Il joue avec le rebord de son T-shirt
[19:08]
et finit par murmurer un « désolé »
[19:11]
presque inaudible.
[19:12]
Mais il lui arrive aussi de se lever
[19:14]
brusquement, de quitter la piĂšce
[19:16]
et de claquer la porte de sa chambre,
[19:18]
laissant HélÚne désemparer.
[19:20]
Face à la répétition des incidents,
[19:23]
l'école suggÚre une évaluation
[19:24]
par un conseiller spécialisé.
[19:27]
En 2002, Wade entame
[19:29]
des séances hebdomadaires
[19:30]
dans un petit bureau de la ville.
[19:32]
Les compte-rendus sont frustrants.
[19:34]
Il reste muet, bras croisés,
[19:37]
fixant le sol ou bien
[19:38]
se lĂšve soudain, tournant
[19:40]
en rond et refuse mĂȘme de rĂ©pondre
[19:41]
aux questions. Le conseiller note.
[19:45]
L'enfant manifeste un refus
[19:46]
de l'autorité et une incapacité
[19:48]
à verbaliser ses émotions.
[19:49]
Pourtant, aucun suivi médical
[19:51]
concret n'est engagé. Les Wilson,
[19:54]
bienveillants mais démunis,
[19:56]
se disent qu'ils traversent une phase,
[19:58]
mais les éducateurs insistent.
[20:00]
Sans intervention,
[20:01]
ses comportements pourraient s'aggraver.
[20:05]
En 2004,
[20:06]
la situation devient sérieuse.
[20:09]
Lors d'une sortie scolaire
[20:10]
sur le campus local,
[20:12]
Wade, alors ùgé de 10 ans,
[20:14]
pousse soudainement un camarade
[20:16]
en direction de la route, alors
[20:17]
qu'un bus scolaire s'apprĂȘte Ă passer.
[20:19]
Mon Dieu! C'est fou lĂ !
[20:22]
Oh, mon Dieu!
[20:24]
C'est vraiment risqué!
[20:26]
Ben oui! L'enfant échappe
[20:28]
de peu Ă un grave accident.
[20:30]
Interrogé, Wade se contente
[20:32]
de hausser les épaules sans aucun remords.
[20:35]
Les services sociaux concluent
[20:36]
à un incident lié à une mauvaise
[20:38]
gestion émotionnelle,
[20:40]
mais le nom de Wade entre désormais
[20:42]
dans la base de données des suivis
[20:44]
à risque du comté.
[20:47]
Les années qui suivent ne vont
[20:48]
que confirmer les craintes.
[20:50]
Les colĂšres de Wade vont se transformer
[20:52]
en violences physiques, repli
[20:54]
sur soi, en un isolement profond.
[20:58]
Oui, parce que quand ça
[21:00]
commence comme ça généralement à l'adolescence,
[21:03]
il y a d'autres problĂšmes
[21:03]
qui finissent par se développer.
[21:05]
Bien sûr. On est en 2006
[21:08]
maintenant, Seb. Wade
[21:10]
entre Ă la Deer Lake Middle School,
[21:12]
un collĂšge,
[21:13]
middle school, situé à quelques kilomÚtres
[21:16]
de la maison familiale.
[21:17]
Le bĂątiment moderne
[21:19]
accueille plus de 800 élÚves
[21:21]
et l'atmosphĂšre y est bruyante
[21:23]
et animée, mais Wade, lui,
[21:26]
semble flotter en périphérie
[21:27]
de ce monde d'adolescents.
[21:29]
Il ne se mĂȘle pas aux groupes qui se forment
[21:31]
naturellement dans les couloirs.
[21:33]
Pas d'équipe de sport, pas de club artistique.
[21:36]
à la pause, il préfÚre
[21:37]
se réfugier derriÚre les buissons
[21:39]
prĂšs du terrain de basket,
[21:41]
seul, le regard perdu
[21:42]
sous une épaisse mÚche de cheveux bruns
[21:45]
mal entretenus.
[21:47]
Ses absences se multiplient.
[21:49]
Plus de 40 heures manquées
[21:51]
en un seul trimestre.
[21:52]
C'est quand mĂȘme beaucoup pour ce niveau
[21:55]
scolaire-lĂ .
[21:57]
On comprend des gens qui vont
[21:59]
sécher le cégep ou...
[22:00]
Oui, non, ça appartient.
[22:02]
Oui, exactement, mais lĂ , on n'en est pas lĂ .
[22:05]
Lorsqu'il est présent,
[22:07]
il rend des devoirs qui sont bas clés
[22:09]
et parfois mĂȘme pas complĂ©tĂ©s.
[22:11]
Non, non. Les professeurs
[22:13]
qui sont lancés, le classe parmi
[22:15]
les perturbateurs ingérables
[22:17]
de la classe. Un
[22:18]
surveillant se souviendra plus tard d'un
[22:21]
incident révélateur.
[22:22]
Surpris en train de tagger grossiĂšrement
[22:24]
les murs des toilettes, de faire des
[22:26]
graffitis, Wade avait dessiné
[22:28]
une tĂȘte pixelisĂ©e de Deadpool
[22:31]
accompagné de sa propre
[22:33]
signature. Ce choix de personnage
[22:35]
n'était pas anodin.
[22:37]
Deadpool, on en a parlé,
[22:38]
cet anti-héros cynique et violent,
[22:40]
était devenu pour lui une figure
[22:42]
d'identification. Il
[22:44]
collectionnait figurines, posters
[22:46]
et n'hésitait pas à s'habiller en
[22:48]
Deadpool Ă l'Halloween, apprenant
[22:50]
mĂȘme les rĂ©pliques du personnage
[22:52]
qu'il répétait dans les couloirs.
[22:54]
Est-ce qu'il y a quelqu'un qui pousse un autre
[22:56]
dans Deadpool devant un autobus?
[22:59]
Hum, je me rappelle pas.
[23:01]
Non, je me rappelle pas,
[23:02]
dans les différents Deadpools.
[23:04]
Je me demande si il y aurait pu voir ça
[23:06]
dans un film, parce qu'ils sont quand mĂȘme violents,
[23:08]
dans les films de Deadpool.
[23:09]
C'est trÚs contrasté, il est drÎle,
[23:12]
rigolo, cute mĂȘme des fois.
[23:13]
Et en mĂȘme temps, il peut tuer quelqu'un
[23:15]
dans la mĂȘme scĂšne. Les scĂšnes sont quand mĂȘme violentes.
[23:18]
Mais non, j'ai pas de souvenirs.
[23:20]
Sur le plan physique,
[23:22]
ces années d'école sont jalonnées
[23:23]
d'accidents. Skateboard,
[23:25]
match de foot improvisé, bagarre
[23:27]
dans la cour, chaque chute est plus
[23:29]
dure que la précédente.
[23:31]
Entre 12 et 16 ans, on compte
[23:33]
quatre commotions cérébrales documentées.
[23:36]
C'est pas évident,
[23:38]
ça perturbe des commotions cérébrales.
[23:41]
D'une Ă l'autre,
[23:42]
ça s'améliore pas.
[23:44]
Une fois, il tombe
[23:46]
lourdement dans un escalier métallique.
[23:48]
Une autre, il reçoit un coup de poing
[23:50]
Ă la tampe, lors
[23:51]
d'une bataille au bord du stade.
[23:54]
Deux épisodes entraßnant des pertes
[23:56]
de conscience brĂšves, mais aucun
[23:58]
examen médical approfondi
[24:00]
en lien avec ces blessures-lĂ .
[24:01]
Pas de scanner, pas d'IRM,
[24:03]
rien du tout.
[24:06]
Les médecins scolaires se contentent
[24:07]
de bandages et de repos.
[24:10]
En date d'aujourd'hui, on sait
[24:11]
que des traumatismes craniens répétés
[24:13]
peuvent altérer durablement le
[24:15]
contrĂŽle des impulsions, la gestion
[24:17]
des émotions et augmenter
[24:19]
les comportements agressifs. Mais à l'époque,
[24:22]
dans les écoles publiques en Floride,
[24:24]
le protocole de suivi neurologique
[24:26]
n'était pas trÚs développé
[24:27]
et surtout pas systématique.
[24:30]
C'est aussi vers l'Ăąge
[24:31]
de 13 ans que Wade goûte pour la premiÚre
[24:33]
fois Ă l'alcool et au cannabis.
[24:36]
Un aprĂšs-midi de printemps,
[24:38]
lui et une camarade de classe
[24:39]
s'éclipsent dans les bois derriÚre le campus.
[24:42]
Elle se confiera bien
[24:43]
des années plus tard à la presse
[24:45]
en disant « On avait roulé
[24:47]
notre premier joint avec du papier Ă
[24:49]
cigarette trouvé chez son oncle.
[24:51]
On a ri comme des idiots pendant une heure ».
[24:54]
DĂšs ce moment,
[24:55]
fumer avant les cours devient un rituel
[24:57]
pour Wade. Certains jours,
[24:59]
il arrive en classe avec les yeux rouges
[25:01]
et un sourire absent.
[25:03]
Il perd rapidement le fil scolaire.
[25:06]
Ă 15 ans, il est
[25:07]
surpris en train de fumer dans les toilettes
[25:09]
de l'école. Il met ensuite feu
[25:11]
à un rouleau de papier hygiénique
[25:13]
juste pour rire, provoquant
[25:15]
l'évacuation entier du bùtiment.
[25:19]
L'incident
[25:20]
lui vaut une exclusion définitive.
[25:22]
Il me rappelle un peu
[25:23]
certains petits anans
[25:26]
qu'on avait à l'école,
[25:27]
mais qui mĂȘme, justement, rendu
[25:29]
Ă ces Ăąges-lĂ , au secondaire,
[25:31]
il y en a de moins en moins, j'avoue, au secondaire,
[25:33]
des gens qui vont mettre le feu Ă du papier de toite.
[25:36]
Mais on en a tous eu un,
[25:38]
je pense, un comme ça,
[25:39]
qui se faisait toujours expulser,
[25:41]
qui faisait des trucs limite dangereux.
[25:44]
Je pense qu'on en a tous connu.
[25:46]
Oui, oui, exactement.
[25:47]
Je suis convaincu aussi, le petit anan.
[25:50]
Oui, oui, oui.
[25:51]
Ce qui va devenir,
[25:53]
on n'en a pas tous connu.
[25:55]
L'adolescent, déjà fragile,
[25:58]
se retrouve alors livrĂ© Ă lui-mĂȘme
[25:59]
et c'est là que les mauvaises fréquentations
[26:02]
vont faire le reste.
[26:04]
Privée d'école,
[26:06]
Wade se joint à un groupe de jeunes plus ùgés,
[26:08]
déjà connus des policiers
[26:09]
pour des petits vols et cambriolages.
[26:12]
Le groupe passe des
[26:13]
aprĂšs-midiĂšres et dans les parkings
[26:15]
Ă essayer des ports de voiture,
[26:17]
à revendre des objets volés
[26:18]
sur des sites comme Craigslist.
[26:20]
En 2009, Ă 15 ans,
[26:22]
Wade est interrogé par la police
[26:24]
pour intrusion dans des véhicules
[26:26]
et possession de couteaux.
[26:28]
GrĂące Ă son statut de mineur,
[26:30]
il échappe à des poursuites formelles,
[26:32]
mais son nom figure désormais
[26:33]
dans les dossiers du shérif.
[26:35]
Puis, la situation Ă la maison
[26:37]
devient explosive.
[26:39]
Mark et Ellen, inquiets,
[26:41]
se résignent à invoquer le Baker Act,
[26:44]
qui est une loi de Floride
[26:45]
permettant l'internement psychiatrique
[26:48]
temporaire d'une personne
[26:49]
ou prĂ©sentant un danger pour elle-mĂȘme
[26:51]
ou pour autrui.
[26:53]
Wade passe 72 heures
[26:54]
dans un hĂŽpital de Tallahassee
[26:56]
pour évaluation. Le rapport est froid.
[27:00]
Adolescent muet,
[27:01]
refusant de coopérer et ne présentant
[27:03]
pas de symptÎmes psychotiques évidents,
[27:06]
il est relùché sans suivi.
[27:08]
Il est souvent abandonné
[27:09]
par le systĂšmeâŠ
[27:10]
Oui, il va toujours tomber dans les failles.
[27:13]
Exact. Ils ne sont pas capables
[27:14]
de le saisir.
[27:16]
Il dira plus tard,
[27:18]
lors d'un entretien avec un expert
[27:19]
en psychiatrie,
[27:20]
« C'est comme si ma tĂȘte Ă©tait dans un brouillard.
[27:23]
Il n'y avait pas de gris,
[27:24]
juste du blanc ou du noir. »
[27:26]
C'est particulier.
[27:28]
Ă 17 ans, la frontiĂšre
[27:30]
entre délinquance et criminalité est franchie.
[27:33]
Le 18 janvier 2011,
[27:36]
Wade entre dans un
[27:37]
dépanneur avec deux amis.
[27:39]
Il vole une bouteille d'alcool.
[27:41]
Le caissier tente de les arrĂȘter,
[27:43]
mais Wade le saisit,
[27:44]
le projette au sol et le frappe au visage.
[27:47]
L'incident est capté par
[27:48]
les caméras de sécurité.
[27:50]
ArrĂȘtĂ© au petit matin, Wade en fait
[27:52]
ne ni rien. Il est condamné
[27:54]
Ă 18 mois de probation avec part
[27:56]
d'un brasset électronique et doit
[27:58]
suivre une thérapie comportementale.
[28:00]
Mais dÚs les premiÚres séances,
[28:02]
il se montre provocateur,
[28:04]
répond à cÎté ou garde un silence
[28:06]
ostentatoire.
[28:08]
En 2012, il cambriole
[28:10]
d'une maison de quartier et vole du matériel
[28:12]
électronique et des bijoux.
[28:14]
Comble de l'arrogance, il tente
[28:16]
de revendre une tablette volée dans une boutique
[28:19]
sous son vrai nom.
[28:20]
Cette fois, le tribunal le condamne
[28:23]
aprĂšs de deux ans de prison
[28:24]
à Sumterville, dans le comté
[28:27]
de Central Sumter en Floride.
[28:29]
En détention,
[28:31]
en fait Wade ne cherche pas Ă se faire
[28:33]
discret. Il provoque les
[28:34]
surveillants Ă se vendre de ses axes
[28:36]
et arbore fiÚrement des T-shirts bricolés
[28:38]
Ă l'effigie de Deadpool.
[28:40]
En septembre 2014,
[28:42]
il est libéré, mais la relation
[28:44]
avec les Wilson, ses parents,
[28:47]
est brisée. Il refuse
[28:48]
tout contact.
[28:50]
Ă sa sortie, il s'installe
[28:52]
Ă Fort Myers.
[28:54]
C'est le début d'une errance ponctuée
[28:56]
de petits larcins, de squat
[28:58]
dans des garages et d'arrestations
[29:00]
réguliÚres.
[29:02]
En 2015, une femme l'accuse
[29:04]
d'enlĂšvement et d'agression sexuelle
[29:06]
dans son SUV aprÚs une soirée.
[29:08]
Faute de preuves matérielles suffisantes,
[29:10]
il est acquitté, mais la
[29:12]
rumeur colle Ă sa peau.
[29:14]
En 2017, il participe
[29:16]
au cambriolage d'une armerie
[29:18]
volant plusieurs armes revendues
[29:20]
sous le manteau,
[29:21]
si on peut dire, via Facebook
[29:23]
et Snapchat. Ce vol mĂšne
[29:26]
de nouveau en prison.
[29:28]
Libéré en 2018, il revient
[29:30]
dans les rues avec encore moins
[29:32]
d'attaches et encore plus
[29:34]
de colĂšre.
[29:35]
La pente est désormais descendante
[29:38]
et rien ne viendra l'arrĂȘter
[29:40]
avant l'irréversible.
[30:52]
Avant de repartir, Seb,
[30:54]
tu voulais revenir un petit peu sur
[30:56]
ses parents qui voulaient
[30:58]
arrĂȘter tout contact avec lui.
[31:00]
Ils l'ont en quelque sorte, ils l'ont
[31:01]
un peu abandonné.
[31:04]
Tu te démerdes, je comprends
[31:06]
qu'il a fait des choses qui sont trĂšs graves.
[31:09]
Mais oui, tu voulais revenir lĂ -dessus,
[31:10]
je pense. Ben oui, je trouve ça
[31:12]
triste, en fait, parce que je me questionne.
[31:13]
Tu sais, quand il est sorti de prison en 2014,
[31:17]
je veux dire, Ă partir de ce moment-lĂ ,
[31:18]
il s'est vraiment retrouvé seul
[31:20]
au monde.
[31:21]
Quand tu es quelqu'un qui a son passé
[31:24]
et tout ça, je les ai trouvés
[31:26]
un peu lĂąches, je dois te dire.
[31:27]
Je sais que ça doit pas ĂȘtre facile,
[31:29]
tu adoptes un enfant déjà là , le lien
[31:31]
n'est pas aussi fort qu'un enfant biologique.
[31:33]
C'est ça que je pensais aussi. Je me disais,
[31:35]
est-ce qu'il aurait fait la mĂȘme chose
[31:38]
si c'était leur enfant biologique?
[31:39]
Oui, ça, c'est une excellente question.
[31:42]
Je sais qu'il y en a qui le font aussi,
[31:44]
puis je veux pas leur lancer de pierre,
[31:46]
mais je me questionnais
[31:47]
quand mĂȘme sur les impacts
[31:50]
que ça aurait pu peut-ĂȘtre avoir
[31:52]
positif s'ils l'avaient ramené
[31:54]
sous leur aile un peu.
[31:56]
Oui, on le saura jamais, en fait.
[31:58]
Mais on le saura non, exact.
[31:59]
Au dĂ©part, je me disais peut-ĂȘtre
[32:01]
que c'est contre leur valeur religieuse
[32:03]
parce qu'il a fait des crimes graves,
[32:05]
mais selon moi, je suis pas
[32:07]
un expert en la Bible,
[32:08]
je suis pas quelqu'un de trĂšs religieux,
[32:10]
mĂȘme pas du tout, mais je me dis
[32:12]
qu'Ă quelque part, au contraire,
[32:15]
si tu suis les indications
[32:17]
de la Bible, tu dois croire
[32:18]
à quelque part en la réhabilitation,
[32:22]
puis justement Ă pouvoir
[32:23]
sauver quelqu'un mĂȘme s'il est
[32:25]
dans le péché.
[32:26]
Ă aider ton proche ami.
[32:27]
Exactement, d'une certaine façon.
[32:29]
Je pense qu'il y a moyen de l'aider
[32:31]
sans endosser ce qu'il a fait.
[32:34]
Mais oui, c'est vrai que c'est particulier.
[32:36]
Selon moi, on dirait,
[32:38]
j'ai tendance Ă les juger un peu,
[32:40]
mais j'ai l'impression que ce serait
[32:41]
peut-ĂȘtre diffĂ©rent si ça avait Ă©tĂ© leur enfant biologique.
[32:43]
Oui, non, t'as raison.
[32:44]
Puis c'est vrai que à leur défense,
[32:47]
Wade n'est vraiment pas facile
[32:48]
de ce qu'on comprend.
[32:50]
Je veux dire, il répond pas, il parle jamais.
[32:53]
Eux, ils ont tout essayé,
[32:54]
puis il n'y a pas de contact avec.
[32:56]
Ăa, c'est peu qu'Ă un moment donnĂ©,
[32:57]
ils ont juste lancé la serviette
[32:59]
en se disant, il n'y a plus rien Ă faire avec lui.
[33:01]
Mais bon, je voulais quand mĂȘme le soulever.
[33:03]
Je serais curieux d'avoir votre opinion
[33:05]
distordu, mĂȘme opinion de parent ou non.
[33:08]
Je serais curieux d'avoir un...
[33:09]
Vous, comment auriez-vous réagi?
[33:11]
Exact, peut-ĂȘtre mĂȘme que vous connaissez
[33:13]
des situations comme ça, peut-ĂȘtre mĂȘme que vous ĂȘtes
[33:15]
intervenant, peut-ĂȘtre que vous
[33:17]
avez déjà vécu des situations comme ça.
[33:19]
Moi, j'ai vécu des situations
[33:21]
oĂč j'ai des amis qui Ă©taient un peu,
[33:23]
je dirais, dans la grande délinquance.
[33:26]
Oui, les parents,
[33:27]
je pense que parfois, c'est peut-ĂȘtre mieux pour eux
[33:29]
qu'ils coupent contact avec les parents
[33:31]
pendant un certain temps.
[33:33]
Mais j'ai jamais vu de cas
[33:35]
oĂč c'Ă©tait complĂštement lĂ . Souvent, les parents reviennent.
[33:38]
C'est souvent pas des gens
[33:39]
qui avaient des bonnes relations avec leurs parents
[33:41]
de base. Donc, ils n'ont pas
[33:43]
gardĂ© eux-mĂȘmes des grands contacts
[33:45]
avec leurs parents. Oui, oui, non, exact.
[33:47]
Mais bon, je me questionne lĂ -dessus.
[33:49]
Ben oui, c'est une bonne question.
[33:50]
Je reviens Ă la chronologie, Seb.
[33:53]
On est maintenant au début octobre 2019,
[33:56]
toujours Ă Cape Coral, en Floride.
[33:58]
Les journées sont encore chaudes,
[34:00]
mais les soirées se rafraßchissent
[34:01]
et les feux et les arbres commencent Ă peine Ă jaunir.
[34:05]
Wade, qui est alors
[34:06]
ùgé de 25 ans, vit de façon
[34:08]
trÚs précaire, sans domicile
[34:10]
fixe. Il enchaĂźne
[34:12]
les petits boulots mal payés et
[34:13]
dort tantĂŽt chez les connaissances,
[34:15]
tantĂŽt dans des logements de fortune.
[34:17]
Ses finances sont au plus bas.
[34:20]
Le 7 octobre au soir,
[34:22]
Wilson se rend dans un bar
[34:24]
de musique live Ă Fort Myers,
[34:26]
le bar Buddha Live,
[34:28]
oĂč la biĂšre coule Ă flots.
[34:30]
LĂ , il fait la connaissance
[34:32]
de Kristen Melton,
[34:34]
ùgée de 35 ans,
[34:36]
qui est réceptionniste médicale.
[34:38]
Elle est venue décompresser aprÚs
[34:39]
sa journée de travail, en compagnie d'une amie.
[34:43]
Son amie se nomme
[34:44]
Stephanie Johnson.
[34:46]
Wilson s'installe discrĂštement
[34:48]
non loin du petit groupe
[34:49]
et les observe. Des témoins
[34:51]
rapporteront qu'il y avait de l'alcool
[34:53]
et mĂȘme quelques lignes de cocaĂŻne
[34:55]
qui circulaient ce jour-lĂ .
[34:57]
Je me demande Seb, Ă ce moment-lĂ ,
[34:59]
parce que Wade Wilson, on n'en a pas encore parlé,
[35:02]
mais on le connaĂźt beaucoup par
[35:03]
son mugshot, avec les tattoos,
[35:05]
mĂȘme son espĂšce de sourire
[35:07]
de Joker, un peu. à cette époque-là ,
[35:10]
est-ce qu'il les avait, les tattoos?
[35:11]
C'est une moususe de bonne question,
[35:12]
je sais qu'il en avait. Parce que dans les témoignages
[35:15]
de 2019, il disait
[35:17]
qu'il Ă©tait quand mĂȘme reconnaissable Ă cause de
[35:19]
ses tattoos.
[35:20]
Selon moi, oui, il devait les avoir.
[35:23]
Mais ça, justement, ça me fait peur.
[35:25]
Dans le sens que, imagine,
[35:27]
si vous n'avez jamais vu le Google
[35:29]
vous allez voir, puis imaginez-vous que quelqu'un
[35:31]
vous aborde comme ça dans un bar,
[35:33]
puis j'ai pas de problĂšme avec les tatouages
[35:34]
au visage, mais c'est toujours impressionnant.
[35:37]
Surtout dans son cas.
[35:39]
Il y a quand mĂȘme
[35:41]
un genre de... Je ne sais pas comment dire ça,
[35:43]
mais quelque chose de dangereux
[35:45]
ou qui dégage un danger.
[35:47]
AprĂšs coup, on se dit, ce gars-lĂ ,
[35:49]
c'est un peu un genre de super vilain,
[35:52]
de super héros. Quand tu te dis que c'est un meurtrier
[35:53]
comme ça, puis tu en regardes, il y a
[35:55]
des tattoos quand mĂȘme creepy.
[35:57]
Des fois, les tattoos au visage, c'est cute
[35:59]
et tout ça. Lui,
[36:01]
c'est presque un
[36:03]
signe de sa personnalité.
[36:06]
Tu sens que
[36:07]
justement, c'est un peu cohérent
[36:10]
avec son style de vie
[36:11]
et les crimes qu'il a commis, mĂȘme.
[36:13]
Oui, exactement. Il y a mĂȘme une croix nazie
[36:15]
sur une des joues,
[36:18]
comment dire, sans plus d'or.
[36:19]
Oui, comment dire, c'est provocant.
[36:23]
Je me demande si
[36:25]
Ă ce moment-lĂ , lorsqu'il observait les deux
[36:28]
femmes,
[36:29]
je ne sais pas s'il y avait ces tattoos-lĂ Ă ce moment-lĂ .
[36:31]
J'ai l'impression qu'il y avait
[36:33]
la chronologie, des choses qui vont se passer.
[36:36]
Pour certains, c'était peurant.
[36:37]
Pour certains, c'est séduisant.
[36:39]
Exacte raison.
[36:42]
Le bar n'est cependant
[36:43]
pas un repÚre étudiant, contrairement
[36:45]
à ce que suggéraient certaines rumeurs.
[36:48]
Vers 23 heures,
[36:50]
Christine, son amie Stéphanie
[36:51]
et Wilson quittent le bar
[36:53]
et se rendent en voiture jusqu'Ă l'appartement
[36:56]
de Christine, un rez-de-chaussée
[36:57]
situé sur la 49e avenue
[36:59]
Ă Cape Coral.
[37:01]
Donc, ils ont commencé à discuter, tout ça,
[37:03]
et puis,
[37:05]
ils ont décidé de rentrer chez
[37:07]
Christine. L'ami de
[37:09]
Christine ne reste qu'une quinzaine de minutes,
[37:11]
puis s'en va, laissant Christine
[37:13]
seule en compagnie de Wilson.
[37:16]
Dans l'appartement, tout
[37:17]
paraĂźt normal. Christine range
[37:19]
ses affaires, échange encore
[37:21]
quelques mots avec Wilson, puis
[37:23]
finit par aller se coucher. Son dernier
[37:25]
message envoyé depuis son téléphone
[37:27]
est aura daté à minuit 23.
[37:30]
Wilson, resté
[37:31]
dans le salon, attend patiemment
[37:33]
qu'elle tombe dans un sommeil profond.
[37:35]
Donc, si je comprends bien,
[37:37]
c'était pas forcément un plan
[37:39]
cul. C'était vraiment
[37:41]
peut-ĂȘtre un after-party,
[37:43]
puis je sais que lui, n'ayant
[37:45]
pas de domicile fixe, c'était son genre
[37:47]
de se trouver
[37:49]
des dates comme ça, puis parfois mĂȘme
[37:52]
des dames
[37:53]
plus vieilles, sachant qu'elle était
[37:55]
peut-ĂȘtre plus en mesure
[37:58]
de les attraper
[37:59]
d'une certaine façon. Lui, qui a pas beaucoup
[38:01]
de moyens, qui est sans domicile fixe,
[38:03]
qui est un peu itinérant sur les barres,
[38:07]
et souvent,
[38:07]
pour lui, c'était sa tactique
[38:09]
pour se trouver un toit au dormi.
[38:11]
Exactement. Donc, c'est ce que je comprends
[38:14]
en ce moment.
[38:15]
J'ai pas l'impression que c'était un plan.
[38:17]
Non, pas du tout. J'ai fouillé, fouillé
[38:19]
pour essayer, puis il n'y a pas plus de détails.
[38:21]
Ăa reste comme amical.
[38:24]
Entre 2h45
[38:25]
et 3h12, il
[38:27]
passe Ă l'action, alors que Christine est
[38:29]
dans un sommeil profond.
[38:31]
L'attaque est soudaine
[38:33]
et d'une extrĂȘme violence. Wilson
[38:35]
pénÚtre dans la chambre et saisi
[38:37]
Christine Ă la gorge Ă main nue.
[38:40]
Il sert de toutes ses forces
[38:41]
tandis qu'elle dort paisiblement,
[38:44]
enveloppée dans une couverture.
[38:46]
Vers 3h12, un voisin
[38:47]
est réveillé par le fracas d'un verre
[38:50]
brisé, suivi d'un cri
[38:51]
bref et étouffé.
[38:53]
Ce témoignage situera avec
[38:55]
précision l'instant fatal.
[38:58]
Christine est assassinée
[39:00]
sur le coup.
[39:01]
AprĂšs le meurtre, Wilson
[39:03]
prend le temps de nettoyer rapidement la scĂšne.
[39:06]
Il enveloppe le corps de la victime
[39:08]
dans la couverture du lit,
[39:10]
repositionne les oreillers
[39:11]
et s'efforce d'effacer les traces de son passage.
[39:14]
Il fouille l'appartement
[39:15]
et s'empare du téléphone portable de
[39:17]
la victime, de son portefeuille,
[39:19]
des clés de sa Nissan Versa
[39:21]
ainsi que de quelques objets de valeurs
[39:23]
mineures. Wilson
[39:25]
essuie certaines surfaces pour éliminer
[39:27]
ses empreintes, notamment l'interphone
[39:29]
extérieur et la poignée de la porte.
[39:31]
Les caméras de surveillance du voisinage
[39:34]
captent sa silhouette, capuche
[39:36]
relevée, quittant l'immeuble
[39:38]
puis prenant la fuite au volant
[39:40]
de la Nissan Versa noire de
[39:41]
Christine.
[39:43]
Donc il a fait ça vraiment spontanément,
[39:46]
c'est-à -dire que ça avait l'air
[39:47]
pas prévu. Non, exact.
[39:50]
En tout cas, on n'a pas de détails, mais elle
[39:51]
semble pas l'avoir provoqué.
[39:53]
Il n'y a pas eu de dispute.
[39:57]
Peut-ĂȘtre
[39:57]
que je ne sais pas si dans la soirée, il a tenté
[39:59]
de lui faire des avances et il sentait que
[40:01]
ce n'était pas réciproque. Je ne sais pas si c'est allé jusque-là .
[40:04]
Oui, ça, on ne pourra jamais le savoir.
[40:05]
Parce que l'ami était parti
[40:07]
et l'autre personnel est mort.
[40:09]
Lui, il ne le dira pas. Donc, effectivement,
[40:11]
je me suis posé la question si ça ne pouvait
[40:13]
pas avoir été un refus aussi,
[40:15]
mais ça n'a jamais été mentionné.
[40:17]
Ăa se peut qu'il ait snappĂ© aussi,
[40:20]
tout simplement. Il avait sans doute
[40:22]
besoin de
[40:23]
voler des choses pour que ça survie à lui
[40:25]
et il a peut-ĂȘtre vu ça comme une opportunitĂ©.
[40:27]
Mais avec justement son
[40:29]
tempérament trÚs
[40:31]
extrĂȘme. Oui, non, c'est ça parce qu'Ă la limite,
[40:33]
je me suis dit qu'il aurait pu voler sa
[40:35]
voiture, voler toutes les
[40:37]
trucs. Pendant qu'elle dort, sans aller,
[40:39]
sans la tuer, il aurait
[40:41]
eu les mĂȘmes objets
[40:43]
avec lui aprĂšs.
[40:45]
Tu vas voir, en fait,
[40:48]
ces comportements
[40:49]
suivant le meurtre vont un peu confirmer
[40:52]
certaines choses au niveau
[40:54]
de sa psychologie.
[40:55]
Malgré le meurtre qu'il vient de
[40:57]
commettre, Wilson ne cherche
[40:59]
pas immédiatement à se cacher.
[41:01]
Au contraire, dans les heures qui suivent,
[41:03]
il circule librement dans
[41:05]
Cape Coral, au volant de la voiture
[41:07]
volée, comme si de rien n'était.
[41:09]
Plus tard, dans la matinée du 8 octobre,
[41:11]
sur le Eldorado Boulevard,
[41:14]
il remarque Diane
[41:15]
Ruiz, ùgée de 43
[41:17]
ans, une serveuse sans histoire
[41:19]
qui marche en direction de son
[41:21]
travail. Wilson l'aborde
[41:23]
et lui propose de la raccompagner.
[41:25]
Vers 11h15, Diane
[41:27]
monte Ă bord de la Nissan Versa
[41:29]
avec lui. Il roule en direction
[41:31]
du Nord et s'engage dans une zone
[41:33]
isolée débouchant sur un terrain
[41:35]
vague. Il Ă©tait quand mĂȘme bon
[41:37]
pour convaincre des inconnus de le suivre.
[41:39]
Je ne sais pas si c'est dĂ» Ă sa
[41:41]
beauté en sorcelante
[41:43]
parce qu'il faut le dire, c'était
[41:45]
quand mĂȘme quelqu'un qui rĂ©pond
[41:47]
aux standards de beauté et qui
[41:49]
attirait beaucoup les femmes.
[41:51]
Une chance qu'il y avait ça
[41:52]
parce que je ne suis pas sûr que si
[41:54]
c'était un petit gros
[41:57]
chauve et abandonnant
[41:58]
Ă lunettes, Diane
[42:00]
l'aurait monté dans sa voiture comme ça.
[42:02]
Mais non, exactement, il y a 25 ans,
[42:04]
il fait quand mĂȘme un peu peur.
[42:06]
Moi aussi, ça me dépasse.
[42:09]
Effectivement.
[42:10]
Vers 13h, Diane
[42:12]
Ruiz est violemment agressée.
[42:14]
Des traces relevées dans la voiture,
[42:16]
griffures sur la banquette arriĂšre,
[42:18]
cheveux arrachĂ©s, vĂȘtements dĂ©chirĂ©s,
[42:21]
témoignent de la lutte.
[42:23]
Wilson la frappe,
[42:24]
puis la tue en l'étranglant elle aussi.
[42:26]
Tout ça aprÚs avoir
[42:28]
tué Catherine.
[42:30]
AprĂšs avoir mis fin Ă la vie de Diane,
[42:32]
Wilson décide d'accentuer
[42:34]
l'horreur. Il étend le corps
[42:36]
de sa victime sur la route,
[42:38]
remonte dans la Nissan et lui
[42:40]
passe dessus Ă plusieurs reprises
[42:42]
jusqu'Ă la mutiler
[42:44]
atrocement avec la voiture.
[42:45]
C'est d'une cruauté incroyable.
[42:48]
Aucun sang, je comprends pas.
[42:51]
Il traĂźne ensuite le cadavre
[42:52]
sur une trentaine de mĂštres et
[42:54]
le dissimule sous débranchage.
[42:56]
Il abandonne le véhicule non loin,
[42:58]
récupÚre quelques effets personnels,
[43:00]
puis disparaĂźt.
[43:02]
C'est fou, hein?
[43:03]
C'est tellement cruel.
[43:04]
J'en reviens pas à la spontanité.
[43:08]
Pourquoi tu fais ça encore une fois?
[43:10]
Qu'est-ce qu'elle lui a refusé?
[43:12]
Parce qu'au début,
[43:13]
il nous le disait, les professeurs
[43:15]
à l'école, dÚs qu'ils se faisaient
[43:16]
refuser quelque chose,
[43:19]
il éclatait.
[43:21]
Ăa se pourrait.
[43:22]
Est-ce que tu dis avec Christine
[43:25]
tantĂŽt, peut-ĂȘtre mĂȘme Diane,
[43:27]
il a-tu demandé quelque chose?
[43:28]
Peut-ĂȘtre pas du sexe,
[43:30]
mais elle a refusé, ou il l'a
[43:32]
juste pris comme une victime facile.
[43:33]
C'est dur Ă comprendre.
[43:36]
Le matin du 8 octobre,
[43:38]
l'absence de Christine Melton
[43:40]
Ă son travail alerte ses collĂšgues
[43:42]
et sa famille. Inquiet de ne pas
[43:44]
avoir de nouvelles, ils préviennent
[43:46]
la police de Cape Coral.
[43:47]
En entrant dans son appartement,
[43:50]
les enquĂȘteurs dĂ©couvrent son corps
[43:51]
étendu sur son lit et enveloppé
[43:53]
d'une couverture. La scĂšne intrigue.
[43:56]
Aucune infraction majeure,
[43:58]
peu de désordre, mais des objets
[44:00]
personnels manquent, son téléphone,
[44:02]
son portefeuille et sa voiture.
[44:04]
TrÚs vite, les autorités concluent
[44:06]
qu'il s'agit d'un homicide.
[44:08]
Les enquĂȘteurs recoupent alors
[44:10]
les témoignages recueillis
[44:11]
au bar BoudelĂšve oĂč Christine
[44:13]
avait passé sa derniÚre soirée.
[44:16]
Plusieurs personnes se rappellent
[44:17]
de l'homme qui se faisait appeler Junior,
[44:20]
sĂ»rement comme peut-ĂȘtre le Junior
[44:21]
de Deadpool Ă titre de Wade Wilson,
[44:23]
je me suis posé la question.
[44:25]
Et qui est reparti avec elle.
[44:28]
Les images de surveillance
[44:29]
confirment que cet individu
[44:31]
est ensuite parti au volant
[44:33]
de sa voiture. Dans la nuit
[44:35]
du 8 octobre 2019, peu aprĂšs les meurtres,
[44:38]
Wade passe plusieurs appels
[44:40]
Ă son pĂšre biologique
[44:41]
dont on ne vous avait jamais parlé
[44:43]
qui se nomme
[44:44]
Steven Testaseca.
[44:47]
La voix glaciale
[44:49]
éluit à vous froidement
[44:50]
« Il y a deux personnes qui ne reviendront pas.
[44:53]
Je suis un tueur ».
[44:55]
Terrifié par ces confidences
[44:56]
répétées, son pÚre, épaulé
[44:58]
par son épouse, contacte aussitÎt
[45:01]
la police. HonnĂȘtement, il a bien fait.
[45:03]
GrĂące Ă ses aveux,
[45:05]
conjugués aux éléments déjà réunis
[45:07]
par les enquĂȘteurs, les forces de l'ordre
[45:09]
parviennent Ă localiser Wilson.
[45:11]
Oui, parce que je ne pense pas que c'est quelqu'un
[45:13]
qui est difficile Ă localiser.
[45:15]
Je ne pense pas qu'il maßtrise tant que ça
[45:18]
les traces numériques
[45:19]
et ces choses-là . On l'a vu sur des caméras,
[45:21]
il a sûrement enlevé le sang
[45:24]
sur la scĂšne de crime
[45:25]
d'une maniÚre un peu bùclée.
[45:27]
Sans doute pas
[45:28]
utilisé de protection lorsqu'il a fait
[45:31]
il a étranglé des gens au niveau des mains.
[45:34]
Je ne pense pas
[45:35]
qu'il fait des appels comme ça.
[45:37]
Il doit ĂȘtre facilement retracĂ©.
[45:38]
J'ai l'impression que c'est tellement impulsif,
[45:41]
c'est tellement pas calculé.
[45:44]
Il n'a pas l'air
[45:45]
qu'il n'est pas intelligent.
[45:46]
Il fait des erreurs.
[45:48]
MĂȘme juste le fait d'avoir appelĂ© son pĂšre.
[45:52]
Tout aprĂšs,
[45:53]
c'est un drĂŽle
[45:54]
de comportement.
[45:56]
Le 9 octobre, Wilson est
[45:59]
renté dans une maison inoccupée du boulevard
[46:01]
Del Prado, Ă Cape Coral.
[46:03]
L'interpellation
[46:04]
se déroule sans résistance.
[46:07]
Durant les interrogatoires, Wilson
[46:09]
se montre détaché et sans remords.
[46:11]
Il confirme chaque détail
[46:12]
des crimes, y compris l'écrasement
[46:15]
de Diane avec le véhicule volé.
[46:17]
Pour les enquĂȘteurs,
[46:18]
il ne fait aucun doute qu'il a agi
[46:20]
par pur plaisir de tuer.
[46:23]
Lors du procĂšs,
[46:24]
son pÚre biologique a témoigné contre
[46:26]
son fils, relatant en détail
[46:29]
l'appel glaçant oĂč Wilson
[46:30]
lui avait avoué les meurtres.
[46:32]
Il a affirmé sa conviction
[46:34]
que sans arrestation rapide,
[46:37]
il était convaincu que Wade
[46:39]
aurait recommencé encore.
[46:40]
Sans doute, il était parti pour ça.
[46:42]
Il a bien fait son pĂšre.
[46:44]
Pour rappel, Wade Wilson avait été adopté
[46:47]
trĂšs jeune par Steve
[46:48]
et Ellen Wilson,
[46:50]
ses parents adoptifs. Mais ce n'est qu'Ă
[46:52]
l'Ăąge adulte qu'il a repris contact
[46:54]
avec son pĂšre biologique, Stephen.
[46:57]
Du cÎté de Diane,
[46:59]
son corps n'est retrouvé
[47:00]
que le lendemain, le 10 octobre
[47:03]
2019, soit trois jours
[47:05]
aprĂšs les meurtres,
[47:06]
aprĂšs son meurtre, et aprĂšs d'intenses
[47:08]
recherches de la part des autorités
[47:10]
parce qu'elle aussi manquait
[47:12]
au travail.
[47:14]
Son corps gisait toujours sur le terrain vague,
[47:17]
précisément derriÚre un Sam's Club
[47:19]
situé sur le Pine Island Road,
[47:21]
dans une zone peu fréquentée.
[47:22]
Pour ceux qui se rappellent, les magasins de disques.
[47:25]
Oui, c'est vrai.
[47:26]
Ah, mais oui, moi, un Sam's Club,
[47:28]
ce n'est pas plutĂŽt les
[47:30]
Costco de Walmart.
[47:32]
Ils s'appellent les Sam's Club, mais on en a moins
[47:34]
au Canada.
[47:35]
Ah, j'avais Sam the Record Man.
[47:37]
Oui, c'est vrai, le lapsus est d'autre quand mĂȘme.
[47:41]
J'ai mélangé les deux.
[47:42]
En 2019, je pense qu'il n'y avait plus non plus
[47:44]
de Sam's The Record Man.
[47:46]
Au moins, ce n'était pas un
[47:48]
home depot. Pour une fois, souvent,
[47:50]
si tu te rappelles, dans nos histoires, on dirait qu'il y a
[47:52]
souvent des corps trouvés ou des meurtres
[47:54]
dans des stationnements de home depot.
[47:56]
Ou de Walmart. Oui, exact.
[47:58]
L'autopsie de Christine
[48:00]
Melton, la
[48:02]
premiĂšre victime de Wade,
[48:04]
met en évidence un étranglement
[48:06]
brutal. Des marques
[48:08]
circulaires retrouvées autour de son coup
[48:10]
ne correspondaient pas seulement Ă une
[48:12]
prise Ă main nue. Elle laissait penser
[48:14]
que Wade avait peut-ĂȘtre utilisĂ©
[48:15]
un objet rigide, métallique,
[48:18]
pour accentuer la pression, mais
[48:20]
aucun instrument n'a jamais été retrouvé.
[48:23]
Le médecin légiste
[48:24]
confirme une mort par asphyxie
[48:25]
mécanique. Sur son corps,
[48:28]
aucune blessure de défense significative
[48:30]
n'est relevĂ©e, mĂȘme si
[48:32]
ses ongles cassés racontent
[48:33]
un bref sursaut de lutte instinctive,
[48:36]
une ultime résistance
[48:38]
vite étouffée. Sur
[48:41]
les lieux, la scĂšne du crime intrigue.
[48:43]
Son appartement, petit
[48:45]
et décoré avec soin, est resté
[48:47]
étrangement ordonné. Pas de traces
[48:49]
d'effraction. Rien qui laisse
[48:51]
présager la violence qui s'est déroulée
[48:53]
entre ses murs. Pourtant,
[48:55]
certains objets essentiels manquent.
[48:57]
Son téléphone, son portefeuille
[48:59]
et surtout sa voiture,
[49:01]
emportée par son meurtrier.
[49:03]
Selon un rapport interne de la police,
[49:05]
l'attaque a été foudroyante,
[49:07]
rapide, sans mobile apparent
[49:09]
lié au vol.
[49:11]
Ses voisins qui la décrivaient comme
[49:12]
douce et aimable peinent Ă comprendre
[49:14]
comment une existence aussi tranquille
[49:17]
a pu ĂȘtre anĂ©antie avec
[49:18]
une telle brutalité.
[49:36]
Pour Diane, la seconde victime,
[49:38]
les enquĂȘteurs dĂ©couvrent une scĂšne
[49:40]
bien diffĂ©rente. Son sac Ă
[49:42]
main est retrouvé renversé,
[49:44]
répandant effet personnel et
[49:46]
cosmétique sur le sol.
[49:48]
Une chaussure, gie Ă plusieurs mĂštres
[49:50]
de son corps, signe qu'une lutte
[49:52]
violente a éclaté. L'environnement
[49:54]
lui-mĂȘme raconte le chaos.
[49:56]
Des marques de frottement au sol,
[49:58]
des traces témoignant d'un corps
[50:00]
déplacé, trainé dans un terrain vague
[50:02]
avant d'ĂȘtre recouvert de branchage.
[50:05]
L'autopsie vient confirmer
[50:07]
l'horreur de cette attaque.
[50:09]
Ses mains portent des griffures
[50:10]
profondes, preuve d'une lutte
[50:12]
désespérée. Elle a été étranglée,
[50:15]
puis atrocement écrasée,
[50:16]
Ă plusieurs reprises par la Nissan
[50:18]
Versa volée, son propre
[50:20]
meurtrier passant et repassant
[50:22]
sur elle avec le véhicule.
[50:24]
Le corps mutilé de Diane Ruiz
[50:26]
porte l'empreinte d'une
[50:28]
barbarie inouĂŻe. Ici,
[50:30]
aucun mobile ne se dessine, sinon
[50:32]
celui d'une violence gratuite,
[50:34]
nue et dénuée de sens.
[50:37]
C'est sûr aussi qu'elle est encore
[50:38]
particulier, parce qu'on dirait, mĂȘme les policiers,
[50:40]
mĂȘme s'il y a eu des vols,
[50:42]
ils attribuent pas le meurtre au vol.
[50:44]
C'est quand c'était pas ça le motif
[50:46]
en tant que tel. Non,
[50:47]
ça veut tout dire.
[50:50]
Et lĂ , on se dirige au procĂšs, parce que
[50:51]
je vous rappelle, il a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©
[50:53]
le 10 juin 2024, donc quasiment
[50:56]
cinq ans plus tard. C'est toujours trĂšs trĂšs
[50:58]
long les procĂšs. Et vous allez voir,
[51:00]
il s'est passé toutes sortes d'autres choses aussi.
[51:01]
En prison, c'est tout qu'un personnage.
[51:04]
Et bon, on revient le 10 juin 2024.
[51:06]
En fait, le procĂšs s'ouvre en Floride,
[51:08]
sous les yeux d'une presse locale et nationale
[51:10]
qui est avide de chaque détail.
[51:12]
Oui, c'est cas comme ça. Dans la salle,
[51:14]
on a le juge Nicholas Thompson
[51:16]
et les différents procureurs
[51:18]
et les avocats de la défense qui sont présents.
[51:20]
DÚs le départ, le procureur
[51:22]
déroule un dossier implacable.
[51:24]
Les témoignages de l'ami de Christine,
[51:26]
les preuves médicaux légales et surtout
[51:28]
les aveux glaçants de Wilson.
[51:30]
Il n'a jamais nié ces crimes.
[51:32]
Le juge Thompson qualifiera d'ailleurs
[51:34]
ces crimes de odieux, atroces et cruels.
[51:37]
La défense tente
[51:38]
de jouer la carte de la maladie mentale.
[51:41]
Les psychiatres évoquent l'abandon
[51:42]
parental, l'instabilité affective,
[51:45]
les commotions cérébrales jamais
[51:46]
suivies mĂ©dicalement et mĂȘme les addictions.
[51:49]
Les neurologues
[51:50]
parlent d'un syndrome post-commotionnel,
[51:53]
de crise de rage,
[51:55]
de perte de contrÎle également.
[51:57]
On évoque aussi un trouble
[51:58]
de la personnalité antisociale
[52:00]
et des signes de dissociation.
[52:02]
Mais la conclusion des experts
[52:04]
est mille et sans appel.
[52:06]
Au moment des meurtres en octobre 2019,
[52:09]
eh bien Wade Wilson était
[52:10]
pleinement conscient de ces actes.
[52:12]
Il était lucide et calculateur.
[52:15]
Donc, ils ne peuvent pas
[52:16]
se réfugier derriÚre ce mur.
[52:19]
Le 12 juin 2024,
[52:21]
aprĂšs seulement quelques jours
[52:22]
d'audience, le jury
[52:24]
déclare Wilson coupable de deux meurtres
[52:26]
au premier degré. Et le 25 juin,
[52:29]
le jury se prononce sur la peine.
[52:31]
Ăcoutez, ça, c'est assez particulier
[52:32]
en Floride. Le résultat est sans
[52:34]
équivoque. Neuf voix contre trois
[52:36]
pour la peine de mort en faveur de la peine
[52:38]
capitale pour le meurtre de Christine.
[52:41]
Ben oui, ils ont la peine de mort lĂ -bas.
[52:43]
Exact, exact. Mais tu vas voir,
[52:44]
il y a un décompte qui est un peu différent.
[52:46]
Et pour celui de Diane, c'est 10 contre
[52:48]
deux parmi les jurys, donc
[52:50]
ce sont 12 jurys. Mais normalement,
[52:53]
avant avril 2023,
[52:56]
donc désormais,
[52:56]
c'est une majorité qualifiée de 8
[52:58]
jurys sur 12 qui suffit pour recommander
[53:01]
la peine capitale. C'est fou,
[53:03]
un changement avec
[53:05]
un gouverneur comme ça
[53:06]
qui change la loi. Oui, exact.
[53:08]
C'est un gros changement quand mĂȘme, l'unanimitĂ©
[53:10]
versus une majorité. Ben oui, je trouve
[53:12]
que justement,
[53:15]
je ne suis pas pour la peine de mort,
[53:16]
mais je trouvais que ça donnait un certain
[53:18]
rebalancement. C'est comme deux tiers
[53:20]
dans le fond. Oui, exact.
[53:23]
C'est donc dans ce contexte que Wade
[53:24]
devient le tout premier condamné à mort
[53:26]
en Floride sous cette nouvelle législation.
[53:29]
Une décision historique,
[53:30]
mais qui relance encore une fois les débats
[53:32]
sur la peine de mort aux Ătats-Unis et
[53:34]
sur la sévérité grandissante de l'état de
[53:36]
Floride en matiĂšre criminelle. On sait,
[53:38]
en c'est un état républicain, ils sont
[53:40]
encore plus sévÚres. Pendant les
[53:42]
audiences, les familles des victimes
[53:44]
livrent des témoignages bouleversants.
[53:47]
La sĆur de Christine dĂ©crit
[53:48]
une femme drÎle, généreuse,
[53:50]
qui illuminait chaque piĂšce et qui,
[53:52]
le 7 octobre, n'avait qu'une intention
[53:54]
simple, décompressée au bord aprÚs
[53:56]
une longue journée de travail.
[53:58]
Le frĂšre de Diane rappelle lui une
[54:00]
battante, une femme de cĆur,
[54:02]
courageuse, toujours prĂȘte Ă aider ses voisins.
[54:05]
La découverte de son corps le 10
[54:06]
octobre 2019 a laissé une plaie
[54:08]
béante dans leur communauté.
[54:11]
Et c'est le 27 août 2024
[54:12]
que le juge Nicholas Thompson
[54:14]
enterrine la décision du jury
[54:16]
et prononce la sentence ultime.
[54:19]
Deux condamnations Ă mort,
[54:21]
une pour chaque victime.
[54:22]
Dans la salle, l'émotion est à son
[54:25]
comble. Le juge, visiblement
[54:27]
ému, rappelle à Wilson
[54:28]
la portée de ses actes.
[54:30]
Tant qu'Ă lui, il reste impassible.
[54:33]
Certains observateurs affirment mĂȘme
[54:34]
l'avoir vu esquisser un petit sourire.
[54:37]
Je ne serais pas surpris.
[54:38]
Mais l'histoire de Wade Wilson
[54:41]
derriĂšre les barreaux ne s'arrĂȘte
[54:42]
pas lĂ . Le 30 septembre
[54:44]
2020, bien avant son procĂšs,
[54:47]
il avait déjà tenté une
[54:48]
évasion spectaculaire avec son
[54:50]
ému, Joseph Kadze.
[54:52]
Ensemble, ils avaient retiré
[54:55]
le cadre mĂ©tallique d'une fenĂȘtre
[54:56]
et commencé à fissurer le
[54:58]
verre de sécurité. Le plan a
[55:00]
échoué, mais il révÚle, mais ça
[55:02]
l'a révélé ses liens avec un
[55:04]
gang suprématiste blanc,
[55:06]
les Unforgiven, ce qui doit expliquer
[55:08]
justement sa croix nazie.
[55:11]
Comme la chanson de Metallica.
[55:12]
Mais oui!
[55:14]
En 2023,
[55:16]
il plaide aussi coupable pour une affaire
[55:18]
de trafic de stupéfiants en prison.
[55:21]
La sentence, ils sont sévÚres
[55:22]
sur le trafic en prison, 12 ans
[55:24]
de prison et 50 000 dollars
[55:26]
d'amende. 12 ans? Oui,
[55:28]
pour du trafic. Nous aussi, il y en a des
[55:30]
condamnations de trafic à l'intérieur, mais c'est jamais 12.
[55:32]
C'est fou,
[55:34]
et 50 000 dollars d'amende.
[55:36]
Bon, rassurez-vous, il va ĂȘtre
[55:38]
purgĂ© en mĂȘme temps que ces deux
[55:40]
condamnations à la mort. C'est ça, surtout
[55:42]
quand t'es condamné à mort,
[55:44]
ça fait quoi 12 ans de prison de plus?
[55:46]
Ben non, ça ne change rien. C'est ça.
[55:48]
J'ai l'impression justement qu'il y a dû faire ça.
[55:49]
C'est comme si t'avais le droit de trafiquer, finalement.
[55:52]
Oui, mais c'est vrai.
[55:54]
Un humain est tellement dangereux
[55:55]
qu'il n'a plus rien Ă perdre.
[55:57]
C'est clair. Dans des contextes comme ça.
[56:00]
Et aujourd'hui encore,
[56:01]
ces avocats ont fait appel.
[56:03]
Donc, le processus pourrait s'étirer
[56:05]
sur 5 ans encore par rapport Ă sa peine de mort.
[56:08]
Et on appelle ça
[56:09]
un Spencer Earring, qui est attendu.
[56:12]
Ăa, c'est une audience
[56:13]
oĂč Wilson aura
[56:15]
une ultime chance
[56:17]
de plaider devant la Cour SuprĂȘme
[56:19]
de Floride par rapport Ă son
[56:21]
commun. Bonne chance, je veux dire.
[56:24]
Peut-ĂȘtre.
[56:25]
Moi, la peine de mort, je ne suis pas
[56:27]
d'accord, mĂȘme si des fois je trouve que des gens
[56:29]
le méritent. Mais on est qui, nous, pour décider.
[56:31]
On punit de ne pas tuer, mais on tue.
[56:33]
Moi, j'ai toujours cette incohérence-là .
[56:36]
Je comprends.
[56:36]
Mais en mĂȘme temps, c'est ça.
[56:38]
Je ne sais pas si ça va tant changer quelque chose,
[56:41]
son appel.
[56:43]
Oui, je serais bien
[56:45]
surpris de voir ça. Peut-ĂȘtre que
[56:47]
via l'appel, ils vont
[56:49]
évoquer le changement de législation.
[56:52]
Je ne sais pas trop.
[56:53]
Je ne sais pas comment ils pourraient
[56:55]
en appeler parce que lui, de toute façon, il nie pas
[56:57]
ses crimes. Non, non, c'est ça.
[56:59]
Peut-ĂȘtre qu'il pourrait allĂ©ger sa sentence.
[57:01]
Mais lĂ , je ne pense pas qu'il y ait vraiment
[57:03]
d'espoir pour lui. Non, non, non.
[57:06]
Ăa conclut
[57:07]
un petit peu la chronologie des événements,
[57:10]
ceci dit,
[57:12]
il est devenu une célébrité
[57:13]
aussi sur les réseaux sociaux.
[57:15]
Wade Wilson, son
[57:17]
mugshot, son visage,
[57:19]
ses tattoos, les petits sourires
[57:20]
qui passent, ont fait en sorte
[57:23]
qu'il est devenu l'objet d'une véritable
[57:25]
fascination morbide
[57:27]
en ligne sur Internet.
[57:30]
Entre autres, sur TikTok,
[57:31]
Instagram, mĂȘme Pinterest
[57:33]
et dans des groupes fermés de Facebook,
[57:35]
des jeunes femmes, parfois trĂšs jeunes,
[57:38]
commentent son physique,
[57:40]
sa mùchoire carrée,
[57:41]
son regard intense,
[57:43]
écrire qui est un peu
[57:45]
beau, mais il est dangereux, c'est un peu
[57:47]
le bad boy Ă quelque part.
[57:49]
Je me rappelle mĂȘme, Ă une certaine Ă©poque,
[57:51]
on le voyait dans des vidéos
[57:53]
de WatchMojo, comme quoi
[57:56]
les prisonniers les plus
[57:57]
sexy ou des choses comme ça.
[57:59]
Il est trĂšs clickbait,
[58:01]
Wade Wilson. Oui, c'est vrai,
[58:03]
c'est bien dit. Ce phénomÚne porte
[58:05]
un nom, Seb, c'est
[58:07]
libristophilie. Oui.
[58:09]
Et lĂ , je vais me jouer psychologue Ă deux dollars.
[58:11]
Ici, il s'agit d'une attirance
[58:13]
sexuelle ou romantique
[58:15]
envers des criminels violents.
[58:17]
Et ce n'est pas seulement une curiosité morbide.
[58:20]
Certaines admiratrices
[58:21]
recherchent une véritable proximité,
[58:23]
parfois mĂȘme une relation amoureuse
[58:25]
avec des individus considérés
[58:27]
comme dangereux. L'histoire
[58:29]
criminelle regorge d'exemples.
[58:31]
Ted Bundy, d'ailleurs, qui est mĂȘme
[58:34]
Wade Wilson, parfois, dans son
[58:36]
intensité puis dans sa spontanité,
[58:37]
fait penser Ă Ted Bundy aussi. C'est vrai, t'as raison.
[58:40]
Mais lui, Ted recevait
[58:41]
des centaines de lettres d'admiratrices
[58:43]
durant son procĂšs. MĂȘme Richard
[58:45]
Ramirez aussi, le Night Stalker,
[58:47]
qui a épousé une groupie, lui,
[58:49]
en prison. C'est fou, ça? Oui.
[58:51]
Ou mĂȘme Luca Magnotta, qui,
[58:53]
autour duquel, s'est formé une communauté
[58:55]
fascinée par son image
[58:57]
médiatisée, deviennent un peu des
[58:59]
superstars malgré eux. Exact. Et aujourd'hui,
[59:01]
c'est lui, le Wade ou le Deadpool
[59:03]
Killer. Il y en a qui vont l'appeler
[59:05]
le TikTok Famous Killer aussi
[59:07]
parce qu'il est devenu une célébrité
[59:09]
beaucoup grĂące Ă TikTok avec des
[59:11]
hashtags aussi.
[59:14]
à chaque époque, certains meurtriers
[59:16]
déclenchent un peu ce
[59:17]
culte qui dépasse la notoriété
[59:19]
et frĂŽle le statut de mythe
[59:21]
un peu. Et Wade Wilson,
[59:23]
il incarne ce paradoxe-lĂ .
[59:25]
Un homme condamné pour deux meurtres
[59:27]
d'une cruautĂ© extrĂȘme,
[59:29]
mais qui reçoit derriÚre les barreaux
[59:31]
des lettres d'amour et mĂȘme des propositions
[59:33]
de mariage. Mais est-ce que tout
[59:35]
ça est vrai?
[59:37]
Est-ce que vraiment
[59:39]
les personnes iraient jusqu'au bout?
[59:42]
Sûrement que certaines personnes
[59:43]
iraient. Sûrement, oui, oui.
[59:44]
AprĂšs sa condamnation, son histoire a
[59:47]
littéralement enflammé TikTok.
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Des vidéos souvent produites par des
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adolescents ou des jeunes adultes
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explorent son passé tourmenté,
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son enfance chaotique,
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ses troubles psychologiques.
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Le tout est raconté sur un ton dramatique
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parfois ironique propre au
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format court de la plateforme.
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Mais ce qui a le plus captivé,
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c'est son image un peu ambiguë.
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L'eucharisme sombre, un physique
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séduisant
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dont on a parlé un petit peu,
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il ressemble vraiment à un anti-héros
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de Marvel Ă la Deadpool
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dont il reprenait
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le style provocateur.
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Et c'est entre autres pourquoi il a autant de fascination.
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Les gens trouvent que,
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justement, il a l'air d'un
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bad boy, on dirait un personnage de film.
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Ăa a donnĂ© naissance
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un peu un genre de dark fandom
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autour de Wade Wilson.
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Mais il y a eu
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des critiques en lien avec
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justement ce type de fandom.
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Des parents inquiets, des associations
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de victimes et des spécialistes qui
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dénoncent une banalisation des crimes graves
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et une violence mise en scĂšne
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comme divertissement. Je ne sais pas
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s'il y a eu un filtre au niveau
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de YouTube, mais on dirait que
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j'ai l'impression qu'il est
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mal référencé dans le sens que
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j'ai l'impression que son nom se retrouve
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dans une liste. Lorsque je cherchais du contenu
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parfois, dépendamment de la plateforme,
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sur lui, j'en trouvais parce
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qu'il y en a eu des tonnes de contenus.
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Tous les grands YouTubers, True Crime
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en ont parlé à l'époque du procÚs
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d'une certaine façon. Mais je vois
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que ces vidéos-là étaient souvent
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trĂšs loin dans
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l'algorithme.
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J'ai l'impression que
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Ă certains niveaux, peut-ĂȘtre que
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les plateformes sont intervenues un peu
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pour flaguer son nom.
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En parallĂšle,
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ces contenus ont ouvert des débats sur
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la santé mentale aussi, sur l'échec
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des institutions, la responsabilité sociale
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derriĂšre un cas comme Wade Wilson.
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Mais sur TikTok,
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la breveté et le sensationnalisme
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réduisent souvent ces discussions
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à quelques échanges superficiels.
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En conclusion,
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Ă quelque part, Seb,
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ça a provoqué un nombre
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de chocs en Floride.
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L'histoire de Wade Wilson, notamment
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de Tallahassee Ă Fort Myers,
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les médias ont largement couvert
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son procĂšs insistant sur son parcours
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tragique, la montée de sa violence
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puis les occasions manquées
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des institutions pour intervenir.
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On a parlé un peu de la réhabilitation
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tantĂŽt. Il y a des associations
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de santé mentale qui ont dénoncé
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l'absence de suivi adapté
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et le manque de coordination entre les services
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sociaux. Les autorités
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locales souvent répondent
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et ont annoncé des réformes pour mieux
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détecter, tenter d'accompagner les jeunes
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en difficulté. C'est dur
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quand mĂȘme d'anticiper un cas aussi sĂ©vĂšre
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que lui. On dirait que son
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parcours peut ressembler,
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au début, à un jeune délinquant,
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mais par la suite, comment
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prédire ce genre de
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truc-là ? C'est sûr que ça se passe
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jeune, ça se passe mĂȘme avant l'adolescence.
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Oui, oui, exact, exact.
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Et lui, on dirait que sa vie a été écrite
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pour qu'il devienne un peu ce personnage-lĂ .
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Oui, oui, exact. C'est une chaĂźne
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d'événements qui se sont suivis
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et qui ont donné ça.
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Yes. Donc, s'il y a des développements,
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les distordus, on va vous tenir au courant
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de cette histoire-lĂ de Wade Wilson,
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parce qu'il y a des appels. C'est quand mĂȘme une histoire
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encore rĂ©cente. Oui, oui, oui. Ăa se peut qu'il se passe
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d'autres choses en prison. Oui, si, parce que
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il se peut qu'il se marie en prison un jour.
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Oui, aussi, ou qu'il se nappe et qu'il tue quelqu'un d'autre.
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Exactement. Donc,
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on espĂšre que vous avez
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aimé ça. J'espÚre
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aussi, Seb, que tu as aimé ce cas
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de début de saison 11. Oui, c'est vraiment le fun.
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C'est quand mĂȘme troublant. C'est difficile.
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Je vois dans tes notes, tu disais
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c'est difficile d'avoir de l'empathie, évidemment,
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envers lui, malgré son
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passé trouble. Oui. Habituellement,
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tu sais, j'ai mĂȘme une forme d'empathie
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pour Gillian Maxwell,
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Ă cause de son... Tu sais, dans le sens qu'il y a des gens,
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malgré toutes les... On peut comprendre
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des fois qu'est-ce qui les a amenés là , mais...
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Ah oui, avec du contexte. Tu sais, on peut arriver
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un peu, des fois, Ă se dire
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OK, bon, il n'avait pas la vie de son cÎté.
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Non, c'est ça. Dans son cas, c'est vrai qu'il n'avait pas
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la vie de son cÎté. Je ne peux pas...
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Mais il y a quelque chose de brisé
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en lui, puis on dirait que...
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C'est normal parce qu'il n'a pas fait de gestes,
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il n'a pas fait de meurtre pendant des... Tu sais, je veux dire,
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les deux seules meurtres qu'il a faites, il l'a fait
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en deux jours. Bien, mĂȘme pas 24 heures.
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Oui, en deux jours, puis c'est tout. Heureusement,
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parce qu'il Ă©tait arrĂȘtĂ© avant, mais...
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Je veux dire, il avait quand mĂȘme 25 ans, il aurait pu...
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Je ne sais pas, qu'est-ce qui s'est passé
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Ă 25 ans. Ben oui,
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mais j'avoue, mĂȘme avant, tu sais, moi,
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le petit gars qui a failli pousser devant un autobus
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sur la route, ça me trouble encore.
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Tu sais, c'est une tentative
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de meurtre. Ben oui, est-ce que c'est
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à cet ùge-là qu'on détecte les
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jeunes meurtriers, les futurs meurtriers?
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Oui, oui. Tu sais, souvent, on dit,
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il va brutaliser des animaux et tout ça
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sans qu'on ne l'a jamais entendu parler.
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Ăa n'a pas Ă©tĂ© documentĂ©, mais tu vois que
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c'est presque... Toutes ces autres comportements,
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juste pour rire, ça doit ĂȘtre un peu toujours
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son module.
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Donc, alors, c'est
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vraiment troublant, puis non,
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pour lui, je ne suis pas capable d'avoir d'empathie.
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Alors, je comprendrais bien.
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Bon, eh bien, merci,
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Seb, pour tout ce travail.
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Merci, Lédith Tordue, de votre soutien.
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Inconditionnel, oui.
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Et on se revoit sur Patreon pour un After Show,
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parce qu'on va parler de d'autres
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mugshots devenus célÚbres ou
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ces criminels trop beaux pour la prison.
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Oui, on en a sept qu'on va vous parler,
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donc c'est un gros After Show.
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Sinon, vous savez oĂč nous trouver
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sur les réseaux sociaux,
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sur TikTok, sur Patreon,
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sur Instagram, YouTube,
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Facebook, via notre groupe privé,
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un petit peu partout, sur notre site Web
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distorsionpodcast.com.
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Et on se revoit trĂšs bientĂŽt,
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on a des live streams qui s'en viennent,
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notez bien le 18 septembre.
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Et, ben, en fait, comme c'est la tradition,
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on a des shout-out au Patreon Ă donner, Seb.
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Je te laisse commencer.
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Oui, beaucoup d'amour Ă nos actionnaires.
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Maude, DSM,
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Audrey, M, M,
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Rose, T,
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la mystérieuse Chloé et Joannie, B.
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Aussi un gros cĂąlin Ă Emily S,
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à Numéro Chiffre,
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shout-out Ă toi, Ă Monk,
[01:05:53]
Ă Francis et Ă Guylaine, DG.
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Une grosse colle
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Ă Noctaraline,
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Stéphanie P, Amy,
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Véronique G et Francis B.
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On poursuit avec une bonne
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poignée de main à Vanessa L,
[01:06:07]
Ă LFB,
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Ă Une Raton, Ă Catherine S,
[01:06:11]
Ă Lorianne F.
[01:06:13]
Je lĂšve mon verre Ă Ariel C,
[01:06:16]
Ă Karen,
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Ă Pascal M, Ă Catherine R
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et Ă Anne-Sophie G.
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Une bonne tournée de biÚre
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aussi Ă Josiane GC,
[01:06:24]
Ă Sacha B, Ă Cathy R,
[01:06:27]
Ă Marie-Michelle F
[01:06:29]
et Allison B.
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Merci Ă vous.
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Terminé Seb, aurais-tu un mot de la fin
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pour nous ce soir?
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Méfiez-vous des faux Deadpool,
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parce qu'au cinéma,
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ils brisent le quatriĂšme mur,
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mais dans la vraie vie,
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ils brisent des existences.
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Pensez-y!