#45 - Spécial Halloween 2018 avec Ars Moriendi

Épisode

#45 - Spécial Halloween 2018 avec Ars Moriendi

Saison
4
Épisode
45
Durée
1 h 13 min
Format
Audio

Audio

Écouter l’épisode

Pour une seconde année consécutive, Simon Predj du podcast Ars Moriendi se joint à Seb et Emile pour un épisode spécial sous la thématique d’Halloween. À la manière d’un rassemblement autour d’un feu de camp, les gars enchaînent trois histoires qui allient fantômes, technologies et paranormal: une intelligence artificielle apprend à écrire des histoires d’épouvante sur Internet, un fantôme hante depuis longtemps la région de Hammersmith et des internautes sur Reddit tentent de résoudre l’énigme du démon du Golden Gate Bridge. À vos couteaux et à vos chapelets!

Transcription de l’épisode

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[00:00]

Vous êtes sur le point d'écouter Distorsion, un podcast sur...

[00:06]

Attends, l'as-tu quelqu'un, toi, Seb?

[00:07]

Non, pas vraiment, me semble d'habitude on est toujours tout seul.

[00:10]

Hé, les gars, c'est vous autres! Je savais pas que c'était votre adresse!

[00:14]

Ah non, pas encore lui.

[00:16]

Hé, wow, hé, ça veut dire qu'on va pouvoir se raconter plein d'histoires!

[00:19]

Comment t'as fait pour nous trouver?

[00:20]

Ben, je passe l'Halloween, là, moi j'faisais juste des bonbons, mais là, le party a commencé!

[00:53]

Nous voici de retour au moment le plus attendu de l'année, l'Halloween.

[00:58]

La fête idéale pour se rassembler et se raconter des histoires sordides.

[01:03]

Ce soir encore, nous vous présentons trois histoires exclusives

[01:06]

qui vous tiendront éveillés pendant plusieurs jours.

[01:09]

Préparez votre couteau, votre hache et vos sacs de plastique.

[01:14]

Voici le spécial Halloween de Distorsion et d'Arts Moriens.

[01:21]

Sébastien Lévesque, comment ça va aujourd'hui?

[01:23]

Ça va bien, et toi, Emile Gauthier?

[01:24]

Ça va très bien parce que pour une deuxième année d'affilée,

[01:27]

on a un invité de marque pour célébrer l'Halloween avec nous,

[01:30]

Simon Predge, du podcast Arts Moriens.

[01:32]

Comment ça va, Simon?

[01:33]

Ça va numéro un, bon Halloween!

[01:35]

Oui, à toi aussi, Simon!

[01:37]

On sait que t'es un fan fini de l'Halloween, de Noël aussi,

[01:40]

mais là, Noël, on n'en parlera pas tout de suite.

[01:42]

Ah, puis il a fait des rois aussi!

[01:44]

Et ben, c'est ça, on t'a sorti de captivité ce soir,

[01:49]

pour que tu te joignes à nous encore une fois.

[01:51]

Comment tu célèbes ton Halloween cette année?

[01:53]

D'abord, en me mettant de la 25, vous savez que moi,

[01:56]

je sors pas souvent de ma caverne,

[01:57]

donc quand je sors, le soleil me brûle la peau un peu.

[02:01]

Même à la fin octobre!

[02:03]

Oui, voilà!

[02:04]

Moi, Halloween, c'est tellement,

[02:05]

tellement d'événements avec les Oubliettes,

[02:07]

on fait la couverture du FNC en début de festival.

[02:10]

Après ça, c'est le Festival Spasme,

[02:12]

il y a les parties d'Halloween,

[02:13]

il y a les invitations dans la 1001 Podcast,

[02:16]

j'ai fait le spécial Halloween d'Arts Moriens,

[02:18]

celui des Mystérieux Étonnants devant public,

[02:21]

le vote aujourd'hui.

[02:22]

Hier, c'était le party d'Halloween de Spasme,

[02:24]

il y a quelque chose à tous les jours,

[02:26]

c'est pas facile,

[02:28]

j'ai hâte de m'habiller en mou et de regarder des films d'horreur.

[02:31]

Parce que là, toi, Simon,

[02:32]

Arts Moriens, t'es en pause actuellement,

[02:34]

mais tu fais quand même des bonus.

[02:36]

Oui, je fais toujours des petites histoires,

[02:38]

des petits bonus pour le Patreon,

[02:40]

pour ceux qui me donnent un petit coup de pouce

[02:42]

avec le financement.

[02:44]

On vient de sortir l'épisode d'Halloween,

[02:46]

un petit épisode hors série,

[02:47]

mais qui fait quand même partie dans ma tête

[02:49]

la deuxième saison.

[02:51]

J'ai quand même pas arrêté,

[02:53]

ça fait des mois que je suis dans les recherches,

[02:55]

que je me documente,

[02:56]

je pense qu'il me reste encore 7-8 livres à lire

[02:58]

pour pouvoir entamber ma prochaine saison,

[03:00]

je sais pas comment je vais y arriver,

[03:02]

mais on prépare déjà la suite.

[03:05]

Faut que tu arrêtes de faire la fête.

[03:07]

Toutes ces sorties-là,

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dans le fond, t'as une dérogation de l'asile

[03:10]

pour pouvoir y aller à chaque fois et de revenir.

[03:12]

Oui, j'ai hypnotisé,

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pour qu'il puisse me laisser partir,

[03:16]

mais il m'a amené les effets lâches,

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il faut que je revienne avant que ça décroche.

[03:21]

Et ce soir, on a une bière spéciale

[03:23]

pour cette fête d'Halloween, Seb.

[03:24]

Oui, c'est la polyfilia

[03:26]

de la micro-brasserie Mons Regius

[03:28]

qui vient de la Montérégie.

[03:30]

C'est une micro-brasserie, honnêtement,

[03:31]

que je ne connaissais pas.

[03:33]

C'est vraiment une bière d'octobre

[03:34]

qui est parfaite pour célébrer l'Halloween,

[03:36]

une bière rouge rustique,

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qui a été affinée pendant 15 mois.

[03:41]

Ça lui donne, on le sent,

[03:42]

qu'elle est un peu vieillie.

[03:43]

Elle a un pourcentage de 8% d'alcool.

[03:46]

Elle est vraiment bonne,

[03:48]

elle est rafraîchissante,

[03:48]

elle a des notes de fruits à l'intérieur.

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Et ce n'est pas un naïpier,

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elle se boit un peu toute seule.

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Et comme Simon disait tout à l'heure en la buvant,

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elle peut être traite,

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parce qu'on ne goûte pratiquement pas l'alcool.

[04:00]

Et elle est très alcoolisée.

[04:01]

Oui, un vrai délice.

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Pour vrai, moi je suis très difficile

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avec les micro-brasseries,

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je suis plus un gars de vin,

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et celle-là c'est vraiment un coup de cœur.

[04:09]

Merci d'ailleurs pour la suggestion,

[04:11]

c'est délicieux, je vais en racheter en tout cas.

[04:14]

Absolument, cette bière-là

[04:15]

nous est offerte par Samuel,

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qui nous l'a offert via la tournée de bière

[04:18]

au DistorsionPodcast.com.

[04:20]

Donc si vous voulez encourager le show,

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vous vous rendez là-dessus,

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il y a l'onglet tournée de bière,

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et vous pouvez nous faire un don

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qui va servir à remplir le fridge de Distorsion.

[04:29]

Et cette bière-là nous vient du Biérologue,

[04:31]

qui est la meilleure boutique de bière

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au monde à mon avis.

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Moi et Seb, on est là 8 jours sur 7.

[04:35]

C'est une boutique de bière à Montréal

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située près du marché Maisonneuve,

[04:39]

dans Hochelaga-Maisonneuve, sur Ontario.

[04:41]

Grande sélection de bières, de vins québécois même,

[04:44]

de produits du terroir,

[04:45]

c'est un endroit fantastique,

[04:47]

donc merci au Biérologue de nous aider

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à remplir le fridge.

[04:51]

Et on a un shout-out aussi Seb.

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Oui, on a un shout-out sur Apple Podcasts,

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qui nous vient de Petite Fleur Jaune.

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Elle nous dit « Excellent, super découverte,

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la narration est captivante,

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les sujets sont intéressants et très bien documentés,

[05:03]

on ne s'ennuie jamais et on est vraiment

[05:05]

impatients du prochain podcast.

[05:07]

Bravo et merci. Merci à toi,

[05:09]

Petite Fleur Jaune. »

[05:11]

Moi aussi j'ai des fans qui disent

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que c'est bon mon show, c'est juste que

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j'en ai pas amené avec moi, mais je suis sûr

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qu'ils dirait que c'est super bon.

[05:18]

On n'en doute pas.

[05:20]

Petit suivi cocasse ici, tu te rappelles,

[05:23]

Seb, on avait donné un shout-out à notre seul

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et unique auditeur du Burkina Faso.

[05:26]

Il nous a écrit, il s'est reconnu,

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il a reconnu le shout-out et

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il nous renvoie le shout-out d'ailleurs.

[05:33]

Ça se trouve que c'est un Français

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qui est géologue et qui travaille dans cette région-là

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donc on espère à toi,

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cher auditeur, que tu vas en convaincre d'autres

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et qu'un jour, qui sait, peut-être qu'on va faire

[05:42]

un meet-up de Distorsion et d'Ars Moriendi

[05:44]

au Burkina Faso.

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Même concept ce soir,

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les gars, que l'an dernier.

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On a trois histoires exclusives

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qui, vous savez, à l'Halloween, on peut

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se permettre quelques petits écarts. On peut parler

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un peu plus de paranormales, de fantômes,

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de choses comme ça. Et puis,

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on connaît pas les histoires des autres.

[06:01]

Je connais pas l'histoire de Simon, je connais pas l'histoire de Seb

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et vice versa. Et puis, on va alterner,

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on va se raconter ces belles histoires-là

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comme si on était autour d'un feu de camp.

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Vu que c'est Halloween, je me demandais,

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vous, les gars, croyez-vous aux fantômes?

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C'est une bonne question,

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Simon. C'est clair que,

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vu que c'est l'Halloween, on a un peu eu

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un prétexte de parler de fantômes.

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De mon côté,

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on dirait que j'y crois. On dirait que j'ai

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quelque chose au fond de moi

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qui croit à ce genre d'énergie-là

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un peu qui pourrait

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provoquer des visions

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de fantômes. Mais j'ai pas

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d'expérience dans la vraie vie.

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Malheureusement, j'aimerais bien te raconter

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le fantôme de mon grand-père que j'ai vu

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quelque part dans le grenier

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dans la maison à l'époque.

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Mais non, en fait, j'ai pas

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d'expérience personnelle avec des fantômes.

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C'est dur à dire, mais

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je sais pas, vous, les gars,

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est-ce que vous en avez déjà vécu des expériences comme ça?

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Moi, honnêtement,

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j'ai toujours cru aux fantômes,

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mais j'ai eu une anecdote, j'ai une anecdote

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qui est particulière.

[07:03]

Ce qui la rend encore plus particulière,

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c'est que d'autres membres de ma famille

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qui ont vu cette entité-là, je vous explique.

[07:09]

Encore une fois, dans ma maison

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familiale à Beauport,

[07:13]

dans la région de Québec, à un moment donné,

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ma chambre était dans le sous-sol,

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et j'avais autour de 15 ans, environ 15-16 ans.

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Puis je me souviens, pendant plusieurs

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nuits, quand je me réveillais la nuit,

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je voyais dans le coin de ma

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chambre, je voyais vraiment

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une personne, une vieille madame

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avec des cheveux bouclés gris, des lunettes,

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avec une robe de l'époque.

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C'était vraiment étrange,

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puis elle me fixait, elle me fixait, elle me fixait

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tout le temps. C'était sûr, c'était pas

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un poster de Mrs Doubtfire?

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Non, effectivement, mais elle avait presque

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le même genre.

[07:43]

Ça me faisait vraiment peur.

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Un moment donné, j'avais parlé à ma

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grand-mère, et elle m'avait dit, tu peux lui dire

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qu'elle te fait peur. Ça reste comme ça,

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puis un moment donné, je l'ai revu,

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puis je lui avais dit, et je ne l'avais jamais revu

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l'entité ou quoi que ce soit.

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Puis il y a plusieurs années, dernièrement,

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dans un soupit de famille, j'en ai parlé à ma sœur

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et à ma mère. Puis ma sœur,

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qui a repris ma chambre où ce que moi je dormais

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quand j'étais jeune, ou ce que je l'avais vu,

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l'a vu elle aussi.

[08:08]

Et ma mère aussi l'a vu,

[08:11]

puis elle l'a décrit de la même

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manière que moi je l'ai décrit, ma sœur

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aussi, sans qu'on s'est jamais consulté

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avant. Moi, c'est ça qui m'a fait capoter,

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parce qu'au début, je me disais, ça doit être mon

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imagination. Mais finalement, étant donné

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que les témoignages sont similaires,

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et même ma mère, elle, elle croit,

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moi je pensais que c'était mon arrière-grand-mère, elle, elle pense que c'est une

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de ses vieilles tantes, selon ce

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qu'elle a observé.

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Mais bon, il n'y a pas eu de réapparition,

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on n'a pas eu de choses

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qui sont tombées, ou elle nous a pas envoyé

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un signe, quoi que ce soit, mais il y a

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trois personnes dans ma famille,

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ou toute cette maison-là, qui l'a vu.

[08:45]

Mais autre chose,

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où la maison,

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elle a été construite, ça a l'air qu'il y avait un ancien

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cimetière indien à l'époque.

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Fait que c'est peut-être, moi je ne trouvais pas qu'elle avait l'air

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d'une amère indienne, mais ça pourrait être une

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entité du cimetière

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qui est là. C'est souvent ça les causes,

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on dirait. Le cimetière indien revient

[09:03]

souvent dans la mythologie

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de fantômes.

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Oui, c'est la même chose.

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Donc voilà, à chaque fois que j'en parle,

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j'ai toujours un peu la chair de poule, parce que je me

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souviens encore vraiment de l'émotion exacte,

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puis même la photo dans ma tête,

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quand j'ai vu l'entité,

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c'est très très très clair.

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J'ai vécu quelque chose de similaire, mais

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malheureusement, ce n'est pas moi qui l'ai vu.

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Nous, on a eu un chalet dans la famille pendant

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42 ans. C'était le chalet officiellement

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à mes grands-parents, mais bon, c'était le chalet familial.

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Mes grands-parents,

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elle est passée toute l'été là. C'était un chalet

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surtout saisonnier.

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Toute ma jeunesse, je l'ai passée là.

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Éventuellement, mon grand-père,

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il décède à

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le jour de mon anniversaire.

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Un peu, ça se passe en hiver.

[09:47]

Il décède en décembre.

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Peut-être en janvier, maximum février,

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je débarque au chalet avec des amis.

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On faisait ça de temps en temps.

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J'évitais des chums pour passer le week-end là à

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faire des casse-têtes là.

[09:59]

Évidemment.

[10:01]

Sauf que,

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on arrive. Il y a quand même plusieurs chambres.

[10:05]

Là, je dis à mes amis,

[10:06]

faites le tour, choisissez vos chambres.

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Et là, j'ai un de mes

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meilleurs amis, Guillaume, qui arrive dans le cadre

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de porte de la chambre de mes

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grands-parents. Je le vois faire un pas

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dans la pièce et revenir

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en arrière. Là, il fixe

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la pièce, qui est encore dans la noirceur.

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Il n'a pas encore allumé la lumière et il bouge

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pas. Il ne rentre pas dans la pièce.

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On lui demande, qu'est-ce que tu fais?

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Qu'est-ce qui se passe? Il dit, moi, je rentre pas là.

[10:30]

Mais voyons, pourquoi?

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Je ne rentre pas là. Je me paie et il est là.

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Là, il recule et revient avec nous autres. Il dit, je ne le sais pas.

[10:36]

On n'est pas les bienvenus dans cette pièce-là.

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Je ne peux pas te dire. Je ne le sais pas.

[10:41]

Tout ce qu'il dit, c'est

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j'ai vu une ombre.

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C'est tout ce qu'il dit.

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Ça fait des années que, sans le comprendre,

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il dit qu'il voit et

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ressent des choses comme ça.

[10:53]

Il a terrifié tout le monde

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dans la maison. Personne n'a voulu aller

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non seulement coucher dans cette chambre, mais dans

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aucune autre chambre de la maison, parce que

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c'est un chalet sombre. Ça a fait peur à tout le monde.

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Tout le monde a dormi sur une planchée

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dans le salon. C'était ridicule.

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Mais ça reste là-dessus.

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Peu de temps après,

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probablement la semaine suivante, souper de famille.

[11:13]

Et là,

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je raconte cette anecdote-là que Guillaume

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a vu quelque chose en chambre.

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C'est très drôle.

[11:20]

Mais j'ai des tantes qui me regardent

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avec un air. C'est vrai qu'ils disent, non, non,

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on pense que c'est ton grand-père.

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Pardon? Qu'est-ce que vous racontez?

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Maurice qui s'appelait. On pense que c'est

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Maurice, parce que

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elle, elle a loué, une de mes

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tantes, elle l'a pas loué, mais elle a emprunté le chalet

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pour un week-end la semaine

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avant. Elle est arrivée

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dans la chambre et elle a senti une présence.

[11:43]

Je sais,

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drôle d'instinct, drôle de réflexe,

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mais elle a, crue bon,

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demandé la permission à mon grand-père

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d'utiliser la chambre pour la nuit.

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Et là, selon

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Joël, quand elle a posé cette question-là,

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toute la

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lourdeur dans la pièce s'est

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dissipée, et là, soudainement

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elle s'est sentie la bienvenue dans la pièce.

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Donc c'est probablement ça que mon

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chummy Guillaume aurait vu. Il était

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pas la bienvenue dans la pièce, et avec raison,

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mon grand-père, voir un paquet de jeûne débarqué,

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il aurait pas triné.

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Mais c'est le plus proche

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d'une histoire de fantôme que moi j'ai vécu,

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si on veut.

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J'aurais aimé ça en vif, justement, pour pouvoir

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raconter ça un jour à mes enfants,

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leur faire peur un peu, mais

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il est jamais trop tard.

[12:27]

On sait jamais.

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Toutefois, si on écoute la science,

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je sais pas si vous avez vu ça passer,

[12:33]

dans la dernière année,

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un chercheur du nom de Brian Cook,

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physicien britannique, un membre

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de la Société Royale, c'est un professeur

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à l'Université de Manchester.

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Lui, il dit que si les fantômes existaient,

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le grand collisionneur de Hadron en aurait

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trouvé un. Je suis sûr que vous avez vu ça passer

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il y a pas longtemps. En fait,

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c'est le plus grand collisionneur

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de l'accélérateur de particules

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qui est immeuble en fonction en 2008.

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Il est situé dans la région frontalière

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entre la France et la Suisse.

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C'est le plus puissant accélérateur

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de particules construit à ce jour.

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C'est immense. Il y a un tunnel

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circulaire qui a une circonférence de

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26 km.

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Dans le sol, c'est creusé

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à plus de 175 m sous terre.

[13:16]

C'est gigantesque.

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Brian Cox dit

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que si les fantômes existent,

[13:22]

ils seraient faits seulement d'énergie.

[13:24]

Parce que par définition,

[13:27]

ils ne peuvent pas être faits de matière.

[13:29]

Mais s'ils sont faits d'énergie,

[13:31]

ils se dissiperaient en un rien de temps

[13:32]

parce que la seconde loi

[13:34]

de la thermodynamique affirme

[13:36]

que l'énergie est toujours perdue lorsqu'elle est

[13:38]

chauffée. Donc, la seule

[13:40]

manière pour un esprit composé d'énergie

[13:42]

de subsister serait de se régénérer constamment

[13:44]

ou de recevoir un flux continuel

[13:46]

de sa propre énergie.

[13:48]

Mais il n'existe rien dans le modèle standard

[13:50]

de la physique qui expliquerait ça.

[13:53]

Techniquement, c'est impossible selon

[13:54]

nos connaissances. Il n'y a rien

[13:56]

qui a été vu dans l'accélérateur de

[13:58]

particules non plus pour le prouver.

[14:00]

Est-ce que ça démentit à 100%

[14:02]

la croissance des fantômes? Bien sûr que

[14:04]

non, mais c'est une approche intéressante.

[14:06]

Oui, quand même. C'est bien de mettre du data

[14:08]

sur ça parce qu'on

[14:10]

n'a pas de vraie réponse.

[14:12]

Selon moi, les recherches se

[14:15]

poursuivent, mais

[14:16]

au côté thermodynamique,

[14:18]

je pense qu'on a une réponse, on ne trouve rien.

[14:21]

C'est peut-être là qu'on va en trouver une

[14:22]

réponse un jour, on ne sait jamais.

[14:25]

Les gars, est-ce qu'on est prêts à

[14:26]

se lancer dans nos trois histoires

[14:28]

d'Halloween? Oh, qu'on est

[14:30]

excités. Oh oui.

[14:31]

On a tiré au sort et finalement,

[14:34]

c'est le même ordre que l'an dernier

[14:36]

qu'on va utiliser.

[14:38]

C'est pas très original.

[14:40]

Seb va commencer.

[14:41]

Simon en sandwich,

[14:43]

entre nous deux, et finalement, je vais finir

[14:45]

avec mon histoire à la toute fin.

[14:47]

C'est mieux d'avoir Simon en sandwich.

[14:49]

J'aime ça être en sandwich. Mais en tout cas,

[14:51]

comme tu termines, c'est mieux d'avoir l'histoire

[14:53]

la plus traumatisante des trois.

[14:54]

J'espère.

[14:57]

Let's go, mon Seb.

[14:59]

Oui, monsieur. Yes, sir, madame.

[15:03]

Voulant prouver entre autres que l'intelligence

[15:04]

artificielle peut être quelque chose de créatif

[15:07]

et écrire des histoires,

[15:08]

le MIT, vous savez,

[15:11]

le fameux Massachusetts Institute

[15:12]

of Technology, a décidé

[15:14]

de développer un robot en 2017

[15:16]

autour de l'Halloween

[15:18]

qui allait écrire des histoires

[15:20]

étranges de l'ère numérique.

[15:23]

Sincèrement, qui allait écrire des histoires

[15:24]

effrayantes et d'horreur.

[15:26]

Ce qu'ils ont fait, parce que

[15:28]

un de leurs objectifs aux chercheurs

[15:30]

du MIT, c'était de

[15:32]

prouver que le robot

[15:34]

n'est pas capable d'aller à un niveau

[15:36]

créatif comme l'être humain,

[15:37]

ou plutôt l'inverse. Parce que c'est toujours

[15:39]

une crainte qu'on a avec l'intelligence

[15:41]

artificielle qui entre un peu plus

[15:43]

de plus en plus dans nos vies.

[15:45]

Mais souvent, on se défend toujours en disant

[15:46]

qu'il y a une conscience,

[15:48]

une intelligence, une créativité

[15:50]

qui ne peut pas se reproduire

[15:53]

par la machine. Le robot,

[15:55]

le nom du robot qu'ils ont nommé s'appelle

[15:57]

Shelley, pour construire un peu l'histoire

[15:59]

qui est basée sur l'auteur d'horreur

[16:00]

Mary Shelley, peut-être que vous connaissez.

[16:03]

Oui, exactement, qui est extrêmement populaire.

[16:05]

Ce qu'ils ont fait au début pour lui donner

[16:07]

un fond d'intelligence

[16:09]

pour son deep learning, comme on dit,

[16:11]

son apprentissage profond, ils lui ont fait

[16:13]

lire et interpréter 140 000

[16:15]

histoires sur le subreddit

[16:18]

de NoSleep.

[16:19]

C'est vraiment cool.

[16:21]

Ils l'ont fait vraiment tout absorber ces histoires-là,

[16:23]

ces 140 000 histoires-là pour les classifier

[16:25]

et lui donner une base de connaissance

[16:27]

d'horreur. Je pensais que ça allait avec des

[16:29]

romans célèbres ou quelque chose comme ça,

[16:31]

mais maintenant, on dirait que sur Reddit, c'est intéressant.

[16:32]

Oui, et c'est plus facile, on s'entend,

[16:35]

vu que des robots, vu que c'est sur Reddit

[16:37]

pour eux, pour aller pomper les histoires

[16:39]

et tout ça, j'imagine qu'il y avait

[16:41]

aussi un enjeu de facilité à ça.

[16:44]

C'est vrai que c'est des

[16:45]

histoires créées par les humains,

[16:47]

ce n'est pas des auteurs spécifiques,

[16:49]

les gens sur NoSleep, qui écrivent,

[16:50]

c'est un peu Monsieur, Madame, tout le monde,

[16:52]

qui écrivent des histoires dans un langage

[16:54]

d'une narration un petit peu plus naturelle.

[16:57]

Ça, c'est bien beau, à l'absorber

[16:58]

ces 40 000 histoires. Ils ont créé

[17:01]

un compte Twitter qui s'appelle

[17:02]

Shelley Underscore AI

[17:04]

et en fait, les gens,

[17:06]

eux, ils pouvaient commencer à écrire

[17:08]

un petit bout d'histoire, puis tu tagguais

[17:10]

la personne, puis tu disais « your turn »,

[17:12]

tu mettais le hashtag « your turn ».

[17:14]

Puis là, à ce moment-là, Shelley, elle répondait,

[17:16]

il y avait des règles, elle répondait,

[17:18]

puis elle créait un bout d'histoire effrayante.

[17:21]

Elle aussi, elle mettait « your turn », puis

[17:22]

souvent, les internautes continuaient

[17:24]

à faire ça, puis ça construisait une histoire.

[17:26]

Je vais vous en lire une tantôt,

[17:29]

c'est fascinant comment que

[17:32]

le moteur

[17:33]

venait à créer des histoires

[17:34]

quand même effrayantes à bien comprendre le contexte.

[17:37]

C'est logique, c'est logique en tout le temps,

[17:39]

ça fonctionne bien? Oui, bien de ce que j'ai vu,

[17:40]

ils ont créé une centaine d'histoires.

[17:42]

Ce bout-là du projet a été arrêté

[17:45]

après quelques mois, mais ils ont créé,

[17:46]

c'est ça, des centaines d'histoires qui sont reliées

[17:48]

à ça, sont sur le site, on va vous mettre

[17:50]

les liens de ça, puis c'est quand même assez

[17:53]

peurant. Parce qu'on sait que

[17:54]

les robots ont commencé à faire de la

[17:56]

peinture, on a vu des robots même faire un

[17:58]

album de death metal ou faire un album

[18:01]

de musique électronique, donc

[18:03]

j'ai hâte de voir qu'est-ce que ça donne au niveau

[18:05]

des histoires. Oui, de la syntaxe,

[18:07]

puis même en fait, ils se sont basés

[18:08]

sur un autre projet du MIT qui ont fait

[18:10]

en 2016 pour l'Halloween, que lui

[18:12]

utilisait un réseau de neurones pour générer

[18:14]

des images effrayantes.

[18:17]

Et justement, sur le site,

[18:19]

on peut le voir sur

[18:20]

nightmare.mit.edu,

[18:23]

puis vous pouvez voter,

[18:25]

il vous présente des images par

[18:26]

exemple effrayantes, puis vous pouvez dire si vous les trouvez

[18:28]

épeurantes ou non, et ça, ça aide

[18:30]

aux moteurs de l'intelligence

[18:32]

à faire mieux, exactement, puis c'est vraiment,

[18:34]

il y a des images vraiment creepy, puis il y en a

[18:36]

d'autres, tu le vois que c'est pas

[18:38]

épeurant, elles sont en train de même faire le test avec des maisons

[18:40]

hantées ou des environnements hantés,

[18:42]

et à savoir si c'est

[18:44]

cohérent ou non. Mais pour

[18:46]

les histoires de Shelley,

[18:48]

vous pouvez aller sur stories.shelley.ai.

[18:51]

Bref, je vous lis

[18:53]

une histoire

[18:54]

en tant que telle qu'elle a faite.

[18:56]

Je vais la traduire, bien sûr, en français.

[18:58]

L'histoire, en fait, ça a été commencé par

[19:00]

Shelley, c'est elle qui a généré le premier

[19:02]

début de l'histoire, ça s'appelle

[19:04]

Roommate, en fait, chambreur,

[19:07]

colocataire.

[19:08]

Je suis revenu à ma maison en train de

[19:10]

crier et pleurer de peur.

[19:12]

La porte était verrouillée et je sentais

[19:14]

qu'il y avait quelque chose d'étrange à l'intérieur.

[19:17]

J'ai vu ma colocataire

[19:18]

se tenir là, elle me faisait d'eau,

[19:20]

et j'ai vu qu'elle avait un couteau

[19:23]

planté dans sa

[19:24]

poitrine. Ça, c'est la

[19:27]

portion que

[19:28]

Shelley a créé elle-même. Le début.

[19:30]

Le début. Ça part bien. Mais il y a un internaute

[19:32]

qui a continué l'histoire, on l'a dit.

[19:35]

J'ai vu, et par la suite, j'ai vu

[19:36]

un message sur le mur qui était écrit

[19:38]

TIT FOR THAT, mais c'est l'expression un peu

[19:40]

win-win ou gagnant-gagnant,

[19:42]

qui veut dire ça. Je savais

[19:44]

que j'étais pas à la bonne place,

[19:46]

je savais que j'étais à la mauvaise place

[19:48]

au mauvais moment. Je me suis dépêché

[19:50]

d'aller obtenir mes clés de voiture,

[19:52]

j'ai entendu mon téléphone sonner qui me

[19:54]

distrait, je me suis enfergé dans un

[19:56]

autre corps mort. Ils ont tué mon chat

[19:58]

aussi. Mon téléphone continuait de sonner,

[20:01]

mon coeur débattait,

[20:02]

finalement j'ai trouvé mes clés remplies

[20:04]

de sang. Ça, c'est un internaute.

[20:07]

Et par la suite,

[20:08]

Shelley répond, j'ai répondu à

[20:10]

mon téléphone et j'ai essayé d'être

[20:12]

le plus calme possible.

[20:13]

C'est comme ça que l'histoire se termine.

[20:16]

C'est toutes des petites histoires qu'elle a construites

[20:17]

un peu dans le style à la no-sleep,

[20:19]

des courts d'histoires, mais c'est quand même

[20:21]

fascinant que je trouve même sa réponse

[20:23]

à la fin qu'elle donne.

[20:25]

J'ai répondu au téléphone comme si de rien était.

[20:28]

Il a fallu qu'elle détecte

[20:30]

une analyse qui est très intéressante,

[20:32]

mais juste sa compréhension que

[20:34]

le couteau poignardé,

[20:36]

ça, on n'aime pas ça,

[20:37]

ça fait peur.

[20:40]

Il y a un bon suivi qui fait du

[20:41]

sens, en fait, il y a une belle logique

[20:44]

dans sa façon de le raconter.

[20:46]

Je trouve ça intéressant.

[20:47]

Vraiment, il y en a plein, plein d'autres.

[20:49]

Comme je dis, je vais vous mettre les liens sur le compte Twitter.

[20:51]

Vous pouvez tous les voir, ils sont tous sur le site,

[20:53]

ils sont tous répertoriés.

[20:55]

C'est vraiment clair, des fois, les gens,

[20:57]

il y a vraiment plusieurs personnes, ils disent le nombre d'internautes

[20:59]

qui a contribué, combien qu'il y a eu de réponses.

[21:02]

J'en ai lu plusieurs.

[21:04]

Il y en a quelques-unes que des fois,

[21:05]

tu vois que le texte se tient pas à 100%,

[21:07]

mais globalement,

[21:08]

c'est pas que c'est épeurant,

[21:10]

mais les histoires, un, sont épeurantes,

[21:12]

mais c'est fascinant, en fait.

[21:13]

Justement, la question qui tue,

[21:15]

le journaliste demandait à une des chercheurs,

[21:18]

est-ce que vous croyez que dans un

[21:20]

spectre court terme,

[21:22]

est-ce que l'intelligence artificielle

[21:24]

pourrait à la limite remplacer les auteurs

[21:26]

ou du moins devenir des auteurs?

[21:28]

Elle dit que c'est pas à court terme,

[21:30]

mais que c'est certain que ça pourrait arriver,

[21:32]

puis si on le sait, dans certains

[21:34]

contextes, plus de nouvelles, d'actualités,

[21:36]

de plus en plus, sont déjà capable de le faire,

[21:38]

mais au niveau créatif, on est quand même encore loin,

[21:40]

parce qu'il faut quand même toujours l'appui

[21:42]

d'un être humain pour valider tout ça.

[21:44]

Déjà, à un niveau créatif,

[21:46]

les films hollywoodiens, les blockbusters,

[21:48]

tout ça, ça pourrait être fait

[21:50]

par des robots.

[21:52]

C'est une formule qui est

[21:54]

tellement souvent reprise

[21:57]

que je suis convaincu que

[21:58]

très bientôt, on va voir le premier film hollywoodien

[22:00]

scénarisé par

[22:02]

l'intelligence artificielle.

[22:03]

Vous savez qu'il y a déjà eu un livre

[22:05]

qui a été écrit par une planche

[22:07]

Ouija? Vous avez déjà entendu parler de

[22:09]

cette anecdote-là? Là, j'ai juste eu

[22:11]

un flash comme ça, je me rappelle de cette anecdote-là,

[22:13]

mais j'ai pas les détails, mais en fait,

[22:15]

des gens ont commencé à jouer à

[22:17]

Ouija, puis ont commencé à parler à quelqu'un

[22:18]

qui est une espèce d'auteur déchu,

[22:21]

qui a jamais eu de succès.

[22:22]

Elle a commencé à leur

[22:25]

lettre par lettre,

[22:27]

dans le fond, dicter un roman,

[22:29]

puis il a été publié et tout ça.

[22:30]

J'en parlerai probablement une autre fois,

[22:33]

c'est juste l'anecdote qui vient

[22:34]

de me popper en tête.

[22:35]

J'avais jamais entendu, oui, quand même.

[22:38]

Ça, c'était ma première histoire.

[22:40]

J'ai déjà pris ça.

[22:42]

En as-tu une deuxième, Sam?

[22:43]

Une histoire bonus? Oui, j'ai une petite histoire

[22:46]

bonus pour vous.

[22:48]

Je trouvais qu'on avait besoin d'un petit peu plus

[22:50]

de fantaisie. Allons-y.

[22:53]

Depuis les 18 dernières années,

[22:55]

le service de cartographie de Google,

[22:56]

Google Street View, sillonne

[22:58]

les rues du monde entier pour les capturer

[23:01]

en images.

[23:02]

Ça m'a surpris, j'avais oublié que ça faisait 18 ans

[23:04]

que ça roulait.

[23:06]

Depuis l'an 2000.

[23:08]

C'est assez incroyable. Ils ont presque cartographié

[23:10]

la Terre, ou presque.

[23:12]

Il y a des zones qu'on ne peut pas y aller,

[23:14]

mais tout de même.

[23:16]

Le service est offert gratuitement depuis des années.

[23:18]

On peut naviguer à peu près

[23:20]

partout dans le monde. Je ne sais pas si vous l'utilisez.

[23:23]

Je me suis abusé beaucoup là-dessus.

[23:25]

On peut le faire en 3D maintenant,

[23:26]

en plus avec les lunettes de réalité virtuelle.

[23:28]

Je ne l'ai jamais essayé par exemple.

[23:29]

Je ne l'ai pas essayé encore en 3D,

[23:31]

parce que c'est les mêmes images 360

[23:34]

qu'on va voir. Si tu vas sur Google Earth,

[23:36]

t'es promené dans certains endroits,

[23:37]

mais là avec les lunettes, c'est un autre game.

[23:38]

Ça doit être assez incroyable.

[23:40]

Dans le quotidien, j'adore ça l'utiliser.

[23:44]

On s'entend derrière ces images-là,

[23:46]

il y a un conducteur, une vraie voiture.

[23:48]

Je ne sais pas si vous avez déjà croisé une voiture.

[23:49]

Je suis toujours excité quand je vois une voiture.

[23:51]

J'essaie toujours de faire quelque chose d'absurde.

[23:52]

Quand j'en vois une, je peux...

[23:54]

Ok, baisse tes pantalons, go!

[23:55]

Même maintenant, il y a un calendrier

[23:57]

comme chic à Montréal. Je suis allé voir.

[23:59]

Il recartographie Montréal,

[24:01]

comme de avril à novembre 2018.

[24:04]

Il ne donne pas précisément,

[24:05]

mais il donne vraiment un écart de temps.

[24:07]

Toutes les villes où ce qui refont la boucle

[24:10]

tout le temps.

[24:11]

C'est quoi, de avril à mai?

[24:13]

Avril à novembre 2018.

[24:17]

Mon plan est allé.

[24:18]

Moi qui ne voulais pas porter de pantalon

[24:19]

en espérant me faire prendre, c'est trop long.

[24:21]

Oui, c'est long quand même.

[24:23]

Parce qu'on ne sait pas les horaires.

[24:24]

Tu peux aller dans une autre ville par contre

[24:25]

où ils vont le faire plus tard?

[24:27]

Oui, tu l'as, la carte.

[24:30]

Bref, on se retrouve enfin.

[24:32]

Il y a un des conducteurs qui se retrouve à Hunsville,

[24:34]

au Texas. En mai 2017,

[24:36]

le conducteur de la voiture, lui, il fait son travail.

[24:40]

Il conduit, il prend photo,

[24:42]

il prend photo des trucs.

[24:43]

Il passe...

[24:44]

Il a pris une image assez surprenante,

[24:47]

je vous le dirais, même épeurante.

[24:49]

Sincèrement, il ne s'en est pas rendu compte sur le coup

[24:50]

parce qu'il faut l'analyser.

[24:52]

J'arrive à l'image, mais on sait,

[24:54]

sur Google Street View, on en voit des choses

[24:56]

qui ont été capturées dans le temps.

[24:59]

J'ai vu une femme accoucher

[25:01]

sur le bord de la rue.

[25:03]

C'est fou, la femme est vraiment

[25:05]

en train d'accoucher. Il y a quelqu'un qui l'accouche.

[25:07]

Il y a beaucoup de gens déguisés.

[25:08]

Il y a un homme nu, à un moment donné,

[25:09]

qui sort d'un coffre de voiture, je ne sais pas

[25:11]

dans quelle situation.

[25:12]

Je l'ai vu, celle-là.

[25:14]

Elle se promène quand même.

[25:15]

Qu'est-ce qu'il faisait dans son coffre nu?

[25:18]

Il y a des incendies.

[25:20]

Il y a aussi des glitchs visuels qui font

[25:21]

que souvent, les gens pensent qu'il y a des fantômes

[25:23]

ou des choses comme ça, ou des anges.

[25:25]

Oui, parce que ce n'est pas parfait.

[25:27]

Oui, exactement. Il y en a une justement.

[25:29]

On voit une camionnette qui est transparente.

[25:31]

On le voit que c'est un glitch.

[25:32]

Il y en a un autre, c'est une coupure noire.

[25:34]

Il y en a qui disaient que c'était des anges.

[25:37]

Finalement, c'est plus un glitch.

[25:40]

Google ne modifie pas les photos.

[25:41]

Non, non.

[25:42]

La seule altération qu'ils font, c'est pour l'anonymat.

[25:44]

En fait, ils vont brouiller votre visage

[25:46]

ou les plaques d'immatriculation.

[25:47]

J'ai même vu des maisons qui étaient brouillées.

[25:49]

Je pense qu'on peut demander de faire brouiller sa maison.

[25:52]

Il y a Martin Mat qui l'a fait.

[25:53]

Vous saviez ça? Martin Mat s'est trouvé

[25:55]

dans son driveway, je pense qu'il avait son auto,

[25:58]

quelque chose comme ça.

[25:59]

Il a fait une demande qui soit censurée.

[26:01]

À cette heure, sa maison est censurée.

[26:03]

Sinon, tout le monde pouvait tomber dessus

[26:05]

par hasard en train de laver son auto.

[26:07]

Je peux comprendre dans des contextes comme ça

[26:09]

où tu es de notoriété

[26:10]

de faire tirer ça.

[26:13]

La photo dont je vais vous parler,

[26:15]

vous allez voir, ça bouscule un peu plus nos croyances.

[26:17]

Techniquement, comme je vous dis,

[26:18]

ça ne peut pas être modifié.

[26:20]

Le conducteur est passé devant la rue du cimetière

[26:22]

Martha Chapel, au Texas.

[26:25]

Il a capturé les photos du cimetière.

[26:27]

Jusque-là, tout va bien.

[26:29]

Mais à un moment donné, quand on se rapproche,

[26:31]

quand on zoome un peu plus,

[26:32]

on voit derrière un arbre,

[26:33]

et je vous la montre, messieurs,

[26:35]

on voit derrière un arbre un visage d'enfant

[26:38]

qui se tourne la tête

[26:40]

et qui regarde.

[26:41]

La photo, elle est grise.

[26:43]

Juste le visage de l'enfant est gris.

[26:45]

Il y a l'air d'un enfant de l'ancien temps.

[26:47]

C'est vraiment weird.

[26:49]

Ça fout vraiment la chienne.

[26:52]

Juste derrière lui...

[26:53]

On va poster la photo sur le groupe de discussion.

[26:55]

Je vais même vous mettre le lien Google Maps

[26:57]

parce qu'il est encore là.

[26:59]

Le lien, le Google Maps récent,

[27:02]

c'est autre chose.

[27:03]

Maintenant, c'est le cimetière, mais on ne la voit plus.

[27:04]

Mais la version 2017, elle est encore là

[27:06]

dans les archives et on la voit très bien.

[27:10]

Ça fout la chienne.

[27:11]

Et même derrière, un peu,

[27:13]

il y a une autre silhouette

[27:14]

et on a l'impression que c'est une genre de faucheuse.

[27:17]

C'est vraiment étrange.

[27:18]

J'ai une grosse robe noire.

[27:20]

Mais celui-là, on le distingue moins bien.

[27:22]

Il y en a qui disent que c'est peut-être une feuille

[27:24]

qu'on voit de loin.

[27:25]

Mais le visage de l'enfant...

[27:29]

Ça a l'air d'une petite fille, mais je ne suis pas certain.

[27:31]

Il est très, très clair.

[27:31]

Il est fini. Il regarde le photographe

[27:33]

comme si c'était fait prendre.

[27:36]

C'est vraiment gris.

[27:38]

Beaucoup de personnes pensent

[27:39]

que c'est un vrai fantôme

[27:41]

parce que c'est vrai que c'est une des premières fois.

[27:43]

Il y en a plusieurs sur Google Street View

[27:45]

si tu fais des recherches qui pensent avoir vu des fantômes.

[27:48]

Mais souvent, je trouve que

[27:49]

c'est pas clair comme ça.

[27:50]

C'est des reflets dans les fenêtres

[27:52]

où c'est vrai qu'on peut avoir un doute.

[27:54]

Mais d'avoir la clarté complète de ça,

[27:57]

il y a beaucoup de scepticisme.

[27:59]

Par contre, c'est à savoir

[27:59]

est-ce que Google joue avec les...

[28:01]

Je me suis posé la question. Est-ce que Google joue avec les gens?

[28:04]

Est-ce que c'est un Easter Egg

[28:06]

qui aurait intégré?

[28:07]

C'est vrai que ce serait le genre à Google

[28:10]

de cacher des choses.

[28:11]

Mais en même temps, ça contrevient

[28:13]

au concept qui modifie rien.

[28:16]

Ils peuvent pas dire

[28:17]

on modifie rien et cacher des affaires en plus.

[28:20]

Ils vont être quand même plus du genre à s'assumer

[28:23]

et nous inviter à trouver

[28:24]

les choses cachées.

[28:27]

Donc, il y aurait un mystère

[28:28]

si effectivement c'est Google qui aurait caché ça.

[28:31]

Je ne pense pas

[28:32]

que c'est le genre de choses qu'ils font normalement.

[28:33]

Je ne pense pas. Ça date d'un an.

[28:35]

Ils n'ont jamais fait de sortie publique à propos de ça.

[28:37]

À savoir, est-ce que c'est un vrai enfant

[28:40]

de l'époque actuelle?

[28:42]

Parce que l'arbre ou ce qui est à côté

[28:44]

est un peu grisâtre aussi.

[28:45]

Est-ce qu'il y a un glitch de photo?

[28:47]

Tout le reste est en couleur.

[28:50]

Vous allez voir,

[28:51]

j'ai eu les frissons.

[28:53]

J'arrête pas de regarder la photo.

[28:55]

C'est vraiment

[28:57]

fascinant.

[28:58]

Je vais vous la montrer à l'instant, messieurs.

[29:00]

J'aimerais savoir votre opinion.

[29:04]

Il y a vraiment

[29:06]

quelque chose.

[29:07]

C'est bien trop bien

[29:09]

défini. On voit vraiment un visage

[29:11]

sortir de derrière l'arbre.

[29:13]

C'est sûr que c'est très facile

[29:15]

de la photoshopper, mais à quel point?

[29:17]

C'est une capture d'écran,

[29:19]

mais quand on clique sur le vrai lien

[29:20]

Google Maps, c'est la vraie photo.

[29:23]

On avait comme dans Google Maps

[29:24]

en 360.

[29:26]

C'est pour ça que je suis

[29:29]

mitigé. Parce qu'il n'y a pas de

[29:31]

Photoshop.

[29:32]

C'est vrai que la couleur très

[29:34]

grisâtre du visage,

[29:39]

c'est suspect, mais

[29:40]

si ce n'était pas de la couleur,

[29:42]

ça se pourrait que ce soit une vraie petite

[29:44]

fille. C'est peut-être juste une fille qui était

[29:46]

là et qu'elle se cachait,

[29:49]

mais

[29:50]

ça se peut que ce soit une illusion de l'effet de lumière

[29:52]

qui la rend grisâtre. Parce que là,

[29:54]

on a l'impression que la couleur de son visage

[29:56]

est la même que la couleur de ses cheveux,

[29:58]

qui semblent châtains clairs,

[30:00]

mais en ce moment, ils sont gris, il n'y a pas de couleur.

[30:03]

Comme tout est coloré autour,

[30:04]

c'est vrai que ça fait très mystérieux.

[30:07]

Les entités, les fantômes,

[30:09]

c'est un peu notre imaginaire qui fait qu'on les

[30:10]

voit en noir et blanc. C'est un peu pour le représenter

[30:13]

dans les films. Ils sont un peu semi-transparent

[30:15]

parfois. Mais là, on dirait que

[30:16]

c'est la réalité qui a été reproduite.

[30:19]

Moi, ça m'a

[30:21]

vraiment fait peur. Je lancerais

[30:22]

peut-être la question de lancer l'enquête aux

[30:24]

auditeurs, justement. Il semble y avoir

[30:27]

sous son menton peut-être

[30:28]

une espèce de col, mais si

[30:30]

on regarde l'angle, c'est une drôle

[30:32]

de position pour un col de chandail.

[30:36]

c'est quelqu'un qui a une idée de ce que

[30:38]

ça peut être parce qu'il me semble que l'angle de l'épaule

[30:41]

est trop proche.

[30:42]

Mais tu sais, des fois, Google Street View,

[30:45]

ça distorsionne.

[30:46]

Parfois, on dirait

[30:48]

ça fait un collage un peu de plein

[30:50]

de photos. C'est difficile

[30:52]

à dire. Parce que rapidement comme ça, moi, je trouve

[30:54]

que l'hypothèse du Easter Egg

[30:56]

de Google d'avoir caché ça

[30:59]

là, étant donné

[31:00]

que la tête, justement, est bizarrement

[31:02]

découpée, puis on voit un peu le col, comme tu dis

[31:05]

Simon. On dirait que ça a été

[31:07]

photoshopé là, tu sais, mais

[31:09]

effectivement,

[31:11]

ça fait peur. Oui, ça fait peur.

[31:12]

Ils n'ont jamais fait de sortie publique à ce propos-là.

[31:14]

Pour moi, c'est assez

[31:16]

peurant. J'ai eu un autre cas d'un homme

[31:18]

qui voulait aller voir la maison de sa grand-mère

[31:20]

sur Google Street View, sa grand-mère

[31:22]

qui est morte, puis il a publié une image

[31:25]

d'une photo vraiment

[31:26]

peurante dans la maison de la voisine

[31:28]

de sa grand-mère. Je vous la montre, mais elle, je la crois

[31:30]

moins parce que je trouve qu'elle a l'air d'un vrai

[31:33]

monstre. Et on dirait que

[31:34]

je me dis que c'était peut-être un déguisement

[31:36]

ou quelque chose comme ça, mais il y a quand même plusieurs

[31:38]

internautes qui se

[31:40]

questionnaient sur la chose.

[31:42]

Ah oui, on dirait, vite de même,

[31:44]

on dirait un zombie de film d'horreur. Oui, oui.

[31:46]

C'est ça, je trouve que ça perd un peu la crédibilité.

[31:49]

N'oublie pas qu'il y en a des gens

[31:50]

qui collectionnent les masques, puis moi,

[31:52]

je connais des gens qui ont sept

[31:54]

Michael Myers grandeur nature

[31:56]

dans leur chambre. Ça se peut

[31:58]

que ce soit un masque dans une fenêtre.

[32:00]

Oui, puis ça peut être que ça.

[32:02]

Celle-là, elle me stress

[32:04]

moins que l'autre.

[32:06]

Je vous invite à aller dans le groupe un peu comme Simon

[32:08]

disait, nous donner votre opinion par rapport à ça.

[32:10]

Je serais curieux de vous entendre

[32:11]

si c'est vrai ou non. Des fois, il suffit

[32:13]

d'une personne qui a spoté

[32:16]

un détail que d'autres n'ont pas vu.

[32:18]

Ça relance toute l'histoire.

[32:20]

En arrière, comme je vous disais, il y a une

[32:21]

genre de faucheuse qu'on voit

[32:24]

au loin. Je sais pas si vous voyez

[32:26]

le petit point rouge.

[32:28]

Ça aussi, c'est étrange.

[32:30]

C'est vrai qu'on dirait

[32:31]

que c'est loin, c'est difficile de se faire

[32:33]

une idée. Ça peut être beaucoup de choses,

[32:35]

mais c'est vrai que vite de même, on dirait

[32:37]

un personnage en espèce de sous-tal avec

[32:39]

un capuchon. Oui, on dirait pas quelqu'un qui se recueille

[32:41]

sur une tombe près de là. On dirait

[32:43]

vraiment quelqu'un qui est out of nowhere.

[32:45]

Puis il est vraiment bien défini aussi.

[32:46]

Oui, mais dans les théories, c'est ça.

[32:49]

C'est souvent peut-être une tache ou

[32:51]

une feuille qui embrouille.

[32:52]

C'est mes histoires

[32:56]

épeurantes

[32:57]

pour ce spécial.

[32:59]

Alors, es-tu une couverte, Emile?

[33:01]

J'ai des frissons. Ah oui?

[33:02]

On va te réchauffer.

[33:04]

Simon, est-ce que t'es prêt de ton côté?

[33:06]

Je suis toujours prêt, je suis comme un scout.

[33:09]

Donc moi, je vais vous raconter

[33:10]

l'histoire du fantôme de

[33:12]

Hammersmith. On est au plus fort

[33:15]

de l'hiver durant la guerre de Napoléon.

[33:17]

Hammersmith, c'était un petit village

[33:18]

en périphérie de Londres, en Angleterre.

[33:21]

Sont aux prises avec un fantôme

[33:22]

qui fait peur à toute la population.

[33:24]

On est en décembre 1803

[33:27]

et les habitants affirment qu'un fantôme

[33:29]

étrangement couvert

[33:30]

d'un linge blanc,

[33:32]

confronte les voyageurs et, dans certains cas,

[33:34]

les attaque physiquement.

[33:36]

On dit qu'il apparaît dès que la cloche de l'église

[33:38]

sonne une heure du matin

[33:39]

et le spectre semble voler le long des champs

[33:42]

adjacent à la route de Black Lion.

[33:44]

À cette époque-là,

[33:46]

autour de l'église, il y a le cimetière,

[33:48]

mais le reste, c'est des champs

[33:50]

et des chemins de terre.

[33:52]

Grâce au commérage,

[33:53]

on croyait que c'était le fantôme

[33:54]

d'un villageois qui, l'année précédente,

[33:57]

s'était suicidé en se tranchant la gorge

[33:59]

et qui provenait du cimetière de l'église locale

[34:01]

de Saint-Paul.

[34:03]

Mais là, les rapports d'apparitions sont nombreux

[34:05]

et ça s'accumule rapidement.

[34:07]

Par exemple, cette fois où il a effrayé

[34:09]

un conducteur de wagon tiré par 8 chevaux

[34:11]

et transportant 16 personnes,

[34:14]

à tel point que le conducteur

[34:15]

a pris la fuite à pied,

[34:16]

laissant derrière lui les chevaux, le chariot

[34:18]

et les passagers.

[34:20]

Mais le plus mystérieux,

[34:22]

c'est le cas d'une femme enceinte

[34:24]

qui a traversé le cimetière un soir,

[34:26]

vers 22 heures.

[34:28]

Elle a décrit une grande silhouette blanche

[34:29]

qui se dégageait des pierres tombales

[34:31]

et elle a eu si peur qu'elle a tenté

[34:33]

de s'enfuir en courant,

[34:35]

mais le fantôme l'aurait poursuivi

[34:37]

et là, sur le point d'être rattrapé,

[34:40]

elle serait tombée et aurait perdu connaissance.

[34:43]

Elle a été découverte

[34:44]

quelques heures plus tard par des voisins

[34:46]

qui l'ont ensuite ramené chez elle

[34:48]

et l'ont mise au lit.

[34:50]

Tristement, elle serait morte au bout de quelques jours

[34:52]

des suites de son trauma.

[34:54]

Du moins, c'est ce qu'on raconte

[34:56]

au village.

[34:57]

À ce stade, les habitants n'ont assez de cet esprit

[35:00]

et ils se réunissent et viennent à la conclusion

[35:02]

qu'il faut patrouiller les rues

[35:03]

pour la sécurité de tous.

[35:05]

Plusieurs groupes se forment et se partagent

[35:07]

de différents arrondissements d'Hammer-Smith.

[35:09]

Ils sont prêts à tout, sont armés

[35:12]

et dès que la nuit tombe,

[35:13]

la tension est palpable.

[35:15]

Donc là, on se retrouve le soir

[35:17]

du 3 janvier 1804.

[35:19]

On a un dénommé Francis Smith

[35:21]

qui est en patrouille dans les rues d'Hammer-Smith.

[35:23]

Ça fait quelques jours que les habitants

[35:25]

patrouillent les rues, mais sans succès.

[35:27]

Aucun d'eux a vu quelconque créature

[35:29]

ou fantôme. Donc ce soir-là,

[35:31]

les hommes sont épuisés

[35:33]

et décident tous de rester un peu chez soi,

[35:35]

prendre congé, de la surveillance.

[35:37]

Mais Francis Smith, il est frustré par

[35:39]

la capitulation et le manque de succès des recherches.

[35:42]

Il décide ce soir-là de patrouiller

[35:44]

quand même, mais seul.

[35:46]

Donc ce soir fatidique,

[35:48]

il est en train de descendre le chemin de Black Lion

[35:49]

à proximité de l'église.

[35:52]

Quand soudainement, dans l'obscurité,

[35:54]

il croit voir le fantôme non loin de lui

[35:56]

qui s'approche.

[35:57]

Il va affirmer plus tard qu'il a tenté de l'interpeller

[36:00]

mais qu'il n'a reçu aucune

[36:02]

réponse du personnage.

[36:04]

Que l'espèce de fantôme continuait

[36:06]

d'avancer dans sa direction

[36:08]

d'un pas sûr, de plus en plus vite.

[36:10]

Donc il a pris peur, terrifié,

[36:12]

il ne savait pas quoi faire, il a écouté

[36:14]

son instinct, il a levé son arme,

[36:17]

il a ouvert le feu sur le fantôme

[36:18]

à la hauteur du visage.

[36:21]

La masse fantomatique donc s'effondre

[36:23]

mollement sur le sol,

[36:24]

Smith approche lentement de sa proie

[36:26]

et découvre avec stupéfaction

[36:28]

et horreur qu'il vient de tuer

[36:30]

Thomas Millwood.

[36:33]

C'est un simple

[36:34]

maçon de la région.

[36:36]

Il a quitté sa maison en fin de soirée

[36:38]

et est habillé de ses habits de travail.

[36:40]

C'est-à-dire des pantalons blancs,

[36:41]

un gilet de flannel blanc,

[36:44]

un tablier blanc et des chaussures blanches.

[36:46]

Il était si propre qu'on les croirait

[36:48]

tout neuf. Son apparence était

[36:50]

si similaire à ce qu'on avait décrit

[36:52]

comme étant le fantôme d'Hammer Smith

[36:53]

qu'on l'avait pris pour le dit fantôme

[36:55]

à deux reprises déjà, tellement que

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les membres de sa famille lui ont suggéré

[36:59]

de porter un manteau pour éviter d'être pris

[37:01]

pour le fantôme à nouveau.

[37:03]

Malheureusement maintenant, il est trop tard,

[37:05]

Millwood a été tué.

[37:08]

Donc Smith, en panique, va reprendre

[37:10]

ses esprits et court-chercher

[37:11]

de l'aide avant de se rendre aux autorités.

[37:14]

Malgré que tout le village

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ait pris sa défense,

[37:17]

décrivant Smith comme un homme gentil,

[37:19]

généreux et qui tenait seulement à protéger

[37:21]

la communauté, il est accusé

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et jugé coupable d'homicide involontaire.

[37:26]

Il sera pendu.

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Heureusement pour lui,

[37:29]

son histoire fait le tour de l'Angleterre

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et touche tout le monde. Un point tel qu'en

[37:33]

trois semaines, il obtient un pardon de

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Lord Chief Barron, à condition

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qu'il soit emprisonné pour un an.

[37:40]

Mais avec tout ça, la menace

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fantôme d'Hammer Smith n'est toujours pas

[37:43]

élucidée et jusqu'à présent, elle

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a déjà causé deux morts.

[37:47]

C'est justement la culpabilité

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qui a poussé un cordonnier du nom

[37:51]

de John Graham à se rendre à la

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police. Il affirme qu'il est

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le fantôme d'Hammer Smith.

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Graham déclare qu'il s'est costumé

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en fantôme avec des vieux draps et

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qui a terrifié les habitants pour se

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venger de son apprenti cordonnier

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parce qu'il avait raconté des

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histoires de fantômes à ses enfants,

[38:09]

les empêchant ainsi de dormir.

[38:12]

Mais rapidement, il

[38:13]

aurait pris goût à faire peur aux gens

[38:15]

et il aurait continué pour s'amuser.

[38:18]

Malheureusement,

[38:20]

jusqu'au décès de la femme,

[38:21]

quand il a entendu l'histoire, quand l'autre

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s'est ramassé en cours et tout ça, c'est là

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qu'il aurait décidé d'arrêter et c'est pour ça qu'on

[38:27]

l'a pas revu par la suite. Mais bon,

[38:29]

cette déclaration met fin aux apparitions

[38:32]

du fantôme d'Hammer Smith.

[38:35]

Du moins,

[38:36]

c'est ce qu'on a cru pendant un moment.

[38:38]

Par la suite, les rumeurs se sont

[38:39]

propagées qu'un nouveau fantôme d'Hammer

[38:41]

Smith rodait autour de la vieille église et dans

[38:43]

le cimetière. Plusieurs l'ont vu,

[38:45]

semblant flottés au-dessus du sol,

[38:47]

vaporeux. Les rapports des témoins

[38:49]

sont tous très similaires. Il est

[38:51]

clair qu'ils ont vu le même fantôme,

[38:53]

décrit comme un homme habillé de pantalon

[38:55]

blanc, de gilet de flannel blanc,

[38:57]

un tablier blanc, des chaussures blanches.

[39:01]

Donc, c'est l'histoire du fantôme

[39:03]

d'Hammer Smith. J'aime l'appeler

[39:05]

l'histoire du meurtre d'un fantôme.

[39:07]

Oui, bien oui. Parce que juste

[39:09]

d'avoir le réflexe de tirer un fantôme,

[39:11]

je sais que c'est par peur,

[39:13]

mais techniquement, c'est pas une

[39:15]

entité qui est physique, ou du moins.

[39:17]

Il y a des légendes qui disent

[39:19]

qu'il y a certaines balles de fusils

[39:21]

particulières qui peuvent, des balles

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d'argent, je crois. C'est pas pour les vampires.

[39:25]

C'est peut-être que je mélange des gens.

[39:27]

Oui, les loups garous, oui.

[39:29]

Mais dans certains films, même les sorcières,

[39:31]

les gens mélangent toutes les histoires.

[39:34]

Je trouve que c'est une belle

[39:35]

histoire Hammer Smith. Malheureusement,

[39:37]

il nous manque beaucoup d'informations

[39:39]

pour pouvoir confirmer que c'est vrai,

[39:41]

pour pouvoir expliquer certains éléments,

[39:44]

comme la femme enceinte

[39:45]

qui est décédée des suites de son

[39:47]

trauma. C'est pour ça que je l'ai

[39:49]

présenté en disant, du moins, c'est ce qu'on raconte

[39:51]

au village. Parce qu'on ne le sait pas, en fait.

[39:53]

C'est quoi, c'est des suites de son trauma?

[39:54]

Ça veut dire quoi? Un choc nerveux?

[39:56]

Est-ce que tu meurs d'un choc nerveux?

[39:59]

Pas vraiment. Donc,

[40:00]

il y a ça qui est un peu mystérieux.

[40:03]

Elle avait pas fait de story sur Instagram

[40:05]

avant de me le raconter.

[40:07]

En 1803.

[40:09]

En 1803, je sais pas.

[40:11]

Mais il y a ça que je trouve mystérieux.

[40:14]

On ne sait pas non plus

[40:15]

ce qui est arrivé avec le cordonnier.

[40:18]

Il a admis, OK,

[40:18]

il a juste fait peur à des gens. Il n'y a pas de loi

[40:20]

techniquement contre ça. Mais en même temps,

[40:23]

ça peut être considéré comme une agression

[40:25]

parce que, quand même,

[40:27]

il fait peur aux gens en les

[40:29]

attaquant, guillemets.

[40:31]

C'est mystérieux. Donc, on ne sait pas ce qui est

[40:33]

arrivé à John Graham, s'il était accusé

[40:35]

de quoi que ce soit. Mais probablement

[40:37]

que non. Sinon, on l'aurait dans l'histoire.

[40:40]

Donc, c'est une belle

[40:41]

histoire que j'aime beaucoup, mais

[40:42]

truffée de petits trous comme ça qui

[40:45]

ajoutent au mystère. On ne sait pas

[40:46]

si c'est vrai, si c'est pas vrai. C'est une histoire qui a grossi

[40:48]

avec les années. C'est souvent le genre

[40:50]

d'histoire qui va même prendre de l'ampleur

[40:52]

et qui va circuler encore plus, justement

[40:55]

dû au fait qu'il y a plein

[40:57]

un peu de petites failles, il y a plein de choses

[40:58]

qu'on ne peut pas expliquer, en fait.

[41:00]

À la base, c'est une

[41:04]

crainte communautaire

[41:04]

qui a donné une tragédie.

[41:07]

Quelqu'un en est mort. Deux personnes en seraient

[41:09]

mortes. Mais est-ce que

[41:10]

c'est ça, c'est une histoire un peu, une

[41:12]

lubie, une rumeur qui a évolué. C'est

[41:14]

juste cette anecdote-là qui a survécu

[41:17]

les années. Peut-être qu'en fait, l'histoire est

[41:19]

moins attrayante en réalité.

[41:21]

C'est sûrement le cas. Mais bon,

[41:23]

raconter comme ça, moi, je la trouve

[41:25]

fascinante comme histoire.

[41:26]

Mais il y a une loi, ça me fait penser.

[41:29]

Tu dis qu'on n'a pas le droit de se déguiser

[41:31]

puis faire peur aux gens. Mais il y a quelques

[41:33]

années, il y avait une mode que les clowns...

[41:35]

Je ne sais pas si vous vous rappelez, les gens se disaient en clowns.

[41:38]

Et moi, j'adorerais voir

[41:39]

les pringues de clowns. Il y a des lois

[41:41]

où il y a certains États aux États-Unis

[41:43]

ou des villes qui ont mis

[41:45]

dans la législation justement

[41:47]

une loi que les gens ne peuvent pas se déguiser

[41:49]

en clowns pour faire peur aux gens. Parce que c'est vrai que

[41:52]

ça faisait peur.

[41:53]

Oui, il y avait vraiment une mode.

[41:54]

Ça faisait peur autour de ça.

[41:57]

Si vous ne connaissez pas, allez sur YouTube

[41:59]

chercher clowns, pranks,

[42:01]

des choses comme ça. Il y en a vraiment des tonnes.

[42:03]

C'est drôle à voir la réaction des gens.

[42:05]

Mais moi, je lève mon chapeau

[42:07]

en l'honneur du premier qui a eu cette idée-là.

[42:09]

Je veux qu'il soit mon ami.

[42:11]

Effectivement. Bon, c'est vrai,

[42:13]

ça devient une mode. C'est le fun,

[42:15]

c'est drôle et on va faire peur au monde.

[42:17]

Il y a plein de gens qui ont participé, mais

[42:18]

le premier qu'il a vraiment fait, c'est creepy

[42:21]

en maudit. Oui, vraiment.

[42:23]

C'est vraiment reproduire une scène de

[42:24]

film d'horreur. Exact.

[42:27]

Merci beaucoup, Simon, pour cette histoire.

[42:29]

De rien, de rien. Et le dernier,

[42:31]

non le moindre, Monsieur Gauthier,

[42:33]

quelle est ton histoire?

[42:35]

Mon histoire de mon côté

[42:37]

s'appelle Le Mystère

[42:39]

de Jimmy C ou

[42:40]

Le Démon du Golden Gate Bridge.

[42:44]

Nous connaissons tous le fameux Golden Gate

[42:47]

Bridge, ce pont,

[42:48]

le pont iconique de San Francisco.

[42:51]

On a tous probablement pris un selfie

[42:52]

à un certain moment près du pont

[42:54]

ou en face. Il s'agit d'un beau

[42:56]

grand pont rouge qui se cache derrière

[42:58]

le brouillard lorsque le temps est humide

[43:00]

dans cette région de la Californie.

[43:03]

La réputation de ce pont-là

[43:04]

n'est plus à faire et non plus,

[43:06]

je dirais, au niveau de son

[43:08]

fort taux de suicide. Il s'agit

[43:10]

en fait d'un des endroits en Amérique du Nord

[43:12]

où il y a le plus de suicides

[43:14]

qui sont survenus, alors que les gens

[43:16]

sautent par-dessus la clôture pour atterrir

[43:17]

dans la baie de San Francisco. C'est quand même assez

[43:20]

élevé comme pont.

[43:22]

Tu as peu de chance de manquer ton coup.

[43:24]

L'histoire qui suit est sans doute

[43:26]

un des plus grands mystères liés

[43:28]

au Golden Gate. Et encore aujourd'hui,

[43:29]

on se demande qui est ce mystérieux

[43:32]

Jimmy C. Certains éléments

[43:34]

de cette histoire nous laissent croire qu'on a à faire

[43:35]

un creepypasta, donc une histoire

[43:38]

inventée sur le web.

[43:40]

Mais il y a quand même certains éléments

[43:41]

qui pointent vers une histoire bien réelle.

[43:44]

Donc, allons-y, plongeons

[43:46]

sans vouloir faire de mauvais genoux.

[43:48]

Ça commence par un

[43:49]

utilisateur de Reddit, en fait,

[43:51]

du nom de Restless Artist

[43:53]

qui poste dans la section

[43:55]

Ask Reddit, le 15 mai 2016.

[43:58]

Donc c'est une section où les gens

[43:59]

posent un peu n'importe quelle question.

[44:01]

Une demi-section préférée. Oui, oui, oui.

[44:03]

Très intéressante.

[44:05]

Et il commence en disant Histoire Vrai.

[44:07]

Et là, je vous lis son texte.

[44:09]

C'est quand même un bon long texte.

[44:12]

Et le gars, en fait,

[44:13]

de Restless Artist, qu'on va

[44:15]

se rencontre plus tard, qui s'appelle Will,

[44:17]

il va comme suit.

[44:18]

Cette histoire me hante depuis longtemps.

[44:21]

J'avais environ 19 ou 20 ans

[44:23]

à l'époque et je vivais à Savannah

[44:25]

en Géorgie, donc dans l'état de la Géorgie.

[44:27]

Je buvais beaucoup.

[44:29]

J'avais une fausse carte d'identité.

[44:30]

J'avais un emploi terrible comme ouvrier.

[44:33]

Je me présentais à 4 heures du matin,

[44:35]

travaillais jusqu'à 17 heures

[44:36]

et buvais pour dormir après avoir

[44:38]

ramené à la maison peut-être

[44:40]

60 $ par jour.

[44:42]

Je devais commencer à travailler ce matin-là,

[44:44]

mais j'ai décidé de ne pas y aller,

[44:45]

en me disant que c'est une agence

[44:48]

d'emploi, donc ils vont simplement trouver

[44:49]

quelqu'un d'autre pour me remplacer.

[44:51]

J'appelle alors ma petite copine

[44:53]

et je lui dis que je veux aller à la plage

[44:55]

de Tibi, en Géorgie.

[44:57]

J'avais déjà commencé à boire à ce moment-là.

[44:59]

On est le matin et lui avait déjà commencé

[45:01]

à boire. Elle vient me rejoindre,

[45:03]

on monte dans mon grand van lait,

[45:06]

on range des canettes de bière

[45:07]

et on se dirige vers la plage.

[45:09]

J'ai décidé d'abord d'aller prendre un autre

[45:11]

verre dans ce petit bar en face de la

[45:13]

plage et c'est là que l'histoire devient

[45:15]

intéressante. Peu de temps après

[45:17]

avoir commandé mon verre, je ressens

[45:19]

une sensation très étrange.

[45:21]

Je suis devenu hyper conscient

[45:23]

de l'environnement qui m'entoure.

[45:25]

La porte s'ouvre et je vois ce drôle

[45:27]

de type entrer dans

[45:29]

ma vision périphérique.

[45:31]

Il y avait un siège entre moi

[45:33]

et ma petite copine, un siège de libre,

[45:35]

mais le bar était vide à 9 heures du matin.

[45:37]

Donc il aurait pu s'asseoir n'importe

[45:39]

où, mais il a choisi de s'asseoir

[45:41]

entre elle et moi. Un comportement

[45:43]

quand même particulier.

[45:44]

Ensuite, il commence à faire

[45:46]

cette chose avec ses doigts.

[45:49]

Le comptoir du bar était réfléchissant,

[45:51]

donc il prend ses doigts un peu

[45:53]

comme deux petites jambes et commence

[45:54]

à marcher avec eux en patinant

[45:57]

sur le dessus du comptoir

[45:58]

qui était réfléchissant.

[46:01]

Ce n'est pas quelque chose d'extraordinaire,

[46:03]

mais j'en ai pris note, car lorsque j'étais

[46:05]

à l'école, je le faisais tout le temps.

[46:07]

J'ai prétendu que j'avais des patins à roues

[46:08]

alignées sur les doigts et je patinais

[46:10]

autour de mon bureau à l'école. Je détestais

[46:12]

l'école et cette pratique-là

[46:14]

me distrayait toujours.

[46:16]

Je suis devenu un peu hypnotique

[46:18]

pour une raison quelconque.

[46:20]

C'est à ce moment-là que l'homme

[46:22]

me regarde

[46:23]

et dans un genre d'accent

[46:27]

nordique, il dit

[46:28]

« Je remarque que vous

[46:30]

êtes un homme qui porte une grande attention

[46:31]

au détail. Je suis aussi quelqu'un

[46:33]

qui fait attention au détail. »

[46:37]

Ton accent nordique était

[46:38]

parfait.

[46:40]

Et là, le gars sur Reddit continue

[46:41]

en expliquant « Maintenant, avant de continuer,

[46:45]

je me dois de décrire

[46:46]

cet homme. Qui est cet homme-là qui s'est

[46:48]

trahissi entre lui et sa copine?

[46:50]

Il avait des cheveux courts et hérissés

[46:52]

qui étaient blanchis aux extrémités,

[46:54]

un peu à la manière des années 90.

[46:56]

Il portait des vêtements vraiment

[46:58]

dispendieux. Par exemple, une belle

[47:00]

veste en cuir Prada,

[47:02]

un joli jean de designer,

[47:04]

de très belles bottes. Il ressemblait

[47:06]

à un genre d'homme gay avec

[47:08]

un sens de la mode incroyable et un goût

[47:10]

vraiment distinctif. »

[47:11]

Et là, je cite vraiment

[47:13]

l'utilisateur de Reddit.

[47:14]

Et on se rappelle que le diable

[47:16]

s'habille en Prada, en fait, selon

[47:19]

le film et le livre.

[47:21]

Et là, il poursuit en disant

[47:22]

« Je me souviendrai toujours de

[47:24]

cela parce que je me suis dit à l'époque

[47:26]

un type bizarre, un fou ou

[47:28]

un homme sans domicile fixe ne peut pas

[47:30]

se payer ce genre de vêtements-là.

[47:32]

En tout cas, l'autre chose qui ressortait était ses yeux.

[47:35]

Ils étaient gris persants.

[47:36]

Ce homme faisait penser à des yeux de husky,

[47:38]

les chiens husky, mais ses pupilles restaient

[47:40]

immobiles. Ses yeux étaient

[47:42]

extrêmement petits, ce qui rendait son regard

[47:45]

terrifiant. Ses

[47:46]

dents étaient normales, mais non, en fait.

[47:49]

En même temps, je ne sais pas

[47:50]

comment l'expliquer, elles étaient plus

[47:52]

pointues qu'elles ne devaient l'être, un peu comme si

[47:54]

elles avaient été légèrement limées ou aiguisées.

[47:58]

Ses mains étaient

[47:58]

normales, mais ses ongles étaient légèrement

[48:00]

longs et pointues, comme s'ils l'avaient fait

[48:02]

il avait vraiment délibérément

[48:05]

aiguisé ses ongles. Il se

[48:06]

léchait aussi les dents, comme s'ils

[48:09]

salivaient en me parlant.

[48:11]

La chose à propos de ce gars,

[48:13]

c'est toujours l'utilisateur qui poursuit,

[48:15]

vous le regardez et

[48:17]

tout semble normal, mais en même temps

[48:19]

tout semble décalé. Alors

[48:21]

vous vous demandez si vous êtes fous de penser comme

[48:23]

ça. Donc on a tous déjà un jour ressenti

[48:25]

des présences un peu

[48:27]

étranges autour de nous.

[48:29]

L'homme continue.

[48:30]

Ce mec commence alors à me parler de la relation

[48:33]

entre moi et ma copine, mais vraiment

[48:35]

étrangement. Il parle de sa beauté,

[48:37]

de la façon dont je devrais lui accorder plus

[48:39]

d'attention. Effectivement, j'étais un peu

[48:41]

con envers elle à l'époque.

[48:44]

Peu de temps après avoir commencé

[48:45]

à parler comme ça, j'ai eu ce sentiment

[48:48]

de savoir qui m'a

[48:49]

envahi, comme si je savais que

[48:51]

ce gars-là n'était pas humain.

[48:53]

Je regarde ma petite amie et je lui dis

[48:54]

il faut que tu partes. En vrai, là

[48:57]

elle me regarde comme si elle savait elle

[48:59]

aussi, comme si elle avait ce savoir-là.

[49:01]

Et sans un mot de protestation, elle se lève

[49:03]

doucement et s'en va. Plus tard,

[49:05]

j'ai appris qu'elle était allée prendre un café

[49:07]

juste à côté. C'est alors que ce gars-là

[49:09]

me dit littéralement avec le plus

[49:11]

grand secret, tu devais

[49:14]

aller pêcher aujourd'hui.

[49:16]

Il pointe la plage

[49:17]

de l'autre côté de la rue.

[49:18]

Et là, il continue en lui disant

[49:21]

si tu l'avais fait, je t'aurais noyé

[49:23]

dans l'océan.

[49:25]

Encore une fois, pour une raison quelconque,

[49:27]

un calme accablant envahit

[49:29]

la pièce. Et là, je lui demande

[49:31]

qui es-tu? Il répond avec

[49:33]

un genre de langage de gorge, un peu comme

[49:35]

un chanteur de death metal.

[49:37]

Ça sonnait un peu arabe ou hébreu

[49:39]

ou quelque chose comme ça, selon l'utilisateur.

[49:41]

Et pour une raison quelconque, sans

[49:43]

perdre de temps, je ne sais absolument pas

[49:45]

pourquoi j'étais si calme jusqu'à ce moment,

[49:47]

mais je lui demande, pouvez-vous me répondre

[49:48]

d'une manière que je puisse comprendre?

[49:50]

Et là, il va lui répondre en disant

[49:52]

vous pouvez m'appeler Jimmy C.

[49:55]

J'ai sauté du pont de San Francisco il y a

[49:57]

des années, et depuis, nous te

[49:59]

surveillons. Et à partir de

[50:01]

ce moment-là, il ne sait jamais appeler

[50:02]

moi ou je, mais seulement avec

[50:05]

nous, comme s'il était maintenant

[50:07]

rendu plusieurs quand il dit nous.

[50:09]

La conversation est devenue très

[50:10]

étrange. Il disait des choses

[50:13]

comme nous vous voyons prendre

[50:15]

un bain, nous souhaiterions que nous aussi

[50:17]

puissions ressentir la chaleur de

[50:19]

l'eau et le confort de la vapeur,

[50:21]

et d'autres phrases du genre.

[50:23]

Il n'arrêtait pas de me payer des verres,

[50:25]

en particulier du whisky. C'était

[50:26]

comme s'il avait une réserve d'argent illimité.

[50:29]

Il fumait aussi des

[50:30]

Marlboro Ultra Light.

[50:32]

Après, je ne sais plus combien de temps,

[50:34]

parce que j'ai perdu le sens du temps,

[50:36]

je lui ai dit que je devais partir.

[50:37]

Et donc, je vais marcher à côté de lui,

[50:39]

je récupère ma copine au café

[50:42]

juste à côté, et elle, elle demeure

[50:44]

complètement silencieuse. Nous commençons

[50:46]

à revenir vers la maison en ne disant

[50:48]

pas un mot. Ensuite, je lui demande

[50:50]

simplement, tu savais-tu

[50:52]

c'était qui ce gars-là? Et elle

[50:54]

dit simplement, c'était un démon.

[50:56]

Donc, cette fille qui avait des

[50:58]

parents scientifiques, était vraiment

[51:00]

analytique. Elle était complètement non

[51:02]

religieuse, et c'était la première chose,

[51:04]

c'était la première fois en fait qu'elle

[51:05]

pensait ce genre de remarques. Donc, quand même assez

[51:08]

étrange. Maintenant, je n'avais pas parlé

[51:10]

de cette partie auparavant, parce que pour moi,

[51:12]

c'est l'aspect le plus important de l'histoire.

[51:14]

Alors, je vais le dire tout de suite,

[51:16]

parce que ce qui s'est passé après m'a foutu

[51:18]

la trouille pendant des années.

[51:19]

La dernière chose que ce gars, Jimmy C,

[51:22]

m'a dit avant de partir, est la suivante.

[51:24]

Regarde ma voiture.

[51:25]

Là, je regarde de l'extérieur,

[51:27]

et je vois un genre de nouveau

[51:29]

Beetle de Volkswagen, de couleur

[51:32]

blanche. Que dit la plaque

[51:33]

des matriculations? Il demande.

[51:36]

Et là, je regarde la plaque,

[51:37]

et il dit littéralement « fierce »,

[51:39]

donc puissant d'une certaine façon.

[51:42]

Il me regarde dans les yeux et il dit,

[51:43]

la prochaine fois que tu me verras,

[51:45]

je conduirai une Mercedes noire,

[51:47]

et sur la plaque des matriculations sera

[51:49]

inscrite « utopie ».

[51:51]

Stupide, hein?

[51:52]

Donc cette nuit-là, j'étais calme,

[51:55]

je ne sais pas pourquoi,

[51:56]

je me sentais comme ce gars dans le film

[51:59]

Office Space après la mort de son

[52:01]

hypnothérapeute, qui était resté

[52:02]

étrangement zen. Mais ma petite

[52:05]

amie a commencé à avoir des cauchemars

[52:07]

terribles, en voyant

[52:08]

constamment la tête de ce gars

[52:10]

qui la regardait dans ses rêves.

[52:12]

Les semaines passèrent, et c'est à ce moment-là

[52:14]

que la rencontre commença à m'affecter.

[52:16]

Je me suis retrouvé à devenir paranoïaque

[52:18]

à propos de cette putain de Mercedes noire.

[52:21]

Chaque voiture noire que je voyais,

[52:22]

je vérifiais si c'était une Mercedes.

[52:24]

Si c'était le cas, j'ai tout de suite

[52:26]

regardé la plaque des matriculations.

[52:29]

J'ai commencé à le faire quand je

[52:30]

regardais aussi à la télévision et même

[52:32]

au cinéma, donc je ne pouvais pas m'arrêter.

[52:34]

Maintenant, je vais avancer un peu

[52:36]

dans le temps, environ 10 ans se sont écoulés.

[52:39]

J'ai eu 29 ans,

[52:40]

et en silence, quand je suis seul,

[52:42]

quand je bois, je pense souvent à cette rencontre.

[52:45]

Je regarde toujours les Mercedes

[52:46]

noires à chaque passage, mais je ne suis

[52:48]

plus aussi inquiet ni curieux.

[52:50]

Et je me souviens que ma copine à l'époque

[52:52]

tenait toujours un journal.

[52:54]

À présent, je suis presque sûr que j'étais fou.

[52:56]

Peut-être que même j'étais ivre, on se rappelle

[52:57]

qu'il y avait bu beaucoup cette journée-là,

[52:59]

et peut-être que je m'en souviens,

[53:00]

juste pas correctement. Mais après des années

[53:03]

à essayer de trouver des articles de presse

[53:04]

d'un certain Jimmy C s'étant suicidé

[53:07]

du pont de San Francisco, en regardant

[53:09]

les voitures noires et ainsi de suite,

[53:11]

je me sens comme si j'étais un peu

[53:12]

passé à autre chose. Pourtant,

[53:15]

une partie de moi devait aller au fond des choses.

[53:17]

Donc l'année dernière, j'ai retrouvé

[53:19]

mon ex-petite amie. Nous avions à l'époque

[53:21]

terminé notre relation en mauvais terme.

[53:23]

Je découvre qu'elle est enseignante

[53:25]

dans le Wisconsin, qu'elle a épousé une

[53:27]

femme, et elle tente en vain d'avoir

[53:29]

un enfant.

[53:30]

Je supposais qu'elle n'allait pas vouloir

[53:33]

me reparler, mais je lui envoie quand même

[53:35]

un petit message sur Facebook.

[53:36]

Je lui demande si elle peut trouver l'extrait de son journal

[53:39]

à partir de ce jour-là.

[53:42]

Donc,

[53:43]

histoire de savoir si les événements s'alignent

[53:45]

avec les miens.

[53:47]

Bien sûr, elle avait encore tout cela.

[53:49]

Et son journal contenait encore plus

[53:51]

de détails que ce dont je me souvenais.

[53:53]

Car elle avait littéralement tout écrit

[53:54]

au café d'à côté, tout de suite après

[53:56]

que les événements se soient produits.

[53:59]

Donc, voici le courriel qu'elle m'a

[54:01]

envoyé. Donc là, c'est la

[54:03]

copine qui répond à cet

[54:04]

utilisateur de Reddit.

[54:07]

Ce sont des tels qu'il écrit dans son livre.

[54:09]

Note sur ce qui s'est passé

[54:11]

à Teby Island, en

[54:13]

Georgie, le premier mardi de décembre

[54:16]

2005. Donc, on se rappelle

[54:17]

que l'utilisateur a posté en

[54:19]

2016, mais les événements sont survenus

[54:21]

en 2005.

[54:23]

Et là, elle écrit,

[54:24]

J'y suis allé au cours de la journée et le beau soleil

[54:27]

m'attirait. J'ai continué à penser

[54:29]

au fait que j'étais allé chez Restless,

[54:31]

chez cette personne-là, donc chez

[54:33]

Will, vraiment tôt.

[54:35]

Il s'est réveillé tôt,

[54:36]

a pris une douche, est revenu et m'a réveillé.

[54:39]

Il était très doux avec moi.

[54:41]

Puis, je suis rentré à la maison,

[54:42]

j'ai pris une douche, je suis allé l'accompagner

[54:44]

à Teby. Il s'était déjà soulé

[54:47]

et il me taquinait en quelque sorte.

[54:49]

J'ai même menacé de rentrer chez moi une

[54:51]

fois, mais je suis resté, estimant

[54:52]

que je devrais vraiment aller à Teby avec lui.

[54:55]

Mais j'étais excité de montrer

[54:56]

Teby à Will pendant la journée, car je savais

[54:59]

bien qu'il ne l'avait jamais vu.

[55:00]

Il me racontait à quel point tout cela lui rappelait

[55:02]

son enfance, alors que nous traversions les marais

[55:04]

et les ponts, le soleil, les palmiers.

[55:07]

J'avais grandi dans ce brouillard.

[55:09]

Je suis arrivé à Teby et il

[55:11]

voulait prendre quelques bières, même s'il

[55:12]

avait du rhum dans le coffre de la voiture.

[55:15]

Le premier bar où nous sommes allés,

[55:17]

ils ont carté Will, ils lui ont demandé

[55:18]

ses cartes, donc nous sommes partis,

[55:20]

en remarquant que tout le monde dans la place nous

[55:22]

avait jeté des regards étranges dès notre entrée

[55:24]

dans la pièce. On se rappelle qu'il a 19 ans,

[55:26]

donc ça prend 21 ans pour boire.

[55:28]

J'ai décidé que je ne voulais pas de bière,

[55:30]

après tout, et j'ai dit à la femme que je voulais

[55:32]

juste un verre d'eau. Will a pris une

[55:34]

PBR, donc une Pabz,

[55:36]

qui coûtait seulement un dollar.

[55:38]

On a remarqué la Volkswagen Beetle

[55:40]

blanche garée à l'extérieur quand

[55:42]

je suis entré, mais je n'ai pas vu

[55:44]

Jimmy C entrer.

[55:46]

Will a remarqué un homme assis devant moi

[55:48]

sur un tabouret tapotant étrangement ses

[55:50]

doigts sur le comptoir en acier inoxydable

[55:52]

comme s'il dansait avec ses ongles,

[55:54]

en étirant ses longs doigts.

[55:56]

J'ai pensé immédiatement qu'il était gay.

[55:59]

Will et moi l'avons regardé

[56:00]

et on va parler à voix basse pendant quelques minutes

[56:02]

avant que l'inconnu ne parle.

[56:04]

Il a d'abord parlé de la façon dont

[56:06]

je le regardais danser avec ses ongles.

[56:08]

Puis il a regardé ses ongles, surpris,

[56:11]

et il dit qu'il ressemblait à de la merde,

[56:13]

donc des look like shit.

[56:15]

J'ai ri, ressentant

[56:16]

un sentiment étrange à propos de l'homme.

[56:18]

Il a ensuite expliqué

[56:20]

à quel point il était important de porter

[56:22]

attention aux détails, et il appréciait

[56:24]

que les gens fassent attention,

[56:26]

qu'il fasse attention à tout, et il ajoute

[56:28]

qu'il sait que moi aussi je porte beaucoup

[56:30]

attention à tout.

[56:32]

Ses yeux sont bleu-gris,

[56:34]

il a les cheveux blonds et un nez

[56:36]

pointu-étroit au-dessus des lèvres pâles

[56:38]

couvertes de dents tordues,

[56:40]

pas très blanches, presque aiguisées

[56:42]

comme des crocs. Donc c'est assez cohérent

[56:44]

avec ce que l'homme a raconté au départ.

[56:46]

Je ne peux regarder que ses

[56:48]

dents jusqu'à ce que je le regarde dans les yeux

[56:50]

et ce que je ne ferais normalement pas

[56:52]

avant de connaître quelqu'un au moins un peu.

[56:54]

Donc lui, il a semblé m'éviter à ce moment-là.

[56:56]

Il me demande alors si j'aime Will.

[57:00]

Sans hésiter,

[57:00]

je hoche la tête et dis oui.

[57:02]

Il demande à Will, est-ce que tu l'aimes?

[57:04]

Et, l'air mal à l'aise, il rit un peu

[57:06]

et dit, ouais, je suppose que oui.

[57:09]

Alors le type dit que je suis belle

[57:11]

et que si Will ne m'aime pas,

[57:13]

inconditionnellement, comme je l'aime,

[57:14]

quelqu'un d'autre m'aimera.

[57:17]

Il touche mes cheveux et dit,

[57:18]

il dit ensuite que je suis une créature de Dieu.

[57:21]

Il nous dit ensuite qu'il a marché

[57:22]

trois kilomètres sur la plage

[57:24]

et qu'il n'a pas aimé son expérience.

[57:26]

Il va aussi dire des choses

[57:27]

sur la terre verte de Dieu.

[57:31]

Bizarre. Il va aussi raconter

[57:32]

l'histoire d'un scorpion

[57:33]

qui a demandé à une grenouille de traverser une rivière

[57:36]

qui a ensuite piqué à mort la grenouille,

[57:39]

a dit à la grenouille que c'était

[57:40]

dans sa nature de faire ça,

[57:42]

puis ils ont profité de leur dernière minute de vie

[57:44]

parce qu'ils mouraient tous les deux.

[57:45]

Une histoire étrange.

[57:48]

Il a dit à Will qu'il le connaissait

[57:50]

et qu'il tentait depuis longtemps de le rejoindre.

[57:52]

Il disait, je ne suis pas en train

[57:54]

de flotter avec ta femme,

[57:56]

mais il me disait constamment que j'étais belle.

[57:59]

Il a essayé de fâcher Will

[58:00]

à continuer à dire qu'il le connaissait,

[58:03]

a dit qu'il va dans sa chambre la nuit,

[58:05]

qu'il se rend dans sa chambre la nuit,

[58:06]

qu'il rampe même sur son dos la nuit.

[58:09]

Il a ensuite dit à Will

[58:10]

que ses lunettes, qui étaient des lunettes

[58:12]

de soleil d'aviateur, étaient bon marché,

[58:15]

mais que mes lunettes à moi étaient

[58:16]

parfaites parce que je voyais à travers elle

[58:18]

plutôt que de me cacher derrière.

[58:20]

Puis il a dit que j'étais la perfection incarnée,

[58:23]

que j'étais à deux doigts

[58:24]

de devenir moi-même.

[58:26]

Donc quand même,

[58:27]

des propos assez troublants, ce Jim ici.

[58:31]

Un peu plus tôt, il a parlé de Maud

[58:32]

pensant que mes lunettes pourraient être

[58:34]

des harmonies. Il a déclaré que Prada

[58:36]

était son désigneur préféré,

[58:38]

alors que j'ai remarqué que sa veste

[58:40]

en cuir orange avait un rectangle de tissu

[58:42]

rouge à la poitrine qui indiquait Prada.

[58:45]

Et il a dit à Will

[58:45]

qu'il savait qui il était, en fait.

[58:47]

Ce à quoi Will a répondu,

[58:49]

qu'il savait qui lui-même l'inconnu était,

[58:52]

comme s'il était un peu un démon.

[58:54]

Et c'est à ce moment-là

[58:55]

que l'inconnu est parti dans sa voiture

[58:57]

pour obtenir de l'argent, pour acheter

[58:59]

plus de boissons. Il nous a offert

[59:01]

de nous acheter un verre de tequila

[59:03]

et avait déjà payé une bière à Will.

[59:05]

En sortant, il pointa la plaque

[59:07]

d'immatriculation. Sa voiture était

[59:09]

la coccinelle blanche dehors avec la plaque

[59:10]

d'immatriculation indiquant

[59:13]

puissant, fierce. Alors qu'il est parti,

[59:15]

Will m'a demandé si je savais qui était

[59:18]

cet homme. J'ai hoché la tête

[59:20]

en disant que j'avais une petite idée.

[59:22]

Oui, mais tu penses être folle

[59:23]

à chaque fois que tu le penses, n'est-ce pas ?

[59:25]

lui a demandé Will. Je pensais que l'homme

[59:27]

était le diable ou quelque chose

[59:29]

s'y ressemblant, ou ressemblant à un démon.

[59:32]

Lorsqu'on lui a demandé d'où il

[59:34]

venait, il n'a pas répondu. Deux pensions

[59:35]

qu'il aurait pu être de Tibi,

[59:37]

mais il a dit qu'il n'y vivait pas.

[59:39]

On lui a demandé où il vivait et il a juste

[59:41]

commencé à parler de son autre voiture,

[59:43]

une Mercedes Benz avec une plaque

[59:45]

qui dit Utopia. Et lorsqu'on lui a demandé

[59:48]

s'il vivait dans cette voiture,

[59:49]

il a répondu non, les portes

[59:51]

de l'Utopie sont fermées pour moi.

[59:55]

Will lui a demandé où il avait appris

[59:57]

tout ce dont il parlait. Donc apparemment

[59:59]

il disait qu'il affermait parler cinq

[01:00:01]

langues, qu'il parlait plein d'autres

[01:00:03]

langues en dehors de l'anglais

[01:00:06]

et dont des langues

[01:00:07]

qu'il ne pouvait pas reconnaître.

[01:00:09]

Il a dit qu'il vivait à San Francisco,

[01:00:11]

d'où il a sauté d'un pont et d'où il est

[01:00:14]

décédé. Et là, en fait,

[01:00:15]

c'est à ce moment-là que je lui ai dit de partir.

[01:00:17]

C'est à ce moment-là que Will a dit à sa femme de partir.

[01:00:19]

C'est à ce moment-là qu'il

[01:00:21]

a dit qu'il m'aurait noyé dans l'océan,

[01:00:23]

qu'il a commencé à se désigner lui-même

[01:00:25]

comme nous, et a finalement dit que

[01:00:27]

la prochaine fois que je le verrais, ce serait dans cette

[01:00:29]

Mercedes Noire. Quand j'ai lu

[01:00:31]

ce qu'elle avait écrit, littéralement ce

[01:00:33]

jour-là, j'ai compris que je n'ai pas

[01:00:35]

imaginé ça, que c'est effectivement arrivé.

[01:00:38]

C'est probablement la chose la plus

[01:00:39]

frustrante et la plus effrayante qui m'est

[01:00:41]

jamais arrivé. Je vais bien croire qu'il s'agit

[01:00:43]

d'un fou, mais à moins de le voir,

[01:00:45]

de le sentir et de l'entendre parler de

[01:00:47]

tous les petits détails de ce que

[01:00:49]

j'étais censé faire ce jour-là, alors

[01:00:51]

que moi seul le savais,

[01:00:53]

bien, vous ne pouvez pas comprendre l'effet que ça m'a fait.

[01:00:56]

Cela fait dix ans, et mon seul

[01:00:57]

réconfort est que mon ex petit ami était

[01:00:59]

là pour corroborer les faits. Cet

[01:01:01]

échange entre nous, où je l'ai contacté,

[01:01:03]

nous a permis de se retrouver

[01:01:05]

en bon terme après une décennie où

[01:01:07]

nous étions quittés dans le mauvais terme.

[01:01:10]

Cela semble avoir dérangé autant

[01:01:11]

que moi, et encore à ce jour, même

[01:01:13]

si je vis à 16 000 kilomètres en Asie

[01:01:15]

du Sud-Est, je ne peux m'empêcher de

[01:01:17]

chercher cette voiture. Je ne peux pas m'empêcher

[01:01:19]

de penser constamment

[01:01:21]

au visage tordu de Jimmy C.

[01:01:23]

Je me demande s'il rampe encore

[01:01:25]

sur mon dos comme il disait, et s'il a peur

[01:01:27]

que je ressens la nuit, souvent au moment

[01:01:29]

où je dois justement boire pour

[01:01:31]

réussir à dormir ou trouver une

[01:01:33]

fille pour la nuit afin que je ne sende

[01:01:35]

pas seul, et bien lui ou eux

[01:01:37]

me regardent sans cesse.

[01:01:40]

Et c'est ainsi que ce

[01:01:41]

commentaire-là, du moins cette publication

[01:01:43]

se termine

[01:01:45]

de cet utilisateur de Reddit du nom

[01:01:47]

de Restless Artist qui raconte cette

[01:01:49]

histoire-là. Et cette histoire-là

[01:01:51]

en fait a fait vraiment une grande

[01:01:54]

vague sur

[01:01:55]

Reddit et sur les médias sociaux.

[01:01:57]

Ce qui est étrange, c'est que toutes

[01:01:59]

les publications à propos

[01:02:01]

de cette histoire-là sur Reddit ont été

[01:02:03]

supprimées, même les commentaires.

[01:02:05]

Par contre, cet utilisateur-là,

[01:02:07]

c'est un vrai utilisateur. Parfois il y a des gens

[01:02:09]

comme ça qui racontent des drôles d'histoires, mais qui

[01:02:11]

se créent un compte juste pour une journée.

[01:02:13]

Mais c'est pas le cas de Restless Artist.

[01:02:15]

Donc il est resté quand même très actif,

[01:02:17]

ce qui porte à croire

[01:02:18]

qu'il a pas raconté ça pour avoir de l'attention

[01:02:21]

seulement une seule fois.

[01:02:24]

Et en fait, la seule

[01:02:25]

façon de retrouver des indices,

[01:02:27]

ou du moins cette publication-là

[01:02:29]

au fil de Reddit, c'est en parcourant

[01:02:31]

d'autres sujets, ou d'autres utilisateurs

[01:02:33]

ont repris la publication. Ça a été quand même

[01:02:35]

difficile à retrouver.

[01:02:37]

Et

[01:02:39]

en fait, ce qui est étrange aussi, c'est que l'utilisateur

[01:02:42]

Restless Artist a été

[01:02:43]

banni de la section Ask Reddit.

[01:02:46]

Mais tu sais, tu vas pas banir

[01:02:47]

quelqu'un pour ça. C'est pas

[01:02:49]

comme s'il avait trollé d'autres utilisateurs par la

[01:02:51]

suite. Même si

[01:02:53]

sa publication était complètement légitime

[01:02:55]

et respectueuse. Entre

[01:02:57]

temps, les internautes ont commencé à faire

[01:02:59]

des recherches sur

[01:03:01]

tous ces faits-là, en fait. Et surtout

[01:03:03]

sur les différentes voitures mentionnées dans l'histoire.

[01:03:06]

Et il se trouve qu'il y a effectivement

[01:03:07]

une voiture enregistrée

[01:03:09]

en Californie avec une plaque

[01:03:10]

d'immatriculation avec le nom Utopia.

[01:03:14]

Et il se trouve que cette voiture

[01:03:15]

est effectivement

[01:03:17]

une Mercedes-Benz noire

[01:03:20]

remisée à quelques minutes

[01:03:21]

du Golden Gate Bridge.

[01:03:23]

Et on se rappelle qu'ils se sont vus quand même en Géorgie,

[01:03:25]

mais que l'histoire du gars semble corroborer.

[01:03:27]

Et j'ai vraiment vu les

[01:03:29]

captures d'écran du registre

[01:03:31]

du bureau des véhicules de Californie,

[01:03:33]

où on voit vraiment la voiture.

[01:03:35]

On voit pas une photo, mais on voit que c'est une

[01:03:37]

Mercedes avec un extrait

[01:03:39]

de la couleur et le nom de la plaque.

[01:03:41]

Donc, ça compte.

[01:03:42]

C'est quand même assez étrange. On peut pas savoir si

[01:03:45]

ça appartient à un certain Jimmy Sea, par contre.

[01:03:49]

En fait, selon le bureau des véhicules,

[01:03:51]

la voiture a été longtemps rémisée

[01:03:53]

il y a environ 10 ans plus tard,

[01:03:55]

comme décrit dans l'histoire,

[01:03:56]

et elle est revenue sur la route avec de nouveaux pneus.

[01:04:00]

Donc, cette voiture-là,

[01:04:01]

10 ans plus tard, comme le dit l'homme,

[01:04:03]

aurait été remise sur la route.

[01:04:05]

Et nous ne savons pas à ce jour

[01:04:07]

si Will est toujours en vie, en fait.

[01:04:09]

Wow!

[01:04:11]

Cette histoire était une

[01:04:13]

présentation du gouvernement canadien

[01:04:15]

qui vous dit « Faites attention avec les drogues! »

[01:04:18]

Et continuez prudemment.

[01:04:19]

Quelle histoire!

[01:04:21]

Et j'étais quand même

[01:04:23]

surpris de voir que sur

[01:04:25]

souvent une histoire comme ça qui se retrouve

[01:04:27]

sur Reddit, les doutes

[01:04:29]

font surface assez rapidement.

[01:04:31]

Mais cette histoire-là, malgré le

[01:04:33]

caractère un peu paranormal et maléfique,

[01:04:36]

semble quand même faire

[01:04:37]

l'unanimité. C'est-à-dire que la plupart des gens

[01:04:39]

croient qu'il y a vraiment un élément de réel

[01:04:41]

derrière ça.

[01:04:42]

Moi, je trouve que ça nous rapproche des histoires.

[01:04:44]

Et ils sont nombreuses

[01:04:46]

de l'histoire de, comment on appelle ça,

[01:04:49]

d'ange gardien.

[01:04:52]

Quelqu'un qui apparaît une

[01:04:53]

fois, qui te dit « Je suis ton ange gardien,

[01:04:55]

mange pas cette pomme-là pourrite »

[01:04:57]

et il ne réapparaît plus jamais.

[01:04:59]

On dirait que ça rentre dans

[01:05:00]

ce domaine-là, mais là, il y a

[01:05:03]

un message peut-être plus

[01:05:05]

sombre que « Je vais t'aider

[01:05:07]

à faire tes devoirs ».

[01:05:09]

C'est mystérieux, ça.

[01:05:12]

À quel point

[01:05:13]

on peut la croire?

[01:05:15]

Là, on a l'élément

[01:05:17]

de la voiture qui nous

[01:05:19]

laisse un... Ils ne croyaient pas.

[01:05:21]

Là, tu as vu toi-même

[01:05:22]

les documents de voiture

[01:05:25]

qui confirment que cette voiture-là

[01:05:27]

existe.

[01:05:29]

Pourquoi cet homme-là, Will,

[01:05:31]

saurait qu'il a cette voiture-là

[01:05:32]

et qu'il l'utilise?

[01:05:34]

Je trouve que c'est un peu tiré par les cheveux

[01:05:38]

d'utiliser

[01:05:39]

cette voiture-là

[01:05:40]

pour... Oui, oui, c'est une preuve

[01:05:42]

que mon histoire est vraie, cette voiture-là est documentée.

[01:05:45]

Ça serait un peu tiré par les cheveux,

[01:05:46]

je pense. Je n'ai pas l'impression

[01:05:48]

de... Le type de personnage

[01:05:50]

qui semble ressortir de l'histoire

[01:05:52]

de qui est Will, là, c'est peut-être

[01:05:54]

un préjugé, mais ça ne semble pas être le genre

[01:05:56]

de gars assez vif d'esprit

[01:05:58]

pour aller chercher des indices vraiment

[01:06:00]

creux comme ça qui vont nous faire douter.

[01:06:03]

Donc, j'aurais tendance à croire

[01:06:04]

que c'est possiblement

[01:06:06]

vrai comme anecdote. Après ça,

[01:06:09]

c'est qui, cet homme-là?

[01:06:10]

Oui, exactement. Parce que ce n'est pas Will

[01:06:12]

qui a fait ces enquêtes-là. Lui, il a dit

[01:06:14]

qu'il a continué à ouvrir l'œil pour voir

[01:06:16]

la Mercedes Noire, mais... Exact.

[01:06:18]

C'est vraiment des internautes par la suite

[01:06:19]

qui ont creusé tout ça.

[01:06:22]

Parce que même chose, selon

[01:06:24]

la description qu'il fait de lui-même,

[01:06:26]

tu n'as pas l'impression que c'est lui qui va creuser

[01:06:28]

tous ces détails-là, mais je pense que ça aide

[01:06:29]

au mystère aussi, le fait que

[01:06:32]

la personne elle-même amène

[01:06:34]

pas tant que ça de fait,

[01:06:36]

qu'elle aura borant à tout ça.

[01:06:38]

J'aurais aimé aussi peut-être que son ex-copine

[01:06:40]

ait un rôle plus actif,

[01:06:41]

et peut-être qu'elle participe au subreddit

[01:06:43]

pour nous donner, parce qu'encore une fois,

[01:06:45]

il aurait pu inventer cette fameuse réponse-là

[01:06:47]

que sa copine lui a envoyée.

[01:06:50]

Je ne sais pas, qu'est-ce que t'en penses,

[01:06:51]

toi, Seb?

[01:06:53]

Écoute, je suis flabbergasté,

[01:06:55]

je suis toujours un peu...

[01:06:57]

Est-ce que c'est quelqu'un qui a construit tout ça,

[01:06:59]

une voiture qu'il a retrouvée 10 ans plus tard?

[01:07:01]

Parce que n'importe qui peut plaquer

[01:07:03]

une voiture avec un nom.

[01:07:06]

C'est azar-là

[01:07:08]

que je ne sais pas trop.

[01:07:09]

On ne sait pas trop de quoi qu'il est mort non plus.

[01:07:11]

Je veux dire, il s'est suicidé, mais

[01:07:12]

on n'a pas l'historique de Jimmy,

[01:07:15]

son passé,

[01:07:16]

on n'a même pas son nom familial.

[01:07:19]

Je trouve que si on avait eu cet élément-là,

[01:07:22]

ça aurait donné...

[01:07:23]

on aurait pu creuser

[01:07:25]

cette personne-là et avoir

[01:07:26]

plus de détails.

[01:07:28]

J'ai franchement envie de mettre

[01:07:30]

ma recherchiste sur le cas.

[01:07:32]

Elle aurait accès au dossier du coroner américain

[01:07:35]

pour aller chercher ce nom-là.

[01:07:37]

C'est sûr qu'il y a un document, si cette personne-là existe,

[01:07:40]

c'est sûr qu'il y a un document quelque part.

[01:07:41]

Ça me surprend, mais en même temps,

[01:07:43]

je ne suis pas un suivant de Reddit.

[01:07:45]

Je ne suis pas un spécialiste, mais

[01:07:47]

on dirait que plusieurs personnes

[01:07:48]

ont fait des recherches.

[01:07:51]

Dans les gens qui font des recherches sur Reddit,

[01:07:53]

sur des enquêtes, il y en a en maudit

[01:07:55]

qui savent comment aller chercher ces documents-là.

[01:07:58]

Est-ce qu'on ne l'a pas trouvé

[01:08:00]

parce qu'il n'existe pas

[01:08:01]

ou on ne l'a pas cherché finalement

[01:08:03]

ce document-là?

[01:08:04]

Même si on le trouvait,

[01:08:06]

on dirait que ça ne résoudrait pas le mystère.

[01:08:08]

Jimmy C est-ce que c'est

[01:08:10]

son nom de démon

[01:08:12]

réincarné ou c'est vraiment

[01:08:14]

son nom d'humain avant qu'il se suicide?

[01:08:17]

On aurait toujours une façon

[01:08:18]

de s'en sortir, je pense.

[01:08:19]

C'est ce bout-là

[01:08:21]

que je trouve étrange,

[01:08:24]

qui me fait quasiment moins croire

[01:08:26]

comment une voiture peut être encore

[01:08:28]

enregistrée. Je ne sais pas,

[01:08:29]

c'est ce petit bout-là.

[01:08:30]

Vu qu'elle est entreposée,

[01:08:32]

c'est vrai qu'il y a ça.

[01:08:34]

On ne sait pas combien de temps exactement

[01:08:36]

elle a été entreposée.

[01:08:37]

Je regardais un peu pendant qu'on discutait,

[01:08:40]

il y a des gens qui ont calculé les kilométrages

[01:08:42]

au registrat des automobiles

[01:08:44]

des États-Unis, les distances qu'elle a parcourues,

[01:08:46]

parce que quand une voiture change de propriétaire,

[01:08:48]

il y a toujours le kilométrage

[01:08:50]

au moment où elle a été vendue.

[01:08:53]

C'est ça, il y a des gens sur Reddit

[01:08:54]

par rapport à ça

[01:08:56]

qui ont calculé ça, il y a des incohérents.

[01:08:58]

C'est jumitigé,

[01:09:01]

mais j'adore les histoires

[01:09:02]

comme ça. Même des fois,

[01:09:04]

je suis un peu jaloux dans le sens

[01:09:06]

que j'aimerais ça à un moment donné arriver

[01:09:08]

dans un bar. Quelqu'un comme ça

[01:09:10]

m'arrive... Oui, avoir une rencontre un peu mystique.

[01:09:12]

Mystique, puis la personne disparaît,

[01:09:15]

puis avoir une suite

[01:09:16]

de trucs comme ça. Mais bon, en même temps,

[01:09:19]

je pense que

[01:09:20]

vivre ça, ça doit être vraiment peurant.

[01:09:22]

C'est un mélange de deux émotions.

[01:09:24]

Mais c'était vraiment une super histoire, Emile.

[01:09:26]

C'était vraiment intrigant.

[01:09:28]

Merci, Emile.

[01:09:30]

Merci à vous, messieurs. Encore une fois,

[01:09:31]

c'était un épisode assez

[01:09:33]

intéressant au niveau des histoires

[01:09:36]

paranormales et histoires d'Halloween.

[01:09:38]

Oui, vraiment, on a touché

[01:09:39]

toutes sortes de registres.

[01:09:41]

Je vous remercie beaucoup de votre temps.

[01:09:44]

Merci de t'être joint à nous, Simon.

[01:09:46]

Merci de l'invitation, les boys.

[01:09:47]

Ars Moriendi, ça recommence quand?

[01:09:49]

Ça recommence en janvier, si tout va bien,

[01:09:52]

puis ça va jamais bien.

[01:09:54]

Il y a toujours quelque chose

[01:09:55]

qui arrive en cours de route.

[01:09:57]

Mais si tout va bien, je suis de retour

[01:09:59]

le 2 janvier, donc juste après

[01:10:01]

le repos de votre party.

[01:10:04]

C'est un bon lendemain de brosse.

[01:10:05]

On va surveiller ça.

[01:10:07]

Sinon, à distorsion, vous pouvez nous trouver

[01:10:09]

un petit peu partout. Si vous voulez discuter

[01:10:10]

de toutes les histoires qu'on a mentionnées,

[01:10:12]

on va aller mettre les photos

[01:10:14]

de tes fantômes de Google Maps

[01:10:17]

sur le groupe de discussion.

[01:10:19]

C'est justement là que ça se passe. Vous pouvez le rejoindre

[01:10:21]

sur Facebook. On accepte la plupart du temps

[01:10:23]

un peu tout le monde si vous n'avez pas trop l'air louche.

[01:10:26]

Exactement. Vous pouvez aussi

[01:10:27]

nous trouver sur Instagram, Twitter

[01:10:29]

et YouTube pour ceux qui préfèrent

[01:10:31]

écouter nos épisodes

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Et aussi, n'oubliez pas notre boutique

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qui est en ligne. Vous pouvez vous procurer

[01:10:41]

de jolis gaminets

[01:10:42]

de la collection de Polybius.

[01:10:45]

Il y a aussi des

[01:10:46]

caisses de téléphones, iPhone et

[01:10:49]

Samsung Galaxy. Il y a aussi un sac

[01:10:51]

de commissions pour faire un peu

[01:10:53]

l'épicerie et des petites courses.

[01:10:55]

Je vous invite à y aller, c'est boutique.distorsionpodcast.com

[01:10:58]

C'est une autre

[01:10:59]

manière d'encourager le show.

[01:11:01]

Absolument. Et pour terminer,

[01:11:03]

Simon, aurais-tu un mot de la fin

[01:11:05]

pour nous ce soir? On ignore

[01:11:07]

toujours si les fantômes existent,

[01:11:09]

mais on a tous des squelettes dans le placard.

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