#05 - Amanda Todd et la cyberintimidation

Épisode

#05 - Amanda Todd et la cyberintimidation

Épisode
5
Durée
48 min
Format
Audio

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À l’automne 2012, Amanda Todd, de Colombie-Britannique, met fin à ses jours à l’âge de 15 ans dans la maison de ses parents. En fouillant son ordinateur, les policiers découvrent que la jeune adolescente fût la proie d’un cyberprédateur qui s’acharna sur elle pendant plus de deux ans! Avec l’aide de Facebook et de Skype, les forces de l’ordre ont déniché l’homme en question, un trentenaire originaire des Pays-Bas. À l’hiver 2017, l’enquête connaît encore de plus amples développements. En enquêtant sur cette histoire touchante, Emile et Sébastien ont découvert le monde des “cappers”, cette communauté en ligne d’escrocs qui manipulent les adolescents.


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Vous êtes sur le point d'écouter Distorsion, un podcast sur une vidéo troublante qui avait

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provoqué un élan de sympathie à travers le pays. C'était en 2012. Amanda Todd, à

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peine âgée de 15 ans, s'est suicidée. Elle avait choisi de faire part de sa détresse

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sur Internet, le médium où avaient commencé ses problèmes. Des histoires étranges

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de l'ère numérique. À l'ère des réseaux sociaux, l'intimidation chez les jeunes

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connaît une croissance fulgurante. Le contenu partagé en ligne devient une arme de chantage

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dangereuse, surtout lorsqu'il tombe entre les mains de gens mal intentionnés. La jeune

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Canadienne Amanda Todd est devenue le visage mondial de la cyber-intimidation alors que

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son suicide a fait le tour du monde en 2012. Elle avait à peine 15 ans. Aujourd'hui,

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on revient sur les faits marquants de cette histoire touchante tout en se plongeant

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au cœur des réseaux obscurs d'intimidation en ligne. Toi Seb, est-ce que tu as déjà

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été victime d'intimidation quand tu étais jeune? Oui, au secondaire. En fait,

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j'allais dans une école privée qui n'était pas dans le même secteur que le mien. Donc,

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je n'avais pas mes amis à la base qui allaient à mon école. Les gens de l'école secondaire,

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je n'écoutais pas la même musique que dans mon coin, si on peut dire. Donc,

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oui, je souffrais d'intimidation par rapport à mes choix musicaux. C'est ça,

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mais ça s'arrêtait à l'école. Il n'y avait pas de textos, il n'y avait pas de Facebook,

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je n'avais pas de e-mails que je pouvais recevoir. Ça s'arrêtait là. Je n'avais pas

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d'outils qui permettaient de me rejoindre en dehors de l'école. Parce que maintenant,

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c'est un peu ça qui a changé. C'est que l'intimidation a pris des proportions fulgurantes

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depuis quelques années, depuis l'arrivée des réseaux sociaux. Les jeunes vont poster du

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contenu qui peut se retourner contre eux et être victime d'intimidation en dehors de

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l'école. Donc, ça va sur leur réseau en ligne jusqu'à rejoindre leurs amis, leur réseau

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de courriel, Facebook, Instagram, Snapchat, tout ça. Donc vraiment, on vit une nouvelle

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Je suis content qu'aujourd'hui, on aborde le sujet de Amanda Todd. C'est un sujet triste. C'est

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une jeune fille qui a connu une fin tragique en 2012 alors qu'elle s'est suicidée à l'âge de

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15 ans après avoir longtemps souffert d'intimidation en ligne. Elle, Amanda Todd,

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encore pire que ça, elle s'était retrouvée au sein d'un groupe de gens bien organisés en

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ligne, un réseau de gens qui font du chantage, qui sont habitués de prendre au piège des

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jeunes filles comme ça. Et puis, j'espère qu'aujourd'hui, on pourrait peut-être donner des

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conseils aux parents et futurs parents ou même à ceux qui ont des amis, des sœurs, des

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frères plus jeunes qui parfois n'ont pas tous les outils qu'il faut pour se protéger sur le

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web. Non, exact. Parce qu'il y a tellement d'outils, il y a tellement de nouveaux outils

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que les jeunes, eux, sont au courant parce qu'ils ont le temps, puis il y a tout le

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charret entre eux qui s'échangent cette information-là. Necessairement, ça ne se rend

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pas nécessairement aux parents. Donc, ils n'utilisent pas seulement des outils mainstream

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comme Facebook, YouTube, Twitter. Ça va au-delà de ces outils-là. Il faut être conscient que

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les jeunes peuvent utiliser d'autres outils pour communiquer entre eux.

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Ça risque d'être un épisode fort intéressant. Sinon, on remercie tout le monde qui nous

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ont donné des reviews 5 étoiles sur iTunes. Merci de nous suivre sur Google Play aussi,

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sur Stitcher même. On est là depuis cette semaine. Et bien sûr, sur Facebook, Twitter,

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Distorsion, Podcast, on est facile à trouver. Merci de nous suggérer des sujets. On est

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toujours à la recherche de perles rares. Et voilà, est-ce qu'on est prêts à commencer

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cet épisode, Seb? On est prêts. Amanda Michelle Todd est une Britano-Colombienne

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née le 27 novembre 1996. Amanda, en fait, quand elle était jeune, dès son plus jeune

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âge, selon sa mère, en fait, elle était très à l'aise avec la technologie. Pour

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elle, un ordinateur, se filmer, mettre des vidéos sur le web, ça a toujours été

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quelque chose de facile pour elle. Et elle avait quand même une tendance à aimer

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le spectacle, à aimer le famous. Elle venait d'une famille de parents divorcés quand

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même, quand elle était assez jeune. Mais c'était des parents qui avaient une bonne

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entente entre eux. Il y avait une relation harmonieuse. Elle avait une garde partagée

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entre son père et sa mère. De ce côté-là, tout allait bien.

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Une famille de classe moyenne, je pense.

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Elle s'est mise à chanter, en fait. Elle aimait faire des covers et elle les mettait

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sur YouTube. Ça lui donnait quand même de l'attention et tout ça. Elle s'amusait.

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C'était des projets artistiques, rien de bien différent que beaucoup de jeunes

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filles font actuellement sur le web. Elle était peut-être une future star ou

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une future chanteuse. Je pense qu'elle aimait bien faire des covers d'Adèle

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justement ou de chanteuses populaires comme ça.

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Un peu, mais on rit. Justin Bieber a été découvert un peu de cette manière-là en

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faisant des covers sur YouTube. Donc pourquoi pas? Là, on n'est pas là pour évaluer

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les talents d'Amenda, mais tout de même. Donc c'est ça. Là, à un moment donné,

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dans sa jeunesse, la webcam est arrivée. Ça s'est démocratisé. Là, elle voulait

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une webcam. Ses parents lui en ont acheté une. Sa mère était plus ou moins d'accord

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avec ça parce que je pense que sans tout savoir, ce qu'elle pouvait faire avec ça,

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je pense qu'intuitivement, pour elle, elle voyait un genre de danger en fait,

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puis elle n'avait pas tort. Mais chez son père, son père lui voyait pas ça

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du tout comme une menace. Il voyait ça plutôt comme un outil, un outil

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créatif et artistique un peu justement qu'elle faisait ses covers. Il n'y

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avait pas tort non plus. Quel genre de réseau elle utilisait?

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Je sais que Facebook était existant évidemment, mais je crois que c'est

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moi, il y a juste Chatroulette qui me vient en tête, mais je sais qu'il y en a plein d'autres.

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Je suis un peu comme toi, moi aussi, dans ce genre de réseau là de streaming,

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de live streaming, il y a toujours juste Chatroulette qui me vient en tête.

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Elle en fait, elle performait sur YouNow et BlogTV. En fait, puis maintenant,

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après des vérifications, les deux sont la même plateforme. Donc c'était des

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réseaux en ligne où ce qu'il y a un peu le même principe que Chatroulette.

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Ceux qui ne connaissent pas en fait, c'est qu'au hasard, en fait c'est pas un peu

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comme Chatroulette, c'est plus des chatrooms, des chatrooms mais vidéo.

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Les gens vont sur une chatroom, puis il y a quelqu'un qui prend un peu

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l'avant-scène, si on veut, du spectacle. Donc elle se filme et les gens

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chat et commentent. Rien de bien nouveau. Les jeunes filles

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aiment beaucoup, beaucoup, beaucoup ça. Ça leur permet de rencontrer des amis,

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de connecter avec des gens qui aiment les mêmes choses qu'eux autres.

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Je suis allé tout à l'heure sur YouNow faire un petit tour. Ça me fait

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penser un peu à un Twitch. On connaît bien Twitch pour les jeux vidéo. C'est un

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peu similaire. Donc on rejoint la chaîne personnelle de quelqu'un. Il y a sa

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vidéo qui est là. On voit le nombre de personnes qui sont live. On peut

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chatter avec ces gens-là via le genre de chat box à droite. On peut

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envoyer des emojis, des trucs drôles. Puis ça fait beaucoup

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penser à Twitch, mais vraiment pour les vlogs, si on veut, pour la

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vie personnelle en direct. Ces systèmes-là, en fait, ils encouragent un

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jeune à l'utiliser et encourager leurs fameuses parce qu'ils ont leur

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nombre de views. Je sais qu'ils donnent des prix aussi pour ceux qui ont eu le

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plus de popularité dans la semaine. Donc tout pour encourager, justement, les

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jeunes à s'exposer puis à faire des actions qui vont, disons, les

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propulser dans un rang de popularité. Et on sait c'est quoi, les

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jeunes. Ils sont très influençables. À cet âge-là,

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spécialement, elle a 13-14 ans. On recherche beaucoup d'attention puis on

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approbation des autres. On aime bien se faire complimenter. Je pense que c'est

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ce qu'Amanda recherchait. C'était quelqu'un d'assez extraverti. Elle aimait

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performer, comme tu l'as dit. Donc elle allait chercher sur ces sites-là

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vraiment l'approbation de ses amis. Elle allait chercher un peu ses

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minutes de gloire, d'une certaine façon. Et un soir, Cutie Lover, en

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fait, qui était son nickname utilisé sur ce genre de réseau-là.

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Cutie avec deux i. C'était une bonne soirée. Il y avait

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150 personnes live qui regardaient son streaming. Et il y a quelqu'un qui

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lui a demandé, qui lui a mis au défi de lui montrer ses seins à la caméra

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devant tout le monde. Et bien sûr, après avoir hésité quelque peu,

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elle l'a fait sous la pression numérique, le peer pressure,

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comme on peut dire. Et elle a montré ses seins. Quand vous faites ça

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sur l'internet, la capture d'écran peut être assez rapide. Ça va être du

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live streaming, que c'est pas enregistré. Donc le mal était fait.

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Et il y a des gens qui n'attendaient que ça, en fait. Il y a des gens qui

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étaient dans sa chatroom, et on y reviendra peut-être plus tard,

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mais il y a des gens dont c'est principalement presque l'emploi,

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en fait, de surveiller les chatrooms à la recherche du moment où une

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jeune fille va faire un geste irrépaible de cette façon-là.

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C'est à partir de ce moment précis que la vie d'Amanda Todd va prendre

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une tournure vraiment sombre. Elle va être contactée par un

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mec menacé constamment sur une longue période. Il va même commencer par

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envoyer les photos qu'il a prises lorsqu'elle a montré sa poitrine à

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plusieurs des contacts d'Amanda.

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Il a réussi à la retrouver, en fait, sur Facebook. Et il l'a envoyé,

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c'est ça, à tous ses 150 amis Facebook, sa mère, imagine.

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Sa mère, quand elle a reçu ça, elle était quand même en état de choc.

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Mais elle disait qu'elle était pas si surprise, dans un sens,

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malgré le choc.

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Parce qu'elle connaissait un peu les habitudes d'Amanda.

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Pas qu'elle se doutait que ça allait aller aussi loin,

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mais elle se doutait qu'il se passait des choses sur Internet

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au niveau de sa fille, qu'elle mériterait un peu plus d'investigation.

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Elle était toujours en désaccord avec la webcam.

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Et suite à ça, ces proches, en fait, ont contacté le RCMP,

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un peu la GRC, si vous voulez, du Canada, parce que c'est quand même...

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Tu reçois une photo, des seins nus de ton ami par un inconnu

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sur Facebook, et il y a quand même du moins...

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Je trouve que la vigilance de ses proches a été quand même respectable.

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Il y a des bonnes raisons de s'inquiéter.

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Et la police s'est rendue chez Amanda pour vérifier

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si tout allait bien, et ça s'est arrêté là.

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Et même Amanda, son père, je recrute un reportage,

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son père nous disait que pour elle, c'était pas si grave que ça.

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À ce moment précis des faits, pour elle,

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bon, j'ai eu une capture d'écran, les gens les ont vus,

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mais bon, ça peut arriver.

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Elle s'inquiétait pas plus que ça.

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Évidemment, ça circulait dans son cercle d'amis,

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ça circulait à l'école.

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Elle était un peu connue comme la fille sur le screenshot, en fait,

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the girl in the picture, d'une certaine façon.

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Mais comme tu dis, c'était juste le début,

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c'était juste la pointe de l'iceberg.

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Mais à l'école, l'intimidation quand même a continué malgré...

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Parce que veux, veux pas, je veux dire,

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il y a quelqu'un de ton école, tout le monde de ton école

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t'a vu les seins nus, un peu comme tu disais là.

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Elle subissait vraiment des ragots,

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même qu'elle a dû changer d'école en cours de route

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parce qu'elle était plus capable d'aller à l'école,

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ça devenait quand même trop gros.

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Explique-nous donc un peu c'était quoi le modus operandi de Tyler Boo

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parce qu'il n'a pas juste envoyé la photo à 150 personnes,

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par la suite il a fait d'autres manoeuvres pour la faire chanter.

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En fait, le stratagème est toujours un peu le même,

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au départ, ils sont gentils avec toi,

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ils ont quand même des discussions amicales,

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ils essaient un peu que tu t'attaches à eux

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et par la suite, bon, il essaie de t'échanger justement

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des photos de toi nues pour son propre bonheur.

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Là, lui, il avait déjà la photo d'Amanda,

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mais il lui dit, la menace en fait qu'il lui faisait,

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c'est que si tu m'envoies pas un nouveau show,

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il appelle ça des spectacles en fait, des shows,

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si tu me fais pas un nouveau show,

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ben moi, je vais l'envoyer,

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je vais l'envoyer encore à d'autres personnes ta photo.

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Donc il joue toujours sur cette extorsion-là

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et les jeunes filles sont un peu vulnérables quand même

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à leur âge, tu sais pas trop à qui tu parles,

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t'as vraiment l'impression que si tu le fais pas,

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ben tu pourrais te retrouver encore plus avec des problèmes.

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Donc souvent, les jeunes filles ont tendance à le faire,

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mais Amanda a quand même résisté du moins

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quelques temps avant de passer à Lac.

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Oui, elle semblait vraiment,

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elle voulait pas embarquer vraiment dans le jeu de Tyler Boo.

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C'était clair qu'il la faisait chanter,

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mais elle, de son côté, elle réagissait plutôt violemment,

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non, il est pas question que je fasse ça,

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attaque-toi d'autres gens, ça m'intéresse pas,

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puis elle résistait vraiment.

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Même avec sa mère,

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elles sont allées porter plainte officiellement à la police,

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en fait au RCMP,

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pour porter une vraie plainte d'harcèlement

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par rapport à de chantage,

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et la police a pris les informations.

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La seule chose qu'ils ont dit à Amanda et à sa mère,

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c'est qu'elles devraient cesser d'utiliser ces réseaux-là,

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simplement, comme si c'était simple comme ça.

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Ça veut pas dire que parce que toi t'arrêtes,

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tout le monde arrête autour de toi,

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donc tes images circulent quand même,

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ta réputation peut quand même être attaquée,

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puis tu peux quand même te faire intimider

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par tes amis de classe,

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donc même si t'arrêtes tout contact

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avec les réseaux sociaux,

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ça règle pas vraiment le problème.

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Non, c'est vraiment, en fait,

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je sais pas si c'est un manque de connaissances

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de la police ou de...

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Ils ont pas pris ça en compte.

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Si c'est quelqu'un qui s'est fait attaquer

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pour vrai physiquement,

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ben là, ils vont faire une action,

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étant donné que là, c'est du chantage numérique,

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on dirait qu'ils prennent pas la menace au sérieux,

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donc ils font rien.

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Puis Amanda, en fait, elle est tombée

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entre les mains d'un réseau

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qu'on appelle les cappers,

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et ça, c'est intéressant d'en parler.

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Moi, c'était la première fois

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que j'entendais parler de ce sujet-là.

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Même chose pour moi.

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On apprend les choses

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en faisant des recherches sur distorsion,

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mais les cappers, eux, ont souvent,

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comme tu dis, le même modus operandi,

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c'est-à-dire qu'ils vont être bien organisés,

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ils ont des réseaux à eux,

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ils sont organisés sur des forums,

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sur différents endroits,

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différents chat rooms,

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ils sont quand même assez undergrounds,

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c'est pas un groupe qui est très public,

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mais ils sont très nombreux.

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Et ce qu'ils font,

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c'est des gens qui, justement,

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se tiennent dans les chat rooms

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et qui essayent de convaincre les jeunes filles

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ou même les jeunes garçons

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de faire des choses qu'on pourrait leur reprocher,

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de montrer leur partie génitale

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ou de faire des trucs humiliantes pour...

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Au départ, c'est par flatterie,

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c'est dans le but de les convaincre

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que ce qu'ils font, c'est bien,

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puis de leur amener de l'attention et tout ça.

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Puis aussitôt que ça arrive,

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en fait, ils vont prendre un screenshot

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et ils vont le poster sur leur réseau à eux.

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En creusant un peu dans ce monde obscur de...

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Je sais pas si on doit appeler

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de la pédophilie en ligne,

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mais il y a certainement un peu de ça là-dedans,

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mais ils sont vraiment bien organisés.

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Ils vont même jusqu'à faire un Daily Capper,

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qui est un show en ligne.

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Moi, j'ai trouvé un épisode sur YouTube

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qui est hyper critiqué.

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Je présume qu'ils sont sur des réseaux

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que moi, je suis pas trop habitué d'aller,

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mais dans ces vidéos-là,

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c'est assez troublant, en fait.

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C'est un genre d'animation un peu cheap en 2D,

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comme un présentateur télé,

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c'est une présentatrice, en fait,

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avec une voix qui est interprétée

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par un robot un peu comme Microsoft,

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faisait la Microsoft Mike,

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où on peut lui faire dire des mots

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sans identifier la personne qui parle, bref.

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C'est un peu comme un bulletin de nouvelles.

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Tout le bulletin est fait avec cette voix-là,

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avec cette animation cheap,

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et puis on fait le tour de l'actualité des cappers.

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Donc, qui est-ce qui a pris les meilleurs screenshots

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de la semaine, même, de la journée?

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Qui est-ce qui a intimidé qui?

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On remet même des awards.

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En fait, je suis tombé sur un capper award

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où on récompense la personne

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qui a fait la meilleure intimidation de l'année,

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le capper qui a réussi à convaincre la jeune fille

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de descendre le plus bas, si on veut.

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Et dans quelques-uns de ces épisodes-là,

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les cappers, justement,

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parlent d'Amanda Todd

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puis de ce qui se passe autour de ce cas-là.

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Donc, il y a vraiment un réseau organisé,

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un réseau international de gens

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dont c'est l'unique but.

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Ça commence par, comme tu disais,

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le plaisir personnel,

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c'est-à-dire que si tu ne me fais pas

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un autre show de 10 minutes

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ou si tu ne m'envoies pas d'autres photos,

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je vais l'envoyer à tous tes amis.

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Mais ça peut aller jusqu'à de l'extorsion monétaire.

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En fait, ils peuvent aller soutirer de l'argent

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à ces jeunes-là via leurs parents

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ou via d'autres moyens.

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Évidemment, ces gens-là sont un peu hackers.

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Ils savent bien rester anonymes sur le web.

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Ils savent bien se protéger.

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Ils sont très durs à trouver.

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On va le voir plus tard.

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Il y a eu des développements

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dans l'histoire d'Amanda Todd,

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même très récemment.

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Mais c'est des longues enquêtes

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pour retrouver ces gens-là.

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Au début, Amanda, elle refusait

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de céder aux jeux de Tyler Boo.

[16:57]

Mais à un certain moment,

[16:58]

c'est devenu de plus en plus difficile

[16:59]

pour elle de survivre à tout ça.

[17:01]

Oui, parce que même Tyler Boo,

[17:03]

en fait, il a créé d'autres profils.

[17:06]

Il y avait Tyler C.

[17:07]

Il y avait Alice McAllister.

[17:09]

Il a eu d'autres surnoms.

[17:11]

Il continuait toujours à poursuivre Amanda

[17:13]

parce qu'elle a changé une autre fois d'école.

[17:15]

Donc, elle a changé deux fois d'école.

[17:17]

Et malgré tout ça,

[17:18]

il la retrouvait toujours.

[17:20]

Il retrouvait son nouveau réseau de contact.

[17:21]

Il renvoyait les photos continuellement.

[17:24]

Donc, ces gens-là ont beaucoup de temps

[17:25]

à perdre, entre guillemets.

[17:27]

Tyler Boo a même, à un certain moment,

[17:28]

créé un faux profil d'Amanda

[17:30]

pour réussir à contacter ses amis

[17:32]

puis d'envoyer des messages de haine

[17:36]

aux amis d'Amanda,

[17:37]

disant que justement,

[17:38]

je ne veux pas employer de mauvais mots

[17:40]

ici à Distorsion,

[17:41]

mais en la traitant de tous les noms

[17:43]

puis en continuant d'intimider ses amis même.

[17:46]

À l'été 2012, en fait,

[17:47]

ça l'a mené à une dépression.

[17:49]

Elle ne sortait plus de chez elle.

[17:51]

Elle avait des niveaux d'anxiété très élevés.

[17:53]

Elle était médicamentée.

[17:55]

Écoutez, mettez-vous à sa place.

[17:56]

Ça, c'est vraiment pas évident.

[17:57]

Elle se faisait toujours retrouver

[17:58]

par son prédateur.

[18:00]

Donc, l'été 2012,

[18:01]

elle l'a trouvé assez rough.

[18:03]

Et afin d'extérioriser ce qui lui arrive

[18:05]

puis de dénoncer toute l'intimidation

[18:08]

dont elle est victime,

[18:09]

un peu plus tard,

[18:11]

après l'été 2012,

[18:12]

en septembre 2012,

[18:13]

elle va décider de sortir

[18:15]

une vidéo sur YouTube,

[18:16]

une vidéo qui aura beaucoup de visibilité

[18:18]

et qui va être vraiment

[18:19]

un signal d'alarme,

[18:21]

non pas seulement à sa famille

[18:23]

et à la police,

[18:24]

mais à toute la communauté en ligne

[18:25]

sur la cyberintimidation.

[18:26]

La journée même de cette vidéo-là,

[18:28]

une fois qu'elle l'a mis en ligne,

[18:30]

en fait, elle a eu au-dessus de 900 000

[18:32]

900 000 commentaires

[18:33]

et messages d'appui.

[18:35]

Dans la vidéo,

[18:36]

qui dure environ 7 minutes,

[18:39]

avec des écriteaux de carton,

[18:40]

elle nous écrit un peu

[18:41]

tout ce qu'elle semble vivre,

[18:44]

toutes ces émotions par lesquelles elle passe,

[18:45]

un peu tout ce qu'elle a vécu.

[18:46]

Elle explique

[18:47]

qu'elle a montré ses seins,

[18:49]

qu'après ça, Tyler l'a poursuivie,

[18:52]

que même malgré le changement d'école,

[18:54]

qu'elle est tombée dans la drogue,

[18:55]

l'alcool,

[18:56]

qu'elle faisait beaucoup d'anxiété,

[18:58]

de dépression.

[18:59]

Elle nous raconte tout son parcours

[19:00]

depuis le début avec son agresseur.

[19:03]

C'est une vidéo qui est quand même

[19:04]

assez difficile à regarder,

[19:06]

qui est très touchante.

[19:07]

C'est des passages en noir et blanc.

[19:09]

Parfois, c'est même un peu creepy

[19:13]

dans le montage.

[19:14]

Et ce qu'elle écrit dans cette vidéo-là

[19:15]

va même au-delà de son parcours

[19:17]

avec son agresseur.

[19:19]

C'est-à-dire qu'elle explique

[19:20]

vraiment sa situation à l'école,

[19:22]

sa situation psychologique.

[19:24]

À un certain moment,

[19:25]

elle explique qu'elle a commencé à s'auto-mutiler

[19:27]

parce qu'elle avait trop de douleur intérieure.

[19:32]

Elle explique à un certain moment

[19:33]

qu'elle a rencontré quelqu'un,

[19:34]

qu'elle a commencé à parler avec un gars

[19:36]

un peu plus vieux qu'elle,

[19:38]

qu'il l'a rencontré,

[19:40]

qu'elle s'est attachée à lui,

[19:41]

mais s'est rendu compte qu'il avait une copine,

[19:43]

puis qu'après...

[19:44]

Quelque temps après, en fait,

[19:46]

la copine s'est rendu compte

[19:47]

qu'Amanda avait vu son copain,

[19:50]

et puis elle a organisé une session d'intimidation

[19:52]

avec 15 autres amis à elle

[19:54]

qui ont attendu Amanda après l'école

[19:57]

et puis qui l'ont intimidé

[19:58]

en lui disant que personne ne l'aime

[20:00]

en face de 50 personnes.

[20:02]

Elle s'est fait battre,

[20:04]

elle s'est sauvée,

[20:05]

elle explique qu'elle s'est cachée dans un ravin,

[20:08]

que son père l'a retrouvée justement

[20:10]

cachée dans un ravin.

[20:11]

Puis quand elle est revenue à la maison,

[20:13]

elle a bu du...

[20:15]

du bleach, en fait, du blanchissant

[20:17]

pour essayer de se suicider

[20:18]

parce que justement,

[20:19]

c'était trop difficile de vivre avec...

[20:22]

avec toute cette pression-là.

[20:24]

Une fois revenue de l'hôpital,

[20:25]

elle est revenue chez elle,

[20:26]

puis elle a remarqué que sur Facebook,

[20:27]

tout le monde a continué encore à l'intimider

[20:29]

par rapport à la...

[20:30]

à la batteur qu'elle avait eue.

[20:31]

Et ça, c'est sûr aussi qu'elle avait pris...

[20:33]

qu'elle avait pris,

[20:34]

qu'elle avait voulu se suicider

[20:35]

avec l'autre javel,

[20:37]

donc ça continuait encore.

[20:38]

Elle recevait de l'intimidation.

[20:39]

Sur Facebook, les gens...

[20:41]

Il y avait même des photos

[20:42]

de marques d'autres javels

[20:44]

et il la tagguait dessus

[20:46]

pour lui dire qu'elle avait manqué son coup,

[20:48]

qu'elle devrait essayer d'autres marques,

[20:49]

d'autres javels pour se...

[20:50]

pour se suicider.

[20:51]

Quel enfer

[20:52]

cette jeune fille-là a dû vivre

[20:54]

lors de ces deux années-là.

[20:56]

Ça devait être

[20:57]

incroyable, sans joke.

[20:59]

Toute qu'une situation.

[21:01]

C'est une vidéo

[21:01]

qui est quand même assez difficile à regarder,

[21:04]

qui est très, très touchante.

[21:05]

C'est des passages en noir et blanc.

[21:07]

Parfois, c'est même un peu...

[21:09]

un peu creepy dans le...

[21:10]

dans le montage.

[21:12]

C'est une vidéo

[21:13]

qui a vraiment fait le tour du monde.

[21:15]

Moi, je me rappelle de l'avoir vue à l'époque.

[21:17]

Ça faisait prendre conscience un peu

[21:18]

de tout ce qu'elle a vécu.

[21:20]

Puis elle a eu une énorme réponse

[21:22]

à cette vidéo-là.

[21:24]

Oui, elle a eu...

[21:24]

La journée même ou les jours

[21:25]

qui ont suivi le lancement de la vidéo,

[21:27]

elle a reçu au-dessus de 900 000 messages

[21:29]

de la communauté partout dans le monde

[21:31]

qui l'encourageaient,

[21:33]

qui dénonçaient la cyberintimidation.

[21:34]

Et ça a même enclenché

[21:36]

plein de gens qui se sont mis eux-mêmes

[21:38]

à faire un peu le même processus

[21:39]

de dénoncer leur cyberintimidateur

[21:42]

en ligne sur YouTube.

[21:43]

Même aujourd'hui, encore aujourd'hui,

[21:45]

je regardais pendant qu'on faisait la recherche,

[21:47]

il y avait encore plein de gens

[21:48]

qui font une réponse à Amanda Todd

[21:49]

et eux-mêmes la félicite de son courage

[21:52]

mais qu'eux aussi racontent leur histoire

[21:53]

de cyberintimidation.

[21:55]

Ça touche vraiment, vraiment beaucoup de gens.

[21:57]

Puis pas seulement les jeunes filles,

[21:59]

les jeunes hommes, les homosexuels.

[22:01]

Les jeunes hommes homosexuels sont

[22:03]

encore plus victimes aussi

[22:04]

qu'on peut l'imaginer.

[22:07]

Exactement.

[22:07]

Donc c'est vraiment un cri du cœur,

[22:09]

un cri d'alarme

[22:10]

qui a résonné un peu partout.

[22:11]

Puis je pense qu'il a fait prendre

[22:14]

conscience qu'il y a des choses

[22:16]

qui se passent en ligne

[22:17]

auprès de nos jeunes qui devraient

[22:20]

être surveillées.

[22:21]

Malheureusement, ce vidéo-là

[22:23]

n'a pas changé le parcours

[22:25]

d'Amanda et un mois plus tard,

[22:27]

dans la maison de sa mère seule,

[22:29]

ils l'ont retrouvée pendue.

[22:31]

Elle s'est suicidée.

[22:33]

Triste fin pour Amanda Todd.

[22:34]

Elle avait à l'époque 15 ans.

[22:36]

Elle n'a pas pu soutenir plus longtemps

[22:39]

les menaces qu'elle vivait

[22:41]

auprès de Tyler Boo,

[22:43]

qui ne l'a pas lâché pendant plus

[22:45]

de deux ans.

[22:46]

Ça a duré quand même longtemps.

[22:48]

C'est vraiment de l'acharnement.

[22:50]

Parce que l'événement en soi,

[22:52]

lorsqu'elle a montré sa poitrine,

[22:54]

s'est arrivé deux ans auparavant.

[22:56]

Le reste du temps, en fait, c'est là

[22:57]

qu'elle a changé d'école,

[22:58]

qu'elle s'est fait intimider constamment.

[23:01]

Vraiment, il y a eu un acharnement incroyable

[23:03]

qui a culminé en sa mort

[23:06]

en octobre 2012.

[23:07]

Quelques jours avant, ils ont retrouvé

[23:08]

dans ses messages une discussion qu'elle avait eu

[23:10]

avec une de ses fans, si on veut dire,

[23:12]

avec la communauté.

[23:14]

Elle avait prévu au calendrier le 28 novembre

[23:17]

de se faire tatouer Stay Strong

[23:20]

sur le bras.

[23:21]

Mais bon, elle s'est suicidée le 10 octobre.

[23:23]

Elle s'est jamais rendue à ce moment-là

[23:26]

de se faire tatouer

[23:28]

son hommage,

[23:29]

plutôt son lettre motive,

[23:32]

mais son père

[23:33]

s'est fait tatouer le même tatouage

[23:36]

avec, dans l'encre

[23:38]

du tattoo Stay Strong,

[23:40]

il a fait mettre des cendres

[23:42]

d'Amenda. Donc, il y a un peu sa

[23:44]

fille à l'intérieur de lui pour le reste

[23:45]

des temps. J'ai trouvé ça quand même assez

[23:47]

touchant comme geste. Je savais même pas qu'on pouvait

[23:49]

faire ce processus-là.

[23:52]

La quantité, selon moi, doit être

[23:53]

minime pour pas empoisonner le corps.

[23:56]

Mais quand même, c'est un beau

[23:57]

geste de la part de son père.

[24:00]

On saisit alors

[24:01]

les deux ordinateurs portables d'Amenda

[24:03]

Todd, parce qu'elle en avait deux.

[24:06]

Et là, les policiers

[24:07]

commencent à fouiller, commencent à faire le tour

[24:09]

sur tout ce qu'elle a écrit,

[24:11]

sur tous les messages

[24:12]

qu'elle a reçus. Et c'est là que vraiment

[24:15]

tout le monde a pris conscience de l'ampleur de la

[24:17]

chose. Donc, ses parents

[24:18]

savaient qu'elle était intimidée, que ça allait pas bien

[24:21]

à l'école, tout ça. Mais

[24:23]

ils l'ignoraient jusqu'où ça allait.

[24:25]

Et ils ont découvert des milliers,

[24:27]

des dizaines de milliers de messages échangés avec

[24:29]

Tyler Boop, qui crèvent le cœur, qui sont très

[24:31]

difficiles à lire. Et à partir

[24:33]

de ce moment-là, la police

[24:35]

a eu un peu plus de matériel pour

[24:37]

faire son enquête et de retrouver

[24:40]

ce tome-là,

[24:41]

en fait. On a parlé

[24:43]

de Catfish dans un autre épisode

[24:45]

sur Talott Blonde. C'est un peu

[24:48]

similaire ici.

[24:50]

C'est simplement que le Catfish

[24:51]

va encore un peu plus loin, c'est-à-dire la personne

[24:54]

qui se fait passer pour quelqu'un

[24:55]

d'autre, la personne qui crée une identité

[24:57]

en ligne afin d'escroquer

[25:00]

une victime.

[25:01]

C'est un peu le même principe. C'est juste qu'ici,

[25:03]

c'est aller beaucoup trop loin. Mais

[25:05]

il y a une chasse à l'homme qui est définitivement partie

[25:07]

sur le web, menée par les policiers,

[25:10]

menée par la communauté en ligne

[25:11]

et puis, afin de retrouver

[25:13]

qui est réellement Tyler Boop.

[25:15]

Quelques jours après, Anonymous

[25:17]

ont dévoilé ce qu'on sait, Anonymous,

[25:20]

le genre de regroupement de hackers,

[25:21]

mais des bons hackers, en fait, qui sont là pour

[25:24]

faire le bien, dénoncer le mal

[25:25]

de les organisations politiques,

[25:27]

la police, etc.

[25:29]

Eux ont sorti

[25:32]

une vidéo qui disait

[25:33]

qu'ils avaient retrouvé le prédateur

[25:35]

qui était responsable, si on veut,

[25:37]

de la mort d'Amanda Todd.

[25:39]

Ils ont diffusé son adresse. C'était un Canadien.

[25:42]

Comme tu dis, à l'octobre 2012,

[25:44]

Anonymous, plus précisément la filiale

[25:46]

New Jersey d'Anonymous,

[25:48]

a mené l'enquête et

[25:49]

il serait arrivé à traquer un homme

[25:51]

du nom de Cody Maxon,

[25:53]

qui serait un trentenaire de New Westminster

[25:56]

en Colombie-Britannique.

[25:58]

Apparemment, selon les dires d'Anonymous,

[26:00]

ce serait lui qui aurait

[26:02]

intimidé Amanda Todd

[26:04]

pendant toutes ses années.

[26:05]

En enquêtant sur ce certain Cody,

[26:07]

dont le nom de code en ligne était

[26:11]

Cody1206,

[26:11]

on se rend compte que c'est pas un gars

[26:13]

qui est très clean. C'est quelqu'un

[26:15]

qui a des habitudes en ligne assez étranges.

[26:18]

Les gens d'Anonymous sont bons

[26:19]

pour faire des liens entre

[26:21]

une plateforme et un autre.

[26:23]

Ils se sont rendu compte que

[26:25]

ce Cody avait déjà

[26:27]

chaté avec Amanda,

[26:29]

avec Cutie Lover,

[26:31]

l'avatar d'Amanda,

[26:33]

à quelques reprises dans le passé.

[26:36]

Les policiers sont même allés

[26:37]

rechercher cet homme-là.

[26:39]

Ils l'ont interrogé. Il a avoué qu'il connaissait

[26:42]

qu'il avait une certaine relation

[26:43]

avec Amanda.

[26:45]

Il aurait eu

[26:48]

des rencontres en ligne.

[26:49]

Du moins, il aurait chaté avec elle à quelques reprises.

[26:52]

En fouillant un peu plus,

[26:54]

on s'est rendu compte aussi que

[26:55]

Vice a mené une enquête à l'époque

[26:57]

qui a été reprise

[26:59]

et qui a été un peu controversée.

[27:02]

Mais cet homme-là,

[27:04]

Cody1206,

[27:05]

est un homme assez connu dans le monde

[27:07]

des cappers, les gens justement

[27:08]

qui prennent des captures d'écran

[27:10]

afin d'intimider les jeunes.

[27:13]

Ce gars-là, lorsqu'on fait le tour

[27:14]

des Daily Capper, parce qu'Anonymous

[27:17]

ont fait l'enquête et d'autres gens

[27:19]

l'ont fait avant nous, on se rend compte

[27:21]

qu'il aurait reçu un award

[27:22]

pour la sextorsion de l'année

[27:25]

dans le cas d'une jeune Peyton.

[27:28]

Il aurait intimidé

[27:29]

cette fille-là très longtemps pendant

[27:30]

des années. Il aurait reçu

[27:33]

un award pour son

[27:35]

magnifique travail en tant que

[27:38]

escroc du Web.

[27:39]

En fouillant un peu plus,

[27:40]

on se rend compte que ce gars-là, Cody

[27:42]

Maxon, a fait face à des charges

[27:44]

de tentative de viol sur une mineure

[27:46]

en Colombie-Britannique aussi.

[27:48]

Donc c'est pas quelqu'un qui a un

[27:50]

passé très clean. C'est quelqu'un

[27:52]

qui a des habitudes sur le net

[27:56]

assez extrêmes

[27:56]

et assez malveillantes.

[27:58]

Pendant ce temps, l'enquête policière a continué

[28:00]

en parallèle de ça parce que

[28:02]

Anonymous, c'est bien beau.

[28:04]

Peut-être qu'il amène les vrais, mais la police

[28:06]

doit quand même faire sa vraie enquête et prouver

[28:08]

avoir des faits tangibles.

[28:10]

Ils ont eu la collaboration parce qu'on sait

[28:12]

que tout s'est passé sur le Web.

[28:14]

On a beau essayer de couvrir leurs traces parce que

[28:15]

eux, les cappers, et donc Tyler Boo,

[28:17]

étaient quand même assez habiles

[28:20]

pour changer son identité,

[28:22]

changer ses adresses IP, utiliser des proxys.

[28:24]

Ils savent c'est quoi un VPN,

[28:25]

puis ils savent c'est quoi un proxy.

[28:27]

La police avait donc besoin de ces compagnies-là

[28:30]

pour retrouver au moins une adresse IP

[28:32]

ou du moins à savoir où rechercher.

[28:34]

Parce qu'on s'entend, l'Internet, c'est la planète.

[28:35]

Donc ça devient assez difficile

[28:37]

de repérer le coupable.

[28:38]

Exactement.

[28:40]

Facebook ont été vraiment collaboratifs là-dedans.

[28:41]

Ils ont créé un énorme rapport de sécurité

[28:44]

qui ont pu les amener à quelqu'un

[28:46]

qui habitait au Pays-Bas, en fait, en Hollande.

[28:49]

Et même Skype est revenu

[28:50]

avec les mêmes conclusions

[28:52]

dirigeant vers la même personne.

[28:54]

Cet individu-là a pour nom

[28:56]

Aydin Koban.

[28:58]

C'est ce que Facebook et Skype

[28:59]

ont déterminé grâce à leur enquête.

[29:02]

Apparemment que cet homme-là

[29:04]

aurait plusieurs identités sur le Web

[29:06]

que Tyler Boo, que Tyler C

[29:08]

et aussi Alice McAllister

[29:10]

seraient ses pseudonymes en ligne.

[29:12]

Il est accusé d'avoir harcelé

[29:14]

sur Internet des dizaines de jeunes filles

[29:16]

qui se retrouvaient aux Pays-Bas,

[29:17]

au Royaume-Uni, en Norvège, aux États-Unis

[29:20]

et au Canada. Il a fait l'objet

[29:21]

de 72 accusations,

[29:24]

notamment de production et détention

[29:25]

de pornographies infantiles, chantage,

[29:28]

de la fraude et de la possession de stupéfiants.

[29:30]

C'est quelqu'un qui avait un très lourd dossier

[29:32]

dans ce domaine-là. On se rend compte

[29:33]

que c'est un vétéran du monde

[29:35]

des cappers et de la sextortion

[29:37]

en ligne. C'est en janvier

[29:39]

2014 qu'on va finalement,

[29:41]

ici au Canada, pouvoir

[29:43]

porter des accusations contre lui.

[29:45]

Seb, de quoi on l'accuse à ce moment-là?

[29:47]

Au Canada, il est accusé d'extorsion,

[29:50]

de cyberprédation,

[29:51]

de harcèlement criminel, de possession

[29:53]

d'une pornographie juvénile,

[29:55]

de possession de tel matériau, dans le but

[29:56]

d'en faire la distribution.

[29:58]

Avec ces charges-là, en fait, c'est suffisant

[30:00]

pour envoyer Haydn Koban

[30:02]

en prison. Il a tellement

[30:04]

de charges contre lui qu'il fuse de partout

[30:06]

dans le monde qu'il est

[30:08]

tout de suite emprisonné le temps que son

[30:10]

procès débute. En 2015,

[30:13]

il va faire un geste quand même

[30:15]

assez spécial, c'est-à-dire qu'il va

[30:16]

écrire une lettre publiquement

[30:18]

pour exprimer à quel point il est

[30:20]

innocent dans toute cette histoire-là et qui n'a rien à

[30:22]

voir avec le suicide d'Amanda Todd.

[30:25]

Donc, il nous explique que

[30:26]

justement, il éprouve des

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regrets face à ce qui s'est passé, mais

[30:31]

aucunement en lien avec ça, malgré

[30:33]

le fait qu'il soit accusé par

[30:35]

d'autres gouvernements de la même chose

[30:37]

dans d'autres pays. Donc, ce sera

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un deux ans vraiment où

[30:40]

l'enquête va se poursuivre,

[30:42]

où pendant tout ce temps-là, lui, il va rester en prison

[30:44]

et, par le fait même,

[30:46]

on va éliminer le premier suspect

[30:48]

qu'Anonymous avait sorti

[30:50]

à l'époque. Cody Maxson est alors

[30:52]

exclu des suspects et vraiment,

[30:54]

on se concentre sur Haydn

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Coben qui est en prison et qui attend

[30:58]

son procès pour l'histoire d'Amanda Todd.

[31:01]

Le 24 janvier 2017, en fait,

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cette année, le procès a enfin commencé

[31:05]

d'Haydn Coben

[31:06]

et le 15 mars, le verdict est tombé.

[31:09]

L'homme de 38 ans a eu une

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sentence de 10 ans de prison.

[31:12]

Il avait quand même passé 243 jours

[31:14]

en prison depuis son arrestation.

[31:17]

Il est arrêté, entre autres, pour

[31:18]

fraude en ligne, chantage

[31:20]

et pour avoir abusé, si on veut, de

[31:22]

34 jeunes filles et jeunes hommes aussi.

[31:24]

Il y avait environ 8 garçons,

[31:26]

je crois, entre autres, des homosexuels

[31:28]

à laquelle ils menaçaient de dévoiler leur

[31:30]

orientation à leurs proches.

[31:32]

Cette condamnation-là, en fait, pour le

[31:34]

préciser, c'est au tribunal des pays

[31:36]

bas. C'est vraiment pour les charges

[31:38]

que le tribunal des pays bas

[31:40]

ont posé contre lui. Donc, ça inclut Amanda

[31:42]

Todd, mais ça inclut aussi toutes les autres

[31:44]

charges dont tu parles. Mais il

[31:46]

n'a pas fini avec la justice parce que

[31:48]

je sais que, justement, il y a d'autres pays

[31:50]

qui le poursuivent, dont le Canada,

[31:52]

dans l'histoire vraiment plus précise d'Amanda.

[31:55]

Oui, le Canada, en fait, a cinq chefs

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d'accusation parce que, actuellement,

[31:58]

le juge des

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pays bas a autorisé l'extradition

[32:03]

au Canada pour qu'ils subissent

[32:04]

son procès au Canada. Donc,

[32:06]

les cinq chefs d'accusation, là encore, c'est toujours

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la même chose, la distribution de

[32:10]

matériel pornographique, juvénile,

[32:12]

chantage, fraude, etc.

[32:14]

Mais je me demande comment qu'ils vont gérer

[32:16]

ça. Je veux dire, le gars, il va

[32:18]

faire son 10 ans de prison aux pays bas,

[32:20]

mais pendant son procès, bon, j'imagine

[32:23]

qu'il va être incarcéré au Canada.

[32:25]

Est-ce que tu peux avoir

[32:27]

deux peines en parallèle?

[32:28]

Est-ce que c'est cumulatif?

[32:30]

Il y a toute cette question-là

[32:32]

qui m'échappe, en fait, parce que,

[32:34]

comme tu disais, parce que je pense que même les États-Unis

[32:36]

veulent poursuivre. Il y a l'Angleterre, à un moment donné.

[32:39]

Ben oui, il a fait des crimes en Norvège,

[32:41]

comme t'expliquais un peu partout.

[32:42]

C'est une bonne question parce que

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c'est aussi un crime qui est

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vraiment de notre air. Qu'est-ce qu'on fait avec tous

[32:48]

ces crimes qui sont faits sur le web,

[32:51]

tous les arnaques en ligne

[32:52]

que lui a pu faire?

[32:55]

C'est difficile à gérer, tout ça.

[32:56]

Est-ce qu'il va passer le reste de ses jours en prison

[32:59]

aux pays bas parce que tout

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ça est cumulatif? Honnêtement,

[33:02]

je serais curieux de parler

[33:04]

peut-être à un criminaliste ou à un juriste

[33:06]

à ce niveau-là, parce que c'est

[33:08]

un cas qui peut vraiment être complexe

[33:10]

à gérer. C'est pas encore

[33:12]

terminé. Ça a

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connu un dénouement récemment. C'est un peu

[33:16]

pour ça aussi qu'on en a parlé. On trouvait

[33:18]

qu'étant donné que ça faisait l'actualité,

[33:21]

ça valait la peine

[33:22]

d'aborder le dossier. Mais c'est pas encore

[33:24]

tout à fait terminé. Quand est-ce que tout ça va

[33:26]

se terminer? C'est une bonne question.

[33:28]

On devrait avoir des nouvelles, je présume, cette année

[33:30]

avec ce qui va se passer au Canada

[33:32]

concernant vraiment l'affaire d'Amanda Todd,

[33:34]

plus précisément. Mais au moins d'ici-là,

[33:38]

l'individu

[33:38]

en question est en prison

[33:40]

puis au moins, je présume,

[33:42]

qu'il n'aura pas accès à un ordinateur pour

[33:44]

tenter de

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extorsionner d'autres personnes. L'avocat

[33:48]

de Coburn a mentionné quand même, après le

[33:50]

verdict, qu'il voulait aller en appel

[33:52]

contre plusieurs

[33:54]

jugements qui ont été effectués contre son client.

[33:56]

C'est ce qui est drôle.

[33:59]

En fait, il clame encore

[34:00]

son innocence malgré toutes les preuves.

[34:03]

On le sait, la police, pour aller devant un

[34:04]

juge, il faut avoir des vraies preuves tangibles.

[34:07]

C'est drôle qu'il tombe un peu

[34:09]

dans le déni.

[34:10]

Je comprends un peu son attitude, mais

[34:12]

je ne sais pas en quoi, qu'est-ce que ça va lui faire

[34:15]

gagner d'avoir cette attitude-là?

[34:17]

C'est sûr qu'il va sûrement vouloir enlever

[34:20]

certaines charges.

[34:21]

Est-ce que ça se peut que ça

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le fasse gagner du temps, tout simplement?

[34:24]

Pendant tout ce temps-là, il réussisse à

[34:26]

gagner un peu de temps. C'est sûr qu'il est en prison

[34:28]

maintenant, mais gagner un peu de

[34:30]

temps entre les condamnations, bonne

[34:32]

question. Mais c'est quelqu'un qui

[34:34]

c'est un peu triste pour lui aussi parce que

[34:36]

à 35 ans, lorsqu'il s'est fait

[34:38]

pogner, c'est quand même jeune aussi, puis il risque

[34:40]

de passer un bon bout de temps

[34:42]

en prison. Il ne sera jamais accusé de meurtre,

[34:45]

mais quand même, grâce à

[34:47]

toute l'addition de

[34:48]

ses crimes sexuels, puis sa possession

[34:50]

de pornographie et tout ça, risque de

[34:52]

faire en sorte qu'il va être en dehors de la société

[34:54]

pour un bout de temps.

[34:55]

Ils lui ont donné la sentence maximale pour ce genre de crime-là

[34:58]

parce que c'était sans possibilité

[35:00]

d'être libéré plus tôt, parce que c'est un peu

[35:02]

du jamais-vu comme cas.

[35:05]

Donc, il y aura

[35:06]

une justice pour Amanda Todd.

[35:08]

C'est rassurant, on a été longtemps

[35:11]

dans le noir, si on veut

[35:12]

sans trop savoir qui était ce Tyler

[35:14]

Boo, qui...

[35:16]

où se retrouvait-il dans le monde, qui

[35:18]

était la personne qui se cachait derrière ce visage-là.

[35:21]

Donc, on peut se réjouir

[35:22]

qu'on a enfin trouvé

[35:24]

le coupable et qu'il y aura enfin

[35:26]

justice pour Amanda.

[35:29]

Maintenant, moi, la question que j'ai

[35:30]

envie de te poser, Seb, étant donné que

[35:32]

t'es un jeune parent

[35:33]

et que tu as une jeune fille aussi qui va peut-être

[35:36]

un jour poster des vidéos sur YouTube,

[35:39]

c'est comment on peut prévenir

[35:41]

une situation comme celle-là?

[35:42]

Comment on anticipe à l'avance?

[35:44]

Comment on fait pour outiller

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son enfant afin que...

[35:48]

afin d'éviter qu'une situation comme ça

[35:51]

arrive?

[35:52]

Oui, parce qu'il y a deux axes que je me questionnais

[35:54]

par rapport à ça, parce que ma fille, elle est jeune encore.

[35:57]

Elle a 6 ans, près de 7 ans.

[35:59]

Elle utilise l'ordinateur,

[36:00]

le téléphone, mais c'est toujours sous ma supervision.

[36:02]

Elle n'a pas les réflexes ou

[36:04]

l'habilité de publier des choses

[36:06]

en ligne sans choix présents.

[36:08]

Il y a deux axes. Il y a l'enfant.

[36:10]

En fait, il faut essayer de faire comprendre à l'enfant

[36:11]

peut-être que tout ce qu'il peut faire en ligne,

[36:14]

publier des photos et tout ça, que ça

[36:16]

va rester à jamais, que l'Internet

[36:18]

n'oublie pas. Il y a cet

[36:20]

axe-là. Il y a aussi l'axe du

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parent, en fait, qui

[36:24]

doit s'outiller pour aller

[36:26]

surveiller ce que l'enfant fait.

[36:28]

Il existe quand même... Je trouve que dans le monde

[36:29]

aujourd'hui, les outils de contrôle parentaux sont quand même

[36:32]

bien faits. Il y a moyen

[36:35]

de gérer même ton

[36:36]

Wi-Fi sur votre routeur

[36:38]

de vos compagnies d'Internet.

[36:40]

Directement dans le routeur, il y a moyen

[36:42]

de mettre des plages horaires pour

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que le Wi-Fi fonctionne de telle heure à telle heure.

[36:46]

Vous pouvez aller vérifier l'historique,

[36:48]

mettre l'ordinateur pas nécessairement

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dans leur chambre à coucher. Je sais que ce sont

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des portables maintenant plus que des

[36:54]

ordinateurs de salon. Donc,

[36:56]

ça se déplace un peu plus facilement, mais

[36:58]

quand même d'aller jeter un coup d'œil,

[36:59]

d'exiger d'avoir le mot de passe

[37:01]

de l'ordinateur pour aller un peu fouiller.

[37:04]

C'est certain que ça demande un minimum

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de connaissances informatiques

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pour un peu aller voir ce que

[37:09]

votre enfant fait. Je pense que c'est là

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aussi que le bobble est. C'est pas juste...

[37:13]

Dans le tourbillon du quotidien aussi, les

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parents peuvent manquer de temps ou on y pense pas.

[37:17]

Ça va vite. Donc, c'est ça.

[37:19]

Il faut vraiment être à l'appui. Je vous

[37:21]

dirais l'autre chose, c'est d'essayer de discuter avec

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vos enfants de ce

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qu'ils font en ligne. Peut-être que

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par rapport à ça, ils vous cacheront pas

[37:29]

des choses.

[37:31]

Oui, parce qu'ils disent pas tout.

[37:33]

On disait pas tout à nos parents à l'époque.

[37:35]

Surtout pas à l'adolescence. Non, c'est ça.

[37:37]

Et eux, c'est sûr qu'ils disent pas tout

[37:39]

eux non plus. Il faut être

[37:41]

vigilant. Parfois, on a l'impression que tout ça

[37:43]

arrive trop tôt. Je présume

[37:45]

que les parents d'Amanda Todd pensaient pas

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qu'elle allait avoir des comportements comme ça

[37:49]

dès l'âge de 12-13 ans, sur internet.

[37:52]

Donc, à quel moment ça commence,

[37:53]

la prévention?

[37:54]

C'est difficile à évaluer.

[37:57]

Mais je pense que tu touches un point en disant que

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d'éduquer ses enfants sur

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la permanence de ce qui est publié

[38:02]

en ligne, déjà, c'est un

[38:05]

bon départ. Pis par la

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suite, c'est aussi de faire en sorte que

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les comptes soient le plus privé possible.

[38:11]

Que l'Instagram soit

[38:13]

privé. Évidemment, le compte

[38:14]

Facebook, qui en est le moins possible.

[38:16]

Je présume que... Vous devriez t'exiger aussi d'être

[38:18]

amis avec eux sur ces comptes-là.

[38:20]

Faut pas que ça soit une compte, faut que ça soit impératif.

[38:22]

Que vous soyez... Que vous les suivez

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ou que vous soyez amis, au moins, pour voir tout ce qui

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se passe aussi de votre côté. Parce que c'est toujours

[38:28]

difficile d'éduquer son

[38:30]

enfant là-dessus, spécialement son

[38:32]

ado. Parce qu'à un certain point, on

[38:34]

sait que ce qui est interdit peut être attirant

[38:37]

d'une certaine forme. Donc, comment

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présenter tous ces éléments-là

[38:40]

afin que tu ne passes pas pour

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le vieux père déconnecté?

[38:44]

Le mon-oncle. Exactement.

[38:46]

Pis je pense qu'ils ont pas tous les outils à

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l'adolescence pour comprendre

[38:50]

qu'il y a quelque chose qui reste permanent.

[38:52]

On peut le voir, là. Un

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souvent, on le répétait, les gens en politique,

[38:56]

dans 10 ans, j'ai bien hâte de voir maintenant

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tous les nouveaux candidats politiques, toutes les traces

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qu'ils ont laissées sur Facebook,

[39:02]

Instagram, jeunes. Souvent, on le sait,

[39:04]

pendant les campagnes électorales, ça sort

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un jeune qui était sur une toilette

[39:08]

à 18 ans pendant qu'il était dans le sud,

[39:10]

tout nu. Qui qui a pas fait ça?

[39:12]

Il y a un peu ce truc-là

[39:15]

qu'on...

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qu'on est conscient qu'ils font.

[39:18]

Mais je suis pas sûr que, même à l'adolescence,

[39:20]

même si on leur explique, ils comprennent vraiment

[39:22]

que ça va rester dans le temps,

[39:23]

ils ont 10-15 ans de vie.

[39:25]

C'est cet aspect-là aussi que je trouve

[39:27]

qu'il y a un intangible, il y a quelque chose

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qu'il faut accepter qu'on sera pas capable de tout

[39:31]

contrôler, pis faut simplement espérer

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que notre enfant tombe pas dans le piège de quelqu'un

[39:35]

comme ça. Je crois aussi que l'histoire

[39:37]

d'Amanda Todd a un peu éveillé

[39:40]

les services policiers

[39:41]

au niveau de l'intimidation, à quel point ça peut prendre

[39:43]

des ampleurs inestimées

[39:46]

au départ. Je pense que depuis cette histoire-là,

[39:49]

les policiers sont peut-être mieux outillés

[39:51]

pour intervenir

[39:52]

lors d'une situation comme ça,

[39:54]

et plus à l'aise de collaborer avec Facebook,

[39:56]

avec Skype, avec YouTube,

[39:58]

lorsqu'il le faut.

[39:59]

Faut pas hésiter non plus à rapporter,

[40:02]

de rapporter des comptes.

[40:03]

Il y a vraiment des gens qui reçoivent

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ça, les reports qui sont faits,

[40:08]

lorsque même

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dans les jeux vidéo, on sait qu'on le voit,

[40:11]

on voit souvent aussi l'intimidation dans les jeux vidéo,

[40:13]

il y a des outils de reporting qui existent,

[40:16]

c'est important de les utiliser.

[40:18]

Faut pas hésiter à rapporter

[40:20]

même les comptes qu'on voit

[40:21]

sur Instagram, Facebook, Twitter

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et autres qui ont tendance

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à être offensants ou à avoir

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des mauvaises pratiques. Faut pas hésiter à

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les rapporter puis de faire en sorte

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que ces gens-là soient connus

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des services policiers.

[40:36]

Non, parce qu'ils ont des vraies équipes,

[40:37]

des vrais êtres humains qui les gèrent,

[40:39]

qui prennent vraiment ça au sérieux.

[40:40]

Parce que je trouve que c'est

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un problème, actuellement,

[40:44]

je trouve que c'est le pire côté

[40:46]

du numérique, en fait, toute

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l'intimidation, parce que là on parle des jeunes,

[40:51]

mais il y a toutes les vedettes,

[40:53]

tout le monde en fait

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subit ou souffre, pas tout le monde,

[40:57]

mais beaucoup, beaucoup de gens sont victimes

[40:58]

d'intimidation parce que c'est tellement facile

[41:00]

derrière un clavier de se mettre

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à insulter quelqu'un versus

[41:04]

la vraie vie, dans la vraie vie.

[41:06]

On dirait que ça, puis je sais pas,

[41:08]

tout ces outils-là,

[41:10]

on est à une haine

[41:11]

qui permet à ces gens-là

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qu'il faut être un peu, je trouve que

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quelqu'un qui prend du temps juste pour dire

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qu'il t'aime pas, je trouve que déjà là,

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t'as un problème, t'as pas assez de vie

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ou t'es pas assez occupé, mais pour

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prendre cette énergie-là, puis juste distribuer

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de la haine partout sans raison,

[41:27]

je le comprends pas, puis je trouve que c'est

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un malaise mondial actuellement,

[41:32]

qui devait exister, mais qu'on pouvait

[41:33]

pas l'exprimer, puis avec ces outils-là,

[41:35]

ça permet ça.

[41:36]

Non, c'est vrai, on assiste justement

[41:38]

à une avalanche d'opinions qui fusent de toutes

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part, puis avec l'opinion vient

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la critique, puis parfois justement,

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on perd le respect, puis

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on se comporte plus comme

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des humains, en fait. Par quel

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phénomène est-ce que tu peux tout d'un coup

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détester quelqu'un au point où tu vas aller

[41:55]

écrire avec ton compte perso

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sur Facebook, sur son wall, à quel point

[41:59]

tu le détestes, ou que tu détestes

[42:01]

telle vedette, telle personnalité,

[42:03]

telle émission télé, ou telle

[42:05]

produit. C'est assez

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crazy, donc faut pas hésiter

[42:09]

à rapporter ces gens-là.

[42:11]

Une des questions qui reste encore

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à mon futur enfant

[42:17]

et à

[42:17]

la tienne, Seb, en fait,

[42:20]

on parle pas de l'enfant qu'on a

[42:21]

ensemble, mais évidemment...

[42:22]

On peut l'annoncer dans un autre podcast.

[42:25]

C'est ça. Mais que faire

[42:27]

une fois que sa fille

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ou que son garçon est pris entre les

[42:31]

mains de quelqu'un comme ça,

[42:33]

comme Tyler Boo, en fait, comme

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Hayden Coban et tous ses

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cappers. Une fois que

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c'est fait, comment on peut

[42:41]

sortir son enfant

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de cette situation-là? C'est un autre

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grand challenge. Oui, parce que Carole,

[42:47]

qui était, je me permets de l'appeler Carole,

[42:49]

la mère d'Amanda Todd, elle avait fait

[42:51]

tout ce qu'il faut dès le départ.

[42:53]

Parce que dès les premiers plein,

[42:55]

dès les premiers événements

[42:57]

qui sont arrivés, elle est allée tout de suite direct

[42:59]

à la police et c'est la police qui

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a rien fait, en fait. Donc,

[43:03]

c'est vrai que

[43:05]

qu'est-ce qu'on doit faire

[43:07]

une fois... Un peu comme on

[43:09]

disait, je pense que la police est un petit peu plus réceptive

[43:11]

parce que là, si on remonte à 2012,

[43:13]

oui, les réseaux sociaux avaient beaucoup, beaucoup

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de places, mais il y avait une certaine

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tranche de la population au niveau adulte, les parents

[43:19]

étaient moins, l'homme moins outillé

[43:21]

que je trouve que trois, quatre ans plus tard,

[43:22]

aujourd'hui. Non, c'est vrai.

[43:24]

Parce que oui, la police aurait peut-être pu faire

[43:27]

quelque chose, mais en même temps, ça n'aurait pas empêché

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ses amis à elle de l'intimider sur Facebook

[43:31]

puis de l'intimider

[43:33]

à l'école. Moi, j'ai tendance

[43:35]

à croire qu'en tant que père,

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une fois que

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le mal est fait, en fait, une fois que

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bon, qu'elle a montré sa

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poitrine

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à la webcam et de voir à quel point

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elle tombe en dépression,

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moi, j'aurais tendance à lui dire, écoute,

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faut que t'acceptes le passé.

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Prends pas ça trop sérieux.

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L'adolescence, ça va se terminer un jour.

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Oui, il y a des gens qui vont

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t'intimider, on va aller voir les policiers,

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tout ça, mais à quelque part,

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il faut peut-être un peu dédramatiser le geste

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parce qu'au final,

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c'est une image,

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mais il ne faut pas que tout ça nous amène

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à un suicide. Non, mais le problème,

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c'était vraiment que le clou,

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il y a toujours quelqu'un qui reconnaît sur le clou

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continuellement contre elle. En fait,

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dès qu'elle essayait un peu de changer d'environnement,

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elle automatiquement, elle recevait des nouvelles

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menaces, les gens le savaient,

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c'est qu'elle était pourchassée,

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elle avait vraiment le karma qui la suivait

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continuellement, parce que même

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de dire, de faire abstraction

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de tout ce qui se dit, à moins qu'elle

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déménage sur une autre planète, on dirait

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qu'elle était en cabanée,

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elle était prise dans son

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propre carcan, dans tout ce qu'elle avait laissé

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comme trace, ça la suivait

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continuellement, puis j'arrive même

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pas à croire, à comprendre

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comment qu'elle aurait pu

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se détacher de ça, même comme je te disais

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tantôt, avant qu'on enregistre,

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je la comprends, de s'être suicidé,

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parce que ça devait être horrible

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ce qu'elle vivait

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continuellement, puis imaginez, à 15 ans,

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t'es déjà vulnérable, tout le monde

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est un peu plus vulnérable, notre confiance en soi

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n'est pas bâtie comme un

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adulte mature

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qui a vécu des choses, donc

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imaginez le trouble.

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Sincèrement,

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le problème, c'est même pas elle,

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c'est pas ses parents, c'est les intimidateurs

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parce que là, on en a arrêté un,

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mais c'est un peu comme la drogue,

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si on veut faire un parallèle,

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c'est que t'as beau arrêter un vendeur de

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drogue, il y en a 15 autres qui vont repousser.

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Des cappers,

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il y en a plein, il y a une communauté,

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donc il faut que la police,

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puis je suis sûr qu'elle est plus présente,

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il surveille, je suis certain

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qu'il doit avoir une présence policière

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plus importante.

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On le souhaite, effectivement, même encore là,

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ces réseaux-là, ils doivent faire partie

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du dark web, le dark web, c'est quand même

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caché, c'est quand même pas si simple que ça,

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même pour la police d'y accéder.

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Donc il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de travail

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à faire, autant des policiers

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que des parents, et

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tout ça tourne dans le rôle de l'éducation,

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et dès que votre enfant

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subit des menaces ou tout ça, peut-être,

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mais d'un, dites-leur de jamais

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se montrer les parties génitales, point.

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Même, ça a l'air ridicule,

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mais même d'échanger avec les snapchat,

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les captures d'écran se fondent, ou même

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avec, on dit même des gens

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de cet âge-là, mais même des adultes

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subissent une certaine sextorsion, ou même

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du chantage,

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du chantage par des photos

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deux nues qui ont envoyé à leur conjoint

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de l'époque, et à qui il avait confiance,

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mais que souvent après ça, il y a une

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rupture, puis il y a des gens,

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je voudrais malhonnête, en fait,

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qui utilisent ça, puis après ça ils répandent cette photo-là.

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Donc, si vous n'avez pas de photo

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de vous avec vos seins ou vos parties génitales,

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ça arrivera jamais.

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Exactement, puis c'est pas vrai que snapchat

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c'est éphémère, puis c'est pas vrai que vos

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stories sur instagram ou sur facebook

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c'est éphémère. Tu peux même, même s'ils

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bloquent, parce que sur iPhone par exemple, on peut pas

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prendre de capture d'écran de certaines applications,

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mais dites-vous, vous pouvez filmer votre téléphone

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aussi, prendre une photo d'une photo,

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donc c'est impossible,

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l'éphémérité, si on peut,

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pardonnez-moi, si on peut utiliser ce mot-là,

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ça n'existe pas.

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Ben, je pense qu'on a fait un peu le tour du sujet,

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Seb, encore une fois, on va se tenir

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au courant des dénouements de cette

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histoire-là. C'est important d'en parler,

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c'est un gros sujet, la cyber-intimidation.

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Si vous avez d'autres exemples

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et que vous voulez nous en faire part, vous pouvez le faire

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au distortionpodcast.com.

[47:25]

Vous pouvez nous rejoindre sur Facebook et Twitter,

[47:27]

Distortion Podcasts, on est faciles à trouver.

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Et bien merci de nous supporter

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sur iTunes et

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Google Play. Est-ce que Seb, tu aurais

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un mot de la fin pour nous cette semaine?

[47:36]

En l'honneur d'Amanda, ça va être stay strong.

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Yes!

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