TERREUR - Spécial Halloween LIVE à Montréal (19 Oct 2024)

Épisode

TERREUR - Spécial Halloween LIVE à Montréal (19 Oct 2024)

Saison
10
Durée
1 h 49 min
Format
Audio

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Écouter l’épisode

Cette année, on a un peu dérivé de la tradition : le 19 octobre dernier, 🎃 pour la toute première fois, Les Petites Frousses, Ars Moriendi et Distorsion ont uni leurs forces pour un épisode spécial Halloween en direct à Montréal ! 🕸️ Les spectateurs ont plongé au cœur d’histoires réelles et effrayantes… 👻 Bonne écoute terrifiante !

Transcription de l’épisode

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Transcription automatique. Certains mots ou noms propres peuvent être inexacts.

[00:00]

One, two, one, two! Oh, bonsoir! Vous m'entendez bien?

[00:07]

Yes! Merci!

[00:09]

On accueille sur le stage! Bienvenue à ce spécial Halloween!

[00:13]

Les petites frousses!

[00:22]

À gauche, Seb de Distorsion

[00:28]

et Simon Predge, l'art cimoriendi, qui se joint à nous tranquillement.

[00:40]

Bonsoir tout le monde!

[00:43]

Bonsoir, bonsoir!

[00:44]

Bienvenue à ce spécial Halloween!

[00:47]

Est-ce que je peux vous raconter comment cette idée est venue?

[00:51]

Of course! Vous n'avez pas le choix de répondre, oui, franchement!

[00:54]

Dans le fond, ce qui s'est passé, c'est que nous, les petites frousses,

[00:57]

Félix, Catherine et moi, joignons.

[00:59]

Bonsoir!

[01:00]

Je me suis dit, il serait temps en fait quatre ans de faire des lives,

[01:03]

mais là à Montréal, il fallait faire de quoi en grand?

[01:05]

Il fallait faire de quoi pour l'Halloween?

[01:07]

Et qui d'autre que les gens qui ont parti une tradition de faire des lives à l'Halloween?

[01:13]

Je me suis essayé de m'accruster dans leur spécial Halloween, dans le fond.

[01:16]

C'est un peu ça que j'ai fait.

[01:18]

Bien, tu as callé un événement où tu voulais nous inviter,

[01:20]

puis on a dit, bien, pourquoi on ne fait pas juste le spécial Halloween?

[01:23]

Voilà! Je veux s'inviter.

[01:26]

Fait qu'on est là!

[01:27]

C'est un peu ce qu'on a fait avec la fontanienne.

[01:30]

Et rentrée de force!

[01:32]

Oui, puis c'est la première fois que vous le faites en live,

[01:35]

Nice Bobo, devant vous, à Montréal.

[01:38]

Fait que ça, c'est quand même très nice.

[01:40]

Puis je peux-tu juste dire qu'on a des autres podcasters dans la salle?

[01:45]

Captives?

[01:47]

Wouh!

[01:49]

On a Krim Glacier!

[01:53]

Podcast Montant, si vous connaissez pas ça, allez vous abonner, il follow back.

[01:58]

Mais non, c'est pas vrai, peut-être.

[01:59]

J'ai-tu eu de la pression?

[02:01]

Fait qu'ensuite de cela, quoi d'autre à dire?

[02:03]

Qu'on est contents d'être là.

[02:05]

Puis qu'une partie des bénéfices va aller à meurtres et disparitions irrésolues du Québec.

[02:10]

C'est grâce à vous!

[02:12]

Oui!

[02:13]

Faut que ça serve à quelque chose.

[02:15]

Quand même!

[02:16]

Puis là, on voit du beau petit linge au travers, la petite munch,

[02:19]

mais y a-tu du monde de déguisé pour le spécial Halloween?

[02:23]

Pas nous, en tout cas.

[02:23]

Ok, bon, on va commencer.

[02:25]

Non, mais on a des gens ici qui ont été thèmes Halloween.

[02:28]

Quand même, ils sont thématiques.

[02:29]

Oui, quand même.

[02:30]

Et puis là, on a une surprise, tout le monde.

[02:32]

Regardant-tu vos chaises?

[02:33]

Non.

[02:34]

Y a rien!

[02:35]

Aïe!

[02:37]

Quand même!

[02:38]

Surprise!

[02:39]

Bon, fait que je pars sur le bal.

[02:41]

Moi, je serais à avoir un peu peur où t'as de quoi dire avant.

[02:43]

Je tiens à dire que là, on est six noix.

[02:46]

On va faire notre possible.

[02:48]

Pas trop s'entrecouper, mais je pense qu'on est capables.

[02:51]

On est capables!

[02:51]

On est capables!

[02:52]

C'est quand même un défi, là.

[02:54]

On a commencé cette tradition-là pratiquement dans nos cuisines.

[02:57]

Oui, c'est vrai!

[02:58]

Dans notre sous-sol, justement, avec Simon qui nous rejoignait de temps en temps.

[03:03]

De son sous-sol au nôtre.

[03:04]

Puis là, on voit déjà qu'on a monté un petit peu plus haut que le sous-sol.

[03:08]

Ici, dans cette salle de prestige.

[03:10]

Magnifique!

[03:11]

Oui, aussi.

[03:12]

C'est comme si on vous invitait dans notre cuisine pour ce spécial Halloween.

[03:18]

Ça ressemble à ça avec la table.

[03:20]

Mais tu sais, moi, ce que je trouve le fun du spécial Halloween,

[03:22]

c'est qu'on a parti ça justement pour s'amuser.

[03:26]

Juste parce qu'on s'aimait bien.

[03:26]

Oui, on s'aimait.

[03:28]

Parce qu'on est des amis pour vrai.

[03:30]

Je les vois moins, là.

[03:31]

Ils habitent un peu plus loin.

[03:31]

Ils nous aiment pas, ben ben.

[03:32]

Les gens d'Angers, malaises.

[03:34]

Non, non, mais on est amis parce qu'on est obligés.

[03:36]

Allez, Facebook!

[03:38]

Pas du tout.

[03:40]

Mais nous trois, on est de Montréal.

[03:42]

Donc on est vraiment amis.

[03:43]

On va prendre un verre de temps en temps.

[03:45]

Je vais aller au hockey avec Seb.

[03:47]

Fait qu'on a juste fait le spécial Halloween à la base

[03:49]

parce que ça nous tentait de faire des épisodes ensemble.

[03:52]

Mais on pensait pas que ça deviendrait la fameuse tradition.

[03:56]

La tradition que c'est devenu.

[03:57]

On reçoit tellement de commentaires sur ces épisodes-là.

[04:00]

Merci énormément.

[04:02]

On pensait pas que ça vous ferait triper autant.

[04:04]

Mais on a bien du fun à le faire.

[04:06]

On a fait un spécial Noël aussi une fois,

[04:07]

mais ça, c'est pas devenu une tradition.

[04:09]

Non, on avait de la misère.

[04:11]

Vous en avez jamais entendu, je dois dire, un spécial Noël?

[04:15]

Il est là dans nos archives.

[04:17]

La première ou deuxième année.

[04:19]

Mais c'est déjà terrifiant, Noël.

[04:21]

On n'a pas besoin d'en ajouter.

[04:22]

Non, c'est ça, exact.

[04:24]

C'est sûr que ça coûte cher et ça fait peur en crise

[04:26]

dans cette inflation-là.

[04:27]

Mais bon.

[04:28]

Fait que...

[04:29]

C'est quoi le concept, Joannie, de cette soirée?

[04:32]

Le concept, ben je pense,

[04:33]

c'est que nous, on fait nos histoires de frousse.

[04:37]

C'est un peu comme faire un melting pot de pas-de-cache.

[04:39]

Un medley, c'est un medley.

[04:41]

Toi, tu fais Ars Morandi, mais en live.

[04:44]

Fait qu'on s'attend que ça va être un peu gory.

[04:46]

On le sait tous, là.

[04:48]

Puis il va avoir les histoires de distorsion.

[04:51]

Je pense que c'est un peu cabaret des mystères

[04:53]

que vous faites.

[04:53]

J'ai-tu dit bon nom?

[04:54]

C'est dans le même pseudone,

[04:55]

le cabaret des curiosités.

[04:56]

Excusez-moi.

[04:58]

Cabaret des mystères.

[04:58]

Malade, on va se parler après le show.

[05:00]

Suis le texte.

[05:01]

C'est un peu ça que je dirais que c'est le concept?

[05:05]

On a six histoires qu'on ne connaît pas.

[05:08]

Chacun qu'on ne s'est jamais rencontré.

[05:10]

Il n'y a pas de général ici, je tiens à le dire.

[05:13]

Personne n'a entendu l'histoire des autres.

[05:16]

Fait qu'on va entendre chacun nos histoires

[05:18]

pour la première fois.

[05:19]

Ça part maintenant.

[05:20]

Ça part maintenant.

[05:21]

J'ouvre mon couvercle.

[05:23]

Je viens de mon mot de part.

[05:24]

Excusez-la.

[05:25]

OK, je suis partie.

[05:27]

Première histoire de Christelle,

[05:28]

qui est supposée être là.

[05:29]

C'est qui, Christelle?

[05:30]

Elle nous a choqués.

[05:31]

D'ailleurs...

[05:32]

Ah! Elle est là!

[05:33]

C'est possible.

[05:34]

Viens la lire sur scène.

[05:36]

Christelle!

[05:36]

Viens la raconter!

[05:37]

Mais non.

[05:38]

Christelle est là.

[05:40]

Nous, c'est des histoires de frousse

[05:41]

et nos auditeurs qui nous envoient ça.

[05:44]

On les raconte.

[05:45]

D'habitude, je ne les lis pas, je vous jure.

[05:48]

Mais cette fois-là, je me lâche l'ous

[05:50]

et j'ai eu des frissons dans le dos.

[05:52]

Mais là, j'ai peur de trop la vendre.

[05:53]

Je vais juste la lire.

[05:56]

On bafoue, en passant.

[05:58]

C'est live.

[05:59]

Il n'y a pas de cote.

[06:00]

Parle pour toi.

[06:04]

Je vais te supprimer sur Facebook en partant.

[06:06]

Tu n'auras pas ton virement.

[06:09]

Donc, l'histoire de Christelle part en disant...

[06:12]

Bonjour, Joannie, Félix-Antoine et Catherine.

[06:14]

Désolée, les boys.

[06:15]

Salut, Christelle.

[06:16]

Malaisse. Bonjour.

[06:17]

En tout cas...

[06:19]

À force d'écouter les épisodes d'histoire de frousse,

[06:22]

vous m'avez donné envie de vous partager mon histoire.

[06:25]

Il peut nous arriver bien des choses dans la vie,

[06:27]

heureuses ou malheureuses,

[06:28]

mais celle-ci demeure la seule qui me soit arrivée personnellement

[06:32]

et qui reste inexpliquée.

[06:34]

Ça continue à me troubler 20 ans plus tard.

[06:36]

À port-bain, l'histoire, ce que c'est.

[06:38]

C'est ce que j'ai choisi.

[06:40]

J'avais 17 ans en 2003.

[06:41]

J'habitais avec ma mère, ma belle-mère et ma petite sœur

[06:44]

dans un grand plein-pied de le style 70s du vieux Longueuil.

[06:48]

J'adore.

[06:48]

Cute.

[06:49]

Oui.

[06:50]

Une maison tout à fait normale dans un quartier tout aussi normal.

[06:53]

Il y avait trois chambres à l'étage et deux au sous-sol.

[06:56]

En y aménageant, ma sœur et moi,

[06:58]

on avait choisi les chambres du sous-sol puisqu'elle donnait

[07:00]

sur une grande pièce avec une fenêtre qu'on avait transformée.

[07:04]

Une fenêtre?

[07:05]

Qu'on avait transformée en salon.

[07:06]

Je dirais que c'est une pièce.

[07:07]

Sûrement.

[07:09]

J'aimerais faire une correction.

[07:10]

Une pièce qu'on avait transformée en salon.

[07:12]

Ah, une grande pièce avec une fenêtre.

[07:14]

Je viens de comprendre.

[07:14]

Excusez-la.

[07:15]

C'est ça qu'on coupe au montage.

[07:17]

Juste pour elle et moi.

[07:18]

Parfait setup pour des ados en quête d'autonomie,

[07:21]

entre parenthèses.

[07:22]

Haha.

[07:23]

Je ne suis pas une personne particulièrement sensible

[07:26]

aux impressions étranges ou qui ressent des énergies spéciales,

[07:29]

surtout pas à cet âge-là.

[07:31]

Je n'écoutais pas encore de True Crime non plus à l'époque,

[07:34]

donc mon cerveau n'était pas porté à me faire des peurs sans raison.

[07:38]

Je dirais que j'étais même assez brave et presque insouciante.

[07:43]

Je revenais tout seul à pied et tard le soir

[07:45]

de mon petit boulot d'étudiante sans avoir peur.

[07:48]

Dans le coin du métro Longueuil, ce n'est pas peu dire.

[07:50]

Je n'ai pas la référence, fille de Québec.

[07:53]

Je n'ai pas la référence.

[07:54]

Comprenez-vous.

[07:55]

Ah ben regarde, c'est beau.

[07:56]

On est à Montréal.

[07:57]

Ça tombe bien.

[07:57]

Ça, c'est les real.

[08:00]

Chris, let's go!

[08:01]

Je ne pourrais pas me rappeler de la date exacte,

[08:05]

mais c'était quelque part entre Noël et le jour de l'An.

[08:07]

Il y avait pas mal de neige, évidemment.

[08:10]

On revenait toutes les quatre d'une soirée chez de la famille.

[08:14]

Il était tard.

[08:15]

Mes mums et moi sont allés dormir.

[08:18]

Ma soeur a suivi quelques minutes plus tard,

[08:19]

mais moi, j'étais sur un haï.

[08:21]

Je n'avais pas envie de dormir du tout.

[08:23]

Je me suis donc installée dans notre petit salon

[08:25]

pour commencer le film que je venais de recevoir

[08:27]

en DVD à Noël, le premier Spider-Man.

[08:31]

J'aime tellement mes références.

[08:34]

J'ai adoré.

[08:35]

On dirait que ça me place, ça me met dans l'histoire.

[08:37]

Déjà les poils de chérisse avec le beau Tobi.

[08:43]

Bref, feu à tant peu, j'ai pas dit ma ligne.

[08:45]

Rendue quelque part au milieu du film,

[08:47]

j'ai ressenti la forte impression d'être regardée.

[08:50]

Je me suis retournée, puisque la chambre de ma soeur

[08:53]

et l'escalier menant l'étage me faisaient dos.

[08:56]

Hum, vulnérable, je dirais.

[08:57]

Ça, c'est pas dans le texte, c'est moi.

[08:59]

Bref, personne au pied de l'escalier

[09:01]

ni la porte de la chambre de ma soeur.

[09:04]

J'ai repris mon film en me disant

[09:06]

que je devais commencer à être fatiguée,

[09:07]

mais le sentiment d'être regardée persistait.

[09:10]

Je me suis donc levé les yeux vers la fenêtre

[09:12]

et je l'ai vue.

[09:14]

Il y avait un homme acropi à la fenêtre.

[09:16]

Le visage près de la fenêtre de la vite.

[09:19]

Il me regardait fixement, les yeux insistants.

[09:23]

J'ai senti qu'il savait que je l'avais vue,

[09:26]

mais il ne bougeait pas d'un poids.

[09:27]

Il y a du culot, le tabac.

[09:29]

OK, attends, il était au bord de la fenêtre?

[09:30]

Il était au bord de la fenêtre, ma belle.

[09:31]

Il te voit? Il se voit là. Il se regarde.

[09:35]

Il a une connexion.

[09:36]

Il est comme pfff, m'en fous.

[09:38]

T'sais, imagine.

[09:39]

Je peux pas être comme je dirais.

[09:41]

Tu peux rien faire, je suis dehors.

[09:43]

Qu'est-ce que tu veux faire?

[09:43]

Ouais, c'est ça aussi, mais en même temps,

[09:46]

tu peux rien faire, je suis en dedans.

[09:47]

Mais c'est pas aussi simple, tu comprends?

[09:49]

C'est pas aussi simple.

[09:51]

Il bougeait pas d'un poil comme je disais.

[09:52]

J'étais pétifiée par la peur

[09:54]

comme un chevreuil sur l'autoroute.

[09:58]

Voilà.

[09:59]

On a toute l'image, on a tout le visumètre.

[10:02]

Je voulais crier à ma mère,

[10:03]

partir en courant, mais mon corps était paralysé.

[10:06]

Au bout de quelques minutes,

[10:08]

j'espérais qu'il soit parti,

[10:09]

mais je n'ai pas été capable de regarder un niveau

[10:11]

en direction de la fenêtre.

[10:12]

Je comprends, je comprends.

[10:15]

Quelques minutes, mais quelques minutes,

[10:16]

assez-tu?

[10:18]

Spiderman a perdu le bout du film.

[10:20]

D'habitude, je suis comme, assez-tu s'il était là tout le long?

[10:23]

Là, je peux faire, y étais-tu là tout le long?

[10:27]

Parce que t'as pas regardé, c'est ça, je veux dire.

[10:29]

C'est ça que t'as dit, justement.

[10:31]

Non, non.

[10:33]

J'ai réussi à me lever

[10:34]

et j'ai marché le plus calmement possible

[10:36]

vers les marches.

[10:37]

Ça prend du guts.

[10:39]

Rendue dans le haut de l'escalier,

[10:41]

je me souviens avoir eu de la difficulté

[10:42]

à sortir des sons de ma bouche

[10:44]

en essayant d'appeler mes mums au secours.

[10:47]

Une fois réveillée, elles ont eu de la misère

[10:48]

à me croire tellement c'était improbable,

[10:50]

mais au bout d'un moment,

[10:52]

et en me voyant autant sous le choc,

[10:54]

elles ont décidé d'appeler la police.

[10:55]

Il était maintenant passé une heure du matin.

[10:58]

Les deux policiers sont arrivés

[10:59]

au bout de ce qui m'a semblé être

[11:01]

environ une quinzaine de minutes.

[11:02]

Le premier est entré et s'est mis

[11:04]

à me poser des questions à ma mère,

[11:08]

tandis que l'autre est tout de suite

[11:09]

allé voir dehors à la fenêtre du sous-sol

[11:11]

d'où je l'avais aperçu.

[11:13]

À son retour dans la maison,

[11:14]

il m'a demandé à quoi l'homme ressemblait

[11:16]

et si j'étais en mesure de le décrire.

[11:18]

J'ai eu un gros frisson

[11:20]

qui m'a parcouru le long de la colonne.

[11:22]

Le policier qui nous est entré

[11:23]

ressemblait très pour très à l'homme que j'avais vu.

[11:26]

Oh mon Dieu!

[11:29]

Malaise!

[11:29]

Il a changé de coast.

[11:31]

Comme Spider-Man!

[11:33]

Oh shit!

[11:35]

Tout se connecte.

[11:37]

Et là, Crim, elle est capable

[11:39]

en crisse la petite parce qu'elle a dit

[11:40]

que j'ai eu le courage de lui dire

[11:42]

que la description de l'homme,

[11:44]

c'était comme lui,

[11:46]

que la description de l'homme lui ressemblait

[11:48]

beaucoup, beaucoup, beaucoup trop.

[11:49]

Les deux policiers se sont regardés

[11:51]

un peu incrédule évidemment,

[11:53]

mais la suite est pire.

[11:54]

M.G.

[11:56]

Après avoir fait le tour de la maison

[11:58]

à l'extérieur comme à l'intérieur,

[12:01]

ils nous ont appris qu'il n'y avait

[12:02]

aucune trace de pas dans la neige.

[12:04]

Mais non à la fenêtre.

[12:06]

Il avait neigé au moins une dizaine de centimètres

[12:08]

dans la journée et la veille.

[12:10]

Aucune chance qu'il n'ait pas laissé de traces.

[12:12]

À partir de ce jour,

[12:14]

je me suis jamais sentie complètement

[12:15]

en sécurité dans cette maison-là.

[12:17]

Je suis partie en appartement deux ans plus tard

[12:19]

à cause de cette histoire,

[12:20]

juste pour avoir mon chez-moi, je comprends.

[12:23]

Elle a été vendue en 2007

[12:24]

et il n'y a rien arrivé d'autre à ma connaissance.

[12:28]

C'était creepy!

[12:31]

On en pense quoi, merci!

[12:33]

Christelle!

[12:34]

C'est ton histoire!

[12:36]

Mais on en pense quoi?

[12:41]

Est-ce que toutes vos histoires

[12:43]

comme ça et la personne qui l'a vécue

[12:44]

va être dans la salle?

[12:46]

Je ne sais pas!

[12:47]

C'est pas prévu!

[12:49]

On les a prises!

[12:50]

On va le demander à chaque fois!

[12:52]

On va le demander à chaque fois, peut-être!

[12:55]

Au cas où?

[12:56]

Est-ce que ça ressemblait à quelqu'un de votre famille?

[12:59]

Un ancêtre?

[13:01]

Non.

[13:02]

As-tu regardé dans les albums de famille?

[13:04]

Portais-tu des vêtements victoriens?

[13:08]

Non, mais des fois,

[13:09]

les membres de la famille

[13:11]

décédés souvent suivent les gens.

[13:14]

Dans ma famille,

[13:14]

il y a une vieille tante à ma mère

[13:16]

qui a l'air à nous surveiller.

[13:20]

Ma sœur, ma mère et moi.

[13:23]

Mais bon,

[13:24]

je peux-tu y aller?

[13:26]

Vas-y, je ferme mon clapet!

[13:30]

Quand j'étais jeune,

[13:31]

autour de 15 ans,

[13:33]

j'ai vu dans le coin de ma chambre

[13:35]

une dame en noir et blanc.

[13:37]

Ça aussi, je ne comprends pas.

[13:38]

C'est pour ça que je remets un peu en doute

[13:40]

ce que j'ai vu.

[13:41]

Je suis désolée.

[13:42]

Elle était en noir et blanc dans un monde en couleur.

[13:45]

Elle avait un descriptif assez des lunettes.

[13:48]

Tu ne m'avais pas déjà dit

[13:49]

que tu avais perçu ton ventilateur

[13:52]

comme un intrus une fois?

[13:54]

Oui, ça peut arriver.

[13:56]

Je veux dire, ma fille me fait

[13:57]

sursauter au moins trois fois par jour.

[14:01]

C'est ridicule.

[14:02]

Ma fille, elle rentre dans ma chambre

[14:03]

la nuit et je le sais que c'est elle,

[14:04]

mais je crie comme si

[14:07]

elle était habituée à sursauter.

[14:09]

Même toutes nouvelles personnes

[14:11]

qui rentrent dans ma vie intime

[14:12]

vont passer par là un jour,

[14:14]

vont à l'eau-toilette.

[14:15]

Je ne vais pas m'en rendre compte.

[14:17]

Je vais la voir rentrer dans la chambre

[14:18]

le temps que mon cerveau compute

[14:20]

que ce n'est pas un étranger.

[14:22]

Je vais crier le plus fort que je peux

[14:25]

pour faire peur.

[14:27]

Toutes mes blondes ont passé par là.

[14:29]

C'est un passage obligé.

[14:32]

Le tu mets dans ta bio-tinder?

[14:34]

Non, je n'ai plus besoin.

[14:36]

Je crie lors de notre première nuit.

[14:38]

Je n'essaie de ne pas leur faire peur.

[14:41]

Mais si je reviens à mon histoire,

[14:42]

je vois cette vieille dame-là dans le coin

[14:44]

et elle me faisait peur.

[14:46]

Un moment donné, j'en parle à ma grand-mère

[14:48]

et elle me dit qu'elle te fait peur.

[14:50]

Ça reste de même pendant des années.

[14:52]

À un moment donné, ma sœur,

[14:54]

qui a quand même 13 ans de plus jeune que moi,

[14:56]

qui a eu ma chambre après,

[14:58]

et ma mère aussi, dans le même soupit de famille,

[15:00]

on ne s'était jamais parlé de ça.

[15:01]

Un moment donné, j'en parle et ma sœur

[15:03]

l'a décrit de la même façon que moi.

[15:05]

Je l'ai vu.

[15:06]

Ma mère a dit qu'elle ressemble à une vieille tante

[15:10]

que j'avais.

[15:11]

On est comme tous comme...

[15:14]

Ça nous a un peu bouleversé.

[15:17]

Je comprends.

[15:17]

C'est tout.

[15:18]

Elle n'a jamais rien fait de mal à nous surveiller,

[15:20]

à rester dans le coin.

[15:21]

Elle voulait juste se faire voir.

[15:24]

Même quand je retourne,

[15:25]

quand je vais faire dodo chez ma mère,

[15:27]

elle habite encore là.

[15:28]

Quand je rentre dans la chambre,

[15:29]

je vais aux toilettes la nuit.

[15:31]

Je vais juste me coucher.

[15:34]

C'est dans la même chambre

[15:35]

et je ne regarde pas dans le coin

[15:37]

parce que ça ne me tente pas.

[15:39]

J'ai peur.

[15:40]

Je vais me coucher et je ferme les yeux.

[15:43]

Moi, je fais pipi toutes les nuits

[15:44]

et je vais y penser cette nuit.

[15:46]

Je pourrais t'y présenter.

[15:50]

C'est drôle.

[15:52]

Merci de cette histoire.

[15:53]

C'est ma seule tranche de paranormal de ma vie.

[15:56]

T'es chanceux.

[15:57]

Parce qu'on se disait, cet après-midi,

[15:58]

on n'a rien vécu.

[16:00]

Toi, oui, t'as vu un bouton au bout du lit.

[16:01]

Des petites affaires.

[16:04]

Des petites partelles.

[16:05]

Moi, c'est parce que j'étais médicamentée.

[16:09]

Ça compte pas.

[16:11]

Ça l'a peut-être ouvert à la boire.

[16:14]

Ça l'a ouvert à ton esprit.

[16:15]

C'est une allergie à un antibiotique

[16:17]

qui m'a fait faire des hallucinations

[16:19]

que je pense encore aujourd'hui.

[16:21]

Au point de quitter la maison.

[16:22]

J'ai quitté la maison dans un film d'horreur.

[16:24]

Tu dis, moi, je serais partie.

[16:26]

Mais moi, je suis partie.

[16:27]

J'ai dit fuck that.

[16:29]

Je m'en vais à la pharmacie du coin

[16:31]

et j'ai attendu ma mère.

[16:32]

J'avais 21 ans.

[16:37]

Je voulais pas être la dernière

[16:38]

qui restait dans le film d'horreur.

[16:40]

Je me suis dit ça.

[16:41]

Vous me rappelez une histoire

[16:43]

que j'avais oubliée.

[16:44]

Moi, j'ai rien vu.

[16:46]

Plus jeune, j'avais deux amis

[16:48]

qui...

[16:48]

Je vais utiliser le verbe

[16:50]

qu'ils prétendaient voir des choses.

[16:54]

Il y en a une qui aurait...

[16:57]

Peu importe.

[16:58]

Ils prétendaient voir des choses.

[17:00]

Fait qu'il faut le prendre avec un grain de sel.

[17:02]

À un moment donné,

[17:03]

on s'en va au chalet familial de ma famille.

[17:06]

J'amène toute ma gang.

[17:07]

On s'en fait à la party.

[17:09]

Puis là, je leur dis,

[17:11]

prenez la chambre que vous voulez.

[17:12]

Faites le tour.

[17:13]

J'ai mon chum Guillaume,

[17:14]

un de ceux qui a déjà vu quelque chose,

[17:17]

qui arrive dans le cadre de porte

[17:18]

de la chambre de mes grands-parents.

[17:20]

Ce qu'il faut savoir, c'est que mon grand-père est décédé

[17:22]

il y a peut-être un mois.

[17:24]

Ou un mois, peut-être deux mois max.

[17:26]

Ce chalet-là, il était très important pour lui.

[17:29]

Il a quasiment bâti de ses mains.

[17:32]

Ils ont passé toutes

[17:33]

les plus belles années de leur vie.

[17:37]

Mon chum Guillaume passe le cadre de la porte.

[17:40]

Il allume pas la lumière.

[17:41]

Je le vois du coin.

[17:42]

Il fait juste mettre un pied dans la chambre.

[17:44]

Il recule tout de suite.

[17:47]

Sans tourner les yeux,

[17:48]

il recule tranquillement de trois autres pas.

[17:50]

Je me demande, ça va-tu Guillaume?

[17:53]

Moi, je rentre pas là.

[17:55]

Comment ça?

[17:56]

Je sais pas, il y a quelque chose.

[17:58]

Et cette chose-là ne veut pas que je rentre.

[18:01]

Hypolagique!

[18:03]

Ça m'a fait rire.

[18:04]

J'ai dit, mon grand-père est mort.

[18:05]

Ça doit être lui.

[18:07]

C'est pas correct.

[18:10]

On était huit.

[18:12]

Il y a six chambres.

[18:14]

Tout le monde a dormi à terre

[18:15]

dans le salon en boules.

[18:17]

C'est une commune ou quoi?

[18:19]

Il y a juste moi qui ai utilisé un lit.

[18:21]

Tout le monde avait peur de monter dans les autres pieds.

[18:23]

Ça cause que Guillaume, il a vu quelque chose.

[18:26]

Il les a craqué.

[18:29]

Sauf que,

[18:30]

deux semaines après,

[18:31]

un soupit de famille,

[18:32]

je compte ça, mon chum Guillaume,

[18:34]

je ne voulais pas rentrer dans la chambre.

[18:36]

Il a vu quelque chose.

[18:39]

Puis là, ma tante a dit,

[18:40]

oui, c'est ton grand-père.

[18:42]

Elle confirme.

[18:43]

Qu'est-ce qui se passe?

[18:45]

Moi aussi, je l'ai senti.

[18:47]

Je suis venu il n'y a pas longtemps.

[18:49]

J'étais tout seul.

[18:50]

Je suis venu passer quelques jours.

[18:52]

Je l'ai senti quand je suis rentré dans la chambre.

[18:54]

Je lui ai demandé la permission.

[18:57]

Soudainement, la tension dans la pièce a changé.

[19:00]

J'ai senti que j'étais la bienvenue.

[19:02]

C'était sa cousine ou sa belle-sœur.

[19:05]

Elle a senti le besoin

[19:07]

de demander la permission.

[19:09]

Nous, ça ne se passait pas comme ça.

[19:10]

On était déjà stoned.

[19:12]

Des gens impolis.

[19:14]

Je peux vous garantir

[19:15]

que s'il y avait vraiment mon grand-père,

[19:17]

il n'y était pas question que personne rentre.

[19:20]

Tout le monde a dormi dans le salon.

[19:23]

Ça, c'est bon.

[19:24]

Je ne sais pas si j'y crois.

[19:26]

Tu crois?

[19:29]

Non.

[19:33]

Je crois la science.

[19:34]

La science ne dit pas que ça existe.

[19:37]

Il y en a toujours des de même.

[19:38]

Elle ne dit pas l'inverse non plus.

[19:39]

Non, c'est seule affaire.

[19:40]

Il y a le gars du grand collisionneur

[19:45]

de Hadron,

[19:46]

le plus grand collisionneur

[19:48]

de particules qui existe.

[19:48]

Le CERN.

[19:49]

Comment tu as dit ça?

[19:51]

Le CERN.

[19:54]

Exactement, merci.

[19:56]

Lui, il dit,

[19:57]

cette machine-là est supposée

[19:59]

voir toutes les énergies

[20:01]

qui existent.

[20:02]

Elle dit donc, si par définition

[20:05]

un fantôme c'est une énergie,

[20:07]

la machine la verrait.

[20:08]

À date, on n'a rien vu.

[20:11]

Selon lui,

[20:13]

ça n'existe pas.

[20:14]

Peut-être pas une énergie.

[20:17]

C'est peut-être

[20:18]

quelque chose d'autre.

[20:19]

Nous, on met le mot énergie

[20:21]

parce que c'est facile à dire.

[20:22]

C'est ça qu'on comprend.

[20:24]

C'est sûrement quelque chose d'autre.

[20:25]

Comme quand tu dis, sa vibe était bonne.

[20:28]

C'est peut-être d'autre chose.

[20:30]

On n'a pas assez de vocabulaire

[20:32]

pour décrire ça.

[20:33]

Ça doit être ça.

[20:35]

C'est une marque de vocabulaire.

[20:37]

Je vais mieux pas y croire.

[20:39]

C'est plus rassurant de pas y croire.

[20:41]

C'est le fond de tout ça qu'on est là.

[20:44]

Christy, moi pour de vrai,

[20:45]

j'y crois pas, j'y croyais pas,

[20:47]

mais à force d'entendre vos histoires

[20:49]

et de me faire raconter des affaires,

[20:50]

j'ai pas le choix.

[20:52]

T'es vendue?

[20:53]

Non, moi j'y crois.

[20:57]

À l'abord donné.

[21:00]

Prochaine histoire.

[21:01]

On passe à Annexe.

[21:03]

C'est à mon tour.

[21:05]

C'est toi Seb.

[21:08]

La chambre que j'avais.

[21:09]

La chambre que j'étais à quelque part.

[21:11]

Oui monsieur.

[21:14]

Ça marche.

[21:16]

Oui monsieur.

[21:19]

Je suis triste.

[21:23]

Aujourd'hui, je suis...

[21:23]

On t'a remplacé par l'AIC.

[21:24]

Oui, exact.

[21:26]

Mes jours sont comptés.

[21:29]

Je vais vous parler d'une histoire

[21:30]

qui s'appelle la malédiction

[21:32]

d'une boîte antique.

[21:35]

J'ai peur.

[21:39]

Tout commence dans une petite vente

[21:41]

aux enchères en 2003

[21:42]

à Portland dans l'Oregon aux États-Unis.

[21:46]

Kevin Manis.

[21:47]

Un antiquaire et un passionné de mystère.

[21:49]

Lui, il découvre une vieille armoire

[21:51]

à vin en bois.

[21:52]

C'est une pièce qui semble un peu banale à première vue

[21:55]

mais qui s'est avérée beaucoup plus troublante

[21:57]

que j'aurais pu le croire.

[21:59]

Cette boîte, selon les informations

[22:01]

en fait données par le vendeur,

[22:03]

aurait appartenu à une

[22:04]

survivante de l'Holocauste.

[22:06]

C'est une femme juive d'origine polonaise

[22:08]

qui avait toujours averti sa famille

[22:10]

de ne jamais ouvrir cette armoire.

[22:13]

La raison?

[22:14]

Elle contiendrait un di-book

[22:17]

D-I-B-B-O-U-K

[22:19]

pour ceux qui connaissent

[22:21]

peut-être déjà la légende

[22:22]

du di-book.

[22:24]

C'est un nouveau mot ça?

[22:25]

C'est pas un mot dans le lexique

[22:28]

mais oui, c'est un nouveau mot.

[22:30]

C'est un nouveau mot pour vous aussi?

[22:32]

C'est pas comme un inuk.

[22:35]

Excellent, excellent.

[22:36]

Qu'est-ce qu'un di-book?

[22:37]

C'est un esprit malfaisant

[22:39]

qui est supposément piégé

[22:42]

par l'intérieur d'un objet.

[22:44]

La curiosité de Kevin, il s'appelle Kevin,

[22:47]

va l'amener à découvrir

[22:48]

qu'il aurait mieux...

[22:49]

Ça arrive toujours à un Kevin, ces histoires-là.

[22:51]

Oui, exact.

[22:53]

Je vais faire un disclaimer,

[22:55]

j'ai un très très bon ami qui s'appelle Kevin,

[22:56]

donc j'ai le droit de rire des Kevin.

[22:58]

Il y a beaucoup de grands créatifs.

[23:00]

Faut pas rire des Kevin.

[23:02]

J'ai un ami noir, je suis pas raciste.

[23:08]

La curiosité de Kevin

[23:09]

va l'amener à découvrir

[23:11]

qu'il aurait mieux valu écouter cet avertissement.

[23:15]

Il ramène la boîte

[23:15]

dans son atelier de meubles

[23:17]

et décide de l'ouvrir.

[23:18]

À l'intérieur, il découvre une mèche de cheveux noir,

[23:21]

une mèche de cheveux blond,

[23:23]

une rose séchée,

[23:24]

un gobelet doré,

[23:26]

un chandelier à sept branches

[23:28]

et une étrange pierre gravée.

[23:31]

Mais c'est pas le contenu de la boîte

[23:33]

en tant que tel qui va marquer Kevin.

[23:36]

C'est ce qui se passe après.

[23:38]

Dès le soir,

[23:39]

après l'ouverture de la boîte,

[23:40]

il commence à avoir des horribles cauchemars.

[23:43]

Il voit ses proches être attaqués

[23:45]

par une ombre noire menaçante.

[23:47]

Oh non, c'est une boîte d'amiante.

[23:49]

Oui, oui, c'est ça.

[23:51]

Ses poumons sont attaqués.

[23:52]

Je viens de faire peur.

[23:56]

Il y a des objets autour de lui

[23:57]

qui se brisent sans raison apparente.

[23:59]

Son magasin est envahi

[24:00]

d'une odeur étrange de jasmin,

[24:02]

mais aussi d'urine.

[24:04]

Ça a l'air que c'est commun

[24:05]

dans les gens qui se font...

[24:07]

Quand j'ai fait des petites recherches

[24:08]

sur l'odeur d'urine,

[24:10]

ça a l'air que quand t'as des fantômes

[24:12]

ou t'as un chien mal propre...

[24:14]

Non, non, mais quand t'as des fantômes

[24:18]

ou des esprits,

[24:19]

ça sentirait l'urine et le jasmin.

[24:21]

Ça vient avec une odeur, les esprits.

[24:24]

Attends, l'urine et le jasmin?

[24:25]

Le jasmin, oui, exact.

[24:27]

Oui, le mix.

[24:28]

Je peux pas choisir entre les deux.

[24:29]

C'est une bonne idée de chandelle.

[24:33]

Oui, ou de plat,

[24:34]

d'assaisonnement.

[24:36]

Des chefs à la recherche de nouveautés,

[24:38]

jasmin et urine

[24:39]

pour l'Halloween.

[24:41]

Ça sent l'esprit.

[24:42]

Oui, ça doit être un peu salé, j'imagine.

[24:45]

Ça sent plus de la vengeance

[24:46]

que d'autres choses.

[24:47]

Si tu sois à souper des gens

[24:48]

que t'aimes pas, jasmin et urine.

[24:51]

Tu leur trouves un beau nom cute.

[24:53]

Il finit par ouvrir la boîte...

[24:55]

En fait, il finit par offrir...

[24:57]

Ça, je trouve ça vraiment étrange.

[24:58]

Il a fini par offrir la boîte à sa mère.

[25:01]

Comme cadeau d'anniversaire.

[25:03]

Je sais pas s'il l'aimait tant que ça, sa mère.

[25:06]

Il l'aime pas.

[25:07]

Je vais dire, tiens, maman, ça sent la pisse.

[25:11]

Quelques heures après avoir reçu ce cadeau,

[25:13]

sa mère aurait fait une attaque cérébrale.

[25:16]

Avant de perdre l'usage

[25:18]

même de la parole, elle aurait écrit

[25:19]

deux mots, hate, gif.

[25:22]

Donc, cadeau de la haine.

[25:24]

Un peu étrange.

[25:25]

Je pensais que c'était un message

[25:27]

G-A-I, mon cadeau.

[25:30]

À son...

[25:32]

Je vais te le faire payer

[25:33]

et t'auras pas mon héritage, mon Chris.

[25:37]

Après cet événement troublant,

[25:39]

Kevin décide de se débarrasser de la boîte

[25:41]

en la mettant en vente sur eBay.

[25:44]

Avec une description

[25:45]

assez détaillée de tous les phénomènes

[25:47]

qui auraient vécu.

[25:49]

Son récit capte immédiatement l'attention

[25:50]

du public en ligne.

[25:53]

Il réussit à vendre la boîte

[25:56]

la première fois

[25:57]

à 280 $ US quand même.

[26:00]

Et là, elle passe

[26:01]

de propriétaire.

[26:02]

Sauf que la boîte, elle se promène

[26:04]

de propriétaire en propriétaire.

[26:06]

Tous les acheteurs rapportent qu'ils

[26:08]

ont eu des incidents étranges.

[26:10]

Des mauvais rêves, des maladies inexpliquées,

[26:12]

des objets qui se brisent,

[26:13]

encore l'odeur de jasmin et d'urine

[26:16]

qui revenait selon les témoignages

[26:19]

des gens, ce qui amplifie la légende.

[26:21]

Quand tu parles de jasmin, on parle bien de michel jasmin.

[26:23]

Oui, oui, michel, oui, oui, oui, oui, oui.

[26:25]

Les américains

[26:27]

adorent michel.

[26:30]

Et ça

[26:31]

contribue à alimenter l'idée que la boîte

[26:32]

d'e-book serait véritablement maudite.

[26:36]

Et là, il y a Jason

[26:37]

Axton, qui est un des propriétaires

[26:39]

suivant de la boîte,

[26:41]

que lui raconte aussi avoir été victime

[26:42]

d'un cauchemar terrifiant. Et lui,

[26:44]

il est directeur du musée d'ostéopathie

[26:46]

de Kirksville, dans le Missouri.

[26:49]

Ostéopathie, fantôme.

[26:51]

Mais pourtant,

[26:53]

je j'adhère

[26:56]

à l'ostéopathie.

[26:58]

Mais c'est pas dans ce sens-là.

[27:00]

Mais des fois, je mélangerais peut-être

[27:01]

pas les deux ensemble. Mais bon.

[27:04]

Jason

[27:05]

a d'autres passions.

[27:07]

Intrigué, il décide de lancer

[27:08]

un site web qui s'appelle

[27:10]

d'e-books,

[27:13]

donc la boîte de d'e-book,

[27:15]

pour collectionner.

[27:16]

Le site n'existe plus maintenant.

[27:20]

Le site n'existe plus maintenant,

[27:22]

mais il y a toujours,

[27:23]

et oui, c'est ça,

[27:25]

il y a autre jour.

[27:27]

Et pour collecter

[27:29]

les témoignages des gens,

[27:30]

pour ceux qui ont supposément été possédés

[27:32]

ou qui ont été en contact avec la dite boîte,

[27:35]

le site devient viral.

[27:36]

Il y a des centaines de milliers de visiteurs

[27:39]

qui alimentent la légende.

[27:40]

Et la boîte se promène d'acheteurs en acheteurs.

[27:42]

Tout le monde, supposément,

[27:45]

dit qu'il y a eu des maux de tête soudain,

[27:47]

des pannes d'électricité inexpliquées,

[27:49]

de la mauvaise fortune, donc beaucoup

[27:50]

de mauvaises chances autour de ça.

[27:53]

En 2012, le réalisateur Sam Raimi,

[27:55]

que sûrement plusieurs personnes

[27:57]

qui aiment les films d'horreur connaissent,

[27:59]

Evil Dead. Oui, c'est ça, exact.

[28:01]

Evil Dead, c'est...

[28:02]

Il s'est inspiré

[28:04]

de cette histoire-là pour produire un film

[28:06]

que vous avez peut-être vu de Possession.

[28:08]

Je me rappelle plus d'avoir vu,

[28:10]

mais souvent, c'est tellement pas tant bon que...

[28:13]

J'avoue que même moi,

[28:15]

je ne l'ai pas vu de Possession, je ne peux pas juger.

[28:17]

Sam Raimi, d'habitude, il est bon,

[28:19]

mais de Possession,

[28:21]

est-ce qu'il l'a réalisé ou il l'a produit?

[28:23]

Parce qu'il produit beaucoup à cette heure.

[28:24]

Réalisateur, fait que, oui.

[28:28]

Il y en a-tu qui l'ont vu de Possession?

[28:30]

Oui, puis c'est-tu bien?

[28:32]

Ça me semble que j'avais lu

[28:34]

les reviews Rotten Tomatoes, puis j'ai fait non.

[28:36]

Donc, pour ceux qui l'écoutent en audio,

[28:39]

la fille dans le public critique,

[28:40]

c'était vraiment pas bon.

[28:42]

C'est vraiment poche.

[28:44]

C'est bon, les mauvais films aussi, des fois.

[28:46]

Moi, j'adore les mauvais films.

[28:48]

Je les collectionne.

[28:49]

C'est un adepte de mauvais films.

[28:51]

Mais pour ceux, c'est ça.

[28:54]

Donc, Sam Raimi, je ne sais pas s'il y a eu l'odeur

[28:56]

de Durin quand il a fait ça.

[28:58]

Ça n'existe pas encore, les films anodorables.

[28:59]

Non, non, exact. C'est le futur.

[29:03]

Il y en a un.

[29:05]

Tu parles du film de Waters Wine.

[29:07]

Un film anodorama.

[29:09]

Excuse-moi.

[29:09]

C'est intéressant quand même.

[29:12]

Mais là, l'histoire prend une tournure assez étrange

[29:14]

parce qu'en 2018, la boîte est exposée

[29:15]

dans un musée hanté de Zach Baggins

[29:18]

qui est animateur,

[29:20]

de l'émission Ghost Adventures.

[29:25]

Faites travailler!

[29:26]

On est dans le thème.

[29:28]

Ok, petit trosser là.

[29:31]

La légende...

[29:31]

Celle-là, c'est mon beau préféré, l'histoire.

[29:33]

La légende autour de la boîte

[29:35]

atteint son apogée alors que

[29:38]

l'astar qu'on connaît à peu près tous,

[29:40]

le rapper Post Malone

[29:41]

est instigé.

[29:43]

Je pensais que tu allais nous parler de P. Diddy.

[29:46]

De P. Diddy?

[29:47]

Non, P. Diddy n'a pas touché à la boîte,

[29:49]

mais c'est sûr que ça sent l'urine chez eux.

[29:55]

Mais...

[29:55]

L'urine est le lubrifiant.

[29:57]

Oui, baby oil en kiss.

[29:58]

Et les dildos et tout le tralala.

[30:00]

Mais bon.

[30:02]

Poursuivons.

[30:04]

Post Malone n'est pas allé chez Costco

[30:06]

cette journée-là.

[30:08]

Plus sérieusement.

[30:10]

Post Malone a été en contact.

[30:12]

Après le show,

[30:14]

vous taperez TMZ,

[30:16]

vous connaissez sûrement le site à patins,

[30:18]

Post Malone et le Dubox

[30:20]

et vous allez voir la vidéo.

[30:23]

La vidéo, je referme cette parenthèse.

[30:25]

Il a été en contact avec la boîte

[30:27]

lors d'une visite privée du musée

[30:28]

avec Zach Baggins en 2018.

[30:31]

Et lors de sa visite,

[30:32]

il y a Baggins, Zach,

[30:34]

le nouveau propriétaire de la boîte,

[30:36]

le propriétaire du musée, il a ouvert

[30:37]

partiellement la boîte et Post Malone,

[30:40]

visiblement mal à l'aise, il a touché son bras

[30:42]

et on le voit vraiment là.

[30:43]

Il touche le bras du gars

[30:44]

pendant qu'il manipule l'armoire.

[30:47]

Mais le visage, c'est vrai qu'il y a quelque chose

[30:49]

qui est un peu étrange,

[30:51]

mais il n'a pas touché directement à la boîte.

[30:54]

Les fans ont rapidement interprété,

[30:55]

les fans de Post Malone

[30:56]

ont interprété ça comme une contamination

[30:59]

de sa malédiction.

[31:00]

Et ça, ce n'est pas une blague.

[31:02]

Dans les semaines qui ont suivi,

[31:04]

Post Malone a été victime d'une série de malchances.

[31:07]

Son jet privé,

[31:08]

pauvre lui,

[31:11]

son jet privé,

[31:12]

c'est pas comme mon Uber est pas venu.

[31:15]

Dans ses chansons, il dit

[31:16]

qu'il est sur un pick-up avec un cheval.

[31:19]

C'est pas vrai?

[31:20]

Il l'a embarqué dans le jet.

[31:21]

Puis après ça, il a...

[31:23]

Disons, entre deux...

[31:26]

En fait, son jet privé

[31:27]

a effectué un atterrissage d'urgence

[31:29]

après plusieurs pneus qui ont explosé

[31:31]

au décollage.

[31:32]

Je me souviens de ça.

[31:34]

Oui, parce que je t'allais revérifier

[31:36]

quand je disais ça.

[31:38]

N'importe quoi, mais non.

[31:41]

Son domicile à San Fernando

[31:42]

a été cambriolé par des intrus

[31:44]

à la recherche de biens de grande valeur.

[31:46]

Puis quelques jours plus tard,

[31:47]

il y a eu un accident de voiture

[31:48]

impliquant sa Rolls-Royce Phantom.

[31:50]

Encore une fois, pauvre lui.

[31:53]

C'est produit à Beverly Hills.

[31:56]

Mais là, tous ces incidents successifs-là

[31:58]

ont attiré l'attention des médias.

[32:00]

Puis justement,

[32:01]

il y a comme une tournure des choses

[32:03]

qui ont fait qu'il serait peut-être victime

[32:04]

de la malédiction de la boîte à Deepook.

[32:07]

Mais bon.

[32:08]

Les réseaux sociaux s'enflamment,

[32:10]

il y a des discussions autour des vidéos

[32:12]

qui expliquent que son simple contact

[32:14]

indirect avec l'armoire aurait suffi

[32:16]

à déclencher une chaîne de catastrophe.

[32:19]

Même Zach, le propriétaire

[32:21]

de la boîte et du musée,

[32:22]

a confirmé que ça avait profondément

[32:24]

marqué Post Malone.

[32:26]

Depuis que lui-même aurait eu

[32:28]

une certaine peur du paranormal.

[32:30]

Pour les fans, c'était pas une coïncidence.

[32:32]

C'est vraiment à cause de ça

[32:34]

que tout ça est arrivé,

[32:37]

qu'il faut pas avoir besoin

[32:38]

de posséder physiquement la boîte

[32:40]

pour en subir la malchance.

[32:42]

Un simple contact indirect peut suffire.

[32:46]

Et même Zach lui raconte lui-même

[32:47]

que chaque fois que quelqu'un

[32:48]

tente d'ouvrir la dite boîte,

[32:50]

ou même de s'en approcher,

[32:51]

il y a des phénomènes autour de lui

[32:53]

étranges, qui se déclenchent

[32:56]

encore une fois des objets

[32:57]

qui volent en éclats,

[32:58]

une tension oppressante

[32:59]

qui envahit l'espace.

[33:02]

Mais toutes les histoires étranges,

[33:04]

il y a Brian Dunning,

[33:06]

qui est un auteur sceptique,

[33:07]

qui a mené une enquête

[33:09]

approfondie sur la boîte à Dibouk.

[33:12]

Selon lui, c'est une mauvaise

[33:13]

interprétation de la chose,

[33:14]

parce qu'il dit que le Dibouk,

[33:17]

selon le folklore juif,

[33:19]

en fait, il habite jamais un objet

[33:21]

en tant que tel, mais il possède

[33:23]

directement un être vivant.

[33:25]

Donc c'est pas l'objet,

[33:26]

mais c'est l'être qui est possédé.

[33:29]

Et dans un célèbre récit yédish

[33:31]

de 1914,

[33:33]

on s'en souvient tous,

[33:34]

le Dibouk, qui s'appelait

[33:36]

le Dibouk, raconte l'histoire

[33:38]

d'un esprit possédant une jeune femme,

[33:41]

non un meuble.

[33:43]

Et il conclut donc

[33:44]

que dans le...

[33:45]

que même un Dibouk soit enfermé

[33:47]

dans une boîte est absurde, selon lui.

[33:50]

Il y a un autre sceptique, Kevin...

[33:51]

un autre Kevin, Bedel,

[33:54]

lui découvre que la boîte

[33:56]

qui est exposée n'est rien d'autre

[33:57]

qu'un minibar des années 50

[33:59]

qui a été fabriqué à New York.

[34:01]

Et lui, il a l'impression que Kevin Manis,

[34:04]

le Kevin initial,

[34:05]

a inventé toute l'histoire pour

[34:07]

vendre en fait sa boîte un peu plus

[34:09]

chère sur eBay.

[34:11]

Ça c'est possible quand même.

[34:13]

Absolument. Oui oui.

[34:15]

Je pense que oui.

[34:16]

Et voilà, tu m'as...

[34:18]

t'as trouvé le poto rose Emile.

[34:21]

En 2021, Kevin Manis

[34:23]

lui-même met fin au mystère.

[34:25]

Après quand même presque une décennie,

[34:27]

pour vrai c'est une vraie légende urbaine.

[34:28]

Quand vous googlez D-Book

[34:30]

et tout ça, c'est...

[34:33]

moi-même, ça m'a

[34:34]

surpris comment ça a circulé

[34:36]

à l'époque. Il a affirmé

[34:38]

dans une interview avec Charles Moss

[34:40]

que toute l'histoire est une invention.

[34:43]

Et je le cite.

[34:44]

Je suis un écrivain créatif.

[34:46]

La boîte à D-Book est une histoire que j'ai inventée.

[34:49]

Et elle a fait exactement

[34:51]

ce que je voulais,

[34:52]

devenir une légende d'horreur

[34:54]

interactive en temps réel.

[34:56]

Oui, mais post-Melone, post-Melone.

[34:58]

C'est ça, c'est ça qui est bizarre.

[35:01]

Les paris de l'île, guys, come on.

[35:02]

Mais c'est ça.

[35:04]

Dans la vie, on en a tous des malchances aussi.

[35:06]

Puis on peut...

[35:08]

Moi aussi, je suis toujours un peu déchiré.

[35:10]

On ne peut ça.

[35:10]

Quand il nous se passe des événements

[35:12]

qu'on a du mal à s'expliquer

[35:15]

ou qu'il nous semble hors de l'ordinaire,

[35:19]

on a tendance

[35:20]

à accuser le paranormal

[35:22]

comme premier réflexe.

[35:23]

Mais ce n'est pas parce qu'on n'a pas la réponse

[35:25]

qu'il n'y a pas de réponse.

[35:28]

Vous en voulez des affaires en T?

[35:30]

Tapez en T sur eBay.

[35:32]

Des pages

[35:33]

et des pages et des pages

[35:36]

de poupées.

[35:38]

Il y a du stock.

[35:40]

Tout le monde vend des affaires en T sur eBay.

[35:42]

Mais la saison 3 commence

[35:43]

dès le 21 octobre.

[35:46]

Du podcast en T.

[35:48]

Mais bref, lui, il nous met

[35:49]

au défi, Kevin,

[35:50]

si on trouve

[35:52]

une vraie référence.

[35:54]

Parce qu'il y a des gens

[35:56]

encore qui croient

[35:58]

sur Internet à ce phénomène-là.

[36:00]

Lui, il dit qu'il paierait 100 000 $

[36:02]

à quelqu'un qui trouverait un vrai texte

[36:04]

ancien qui cite le D-Book.

[36:07]

Juste pour que vous sachiez,

[36:08]

il y a le film de Possession qui est sorti en 2012.

[36:10]

Mais il y a le film Ezra 2017,

[36:12]

D-Book Box, The Story of Chris Chamber 2019.

[36:15]

Puis il y a le D-Book,

[36:16]

le film, qui est sorti en 2021.

[36:19]

Ça l'a inspiré, quand même, les auteurs.

[36:21]

Je comprends, une petite boîte maudite

[36:23]

sorti dans un criss.

[36:25]

Mais là, moi, j'ai une théorie.

[36:27]

Oui, on a mis ça, les théories.

[36:29]

Je pense qu'il y a eu...

[36:31]

Je me souviens plus du nom

[36:33]

de cette affaire-là.

[36:34]

Ils ont créé un esprit autour d'une table.

[36:37]

Puis l'esprit tapait.

[36:40]

Parce que les gens

[36:41]

autour de la table, ils mettaient tellement d'énergie

[36:43]

dans créer un

[36:45]

persona qui n'existait pas

[36:46]

que leur personnage imaginaire

[36:49]

s'est manifesté.

[36:51]

Je ne sais pas si vous connaissez cette affaire-là.

[36:52]

Oui, mais c'est scientifique.

[36:54]

Puis ça a été prouvé.

[36:56]

Ils donnaient des coups sur la table.

[36:59]

Puis, en tout cas,

[37:00]

je ferai un épisode là-dessus, les amis.

[37:03]

Je ne vais pas spoiler,

[37:05]

mais je vais en parler de long

[37:06]

en large de l'histoire du sphérétisme

[37:08]

dans l'épisode d'Halloween.

[37:09]

C'est comme un classique, mais t'en parleras.

[37:13]

Parce que

[37:14]

ça me fait penser à ça, parce qu'ils disaient

[37:16]

que l'explication logique à ça,

[37:18]

c'est que les gens mettent tellement

[37:20]

de leur énergie, mais ça veut encore dire

[37:22]

que l'énergie, ça compte!

[37:23]

C'est la même explication que pour le Ouija.

[37:25]

Je ne sais pas pour les apparitions visibles,

[37:29]

mais pour ce qui est

[37:31]

des séances,

[37:32]

c'est un classique.

[37:34]

Ouija, on le sait, c'est nous autres

[37:35]

qui bougent la planche inconsciemment.

[37:38]

C'est nos doigts qui shake sur la planche.

[37:40]

Je l'ai expliqué dans ton émission, Seb.

[37:42]

Oui, oui, oui.

[37:44]

J'ai fait fi de ces détails.

[37:47]

Mais non, ça fait longtemps,

[37:48]

c'était quelques années.

[37:50]

C'est l'explication scientifique.

[37:53]

On a des vibrations extrêmement

[37:55]

fines et presque imperceptibles

[37:57]

dans nos doigts.

[37:58]

Et quand on est plusieurs dessus,

[38:00]

inconsciemment, avec cette vibration-là

[38:03]

que nous, on ne sent pas,

[38:04]

on la pousse dans la bonne direction.

[38:06]

T'as-tu déjà joué à Ouija?

[38:09]

Je brise des rêves.

[38:10]

T'as-tu déjà joué à Ouija?

[38:12]

Bien sûr.

[38:13]

J'en ai même un de Noël à la maison.

[38:17]

Ouija de Noël.

[38:19]

C'est juste des fantômes

[38:21]

qui sont morts.

[38:22]

T'en as-tu un de Wattatata?

[38:23]

C'est une édition...

[38:26]

Michel Couillard.

[38:27]

Le mien, c'est pour parler avec les elfes.

[38:29]

Moi, j'en vois pas de lettres.

[38:30]

J'y ai écrit par Ouija.

[38:32]

Chère Père Noël, cette année...

[38:34]

Je veux une PS5.

[38:36]

Ça marche-tu?

[38:37]

T'as-tu plus de cadeaux?

[38:39]

Non.

[38:40]

Tout ça, c'est une bullshit sur eBay.

[38:43]

Oui, c'est ça qui est plate.

[38:46]

Oui, c'est une grosse bullshit sur eBay.

[38:49]

Quand même, le gars,

[38:49]

il a dû faire un peu...

[38:51]

Je sais pas s'ils ont racheté les droits,

[38:53]

mais il a fait une belle petite...

[38:55]

Un peu comme David.

[38:57]

L'histoire de David.

[38:59]

Ah oui, sur Twitter?

[39:03]

Oui, oui.

[39:03]

C'est le gars, le petit bonhomme

[39:05]

avec la tête cranchissante.

[39:07]

Ça, c'est un thème.

[39:09]

On l'a pas encore vu, son film.

[39:11]

Il avait supposément vendu des droits.

[39:13]

Il est sorti.

[39:14]

Tout le monde dit que c'était plate.

[39:17]

Il est sorti et t'en as pas entendu parler.

[39:19]

C'était Dear David.

[39:21]

Exact.

[39:24]

Que tout est monté

[39:25]

de A à Z.

[39:27]

C'est qu'on se fait avoir.

[39:29]

Ce qui est fascinant,

[39:30]

c'est que ces légendes-là,

[39:32]

s'étendent sur Internet.

[39:34]

Il y a encore des gens qui croient à la boîte de 10 boucles.

[39:36]

J'ai été victime de cette croyance.

[39:40]

La croyance,

[39:41]

c'est pas une référence.

[39:41]

Il y a encore des gens qui croient que la Terre est plate.

[39:43]

Qu'on n'est pas allés sur la lune.

[39:46]

Si vous voulez aller voir sur Facebook,

[39:48]

Flat Earthers.

[39:49]

Ah, le groupe est tellement fun!

[39:52]

Pour s'endormir le soir, des fois...

[39:54]

Ça donne pas des cauchemars.

[39:56]

Non, ça me fait rire.

[39:57]

Ça s'écrit de la sérotonine dans mon cerveau.

[40:00]

Mais c'est bien correct de même.

[40:02]

Ça prend des petites légendes comme ça.

[40:04]

Moi, je me rappelle

[40:05]

de la boîte de 10 boucles.

[40:07]

Je sais pas si je le prononce comme il faut,

[40:09]

mais j'y croyais.

[40:11]

Le poste melon.

[40:12]

C'est vrai, c'est juste des porcs croyants

[40:14]

qui embarquent pas.

[40:16]

Moi, tu racontais ça et j'étais comme

[40:18]

prochaine invitée, postie.

[40:20]

Ben oui!

[40:22]

C'est bien là dans la loge.

[40:23]

C'est ça!

[40:27]

Félix Antoine.

[40:29]

C'est à ton tour.

[40:31]

On enchaîne.

[40:33]

La personne, je ne sais pas si elle l'a

[40:35]

parce qu'elle voulait garder l'anonymat.

[40:38]

C'est pas son nom!

[40:40]

Je ne sais pas.

[40:42]

Levez la main si vous voulez garder l'anonymat.

[40:45]

On le dira pas à personne.

[40:46]

Mais idéalement, après que l'histoire

[40:47]

a été racontée.

[40:49]

Exact.

[40:51]

Donc voilà.

[40:52]

Mon histoire est enfin celle

[40:53]

de ma bonne amie, que je connais

[40:55]

depuis maintenant presque 20 ans

[40:57]

et qui est aujourd'hui ma coloc.

[40:59]

Pour l'anonymat, je vais l'appeler

[41:01]

Jeanne. Autour des années 2000,

[41:04]

Jeanne habitait avec une coloc

[41:05]

à Montréal, au deuxième étage,

[41:07]

dans un appartement assez liéau.

[41:10]

Comme la plupart des appartements

[41:11]

de Montréal.

[41:13]

Un soir, Jeanne rentre chez elle

[41:15]

tard en soirée, nuit, et retrouve

[41:17]

sa coloc en boule dans le coin du salon,

[41:19]

en grosse crise de panique.

[41:22]

Jeanne va tout de suite l'avoir et

[41:23]

lui demande qu'est-ce qui se passe.

[41:25]

En pleurs, sa coloc lui dit

[41:27]

qu'il y a un vieil homme dans sa chambre,

[41:28]

au pied de son lit, et qu'il la regardait.

[41:34]

Du... Ouais.

[41:35]

C'est tout ce que j'allais dire.

[41:37]

Un beau vieux monsieur.

[41:39]

Ouais.

[41:42]

Du même coup, elle ne veut plus retourner

[41:44]

dans sa chambre. No shit.

[41:46]

Ah, c'est elle qui l'a écrit.

[41:49]

Je l'ai lu.

[41:51]

Jeanne essaie de la calmer,

[41:52]

et lui dit que c'était probablement un cauchemar.

[41:54]

Mais sa coloc est vraiment ferme

[41:56]

sur sa version. Alors,

[41:58]

Jeanne lui propose qu'elle dorme dans sa chambre.

[42:01]

C'est fin.

[42:01]

C'est assez gentil.

[42:03]

Normal, là.

[42:06]

Retourne dans sa chambre.

[42:08]

Pas fin.

[42:10]

Quelques jours passent,

[42:12]

et sa coloc refuse toujours de dormir

[42:14]

dans sa chambre.

[42:15]

Il a fallu qu'elle ait une grosse chienne.

[42:18]

Ouais, ouais.

[42:20]

Son adulte, il ne veut pas

[42:21]

redormir dans sa chambre.

[42:23]

T'as une crise de grosse peur.

[42:25]

Encore drôle. La première nuit où j'ai lu

[42:26]

ces tueurs en série, c'était la première fois

[42:28]

à l'âge adulte. J'avais passé 30 ans,

[42:30]

j'avais peur d'aller me coucher.

[42:32]

Je savais que j'étais en sécurité,

[42:33]

mais j'avais tellement lu d'horreur

[42:35]

dans l'espace de 4-5 heures que...

[42:37]

Oui, mais ça joue dans la tête.

[42:39]

Oui, ça joue dans la tête.

[42:41]

Mais j'aurais jamais cru que c'était toi.

[42:45]

À moi tout, je te dis.

[42:46]

Hippelaye, OK.

[42:47]

Attends que ça ne pousse pas.

[42:49]

Oh mon Dieu.

[42:50]

Il a coupé mon...

[42:52]

C'est le D-Book.

[42:56]

Ah! Hostie!

[42:59]

Le jasmin, le jasmin.

[43:01]

C'est russe, mon petit pépin nerveux.

[43:04]

Oui. Bon, continue.

[43:06]

Je vais continuer.

[43:06]

Oui.

[43:23]

Ça ressemble à un début de choc vagal, par exemple.

[43:25]

Tu penses?

[43:27]

Peut-être.

[43:29]

Mais il faisait chaud, en tout cas.

[43:43]

OK, fait que là...

[43:45]

Moi, c'est parce que souvent, je m'emmène.

[43:46]

Tu as besoin d'un visage...

[43:47]

Il y a le miroir, là, à ce bois.

[43:49]

Puis là, le monsieur visage maigre est en arrière.

[43:52]

C'est le nœud qui était dans sa chambre.

[43:54]

T'imagines-tu?

[43:55]

Le même.

[43:56]

Puis là, elle se retourne, sûrement.

[43:58]

Elle fait...

[43:58]

Vas-y, je vais continuer.

[44:00]

C'est bien...

[44:00]

On dirait instantané.

[44:04]

Sur le plancher.

[44:08]

Donc, elle sort de la salle de bain.

[44:10]

Et le contraste de la chaleur de l'extérieur

[44:13]

avec la froideur qu'elle ressentait

[44:14]

il y a une seconde à l'intérieur

[44:16]

l'a vraiment secoué.

[44:17]

Choc vagal?

[44:19]

Non, peut-être pas.

[44:22]

On est recherché.

[44:23]

Ça confirme.

[44:25]

Je sais que t'es pas habitué, mais on est à Montréal.

[44:28]

J'habite à Limoilou!

[44:29]

C'est un signe!

[44:31]

J'habite à Limoilou!

[44:33]

À côté de l'enfant, on est en table.

[44:35]

Une fois par jour, Félix se met dans la fenêtre

[44:37]

avec son sel parce qu'il y a une ambulance

[44:39]

et un peu de pompiers policiers.

[44:41]

Je vais dire que c'est vrai.

[44:42]

C'est vrai, j'ai compté hier dans le char à mon time ici.

[44:46]

C'est des feux.

[44:47]

C'est des feux. J'aime ça regarder les feux.

[44:50]

Tant que tu brûles pas dedans.

[44:51]

Il y en a beaucoup à Limoilou.

[44:53]

Il y a un piramide.

[44:55]

Il y a un piramide la semaine passée à Limoilou.

[44:57]

En tout cas, vas-y.

[45:00]

Fais-le toi.

[45:04]

Elle a couru s'habiller

[45:06]

et est partie de l'appart pour rappeler sa coloc

[45:08]

d'une cabine téléphonique

[45:09]

pour lui dire qu'elle la croyait

[45:10]

et qu'elle avait vu l'homme.

[45:12]

Pour vrai, les deux braillaient.

[45:15]

Cabine téléphonique, ça fait un bout?

[45:17]

Probablement, oui.

[45:18]

Ça existe encore.

[45:19]

J'étais comme cabine téléphonique.

[45:21]

Elle a peut-être laissé son sel chez eux.

[45:24]

Elle est partie vite.

[45:24]

Tu veux pas mettre ta bouche sur une cabine?

[45:27]

C'est assez, oui.

[45:28]

Je referme la parentage.

[45:31]

À partir de là, elle s'attendait toujours

[45:33]

pour rentrer dans l'appartement ensemble.

[45:34]

Ni l'une ni l'autre voulaient y rester seuls.

[45:37]

Elles ont, of course, demandé

[45:38]

au proprio de briser leur baille

[45:40]

et elles ont déménagé le mois suivant.

[45:42]

C'est quand même...

[45:44]

c'est un moyen...

[45:45]

Ils ont eu peur pour vrai?

[45:49]

Malheureusement, le proprio ne connaissait pas

[45:51]

le passé des anciens locateurs de cet immeuble.

[45:54]

Alors, les recherches qu'elles ont menées

[45:55]

pour savoir qui pouvait bien être ce vieil homme

[45:58]

n'ont pas été très concluantes.

[46:00]

Le fait qu'elles ont déménagé

[46:01]

n'est pas seulement lié au simple fait

[46:04]

de l'apparition de l'homme,

[46:05]

mais surtout qu'à partir du moment

[46:07]

qu'elles l'ont vu les deux dans l'appartement,

[46:09]

elles se sentaient toujours regarder.

[46:11]

Elles ressentaient.

[46:14]

Dans le nouvel appart,

[46:16]

ils ont déménagé puis ils ont toujours

[46:17]

ce même feeling-là?

[46:19]

Je pense que c'était dans le même appartement.

[46:22]

C'est pour ça, dans le fond,

[46:23]

c'est les deux aussi qui ont déménagé.

[46:24]

Il y avait comme...

[46:28]

Elle ressentait constamment une présence

[46:30]

et cette présence

[46:31]

ne dégageait pas une bonne énergie.

[46:35]

De là, le besoin de déménager

[46:36]

assez rapidement.

[46:37]

La peur et le sentiment de ne pas être

[46:39]

bienvenue dans son propre appartement

[46:41]

se sentirent regarder constamment

[46:44]

de là le besoin

[46:45]

de partir le plus rapidement possible.

[46:47]

Je comprends.

[46:49]

On peut comprendre.

[46:51]

Je comprends.

[46:52]

C'est ce qui clôt l'histoire

[46:55]

et le déménagement

[46:56]

qu'on comprend.

[46:58]

Imagine tout ce que ça enclenche.

[47:00]

Il faut vraiment que l'émotion

[47:01]

soit là pour vrai.

[47:03]

C'est chiant, déménager.

[47:05]

Quand t'es prêt à céder ton bail,

[47:09]

c'est beaucoup d'étapes,

[47:10]

beaucoup d'efforts, beaucoup d'argent.

[47:14]

Je pense que

[47:15]

quand tu ne te sens pas

[47:15]

en sécurité chez vous, par exemple,

[47:18]

t'es motivé.

[47:20]

Mais c'est fou pour un esprit.

[47:22]

Oui, c'est ça.

[47:23]

Peut-être que ce n'est pas un voleur

[47:25]

qui est rentré.

[47:26]

Il faut être très convaincu.

[47:29]

C'est ça que je me dis à toutes les fois.

[47:32]

C'est pour ça qu'on dirait que j'ajoute

[47:33]

beaucoup de crédibilité aux histoires

[47:34]

parce que le monde maudit.

[47:37]

Ils ont déménagé.

[47:38]

Ils croyaient.

[47:39]

Tu ne peux pas faire semblant

[47:40]

que ce n'est pas vrai.

[47:42]

Moi, j'y crois.

[47:44]

J'y crois, Asti.

[47:46]

Elle dit des mauvais mots, excusez.

[47:49]

Moi aussi, j'y crois.

[47:50]

Mais en tout cas,

[47:51]

peu importe ce qu'ils ont vu,

[47:53]

ça reste qu'un outil tellement à la câlisse de chienne,

[47:55]

je le radote,

[47:56]

qu'ils ont décidé de foutre le camp.

[47:58]

Tu as dit des mauvais mots.

[47:59]

J'ai dit un mauvais mot aussi.

[48:01]

J'ai sacré.

[48:02]

Mais j'aurais fait pareil.

[48:06]

Dans mon miroir,

[48:09]

dans un miroir, de voir quelqu'un,

[48:11]

et j'y pense à chaque fois que je me regarde dans le miroir.

[48:13]

Tu sais, la petite buée,

[48:15]

et là, tu les suis.

[48:18]

En arrière de toi.

[48:20]

Ça, ça ne me stresse pas.

[48:22]

C'est juste la nuit.

[48:22]

Moi, je pisseis avec ma petite flashlight.

[48:24]

La nuit, je parlais de ça tantôt, j'en reviens là-dessus.

[48:27]

Parce que je suis mignonne, laissez-moi une chance.

[48:29]

J'arrive, j'ai un œil fermé

[48:30]

parce que je ne veux pas trop me réveiller en ouvrant les deux yeux.

[48:34]

Mon petite flashlight.

[48:35]

Mais là, j'ai peur de la mettre assez longtemps

[48:37]

dans la flashlight pour voir Bloody Mary.

[48:39]

Classique, dans le miroir.

[48:40]

Vous comprenez-vous ce que je veux dire?

[48:42]

Moi, je suis plus de l'époque de Candy Man.

[48:43]

Tu joues avec le feu avec ta lampe de feu.

[48:45]

J'ai entendu parler de cet individu, mais j'en sais pas plus.

[48:48]

Je ne l'ai jamais dit trois fois devant le miroir.

[48:50]

Attends, excuse-moi.

[48:52]

Dans le fond de toi,

[48:53]

Bloody Mary, il s'appelle Candy Man.

[48:57]

Mais tout d'un coup, que ça marche.

[48:58]

Il y a-t-il une petite Christina Aguilera?

[49:01]

Je ne comprends pas.

[49:02]

Je ne comprends pas le lien avec Christina.

[49:04]

Elle a beau candymaner.

[49:06]

Ça se peut qu'elle ait été influencée par un candyman.

[49:10]

Il faut savoir.

[49:10]

Ça me semble que c'est la première fois

[49:11]

que j'entends ce mot-là.

[49:14]

Ils ont même fait un remake qu'il y a quelques années.

[49:16]

C'est moi qui ai t'inculé.

[49:17]

L'homme avec les abeilles.

[49:19]

Nous, c'est comme Bloody Mary,

[49:21]

Marie-Blanche, Marie-Noire, Marie-Blanche.

[49:24]

Il y en a plusieurs.

[49:25]

Candymaner.

[49:27]

Candymaner, maintenant, on ne fait pas peur.

[49:29]

Peux-tu nous compter?

[49:30]

Il y a des bonbons.

[49:32]

Je ne me rappelle plus assez de l'histoire,

[49:33]

mais je n'ai juste pas envie de répéter trois fois

[49:36]

que Candymaner devant le miroir parce que ça le fait pareil.

[49:38]

Oui, c'est ça.

[49:39]

Mais je l'ai vu quand j'étais jeune,

[49:40]

donc je suis un peu cristallisé avec cette peur-là.

[49:44]

Je pourrais oser.

[49:45]

Bien sûr qu'il n'y avait pas un hélices

[49:46]

et qu'il ne poussait pas du vent.

[49:50]

Ça n'existait pas.

[49:52]

Pour vrai, on dirait que j'ai jamais osé.

[49:55]

La sorcière de Blair habitait

[49:57]

dans mon sous-sol.

[49:58]

Quand le film est sorti,

[50:00]

jusqu'à au moins un an après.

[50:02]

Juste pour voir comment j'étais peurux

[50:04]

quand j'avais 18, 19 ans.

[50:06]

C'est ridicule.

[50:07]

Ce n'était pas juste une impression.

[50:09]

Vous n'allez pas bien.

[50:10]

Elle était dans l'établi à côté de ma chambre.

[50:15]

Je ne savais pas.

[50:17]

Je pensais super vite à côté

[50:18]

de la porte de l'établi

[50:20]

parce que j'étais sûr qu'elle se cachait là la nuit.

[50:21]

Moi, je suis dans ta thème là-dessus.

[50:24]

C'est un beau port.

[50:26]

C'est un film américain.

[50:28]

Oui, dans l'établi.

[50:29]

Elle aime les outils, j'imagine.

[50:32]

Moi, je suis pareille.

[50:34]

Blair Witch était partout.

[50:36]

Elle était dans mon sous-sol.

[50:37]

Je me trouvais ridicule.

[50:39]

J'étais comme un jeune adulte.

[50:41]

Je ne peux pas croire à ça.

[50:42]

Elle me faisait vraiment peur.

[50:45]

Moi, c'est elle qui me suit partout.

[50:48]

C'est qui?

[50:49]

Marianne.

[50:50]

J'en ai parlé.

[50:50]

C'est qui, Marianne?

[50:51]

Une série? Qui écoutait Marianne?

[50:54]

Il y a une série Marianne.

[50:57]

C'est français.

[50:58]

Ça fait peur. Écoutez pas ça.

[51:00]

Je l'ai écoutée.

[51:02]

Ça doit faire cinq ans.

[51:04]

Là, écoutez pas ça.

[51:07]

Parce que j'y pense encore

[51:08]

quand je mets mes petites vidanges

[51:11]

dans ma chute à vidange.

[51:13]

J'ai peur qu'elle apparaît.

[51:15]

Faut vous l'écouter pour comprendre.

[51:16]

Elle apparaît.

[51:18]

Je parle mal.

[51:20]

Mais c'est ça.

[51:22]

Faut pas dire son nom trois fois.

[51:23]

Je m'excuse, Marianne, dans la salle.

[51:26]

Son nom, Marianne, c'est ça.

[51:29]

Il y a beaucoup de noms

[51:30]

qu'il faut pas dire trois fois.

[51:33]

Emile, Emile, Emile.

[51:35]

Chris!

[51:36]

C'est risqué en Chris.

[51:39]

Mais t'as une chute à vidange.

[51:40]

Quand on t'habite dans un château,

[51:42]

je vais jouer au luxe.

[51:44]

En tout cas.

[51:45]

Savez-vous quoi?

[51:46]

J'ai une chute à linge.

[51:48]

Mike Drop!

[51:51]

C'est-tu que la manteugle?

[51:52]

Mais t'as pas vu Candyman?

[51:56]

En tout cas.

[51:57]

Je vais le mettre sur ma liste pour l'Halloween.

[51:59]

C'est ça.

[52:00]

Je vais jamais venir faire une carte.

[52:02]

Ma réponse à ça, c'est que j'ai une très vieille maison

[52:05]

et que je n'écoute pas la télé.

[52:07]

Ne dis pas que Candyman, c'est une vieille maison.

[52:09]

Une vieille maison, c'est propice aux fantômes.

[52:11]

Tout le monde le sait.

[52:13]

Les nouvelles, c'est nouveau.

[52:15]

Je vais nous ramener un petit peu.

[52:17]

Est-ce que ton histoire était terminée?

[52:18]

C'est terminé, c'est complet.

[52:19]

Je n'étais pas sûr.

[52:21]

Ils ont déménagé.

[52:25]

Est-ce que le fantôme a suivi?

[52:27]

On ne sait pas.

[52:28]

Je n'ai pas la suite.

[52:29]

Peut-être que la personne anonyme vous expose.

[52:33]

Merci.

[52:34]

Dans un prochain courriel.

[52:36]

J'ai failli renverser le verre à Félix.

[52:40]

C'est assez le gaspillage.

[52:42]

C'est mort.

[52:44]

C'est à qui?

[52:45]

C'est mort.

[52:47]

Ça se peut qu'elle soit un peu plus trash.

[52:52]

Soumise à l'approbation

[52:53]

de la société de minuit,

[52:55]

cette histoire s'intitule

[52:56]

Le Vampire Fanatique.

[53:00]

Je vais essayer de y aller

[53:02]

parce qu'elle est un peu plus longue.

[53:05]

Cette affaire débute

[53:05]

dans l'état du Kansas aux États-Unis.

[53:07]

Plus précisément dans le secteur nord

[53:09]

de la ville de Kansas City,

[53:11]

une ville en décrépitude

[53:12]

où s'entremêlent les cloches d'église

[53:14]

et les sirènes de police.

[53:16]

C'est un endroit où les prêtres locaux

[53:18]

décrivent chaque dimanche l'abomination

[53:20]

de l'enfer des congrégants

[53:22]

qui n'ont qu'à regarder par la fenêtre

[53:24]

de leur salon pour le voir,

[53:25]

de leurs propres yeux.

[53:27]

La pauvreté est un fléau répandu à Kansas City,

[53:30]

tout comme le manque d'éducation

[53:31]

et ce sont les moteurs

[53:33]

d'un taux de criminalité très élevé

[53:35]

qui n'offre que très peu de répit

[53:37]

à la population.

[53:39]

C'est là que naît le 9 février 1979

[53:42]

un certain Mark Sappington.

[53:44]

Comme son père les a abandonnés

[53:46]

avant même qu'ils voient le jour,

[53:47]

Mark est élevé par sa mère monoparentale.

[53:50]

Ils sont afro-américains

[53:51]

comme la plupart des gens du coin.

[53:54]

Dans sa jeunesse,

[53:55]

Mary fait des pieds et des mains

[53:56]

pour tenir son fils à l'abri de la criminalité

[53:59]

des gangs de rue de plus en plus actifs.

[54:01]

Elle est une femme trépieuse

[54:02]

qui va à l'église tous les dimanches avec son fils.

[54:05]

Elle travaille fort pour que

[54:07]

Mark ait les meilleures opportunités

[54:08]

possibles dans la vie.

[54:10]

Elle espère qu'il grandira

[54:12]

avec de bonnes valeurs en étant effrayé par Dieu.

[54:15]

La peur l'empêchera

[54:16]

peut-être de succomber à la rue.

[54:18]

En général, ses efforts portent

[54:20]

fruit du moins en surface.

[54:22]

Durant sa préadolescence, Mark Sappington

[54:24]

rejoint même la chorale de l'église.

[54:27]

Élever un enfant seul

[54:28]

n'est pas le seul combat de Mary.

[54:30]

Elle est aux prises avec

[54:32]

de sérieux troubles mentaux.

[54:33]

Elle souffre de schizophrénie.

[54:35]

Elle est traité en institution

[54:37]

à plusieurs reprises au fil des ans.

[54:39]

La maladie court dans la famille

[54:41]

et dès ses 16 ans,

[54:42]

Mark montre lui aussi des signes de la maladie.

[54:45]

Il ne s'est pendant pas diagnostiqué.

[54:48]

Car malgré tous les efforts

[54:49]

de sa mère,

[54:51]

Mark n'arrive pas à résister à l'appel de la rue.

[54:54]

Lorsqu'il entre au lycée,

[54:55]

il boit déjà beaucoup, parfois en classe.

[54:57]

Il se défonce régulièrement

[54:59]

à grands coups de ce que les jeunes du coin

[55:01]

appellent un dank.

[55:03]

C'est un joint de cannabis

[55:05]

que l'on prend dans le PCP

[55:06]

et du fluide d'embaumement.

[55:09]

Ah la vache!

[55:10]

C'est curieux d'essayer.

[55:13]

On le laisse sécher avant de le fumer.

[55:15]

On dirait que tu le dis avec tellement de légèreté.

[55:19]

Du fluide d'embaumement, c'est quoi?

[55:21]

Il est connecté avec la maison funéraire.

[55:24]

Du PCP, c'est déjà beaucoup.

[55:25]

Tu as ajouté le fluide d'embaumement,

[55:27]

mais c'est quoi?

[55:29]

Je ne me rappelle pas du nom.

[55:31]

C'est un nom qui est assez long,

[55:33]

mais je ne sais pas spécifiquement.

[55:35]

Ça doit être amené très loin.

[55:38]

Même le terme dank,

[55:40]

ça semble être un terme local.

[55:42]

Je n'ai pas trouvé grand-chose là-dessus.

[55:44]

Ça semble être...

[55:45]

Tu refas un tour, je connais un spot,

[55:47]

il y a une allée.

[55:49]

2 minutes d'ici,

[55:51]

on va demander pour un dank.

[55:54]

Une version locale.

[55:56]

Bref, Mark est accro.

[55:57]

Il trempe parfois même ses cigarettes dans le PCP.

[56:01]

Avant de commencer à danker,

[56:02]

il était considéré comme un jeune homme attachant.

[56:04]

Parce que c'est un verbe aussi.

[56:08]

Je dank.

[56:09]

Hier, je dankais.

[56:11]

Vous dankiez.

[56:13]

Ça n'a jamais été un gamin studieux,

[56:15]

mais il s'en sortait plutôt bien.

[56:17]

Sa personnalité est en train de changer.

[56:19]

Il cesse d'aller à ses cours

[56:20]

jusqu'à son expulsion en 1996.

[56:22]

Il vient tout juste d'avoir 17 ans.

[56:25]

Les gens de son entourage

[56:26]

blâment sa toxicomanie pour sa lente métamorphose.

[56:29]

Développé dans les années 50

[56:31]

en tant qu'anastésien par les tréveineuses,

[56:33]

le PCP a été retiré du marché

[56:35]

en 1965

[56:36]

à cause des hallucinations qu'il cause.

[56:39]

Sur les effets du PCP,

[56:41]

on se sent léger, courageux.

[56:43]

Rien ne peut nous arrêter.

[56:45]

Mais la drogue peut aussi provoquer

[56:46]

de l'anxiété, de la paranoïa,

[56:48]

des crises psychotiques

[56:49]

qui, à leur tour, peuvent déclencher

[56:51]

ou empirer des maladies mentales dormantes.

[56:55]

Le PCP a pris le dessus

[56:56]

sur la vie de Mark Sappington.

[56:58]

Il passe la majeure partie de ses journées

[57:00]

à consommer du PCP

[57:01]

et à regarder la télé au sous-sol de chez sa mère.

[57:04]

Un de ses bons amis est Eric Phoenix.

[57:06]

Il lui rend souvent visite

[57:07]

et, ensemble, il se défonce en regardant des films.

[57:10]

Un jour, Eric enregistre

[57:11]

une émission d'affaires criminelles à la télé

[57:13]

et regarde la VHS avec son ami.

[57:15]

Le reportage porte sur Jeffrey Dahmer.

[57:20]

À partir de là, Mark Sappington

[57:21]

devient obsédé par le célèbre

[57:23]

tueur en série cannibale du Wisconsin.

[57:26]

Dahmer devient en quelque sorte son idole.

[57:28]

Avec son ami Eric,

[57:30]

il raconte combien il aimerait être

[57:32]

exécuté sur la chaise électrique

[57:33]

et devenir une légende.

[57:35]

Il veut être le Jeffrey Dahmer noir

[57:37]

ou encore le Hannibal Lactaire noir

[57:39]

de son époque.

[57:40]

Le silence des agneaux est son film favori.

[57:43]

Il s'amuse parfois à jouer des scènes

[57:44]

en interprétant Hannibal en train de boire

[57:47]

le sang de ses victimes.

[57:50]

Peu à peu, il développe aussi une fascination

[57:52]

pour les snuff films ou, en d'autres mots,

[57:55]

des meurtres réels perpétrés pour la caméra

[57:57]

dans le but d'en faire le commerce.

[57:59]

C'est pas les Schtroumpfs, ça, les snuff?

[58:01]

Non, pas les Smurfs.

[58:02]

Ah, excuse-moi, j'ai mélangé les deux.

[58:05]

Il y a du bleu aussi, mais...

[58:07]

C'est pas le même bleu.

[58:09]

En réalité,

[58:10]

il existe très peu de preuves

[58:12]

de l'existence des snuff films

[58:14]

dans le but d'en faire le commerce.

[58:17]

Ce que Mark regarde en fait,

[58:19]

ce sont des mondo

[58:20]

ou chocumentary, une mode datant

[58:22]

de l'époque du cinéma d'exploitation

[58:24]

des années 70-80.

[58:26]

Et un des films mondo parmi les plus connus

[58:28]

est Face à la mort.

[58:30]

Mark le regarde en boucle.

[58:32]

Le faux documentaire montre des images

[58:34]

d'archives de morts violentes d'animaux,

[58:36]

de suicides, de meurtres,

[58:37]

de victimes d'accidents, d'assassinats,

[58:40]

de tribus cannibales, d'orgies

[58:42]

sataniques et plus encore.

[58:45]

Mais est-ce qu'il y en a...

[58:47]

Excuse-moi Simon, est-ce qu'il y en a ici

[58:48]

qui ont déjà écouté un Face à la mort

[58:51]

sur VHS?

[58:53]

J'ai entendu toi!

[58:55]

Captives!

[58:57]

Dans mon temps, c'était le Saint-Héral,

[58:59]

tout le monde cherchait Face à la mort.

[59:01]

C'était l'interdit dans le club vidéo.

[59:04]

On dirait que personne était game

[59:05]

de le prendre, il était toujours là.

[59:07]

Moi, j'ai jamais fait ça.

[59:09]

Moi, je sais pas c'est quoi.

[59:10]

Vous avez quel âge?

[59:14]

À 3, on a 162 ans.

[59:19]

Mais là, je vais préciser,

[59:20]

le style mondo, c'est sa reste des films.

[59:23]

C'est du documentary,

[59:25]

c'est des scènes majeure-terrement

[59:27]

inventées de toutes pièces

[59:29]

pour monter le film.

[59:30]

Mon Navo Québec, Montréal interdit,

[59:32]

Québec exposé, il y a eu une mode

[59:34]

des années 80.

[59:36]

Ceci dit, 75%

[59:38]

des scènes de Face à la mort

[59:40]

sont fausses.

[59:41]

C'est des simulations avec des effets spéciaux,

[59:44]

mais ça reste un film extrêmement

[59:46]

choquant, et Mark

[59:48]

en est envoûté.

[59:50]

Alors qu'il y a à peine quelques années...

[59:52]

Wabalah!

[59:53]

T'es en train de me perdre!

[59:58]

Normal!

[59:59]

Alors qu'il y a quelques années,

[01:00:00]

il chante encore dans la chorale de l'église

[01:00:02]

et prêchait la parole de Dieu.

[01:00:03]

À l'aube de l'an 2000, il commence à raconter

[01:00:05]

à son ami Eric, qu'il entend parfois Satan

[01:00:08]

lui parler et lui annoncer

[01:00:09]

que la fin du monde approche.

[01:00:12]

Mais le 16 mars 2001,

[01:00:14]

la fin arrive pour un certain

[01:00:15]

David Mashack.

[01:00:17]

Ce jour-là, un ami du quartier,

[01:00:19]

Amanda Gaithan, 16 ans,

[01:00:21]

débarque chez Mark Sappington

[01:00:22]

avec une arme qui a des nichés

[01:00:24]

nous ignorons comment,

[01:00:25]

un fusil d'assaut.

[01:00:27]

Les deux aspirants truants s'excitent

[01:00:29]

devant l'arme impressionnante et décident

[01:00:31]

de commettre un vol à main armée.

[01:00:33]

Le week-end arrive et ils ont besoin d'argent

[01:00:35]

pour faire la fête. Ils n'ont qu'à pointer

[01:00:37]

l'arme au visage de n'importe quel commerçant

[01:00:39]

pour qu'il leur remette le contenu de la caisse.

[01:00:42]

Le garage

[01:00:43]

de David Mashack, à moins de 6 km

[01:00:45]

de chez Mark, est choisi

[01:00:47]

au hasard. Ce jour-là, David

[01:00:49]

est le seul dans son établissement.

[01:00:51]

Les deux voleurs entrent en trompe par la porte

[01:00:53]

principale et annoncent le braquage.

[01:00:56]

David ne bosse aucune résistance

[01:00:58]

mais l'index de Mark sur la détente

[01:01:00]

le démange.

[01:01:01]

Il ouvre le feu sur le jeune homme fraîchement

[01:01:03]

marié et il meurt sous une

[01:01:05]

pluie de balles.

[01:01:07]

Pris de panique, Armando et Mark

[01:01:09]

prennent la fuite sans rien voler.

[01:01:11]

Un témoin les voit partir

[01:01:13]

et courner une description des deux braqueurs

[01:01:15]

aux policiers.

[01:01:17]

Pendant que Mark rentre à la maison

[01:01:19]

pour se défoncer, son compice,

[01:01:21]

lui, fuit la ville.

[01:01:23]

La police arrive à identifier Armando

[01:01:25]

grâce à une pagette qu'il a laissé tomber

[01:01:27]

sur les lieux du crime.

[01:01:29]

Trace numérique.

[01:01:31]

Il le retrace au Texas

[01:01:33]

et procède à son arrestation deux semaines

[01:01:35]

après le vol raté. Armando

[01:01:37]

refuse de révéler le nom de son complice.

[01:01:39]

De son côté, Mark développe

[01:01:41]

un appétit pour le meurtre.

[01:01:43]

L'expérience lui a donné un sentiment

[01:01:45]

de puissance comme il n'y a jamais

[01:01:47]

ressenti auparavant. Il est hâte de

[01:01:49]

être tué à nouveau, et c'est à peine

[01:01:50]

trois semaines plus tard qu'il trouve sa

[01:01:52]

prochaine victime.

[01:01:55]

Le printemps arrive tôt dans le Midwest.

[01:01:57]

En ce mois d'avril 2001,

[01:01:58]

la température a suffisamment monté pour

[01:02:00]

que Terry Green, un père de famille

[01:02:02]

de 25 ans, planifie d'aller pêcher

[01:02:04]

ce vendredi 6 avril.

[01:02:07]

Mais lorsque le météorologue

[01:02:09]

annonce de la pluie

[01:02:11]

et des vents froids, il change

[01:02:12]

d'idée et va plutôt rendre visite à son

[01:02:14]

meilleur ami, un vieil ami qui n'a pas vu

[01:02:16]

depuis longtemps, Mark Sappington.

[01:02:20]

Il emprunte la voiture

[01:02:20]

de sa sœur pour s'y rendre.

[01:02:22]

Ça fait un bout de temps qu'ils se sont pas vus.

[01:02:24]

Ils vont passer une petite journée ensemble et

[01:02:25]

ont beaucoup à rattraper. Mais à peine

[01:02:27]

a-t-il posé pied sur la dernière

[01:02:30]

marche menant au sous-sol de la maison

[01:02:32]

que Mark Sappington

[01:02:34]

empoigne un couteau de chasse,

[01:02:36]

qui avait préalablement caché,

[01:02:38]

et se tourne vers Terry pour le poignarder

[01:02:40]

dans la poitrine.

[01:02:42]

Son ami se défend tant bien que mal en essayant

[01:02:44]

de bloquer les coups. Il se laisse pas faire,

[01:02:46]

mais la première blessure est profonde.

[01:02:49]

Il n'a pas l'énergie

[01:02:50]

de combattre cette furieuse attaque

[01:02:52]

insensée. Il s'effondre et

[01:02:54]

lâche son dernier souffle.

[01:02:56]

La pièce est maculée

[01:02:57]

du sang de Terry Green.

[01:02:59]

Il y a des éclaboussures sur les meubles,

[01:03:01]

sur les murs. Il y a une mort de sang

[01:03:03]

qui s'étend autour de la victime.

[01:03:05]

Mark se met à genoux,

[01:03:06]

se penche par-dessus la dépouille

[01:03:09]

et se met à lécher son sang comme un animal.

[01:03:11]

Bon appétit!

[01:03:15]

Puis sa paranoïa le frappe

[01:03:16]

de plein fouet.

[01:03:18]

Par crainte que des voisins aient entendu le chahut,

[01:03:20]

il enroule le corps dans une bâche

[01:03:22]

et le transporte sur la banquette arrière

[01:03:24]

de la voiture stationnée devant chez lui.

[01:03:26]

Il roule jusqu'au centre commercial

[01:03:28]

River Market et abandonne la voiture

[01:03:30]

dans le stationnement.

[01:03:31]

Il retourne ensuite

[01:03:32]

avec la dépouille.

[01:03:37]

Il va l'abandonner

[01:03:39]

ainsi dans le stationnement

[01:03:40]

avant de retourner chez lui

[01:03:42]

pour se défoncer sur le PCP

[01:03:44]

en regardant face à la mort

[01:03:46]

sans sortir pendant deux jours.

[01:03:49]

En rêvant

[01:03:50]

à son prochain meurtre.

[01:03:52]

Il a goûté au sang et il en veut encore.

[01:03:54]

Le cadavre de Terry Green

[01:03:56]

sera découvert trois jours plus tard

[01:03:58]

à cause de l'odeur de putréfaction

[01:04:00]

émanant du véhicule.

[01:04:01]

Bon appétit encore!

[01:04:06]

Le lundi matin, Michael Weaver,

[01:04:08]

22 ans et demi-frère de l'ami,

[01:04:10]

Eric Phoenix,

[01:04:12]

quitte la maison pour se rendre au travail.

[01:04:15]

Mark Sappington est dehors,

[01:04:16]

aéré dans les rues à la recherche d'une victime.

[01:04:19]

Les deux hommes se croisent et se saluent.

[01:04:21]

Michael se retourne ensuite

[01:04:22]

et se dirige vers sa voiture.

[01:04:24]

Alors qu'il est en train de se pencher

[01:04:26]

pour entrer dans le véhicule,

[01:04:28]

Mark se jette sur lui et le poignard

[01:04:29]

d'entre les omoplates.

[01:04:31]

Malgré la blessure, Michael arrive à démarrer

[01:04:34]

la voiture et s'éloigne à pleine vitesse

[01:04:36]

seulement pour percuter un pilon

[01:04:38]

quelques mètres plus loin.

[01:04:41]

Mark le rattrape en courant

[01:04:42]

et entre dans le véhicule en poussant sa victime

[01:04:44]

mourante du côté passager

[01:04:46]

qui meurt au bout de son sang.

[01:04:48]

Il roule à peine à deux coins de rue

[01:04:49]

avant de s'engouffrer dans une ruelle.

[01:04:52]

Une fois stationné, avant de prendre

[01:04:54]

la fuite, Mark déchire

[01:04:56]

et retire le chandail

[01:04:58]

ensanglanté de Michael

[01:05:00]

avec son couteau.

[01:05:01]

Il le lève au-dessus de sa tête

[01:05:03]

et le tord pour en faire égoutter

[01:05:06]

le sang.

[01:05:08]

Il avale quelques gouttes encore chaudes

[01:05:10]

qu'il sent couler dans sa gorge

[01:05:11]

et le cadavre sera découvert

[01:05:14]

le lendemain matin.

[01:05:17]

La tuerie vampirique de Mark

[01:05:18]

n'est pas encore terminée.

[01:05:19]

Il en veut plus.

[01:05:21]

Après sa fuite, il retourne chez lui.

[01:05:23]

Quelques heures plus tard, il remarque

[01:05:25]

le jeune Alton Freddy Brown sur la rue.

[01:05:27]

Le gamin de 16 ans admire Mark

[01:05:29]

comme son grand frère.

[01:05:31]

Alors sans surprise, quand celui-ci

[01:05:32]

l'invite à la maison, Freddy

[01:05:34]

accepte allègrement. Une fois

[01:05:36]

à l'intérieur, aussitôt que le jeune garçon

[01:05:38]

détourne leur gare, Mark lève un fusil

[01:05:40]

de chasse de calibre 12 et lui tire

[01:05:42]

dans le dos à bout portant.

[01:05:44]

Aucun voisin n'entend

[01:05:46]

la détonation. Mark passe

[01:05:48]

les heures suivantes à découper

[01:05:50]

le corps de Freddy en morceaux

[01:05:52]

en prenant des pauses pour lui

[01:05:53]

sucer le sang.

[01:05:56]

Il souffrira plus d'anémises.

[01:05:58]

Il va ensuite

[01:06:00]

découper un gros morceau de chair

[01:06:01]

de la jambe droite de sa victime

[01:06:04]

pour ensuite monter à la cuisine

[01:06:05]

où il l'a fait cuire dans une poêle

[01:06:07]

avant de la manger.

[01:06:09]

J'étais sûr qu'elle allait avoir du cannibalisme

[01:06:11]

à soir à cause de toi, Simon.

[01:06:14]

Ça brasse, là.

[01:06:15]

Je l'ai pas aux autres.

[01:06:17]

Au retour de sa mère, Mark n'est pas à la maison

[01:06:19]

mais est difficile de rater les traces

[01:06:21]

de sang sur le plancher menant à la porte

[01:06:23]

du sous-sol. Elle n'y descend pratiquement

[01:06:25]

jamais mais elle doit en avoir le cœur net.

[01:06:28]

Elle descend et tombe sur une vision d'horreur.

[01:06:31]

Il y a tellement de sang

[01:06:32]

qu'elle en a le souffle coupé.

[01:06:34]

Elle remonte en courant et contacte

[01:06:36]

le 911. Le lieutenant Dave

[01:06:38]

Davenport rapportera plus tard qu'en

[01:06:40]

12 ans de carrière au sein des forces de l'ordre,

[01:06:42]

il n'a jamais vu un tel carnage.

[01:06:44]

Toute la pièce est recouverte de sang.

[01:06:46]

Il y a des morceaux de chair éparpillés

[01:06:47]

un peu partout, sur le sol, mais aussi

[01:06:49]

collés sur les murs.

[01:06:52]

Le plus choquant est le contenu de trois

[01:06:53]

sacs poubelles posées au bas des marches.

[01:06:55]

Dans le premier se trouvent les jambes

[01:06:58]

et les pieds de Freddy, dans le second,

[01:07:00]

ses bras et ses mains, et le troisième

[01:07:01]

contient le torse et la tête.

[01:07:04]

Une chasse à l'homme est lancée.

[01:07:05]

Lorsque l'enquêteur fait le lien entre

[01:07:07]

Mark et une tentative de kidnapping

[01:07:09]

qui vient tout juste d'avoir lieu,

[01:07:11]

les recherches s'accélèrent. Moins d'une demi-heure

[01:07:13]

avant la découverte du cadavre de Freddy,

[01:07:16]

Mark a forcé à la pointe de son arme

[01:07:17]

une femme de 36 ans, Anita Washington.

[01:07:20]

Elle conduit jusqu'au mi-souris.

[01:07:22]

Heureusement, elle a pu sauter

[01:07:24]

hors de la voiture en marche et s'enfuir

[01:07:26]

en courant.

[01:07:27]

La chasse à l'homme se termine le soir du

[01:07:29]

12 avril lorsque des policiers le remarquent

[01:07:31]

à pied, en train de marcher à moins

[01:07:34]

de deux kilomètres de chez lui.

[01:07:36]

Il est armé, mais il ne résiste pas

[01:07:38]

à son arrestation.

[01:07:40]

Pendant près de deux heures, il reste assis

[01:07:41]

dans la salle d'interrogatoire sans dire

[01:07:43]

le traître Mo. Les enquêteurs tentent

[01:07:45]

tout ce qu'ils peuvent pour le faire

[01:07:47]

parler sans succès.

[01:07:49]

Puis, sur le point de l'aménagement

[01:07:50]

et de sa célune, il décide de tout

[01:07:53]

confesser.

[01:07:54]

Il se met à parler de vampirisme,

[01:07:56]

de cannibalisme et des voix

[01:07:58]

qu'il entend. Il affirme que les voix

[01:08:00]

sont apparues en décembre dernier.

[01:08:03]

Ces voix qu'il croit

[01:08:04]

venir du diable lui ont dit

[01:08:06]

qu'il devait manger de la chair humaine

[01:08:08]

et boire du sang, sinon il allait

[01:08:10]

mourir. Au début, les voix étaient

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occasionnelles et presque indissibles,

[01:08:14]

mais en avril, elles étaient

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présentes à temps plein et plus fortes

[01:08:18]

que jamais. Après le meurtre de Terry Green,

[01:08:20]

les voix lui ont donné une date limite

[01:08:22]

pour la prochaine victime.

[01:08:24]

Mark a réglé sa montre pour savoir

[01:08:26]

quand manger avant la fin

[01:08:28]

du temps est parti.

[01:08:30]

Au bout de quelques jours, une voix

[01:08:32]

lui a dit qu'il devait manger à une humaine

[01:08:33]

dans les sept prochaines heures.

[01:08:36]

Alors, il est sorti aéré dans les rues

[01:08:37]

à la recherche d'une victime. À chaque personne

[01:08:40]

qu'il croise, Mark demande à

[01:08:42]

ses voix. Et lui, je peux le manger?

[01:08:44]

Et elle?

[01:08:46]

Mais les voix ne lui répondent

[01:08:47]

jamais. Ils manquaient de courage,

[01:08:49]

mais selon ses dires,

[01:08:51]

c'était eux ou lui.

[01:08:54]

Lorsqu'arrive le temps de parler

[01:08:55]

du meurtre de Freddie Brown, les enquêteurs

[01:08:57]

lui demandent pourquoi il a démembré le corps

[01:08:59]

et Mark répond qu'il souhaitait préserver

[01:09:01]

et congeler le cadavre

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pour éviter de devoir tuer à nouveau la

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prochaine fois que les voix lui demandaient

[01:09:07]

de boire du sang ou de manger

[01:09:09]

de la chair humaine.

[01:09:11]

La police refuse de croire à son histoire.

[01:09:13]

Ils ont l'impression qu'il invente tout au fur

[01:09:15]

et à mesure. Même s'il veut donner

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l'impression qu'elle les voit le contrôler

[01:09:19]

de son propre aveu, il choisissait

[01:09:21]

seul ses victimes.

[01:09:23]

Sa confession dure une heure entière et

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tout le long il sourit, il fait des blagues

[01:09:27]

de cannibalisme, il éclate de rire à de

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nombreuses reprises. À un moment,

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il attrape la cuisse de l'enquêteur et demande

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s'il peut en avoir une bouchée.

[01:09:36]

Non, merci.

[01:09:39]

À aucun moment,

[01:09:40]

il ne démontre

[01:09:41]

le moindre remords.

[01:09:42]

Soit le choix du chef.

[01:09:46]

Cuisse ou foitrine?

[01:09:48]

Même si la police

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tente de ne rien divulguer sur l'affaire,

[01:09:51]

le simple mot cannibale suffit à déclencher

[01:09:53]

la frénésie journalistique et Mark

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fait les gros titres. La presse le

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surnomme le vampire du Kansas.

[01:09:59]

Il a eu ce qu'il voulait. Il est

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célèbre, du moins pour l'instant.

[01:10:03]

À la lecture de l'acte d'accusation

[01:10:05]

de meurtre, Mark Sappington plaît

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de non-coupable. Sa caution est fixée à

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3 millions de dollars. L'érouage de la

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justice roule si lentement que le procès

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ne débute que trois ans et demi plus

[01:10:14]

tard, en septembre 2002.

[01:10:17]

La première question est si

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Mark est apte à subir son procès.

[01:10:20]

Il est évalué une première fois, puis

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le procès est repoussé à janvier

[01:10:24]

2003. Mais la défense demande

[01:10:26]

une seconde évaluation parce qu'il est

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de nouveau en crise psychotique.

[01:10:31]

Les psychiatres confirment ses

[01:10:32]

hallucinations et sa schizophrénie.

[01:10:34]

Il n'est pas apte à assister

[01:10:37]

sa défense, alors il est envoyé en

[01:10:39]

institution pour subir les traitements.

[01:10:41]

Au bout de quatre mois, les psychiatres

[01:10:43]

déclarent que maintenant qu'il est

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médicamenté, il est prêt à subir son

[01:10:47]

procès. Une nouvelle date est annoncée

[01:10:49]

en juillet.

[01:10:51]

C'est alors que c'est le retour des

[01:10:53]

hallucinations pour Mark.

[01:10:55]

C'est qu'il avait compris comment

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manipuler le système. À chaque fois que

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le procès approchait, il arrêtait de prendre

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ses médicaments. Il a fait ça

[01:11:02]

11 fois de suite avant que la cour

[01:11:05]

décide de le médicamenter à cause

[01:11:07]

des dangers qu'il représentait.

[01:11:09]

C'est finalement le

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19 juillet 2004 que le procès

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débute en fin. Si vous

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permettez, je sauterai directement

[01:11:17]

aux conclusions du procès,

[01:11:19]

mais je noterai quand même que le seul

[01:11:20]

qui semble avoir du plaisir dans la salle de cours

[01:11:23]

est Mark Sappington.

[01:11:27]

Il sourit et les procédures

[01:11:29]

l'amusent. À aucun moment il ne démontre

[01:11:30]

le moindre remords. Les psychiatres

[01:11:33]

confirment sa schizophrénie,

[01:11:35]

mais il est impossible de savoir

[01:11:36]

s'il était en crise au moment des meurtres.

[01:11:39]

Cela dit, il arrive tout de même à

[01:11:40]

s'ésimer à démontrer qu'il était

[01:11:42]

tout à fait conscient de ses actes.

[01:11:44]

Il comprenait la différence entre le bien

[01:11:46]

et le mal, malade ou non.

[01:11:49]

Le jury prend une heure seulement

[01:11:51]

pour délibérer avant de revenir avec

[01:11:52]

un verdict de culpabilité aux chefs

[01:11:54]

d'accusation pour meurtres et tentatives

[01:11:57]

d'enlèvement. À ces mots,

[01:11:59]

Mark ne réagit pas,

[01:12:00]

il ne dit rien et ne montre aucune

[01:12:02]

émotion. Mark Sappington,

[01:12:05]

alias le vent perdu

[01:12:06]

de Kansas, ne sortira

[01:12:08]

jamais de prison.

[01:12:11]

Merci. Heureusement.

[01:12:17]

Si j'ai choisi ce soir-là,

[01:12:19]

c'est que... T'es un petit peu plus long,

[01:12:20]

je m'excuse. T'es un fan de B.C.P.

[01:12:23]

Mais oui,

[01:12:24]

il y a du cannibalisme,

[01:12:27]

il y a du sang en masse.

[01:12:28]

C'est bien divertissant, mais il y a une question

[01:12:30]

qui a eu ma curiosité

[01:12:32]

dès le début, mais j'aimerais ça vous entendre là-dessus.

[01:12:35]

À chaque

[01:12:36]

événement que je fais,

[01:12:38]

à chaque entrevue,

[01:12:40]

il y a tout le temps la même question

[01:12:42]

qui revient. Est-ce que vous n'avez pas peur

[01:12:44]

d'inspirer des gens?

[01:12:46]

Est-ce que vous n'avez pas peur qu'à force

[01:12:48]

d'écouter des affaires criminelles,

[01:12:50]

vous allez vous mettre à assassiner vos proches?

[01:12:54]

Je dis tout le temps à quel point

[01:12:56]

je dis tout le temps à quel point

[01:12:58]

je trouve que ça n'a pas de bon sens,

[01:12:59]

que c'est pas l'histoire qui va créer le tueur,

[01:13:01]

c'est pas le film ou le jeu vidéo

[01:13:02]

qui va créer le meurtrier,

[01:13:04]

mais là on a une histoire d'un gars

[01:13:07]

qui a vu Jeffrey Dahmer

[01:13:09]

et a dit « je veux faire pareil ».

[01:13:10]

J'ai une profonde envie d'aller danker.

[01:13:13]

Je suis comme curieux.

[01:13:14]

Je serais curieux.

[01:13:18]

Pour être honnête,

[01:13:19]

ça fait tout l'inverse.

[01:13:20]

Ça me met en état de vigilance.

[01:13:24]

Peut-être juste parce que je suis une femme.

[01:13:27]

Mais de plus en plus que j'en écoute,

[01:13:29]

de plus en plus que j'en fais,

[01:13:31]

j'ai plus en plus de misère

[01:13:32]

à aller promener mon chien ce soir.

[01:13:35]

Je pense que moi,

[01:13:36]

c'est vraiment l'inverse.

[01:13:37]

Je n'ai pas envie de tuer.

[01:13:39]

Mais je me dis, il est défoqué,

[01:13:41]

il en a, ça peut être ton voisin,

[01:13:44]

ça peut être n'importe où.

[01:13:46]

Je me méfie.

[01:13:48]

Je suis tout le temps à sa gâchette.

[01:13:50]

Ça rapploudissement,

[01:13:51]

qui a envie de tuer dans la salle?

[01:13:54]

Bonne réponse, gang.

[01:13:56]

Je suis fier de vous, merci.

[01:13:57]

D'ailleurs, ça m'amène à un autre point

[01:13:59]

que la salle,

[01:14:01]

il y a beaucoup, beaucoup de femmes.

[01:14:03]

Je pense que les femmes, ça a l'air

[01:14:04]

qu'elles sont plus attirées par le true crime

[01:14:06]

et que ça les met en état de vigilance.

[01:14:09]

Je ne suis pas la seule que j'ai entendu dire.

[01:14:11]

Tu perds vigilance, tu perds.

[01:14:13]

Si j'habitais dans le bois

[01:14:15]

et que je savais qu'il y avait des ours noirs

[01:14:17]

sur le terrain,

[01:14:18]

je m'informerais sur les ours noirs.

[01:14:20]

Je pense que si vous vous sentez

[01:14:23]

potentielle victime,

[01:14:25]

ce n'est pas une mauvaise chose

[01:14:26]

d'essayer de le prévenir

[01:14:28]

et d'informer pour le voir arriver.

[01:14:32]

Mais tu vois, honnêtement,

[01:14:34]

dans les histoires qu'on raconte souvent,

[01:14:37]

il y a beaucoup d'hommes aussi victimes.

[01:14:39]

Honnêtement, craignez aussi.

[01:14:41]

On craint, on a un bon message.

[01:14:44]

C'est tout ce que j'ai à dire.

[01:14:46]

Mais,

[01:14:47]

bref, moi,

[01:14:48]

ça m'a juste rendu paranoïaque.

[01:14:50]

Rien de bon là-dedans.

[01:14:52]

On se fait du mal.

[01:14:53]

Pourquoi on s'invite?

[01:14:55]

On est sale au bain-raide.

[01:14:57]

Mais moi, je dirais oui, l'hyper-vigilance

[01:14:59]

est certain, mais si ça tombe dans la mauvaise oreille,

[01:15:01]

c'est sûr que ça peut inspirer quelqu'un à faire

[01:15:03]

« Ah, lui, il a fait cette gaffe-là.

[01:15:05]

Moi, je ne le ferai pas. »

[01:15:06]

Tu comprends? C'est un peu cave,

[01:15:08]

mais c'est sûr que pour n'importe quoi,

[01:15:11]

ça peut arriver que des gens s'inspirent,

[01:15:13]

mais je ne pense pas que...

[01:15:14]

Non, non, non!

[01:15:17]

Du monde malade,

[01:15:20]

ils vont s'inspirer

[01:15:21]

de n'importe quoi, n'importe quand.

[01:15:23]

Il y a des prédispositions de santé mentale.

[01:15:25]

Non, c'est ça.

[01:15:26]

On est quand même conçu

[01:15:28]

empathique pour la survie de l'humain,

[01:15:30]

donc ne pas tuer notre prochain.

[01:15:32]

Exactement.

[01:15:33]

Il y a des petits glitchs. C'est sûr que si tu fumes du PCP

[01:15:35]

avec du weed tous les jours,

[01:15:37]

ça va accentuer...

[01:15:39]

Avec du liquide d'embaumement?

[01:15:41]

C'est sûr que c'est le liquide d'embaumement.

[01:15:44]

On a des contacts avec une morgue,

[01:15:45]

on va se renseigner.

[01:15:48]

Mais plus sérieusement,

[01:15:48]

je pense que c'est la drogue.

[01:15:50]

Ça amplifie...

[01:15:52]

Je ne suis pas spécialiste,

[01:15:54]

mais dès que tu es sensible à une maladie,

[01:15:57]

tu as un trouble de santé mentale.

[01:15:58]

Ça peut ouvrir une porte qui ne se referme pas.

[01:16:00]

Ça ouvre les portes.

[01:16:02]

C'est ce qui crée ça.

[01:16:05]

Mais ces gens-là, après ça, ils trouvent une influence

[01:16:06]

ou quelque chose qui va

[01:16:09]

se cautionner.

[01:16:11]

Ça dédouane un peu.

[01:16:13]

On dirait que d'autres personnes l'ont fait.

[01:16:15]

Ça dédouane le geste qu'ils veulent faire.

[01:16:18]

Mais au moins,

[01:16:19]

ils sont arrêtés, ils sont condamnés.

[01:16:21]

Mais pauvre victime quand même.

[01:16:23]

Tantôt quand tu disais...

[01:16:25]

Imagine quand je marche dans la rue le soir,

[01:16:27]

je tombe sur un gars ou une fille

[01:16:29]

qui veut me manger.

[01:16:32]

Qui a un besoin

[01:16:34]

de se nourrir

[01:16:35]

par un appel.

[01:16:36]

Un petit snack.

[01:16:38]

Ça donne des idées.

[01:16:40]

Je suis plus qu'un petit snack.

[01:16:41]

Ça donne une grosse collation.

[01:16:45]

Une petite cuisse.

[01:16:47]

Un petit jarré.

[01:16:50]

Tu sens les bonnes idées de Merch.

[01:16:53]

Des bijoux.

[01:16:54]

Une grosse collation.

[01:16:56]

Le jarré de Seb

[01:16:58]

en Merch.

[01:17:00]

Une photo de mon jarré,

[01:17:01]

je vais te faire une photo bientôt.

[01:17:03]

Tu veux tu signer ton mollet?

[01:17:06]

Juste le gauche.

[01:17:08]

Plus sérieusement, c'est troublant quand même.

[01:17:12]

On est à l'abri

[01:17:14]

nulle part.

[01:17:15]

Mais ça pour vrai,

[01:17:16]

à chaque jour que je sors de chez moi,

[01:17:18]

je me dis, ça peut être la fin.

[01:17:21]

C'est hyper vigilant un peu.

[01:17:22]

Mais c'est vrai.

[01:17:24]

Tu as l'air choqué.

[01:17:26]

Individu.

[01:17:28]

Pourquoi ça te choque?

[01:17:29]

Je trouve que c'est la bonne façon

[01:17:31]

de voir les choses.

[01:17:32]

Pas parce qu'il faut avoir peur.

[01:17:35]

Pas parce qu'il faut avoir peur.

[01:17:37]

De se rappeler qu'on est mortels,

[01:17:40]

tu vas profiter un petit peu plus

[01:17:41]

du temps qu'il te reste.

[01:17:42]

Tu vas pas repousser le souper

[01:17:43]

chez ta famille qui arrive ce week-end.

[01:17:45]

Ça se veut que ce soit le dernier.

[01:17:49]

Je suis d'accord à fond.

[01:17:51]

Faut pas devenir parano par exemple.

[01:17:53]

Faut pas s'empêcher de vivre.

[01:17:55]

Carmédienne.

[01:17:57]

Carpédienne.

[01:17:58]

Carpédienne, mon Dieu.

[01:18:00]

J'ai voulu faire mon cauchet de vie.

[01:18:02]

Ça n'a pas marché.

[01:18:06]

Bon, passons.

[01:18:07]

La prochaine histoire.

[01:18:08]

C'est-tu moi?

[01:18:09]

C'est à ton tour.

[01:18:11]

Avez-vous encore de l'énergie?

[01:18:14]

J'entends rien qu'ils disent.

[01:18:18]

Avez-vous remarqué

[01:18:18]

la différence entre les gars

[01:18:20]

et les filles en 2024?

[01:18:23]

Moi, je me demandais

[01:18:24]

juste s'il y avait des gens

[01:18:25]

qui avaient vraiment envie de faire pipi

[01:18:27]

ou quoi.

[01:18:28]

Il reste juste moi et Emile.

[01:18:32]

Oui, bien calculé.

[01:18:34]

Il n'y a personne d'autre ici.

[01:18:36]

J'ai un petit génie.

[01:18:37]

Je me lance.

[01:18:39]

Après, on ira faire pipi.

[01:18:42]

Mon histoire vient de Sacha.

[01:18:44]

Sacha.

[01:18:47]

Sacha dans la salle.

[01:18:50]

On ne sait pas si c'est une ou deux.

[01:18:52]

Ça peut être pour les deux.

[01:18:54]

C'est ça.

[01:18:56]

Je me lance.

[01:18:57]

Mon histoire, ça déroule le soir de l'Halloween.

[01:19:00]

Thématique.

[01:19:01]

Le 31 octobre 2020.

[01:19:04]

On n'aime pas ça.

[01:19:06]

Lorsque j'habitais

[01:19:08]

proche du Vieux-Québec, j'avais l'habitude

[01:19:09]

de prendre des marches.

[01:19:11]

J'empruntais toujours le même trajet.

[01:19:13]

Je le savais toujours à la lettre.

[01:19:15]

Puis, je me promenais surtout le soir.

[01:19:18]

Sans trop savoir pourquoi,

[01:19:19]

ce chemin, c'est lui qui m'appelait.

[01:19:23]

Ce fameux soir d'Halloween,

[01:19:25]

j'étais encore avec ma coloc

[01:19:26]

et nous avons décidé de faire une sortie

[01:19:28]

durant la soirée.

[01:19:30]

Mais là, je tiens à dire, qu'est-ce que t'allais dire?

[01:19:32]

C'est-tu la soirée du sabre?

[01:19:35]

Il est.

[01:19:37]

Dans le Vieux-Québec?

[01:19:38]

Est-ce qu'il y a des gens

[01:19:40]

qui viennent de Québec?

[01:19:42]

Ouais, comme glaceux.

[01:19:44]

C'est vrai.

[01:19:47]

Cette soirée-là,

[01:19:48]

il faut dire que moi et Joannie,

[01:19:50]

on était aux premières loges.

[01:19:52]

Moi, j'habite sur Grande Allée.

[01:19:55]

c'est la soirée du gars

[01:19:57]

qui s'est déguisé en samouraï.

[01:20:00]

Joannie, OK,

[01:20:01]

on avait le droit.

[01:20:02]

On a fait un party, beer pong, on s'est déguisé.

[01:20:05]

Puis, elle habitait

[01:20:07]

dans mon logement, dans le sous-sol.

[01:20:09]

Légit, on habitait dans la même maison.

[01:20:11]

Parce que la police en aurait pu venir.

[01:20:14]

On faisait du beer pong,

[01:20:15]

puis là, les polices passaient.

[01:20:17]

Puis là, ça n'arrêtait plus.

[01:20:18]

Puis on avait peur, puis on disait

[01:20:19]

qu'ils sont allés poigner du monde,

[01:20:21]

qu'ils font des parties d'Halloween.

[01:20:23]

On était sûrs que c'était ça.

[01:20:24]

On avait pas le droit d'avoir des gens chez nous.

[01:20:27]

Puis nous, s'il arrive, on est corrects,

[01:20:29]

parce qu'on habite à la même adresse.

[01:20:32]

Là, on se pensait bien haut,

[01:20:34]

mais ça devienne que ce n'était pas

[01:20:35]

vraiment ça, le dossier.

[01:20:38]

Je poursuis l'histoire de la fille.

[01:20:40]

Nous souhaitions profiter de la belle soirée

[01:20:42]

et de la température, puis

[01:20:44]

c'était une soirée plutôt douce pour la saison.

[01:20:47]

Plutôt ce soir-là,

[01:20:48]

pour niaiser les passants,

[01:20:50]

on s'amusait à récréer le son d'alarme

[01:20:52]

du film La Purge.

[01:20:57]

On se croyait bien drôle.

[01:20:59]

T'sais, faire peur aux gens,

[01:21:01]

surtout le soir de l'Halloween.

[01:21:03]

Mais t'sais, je ne les plains pas.

[01:21:05]

Tu peux pas le savoir,

[01:21:07]

c'est Halloween 2020.

[01:21:08]

Il n'y a pas un petit enfant dans les rues

[01:21:11]

parce qu'on n'avait pas le droit de passer l'Halloween.

[01:21:13]

C'était la Covid.

[01:21:14]

Après huit heures, c'était interdit de sortir.

[01:21:16]

C'était interdit.

[01:21:18]

Je me souviens, je ne donnais pas de bonbons.

[01:21:20]

Tu n'avais pas le droit.

[01:21:22]

Il n'y avait rien.

[01:21:23]

La police était partout.

[01:21:25]

Ils patrouillaient pour être sûrs

[01:21:26]

qu'on ne passait pas l'Halloween.

[01:21:27]

Je me sens que Montréal avait annulé l'Halloween.

[01:21:30]

C'est annulé.

[01:21:32]

Il y avait de la pluie aussi.

[01:21:34]

Il mouillait.

[01:21:36]

Mais il ne faisait pas beau, en tout cas.

[01:21:38]

Moi, ça me fait juste me faire penser à The Office.

[01:21:41]

Je vais annuler Noël!

[01:21:43]

Noël est annulé!

[01:21:44]

Tu ne peux pas annuler une fête.

[01:21:46]

Continue, puis j'annule le jour de l'1!

[01:21:51]

Mais là...

[01:21:52]

Je l'ai écouté 128 fois les 9 saisons.

[01:21:54]

Moi, ça suffit.

[01:21:55]

Moi aussi, c'est assuré.

[01:21:57]

Mais là, pour de vrai, l'Halloween était annulé.

[01:22:00]

Mais moi et Castillo,

[01:22:01]

on faisait du beer pong.

[01:22:03]

Puis là, plus tard dans la soirée,

[01:22:06]

alors que nous nous apprêtions à sortir,

[01:22:08]

une migraine nous frappe.

[01:22:10]

Pas moi et Castillo.

[01:22:11]

La fille et son ami. Sacha et son ami.

[01:22:14]

Toutes les deux en même temps.

[01:22:15]

C'était tellement intense que nous avions décidé

[01:22:17]

d'aller nous coucher.

[01:22:19]

Je me couche, donc, et avant de m'endormir,

[01:22:21]

je consulte mon Facebook.

[01:22:23]

Je m'assoupis un peu et je me réveille

[01:22:25]

quelques minutes plus tard.

[01:22:27]

Environ 15 minutes.

[01:22:28]

Plusieurs notifications apparaissent sur mon téléphone.

[01:22:31]

Il se passe quelque chose dans le Vieux-Québec.

[01:22:33]

Au début, c'est assez flou.

[01:22:35]

Personne ne semble savoir ce qui se passe exactement.

[01:22:38]

Puis ça devient plus clair.

[01:22:40]

Il y a un tueur qui rôde.

[01:22:42]

Puis ça, nous,

[01:22:43]

on était vraiment dans

[01:22:44]

la section où ça brassait.

[01:22:47]

Fait qu'ils ont envoyé une

[01:22:50]

alerte d'urgence,

[01:22:51]

comme ils font pour les alertes en bas.

[01:22:52]

Ça sonnait sur nos téléphones.

[01:22:54]

Il était comme, restez cachés chez vous,

[01:22:55]

fermez les portes, barrez les portes, vous n'avez plus le droit de sortir.

[01:22:58]

Fait que là, on était comme, mais qu'est-ce qui se passe?

[01:23:00]

Fait que je me souviens, on était comme,

[01:23:02]

fuck! C'est pas tant!

[01:23:03]

On pensait qu'ils démantelaient des

[01:23:05]

parties d'Halloween. Oui, oui!

[01:23:07]

Là, on a su qu'il se passait quelque chose.

[01:23:09]

Ça n'était pas minuit, il était pas minuit.

[01:23:12]

On commençait un petit pas à chier dans le culotte.

[01:23:14]

Je barrais les portes. Puis on avait fermé les stores.

[01:23:16]

Oui, on s'était rendu là.

[01:23:18]

Mais pas plus.

[01:23:20]

Je sais que ma migraine

[01:23:21]

aurait pris force à ce moment-là.

[01:23:23]

Et je pars connaissance où je m'endors.

[01:23:25]

Je sais plus trop.

[01:23:26]

Pour réouvrir mes yeux pile au moment où le tueur

[01:23:29]

s'est fait arrêter, j'ai peu dormi

[01:23:30]

cette nuit-là. Je me sentais pas bien.

[01:23:33]

Le lendemain, en soirée, j'ai décidé

[01:23:34]

de regarder les nouvelles à la télé.

[01:23:36]

Il y a quelque chose qui me dit de regarder ce qui se passe.

[01:23:39]

C'est là qu'on me montre le parcours

[01:23:41]

du tueur. Je fige.

[01:23:42]

C'est là que tout se bouscule dans ma tête.

[01:23:45]

Ce chemin, ce chemin-là, je le connais.

[01:23:47]

Je le connais trop bien.

[01:23:49]

C'est exactement le parcours que je faisais

[01:23:51]

à mes marges dans le lieu Québec.

[01:23:53]

Puis je repense à la veille,

[01:23:54]

à cette migraine pis le timing.

[01:23:58]

S'il y avait pas eu lieu,

[01:24:00]

cette migraine-là,

[01:24:01]

je serais sortie

[01:24:03]

pis dans les heures pile où la tuerie

[01:24:04]

avait eu lieu.

[01:24:06]

Avec du recul,

[01:24:08]

je suis encore persuadée que quelque chose

[01:24:10]

m'a protégé de sortir ce soir-là

[01:24:12]

le 31 octobre 2020.

[01:24:15]

Qu'est-ce qui se serait passé

[01:24:16]

si j'étais sortie ce soir-là?

[01:24:18]

On ne le sait pas.

[01:24:22]

Ça me fait chier dans mes chants

[01:24:24]

quand je l'ai dit.

[01:24:28]

Pis honnêtement,

[01:24:30]

moi, je travaillais

[01:24:32]

au Simon dans le lieu Québec.

[01:24:34]

Pis je me souviens là,

[01:24:36]

je fais ce chemin-là.

[01:24:37]

Je vois dîner où est-ce que ça se passe.

[01:24:39]

Je vois les gens. On dirait que ça m'a tellement perturbé

[01:24:42]

ce soir-là.

[01:24:43]

Le lendemain, j'étais là, j'étais allée.

[01:24:45]

Pis il y avait encore

[01:24:47]

je ne sais pas si c'est très joli,

[01:24:49]

mais il y avait encore du sang sur les lattes de bois.

[01:24:51]

C'était vraiment,

[01:24:52]

ça m'a vraiment poigné.

[01:24:54]

On dirait que j'ai vu les gens,

[01:24:57]

les pauvres, le monsieur qui s'est arrivé,

[01:24:59]

qui travaillait au musée. En tout cas,

[01:25:00]

moi, ça m'a vraiment poigné.

[01:25:02]

Je pense beaucoup à ces gens-là,

[01:25:04]

à tous les familles

[01:25:06]

que ça a affecté.

[01:25:08]

J'ai une pensée pour eux.

[01:25:10]

Ça n'a pas de bon sens. Moi, c'est la petite madame

[01:25:11]

qui fumait sa clope.

[01:25:12]

C'était la voisine, ma copine.

[01:25:15]

C'est genre, je veux dire,

[01:25:16]

ça m'a poigné.

[01:25:17]

En tant que témoignage de son chum,

[01:25:19]

moi, ça m'a...

[01:25:20]

Il y en a beaucoup de histoires, par contre,

[01:25:25]

comme ça, de gens qui disent

[01:25:26]

ah, j'ai survécu à tel truc

[01:25:28]

parce que j'ai eu une intuition,

[01:25:30]

j'ai eu un feeling. Ça vous est-il déjà arrivé, vous?

[01:25:33]

Peut-être pas nécessairement

[01:25:34]

de mourir une catastrophe.

[01:25:34]

J'ai été chanceux, je pense.

[01:25:37]

Le Titanic.

[01:25:40]

T'étais pas dans le Titanic.

[01:25:42]

J'ai pas pris le bateau.

[01:25:43]

Moi, je me souviens.

[01:25:45]

Ça, c'est une échoquine.

[01:25:47]

Moi, j'étais

[01:25:48]

au primaire avec une fille

[01:25:49]

qui avait dit mon oncle travaille

[01:25:51]

dans le World Trade Center.

[01:25:54]

Le jour du 11 septembre,

[01:25:55]

il a été malade, il n'est pas allé travailler.

[01:25:58]

Il y en a une couple de cas comme ça

[01:25:59]

qui ont été...

[01:26:01]

Ça, ça m'a marqué.

[01:26:03]

Je me souviens, j'étais jeune.

[01:26:05]

Elle avait dit ça le lendemain.

[01:26:06]

J'étais comme...

[01:26:07]

On ne savait même pas trop ce qui se passait.

[01:26:09]

J'étais super jeune.

[01:26:11]

Mais ça m'a marquée maintenant avec du recul.

[01:26:13]

Je suis comme, oh, shit, pareil le timing.

[01:26:16]

On croit aux anges gardiens dans ce temps-là.

[01:26:18]

C'est fou.

[01:26:19]

Il faut suivre son instant, puis au pire, on se trompe.

[01:26:22]

Et suivre son destin.

[01:26:24]

Suivre votre instant,

[01:26:26]

au pire, on se trompe.

[01:26:27]

Ça sonne comme une marque de...

[01:26:28]

C'est ma prochaine leuche avec le podcast.

[01:26:32]

Mais tant mieux pour elle.

[01:26:33]

Mais tant mieux pour elle, tabarnak.

[01:26:35]

Non, n'entendez pas, lui.

[01:26:36]

Mais tu sais, quand elle veut, tu vas sortir un album.

[01:26:38]

Non, mais dans la vie, il y a des timings.

[01:26:40]

C'est juste ça que je veux dire.

[01:26:42]

Mais pourquoi les personnes...

[01:26:44]

Il n'y a plus une tonne de morts ce soir-là.

[01:26:48]

Mais il y a quand même...

[01:26:49]

Tu sais, pourquoi eux?

[01:26:51]

Je veux dire, ça n'a plus être moi.

[01:26:52]

J'habite à deux kilomètres.

[01:26:55]

Parce que tu jouais au beer punk.

[01:26:57]

Je jouais au beer punk.

[01:26:59]

Je me rappelais, j'avais des textos...

[01:27:01]

Les mauvais choix, des fois.

[01:27:02]

T'es-tu correcte?

[01:27:03]

Qu'est-ce qui se passe? Mon père en Gaspésie.

[01:27:06]

Qu'est-ce qui se passe? As-tu vu les nouvelles?

[01:27:08]

J'étais comme...

[01:27:10]

Il n'y a rien.

[01:27:12]

C'est après qu'on a su ce qui s'est passé.

[01:27:14]

T'étais habillée en Austin Power tout seul.

[01:27:16]

J'avais mon petit fogone, j'étais prête à tout.

[01:27:20]

Mais...

[01:27:20]

Toi, tu t'es déguisée en quoi, à tout?

[01:27:23]

Fear and Loathing in Las Vegas.

[01:27:24]

Peur et dégoût à Las Vegas.

[01:27:26]

Oh yeah, quand même.

[01:27:27]

Quand même, c'était niche.

[01:27:32]

Mais...

[01:27:32]

Call in.

[01:27:34]

Que ça n'aurait plus...

[01:27:34]

Dans le fond, on peut dire ça.

[01:27:36]

Ça n'aurait plus être nous.

[01:27:38]

Ces gens-là, ils étaient situés au hasard.

[01:27:40]

C'étaient des gens qui fumaient leur club d'or.

[01:27:43]

Arrêtez de fumer.

[01:27:45]

Mais le beer, c'est vraiment ça,

[01:27:47]

le couple européen.

[01:27:48]

C'est l'Halloween, tu t'en méfies pas.

[01:27:51]

Du gars déguisé.

[01:27:53]

Moi, je me souviens, le soir même,

[01:27:55]

il y avait eu plein de vidéos

[01:27:57]

que les gens nous avaient envoyées.

[01:27:58]

Tu le voyais, le gars, il se promenait en bas des appartes.

[01:28:00]

Il était juste tout seul.

[01:28:01]

Il traînait son gros sable.

[01:28:03]

Mais c'était pas vrai.

[01:28:06]

Il l'avait associé à lui, mais c'était pas lui.

[01:28:08]

C'est ce que je me souviens.

[01:28:10]

Là, j'étais comme...

[01:28:13]

Mais je me rappelle, je fumais,

[01:28:15]

on fumait où? Direction le chemin.

[01:28:17]

C'est vrai.

[01:28:18]

C'était sur la route, baby.

[01:28:21]

Direction le chemin.

[01:28:23]

On peut s'envoyer...

[01:28:24]

Par chance, c'est pas passé par là.

[01:28:27]

Je trouvais que c'était percutant.

[01:28:31]

Mais...

[01:28:31]

Colline, grosse histoire

[01:28:33]

où nous comptes la soirée pour le spécial Halloween.

[01:28:36]

C'est vraiment...

[01:28:36]

En même temps, c'est un truc

[01:28:39]

qu'on en parle souvent dans les podcasts True Crime.

[01:28:42]

Le côté éthique,

[01:28:43]

il ne faut pas oublier non plus

[01:28:44]

qu'on s'entorche du tueur.

[01:28:46]

C'est les victimes qu'il faut.

[01:28:48]

On se souvient d'eux.

[01:28:51]

Absolument.

[01:28:52]

C'est ça.

[01:28:53]

J'ai rien d'autre à dire, mais pareil.

[01:28:55]

Faut pas glorifier les...

[01:28:58]

Les trous de cul.

[01:28:59]

C'est ça qu'ils veulent.

[01:29:02]

Il voulait du fame.

[01:29:03]

Il sait pas que j'ai parlé de lui.

[01:29:05]

Il vous rappellerait pas de son nom.

[01:29:07]

Je me rappelle juste de Kevin.

[01:29:11]

Kevin et Jason.

[01:29:12]

C'est tout ce que je me rappelle.

[01:29:15]

Kevin, c'est le nom de la soirée.

[01:29:16]

J'allais dire que c'est assez rare

[01:29:18]

des tueurs comme ça

[01:29:21]

qui choisissent la victime au hasard

[01:29:22]

sur leur passage.

[01:29:24]

T'as raison.

[01:29:25]

C'est même historiquement assez rare aussi.

[01:29:29]

C'est sûr que Québec,

[01:29:31]

ça a complètement chéqué

[01:29:32]

la ville aussi à ce moment-là.

[01:29:36]

Parce que t'as raison.

[01:29:37]

Généralement, c'est un peu là-dessus

[01:29:38]

que je me barre.

[01:29:39]

Je me dis tout le temps, je suis pas là-dedans,

[01:29:41]

je suis pas impliqué.

[01:29:42]

C'est vrai que c'est rare

[01:29:44]

qu'il y a des victimes au hasard.

[01:29:45]

Il y en a. Souvent, ils sont ciblés.

[01:29:47]

Mais dans ce cas-ci,

[01:29:48]

c'était vraiment du pur hasard.

[01:29:51]

Je pense que c'est vraiment...

[01:29:54]

Il fallait juste être encore plus choquant.

[01:29:55]

C'est là pourquoi je me mets

[01:29:57]

en état de hypervigilance tout de suite.

[01:30:00]

Oui, tout le temps.

[01:30:01]

Pour vrai, moi, quand je reviens,

[01:30:03]

tu sais, je marche souvent tard le soir.

[01:30:04]

Je suis un homme. Je me compare pas à une femme.

[01:30:07]

Mais malgré ça...

[01:30:08]

Are you really?

[01:30:10]

On s'en reparlera tantôt dans la loge.

[01:30:14]

Mais sinon, moi-même,

[01:30:17]

quand je marche tard le soir,

[01:30:18]

je reste quand même en épuisant.

[01:30:19]

J'essaie de pas vivre avec le sentiment de peur.

[01:30:22]

Mais tu te dis que c'est quand même peut-être la fin.

[01:30:24]

Mais oui!

[01:30:25]

Ça peut être vrai, je peux me faire frapper

[01:30:27]

par un bus, le train que je prends peut avoir

[01:30:29]

une collision.

[01:30:31]

Je me dis tout le temps que ça se peut

[01:30:33]

que je ne revienne jamais dans mon chez-moi.

[01:30:35]

C'est pas juste attirer le trouble.

[01:30:36]

Arrête de penser à ça.

[01:30:38]

C'est vraiment bon, je suis comme ça.

[01:30:40]

Il nous reste une histoire, je pense.

[01:30:41]

Merci, Cap.

[01:30:44]

C'est plaisir.

[01:30:45]

Ben oui, c'est ça.

[01:30:48]

Mon tour de closé.

[01:30:50]

Hello, tout le monde.

[01:30:51]

Je vais regarder par ici aussi.

[01:30:54]

J'ai pas beaucoup à regarder à gauche.

[01:30:55]

Oui, c'est vrai.

[01:30:56]

Il y a des gens à gauche aussi.

[01:31:01]

Oui, dernière petite histoire

[01:31:03]

de mon côté.

[01:31:04]

Je peux marquer ça.

[01:31:06]

Je vais appuyer sur un bouton au hasard.

[01:31:08]

Tu vas tomber sur le Reggae Horn.

[01:31:11]

Mon histoire est celle

[01:31:13]

du Joker du métro

[01:31:15]

de Tokyo.

[01:31:17]

C'est une transition

[01:31:19]

intéressante avec l'histoire

[01:31:20]

que tu viens de nous parler, Catherine,

[01:31:23]

parce que

[01:31:25]

la tienne s'est déroulée le 31 octobre 2020.

[01:31:28]

La mienne s'est déroulée

[01:31:29]

le 31 octobre 2021.

[01:31:31]

Donc, une année suivante.

[01:31:32]

On est dans l'athématique.

[01:31:34]

On sait que le soir de l'Halloween,

[01:31:36]

c'est là qu'il peut se passer plein de choses

[01:31:39]

étranges un petit peu partout.

[01:31:41]

Je t'ai parlé justement

[01:31:42]

de la tuerie de Québec.

[01:31:46]

Dans ce cas-ci,

[01:31:47]

ça a fait quand même quelques victimes.

[01:31:49]

Deux victimes

[01:31:51]

décédées entre autres, puis cinq

[01:31:52]

autres qui ont été blessées.

[01:31:55]

Là, je vous ramène

[01:31:57]

un an plus tard

[01:31:58]

à Tokyo, au Japon,

[01:32:00]

où il y a une histoire quand même assez

[01:32:02]

troublante qui s'est déroulée.

[01:32:05]

On est le soir de l'Halloween.

[01:32:07]

Ce soir-là, dans le métro,

[01:32:09]

c'est bondé,

[01:32:10]

bondé de gens de partout,

[01:32:12]

des gens qui reviennent du travail,

[01:32:13]

des gens qui rentrent chez eux,

[01:32:15]

des gens aussi qui sortent,

[01:32:17]

qui se dirigent dans des soirées d'Halloween

[01:32:19]

ce soir-là.

[01:32:20]

Il est aux environs de 20 heures,

[01:32:22]

puis il y a un certain Kiota Atori,

[01:32:25]

âgé de 24 ans,

[01:32:26]

qui monte à bord du train.

[01:32:28]

C'est un train express de la ligne

[01:32:30]

Keio à Tokyo.

[01:32:33]

Et particularité, lui,

[01:32:34]

pour l'Halloween, il est déguisé en Joker.

[01:32:38]

Comme dans Batman,

[01:32:39]

il est déguisé même plus précisément

[01:32:41]

en un peu plus le vieux Joker.

[01:32:43]

Oui, oui, la vieille génération.

[01:32:45]

La vieille génération, oui,

[01:32:47]

en Mauve et tout ça.

[01:32:49]

Mais ce soir-là, il y a plusieurs

[01:32:50]

personnes qui sont déguisées dans le métro,

[01:32:52]

parce que c'est la soirée de l'Halloween.

[01:32:54]

Donc, pas qu'il passe inaperçu,

[01:32:57]

mais il détonne

[01:32:58]

pas vraiment. Les gens trouvent pas

[01:33:00]

qu'il est weird parce qu'il est déguisé en Joker.

[01:33:02]

Parce que justement, il y a plein d'autres gens

[01:33:03]

qui sont déguisés autour de lui.

[01:33:06]

Donc, les gens portent pas attention

[01:33:08]

plus qu'il faut à Kiota Atori.

[01:33:12]

Mais tranquillement,

[01:33:13]

cet homme-là commence

[01:33:15]

à exhiber des comportements

[01:33:16]

assez étranges.

[01:33:18]

Premièrement, il va asperger

[01:33:20]

d'insecticide le visage

[01:33:22]

d'un homme qui est assis juste

[01:33:24]

à côté de lui.

[01:33:26]

Oui, ça, c'est un petit peu weird.

[01:33:28]

De l'insecticide, je ne sais pas

[01:33:30]

quel était son objectif à ce moment-là.

[01:33:32]

Il y avait beaucoup de moustiques.

[01:33:34]

Puis, par la suite, il se tourne

[01:33:36]

puis il poignarde

[01:33:38]

l'homme en question.

[01:33:40]

Ça escalade vite.

[01:33:41]

Oui, ça escalade très vite.

[01:33:44]

Il va poignarder

[01:33:46]

justement son voisin après

[01:33:48]

lui avoir lancé de l'insecticide

[01:33:51]

dans le visage.

[01:33:53]

C'est un homme qui est âgé

[01:33:54]

d'environ 70 ans.

[01:33:56]

Il poignarde à la poitrine

[01:33:58]

avec un couteau de survie de 30 cm.

[01:34:00]

Donc, quand même,

[01:34:02]

une grosse arme de chasse.

[01:34:06]

Exactement.

[01:34:06]

Il est comme dans le premier rang.

[01:34:08]

Tu veux-tu monter sur scène

[01:34:10]

pour nous le mimer?

[01:34:13]

C'est peut-être pas dit

[01:34:14]

que c'était sa dernière journée.

[01:34:16]

Là, on est dans un métro bondé.

[01:34:18]

On est à 20h à Tokyo.

[01:34:20]

Quand tu poignardes quelqu'un,

[01:34:21]

ça crée des réactions autour de toi.

[01:34:24]

Même si t'es déguisé en Joker.

[01:34:27]

Les gens paniquent

[01:34:28]

à ce moment-là.

[01:34:29]

Ils se demandent ce qui se passe.

[01:34:31]

En même temps, il y a un peu

[01:34:33]

un effet de foule.

[01:34:35]

Quand on est tout le monde ensemble,

[01:34:37]

on dirait des fois que le QI descend.

[01:34:40]

Je vais pas faire d'allusion.

[01:34:42]

C'est l'effet de masse.

[01:34:44]

Je me souviens plus du nom,

[01:34:45]

mais il y a même un terme pour ça.

[01:34:49]

Les gens ne savent pas trop

[01:34:50]

comment réagir.

[01:34:51]

Tu réagirais comment dans le métro

[01:34:53]

si quelqu'un poignarde quelqu'un

[01:34:55]

à côté? Les gens ont peur

[01:34:57]

d'intervenir.

[01:34:59]

Ils ont peur, évidemment, de jouer

[01:35:00]

au héros.

[01:35:03]

Plus on est,

[01:35:04]

plus on se responsabilise.

[01:35:07]

La responsabilité se déverse

[01:35:09]

surtout.

[01:35:12]

Plus tu te décharges,

[01:35:13]

plus il y a de gens, plus tu vas

[01:35:14]

te décharger, tu vas dire que c'est

[01:35:15]

pas moi qui vais y aller.

[01:35:17]

Il y en a un, par contre,

[01:35:18]

dans le tour, qui va faire ouf,

[01:35:20]

mais ça le prend.

[01:35:22]

T'es dans un métro bondé de gens.

[01:35:24]

Il y a une seule personne avec un couteau à gagne.

[01:35:27]

On est capable de le maîtriser

[01:35:28]

ou de faire quelque chose, mais il se passe rien.

[01:35:30]

Le métro, il roule.

[01:35:32]

Il continue.

[01:35:35]

C'est particulier.

[01:35:36]

Tu sens un peu comme dans un film

[01:35:38]

de Steven Seagal.

[01:35:40]

Ça avance.

[01:35:42]

Donc, il n'y a pas de...

[01:35:45]

Tu peux pas sortir de la porte.

[01:35:47]

Il y a certaines mesures

[01:35:48]

dans le métro de sécurité,

[01:35:50]

mais il n'y a pas un garde tout de suite

[01:35:52]

qui peut intervenir.

[01:35:53]

T'es dans un tube qui avance.

[01:35:55]

Tu peux pas vraiment sortir non plus.

[01:35:58]

À partir de ce moment-là, les gens vont fuir.

[01:36:00]

Ils vont même traverser

[01:36:01]

par les petites portes qu'on prend jamais,

[01:36:03]

qui peuvent t'amener

[01:36:04]

dans d'autres zones du métro.

[01:36:08]

Mais lui, à Tori, il se déplace.

[01:36:09]

Il change de wagon.

[01:36:11]

Et là, pendant qu'il se déplace,

[01:36:13]

il va répandre du liquide inflammable,

[01:36:16]

donc de l'essence,

[01:36:17]

sur le sol du métro,

[01:36:20]

sur les sièges aussi.

[01:36:22]

Imaginez-vous donc

[01:36:23]

qu'il va foutre le feu

[01:36:25]

dans le wagon.

[01:36:26]

Imaginez-vous être

[01:36:29]

dans un tube qui roule.

[01:36:31]

Il y a quelqu'un qui met le feu.

[01:36:34]

J'en parle avec le sourire

[01:36:35]

parce que je trouve ça surréaliste.

[01:36:36]

C'est pas parce que je trouve ça drôle.

[01:36:38]

Mais vraiment, il y a

[01:36:42]

carrément un climat

[01:36:43]

de panique incroyable

[01:36:45]

qui est semé

[01:36:46]

dans tout le métro.

[01:36:48]

À partir de ce moment-là,

[01:36:50]

les passagers vont tirer

[01:36:51]

la poignée d'urgence, évidemment.

[01:36:55]

Là, vraiment,

[01:36:57]

les autorités vont être

[01:36:59]

à viser qu'il se passe quelque chose

[01:37:01]

dans le métro. Mais qu'est-ce que tu fais

[01:37:03]

dans ce temps-là? C'est pas évident.

[01:37:04]

Le métro est en marche.

[01:37:06]

Et là, tranquillement, le train approche

[01:37:08]

de la prochaine station,

[01:37:09]

qui est la station de Coco Rio

[01:37:12]

à ce moment-là.

[01:37:13]

Et c'est là qu'il y a des passagers

[01:37:15]

qui tirent la poignée d'urgence.

[01:37:17]

Et là, le train s'arrête

[01:37:19]

à environ 2-3 m de sa position normale

[01:37:23]

en gare.

[01:37:24]

C'est tellement paniqué

[01:37:26]

que le métro s'arrête

[01:37:29]

là où les portes ouvrent pas.

[01:37:31]

Vous me suivez? Oui, oui, oui.

[01:37:31]

C'est un métro où il y a des grandes

[01:37:35]

palissades.

[01:37:35]

Un système mécanique. Oui.

[01:37:37]

Pour les vices, c'est ça. Oui, oui, pour anti-ficile.

[01:37:40]

Donc, tu peux pas

[01:37:42]

sauter sur les rails

[01:37:44]

de métro. Donc, en même temps,

[01:37:46]

si le métro arrive avant,

[01:37:48]

les portes qu'il ouvre sont devant

[01:37:51]

le genre de

[01:37:52]

palissades de sécurité.

[01:37:53]

Donc, là, ça commence à sortir

[01:37:55]

par les fenêtres. Les gens vont casser

[01:37:57]

les fenêtres du métro.

[01:37:58]

Et là, il y a le feu qui est poigné dans le wagon.

[01:38:02]

Imaginez-vous

[01:38:04]

la panique.

[01:38:06]

Et j'ai une vidéo,

[01:38:07]

en fait. C'est ça qui est hallucinant.

[01:38:10]

Je suis le seul,

[01:38:11]

je me rends compte que je suis le seul ce soir

[01:38:13]

qui fait honneur à notre écran de 200 pieds

[01:38:14]

derrière.

[01:38:18]

Je vais en profiter

[01:38:19]

pour projeter une magnifique

[01:38:21]

image pixelisée, capturée

[01:38:22]

de YouTube. Mais...

[01:38:24]

J'ai peur. Je vous montre

[01:38:27]

quelque chose. Mais je suis pas prête.

[01:38:29]

Vous allez voir, c'est...

[01:38:32]

Je fais ça live,

[01:38:33]

les amis. C'est le sexte. 2021,

[01:38:35]

on a des masques.

[01:38:37]

On est en 2021.

[01:38:38]

Mais on a tout le temps des masques. Vous saisissez,

[01:38:40]

la vidéo roule pas encore, j'aurais pas besoin de la jouer.

[01:38:43]

Vous comprenez que

[01:38:44]

ça va brasser là-dedans.

[01:38:47]

Donc, on

[01:38:48]

se lance une image

[01:38:50]

au mille mots. Les masques sont connues aussi.

[01:39:05]

Regardez

[01:39:05]

quand même qu'est-ce qui se passe au bout là-bas.

[01:39:14]

Regardez ça, c'est le feu.

[01:39:17]

Le feu s'en vient.

[01:39:19]

Il y a un autre plein de sang.

[01:39:22]

Je sais pas si c'était du feu.

[01:39:26]

Ça s'accrochait en feu, vite.

[01:39:30]

Le gars qui filme,

[01:39:31]

est-il complice?

[01:39:33]

Fait en bas.

[01:39:41]

C'est des gens au sol?

[01:39:43]

Oui, oui.

[01:39:46]

Les effets personnels

[01:39:47]

aussi que les gens ont abandonné.

[01:39:50]

Un soulier, il y a toujours des souliers.

[01:39:53]

C'est ça le plus terrifiant,

[01:39:58]

c'est que tu peux pas t'en aller.

[01:40:00]

T'es pris au piège.

[01:40:03]

Évidemment, il y en a qui filment

[01:40:05]

parce que tu sais, c'est pourquoi pas se faire

[01:40:06]

de la TikTok fame

[01:40:09]

pendant

[01:40:10]

qu'un meurtrier est dans le métro.

[01:40:13]

Vous voyez, les gens

[01:40:14]

commencent à sortir par les fenêtres.

[01:40:17]

On voit le mur.

[01:40:19]

Il y en a qui ont l'air

[01:40:20]

de calme.

[01:40:22]

Les policiers sont tranquillous.

[01:40:25]

Ils marchent.

[01:40:26]

Ils savent pas trop.

[01:40:29]

Ils marchent quand même.

[01:40:31]

À ce bout-là, en audio,

[01:40:32]

ça va être écoeur.

[01:40:37]

Je pense qu'ils savent pas

[01:40:39]

à quel point

[01:40:41]

la palette est plie.

[01:40:43]

Ils ont pas vu.

[01:40:44]

J'ai l'impression que...

[01:40:46]

En même temps, on leur demande de pas paniquer.

[01:40:49]

Les gens vont commencer

[01:40:50]

à filmer au travers des fenêtres.

[01:40:53]

Ils vont le capturer.

[01:40:55]

Vous allez voir.

[01:40:57]

Le voilà.

[01:40:59]

Ce qui me fait drôle,

[01:41:00]

c'est qu'il est assis tellement tranquille

[01:41:02]

avec sa clope.

[01:41:03]

Ça, c'est-tu après?

[01:41:05]

Il est dans le métro.

[01:41:07]

C'est pendant que vous voyez...

[01:41:09]

Mais voyons donc.

[01:41:11]

Mais voyons donc.

[01:41:12]

Il fume sa clope et tout.

[01:41:14]

J'ai pas eu le temps de vérifier

[01:41:16]

à savoir si c'est permis

[01:41:19]

de fumer dans le métro.

[01:41:20]

J'avais d'autres choses à analyser.

[01:41:24]

Il a tellement l'air relax.

[01:41:26]

Mais oui, il a l'air relax.

[01:41:28]

Mais ce qui est arrivé,

[01:41:30]

il était très relax

[01:41:31]

parce que c'était un peu son but.

[01:41:34]

Je pense qu'il aurait espéré.

[01:41:37]

Malgré tout,

[01:41:39]

malgré tout ce qu'on a vu,

[01:41:41]

il n'y a pas eu de...

[01:41:42]

À part quelqu'un de poignardé

[01:41:43]

qui a eu de l'insecticide dans le visage.

[01:41:46]

Il n'y a pas eu de mort

[01:41:47]

dans cette attaque-là.

[01:41:49]

Il y a eu beaucoup de gens.

[01:41:50]

Il y a eu des blessés.

[01:41:51]

Il y a eu beaucoup de gens traumatisés.

[01:41:54]

Mais il n'y a pas eu de victime

[01:41:56]

en tant que tel.

[01:41:57]

Mais lui, ce qu'il voulait,

[01:41:59]

c'est vraiment de se faire arrêter

[01:42:02]

par les autorités.

[01:42:03]

C'est ça qu'il cherchait.

[01:42:04]

Vous allez voir, je vais parler un petit peu

[01:42:05]

de son profil psychologique.

[01:42:08]

Mais une fois que tout ça est arrivé,

[01:42:10]

vous avez vu, les gens sont sortis par les fenêtres.

[01:42:13]

Par la suite, ils l'ont arrêté tout.

[01:42:15]

Il était assis tout bonnement comme ça

[01:42:17]

avec sa clope.

[01:42:18]

Puis ils l'ont arrêté comme ça.

[01:42:20]

Donc il attendait que les policiers se pointent.

[01:42:22]

Donc il a été arrêté sur place.

[01:42:25]

Puis il y a quand même

[01:42:26]

quelques informations

[01:42:27]

qui ont été importantes

[01:42:30]

dans cette

[01:42:33]

arrestation-là.

[01:42:34]

De un, tout de suite,

[01:42:36]

c'est sûr que son costume de Joker

[01:42:38]

a quand même aidé

[01:42:40]

à le retrouver assez rapidement.

[01:42:42]

Sur lui, il y avait plusieurs

[01:42:45]

objets

[01:42:45]

qu'il avait préparés.

[01:42:48]

Il y avait un couteau, mais il y avait aussi d'autres armes.

[01:42:50]

Il y avait du liquide inflammable.

[01:42:52]

Il y avait plein de preuves

[01:42:54]

sur lui aussi

[01:42:56]

comme quoi cette attaque-là était préméditée.

[01:42:58]

C'est pas quelque chose qu'il a fait au hasard.

[01:43:01]

Il y a eu des nombreux

[01:43:02]

passagers qui ont témoigné de tout ce qui

[01:43:04]

est arrivé. Il y a eu des images filmées

[01:43:06]

comme vous avez pu voir. Donc il manquait pas de preuves

[01:43:08]

à ce niveau-là. Puis lui,

[01:43:10]

rapidement, il a avoué son crime

[01:43:12]

aux enquêteurs.

[01:43:15]

Et lui,

[01:43:16]

sa motivation, c'était quand même assez

[01:43:18]

particulier, c'est qu'il voulait

[01:43:20]

commettre un meurtre de masse

[01:43:23]

afin d'être condamné à mort.

[01:43:24]

Donc son but, c'était d'être condamné à mort.

[01:43:26]

Il estimait qu'il y avait aucune valeur

[01:43:29]

à la vie.

[01:43:31]

Apparemment qu'il y a même un déclencheur

[01:43:32]

émotionnel. Je sais pas, je suis pas en train

[01:43:34]

d'essayer de créer de l'empathie pour lui.

[01:43:36]

Mais il aurait été affecté profondément.

[01:43:40]

Évidemment,

[01:43:40]

c'est une histoire

[01:43:43]

de rupture

[01:43:44]

avec son ex-petite amie qui s'est mariée

[01:43:46]

avec quelqu'un d'autre.

[01:43:48]

Et lui, ça a triggeré en dedans de lui

[01:43:50]

l'idée de faire

[01:43:53]

des meurtres comme ça.

[01:43:55]

Il a dit qu'il n'y a pas l'autre choix

[01:43:57]

que de tuer beaucoup de gens

[01:43:58]

et d'obtenir la peine de mort.

[01:44:00]

C'est sa destinée. Donc c'est vraiment

[01:44:03]

c'était ça son état d'esprit.

[01:44:05]

Tout était prémédité.

[01:44:07]

Puis aussi,

[01:44:08]

ce qui arrive aussi,

[01:44:10]

c'est qu'il s'est inspiré d'une autre

[01:44:12]

attaque. Parce qu'il y a eu une autre attaque

[01:44:14]

dans le métro de Tokyo en août de cette

[01:44:16]

même année-là, en 2021.

[01:44:18]

Et là, ça a été un peu plus

[01:44:20]

intense. Le 6 août 2021,

[01:44:22]

c'est un certain Tsushima

[01:44:24]

qui, encore une fois,

[01:44:27]

voulait absolument...

[01:44:28]

Lui, son but, c'était

[01:44:31]

de tuer une femme

[01:44:32]

heureuse. C'est ce qu'il a

[01:44:34]

indiqué. C'est level

[01:44:36]

10 incel.

[01:44:39]

Donc lui,

[01:44:40]

âgé de 36 ans,

[01:44:42]

il y a quand même...

[01:44:44]

Est-ce que ça a tué? Non,

[01:44:46]

ça a blessé une dizaine

[01:44:48]

de personnes cette attaque-là dans le métro.

[01:44:50]

Pas une mort, mais il y a quand même une femme

[01:44:52]

qui a été très, très blessée.

[01:44:54]

Heureusement, il n'y a pas eu plus de mort

[01:44:56]

que ça. Il n'y a pas eu de mort du tout,

[01:44:58]

mais ça n'a pas fait plus de dommages.

[01:45:00]

Il ne faut pas sourire dans le métro.

[01:45:03]

Exactement.

[01:45:04]

Et lui, il a été condamné à 19 ans de prison.

[01:45:06]

Vous allez voir, les pens sont

[01:45:08]

un peu...

[01:45:11]

Je ne sais pas si

[01:45:12]

on peut les qualifier de soft,

[01:45:14]

mais moi, de mon côté, en tout cas, je ne trouve pas

[01:45:15]

que c'est si pire que ça.

[01:45:18]

Lui,

[01:45:19]

dans le cas, je reviens à notre cas

[01:45:21]

de notre joker,

[01:45:23]

c'est 17 personnes qui ont été confirmées

[01:45:26]

blessées dont

[01:45:27]

l'homme qui a été poingardé a été grièvement blessé.

[01:45:29]

Il a fallu qu'il se rende à l'hôpital.

[01:45:31]

Ça lui a pris des mois sans remettre.

[01:45:33]

Et évidemment, on l'a

[01:45:36]

accusé de tentative de meurtre

[01:45:37]

pour une tuerie de masse,

[01:45:39]

mais aussi d'incendie criminel.

[01:45:41]

Puis il a été condamné à

[01:45:43]

23 ans de prison

[01:45:45]

par le tribunal de Tokyo.

[01:45:47]

Donc c'est sûr que ça...

[01:45:48]

À quelque part, ça soulève

[01:45:50]

des questionnements

[01:45:51]

pour quelqu'un qui espérait... On est chanceux

[01:45:54]

qu'il n'y ait pas eu de plus de dommages

[01:45:56]

que ça, qu'il n'y ait eu aucun

[01:45:58]

d'essais. Mais je ne sais pas,

[01:46:00]

je trouve que 23 ans quand même, pour quelqu'un

[01:46:02]

qui aurait pu faire des dommages

[01:46:05]

vraiment majeurs,

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je ne suis pas sûr que c'est si dissuasif que ça.

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Non, exact. Mais il ne extrapole jamais

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les pens sur ce qui aurait pu arriver.

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Je vais dire, au pire,

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tant que tu as quelque chose, pitch-toi devant le métro

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si tu veux mourir. Tu sais-tu pas d'autres monde?

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Il ne peut pas, tu as vu les barrières.

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C'est vrai, c'est à cause des barrières.

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Je ne comprends pas ce désir

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quand tu souffres en dedans, tu veux absolument

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partir avec d'autres.

[01:46:29]

Oui, c'est ça, partir avec d'autres, faire souffrir

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d'autres personnes. Embarquer d'autres monde.

[01:46:33]

On dirait pour, je ne sais pas trop,

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transcender ta souffrance.

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Lui, je l'ai trouvé courageux quand même.

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Le joker?

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Oui, parce que normalement, ils sont lâches.

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Ils vont se faire enlever la vie.

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Ça c'est vrai, ça t'as raison, ça c'est vrai.

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Ça, c'est des maudits lâches.

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C'est une drôle de manifestation du courage,

[01:46:52]

mais j'avoue aussi.

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C'est une forme de courage.

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Il assume ses gestes,

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malheureusement.

[01:47:02]

Ouf!

[01:47:03]

Ouf, quand même. Tu nous closes ça,

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moi et Mille.

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Donc, c'était mon histoire dans le wind.

[01:47:08]

Merci, Mille.

[01:47:12]

Ça a passé vite.

[01:47:13]

Ça a passé vite.

[01:47:15]

C'est juste trois jours qu'on est ici.

[01:47:18]

Il est déjà dix heures.

[01:47:20]

À vous du fun!

[01:47:23]

Ça fait la tienne à peine!

[01:47:25]

On va-t-il être obligé de le refaire l'année prochaine?

[01:47:29]

OK!

[01:47:32]

Bien, voilà.

[01:47:33]

C'était cool de vous inclure tout le monde.

[01:47:36]

C'était cool d'avoir les petites frousses

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avec nous ce soir aussi,

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qui ont organisé tout ça.

[01:47:41]

Merci tout le monde.

[01:47:43]

Merci infiniment d'être venus.

[01:47:46]

Merci au MEM.

[01:47:47]

Merci à l'accueil.

[01:47:49]

Tout le monde ici a été vraiment génial.

[01:47:51]

Ils sont très attentionnés.

[01:47:52]

Merci à Gabriel qui a fait un super job.

[01:47:56]

Merci beaucoup.

[01:47:57]

On ne s'en va pas.

[01:47:58]

On va se retrouver à la table,

[01:47:59]

juste ici, si vous voulez jaser avec nous,

[01:48:01]

quoi que ce soit.

[01:48:02]

On reste pas loin encore quelques minutes.

[01:48:05]

Bonne soirée.

[01:48:06]

Faites attention à vous.

[01:48:07]

Merci beaucoup tout le monde.

[01:48:08]

Merci d'être venus.

[01:48:09]

Bon Halloween!

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