#133 - Alistair Wilson: Quand la mort frappe à la porte

Épisode

#133 - Alistair Wilson: Quand la mort frappe à la porte

Épisode
133
Durée
1 h 15 min
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Imaginez une soirée froide et ordinaire de novembre dans un paisible village écossais. En quelques instants, la tranquillité est brisée : un visiteur inattendu sonne à la porte et déclenche une tragédie inexplicable. Alistair Wilson, père de famille sans histoire, échange quelques mots avec cet inconnu. Quelques minutes plus tard, il s’effondre, abattu devant sa maison. Une enveloppe bleue vide, trois coups de feu, un mystérieux pistolet de collection… Autant d’indices au cœur de l’une des plus grandes énigmes d’Écosse.

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[00:00]

Vous êtes sur le point d'écouter Distorsion, un podcast sur...

[00:24]

Des histoires étranges de l'ère numérique.

[00:57]

Imaginez une soirée froide de novembre ordinaire dans un village tranquille en Écosse.

[01:05]

En quelques instants, un visiteur inattendu déclenche une tragédie inexplicable.

[01:19]

Quelques minutes plus tard, il est abattu devant sa maison sans raison apparente.

[01:27]

Les mystérieux pistolets de collection sont au cœur d'un des plus grands mystères d'Écosse.

[01:36]

Sébastien, comment ça va ce soir?

[01:37]

Ça va bien, toi Emile?

[01:39]

Ça va bien aussi parce qu'on aborde un de mes sujets préférés dans les True Crime.

[01:45]

On revient un peu à une histoire un petit peu plus classique, je veux dire,

[01:50]

c'est-à-dire avec une chronologie un petit peu plus simple que nos derniers épisodes.

[01:55]

Et moi ce qui me fascine dans l'univers du True Crime ou dans ces histoires-là,

[02:00]

c'est le crime parfait.

[02:02]

C'est un crime souvent qui est commis sans mobile apparent, sans parfois laisser de traces,

[02:10]

laisser d'ADN ou autre.

[02:12]

Puis le cas d'Alister Wilson est vraiment un cas parfait de meurtre inexplicable quelque part.

[02:20]

Oui, absolument. Depuis qu'on travaille sur ce cas-là,

[02:23]

je me questionne puis je n'arrive pas, vous allez voir,

[02:25]

je n'arrive pas à me brancher sur une des hypothèses,

[02:28]

je ne veux pas trop vous en dire.

[02:30]

Exact, parce que vous allez voir, mais se faire assassiner au pas de sa porte

[02:36]

un soir de semaine en famille, c'est quelque chose que personne souhaite évidemment,

[02:42]

puis ça marque quand même, c'est une exécution quand même faite à grand déploiement quelque part.

[02:49]

Il y avait un message qui tentait d'être envoyé avec cette exécution-là.

[02:55]

Puis on va tenter aujourd'hui d'y aller un peu dans le style distorsion,

[03:00]

c'est-à-dire avec beaucoup de détails, on va se plonger dans cette histoire-là

[03:03]

de soirée de novembre en Écosse pour refaire la chronologie de cette histoire-là

[03:08]

puis discuter des différentes théories.

[03:10]

Il y a eu des développements aussi en 2024,

[03:12]

donc c'est une histoire qui date quand même d'il y a quelques années,

[03:16]

c'est survenu en 2004.

[03:18]

Oui, exact, début du siècle.

[03:20]

Oui, oui, c'est ça.

[03:20]

Du nouveau siècle.

[03:21]

Du nouveau siècle, je te le cacherais quand même.

[03:22]

Début du millénaire.

[03:23]

Oui, c'est ça, oui.

[03:24]

Mais il y a quand même eu des développements 20 ans plus tard,

[03:28]

donc c'est très intéressant de voir, vous allez voir,

[03:31]

on va refaire la chronologie des événements et on va y arriver tranquillement.

[03:34]

Ça va être un épisode vraiment cool, puis un after-show.

[03:38]

On va parler d'un autre cas, vous savez, on est l'hiver,

[03:41]

je ne sais pas à quel moment vous nous écoutez, vous.

[03:43]

Je sais que c'est spécial parce que cet épisode-là,

[03:46]

pour nos membres Patreon, va être disponible fin décembre,

[03:50]

donc en 2024.

[03:51]

Mais je crois que le grand public sur Spotify, Apple Podcasts,

[03:54]

ça va être au début de l'année 2025.

[03:56]

Donc je ne sais pas s'il faut vous souhaiter bonne année.

[03:59]

Oui, c'est vrai.

[04:00]

Joyeux Noël, bonne année tout le monde.

[04:02]

Oui.

[04:02]

Et c'est un peu une thématique hivernale pour,

[04:05]

et cet épisode-là qui se déroule en novembre en Écosse,

[04:08]

une soirée froide,

[04:10]

et aussi notre after-show pour nos membres Patreon,

[04:13]

où on va parler du meurtre inexpliqué de Michel Perron,

[04:17]

une histoire québécoise survenue dans les années 80,

[04:20]

qui avait passionné le Québec à cette époque-là,

[04:23]

puis qui est encore une fois une femme assassinée dans sa voiture

[04:26]

de manière un peu inexplicable,

[04:28]

un soir de décembre en pleine tempête de neige,

[04:32]

et évidemment, bon, il y a le mari qui était au centre de l'enquête.

[04:35]

En même temps, il y a eu deux procès, une condamnation,

[04:40]

un procès où il a été innocenté,

[04:41]

et au final, il y a encore plein de mystères autour de cette histoire-là.

[04:45]

On va en discuter en after-show avec nos membres Patreon, bien entendu,

[04:50]

mais Seb, qu'est-ce qu'on boit avant d'en arriver là?

[04:52]

Oui, on retourne en arrière encore,

[04:54]

avec pas une ancienne bière, mais Farnham,

[04:57]

bière de la microbrossée Farnham,

[04:59]

qui était un de nos premiers amours aussi de IPA, je me rappelle, à l'époque,

[05:03]

et ils ont sorti une Easy Pale Ale, comme on aime bien,

[05:07]

et ça n'a pas de nom en tant que tel.

[05:09]

Souvent, ils vont donner le nombre d'I.B.U.

[05:12]

Ça a longtemps été comme ça, je bois la 67.

[05:15]

Oui, exactement, et dans ce cas-ci, c'est la 37.

[05:18]

Donc, une excellente Easy.

[05:20]

Les quelques gorgées que j'ai prises actuellement sont délicieuses.

[05:23]

Shout-out à Farnham.

[05:25]

Et ça nous vient de qui, ça?

[05:27]

Kevin Huguet, si je le prononce bien,

[05:29]

qui nous a offert une tournée de bière à partir de notre site Web,

[05:33]

distorsionpodcast.com, vous le savez, petit onglet.

[05:36]

Tournée de bière où vous nous donnez un don,

[05:38]

où vous nous suggérez une bière, et le tour est joué.

[05:40]

Bien oui, et puis, merci à ceux qui nous encouragent encore via la tournée de bière.

[05:45]

Parce que c'est vraiment la première mécanique de don qu'on a instauré.

[05:50]

C'était avant Patreon, c'était avant d'avoir des commanditaires.

[05:53]

Tout ça, c'était vraiment le début pour nous,

[05:56]

qui au final, ça nous faisait dépenser plus qu'autre chose

[05:59]

parce qu'on s'achetait plus de bière.

[06:02]

Mais shout-out à ceux qui utilisent encore cette mécanique-là

[06:06]

qui nous aide à remplir notre frigo de bon breuvage froid.

[06:10]

Oui, c'est très apprécié.

[06:11]

On a aussi un shout-out 5 étoiles, une review sur Apple Podcasts

[06:16]

qui nous vient de Dev Maxel,

[06:18]

et il nous dit « Meilleur accompagnement de bénévolat ».

[06:21]

« Aujourd'hui, je fais le Noël des nôtres

[06:23]

en étant accompagné de votre podcast sur Tchad.

[06:27]

Excellent accompagnement de tâches en général.

[06:29]

Merci les gars ».

[06:31]

Donc je ne sais pas c'est quoi le Noël des nôtres,

[06:32]

ça semble être une activité de bénévolat de Noël.

[06:36]

Je ne sais pas si cet auditeur ou auditrice-là

[06:39]

nous vient d'Europe ou du Canada.

[06:41]

Mais shout-out à tous ceux qui font du bénévolat de Noël,

[06:44]

c'est bien important.

[06:45]

Oui, on en a besoin à longueur d'année,

[06:46]

mais on sait que le temps des fêtes,

[06:48]

c'est encore plus une période qu'on a besoin de bénévolat.

[06:52]

Oui, effectivement.

[06:53]

Aussi, cadeau de Noël, si vous nous écoutez avant Noël,

[06:57]

et pourquoi pas un cadeau de Saint-Valentin,

[06:59]

la nouvelle merch de Distorsion.

[07:01]

On vous rappelle qu'elle est disponible

[07:02]

sur notre boutique en ligne au distortionpodcast.com,

[07:06]

la collection Lake City Quiet Pills

[07:08]

avec le hoodie, le T-shirt, les casquettes

[07:10]

et aussi le T-shirt Killime Pie

[07:13]

qui est apparu il y a quelques semaines

[07:15]

et l'engouement est bien présent.

[07:18]

Merci à ceux qui représentent la Distorsion,

[07:21]

qui contribuent à la propagande

[07:22]

des histoires étranges de l'ère numérique.

[07:24]

Vous êtes des parfaits ambassadeurs.

[07:26]

Oh oui.

[07:28]

Dis-moi Emile, est-ce que tu as déjà eu besoin

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d'un petit boost le matin,

[07:32]

mais sans vouloir te tourner vers le café

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ou même les boissons sucrées?

[07:35]

Oh que oui ma gueule!

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Surtout les lendemains de nos chaudes

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et cabarets des curiosités du web,

[07:41]

quand on a trop fêté avec côté sombre,

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ça prend un petit boost matinal.

[07:46]

Oh oui, mais j'ai la solution pour toi.

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Les shots pressés à froid Dose Juice

[07:51]

avec quatre ingrédients biologiques,

[07:54]

gingembre, curcuma, citron et poivre noir.

[07:57]

C'est un concentré d'énergie,

[07:59]

100 % naturel et sans caféine.

[08:02]

Ça sonne comme une bonne alternative mon Seb,

[08:05]

pas de sucre ajouté, pas de dilution,

[08:08]

juste du pur boost naturel.

[08:11]

Exactement.

[08:12]

En plus, c'est super facile à intégrer

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dans ta routine.

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Un petit shot et boum,

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t'es prêt à taquer ta journée.

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Et ce qui est vraiment top Seb,

[08:20]

c'est que Dose est dispo un peu partout.

[08:23]

IGA, Métro, Walmart, Super C, Maxi, Avril

[08:27]

et même Costco,

[08:28]

il y en a aussi évidemment

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dans vos petites épiceries de quartier

[08:31]

ainsi que sur leur site web

[08:33]

dosejuice.com

[08:35]

Oh, et on a une offre spéciale

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juste pour les distordus.

[08:39]

Profitez de 20 % de rabais

[08:40]

sur votre première commande en ligne

[08:42]

avec le code DISTORTION20

[08:44]

sur dosejuice.com

[08:46]

Donc Dose Juice,

[08:49]

c'est un petit shot pour un grand impact.

[08:52]

Seb, là-dessus, est-ce qu'on est prêt

[08:53]

à se lancer dans le meurtre inexplicable

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d'Alistair Wilson?

[08:58]

Oui madame!

[08:59]

Eh monsieur!

[09:02]

Yeah!

[09:05]

Je te parle un peu de la vie

[09:06]

d'Alistair Wilson, Seb,

[09:08]

parce qu'on va en parler de long à large

[09:10]

aujourd'hui, puis à la base,

[09:13]

on en connaissait pas tant que ça

[09:14]

sur sa vie, c'est un peu un homme,

[09:16]

je dis pas ça d'une manière condescendante,

[09:18]

mais un homme sans histoire.

[09:20]

On dit souvent ça des gens

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qui nous entourent et souvent

[09:23]

les histoires de True Crime

[09:25]

commencent comme ça.

[09:26]

On se rend compte que ce n'est pas

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finalement des gens sans histoire

[09:30]

à 100%.

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Alistair est né le 4 mars 1974

[09:34]

à Ayrshire en Écosse.

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Il est le deuxième enfant

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d'Alan et Joanne Wilson

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après sa sœur aînée Gillian.

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La famille d'Alistair

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vivait à Beth,

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une petite ville de 6000 habitants

[09:47]

située à 35 km

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au sud-ouest de Glasgow,

[09:52]

qui je crois est la capitale de l'Écosse.

[09:54]

Alistair fréquente

[09:56]

l'école primaire de Beth

[09:57]

avant de poursuivre ses études

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à l'Académie Garnock à Kilburnie.

[10:02]

Son professeur d'anglais,

[10:04]

John Odgurt,

[10:05]

se souvient de lui comme

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d'un élève calme et respectueux.

[10:09]

Alistair, qui n'avait pas l'habitude

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de boire avant l'âge légal

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ni de causer des problèmes,

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pensait ses week-ends à écouter

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de la musique chez des amis

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ou encore au Beth Golf Club

[10:20]

où il jouait au golf.

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Jamie Thornburn, un ami d'école,

[10:24]

décrit Alistair comme un étudiant

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sérieux et déterminé.

[10:28]

Sachant déjà qu'il voulait travailler

[10:29]

dans le secteur bancaire, Alistair

[10:32]

met tout en œuvre pour parvenir

[10:33]

à son objectif. Après ses études

[10:36]

secondaires, il s'inscrit donc

[10:37]

à l'Université de Stirling

[10:39]

en comptabilité et droit des affaires.

[10:42]

Diplômé en 1996,

[10:44]

il rejoint la même année

[10:45]

la Bank of Scotland

[10:47]

en tant que stagiaire diplômé.

[10:50]

C'est là qu'il va commencer

[10:51]

une longue carrière en finance.

[10:55]

Éventuellement,

[10:56]

il va rencontrer sa femme

[10:57]

Veronica dont on va parler

[10:59]

au moment des faits

[11:02]

au niveau de la fameuse

[11:03]

soirée fatidique.

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Alistair et Veronica se rencontrent

[11:07]

lors d'un événement social

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organisé par des amis communs

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à Inverness, une ville située

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dans les Highlands en Écosse.

[11:15]

Leur connexion est immédiate.

[11:18]

Alistair était alors

[11:19]

âgé de 25 ans,

[11:21]

c'est un jeune banquier ambitieux,

[11:24]

tandis que Veronica,

[11:25]

pleine de vie et d'énergie,

[11:27]

aspirait à une carrière

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dans le secteur éducatif.

[11:31]

Leur attirance mutuelle

[11:32]

se transforme rapidement

[11:33]

en une belle histoire d'amour

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et après quelques années de fréquentation,

[11:37]

il décide de se marier.

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Cinq ans plus tard,

[11:41]

Alistair, maintenant âgé de 30 ans,

[11:44]

est un banquier respecté,

[11:46]

travaillant à la Bank of Scotland

[11:48]

dans la ville de Inverness.

[11:50]

Il est reconnu pour son

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professionnalisme, sa rigueur et son intégrité,

[11:54]

des qualités essentielles

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dans son rôle de financement

[11:57]

des entreprises locales.

[11:59]

Ce poste l'amène à prendre des décisions

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qui influencent directement la survie

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ou la croissance des entreprises

[12:05]

de la région des Highlands,

[12:07]

une responsabilité qui, bien que sensible,

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ne semble lui avoir valu aucun ennemi

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connu à ce qu'on sache.

[12:14]

Parce que c'est vrai,

[12:15]

dans les petites,

[12:16]

souvent dans une grande ville

[12:18]

comme Montréal et Paris,

[12:20]

le banquier lui-même est un peu

[12:23]

une pièce de puzzle remplaçable.

[12:25]

C'est-à-dire que dans les grandes banques,

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surtout au niveau des entreprises,

[12:28]

dans les grandes villes,

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si c'est pas Simon qui te sert à la banque

[12:33]

ou qui gère ton compte,

[12:34]

s'il est parti, ça va en être un autre.

[12:36]

Mais je sais que dans les plus petites communautés,

[12:38]

les plus petits villages,

[12:40]

le banquier en a lourd sur les épaules

[12:43]

parce que

[12:43]

souvent il va dealer par exemple avec des entreprises,

[12:47]

que ce soit des entreprises agricoles

[12:49]

mais des entreprises familiales,

[12:50]

des fois qui vont pas toujours bien.

[12:52]

On en a lourd à porter.

[12:54]

C'est souvent le sauveur

[12:56]

ou le bourreau des entreprises

[12:57]

dans les petites communautés.

[13:00]

Souvent, c'est des gens

[13:01]

qui vont rester un peu plus longtemps

[13:03]

dans un moins grand roulement

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que dans les grandes villes.

[13:05]

C'est sûr qu'il va y avoir une certaine pression

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des entrepreneurs locaux.

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Ces gens-là, tu les croises à l'épicerie,

[13:12]

tu les croises un peu partout,

[13:13]

plus facilement du moins que dans une grande ville

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où on est tellement éparpillés

[13:17]

que les chances sont minces.

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C'est vrai que ça doit être particulier

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quand tu refuses un prêt

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ou quoi que ce soit à un entrepreneur.

[13:26]

Je sais que ça a mené,

[13:28]

je connais quelqu'un qui travaille

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en politique municipale

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dans un petit village au Saguenay.

[13:33]

C'est pas facile

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être un représentant de politique.

[13:39]

Parfois,

[13:40]

prendre des décisions

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ou même des fois, c'est juste par association.

[13:44]

Ton parti a pris une décision

[13:45]

qui a de l'impact sur l'économie locale.

[13:48]

Ça mène à des conflits,

[13:49]

les gens vont te croiser, vont t'insulter

[13:50]

à l'épicerie la fin de semaine

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ou lorsqu'ils te croisent dans la communauté.

[13:55]

C'est un peu ingrat comme métier.

[13:58]

Ici, on est moins habitué

[13:59]

de croiser nos élus.

[14:01]

Oui, exactement.

[14:03]

Encore une fois, répartis un peu partout.

[14:05]

Exact.

[14:07]

Les amoureux Alistair et Veronica

[14:09]

vivent dans une maison chaleureuse

[14:11]

et accueillante située

[14:13]

dans le quartier résidentiel de Nurn,

[14:15]

une charmante ville côtière

[14:17]

sur la mer du Nord en Écosse.

[14:20]

Nurn est réputée

[14:21]

pour ses plages de sable fin,

[14:23]

ses paysages magnifiques

[14:24]

et son atmosphère tranquille,

[14:26]

ce qui en fait un lieu idéal

[14:28]

pour élever des enfants.

[14:29]

Le couple apprécie particulièrement

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la proximité de la nature

[14:33]

et il profite souvent des sentiers de randonnée

[14:35]

et des activités de plein air

[14:36]

que la région a à offrir.

[14:38]

Effectivement, je suis allé voir

[14:39]

sur Google Maps puis en plus bien situé

[14:43]

Alistair et Veronica à leur maison.

[14:45]

Ça doit être à cinq minutes de la plage.

[14:47]

Ils possèdent une jolie maison,

[14:49]

un bâtiment de style traditionnel

[14:51]

qui est le reflet de leur vie familiale.

[14:53]

Elle est décorée avec soin,

[14:55]

mêlant souvenirs de voyage,

[14:56]

photos de famille et objets

[14:58]

qui racontent leur histoire ensemble.

[15:00]

Côté personnel, Alistair

[15:02]

mène une vie familiale paisible

[15:04]

avec Veronica,

[15:06]

qui est une partenaire

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dévouée, aimante.

[15:11]

Ils ont deux jeunes enfants,

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Andrew âgé de quatre ans

[15:13]

et Graham âgé de deux ans.

[15:16]

Leur foyer est également renforcé

[15:18]

par la présence du père de Veronica,

[15:20]

qui vit avec eux et apporte

[15:21]

un soutien précieux dans leur quotidien.

[15:23]

Il y a d'autres tâches ménagères.

[15:26]

C'est important de le savoir

[15:27]

parce qu'il n'était pas...

[15:29]

Il y avait quelqu'un d'autre

[15:32]

dans la maison à ce moment-là.

[15:34]

Sa présence permet

[15:35]

à Alistair et Veronica

[15:37]

de mieux gérer leurs responsabilités

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respectives puis de consacrer

[15:41]

davantage de temps à leurs enfants.

[15:44]

Veronica est très impliquée

[15:46]

dans la gestion du foyer familial

[15:48]

et joue un rôle central

[15:51]

au niveau des enfants,

[15:53]

tandis qu'Alistair,

[15:53]

bien que très pris par le travail,

[15:55]

est un père attentif et aimant.

[15:58]

Mais c'est plus lui qui a le rôle

[16:00]

de ramener l'argent

[16:02]

au foyer. C'est le pourvoyeur

[16:04]

quelque part.

[16:05]

Ils consacrent aussi beaucoup de temps libre

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à ces enfants, à Andrew et Graham,

[16:09]

et les week-ends sont souvent l'occasion

[16:11]

de faire des activités familiales.

[16:13]

Leur foyer dégage une atmosphère

[16:15]

de stabilité et de tranquillité,

[16:17]

et leurs relations de voisinage sont marquées

[16:19]

par des liens amicaux et un attachement

[16:21]

à leur communauté locale.

[16:23]

Donc, en apparence,

[16:25]

c'est un peu une petite famille

[16:26]

parfaite qui entre dans les clichés.

[16:29]

La vie d'Alistair

[16:31]

assemble exemplaire,

[16:32]

à la fois sur le plan personnel

[16:34]

et professionnel. Pourtant,

[16:36]

les décisions sensibles qu'il doit

[16:38]

parfois prendre en tant que banquier

[16:40]

pourraient susciter des tensions.

[16:42]

Malgré cela, rien ne laisse présager

[16:44]

qu'il pourrait être exposé à des menaces sérieuses.

[16:46]

Alistair avait récemment

[16:48]

choisi de démissionner de son emploi

[16:50]

à la Bank of Scotland,

[16:51]

une formation importante ici,

[16:53]

et il devait commencer un nouvel emploi à Inverness

[16:56]

dans un cabinet conseil environnemental.

[16:58]

Il espérait que son nouvel emploi

[17:00]

lui permette de passer plus

[17:02]

de temps avec sa petite famille.

[17:03]

Il était très excité par cette transition-là.

[17:06]

C'était des bonnes nouvelles pour lui.

[17:07]

Oui, parce que c'est vrai que j'imagine

[17:10]

que le type d'emploi qu'il avait,

[17:12]

ça devait être tellement prenant aussi au niveau

[17:13]

de la charge mentale. Aussi,

[17:15]

même si tu es à la maison,

[17:17]

des fois ton esprit... En tout cas, j'ai l'impression

[17:19]

que ce type de poste-là doit être assez exigeant.

[17:22]

Le soir du

[17:23]

28 novembre 2004,

[17:26]

vers 19 heures,

[17:27]

la sonnette se fait entendre à la porte

[17:29]

de la maison familiale.

[17:31]

Veronica ouvre et se retrouve

[17:33]

face à un individu qui prononce

[17:35]

uniquement les mots Alistair Wilson.

[17:38]

Elle referme la porte

[17:39]

et monte à l'étage pour aller chercher

[17:41]

son mari, qui lui,

[17:43]

s'apprêtait à rejoindre leur fils,

[17:45]

en pyjama, qui attendent l'histoire

[17:47]

que leur père leur raconte chaque soir

[17:49]

avant de s'endormir.

[17:50]

Un moment crucial de la routine dodo.

[17:53]

Oh oui. Alistair

[17:55]

descend et se présente devant l'homme.

[17:57]

Il échange quelques mots avec l'inconnu

[17:59]

pendant trois à cinq minutes,

[18:01]

ce qui est quand même un certain temps.

[18:02]

Au cours desquels,

[18:05]

celui-ci lui remet à Alistair

[18:06]

une enveloppe bleue portant le prénom

[18:09]

Paul, écrit au stylo.

[18:11]

Perplexe, Alistair

[18:12]

retourne à l'étage pour montrer l'enveloppe

[18:14]

à Veronica. Après une

[18:16]

brève discussion avec sa femme,

[18:18]

il retourne à la porte et continue l'échange

[18:20]

avec l'inconnu pendant environ une à deux

[18:22]

minutes supplémentaires.

[18:24]

C'est alors que trois coups de feu retentissent.

[18:27]

Alistair est abattu

[18:28]

de trois balles à bout portant.

[18:30]

Veronica, en état de choc,

[18:32]

descend rapidement après avoir entendu

[18:34]

des coups de feu. Elle retrouve

[18:36]

son mari gisant dans une mort de sang.

[18:38]

Elle aperçoit le tireur s'éloigner

[18:40]

calmement le long de la route.

[18:42]

Andrew, âgé de seulement quatre

[18:44]

ans, entend l'écrit

[18:46]

et descend pour y trouver son père

[18:48]

mourant dans le cadre de la porte.

[18:51]

Toute une vision

[18:52]

qui doit rester longtemps

[18:54]

dans la tête d'un enfant.

[18:56]

C'est incroyable. On va reparler

[18:58]

justement de ça.

[19:00]

Ça se passe très rapidement

[19:02]

cet événement-là.

[19:04]

On parle de deux discussions,

[19:06]

une de trois à cinq minutes entre

[19:08]

Alistair et l'inconnu à la porte.

[19:10]

Après ça, il remonte avec

[19:12]

la soi-disant enveloppe

[19:14]

pour parler à sa femme.

[19:16]

Et après ça, lorsqu'il revient,

[19:19]

c'est là qu'il y a encore une discussion

[19:20]

avec l'inconnu de la porte.

[19:22]

Il y a trois coups de feu qui sont

[19:24]

entendus. C'est tellement bizarre.

[19:26]

C'est assez direct. Tout ça,

[19:28]

ça se passe à une heure

[19:31]

justement de...

[19:32]

Je ne sais pas quelle heure exactement.

[19:33]

19 heures. Exactement.

[19:36]

Peu après le souper,

[19:37]

les gens sont encore debout.

[19:39]

On est dans une rue où il y a quand même

[19:41]

un certain voisinage. Il y a des maisons à côté.

[19:43]

On n'est pas au bout du bois.

[19:45]

C'est particulier comme crime.

[19:47]

Oui, j'arrive pas à comprendre.

[19:50]

C'est un plan parfait

[19:51]

pour se faire attraper comme meurtrier, presque.

[19:53]

Bien oui, parce que tu as plusieurs témoins

[19:56]

oculaires, tu prends ton temps,

[19:58]

tu ne te sauves pas.

[20:00]

Non, c'est tellement

[20:03]

étrange.

[20:04]

Le tueur, on va y revenir,

[20:06]

vous allez voir, on va analyser ça de long en large,

[20:08]

mais le tueur

[20:10]

était quand même chill lorsqu'il marchait

[20:11]

sur la route. Il ne se sauvait pas à la course.

[20:13]

C'est vraiment bizarre.

[20:15]

Véronika a sans presse de composer

[20:17]

le 999, qui est le numéro

[20:19]

d'urgence en Écosse,

[20:22]

et traverse immédiatement

[20:23]

au Havelock Hotel,

[20:26]

situé devant la résidence familiale,

[20:28]

afin d'aller chercher de l'aide.

[20:30]

Alistair, malgré ses blessures,

[20:32]

est encore conscient pendant quelques instants,

[20:34]

mais il succombe à ses blessures

[20:36]

une heure plus tard à l'hôpital.

[20:38]

Je voulais vous...

[20:40]

Ça m'intriguait le 999.

[20:42]

Je l'avais déjà vu au lieu du 9-1-1.

[20:44]

Je voulais vous faire un petit...

[20:45]

Je voulais vous parler un peu de où ça vient,

[20:48]

le 999, enfin.

[20:51]

Pourquoi on compose 999

[20:53]

quand on est en situation d'urgence?

[20:55]

Ça vient de Londres.

[20:56]

En fait, en 1937, il y a eu

[20:59]

un incendie meurtrier.

[21:01]

En fait, en 1935,

[21:03]

on aurait eu besoin

[21:05]

des accès d'urgence.

[21:06]

Ça a été créé deux ans plus tard.

[21:09]

Pourquoi le 9?

[21:10]

C'est que le cadran téléphonique

[21:11]

rotatif de l'époque était plus facile

[21:14]

à localiser et à composer,

[21:15]

même dans l'obscurité,

[21:17]

et même s'il y a de la fumée.

[21:19]

Parce que c'est ça que je me demandais.

[21:20]

C'était-tu juste une technicalité

[21:21]

ou quelque chose comme ça?

[21:23]

Et ils ont même pu modifier

[21:24]

les cabines téléphoniques

[21:25]

pour permettre l'utilisation gratuite

[21:28]

avec le chiffre 9,

[21:29]

qui là est une technicalité, en fait.

[21:31]

Oui, oui, oui.

[21:32]

Tu me fais penser, parce que c'est vrai,

[21:35]

sur les fameux téléphones

[21:36]

rotatifs pour tous nos auditeurs,

[21:40]

auditrices qui n'ont jamais vécu ça.

[21:42]

On n'a pas vécu ça longtemps, nous non plus,

[21:45]

même étant

[21:47]

peut-être plus âgés

[21:48]

que certains d'entre vous.

[21:50]

Mes parents en ont eu un

[21:52]

un bout de temps, mais c'était plus

[21:54]

par attrait vintage

[21:56]

que par réel besoin.

[21:59]

Lorsque tu pars du 1,

[22:00]

tu fais presque un tour au complet,

[22:02]

puis t'es arrêté par le petit stopper.

[22:04]

Le 9, c'est celui qui est le plus loin,

[22:06]

si je ne m'abuse.

[22:07]

C'est là que tu as le moins de rotation à faire.

[22:09]

Tu as juste à faire un tac, tac, tac,

[22:11]

rapidement. Le 9 est au bout.

[22:13]

Je pensais qu'il allait plus loin,

[22:15]

mais tu as raison.

[22:16]

Corrigez-moi si je me trompe,

[22:18]

mais le 9 est à la fin,

[22:20]

donc tu n'en as pas long à faire,

[22:22]

c'est lui qui a le moins à faire.

[22:23]

Je pensais que c'était l'inverse,

[22:24]

parce que j'avais l'impression que tu craquais

[22:25]

jusqu'en haut, puis ça revenait.

[22:28]

D'après moi, le 1, c'est lui qui est le plus long.

[22:29]

C'est peut-être ça aussi.

[22:31]

Ça fait tellement longtemps que je ne sais pas

[22:32]

ce qui s'est posé là-dessus.

[22:34]

Je ne suis plus certain.

[22:35]

C'est pour ça que, selon moi,

[22:36]

c'est le plus simple à faire dans une situation

[22:39]

où il y a le feu.

[22:40]

Tu veux te mettre le doigt dans le trou,

[22:42]

c'est celui qui est juste à côté du stopper.

[22:43]

C'est ça, c'est le dernier.

[22:46]

Exactement.

[22:47]

Pourquoi en Amérique du Nord,

[22:49]

nous, c'est le 911.

[22:50]

C'est aux États-Unis en 68

[22:52]

qui ont voulu le faire.

[22:55]

Le 1, ça l'indiquait

[22:57]

aux centrales spéciales.

[22:59]

En tout cas, c'était comme un code,

[23:01]

une technicalité qui permettait

[23:02]

d'indiquer que c'était un numéro spécial

[23:04]

avec les centrales téléphoniques de l'époque.

[23:06]

Au Canada, on l'a adopté en 1972.

[23:10]

Il faut savoir

[23:11]

qu'en 1959,

[23:13]

Winnipeg, au Manitoba,

[23:16]

avait initialement adopté

[23:17]

le 999, mais ils se sont

[23:20]

alignés avec les États-Unis

[23:21]

lorsque le 911 est devenu

[23:23]

plus global.

[23:24]

Bon, bien Winnipeg était

[23:25]

en avance sur quelque chose?

[23:27]

Oui, c'est assez rare qu'on peut dire ça.

[23:30]

Je poursuis l'histoire.

[23:32]

La police écossaise commence

[23:33]

à interroger Véronika, les voisins

[23:36]

ainsi que tout autre témoin potentiel.

[23:39]

Les enquêteurs examinent

[23:40]

la scène de crime à la recherche

[23:41]

de la moindre trace laissée par l'agresseur,

[23:44]

mais les indices sont très limités.

[23:46]

Des témoins signalent avoir vu

[23:48]

un homme étrange rôdant dans le quartier

[23:50]

le soir du meurtre.

[23:51]

La description donnée par Véronika évoque

[23:53]

un homme mesurant entre

[23:55]

1 mètre 70 et 1 mètre 80,

[23:58]

rasé de près, portant

[23:59]

une casquette de baseball noire,

[24:01]

enfoncée sur son visage et un

[24:03]

blouson bleu foncé de style aviateur

[24:06]

ainsi qu'un jeans foncé.

[24:08]

Il serait âgé entre

[24:09]

35 et 40 ans.

[24:11]

D'autres témoins confirment avoir vu

[24:13]

cet homme fait près de la maison

[24:15]

des Wilson peu avant le meurtre.

[24:18]

C'est comme un outfit

[24:19]

très commun, mais en même temps

[24:22]

particulier, j'avoue,

[24:23]

le manteau style aviateur,

[24:25]

mais c'est quelqu'un que si

[24:27]

tu publies un portrait robot,

[24:28]

tu vas en trouver

[24:31]

plusieurs au pied carré.

[24:33]

Oui, et ça devait être la mode en plus,

[24:35]

j'ai l'impression de cette tranche d'âge.

[24:38]

Plusieurs voisins

[24:39]

expriment leur choc et leur inquiétude

[24:41]

face aux suspects qui courtent au jour

[24:42]

et qui ne semblaient pas pressés de quitter les lieux.

[24:45]

La majorité d'entre eux

[24:47]

soulignent que Nirn est généralement

[24:49]

un endroit paisible

[24:50]

où des événements de cette nature

[24:52]

sont extrêmement rares.

[24:54]

Ils rapportent également aux policiers

[24:56]

qu'Alistair et sa famille étaient des voisins

[24:58]

amicaux et respectés.

[25:00]

Avec toutes ces informations en tête,

[25:02]

les autorités cherchent à comprendre

[25:05]

pourquoi ce père de famille à la vie rangée

[25:07]

a-t-il été assassiné

[25:09]

alors qu'il semblait

[25:10]

être aimé et respecté de tous.

[25:14]

Oui, puis en plus

[25:15]

dans le style de mort,

[25:18]

on dirait, Seb,

[25:19]

que ça évoque presque

[25:21]

la présence d'un hitman,

[25:23]

d'un tueur à gages professionnel.

[25:26]

Il y a un criminologiste

[25:27]

d'ailleurs, il y a un très bon podcast

[25:29]

qui a été fait, qui s'appelle The Doorstep Murder

[25:32]

en 2018, je crois,

[25:34]

par la BBC

[25:35]

et qui va vraiment en long

[25:37]

et en large dans cette histoire-là.

[25:38]

Évidemment, on l'a écouté pour la conception

[25:41]

de cet épisode.

[25:42]

Et il y a un criminologiste

[25:46]

qui se prononce

[25:48]

sur cette théorie-là

[25:49]

parce que vraiment,

[25:51]

selon lui, c'est une preuve

[25:52]

de quelqu'un qui a beaucoup d'expérience

[25:54]

dans le monde de l'assassinat,

[25:57]

de se pointer comme ça

[25:58]

au pied de la porte de quelqu'un.

[26:00]

Quelqu'un qui voulait aussi valider absolument

[26:02]

l'identité de sa cible.

[26:04]

C'était pas un meurtre au hasard.

[26:07]

Et qui voulait aussi communiquer

[26:08]

quelque chose avec l'enveloppe,

[26:11]

sachant que ça allait se retrouver dans les médias.

[26:14]

Parce que, revenons-en, l'enveloppe,

[26:15]

elle était vide, il n'y avait rien dedans.

[26:17]

Il y avait juste le nom Paul, une enveloppe bleue

[26:19]

avec le nom Paul.

[26:20]

Donc, il faut que ça circule, cette info-là.

[26:23]

Puis il est reparti avec l'enveloppe.

[26:25]

Il faut pas oublier.

[26:27]

Et le fait de faire ça,

[26:29]

cette exécution-là, devant sa femme

[26:31]

et ses enfants, peut aussi être

[26:33]

très intentionnel, toujours

[26:35]

dans le but de lancer un message clair.

[26:37]

Donc, selon ce criminologue-là,

[26:39]

puis malheureusement, son nom m'échappe

[26:41]

dans le podcast de Two Step Murder,

[26:43]

ça ressemble énormément

[26:44]

à un contrat de mafieux.

[26:46]

Mais à Lister, il n'y a rien de quelqu'un

[26:48]

qui interagit avec le monde interlope.

[26:50]

Donc, c'est bizarre un peu.

[26:52]

Un meurtre comme ça, devant la famille,

[26:55]

avec autant de professionnalisme,

[26:57]

la personne se pointe calmement

[26:59]

au pied de la porte de quelqu'un,

[27:01]

pratiquement à une heure,

[27:02]

où les gens sont debout, à 19 heures,

[27:04]

tout le monde est à la maison.

[27:05]

C'est moins subtil que de jour,

[27:07]

même, où il y a moins de gens,

[27:09]

ou en fin de soirée, ou la nuit.

[27:11]

Puis après ça, on repart calmement.

[27:12]

C'est quelqu'un qui en a fait d'autres.

[27:15]

Il n'y avait pas l'air stressé

[27:17]

par le cas.

[27:19]

Donc, c'est vraiment particulier.

[27:21]

Ça ressemble à un meurtre

[27:22]

de mafia, à quelque part.

[27:25]

Les enquêteurs effectuent

[27:26]

une analyse minutieuse de la scène de crime,

[27:29]

collectant des douilles de balles

[27:31]

et d'autres indices laissés par le tireur.

[27:33]

L'absence de preuves évidentes

[27:35]

concernant un mobile,

[27:37]

une motivation, en fait,

[27:39]

motive la police à explorer divers scénarios.

[27:42]

Des enquêtes approfondies

[27:43]

sur le meurtre sont menées

[27:44]

auprès de 14 000 personnes.

[27:48]

3500 déclarations ont été recueillies.

[27:50]

Et des enquêtes porte à porte

[27:51]

ont été menées à plus de 1000 adresses

[27:54]

dans la ville de Nurn.

[27:55]

Donc, ils ont ratissé l'âge.

[27:57]

Oui.

[27:58]

Des images de vidéosurveillance

[28:00]

provenant de 670 sources différentes

[28:03]

ont également été collectées,

[28:05]

examinées par les agents,

[28:07]

mais toujours rien de concret

[28:08]

qui permettrait aux enquêteurs

[28:10]

de comprendre le mobile.

[28:13]

Les autorités se retrouvent

[28:14]

dans une zone d'ombre

[28:15]

qui, même avec le témoignage de Veronica,

[28:18]

qui a vu l'homme, elle,

[28:19]

elle s'est tenue en face de lui,

[28:21]

ne semble pas éclairer les enquêteurs

[28:23]

sur son identité.

[28:25]

Une théorie datant de 2005 est publiée

[28:27]

dans un journal national

[28:29]

affirme qu'Alister avait été

[28:31]

pris pour cible par un assassin

[28:33]

de l'IRA, qui est en fait

[28:35]

l'armée républicaine irlandaise.

[28:37]

Oui. C'est une théorie qui avait

[28:39]

été soulevée, je crois, dans un

[28:41]

magazine ou dans un article.

[28:43]

Comme quoi,

[28:45]

il aurait refusé une proposition,

[28:46]

on parlait tantôt justement des gens

[28:48]

qui vont voir les banquiers dans

[28:50]

les petites villes pour de l'argent,

[28:52]

eux, l'armée républicaine irlandaise

[28:54]

aurait demandé un prêt de 26 millions

[28:56]

de livres sterling,

[28:59]

puis une aide pour blanchir

[29:00]

de l'argent. Et c'est peut-être

[29:02]

pour ça qu'il y aurait eu

[29:05]

cet assassin-là.

[29:07]

Puis j'ai creusé un peu

[29:08]

parce que je sais que ça a été écarté,

[29:10]

je crois, cette théorie-là.

[29:12]

Mais de mon côté, on dirait que c'est difficile

[29:14]

de l'écarter, parce que quand on lit

[29:16]

un peu plus sur l'armée républicaine irlandaise,

[29:19]

on se dit

[29:20]

que c'est peut-être un filon intéressant.

[29:22]

C'est quand...

[29:24]

C'est un peu une milice,

[29:26]

c'est une organisation paramilitaire,

[29:28]

indépendante.

[29:29]

Ça ressemble presque plus comme une mafia,

[29:31]

si tu veux, sur mon avis.

[29:33]

Ça a été formé en 1919,

[29:36]

en 1919,

[29:37]

comme successeur des Irish Volunteers.

[29:41]

Puis leur but, c'est

[29:42]

mettre fin aux règnes

[29:44]

britanniques en Irlande.

[29:45]

Donc, ils sont carrément

[29:49]

anti-Angleterre,

[29:50]

parce que l'Écosse fait partie du Royaume-Uni.

[29:53]

Donc, eux sont vraiment opposés à ça.

[29:55]

C'est une organisation

[29:56]

qui s'est aidée plusieurs fois,

[29:58]

qui est reconnue pour être très active puis violente

[30:01]

dans les conflits en Irlande.

[30:04]

Ils ont été

[30:05]

impliqués dans plusieurs actes controversés.

[30:08]

Ils ont été

[30:08]

responsables de plusieurs actes de terrorisme,

[30:11]

même des attentats à la bombe,

[30:12]

des assassinats qui a mené à des

[30:14]

pertes de vie, des destructions

[30:16]

significatives. Ils seraient apparemment

[30:18]

aussi dans le domaine du financement

[30:21]

illégal. Ils auraient reçu

[30:22]

des financements illégaux de la Libye,

[30:24]

des États-Unis aussi.

[30:26]

Ils pratiqueraient le racket, entre autres,

[30:28]

pour financer ces activités.

[30:32]

cette organisation-là

[30:34]

aurait déposé les armes apparemment en

[30:36]

2005, donc un

[30:38]

an après la mort de

[30:41]

Alistair Wilson.

[30:42]

Donc, ils auraient terminé leurs activités

[30:44]

peu après

[30:46]

le décès d'Alistair. Donc, ils étaient encore

[30:48]

actifs à ce moment-là.

[30:49]

Je voulais creuser un petit peu plus au niveau de cette

[30:52]

organisation-là parce que je trouve que

[30:54]

c'est peut-être un filon intéressant.

[30:55]

Une organisation paramilitaire qui a

[30:59]

l'habitude d'effectuer

[31:00]

des actes un peu de

[31:02]

terrorisme, des actes violents, tout ça,

[31:04]

et qui aurait un lien potentiel avec Alistair Wilson,

[31:07]

ça pourrait faire

[31:08]

du sens à quelque part.

[31:11]

Je reviens

[31:12]

vraiment dans la chronologie. On est toujours à

[31:14]

l'intern, fin 2004,

[31:16]

et un travailleur de la ville,

[31:19]

un certain Sandy Park,

[31:21]

est sollicité afin de résoudre un problème

[31:23]

de canalisation bouchée

[31:25]

qui perdure depuis un an sur

[31:27]

Seabank Road.

[31:29]

L'eau inonde les trottoirs depuis un moment,

[31:31]

causant des désagréments aux habitants.

[31:33]

Et là, il y a un différent entre le

[31:35]

Highland Concil et le Bear Scotland

[31:38]

qui compliquent la situation,

[31:40]

chacun niant sa responsabilité

[31:41]

sur le dégâts d'eau.

[31:43]

Et l'employé, Sandy, exaspéré,

[31:45]

ordonne finalement à une équipe de travailleurs

[31:47]

de régler le problème rapidement.

[31:49]

Mais ça prend toujours du temps,

[31:51]

les travaux de la voirie.

[31:53]

Le 8 décembre,

[31:55]

donc 10 jours après le meurtre d'Alistair Wilson,

[31:58]

des balayeurs

[31:59]

viennent nettoyer en partie

[32:02]

les fossés de la ville

[32:03]

suite à ça, puis ils font

[32:05]

une découverte choquante, Seb,

[32:08]

un petit pistolet

[32:09]

qui a été aspiré des égouts

[32:11]

lorsqu'il faisait des travaux.

[32:13]

Et cette trouvaille, qui a été faite par

[32:15]

le balayeur de rue, Charles McLaughlin,

[32:18]

devient une pièce

[32:19]

cruciale de l'enquête, car

[32:21]

il a été retrouvé non loin des lieux

[32:23]

du meurtre près de la rue où il situait

[32:25]

la maison d'Alistair.

[32:26]

Puis en plus, l'arme n'est pas n'importe laquelle.

[32:30]

Il s'agit d'un modèle très

[32:31]

particulier, ce qui rend encore cette histoire-là

[32:33]

encore plus abracadabrante,

[32:35]

c'est un pistolet

[32:36]

Enel Suhl

[32:38]

modèle 1,

[32:41]

et c'est vraiment un petit pistolet

[32:42]

de, je pense, 6.35 mm,

[32:45]

donc c'est un peu en dehors

[32:46]

des standards habituels.

[32:49]

C'est tout petit, ça rentre dans une

[32:51]

poche, très cute,

[32:53]

et c'est un...

[32:55]

c'est une marque

[32:56]

de collection, en fait.

[32:58]

Je vous en parle un petit peu,

[33:00]

il est aussi connu sous le nom de Schmeisser

[33:02]

Pistol Model 1,

[33:04]

qui est un pistolet de poche,

[33:07]

qui est très rare, il a été

[33:08]

produit à partir de 1920 en Allemagne,

[33:11]

un petit calibre,

[33:12]

qui se distingue par son design très

[33:14]

ingénieux et ses caractéristiques

[33:16]

de sécurité avancée,

[33:18]

et un mécanisme à culasse non-verrouillé,

[33:21]

et un indicateur de chargement

[33:22]

qui font un modèle unique pour son époque.

[33:24]

C'est vrai, quand on le regarde,

[33:26]

c'est peut-être un pistolet moderne,

[33:28]

mais en date de 1920,

[33:29]

la production très limitée,

[33:30]

le contexte historique de l'entre-deux-guerres

[33:33]

et ses spécificités techniques

[33:34]

contribuent à sa rareté actuelle,

[33:37]

avec son inscription distinctive,

[33:39]

CGNL Soule Schmeisser

[33:42]

Patent,

[33:42]

sur la culasse. C'est un pistolet

[33:44]

qui est très recherché par les collectionneurs,

[33:48]

étant donné son

[33:48]

innovation au début du siècle.

[33:51]

J'ai fait des petites recherches sur ce pistolet-là,

[33:53]

écoute, j'ai pas les contacts

[33:54]

pour en trouver,

[33:56]

mais j'en ai vu qu'il se détaillait

[33:58]

sur des pages

[34:01]

de collectionneurs

[34:02]

qui indiquent le prix qu'ils l'ont payé.

[34:05]

J'ai vu qu'il y en a qui l'ont payé

[34:06]

autour de 675 Américains

[34:08]

il y a quelques années,

[34:10]

donc ça doit valoir plus cher.

[34:12]

J'ai aussi tenté de savoir

[34:13]

quel genre d'inventaire il y avait de ces pistolets-là

[34:16]

en Irlande,

[34:17]

en Écosse, pardon,

[34:19]

même au Royaume-Uni d'une manière globale,

[34:22]

puis c'est dur à dire,

[34:23]

parce que ça a été produit quand même assez longtemps,

[34:25]

j'ai pas réussi à le trouver.

[34:28]

Parce que lui, c'est le modèle

[34:29]

One, donc c'est vraiment le modèle

[34:31]

datant de 1920, parce qu'ils en ont fait

[34:34]

pendant plusieurs, plusieurs années

[34:35]

au cours du siècle. Donc après, c'est

[34:37]

difficile de savoir exactement

[34:39]

lesquels se retrouvent

[34:41]

où dans l'histoire.

[34:43]

Le logo de l'entreprise,

[34:45]

le SH, on dirait de la façon

[34:47]

qu'ils ont disposé, on dirait un signe de dollars.

[34:50]

Parce qu'au début, je pensais

[34:51]

pourquoi ils ont imprimé un signe

[34:53]

de dollars, mais en fait, c'est la marque

[34:57]

Schmeiser-Patton,

[34:58]

Hanel Sewell,

[35:00]

le H et le S.

[35:02]

Et là, il y a plein

[35:03]

de spéculations sur l'identité du meurtrier

[35:06]

qui surgissent

[35:07]

suite à cette découverte-là,

[35:10]

sans pour autant aider à résoudre

[35:11]

le mystère qui continue d'intriguer

[35:13]

la ville au complet et les enquêteurs.

[35:15]

Cette découverte soulève rapidement

[35:17]

des questions sur le choix de cette arme

[35:19]

qui est peu courante au Royaume-Uni.

[35:21]

Les enquêteurs commencent à examiner

[35:23]

son origine et s'interrogent sur

[35:25]

son lien potentiel avec Alistair.

[35:27]

Ils se questionnent également

[35:28]

sur la façon dont elle a été obtenue par le tireur.

[35:32]

Les munitions utilisées

[35:33]

dans le meurtre datent des années

[35:34]

1980 ou 1990

[35:36]

et en 2016, un deuxième

[35:39]

Enel Schmeiser a été

[35:41]

retrouvé à Nurn et remis

[35:43]

à la police, particulier,

[35:44]

et on a redécouvert un deuxième.

[35:47]

Parce qu'il semblerait que

[35:49]

c'était des balles provenant

[35:52]

de ce modèle de pistolet

[35:54]

qui a été

[35:55]

retrouvé sur les lieux.

[35:58]

Il a été assassiné par

[36:00]

un Enel Schmeiser

[36:02]

Model 1.

[36:04]

C'est fou pareil.

[36:06]

On va se plonger

[36:07]

dans l'enveloppe

[36:08]

qui a été reçue.

[36:10]

L'enveloppe bleue, qui portait le nom

[36:12]

Paul, devient rapidement un élément

[36:15]

central de l'enquête.

[36:16]

Véronika explique que, d'après

[36:19]

ce qu'elle a vu, l'enveloppe semblait

[36:21]

vide, mais son contenu exact

[36:23]

et sa signification restent

[36:25]

toujours un mystère. Qui

[36:26]

est ce Paul? Pourquoi Alistair

[36:29]

est-il retourné voir l'homme

[36:30]

avec l'enveloppe?

[36:32]

Il faut également savoir que le meurtrier

[36:34]

est reparti avec l'enveloppe après

[36:36]

l'avoir abattu, ce qui ne laisse

[36:39]

aucune preuve médico-légale.

[36:41]

Véronika a longuement été

[36:42]

interrogée en lien avec la discussion

[36:44]

que elle et Alistair ont eu

[36:47]

lorsque son mari est venu

[36:48]

lui montrer l'enveloppe.

[36:50]

Elle a déclaré devant cinq représentants

[36:52]

de la police que Alistair lui

[36:54]

aurait dit « Salut mon amour,

[36:56]

je viens de lui parler pendant cinq minutes

[36:58]

et je n'ai aucune idée de qui

[37:01]

il est. Il m'a donné une enveloppe

[37:02]

vide et je suis perplexe.

[37:04]

Mais une question demeure.

[37:07]

Si Alistair n'avait

[37:08]

aucune idée du but de la visite

[37:10]

de l'étranger, la conversation

[37:12]

aurait dû être brève du genre.

[37:15]

Je n'ai aucune idée de ce que tu

[37:16]

racontes, va-t-en. Qu'est-ce que tu fais ici?

[37:19]

Mais Alistair savait-il

[37:21]

pourquoi l'homme était là?

[37:23]

D'où la longue conversation.

[37:25]

Oui, tu as raison, parce que

[37:26]

si c'était vraiment

[37:29]

parce que trois à cinq

[37:30]

minutes avec un inconnu dans le

[37:33]

au pied de la porte,

[37:35]

moi je ne passe pas autant de temps

[37:36]

avec un témoin de Jova que je veux revirer

[37:38]

de bord. Donc si,

[37:40]

en même temps, la personne, si elle devait

[37:42]

juste faire un meurtre, elle restait

[37:44]

longtemps, trois à cinq minutes, à jaser

[37:46]

avec. Après, Alistair est revenu

[37:48]

à l'intérieur. La personne l'a attendue

[37:50]

en face de la porte. Donc

[37:52]

pendant ce temps-là, Alistair aurait pu

[37:54]

« prendre une arme » dans le sens

[37:56]

que la personne l'a attendue.

[37:59]

Puis après, il a encore discuté

[38:00]

une à deux minutes avec.

[38:02]

Donc, il s'est dit des choses.

[38:04]

Il y a eu des, je ne sais pas si c'est des vérifications,

[38:06]

mais il y a eu des questions de poser

[38:08]

pendant le trois à cinq minutes initiales,

[38:10]

puis le une à deux minutes.

[38:11]

Qu'est-ce qui s'est dit dans le une à deux minutes pour que

[38:14]

là, le tireur fasse feu?

[38:16]

Parce que

[38:18]

Alistair aurait eu une chance de s'en sauver

[38:20]

en rentrant la première fois.

[38:21]

Oui, c'est vrai.

[38:23]

Puis ne pas retourner dehors.

[38:25]

C'est spécial.

[38:26]

Oui, parce que là, je viens me questionner, est-ce que

[38:31]

si...

[38:31]

Parce qu'on ne connaît pas le contenu de la discussion,

[38:33]

mais est-ce qu'il aurait pu empêcher, d'une certaine façon,

[38:35]

de se faire tirer? Est-ce que c'est

[38:37]

plutôt la conclusion

[38:39]

de ça qui a amené à ça?

[38:40]

Puis qu'au départ, c'était peut-être pas l'objectif premier

[38:43]

du tireur.

[38:45]

Est-ce que c'était son objectif vraiment

[38:47]

de tuer Alistair ou c'était de

[38:49]

vérifier quelque chose?

[38:51]

Oui, exactement. On dirait que tout le mystère

[38:53]

est dans ces trois à cinq minutes-là.

[38:55]

Oui, tellement.

[38:57]

Malgré plusieurs heures d'interrogatoire,

[38:59]

les enquêteurs constatent que Véronika

[39:01]

ne le savait clairement pas.

[39:02]

Il y a peut-être eu quelque chose dans l'enveloppe

[39:05]

qu'Alistair aurait retiré

[39:07]

ou qu'il a rendu à l'inconnu,

[39:09]

puis il s'est montré confus devant sa

[39:11]

femme et lui a montré une enveloppe

[39:12]

vide pour gagner du temps.

[39:15]

Si Alistair s'était senti menacé,

[39:17]

pourquoi serait-il retourné

[39:19]

voir l'inconnu?

[39:20]

Pour une raison ou une autre,

[39:22]

le tueur semblait confiant quant à son retour.

[39:26]

Souvenons-nous

[39:26]

également que le père de Véronika

[39:28]

vit avec le couple.

[39:29]

Ce dernier affirme au policier

[39:31]

ne pas avoir entendu la sonnette

[39:33]

retentir lorsque l'inconnu s'est présenté

[39:35]

à la porte.

[39:36]

Donc il y a un peu d'aucune aide, le père?

[39:38]

Non.

[39:40]

La police examine également l'hypothèse

[39:42]

qu'Alistair pourrait avoir été impliqué

[39:45]

involontairement dans des affaires

[39:47]

financières nébuleuses

[39:48]

ou qu'il aurait pu être en difficulté personnelle

[39:50]

ou même professionnelle.

[39:52]

Bien qu'après une enquête approfondie,

[39:55]

les informations sur ses finances

[39:56]

et son travail ne révèlent aucune

[39:59]

anomalie évidente.

[40:01]

En l'absence d'un mobile clair,

[40:03]

la police explore plusieurs pistes.

[40:06]

Une erreur d'identité

[40:07]

ou un désaccord

[40:08]

personnel qui aurait pu se traduire

[40:10]

en menace violente.

[40:11]

Une théorie qu'il vaut la peine d'éliminer en premier est celle

[42:29]

de l'erreur sur la personne selon moi sable.

[42:32]

Est-ce que ce serait possible

[42:33]

qu'un autre Alistair

[42:35]

fût été la cible de ce meurtre,

[42:37]

surtout que le lien avec un certain

[42:39]

« Paul » écrit sur l'enveloppe ne semble pas

[42:42]

explicite du tout.

[42:44]

Et bien qu'Alistair soit un prénom relativement

[42:46]

courant en Écosse, l'homme

[42:47]

a mentionné le nom complet à Véronica,

[42:50]

ce qui réduit la probabilité que

[42:52]

le tueur ait commis une erreur sur la personne.

[42:54]

Mais cependant,

[42:56]

cette possibilité n'a pas été totalement

[42:57]

écartée par les enquêteurs. Parce que c'est

[42:59]

vrai, c'est quand même un nom commun

[43:02]

au Royaume-Uni, Alistair Wilson.

[43:04]

Oui, oui, oui.

[43:05]

Ça ne doit pas être le seul. Donc est-ce que

[43:07]

ça se pourrait vraiment que ce soit

[43:09]

une erreur sur la personne, puis que

[43:12]

justement, le nom de Paul,

[43:13]

que personne n'a été en mesure de relier

[43:15]

à Alistair, soit lié à un autre

[43:18]

Alistair Wilson. Ça se pourrait.

[43:20]

Moi, on dirait que c'est peut-être une hypothèse

[43:21]

auquel je crois un peu.

[43:24]

Une autre théorie suggère aussi

[43:25]

que le meurtre d'Alistair pourrait être

[43:27]

lié à son emploi de banquier. On en a parlé

[43:29]

beaucoup. En tant que professionnel

[43:31]

respecté dans le domaine,

[43:33]

il prenait des décisions qui influençaient

[43:35]

directement la vie et les entreprises

[43:37]

de la région. Puis cette

[43:39]

responsabilité-là, bien que sensible,

[43:42]

ne semblait pas lui avoir

[43:43]

valu d'ennemi connu, du moins.

[43:46]

Plusieurs théories ont circulé

[43:47]

au fil des ans pour expliquer son meurtre,

[43:50]

dont une rumeur non fondée

[43:51]

selon laquelle il aurait eu des liens

[43:53]

avec des gangs criminels de Glasgow.

[43:55]

Peut-être justement en lien avec l'année

[43:56]

républicaine dont on parlait. Néanmoins,

[43:59]

les enquêteurs ont exploré aussi

[44:01]

la possibilité qu'Alistair ait pu être

[44:03]

impliqué involontairement dans des affaires

[44:06]

financières nébuleuses,

[44:08]

ou que sans le dire, il aurait peut-être

[44:09]

pu être en difficulté personnelle

[44:11]

ou professionnelle, même

[44:13]

financière, sans le dire à sa femme, par exemple.

[44:16]

Mais les informations

[44:17]

sur ses finances et son travail

[44:19]

ont été vérifiées, puis il n'y a aucune

[44:21]

anomalie évidente qui est ressortie

[44:24]

de cette investigation-là.

[44:26]

Donc, il ne semblait pas, par exemple,

[44:27]

avoir de problèmes de jeu ou

[44:29]

de grosses dettes accablantes.

[44:31]

C'est ça qui me trouble aussi, le fait

[44:33]

qu'il y a, du moins dans ce qui

[44:35]

apparaît, il n'y a rien,

[44:37]

aucun indice.

[44:39]

En 2018 maintenant,

[44:41]

plusieurs années après le

[44:43]

meurtre en 2004, il y a

[44:44]

la publication du livre d'un certain Peter

[44:47]

Blexley. Le livre

[44:49]

s'appelle To Catch a Killer, qui

[44:51]

relance l'intérêt pour l'affaire d'Alistair

[44:52]

Wilson. Une source révèle

[44:55]

à Blexley une théorie plutôt

[44:57]

surprenante. Le meurtre serait lié

[44:59]

aux finances du Livingston Football Club,

[45:02]

le club de soccer

[45:03]

de Livingston.

[45:05]

Cette information, apparemment connue

[45:07]

dans le milieu juridique, n'aurait pas

[45:09]

été divulguée par crainte de représailles.

[45:12]

Et le club, qui avait connu

[45:13]

une ascension fulgurante au début des

[45:15]

années 2000, se trouvait à ce moment-là

[45:17]

dans une situation financière désastreuse

[45:19]

au moment du meurtre d'Alistair.

[45:22]

Et en février 2004,

[45:24]

soit quelques mois

[45:25]

avant le meurtre d'Alistair Wilson,

[45:28]

le club de Livingston est placé

[45:30]

sous administration judiciaire

[45:31]

par la Bank of Scotland,

[45:33]

où Alistair travaillait,

[45:35]

cumulant des dettes s'élevant à

[45:37]

7,2 millions de livres sterling.

[45:40]

Donc, il y avait le club de football

[45:41]

qui semblait affecté

[45:43]

à quelque part par

[45:45]

les activités de la

[45:47]

banque où travaillait Alistair.

[45:49]

Mais est-ce que là, c'est

[45:51]

pas un peu tordu

[45:52]

de relier ça à lui-même?

[45:54]

Ouais, c'est gros quand même.

[45:56]

Ben oui, pour des prêts comme ça,

[45:58]

souvent, c'est pas seulement une seule personne

[46:00]

qui valide. Non, non, exact.

[46:03]

Peter Blexley, l'auteur du

[46:04]

livre, affirme également qu'un homme

[46:06]

âgé aurait été vu en détresse

[46:08]

sur un banc public peu après le meurtre.

[46:11]

Il aurait confié à un passant

[46:13]

« Je ne peux pas croire que j'ai

[46:14]

élevé un fils qui ferait une telle chose ».

[46:17]

Et ce fils, qui aurait aujourd'hui

[46:19]

une quarantaine d'années,

[46:20]

a récemment été libéré de prison pour des

[46:22]

infractions liées à la drogue.

[46:24]

Il vivrait dans la clandestinité.

[46:26]

Et au moment du meurtre, il fréquentait

[46:28]

régulièrement l'hôtel à Avlock

[46:30]

là en face, et il aurait eu accès

[46:32]

à des armes à feu apparemment.

[46:34]

Malheureusement pour la famille Wilson,

[46:36]

le témoin-clé, le père qui était en larmes,

[46:38]

pourrait être décédé

[46:40]

depuis. Donc ils n'ont pas réussi à

[46:42]

le retracer.

[46:44]

En 2009 maintenant, lors d'une enquête

[46:46]

à Neurn, Blexley,

[46:48]

le même auteur, reçoit une information

[46:50]

très anonyme suggérant que le meurtre

[46:52]

serait un travail interne.

[46:54]

Cette piste reste floue, laissant

[46:56]

planer le doute sur l'origine exacte de cette

[46:58]

affirmation. Par ailleurs,

[47:00]

la police cherche à interroger Sean Douglas

[47:02]

qui, lui, était un voisin d'Alistair

[47:05]

à l'époque du meurtre

[47:06]

qui n'avait pas été interrogé initialement

[47:08]

et qui a depuis déménagé en Amérique

[47:10]

du Nord. Et son père, Keith

[47:12]

Douglas, a affirmé que Sean

[47:14]

était présent dans leur maison familiale

[47:16]

sur la rue au moment

[47:18]

du meurtre. Donc,

[47:20]

il ne peut pas être le tueur, mais peut-être

[47:22]

qu'il pourrait être un témoin ou quelque chose

[47:24]

comme ça. Donc, encore une fois,

[47:26]

c'est une piste qui semble

[47:28]

floue. Donc, il y a

[47:30]

certains... C'est sûr qu'en 2009, on est

[47:32]

quand même quelques années après le meurtre.

[47:33]

Je présume que les autorités étaient peut-être

[47:36]

un peu passées à autre chose.

[47:38]

Mais on sent que ça ne se semblait

[47:40]

pas être une priorité. Il y a plusieurs pistes comme ça

[47:42]

qu'on dirait qu'ils n'ont pas abouti

[47:44]

dans ce cas-là. Oui, ben après quatre ans,

[47:46]

il y a d'autres dossiers qui arrivent, plus

[47:48]

récents. Donc, j'ai l'impression qu'aussi,

[47:50]

ne veux-veu pas dans la vie, c'est ce qui

[47:52]

fait l'ordre des choses, la nouveauté

[47:54]

des dossiers plus en cours versus

[47:56]

des dossiers résolus.

[47:58]

Oui. Malgré des efforts

[48:01]

considérables, les enquêteurs

[48:02]

n'ont pas abouti à des résultats

[48:04]

concrets. Entre

[48:06]

2006 et 2017,

[48:08]

l'enquête est restée largement inactive.

[48:11]

Les pistes se sont

[48:12]

dissipées et les témoins potentiels

[48:14]

n'ont pas fourni d'informations pertinentes.

[48:17]

Les années passent sans que

[48:18]

des avancées significatives ne soient

[48:20]

réalisées, laissant la famille d'Alistair

[48:22]

et la communauté dans l'incertitude

[48:24]

la plus totale.

[48:26]

Mais Emil, qu'en est-il des preuves

[48:28]

numériques?

[48:29]

Il y avait des caméras de surveillance dans la région

[48:32]

à l'époque, mais le tueur n'a jamais

[48:34]

été capturé sur les caméras.

[48:36]

On imagine que ce serait bien différent

[48:38]

si le meurtre s'était déroulé de nos jours

[48:40]

avec toutes les sonnettes intelligentes qui existent.

[48:42]

Oui, c'est clair, parce que c'était

[48:44]

dans un lieu quand même résidentiel. Il y avait

[48:46]

un hôtel en face. Probablement que

[48:48]

le tueur, effectivement, ça a tellement

[48:50]

l'air d'un meurtre professionnel

[48:52]

que sans doute qu'il avait fait son travail de

[48:54]

repérage avant, et qu'il

[48:56]

avait bien analysé

[48:58]

la présence des caméras. On était en

[49:00]

2004, c'est moins important

[49:02]

la présence des caméras qu'aujourd'hui.

[49:04]

Même la définition des lentilles

[49:06]

et tout ça est vraiment meilleure

[49:08]

maintenant. On peut zoomer

[49:10]

normalement, on peut faire de la reconnaissance faciale,

[49:12]

ce n'était pas le cas à l'époque,

[49:14]

mais malgré tout, ça me surprend, il n'a

[49:16]

jamais été capturé. Mais ça,

[49:18]

c'est une chose, selon

[49:20]

moi. On a toujours tendance

[49:22]

à penser que ça pourrait

[49:26]

régler tellement

[49:26]

de crimes, les sonnettes intelligentes,

[49:28]

mais on l'a vu dans le cas, on a

[49:30]

déjà parlé du cas d'Elisabeth

[49:33]

Beradza à distorsion.

[49:34]

Vous savez, elle a été assassinée,

[49:36]

elle, aux mêmes choses

[49:38]

dans sa cour avant, alors qu'elle

[49:40]

tenait une genre de ventre-trottoir,

[49:43]

elle vendait des items

[49:44]

le matin, un genre

[49:46]

de... un matin de semaine, je pense,

[49:48]

dans un quartier résidentiel,

[49:51]

avec une sonnette intelligente

[49:52]

et malgré tout,

[49:54]

le tueur n'a jamais été attrapé,

[49:56]

il n'a jamais été filmé clairement par la sonnette,

[49:59]

l'angle coupait.

[50:00]

Donc on dirait que même

[50:02]

les sonnettes intelligentes, si quelqu'un est déterminé

[50:05]

à faire le crime

[50:06]

parfait, il va le faire.

[50:07]

Ah ben oui, effectivement.

[50:10]

Le tueur aurait marché vers la gauche

[50:12]

sur la rue d'Alistair, Crescent

[50:14]

Road, et vers Marin Road,

[50:16]

ce qui mène vers la plage

[50:18]

et la mer. Il aurait marché calmement,

[50:21]

il n'aurait même pas couru

[50:22]

après avoir commis un meurtre sauvage.

[50:24]

C'est quand même spécial.

[50:26]

Oui, c'est clair.

[50:28]

Pour ce qui est de l'ODN, rien

[50:30]

n'a été retrouvé. Le seul lien

[50:32]

que nous pouvons faire est l'arme du crime

[50:34]

avec la balle retrouvée.

[50:36]

Cette période de stagnation est

[50:38]

particulièrement éprouvante pour Véronika,

[50:40]

la veuve d'Alistair.

[50:42]

Elle a souvent exprimé son désespoir face à

[50:44]

l'absence de progrès dans l'enquête,

[50:46]

soulignant que le meurtre de son mari

[50:48]

était devenu une ombre sombre

[50:50]

sur leur famille.

[50:51]

La frustration croissante face à l'inaction

[50:54]

des autorités conduit

[50:56]

Véronika à faire appel publiquement

[50:58]

à toute personne ayant des informations

[51:00]

sur l'affaire.

[51:01]

Les enquêteurs ont continué

[51:03]

de chercher des liens potentiels

[51:04]

entre le meurtre d'Alistair

[51:06]

et son travail de banquer,

[51:10]

tout en excluant

[51:11]

pas la possibilité d'une erreur d'identité,

[51:13]

bien que cette dernière semble

[51:15]

de moins en moins probable

[51:17]

au vu des circonstances.

[51:19]

Plusieurs théories

[51:20]

des internautes laissent aussi un doute

[51:22]

quant à la responsabilité de Véronika

[51:24]

dans l'affaire.

[51:25]

Oui, parce que souvent, même dans les codes,

[51:27]

souvent,

[51:30]

ça arrive très souvent, on le sait,

[51:31]

que les femmes sont assassinées par leur mari.

[51:34]

Donc souvent,

[51:35]

une des premières endroits qu'on regarde,

[51:37]

c'est le mari, mais même dans un cas

[51:39]

d'homme assassiné, souvent la première personne

[51:41]

qu'on regarde, c'est la femme aussi,

[51:42]

parce que des fois, il y a des discussions

[51:44]

de divorce, des conflits

[51:46]

au niveau financier, familiaux et autres.

[51:49]

Donc c'est normal que Véronika

[51:51]

a été sous le joug.

[51:53]

Exactement, sous le radan des policiers,

[51:55]

même si elle était présente lors du meurtre.

[51:57]

Ah non, absolument.

[51:59]

Et à plusieurs reprises, les gens

[52:01]

mentionnent l'absence de réaction

[52:03]

face au coup de feu.

[52:04]

La Maison des Wilson est face à un hôtel

[52:07]

pub qui est très fréquenté

[52:09]

et personne n'a entendu de coup de feu.

[52:12]

Aucun témoin oculaire

[52:13]

de la scène. Il n'y a matière à se poser

[52:15]

des questions. Pour ce qui est

[52:17]

de Véronika, les enquêteurs

[52:19]

l'ont tassé des suspects potentiels,

[52:21]

affirmant que la piste de l'adultère

[52:23]

ou même du triangle amoureux

[52:25]

n'était pas une piste envisageable.

[52:28]

Donc pas de jalousie

[52:29]

ou rien de tout ça.

[52:31]

Non, elle n'aurait rien à se reprocher

[52:33]

dans ce cas-ci. Oui, oui.

[52:35]

Ce n'est qu'en novembre 2017

[52:37]

c'est pas mal plus tard

[52:39]

que l'enquête commence à prendre

[52:41]

un nouveau tournant. La police

[52:43]

décide finalement de réévaluer

[52:44]

les éléments du dossier à la lumière

[52:46]

des nouvelles technologies et des méthodes

[52:48]

d'investigation modernes.

[52:50]

En mars 2022, les enquêteurs

[52:53]

intensifient leurs efforts en se

[52:54]

concentrant sur des aspects négligés

[52:56]

de l'affaire, notamment la vie

[52:58]

personnelle d'Alistair et son

[53:00]

objection concernant le projet de terrasse

[53:02]

devant le Havelock Hotel.

[53:04]

Parce que oui, quand on commence à fouiller,

[53:05]

on trouve des petites affaires.

[53:07]

Cette renaissance de l'enquête ravive

[53:09]

l'espoir au sein de la communauté

[53:11]

et parmi les proches d'Alistair.

[53:14]

Les autorités lancent des appels

[53:15]

à témoins afin d'encourager

[53:17]

toute personne ayant des informations

[53:19]

pertinentes à se manifester.

[53:22]

Le fait que l'affaire soit réexaminée

[53:23]

avec un regard neuf suscite

[53:25]

également un regain d'intérêt médiatique

[53:27]

et public pour le cas non résolu,

[53:30]

qui passionne l'Ecosse

[53:31]

à l'air de rien depuis 20 ans.

[53:34]

Une théorie retient particulièrement

[53:36]

l'attention des enquêteurs,

[53:38]

celle de l'Hotel Havelock.

[53:40]

Et on va en parler

[53:41]

un petit peu Seb.

[53:43]

L'Havelock Hotel, c'est un établissement

[53:45]

chargé d'histoire qui a su évoluer

[53:47]

avec le temps tout en conservant son charme

[53:50]

d'antan. Construit

[53:51]

en 1857,

[53:53]

ce bâtiment classé revêt une

[53:55]

importance historique particulière

[53:57]

qui lui vaut d'être protégé

[53:59]

par le patrimoine.

[54:01]

À l'origine, la Havelock

[54:03]

House était la résidence d'été

[54:05]

de l'émir de l'Inde.

[54:08]

Ce dernier la nomma en l'honneur

[54:09]

du Major-Général Sir Henry

[54:11]

Havelock, un officier britannique

[54:14]

hautement respecté qui se distingua

[54:16]

lors de la rébellion indienne

[54:17]

de 1857.

[54:20]

Sir Havelock, dont la statue

[54:21]

orne aujourd'hui, Trafalgar Square

[54:24]

à Londres, était le seul

[54:25]

général anglais à avoir commandé une brigade

[54:28]

écossaise, ce qui ajoute à la

[54:30]

singularité de son parcours.

[54:31]

Au fil des années, cette demeure victorienne

[54:34]

s'est transformée en un pub-hotel

[54:36]

familial, typiquement

[54:37]

écossais. Et aujourd'hui, le

[54:39]

Havelock Hotel offre une atmosphère

[54:41]

chaleureuse et décontractée,

[54:43]

alliant le charme d'un pub traditionnel

[54:46]

au confort d'un hôtel moderne.

[54:48]

L'établissement dispose

[54:49]

de cinq chambres spacieuses et bien

[54:51]

équipées, toutes dotées de salles de bain

[54:53]

privées. La décoration,

[54:55]

inspirée par l'ambiance balnéaire,

[54:57]

crée une atmosphère lumineuse et aérée.

[55:00]

L'un des atouts majeurs

[55:01]

du Havelock Hotel est sa

[55:03]

situation privilégiée.

[55:05]

Bénéficiant d'une vue imprenable

[55:07]

sur la plage de Nurn et le

[55:09]

Moray Firth, l'hôtel profite

[55:12]

pleinement de son emplacement avec

[55:13]

un grand jardin terrasse, idéal

[55:15]

pour savourer un verre en admirant le

[55:17]

paysage. Le bar

[55:19]

animé de l'hôtel est devenu aussi

[55:21]

un lieu de rencontre apprécié

[55:23]

des locals et des touristes.

[55:26]

Cependant, les visiteurs

[55:28]

préférant le calme sont invités

[55:30]

à demander une chambre plus tranquille

[55:31]

lors de la réservation,

[55:33]

notamment pendant les week-ends,

[55:35]

où l'ambiance peut être plus festive.

[55:38]

Le Havelock Hotel

[55:39]

offre une super expérience

[55:41]

pour les passionnés

[55:43]

d'histoire aussi dans un

[55:45]

cadre côtier et enchanteur.

[55:48]

Et en 2004,

[55:49]

ils vont apporter un changement

[55:51]

anodin pour plusieurs, mais qui

[55:52]

passe pas inaperçu pour la famille

[55:54]

Wilson. Le propriétaire

[55:57]

Andy Burnett décide de construire

[55:59]

un prolongement à la terrasse,

[56:01]

chose qui ne plaît pas à Alistair

[56:03]

et à sa famille. Le bruit

[56:05]

occasionné par ce projet et l'augmentation

[56:07]

de l'activité devant leur maison familiale

[56:09]

deviennent rapidement une source

[56:10]

de préoccupation pour la petite

[56:12]

famille. Les Wilson

[56:15]

vivaient le juste en face de l'hôtel,

[56:16]

comme on en parlait sur Crescent Road,

[56:19]

et la nouvelle terrasse construite

[56:20]

durant l'été 2004, sans permis,

[56:23]

devient le centre d'une controverse

[56:24]

dans la communauté. Wilson

[56:26]

décide d'époser une objection

[56:28]

formelle auprès des autorités

[56:31]

locales. Il va écrire une lettre

[56:32]

et dans cette lettre, il se plaint

[56:34]

du bruit accru, des verres

[56:37]

de bière éparpillés dans la rue,

[56:39]

le verre cansé aussi,

[56:41]

ainsi que de l'inconfort ressenti

[56:42]

par sa famille face aux clients

[56:44]

qu'il dévisage lorsque, par exemple,

[56:47]

il fait des travaux dans sa cour.

[56:48]

C'est sûr que c'est un drôle de setup

[56:51]

devant une maison familiale, un

[56:52]

hôtel comme ça avec une terrasse.

[56:55]

Donc, l'objection

[56:56]

est envoyée au service d'urbanisme

[56:58]

la semaine précédente à son meurtre,

[57:01]

ce qui est un drôle de timing.

[57:04]

Donc, ce qui semble être une simple

[57:05]

dispute de voisinage prend

[57:07]

une genre de tournure dramatique.

[57:10]

Et le jeudi 25

[57:11]

novembre 2004, une

[57:13]

copie de la lettre d'objection de Wilson

[57:15]

d'Alistair révélant son

[57:17]

identité est envoyée

[57:19]

au propriétaire du pub.

[57:21]

Et dans les jours qui suivent, l'objection

[57:23]

devient un sujet de conversation animée

[57:25]

dans le bar du Havelock Hotel.

[57:27]

Les enquêteurs croient maintenant

[57:29]

que cette dispute est au coeur du mobile

[57:31]

du meurtre. Le détective

[57:33]

superintendant Green

[57:34]

Mackey a déclaré

[57:36]

« Nous comprenons que l'objection d'Alistair

[57:39]

était ouvertement discutée dans le bar

[57:41]

le vendredi 26 novembre

[57:43]

jusqu'à son meurtre

[57:44]

le dimanche 28 novembre ».

[57:47]

Et plus inquiétant encore,

[57:49]

la police a reçu des informations

[57:51]

suggérant que les menaces

[57:52]

auraient été proférées contre Alistair Wilson

[57:55]

dans le pub

[57:56]

le samedi soir précédant le meurtre.

[57:59]

C'est weird ça,

[58:00]

presque la veille.

[58:02]

Les enquêteurs cherchent donc à savoir

[58:04]

si quelqu'un parlait de manière

[58:07]

disproportionnée en parlant

[58:08]

de ces mesures-là

[58:11]

ou si c'était un petit peu plus

[58:13]

une blague ou si c'était pas sérieux.

[58:15]

Si il y avait un réel danger, on le sait pas.

[58:17]

Mais le dimanche

[58:19]

le 28 novembre, Alistair

[58:21]

sera abattu sur le pas

[58:23]

de sa porte. Donc c'est drôle

[58:26]

au contraire, mais c'est fou

[58:27]

un conflit de voisinage qui

[58:29]

pourrait escalader comme ça.

[58:32]

Mais on en a vu

[58:33]

même au Québec,

[58:35]

sans se terminer en meurtre,

[58:37]

des fois ça se termine en meurtre.

[58:39]

John McAfee avec les chiens

[58:41]

de son voisin,

[58:42]

ça n'a pas bien fini.

[58:43]

Je me rappelle plus au Québec, en région,

[58:46]

il y a un monsieur qui s'est fâché contre sa voisine

[58:48]

et il l'a tiré

[58:50]

tout bonnement, ça avait été filmé par

[58:52]

des caméras de lui-même.

[58:55]

Il l'attendait et il l'a tiré.

[58:57]

C'est un conflit

[58:58]

qui dégénérait depuis un certain temps

[59:00]

une mésentente entre eux.

[59:03]

Je comprends

[59:04]

que des fois, des conflants de voisin,

[59:06]

c'est que tu n'as pas le contrôle sur tout.

[59:08]

Ça doit te monter une rage

[59:10]

pour que tu sois à un point

[59:12]

de tuer quelqu'un

[59:14]

pour un conflit.

[59:17]

Ça semble qu'il y a d'autres solutions.

[59:19]

Je ne sais pas, c'est tellement extrême.

[59:21]

Dans le cadre de leur enquête,

[59:23]

des agents de la police écossaise

[59:25]

se sont même rendus au Canada

[59:27]

en 2022

[59:28]

pour interroger un expatrié écossais,

[59:32]

Andy Burnett,

[59:33]

qui était propriétaire de l'hôtel

[59:35]

à l'époque.

[59:36]

La police a décrit le litige

[59:38]

concernant la demande de permis

[59:40]

de construire comme étant une piste importante

[59:42]

pour l'enquête. Burnett a exprimé

[59:45]

sa volonté d'aider,

[59:46]

affirmant qu'il n'était pas en train de cacher des informations.

[59:49]

Selon des déclarations,

[59:51]

il a vu la commotion

[59:53]

devant la Maison des Wilson le soir

[59:55]

du meurtre. Il a également

[59:57]

aidé les paramédiques à remettre

[59:59]

Alistair sur une civière

[01:00:01]

après qu'il soit tombé.

[01:00:03]

Il serait tombé d'une civière, on dirait.

[01:00:04]

Oui, c'est étrange. Burnett

[01:00:07]

a également remarqué que la montre

[01:00:09]

de Wilson se détachait et a tenté

[01:00:11]

de réparer le bracelet pendant que la

[01:00:13]

victime était transportée en ambulance.

[01:00:16]

Il a pris Vironica

[01:00:16]

par les épaules, il lui avait demandé

[01:00:19]

ce qui s'était passé, ce à quoi

[01:00:21]

elle a répondu qu'un homme avait sonné

[01:00:23]

à la porte. Mais après

[01:00:24]

vérification, les enquêteurs ont

[01:00:27]

finalement écarté Andy Burnett

[01:00:28]

des suspects potentiels.

[01:00:31]

Un autre événement

[01:00:32]

a également suscité l'intérêt des enquêteurs.

[01:00:35]

C'est sur la plage de

[01:00:36]

East Beach, à Nurm.

[01:00:39]

Un mois avant le meurtre,

[01:00:41]

que deux hommes se tenaient

[01:00:42]

près des dunes, attirant l'attention

[01:00:44]

d'un témoin inquiet. L'un d'eux,

[01:00:47]

un jeune homme dans la vingtaine,

[01:00:49]

semblait particulièrement agité,

[01:00:51]

tandis que son compagnon, un homme

[01:00:53]

un peu plus âgé, entre 40 et 60

[01:00:55]

ans, affichait une présence

[01:00:57]

imposante. Ce dernier

[01:00:59]

tenait un pistolet à la main,

[01:01:01]

une vision troublante qui a marqué

[01:01:02]

le témoin. Après avoir entendu

[01:01:05]

parler du meurtre de Wilson,

[01:01:07]

le témoin a compris que cette

[01:01:08]

scène pourrait être sans doute

[01:01:10]

liée au meurtre et a décidé

[01:01:13]

de se manifester auprès des enquêteurs.

[01:01:16]

Les policiers ont jugé l'événement

[01:01:17]

pertinent et ont fait un appel

[01:01:19]

à témoin concernant les deux hommes

[01:01:21]

de la plage. Cette théorie demeure

[01:01:23]

par contre sans réponse concrète

[01:01:25]

Emile.

[01:01:26]

Oui, c'est louche ça aussi, parce que ça demeure

[01:01:28]

une petite communauté, puis je commence à trouver

[01:01:31]

qu'il y a beaucoup d'incidents étranges

[01:01:32]

pour une petite communauté côtière

[01:01:35]

sans histoire comme ça. Oui, exact.

[01:01:37]

Près de deux décennies

[01:01:39]

plus tard, c'est en décembre

[01:01:40]

2023, on vous a dit que l'affaire

[01:01:43]

avait des développements récents.

[01:01:45]

Il y en a eu encore plus récents que ça, vous allez voir.

[01:01:46]

Oui, oui. L'affaire prend encore une fois

[01:01:49]

un nouveau tournant lorsque

[01:01:50]

la famille Wilson dépose une plainte

[01:01:53]

officielle contre la police

[01:01:56]

d'Écosse

[01:01:57]

auprès du Police Investigation

[01:01:59]

and Review Commissioners, j'imagine

[01:02:01]

l'espèce de bureau d'éthique. Oui, oui.

[01:02:03]

Cette démarche sans précédent

[01:02:05]

révèle une profonde frustration

[01:02:06]

face à l'enquête qui piétine

[01:02:08]

depuis très longtemps.

[01:02:10]

La famille dénonce une série de manquements,

[01:02:13]

notamment l'annulation inexpliquée

[01:02:14]

de l'arrestation d'un suspect potentiel

[01:02:17]

en mai 2023,

[01:02:18]

et il critique ouvertement

[01:02:20]

le mauvais jugement des hauts responsables

[01:02:22]

de la police. Parmi

[01:02:24]

les griefs, une plainte spécifique

[01:02:26]

a été déposée contre le détective

[01:02:28]

en chef-superintendant

[01:02:30]

Paul Livingstone,

[01:02:32]

soulignant des tensions au plus haut niveau.

[01:02:35]

Le suspect potentiel correspondait

[01:02:37]

à la description de l'homme dans l'affaire,

[01:02:39]

un homme âgé entre 35-40 ans,

[01:02:42]

mesurant environ un mètre 70

[01:02:43]

ou un mètre 80 avec une

[01:02:45]

casquette, un manteau bleu de type

[01:02:47]

aviateur. Malgré cette

[01:02:49]

description et les nombreux appels à témoins

[01:02:51]

lancés au fil des ans, l'homme

[01:02:53]

n'a jamais été appréhendé par les policiers.

[01:02:55]

La famille Wilson considère

[01:02:57]

inacceptable que Paul Livingstone

[01:02:59]

conserve la supervision

[01:03:01]

de toutes les enquêtes pour meurtre

[01:03:03]

en Écosse, y compris celle

[01:03:04]

d'Alister Wilson, étant donné les questions

[01:03:07]

entourant son intégrité.

[01:03:09]

Honnêtement, le fait d'annuler l'arrestation

[01:03:11]

d'un suspect demeure très étrange.

[01:03:14]

Un malentendu

[01:03:15]

sur la date d'arrestation et des enquêtes

[01:03:16]

supplémentaires ont été évoqués

[01:03:18]

comme principale raison de cette annulation.

[01:03:21]

C'est clair que c'est bizarre.

[01:03:23]

Suite aux plaintes de la famille

[01:03:24]

concernant la gestion de l'affaire,

[01:03:26]

une enquête interne a été menée

[01:03:28]

confirmant certaines erreurs,

[01:03:31]

notamment en termes de transparence,

[01:03:33]

de gestion des attentes,

[01:03:35]

et d'incohérence dans les déclarations des officiers.

[01:03:38]

Ces développements ont conduit

[01:03:39]

à la décision de rouvrir l'enquête

[01:03:41]

sous la supervision d'un nouveau

[01:03:43]

détective en chef.

[01:03:45]

La police écossaise reste déterminée

[01:03:47]

à élucider le mystère vieux de plus de 20 ans

[01:03:49]

dans l'espoir d'apporter

[01:03:51]

enfin des réponses à la famille Wilson.

[01:03:54]

La police d'Écosse

[01:03:55]

a présenté des excuses à la famille

[01:03:57]

suite à cette enquête,

[01:03:59]

reconnaissant ainsi que des erreurs importantes

[01:04:01]

ont été commises.

[01:04:04]

Dans une entrevue,

[01:04:05]

Andrew Wilson, le fils aîné

[01:04:07]

d'Alastair,

[01:04:09]

a exprimé sa frustration

[01:04:12]

et sa déception

[01:04:13]

face à la gestion de l'enquête

[01:04:14]

sur le meurtre de son père.

[01:04:16]

Maintenant, il a 24 ans.

[01:04:18]

Souvenons-nous qu'Andrew avait seulement 4 ans

[01:04:21]

lorsque son père a été assassiné

[01:04:23]

presque devant ses yeux.

[01:04:25]

Il a fortement critiqué

[01:04:26]

l'inefficacité et le manque de leadership

[01:04:28]

des policiers à l'époque.

[01:04:30]

Il souligne que cela entrave

[01:04:32]

potentiellement la capture du meurtrier de son père

[01:04:34]

et l'obtention de justice que sa famille

[01:04:36]

mérite. Andrew

[01:04:38]

a également exprimé son incompréhension

[01:04:40]

quant au fait que Paul Livingstone,

[01:04:42]

le chef des enquêtes sur les crimes majeurs,

[01:04:44]

n'ait pas été licencié malgré

[01:04:46]

les plaintes concernant sa conduite.

[01:04:48]

Il a déclaré

[01:04:49]

«Le seul souvenir que j'ai de mon père

[01:04:51]

est de le voir allongé par terre

[01:04:53]

juste après qu'il a été abattu».

[01:04:55]

Tout un souvenir.

[01:04:57]

L'espoir demeure que de nouvelles

[01:05:00]

techniques d'investigation,

[01:05:02]

combinées à un regard neuf sur les preuves,

[01:05:04]

puissent enfin apporter des réponses

[01:05:06]

à la famille Wilson et à la communauté

[01:05:08]

de Nurn, ce qui pourrait enfin

[01:05:10]

clôturer un chapitre sombre

[01:05:11]

de l'histoire criminelle des Cossaises.

[01:05:15]

Et le 23 novembre 2024,

[01:05:18]

soit à l'approche du

[01:05:19]

20e anniversaire du meurtre,

[01:05:22]

un témoignage qui avait été ignoré

[01:05:24]

à l'époque refait surface.

[01:05:26]

Il vient rappeler les nombreuses questions

[01:05:28]

laissées sans réponse dans cette affaire.

[01:05:30]

Tommy Hogg,

[01:05:32]

75 ans, se souvient

[01:05:34]

avec précision d'un passager de bus

[01:05:36]

aux comportements suspects.

[01:05:37]

Il avait vu l'homme se diriger vers la maison

[01:05:39]

des Wilson, peu avant le drame.

[01:05:42]

Cet homme, qui dissimulait

[01:05:44]

son visage et agissait étrangement,

[01:05:46]

reste pour lui une figure clé

[01:05:48]

dans ce mystère. Pourtant,

[01:05:50]

malgré ces signalements répétés

[01:05:52]

à la police, aucune arrestation

[01:05:54]

ni publication de portraits robots

[01:05:56]

n'a suivi. Alors que

[01:05:58]

la police espère une percée,

[01:06:00]

grâce à la réouverture de l'enquête,

[01:06:02]

ce témoignage met en lumière les failles

[01:06:04]

d'une investigation qui a pas su

[01:06:06]

exploiter toutes les pistes.

[01:06:08]

Le souvenir intact de Tommy Hogg

[01:06:10]

reflète la frustration et l'espoir

[01:06:12]

d'une communauté qui attend

[01:06:14]

toujours des réponses, mais surtout

[01:06:16]

une justice pour la famille,

[01:06:18]

Wilson et Alistair.

[01:06:21]

Oui, tout à fait.

[01:06:22]

C'est tout qu'une histoire. On a fait un peu

[01:06:24]

le tour de la chronologie

[01:06:26]

des événements. C'est

[01:06:28]

particulier quand même qu'on était déjà sur le

[01:06:30]

dossier de cette histoire-là, puis peu avant

[01:06:32]

notre enregistrement, des nouvelles

[01:06:34]

refont surface en novembre, juste avant

[01:06:36]

notre épisode. Ça fait plusieurs fois que les astres

[01:06:38]

sont alignés comme ça au niveau de nos

[01:06:40]

épisodes. C'est un peu troublant, même.

[01:06:41]

Oui, c'est ça que j'allais te dire. C'est un peu étrange.

[01:06:44]

Ça, des fois, j'ai l'impression qu'on est

[01:06:45]

dans un cime, quand il y a des trucs comme ça

[01:06:47]

qui arrivent, comme si les choses s'anignaient pour nous.

[01:06:50]

Exact, oui, c'est ça. On vit dans une

[01:06:52]

simulation à distorsion, un peu

[01:06:54]

à chaque semaine.

[01:06:56]

Il y a des cas similaires. On en a parlé.

[01:06:59]

Elisabeth Barazza,

[01:07:00]

assassinée au pas de sa porte,

[01:07:02]

elle aussi dans sa cour, alors que

[01:07:03]

tenait une vente trottoire. Ça me faisait penser

[01:07:05]

aussi à O.K. Al-Qaït,

[01:07:07]

dont on a parlé il y a quelques

[01:07:09]

saisons, une saison ou deux. J'en repars

[01:07:11]

la mémoire tellement on a d'épisodes.

[01:07:13]

Mais lui, un Américain, assassiné

[01:07:15]

sans raison, encore une fois torturé,

[01:07:18]

même. Aucune preuve

[01:07:19]

d'ADN. Quelques captures,

[01:07:21]

je crois, de vidéos

[01:07:23]

d'un guichet automatique du potentiel

[01:07:25]

du soir, mais sans plus. Encore

[01:07:27]

une fois, un individu louche avec une casquette.

[01:07:30]

Des techniques presque

[01:07:31]

militaires employées ou

[01:07:33]

limite vraiment de professionnels.

[01:07:36]

Pas de mobile, encore une

[01:07:37]

fois, dans le cas de O.K. Al-Qaït.

[01:07:39]

Un meurtre en apparence parfait

[01:07:41]

comme Alistair Wilson. Moi,

[01:07:43]

ça me sidère, ces histoires-là, Seb.

[01:07:45]

Ah oui, le

[01:07:47]

cas de O.K. Al-Qaït,

[01:07:49]

je pense que j'y pense, pas chaque

[01:07:51]

semaine, assez régulièrement

[01:07:54]

sur... Il y a des signes qui m'ont

[01:07:55]

troublé, même graphiquement. On n'a pas vu

[01:07:57]

de photo, mais juste la description.

[01:07:59]

Mais aussi tout ce meurtre

[01:08:01]

parfait. En fait, je pense que notre épisode, il s'appelait

[01:08:03]

comme ça, quelque chose comme ça, le meurtre

[01:08:05]

parfait. Donc, c'est...

[01:08:07]

Ah non, c'est vraiment troublant.

[01:08:10]

Dans le cas d'Alistair,

[01:08:12]

je ne sais pas jusqu'à quel point

[01:08:13]

qu'il est parfait, parce qu'il y a quand même

[01:08:15]

des traces, des témoignages, des choses

[01:08:17]

comme ça. Mais on dirait que sa perfection

[01:08:19]

vient de l'incompétence,

[01:08:21]

si je peux dire, des autorités.

[01:08:23]

Ou c'est fait au fil du temps,

[01:08:25]

qu'ils n'ont pas pris ça au sérieux, qu'ils n'ont pas

[01:08:27]

utilisé des témoignages, etc. On dirait que c'est ça

[01:08:29]

dans ce cas-ci, qu'il crée le meurtre

[01:08:31]

parfait.

[01:08:33]

C'est clair. Est-ce que vraiment, il y en a

[01:08:35]

un? Est-ce que ça existe, le meurtre parfait,

[01:08:37]

les Dix-Tordus? Est-ce que vous y croyez?

[01:08:39]

Dites-nous-le en commentaire.

[01:08:41]

Je vois, Seb, que tu avais pris des notes aussi

[01:08:43]

de ton côté.

[01:08:43]

Oui, je voulais dire des petits trucs.

[01:08:46]

Justement, pour Andrew, le fils,

[01:08:49]

lui, je lisais qu'il a fait beaucoup de thérapie

[01:08:51]

pour effacer

[01:08:53]

de une certaine façon

[01:08:56]

beaucoup de souvenirs

[01:08:57]

de son enfance et qu'il travaille

[01:08:59]

encore continuellement sur le dossier

[01:09:02]

pour trouver,

[01:09:03]

je ne sais pas jusqu'à quel point, à un moment donné,

[01:09:05]

comme individu t'es limité, j'imagine,

[01:09:07]

mais il continue à travailler

[01:09:08]

avec sa mère là-dessus. C'est quelque chose

[01:09:10]

que vous voyez. Ah, ça doit être une thérapie

[01:09:13]

continuelle pour le reste

[01:09:14]

de sa vie, de dealer avec

[01:09:19]

l'interrogation

[01:09:20]

des raisons,

[01:09:21]

de ne pas trouver

[01:09:22]

de raisons rationnelles à ça.

[01:09:24]

Exact, c'est pire. Oui, c'est ça, parce qu'il avait trouvé le coupable,

[01:09:27]

la raison, etc.

[01:09:28]

J'ai l'impression dans sa tête, malgré

[01:09:30]

les traumatismes, ça n'enlève pas les images qu'il a vues,

[01:09:33]

mais c'est sûr qu'il y aura une porte

[01:09:34]

qui sera fermée là,

[01:09:36]

on dirait que la porte, elle reste ouverte,

[01:09:38]

ouverte en fait, complètement.

[01:09:41]

Sinon, ça fait pas mal

[01:09:42]

le tour, les autres points, on en a discuté

[01:09:45]

quand même pas mal,

[01:09:46]

durant, je ne sais pas, on n'a pas parlé

[01:09:48]

tantôt de l'interdiction de fumer

[01:09:50]

à l'hôtel, parce que ça a l'air

[01:09:52]

que ça faisait aussi partie,

[01:09:54]

en novembre 2002, il y a une nouvelle hypothèse

[01:09:57]

en fait, sur le meurtre qui aurait pu

[01:09:58]

être lié à l'interdiction de fumer.

[01:10:00]

Parce qu'un peu partout dans le monde, ça commençait

[01:10:02]

les interdictions de fumer au début des années 2000.

[01:10:04]

Oui, ben c'est ça, pis ça a l'air que

[01:10:06]

ça aussi, ça faisait partie des conflits

[01:10:08]

du projet de terrassement, du Havelock

[01:10:10]

hôtel, pis c'est ressorti,

[01:10:12]

je ne sais pas pourquoi c'est ressorti en 2022

[01:10:14]

dans l'enquête, mais que c'était une nouvelle

[01:10:16]

hypothèse, que ça pouvait être un autre

[01:10:18]

héritant qui aurait pu amener à

[01:10:20]

sa mort, mais mon Dieu,

[01:10:22]

l'interdiction de fumer, c'est…

[01:10:24]

Ben pourquoi, c'est quoi son lien à l'Hister,

[01:10:26]

l'interdiction de fumer? Ah ben c'est encore au Havelock

[01:10:28]

hôtel, ben je ne sais pas si

[01:10:30]

ça serait lié à la plainte, j'imagine,

[01:10:32]

à la plainte qu'à l'Hister, on fait

[01:10:34]

dans le lot de plainte, mais je ne sais

[01:10:36]

pas pourquoi que cet élément-là,

[01:10:38]

en novembre 2022, de l'interdiction de fumer,

[01:10:41]

précis, serait

[01:10:43]

une des hypothèses du conflit.

[01:10:45]

Ah, peut-être qu'il fumait quand même,

[01:10:46]

malgré l'interdiction, peut-être que ça

[01:10:48]

gossait à l'Hister. Oui, effectivement,

[01:10:50]

c'est peut-être quelque chose comme ça.

[01:10:52]

Ben toute une histoire,

[01:10:54]

tout une histoire, guys, dites-nous ce que vous en pensez,

[01:10:56]

si vous croyez au meurtre parfait, on veut vous

[01:10:58]

entendre là-dessus. Oui.

[01:11:00]

On n'a pas fini en After Show, on parle

[01:11:02]

d'une autre histoire survenue un hiver

[01:11:04]

québécois de tempêtes,

[01:11:06]

le meurtre encore inexpliqué

[01:11:08]

de Michel Perron, qui a passionné

[01:11:10]

le Québec dans les années 80. On sort un peu

[01:11:12]

de notre ligne éditoriale, il y a moins d'aspects numériques,

[01:11:14]

mais on voulait en parler un peu, on est

[01:11:16]

dans la thématique des meurtres

[01:11:18]

inattendus, des meurtres inexpliqués,

[01:11:21]

des meurtres sans mobile,

[01:11:23]

et aussi thématiques

[01:11:24]

hivernales aussi, pour vous amener

[01:11:26]

dans notre univers

[01:11:27]

d'histoire du québécois hivernal.

[01:11:30]

On remercie nos deux fabuleuses

[01:11:32]

recherchistes qui nous ont encore

[01:11:35]

émerveillés dans leur

[01:11:36]

bon travail. Cette semaine,

[01:11:38]

shout-out à vous, shout-out à André

[01:11:40]

Beaupré, notre cher monteur

[01:11:42]

et designer graphique.

[01:11:44]

Shout-out à vous, les Dix-Tordus de partout,

[01:11:45]

merci d'être encore là, merci de nous

[01:11:47]

accompagner à un autre tournant d'année

[01:11:49]

important. Oui, c'est vrai.

[01:11:51]

Ça fait sept ans, je crois, donc bientôt

[01:11:53]

quand même, dix ans,

[01:11:55]

ça passe vite quand même. Oui, c'est fou.

[01:11:57]

Et aussi merci à nos

[01:11:59]

membres Patreon qui sont un peu les

[01:12:01]

actionnaires de Distorsion, et c'est

[01:12:03]

le moment des très attendus shout-out.

[01:12:05]

Seb, je te laisse commencer.

[01:12:07]

Je donne de l'amour à la mystérieuse

[01:12:10]

Charlotte, à Sophie

[01:12:12]

G1983,

[01:12:14]

Stéphanie A, Katia

[01:12:15]

et Vero Bois.

[01:12:17]

Aussi un gros shout-out à

[01:12:19]

Chloé D, à Sean P,

[01:12:21]

à Roxane K, à Celeste

[01:12:24]

Za et à Mélanie L.

[01:12:27]

Beaucoup d'amour à

[01:12:27]

Karine Aire, à Katia

[01:12:29]

4, Andréanne, Marie

[01:12:32]

M et Marie-France

[01:12:33]

N. Un gros high-five

[01:12:36]

à Dimitri, à

[01:12:37]

Justine G, à David

[01:12:39]

G, Nathalie B et

[01:12:41]

Roxane L.

[01:12:43]

Je remets un certificat d'action à

[01:12:45]

Laurie G, Camille

[01:12:47]

G, Frank DB,

[01:12:49]

Julie C et Frédéric

[01:12:51]

CS. Un

[01:12:53]

gros merci à vous.

[01:12:55]

Oh oui! Est-ce que tu aurais un mot

[01:13:08]

de la fin pour nous aujourd'hui?

[01:13:11]

Méfiez-vous des inconnus qui sonnent

[01:13:13]

à votre porte. C'est rarement

[01:13:15]

pour les bonnes raisons.

[01:13:17]

Oh non!

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