đŸŽ™ïž#148 - SpĂ©cial Halloween 2025 avec Ars Moriendi

Épisode

đŸŽ™ïž#148 - SpĂ©cial Halloween 2025 avec Ars Moriendi

Épisode
148
Durée
1 h 24 min
Format
Audio

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Pour ce spĂ©cial Halloween en collaboration avec Ars Moriendi, on vous plonge dans trois histoires oĂč la fĂȘte vire au cauchemar.

On commence Ă  SĂ©oul, dans le quartier d’Itaewon, oĂč la liesse d’un Halloween post-pandĂ©mie se transforme en tragĂ©die de foule, sous l’Ɠil des camĂ©ras et des appels ignorĂ©s. Les vidĂ©os, les messages d’urgence et les tĂ©moignages de survivants rĂ©vĂšlent une soirĂ©e oĂč la technologie documente l’impensable. On remonte ensuite le temps jusqu’à l’Égypte ancienne pour suivre le commerce macabre des momies, transformĂ©es en curiositĂ©s, en remĂšdes et en produits d’exportation vers l’Europe, dans une industrie fascinante entre science, superstition et profit. Enfin, cap sur le New Jersey, oĂč la disparition mystĂ©rieuse d’une jeune maquilleuse d’effets spĂ©ciaux, la veille d’Halloween, devient une enquĂȘte numĂ©rique complexe.

Trois histoires, trois Ă©poques, reliĂ©es par un mĂȘme fil : comment nos sociĂ©tĂ©s transforment la mort en spectacle, de l’AntiquitĂ© Ă  l’ùre numĂ©rique.

Transcription de l’épisode

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Alors que les enfants fignolent leurs costumes, que les parents préparent les décorations,

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une autre tradition d'Halloween se déroule en coulisses.

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Depuis des mois, vos podcasteurs préférés sont investis d'une mission encore plus

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importante.

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Vous dénichez les meilleures histoires terrifiantes pour l'Halloween.

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La tradition se poursuit cette année encore, et on vous amÚne au New Jersey, en Corée,

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ainsi qu'en Égypte ancienne, avec l'objectif de vous faire passer une nuit blanche de

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terreur.

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C'est le moment de barrer vos portes, d'allumer une chandelle et de sortir votre jeu de

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Ouija.

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Car c'est la tradition annuelle du spécial Halloween de Distortion et d'Arts Mori Indie.

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Sébastien Lévesque, Simon Predge, comment ça va les gars?

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Ça va bien, toi?

[01:29]

Salut Zéléa, ça va super!

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Ça va trùs bien!

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On poursuit la tradition, donc cette année encore, je sais que plusieurs nous ont posé

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la question dans les derniÚres semaines, est-ce qu'on allait faire un spécial Halloween?

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C'est toujours un petit peu pareil, dĂ©but octobre ou mĂȘme des fois un petit peu aprĂšs.

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On envoie un petit courriel Ă  Simon ou vice versa, et on dit, il nous reste-tu

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un moment dans le mois d'octobre?

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On a-t-il le temps de faire ça?

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C'est ça qui est le moment le plus occupé pour les podcasts d'histoire terrifiantes,

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justement.

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On est trĂšs en demande en octobre.

[02:02]

Souvent, l'an passé, on avait fait un live au centre des mémoires avec les petites

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frousses, shout-out Ă  eux.

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Souvent, des fois, il y a les salons du livre en mĂȘme temps que ça, il y a les

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événements aussi, des fois dans des librairies ou autres, ou des shows, des prestations

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en public, des trucs comme ça, puis ça fait en sorte qu'on est trÚs occupé.

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Souvent, les podcasts aussi en profitent pour avoir des invités de True Crime

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ou du milieu de l'horreur.

[02:27]

C'est pour ça que moi, j'ai reçu quatre invitations, j'ai pu en accepter

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seulement une finalement Ă  cause de mon horaire.

[02:32]

C'est bon quand mĂȘme.

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On voit oĂč sont tes prioritĂ©s.

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On dirait mĂȘme que la vie en octobre est toujours occupĂ©e, mĂȘme au niveau personnel.

[02:42]

C'est mon anniversaire, j'ai des traditions aussi amicales qui se déroulent

[02:47]

toujours autour d'octobre.

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On dirait que tout le temps, l'école, on dirait que j'ai toujours l'impression

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que le mois d'octobre est toujours un mois chargé, que je trouve que ça

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complique toujours justement, comment dire, de se coordonner.

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Avec Simon, on finit toujours par hier.

[03:00]

On trouve toujours un moment, tu sais, mais je vais mĂȘme en profiter

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pour plonger, moi, d'habitude en fin octobre, je suis dans le jus aussi.

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Mes soirées de lousse sont prises avec le festival Spasme.

[03:10]

Si vous aimez les festivals de court-métrage, Spasme, c'est incroyable.

[03:15]

Allez voir ça.

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Spasme.ca, l'horaire est sorti, des grandes soirées d'horreur,

[03:19]

mais pas seulement de la science fiction, toutes sortes d'affaires.

[03:22]

Il y a une soirĂ©e de doublage live cet annĂ©e, ça va ĂȘtre fou.

[03:25]

Allez voir ça.

[03:26]

Oh yeah, ben oui.

[03:27]

Puis sinon, Simon, avant qu'on se lance dans nos histoires

[03:30]

terrifiantes, comme ça, t'es en tour, tu t'en vas mĂȘme dans les rĂ©gions

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éloignées du Québec.

[03:35]

Puis je veux dire à la gang, à la gang de Gaspé, qui est un peu ma

[03:39]

région natale aussi, allez voir Simon, c'est quand la date?

[03:42]

Parce que tu vas, tu vas présenter ton...

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C'est dimanche le 26, ça fait que ça va ĂȘtre trop tard.

[03:46]

Ça va ĂȘtre trop tard.

[03:48]

Oh non, une plug un peu useless.

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Ben c'est ça, l'épisode sort aprÚs, mais dans quelques jours,

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je pars avec ma gang dans le Bas-Saint-Laurent, on va faire

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Amkouï, Témiscouata, Gaspé, tout le week-end, on s'en va

[04:02]

raconter nos histoires d'horreur.

[04:03]

C'est malade, c'est malade, parce que c'est pas toutes les

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bandes et tous les artistes qui se rendent aussi loin.

[04:12]

Ah non, non, c'est loin, j'ai un peu peur.

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Les Gaspésiens sont chaleureux, puis je suis sûr qu'ils vont te faire un

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bon accueil.

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J'ai envie de l'odeur aussi de Gaspé, j'ai hùte de débarquer de l'auto

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puis sentir la mer.

[04:22]

Ah vraiment, en plus la LĂ©gion canadienne, un endroit mythique oĂč

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mon grand-pĂšre se tenait.

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Mais sinon, pour le reste du Québec, il y a d'autres dates, on

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s'en va Ă  Contre-Coeur en novembre, on s'en va participer Ă 

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la semaine de la radio Ă  Sherbrooke aussi, c'est un

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spectacle gratuit le 4 novembre, faut juste réserver, aller

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voir ça en ligne.

[04:42]

Sinon, on va à Québec, on va aller au Saguenay, on veut

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se promener, mais ça va peut-ĂȘtre plus ĂȘtre Ă  partir

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de 2026 qu'on va sortir des nouvelles dates et tout ça.

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Est-ce que tu as un site web ou tout ça est écrit?

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ArsMoriendiPodcast.ca, tout est lĂ , sinon, j'ai fait un

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petit lien bit.ly, bit.ly, arsMoriendiLive et vous

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tombez directement sur la page d'événement et mis à jour à

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la seconde dĂšs qu'on sait quelque chose.

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Oh yes, on est super contents de t'avoir avec nous Simon,

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puis comme toujours, on est sûr que ton histoire ne

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décevra pas.

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Parce qu'on verra, Ă  moi, je ne promets rien.

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Mon insécure.

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On rĂ©pĂšte encore une fois la mĂȘme formule.

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On va mettre Simon en sandwich entre nous deux.

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On a décidé un petit peu avant l'enregistrement que

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j'allais commencer avec mon histoire qu'on ne connaĂźt

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pas, personne ne connaĂźt l'histoire des autres.

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On s'est assurĂ© qu'on n'avait pas quand mĂȘme

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les mĂȘmes histoires trois fois.

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Ça serait rigolo, la mĂȘme histoire racontĂ©e trois fois

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par la personne différente.

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C'est toujours cette panique-là, c'est pour ça qu'on aime ça.

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Le savoir un peu d'avant t'arrives.

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Je pense qu'il faudrait vraiment ĂȘtre malchanceux.

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Parce que c'est ça, normal, les premiÚres fois,

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on est stressé, on ne veut pas que ça arrive.

[05:58]

Mais lĂ , on est rendu Ă  combien?

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7 ou 8e spécial à Halloween.

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On dirait qu'on commence Ă  se connaĂźtre.

[06:06]

On sait oĂč on s'en va.

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Il faudrait vraiment ĂȘtre malchanceux pour tomber

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sur la mĂȘme histoire.

[06:11]

Toi et nous, c'est vrai qu'on n'est pas dans le mĂȘme

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secte, mais Emile et moi, ça pourrait...

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C'est sĂ»r que vous avez les mĂȘmes listes.

[06:18]

C'est clair.

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À un moment donnĂ©, je vais vous prendre par surprise,

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puis je vais arriver avec une histoire numérique.

[06:23]

Oui, ça, ça pourrait ĂȘtre encore...

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Et puis mĂȘme surprise, saviez-vous qu'aujourd'hui,

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pendant qu'on fĂȘte l'Halloween,

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c'est le premier systÚme d'argent électronique

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décentralisé qui est né, le fucking Bitcoin,

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est né à l'Halloween en 2008.

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Puis ça, j'avais, comment dire,

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effacé ça de ma mémoire.

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Je ne me rappelais plus du tout de ça.

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Puis quand on se rend compte qu'en 2008,

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c'Ă©tait le crash financier aussi aux États-Unis,

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ça n'allait pas bien.

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Puis il y a un inconnu en plein crash financier,

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le 31 octobre, Satoshi Nakamoto,

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qu'on connaĂźt tous un peu, le personnage mythique.

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Oui, on le connaĂźt sans le connaĂźtre.

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C'est apparemment le créateur du Bitcoin.

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On en a parlé souvent à Distorsion.

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Ah, c'est pas le Good Dragon Ball, ça.

[07:08]

Oui, c'est ça.

[07:10]

Non, c'est le pianiste, le Ryuichi Sakamoto.

[07:12]

Ah, c'est ça.

[07:14]

Oui, on en a parlé souvent,

[07:16]

mais on ne sait toujours pas qui il est, en fait.

[07:17]

Non, mais il y a mĂȘme un dĂŽde

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qui prétend qu'il est,

[07:21]

mais on en a parlé dans notre deuxiÚme livre.

[07:24]

Il y a un chapitre sur le Bitcoin.

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Mais sinon, ce soir-lĂ ,

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Satoshi a juste envoyé un courriel

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Ă  une liste de discussion.

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Et à l'époque, c'était sur

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des forums de discussion de cryptographie,

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mĂȘme des...

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Des énigmes, quoi.

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Non, comment...

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Les Usenet, tu sais, un peu les...

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C'est comme les anciens forums de discussion.

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Puis il envoyait ça là-dessus, un PDF,

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en fait, qui était sur bitcoin.org

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et qui s'intitulait

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A Peer-to-Peer Electronic Cash System

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Ă  18h10.

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Et c'est là qu'est né le Bitcoin.

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Oh, j'aurais aimé en acheter à ce moment-là.

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Ben, tu te dis.

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Ce qui est fascinant, la quantité que lui

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possĂšde, qu'on ne sait pas c'est qui,

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s'il est mort, ça crée un genre

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de trou.

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Oui, ben ça doit faire baisser la valeur

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du bitcoin quelque part.

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Mais s'il existe pour vrai,

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c'est sans doute une des personnes

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les plus riches au monde.

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Oui, je pense que c'était...

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J'ai comme 200 milliards,

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mais je pense que c'est plus que ça.

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Oui, il y a quelqu'un qui l'avait estimé.

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Oui, oui, oui, le nombre de...

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Oui, c'est une somme colossale.

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Mais, ben bref.

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Moi, j'ai de la misĂšre Ă  vous suivre.

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Moi, je paye encore avec des écus.

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Ben oui, c'est ça.

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Au dépanneur.

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Je vais vous prendre trois juges de cerises

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avec huit écus.

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Mais c'Ă©tait une parenthĂšse que je trouvais quand mĂȘme intĂ©ressante.

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Alors, Lowen, on dirait que,

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pour conclure, que ça ajoute

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au cÎté mythique du personnage

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le fait que ça a été lancé

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le 31 octobre.

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C'est un peu le fantĂŽme, c'est un des grands

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inconnus du monde numérique.

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C'est une des grandes énigmes du monde numérique.

[09:02]

Oui, vraiment.

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Bref, les gars,

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c'est une belle petite parenthÚse, merci pour ça.

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Est-ce qu'on est prĂȘts Ă  se lancer

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dans cet XIe épisode

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d'Halloween de Distortion

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et d'Ars Moriandis?

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Je sais pas oĂč ça va nous mener, mais oui!

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Oui, oui, oui!

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C'est parti!

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Donc, je me lance, messieurs,

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et vous savez qu'on va faire

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un beau petit tour de la planĂšte ce soir.

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On se déplace

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dans plusieurs régions.

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Simon, tu nous as sorti une histoire aussi

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d'Égypte ancienne.

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On va parler d'Égypte, en tout cas.

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Seb, du New Jersey,

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c'est lĂ  d'oĂč vient John Bon Jovi.

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Oui, c'est vrai!

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Un petit peu moins exotique.

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Moi, je vous amĂšne aujourd'hui

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à Séoul, dans la ville de Itéwan

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et nous sommes en 2022

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le soir d'Halloween.

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On est donc

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autour

[10:00]

du début de soirée

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et le soleil commence Ă  se coucher

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sur la ville de Séoul et il y a

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des dizaines de milliers de jeunes

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sud-coréens qui convergent

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tous vers Itéwan,

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qui est un quartier cosmopolite

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réputé pour sa vie nocturne

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effervescente. C'est un quartier

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qui me fait penser un peu

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au petit Champlain à Québec.

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Il y a des escaliers,

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c'est quand mĂȘme assez...

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C'est mignon, c'est cute,

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il y a plein de restaurants, de bars et tout ça.

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Mais en mĂȘme temps, c'est un peu

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labyrinthique, c'est un peu

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plein de petites ruelles.

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Des rues étroites, en mode

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forteresse aussi.

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Cette année-là,

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en 2022, l'excitation est palpable.

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C'est le premier Halloween

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sans restriction sanitaire

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depuis le début de la pandémie

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de la COVID-19. Vous vous rappelez,

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on avait mĂȘme annulĂ© l'Halloween

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une certaine année.

[10:54]

À MontrĂ©al, on est comme ça des fois.

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On change la journée

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des choses.

[11:03]

Faites pas ça à Noël.

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C'est désaccommodement résonant.

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Touchez pas Ă  nos fĂȘtes!

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Et lĂ , aprĂšs trois ans

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de privation, la jeunesse

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sud-coréenne a soif de liberté

[11:14]

et de fĂȘtes.

[11:16]

Et Itaewon, avec ses ruelles

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étroites bordées de bars, de clubs

[11:20]

et de restaurants internationaux,

[11:21]

est le lieu par excellence pour célébrer

[11:24]

l'Halloween à Séoul.

[11:25]

Donc là, c'est un défilé

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des costumes les plus extravagants.

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Il y en a que c'est en zombies,

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des personnages de films d'horreur,

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des héros de la culture pop,

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des mangas aussi évidemment,

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des gens ont des masques

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au visage. Imaginez que

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des centaines de milliers de personnes

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débarquent un peu, costumeés

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dans le petit Champlain

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ou un quartier un petit peu comme ça.

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Et lĂ , l'atmosphĂšre est festive,

[11:52]

insouciante, les gens

[11:53]

boivent dans la rue aussi.

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Et c'est la fĂȘte, il y a vraiment une

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effervescence qui rĂšgne. Mais personne

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n'imagine que cette soirée basculera

[12:01]

dans l'horreur. Et lĂ , je vous parle

[12:03]

les gars d'une Québécoise, en fait,

[12:05]

Alexandra Belek.

[12:07]

C'est une Québécoise installée

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à Séoul et elle, elle décide

[12:10]

de se rendre dans le quartier de Itaewon

[12:12]

avec des amis en fin de soirée.

[12:14]

Elle était dans un autre quartier, je crois,

[12:16]

dans un souper ailleurs dans la ville

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de Séoul. Un souper

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peurant!

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Et ce qu'elle nous dit,

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le donné des entrevues, elle disait

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c'était l'ambiance habituelle d'Halloween.

[12:30]

Tout le monde était heureux, tout le monde

[12:32]

était déguisé. On voyait énormément

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de gens, mais ça semblait normal

[12:36]

quand mĂȘme pour un samedi soir d'Halloween

[12:38]

dans ce quartier-lĂ . Parce que c'est un samedi

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en plus cette année-là, l'Halloween,

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donc il y a encore plus de gens qui ont envie

[12:44]

de faire la fĂȘte. Et je vous parle un petit peu

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de Alexandra. Elle est qui, elle, pourquoi

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elle se retrouve lĂ ? C'est

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une fille qui est originaire de Montréal

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et elle, au moment des faits, elle vit

[12:53]

depuis 12 ans à Séoul.

[12:56]

Et elle travaille

[12:57]

comme une avocate spécialisée en propriété

[13:00]

intellectuelle pour un cabinet

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lĂ -bas, un des plus prestigieux

[13:03]

cabinet d'avocats apparemment de la Corée du Sud.

[13:06]

Et ironie du sort,

[13:08]

elle habite directement dans le quartier

[13:10]

d'Itaewon, lĂ -mĂȘme

[13:11]

oĂč se dĂ©roule l'action. Et lĂ , ben,

[13:14]

en raison de ça, ben, c'est un

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témoin particuliÚrement crédible

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des événements, puis intéressant pour nous

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Québécois, en fait,

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francophones et canadiens.

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Et le soir, ce soir

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d'octobre 2022, Alexandra

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n'était pas venue spécifiquement pour célébrer

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l'Halloween Ă  Itaewon.

[13:32]

Elle disait, elle s'est confiée au journal

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de Montréal et disait, j'ai toujours hésité à y aller

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parce que je ne veux pas me retrouver

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coincĂ© avec tout le monde, puis mĂȘme avoir

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du mal Ă  respirer.

[13:42]

C'est ce qu'elle avait dit. Et lĂ ,

[13:43]

elle avait un peu une prémunition

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dans son discours Ă  ce moment-lĂ 

[13:47]

pour la raison qu'elle voulait pas aller Ă  l'Halloween.

[13:50]

Elle revenait d'une soirée

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ailleurs vers 22h. Quand

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elle est tombée sur la foule

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massive, Ă  ce moment-lĂ , il y avait environ

[13:57]

apparemment 100 000 personnes

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venues célébrer dans le petit quartier.

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100 000! Ah, c'est tellement de monde!

[14:03]

Et on va les nommer!

[14:05]

Oui, on va prendre une petite heure,

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une petite mĂšne pour les nommer.

[14:11]

Et justement,

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il y avait beaucoup de monde selon elle

[14:13]

parce que ça faisait deux ans,

[14:15]

mĂȘme trois ans, qu'on n'avait pas cĂ©lĂ©brĂ©

[14:17]

l'Halloween cette année-là.

[14:19]

C'est quand mĂȘme, je pense, un quartier populaire

[14:21]

de Séoul. Séoul, malgré tout,

[14:23]

c'est quand mĂȘme une ville relativement

[14:25]

touristique, je peux dire.

[14:27]

C'est une destination relativement safe.

[14:29]

Ça demeure la CorĂ©e, mais bon, c'est pas

[14:31]

la Corée du Nord.

[14:33]

Donc, c'est quand mĂȘme

[14:35]

un endroit oĂč, justement,

[14:37]

les gens Ă©taient prĂȘts Ă  sortir

[14:39]

puis Ă  faire le party. Et ce qu'elle

[14:41]

dit en arrivant dans le quartier,

[14:43]

c'est que j'ai vu 20 ou 30 personnes

[14:45]

au sol en train de recevoir

[14:47]

des massages cardiaques.

[14:49]

Elle dit, j'étais sous le choc. Au début,

[14:51]

je pensais que c'était juste un feu dans un bar.

[14:54]

Ce qui l'a le plus marqué,

[14:55]

c'est le contraste surréaliste

[14:57]

entre l'horreur de la situation

[14:59]

et l'insouciance de certains

[15:01]

fĂȘtards qui ne rĂ©alisaient mĂȘme pas l'ampleur

[15:03]

du drame. On le sait, dans une grande foule,

[15:05]

j'ai l'impression que notre QI

[15:07]

descend un peu au plus bas

[15:09]

dénominateur commun.

[15:11]

Et lĂ , il y a des gens qui se maquillaient

[15:13]

encore sur place. Les gens filmaient

[15:15]

avec leur téléphone, prenaient des selfies,

[15:19]

arrangeaient encore

[15:20]

leur déguisement.

[15:21]

Puis il y avait de la musique dans les rues,

[15:24]

du gros beat,

[15:25]

pendant qu'il y avait au moins une vingtaine,

[15:27]

trentaine de personnes allongées au sol

[15:30]

en état critique.

[15:31]

Ça me surprend quand...

[15:33]

Ça me surprend et ça ne me surprend pas,

[15:34]

mais que ces gens-là n'aient pas allumé à voir

[15:37]

vingt, trente personnes, c'est beaucoup.

[15:39]

Juste les imaginer,

[15:40]

tes imaginateurs sur le sol,

[15:43]

ça prend beaucoup d'espace.

[15:44]

Tu le remarques. Ça, ça me surprend.

[15:47]

Mais, autre ça, c'est tellement

[15:49]

normal comme réaction.

[15:51]

Tant que ce n'est pas toi

[15:52]

ou quelqu'un que tu connais,

[15:54]

avec qui tu es proche, qui se retrouve coincé,

[15:57]

tu ne réalises pas. Parce que toi,

[15:58]

tu es sur le part, tu ne connais pas ces gens-lĂ .

[16:00]

Ils ont peut-ĂȘtre juste bu quelque chose

[16:02]

qu'il ne fallait pas, tu ne le sais pas.

[16:04]

Toi, tu fonces dans la foule.

[16:05]

Oui, tout Ă  fait.

[16:07]

À quelque part,

[16:09]

tant que ça ne rentre pas trop dans ta bulle,

[16:11]

et que ce n'est pas dans tes compétences

[16:13]

d'aider un paramédic ou autre.

[16:16]

Bref, il y a déjà des gens

[16:19]

qui sont en situation

[16:20]

critique dans la rue.

[16:22]

Et là, la police de Séoul

[16:24]

reçoit des appels à leur numéro

[16:26]

d'urgence, le 112,

[16:28]

en disant que justement, la foule

[16:29]

commence Ă  ĂȘtre inquiĂ©tante dans les rues de Itaewon.

[16:33]

Le premier

[16:34]

appel arrive plus de 4 heures avant

[16:36]

la catastrophe, mais

[16:38]

ça a pris quand mĂȘme un certain temps

[16:40]

avant qu'il y ait de l'action.

[16:41]

Il a fallu 11 appels d'urgence

[16:43]

pour signaler la surpopulation

[16:46]

dangereuse dans le quartier.

[16:48]

Et lĂ , il y en a mĂȘme qui appellent

[16:50]

évidemment depuis la ruelle,

[16:52]

qui vont mĂȘme envoyer

[16:54]

des photos et tout ça.

[16:56]

Et les gens, autour de 20 heures,

[16:58]

apparemment, avaient déjà de la difficulté

[17:00]

Ă  bouger dans les petites rues.

[17:03]

Pourtant,

[17:04]

il n'y a aucune mesure préventive

[17:06]

qui est envoyée à ce moment-là.

[17:09]

Et il y a

[17:10]

la police de Yongsan,

[17:12]

qui est le district incluant Itaewon,

[17:15]

a décidé à un certain moment

[17:16]

donné de déployer 137 agents

[17:18]

pour surveiller la foule.

[17:19]

Mais qui Ă©tait quand mĂȘme estimĂ©

[17:21]

Ă  300 et 130 000 personnes.

[17:24]

137, c'est ridicule.

[17:25]

Oui, c'est ça.

[17:27]

C'était tout ce qu'il y avait disponible, là?

[17:29]

Quand il y a des événements comme ça,

[17:31]

tu n'as pas prévu.

[17:32]

C'est sĂ»r que SĂ©oul doit avoir quand mĂȘme

[17:33]

une bonne force policiĂšre.

[17:35]

Je veux dire, va au Centre Bell un soir de match des Canadiens,

[17:38]

il doit avoir 200 employés.

[17:40]

Oui, mais entre toi et moi, le soir d'Halloween,

[17:42]

ce n'est sûrement pas le seul endroit

[17:43]

à travers tout Séoul

[17:45]

oĂč tu as besoin de mettre de la sĂ©curitĂ©.

[17:46]

Oui, oui, oui. Ça, c'est clair.

[17:49]

Il y a quand mĂȘme des effectifs rĂ©duits

[17:52]

pour une trĂšs grande foule.

[17:54]

La plupart des policiers sont affectés ailleurs.

[17:57]

Apparemment, il y avait mĂȘme une manifestation

[17:59]

politique dans un autre quartier loin.

[18:01]

Tu vois, c'est ça.

[18:02]

Ça bouge.

[18:04]

Vers 22h15, Ă  peu prĂšs au mĂȘme moment

[18:07]

oĂč Alexandra rentre dans son quartier,

[18:09]

la situation devient

[18:11]

critique dans une ruelle

[18:12]

en pente particuliÚrement étroite.

[18:14]

C'est lĂ  que quand je te l'ai voir des photos,

[18:16]

je voyais, j'imaginais les escaliers

[18:17]

dans le Petit Champlain.

[18:19]

Mon Dieu, si les gens étaient pognés là-dedans.

[18:23]

200 000 personnes

[18:24]

qui descendent aprĂšs le show de Metallica

[18:26]

dans le Petit Champlain.

[18:28]

Oui, j'ai laissé ça à la figure.

[18:30]

Je suis totalement chiffre gros pour le Petit Champlain.

[18:32]

Est-ce que tu t'es déjà retrouvé

[18:34]

sur l'ßle Sainte-HélÚne

[18:35]

aprÚs un spectacle à devoir aller prendre le métro?

[18:38]

Toujours.

[18:39]

C'est long, ça prend du temps

[18:41]

et ça bouge pas beaucoup.

[18:44]

C'est beaucoup de gens.

[18:46]

Et là, pour vous donner une idée,

[18:48]

Ă  peu prĂšs,

[18:49]

cette petite rue, les petites rues dont on parle

[18:52]

sont larges d'Ă  peu prĂšs

[18:53]

3,2 mĂštres Ă  5 mĂštres Ă  peu prĂšs.

[18:56]

C'est pas beaucoup.

[18:58]

C'est vraiment, on est dans un petit studio

[19:00]

en ce moment.

[19:01]

C'est à peu prÚs large comme ça.

[19:04]

On pourrait pas passer.

[19:06]

En tout cas, ça serait inquiétant de passer

[19:07]

des gens lĂ -dedans.

[19:08]

Et lĂ , il y a une rumeur qui commence

[19:11]

Ă  circuler dans la foule.

[19:12]

Apparemment qu'il y aurait une célébrité

[19:14]

qui serait présente dans un des bars

[19:16]

dans la ruelle.

[19:17]

Ce serait apparemment un chanteur de K-Pop.

[19:20]

Dans une histoire assez haute.

[19:22]

Ah, John Bon Jovi!

[19:25]

Il s'est recyclé.

[19:26]

C'est pas de la K-Pop, excusez-moi.

[19:29]

Et c'est ça,

[19:30]

il y aurait eu mĂȘme d'autres stars

[19:32]

qui seraient venus célébrer l'Halloween

[19:34]

incognito dans le quartier.

[19:36]

Donc là, ça ajoute

[19:37]

un petit cÎté de voyeurisme

[19:39]

et de fanatisme.

[19:41]

Les gens sont un peu plus hooligans.

[19:43]

Ils ont spoté le bar,

[19:45]

commencent Ă  essayer de prendre des photos

[19:46]

à l'intérieur, à rentrer.

[19:49]

Ça dĂ©rape un peu

[19:51]

autour de cette célébrité

[19:52]

qui fait en sorte qu'il y a une poussée massive

[19:56]

qui pousse les gens

[19:57]

vers le bas de la ruelle.

[20:00]

Alexandra, elle, ce qu'elle dit,

[20:02]

c'est qu'on ne pouvait plus avancer

[20:03]

ni reculer. Au début, je pensais

[20:05]

que c'était juste la foule habituelle d'Halloween,

[20:07]

mais rapidement, j'ai senti que quelque chose

[20:09]

n'allait pas. Les gens autour de moi

[20:10]

commençaient à paniquer.

[20:13]

Il y a d'autres gens qui commencent.

[20:14]

Il y a un effet domino vraiment qui se crée

[20:16]

et les corps commencent Ă  tomber les uns

[20:19]

sur les autres, dans les escaliers,

[20:21]

jusqu'en bas, créant une pile

[20:23]

humaine, comprimée

[20:25]

contre les meurs de la ruelle

[20:27]

étroite. Donc les gens sont

[20:28]

comprimés sur les commerces

[20:31]

et tout ça, puis ils sont écrasés par terre

[20:34]

comme un éboulement,

[20:36]

un énorme effet domino.

[20:38]

Imaginez-vous

[20:39]

l'angoisse. Moi, je me rappelle,

[20:42]

j'étais à Oceaga

[20:44]

cet été,

[20:45]

au show de Dochi, puis

[20:47]

j'étais dans un drÎle de corridor

[20:49]

entre la console de son

[20:51]

puis une clĂŽture. Je pense qu'il y avait une zone

[20:53]

pour handicapés, qu'il y avait délimité d'une clÎture.

[20:55]

Puis il y avait un immense goulot

[20:57]

d'étranglement.

[20:59]

Moi, j'étais pris là-dedans,

[21:00]

j'étais avec une de mes amies, puis quand

[21:02]

le show a commencé, les gens

[21:04]

se sont rués vers

[21:06]

le devant, puis

[21:08]

beaucoup de monde. On a été vraiment

[21:10]

comprimés dans cette espÚce d'enclos à vache.

[21:13]

Et lĂ , vraiment,

[21:15]

j'avais mĂȘme plus le contrĂŽle

[21:16]

sur vers oĂč je me dirigeais.

[21:18]

Puis là, j'ai dit à mon ami, écoute, moi je vais sortir d'ici

[21:20]

puis je vais aller juste un petit peu plus loin

[21:21]

en dehors de cet entonnoir-lĂ .

[21:25]

C'était assez pour... Puis il n'y avait pas de blessés,

[21:26]

mais il y aurait pu en avoir.

[21:28]

Mais je n'imagine pas dans une situation comme ça.

[21:30]

On l'a tous déjà vécu une fois.

[21:31]

Je ne sais pas si vous ĂȘtes claustrophome un peu.

[21:35]

Mettons un tunnel

[21:36]

ou une grotte oĂč je suis coincĂ©,

[21:39]

large comme un cercueil,

[21:41]

je panique.

[21:42]

Je peux ĂȘtre un ascenseur.

[21:44]

Tu ne changes pas tes freins toi-mĂȘme en dessous de ton auto.

[21:46]

Non.

[21:48]

Moi, le film The Descent m'a terrifié.

[21:50]

Oui, c'est ça.

[21:52]

Avec l'auto sur un petit jack.

[21:54]

Mais plus jeune, c'était moins pire.

[21:57]

Je ne suis pas un gars de chez un gars,

[21:58]

mais plus jeune, j'ai vécu ça au Vans Warp Tour

[22:00]

qui était justement sur l'ßle Saint-HélÚne à l'époque.

[22:03]

Puis ça, j'avais été...

[22:05]

Je ne me rappelle pas.

[22:06]

J'ai été emporté par la foule,

[22:08]

puis à un moment donné, ah!

[22:09]

Je suis rendu en avant de la scĂšne,

[22:11]

mais coincé sur la clÎture.

[22:14]

Il y avait une pression

[22:16]

qui venait de derriĂšre, qui n'arrĂȘtait juste pas.

[22:18]

Si ça continue, je vais perdre des cÎtes.

[22:21]

Oui, exactement.

[22:21]

C'est fréquent, les concerts de musique, des fois.

[22:24]

Quand t'es en avant.

[22:26]

Depuis le show de Travis Scott,

[22:28]

je suis un peu plus paranoĂŻaque.

[22:29]

Astroworld.

[22:30]

Tu parlais de l'entonnoir.

[22:32]

Il y a eu 11 morts.

[22:33]

Il y a eu une situation d'entonnoir.

[22:36]

Une compression sur les gens.

[22:39]

On dirait que depuis ce documentaire-lĂ ,

[22:41]

depuis que c'est arrivé,

[22:43]

j'ai encore plus peur dans les situations

[22:45]

comme ça, dans les grandes foules.

[22:47]

Je ne sais pas pour vous autres,

[22:49]

mais moi, de toute façon,

[22:50]

je commence Ă  me sentir vieux pas mal.

[22:52]

Je m'arrange toujours pour ĂȘtre assis.

[22:55]

Ou je me mets en retrait.

[22:56]

Ça dĂ©pend de l'artiste, en fait.

[22:59]

Mais plus je l'aime, plus je peux faire de compromis.

[23:01]

Effectivement.

[23:02]

Sinon, je me mets un peu plus à l'écart.

[23:05]

Je nous ramĂšne tranquillement

[23:06]

dans notre ruelle angoissante, les amis.

[23:09]

À ce moment-là,

[23:11]

on est Ă  peu prĂšs autour de 22h20, 22h30.

[23:13]

Il y a des corps empilés

[23:15]

sur plusieurs niveaux.

[23:16]

C'est-à-dire des étages

[23:18]

de corps humains empilés

[23:20]

ne sont pas tous morts.

[23:22]

On est en Ă©tat quand mĂȘme

[23:24]

de certains critiques.

[23:27]

Les gens qui sont en dessous

[23:28]

ne peuvent absolument plus respirer.

[23:31]

Il y a des cris assourdissants

[23:32]

qui se font émettre dans les ruelles.

[23:35]

Mais personne ne pouvait bouger

[23:36]

pour les aider, en fait.

[23:38]

Les ambulanciers ne peuvent pas se rendre non plus

[23:40]

s'il y a des urgences au centre de tout ça.

[23:43]

C'est pas une situation

[23:45]

oĂč les gens ont beaucoup d'expĂ©rience Ă  gĂ©rer.

[23:48]

Exact, c'est ça.

[23:49]

Des corps empilés dans une ruelle.

[23:52]

Donc lĂ , c'est fou

[23:53]

parce qu'on est Ă  l'air

[23:55]

des réseaux sociaux quand ça arrive.

[23:56]

Évidemment, 2022, on est dans le prime

[23:59]

de TikTok.

[24:01]

Vraiment, les gens partagent.

[24:02]

Il y avait énormément de stream

[24:04]

en direct de cet événement-là.

[24:07]

Vous pouvez trouver plein de YouTube Shorts,

[24:09]

de vidéos sur TikTok.

[24:10]

C'est fréquent parce que tout ça arrive.

[24:13]

Imaginez-vous,

[24:14]

les corps empilés, c'est tous des gens

[24:17]

déguisés à l'Halloween pour la plupart.

[24:19]

Il y en a en zombie.

[24:20]

Il y en a qui saignent, mais c'est du faux sang.

[24:23]

Il y en a qui saignent que c'est du vrai sang.

[24:27]

Et lĂ , il fait noir.

[24:28]

Donc, t'es dans une ambiance d'Halloween

[24:30]

oĂč tout le monde est dĂ©guisĂ©.

[24:32]

Puis les gens crient, ça hurle.

[24:34]

Mais en mĂȘme temps, t'as la grosse musique

[24:35]

de party des bars autour

[24:37]

qui continue.

[24:39]

C'est surdissant.

[24:40]

MĂȘme malgrĂ© les cris, tu peux rien entendre.

[24:43]

C'est surréel.

[24:44]

Je vous dis, vous devriez aller voir des vidéos de ça.

[24:47]

Je voulais pas gĂącher ton histoire,

[24:49]

mais je la connais, cette histoire.

[24:50]

J'ai vu les photos, moi.

[24:52]

C'est plus que moi, par exemple.

[24:55]

Le témoignage de la Québécoise,

[24:57]

je l'avais pas vu.

[24:58]

C'est fascinant, mais terrifiant.

[25:00]

J'ai vu les photos, et ça,

[25:02]

c'est un cauchemar pour moi,

[25:04]

en tout cas, qui est un peu claustrophobe.

[25:06]

Et là, la premiÚre équipe de police,

[25:08]

les gars, arrive sur les lieux,

[25:10]

juste Ă  23h45.

[25:12]

Ce que je vous parlais,

[25:14]

il était au 22h20, 22h30.

[25:16]

Soit 85 minutes aprĂšs

[25:18]

les premiers signalements

[25:21]

de la catastrophe.

[25:22]

Au moment oĂč ça devient critique,

[25:24]

les appels au 1-2 augmentent.

[25:26]

Et lĂ , lorsque les secours

[25:28]

arrivent finalement Ă  la ruelle,

[25:30]

c'est une scĂšne apocalyptique,

[25:31]

un peu comme je vous disais,

[25:32]

des gens gisent au sol,

[25:34]

dans des positions impossibles,

[25:36]

avec des costumes aussi.

[25:38]

Et lĂ , ils n'ont pas le choix

[25:40]

de commencer Ă  porter secours

[25:42]

aux gens.

[25:44]

Mais lĂ , la tĂąche est pas facile.

[25:47]

Il faut évacuer la ruelle et tout ça,

[25:48]

puis il y a énormément de gens blessés.

[25:53]

Face Ă  l'absence de secours

[25:54]

organisés, il y a beaucoup de témoins

[25:57]

qui deviennent des sauveteurs

[25:58]

improvisés aussi.

[26:00]

Des gens qui ont

[26:01]

un certain Mohamed Shabir,

[26:03]

qui est un infirmier du Pakistan,

[26:05]

qui était à Séoul pour le travail,

[26:07]

il s'est retrouvé dans le quartier.

[26:09]

Et étant donné qu'il y a des compétences

[26:11]

dans ce domaine-lĂ ,

[26:12]

il a fait office un peu d'infirmier

[26:15]

sur place, il a fait ce qu'il pouvait,

[26:16]

mais en mĂȘme temps, ça devait pas ĂȘtre Ă©vident

[26:18]

de venir en aide à autant de gens que ça.

[26:20]

C'est dans ces situations-lĂ 

[26:22]

qu'on arrive Ă  retrouver

[26:24]

foi en l'humanité.

[26:25]

Parce que c'est dans des moments

[26:28]

d'urgence comme ça qu'on réalise

[26:30]

Ă  quel point l'humain au sens large,

[26:32]

gĂ©nĂ©ral, a quand mĂȘme un bon fond.

[26:35]

Tout le monde va aider

[26:36]

son prochain, peu importe c'est qui,

[26:37]

il y a une urgence.

[26:39]

Et au moment oĂč justement que les secours

[26:40]

arrivent, il y a déjà 80 personnes

[26:42]

en arrĂȘt cardiaque, les gars.

[26:44]

C'est beaucoup.

[26:45]

Il y a des tentatives de réanimation

[26:47]

qui s'improvisent.

[26:52]

Il y avait mĂȘme pas autant de monde

[26:55]

en fait, il transforme des coins

[26:57]

de rue, tout ça, un peu en hÎpital de fortune.

[27:00]

Les gens font ce qu'ils peuvent

[27:01]

pour faire un peu des petits campements,

[27:03]

pour aider les gens.

[27:05]

Au final, on va dénombrer,

[27:08]

je vous dis,

[27:10]

une fois que

[27:11]

ils ont passé la nuit à faire

[27:15]

évacuer la ruelle,

[27:16]

mais Ă  faire aussi

[27:17]

évacuer les personnes blessées, tout ça.

[27:20]

Au lendemain

[27:21]

de la tragédie, le lendemain de l'Halloween,

[27:23]

c'est 159 victimes,

[27:26]

les gars, qui ont perdu

[27:28]

la vie dans ce genre

[27:31]

d'éboulement humain.

[27:32]

Je ne connaissais pas les chiffres,

[27:34]

c'est énorme.

[27:35]

Et la majorité, c'est des jeunes dans la vingtaine

[27:37]

qui sont venus profiter

[27:39]

d'une soirée festive.

[27:42]

Entre autres, on retrouve

[27:43]

effectivement un chanteur de K-pop,

[27:46]

Lee Ji Ahn,

[27:48]

que moi, je ne connais pas,

[27:50]

mais qui a perdu la vie

[27:51]

dans cette tragédie-là aussi.

[27:54]

Évidemment, il y a eu un gros

[27:55]

bouleversement dans la ville

[27:57]

de Séoul, mais dans le monde du divertissement

[27:59]

aussi, vu le décÚs

[28:01]

de ce chanteur-lĂ .

[28:03]

Lui était venu célébrer l'Halloween, lui aussi

[28:05]

avec des amis.

[28:07]

Il y en a plusieurs. Il y avait des Américains aussi,

[28:10]

un certain Steven Blaisy, 20 ans,

[28:11]

un étudiant américain de l'Université

[28:13]

de Géorgie, qui était dans un programme

[28:15]

d'échange à Séoul.

[28:19]

Et

[28:19]

en fait, on dénombre

[28:21]

26 ressortissants étrangers

[28:23]

venant de 14 pays différents

[28:25]

dans les

[28:27]

159 morts.

[28:29]

Ça a touchĂ© sur une tragĂ©die

[28:31]

mondiale, exactement.

[28:35]

C'est vraiment

[28:36]

l'image de la ruelle

[28:37]

ce matin-lĂ .

[28:39]

C'est vraiment tragique.

[28:42]

Les images font le tour du monde.

[28:46]

Au début, au final,

[28:47]

c'est 159, mais au fil de la journée,

[28:50]

il en dénombrait toujours,

[28:51]

il en trouvait d'autres.

[28:52]

C'était diffusé en direct

[28:55]

sur les médias coréens là-bas.

[28:58]

Donc lĂ ,

[28:58]

c'est quand mĂȘme

[29:01]

une tragédie qui a bouleversé

[29:03]

la Corée, non seulement le quartier.

[29:06]

Le quartier en question

[29:07]

Itaewon a changé

[29:09]

son visage. C'est une tragédie

[29:11]

comme ça arrivée dans le petit champ plein.

[29:13]

Est-ce qu'il y aurait autant de touristes

[29:15]

qui iraient? C'est sûr qu'il y a plein de gens

[29:17]

qui y auraient le fait.

[29:20]

Mais moi, en tant que

[29:21]

pour y avoir été souvent, par exemple,

[29:24]

je verrais plus

[29:25]

ça comme un endroit si festif.

[29:28]

À quelque part,

[29:30]

imaginez, il y a eu des tonnes

[29:32]

de... Les gens

[29:33]

ont amené des bouquets de fleurs.

[29:35]

Il y a eu vraiment un peu

[29:38]

toute la ruelle est devenue

[29:39]

un espace de deuil Ă  quelque part.

[29:42]

Il y a des commerçants

[29:46]

qui disaient

[29:47]

qu'ils croyaient que la ruelle

[29:48]

était désormais hantée

[29:49]

parce qu'il y a tellement eu de décÚs

[29:51]

qu'il y avait une malédiction

[29:54]

avec ce quartier-lĂ .

[29:56]

Donc, c'est ça.

[29:57]

C'est 159 décÚs

[29:59]

qu'il y a eu à cette soirée-là.

[30:02]

Alexandra,

[30:03]

un autre Québécoise qui était sur place,

[30:05]

a survécu. Elle a raconté son histoire,

[30:07]

mais elle a été marquée à vie selon

[30:09]

les entrevues qu'elle a...

[30:10]

Ah, c'est cette image que tu lis pas, lĂ .

[30:12]

Oui, puis elle aurait pu compter parmi les victimes.

[30:14]

En plus, elle habitait

[30:16]

dans ce quartier-lĂ .

[30:18]

Mais tout ça ne panlit pas

[30:20]

les 159 autres victimes.

[30:23]

Donc, c'était mon histoire,

[30:25]

les gars. Une tragédie bien triste.

[30:26]

C'est tellement triste. Mais ça marque encore

[30:28]

la journée d'Halloween. Donc, ça montre

[30:30]

encore qu'il se passe des choses

[30:32]

weird Ă  Halloween.

[30:36]

Les mouvements

[30:37]

de foule, c'est vraiment

[30:39]

une science qui est fascinante.

[30:42]

Ils sont rares, mais il y en a

[30:43]

des spécialistes. Je sais qu'on en a un

[30:46]

au Québec qui est...

[30:47]

Malheureusement, j'ai pas son nom.

[30:49]

Si vous le savez, écrivez-lez des commentaires

[30:51]

sur Facebook. Mais on a

[30:53]

un qui fait ça au Québec, qui analyse

[30:55]

justement des mouvements

[30:57]

de foule. Il va regarder des vidéos de manifestations

[31:00]

et tout ça, ou de tragédies

[31:01]

comme celle-ci, puis à Séoul.

[31:03]

Puis il t'explique

[31:05]

pourquoi ça a causé un bouchon,

[31:07]

et quoi faire pour l'éviter.

[31:08]

Oui, c'est une expertise maintenant.

[31:11]

C'est de plus en plus en demande avec les

[31:13]

tragédies qui arrivent dans les gros festivals.

[31:15]

Parce qu'on commence Ă  ĂȘtre beaucoup de gens

[31:16]

sur Terre aussi. Fait qu'un veut,

[31:18]

un ne veut pas. Les manifestations

[31:20]

Ă  ce moment sont trĂšs grandes.

[31:23]

Quand tu te retrouves au centre,

[31:24]

c'est paniquant.

[31:27]

On a beaucoup Ă  gagner de ces

[31:29]

spécialistes de mouvements de foule.

[31:31]

Parce que c'est fascinant, je saurais pas.

[31:32]

Comment on peut prévoir

[31:34]

que ça réarrive? J'ai aucune idée.

[31:36]

Comment on fait ça?

[31:37]

Ils doivent ĂȘtre plus prĂ©ventifs.

[31:39]

Ils doivent prendre des précautions.

[31:42]

Il va y avoir 100 000 personnes débarquées

[31:43]

sur un coin de rue.

[31:45]

Le cas particulier de Séoul,

[31:48]

il est peut-ĂȘtre peu frĂ©quent,

[31:49]

mais ça arrive.

[31:50]

Ça doit ĂȘtre un cas qui est Ă©tudiĂ©

[31:52]

dans cette science-lĂ  ou dans cette expertise-lĂ .

[31:56]

Je suis allé au jour de l'an

[31:57]

à Times Square cette année.

[31:59]

Je voulais y aller

[32:00]

avant que Trump rentre au pouvoir.

[32:04]

Il limite le nombre de personnes

[32:06]

qui peuvent rentrer

[32:08]

dans le quadrilaterre.

[32:09]

Malgré ça,

[32:11]

ma fille et moi, on a eu peur

[32:13]

de mourir quelques fois.

[32:15]

Il y a eu des fois, on était tellement

[32:18]

compressés, écrasés.

[32:19]

Les ados, les enfants, pleuraient.

[32:21]

Il y avait toujours des gens qui poussaient.

[32:23]

J'ai détesté mon expérience

[32:25]

de le moment de Times Square.

[32:26]

Il y a juste trop de monde.

[32:28]

C'est pas le fun, honnĂȘtement.

[32:32]

Je sais pas comment ils peuvent faire,

[32:33]

parce que ça pouvait ĂȘtre dangereux.

[32:35]

Les gens se poussent tellement.

[32:36]

À un moment donnĂ©, t'as mĂȘme plus de poids

[32:38]

pour essayer de te retenir.

[32:39]

Il y a tellement de gens en arriĂšre

[32:41]

qui te poussent, puis lĂ ,

[32:43]

ça écrase les gens.

[32:44]

À un moment donnĂ©, on est sortis

[32:47]

de ce troupeau-là parce que c'était

[32:48]

réellement dangereux.

[32:49]

J'ai vraiment eu peur.

[32:50]

Je comprends donc.

[32:53]

C'est pour ça que moi, Astaire...

[32:54]

Tu vas moi, Astaire, pour éviter

[32:57]

de me retrouver dans cette situation-lĂ .

[32:59]

Je vais juste voir des spectacles

[33:00]

moins bons. Comme ça, il y a moins de gens.

[33:03]

C'est moins terrifiant.

[33:06]

Mes longues années

[33:08]

de spectacles punk

[33:09]

m'ont appris une chose,

[33:11]

et pour s'en sortir,

[33:12]

body surfing.

[33:14]

Tout le monde aurait juste grimpé par

[33:16]

de ces autres. Je suis sûr qu'on aurait

[33:18]

sauvé une couple de personnes.

[33:19]

Il y a pas d'Ăąge

[33:22]

pour apprendre le body surfing.

[33:24]

Simon, justement,

[33:26]

parlant de body surfing,

[33:27]

je surf jusqu'Ă  toi parce que

[33:30]

c'est à ton tour de nous présenter

[33:31]

ton histoire, mon cher.

[33:37]

J'ai eu envie de faire

[33:39]

différence cette année.

[33:40]

J'aime toujours ça m'inspirer des thématiques

[33:42]

d'Halloween pour vous dénicher une histoire

[33:44]

à glacer le sang. Par le passé,

[33:46]

je vous ai raconté des histoires de possession.

[33:48]

On a parlé de Ouija, de fantÎmes,

[33:50]

de tueurs bien de chez nous.

[33:52]

Bref, il me fallait trouver un sujet

[33:54]

Halloweenesque, mais qui s'éloigne

[33:56]

de ce que je fais d'habitude.

[33:57]

J'ai toujours tendance à débarquer avec des histoires

[34:00]

dégueulasses.

[34:01]

C'est un peu le but d'aller en Halloween.

[34:03]

On se permet des petits écarts de construire.

[34:07]

Je me suis dit

[34:08]

que je pourrais parler de monstres.

[34:09]

Je pensais classiques monstres,

[34:11]

comme au cinéma, comme on les imagine

[34:13]

dans les traditions du cinéma

[34:16]

d'horreur. Donc, j'ai choisi

[34:19]

les mommies!

[34:21]

Parce que l'histoire de

[34:22]

loup-garou, c'est moins fréquent un petit peu.

[34:25]

D'ailleurs, les gars,

[34:27]

je dois vous le dire,

[34:28]

je suis pas mal déçu que vous soyez pas venus à mon party

[34:30]

de déballage le week-end passé.

[34:32]

Oh, ça existe ça?

[34:33]

Ben oui! Je pensais que

[34:36]

tu avais tout écrit le party

[34:38]

et que c'est pour ça que t'étais pas venu.

[34:40]

Ah, ben écoute...

[34:42]

J'ai le coeur sensible.

[34:43]

Ah, voyons, les gars!

[34:44]

Je venais d'écouter Add Game, on dirait que

[34:46]

j'avais pas envie de...

[34:47]

Oui, j'avais beaucoup de plans, cette journée-là.

[34:50]

C'est de l'histoire!

[34:52]

On organisa des parties de déballage au 19e siÚcle.

[34:55]

Ou plutĂŽt, on les appelait

[34:56]

des Unwrapping parties.

[34:58]

Moi qui pensais que vous aimeriez ça,

[35:00]

vivre un événement comme ça.

[35:02]

Contrairement Ă  des Unboxing parties

[35:04]

de colis Amazon.

[35:06]

Mais je vais prendre quand mĂȘme la peine

[35:08]

d'expliquer Ă  nos auditeurs,

[35:09]

qui doivent se demander de quoi on parle.

[35:10]

Il faut comprendre qu'Ă  la base, quand on a

[35:12]

découvert l'existence des momies égyptiennes,

[35:15]

les curieux sont devenus complĂštement

[35:17]

fous et disons qu'on a grandement

[35:19]

manqué de respect envers ces morts

[35:21]

d'autres fois. AprĂšs les voyages

[35:23]

de Napoléon et l'ouverture

[35:25]

de l'Égypte aux voyageurs europĂ©ens,

[35:27]

le commerce des momies a littéralement

[35:29]

explosé. Tout le monde

[35:31]

en voulait une. Et s'il y a une demande,

[35:33]

vous pouvez ĂȘtre sĂ»rs

[35:34]

qu'il y aura des gens pour vous le vendre.

[35:37]

Les fouilles archéologiques étaient

[35:38]

chaotiques, mĂȘme anarchiques.

[35:41]

C'était le bordel et les pillages

[35:43]

de momies étaient fréquents.

[35:45]

Parce que oui, on parle beaucoup des tombes,

[35:47]

des grands rois égyptiens, mais n'oubliez

[35:49]

pas que le reste de la population

[35:50]

aussi avait été enterré suivant

[35:52]

la mĂȘme pratique de momification.

[35:54]

C'est ça que je me demandais.

[35:55]

On ne réalise pas que c'est beaucoup de gens,

[35:57]

c'est des grosses une tiers. C'est juste

[35:59]

qu'il n'y avait pas toute une pyramide

[36:00]

au-dessus de leur tĂȘte, Ă©videmment.

[36:02]

Alors, des momies, on en

[36:04]

avait beaucoup. Ça a donnĂ© naissance

[36:06]

Ă  un tout nouveau commerce, la vente

[36:08]

de momies, majoritairement pour

[36:10]

l'exportation en Europe et en Amérique.

[36:12]

Et on parle ici de milliers de momies

[36:14]

vendues chaque année. Ah ouais!

[36:16]

Les acheteurs étaient divers,

[36:18]

bien sûr. On retrouve parmi ceux-ci

[36:19]

des collectionneurs privés, des musées.

[36:22]

Certains étaient vendus comme des souvenirs

[36:24]

touristiques, mais ce n'était pas les

[36:26]

acheteurs principaux. À diffĂ©rentes

[36:28]

époques, et on peut reculer jusqu'au

[36:29]

15e et 16e siĂšcle, les momies

[36:32]

avaient plusieurs utilités.

[36:34]

On a fait du papier avec

[36:36]

les bandelettes. On a créé un

[36:37]

pigment à peinture nommé

[36:39]

brun-momie. Mais encore plus

[36:42]

bizarre, on faisait des

[36:43]

médicaments. Il existait une substance

[36:46]

noire et collante, une sorte de

[36:48]

brÚche minérale, produite par

[36:49]

les Perses, qu'on obtenait en distillant

[36:51]

du goudron. On s'en servait

[36:54]

ensuite pour confectionner des antidotes

[36:55]

et des catapultes. C'est l'idée originale

[36:57]

de distiller du goudron.

[37:00]

Il faut savoir qu'à une époque,

[37:03]

ici on est au 15e et 16e siĂšcle,

[37:05]

on essayait toutes sortes de choses,

[37:07]

surtout en médecine. C'est comme ça

[37:09]

qu'on a découvert de grands remÚdes,

[37:11]

mais qu'on a aussi tué des milliers de gens.

[37:13]

Tu avais été un bon médecin de cette

[37:15]

époque-là, Simon. Tu n'avais pas besoin

[37:17]

de faire d'études, ou presque pas à l'époque, j'imagine.

[37:19]

Oui, mais le seul outil qui me plaĂźt,

[37:21]

c'est le scalpel. C'est des expériences

[37:23]

empiriques. Ou peut-ĂȘtre les poisons.

[37:25]

Mais bon, bref,

[37:27]

on se servait de ça pour faire

[37:29]

toutes sortes de cataplastes

[37:31]

et des espĂšces d'antidotes.

[37:33]

Évidemment, ça ne marchait pas, mais...

[37:36]

Ce qui est arrivé, c'est qu'en

[37:37]

Europe médiévale, le terme a été

[37:39]

traduit, plus tÎt, plus précisément,

[37:41]

translitéré en latin par

[37:43]

mumia. Ok, je sais que ça

[37:45]

sonne pareil, mumia, mumia,

[37:47]

mais c'est écrit différemment. Le mot

[37:48]

mumia, toutefois, avait deux définitions

[37:51]

en latin. Un médicament

[37:53]

en perses, mais aussi mumie.

[37:56]

Les humains étant ce qu'ils sont,

[37:57]

ils se sont mis Ă  croire par erreur

[37:59]

et qu'ils pouvaient obtenir le fameux bré

[38:01]

minéral mumia d'une autre maniÚre

[38:03]

que par le goudron. On pensait

[38:05]

Ă  tort qu'on pouvait trouver le mumia

[38:07]

dans les cadavres des mumies

[38:09]

égyptiennes. Donc la croyance

[38:11]

de l'époque était qu'on pouvait distiller l'essence

[38:13]

d'un corps embaumé et s'en servir

[38:15]

pour guérir un peu n'importe quoi,

[38:17]

des tumeurs aux morsures de serpents

[38:19]

en passant par la peste.

[38:20]

Les tombeaux du Caire étaient pillés

[38:23]

constamment pour ensuite faire bouillir les

[38:24]

tĂȘtes des cadavres et rĂ©cupĂ©rer la substance

[38:27]

huileuse. C'était un marché tellement

[38:29]

lucratif que l'Angleterre avait mĂȘme

[38:31]

une taxe d'importation sur les

[38:32]

mumies à cette époque-là.

[38:34]

La demande à mumies était tellement importante que

[38:36]

ça a donné naissance à un marché de fraudeurs.

[38:39]

Évidemment, quand les mumies ont commencĂ© Ă 

[38:40]

manquer, les fraudeurs ont commencé à fabriquer

[38:43]

des fausses mumies en embaumant des

[38:44]

cadavres récents.

[38:46]

Et on utilisait toutes les parties de la mumie.

[38:48]

Les restes étaient souvent utilisés comme

[38:50]

combustible pour les trains, sinon

[38:52]

ils étaient employés comme engrais.

[38:54]

C'est outrage aux cadavres.

[38:56]

Exactement, c'est exactement ça.

[38:58]

C'est fou comment qu'on s'en foutait.

[39:00]

Comment ça? On a laissé faire ça.

[39:02]

C'est inacceptable.

[39:04]

Mais bon, on va avancer un peu

[39:06]

dans le temps au 19e siĂšcle.

[39:08]

On a vu apparaĂźtre une toute nouvelle forme

[39:09]

de divertissement associé aux mumies,

[39:12]

le party de déballage.

[39:15]

OĂč les Unwrapping parties,

[39:16]

ceux à quoi je vous ai invité en vain, messieurs.

[39:19]

C'est-Ă -dire que les

[39:20]

bourgeois achetaient des mumies,

[39:22]

organisaient des gros parties, et

[39:24]

le clou de la soirée, c'était le déballage

[39:26]

de la mumie devant un public

[39:28]

de curieux. On retirait

[39:30]

les bandelettes jusqu'Ă  exposer

[39:32]

le cadavre mumifié vieux de plusieurs

[39:34]

milliers d'années. Oui,

[39:36]

ça pouvait parfois sentir

[39:38]

trĂšs mauvais. Oui, j'imagine.

[39:40]

C'est creepy Ă  quelque part comme spectacle.

[39:43]

C'est terrible.

[39:46]

Ça a pas de bon sens.

[39:47]

Je savais que j'ignorais tout ça.

[39:50]

C'est sûr, des fois,

[39:51]

il pouvait y avoir un aspect scientifique,

[39:53]

mais c'était surtout du spectacle

[39:55]

morbide pour satisfaire la curiosité

[39:58]

des aristocrates.

[39:58]

Le true crime de l'époque. Exact.

[40:00]

C'était pas des divertissements délicats non plus.

[40:03]

Parfois, on n'hésitait pas

[40:04]

Ă  tirer violemment, Ă  arracher,

[40:07]

Ă  jouer avec le corps pour l'exposer

[40:08]

devant une bande d'abrutis.

[40:10]

C'est normal que ça choque. On a pris

[40:12]

des corps humains et on les a déshumanisés

[40:14]

en faisant quelque chose de jetable.

[40:17]

Une chose certaine, ça

[40:18]

ne devait pas sentir bon. Dans cette

[40:20]

partie-là, c'était assez terrible.

[40:24]

Sauf que lĂ ,

[40:25]

c'était plus mon intro

[40:27]

sur les mumis. Oui, oui, oui.

[40:28]

Il y en a qui le savent, il y en a qui se disent

[40:30]

qu'est-ce qu'on en faisait. Mais il y a

[40:32]

autre chose d'inquiétant en lien avec les fameuses

[40:34]

mumis égyptiennes, c'est les

[40:36]

malédictions. Et en particulier,

[40:39]

la malédiction du tombeau

[40:40]

de Toutankhamen. Oh!

[40:42]

J'ai hĂąte que tu nous en parles. Je n'avais pas

[40:44]

que tu allais nous en parler ce soir parce que

[40:46]

je suis un peu néophyte dans tout ça.

[40:48]

Mais moi, ça m'intéresse au bout.

[40:49]

C'est fascinant. Ces mythes-lĂ  et les gens.

[40:52]

À moins d'ĂȘtre un

[40:54]

fĂ©ru d'Égypte,

[40:56]

qui va fouiller

[40:58]

sur les mumis? C'est pour ça que je me suis dit

[40:59]

que ça va ĂȘtre le fun pour aller

[41:01]

parler de tout un peu.

[41:05]

Débutons avec

[41:05]

le contexte historique, question de bien

[41:08]

comprendre la situation. On est au début

[41:10]

du 20e siĂšcle. Et l'endroit

[41:12]

connu comme la Vallée des Rois,

[41:14]

situé sur la rive ouest du Nil,

[41:16]

face Ă  Luxor,

[41:18]

était déjà célÚbre aprÚs l'exhumation

[41:20]

de plusieurs sépultures

[41:22]

trĂšs anciennes.

[41:24]

Au début 1900, les grandes tombes

[41:26]

avaient déjà été entiÚrement pillées

[41:28]

et vidées. Alors les archéologues

[41:30]

étaient certains qu'il restait plus de

[41:32]

nouvelles découvertes à faire.

[41:35]

Tous les tombes étaient vides.

[41:37]

À l'exception

[41:38]

d'un dénommé Howard

[41:40]

Carter, un archéologue britannique,

[41:42]

il était persuadé de pouvoir trouver

[41:44]

le fameux tombeau de Toutankhamon,

[41:46]

un jeune pharaon méconnu

[41:48]

à l'époque, mort à 19 ans,

[41:50]

aprÚs avoir réuni à la fin de la

[41:52]

18e dynastie. Il y avait 19 ans.

[41:54]

Il était jeune en ce temps-là.

[41:56]

Mais ça vivait pas vieux non plus, j'ai l'impression.

[42:00]

Donc,

[42:00]

Howard Carter,

[42:01]

il est bien décidé à trouver ce

[42:03]

tombeau-lĂ  dont on parle,

[42:06]

certaines hurailles.

[42:08]

Donc, il a poursuivi ses fouilles.

[42:10]

Évidemment, ça prend quelqu'un pour

[42:11]

financer les recherches. En 1907,

[42:14]

Carter a été engagé par un

[42:16]

certain Lord Car...

[42:17]

Je sais pas comment le dire. C'est

[42:20]

Carnarvon.

[42:21]

Carnarvon. Je sais pas comment le dire.

[42:24]

Carnarvon. Ça sonne pas bien, je trouve,

[42:25]

mais en tout cas. Lord Carnarvon.

[42:27]

Je vais dire Carnarvon, ça va ĂȘtre plus facile.

[42:29]

C'est un riche mécÚne anglais.

[42:31]

Donc, il a financé les fouilles archéologiques

[42:33]

de Carter, et ça pendant 15 ans.

[42:36]

Malgré des résultats

[42:37]

décevants, malgré plusieurs tensions

[42:39]

avec les autorités locales,

[42:41]

Carter gardait bon espoir de découvrir

[42:43]

le fameux tombeau de Toutankamon.

[42:46]

Sa patience

[42:47]

a porté fruit. AprÚs des mois

[42:49]

de fouilles au sud de la Vallée des Rois,

[42:51]

prĂšs de la tombe de RamsĂšs VI,

[42:53]

le 4 novembre 1922,

[42:55]

il trouve quelque chose.

[42:57]

En fait, c'est un des ouvriers

[42:59]

porteur d'eau du nom de Hussain

[43:01]

Abdel Rassoul, qui a remarqué

[43:03]

un petit escalier taillé dans la pierre,

[43:05]

partiellement caché par des débris.

[43:07]

L'accÚs avait été dissimulé,

[43:09]

mais ça a piqué la curiosité de

[43:11]

Carter, qui a aussitÎt ordonné

[43:13]

de faire dégager les marches.

[43:15]

L'escalier menait une porte scellée

[43:17]

portant le sceau officiel de la

[43:19]

Nécropole Royale.

[43:21]

Carter savait qu'il y avait des couverses

[43:23]

qui cherchaient. Il a fait

[43:25]

fermer le site archéologique temporairement

[43:27]

pour envoyer un télégramme à son mécÚne,

[43:29]

Lord Carnavon, au Royaume-Uni.

[43:32]

C'est lui qui paye. Il faut qu'il

[43:33]

soit présent pour l'ouverture de la porte.

[43:36]

Le télégramme

[43:37]

envoyé par Carter se lisait comme suit.

[43:39]

Nous avons enfin fait une

[43:41]

découverte extraordinaire dans la Vallée,

[43:43]

une tombe somptueuse dont les sceaux

[43:45]

sont encore intactes. Nous l'avons

[43:47]

refermé jusqu'à votre arrivée.

[43:49]

Félicitations!

[43:51]

Lord Carnavon s'est alors emprécié

[43:53]

de se rendre Ă  Luxor en compagnie

[43:55]

de sa fille Evelyn, et le

[43:57]

24 novembre, soit 20 jours

[43:59]

aprÚs la découverte, il arrive enfin

[44:00]

sur le site. C'est le lendemain matin

[44:03]

que l'équipe a ouvert la porte du

[44:04]

tombeau de Toutankamon pour la

[44:07]

premiÚre fois depuis des millénaires.

[44:09]

Le corridor qui menait Ă 

[44:11]

la premiÚre chambre était encore inviolé,

[44:13]

mis Ă  part quelques signes

[44:15]

de tentatives de pillages anciens

[44:17]

qui avaient été d'ailleurs réparés.

[44:19]

On s'en texte pas la premiĂšre

[44:21]

tentative.

[44:21]

Plus il avançait, plus il

[44:24]

découvrait d'autres piÚces, toutes

[44:26]

plus débordantes de trésors,

[44:28]

les unes que les autres.

[44:30]

Le 26 novembre, Carter

[44:31]

a percé un trou dans une des portes.

[44:33]

Il a ensuite glissé une bougie dans le trou

[44:35]

pour voir à l'intérieur. En l'inspectant,

[44:38]

en inspectant l'anti-chambre,

[44:40]

il aurait murmuré à Carnavon

[44:42]

une phrase qui est aujourd'hui

[44:43]

devenue célÚbre. Yes!

[44:46]

Wonderful things!

[44:47]

Oui, des merveilles!

[44:49]

Évidemment, la dĂ©couverte archĂ©ologique

[44:51]

est absolument stupéfiante.

[44:53]

La chambre funéraire contenait la momie

[44:55]

de Toutankhamon, couchée dans un cercueil

[44:56]

en or massif, enchassé

[44:59]

dans plusieurs autres cercueils de bois.

[45:01]

Incroyable!

[45:02]

Un cercueil au complet en or, il faut le faire!

[45:05]

Autour du cercueil se trouvaient

[45:07]

donc des tonnes d'objets précieux,

[45:08]

des bijoux, des armes, des sels de monture,

[45:11]

des chars, des statues,

[45:13]

des offrandes, des meubles,

[45:15]

masques et autres trésors,

[45:16]

parfaitement conservés.

[45:18]

Au total, c'est plus de 500 objets

[45:21]

de grande valeur qui ont été répertoriés

[45:22]

dans le tombeau.

[45:24]

Au fil d'une décennie de fouilles,

[45:26]

évidemment, meticuleuse,

[45:28]

ça a pris du temps avant de fouiller tout ça.

[45:30]

La découverte a permis une meilleure

[45:32]

compréhension des rituels funéraires,

[45:34]

de l'artisanat égyptien et le style

[45:36]

de vie royale de l'époque.

[45:37]

Ça nous a beaucoup appris, la tombe de Toutankhamon,

[45:40]

en gros. Mais bon, aprĂšs une telle

[45:42]

découverte, la nouvelle s'est répandue

[45:43]

dans le monde entier.

[45:45]

Toutefois, un événement va attiser la fascination

[45:47]

et donner naissance à une malédiction.

[45:50]

En avril 1923,

[45:52]

Ă  peine quelques mois seulement

[45:53]

aprĂšs l'ouverture du tombeau,

[45:55]

Lord Carnavon décÚde d'une infection

[45:58]

contractée aprÚs avoir été piquée

[46:00]

par un moustique.

[46:01]

Ça a créé de l'inquiĂ©tude.

[46:04]

Mais on va y revenir.

[46:06]

Ça a créé de l'inquiĂ©tude

[46:08]

et la presse, évidemment

[46:09]

sensationnaliste, s'est pitchée sur l'histoire.

[46:12]

Ils ont sauté sur l'occasion en évoquant

[46:14]

la malédiction du pharaon,

[46:16]

une sanction divine visant ceux

[46:18]

qui ont violé le sanctuaire de Roy

[46:20]

Égyptien des Feurs.

[46:21]

Est-ce qu'on sait si c'était un bon pharaon,

[46:23]

toutankhamon, ou est-ce que c'était un

[46:26]

cruel dictateur?

[46:29]

C'est une bonne question.

[46:30]

Je ne suis pas assez spécialiste

[46:32]

pour te répondre, mais j'ai

[46:33]

l'impression que tous les rois

[46:35]

sont un peu wrongs et problématiques

[46:38]

et toxiques.

[46:39]

Ce n'était pas des émotifs dans le temps.

[46:41]

Je ne pense pas.

[46:42]

À 19 ans, je ne sais pas.

[46:43]

C'est difficile Ă  dire.

[46:45]

On n'est mĂȘme pas mature.

[46:49]

À 19 ans, j'Ă©tais loin de l'ĂȘtre.

[46:52]

Le power trip.

[46:53]

À 19 ans, nous, on a notre premier char

[46:56]

et on a l'impression

[46:57]

qu'on se sent invincible.

[46:59]

Lui, il y a le...

[47:00]

Il y a un peuple.

[47:03]

Exactement.

[47:04]

De la planĂšte Ă  lui.

[47:05]

Oui, c'est vrai.

[47:07]

C'était gros aussi.

[47:08]

Une armée incroyable.

[47:12]

Fascinant. Un petit power trip.

[47:14]

Ça a piquĂ© ma curiositĂ©.

[47:16]

Ça a piquĂ© la curiositĂ© de tout le monde.

[47:18]

Ce que la presse a rapporté,

[47:20]

c'est que suite Ă  l'ouverture du tombeau,

[47:22]

plusieurs membres de l'équipe d'archéologie

[47:24]

seraient morts dans des circonstances

[47:25]

mystérieuses.

[47:27]

Ces décÚs ont alimenté la croyance

[47:29]

qui avait tous été victimes

[47:31]

d'une malédiction.

[47:32]

La malédiction de Tutankhamen.

[47:35]

Par exemple, lorsque

[47:36]

Lord Carnavon a succombé à son

[47:38]

infection, il était environ

[47:40]

1h55 du matin.

[47:42]

Il paraĂźt que son chien s'est mis Ă  hurler

[47:44]

avant de mourir sans raison

[47:46]

apparente.

[47:48]

Plusieurs témoins auraient aussi rapporté

[47:49]

qu'à son décÚs, les lumiÚres du Caire

[47:52]

auraient faibli, comme pour célébrer

[47:54]

la tragédie.

[47:56]

Rapidement, les journalistes ont attribué

[47:58]

tout plein de décÚs à la fameuse malédiction

[48:00]

entre 20 et 30.

[48:03]

Ça fait beaucoup.

[48:05]

Voici la liste

[48:06]

de ceux qui sont le plus fréquemment

[48:08]

mentionnés.

[48:10]

C'est la liste des morts attribués à la malédiction

[48:12]

telle qu'elle a rapporté par la

[48:14]

presse et diverses sources.

[48:16]

On a Lord Carnavon décédé en avril

[48:18]

23.

[48:20]

George J. Gould

[48:23]

premier, pardon,

[48:24]

décédé en mai 23. C'est un

[48:26]

millionnaire américain qui est mort d'une pneumonie

[48:28]

peu de temps aprÚs avoir visité la

[48:30]

tombe. On a le colonel

[48:32]

Aubrey Herbert qui est décédé en septembre

[48:34]

de 1923, demi-frĂšre

[48:36]

de Lord Carnavon.

[48:38]

Hugh Evelyn White en 1924,

[48:41]

un des premiers archéologues

[48:42]

entré dans le tombeau.

[48:44]

Il a sombré d'une profonde

[48:46]

dépression qui l'a mené au suicide.

[48:49]

On a un radiologiste

[48:50]

ayant examiné l'amomie,

[48:52]

date et nom non précisé, mort

[48:54]

subite attribuée à une cause mystérieuse.

[48:56]

On a le secrétaire de

[48:59]

Carter, elle non plus, on n'a pas

[49:00]

la date, retrouvée étouffée dans un

[49:02]

club Ă  Londres. On a

[49:04]

Mohamed Mehri décédé. Là,

[49:06]

ça commence Ă  ĂȘtre tirĂ© par les cheveux.

[49:09]

Mohamed Mehri, 1967,

[49:11]

directeur du département des

[49:13]

antiquités égyptiennes au Musée du

[49:14]

Caire, mort d'une hémorragie cérébrale

[49:17]

aprÚs avoir donné son accord pour

[49:18]

le transfert du trésor en exposition.

[49:22]

J'en ai un

[49:22]

dernier, Gamal Marez,

[49:24]

en 1972, cette fois,

[49:26]

le successeur de Mehri au Musée du

[49:28]

Caire est lui aussi décédé d'une

[49:30]

hémorragie cérébrale aprÚs une autre

[49:32]

autorisation de transfert du trésor de

[49:34]

Toutankhamen.

[49:35]

Oh mon Dieu, ça n'a pas de bon sens.

[49:39]

C'est ça, exact.

[49:40]

Ça n'a pas de bon sens.

[49:42]

C'est ça le point, je pense.

[49:44]

Bien sûr, tout le monde, sans doute,

[49:46]

il y a toujours une explication rationnelle.

[49:48]

Oui, exact.

[49:49]

Carnarone était déjà fragile

[49:51]

quand il a été piqué. L'infection

[49:54]

qui aurait pu ĂȘtre banale Ă©tait suffisante

[49:56]

pour le tuer. Il en a toutes les

[49:58]

informations, c'est déjà moins mystérieux.

[50:01]

Il faut noter aussi que

[50:01]

plusieurs personnes ayant été impliquées

[50:03]

de prĂšs dans l'ouverture du tombeau

[50:05]

ont vécu longtemps.

[50:08]

Howard Carter, par exemple.

[50:10]

Il y en a qui ne sont pas morts finalement.

[50:12]

Pourquoi ce n'est pas tout le monde

[50:14]

qui serait mort? L'archéologue

[50:15]

principal de l'expédition,

[50:17]

Howard Carter, il est mort

[50:19]

17 ans plus tard, en 39,

[50:21]

Ă  l'Ăąge de 64 ans.

[50:23]

Il me semble que

[50:25]

s'il y avait eu une malédiction, il aurait

[50:27]

été le premier à partir, mais ça, c'est moi.

[50:28]

C'est lui qui a contrÎlé la malédiction.

[50:30]

C'est peut-ĂȘtre ça. C'est lui le meurtrier.

[50:34]

Évidemment,

[50:35]

on cherche une explication

[50:37]

quand mĂȘme d'un coup. Certains qui ont

[50:39]

avancĂ© que c'Ă©tait peut-ĂȘtre l'inhalation

[50:41]

de champignons. Oui, je me posais

[50:43]

la question sur l'environnement.

[50:45]

Ça aurait pu ĂȘtre la cause de maladie,

[50:47]

mais encore lĂ , plusieurs personnes

[50:49]

auraient eu la mĂȘme maladie.

[50:51]

C'est des maladies pulmonaires.

[50:53]

Oui, c'est rendre ça s'isole juste sur une personne.

[50:56]

Au final,

[50:57]

c'est une théorie qui n'est pas basée

[50:59]

sur grand-chose. La célÚbre

[51:01]

malédiction du tombeau de Toutankhamen,

[51:03]

c'est un phénomÚne qui repose presque

[51:05]

uniquement sur une série de coïncidences

[51:07]

un peu exagérée par la couverture

[51:09]

médiatique sensationnaliste.

[51:12]

Malgré tout, la malédiction

[51:13]

égyptienne a inspiré des romans,

[51:15]

des films, des bandes dessinées, des séries télé,

[51:18]

j'en passe. Tout ça a contribué

[51:20]

Ă  faire du pharaon adolescent

[51:21]

un emblĂšme de la civilisation

[51:23]

égyptienne et des mystÚres

[51:26]

anciens. En réalité,

[51:27]

si c'était de la presse à sensation,

[51:30]

on n'aurait peut-ĂȘtre jamais eu

[51:31]

d'histoire de croyances concernant la moindre

[51:33]

malédiction du pharaon.

[51:35]

Juste pour mettre tout ça en perspective,

[51:37]

permettez-moi d'ajouter des exemples.

[51:39]

Sans cette malédiction inventée par des

[51:41]

journalistes, on n'aurait fort probablement

[51:43]

jamais eu la trilogie de films de

[51:45]

Mommie avec Brendan Fraser.

[51:47]

Imaginez comment la vie serait de la merde,

[51:49]

on vivrait l'enfer!

[51:51]

C'est clair, sans cette trilogie.

[51:53]

Non, t'as raison.

[51:56]

C'est clair.

[51:57]

J'ai l'impression que ça

[51:59]

aide aussi Ă ...

[52:01]

Quand tu dis que la presse s'en est malée,

[52:03]

on dirait que ça sert un peu à un agenda

[52:06]

peut-ĂȘtre un petit peu

[52:07]

mĂȘme catholique Ă  l'Ă©poque,

[52:10]

dans le sens que plus au niveau

[52:11]

du XXe siĂšcle,

[52:12]

du genre, ne réveillez pas les morts,

[52:15]

vous allez voir ce qui arrive.

[52:17]

Allez pas non plus dans les cimetiĂšres

[52:19]

essayer de déterrer des cadavres.

[52:21]

Effectivement, c'est le genre de choses

[52:22]

qu'ils faisaient, c'est fort probable.

[52:24]

De faire un ungraving party, je sais pas

[52:26]

comment on appelle ça. Unrapping.

[52:29]

Mettons qu'on est Ă  des cadavres.

[52:33]

Mettons pour terminer l'histoire,

[52:35]

j'aimerais ça vous demander,

[52:36]

c'est quoi que vous pensez des malédictions?

[52:39]

Est-ce que vous y croyez?

[52:40]

Est-ce que vous ĂȘtes superstitieux?

[52:41]

Ou peut-ĂȘtre juste un peu stitieux?

[52:44]

On n'a qu'à penser aux légendes des malédictions

[52:46]

entourant les tournages de Poltergeist,

[52:48]

L'Exorciste, auxquels on attribue toute

[52:50]

une série d'accidents de mort tragiques.

[52:52]

Vous en pensez quoi de ces histoires-lĂ ?

[52:54]

Je suis toujours un peu bluffé,

[52:56]

mais j'ai un de mes amis

[52:59]

qui me dit toujours qu'il faut manger

[53:01]

des crĂȘpes les vendredis 13

[53:02]

parce que sinon on va manquer d'argent.

[53:05]

Ah ouais, j'ai jamais entendu ça.

[53:08]

Toi, tu le fais-tu?

[53:10]

Non.

[53:12]

Ça va, on va de l'argent.

[53:14]

J'ai toujours trouvé ça drÎle

[53:16]

par chaque année qu'il m'écrit

[53:17]

pour cette malédiction.

[53:19]

Je pense que ça l'amuse.

[53:20]

Oui, ça doit ĂȘtre un running gag.

[53:23]

Sinon, les malédictions,

[53:24]

j'ai l'impression qu'on essaie

[53:26]

de trouver une explication.

[53:29]

J'ai bien la misĂšre Ă  y croire.

[53:31]

Je ne sais pas si vous,

[53:32]

ou mĂȘme les poupĂ©es Vaudoux.

[53:34]

Moi non plus.

[53:36]

Je suis sceptique Ă  la base,

[53:38]

mais en mĂȘme temps, j'ai une fascination pour ça.

[53:41]

MĂȘme les endroits

[53:42]

oĂč les gens disparaissent,

[53:44]

les triangles, les Bermudes de ce monde,

[53:46]

il y en a quelques-uns comme ça.

[53:49]

On dirait que

[53:50]

les pyramides,

[53:52]

c'est quand mĂȘme quelque chose de spĂ©cial.

[53:54]

Sur la Terre,

[53:55]

il y a quelque chose de spécial.

[53:57]

Il y a quelque chose de mystique

[53:58]

autour de la confection.

[54:00]

Il y a quelque chose de surréal,

[54:01]

un peu de plus grand que nous.

[54:04]

Autour de ça,

[54:06]

est-ce que c'est relié?

[54:07]

Il y en a qui pensent que c'est peut-ĂȘtre reliĂ©

[54:08]

Ă  d'autres civilisations.

[54:10]

Il y a tellement de secrets autour des pyramides.

[54:14]

Au final, c'est peut-ĂȘtre trĂšs simple,

[54:16]

mais il y a tellement de mythes et légendes

[54:19]

qu'on dirait que

[54:20]

ça ne pouvait pas venir

[54:21]

sans une malédiction.

[54:23]

C'est sûr que si tu vas déranger

[54:25]

la personne qui a construit,

[54:29]

cette pyramide-lĂ ,

[54:31]

il risque d'avoir des conséquences,

[54:32]

mĂȘme s'il n'y est plus de ce monde-lĂ .

[54:34]

On dirait qu'il y a un lien

[54:35]

Ă  quelque part, mais c'est bĂąti aussi

[54:38]

avec l'information qu'on nous a donnée.

[54:41]

À quelque part,

[54:42]

c'est phénoménal,

[54:44]

les pyramides.

[54:45]

Il y a quelque chose de plus grand que nous,

[54:48]

on dirait,

[54:49]

qui est prĂȘt Ă  servir une malĂ©diction,

[54:51]

peu importe ce qui arrive.

[54:53]

On aime ça à garder des mystÚres à ces choses

[54:55]

qu'on ne comprend pas complĂštement.

[54:57]

Ça permet de les expliquer souvent.

[54:59]

Ça comble vite.

[55:00]

Ou d'amplifier le mystĂšre dans un autre cas.

[55:03]

C'est vrai que les pyramides à l'époque,

[55:04]

tout le calcul...

[55:06]

MĂȘme maintenant?

[55:07]

Oui, tu as raison.

[55:09]

La mise en place, les esclaves

[55:12]

qui ont travaillé là-dessus,

[55:13]

c'est toujours pour l'époque.

[55:17]

Moi, c'est sûr

[55:19]

que dans les prochaines semaines,

[55:21]

je vais creuser le sujet.

[55:24]

Maintenant,

[55:25]

on se scandalise

[55:27]

sur le toit du stade olympique.

[55:29]

À MontrĂ©al,

[55:30]

on a peut-ĂȘtre raison de se scandaliser.

[55:33]

Il y a beaucoup de frais,

[55:35]

mĂȘme si je suis un fan du stade.

[55:38]

J'ai hùte que tout soit réparé.

[55:40]

Imaginez,

[55:41]

si on disait qu'on va construire

[55:43]

une pyramide, je ne sais pas

[55:44]

ça a pris combien de temps,

[55:44]

mais ça va prendre 400 ans.

[55:47]

Ou les cathédrales du temps.

[55:49]

Il y a des exemples

[55:51]

encore plus proches de nous.

[55:52]

Il y a des Européens à l'Úre

[55:54]

médiévale qui ont fabriqué des routes

[55:56]

Ă  la main avec des roches

[55:58]

qui tiennent encore.

[56:00]

Aujourd'hui, on fabrique des routes

[56:02]

qui vont ĂȘtre Ă  refaire l'annĂ©e prochaine.

[56:05]

Tu as raison qu'il y avait de la vision

[56:06]

dans le temps.

[56:08]

C'est des projets

[56:11]

qui créent le projet.

[56:14]

Il y a une pérennité,

[56:15]

mais lui, il n'assistait pas.

[56:16]

Imagine aujourd'hui

[56:17]

que notre premier ministre

[56:21]

dit que

[56:22]

François Legault meurt

[56:23]

et que le premier ministre d'aprĂšs

[56:25]

dit qu'on va prendre 400 ans

[56:27]

de temps pour mobiliser

[56:29]

je ne sais pas trop combien de gens.

[56:31]

Les gens vont commencer à bùtir ça

[56:34]

et on va bùtir une mausolée

[56:35]

à François Legault qui va prendre

[56:37]

100 ans Ă  construire

[56:40]

ou autre. On se scandaliserait.

[56:42]

Mais dans le temps, il n'y a pas de problĂšme.

[56:43]

Ça va crĂ©er des emplois

[56:46]

aux grands-pĂšres,

[56:47]

aux fils, aux petits-fils

[56:48]

pour des générations à venir.

[56:51]

Il y a combien de générations

[56:52]

qui ont poussé une pierre en haut de la pyramide?

[56:55]

Ça devait ĂȘtre symbolique.

[56:58]

C'est un peu le centre

[57:00]

de la religion

[57:01]

et du gouvernement.

[57:02]

J'ai l'impression que les gens

[57:03]

se donnaient.

[57:07]

La société n'était pas

[57:09]

ce qu'elle est aujourd'hui.

[57:10]

Ils devaient avoir des conditions.

[57:12]

Je ne sais pas si les gens

[57:14]

avaient eu le temps de consentement

[57:15]

Ă  part gagner leur vie.

[57:18]

Il y a une théorie

[57:23]

que j'aime beaucoup.

[57:24]

C'est facile d'attribuer

[57:25]

des coĂŻncidences

[57:27]

à une malédiction.

[57:29]

Mais je pense aussi

[57:29]

que c'est possible que ce soit causé

[57:30]

par un simple biais cognitif

[57:32]

avec l'horoscope.

[57:34]

C'est la théorie de la prophétie

[57:37]

autoréalisatrice.

[57:40]

AprĂšs avoir lu son horoscope,

[57:42]

qu'on y croit ou non,

[57:43]

on est plus enclin Ă  agir

[57:44]

de façon à réaliser ce qui était prédit

[57:46]

sans s'en rendre compte inconsciemment.

[57:49]

Le biais est probablement

[57:50]

renforcé par quelque chose

[57:51]

que j'ai trouvé durant mes recherches

[57:54]

sur l'Égypte.

[57:55]

C'est l'effet Barnum.

[57:57]

On parle de l'ancien

[58:01]

bonimenteur de cirques,

[58:03]

fondateur du cercle Barnum.

[58:05]

C'est un cercle cĂ©lĂšbre aux États-Unis

[58:06]

qui a duré des années.

[58:09]

TrĂšs fan de freak shows,

[58:10]

d'ailleurs, à l'époque.

[58:12]

Je ne le connais pas du tout.

[58:13]

C'est ce que j'avais noté.

[58:18]

Selon le fondateur

[58:19]

du cercle Barnum,

[58:20]

lorsque les horoscopes sont formulés

[58:22]

de maniĂšre vague, chacun peut se reconnaĂźtre

[58:24]

dans les descriptions et événements

[58:27]

ou agir comme si

[58:29]

les traits de personnalité

[58:30]

étaient vraiment les siens

[58:32]

ou que les événements allaient se produire.

[58:35]

Bref, tout ça serait

[58:36]

en quelque sorte notre tendance Ă 

[58:38]

adapter nos comportements Ă  nos croyances

[58:39]

et Ă  nos attentes.

[58:41]

Ce qui se transforme, ça transforme dans le fond

[58:43]

la prédiction en réalité, finalement.

[58:46]

C'est comme si tu agençais

[58:48]

les événements pour que ça se produise.

[58:50]

Oui, oui, c'est un peu d'avance.

[58:52]

Mais ça ne doit pas pouvoir se faire sur tout.

[58:54]

Non, non, pas sur tout, mais je trouve

[58:55]

que le horoscope est un bon exemple.

[58:58]

Ça soulùve la question

[58:59]

des fameuses malédictions de famille.

[59:02]

Mon pÚre, il est arrivé ça,

[59:04]

son pĂšre avant lui aussi.

[59:05]

J'imagine que ça, ça peut ĂȘtre affectĂ©.

[59:07]

Si la croyance est réelle dans le sein d'une famille,

[59:10]

ça, ça pourrait fonctionner.

[59:11]

Ça s'imprigne dans les cerveaux de tout le monde.

[59:15]

Merci pour cette histoire,

[59:17]

Simon, et ce brin de...

[59:20]

d'histoire.

[59:21]

Ce déballement.

[59:24]

C'était vraiment bon.

[59:25]

C'était super intéressant.

[59:26]

Seb, maintenant, est-ce que tu es prĂȘt

[59:28]

Ă  te lancer pour la derniĂšre histoire

[59:30]

de la soirée, mon cher?

[59:31]

Nous sommes le 30 octobre 2019

[59:37]

Ă  Freehold Township

[59:40]

au New Jersey.

[59:41]

C'est la veille de l'Harlouis.

[59:43]

Les poches sont éliminées,

[59:45]

les citrouilles veillent,

[59:46]

et sur Instagram, le fil d'actualité

[59:48]

se transforme en galerie de monstres.

[59:51]

Partout, des maquillages de zombies,

[59:53]

de créatures et de visages

[59:55]

ensanglantés défilent

[59:56]

plus vrai que nature.

[59:58]

Parmi ces artistes de l'illusion,

[01:00:00]

une jeune femme se démarque.

[01:00:02]

Stéphanie Pars,

[01:00:04]

Ă  25 ans.

[01:00:05]

Elle vit ici, Ă  Freehold.

[01:00:07]

C'est une ancienne étudiante

[01:00:09]

en cosmétologie et maquilleuse

[01:00:11]

d'effets spéciaux.

[01:00:12]

Elle travaille comme nounou,

[01:00:14]

tout en alimentant sa passion

[01:00:15]

sur les réseaux sociaux

[01:00:16]

oĂč elle partage ses transformations

[01:00:18]

d'horreur aux détails saisissants.

[01:00:21]

Pour vrai, vous irez voir

[01:00:24]

ses Ɠuvres.

[01:00:25]

Elle est vraiment bonne au niveau

[01:00:26]

des maquillages d'horreur.

[01:00:28]

Elle aime la plage, la riviĂšre,

[01:00:30]

la pĂȘche, et elle adore les animaux

[01:00:32]

et reste trĂšs proche de sa famille.

[01:00:34]

Depuis quelques jours pourtant,

[01:00:36]

quelque chose semble Ă  troubler.

[01:00:39]

Elle se sent mal Ă  l'aise

[01:00:40]

dans la maison qu'elle occupe,

[01:00:41]

celle de sa grand-mÚre récemment décédée.

[01:00:44]

Elle a confié à ses proches

[01:00:45]

avoir trouvé une trace de main

[01:00:46]

sur le miroir de la salle de bain,

[01:00:49]

vue des lumiĂšres s'allumer sans raison,

[01:00:51]

et découvert son oiseau mort

[01:00:54]

dans sa cage.

[01:00:55]

Des coĂŻncidences peut-ĂȘtre,

[01:00:57]

mais qui ajoutent une ombre discrĂšte

[01:00:59]

Ă  la veille de l'Halloween.

[01:01:01]

Ce soir-lĂ ,

[01:01:02]

elle assiste avec sa mĂšre, ses soeurs

[01:01:04]

et des proches au spectacle de la médium

[01:01:07]

Cindy Casa.

[01:01:09]

Je ne sais pas si vous la connaissez,

[01:01:10]

Cindy Casa.

[01:01:12]

Je dois avouer

[01:01:14]

que je ne la connaissais pas

[01:01:15]

avant de creuser cette histoire-lĂ ,

[01:01:17]

mais je me suis rendu compte

[01:01:17]

que c'est une médium connue

[01:01:19]

qui avait une série

[01:01:23]

sur Dead Files.

[01:01:25]

Sûrement que nos auditeurs la connaissent.

[01:01:28]

Ils font justement

[01:01:30]

des médiums qui vont dans des endroits

[01:01:32]

particuliers, mais je disais

[01:01:33]

qu'elle était aussi controversée.

[01:01:35]

Mais je n'ai pas creusé le sujet,

[01:01:37]

donc s'il y a des auditeurs,

[01:01:37]

je serais curieux.

[01:01:38]

Et lĂ , ce soir-lĂ ,

[01:01:40]

Stéphanie, elle assiste avec sa mÚre

[01:01:42]

et ses soeurs au Stress Factory

[01:01:44]

Comedy Club de New Brunswick.

[01:01:47]

Stress Factory.

[01:01:48]

Oui, c'est bel.

[01:01:49]

Oui, j'adore ça.

[01:01:52]

AprĂšs le spectacle,

[01:01:54]

elle rentre Ă  la maison familiale.

[01:01:56]

Et vers 22 heures, Stéphanie

[01:01:58]

quitte la résidence à bord de sa voiture

[01:02:00]

pour parcourir les quelques kilomĂštres

[01:02:01]

qui la ramĂšnent chez elle,

[01:02:03]

dans cette maison désormais trop silencieuse.

[01:02:05]

Et avant d'arriver,

[01:02:07]

elle promet à sa mÚre d'écrire

[01:02:08]

ou d'appeler une fois rentrée

[01:02:10]

et envoie un message Snapchat

[01:02:12]

pendant le trajet, finalement.

[01:02:14]

Le lendemain matin, le 31 octobre,

[01:02:17]

Stéphanie ne se présente pas

[01:02:19]

Ă  son travail de nounou,

[01:02:21]

oĂč elle Ă©tait attendue de 9h Ă  18h.

[01:02:23]

Les appels et messages

[01:02:25]

de la famille restent sans réponse.

[01:02:27]

À 16h, sa mùre

[01:02:29]

se rend chez Stéphanie

[01:02:30]

et constate que la voiture,

[01:02:32]

une Hyundai Sonata Blanche,

[01:02:34]

est dans l'allée.

[01:02:36]

Et en soirée, entre 20h et 21h,

[01:02:39]

elle retourne sur place sa mĂšre

[01:02:40]

et retrouve le téléphone de sa fille

[01:02:42]

à l'intérieur de la maison.

[01:02:44]

C'est Ă  ce moment-lĂ  qu'elle se dit

[01:02:45]

« sss, il y a quelque chose qui ne fonctionne pas ».

[01:02:47]

La famille appelle la police.

[01:02:48]

En quelques minutes, les premiĂšres patrouilles

[01:02:50]

arrivent sur place et l'enquĂȘte commence.

[01:02:53]

Au domicile, il y a plusieurs indices

[01:02:55]

qui inquiĂštent les proches.

[01:02:57]

Toutes les lumiÚres de la maison sont allumées,

[01:02:58]

mĂȘme celle du grenier.

[01:03:00]

Le chien de Stéphanie est retrouvé

[01:03:02]

enfermé dans la salle de bain.

[01:03:04]

Les clés et le téléphone sont enfoncés

[01:03:06]

profondément dans les coussins du canapé

[01:03:08]

comme pour pas qu'on les trouve tout de suite.

[01:03:10]

Aucun signe d'effraction n'est visible.

[01:03:13]

Il y a une notification

[01:03:14]

sur le téléphone qui montre que l'employeur

[01:03:16]

de Stéphanie y a écrit

[01:03:18]

pour savoir si tout va bien,

[01:03:20]

puisqu'elle ne s'est pas présentée au travail.

[01:03:23]

La sƓur de StĂ©phanie

[01:03:24]

parvient à accéder à ses messages Facebook.

[01:03:26]

Elle y découvre une salve

[01:03:28]

de messages furieux envoyés

[01:03:30]

dans la nuit par un certain

[01:03:32]

John Osbiljen,

[01:03:34]

son ex-petit ami.

[01:03:36]

Dix messages en quelques minutes,

[01:03:38]

un ton qui se durcit autour de 23 heures.

[01:03:42]

Les premiers jours de recherche,

[01:03:44]

les recherches s'intensifient

[01:03:45]

dans les environs immédiats.

[01:03:46]

Il y a des bénévoles, des policiers,

[01:03:48]

des chimpisteurs qui silonnent

[01:03:50]

les bois et les parcs du secteur.

[01:03:51]

Les autorités élargissent rapidement

[01:03:54]

le périmÚtre et sollicitent l'aide du public.

[01:03:57]

Les proches créent une page Facebook

[01:03:58]

quand ce qu'on fait au jour lorsqu'il y a une disparition,

[01:04:00]

partagent des photos, des vidéos,

[01:04:02]

lancent des appels.

[01:04:03]

La nouvelle se répand dans tout le New Jersey.

[01:04:06]

Les médias locaux relÚvent

[01:04:07]

le visage souriant de la jeune femme,

[01:04:09]

souvent accompagné d'images tirées de son compte Instagram

[01:04:12]

oĂč elle se transforme en personnage d'horreur

[01:04:14]

au maquillage impressionnant.

[01:04:17]

Et en quelques jours,

[01:04:18]

son image devient le symbole

[01:04:19]

d'une inquiétude collective dans son secteur.

[01:04:22]

Les enquĂȘteurs plongent

[01:04:23]

dans l'univers numérique de Stéphanie.

[01:04:26]

Ses comptes, ses messages,

[01:04:27]

ses historiques sont tous examinés.

[01:04:29]

TrĂšs vite, John Ozbiljen

[01:04:32]

s'impose encore.

[01:04:34]

Leur relation, déjà marquée

[01:04:36]

par des disputes et une plainte déposée

[01:04:38]

quelques mois plus tĂŽt,

[01:04:39]

révÚle à travers leur échange une tension

[01:04:41]

qui était grandissante depuis les derniers mois.

[01:04:45]

Les textos retrouvés

[01:04:46]

sur le téléphone de Stéphanie sont nombreux

[01:04:48]

et souvent empruntent colĂšre.

[01:04:50]

Dans les jours précédant sa disparition,

[01:04:52]

il lui envoie des messages insistants,

[01:04:54]

parfois menaçants,

[01:04:56]

des propos blessants, un ton qui trahit

[01:04:57]

la rancune et la frustration.

[01:04:59]

Dans un de ses échanges, il lui reproche

[01:05:02]

de l'ignorer et s'emporte

[01:05:03]

lorsqu'elle ne répond pas.

[01:05:05]

Et pour suivre cette pisse, les enquĂȘteurs

[01:05:08]

obtiennent des mandats visant les appareils

[01:05:09]

liés au dossier. Ils vont chercher le téléphone

[01:05:12]

de Stéphanie, ils l'ont déjà entre leurs mains

[01:05:13]

et son contenu est confié aux experts

[01:05:15]

en criminalistique numérique,

[01:05:17]

qui travaillent à le déverrouiller,

[01:05:20]

Ă  retracer les communications

[01:05:21]

et Ă  le localiser Ă  tous

[01:05:23]

signaux pertinents qu'ils peuvent trouver sur le téléphone.

[01:05:26]

Ce travail s'annonce long

[01:05:27]

et ça deviendra l'un des piliers de l'enquĂȘte.

[01:05:30]

Mais pendant ce temps,

[01:05:31]

les recherches physiques se poursuivent

[01:05:32]

et n'ont toujours pas retrouvé Stéphanie.

[01:05:35]

Les drones survolent les zones boisées

[01:05:37]

autour de Freehold,

[01:05:38]

les plongeurs inspectent les étangs

[01:05:40]

et les riviĂšres environnantes,

[01:05:42]

les routes secondaires sont ratissées,

[01:05:44]

la famille de Stéphanie, soutenue

[01:05:46]

par des dizaines de bénévoles,

[01:05:48]

participe activement Ă  chaque battu,

[01:05:50]

les visages sont fatigués,

[01:05:52]

les affiches se multiplient sur les lampadaires

[01:05:54]

et dans les vitrines et les lumiures d'automne

[01:05:56]

s'étirent sans réponse.

[01:05:59]

Et lĂ , les enquĂȘteurs

[01:05:59]

se penchent aussi sur le passé

[01:06:01]

judiciaire de John, parce que

[01:06:04]

il reste quand mĂȘme un suspect

[01:06:06]

dans sa disparition.

[01:06:07]

Et quelques semaines avant sa disparition,

[01:06:09]

avant la disparition de Stéphanie,

[01:06:11]

en septembre 2019, il a été

[01:06:13]

arrĂȘtĂ© Ă  la suite d'un incident

[01:06:15]

de violence conjugale

[01:06:16]

lors d'une dispute avec elle.

[01:06:18]

C'est pas le suspect numéro un dans l'affaire,

[01:06:21]

lĂ  il l'est.

[01:06:24]

Selon la plainte déposée,

[01:06:26]

il l'aurait agrippé au cou

[01:06:27]

avant d'ĂȘtre relĂąchĂ©

[01:06:29]

peu aprĂšs. Il aurait mĂȘme eu

[01:06:31]

un incident antérieur

[01:06:33]

rapporté durant l'été,

[01:06:35]

mais il a été retiré sa plainte

[01:06:37]

par la suite, ce qui est souvent un classique.

[01:06:40]

Et au début de novembre,

[01:06:43]

et au début de novembre,

[01:06:43]

c'est quelques jours plus tard,

[01:06:45]

dans le cadre de la recherche de Stéphanie,

[01:06:47]

il y a une perquisition qui est menée

[01:06:49]

chez John, qui est quand mĂȘme un suspect.

[01:06:51]

Les policiers saisissent plusieurs

[01:06:53]

appareils électroniques, dont son téléphone.

[01:06:55]

Et l'analyse du contenu révÚle des images

[01:06:57]

Ă  caractĂšre sexuel impliquant des mineurs.

[01:07:00]

Et cette découverte entraßne

[01:07:01]

une arrestation qui est distincte

[01:07:03]

Ă  celle-ci le 8 novembre 2019.

[01:07:05]

Il est détenu pendant 11 jours,

[01:07:08]

mais le juge n'est pas autorisé

[01:07:10]

Ă  tenir compte des liens possibles

[01:07:11]

avec la disparition au moment de

[01:07:13]

se statuer sur la libération, parce qu'il n'y a pas

[01:07:15]

d'accusation encore sur l'autre dossier,

[01:07:17]

qui n'est pas quelqu'un de dangereux.

[01:07:20]

John est finalement

[01:07:21]

remis en liberté sous condition.

[01:07:23]

Il doit résider chez ses parents,

[01:07:25]

et il est interdit d'utiliser Internet,

[01:07:27]

donc pas de Netflix ou de Uber Eats.

[01:07:30]

Malgré cette procédure

[01:07:31]

parallĂšle, les enquĂȘteurs

[01:07:33]

continuent de le considérer comme la

[01:07:35]

principale personne d'intĂ©rĂȘt dans la disparition

[01:07:37]

de Stéphanie Pars, convaincue

[01:07:39]

que le fil numérique finira par

[01:07:41]

révéler ce qui s'est réellement passé.

[01:07:43]

Ils poursuivent leur analyse et la

[01:07:45]

reconstitution minutieuse des derniĂšres heures

[01:07:47]

de la jeune femme.

[01:07:49]

À sa sortie

[01:07:51]

de prison, aprĂšs 11 jours,

[01:07:53]

les proches de Stéphanie expriment

[01:07:55]

publiquement leur frustration.

[01:07:56]

Ils continuent de demander des réponses pendant

[01:07:58]

que la police poursuit ses analyses numériques.

[01:08:01]

Les procureurs assurent que le dossier

[01:08:03]

progresse, mais l'absence de corps

[01:08:05]

empĂȘche toute accusation formelle.

[01:08:08]

Les semaines passent,

[01:08:09]

l'automne s'efface,

[01:08:11]

et l'inquiétude se transforme lentement

[01:08:12]

en désespoir.

[01:08:14]

Et lĂ , on fait un bond au 22 novembre

[01:08:16]

2019, soit une vingtaine de jours plus tard,

[01:08:19]

moins d'un mois

[01:08:20]

avant sa disparition, en fait,

[01:08:22]

moins d'un mois aprĂšs, pardon,

[01:08:24]

le corps de John est retrouvé

[01:08:26]

sans vie Ă  son domicile

[01:08:28]

de Freehold par ses parents,

[01:08:30]

et s'est donné la mort par pendaison

[01:08:32]

dans la piĂšce.

[01:08:34]

Et dans la piĂšce, les enquĂȘtants

[01:08:36]

découvrent plusieurs lettres. Il y a

[01:08:38]

une note écrite à la main qui contient

[01:08:39]

des excuses adressées à sa famille

[01:08:42]

et des passages ambiguës

[01:08:44]

sur sa relation avec Stéphanie.

[01:08:47]

Il nie une partie des accusations

[01:08:48]

liées aux images illégales

[01:08:50]

d'enfants. Il admet sa colĂšre

[01:08:52]

et son obsession envers Stéphanie

[01:08:54]

et laisse des phrases lourdes de sens comme

[01:08:56]

« Regarde le désastre que j'ai créé,

[01:08:59]

et la plupart des choses que vous

[01:09:00]

entendrez sont vraies, sauf celles

[01:09:02]

concernant l'enfant. »

[01:09:05]

Et ça, on n'a

[01:09:06]

aucune réponse pour les photos.

[01:09:09]

C'est tellement

[01:09:10]

étrange ce bout-là.

[01:09:11]

Tu parles des photos de l'enfant de Johnny?

[01:09:13]

Oui, c'est un autre dossier.

[01:09:16]

C'est bien étrange ça. Oui, c'est vraiment bizarre.

[01:09:18]

Mais peut-ĂȘtre qu'il avait honte de ça,

[01:09:20]

mais qu'un meurtre, ça c'est pas grave.

[01:09:22]

Je trouve ça tellement bizarre.

[01:09:23]

Il dit que c'est un mensonge.

[01:09:26]

C'est ça qui est étrange.

[01:09:28]

Puis vu qu'il n'est pas lĂ ,

[01:09:30]

il n'y avait pas d'autres infos.

[01:09:32]

C'est étrange. Sa mort

[01:09:33]

met un terme brutal Ă  l'espoir, du moins,

[01:09:35]

d'un interrogatoire final.

[01:09:37]

Pour les enquĂȘteurs, comme pour la famille

[01:09:39]

de Stéphanie, il ne reste plus qu'une certitude.

[01:09:42]

S'il détenait la vérité sur

[01:09:44]

le sort de Stéphanie, elle vient

[01:09:45]

de s'éteindre avec lui.

[01:09:47]

On n'a toujours pas retrouvé Stéphanie?

[01:09:49]

Ça sent bien.

[01:09:50]

Pendant des semaines,

[01:09:52]

le silence s'installe.

[01:09:54]

L'enquĂȘte continue. Mais l'absence

[01:09:56]

de suspects vivants rend

[01:09:58]

chaque piste plus fragile.

[01:10:00]

Les proches de Stéphanie refusent d'abandonner.

[01:10:02]

Ils organisent encore des nouvelles battues,

[01:10:04]

distribuent des affiches,

[01:10:06]

entretiennent la mobilisation sur les réseaux sociaux.

[01:10:08]

Des centaines de bénévoles

[01:10:10]

sillonnent les forĂȘts et les rives

[01:10:12]

du comté de Mount Mount,

[01:10:15]

espérant

[01:10:15]

trouver ce que la technologie n'a pas su révéler.

[01:10:18]

L'hiver s'installe,

[01:10:20]

et avec lui, une tension sourde s'installe aussi.

[01:10:23]

Tout le monde pressant

[01:10:24]

que cette histoire ne connaĂźtra pas

[01:10:26]

une fin heureuse.

[01:10:27]

Et lĂ , on fait un bond dans le temps, les gars.

[01:10:30]

Au dimanche 26 janvier 2020,

[01:10:33]

prĂšs de trois mois aprĂšs la disparition,

[01:10:35]

deux adolescents

[01:10:36]

marchent au bord de la route 9,

[01:10:38]

dans le secteur de Old Bridge,

[01:10:40]

Ă  une vingtaine de kilomĂštres du domicile

[01:10:42]

de Stéphanie, et dans un boisé

[01:10:45]

en bordure de la route,

[01:10:46]

ils font une découverte macabre

[01:10:49]

oĂč les enquĂȘteurs sont dĂ©pĂȘchĂ©s

[01:10:51]

sur place. Le lendemain,

[01:10:53]

la nouvelle tombe et les empreintes

[01:10:54]

et les tatouages permettent

[01:10:56]

d'identifier formellement le corps

[01:10:58]

de Stéphanie Paz.

[01:11:00]

Pour la famille, c'est la fin de l'attente,

[01:11:02]

mais aussi le début d'un autre deuil.

[01:11:05]

L'endroit oĂč elle a Ă©tĂ© retrouvĂ©e

[01:11:06]

se situe non loin des fouilles

[01:11:07]

qui ont déjà été fouillées par les bénévoles.

[01:11:10]

Ça doit tellement ĂȘtre fachant,

[01:11:12]

c'est pas la premiĂšre fois

[01:11:14]

que ça arrive qu'à un moment donné,

[01:11:16]

ils n'ont pas le choix de mettre une limite

[01:11:17]

sur le périmÚtre.

[01:11:20]

Souvent, c'est à cÎté.

[01:11:22]

C'est choquant.

[01:11:23]

C'est vraiment pas drĂŽle.

[01:11:25]

Les autorités confirment rapidement

[01:11:26]

que ce que beaucoup redoutaient tout indique

[01:11:28]

qu'elle a été victime d'un homicide.

[01:11:31]

Quelques jours plus tard, le procureur du comté

[01:11:33]

tient une conférence de presse.

[01:11:35]

Il déclare que John Osbiljen

[01:11:37]

est désormais considéré comme l'auteur

[01:11:39]

présumé du meurtre de Stéphanie Paz.

[01:11:41]

Selon lui, les éléments recueillis

[01:11:43]

aprĂšs sa mort, notamment ses lettres

[01:11:45]

et les analyses numériques,

[01:11:47]

confirment cette hypothĂšse.

[01:11:48]

Les autorités en profitent pour remercier

[01:11:50]

la communauté et souligner l'ampleur

[01:11:52]

du travail accompli avec plus d'une cinquantaine

[01:11:54]

de mandats de perquisition des centaines

[01:11:56]

d'heures d'analyse et des milliers de données

[01:11:58]

extraites de différents appareils électroniques.

[01:12:01]

Les semaines qui suivent la découverte

[01:12:02]

du corps permettent aux enquĂȘteurs

[01:12:04]

de consolider le dossier.

[01:12:06]

Ils reprennent chaque élément,

[01:12:07]

chaque appareil, chaque donnée

[01:12:09]

pour établir la chronologie complÚte des faits.

[01:12:12]

Au centre, il reste

[01:12:13]

ses lettres trouvées dans la maison de John

[01:12:15]

au moment de sa mort.

[01:12:17]

Et dans l'une d'elles,

[01:12:19]

il présente des excuses à sa famille

[01:12:20]

et admet la colÚre qu'il ressentait envers Stéphanie.

[01:12:24]

Il y écrit avoir fait quelque chose

[01:12:25]

de terrible avant de nier les accusations

[01:12:27]

concernant les images illégales.

[01:12:29]

Mais pour les procureurs,

[01:12:31]

ces lettres confirment ce qu'il soupçonnait déjà,

[01:12:33]

un geste de violence compulsif

[01:12:35]

commis dans un contexte de jalousie et d'emprise.

[01:12:38]

Et les analyses numériques

[01:12:40]

viennent appuyer cette lecture.

[01:12:42]

Les données du téléphone cellulaire

[01:12:44]

placent le téléphone de John

[01:12:45]

à proximité du domicile de Stéphanie

[01:12:48]

à l'heure présumée de sa disparition.

[01:12:50]

L'analyse de son véhicule

[01:12:51]

et de ses communications viennent renforcer

[01:12:53]

le scénario et dans l'ensemble

[01:12:55]

les éléments cimbriques pour reconstituer

[01:12:57]

la nuit du 30 octobre

[01:12:59]

et confirmer le rĂŽle de John

[01:13:01]

dans la mort de Stéphanie.

[01:13:03]

Et aprÚs l'annonce des autorités,

[01:13:05]

la communauté de Freehold se rassemble

[01:13:07]

autour de la famille. Il y a des veillées

[01:13:09]

qui ont eu lieu, des rubans violets

[01:13:11]

apparaissent sur les porches et les réseaux

[01:13:12]

se remplissent de souvenirs de Stéphanie.

[01:13:15]

Pour conclure, ses proches

[01:13:17]

ont été trÚs résilients et ont fondé

[01:13:19]

la Stéphanie Nicole Pars Foundation,

[01:13:22]

qui est une organisation dédiée

[01:13:23]

à la prévention des violences conjugales

[01:13:25]

au soutien des familles,

[01:13:27]

des personnes disparues et Ă  l'accompagnement

[01:13:29]

des survivantes.

[01:13:30]

La Fondation met en place des initiatives

[01:13:32]

comme Angel Alert,

[01:13:34]

qui est un systĂšme d'alerte

[01:13:36]

et d'accompagnement pour les personnes en danger.

[01:13:38]

Et le Stéphanie's Overwatch

[01:13:40]

est un réseau d'accompagnement

[01:13:42]

qui aide les victimes Ă  se rendre

[01:13:44]

au tribunal ou Ă  assurer

[01:13:46]

en sécurité les échanges d'enfants

[01:13:48]

dans un contexte de garde partagée

[01:13:50]

et de violences conjugales. Je trouve ça vraiment cool.

[01:13:53]

Elle plaide pour l'adoption

[01:13:54]

d'une Stéphanie's Law,

[01:13:56]

qui viserait notamment un meilleur suivi public

[01:13:58]

des incidents de violences conjugales,

[01:14:01]

parce que c'est vrai que si c'était

[01:14:02]

un peu plus public,

[01:14:04]

peut-ĂȘtre que son entourage l'aurait su,

[01:14:06]

aurait été plus préventif et tout ça.

[01:14:09]

Tu veux dire ce qui serait public

[01:14:10]

au niveau du dossier criminel

[01:14:12]

de la personne? Oui, exact.

[01:14:14]

Ou mĂȘme quand il y a des dossiers qui sont retirĂ©s,

[01:14:16]

des fois on dirait que c'est comme s'il n'existait plus,

[01:14:18]

mais il y a une trace évidemment,

[01:14:20]

mais c'est aussi des fois, c'est particulier.

[01:14:22]

À quelque part, ça serait dĂ©battable

[01:14:24]

une fois que

[01:14:26]

tu as purgé ta peine,

[01:14:28]

est-ce que tu ne veux pas justement qu'il n'y en ait plus de traces?

[01:14:30]

Ça j'imagine, mais gĂ©nĂ©ralement,

[01:14:33]

le problĂšme c'est souvent pendant

[01:14:34]

parce qu'ils sont difficiles Ă 

[01:14:36]

contrĂŽler.

[01:14:39]

C'est malheureux

[01:14:40]

un autre féminicide

[01:14:42]

encore.

[01:14:44]

Je me demande pour les parents,

[01:14:46]

si on se met Ă  la place des familles

[01:14:48]

de la victime,

[01:14:51]

considérant que

[01:14:53]

évidemment tout pointe

[01:14:54]

vers lui, mais dans ce type de situation-lĂ 

[01:14:56]

particuliĂšre oĂč il s'est enlevĂ© la vie

[01:14:58]

sans avouer,

[01:15:00]

je me demande si, pour ces familles-lĂ ,

[01:15:02]

il reste toujours un petit doute.

[01:15:05]

MĂȘme si c'est sĂ»r,

[01:15:08]

tout pointe

[01:15:08]

vers lui, mais je me demande

[01:15:10]

s'il reste toujours un petit quelque chose

[01:15:12]

ici. Tant qu'il ne l'a pas avoué.

[01:15:16]

Ça doit ĂȘtre

[01:15:17]

terrible.

[01:15:18]

Ça doit faire mal, oui.

[01:15:20]

J'ai l'impression que tu dois avoir l'impression

[01:15:22]

qu'il n'a pas été puni.

[01:15:24]

Ça, c'est sĂ»r.

[01:15:26]

Oui, la mort, c'est la mort, mais

[01:15:28]

ce n'est pas la mĂȘme punition,

[01:15:30]

j'ai l'impression.

[01:15:31]

En tout cas, Ă  mon avis.

[01:15:33]

C'est une histoire vraiment triste

[01:15:35]

qui s'est déroulée à l'Halloween.

[01:15:39]

Des fois,

[01:15:40]

quand on dit tout est dans tout,

[01:15:41]

c'est particulier qu'une fan

[01:15:44]

d'horreur, de masque

[01:15:46]

et de costume meure la veille

[01:15:47]

de l'Halloween.

[01:15:48]

On dirait qu'encore une fois,

[01:15:50]

je ne sais pas si c'est une sorte de malédiction

[01:15:52]

qu'on pourrait attribuer,

[01:15:55]

ou si c'est juste un autre tata

[01:15:56]

de toute façon.

[01:15:58]

HonnĂȘtement, si l'histoire vous intĂ©resse,

[01:16:00]

il y a beaucoup,

[01:16:02]

il y a certains podcasts qui détaillent toute

[01:16:04]

l'historique des discussions

[01:16:06]

entre eux qui sont

[01:16:09]

lourdes, dans le sens que

[01:16:10]

ça se voyait venir.

[01:16:13]

Ça se voit tout.

[01:16:15]

On dirait que je me retiens

[01:16:16]

parce que ma gueule,

[01:16:18]

qu'est-ce que j'en sais au fond,

[01:16:20]

mais il me semble qu'on le voit

[01:16:22]

toujours venir.

[01:16:24]

Il me semble qu'Ă  chaque fois qu'un article

[01:16:26]

de féminicide sort, on apprend

[01:16:28]

que ça fait six mois, un an

[01:16:29]

qu'il n'est pas tenable, qu'il fait peur,

[01:16:32]

qu'il y a des plaintes Ă  la police,

[01:16:33]

que la police ne fait rien parce que des fois,

[01:16:35]

elle est mĂȘme liĂ©e.

[01:16:36]

C'est toujours, toujours,

[01:16:40]

toujours la mĂȘme histoire.

[01:16:42]

Oui, ça se répÚte tout le temps.

[01:16:43]

Pourquoi dénoncer?

[01:16:46]

ArrĂȘtez de vous retenir aux

[01:16:47]

gens autour qui osent pas s'en mailer.

[01:16:50]

C'est difficile de

[01:16:51]

se mailer d'une chicane de couple,

[01:16:53]

de vos amis. Ça, je comprends.

[01:16:56]

Mais si vous voyez des signes, des

[01:16:57]

red flags, parlez-en Ă  quelqu'un,

[01:17:00]

faites quelque chose. Mais en mĂȘme

[01:17:02]

temps, comment le prévenir?

[01:17:04]

C'est tellement difficile.

[01:17:05]

Elle était plus avec, justement,

[01:17:08]

la main d'un.

[01:17:09]

Parce que c'est ça, elle a hérité de la maison de sa grand-mÚre

[01:17:11]

qui était récemment décédée. Mais toutes les signes

[01:17:14]

qu'elle voyait dans la maison, c'était lui qui venait.

[01:17:16]

La main dans le miroir,

[01:17:18]

tout ça, c'était pas des fantÎmes.

[01:17:19]

C'est juste aussi particulier

[01:17:21]

que ça crée une ambiance un peu

[01:17:25]

paranormale.

[01:17:25]

Mais finalement, c'était Lex

[01:17:27]

qui était là.

[01:17:30]

Je n'ai pas voulu non plus,

[01:17:32]

mais on n'a pas trop de détails

[01:17:33]

sur sa mort, sur la

[01:17:36]

façon.

[01:17:36]

Les détails du suicide?

[01:17:37]

Pas du suicide de Stéphanie en tant que telle.

[01:17:41]

On sait juste qu'il y a

[01:17:42]

une confirmation qu'elle a été tuée par quelqu'un,

[01:17:44]

mais je n'ai pas les détails.

[01:17:46]

Mais oui,

[01:17:46]

ce n'est pas tant pertinent.

[01:17:50]

Allez voir son Ɠuvre sur Instagram,

[01:17:52]

son compte est toujours lĂ .

[01:17:53]

C'est Stéphanie, P-A-R-Z-E.

[01:17:56]

J'ai lu que ça se disait Parz.

[01:18:00]

Une histoire

[01:18:01]

que je ne connaissais pas. Merci Seb.

[01:18:05]

Toujours tragique.

[01:18:06]

Pardon, on voit qu'Ă  l'Halloween,

[01:18:09]

on dirait que c'est un peu ça

[01:18:10]

le fil conducteur de notre

[01:18:13]

épisode. On dirait que c'est les

[01:18:14]

malédictions d'Halloween, tout ce qui se passe

[01:18:17]

les jours d'Halloween

[01:18:18]

et malédictions

[01:18:21]

de pyramides

[01:18:22]

en mĂȘme temps. En mĂȘme temps, l'histoire

[01:18:24]

de Seb, elle m'a mis dans tous mes états.

[01:18:26]

Je suis vraiment en colĂšre.

[01:18:28]

On dirait que je ne m'en rends pas compte, mais lĂ ,

[01:18:30]

je ne peux pas le nier. Je suis en colĂšre.

[01:18:32]

Je suis tanné. Il y a des cas.

[01:18:34]

On parle d'un cas du New Jersey, mais

[01:18:35]

ça arrive tellement souvent prÚs

[01:18:38]

de chez nous.

[01:18:40]

Au moment d'enregistrer,

[01:18:42]

je ne me trompe pas, on avait atteint le chiffre

[01:18:44]

de la polytechnique dans le sens

[01:18:46]

14. Tu veux dire pour 2025?

[01:18:48]

Je ne vous avais pas demandé le numéro,

[01:18:50]

ça se me demandait si quelqu'un le savait.

[01:18:52]

C'est ça, c'est ce qu'il disait.

[01:18:53]

C'est mĂȘme triste qu'on soit rendu

[01:18:56]

Ă  le compter.

[01:18:58]

On a presque un décompte.

[01:19:00]

J'ai dit que c'est trop fréquent,

[01:19:01]

mais une fois, un féminicide,

[01:19:05]

c'est déjà trop.

[01:19:06]

Soyons clairs.

[01:19:08]

À tout point TV,

[01:19:10]

je suis tombé sur une série qui en discute.

[01:19:12]

C'est vraiment

[01:19:13]

que je fais une recommandation.

[01:19:15]

Ça s'appelle Moi, j'habite nulle part.

[01:19:17]

C'est des cours aux épisodes 7 à 10 minutes.

[01:19:20]

Il y a trois saisons actuellement,

[01:19:21]

et ça traite de violence conjugale.

[01:19:23]

HonnĂȘtement, c'est fait au QuĂ©bec.

[01:19:25]

C'est de la fiction.

[01:19:27]

C'est un podcast de fiction?

[01:19:29]

Non, c'est pas un podcast.

[01:19:29]

C'est une série à tout TV.

[01:19:33]

Moi, j'habite nulle part.

[01:19:34]

Comme je vous dis, ces trois saisons,

[01:19:35]

ça se mange comme des chips.

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Les épisodes sont courts, mais c'est bon

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et tellement triste.

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Toutes les petites situations subtiles

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de manipulation dans chaque saison,

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tu suivis plusieurs, quelques personnes

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qui subissent, et les enfants

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qui subissent cette violence conjugale.

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HonnĂȘtement, c'est tellement collĂ©

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sur la réalité.

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Ça vaut la peine de la voir

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si le sujet vous intéresse.

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Certainement, merci.

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Je trouve que ça éduque

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juste pour conclure.

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Ça Ă©duque aussi sur voir les pattern.

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Des fois, on peut ĂȘtre

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un peu ignorant ou naĂŻf.

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C'est pas parce que c'est de la fiction.

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Si c'est bien réalisé, c'est bien joué.

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Ça, ça peut apprendre beaucoup.

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Moi, je trouvais que c'était

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on point, le chapeau

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sur cette série-là.

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J'en parle parce que c'est thématique

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avec mon histoire.

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Je sais pas si vous avez vu ça passer.

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C'est un peu connexe, quand mĂȘme.

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Malheureusement, je pensais pas avoir

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à raconter ça aujourd'hui, ça va limiter

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les informations que j'ai.

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C'est arrivé en Europe.

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Il y a des agents de police,

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ce qu'ils ont décidé de faire.

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Il y a un parc oĂč il y avait beaucoup

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d'agressions, beaucoup d'harcĂšlement

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pour les femmes qui faisaient du jogging.

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Ces policiĂšres-lĂ , ce qu'ils ont fait,

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c'est qu'ils sont allés faire du jogging.

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C'était ça leur opération.

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En une journée,

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pour piéger les

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harceleurs, les hommes qui gossent

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les femmes qui veulent juste aller

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faire leur jogging ou aller se promener dans le parc.

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En une seule journée,

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si j'ai bien lu,

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remettez-moi Ă  ma place si je fais erreur,

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il y a eu 18

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arrestations.

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Une journée.

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Ça sent pas de bon sens. C'est pas il y a 50 ans.

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Nous, on est des hommes. On s'en rend pas compte.

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C'est terrible.

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C'est tellement triste de voir

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que les femmes ont de la misÚre à se sentir en sécurité

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dans les rues, que ce soit à Montréal

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ou en France ou ailleurs.

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Je suis d'accord avec toi.

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Merci de ton histoire, Seb.

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Simon, merci encore une fois d'avoir

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passé du bon temps avec nous

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en cette Halloween, d'avoir libéré ton horaire.

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C'est toujours un plaisir

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de faire cette tradition-lĂ .

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J'espĂšre qu'on va le refaire.

[01:21:44]

On va le poursuivre longtemps, lĂ .

[01:21:45]

Exact.

[01:21:48]

Ça va ĂȘtre disponible

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sur Patreon, évidemment, en bonus.

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Si vous n'ĂȘtes pas encore membre

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de notre Patreon ou du Patreon de Simon

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parce que ça va ĂȘtre disponible en avance

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sur son channel,

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faites-le. C'est lĂ  qu'on trouve des tonnes de bonus.

[01:22:02]

C'est la meilleure façon

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d'encourager vos créateurs

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locaux. C'est Patreon,

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cette belle plateforme.

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Et puis, bien,

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on se reparle trĂšs bientĂŽt, tout le monde.

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Certain. Bonne Halloween.

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