Transcription automatique. Certains mots ou noms propres peuvent ĂȘtre inexacts.
[00:09]
Alors que les enfants fignolent leurs costumes, que les parents préparent les décorations,
[00:15]
une autre tradition d'Halloween se déroule en coulisses.
[00:19]
Depuis des mois, vos podcasteurs préférés sont investis d'une mission encore plus
[00:23]
importante.
[00:24]
Vous dénichez les meilleures histoires terrifiantes pour l'Halloween.
[00:29]
La tradition se poursuit cette année encore, et on vous amÚne au New Jersey, en Corée,
[00:35]
ainsi qu'en Ăgypte ancienne, avec l'objectif de vous faire passer une nuit blanche de
[00:40]
terreur.
[00:42]
C'est le moment de barrer vos portes, d'allumer une chandelle et de sortir votre jeu de
[00:48]
Ouija.
[00:50]
Car c'est la tradition annuelle du spécial Halloween de Distortion et d'Arts Mori Indie.
[01:26]
Sébastien Lévesque, Simon Predge, comment ça va les gars?
[01:29]
Ăa va bien, toi?
[01:29]
Salut Zéléa, ça va super!
[01:31]
Ăa va trĂšs bien!
[01:32]
On poursuit la tradition, donc cette année encore, je sais que plusieurs nous ont posé
[01:36]
la question dans les derniÚres semaines, est-ce qu'on allait faire un spécial Halloween?
[01:40]
C'est toujours un petit peu pareil, dĂ©but octobre ou mĂȘme des fois un petit peu aprĂšs.
[01:45]
On envoie un petit courriel Ă Simon ou vice versa, et on dit, il nous reste-tu
[01:49]
un moment dans le mois d'octobre?
[01:51]
On a-t-il le temps de faire ça?
[01:52]
C'est ça qui est le moment le plus occupé pour les podcasts d'histoire terrifiantes,
[01:58]
justement.
[01:59]
On est trĂšs en demande en octobre.
[02:02]
Souvent, l'an passé, on avait fait un live au centre des mémoires avec les petites
[02:06]
frousses, shout-out Ă eux.
[02:09]
Souvent, des fois, il y a les salons du livre en mĂȘme temps que ça, il y a les
[02:12]
événements aussi, des fois dans des librairies ou autres, ou des shows, des prestations
[02:17]
en public, des trucs comme ça, puis ça fait en sorte qu'on est trÚs occupé.
[02:21]
Souvent, les podcasts aussi en profitent pour avoir des invités de True Crime
[02:25]
ou du milieu de l'horreur.
[02:27]
C'est pour ça que moi, j'ai reçu quatre invitations, j'ai pu en accepter
[02:31]
seulement une finalement Ă cause de mon horaire.
[02:32]
C'est bon quand mĂȘme.
[02:33]
On voit oĂč sont tes prioritĂ©s.
[02:36]
On dirait mĂȘme que la vie en octobre est toujours occupĂ©e, mĂȘme au niveau personnel.
[02:42]
C'est mon anniversaire, j'ai des traditions aussi amicales qui se déroulent
[02:47]
toujours autour d'octobre.
[02:48]
On dirait que tout le temps, l'école, on dirait que j'ai toujours l'impression
[02:52]
que le mois d'octobre est toujours un mois chargé, que je trouve que ça
[02:55]
complique toujours justement, comment dire, de se coordonner.
[02:58]
Avec Simon, on finit toujours par hier.
[03:00]
On trouve toujours un moment, tu sais, mais je vais mĂȘme en profiter
[03:03]
pour plonger, moi, d'habitude en fin octobre, je suis dans le jus aussi.
[03:07]
Mes soirées de lousse sont prises avec le festival Spasme.
[03:10]
Si vous aimez les festivals de court-métrage, Spasme, c'est incroyable.
[03:15]
Allez voir ça.
[03:16]
Spasme.ca, l'horaire est sorti, des grandes soirées d'horreur,
[03:19]
mais pas seulement de la science fiction, toutes sortes d'affaires.
[03:22]
Il y a une soirĂ©e de doublage live cet annĂ©e, ça va ĂȘtre fou.
[03:25]
Allez voir ça.
[03:26]
Oh yeah, ben oui.
[03:27]
Puis sinon, Simon, avant qu'on se lance dans nos histoires
[03:30]
terrifiantes, comme ça, t'es en tour, tu t'en vas mĂȘme dans les rĂ©gions
[03:34]
éloignées du Québec.
[03:35]
Puis je veux dire à la gang, à la gang de Gaspé, qui est un peu ma
[03:39]
région natale aussi, allez voir Simon, c'est quand la date?
[03:42]
Parce que tu vas, tu vas présenter ton...
[03:44]
C'est dimanche le 26, ça fait que ça va ĂȘtre trop tard.
[03:46]
Ăa va ĂȘtre trop tard.
[03:48]
Oh non, une plug un peu useless.
[03:51]
Ben c'est ça, l'épisode sort aprÚs, mais dans quelques jours,
[03:54]
je pars avec ma gang dans le Bas-Saint-Laurent, on va faire
[03:58]
Amkouï, Témiscouata, Gaspé, tout le week-end, on s'en va
[04:02]
raconter nos histoires d'horreur.
[04:03]
C'est malade, c'est malade, parce que c'est pas toutes les
[04:08]
bandes et tous les artistes qui se rendent aussi loin.
[04:12]
Ah non, non, c'est loin, j'ai un peu peur.
[04:14]
Les Gaspésiens sont chaleureux, puis je suis sûr qu'ils vont te faire un
[04:17]
bon accueil.
[04:18]
J'ai envie de l'odeur aussi de Gaspé, j'ai hùte de débarquer de l'auto
[04:21]
puis sentir la mer.
[04:22]
Ah vraiment, en plus la LĂ©gion canadienne, un endroit mythique oĂč
[04:26]
mon grand-pĂšre se tenait.
[04:28]
Mais sinon, pour le reste du Québec, il y a d'autres dates, on
[04:31]
s'en va Ă Contre-Coeur en novembre, on s'en va participer Ă
[04:34]
la semaine de la radio Ă Sherbrooke aussi, c'est un
[04:37]
spectacle gratuit le 4 novembre, faut juste réserver, aller
[04:41]
voir ça en ligne.
[04:42]
Sinon, on va à Québec, on va aller au Saguenay, on veut
[04:45]
se promener, mais ça va peut-ĂȘtre plus ĂȘtre Ă partir
[04:48]
de 2026 qu'on va sortir des nouvelles dates et tout ça.
[04:51]
Est-ce que tu as un site web ou tout ça est écrit?
[04:55]
ArsMoriendiPodcast.ca, tout est lĂ , sinon, j'ai fait un
[04:58]
petit lien bit.ly, bit.ly, arsMoriendiLive et vous
[05:03]
tombez directement sur la page d'Ă©vĂ©nement et mis Ă jour Ă
[05:06]
la seconde dĂšs qu'on sait quelque chose.
[05:10]
Oh yes, on est super contents de t'avoir avec nous Simon,
[05:13]
puis comme toujours, on est sûr que ton histoire ne
[05:17]
décevra pas.
[05:19]
Parce qu'on verra, Ă moi, je ne promets rien.
[05:22]
Mon insécure.
[05:23]
On rĂ©pĂšte encore une fois la mĂȘme formule.
[05:26]
On va mettre Simon en sandwich entre nous deux.
[05:29]
On a décidé un petit peu avant l'enregistrement que
[05:32]
j'allais commencer avec mon histoire qu'on ne connaĂźt
[05:35]
pas, personne ne connaĂźt l'histoire des autres.
[05:37]
On s'est assurĂ© qu'on n'avait pas quand mĂȘme
[05:39]
les mĂȘmes histoires trois fois.
[05:41]
Ăa serait rigolo, la mĂȘme histoire racontĂ©e trois fois
[05:43]
par la personne différente.
[05:46]
C'est toujours cette panique-là , c'est pour ça qu'on aime ça.
[05:50]
Le savoir un peu d'avant t'arrives.
[05:52]
Je pense qu'il faudrait vraiment ĂȘtre malchanceux.
[05:55]
Parce que c'est ça, normal, les premiÚres fois,
[05:56]
on est stressé, on ne veut pas que ça arrive.
[05:58]
Mais lĂ , on est rendu Ă combien?
[06:02]
7 ou 8e spécial à Halloween.
[06:04]
On dirait qu'on commence Ă se connaĂźtre.
[06:06]
On sait oĂč on s'en va.
[06:07]
Il faudrait vraiment ĂȘtre malchanceux pour tomber
[06:10]
sur la mĂȘme histoire.
[06:11]
Toi et nous, c'est vrai qu'on n'est pas dans le mĂȘme
[06:14]
secte, mais Emile et moi, ça pourrait...
[06:16]
C'est sĂ»r que vous avez les mĂȘmes listes.
[06:18]
C'est clair.
[06:19]
à un moment donné, je vais vous prendre par surprise,
[06:21]
puis je vais arriver avec une histoire numérique.
[06:23]
Oui, ça, ça pourrait ĂȘtre encore...
[06:24]
Et puis mĂȘme surprise, saviez-vous qu'aujourd'hui,
[06:28]
pendant qu'on fĂȘte l'Halloween,
[06:31]
c'est le premier systÚme d'argent électronique
[06:33]
décentralisé qui est né, le fucking Bitcoin,
[06:36]
est né à l'Halloween en 2008.
[06:39]
Puis ça, j'avais, comment dire,
[06:41]
effacé ça de ma mémoire.
[06:43]
Je ne me rappelais plus du tout de ça.
[06:45]
Puis quand on se rend compte qu'en 2008,
[06:47]
c'Ă©tait le crash financier aussi aux Ătats-Unis,
[06:50]
ça n'allait pas bien.
[06:52]
Puis il y a un inconnu en plein crash financier,
[06:55]
le 31 octobre, Satoshi Nakamoto,
[06:58]
qu'on connaĂźt tous un peu, le personnage mythique.
[07:00]
Oui, on le connaĂźt sans le connaĂźtre.
[07:02]
C'est apparemment le créateur du Bitcoin.
[07:04]
On en a parlé souvent à Distorsion.
[07:06]
Ah, c'est pas le Good Dragon Ball, ça.
[07:08]
Oui, c'est ça.
[07:10]
Non, c'est le pianiste, le Ryuichi Sakamoto.
[07:12]
Ah, c'est ça.
[07:14]
Oui, on en a parlé souvent,
[07:16]
mais on ne sait toujours pas qui il est, en fait.
[07:17]
Non, mais il y a mĂȘme un dĂŽde
[07:19]
qui prétend qu'il est,
[07:21]
mais on en a parlé dans notre deuxiÚme livre.
[07:24]
Il y a un chapitre sur le Bitcoin.
[07:27]
Mais sinon, ce soir-lĂ ,
[07:28]
Satoshi a juste envoyé un courriel
[07:30]
Ă une liste de discussion.
[07:32]
Et à l'époque, c'était sur
[07:35]
des forums de discussion de cryptographie,
[07:38]
mĂȘme des...
[07:39]
Des énigmes, quoi.
[07:40]
Non, comment...
[07:42]
Les Usenet, tu sais, un peu les...
[07:44]
C'est comme les anciens forums de discussion.
[07:46]
Puis il envoyait ça là -dessus, un PDF,
[07:48]
en fait, qui était sur bitcoin.org
[07:50]
et qui s'intitulait
[07:51]
A Peer-to-Peer Electronic Cash System
[07:54]
Ă 18h10.
[07:56]
Et c'est là qu'est né le Bitcoin.
[07:58]
Oh, j'aurais aimé en acheter à ce moment-là .
[08:00]
Ben, tu te dis.
[08:01]
Ce qui est fascinant, la quantité que lui
[08:04]
possĂšde, qu'on ne sait pas c'est qui,
[08:06]
s'il est mort, ça crée un genre
[08:08]
de trou.
[08:10]
Oui, ben ça doit faire baisser la valeur
[08:12]
du bitcoin quelque part.
[08:14]
Mais s'il existe pour vrai,
[08:16]
c'est sans doute une des personnes
[08:17]
les plus riches au monde.
[08:19]
Oui, je pense que c'était...
[08:22]
J'ai comme 200 milliards,
[08:24]
mais je pense que c'est plus que ça.
[08:25]
Oui, il y a quelqu'un qui l'avait estimé.
[08:28]
Oui, oui, oui, le nombre de...
[08:30]
Oui, c'est une somme colossale.
[08:33]
Mais, ben bref.
[08:34]
Moi, j'ai de la misĂšre Ă vous suivre.
[08:35]
Moi, je paye encore avec des écus.
[08:37]
Ben oui, c'est ça.
[08:39]
Au dépanneur.
[08:41]
Je vais vous prendre trois juges de cerises
[08:43]
avec huit écus.
[08:45]
Mais c'Ă©tait une parenthĂšse que je trouvais quand mĂȘme intĂ©ressante.
[08:48]
Alors, Lowen, on dirait que,
[08:49]
pour conclure, que ça ajoute
[08:50]
au cÎté mythique du personnage
[08:53]
le fait que ça a été lancé
[08:55]
le 31 octobre.
[08:56]
C'est un peu le fantĂŽme, c'est un des grands
[08:59]
inconnus du monde numérique.
[09:00]
C'est une des grandes énigmes du monde numérique.
[09:02]
Oui, vraiment.
[09:04]
Bref, les gars,
[09:06]
c'est une belle petite parenthÚse, merci pour ça.
[09:08]
Est-ce qu'on est prĂȘts Ă se lancer
[09:09]
dans cet XIe épisode
[09:12]
d'Halloween de Distortion
[09:14]
et d'Ars Moriandis?
[09:16]
Je sais pas oĂč ça va nous mener, mais oui!
[09:18]
Oui, oui, oui!
[09:20]
C'est parti!
[09:25]
Donc, je me lance, messieurs,
[09:27]
et vous savez qu'on va faire
[09:28]
un beau petit tour de la planĂšte ce soir.
[09:31]
On se déplace
[09:32]
dans plusieurs régions.
[09:34]
Simon, tu nous as sorti une histoire aussi
[09:35]
d'Ăgypte ancienne.
[09:37]
On va parler d'Ăgypte, en tout cas.
[09:39]
Seb, du New Jersey,
[09:42]
c'est lĂ d'oĂč vient John Bon Jovi.
[09:44]
Oui, c'est vrai!
[09:46]
Un petit peu moins exotique.
[09:48]
Moi, je vous amĂšne aujourd'hui
[09:49]
à Séoul, dans la ville de Itéwan
[09:52]
et nous sommes en 2022
[09:54]
le soir d'Halloween.
[09:57]
On est donc
[10:00]
autour
[10:00]
du début de soirée
[10:02]
et le soleil commence Ă se coucher
[10:03]
sur la ville de Séoul et il y a
[10:05]
des dizaines de milliers de jeunes
[10:08]
sud-coréens qui convergent
[10:10]
tous vers Itéwan,
[10:12]
qui est un quartier cosmopolite
[10:14]
réputé pour sa vie nocturne
[10:16]
effervescente. C'est un quartier
[10:17]
qui me fait penser un peu
[10:19]
au petit Champlain à Québec.
[10:21]
Il y a des escaliers,
[10:23]
c'est quand mĂȘme assez...
[10:24]
C'est mignon, c'est cute,
[10:27]
il y a plein de restaurants, de bars et tout ça.
[10:29]
Mais en mĂȘme temps, c'est un peu
[10:30]
labyrinthique, c'est un peu
[10:33]
plein de petites ruelles.
[10:33]
Des rues étroites, en mode
[10:37]
forteresse aussi.
[10:39]
Cette année-là ,
[10:40]
en 2022, l'excitation est palpable.
[10:43]
C'est le premier Halloween
[10:44]
sans restriction sanitaire
[10:46]
depuis le début de la pandémie
[10:48]
de la COVID-19. Vous vous rappelez,
[10:50]
on avait mĂȘme annulĂ© l'Halloween
[10:52]
une certaine année.
[10:54]
à Montréal, on est comme ça des fois.
[10:58]
On change la journée
[11:00]
des choses.
[11:03]
Faites pas ça à Noël.
[11:04]
C'est désaccommodement résonant.
[11:05]
Touchez pas Ă nos fĂȘtes!
[11:08]
Et lĂ , aprĂšs trois ans
[11:10]
de privation, la jeunesse
[11:12]
sud-coréenne a soif de liberté
[11:14]
et de fĂȘtes.
[11:16]
Et Itaewon, avec ses ruelles
[11:17]
étroites bordées de bars, de clubs
[11:20]
et de restaurants internationaux,
[11:21]
est le lieu par excellence pour célébrer
[11:24]
l'Halloween à Séoul.
[11:25]
Donc là , c'est un défilé
[11:28]
des costumes les plus extravagants.
[11:31]
Il y en a que c'est en zombies,
[11:32]
des personnages de films d'horreur,
[11:34]
des héros de la culture pop,
[11:36]
des mangas aussi évidemment,
[11:38]
des gens ont des masques
[11:39]
au visage. Imaginez que
[11:41]
des centaines de milliers de personnes
[11:43]
débarquent un peu, costumeés
[11:45]
dans le petit Champlain
[11:47]
ou un quartier un petit peu comme ça.
[11:48]
Et lĂ , l'atmosphĂšre est festive,
[11:52]
insouciante, les gens
[11:53]
boivent dans la rue aussi.
[11:55]
Et c'est la fĂȘte, il y a vraiment une
[11:56]
effervescence qui rĂšgne. Mais personne
[11:59]
n'imagine que cette soirée basculera
[12:01]
dans l'horreur. Et lĂ , je vous parle
[12:03]
les gars d'une Québécoise, en fait,
[12:05]
Alexandra Belek.
[12:07]
C'est une Québécoise installée
[12:08]
à Séoul et elle, elle décide
[12:10]
de se rendre dans le quartier de Itaewon
[12:12]
avec des amis en fin de soirée.
[12:14]
Elle était dans un autre quartier, je crois,
[12:16]
dans un souper ailleurs dans la ville
[12:18]
de Séoul. Un souper
[12:20]
peurant!
[12:21]
Et ce qu'elle nous dit,
[12:26]
le donné des entrevues, elle disait
[12:28]
c'était l'ambiance habituelle d'Halloween.
[12:30]
Tout le monde était heureux, tout le monde
[12:32]
était déguisé. On voyait énormément
[12:34]
de gens, mais ça semblait normal
[12:36]
quand mĂȘme pour un samedi soir d'Halloween
[12:38]
dans ce quartier-lĂ . Parce que c'est un samedi
[12:40]
en plus cette année-là , l'Halloween,
[12:41]
donc il y a encore plus de gens qui ont envie
[12:44]
de faire la fĂȘte. Et je vous parle un petit peu
[12:46]
de Alexandra. Elle est qui, elle, pourquoi
[12:48]
elle se retrouve lĂ ? C'est
[12:50]
une fille qui est originaire de Montréal
[12:51]
et elle, au moment des faits, elle vit
[12:53]
depuis 12 ans à Séoul.
[12:56]
Et elle travaille
[12:57]
comme une avocate spécialisée en propriété
[13:00]
intellectuelle pour un cabinet
[13:01]
lĂ -bas, un des plus prestigieux
[13:03]
cabinet d'avocats apparemment de la Corée du Sud.
[13:06]
Et ironie du sort,
[13:08]
elle habite directement dans le quartier
[13:10]
d'Itaewon, lĂ -mĂȘme
[13:11]
oĂč se dĂ©roule l'action. Et lĂ , ben,
[13:14]
en raison de ça, ben, c'est un
[13:16]
témoin particuliÚrement crédible
[13:18]
des événements, puis intéressant pour nous
[13:20]
Québécois, en fait,
[13:22]
francophones et canadiens.
[13:23]
Et le soir, ce soir
[13:25]
d'octobre 2022, Alexandra
[13:28]
n'était pas venue spécifiquement pour célébrer
[13:30]
l'Halloween Ă Itaewon.
[13:32]
Elle disait, elle s'est confiée au journal
[13:33]
de Montréal et disait, j'ai toujours hésité à y aller
[13:36]
parce que je ne veux pas me retrouver
[13:37]
coincĂ© avec tout le monde, puis mĂȘme avoir
[13:39]
du mal Ă respirer.
[13:42]
C'est ce qu'elle avait dit. Et lĂ ,
[13:43]
elle avait un peu une prémunition
[13:45]
dans son discours Ă ce moment-lĂ
[13:47]
pour la raison qu'elle voulait pas aller Ă l'Halloween.
[13:50]
Elle revenait d'une soirée
[13:51]
ailleurs vers 22h. Quand
[13:53]
elle est tombée sur la foule
[13:55]
massive, Ă ce moment-lĂ , il y avait environ
[13:57]
apparemment 100 000 personnes
[13:59]
venues célébrer dans le petit quartier.
[14:01]
100 000! Ah, c'est tellement de monde!
[14:03]
Et on va les nommer!
[14:05]
Oui, on va prendre une petite heure,
[14:07]
une petite mĂšne pour les nommer.
[14:11]
Et justement,
[14:11]
il y avait beaucoup de monde selon elle
[14:13]
parce que ça faisait deux ans,
[14:15]
mĂȘme trois ans, qu'on n'avait pas cĂ©lĂ©brĂ©
[14:17]
l'Halloween cette année-là .
[14:19]
C'est quand mĂȘme, je pense, un quartier populaire
[14:21]
de Séoul. Séoul, malgré tout,
[14:23]
c'est quand mĂȘme une ville relativement
[14:25]
touristique, je peux dire.
[14:27]
C'est une destination relativement safe.
[14:29]
Ăa demeure la CorĂ©e, mais bon, c'est pas
[14:31]
la Corée du Nord.
[14:33]
Donc, c'est quand mĂȘme
[14:35]
un endroit oĂč, justement,
[14:37]
les gens Ă©taient prĂȘts Ă sortir
[14:39]
puis Ă faire le party. Et ce qu'elle
[14:41]
dit en arrivant dans le quartier,
[14:43]
c'est que j'ai vu 20 ou 30 personnes
[14:45]
au sol en train de recevoir
[14:47]
des massages cardiaques.
[14:49]
Elle dit, j'étais sous le choc. Au début,
[14:51]
je pensais que c'était juste un feu dans un bar.
[14:54]
Ce qui l'a le plus marqué,
[14:55]
c'est le contraste surréaliste
[14:57]
entre l'horreur de la situation
[14:59]
et l'insouciance de certains
[15:01]
fĂȘtards qui ne rĂ©alisaient mĂȘme pas l'ampleur
[15:03]
du drame. On le sait, dans une grande foule,
[15:05]
j'ai l'impression que notre QI
[15:07]
descend un peu au plus bas
[15:09]
dénominateur commun.
[15:11]
Et lĂ , il y a des gens qui se maquillaient
[15:13]
encore sur place. Les gens filmaient
[15:15]
avec leur téléphone, prenaient des selfies,
[15:19]
arrangeaient encore
[15:20]
leur déguisement.
[15:21]
Puis il y avait de la musique dans les rues,
[15:24]
du gros beat,
[15:25]
pendant qu'il y avait au moins une vingtaine,
[15:27]
trentaine de personnes allongées au sol
[15:30]
en état critique.
[15:31]
Ăa me surprend quand...
[15:33]
Ăa me surprend et ça ne me surprend pas,
[15:34]
mais que ces gens-là n'aient pas allumé à voir
[15:37]
vingt, trente personnes, c'est beaucoup.
[15:39]
Juste les imaginer,
[15:40]
tes imaginateurs sur le sol,
[15:43]
ça prend beaucoup d'espace.
[15:44]
Tu le remarques. Ăa, ça me surprend.
[15:47]
Mais, autre ça, c'est tellement
[15:49]
normal comme réaction.
[15:51]
Tant que ce n'est pas toi
[15:52]
ou quelqu'un que tu connais,
[15:54]
avec qui tu es proche, qui se retrouve coincé,
[15:57]
tu ne réalises pas. Parce que toi,
[15:58]
tu es sur le part, tu ne connais pas ces gens-lĂ .
[16:00]
Ils ont peut-ĂȘtre juste bu quelque chose
[16:02]
qu'il ne fallait pas, tu ne le sais pas.
[16:04]
Toi, tu fonces dans la foule.
[16:05]
Oui, tout Ă fait.
[16:07]
Ă quelque part,
[16:09]
tant que ça ne rentre pas trop dans ta bulle,
[16:11]
et que ce n'est pas dans tes compétences
[16:13]
d'aider un paramédic ou autre.
[16:16]
Bref, il y a déjà des gens
[16:19]
qui sont en situation
[16:20]
critique dans la rue.
[16:22]
Et là , la police de Séoul
[16:24]
reçoit des appels à leur numéro
[16:26]
d'urgence, le 112,
[16:28]
en disant que justement, la foule
[16:29]
commence Ă ĂȘtre inquiĂ©tante dans les rues de Itaewon.
[16:33]
Le premier
[16:34]
appel arrive plus de 4 heures avant
[16:36]
la catastrophe, mais
[16:38]
ça a pris quand mĂȘme un certain temps
[16:40]
avant qu'il y ait de l'action.
[16:41]
Il a fallu 11 appels d'urgence
[16:43]
pour signaler la surpopulation
[16:46]
dangereuse dans le quartier.
[16:48]
Et lĂ , il y en a mĂȘme qui appellent
[16:50]
évidemment depuis la ruelle,
[16:52]
qui vont mĂȘme envoyer
[16:54]
des photos et tout ça.
[16:56]
Et les gens, autour de 20 heures,
[16:58]
apparemment, avaient déjà de la difficulté
[17:00]
Ă bouger dans les petites rues.
[17:03]
Pourtant,
[17:04]
il n'y a aucune mesure préventive
[17:06]
qui est envoyée à ce moment-là .
[17:09]
Et il y a
[17:10]
la police de Yongsan,
[17:12]
qui est le district incluant Itaewon,
[17:15]
a décidé à un certain moment
[17:16]
donné de déployer 137 agents
[17:18]
pour surveiller la foule.
[17:19]
Mais qui Ă©tait quand mĂȘme estimĂ©
[17:21]
Ă 300 et 130 000 personnes.
[17:24]
137, c'est ridicule.
[17:25]
Oui, c'est ça.
[17:27]
C'était tout ce qu'il y avait disponible, là ?
[17:29]
Quand il y a des événements comme ça,
[17:31]
tu n'as pas prévu.
[17:32]
C'est sĂ»r que SĂ©oul doit avoir quand mĂȘme
[17:33]
une bonne force policiĂšre.
[17:35]
Je veux dire, va au Centre Bell un soir de match des Canadiens,
[17:38]
il doit avoir 200 employés.
[17:40]
Oui, mais entre toi et moi, le soir d'Halloween,
[17:42]
ce n'est sûrement pas le seul endroit
[17:43]
à travers tout Séoul
[17:45]
oĂč tu as besoin de mettre de la sĂ©curitĂ©.
[17:46]
Oui, oui, oui. Ăa, c'est clair.
[17:49]
Il y a quand mĂȘme des effectifs rĂ©duits
[17:52]
pour une trĂšs grande foule.
[17:54]
La plupart des policiers sont affectés ailleurs.
[17:57]
Apparemment, il y avait mĂȘme une manifestation
[17:59]
politique dans un autre quartier loin.
[18:01]
Tu vois, c'est ça.
[18:02]
Ăa bouge.
[18:04]
Vers 22h15, Ă peu prĂšs au mĂȘme moment
[18:07]
oĂč Alexandra rentre dans son quartier,
[18:09]
la situation devient
[18:11]
critique dans une ruelle
[18:12]
en pente particuliÚrement étroite.
[18:14]
C'est lĂ que quand je te l'ai voir des photos,
[18:16]
je voyais, j'imaginais les escaliers
[18:17]
dans le Petit Champlain.
[18:19]
Mon Dieu, si les gens étaient pognés là -dedans.
[18:23]
200 000 personnes
[18:24]
qui descendent aprĂšs le show de Metallica
[18:26]
dans le Petit Champlain.
[18:28]
Oui, j'ai laissé ça à la figure.
[18:30]
Je suis totalement chiffre gros pour le Petit Champlain.
[18:32]
Est-ce que tu t'es déjà retrouvé
[18:34]
sur l'ßle Sainte-HélÚne
[18:35]
aprÚs un spectacle à devoir aller prendre le métro?
[18:38]
Toujours.
[18:39]
C'est long, ça prend du temps
[18:41]
et ça bouge pas beaucoup.
[18:44]
C'est beaucoup de gens.
[18:46]
Et là , pour vous donner une idée,
[18:48]
Ă peu prĂšs,
[18:49]
cette petite rue, les petites rues dont on parle
[18:52]
sont larges d'Ă peu prĂšs
[18:53]
3,2 mĂštres Ă 5 mĂštres Ă peu prĂšs.
[18:56]
C'est pas beaucoup.
[18:58]
C'est vraiment, on est dans un petit studio
[19:00]
en ce moment.
[19:01]
C'est à peu prÚs large comme ça.
[19:04]
On pourrait pas passer.
[19:06]
En tout cas, ça serait inquiétant de passer
[19:07]
des gens lĂ -dedans.
[19:08]
Et lĂ , il y a une rumeur qui commence
[19:11]
Ă circuler dans la foule.
[19:12]
Apparemment qu'il y aurait une célébrité
[19:14]
qui serait présente dans un des bars
[19:16]
dans la ruelle.
[19:17]
Ce serait apparemment un chanteur de K-Pop.
[19:20]
Dans une histoire assez haute.
[19:22]
Ah, John Bon Jovi!
[19:25]
Il s'est recyclé.
[19:26]
C'est pas de la K-Pop, excusez-moi.
[19:29]
Et c'est ça,
[19:30]
il y aurait eu mĂȘme d'autres stars
[19:32]
qui seraient venus célébrer l'Halloween
[19:34]
incognito dans le quartier.
[19:36]
Donc là , ça ajoute
[19:37]
un petit cÎté de voyeurisme
[19:39]
et de fanatisme.
[19:41]
Les gens sont un peu plus hooligans.
[19:43]
Ils ont spoté le bar,
[19:45]
commencent Ă essayer de prendre des photos
[19:46]
à l'intérieur, à rentrer.
[19:49]
Ăa dĂ©rape un peu
[19:51]
autour de cette célébrité
[19:52]
qui fait en sorte qu'il y a une poussée massive
[19:56]
qui pousse les gens
[19:57]
vers le bas de la ruelle.
[20:00]
Alexandra, elle, ce qu'elle dit,
[20:02]
c'est qu'on ne pouvait plus avancer
[20:03]
ni reculer. Au début, je pensais
[20:05]
que c'était juste la foule habituelle d'Halloween,
[20:07]
mais rapidement, j'ai senti que quelque chose
[20:09]
n'allait pas. Les gens autour de moi
[20:10]
commençaient à paniquer.
[20:13]
Il y a d'autres gens qui commencent.
[20:14]
Il y a un effet domino vraiment qui se crée
[20:16]
et les corps commencent Ă tomber les uns
[20:19]
sur les autres, dans les escaliers,
[20:21]
jusqu'en bas, créant une pile
[20:23]
humaine, comprimée
[20:25]
contre les meurs de la ruelle
[20:27]
étroite. Donc les gens sont
[20:28]
comprimés sur les commerces
[20:31]
et tout ça, puis ils sont écrasés par terre
[20:34]
comme un éboulement,
[20:36]
un énorme effet domino.
[20:38]
Imaginez-vous
[20:39]
l'angoisse. Moi, je me rappelle,
[20:42]
j'étais à Oceaga
[20:44]
cet été,
[20:45]
au show de Dochi, puis
[20:47]
j'étais dans un drÎle de corridor
[20:49]
entre la console de son
[20:51]
puis une clĂŽture. Je pense qu'il y avait une zone
[20:53]
pour handicapés, qu'il y avait délimité d'une clÎture.
[20:55]
Puis il y avait un immense goulot
[20:57]
d'étranglement.
[20:59]
Moi, j'étais pris là -dedans,
[21:00]
j'étais avec une de mes amies, puis quand
[21:02]
le show a commencé, les gens
[21:04]
se sont rués vers
[21:06]
le devant, puis
[21:08]
beaucoup de monde. On a été vraiment
[21:10]
comprimés dans cette espÚce d'enclos à vache.
[21:13]
Et lĂ , vraiment,
[21:15]
j'avais mĂȘme plus le contrĂŽle
[21:16]
sur vers oĂč je me dirigeais.
[21:18]
Puis là , j'ai dit à mon ami, écoute, moi je vais sortir d'ici
[21:20]
puis je vais aller juste un petit peu plus loin
[21:21]
en dehors de cet entonnoir-lĂ .
[21:25]
C'était assez pour... Puis il n'y avait pas de blessés,
[21:26]
mais il y aurait pu en avoir.
[21:28]
Mais je n'imagine pas dans une situation comme ça.
[21:30]
On l'a tous déjà vécu une fois.
[21:31]
Je ne sais pas si vous ĂȘtes claustrophome un peu.
[21:35]
Mettons un tunnel
[21:36]
ou une grotte oĂč je suis coincĂ©,
[21:39]
large comme un cercueil,
[21:41]
je panique.
[21:42]
Je peux ĂȘtre un ascenseur.
[21:44]
Tu ne changes pas tes freins toi-mĂȘme en dessous de ton auto.
[21:46]
Non.
[21:48]
Moi, le film The Descent m'a terrifié.
[21:50]
Oui, c'est ça.
[21:52]
Avec l'auto sur un petit jack.
[21:54]
Mais plus jeune, c'était moins pire.
[21:57]
Je ne suis pas un gars de chez un gars,
[21:58]
mais plus jeune, j'ai vécu ça au Vans Warp Tour
[22:00]
qui était justement sur l'ßle Saint-HélÚne à l'époque.
[22:03]
Puis ça, j'avais été...
[22:05]
Je ne me rappelle pas.
[22:06]
J'ai été emporté par la foule,
[22:08]
puis à un moment donné, ah!
[22:09]
Je suis rendu en avant de la scĂšne,
[22:11]
mais coincé sur la clÎture.
[22:14]
Il y avait une pression
[22:16]
qui venait de derriĂšre, qui n'arrĂȘtait juste pas.
[22:18]
Si ça continue, je vais perdre des cÎtes.
[22:21]
Oui, exactement.
[22:21]
C'est fréquent, les concerts de musique, des fois.
[22:24]
Quand t'es en avant.
[22:26]
Depuis le show de Travis Scott,
[22:28]
je suis un peu plus paranoĂŻaque.
[22:29]
Astroworld.
[22:30]
Tu parlais de l'entonnoir.
[22:32]
Il y a eu 11 morts.
[22:33]
Il y a eu une situation d'entonnoir.
[22:36]
Une compression sur les gens.
[22:39]
On dirait que depuis ce documentaire-lĂ ,
[22:41]
depuis que c'est arrivé,
[22:43]
j'ai encore plus peur dans les situations
[22:45]
comme ça, dans les grandes foules.
[22:47]
Je ne sais pas pour vous autres,
[22:49]
mais moi, de toute façon,
[22:50]
je commence Ă me sentir vieux pas mal.
[22:52]
Je m'arrange toujours pour ĂȘtre assis.
[22:55]
Ou je me mets en retrait.
[22:56]
Ăa dĂ©pend de l'artiste, en fait.
[22:59]
Mais plus je l'aime, plus je peux faire de compromis.
[23:01]
Effectivement.
[23:02]
Sinon, je me mets un peu plus à l'écart.
[23:05]
Je nous ramĂšne tranquillement
[23:06]
dans notre ruelle angoissante, les amis.
[23:09]
Ă ce moment-lĂ ,
[23:11]
on est Ă peu prĂšs autour de 22h20, 22h30.
[23:13]
Il y a des corps empilés
[23:15]
sur plusieurs niveaux.
[23:16]
C'est-à -dire des étages
[23:18]
de corps humains empilés
[23:20]
ne sont pas tous morts.
[23:22]
On est en Ă©tat quand mĂȘme
[23:24]
de certains critiques.
[23:27]
Les gens qui sont en dessous
[23:28]
ne peuvent absolument plus respirer.
[23:31]
Il y a des cris assourdissants
[23:32]
qui se font émettre dans les ruelles.
[23:35]
Mais personne ne pouvait bouger
[23:36]
pour les aider, en fait.
[23:38]
Les ambulanciers ne peuvent pas se rendre non plus
[23:40]
s'il y a des urgences au centre de tout ça.
[23:43]
C'est pas une situation
[23:45]
oĂč les gens ont beaucoup d'expĂ©rience Ă gĂ©rer.
[23:48]
Exact, c'est ça.
[23:49]
Des corps empilés dans une ruelle.
[23:52]
Donc lĂ , c'est fou
[23:53]
parce qu'on est Ă l'air
[23:55]
des réseaux sociaux quand ça arrive.
[23:56]
Ăvidemment, 2022, on est dans le prime
[23:59]
de TikTok.
[24:01]
Vraiment, les gens partagent.
[24:02]
Il y avait énormément de stream
[24:04]
en direct de cet événement-là .
[24:07]
Vous pouvez trouver plein de YouTube Shorts,
[24:09]
de vidéos sur TikTok.
[24:10]
C'est fréquent parce que tout ça arrive.
[24:13]
Imaginez-vous,
[24:14]
les corps empilés, c'est tous des gens
[24:17]
déguisés à l'Halloween pour la plupart.
[24:19]
Il y en a en zombie.
[24:20]
Il y en a qui saignent, mais c'est du faux sang.
[24:23]
Il y en a qui saignent que c'est du vrai sang.
[24:27]
Et lĂ , il fait noir.
[24:28]
Donc, t'es dans une ambiance d'Halloween
[24:30]
oĂč tout le monde est dĂ©guisĂ©.
[24:32]
Puis les gens crient, ça hurle.
[24:34]
Mais en mĂȘme temps, t'as la grosse musique
[24:35]
de party des bars autour
[24:37]
qui continue.
[24:39]
C'est surdissant.
[24:40]
MĂȘme malgrĂ© les cris, tu peux rien entendre.
[24:43]
C'est surréel.
[24:44]
Je vous dis, vous devriez aller voir des vidéos de ça.
[24:47]
Je voulais pas gĂącher ton histoire,
[24:49]
mais je la connais, cette histoire.
[24:50]
J'ai vu les photos, moi.
[24:52]
C'est plus que moi, par exemple.
[24:55]
Le témoignage de la Québécoise,
[24:57]
je l'avais pas vu.
[24:58]
C'est fascinant, mais terrifiant.
[25:00]
J'ai vu les photos, et ça,
[25:02]
c'est un cauchemar pour moi,
[25:04]
en tout cas, qui est un peu claustrophobe.
[25:06]
Et là , la premiÚre équipe de police,
[25:08]
les gars, arrive sur les lieux,
[25:10]
juste Ă 23h45.
[25:12]
Ce que je vous parlais,
[25:14]
il était au 22h20, 22h30.
[25:16]
Soit 85 minutes aprĂšs
[25:18]
les premiers signalements
[25:21]
de la catastrophe.
[25:22]
Au moment oĂč ça devient critique,
[25:24]
les appels au 1-2 augmentent.
[25:26]
Et lĂ , lorsque les secours
[25:28]
arrivent finalement Ă la ruelle,
[25:30]
c'est une scĂšne apocalyptique,
[25:31]
un peu comme je vous disais,
[25:32]
des gens gisent au sol,
[25:34]
dans des positions impossibles,
[25:36]
avec des costumes aussi.
[25:38]
Et lĂ , ils n'ont pas le choix
[25:40]
de commencer Ă porter secours
[25:42]
aux gens.
[25:44]
Mais lĂ , la tĂąche est pas facile.
[25:47]
Il faut évacuer la ruelle et tout ça,
[25:48]
puis il y a énormément de gens blessés.
[25:53]
Face Ă l'absence de secours
[25:54]
organisés, il y a beaucoup de témoins
[25:57]
qui deviennent des sauveteurs
[25:58]
improvisés aussi.
[26:00]
Des gens qui ont
[26:01]
un certain Mohamed Shabir,
[26:03]
qui est un infirmier du Pakistan,
[26:05]
qui était à Séoul pour le travail,
[26:07]
il s'est retrouvé dans le quartier.
[26:09]
Et étant donné qu'il y a des compétences
[26:11]
dans ce domaine-lĂ ,
[26:12]
il a fait office un peu d'infirmier
[26:15]
sur place, il a fait ce qu'il pouvait,
[26:16]
mais en mĂȘme temps, ça devait pas ĂȘtre Ă©vident
[26:18]
de venir en aide à autant de gens que ça.
[26:20]
C'est dans ces situations-lĂ
[26:22]
qu'on arrive Ă retrouver
[26:24]
foi en l'humanité.
[26:25]
Parce que c'est dans des moments
[26:28]
d'urgence comme ça qu'on réalise
[26:30]
Ă quel point l'humain au sens large,
[26:32]
gĂ©nĂ©ral, a quand mĂȘme un bon fond.
[26:35]
Tout le monde va aider
[26:36]
son prochain, peu importe c'est qui,
[26:37]
il y a une urgence.
[26:39]
Et au moment oĂč justement que les secours
[26:40]
arrivent, il y a déjà 80 personnes
[26:42]
en arrĂȘt cardiaque, les gars.
[26:44]
C'est beaucoup.
[26:45]
Il y a des tentatives de réanimation
[26:47]
qui s'improvisent.
[26:52]
Il y avait mĂȘme pas autant de monde
[26:55]
en fait, il transforme des coins
[26:57]
de rue, tout ça, un peu en hÎpital de fortune.
[27:00]
Les gens font ce qu'ils peuvent
[27:01]
pour faire un peu des petits campements,
[27:03]
pour aider les gens.
[27:05]
Au final, on va dénombrer,
[27:08]
je vous dis,
[27:10]
une fois que
[27:11]
ils ont passé la nuit à faire
[27:15]
évacuer la ruelle,
[27:16]
mais Ă faire aussi
[27:17]
évacuer les personnes blessées, tout ça.
[27:20]
Au lendemain
[27:21]
de la tragédie, le lendemain de l'Halloween,
[27:23]
c'est 159 victimes,
[27:26]
les gars, qui ont perdu
[27:28]
la vie dans ce genre
[27:31]
d'éboulement humain.
[27:32]
Je ne connaissais pas les chiffres,
[27:34]
c'est énorme.
[27:35]
Et la majorité, c'est des jeunes dans la vingtaine
[27:37]
qui sont venus profiter
[27:39]
d'une soirée festive.
[27:42]
Entre autres, on retrouve
[27:43]
effectivement un chanteur de K-pop,
[27:46]
Lee Ji Ahn,
[27:48]
que moi, je ne connais pas,
[27:50]
mais qui a perdu la vie
[27:51]
dans cette tragédie-là aussi.
[27:54]
Ăvidemment, il y a eu un gros
[27:55]
bouleversement dans la ville
[27:57]
de Séoul, mais dans le monde du divertissement
[27:59]
aussi, vu le décÚs
[28:01]
de ce chanteur-lĂ .
[28:03]
Lui était venu célébrer l'Halloween, lui aussi
[28:05]
avec des amis.
[28:07]
Il y en a plusieurs. Il y avait des Américains aussi,
[28:10]
un certain Steven Blaisy, 20 ans,
[28:11]
un étudiant américain de l'Université
[28:13]
de Géorgie, qui était dans un programme
[28:15]
d'échange à Séoul.
[28:19]
Et
[28:19]
en fait, on dénombre
[28:21]
26 ressortissants étrangers
[28:23]
venant de 14 pays différents
[28:25]
dans les
[28:27]
159 morts.
[28:29]
Ăa a touchĂ© sur une tragĂ©die
[28:31]
mondiale, exactement.
[28:35]
C'est vraiment
[28:36]
l'image de la ruelle
[28:37]
ce matin-lĂ .
[28:39]
C'est vraiment tragique.
[28:42]
Les images font le tour du monde.
[28:46]
Au début, au final,
[28:47]
c'est 159, mais au fil de la journée,
[28:50]
il en dénombrait toujours,
[28:51]
il en trouvait d'autres.
[28:52]
C'était diffusé en direct
[28:55]
sur les médias coréens là -bas.
[28:58]
Donc lĂ ,
[28:58]
c'est quand mĂȘme
[29:01]
une tragédie qui a bouleversé
[29:03]
la Corée, non seulement le quartier.
[29:06]
Le quartier en question
[29:07]
Itaewon a changé
[29:09]
son visage. C'est une tragédie
[29:11]
comme ça arrivée dans le petit champ plein.
[29:13]
Est-ce qu'il y aurait autant de touristes
[29:15]
qui iraient? C'est sûr qu'il y a plein de gens
[29:17]
qui y auraient le fait.
[29:20]
Mais moi, en tant que
[29:21]
pour y avoir été souvent, par exemple,
[29:24]
je verrais plus
[29:25]
ça comme un endroit si festif.
[29:28]
Ă quelque part,
[29:30]
imaginez, il y a eu des tonnes
[29:32]
de... Les gens
[29:33]
ont amené des bouquets de fleurs.
[29:35]
Il y a eu vraiment un peu
[29:38]
toute la ruelle est devenue
[29:39]
un espace de deuil Ă quelque part.
[29:42]
Il y a des commerçants
[29:46]
qui disaient
[29:47]
qu'ils croyaient que la ruelle
[29:48]
était désormais hantée
[29:49]
parce qu'il y a tellement eu de décÚs
[29:51]
qu'il y avait une malédiction
[29:54]
avec ce quartier-lĂ .
[29:56]
Donc, c'est ça.
[29:57]
C'est 159 décÚs
[29:59]
qu'il y a eu à cette soirée-là .
[30:02]
Alexandra,
[30:03]
un autre Québécoise qui était sur place,
[30:05]
a survécu. Elle a raconté son histoire,
[30:07]
mais elle a été marquée à vie selon
[30:09]
les entrevues qu'elle a...
[30:10]
Ah, c'est cette image que tu lis pas, lĂ .
[30:12]
Oui, puis elle aurait pu compter parmi les victimes.
[30:14]
En plus, elle habitait
[30:16]
dans ce quartier-lĂ .
[30:18]
Mais tout ça ne panlit pas
[30:20]
les 159 autres victimes.
[30:23]
Donc, c'était mon histoire,
[30:25]
les gars. Une tragédie bien triste.
[30:26]
C'est tellement triste. Mais ça marque encore
[30:28]
la journée d'Halloween. Donc, ça montre
[30:30]
encore qu'il se passe des choses
[30:32]
weird Ă Halloween.
[30:36]
Les mouvements
[30:37]
de foule, c'est vraiment
[30:39]
une science qui est fascinante.
[30:42]
Ils sont rares, mais il y en a
[30:43]
des spécialistes. Je sais qu'on en a un
[30:46]
au Québec qui est...
[30:47]
Malheureusement, j'ai pas son nom.
[30:49]
Si vous le savez, écrivez-lez des commentaires
[30:51]
sur Facebook. Mais on a
[30:53]
un qui fait ça au Québec, qui analyse
[30:55]
justement des mouvements
[30:57]
de foule. Il va regarder des vidéos de manifestations
[31:00]
et tout ça, ou de tragédies
[31:01]
comme celle-ci, puis à Séoul.
[31:03]
Puis il t'explique
[31:05]
pourquoi ça a causé un bouchon,
[31:07]
et quoi faire pour l'éviter.
[31:08]
Oui, c'est une expertise maintenant.
[31:11]
C'est de plus en plus en demande avec les
[31:13]
tragédies qui arrivent dans les gros festivals.
[31:15]
Parce qu'on commence Ă ĂȘtre beaucoup de gens
[31:16]
sur Terre aussi. Fait qu'un veut,
[31:18]
un ne veut pas. Les manifestations
[31:20]
Ă ce moment sont trĂšs grandes.
[31:23]
Quand tu te retrouves au centre,
[31:24]
c'est paniquant.
[31:27]
On a beaucoup Ă gagner de ces
[31:29]
spécialistes de mouvements de foule.
[31:31]
Parce que c'est fascinant, je saurais pas.
[31:32]
Comment on peut prévoir
[31:34]
que ça réarrive? J'ai aucune idée.
[31:36]
Comment on fait ça?
[31:37]
Ils doivent ĂȘtre plus prĂ©ventifs.
[31:39]
Ils doivent prendre des précautions.
[31:42]
Il va y avoir 100 000 personnes débarquées
[31:43]
sur un coin de rue.
[31:45]
Le cas particulier de Séoul,
[31:48]
il est peut-ĂȘtre peu frĂ©quent,
[31:49]
mais ça arrive.
[31:50]
Ăa doit ĂȘtre un cas qui est Ă©tudiĂ©
[31:52]
dans cette science-lĂ ou dans cette expertise-lĂ .
[31:56]
Je suis allé au jour de l'an
[31:57]
à Times Square cette année.
[31:59]
Je voulais y aller
[32:00]
avant que Trump rentre au pouvoir.
[32:04]
Il limite le nombre de personnes
[32:06]
qui peuvent rentrer
[32:08]
dans le quadrilaterre.
[32:09]
Malgré ça,
[32:11]
ma fille et moi, on a eu peur
[32:13]
de mourir quelques fois.
[32:15]
Il y a eu des fois, on était tellement
[32:18]
compressés, écrasés.
[32:19]
Les ados, les enfants, pleuraient.
[32:21]
Il y avait toujours des gens qui poussaient.
[32:23]
J'ai détesté mon expérience
[32:25]
de le moment de Times Square.
[32:26]
Il y a juste trop de monde.
[32:28]
C'est pas le fun, honnĂȘtement.
[32:32]
Je sais pas comment ils peuvent faire,
[32:33]
parce que ça pouvait ĂȘtre dangereux.
[32:35]
Les gens se poussent tellement.
[32:36]
Ă un moment donnĂ©, t'as mĂȘme plus de poids
[32:38]
pour essayer de te retenir.
[32:39]
Il y a tellement de gens en arriĂšre
[32:41]
qui te poussent, puis lĂ ,
[32:43]
ça écrase les gens.
[32:44]
à un moment donné, on est sortis
[32:47]
de ce troupeau-là parce que c'était
[32:48]
réellement dangereux.
[32:49]
J'ai vraiment eu peur.
[32:50]
Je comprends donc.
[32:53]
C'est pour ça que moi, Astaire...
[32:54]
Tu vas moi, Astaire, pour éviter
[32:57]
de me retrouver dans cette situation-lĂ .
[32:59]
Je vais juste voir des spectacles
[33:00]
moins bons. Comme ça, il y a moins de gens.
[33:03]
C'est moins terrifiant.
[33:06]
Mes longues années
[33:08]
de spectacles punk
[33:09]
m'ont appris une chose,
[33:11]
et pour s'en sortir,
[33:12]
body surfing.
[33:14]
Tout le monde aurait juste grimpé par
[33:16]
de ces autres. Je suis sûr qu'on aurait
[33:18]
sauvé une couple de personnes.
[33:19]
Il y a pas d'Ăąge
[33:22]
pour apprendre le body surfing.
[33:24]
Simon, justement,
[33:26]
parlant de body surfing,
[33:27]
je surf jusqu'Ă toi parce que
[33:30]
c'est à ton tour de nous présenter
[33:31]
ton histoire, mon cher.
[33:37]
J'ai eu envie de faire
[33:39]
différence cette année.
[33:40]
J'aime toujours ça m'inspirer des thématiques
[33:42]
d'Halloween pour vous dénicher une histoire
[33:44]
à glacer le sang. Par le passé,
[33:46]
je vous ai raconté des histoires de possession.
[33:48]
On a parlé de Ouija, de fantÎmes,
[33:50]
de tueurs bien de chez nous.
[33:52]
Bref, il me fallait trouver un sujet
[33:54]
Halloweenesque, mais qui s'éloigne
[33:56]
de ce que je fais d'habitude.
[33:57]
J'ai toujours tendance à débarquer avec des histoires
[34:00]
dégueulasses.
[34:01]
C'est un peu le but d'aller en Halloween.
[34:03]
On se permet des petits écarts de construire.
[34:07]
Je me suis dit
[34:08]
que je pourrais parler de monstres.
[34:09]
Je pensais classiques monstres,
[34:11]
comme au cinéma, comme on les imagine
[34:13]
dans les traditions du cinéma
[34:16]
d'horreur. Donc, j'ai choisi
[34:19]
les mommies!
[34:21]
Parce que l'histoire de
[34:22]
loup-garou, c'est moins fréquent un petit peu.
[34:25]
D'ailleurs, les gars,
[34:27]
je dois vous le dire,
[34:28]
je suis pas mal déçu que vous soyez pas venus à mon party
[34:30]
de déballage le week-end passé.
[34:32]
Oh, ça existe ça?
[34:33]
Ben oui! Je pensais que
[34:36]
tu avais tout écrit le party
[34:38]
et que c'est pour ça que t'étais pas venu.
[34:40]
Ah, ben écoute...
[34:42]
J'ai le coeur sensible.
[34:43]
Ah, voyons, les gars!
[34:44]
Je venais d'écouter Add Game, on dirait que
[34:46]
j'avais pas envie de...
[34:47]
Oui, j'avais beaucoup de plans, cette journée-là .
[34:50]
C'est de l'histoire!
[34:52]
On organisa des parties de déballage au 19e siÚcle.
[34:55]
Ou plutĂŽt, on les appelait
[34:56]
des Unwrapping parties.
[34:58]
Moi qui pensais que vous aimeriez ça,
[35:00]
vivre un événement comme ça.
[35:02]
Contrairement Ă des Unboxing parties
[35:04]
de colis Amazon.
[35:06]
Mais je vais prendre quand mĂȘme la peine
[35:08]
d'expliquer Ă nos auditeurs,
[35:09]
qui doivent se demander de quoi on parle.
[35:10]
Il faut comprendre qu'Ă la base, quand on a
[35:12]
découvert l'existence des momies égyptiennes,
[35:15]
les curieux sont devenus complĂštement
[35:17]
fous et disons qu'on a grandement
[35:19]
manqué de respect envers ces morts
[35:21]
d'autres fois. AprĂšs les voyages
[35:23]
de Napoléon et l'ouverture
[35:25]
de l'Ăgypte aux voyageurs europĂ©ens,
[35:27]
le commerce des momies a littéralement
[35:29]
explosé. Tout le monde
[35:31]
en voulait une. Et s'il y a une demande,
[35:33]
vous pouvez ĂȘtre sĂ»rs
[35:34]
qu'il y aura des gens pour vous le vendre.
[35:37]
Les fouilles archéologiques étaient
[35:38]
chaotiques, mĂȘme anarchiques.
[35:41]
C'était le bordel et les pillages
[35:43]
de momies étaient fréquents.
[35:45]
Parce que oui, on parle beaucoup des tombes,
[35:47]
des grands rois égyptiens, mais n'oubliez
[35:49]
pas que le reste de la population
[35:50]
aussi avait été enterré suivant
[35:52]
la mĂȘme pratique de momification.
[35:54]
C'est ça que je me demandais.
[35:55]
On ne réalise pas que c'est beaucoup de gens,
[35:57]
c'est des grosses une tiers. C'est juste
[35:59]
qu'il n'y avait pas toute une pyramide
[36:00]
au-dessus de leur tĂȘte, Ă©videmment.
[36:02]
Alors, des momies, on en
[36:04]
avait beaucoup. Ăa a donnĂ© naissance
[36:06]
Ă un tout nouveau commerce, la vente
[36:08]
de momies, majoritairement pour
[36:10]
l'exportation en Europe et en Amérique.
[36:12]
Et on parle ici de milliers de momies
[36:14]
vendues chaque année. Ah ouais!
[36:16]
Les acheteurs étaient divers,
[36:18]
bien sûr. On retrouve parmi ceux-ci
[36:19]
des collectionneurs privés, des musées.
[36:22]
Certains étaient vendus comme des souvenirs
[36:24]
touristiques, mais ce n'était pas les
[36:26]
acheteurs principaux. à différentes
[36:28]
époques, et on peut reculer jusqu'au
[36:29]
15e et 16e siĂšcle, les momies
[36:32]
avaient plusieurs utilités.
[36:34]
On a fait du papier avec
[36:36]
les bandelettes. On a créé un
[36:37]
pigment à peinture nommé
[36:39]
brun-momie. Mais encore plus
[36:42]
bizarre, on faisait des
[36:43]
médicaments. Il existait une substance
[36:46]
noire et collante, une sorte de
[36:48]
brÚche minérale, produite par
[36:49]
les Perses, qu'on obtenait en distillant
[36:51]
du goudron. On s'en servait
[36:54]
ensuite pour confectionner des antidotes
[36:55]
et des catapultes. C'est l'idée originale
[36:57]
de distiller du goudron.
[37:00]
Il faut savoir qu'à une époque,
[37:03]
ici on est au 15e et 16e siĂšcle,
[37:05]
on essayait toutes sortes de choses,
[37:07]
surtout en médecine. C'est comme ça
[37:09]
qu'on a découvert de grands remÚdes,
[37:11]
mais qu'on a aussi tué des milliers de gens.
[37:13]
Tu avais été un bon médecin de cette
[37:15]
époque-là , Simon. Tu n'avais pas besoin
[37:17]
de faire d'études, ou presque pas à l'époque, j'imagine.
[37:19]
Oui, mais le seul outil qui me plaĂźt,
[37:21]
c'est le scalpel. C'est des expériences
[37:23]
empiriques. Ou peut-ĂȘtre les poisons.
[37:25]
Mais bon, bref,
[37:27]
on se servait de ça pour faire
[37:29]
toutes sortes de cataplastes
[37:31]
et des espĂšces d'antidotes.
[37:33]
Ăvidemment, ça ne marchait pas, mais...
[37:36]
Ce qui est arrivé, c'est qu'en
[37:37]
Europe médiévale, le terme a été
[37:39]
traduit, plus tÎt, plus précisément,
[37:41]
translitéré en latin par
[37:43]
mumia. Ok, je sais que ça
[37:45]
sonne pareil, mumia, mumia,
[37:47]
mais c'est écrit différemment. Le mot
[37:48]
mumia, toutefois, avait deux définitions
[37:51]
en latin. Un médicament
[37:53]
en perses, mais aussi mumie.
[37:56]
Les humains étant ce qu'ils sont,
[37:57]
ils se sont mis Ă croire par erreur
[37:59]
et qu'ils pouvaient obtenir le fameux bré
[38:01]
minéral mumia d'une autre maniÚre
[38:03]
que par le goudron. On pensait
[38:05]
Ă tort qu'on pouvait trouver le mumia
[38:07]
dans les cadavres des mumies
[38:09]
égyptiennes. Donc la croyance
[38:11]
de l'époque était qu'on pouvait distiller l'essence
[38:13]
d'un corps embaumé et s'en servir
[38:15]
pour guérir un peu n'importe quoi,
[38:17]
des tumeurs aux morsures de serpents
[38:19]
en passant par la peste.
[38:20]
Les tombeaux du Caire étaient pillés
[38:23]
constamment pour ensuite faire bouillir les
[38:24]
tĂȘtes des cadavres et rĂ©cupĂ©rer la substance
[38:27]
huileuse. C'était un marché tellement
[38:29]
lucratif que l'Angleterre avait mĂȘme
[38:31]
une taxe d'importation sur les
[38:32]
mumies à cette époque-là .
[38:34]
La demande à mumies était tellement importante que
[38:36]
ça a donné naissance à un marché de fraudeurs.
[38:39]
Ăvidemment, quand les mumies ont commencĂ© Ă
[38:40]
manquer, les fraudeurs ont commencé à fabriquer
[38:43]
des fausses mumies en embaumant des
[38:44]
cadavres récents.
[38:46]
Et on utilisait toutes les parties de la mumie.
[38:48]
Les restes étaient souvent utilisés comme
[38:50]
combustible pour les trains, sinon
[38:52]
ils étaient employés comme engrais.
[38:54]
C'est outrage aux cadavres.
[38:56]
Exactement, c'est exactement ça.
[38:58]
C'est fou comment qu'on s'en foutait.
[39:00]
Comment ça? On a laissé faire ça.
[39:02]
C'est inacceptable.
[39:04]
Mais bon, on va avancer un peu
[39:06]
dans le temps au 19e siĂšcle.
[39:08]
On a vu apparaĂźtre une toute nouvelle forme
[39:09]
de divertissement associé aux mumies,
[39:12]
le party de déballage.
[39:15]
OĂč les Unwrapping parties,
[39:16]
ceux à quoi je vous ai invité en vain, messieurs.
[39:19]
C'est-Ă -dire que les
[39:20]
bourgeois achetaient des mumies,
[39:22]
organisaient des gros parties, et
[39:24]
le clou de la soirée, c'était le déballage
[39:26]
de la mumie devant un public
[39:28]
de curieux. On retirait
[39:30]
les bandelettes jusqu'Ă exposer
[39:32]
le cadavre mumifié vieux de plusieurs
[39:34]
milliers d'années. Oui,
[39:36]
ça pouvait parfois sentir
[39:38]
trĂšs mauvais. Oui, j'imagine.
[39:40]
C'est creepy Ă quelque part comme spectacle.
[39:43]
C'est terrible.
[39:46]
Ăa a pas de bon sens.
[39:47]
Je savais que j'ignorais tout ça.
[39:50]
C'est sûr, des fois,
[39:51]
il pouvait y avoir un aspect scientifique,
[39:53]
mais c'était surtout du spectacle
[39:55]
morbide pour satisfaire la curiosité
[39:58]
des aristocrates.
[39:58]
Le true crime de l'époque. Exact.
[40:00]
C'était pas des divertissements délicats non plus.
[40:03]
Parfois, on n'hésitait pas
[40:04]
Ă tirer violemment, Ă arracher,
[40:07]
Ă jouer avec le corps pour l'exposer
[40:08]
devant une bande d'abrutis.
[40:10]
C'est normal que ça choque. On a pris
[40:12]
des corps humains et on les a déshumanisés
[40:14]
en faisant quelque chose de jetable.
[40:17]
Une chose certaine, ça
[40:18]
ne devait pas sentir bon. Dans cette
[40:20]
partie-là , c'était assez terrible.
[40:24]
Sauf que lĂ ,
[40:25]
c'était plus mon intro
[40:27]
sur les mumis. Oui, oui, oui.
[40:28]
Il y en a qui le savent, il y en a qui se disent
[40:30]
qu'est-ce qu'on en faisait. Mais il y a
[40:32]
autre chose d'inquiétant en lien avec les fameuses
[40:34]
mumis égyptiennes, c'est les
[40:36]
malédictions. Et en particulier,
[40:39]
la malédiction du tombeau
[40:40]
de Toutankhamen. Oh!
[40:42]
J'ai hĂąte que tu nous en parles. Je n'avais pas
[40:44]
que tu allais nous en parler ce soir parce que
[40:46]
je suis un peu néophyte dans tout ça.
[40:48]
Mais moi, ça m'intéresse au bout.
[40:49]
C'est fascinant. Ces mythes-lĂ et les gens.
[40:52]
Ă moins d'ĂȘtre un
[40:54]
fĂ©ru d'Ăgypte,
[40:56]
qui va fouiller
[40:58]
sur les mumis? C'est pour ça que je me suis dit
[40:59]
que ça va ĂȘtre le fun pour aller
[41:01]
parler de tout un peu.
[41:05]
Débutons avec
[41:05]
le contexte historique, question de bien
[41:08]
comprendre la situation. On est au début
[41:10]
du 20e siĂšcle. Et l'endroit
[41:12]
connu comme la Vallée des Rois,
[41:14]
situé sur la rive ouest du Nil,
[41:16]
face Ă Luxor,
[41:18]
était déjà célÚbre aprÚs l'exhumation
[41:20]
de plusieurs sépultures
[41:22]
trĂšs anciennes.
[41:24]
Au début 1900, les grandes tombes
[41:26]
avaient déjà été entiÚrement pillées
[41:28]
et vidées. Alors les archéologues
[41:30]
étaient certains qu'il restait plus de
[41:32]
nouvelles découvertes à faire.
[41:35]
Tous les tombes étaient vides.
[41:37]
Ă l'exception
[41:38]
d'un dénommé Howard
[41:40]
Carter, un archéologue britannique,
[41:42]
il était persuadé de pouvoir trouver
[41:44]
le fameux tombeau de Toutankhamon,
[41:46]
un jeune pharaon méconnu
[41:48]
à l'époque, mort à 19 ans,
[41:50]
aprÚs avoir réuni à la fin de la
[41:52]
18e dynastie. Il y avait 19 ans.
[41:54]
Il était jeune en ce temps-là .
[41:56]
Mais ça vivait pas vieux non plus, j'ai l'impression.
[42:00]
Donc,
[42:00]
Howard Carter,
[42:01]
il est bien décidé à trouver ce
[42:03]
tombeau-lĂ dont on parle,
[42:06]
certaines hurailles.
[42:08]
Donc, il a poursuivi ses fouilles.
[42:10]
Ăvidemment, ça prend quelqu'un pour
[42:11]
financer les recherches. En 1907,
[42:14]
Carter a été engagé par un
[42:16]
certain Lord Car...
[42:17]
Je sais pas comment le dire. C'est
[42:20]
Carnarvon.
[42:21]
Carnarvon. Je sais pas comment le dire.
[42:24]
Carnarvon. Ăa sonne pas bien, je trouve,
[42:25]
mais en tout cas. Lord Carnarvon.
[42:27]
Je vais dire Carnarvon, ça va ĂȘtre plus facile.
[42:29]
C'est un riche mécÚne anglais.
[42:31]
Donc, il a financé les fouilles archéologiques
[42:33]
de Carter, et ça pendant 15 ans.
[42:36]
Malgré des résultats
[42:37]
décevants, malgré plusieurs tensions
[42:39]
avec les autorités locales,
[42:41]
Carter gardait bon espoir de découvrir
[42:43]
le fameux tombeau de Toutankamon.
[42:46]
Sa patience
[42:47]
a porté fruit. AprÚs des mois
[42:49]
de fouilles au sud de la Vallée des Rois,
[42:51]
prĂšs de la tombe de RamsĂšs VI,
[42:53]
le 4 novembre 1922,
[42:55]
il trouve quelque chose.
[42:57]
En fait, c'est un des ouvriers
[42:59]
porteur d'eau du nom de Hussain
[43:01]
Abdel Rassoul, qui a remarqué
[43:03]
un petit escalier taillé dans la pierre,
[43:05]
partiellement caché par des débris.
[43:07]
L'accÚs avait été dissimulé,
[43:09]
mais ça a piqué la curiosité de
[43:11]
Carter, qui a aussitÎt ordonné
[43:13]
de faire dégager les marches.
[43:15]
L'escalier menait une porte scellée
[43:17]
portant le sceau officiel de la
[43:19]
Nécropole Royale.
[43:21]
Carter savait qu'il y avait des couverses
[43:23]
qui cherchaient. Il a fait
[43:25]
fermer le site archéologique temporairement
[43:27]
pour envoyer un télégramme à son mécÚne,
[43:29]
Lord Carnavon, au Royaume-Uni.
[43:32]
C'est lui qui paye. Il faut qu'il
[43:33]
soit présent pour l'ouverture de la porte.
[43:36]
Le télégramme
[43:37]
envoyé par Carter se lisait comme suit.
[43:39]
Nous avons enfin fait une
[43:41]
découverte extraordinaire dans la Vallée,
[43:43]
une tombe somptueuse dont les sceaux
[43:45]
sont encore intactes. Nous l'avons
[43:47]
refermé jusqu'à votre arrivée.
[43:49]
Félicitations!
[43:51]
Lord Carnavon s'est alors emprécié
[43:53]
de se rendre Ă Luxor en compagnie
[43:55]
de sa fille Evelyn, et le
[43:57]
24 novembre, soit 20 jours
[43:59]
aprÚs la découverte, il arrive enfin
[44:00]
sur le site. C'est le lendemain matin
[44:03]
que l'équipe a ouvert la porte du
[44:04]
tombeau de Toutankamon pour la
[44:07]
premiÚre fois depuis des millénaires.
[44:09]
Le corridor qui menait Ă
[44:11]
la premiÚre chambre était encore inviolé,
[44:13]
mis Ă part quelques signes
[44:15]
de tentatives de pillages anciens
[44:17]
qui avaient été d'ailleurs réparés.
[44:19]
On s'en texte pas la premiĂšre
[44:21]
tentative.
[44:21]
Plus il avançait, plus il
[44:24]
découvrait d'autres piÚces, toutes
[44:26]
plus débordantes de trésors,
[44:28]
les unes que les autres.
[44:30]
Le 26 novembre, Carter
[44:31]
a percé un trou dans une des portes.
[44:33]
Il a ensuite glissé une bougie dans le trou
[44:35]
pour voir à l'intérieur. En l'inspectant,
[44:38]
en inspectant l'anti-chambre,
[44:40]
il aurait murmuré à Carnavon
[44:42]
une phrase qui est aujourd'hui
[44:43]
devenue célÚbre. Yes!
[44:46]
Wonderful things!
[44:47]
Oui, des merveilles!
[44:49]
Ăvidemment, la dĂ©couverte archĂ©ologique
[44:51]
est absolument stupéfiante.
[44:53]
La chambre funéraire contenait la momie
[44:55]
de Toutankhamon, couchée dans un cercueil
[44:56]
en or massif, enchassé
[44:59]
dans plusieurs autres cercueils de bois.
[45:01]
Incroyable!
[45:02]
Un cercueil au complet en or, il faut le faire!
[45:05]
Autour du cercueil se trouvaient
[45:07]
donc des tonnes d'objets précieux,
[45:08]
des bijoux, des armes, des sels de monture,
[45:11]
des chars, des statues,
[45:13]
des offrandes, des meubles,
[45:15]
masques et autres trésors,
[45:16]
parfaitement conservés.
[45:18]
Au total, c'est plus de 500 objets
[45:21]
de grande valeur qui ont été répertoriés
[45:22]
dans le tombeau.
[45:24]
Au fil d'une décennie de fouilles,
[45:26]
évidemment, meticuleuse,
[45:28]
ça a pris du temps avant de fouiller tout ça.
[45:30]
La découverte a permis une meilleure
[45:32]
compréhension des rituels funéraires,
[45:34]
de l'artisanat égyptien et le style
[45:36]
de vie royale de l'époque.
[45:37]
Ăa nous a beaucoup appris, la tombe de Toutankhamon,
[45:40]
en gros. Mais bon, aprĂšs une telle
[45:42]
découverte, la nouvelle s'est répandue
[45:43]
dans le monde entier.
[45:45]
Toutefois, un événement va attiser la fascination
[45:47]
et donner naissance à une malédiction.
[45:50]
En avril 1923,
[45:52]
Ă peine quelques mois seulement
[45:53]
aprĂšs l'ouverture du tombeau,
[45:55]
Lord Carnavon décÚde d'une infection
[45:58]
contractée aprÚs avoir été piquée
[46:00]
par un moustique.
[46:01]
Ăa a créé de l'inquiĂ©tude.
[46:04]
Mais on va y revenir.
[46:06]
Ăa a créé de l'inquiĂ©tude
[46:08]
et la presse, évidemment
[46:09]
sensationnaliste, s'est pitchée sur l'histoire.
[46:12]
Ils ont sauté sur l'occasion en évoquant
[46:14]
la malédiction du pharaon,
[46:16]
une sanction divine visant ceux
[46:18]
qui ont violé le sanctuaire de Roy
[46:20]
Ăgyptien des Feurs.
[46:21]
Est-ce qu'on sait si c'était un bon pharaon,
[46:23]
toutankhamon, ou est-ce que c'était un
[46:26]
cruel dictateur?
[46:29]
C'est une bonne question.
[46:30]
Je ne suis pas assez spécialiste
[46:32]
pour te répondre, mais j'ai
[46:33]
l'impression que tous les rois
[46:35]
sont un peu wrongs et problématiques
[46:38]
et toxiques.
[46:39]
Ce n'était pas des émotifs dans le temps.
[46:41]
Je ne pense pas.
[46:42]
Ă 19 ans, je ne sais pas.
[46:43]
C'est difficile Ă dire.
[46:45]
On n'est mĂȘme pas mature.
[46:49]
Ă 19 ans, j'Ă©tais loin de l'ĂȘtre.
[46:52]
Le power trip.
[46:53]
Ă 19 ans, nous, on a notre premier char
[46:56]
et on a l'impression
[46:57]
qu'on se sent invincible.
[46:59]
Lui, il y a le...
[47:00]
Il y a un peuple.
[47:03]
Exactement.
[47:04]
De la planĂšte Ă lui.
[47:05]
Oui, c'est vrai.
[47:07]
C'était gros aussi.
[47:08]
Une armée incroyable.
[47:12]
Fascinant. Un petit power trip.
[47:14]
Ăa a piquĂ© ma curiositĂ©.
[47:16]
Ăa a piquĂ© la curiositĂ© de tout le monde.
[47:18]
Ce que la presse a rapporté,
[47:20]
c'est que suite Ă l'ouverture du tombeau,
[47:22]
plusieurs membres de l'équipe d'archéologie
[47:24]
seraient morts dans des circonstances
[47:25]
mystérieuses.
[47:27]
Ces décÚs ont alimenté la croyance
[47:29]
qui avait tous été victimes
[47:31]
d'une malédiction.
[47:32]
La malédiction de Tutankhamen.
[47:35]
Par exemple, lorsque
[47:36]
Lord Carnavon a succombé à son
[47:38]
infection, il était environ
[47:40]
1h55 du matin.
[47:42]
Il paraĂźt que son chien s'est mis Ă hurler
[47:44]
avant de mourir sans raison
[47:46]
apparente.
[47:48]
Plusieurs témoins auraient aussi rapporté
[47:49]
qu'à son décÚs, les lumiÚres du Caire
[47:52]
auraient faibli, comme pour célébrer
[47:54]
la tragédie.
[47:56]
Rapidement, les journalistes ont attribué
[47:58]
tout plein de décÚs à la fameuse malédiction
[48:00]
entre 20 et 30.
[48:03]
Ăa fait beaucoup.
[48:05]
Voici la liste
[48:06]
de ceux qui sont le plus fréquemment
[48:08]
mentionnés.
[48:10]
C'est la liste des morts attribués à la malédiction
[48:12]
telle qu'elle a rapporté par la
[48:14]
presse et diverses sources.
[48:16]
On a Lord Carnavon décédé en avril
[48:18]
23.
[48:20]
George J. Gould
[48:23]
premier, pardon,
[48:24]
décédé en mai 23. C'est un
[48:26]
millionnaire américain qui est mort d'une pneumonie
[48:28]
peu de temps aprÚs avoir visité la
[48:30]
tombe. On a le colonel
[48:32]
Aubrey Herbert qui est décédé en septembre
[48:34]
de 1923, demi-frĂšre
[48:36]
de Lord Carnavon.
[48:38]
Hugh Evelyn White en 1924,
[48:41]
un des premiers archéologues
[48:42]
entré dans le tombeau.
[48:44]
Il a sombré d'une profonde
[48:46]
dépression qui l'a mené au suicide.
[48:49]
On a un radiologiste
[48:50]
ayant examiné l'amomie,
[48:52]
date et nom non précisé, mort
[48:54]
subite attribuée à une cause mystérieuse.
[48:56]
On a le secrétaire de
[48:59]
Carter, elle non plus, on n'a pas
[49:00]
la date, retrouvée étouffée dans un
[49:02]
club Ă Londres. On a
[49:04]
Mohamed Mehri décédé. Là ,
[49:06]
ça commence Ă ĂȘtre tirĂ© par les cheveux.
[49:09]
Mohamed Mehri, 1967,
[49:11]
directeur du département des
[49:13]
antiquités égyptiennes au Musée du
[49:14]
Caire, mort d'une hémorragie cérébrale
[49:17]
aprÚs avoir donné son accord pour
[49:18]
le transfert du trésor en exposition.
[49:22]
J'en ai un
[49:22]
dernier, Gamal Marez,
[49:24]
en 1972, cette fois,
[49:26]
le successeur de Mehri au Musée du
[49:28]
Caire est lui aussi décédé d'une
[49:30]
hémorragie cérébrale aprÚs une autre
[49:32]
autorisation de transfert du trésor de
[49:34]
Toutankhamen.
[49:35]
Oh mon Dieu, ça n'a pas de bon sens.
[49:39]
C'est ça, exact.
[49:40]
Ăa n'a pas de bon sens.
[49:42]
C'est ça le point, je pense.
[49:44]
Bien sûr, tout le monde, sans doute,
[49:46]
il y a toujours une explication rationnelle.
[49:48]
Oui, exact.
[49:49]
Carnarone était déjà fragile
[49:51]
quand il a été piqué. L'infection
[49:54]
qui aurait pu ĂȘtre banale Ă©tait suffisante
[49:56]
pour le tuer. Il en a toutes les
[49:58]
informations, c'est déjà moins mystérieux.
[50:01]
Il faut noter aussi que
[50:01]
plusieurs personnes ayant été impliquées
[50:03]
de prĂšs dans l'ouverture du tombeau
[50:05]
ont vécu longtemps.
[50:08]
Howard Carter, par exemple.
[50:10]
Il y en a qui ne sont pas morts finalement.
[50:12]
Pourquoi ce n'est pas tout le monde
[50:14]
qui serait mort? L'archéologue
[50:15]
principal de l'expédition,
[50:17]
Howard Carter, il est mort
[50:19]
17 ans plus tard, en 39,
[50:21]
Ă l'Ăąge de 64 ans.
[50:23]
Il me semble que
[50:25]
s'il y avait eu une malédiction, il aurait
[50:27]
été le premier à partir, mais ça, c'est moi.
[50:28]
C'est lui qui a contrÎlé la malédiction.
[50:30]
C'est peut-ĂȘtre ça. C'est lui le meurtrier.
[50:34]
Ăvidemment,
[50:35]
on cherche une explication
[50:37]
quand mĂȘme d'un coup. Certains qui ont
[50:39]
avancĂ© que c'Ă©tait peut-ĂȘtre l'inhalation
[50:41]
de champignons. Oui, je me posais
[50:43]
la question sur l'environnement.
[50:45]
Ăa aurait pu ĂȘtre la cause de maladie,
[50:47]
mais encore lĂ , plusieurs personnes
[50:49]
auraient eu la mĂȘme maladie.
[50:51]
C'est des maladies pulmonaires.
[50:53]
Oui, c'est rendre ça s'isole juste sur une personne.
[50:56]
Au final,
[50:57]
c'est une théorie qui n'est pas basée
[50:59]
sur grand-chose. La célÚbre
[51:01]
malédiction du tombeau de Toutankhamen,
[51:03]
c'est un phénomÚne qui repose presque
[51:05]
uniquement sur une série de coïncidences
[51:07]
un peu exagérée par la couverture
[51:09]
médiatique sensationnaliste.
[51:12]
Malgré tout, la malédiction
[51:13]
égyptienne a inspiré des romans,
[51:15]
des films, des bandes dessinées, des séries télé,
[51:18]
j'en passe. Tout ça a contribué
[51:20]
Ă faire du pharaon adolescent
[51:21]
un emblĂšme de la civilisation
[51:23]
égyptienne et des mystÚres
[51:26]
anciens. En réalité,
[51:27]
si c'était de la presse à sensation,
[51:30]
on n'aurait peut-ĂȘtre jamais eu
[51:31]
d'histoire de croyances concernant la moindre
[51:33]
malédiction du pharaon.
[51:35]
Juste pour mettre tout ça en perspective,
[51:37]
permettez-moi d'ajouter des exemples.
[51:39]
Sans cette malédiction inventée par des
[51:41]
journalistes, on n'aurait fort probablement
[51:43]
jamais eu la trilogie de films de
[51:45]
Mommie avec Brendan Fraser.
[51:47]
Imaginez comment la vie serait de la merde,
[51:49]
on vivrait l'enfer!
[51:51]
C'est clair, sans cette trilogie.
[51:53]
Non, t'as raison.
[51:56]
C'est clair.
[51:57]
J'ai l'impression que ça
[51:59]
aide aussi Ă ...
[52:01]
Quand tu dis que la presse s'en est malée,
[52:03]
on dirait que ça sert un peu à un agenda
[52:06]
peut-ĂȘtre un petit peu
[52:07]
mĂȘme catholique Ă l'Ă©poque,
[52:10]
dans le sens que plus au niveau
[52:11]
du XXe siĂšcle,
[52:12]
du genre, ne réveillez pas les morts,
[52:15]
vous allez voir ce qui arrive.
[52:17]
Allez pas non plus dans les cimetiĂšres
[52:19]
essayer de déterrer des cadavres.
[52:21]
Effectivement, c'est le genre de choses
[52:22]
qu'ils faisaient, c'est fort probable.
[52:24]
De faire un ungraving party, je sais pas
[52:26]
comment on appelle ça. Unrapping.
[52:29]
Mettons qu'on est Ă des cadavres.
[52:33]
Mettons pour terminer l'histoire,
[52:35]
j'aimerais ça vous demander,
[52:36]
c'est quoi que vous pensez des malédictions?
[52:39]
Est-ce que vous y croyez?
[52:40]
Est-ce que vous ĂȘtes superstitieux?
[52:41]
Ou peut-ĂȘtre juste un peu stitieux?
[52:44]
On n'a qu'à penser aux légendes des malédictions
[52:46]
entourant les tournages de Poltergeist,
[52:48]
L'Exorciste, auxquels on attribue toute
[52:50]
une série d'accidents de mort tragiques.
[52:52]
Vous en pensez quoi de ces histoires-lĂ ?
[52:54]
Je suis toujours un peu bluffé,
[52:56]
mais j'ai un de mes amis
[52:59]
qui me dit toujours qu'il faut manger
[53:01]
des crĂȘpes les vendredis 13
[53:02]
parce que sinon on va manquer d'argent.
[53:05]
Ah ouais, j'ai jamais entendu ça.
[53:08]
Toi, tu le fais-tu?
[53:10]
Non.
[53:12]
Ăa va, on va de l'argent.
[53:14]
J'ai toujours trouvé ça drÎle
[53:16]
par chaque année qu'il m'écrit
[53:17]
pour cette malédiction.
[53:19]
Je pense que ça l'amuse.
[53:20]
Oui, ça doit ĂȘtre un running gag.
[53:23]
Sinon, les malédictions,
[53:24]
j'ai l'impression qu'on essaie
[53:26]
de trouver une explication.
[53:29]
J'ai bien la misĂšre Ă y croire.
[53:31]
Je ne sais pas si vous,
[53:32]
ou mĂȘme les poupĂ©es Vaudoux.
[53:34]
Moi non plus.
[53:36]
Je suis sceptique Ă la base,
[53:38]
mais en mĂȘme temps, j'ai une fascination pour ça.
[53:41]
MĂȘme les endroits
[53:42]
oĂč les gens disparaissent,
[53:44]
les triangles, les Bermudes de ce monde,
[53:46]
il y en a quelques-uns comme ça.
[53:49]
On dirait que
[53:50]
les pyramides,
[53:52]
c'est quand mĂȘme quelque chose de spĂ©cial.
[53:54]
Sur la Terre,
[53:55]
il y a quelque chose de spécial.
[53:57]
Il y a quelque chose de mystique
[53:58]
autour de la confection.
[54:00]
Il y a quelque chose de surréal,
[54:01]
un peu de plus grand que nous.
[54:04]
Autour de ça,
[54:06]
est-ce que c'est relié?
[54:07]
Il y en a qui pensent que c'est peut-ĂȘtre reliĂ©
[54:08]
Ă d'autres civilisations.
[54:10]
Il y a tellement de secrets autour des pyramides.
[54:14]
Au final, c'est peut-ĂȘtre trĂšs simple,
[54:16]
mais il y a tellement de mythes et légendes
[54:19]
qu'on dirait que
[54:20]
ça ne pouvait pas venir
[54:21]
sans une malédiction.
[54:23]
C'est sûr que si tu vas déranger
[54:25]
la personne qui a construit,
[54:29]
cette pyramide-lĂ ,
[54:31]
il risque d'avoir des conséquences,
[54:32]
mĂȘme s'il n'y est plus de ce monde-lĂ .
[54:34]
On dirait qu'il y a un lien
[54:35]
Ă quelque part, mais c'est bĂąti aussi
[54:38]
avec l'information qu'on nous a donnée.
[54:41]
Ă quelque part,
[54:42]
c'est phénoménal,
[54:44]
les pyramides.
[54:45]
Il y a quelque chose de plus grand que nous,
[54:48]
on dirait,
[54:49]
qui est prĂȘt Ă servir une malĂ©diction,
[54:51]
peu importe ce qui arrive.
[54:53]
On aime ça à garder des mystÚres à ces choses
[54:55]
qu'on ne comprend pas complĂštement.
[54:57]
Ăa permet de les expliquer souvent.
[54:59]
Ăa comble vite.
[55:00]
Ou d'amplifier le mystĂšre dans un autre cas.
[55:03]
C'est vrai que les pyramides à l'époque,
[55:04]
tout le calcul...
[55:06]
MĂȘme maintenant?
[55:07]
Oui, tu as raison.
[55:09]
La mise en place, les esclaves
[55:12]
qui ont travaillé là -dessus,
[55:13]
c'est toujours pour l'époque.
[55:17]
Moi, c'est sûr
[55:19]
que dans les prochaines semaines,
[55:21]
je vais creuser le sujet.
[55:24]
Maintenant,
[55:25]
on se scandalise
[55:27]
sur le toit du stade olympique.
[55:29]
à Montréal,
[55:30]
on a peut-ĂȘtre raison de se scandaliser.
[55:33]
Il y a beaucoup de frais,
[55:35]
mĂȘme si je suis un fan du stade.
[55:38]
J'ai hùte que tout soit réparé.
[55:40]
Imaginez,
[55:41]
si on disait qu'on va construire
[55:43]
une pyramide, je ne sais pas
[55:44]
ça a pris combien de temps,
[55:44]
mais ça va prendre 400 ans.
[55:47]
Ou les cathédrales du temps.
[55:49]
Il y a des exemples
[55:51]
encore plus proches de nous.
[55:52]
Il y a des Européens à l'Úre
[55:54]
médiévale qui ont fabriqué des routes
[55:56]
Ă la main avec des roches
[55:58]
qui tiennent encore.
[56:00]
Aujourd'hui, on fabrique des routes
[56:02]
qui vont ĂȘtre Ă refaire l'annĂ©e prochaine.
[56:05]
Tu as raison qu'il y avait de la vision
[56:06]
dans le temps.
[56:08]
C'est des projets
[56:11]
qui créent le projet.
[56:14]
Il y a une pérennité,
[56:15]
mais lui, il n'assistait pas.
[56:16]
Imagine aujourd'hui
[56:17]
que notre premier ministre
[56:21]
dit que
[56:22]
François Legault meurt
[56:23]
et que le premier ministre d'aprĂšs
[56:25]
dit qu'on va prendre 400 ans
[56:27]
de temps pour mobiliser
[56:29]
je ne sais pas trop combien de gens.
[56:31]
Les gens vont commencer à bùtir ça
[56:34]
et on va bùtir une mausolée
[56:35]
à François Legault qui va prendre
[56:37]
100 ans Ă construire
[56:40]
ou autre. On se scandaliserait.
[56:42]
Mais dans le temps, il n'y a pas de problĂšme.
[56:43]
Ăa va crĂ©er des emplois
[56:46]
aux grands-pĂšres,
[56:47]
aux fils, aux petits-fils
[56:48]
pour des générations à venir.
[56:51]
Il y a combien de générations
[56:52]
qui ont poussé une pierre en haut de la pyramide?
[56:55]
Ăa devait ĂȘtre symbolique.
[56:58]
C'est un peu le centre
[57:00]
de la religion
[57:01]
et du gouvernement.
[57:02]
J'ai l'impression que les gens
[57:03]
se donnaient.
[57:07]
La société n'était pas
[57:09]
ce qu'elle est aujourd'hui.
[57:10]
Ils devaient avoir des conditions.
[57:12]
Je ne sais pas si les gens
[57:14]
avaient eu le temps de consentement
[57:15]
Ă part gagner leur vie.
[57:18]
Il y a une théorie
[57:23]
que j'aime beaucoup.
[57:24]
C'est facile d'attribuer
[57:25]
des coĂŻncidences
[57:27]
à une malédiction.
[57:29]
Mais je pense aussi
[57:29]
que c'est possible que ce soit causé
[57:30]
par un simple biais cognitif
[57:32]
avec l'horoscope.
[57:34]
C'est la théorie de la prophétie
[57:37]
autoréalisatrice.
[57:40]
AprĂšs avoir lu son horoscope,
[57:42]
qu'on y croit ou non,
[57:43]
on est plus enclin Ă agir
[57:44]
de façon à réaliser ce qui était prédit
[57:46]
sans s'en rendre compte inconsciemment.
[57:49]
Le biais est probablement
[57:50]
renforcé par quelque chose
[57:51]
que j'ai trouvé durant mes recherches
[57:54]
sur l'Ăgypte.
[57:55]
C'est l'effet Barnum.
[57:57]
On parle de l'ancien
[58:01]
bonimenteur de cirques,
[58:03]
fondateur du cercle Barnum.
[58:05]
C'est un cercle cĂ©lĂšbre aux Ătats-Unis
[58:06]
qui a duré des années.
[58:09]
TrĂšs fan de freak shows,
[58:10]
d'ailleurs, à l'époque.
[58:12]
Je ne le connais pas du tout.
[58:13]
C'est ce que j'avais noté.
[58:18]
Selon le fondateur
[58:19]
du cercle Barnum,
[58:20]
lorsque les horoscopes sont formulés
[58:22]
de maniĂšre vague, chacun peut se reconnaĂźtre
[58:24]
dans les descriptions et événements
[58:27]
ou agir comme si
[58:29]
les traits de personnalité
[58:30]
étaient vraiment les siens
[58:32]
ou que les événements allaient se produire.
[58:35]
Bref, tout ça serait
[58:36]
en quelque sorte notre tendance Ă
[58:38]
adapter nos comportements Ă nos croyances
[58:39]
et Ă nos attentes.
[58:41]
Ce qui se transforme, ça transforme dans le fond
[58:43]
la prédiction en réalité, finalement.
[58:46]
C'est comme si tu agençais
[58:48]
les événements pour que ça se produise.
[58:50]
Oui, oui, c'est un peu d'avance.
[58:52]
Mais ça ne doit pas pouvoir se faire sur tout.
[58:54]
Non, non, pas sur tout, mais je trouve
[58:55]
que le horoscope est un bon exemple.
[58:58]
Ăa soulĂšve la question
[58:59]
des fameuses malédictions de famille.
[59:02]
Mon pÚre, il est arrivé ça,
[59:04]
son pĂšre avant lui aussi.
[59:05]
J'imagine que ça, ça peut ĂȘtre affectĂ©.
[59:07]
Si la croyance est réelle dans le sein d'une famille,
[59:10]
ça, ça pourrait fonctionner.
[59:11]
Ăa s'imprigne dans les cerveaux de tout le monde.
[59:15]
Merci pour cette histoire,
[59:17]
Simon, et ce brin de...
[59:20]
d'histoire.
[59:21]
Ce déballement.
[59:24]
C'était vraiment bon.
[59:25]
C'était super intéressant.
[59:26]
Seb, maintenant, est-ce que tu es prĂȘt
[59:28]
Ă te lancer pour la derniĂšre histoire
[59:30]
de la soirée, mon cher?
[59:31]
Nous sommes le 30 octobre 2019
[59:37]
Ă Freehold Township
[59:40]
au New Jersey.
[59:41]
C'est la veille de l'Harlouis.
[59:43]
Les poches sont éliminées,
[59:45]
les citrouilles veillent,
[59:46]
et sur Instagram, le fil d'actualité
[59:48]
se transforme en galerie de monstres.
[59:51]
Partout, des maquillages de zombies,
[59:53]
de créatures et de visages
[59:55]
ensanglantés défilent
[59:56]
plus vrai que nature.
[59:58]
Parmi ces artistes de l'illusion,
[01:00:00]
une jeune femme se démarque.
[01:00:02]
Stéphanie Pars,
[01:00:04]
Ă 25 ans.
[01:00:05]
Elle vit ici, Ă Freehold.
[01:00:07]
C'est une ancienne étudiante
[01:00:09]
en cosmétologie et maquilleuse
[01:00:11]
d'effets spéciaux.
[01:00:12]
Elle travaille comme nounou,
[01:00:14]
tout en alimentant sa passion
[01:00:15]
sur les réseaux sociaux
[01:00:16]
oĂč elle partage ses transformations
[01:00:18]
d'horreur aux détails saisissants.
[01:00:21]
Pour vrai, vous irez voir
[01:00:24]
ses Ćuvres.
[01:00:25]
Elle est vraiment bonne au niveau
[01:00:26]
des maquillages d'horreur.
[01:00:28]
Elle aime la plage, la riviĂšre,
[01:00:30]
la pĂȘche, et elle adore les animaux
[01:00:32]
et reste trĂšs proche de sa famille.
[01:00:34]
Depuis quelques jours pourtant,
[01:00:36]
quelque chose semble Ă troubler.
[01:00:39]
Elle se sent mal Ă l'aise
[01:00:40]
dans la maison qu'elle occupe,
[01:00:41]
celle de sa grand-mÚre récemment décédée.
[01:00:44]
Elle a confié à ses proches
[01:00:45]
avoir trouvé une trace de main
[01:00:46]
sur le miroir de la salle de bain,
[01:00:49]
vue des lumiĂšres s'allumer sans raison,
[01:00:51]
et découvert son oiseau mort
[01:00:54]
dans sa cage.
[01:00:55]
Des coĂŻncidences peut-ĂȘtre,
[01:00:57]
mais qui ajoutent une ombre discrĂšte
[01:00:59]
Ă la veille de l'Halloween.
[01:01:01]
Ce soir-lĂ ,
[01:01:02]
elle assiste avec sa mĂšre, ses soeurs
[01:01:04]
et des proches au spectacle de la médium
[01:01:07]
Cindy Casa.
[01:01:09]
Je ne sais pas si vous la connaissez,
[01:01:10]
Cindy Casa.
[01:01:12]
Je dois avouer
[01:01:14]
que je ne la connaissais pas
[01:01:15]
avant de creuser cette histoire-lĂ ,
[01:01:17]
mais je me suis rendu compte
[01:01:17]
que c'est une médium connue
[01:01:19]
qui avait une série
[01:01:23]
sur Dead Files.
[01:01:25]
Sûrement que nos auditeurs la connaissent.
[01:01:28]
Ils font justement
[01:01:30]
des médiums qui vont dans des endroits
[01:01:32]
particuliers, mais je disais
[01:01:33]
qu'elle était aussi controversée.
[01:01:35]
Mais je n'ai pas creusé le sujet,
[01:01:37]
donc s'il y a des auditeurs,
[01:01:37]
je serais curieux.
[01:01:38]
Et lĂ , ce soir-lĂ ,
[01:01:40]
Stéphanie, elle assiste avec sa mÚre
[01:01:42]
et ses soeurs au Stress Factory
[01:01:44]
Comedy Club de New Brunswick.
[01:01:47]
Stress Factory.
[01:01:48]
Oui, c'est bel.
[01:01:49]
Oui, j'adore ça.
[01:01:52]
AprĂšs le spectacle,
[01:01:54]
elle rentre Ă la maison familiale.
[01:01:56]
Et vers 22 heures, Stéphanie
[01:01:58]
quitte la résidence à bord de sa voiture
[01:02:00]
pour parcourir les quelques kilomĂštres
[01:02:01]
qui la ramĂšnent chez elle,
[01:02:03]
dans cette maison désormais trop silencieuse.
[01:02:05]
Et avant d'arriver,
[01:02:07]
elle promet à sa mÚre d'écrire
[01:02:08]
ou d'appeler une fois rentrée
[01:02:10]
et envoie un message Snapchat
[01:02:12]
pendant le trajet, finalement.
[01:02:14]
Le lendemain matin, le 31 octobre,
[01:02:17]
Stéphanie ne se présente pas
[01:02:19]
Ă son travail de nounou,
[01:02:21]
oĂč elle Ă©tait attendue de 9h Ă 18h.
[01:02:23]
Les appels et messages
[01:02:25]
de la famille restent sans réponse.
[01:02:27]
Ă 16h, sa mĂšre
[01:02:29]
se rend chez Stéphanie
[01:02:30]
et constate que la voiture,
[01:02:32]
une Hyundai Sonata Blanche,
[01:02:34]
est dans l'allée.
[01:02:36]
Et en soirée, entre 20h et 21h,
[01:02:39]
elle retourne sur place sa mĂšre
[01:02:40]
et retrouve le téléphone de sa fille
[01:02:42]
à l'intérieur de la maison.
[01:02:44]
C'est Ă ce moment-lĂ qu'elle se dit
[01:02:45]
« sss, il y a quelque chose qui ne fonctionne pas ».
[01:02:47]
La famille appelle la police.
[01:02:48]
En quelques minutes, les premiĂšres patrouilles
[01:02:50]
arrivent sur place et l'enquĂȘte commence.
[01:02:53]
Au domicile, il y a plusieurs indices
[01:02:55]
qui inquiĂštent les proches.
[01:02:57]
Toutes les lumiÚres de la maison sont allumées,
[01:02:58]
mĂȘme celle du grenier.
[01:03:00]
Le chien de Stéphanie est retrouvé
[01:03:02]
enfermé dans la salle de bain.
[01:03:04]
Les clés et le téléphone sont enfoncés
[01:03:06]
profondément dans les coussins du canapé
[01:03:08]
comme pour pas qu'on les trouve tout de suite.
[01:03:10]
Aucun signe d'effraction n'est visible.
[01:03:13]
Il y a une notification
[01:03:14]
sur le téléphone qui montre que l'employeur
[01:03:16]
de Stéphanie y a écrit
[01:03:18]
pour savoir si tout va bien,
[01:03:20]
puisqu'elle ne s'est pas présentée au travail.
[01:03:23]
La sĆur de StĂ©phanie
[01:03:24]
parvient à accéder à ses messages Facebook.
[01:03:26]
Elle y découvre une salve
[01:03:28]
de messages furieux envoyés
[01:03:30]
dans la nuit par un certain
[01:03:32]
John Osbiljen,
[01:03:34]
son ex-petit ami.
[01:03:36]
Dix messages en quelques minutes,
[01:03:38]
un ton qui se durcit autour de 23 heures.
[01:03:42]
Les premiers jours de recherche,
[01:03:44]
les recherches s'intensifient
[01:03:45]
dans les environs immédiats.
[01:03:46]
Il y a des bénévoles, des policiers,
[01:03:48]
des chimpisteurs qui silonnent
[01:03:50]
les bois et les parcs du secteur.
[01:03:51]
Les autorités élargissent rapidement
[01:03:54]
le périmÚtre et sollicitent l'aide du public.
[01:03:57]
Les proches créent une page Facebook
[01:03:58]
quand ce qu'on fait au jour lorsqu'il y a une disparition,
[01:04:00]
partagent des photos, des vidéos,
[01:04:02]
lancent des appels.
[01:04:03]
La nouvelle se répand dans tout le New Jersey.
[01:04:06]
Les médias locaux relÚvent
[01:04:07]
le visage souriant de la jeune femme,
[01:04:09]
souvent accompagné d'images tirées de son compte Instagram
[01:04:12]
oĂč elle se transforme en personnage d'horreur
[01:04:14]
au maquillage impressionnant.
[01:04:17]
Et en quelques jours,
[01:04:18]
son image devient le symbole
[01:04:19]
d'une inquiétude collective dans son secteur.
[01:04:22]
Les enquĂȘteurs plongent
[01:04:23]
dans l'univers numérique de Stéphanie.
[01:04:26]
Ses comptes, ses messages,
[01:04:27]
ses historiques sont tous examinés.
[01:04:29]
TrĂšs vite, John Ozbiljen
[01:04:32]
s'impose encore.
[01:04:34]
Leur relation, déjà marquée
[01:04:36]
par des disputes et une plainte déposée
[01:04:38]
quelques mois plus tĂŽt,
[01:04:39]
révÚle à travers leur échange une tension
[01:04:41]
qui était grandissante depuis les derniers mois.
[01:04:45]
Les textos retrouvés
[01:04:46]
sur le téléphone de Stéphanie sont nombreux
[01:04:48]
et souvent empruntent colĂšre.
[01:04:50]
Dans les jours précédant sa disparition,
[01:04:52]
il lui envoie des messages insistants,
[01:04:54]
parfois menaçants,
[01:04:56]
des propos blessants, un ton qui trahit
[01:04:57]
la rancune et la frustration.
[01:04:59]
Dans un de ses échanges, il lui reproche
[01:05:02]
de l'ignorer et s'emporte
[01:05:03]
lorsqu'elle ne répond pas.
[01:05:05]
Et pour suivre cette pisse, les enquĂȘteurs
[01:05:08]
obtiennent des mandats visant les appareils
[01:05:09]
liés au dossier. Ils vont chercher le téléphone
[01:05:12]
de Stéphanie, ils l'ont déjà entre leurs mains
[01:05:13]
et son contenu est confié aux experts
[01:05:15]
en criminalistique numérique,
[01:05:17]
qui travaillent à le déverrouiller,
[01:05:20]
Ă retracer les communications
[01:05:21]
et Ă le localiser Ă tous
[01:05:23]
signaux pertinents qu'ils peuvent trouver sur le téléphone.
[01:05:26]
Ce travail s'annonce long
[01:05:27]
et ça deviendra l'un des piliers de l'enquĂȘte.
[01:05:30]
Mais pendant ce temps,
[01:05:31]
les recherches physiques se poursuivent
[01:05:32]
et n'ont toujours pas retrouvé Stéphanie.
[01:05:35]
Les drones survolent les zones boisées
[01:05:37]
autour de Freehold,
[01:05:38]
les plongeurs inspectent les étangs
[01:05:40]
et les riviĂšres environnantes,
[01:05:42]
les routes secondaires sont ratissées,
[01:05:44]
la famille de Stéphanie, soutenue
[01:05:46]
par des dizaines de bénévoles,
[01:05:48]
participe activement Ă chaque battu,
[01:05:50]
les visages sont fatigués,
[01:05:52]
les affiches se multiplient sur les lampadaires
[01:05:54]
et dans les vitrines et les lumiures d'automne
[01:05:56]
s'étirent sans réponse.
[01:05:59]
Et lĂ , les enquĂȘteurs
[01:05:59]
se penchent aussi sur le passé
[01:06:01]
judiciaire de John, parce que
[01:06:04]
il reste quand mĂȘme un suspect
[01:06:06]
dans sa disparition.
[01:06:07]
Et quelques semaines avant sa disparition,
[01:06:09]
avant la disparition de Stéphanie,
[01:06:11]
en septembre 2019, il a été
[01:06:13]
arrĂȘtĂ© Ă la suite d'un incident
[01:06:15]
de violence conjugale
[01:06:16]
lors d'une dispute avec elle.
[01:06:18]
C'est pas le suspect numéro un dans l'affaire,
[01:06:21]
lĂ il l'est.
[01:06:24]
Selon la plainte déposée,
[01:06:26]
il l'aurait agrippé au cou
[01:06:27]
avant d'ĂȘtre relĂąchĂ©
[01:06:29]
peu aprĂšs. Il aurait mĂȘme eu
[01:06:31]
un incident antérieur
[01:06:33]
rapporté durant l'été,
[01:06:35]
mais il a été retiré sa plainte
[01:06:37]
par la suite, ce qui est souvent un classique.
[01:06:40]
Et au début de novembre,
[01:06:43]
et au début de novembre,
[01:06:43]
c'est quelques jours plus tard,
[01:06:45]
dans le cadre de la recherche de Stéphanie,
[01:06:47]
il y a une perquisition qui est menée
[01:06:49]
chez John, qui est quand mĂȘme un suspect.
[01:06:51]
Les policiers saisissent plusieurs
[01:06:53]
appareils électroniques, dont son téléphone.
[01:06:55]
Et l'analyse du contenu révÚle des images
[01:06:57]
Ă caractĂšre sexuel impliquant des mineurs.
[01:07:00]
Et cette découverte entraßne
[01:07:01]
une arrestation qui est distincte
[01:07:03]
Ă celle-ci le 8 novembre 2019.
[01:07:05]
Il est détenu pendant 11 jours,
[01:07:08]
mais le juge n'est pas autorisé
[01:07:10]
Ă tenir compte des liens possibles
[01:07:11]
avec la disparition au moment de
[01:07:13]
se statuer sur la libération, parce qu'il n'y a pas
[01:07:15]
d'accusation encore sur l'autre dossier,
[01:07:17]
qui n'est pas quelqu'un de dangereux.
[01:07:20]
John est finalement
[01:07:21]
remis en liberté sous condition.
[01:07:23]
Il doit résider chez ses parents,
[01:07:25]
et il est interdit d'utiliser Internet,
[01:07:27]
donc pas de Netflix ou de Uber Eats.
[01:07:30]
Malgré cette procédure
[01:07:31]
parallĂšle, les enquĂȘteurs
[01:07:33]
continuent de le considérer comme la
[01:07:35]
principale personne d'intĂ©rĂȘt dans la disparition
[01:07:37]
de Stéphanie Pars, convaincue
[01:07:39]
que le fil numérique finira par
[01:07:41]
révéler ce qui s'est réellement passé.
[01:07:43]
Ils poursuivent leur analyse et la
[01:07:45]
reconstitution minutieuse des derniĂšres heures
[01:07:47]
de la jeune femme.
[01:07:49]
Ă sa sortie
[01:07:51]
de prison, aprĂšs 11 jours,
[01:07:53]
les proches de Stéphanie expriment
[01:07:55]
publiquement leur frustration.
[01:07:56]
Ils continuent de demander des réponses pendant
[01:07:58]
que la police poursuit ses analyses numériques.
[01:08:01]
Les procureurs assurent que le dossier
[01:08:03]
progresse, mais l'absence de corps
[01:08:05]
empĂȘche toute accusation formelle.
[01:08:08]
Les semaines passent,
[01:08:09]
l'automne s'efface,
[01:08:11]
et l'inquiétude se transforme lentement
[01:08:12]
en désespoir.
[01:08:14]
Et lĂ , on fait un bond au 22 novembre
[01:08:16]
2019, soit une vingtaine de jours plus tard,
[01:08:19]
moins d'un mois
[01:08:20]
avant sa disparition, en fait,
[01:08:22]
moins d'un mois aprĂšs, pardon,
[01:08:24]
le corps de John est retrouvé
[01:08:26]
sans vie Ă son domicile
[01:08:28]
de Freehold par ses parents,
[01:08:30]
et s'est donné la mort par pendaison
[01:08:32]
dans la piĂšce.
[01:08:34]
Et dans la piĂšce, les enquĂȘtants
[01:08:36]
découvrent plusieurs lettres. Il y a
[01:08:38]
une note écrite à la main qui contient
[01:08:39]
des excuses adressées à sa famille
[01:08:42]
et des passages ambiguës
[01:08:44]
sur sa relation avec Stéphanie.
[01:08:47]
Il nie une partie des accusations
[01:08:48]
liées aux images illégales
[01:08:50]
d'enfants. Il admet sa colĂšre
[01:08:52]
et son obsession envers Stéphanie
[01:08:54]
et laisse des phrases lourdes de sens comme
[01:08:56]
« Regarde le désastre que j'ai créé,
[01:08:59]
et la plupart des choses que vous
[01:09:00]
entendrez sont vraies, sauf celles
[01:09:02]
concernant l'enfant. »
[01:09:05]
Et ça, on n'a
[01:09:06]
aucune réponse pour les photos.
[01:09:09]
C'est tellement
[01:09:10]
étrange ce bout-là .
[01:09:11]
Tu parles des photos de l'enfant de Johnny?
[01:09:13]
Oui, c'est un autre dossier.
[01:09:16]
C'est bien étrange ça. Oui, c'est vraiment bizarre.
[01:09:18]
Mais peut-ĂȘtre qu'il avait honte de ça,
[01:09:20]
mais qu'un meurtre, ça c'est pas grave.
[01:09:22]
Je trouve ça tellement bizarre.
[01:09:23]
Il dit que c'est un mensonge.
[01:09:26]
C'est ça qui est étrange.
[01:09:28]
Puis vu qu'il n'est pas lĂ ,
[01:09:30]
il n'y avait pas d'autres infos.
[01:09:32]
C'est étrange. Sa mort
[01:09:33]
met un terme brutal Ă l'espoir, du moins,
[01:09:35]
d'un interrogatoire final.
[01:09:37]
Pour les enquĂȘteurs, comme pour la famille
[01:09:39]
de Stéphanie, il ne reste plus qu'une certitude.
[01:09:42]
S'il détenait la vérité sur
[01:09:44]
le sort de Stéphanie, elle vient
[01:09:45]
de s'éteindre avec lui.
[01:09:47]
On n'a toujours pas retrouvé Stéphanie?
[01:09:49]
Ăa sent bien.
[01:09:50]
Pendant des semaines,
[01:09:52]
le silence s'installe.
[01:09:54]
L'enquĂȘte continue. Mais l'absence
[01:09:56]
de suspects vivants rend
[01:09:58]
chaque piste plus fragile.
[01:10:00]
Les proches de Stéphanie refusent d'abandonner.
[01:10:02]
Ils organisent encore des nouvelles battues,
[01:10:04]
distribuent des affiches,
[01:10:06]
entretiennent la mobilisation sur les réseaux sociaux.
[01:10:08]
Des centaines de bénévoles
[01:10:10]
sillonnent les forĂȘts et les rives
[01:10:12]
du comté de Mount Mount,
[01:10:15]
espérant
[01:10:15]
trouver ce que la technologie n'a pas su révéler.
[01:10:18]
L'hiver s'installe,
[01:10:20]
et avec lui, une tension sourde s'installe aussi.
[01:10:23]
Tout le monde pressant
[01:10:24]
que cette histoire ne connaĂźtra pas
[01:10:26]
une fin heureuse.
[01:10:27]
Et lĂ , on fait un bond dans le temps, les gars.
[01:10:30]
Au dimanche 26 janvier 2020,
[01:10:33]
prĂšs de trois mois aprĂšs la disparition,
[01:10:35]
deux adolescents
[01:10:36]
marchent au bord de la route 9,
[01:10:38]
dans le secteur de Old Bridge,
[01:10:40]
Ă une vingtaine de kilomĂštres du domicile
[01:10:42]
de Stéphanie, et dans un boisé
[01:10:45]
en bordure de la route,
[01:10:46]
ils font une découverte macabre
[01:10:49]
oĂč les enquĂȘteurs sont dĂ©pĂȘchĂ©s
[01:10:51]
sur place. Le lendemain,
[01:10:53]
la nouvelle tombe et les empreintes
[01:10:54]
et les tatouages permettent
[01:10:56]
d'identifier formellement le corps
[01:10:58]
de Stéphanie Paz.
[01:11:00]
Pour la famille, c'est la fin de l'attente,
[01:11:02]
mais aussi le début d'un autre deuil.
[01:11:05]
L'endroit oĂč elle a Ă©tĂ© retrouvĂ©e
[01:11:06]
se situe non loin des fouilles
[01:11:07]
qui ont déjà été fouillées par les bénévoles.
[01:11:10]
Ăa doit tellement ĂȘtre fachant,
[01:11:12]
c'est pas la premiĂšre fois
[01:11:14]
que ça arrive qu'à un moment donné,
[01:11:16]
ils n'ont pas le choix de mettre une limite
[01:11:17]
sur le périmÚtre.
[01:11:20]
Souvent, c'est à cÎté.
[01:11:22]
C'est choquant.
[01:11:23]
C'est vraiment pas drĂŽle.
[01:11:25]
Les autorités confirment rapidement
[01:11:26]
que ce que beaucoup redoutaient tout indique
[01:11:28]
qu'elle a été victime d'un homicide.
[01:11:31]
Quelques jours plus tard, le procureur du comté
[01:11:33]
tient une conférence de presse.
[01:11:35]
Il déclare que John Osbiljen
[01:11:37]
est désormais considéré comme l'auteur
[01:11:39]
présumé du meurtre de Stéphanie Paz.
[01:11:41]
Selon lui, les éléments recueillis
[01:11:43]
aprĂšs sa mort, notamment ses lettres
[01:11:45]
et les analyses numériques,
[01:11:47]
confirment cette hypothĂšse.
[01:11:48]
Les autorités en profitent pour remercier
[01:11:50]
la communauté et souligner l'ampleur
[01:11:52]
du travail accompli avec plus d'une cinquantaine
[01:11:54]
de mandats de perquisition des centaines
[01:11:56]
d'heures d'analyse et des milliers de données
[01:11:58]
extraites de différents appareils électroniques.
[01:12:01]
Les semaines qui suivent la découverte
[01:12:02]
du corps permettent aux enquĂȘteurs
[01:12:04]
de consolider le dossier.
[01:12:06]
Ils reprennent chaque élément,
[01:12:07]
chaque appareil, chaque donnée
[01:12:09]
pour établir la chronologie complÚte des faits.
[01:12:12]
Au centre, il reste
[01:12:13]
ses lettres trouvées dans la maison de John
[01:12:15]
au moment de sa mort.
[01:12:17]
Et dans l'une d'elles,
[01:12:19]
il présente des excuses à sa famille
[01:12:20]
et admet la colÚre qu'il ressentait envers Stéphanie.
[01:12:24]
Il y écrit avoir fait quelque chose
[01:12:25]
de terrible avant de nier les accusations
[01:12:27]
concernant les images illégales.
[01:12:29]
Mais pour les procureurs,
[01:12:31]
ces lettres confirment ce qu'il soupçonnait déjà ,
[01:12:33]
un geste de violence compulsif
[01:12:35]
commis dans un contexte de jalousie et d'emprise.
[01:12:38]
Et les analyses numériques
[01:12:40]
viennent appuyer cette lecture.
[01:12:42]
Les données du téléphone cellulaire
[01:12:44]
placent le téléphone de John
[01:12:45]
à proximité du domicile de Stéphanie
[01:12:48]
à l'heure présumée de sa disparition.
[01:12:50]
L'analyse de son véhicule
[01:12:51]
et de ses communications viennent renforcer
[01:12:53]
le scénario et dans l'ensemble
[01:12:55]
les éléments cimbriques pour reconstituer
[01:12:57]
la nuit du 30 octobre
[01:12:59]
et confirmer le rĂŽle de John
[01:13:01]
dans la mort de Stéphanie.
[01:13:03]
Et aprÚs l'annonce des autorités,
[01:13:05]
la communauté de Freehold se rassemble
[01:13:07]
autour de la famille. Il y a des veillées
[01:13:09]
qui ont eu lieu, des rubans violets
[01:13:11]
apparaissent sur les porches et les réseaux
[01:13:12]
se remplissent de souvenirs de Stéphanie.
[01:13:15]
Pour conclure, ses proches
[01:13:17]
ont été trÚs résilients et ont fondé
[01:13:19]
la Stéphanie Nicole Pars Foundation,
[01:13:22]
qui est une organisation dédiée
[01:13:23]
à la prévention des violences conjugales
[01:13:25]
au soutien des familles,
[01:13:27]
des personnes disparues et Ă l'accompagnement
[01:13:29]
des survivantes.
[01:13:30]
La Fondation met en place des initiatives
[01:13:32]
comme Angel Alert,
[01:13:34]
qui est un systĂšme d'alerte
[01:13:36]
et d'accompagnement pour les personnes en danger.
[01:13:38]
Et le Stéphanie's Overwatch
[01:13:40]
est un réseau d'accompagnement
[01:13:42]
qui aide les victimes Ă se rendre
[01:13:44]
au tribunal ou Ă assurer
[01:13:46]
en sécurité les échanges d'enfants
[01:13:48]
dans un contexte de garde partagée
[01:13:50]
et de violences conjugales. Je trouve ça vraiment cool.
[01:13:53]
Elle plaide pour l'adoption
[01:13:54]
d'une Stéphanie's Law,
[01:13:56]
qui viserait notamment un meilleur suivi public
[01:13:58]
des incidents de violences conjugales,
[01:14:01]
parce que c'est vrai que si c'était
[01:14:02]
un peu plus public,
[01:14:04]
peut-ĂȘtre que son entourage l'aurait su,
[01:14:06]
aurait été plus préventif et tout ça.
[01:14:09]
Tu veux dire ce qui serait public
[01:14:10]
au niveau du dossier criminel
[01:14:12]
de la personne? Oui, exact.
[01:14:14]
Ou mĂȘme quand il y a des dossiers qui sont retirĂ©s,
[01:14:16]
des fois on dirait que c'est comme s'il n'existait plus,
[01:14:18]
mais il y a une trace évidemment,
[01:14:20]
mais c'est aussi des fois, c'est particulier.
[01:14:22]
à quelque part, ça serait débattable
[01:14:24]
une fois que
[01:14:26]
tu as purgé ta peine,
[01:14:28]
est-ce que tu ne veux pas justement qu'il n'y en ait plus de traces?
[01:14:30]
Ăa j'imagine, mais gĂ©nĂ©ralement,
[01:14:33]
le problĂšme c'est souvent pendant
[01:14:34]
parce qu'ils sont difficiles Ă
[01:14:36]
contrĂŽler.
[01:14:39]
C'est malheureux
[01:14:40]
un autre féminicide
[01:14:42]
encore.
[01:14:44]
Je me demande pour les parents,
[01:14:46]
si on se met Ă la place des familles
[01:14:48]
de la victime,
[01:14:51]
considérant que
[01:14:53]
évidemment tout pointe
[01:14:54]
vers lui, mais dans ce type de situation-lĂ
[01:14:56]
particuliĂšre oĂč il s'est enlevĂ© la vie
[01:14:58]
sans avouer,
[01:15:00]
je me demande si, pour ces familles-lĂ ,
[01:15:02]
il reste toujours un petit doute.
[01:15:05]
MĂȘme si c'est sĂ»r,
[01:15:08]
tout pointe
[01:15:08]
vers lui, mais je me demande
[01:15:10]
s'il reste toujours un petit quelque chose
[01:15:12]
ici. Tant qu'il ne l'a pas avoué.
[01:15:16]
Ăa doit ĂȘtre
[01:15:17]
terrible.
[01:15:18]
Ăa doit faire mal, oui.
[01:15:20]
J'ai l'impression que tu dois avoir l'impression
[01:15:22]
qu'il n'a pas été puni.
[01:15:24]
Ăa, c'est sĂ»r.
[01:15:26]
Oui, la mort, c'est la mort, mais
[01:15:28]
ce n'est pas la mĂȘme punition,
[01:15:30]
j'ai l'impression.
[01:15:31]
En tout cas, Ă mon avis.
[01:15:33]
C'est une histoire vraiment triste
[01:15:35]
qui s'est déroulée à l'Halloween.
[01:15:39]
Des fois,
[01:15:40]
quand on dit tout est dans tout,
[01:15:41]
c'est particulier qu'une fan
[01:15:44]
d'horreur, de masque
[01:15:46]
et de costume meure la veille
[01:15:47]
de l'Halloween.
[01:15:48]
On dirait qu'encore une fois,
[01:15:50]
je ne sais pas si c'est une sorte de malédiction
[01:15:52]
qu'on pourrait attribuer,
[01:15:55]
ou si c'est juste un autre tata
[01:15:56]
de toute façon.
[01:15:58]
HonnĂȘtement, si l'histoire vous intĂ©resse,
[01:16:00]
il y a beaucoup,
[01:16:02]
il y a certains podcasts qui détaillent toute
[01:16:04]
l'historique des discussions
[01:16:06]
entre eux qui sont
[01:16:09]
lourdes, dans le sens que
[01:16:10]
ça se voyait venir.
[01:16:13]
Ăa se voit tout.
[01:16:15]
On dirait que je me retiens
[01:16:16]
parce que ma gueule,
[01:16:18]
qu'est-ce que j'en sais au fond,
[01:16:20]
mais il me semble qu'on le voit
[01:16:22]
toujours venir.
[01:16:24]
Il me semble qu'Ă chaque fois qu'un article
[01:16:26]
de féminicide sort, on apprend
[01:16:28]
que ça fait six mois, un an
[01:16:29]
qu'il n'est pas tenable, qu'il fait peur,
[01:16:32]
qu'il y a des plaintes Ă la police,
[01:16:33]
que la police ne fait rien parce que des fois,
[01:16:35]
elle est mĂȘme liĂ©e.
[01:16:36]
C'est toujours, toujours,
[01:16:40]
toujours la mĂȘme histoire.
[01:16:42]
Oui, ça se répÚte tout le temps.
[01:16:43]
Pourquoi dénoncer?
[01:16:46]
ArrĂȘtez de vous retenir aux
[01:16:47]
gens autour qui osent pas s'en mailer.
[01:16:50]
C'est difficile de
[01:16:51]
se mailer d'une chicane de couple,
[01:16:53]
de vos amis. Ăa, je comprends.
[01:16:56]
Mais si vous voyez des signes, des
[01:16:57]
red flags, parlez-en Ă quelqu'un,
[01:17:00]
faites quelque chose. Mais en mĂȘme
[01:17:02]
temps, comment le prévenir?
[01:17:04]
C'est tellement difficile.
[01:17:05]
Elle était plus avec, justement,
[01:17:08]
la main d'un.
[01:17:09]
Parce que c'est ça, elle a hérité de la maison de sa grand-mÚre
[01:17:11]
qui était récemment décédée. Mais toutes les signes
[01:17:14]
qu'elle voyait dans la maison, c'était lui qui venait.
[01:17:16]
La main dans le miroir,
[01:17:18]
tout ça, c'était pas des fantÎmes.
[01:17:19]
C'est juste aussi particulier
[01:17:21]
que ça crée une ambiance un peu
[01:17:25]
paranormale.
[01:17:25]
Mais finalement, c'était Lex
[01:17:27]
qui était là .
[01:17:30]
Je n'ai pas voulu non plus,
[01:17:32]
mais on n'a pas trop de détails
[01:17:33]
sur sa mort, sur la
[01:17:36]
façon.
[01:17:36]
Les détails du suicide?
[01:17:37]
Pas du suicide de Stéphanie en tant que telle.
[01:17:41]
On sait juste qu'il y a
[01:17:42]
une confirmation qu'elle a été tuée par quelqu'un,
[01:17:44]
mais je n'ai pas les détails.
[01:17:46]
Mais oui,
[01:17:46]
ce n'est pas tant pertinent.
[01:17:50]
Allez voir son Ćuvre sur Instagram,
[01:17:52]
son compte est toujours lĂ .
[01:17:53]
C'est Stéphanie, P-A-R-Z-E.
[01:17:56]
J'ai lu que ça se disait Parz.
[01:18:00]
Une histoire
[01:18:01]
que je ne connaissais pas. Merci Seb.
[01:18:05]
Toujours tragique.
[01:18:06]
Pardon, on voit qu'Ă l'Halloween,
[01:18:09]
on dirait que c'est un peu ça
[01:18:10]
le fil conducteur de notre
[01:18:13]
épisode. On dirait que c'est les
[01:18:14]
malédictions d'Halloween, tout ce qui se passe
[01:18:17]
les jours d'Halloween
[01:18:18]
et malédictions
[01:18:21]
de pyramides
[01:18:22]
en mĂȘme temps. En mĂȘme temps, l'histoire
[01:18:24]
de Seb, elle m'a mis dans tous mes états.
[01:18:26]
Je suis vraiment en colĂšre.
[01:18:28]
On dirait que je ne m'en rends pas compte, mais lĂ ,
[01:18:30]
je ne peux pas le nier. Je suis en colĂšre.
[01:18:32]
Je suis tanné. Il y a des cas.
[01:18:34]
On parle d'un cas du New Jersey, mais
[01:18:35]
ça arrive tellement souvent prÚs
[01:18:38]
de chez nous.
[01:18:40]
Au moment d'enregistrer,
[01:18:42]
je ne me trompe pas, on avait atteint le chiffre
[01:18:44]
de la polytechnique dans le sens
[01:18:46]
14. Tu veux dire pour 2025?
[01:18:48]
Je ne vous avais pas demandé le numéro,
[01:18:50]
ça se me demandait si quelqu'un le savait.
[01:18:52]
C'est ça, c'est ce qu'il disait.
[01:18:53]
C'est mĂȘme triste qu'on soit rendu
[01:18:56]
Ă le compter.
[01:18:58]
On a presque un décompte.
[01:19:00]
J'ai dit que c'est trop fréquent,
[01:19:01]
mais une fois, un féminicide,
[01:19:05]
c'est déjà trop.
[01:19:06]
Soyons clairs.
[01:19:08]
Ă tout point TV,
[01:19:10]
je suis tombé sur une série qui en discute.
[01:19:12]
C'est vraiment
[01:19:13]
que je fais une recommandation.
[01:19:15]
Ăa s'appelle Moi, j'habite nulle part.
[01:19:17]
C'est des cours aux épisodes 7 à 10 minutes.
[01:19:20]
Il y a trois saisons actuellement,
[01:19:21]
et ça traite de violence conjugale.
[01:19:23]
HonnĂȘtement, c'est fait au QuĂ©bec.
[01:19:25]
C'est de la fiction.
[01:19:27]
C'est un podcast de fiction?
[01:19:29]
Non, c'est pas un podcast.
[01:19:29]
C'est une série à tout TV.
[01:19:33]
Moi, j'habite nulle part.
[01:19:34]
Comme je vous dis, ces trois saisons,
[01:19:35]
ça se mange comme des chips.
[01:19:37]
Les épisodes sont courts, mais c'est bon
[01:19:39]
et tellement triste.
[01:19:41]
Toutes les petites situations subtiles
[01:19:43]
de manipulation dans chaque saison,
[01:19:45]
tu suivis plusieurs, quelques personnes
[01:19:47]
qui subissent, et les enfants
[01:19:48]
qui subissent cette violence conjugale.
[01:19:51]
HonnĂȘtement, c'est tellement collĂ©
[01:19:53]
sur la réalité.
[01:19:54]
Ăa vaut la peine de la voir
[01:19:57]
si le sujet vous intéresse.
[01:19:59]
Certainement, merci.
[01:20:00]
Je trouve que ça éduque
[01:20:01]
juste pour conclure.
[01:20:02]
Ăa Ă©duque aussi sur voir les pattern.
[01:20:05]
Des fois, on peut ĂȘtre
[01:20:07]
un peu ignorant ou naĂŻf.
[01:20:09]
C'est pas parce que c'est de la fiction.
[01:20:11]
Si c'est bien réalisé, c'est bien joué.
[01:20:14]
Ăa, ça peut apprendre beaucoup.
[01:20:17]
Moi, je trouvais que c'était
[01:20:18]
on point, le chapeau
[01:20:19]
sur cette série-là .
[01:20:20]
J'en parle parce que c'est thématique
[01:20:22]
avec mon histoire.
[01:20:23]
Je sais pas si vous avez vu ça passer.
[01:20:25]
C'est un peu connexe, quand mĂȘme.
[01:20:27]
Malheureusement, je pensais pas avoir
[01:20:29]
à raconter ça aujourd'hui, ça va limiter
[01:20:31]
les informations que j'ai.
[01:20:32]
C'est arrivé en Europe.
[01:20:34]
Il y a des agents de police,
[01:20:36]
ce qu'ils ont décidé de faire.
[01:20:38]
Il y a un parc oĂč il y avait beaucoup
[01:20:39]
d'agressions, beaucoup d'harcĂšlement
[01:20:42]
pour les femmes qui faisaient du jogging.
[01:20:44]
Ces policiĂšres-lĂ , ce qu'ils ont fait,
[01:20:46]
c'est qu'ils sont allés faire du jogging.
[01:20:49]
C'était ça leur opération.
[01:20:51]
En une journée,
[01:20:52]
pour piéger les
[01:20:54]
harceleurs, les hommes qui gossent
[01:20:56]
les femmes qui veulent juste aller
[01:20:58]
faire leur jogging ou aller se promener dans le parc.
[01:21:01]
En une seule journée,
[01:21:03]
si j'ai bien lu,
[01:21:04]
remettez-moi Ă ma place si je fais erreur,
[01:21:06]
il y a eu 18
[01:21:08]
arrestations.
[01:21:09]
Une journée.
[01:21:11]
Ăa sent pas de bon sens. C'est pas il y a 50 ans.
[01:21:14]
Nous, on est des hommes. On s'en rend pas compte.
[01:21:17]
C'est terrible.
[01:21:18]
C'est tellement triste de voir
[01:21:20]
que les femmes ont de la misÚre à se sentir en sécurité
[01:21:22]
dans les rues, que ce soit à Montréal
[01:21:25]
ou en France ou ailleurs.
[01:21:28]
Je suis d'accord avec toi.
[01:21:30]
Merci de ton histoire, Seb.
[01:21:32]
Simon, merci encore une fois d'avoir
[01:21:35]
passé du bon temps avec nous
[01:21:37]
en cette Halloween, d'avoir libéré ton horaire.
[01:21:39]
C'est toujours un plaisir
[01:21:40]
de faire cette tradition-lĂ .
[01:21:42]
J'espĂšre qu'on va le refaire.
[01:21:44]
On va le poursuivre longtemps, lĂ .
[01:21:45]
Exact.
[01:21:48]
Ăa va ĂȘtre disponible
[01:21:50]
sur Patreon, évidemment, en bonus.
[01:21:52]
Si vous n'ĂȘtes pas encore membre
[01:21:54]
de notre Patreon ou du Patreon de Simon
[01:21:56]
parce que ça va ĂȘtre disponible en avance
[01:21:58]
sur son channel,
[01:22:00]
faites-le. C'est lĂ qu'on trouve des tonnes de bonus.
[01:22:02]
C'est la meilleure façon
[01:22:04]
d'encourager vos créateurs
[01:22:06]
locaux. C'est Patreon,
[01:22:08]
cette belle plateforme.
[01:22:09]
Et puis, bien,
[01:22:11]
on se reparle trĂšs bientĂŽt, tout le monde.
[01:22:13]
Certain. Bonne Halloween.