#80 - Qui sont Anonymous?

Épisode

#80 - Qui sont Anonymous?

Épisode
80
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1 h 27 min
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Audio

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Au début des années 2000, un groupe d’activistes informatique sème l’émoi sur Internet. Complètement décentralisé, ce groupe nommé Anonymous, est à la source de plusieurs fermetures de sites web majeurs, comme Paypal, Visa et Sony, et d’opérations secrètes, visant notamment l’Église de Scientologie. Toutefois, Anonymous a un agenda: tels des Robin des Bois du Web, ils combattent la censure et veulent faire valoir la liberté et les droits humains. Tel que voté par la communauté des Distordus, dans ce dernier épisode de notre Saison 6, nous explorons le groupe d’hacktivistes Anonymous.

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[00:01]

Vous êtes sur le point d'écouter Distorsion.

[00:07]

Nous sommes Anonymous. Nous avons pris le contrôle de cet épisode de Distorsion.

[00:13]

Nous sommes ici pour vous divulguer de l'information compromettante sur Sébastien Lévesque et Emile Gauthier.

[00:20]

Restez à l'écoute.

[00:52]

Au début des années 2000, un groupe d'activistes informatiques s'amelaient moins sur Internet.

[00:57]

Complètement décentralisé, ce groupe nommé Anonymous est à la source de plusieurs fermetures de sites Web majeurs et d'opérations secrètes.

[01:06]

Toutefois, Anonymous a un agenda.

[01:08]

Tels des robins des bois du Web, ils combattent la censure et veulent faire valoir la liberté et les droits humains.

[01:14]

Tels que votés par la communauté des Distordus, dans ce dernier épisode de notre saison 6, nous explorons le groupe d'activistes Anonymous.

[01:26]

Sébastien Lévesque, comment ça va ce soir?

[01:28]

Ça va bien, toi, Emile Gauthier.

[01:30]

Ça va bien aussi. Déjà, le dernier épisode de notre saison 6.

[01:34]

Ça a été toute qu'une saison.

[01:36]

Pas évidente à terminer, on doit l'avouer, avec la situation de pandémie.

[01:40]

On a fait un petit retard.

[01:42]

Ça ferait longtemps que la saison devrait être terminée.

[01:44]

Oui, au moins un bon mois.

[01:45]

Oui, en temps normal.

[01:47]

Mais bon, merci de votre patience, les Distordus.

[01:49]

On en est là.

[01:50]

Et c'est un vote de la communauté qui nous amène au sujet de ce soir,

[01:54]

le groupe d'activistes Anonymous.

[01:56]

Ça fait plusieurs années que vous nous demandez d'en parler.

[02:00]

Puis ça tombe bien parce qu'il y a eu quand même certains développements au cours de cette année, de l'année 2020,

[02:05]

dans tous les événements qui ont eu lieu, Black Lives Matter et tout ça.

[02:10]

Il y a eu, en fait, Anonymous a pris parole.

[02:12]

Donc ça va être intéressant de faire une petite mise à jour là-dessus.

[02:16]

C'est pas un épisode comme d'habitude.

[02:18]

Vous savez, d'habitude, on a une histoire mystérieuse.

[02:20]

On rentre dans les détails vraiment de narrative et tout ça.

[02:24]

Ce soir, ça va être plus un portrait.

[02:26]

Évidemment, on va décrire les événements majeurs qui ont mis Anonymous sur la map.

[02:31]

Mais c'est un peu un format différent, si on peut se permettre.

[02:34]

Mais tout d'abord, ce soir, on a une bonne bière.

[02:37]

Qu'est-ce qu'on boit, Seb?

[02:38]

On boit la Brother John de la microbrasserie Trèfle Noir.

[02:43]

C'est une New England IPA bien aisée,

[02:47]

à 16 % d'alcool.

[02:48]

Ça goûte le bon jus tropical parfait pour un été confiné.

[02:52]

Maison!

[02:53]

Et cette bière-là de la semaine, elle nous est offerte par Amandine.

[02:57]

Amandine, en fait, nous a offert une tournée de bière via le DistorsionPodcast.com.

[03:01]

Si vous voulez encourager le show et remplir notre frigo

[03:04]

et même nous suggérer une bière dans votre région,

[03:06]

vous pouvez le faire grâce à l'onglet Tournée de bière.

[03:10]

Mais on a aussi, Seb, une review 5 étoiles sur Apple Podcasts.

[03:13]

Oh oui, elle nous vient de Manou, de M4nou, du Canada.

[03:17]

Elle nous dit de courageuse à peureuse.

[03:20]

Podcasts addictifs qui m'a amené à barrer mes portes en Gaspésie.

[03:24]

S'il m'arrive quelque chose, ne cherchez pas la solution dans mon historique.

[03:28]

J'ai fait des recherches de tous vos podcasts que j'ai déjà écoutés.

[03:31]

Oh, chaleur à toi.

[03:32]

Oui, merci beaucoup.

[03:34]

Et là-dessus, sans plus tarder, Seb,

[03:35]

est-ce qu'on est prêt à se lancer dans cette histoire passionnante?

[03:39]

Oui, mais juste avant, Emile,

[03:41]

nous devons dire un petit mot à propos de notre partenaire,

[03:45]

la Faculté de l'Éducation Permanente de l'Université de Montréal.

[03:48]

Elle, c'est celle qui enseigne aux adultes

[03:50]

et où les admissions sont en cours

[03:52]

pour le certificat en enquête et renseignement

[03:54]

comme pour les 30 autres programmes offerts.

[03:56]

Oh yes, il s'agit d'un certificat universitaire de 30 crédits

[04:00]

pour toute personne passionnée d'enquête

[04:02]

qui souhaite travailler dans les milieux professionnels ou criminels.

[04:06]

Au terme du certificat,

[04:07]

vous serez en mesure de mener une enquête de A à Z.

[04:10]

Ce certificat est parfait si vous voulez

[04:12]

compléter une formation existante,

[04:14]

réaliser un bac par cumul avec d'autres certificats,

[04:17]

par exemple la psychologie, la criminologie

[04:19]

ou encore réorienter votre carrière.

[04:22]

Est-ce que ce serait une bonne formation

[04:23]

pour, mettons, deux podcasters qui s'intéressent aux enquêtes?

[04:26]

Oh que oui, mon cher Emile,

[04:28]

même que j'y pense chaque jour.

[04:30]

Peu importe de vous venez que vous soyez

[04:32]

un distordu Canadien ou Européen,

[04:34]

vous pouvez vous inscrire au certificat en enquête et renseignement

[04:37]

à la Faculté de l'Éducation Permanente

[04:39]

au fep.umoréal.ca

[04:42]

fep.umoréal.ca

[04:44]

Et là-dessus Seb, est-ce qu'on est prêt

[04:46]

à se plonger dans le monde complexe d'Anonymous?

[04:50]

Oui monsieur, c'est parti.

[04:55]

Nous sommes le 14 janvier 2008.

[04:57]

Une vidéo à usage interne

[04:59]

et dont le contenu a pour objectif

[05:00]

de recruter de nouveaux adeptes

[05:02]

de l'église de Scientologie

[05:03]

est diffusée au grand public simultanément

[05:06]

sur plusieurs chaînes YouTube.

[05:08]

Cette vidéo d'une dizaine de minutes

[05:09]

est animée par l'acteur américain Tom Cruise

[05:12]

qui glorifie et encense cette religion.

[05:14]

Oui, un adepte,

[05:16]

une des vedettes adeptes de la Scientologie.

[05:19]

Oui, une de la longue liste de vedettes adeptes.

[05:22]

Oui, puis apparemment qui est assez élevé dans les rangs.

[05:24]

Oui, oui, oui, j'y arrive, tu vas voir.

[05:27]

Pour ceux qui l'ignorent,

[05:28]

Tom Cruise justement, comme on vous le disait,

[05:30]

est membre de l'église de Scientologie

[05:31]

depuis la fin des années 80,

[05:33]

alors que son ex-femme Mimi Rogers l'a initiée à cette époque-là.

[05:37]

Cette forte appartenance

[05:38]

lui a même coûté deux divorces supplémentaires.

[05:41]

Rappelez-vous celui avec Nicole Kinman,

[05:43]

une autre actrice américaine,

[05:45]

et également avec Katie Holmes,

[05:47]

qui est une autre actrice bien connue.

[05:49]

Les deux actrices ont eu des enfants avec lui,

[05:51]

mais le principal accroc,

[05:53]

c'était le choix de religion pour leurs enfants.

[05:56]

Donc les deux femmes,

[05:57]

même si on dirait qu'ils ont adhéré

[05:59]

à ça le temps de se marier avec lui,

[06:01]

ils ont comme eu la décence, disons,

[06:03]

du moins, ils ne voulaient pas

[06:05]

que leur enfant soit élevé là-dedans,

[06:06]

puis ça a provoqué le divorce pour les deux

[06:09]

parce que pour lui, c'est sacré.

[06:12]

Selon certaines rumeurs,

[06:14]

toujours nié justement par la principale intéressée

[06:16]

de Tom Cruise, il serait même devenu

[06:18]

ou il serait même encore actuellement

[06:19]

le numéro deux de cette religion-là,

[06:21]

justement avec le temps, étant donné toute l'influence

[06:23]

qu'il peut avoir dans le monde,

[06:26]

pas juste d'aller recruter des membres,

[06:28]

mais tout ce qui peut dégager

[06:30]

pour tenter de recruter des gens

[06:31]

dans l'église de scientéologie malgré tout.

[06:34]

Parce qu'il y a l'air que quelqu'un a un sein,

[06:35]

bien en tout cas, j'ose croire,

[06:37]

mais l'église de scientéologie, on n'en parlera pas

[06:40]

tant que ça, mais on le sait que c'est donc une église

[06:42]

qui a une drôle de réputation,

[06:44]

d'arnaquer les gens, tu peux plus te sortir

[06:46]

de ça et tout ça.

[06:47]

Oui, carrément, puis Tom Cruise, même, il prenait part

[06:50]

à des gens de conventum,

[06:53]

il parlait sur scène,

[06:54]

il s'adressait aux membres, puis

[06:56]

c'est un peu un ceinture noir de la scientéologie,

[06:58]

il a fait un peu, je pense,

[07:00]

tous les tests qu'il doit remplir

[07:02]

pour atteindre le niveau supérieur.

[07:04]

Oui, exactement, et justement, dans la vidéo,

[07:06]

on va vous la mettre sur notre site Web,

[07:08]

le lien pour la vidéo de Tom Cruise,

[07:11]

c'est une vidéo d'une dizaine de minutes,

[07:12]

puis on le voit, il est relaxé,

[07:14]

il rit, puis tout est beau,

[07:16]

c'est un peu malaisant

[07:18]

quand on sait au bout du compte ce que

[07:20]

cette église peut faire.

[07:22]

Trèfle de patinage à cette vidéo-là ne devait pas

[07:24]

se retrouver évidemment sur le Web,

[07:26]

c'était vraiment à l'usage interne de l'église de scientéologie,

[07:29]

eux, ils se sont mis,

[07:30]

l'église de scientéologie a assez la mèche

[07:32]

courtant rapidement sur le Web,

[07:34]

même avant cette épopée-là,

[07:36]

tout site Web ou tout journaliste

[07:38]

ou toute personne qui parlait contre eux

[07:40]

recevait une mise en demeure, puis même souvent,

[07:42]

il n'attaquait pas juste le média,

[07:43]

il attaquait l'hébergeur,

[07:45]

le fournisseur Internet de la personne,

[07:47]

ça allait vraiment loin, mais dans ce cas-ci,

[07:50]

ils ont voulu justement

[07:52]

censurer cette vidéo-là,

[07:53]

deux jours plus tard, ils ont envoyé une mise en demeure

[07:55]

à YouTube, leur semant de retirer

[07:58]

la vidéo de la plateforme, par contre,

[07:59]

le mal était fait.

[08:01]

L'église a le goûter au Streisand Effect.

[08:04]

Ah oui, Barbara Streisand.

[08:06]

Exactement. J'attends que tu m'en parles.

[08:08]

Le Barbara Streisand Effect,

[08:10]

en fait, c'est Barbara Streisand,

[08:11]

l'actrice et la chanteuse américaine.

[08:13]

En 2003, elle a vu une de ses photos

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de sa maison de Malibu

[08:19]

en Californie arriver

[08:20]

sur le Web, puis ça, c'était dans les débuts

[08:22]

du Web, puis les vedettes n'étaient peut-être pas encore

[08:24]

habituées à cette non-anonymat-là

[08:26]

que maintenant dans laquelle on vit pour eux.

[08:28]

Elle a tenté de faire retirer

[08:30]

la photo du Web, mais on le sait,

[08:31]

de tenter de retirer quelque chose du Web,

[08:34]

premièrement, c'est assez difficile

[08:35]

et ça se reproduit comme

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des souris, mais dans

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ce cas-ci, c'est que ça a fait l'effet inverse.

[08:41]

L'attention médiatique sur le fait qu'elle chialait

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que sa photo soit toujours

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en ligne a créé l'effet que les gens

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l'ont remis encore plus

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partout en ligne. Maintenant,

[08:51]

quand il y a un effet comme ça, un peu comme un enfant

[08:53]

quand tu lui dis de ne pas faire de quoi, puis il va le faire encore

[08:55]

plus, mais maintenant, cet effet-là,

[08:57]

c'est le Streisand Effect qui arrive.

[08:59]

La multiplication, oui.

[09:01]

Exact, c'est très très drôle.

[09:02]

Une semaine plus tard, le 21 janvier, Anonymous

[09:05]

provoque publiquement l'église de Scientologie

[09:07]

par une vidéo en menaçant

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les dirigeants qu'une série d'attaques aura lieu.

[09:11]

Il s'ensuit de nombreuses

[09:13]

fausses commandes de pizzas

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à des dirigeants,

[09:17]

des envois à la tonne de

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faxes noires. Un fax

[09:21]

avec tout le corps et noir, imaginez toute l'âme

[09:23]

que ça bouffe, puis ça a l'air

[09:25]

qu'il envoyait vraiment des tonnes, des tonnes de

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pizzas. Le but, c'est carrément de faire bouffer de l'encre.

[09:29]

Oui, exact, exact. Avec ça,

[09:31]

je trouvais ça quand même drôle comme attaque.

[09:33]

Aussi des attaques DDoS

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envers les sites de l'organisation.

[09:38]

Mais avant que je vous parle,

[09:39]

c'est quoi une attaque de DDoS?

[09:42]

On entend souvent des attaques

[09:43]

par déni de service. Je vais vous faire

[09:45]

jouer le début de la vidéo

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d'Anonymous qui menace

[09:50]

l'église de Scientologie.

[09:51]

On sent bien le ton quand même

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menaçant, puis pour ceux qui l'ont peut-être

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jamais entendu, la voix,

[09:57]

c'est toujours ou à peu près toujours

[09:58]

ce ton de voix qui est utilisé pour leur

[10:00]

message en ligne qui est un

[10:02]

genre de voice chat.

[10:04]

Oui, exactement, je vous l'ai fait jouer.

[10:29]

Donc, on sent bien

[10:53]

Donc on sent bien le ton de la menace, on va vous détruire, on va... moi j'aime leur

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arrogance en fait dans ces vidéos-là.

[11:03]

Oui, puis ils ajoutent aussi pour « for our enjoyment », c'est vrai, donc pour leur

[11:08]

propre plaisir, ils veulent bien détruire leur présence en ligne.

[11:12]

Oui, non, c'est ça, c'est qu'il y a un côté un peu mesquin des membres du collectif

[11:17]

Anonymous, mais on le comprend, on dirait qu'il est validé par la cause au bout

[11:22]

du compte.

[11:23]

Oui, oui, oui.

[11:23]

Puis l'Église de Scientologie, c'est une bonne cible, tu sais, ils sont un

[11:27]

groupe haïssable, ils ont la réputation justement d'harceler leurs ex-membres, ils sont

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des champions des poursuites, ils ont beaucoup d'argent aussi, ils ont des moyens financiers

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vraiment incroyables, il y a des églises dans la plupart des grandes villes du monde,

[11:42]

c'est immense, donc ils ont les moyens de poursuivre des gens, donc je trouve

[11:47]

que pour Anonymous, c'est vraiment une cible qui est parfaite.

[11:51]

Puis aussi le côté technologique, tu sais, Anonymous c'est un groupe qui est complètement

[11:56]

décentri, qui utilise la technologie pour faire, d'une certaine façon, défendre

[12:01]

certaines positions sociales, l'Église de Scientologie, c'est l'inverse, c'est

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un groupe extrêmement centralisé, c'est une secte qui exploite aussi une certaine

[12:11]

forme de technologie, mais qui est très contestable, qui mélange un peu la divinité

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avec la science, puis c'est une certaine… c'est quelque part entre la réalité et

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la science-fiction, donc il y a vraiment un genre de paradoxe entre les deux organisations,

[12:27]

puis c'est un peu normal qu'ils se détestent comme chien et chat.

[12:30]

Oui, oui, non, tu as parfaitement raison, puis c'est drôle ce que tu dis, parce que

[12:32]

justement dans la ville de Québec, qui n'est pas une grande ville, tu as dû

[12:36]

déjà la voir, la bâtisse, pas dans le Vieux-Québec, mais dans Saint-Roch,

[12:40]

tu sais, toujours, ce quartier-là, il y a eu une certaine époque, il était

[12:43]

très, disons, délabré, mais l'Église de Scientologie, elle était toujours

[12:46]

très très propre, toute la façade de l'édifice, c'était toujours clean,

[12:52]

Ah, mais ils ont des locaux, justement à Québec, c'est un des locaux les plus

[12:57]

beaux de cette rue-là, en fait, qui est une rue justement un peu

[13:02]

hi-pay, avec des petites boutiques de hipsters et tout ça, puis de voir

[13:07]

ça, l'Église de Scientologie, une immense building avec presque jamais

[13:10]

personne dedans, c'est très étrange.

[13:12]

Oui, oui, c'est très louche, puis ça fait longtemps que c'est comme ça.

[13:15]

On revient à notre histoire, en fait, justement, Anonymous utilise beaucoup

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les attaques de DDoS, de déni de services, pour mettre à terre des

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sites web, des choses comme ça, pour vous expliquer les attaques par déni

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de services distribués, Distributed Denial of Service Attacks, existent

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depuis longtemps, depuis quasiment que l'Internet existe, mais ils se

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sont modifiés au cours du temps, parce que les technologies ont évolué,

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puis les serveurs ont de plus en plus d'outils aussi pour se protéger

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de ça, des gros systèmes de redondance pour éviter ça, mais

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l'objectif d'une attaque comme ça, ça vise particulièrement à rendre

[13:47]

un serveur ou un service informatique ou une infrastructure

[13:50]

indisponible, en fait.

[13:51]

Puis ce genre d'attaque-là, en fait, peut prendre différentes formes.

[13:54]

On a, lors d'une attaque, généralement, c'est toujours ça,

[13:56]

c'est une multitude de requêtes qui est envoyée en simultané depuis plein

[14:00]

de sites web de points sur le web, puis dans le fond, l'intensité

[14:04]

de ce tir-là croisé, ça rend le service vraiment instable, voire

[14:08]

même indisponible, parce que c'est une surcharge

[14:11]

comparativement à la normale, parce que les serveurs, généralement,

[14:14]

comme je ne sais pas, Netflix, Facebook, qui ont des tonnes de serveurs,

[14:16]

la charge est répartie partout, mais ils savent quand même comment l'adapter.

[14:20]

Mais si, par exemple, il y a, je ne sais pas, des millions, des millions

[14:23]

de nouvelles requêtes en une minute, souvent, par exemple,

[14:26]

ça va faire tomber ces services-là.

[14:28]

C'est comme si tout le monde essayait de rentrer par la même petite porte.

[14:31]

Oui, exact.

[14:32]

C'est que plus personne ne peut rentrer parce que tout le monde est coincé dedans.

[14:35]

Exactement, les personnes font la file.

[14:37]

Même que des techniques se sont tellement évoluées en 2016,

[14:39]

il y a eu un record d'un outil d'attaque comme ça

[14:44]

qui a réussi à envoyer, on appelle ça flodé,

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à noyer un serveur, un tera de données à par seconde.

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À qu'imaginer l'impact, un tera, c'est 1000 Gigs,

[14:54]

si je ne me trompe pas, ou 1024 Gigs.

[14:57]

C'est beaucoup de films Netflix.

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Tout ça envoyé en une seconde, imaginez la quantité de données.

[15:03]

Donc, ça peut vraiment mettre à terre

[15:05]

plusieurs sites ou ce système de courriel et tout ça.

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Concrètement, l'attaque par des services, comme je vous dis,

[15:09]

ça peut bloquer un serveur de fichiers, rendre impossible

[15:12]

d'accéder à un serveur ou même empêcher la distribution de courriel.

[15:15]

En fait, comme je vous dis, c'est Netflix ou Facebook qui tombe en panne

[15:17]

parce que même eux, des fois, ne sont pas infaillibles à ça.

[15:20]

Ça arrive que des gros attaques simultanées dans le monde

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qui attaquent ces gros joueurs-là.

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Je reviens au projet de Chanologie,

[15:26]

le projet contre l'église de Scientologie,

[15:28]

le 27 janvier, toujours en 2008,

[15:31]

une autre vidéo d'Anonymous qui est intitulée

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elle, Call to Action, donc appel à l'action,

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qui est diffusée par eux et qui incite les gens

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d'un peu partout dans le monde à s'organiser concrètement

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pour démontrer leur mécontentement contre l'église de Scientologie.

[15:44]

Cette vidéo-là, elle enclenche vraiment une vélocité d'activistes

[15:47]

de partout dans le monde pour porter action.

[15:49]

Ça dépasse Anonymous, ça dépasse Internet.

[15:51]

Le 10 février, le mouvement va prendre encore plus d'ampleur

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car il y a des manifestations qui vont s'organiser partout dans le monde.

[15:58]

Des dizaines de milliers de manifestants

[16:00]

ont pris d'assaut les églises de Scientologie

[16:02]

dans plus de 100 villes de partout dans le monde

[16:04]

portant le masque de Guy Fawkes

[16:07]

afin de faire valoir leur point de vue.

[16:08]

Dans ce cas précis, Anonymous n'aimait pas le traitement

[16:11]

que réserve l'église à ses anciens membres

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en les intimidant, les poursuivant, les harcèlant.

[16:16]

De plus, leurs pratiques sont assez douteuses en lien avec le web

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en tentant de limiter la liberté d'expression

[16:21]

et justement d'empêcher la fameuse vidéo de Tom Cruise de se répandre.

[16:24]

Ça, ça a profondément hérité le groupe Anonymous.

[16:27]

Pour eux, il est inutile de tenter de contrôler l'Internet.

[16:30]

Ça, c'est toujours à la base des premiers activistes,

[16:32]

ça fait partie de leur devise.

[16:34]

L'Internet est disponible pour tous

[16:36]

et personne n'est en droit de le contrôler.

[16:38]

C'est un peu ce qu'ils prêchent.

[16:39]

Suite aux manifestations,

[16:41]

plusieurs centaines de vidéos de l'événement

[16:42]

se retrouvent évidemment sur YouTube.

[16:44]

Mais étrangement, le nombre de vues a soudainement arrêté

[16:47]

d'être comptabilisé uniquement pour ces vidéos-là,

[16:49]

les vidéos de la manifestation.

[16:51]

YouTube est sorti plus tard pour dire

[16:52]

que c'était qu'un bug technique temporaire,

[16:54]

mais c'est assez louche parce que parmi toutes les vidéos,

[16:57]

il y a des gens qui avaient sorti des captures d'écran,

[16:59]

il y avait d'autres vidéos de toutes sortes,

[17:01]

puis eux, la comptabilisation des vues augmentait quand même,

[17:04]

mais pas les vidéos de manifestations.

[17:05]

Il n'y a jamais eu de suite à ça, mais c'est un peu étrange.

[17:09]

Moi, je sens qu'il y a eu une mise en demeure de l'Église.

[17:11]

Après le succès des premières manifestations,

[17:13]

Anonymous décide d'organiser une autre manifestation

[17:16]

qui s'appelle l'opération Party Hard.

[17:18]

Cette fois-ci, c'est le 15 mars de la même année.

[17:21]

Pourquoi le 15 mars ?

[17:22]

C'est que ça correspond à l'anniversaire de L. Ron Hubbard,

[17:25]

qui est le fondateur de l'Église de Scientologie.

[17:28]

Ça doit être un peu l'heure de Noël à eux.

[17:30]

Oui, exactement.

[17:31]

Lui-même, c'est drôle parce que quand j'étais plus jeune,

[17:33]

j'avais 14-15 ans,

[17:33]

et il écrit des livres de science-fiction aussi,

[17:36]

ou du moins à l'époque.

[17:37]

J'étais tombé sur...

[17:39]

J'avais trouvé ça super bon.

[17:42]

Ma mère, elle avait vu le livre que je lisais

[17:44]

et elle avait entendu parler de l'Église de Scientologie

[17:47]

et ça l'avait inquiété.

[17:48]

Elle m'avait comme dit,

[17:49]

« Mais là, tu ne veux pas rentrer là-dedans. »

[17:51]

Non, c'est juste le roman,

[17:52]

mais je trouvais ça par une drôle anecdotique

[17:56]

que ce gars-là, quand même,

[17:57]

je trouvais qu'il écrivait la bonne science-fiction.

[18:00]

Ah, mais ça se peut très bien.

[18:01]

Mais c'est ça, un n'empêche pas l'autre,

[18:02]

mais quand même, c'est tellement particulier.

[18:05]

Cette manifestation,

[18:06]

bien qu'un peu moins populaire que la première,

[18:09]

évidemment, a eu beaucoup de succès.

[18:11]

C'est donc ces différentes attaques notoires-là en 2008

[18:14]

qui ont permis à Anonymous d'être mis sur la map

[18:16]

aux yeux du grand public par les médias.

[18:18]

Oui, parce qu'avant ça,

[18:19]

on en avait très peu entendu parler,

[18:21]

même s'ils existaient avant ça.

[18:22]

Oui, absolument.

[18:23]

Puis on va faire justement une petite parenthèse

[18:25]

sur qui sont donc ces Anonymous-là

[18:27]

qui viennent de pirater le site de l'Église de Scientologie.

[18:30]

On apprend par cette action qu'Anonymous est une communauté hétéroclite

[18:35]

et sans hiérarchie apparente, qui est décentralisée.

[18:38]

C'est-à-dire qu'elle n'a pas de quartier général précis,

[18:40]

elle n'a pas de chef non plus.

[18:42]

Elle regroupe des membres d'autres communautés

[18:44]

de partout dans le monde.

[18:45]

Donc, ça peut être des communautés de hackers de l'époque,

[18:49]

mais aussi des gens qui sont intéressés par l'informatique,

[18:52]

des programmeurs autodidactes,

[18:54]

des gens qui sont intéressés aussi par, par exemple,

[18:57]

le droit, le droit humain,

[18:59]

mais aussi la liberté d'expression et tout ça.

[19:00]

Donc, ça va rassembler plein de gens d'un peu partout

[19:04]

tournant autour des premiers adopteurs de l'informatique.

[19:09]

C'est tous des gens qui ont les mêmes valeurs à la base,

[19:11]

malgré leur compétence, disons, technique.

[19:13]

Exactement.

[19:13]

Puis il y en a qui n'ont pas de compétences informatiques,

[19:15]

on va le voir, il y en a qui sont plus des avocats,

[19:18]

par exemple, et tout ça.

[19:19]

Donc, c'est un regroupement vraiment décentralisé.

[19:22]

Puis tout le monde, d'ailleurs,

[19:23]

peut poser un acte sous l'identité d'Anonymous.

[19:26]

Donc, c'est un peu ça le principe.

[19:28]

Étant donné que c'est anonyme,

[19:29]

toi Seb, tu pourrais décider de poser un acte

[19:32]

au nom d'Anonymous, puis ce serait bien correct.

[19:35]

Ce serait…

[19:36]

Ce serait accepté par eux.

[19:36]

Oui, ce serait accepté en autant qu'évidemment,

[19:38]

tu respectes un peu leur ligne éditoriale d'une certaine façon.

[19:42]

Oui, oui, exact.

[19:43]

C'est drôle que tu dises ça parce qu'au début,

[19:45]

quand j'ai commencé à travailler sur la recherche,

[19:48]

j'ai fait des recherches, puis j'avais vraiment googlé

[19:50]

comment être recruté par Anonymous.

[19:53]

On dirait que c'est un peu ma naïveté du début,

[19:55]

parce que je savais que c'était décentralisé,

[19:57]

mais j'avais quand même l'impression

[19:58]

qu'il y avait une forme d'organisation à cause des comptes YouTube,

[20:01]

qui ont des milliers de monde, Twitter, etc.

[20:04]

Mais non, eux-mêmes, ils ont fait une vidéo là-dessus

[20:06]

puis ils disent ce que tu viens de dire.

[20:08]

Puis ça, pour moi, ça a été un peu une surprise,

[20:10]

on dirait, en travaillant là-dessus.

[20:12]

On va le voir plus tard

[20:13]

qu'il y avait une certaine forme de leadership,

[20:15]

puis il y avait une certaine forme d'organisation

[20:18]

malgré tout pour faire des opérations

[20:20]

aussi élaborées que ce qu'ils ont fait.

[20:21]

Oui, c'est quand même complexe.

[20:23]

L'apparition de Project Chanology,

[20:25]

le projet justement en lien avec l'Église d'Océontologie,

[20:29]

révèle cependant que ces membres

[20:30]

ne sont pas de simples marginaux,

[20:32]

mais aussi pour en grande partie des intellectuels

[20:35]

attachés à la défense de la liberté de la pensée.

[20:38]

Dans toutes les actions posées par Anonymous,

[20:40]

il y a une intention sociale ou politique qui est derrière.

[20:44]

Ils ne vont pas acquis un système ou une base de données

[20:46]

dans le but de créer du profit, par exemple,

[20:48]

ou de voler des gens,

[20:50]

du moins de ce qu'on en sait.

[20:51]

Ils vont plutôt tenter de passer un message auprès de la société.

[20:54]

Ils ont un certain code.

[20:56]

Ils vont par exemple refuser d'attaquer un média, par exemple.

[21:00]

Parce qu'un média, évidemment,

[21:01]

c'est la diffusion de l'information,

[21:04]

c'est la liberté de presse.

[21:05]

Donc, pour eux, ça ne rentre pas dans leur ligne directrice.

[21:07]

Alors que d'autres groupes de hackers

[21:08]

ne vont pas se gêner pour le faire.

[21:10]

Mais avant d'aller plus loin,

[21:13]

je pensais que ça pourrait être intéressant de faire

[21:14]

un petit retour sur les origines du hacking,

[21:17]

parce que ça remonte à très longtemps,

[21:20]

avant de replonger dans les années 2000

[21:22]

À une certaine époque, avant l'ère numérique,

[21:25]

le hacking désignait généralement

[21:27]

des mauvais coups, des pranks, mais élaborés.

[21:30]

Certains magiciens, même au début des années 1900 par exemple,

[21:33]

pourraient qualifier certains de leurs tours

[21:35]

comme étant des hacks.

[21:37]

Il y a aussi les départements technologiques

[21:39]

des universités américaines

[21:40]

qui étaient des champions de ce type de coup pendable

[21:43]

et qui perdurent depuis plus de 100 ans.

[21:46]

Donc, il y a vraiment une tradition

[21:47]

auprès de certaines facultés

[21:50]

technologiques d'universités

[21:51]

au niveau de faire des coups, de faire des hacks.

[21:54]

Un des plus fameux de leurs coups

[21:56]

s'est survenu en 1982 pendant un match de football

[21:59]

entre les universités de Yale et de Harvard.

[22:02]

Grosse rivalité.

[22:04]

À un certain moment pendant le match,

[22:05]

il y a un gigantesque ballon noir

[22:07]

qui émerge du sol, du terrain pendant le match.

[22:11]

Il se gonfle sous les yeux

[22:13]

des dizaines de milliers de spectateurs qui sont là.

[22:15]

Là, les gens se disent, qu'est-ce qui se passe?

[22:17]

Il y a cette espèce de gros ballon-là

[22:18]

qui sort de nulle part, qui sort du sol.

[22:20]

Puis sur le ballon, il est inscrit les lettres MIT.

[22:23]

Donc, il s'agit donc d'un coup de la part

[22:26]

des étudiants de l'université

[22:27]

du Massachusetts Institute of Technology.

[22:29]

Une fois gonflé, le ballon a explosé

[22:32]

puis il y a une pluie de confétis blanc

[22:34]

qui est tombée du ciel.

[22:35]

Donc, à l'époque, les gens...

[22:37]

Au début, il y a des vidéos même qui existent là-dessus

[22:39]

sur YouTube, vous pouvez aller voir.

[22:41]

Puis au début, les gens se demandent vraiment

[22:43]

qu'est-ce qui se passe? Qu'est-ce qui sort du sol?

[22:45]

C'est-ce un animal ou quelque chose? Un monstre?

[22:48]

Puis par la suite, les gens ont un peu rigolé

[22:50]

de voir tout ça. Mais tu sais,

[22:52]

je me posais la question, imaginez

[22:54]

si ce genre de coup survenait de nos jours

[22:56]

dans un match de la NFL.

[22:58]

Imagine le swat et l'escouade

[23:00]

anti-bombe qui prendraient d'assaut

[23:02]

le stade après les événements,

[23:04]

tous les événements terroristes qu'on a eus

[23:06]

et tout ça. On ne pourrait pas refaire

[23:08]

ce type de coup-là. Jamais. Jamais.

[23:09]

C'est sûr que non. Je suis sûr que même

[23:11]

juste la surveillance, eux,

[23:14]

quand ils ont installé ça, je suis sûr qu'aujourd'hui,

[23:15]

il n'y aurait même pas accès à ça.

[23:17]

J'ai l'impression, ils ont fallu quand même

[23:19]

qu'ils installent des set-up

[23:21]

et tout ça. Il doit y avoir des complices,

[23:23]

mais tu as raison à sa part,

[23:25]

André, je pense qu'il se ferait

[23:27]

taper sur les doigts aussi le MIT de faire

[23:29]

une action comme ça. Ah oui, c'est clair.

[23:31]

Les étudiants du MIT, justement,

[23:33]

ils ont réalisé plusieurs hacks notoires

[23:35]

un peu comme ça, comme installer une voiture

[23:37]

de police, même un camion de pompier

[23:39]

sur le dessus du dôme iconique

[23:41]

de l'Institut, un peu comme

[23:42]

ça fait penser presque à la Maison Blanche,

[23:44]

au bureau Oval. Eux, ils sont allés

[23:47]

mettre des véhicules sur le top

[23:49]

de ça, donc c'est vraiment pas évident

[23:51]

de réaliser ça.

[23:53]

Entre autres, si on remonte plus récemment,

[23:55]

pour la sortie du film, les Avengers,

[23:57]

ils ont même transformé tout le dôme

[23:59]

du Massachusetts Institute

[24:01]

of Technology en bouclier de Captain

[24:03]

America. Donc,

[24:05]

potentiellement de Google Maps, on pourrait voir

[24:07]

le bouclier. Mais en informatique,

[24:09]

le thème hacker

[24:10]

ne date pas d'hier non plus. Il remonte

[24:12]

lui aussi au MIT dans les années

[24:15]

60. À ce moment-là,

[24:16]

l'Internet qu'on connaît n'existait pas.

[24:19]

Il y a le fameux réseau du DARPA

[24:20]

créé par la Défense américaine qui va voir

[24:22]

le jour su peu. Puis,

[24:24]

à cette époque-là, les hackers, vraiment,

[24:27]

s'intéressent surtout aux

[24:28]

petits trains électriques. Donc,

[24:30]

ils vont trouver des façons de jouer

[24:32]

dans les circuits électriques pour faire

[24:34]

changer les petits trains

[24:36]

de direction, tout ça. Mais il y a quand même

[24:38]

des gens qui vont, à cette époque-là,

[24:40]

commencer à bidouiller avec les ordinateurs.

[24:43]

Ces premiers hackers

[24:44]

informatiques-là sont surtout connus pour

[24:46]

trouver des failles dans les systèmes d'exploitation

[24:48]

des ordinateurs de l'époque. Des gens

[24:50]

comme Bill Gates, par exemple, ou même

[24:52]

Steve Wozniak, co-fondateur

[24:54]

d'Apple. C'est aussi des gens qui

[24:56]

auraient pu être désignés comme étant hackers

[24:58]

dans le temps, étant donné leur

[25:00]

capacité à coder pour l'époque,

[25:02]

puis à leur façon de comprendre l'architecture

[25:04]

des systèmes d'exploitation des ordinateurs.

[25:06]

À l'époque, il faut se rappeler, c'est IBM

[25:08]

qui était vraiment le gros joueur.

[25:10]

Oui, exactement. Mais Wozniak

[25:12]

en faisait plusieurs des coups, justement.

[25:15]

Il s'amusait aussi

[25:16]

des coups de téléphone et tout ça avec

[25:18]

des techniques. Oui. Puis justement,

[25:20]

parlant de téléphonie,

[25:22]

justement, en 74,

[25:24]

il y a eu un hack téléphonique

[25:26]

NotWall dont j'ai pas le choix de vous mentionner

[25:28]

parce que je le trouve savoureux.

[25:30]

C'est le cas de Captain Crunch.

[25:32]

C'est comme ça qu'on appelle cette histoire-là.

[25:34]

Il s'agit d'un coup d'un certain

[25:36]

John Draper qui deviendra par la suite

[25:38]

un nom très connu dans le monde informatique.

[25:40]

À cette époque-là, John est un

[25:42]

programmeur qui s'intéresse aussi beaucoup

[25:43]

au réseau téléphonique, tout comme

[25:45]

Steve Jobs et Steve Wozniak à cette époque

[25:47]

qui fabriquaient des Blue Box

[25:50]

pour un peu pirater le téléphone.

[25:52]

Puis c'est ce qu'il fait lui aussi.

[25:53]

Il construit les gens de radio pirate

[25:55]

et expérimente avec les fréquences téléphoniques.

[25:58]

Puis avec l'aide d'un sifflet pour enfants

[26:00]

qu'il va avoir trouvé dans une boîte

[26:02]

de céréales Captain Crunch,

[26:03]

John Draper va réussir à produire

[26:06]

une fréquence de 2600 Hz.

[26:10]

Puis cette fréquence-là,

[26:11]

c'est un son extrêmement aigu non perceptible,

[26:15]

puis cette fréquence-là de 2600 Hz,

[26:17]

ça correspond à certaines fréquences

[26:19]

du réseau téléphonique DTNT à l'époque.

[26:22]

Donc avec ce sifflet-là,

[26:24]

cette technologie vraiment rudimentaire,

[26:26]

Draper a réussi à effectuer

[26:28]

des appels gratuits

[26:29]

en utilisant cette fréquence-là.

[26:31]

Donc il a exploité une faille

[26:33]

dans le système téléphonique,

[26:34]

il fut arrêté pour ça,

[26:36]

puis il a dû compléter le 50 probation.

[26:38]

Oui, au moins il n'a pas fait de prison.

[26:40]

Oui, mais c'était le grand piratage de l'époque.

[26:44]

Maintenant on pirate justement

[26:45]

des grands réseaux,

[26:47]

mais à l'époque c'était le réseau téléphonique.

[26:49]

Ça devait quand même être quelque chose.

[26:51]

Oui, puis je me demande comment il a eu l'éclair,

[26:53]

comment il a fait de mesurer,

[26:55]

il a des trucs pour mesurer

[26:57]

la fréquence, mais il a fait combien

[26:58]

une test avec son sifflet pour arriver à cette fréquence-là?

[27:02]

Oui.

[27:02]

C'est ça qui m'intrigue en fait,

[27:04]

comment il a pu arriver à déterminer

[27:06]

que t'as un souffle.

[27:07]

C'est pas simple de contrôler ça

[27:11]

par juste le souffle,

[27:12]

me semble en tout cas.

[27:14]

À moins que l'angle, il était tellement bien fait

[27:16]

que ça devait être peut-être pas loin

[27:18]

par défaut quand tu soufflais de cette fréquence-là.

[27:21]

Je ne sais pas par après

[27:23]

le mécaniquement comment ça marche.

[27:25]

Je sais que le sifflet en question

[27:26]

est exposé dans un musée de l'informatique.

[27:28]

Oui, oui, ça j'ai vu, oui.

[27:29]

C'est assez drôle.

[27:32]

Dans les années 80 maintenant,

[27:34]

l'arrivée plus massive des ordinateurs personnels

[27:36]

fait apparaître des nouvelles formes de hacking

[27:38]

en lien avec les systèmes d'exploitation.

[27:41]

On voit apparaître

[27:42]

les premiers virus informatiques entre autres.

[27:44]

En 83, il y a le film

[27:46]

War Games qui va sortir,

[27:48]

qui est un film vraiment iconique

[27:49]

du monde informatique,

[27:50]

qui révélera le hacking au visage du grand public.

[27:54]

Dans ce film, un jeune homme

[27:56]

dans son sous-sol de banlieue

[27:57]

réussit à s'introduire dans un réseau militaire

[28:00]

et déclenche la troisième guerre mondiale

[28:02]

à partir de son ordinateur.

[28:04]

Donc le film allait tout de même

[28:06]

dépeindre un certain futur avenir.

[28:08]

Oui, c'est vrai. De une certaine manière,

[28:10]

les prochaines guerres, même les guerres actuelles

[28:11]

sont beaucoup par l'informatique.

[28:14]

En 1986,

[28:15]

le gouvernement américain est un peu alarmé

[28:18]

par la situation et met en place

[28:19]

la première loi en lien avec

[28:21]

le piratage informatique.

[28:23]

C'est le fameux Computer Fraud

[28:25]

and Abuse Act, qui est toujours en vigueur

[28:27]

aujourd'hui et qui

[28:29]

envoie encore des gens en prison.

[28:32]

Et là, il faut que je vous parle de quelqu'un,

[28:34]

entre autres, Robert Morris,

[28:36]

qui est le créateur du Morris Warm,

[28:38]

donc du verre Morris.

[28:40]

Il a été un des premiers

[28:41]

condamnés en vertu de cette loi-là.

[28:43]

Il avait créé un verre informatique

[28:46]

qui l'a lancé à partir du réseau

[28:47]

du MIT, lui aussi,

[28:49]

et qui infectait les ordinateurs

[28:51]

qu'il réussissait à rejoindre.

[28:53]

Donc justement, les verres allaient

[28:54]

infecter d'autres ordinateurs.

[28:56]

Le verre avait la particularité de vérifier

[28:58]

si chaque ordinateur avait déjà infecté,

[29:00]

de sorte qu'il ne perd pas son temps

[29:02]

puis se dirige ailleurs.

[29:03]

Mais cependant, le verre n'était pas toujours

[29:06]

précis à ce point-là.

[29:07]

Donc, il y a plusieurs ordinateurs

[29:09]

qui ont été infectés plusieurs fois

[29:11]

puisque ça causait des ralentissements

[29:13]

importants dans les réseaux informatiques.

[29:15]

Le gouvernement estimait

[29:17]

que les coûts totaux de baisse

[29:19]

de productivité et de diagnostic,

[29:22]

à savoir à trouver c'est quoi le problème,

[29:24]

a coûté environ 10 millions de dollars

[29:26]

pour l'époque.

[29:28]

Donc, c'était une grosse fraude.

[29:30]

Mais lui, il voulait juste tenter de...

[29:32]

Tester le système un peu.

[29:33]

Oui, tester le système un peu,

[29:35]

mais en le testant, il a fini par le surcharger

[29:37]

puis à le faire planter.

[29:40]

Donc, Robert Morris a été le premier

[29:41]

condamné en vertu de la loi

[29:44]

sur la fraude informatique.

[29:46]

Dans les années 90 maintenant,

[29:48]

avec l'arrivée plus massive d'Internet,

[29:50]

on voit vraiment apparaître

[29:51]

du piratage de plus haut niveau

[29:53]

et des virus plus sophistiqués.

[29:55]

On va voir du vol de données, par exemple,

[29:57]

du piratage, du vol de systèmes informatiques,

[30:00]

du clonage de téléphones cellulaires,

[30:02]

ça aussi c'était ben à la main,

[30:04]

des fraudes de réseaux téléphoniques,

[30:06]

encore une fois parce que le téléphone

[30:07]

était encore très présent,

[30:08]

et des fraudes bancaires aussi.

[30:10]

Donc on attend un autre niveau.

[30:12]

C'est aussi dans les années 90

[30:13]

qu'un mouvement d'activistes nommé

[30:15]

les Cypher Punks va voir le jour.

[30:18]

Et puis eux, les Cypher Punks,

[30:19]

vont être un peu des précurseurs,

[30:22]

des pionniers dans le monde

[30:23]

de tout ce qui est encryptement

[30:26]

de l'information et protection

[30:27]

de la vie privée et des données.

[30:29]

Donc eux vont vraiment jouer un rôle là-dedans,

[30:32]

voir des gens à Montréal même

[30:33]

qui vont s'afficher

[30:35]

en tant que membres des Cypher Punks.

[30:37]

C'est un enjeu qui est encore bien présent aujourd'hui.

[30:40]

Oui, oui, oui. Exact.

[30:40]

Et même Paul Leroux, il n'était pas nécessairement

[30:43]

un Cypher Punk, mais

[30:46]

il s'identifiait beaucoup à eux

[30:48]

dans son discours justement

[30:50]

à cette époque-là.

[30:51]

Dans les cas de piratage notoire

[30:53]

de cette époque, dans les années 90,

[30:55]

on retrouve celui de Kevin Paulson.

[30:57]

En 94, Kevin Paulson

[31:00]

est arrêté pour avoir réussi

[31:01]

à pirater le réseau téléphonique

[31:03]

de la station de radio Kiss FM

[31:05]

de Los Angeles.

[31:06]

Et là, c'est très drôle. Il a réussi

[31:08]

à se garantir la 102e place

[31:11]

dans la file d'attente d'appels

[31:13]

lui faisant remporter une voiture,

[31:15]

le Porsche 944.

[31:16]

Donc, il a réussi à gagner une voiture

[31:18]

en se positionnant, en positionnant son appel

[31:20]

comme au bon numéro.

[31:22]

Et lui, il fut poursuivi par le FBI

[31:25]

pendant plusieurs années.

[31:26]

Il est parti en cavale, je ne sais pas si il est parti

[31:28]

avec sa Porsche,

[31:30]

mais pendant plusieurs années,

[31:33]

il était introuvable et quand le FBI

[31:35]

l'a retrouvé, il s'est mérité

[31:36]

un 50 pénitentiel.

[31:40]

Tu l'appelles ta Porsche.

[31:42]

C'est beaucoup d'années.

[31:43]

En plus, à l'époque,

[31:45]

ces systèmes-là ne devaient pas avoir de sécurité.

[31:47]

Il y avait très peu de gens qui savent comment

[31:49]

les programmer, les contourner.

[31:51]

Oui, c'est un défi,

[31:53]

mais c'est tellement une autre époque

[31:55]

aujourd'hui. Je me demande si

[31:56]

ce n'était pas sauvé. Il n'aurait peut-être

[31:59]

pas fait de prison.

[32:00]

Il aurait peut-être été plus clément.

[32:05]

Quand tu te sauves,

[32:06]

je pense que c'est ça qui

[32:07]

hérite un peu plus le juge.

[32:09]

Toujours dans la même année,

[32:10]

en 1994, Vladimir Levin,

[32:13]

un hacker russe originaire

[32:14]

de Saint-Pétersbourg, selon la légende,

[32:18]

effectue une des plus grandes

[32:19]

fraudes bancaires de l'époque

[32:20]

en piratant le réseau de la banque

[32:22]

Citibank et en ayant accès

[32:24]

au compte de ses plus gros clients

[32:26]

corporatifs. Il va tenter

[32:28]

de transférer plus de 10 millions de dollars

[32:30]

dans des comptes un peu partout dans le monde

[32:32]

grâce à un vaste réseau de complices.

[32:34]

La vie de Levin est très

[32:36]

floue. Certains questionnent ses compétences

[32:38]

informatiques et certains groupes de hackers

[32:40]

russes prétendent qu'il aurait acheté

[32:41]

la clé du réseau pour seulement 100 $.

[32:44]

Peut-être même sur le Dark Web.

[32:46]

Il sera

[32:47]

déporté par la suite aux États-Unis,

[32:49]

où il subira un procès pour conspiration

[32:51]

et fraude. Il sera condamné

[32:53]

à deux ans de prison dans son cas.

[32:55]

Il devra restituer une grande partie

[32:57]

de l'argent manquant. Encore

[32:59]

aujourd'hui, apparemment que 400 000

[33:01]

$ reste toujours introuvable dans ce

[33:03]

qu'a dérobé Vladimir.

[33:05]

Un autre acteur notoire de la

[33:07]

scène hacker des années 90, c'est Kevin

[33:10]

Mitnick, reconnu pour

[33:11]

sa longue cavale lui aussi.

[33:13]

Il sera arrêté en 1995

[33:15]

après plus de deux ans sur la route.

[33:18]

Mitnick aurait volé plusieurs

[33:19]

systèmes d'exploitation de manufacturiers

[33:21]

informatiques et ce serait entre autres

[33:23]

infiltré dans les réseaux de Pacific

[33:24]

Bell, qui est un fournisseur téléphonique

[33:27]

de la Californie, obtenant

[33:28]

l'accès à toutes les boîtes vocales

[33:31]

des clients du réseau.

[33:32]

Je ne suis pas sûr qu'il ait utilisé vraiment ça,

[33:34]

mais à cause de ça, lui aussi va servir

[33:37]

50 prison pour cette intrusion.

[33:39]

Lui, il est iconique

[33:41]

à cause

[33:42]

du temps prison qu'il a fait

[33:45]

par rapport à son geste.

[33:46]

Je sais qu'il y a pour le monde

[33:48]

des hackers, c'est quasiment

[33:50]

l'icône.

[33:52]

Ça a un peu médiatisé

[33:55]

le phénomène encore plus

[33:56]

quand lui s'est fait arrêter.

[33:58]

Au cours des années 2000, maintenant

[34:00]

la décennie suivante, le hacking

[34:02]

va prendre des proportions inégalées

[34:04]

et c'est là qu'on va réaliser l'ampleur du pouvoir

[34:06]

mais aussi des faiblesses des systèmes informatiques.

[34:09]

Le cas de Stuxnet, dont on vous

[34:10]

a déjà parlé dans un épisode,

[34:12]

démontre à quel point un virus pourrait être

[34:14]

en mesure de perturber l'ordre mondial.

[34:17]

On se rappelle que

[34:18]

ce virus informatique s'était infiltré

[34:20]

dans des usines nucléaires en Iran.

[34:22]

Il pouvait transformer ses bases

[34:23]

en véritables bombes

[34:25]

à distance.

[34:28]

Les hackers dans les années 2000

[34:30]

vont commencer à s'organiser davantage.

[34:32]

C'est aussi là qu'on va voir

[34:33]

l'ébullition de l'activisme

[34:35]

qui est un courant

[34:37]

qui consiste à utiliser les ressources informatiques

[34:39]

comme outils de changement sociaux.

[34:42]

C'est là qu'on va voir des gens comme

[34:43]

Aaron Schwartz qui vont entrer en scène.

[34:46]

Dans les années 2000 aussi,

[34:48]

on va voir une certaine émergence du dark web

[34:50]

avec des entrepreneurs qui vont y faire fortune.

[34:53]

Donc le hacking

[34:54]

vraiment se diversifie.

[34:56]

On va voir aussi apparaître

[34:57]

la dualité white hat,

[35:00]

black hat, on vous en a déjà parlé

[35:01]

dans certains épisodes,

[35:03]

mais les hackers,

[35:05]

chapeaux noirs, sont ceux qui vont utiliser

[35:07]

ces compétences informatiques

[35:08]

pour faire le mal

[35:10]

ou du moins pour faire des actions

[35:12]

plus illégales.

[35:15]

Les white hats, eux,

[35:16]

sont des hackers qui vont plutôt

[35:18]

se faire engager par les entreprises

[35:19]

pour trouver des failles dans leur système.

[35:21]

Oui, ils vont les informer.

[35:23]

Par exemple, il hack

[35:25]

l'épicerie du coin,

[35:26]

il va appeler le lendemain,

[35:29]

il va contacter leur disque,

[35:30]

il ne va pas profiter de la faille.

[35:34]

C'est dans ce contexte-là

[35:36]

qu'Anonymous va l'être.

[35:38]

On revient à notre histoire.

[35:39]

Au début des années 2000,

[35:41]

plusieurs passionnés d'informatique,

[35:43]

dont beaucoup d'autodidactes,

[35:45]

mais aussi des hackers, des programmeurs,

[35:47]

des activistes informatiques, vont se réunir

[35:49]

sur certains forums afin d'échanger

[35:51]

en toute confidentialité.

[35:52]

Certains sont des pères ou des mères de famille.

[35:55]

Certains sont des intellectuels sans emploi

[35:57]

et d'autres au service

[35:59]

de grandes compagnies technologiques.

[36:00]

Lorsque le site 4chan,

[36:02]

dont on vous a déjà parlé à multiples reprises,

[36:04]

est fondé en 2003,

[36:06]

il créera une certaine révolution auprès des internautes

[36:09]

désirant un peu plus de « edge »

[36:11]

ou d'émotions fortes sur Internet.

[36:13]

4chan permet à chaque utilisateur

[36:15]

de rester anonyme

[36:16]

et va éventuellement obliger les utilisateurs

[36:18]

à avoir le mot « Anonymous »

[36:20]

dans leur nom d'utilisateur.

[36:22]

4chan fut à la base fondé

[36:24]

par un utilisateur du nom de Moot

[36:26]

et ce M-O-O-T,

[36:27]

et sera inspiré de certains sites web japonais

[36:30]

où l'on partage des images de mangas

[36:32]

ou d'animés.

[36:32]

On estime que c'est à cette même époque

[36:34]

qu'Anonymous sera fondé,

[36:37]

inspiré de l'aspect anonyme de 4chan.

[36:40]

Au départ,

[36:41]

les utilisateurs vont créer des genres de coups pendables

[36:43]

en utilisant la force du nombre

[36:44]

et l'anonymat évidemment.

[36:46]

Par exemple, en janvier 2006,

[36:49]

plusieurs membres anonymes de 4chan

[36:51]

vont faire éruption dans le réseau

[36:52]

Social Abo, destiné aux adolescents.

[36:55]

Ça, j'en trouvais bien bon.

[36:57]

Ils vont utiliser tous le même avatar

[36:59]

dans le jeu, créant la confusion

[37:00]

auprès des vrais utilisateurs réguliers,

[37:03]

et ils vont bloquer la piscine de l'hôtel

[37:04]

Cardan Abo, tous déroulant

[37:06]

un genre d'hôtel.

[37:08]

Ce coup-là était vraiment savoureux.

[37:11]

Tu vois, tous les personnages avaient

[37:12]

choisi un avatar de justement

[37:15]

un homme noir complet

[37:17]

avec un afro, puis tout le monde

[37:18]

avait le même avatar, puis il allait

[37:21]

faire justement des genres de mauvais coups

[37:22]

dans le jeu, de bloquer le passage à certains

[37:24]

endroits, puis justement

[37:26]

sachant qu'ils pouvaient pas...

[37:28]

Ils ont empêché en fait les utilisateurs

[37:30]

réguliers d'avoir accès à la piscine, qui était

[37:32]

un endroit très convoité

[37:35]

dans le réseau social.

[37:36]

Oui, exact, puis ils ont fait ça parce qu'aux États-Unis

[37:38]

il y a un enfant qui a été sorti

[37:41]

d'une piscine publique parce qu'il avait été

[37:42]

déclaré séropositif.

[37:45]

Puis ils savaient pas, ils

[37:46]

n'ont jamais su comment les responsables

[37:49]

de la piscine ont pu le savoir,

[37:50]

mais le fait qu'ils ont renvoyé l'enfant,

[37:52]

ils ont sorti l'enfant de la piscine à cause de ça,

[37:54]

c'est ça qui a provoqué cet événement-là.

[37:57]

Que je trouve un peu rigolo, puis c'est leur première

[37:59]

grande action, disons un organisé

[38:01]

orchestré qu'ils ont fait.

[38:03]

À partir de cet instant, les membres officiels

[38:05]

d'Anonymous vont s'organiser plus étroitement

[38:07]

sur le réseau de chat IRC,

[38:09]

comme on dit aussi,

[38:11]

afin de planifier de réelles opérations

[38:13]

avec des impacts sociaux.

[38:15]

C'est à cette époque-là qu'ils vont adopter le masque

[38:17]

de Guy Fawkes,

[38:19]

le masque qu'on voit toujours d'Anonymous,

[38:21]

le masque blanc avec des lignes noires

[38:23]

qui définit un peu le visage,

[38:25]

comme un rectangle ouvert à l'envers,

[38:27]

si on veut, qui suit la forme du visage.

[38:29]

Mais pourquoi ce masque

[38:31]

qui est devenu un icon des protestations

[38:32]

à Anonymous? Ce masque, en fait,

[38:34]

il a été popularisé par le film V for Van Detta,

[38:38]

que tu as sûrement déjà vu,

[38:39]

Emile, qui est un très bon film,

[38:40]

qui est sorti en 2006,

[38:42]

qui dépeint un futur dystopique du Royaume-Uni.

[38:45]

Dans ce film qui est basé

[38:46]

sur une série de bandes dessinées,

[38:48]

le personnage principal, V, tente

[38:50]

de détruire le régime suprémaciste

[38:52]

en place à l'aide d'actes de terrorisme.

[38:54]

Dans le film, il porte un masque

[38:56]

avec le visage d'un personnage historique

[38:58]

nommé Guy Fawkes. Qui est donc

[39:00]

ce fameux Guy Fawkes?

[39:02]

Il s'agit d'un révolutionnaire anglais

[39:04]

qui a tenté d'assassiner le roi James VI

[39:06]

en 1605.

[39:08]

Ça remonte bien avant l'ère numérique.

[39:10]

Dans un complot qu'on a baptisé

[39:11]

le Gunpowder Plot, Guy Fawkes

[39:14]

était en charge d'allumer la mèche

[39:16]

qui allait faire exploser des barils

[39:18]

de poudre à canon localisés dans une maison

[39:19]

officielle où étaient réunis tous les

[39:22]

personnages politiques importants de l'époque.

[39:24]

Hélas, quelqu'un a vendu la

[39:26]

mèche, sans mauvais jeu de mot.

[39:27]

Et les victimes potentielles ont été averties

[39:29]

en avance. Malgré tout,

[39:31]

le groupe de conspirateurs a décidé de

[39:33]

procéder, mais il était trop tard.

[39:35]

Le plan a échoué. Malgré tout,

[39:38]

Guy Fawkes demeure un symbole

[39:40]

de protestation et d'incitation

[39:41]

au changement. Oui, c'est de là que

[39:43]

ça vient. Oui, puis ça reste

[39:45]

toujours, puis on dirait qu'un

[39:47]

même Mr. Robot dans leur série,

[39:50]

c'est sûr que c'est inspiré d'Anonymous

[39:51]

aussi, mais c'est

[39:53]

utilisé largement, puis on dirait que toute

[39:55]

protestation maintenant...

[39:57]

On en voit régulièrement toutes

[39:59]

les protestations. C'est ça, c'est symbolique.

[40:01]

Je trouve que oui, le film le

[40:03]

mis en place, Anonymous l'a encore plus

[40:05]

popularisé, mais je trouve que maintenant

[40:07]

même le symbole, il a sorti un peu

[40:08]

d'Anonymous pour...

[40:11]

quand les gens le portent pour manifester.

[40:13]

Anonymous, par ses différentes interventions,

[40:15]

recherchent à réaliser des prises de

[40:17]

conscience collective et une révolution

[40:18]

de masse contre tout ce que l'organisation

[40:20]

perçoit comme des entités qui sont

[40:23]

corrompues tout en essayant de maintenir

[40:24]

évidemment l'anonymat. C'est ainsi que leur

[40:26]

regard se jettera sur l'Église

[40:28]

de Scientologie en raison du pouvoir

[40:30]

qu'il exerce sur leurs membres et

[40:32]

surtout de la censure qu'il tente d'infliger

[40:34]

sur l'Internet. Cela mènera

[40:36]

vers le projet Chanologie que nous

[40:38]

avons décrit plus tôt. En fait,

[40:39]

Chanologie, Église de Scientologie,

[40:41]

puis Chan, c'est pour Far Chan,

[40:44]

juste parce que je pense qu'on ne l'avait pas expliqué plus tôt.

[40:46]

Toutefois, les Scientologues vont

[40:48]

mener leur propre enquête suite aux événements

[40:50]

de 2008. Ils vont engager les détectives

[40:52]

privés pour tenter de faire suivre des membres

[40:53]

d'Anonymous. Certains membres vont

[40:55]

craindre pour leur vie, se faire en suivre

[40:58]

constamment. C'est fou ça, hein?

[40:59]

Oui, ils ont des moyens. C'est incroyable.

[41:01]

Le problème, c'est que les Scientologues ont beaucoup de moyens

[41:04]

financiers et ils ont une mentalité

[41:05]

d'intimidateur, donc ils n'hésitent pas à provoquer

[41:08]

leurs ennemis. Ceci dit, en 2009,

[41:10]

après les événements, les deux groupes

[41:12]

ne s'intéressent plus tellement l'un à l'autre.

[41:14]

L'Église a renforcé la sécurité de ses sites web

[41:16]

et a cessé de provoquer Anonymous.

[41:18]

Ces derniers ont d'ailleurs de moins en moins

[41:20]

de popularité et ils attirent de moins en moins

[41:22]

l'attention, de sorte qu'il y a même une diminution

[41:24]

des membres engagés.

[41:26]

Il est donc temps qu'Anonymous commence à préparer

[41:28]

un autre coup, opération Payback.

[41:31]

Et c'est ainsi

[41:32]

qu'on va remercier nos membres Patreon,

[41:34]

mon cher Seb, je te laisse commencer.

[41:36]

Oui, un gros shout-out

[41:38]

à Nat et Jess.

[41:40]

Beaucoup d'amour à toi Jean-Michel B.

[41:43]

On te donne du love Pauline J.

[41:45]

On pourrait pas faire le show sans toi

[41:47]

Raphaël H.

[41:48]

High five à Katri.

[41:50]

Aussi un gros high five

[41:52]

à Florian A.

[41:54]

Sans oublier Emeline alias

[41:56]

Mameu.

[41:57]

On veut aussi donner beaucoup d'amour à Sandra D.

[42:01]

Qu'est-ce qu'on ferait sans toi

[42:02]

Stéphanie G.

[42:04]

Plein de respect à toi Geoffrey H.

[42:07]

Cynthia A.

[42:08]

Je te fais un high five.

[42:09]

Et aussi, qu'est-ce qu'on pourrait faire sans Martin P.

[42:12]

Je le sais pas.

[42:13]

On partage une bonne bière avec Yann P.

[42:17]

Annabelle T. L.

[42:18]

On pense à toi à chaque fois qu'on fait le show.

[42:20]

Et pour conclure, le mystérieux

[42:22]

Jonathan.

[42:23]

Merci à tous nos membres Patreon, respect à vous.

[42:26]

Oui, merci.

[42:29]

Revenons vers notre histoire

[42:30]

maintenant. Tu as parlé Seb

[42:31]

d'opération Payback, du moins c'est vers

[42:34]

là que tu t'en allais. En fait, cette

[42:36]

opération-là, pour

[42:38]

en parler un peu parce que ce fut quand même assez important

[42:40]

dans l'histoire d'Anonymous,

[42:42]

nous sommes en 2010 dans la foulée

[42:44]

de Wikileaks, je sais pas si vous vous rappelez

[42:46]

de ça, des milliers de courriels

[42:48]

diplomatiques et d'employés

[42:50]

des services gouvernementaux américains

[42:52]

sont révélés au public via le

[42:54]

populaire site d'information classifiée.

[42:56]

La politique américaine

[42:58]

est dans l'eau chaude et tout le monde

[43:00]

tente de retrouver Julian Assange,

[43:02]

le fondateur du site. En parallèle,

[43:04]

une vague d'attaques anti-piratage

[43:06]

s'abat sur l'Internet afin

[43:08]

de cesser le partage de musique et de

[43:10]

films sur des sites comme de Pirate Bay

[43:12]

à l'époque. En Arabie

[43:14]

Saoudite, des gros joueurs de

[43:16]

Bollywood vont même engager des

[43:18]

films informatiques pour pirater des sites

[43:20]

qui refusent de retirer du contenu

[43:22]

protégé par les droits d'auteur.

[43:24]

Donc, cela va mettre le feu au poudre

[43:26]

de certains membres d'Anonymous. Le fait qu'on

[43:28]

veuille enlever la liberté

[43:30]

d'expression et la liberté de partage

[43:32]

sur le Web. Cette vague d'attaques

[43:34]

et de dénonciations anti-piratage

[43:36]

va aussi se répandre jusqu'en

[43:38]

Amérique. Entre autres, les organisations

[43:40]

dont la Motion Picture

[43:42]

Association of America,

[43:44]

la MPAA, ou encore la

[43:46]

Recording Industry Association of America,

[43:48]

la RIAA,

[43:50]

seront ciblées par Anonymous

[43:52]

et sévèrement même. Ils seront

[43:54]

fermés pendant un total de 30 heures.

[43:56]

C'est beaucoup. Oui.

[43:57]

Des films d'avocats qui soutiennent

[43:59]

les initiatives de ces organisations

[44:01]

vont être aussi ciblées par des attaques.

[44:04]

Il y a plusieurs autres qui vont suivre,

[44:06]

de sorte qu'on ne sait même pas,

[44:07]

on appelle ça opération Payback,

[44:09]

mais en même temps, c'est tellement

[44:11]

diversifié qu'on se demande un peu

[44:13]

qu'est-ce qui vise exactement.

[44:16]

Parce que là, c'est des sites d'associations

[44:18]

de producteurs de films,

[44:20]

mais en même temps,

[44:21]

ils vont cibler plein d'autres entreprises.

[44:23]

Là, vous allez voir, j'y arrive parce que ça va devenir

[44:25]

juste de plus en plus gros. En décembre 2010,

[44:28]

la pression politique suite aux révélations

[44:30]

de WikiLeaks sont énormes

[44:31]

aux États-Unis et certaines entreprises

[44:33]

décident de ne plus soutenir les dons

[44:35]

effectués à WikiLeaks.

[44:37]

PayPal, par exemple, ne permettra

[44:39]

plus aux utilisateurs de faire des dons

[44:41]

à WikiLeaks. Ils vont enlever carrément

[44:43]

le compte de leur système.

[44:45]

C'est le cas aussi de MasterCard,

[44:47]

d'Amazon, de Visa et de

[44:49]

Bank of America,

[44:50]

des gros joueurs qui peuvent être

[44:53]

des très bonnes cibles pour Anonymous.

[44:55]

Donc, ils vont lancer des

[44:57]

attaques DDoS pour tenter de stopper

[44:59]

ces sites et foutre le bordel

[45:01]

en bon français. Visa et

[45:03]

MasterCard verront leurs sites complètement

[45:05]

fermés pendant plusieurs heures et

[45:07]

PayPal verra un gros ralentissement de

[45:09]

ses services. PayPal était peut-être un

[45:11]

peu mieux préparé à l'époque,

[45:13]

mais quand même, ça a été

[45:15]

assez grave. Et pour la première

[45:17]

fois, les grandes corporations mondiales

[45:19]

auront un avant-goût de la

[45:20]

cyber-guerre qui est en cours depuis les années

[45:22]

80, mais à une échelle plus humaine

[45:25]

qui vraiment concerne les consommateurs

[45:27]

et un peu Monsieur Madame tout le monde.

[45:29]

Qui n'était pas nécessairement concerné

[45:31]

par les attaques d'usines nucléaires

[45:33]

en Iran ou le Morris

[45:35]

Worm. Dans le cas d'Amazon,

[45:37]

l'opération va être avortée

[45:39]

car Anonymous n'a pas réussi à

[45:41]

recruter assez de gens pour lancer

[45:42]

des attaques sur le site pour créer un

[45:45]

assez gros botnet.

[45:46]

Le site d'Amazon, évidemment, ce n'est pas ce que

[45:48]

c'est aujourd'hui, mais c'est quand même gigantesque

[45:51]

et quasi impossible à faire

[45:52]

crasher. Même dans les années 2010,

[45:54]

c'était déjà très avancé au niveau de...

[45:56]

C'est les champions du cloud,

[45:58]

Amazon, depuis beaucoup d'années.

[46:01]

Donc eux, l'infrastructure

[46:02]

technologique, ils la maîtrisent bien.

[46:04]

On voit que pour...

[46:08]

On va y venir,

[46:09]

mais pour organiser une attaque

[46:10]

comme ça, ça prend beaucoup de coordination.

[46:12]

Ça prend évidemment

[46:14]

un individu comme toi et moi,

[46:16]

on peut facilement envoyer

[46:19]

une forme d'attaque des DOS via

[46:20]

un logiciel, mais pour

[46:22]

lutter contre un gros réseau comme Amazon,

[46:24]

ça prend plusieurs volontaires.

[46:26]

Oui, c'est la force du nombre en fait,

[46:28]

qui fait que ces attaques-là fonctionnent généralement.

[46:30]

Puis ça se multiplie par la suite.

[46:31]

Dans le cas de cette attaque, comme dans le

[46:33]

Channelogy, entre autres, la technologie

[46:36]

employée se nomme Loic. Je ne sais pas

[46:38]

si tu as vu parler de ça.

[46:39]

C'est le Low Orbit Iron Cannon,

[46:42]

en fait, qui est une référence

[46:44]

au jeu Red Alert.

[46:45]

C'est un larme dans le jeu Red Alert,

[46:49]

et ça existe comme ça.

[46:50]

C'est un logiciel qui est open source,

[46:52]

qui est encore disponible aujourd'hui,

[46:54]

qui permet à n'importe qui de faire des attaques

[46:56]

des DOS sur un site en quelques clics.

[46:59]

Donc, tu download

[47:00]

Loic, je l'ai trouvé, c'est gratuit, tout ça.

[47:03]

Tu peux l'installer sur ton ordinateur,

[47:04]

et tu peux en fait...

[47:06]

C'est aussi simple que tu as à peu près

[47:07]

juste à taper le nom du site web que tu veux

[47:10]

targeter, puis par la suite,

[47:12]

j'imagine qu'il y a d'autres manipulations à faire,

[47:14]

mais c'est grâce à ce logiciel-là

[47:16]

qu'ils ont fait toutes ces attaques-là.

[47:18]

Oui, si vous voulez l'essayer,

[47:19]

changez votre adresse P avant de le faire,

[47:22]

parce que là, vous allez être étiquetés.

[47:24]

Ces attaques-là vont être répertoriées

[47:26]

sur le serveur que vous allez attaquer avec

[47:27]

votre adresse P, donc vous pouvez vous avoir

[47:30]

une petite visite surprise, je vous le dis d'avance.

[47:32]

Et n'attaquez pas le distortionpodcast.com.

[47:34]

Non, s'il vous plaît, mais on est bien protégés.

[47:36]

Il y aura des réelles conséquences

[47:37]

pour les initiateurs de cette opération-là,

[47:40]

l'opération Payback.

[47:41]

Il y a 13 membres d'Anonymous qui vont être révélés

[47:43]

au grand public pour la première fois,

[47:45]

puis ils seront poursuivis en justice

[47:47]

pour conspiration dans le but de causer des dommages

[47:50]

à un ordinateur protégé.

[47:51]

J'ai traduit ça de l'anglais.

[47:53]

On va voir des noms comme Commander X

[47:55]

qui vont être révélés, ainsi que

[47:57]

d'autres noms d'utilisateurs comme

[47:59]

Anon5, Anony Josh,

[48:02]

Grishnav, il y en a un autre

[48:03]

qui va s'appeler The Mind,

[48:05]

et plusieurs autres alter ego.

[48:07]

Il s'agit de la première fois que des noms

[48:09]

vont être révélés comme ça au grand public,

[48:11]

mais nous savons que dans le fond,

[48:13]

les gens qui ont pris part à cette attaque

[48:14]

sont beaucoup plus nombreux que ces 13 personnes-là.

[48:18]

Absolument, puis les différentes

[48:19]

arrestations justement dans l'opération Payback

[48:21]

ont ralenti quelque peu

[48:23]

Anonymous parce que ça fait peur ou jamais.

[48:25]

Le collectif n'a pas cessé de vouloir s'impliquer

[48:27]

dans différents conflits à travers le monde

[48:29]

et d'énoncer particulièrement la liberté d'expression.

[48:31]

Comme par exemple,

[48:32]

il y a eu l'opération Tunisie.

[48:34]

En décembre 2010, en Tunisie,

[48:36]

durant les manifestations anti-gouvernementales

[48:38]

pendant le printemps arabe,

[48:40]

la révolution tunisienne,

[48:41]

Anonymous a publié une vidéo sur YouTube

[48:43]

déclarant ses intentions d'attaquer à leur manière

[48:46]

le gouvernement tunisien.

[48:48]

Évidemment, par la suite, le collectif a lancé

[48:50]

des attaques DDoS contre

[48:52]

des sites web gouvernementaux de la Tunisie.

[48:54]

Anonymous a même fourni

[48:56]

aux manifestants via des blogueurs tunésiens

[48:59]

parce que eux,

[49:00]

leur accent Internet est vraiment contrôlé.

[49:02]

Ce n'est pas comme la Chine, mais presque,

[49:04]

d'une certaine manière. Ils n'ont pas accès

[49:06]

à tout. Tout est vérifié par le gouvernement

[49:08]

et tout ça. Anonymous,

[49:10]

pour éduquer la population

[49:12]

à contourner le système,

[49:15]

justement, ils utilisaient des blogueurs

[49:16]

influents de la Tunisie

[49:18]

et ils donnaient des documentations

[49:19]

comment utiliser TAR.

[49:21]

TAR, entre autres, c'est un navigateur

[49:24]

que vous pouvez utiliser sur le web de surface

[49:25]

pour être anonyme, mais en particulier

[49:28]

sur le dark web,

[49:29]

avec des scripts aussi pour contourner

[49:32]

toutes les mécaniques

[49:33]

de surveillance de l'État.

[49:35]

La fourniture d'informations a été considérée par certains

[49:37]

comme faisant partie aussi d'une autre opération

[49:39]

d'Anonymous qui s'appelait Leak Spin.

[49:41]

Ils ont également aidé à transmettre

[49:43]

des informations sur les manifestations à l'intérieur

[49:46]

et à l'extérieur du pays, parce que même

[49:47]

cette info-là aussi, on le sait,

[49:49]

elle est contrôlée encore pour le gouvernement.

[49:51]

Donc, les sites gouvernementaux en Tunisie ont été mis rapidement

[49:53]

hors ligne à la suite des attaques.

[49:56]

Par contre, il y a un des blogueurs tunésiens

[49:57]

qui les a aidés qui s'appelle Slim 404,

[50:01]

comme une erreur 404.

[50:03]

De son vrai nom, Slim Amamou

[50:04]

a été arrêté, lui, le 6 janvier 2011.

[50:07]

Il a ensuite été libéré de prison

[50:09]

et est devenu secrétaire,

[50:10]

c'est ça que je trouve drôle, c'est la finalité.

[50:12]

Il est devenu secrétaire d'État

[50:13]

au sport et à la jeunesse pour le gouvernement tunisien.

[50:16]

Mais il a démissionné en mai,

[50:18]

donc quelques mois plus tard,

[50:19]

pour protester contre la censure du web

[50:21]

par le gouvernement de transition,

[50:23]

parce que ça a eu un certain impact.

[50:24]

Je ne suis pas un grand spécialiste

[50:26]

de la situation en Tunisie, mais

[50:28]

vu que c'est un gouvernement de transition,

[50:30]

j'ai l'impression que toutes ces manifestations-là

[50:31]

ont eu un vrai impact positif

[50:34]

au niveau de la tutelle

[50:36]

qui gèrait le pays.

[50:38]

Mais ça, ça a été, là, on voulait résumer rapidement,

[50:40]

mais ça a été extrêmement médiatisé,

[50:42]

anonymous, ils ont sorti beaucoup de vidéos

[50:44]

et ils voulaient s'attaquer à ça.

[50:45]

Mais de s'attaquer à des gouvernements comme ça,

[50:48]

pour eux, ce n'est pas si complexe

[50:50]

que je lisais, parce que, justement,

[50:51]

ils ont des infrastructures, mais étant donné

[50:53]

qu'ils sont tellement enfermés sur eux-mêmes,

[50:55]

là, ils ont dû se protéger mieux,

[50:57]

mais ce n'était pas des infrastructures

[50:58]

si dures que ça à attaquer

[51:01]

et justement à faire tomber.

[51:02]

Non, c'est clair. Par contre,

[51:04]

une autre grosse structure qui, elle,

[51:07]

a été plus difficile à faire tomber

[51:09]

et qui a causé des dommages

[51:11]

vraiment incroyables, puis moi,

[51:12]

je m'en rappelle parce que je l'ai vécu,

[51:15]

sans doute que toi aussi,

[51:16]

mais c'est ce qu'on appelle

[51:17]

le grand piratage de Sony PlayStation

[51:20]

de 2011.

[51:21]

The Great Sony PlayStation Hack.

[51:24]

C'est comme si c'était un film

[51:27]

légendaire.

[51:28]

Et ça, c'est quand même un événement

[51:30]

important, je dirais, dans le monde

[51:31]

du hacking en général, qui demeure

[51:33]

quand même, il y a une grande partie de mystère

[51:35]

encore dans cette histoire. Je vous en parle un peu.

[51:38]

En avril 2011,

[51:40]

une série d'attaques sont dirigées

[51:41]

vers le site de Sony PlayStation

[51:43]

ainsi que leur serveur,

[51:45]

qui s'appelait Curiosity à l'époque.

[51:47]

Non seulement le réseau sera fortement

[51:49]

incomodé, mais il sera

[51:51]

hors ligne pendant 23 jours.

[51:53]

Mais en plus, des informations

[51:55]

à propos de 77 millions

[51:57]

de comptes utilisateurs seront dérobés.

[52:00]

Et là, il y en a qui disent,

[52:01]

Seb, que c'est même 100 millions.

[52:03]

Ce serait au-delà de ça.

[52:05]

Ce qui en fait un des plus importants vols

[52:07]

de données de l'histoire, carrément.

[52:09]

C'est plus gros que Desjardins, ça.

[52:11]

Dans ce cas-ci, il ne s'agissait pas

[52:13]

seulement d'une attaque DDoS, mais bien

[52:15]

aussi d'un verre qui est allé puiser

[52:17]

de l'information sur les serveurs de Sony.

[52:19]

Donc, elle est bien différente.

[52:21]

C'est même à se demander,

[52:23]

est-ce que vraiment Anonymous était derrière ça?

[52:26]

On soupçonne aussi qu'une

[52:27]

faille est dans un update de la PS3

[52:29]

à l'époque, qui transforme la console

[52:31]

en outil de développement. Il y avait eu un

[52:33]

firmware update qui permettait d'ouvrir

[52:35]

une petite porte pendant

[52:37]

un très court laps de temps.

[52:39]

On se demande si ça n'aurait pas pu être à la source

[52:41]

de cette attaque-là. L'attaque principale

[52:43]

est souvent attribuée à Anonymous, bien

[52:45]

que ça ne soit pas clair puisqu'aucun

[52:47]

coupable n'a officiellement été condamné.

[52:50]

Moi, j'ai vu dans un

[52:52]

documentaire, on nommait personnellement

[52:53]

quelqu'un, mais étant donné que

[52:55]

il y a plusieurs layers,

[52:57]

il y a plusieurs couches à cette attaque-là,

[52:59]

sur le PlayStation Network, ça laisse se penser

[53:01]

qu'il y a peut-être d'autres hackers qui sont derrière

[53:03]

ça aussi, peut-être en plus.

[53:05]

Je me demandais s'il n'y avait pas des complices

[53:07]

de chez Sony, même?

[53:08]

Peut-être même, mais Sony a fait

[53:11]

une grosse enquête là-dessus

[53:12]

et s'est attribué une certaine

[53:15]

part de responsabilité aussi.

[53:16]

On ne saura jamais, mais peut-être que le

[53:18]

firmware update en question avait été

[53:22]

volontairement altéré

[53:23]

pour permettre une intrusion, on ne le sait pas.

[53:25]

Il y en a certains qui vont croire que

[53:26]

c'est Lulzac qui est une autre organisation

[53:29]

de hackers affiliés à Anonymous

[53:31]

qui soit à l'origine de l'attaque

[53:33]

car eux, ils avaient aussi attaqué

[53:35]

différentes entités de Sony

[53:36]

en Europe, notamment leur division de cinéma.

[53:39]

Donc, dans la même année,

[53:41]

on sait que Lulzac, et on va

[53:42]

en parler tout à l'heure en passant,

[53:44]

pour nos abonnés Oui Monsieur sur Patreon,

[53:46]

on va faire un After Show sur ce show-là.

[53:49]

Évidemment, c'est le dernier de notre saison,

[53:50]

donc on va prendre un petit

[53:52]

peu de temps pour discuter de certaines choses.

[53:54]

On va parler un petit peu plus de Lulzac,

[53:56]

qui est aussi un autre grand groupe de hackers

[53:58]

dans la foulée d'Anonymous.

[54:00]

Et eux ont été actifs dans cette

[54:02]

année-là. Lulzac, on fait beaucoup de choses,

[54:04]

mais en une seule année, dans l'année 2011,

[54:07]

et on sait que Sony a été une

[54:08]

de leurs cibles à mettre prise. Donc, on se dit

[54:10]

est-ce qu'ils pourraient pas être derrière ça?

[54:12]

Parce qu'en même temps, Lulzac,

[54:14]

on n'a pas le même agenda qu'Anonymous.

[54:17]

Anonymous, on comprend qu'ils veulent

[54:19]

mettre le Sony PlayStation

[54:22]

down,

[54:22]

qu'ils veulent attaquer le réseau,

[54:25]

pour, je sais pas, lutter contre

[54:26]

le capitalisme. Je sais qu'il y avait d'autres

[54:29]

objectifs derrière,

[54:30]

mais de voler des données, c'est pas

[54:32]

du style d'Anonymous, t'sais, parce que ça,

[54:34]

tu tombes un peu plus dans une zone

[54:36]

noire, du hacking.

[54:38]

Donc, c'est ce qui sème le doute un peu.

[54:40]

Donc, malgré les impacts importants,

[54:43]

tous les jeux qui ont été mis hors ligne,

[54:45]

mais aussi tous les efforts que Sony

[54:46]

ont dû mettre pour rebâtir leur infrastructure

[54:49]

réseau, qu'ils ont dû rebâtir presque

[54:50]

du début, malgré toutes

[54:52]

les mises en demeure de joueurs frustrés

[54:54]

qui ont été envoyés à Sony, parce que ça,

[54:56]

il y en a eu aussi. Il y a aucun

[54:58]

coupable officiel qui a été identifié.

[55:00]

Donc, d'une certaine façon, le grand

[55:02]

piratage de Sony de 2011 demeure

[55:04]

un des grands mystères de l'ère numérique,

[55:07]

mon cher Seb. Je sais pas si tu as

[55:08]

une opinion là-dessus.

[55:09]

Pas tant. En fait, j'ai à peu près

[55:12]

les mêmes informations. Je me souviens

[55:14]

à l'époque, j'étais plus sur PlayStation

[55:16]

à cette époque-là, en 2010.

[55:18]

Moi, ça ne m'avait pas touché personnellement,

[55:20]

mais je me souviens que ça avait marqué

[55:22]

le monde du gaming et de l'informatique

[55:24]

en général, parce que c'était

[55:26]

énorme. En fait, ce qui était le plus

[55:28]

grave de ça, oui, le piratage, mais c'est

[55:30]

la panne. C'est rare une panne

[55:32]

de 23 jours.

[55:34]

Dans le monde du gaming, c'est rapide.

[55:36]

À chaque jour, on se demandait

[55:37]

est-ce que c'est disponible aujourd'hui?

[55:40]

Oui, il y a des jeux que tu pouvais jouer offline

[55:42]

et tout ça, mais il y en a quand même beaucoup

[55:44]

que tu ne pouvais pas. Tu n'avais pas accès

[55:46]

aux fonctionnalités réseaux du

[55:48]

jeu. Et en même temps, tu avais un peu

[55:50]

le gun-satan pour savoir si mes

[55:52]

données sont en train de se faire voler.

[55:53]

Je ne me souviens pas comment ils ont géré ça

[55:56]

par rapport aux utilisateurs. Est-ce qu'ils ont

[55:58]

révélé... Si toi, par exemple, tu as été

[56:00]

piraté, est-ce qu'ils t'avisaient?

[56:01]

Un peu comme Desjardins le faisait.

[56:03]

Eux, ils ont fait du damage

[56:05]

control. Ils ont prétendu que

[56:07]

bon, sur les 77 millions, il y en

[56:09]

avait que 37 000 qui étaient

[56:11]

vraiment affectés.

[56:14]

Ils se sont excusés, mais ils ont été beaucoup

[56:16]

critiqués, entre autres, même

[56:18]

par le gouvernement, en fait.

[56:19]

Ils ont été critiqués pour avoir mis beaucoup de temps

[56:21]

pour réagir et pour poster

[56:24]

des articles de blogs, par exemple.

[56:26]

Mais il était complètement... Le feu était pris dans la maison.

[56:28]

Oui, ils n'attendaient pas...

[56:29]

Les gens ne devaient pas se tourner les pouces, selon moi.

[56:32]

C'était tout qu'une attaque.

[56:33]

Puis l'année suivante, je crois même qu'Anonymous

[56:36]

s'est intéressé au Québec, Seb.

[56:38]

Absolument. Je ne sais pas si vous vous

[56:39]

souvenez, au Québec, en 2012,

[56:41]

c'était les manifestations... Ça brassait,

[56:44]

ça crée de la zizanie dans les amis.

[56:46]

Tout ça, moi, je me souviens.

[56:47]

C'était les manifestations étudiantes,

[56:49]

les fameux Cors et Rouge.

[56:51]

Le printemps érable. Oui, exact.

[56:54]

On s'inspirait de la Tunisie,

[56:56]

justement, mais chacun

[56:57]

ses enjeux.

[56:59]

En fait, c'est que le gouvernement libéral,

[57:01]

juste pour faire une histoire courte, le gouvernement

[57:02]

libéral voulait augmenter les frais de

[57:05]

scolarité à l'époque et ça a créé une

[57:07]

tolée sans précédent.

[57:09]

Je ne vais pas plus commenter cet événement-là,

[57:11]

mais bref, le 20 mai 2012,

[57:13]

Anonymous a lancé l'opération

[57:15]

Québec, en réaction à

[57:17]

l'adoption du projet de loi 78

[57:19]

par le gouvernement du Québec.

[57:21]

C'était une loi temporaire pour arrêter

[57:23]

la grève étudiante qui perdurait et la

[57:25]

rendre illégale pour permettre aux

[57:27]

étudiantes de retourner en classe après plusieurs

[57:29]

semaines de manifestations. Parce qu'il y en avait

[57:31]

des étudiants qui voulaient retourner en classe

[57:33]

parce que ça bousculait

[57:35]

tout leur cursus scolaire.

[57:37]

Il y en a qui terminaient leurs études.

[57:38]

Ça a beaucoup d'impact quand tu manques une

[57:41]

session. Et le gouvernement n'a pas

[57:42]

le choix

[57:45]

d'appliquer cette loi-là.

[57:47]

Malheureusement, ça l'a fâché

[57:51]

Anonymous. Donc, il y a une

[57:51]

vidéo qui a été diffusée par eux

[57:54]

qui exhortait le

[57:55]

Parti libéral qui était au pouvoir

[57:57]

de laisser les citoyens manifester parce qu'en

[57:59]

plus de ça, ça l'empêchait

[58:02]

toute personne d'être associée à un

[58:03]

groupe. Ça, c'est le texte légal,

[58:05]

mais au niveau de la loi, c'est que tu n'as pas vraiment le droit de

[58:07]

manifester aussi. Ce qui est quand même

[58:09]

au niveau de la liberté d'expression,

[58:11]

c'est plus ou moins toléré.

[58:13]

Ça avait été mal géré aussi. Il y avait eu de la violence

[58:15]

policière.

[58:17]

Des fois, je les comprenais aussi les policiers

[58:19]

parce qu'ils se faisaient brasser aussi.

[58:22]

Ça l'a juste dégénéré.

[58:23]

Moi, je suis con. Pour 100 piastres de frais

[58:25]

de scolarité. Au final, l'année

[58:27]

d'après, les frais de scolarité ont augmenté quand même

[58:29]

sous le Parti québécois.

[58:31]

Dans un sens, ça n'a rien donné.

[58:34]

Mais c'était

[58:35]

très politisé et très polarisé

[58:37]

comme opinion. Ça a

[58:39]

divisé le Québec. Je me

[58:41]

souviens de souper d'amis en Chicana

[58:42]

à cause de ça. Bref.

[58:44]

Le 21 mai, le lendemain,

[58:46]

les sites web du Parti libéral du Québec,

[58:48]

du ministère de la sécurité publique du Québec

[58:50]

ainsi qu'un site gouvernemental

[58:52]

sur l'éthique policière ont subi une attaque

[58:54]

par DDoS.

[58:56]

Anonymous, ensuite, menaçait de perturber

[58:58]

le grand prix de Formule 1 au Canada.

[59:00]

Ça se tient à Montréal, pour ceux qui ne le savent pas.

[59:02]

À cette année-là, c'était

[59:04]

du 7 au 10 juin.

[59:06]

De la même manière que pour le grand prix

[59:08]

de Barrenne,

[59:10]

eux, ils ont réussi à avoir accédé.

[59:13]

Anonymous a affirmé avoir accédé à des

[59:14]

informations personnelles qui étaient stockées

[59:16]

sur le site web, la F1, justement

[59:18]

de clients qui avaient acheté des billets.

[59:20]

Souvent, c'est des clients aisés

[59:22]

qui avaient acheté ce type de billets.

[59:24]

Le 30 mai, Anonymous a divulgué une

[59:26]

vidéo intitulée DVD

[59:29]

Gouverne, entre parenthèses,

[59:31]

Mentale. Donc Gouverne Mental,

[59:32]

mais on isole le mot mental.

[59:34]

Ça, je m'en souviens de l'avoir vu

[59:36]

et j'avais trouvé ça un peu...

[59:39]

Mais c'est la Haute Société, si on peut dire.

[59:41]

C'est une séquence de deux heures qui se déroule

[59:42]

à Sagard, au Québec, où il y a une

[59:45]

fête pour l'épouse de Paul Desmarais.

[59:47]

Peut-être pour nos amis Européens,

[59:49]

peut-être que ça ne vous dit rien, de Power Corporation,

[59:51]

c'est une des plus grosses entreprises canadiennes.

[59:53]

Elles détient encore la presse.

[59:56]

Ils détiennent beaucoup de

[59:57]

journaux, beaucoup de médias, et plein d'autres.

[59:59]

Ils sont même dans le cannabis maintenant.

[01:00:01]

C'est une très très grosse corporation.

[01:00:03]

Eux, ça avait eu lieu en 2008.

[01:00:04]

Parmi les invités, figurait l'ancien président

[01:00:06]

américain George Bush, le premier ministre

[01:00:08]

Jean Charest, les anciens

[01:00:11]

premiers ministres Jean Chrétien,

[01:00:13]

Brian Mulroney, les anciens premiers ministres du Canada,

[01:00:15]

l'ancien premier ministre Lucien Bouchard,

[01:00:17]

plein de gens comme ça populaires.

[01:00:19]

En fait, cette vidéo-là qui était

[01:00:20]

privée, elle a été exposée.

[01:00:23]

Ça, je trouve ça un peu mesquin.

[01:00:25]

C'est pour montrer un peu la Haute Société,

[01:00:27]

les gens qui dirigent

[01:00:28]

le Québec. Puis oui, le Parti Libéral

[01:00:30]

a toujours été proche de... En fait, c'est à cause de ça.

[01:00:32]

Le copinage. Oui, c'est ça. C'est vrai que

[01:00:34]

le Parti Libéral a toujours été proche de

[01:00:36]

Power Corporation et inversement.

[01:00:38]

C'était un peu pour faire

[01:00:41]

salir leur image.

[01:00:42]

Ça donne ce que ça donne.

[01:00:44]

Ensuite, il y a eu l'opération Charlie Hebdo.

[01:00:46]

Vous vous souvenez sûrement, ils ont déclaré...

[01:00:48]

En fait, Anonymous a déclaré la guerre

[01:00:50]

à l'État Islamique après...

[01:00:52]

Pas juste après, mais l'opération Charlie Hebdo

[01:00:54]

a été une des multiples

[01:00:56]

actions qui ont entamé contre

[01:00:58]

l'État Islamique. Le 7 janvier 2015,

[01:01:01]

triste souvenir,

[01:01:02]

vers 11h30, heure locale,

[01:01:04]

il y a deux frères, Saïd et Chérif Kouachi,

[01:01:06]

ont pénétré de force dans les locaux

[01:01:08]

de l'hebdomadaire satirique français

[01:01:09]

Charlie Hebdo à Paris, armé de fusils

[01:01:12]

de d'autres armes. Ils ont tué

[01:01:14]

12 personnes et blessé 11 autres.

[01:01:16]

Les hommes armés se sont identifiés comme

[01:01:18]

appartenant au groupe terroriste islamique

[01:01:20]

Al Qaeda, qui a pris la responsabilité

[01:01:22]

de l'attaque. Plusieurs attaques

[01:01:24]

connexes ont suivi en France le 7 et

[01:01:26]

le 9 janvier 2015. Notamment,

[01:01:28]

il y a eu une prise d'attache

[01:01:30]

au supermarché Cacher, Hyper Cacher,

[01:01:33]

où un terroriste a détenu

[01:01:34]

19 otages, a assassiné

[01:01:37]

4 juifs.

[01:01:38]

Le 9 janvier, les deux mêmes frères

[01:01:40]

ont pris des otages dans une entreprise de

[01:01:42]

signalisation et ont été abattus

[01:01:44]

heureusement lorsqu'ils sont sortis de

[01:01:46]

l'essendis en bâtiment par les autorités.

[01:01:48]

C'était tout un élément. Oui, ça je m'en

[01:01:50]

souviens. Vous, amis français,

[01:01:52]

je sais que ça a été encore plus

[01:01:53]

traumatisant, tout ça pour vous.

[01:01:56]

En réponse à la fusillade de Charlie Hebdo,

[01:01:58]

Anonymous a publié une déclaration

[01:01:59]

présentant ses condoléances aux familles

[01:02:01]

concernées et dénoncer les attaques comme

[01:02:03]

une atteinte inhumaine à la liberté

[01:02:05]

d'expression. Ils ont également adressé la parole

[01:02:07]

aux terroristes. Ils disent ceci

[01:02:09]

Un message pour al-Qaeda, l'État

[01:02:11]

islamique et d'autres terroristes. Nous

[01:02:13]

déclarons la guerre à vous, les

[01:02:15]

terroristes. En tant que tel, Anonymous prévoit

[01:02:17]

de cibler les sites web djihadistes et

[01:02:19]

les comptes de médias sociaux liés au soutien

[01:02:21]

du terrorisme islamique dans le but de

[01:02:22]

les perturber et de les arrêter.

[01:02:24]

L'opération a eu un sujet

[01:02:26]

métigé parce que j'écoutais un spécialiste

[01:02:28]

qui disait qu'il est difficile avec l'État

[01:02:30]

islamique versus un gouvernement

[01:02:32]

traditionnel. C'est un peu

[01:02:34]

comme Anonymous, c'est que c'est pas une

[01:02:36]

organisation qui est très structurée,

[01:02:38]

qui a des sites web officiels ou des

[01:02:40]

présences officielles. Eux-mêmes, ils jouent avec

[01:02:42]

ça, ils vont changer de compte.

[01:02:44]

Il y a toujours des loose cannon,

[01:02:45]

il y a toujours des électrons libres

[01:02:48]

qui ne seront pas officiellement engagés

[01:02:51]

par l'État islamique. Ils vont

[01:02:52]

quand même faire des coups en revendiquant

[01:02:55]

au nom de l'organisation.

[01:02:57]

Exact, c'est un peu le même.

[01:02:59]

Il disait que, étant que c'est

[01:03:00]

décentralisé aussi, c'est plus complexe

[01:03:02]

pour une organisation comme ça de faire des

[01:03:04]

attaques, mais ils ont quand même réussi,

[01:03:05]

jusqu'à une certaine mesure. Kaïda

[01:03:08]

est moins présent, mais c'est pas à cause

[01:03:10]

d'Anonymous, évidemment. J'en ai une petite

[01:03:12]

dernière pour vous. En 2012, ils ont

[01:03:14]

réattaqué l'église de Scientologie.

[01:03:16]

En fait, par elle, je la trouvais quasiment rigolote

[01:03:18]

en guillemets. C'était l'opération

[01:03:20]

Clear Craig qui a été mise sur pied en 2012,

[01:03:23]

après une longue enquête des internautes

[01:03:24]

qui sont arrivés à la conclusion que

[01:03:26]

depuis février 2010, à peu près un an

[01:03:29]

après la chicanne

[01:03:31]

entre Anonymous et l'église,

[01:03:33]

les membres de l'église de Scientologie,

[01:03:34]

eux, ils utilisaient les petites annonces

[01:03:35]

sur Craigslist pour recruter discrètement

[01:03:38]

des nouveaux membres. Ils s'annonçaient pas

[01:03:40]

comme l'église de Scientologie, évidemment.

[01:03:41]

Les annonces attiraient les gens qui souffraient

[01:03:43]

de stress, d'anxiété, de dépression,

[01:03:45]

et eux, ils prétextaient offrir des thérapies

[01:03:47]

de groupe pour les gens en quête de conseils

[01:03:49]

spirituels, mais de façon abordable.

[01:03:52]

Il y avait des week-ends de thérapie

[01:03:53]

à 50 $,

[01:03:55]

ils disaient que c'était une OSBL,

[01:03:57]

que les rencontres étaient gratuites,

[01:03:58]

tout pour attirer les gens.

[01:04:00]

Pendant environ un an, Anonymous et d'autres

[01:04:03]

supporters du mouvement,

[01:04:04]

eux, ce qu'ils faisaient, c'est qu'ils dénonçaient

[01:04:06]

toutes les annonces qui arrivaient identifiées

[01:04:08]

comme ça, comme du spam sur Craigslist.

[01:04:10]

Mais eux, pas Anonymous,

[01:04:13]

mais l'église de Scientologie,

[01:04:14]

qui en mettait partout aussi.

[01:04:15]

Ce qu'ils ont fait, c'est qu'ils se sont vraiment regroupés

[01:04:17]

sur un forum de discussion

[01:04:20]

qui était dédié à ça.

[01:04:21]

Chaque jour, ils mettaient à jour

[01:04:24]

les liens vers les annonces Craigslist

[01:04:26]

pour que le maximum de gens les déclare

[01:04:28]

comme du spam.

[01:04:29]

C'est un peu plus complexe que ça.

[01:04:31]

Toute l'organisation en arrière, il a fallu

[01:04:33]

quand même qu'ils s'organisent.

[01:04:35]

C'est un certain blogueur, j'oublie son nom,

[01:04:37]

qui a fait une longue enquête pour découvrir

[01:04:38]

les patterns, trouver les numéros de téléphone

[01:04:41]

qui correspondaient. Parce qu'au final,

[01:04:43]

t'appelais à l'église de Scientologie pour prendre

[01:04:45]

tes rendez-vous et tout ça.

[01:04:46]

Il y a un ancien membre de l'église de Scientologie

[01:04:49]

qui a confirmé ça.

[01:04:51]

Il y a eu un leak sur un de ses blogs

[01:04:54]

qui confirmait les numéros de téléphone

[01:04:55]

et les tactiques.

[01:04:56]

Ça faisait partie dans un de leurs guides

[01:04:58]

de tactiques de recrutement.

[01:05:02]

Ils ont fait encore du bruit,

[01:05:04]

mais ça ne l'a pas freiné

[01:05:05]

malgré toutes les méthodes douteuses

[01:05:07]

de recrutement de l'église, évidemment.

[01:05:09]

Dernier petit point, je ne sais pas si vous

[01:05:11]

vous êtes rendu compte qu'on n'en entend

[01:05:13]

pas tant. On en entend un petit peu plus

[01:05:15]

parler les derniers temps d'Anonymous,

[01:05:17]

mais pendant plusieurs années, après 2012,

[01:05:19]

c'était assez calmant.

[01:05:22]

Très peu d'actes

[01:05:24]

qui étaient grand public.

[01:05:25]

Comme on vous dit un peu dernièrement,

[01:05:27]

avec la mort de George Floyd

[01:05:29]

aux Minneapolis, ils ont hacké

[01:05:31]

les sites de police de la ville.

[01:05:33]

Ils ont fait sortir des données

[01:05:34]

de courriels et tout ça. Mais ça, j'avais lu

[01:05:37]

que c'était un vieux leak de données.

[01:05:38]

Ils avaient déjà hacké cette centrale

[01:05:41]

de police et ils ont ressorti ces données-là.

[01:05:43]

Ils ont fait plein d'interventions du genre,

[01:05:47]

on a une spécialiste à Montréal

[01:05:49]

qui travaille à l'Université de McGill,

[01:05:51]

qui est une spécialiste d'Anonymous,

[01:05:53]

entre autres, Gabriella Coleman.

[01:05:55]

Elle a dit que la grosse,

[01:05:58]

la principale raison

[01:05:59]

pourquoi on en entend beaucoup moins

[01:06:01]

parler, c'est les arrestations

[01:06:02]

qui ont eu lieu.

[01:06:03]

Sans doute.

[01:06:05]

Étant donné que c'était pas

[01:06:07]

une organisation qui est organisée comme une entreprise,

[01:06:10]

une entreprise, ça s'assure toujours

[01:06:11]

de la pérennité de ses employés.

[01:06:13]

La pérennité de son entreprise et de ses employés,

[01:06:15]

ça fait partie des choses qu'elle a à faire.

[01:06:17]

Mais un collectif désorganisé,

[01:06:20]

c'est pas une salaire à sa survie,

[01:06:21]

c'est pas sa tâche première.

[01:06:23]

Étant donné qu'il y a beaucoup de têtes principales

[01:06:25]

qui ont été arrêtées, qui ont dû se retirer

[01:06:27]

de ça, ça fait que le groupe est un peu plus

[01:06:29]

désorganisé, moins de leaders.

[01:06:32]

Ils sont moins arrivés

[01:06:33]

à orchestrer ça.

[01:06:34]

Mon autre théorie, c'est que beaucoup de ces gens-là

[01:06:36]

ont eu des familles maintenant.

[01:06:38]

Quand t'es plus jeune, t'as plus de temps

[01:06:39]

pour être impliqué comme ça.

[01:06:41]

J'ai l'impression qu'une partie de cette génération-là

[01:06:44]

qui était dans les premiers, un peu comme nous,

[01:06:46]

ont des familles, fait qu'ils ont moins de temps

[01:06:47]

pour certains loisirs, peu importe.

[01:06:51]

J'ai l'impression

[01:06:52]

que depuis un an ou deux,

[01:06:54]

le fait qu'on en entend plus,

[01:06:57]

j'ai l'impression qu'une nouvelle génération

[01:06:58]

de hackers qui a pris le relais,

[01:07:00]

des plus jeunes qui ont voulu

[01:07:03]

prendre le relais de ça.

[01:07:04]

Je sais pas qu'est-ce que toi, t'en penses.

[01:07:05]

Moi, je trouve que ça fait du sens. Parce qu'aujourd'hui,

[01:07:07]

les moyens techniques des autorités ont changé aussi.

[01:07:10]

C'est vrai que c'est plus dur

[01:07:12]

d'être complètement anonyme

[01:07:14]

et de pas te faire arrêter. Il y a toujours du monde

[01:07:16]

qui passe à travers les mails.

[01:07:18]

Mais malgré tout, il y en a des arrestations.

[01:07:20]

Et quand tu te fais arrêter, c'est sévère.

[01:07:22]

C'est de plus en plus sévère.

[01:07:24]

C'est des vies en prison.

[01:07:26]

Le cas d'Aaron Schwartz,

[01:07:28]

de Russell Brick, tout ça.

[01:07:29]

C'est des immenses men.

[01:07:31]

C'est sûr que ça refroidit.

[01:07:33]

Et de plus en plus, je pense que les services

[01:07:34]

policiers ont le vu quand on a fait notre série télé

[01:07:37]

de distorsion. Les services

[01:07:39]

policiers sont de mieux en mieux équipés.

[01:07:41]

Ils ont des escouades informatiques,

[01:07:43]

de cybercrime.

[01:07:45]

Ils engagent des hackers.

[01:07:47]

Il y en a beaucoup d'entre eux.

[01:07:48]

Il y a beaucoup de membres

[01:07:50]

ou d'ex-membres d'Anonymous, ou même des gens

[01:07:53]

dont je vous ai nommé tout à l'heure,

[01:07:54]

qui ont hacké des systèmes,

[01:07:56]

des concours, des trucs comme ça dans les années 90-2000,

[01:07:59]

sont devenus des informateurs,

[01:08:01]

même des gens

[01:08:03]

qui ont aidé

[01:08:05]

le gouvernement et les services secrets

[01:08:07]

à piéger d'autres hackers.

[01:08:09]

Il y a aussi un retournement de blouson

[01:08:11]

qu'on voit moins dans le crime

[01:08:12]

organisé traditionnel.

[01:08:14]

On va en voir des motards

[01:08:17]

ou des mafieux

[01:08:19]

informer les policiers, tout ça.

[01:08:20]

Mais c'est moins commun que dans le monde du hacking.

[01:08:23]

On va voir beaucoup de

[01:08:26]

plédoyer,

[01:08:26]

de deal, de culpabilité.

[01:08:29]

Mais c'est ça,

[01:08:30]

la plupart d'entre eux ont tenté de se sauver

[01:08:32]

les fesses. Ce ne sont pas des criminels en durci.

[01:08:34]

Ils ne veulent pas aller en prison.

[01:08:36]

Souvent, je ne veux pas

[01:08:38]

stéréotyper, mais

[01:08:40]

souvent, les vrais motards,

[01:08:41]

c'est des gens qui ont eu la vie d'eux et qui n'ont pas peur

[01:08:44]

de survivre en prison.

[01:08:46]

Pour le petit geek ou le

[01:08:48]

fonctionnaire qui est bon en informatique,

[01:08:50]

qui est comptable,

[01:08:52]

ça n'étend pas

[01:08:54]

en prison. Je ne suis pas sûr que je survivrai.

[01:08:56]

Il y a un autre

[01:09:00]

aspect

[01:09:00]

intéressant, je pense,

[01:09:01]

et c'est là où

[01:09:04]

je m'en vais. Je ne sais pas si

[01:09:05]

toi, tu avais terminé ta petite

[01:09:07]

partie, Seb, mais c'est aussi

[01:09:09]

qu'Anonymous a aussi échoué à

[01:09:11]

ma entreprise. Le fait d'être

[01:09:13]

décentralisé, je pense que

[01:09:15]

ça fait en sorte que ce n'est pas toutes les cellules

[01:09:17]

qui ont la même rigueur que les

[01:09:19]

gens du début, mettons. On va le voir,

[01:09:21]

dans certains cas, Anonymous

[01:09:23]

ont échoué. Je pense que ça n'a pas

[01:09:25]

aidé à leur réputation. On va

[01:09:27]

en parler un peu parce que je voulais faire

[01:09:29]

un petit point, entre autres, avec

[01:09:31]

Anonymous en lien avec les histoires

[01:09:33]

de distorsion. Parce que

[01:09:35]

au fil de nos saisons, au fil de nos trois

[01:09:37]

ans, de nos 70 et plus

[01:09:39]

épisodes, Anonymous sont

[01:09:41]

intervenus à quelques reprises. Je voulais

[01:09:43]

en parler un peu plus, faire des petites

[01:09:45]

mises à jour. Entre autres, dans

[01:09:47]

le cas de Amanda Todd, en fait,

[01:09:49]

qu'on a couvert dans notre saison 1,

[01:09:51]

mais aussi dans notre livre,

[01:09:53]

dans le livre de distorsion.

[01:09:55]

Je vous fais un petit résumé. En

[01:09:57]

octobre 2012, la jeune Amanda

[01:09:59]

Todd, âgée de 15 ans, une résidente

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de Colombie-Britannique au Canada,

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commet un suicide après avoir vécu

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des années de harcèlement de la part

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d'un prédateur sexuel sur le web.

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Son prédateur lui a fait plusieurs

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menaces pendant cette période. Il lui a fait

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vivre l'enfer. Amanda,

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elle a dû fréquemment changer

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d'école. Elle a fait des tentatives de

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suicide. Elle a été constamment intimidée.

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Dans la vraie vie, elle vivait

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un stress incomparable.

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En fait,

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elle n'a pas eu le choix,

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mais ça l'a amené

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à s'enlever la vie, tristement.

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Une histoire qui a secoué le Canada.

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Pas juste le Canada,

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mais même le monde entier.

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En l'espace d'environ une semaine,

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Anonymous a réagi en

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publiant un texte sur Pastebin,

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qui est un peu un site de

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copy-coller de texte anonyme,

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en révélant la supposée identité

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du prédateur, un certain

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Cody Maxon, qui serait un habitant

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de Vancouver. Même son adresse

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physique a été publié. Le message

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était assez direct. Voici

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l'agresseur d'Amanda Todd,

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voici son nom, son adresse, tout ça.

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La plupart des grands

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médias du monde, incluant VICE,

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ont republié la nouvelle en mentionnant

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le nom et tout ça. Toutefois, la police

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montée du Canada, qui est un peu notre FBI

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qui enquêtait sur le sujet, a émis

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une mise en garde qu'il ne s'agissait

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pas de la bonne adresse ni de la bonne

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personne. En effet, un certain

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Cody de Vancouver avait été arrêté,

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possédant la pornographie juvénile

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dans la même fenêtre

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de temps, mais il ne s'agissait pas

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du prédateur d'Amanda Todd, par contre.

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Celui-ci a plutôt été retrouvé

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quelques années plus tard avec, entre

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autres, l'aide de Facebook.

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En fait, il ne s'agissait pas

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d'un certain Cody Maxson.

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C'était un citoyen des Pays-Bas,

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qui était un certain Aidan C.

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Je crois que son nom de famille, c'était Coban.

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Et la dame

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qui résidait à l'adresse publiée

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par Anonymous, parce que ce n'était pas

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un Cody qui habitait là, mais c'était une dame,

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a reçu des tonnes de menaces de mort

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à son adresse. Il y a

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des gens qui se sont pointés chez elle.

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Alors que le public croyait que c'est vraiment

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à cet endroit qu'habitait l'agresseur.

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Donc, le cas d'Amanda Todd

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représente un peu un raté

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d'Anonymous. Lorsqu'on

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prétend être cette espèce de pouvoir

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un peu surnaturel,

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un peu comme Anonymous à cette époque-là,

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aussitôt qu'il sortait une vidéo,

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on était sur le bout de notre chaise et on se demandait

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ce qu'allait se passer. Mais là, quand il

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dénonce des gens comme ça,

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même si la cause est noble,

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c'est très risqué. Si c'est pas la bonne personne,

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d'un gros raté pour le groupe,

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ça peut vraiment nuire à l'image du groupe.

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Imagine que quelqu'un avait été

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rentré pour tuer la personne

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sans réfléchir. Il y en a

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des gens qui en pensent aussi.

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C'est clair. L'épisode

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aussi de distortion sur Aaron

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Schwartz, le fondateur de Reddit,

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entre autres, co-créateur de Creative Commons,

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tout ça. Oui.

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Lui aussi, Anonymous,

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était intervenu dans son

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cas. Je vous résume encore une fois,

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le 11 janvier 2011, le jeune activiste

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Aaron Schwartz se suicide en prison,

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alors qu'il risque une peine de prison à

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vie pour avoir volé des articles universitaires

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du MIT, dans le but de

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démontrer une drôle de pratique de la

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part des universités américaines. C'est-à-dire

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que les taxes des contribuables

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paient pour des recherches scientifiques

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et les contribuables doivent par la suite payer

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des sommes faramineuses pour avoir

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accès à ces articles-là, qui sont détenus

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par des compagnies privées par la suite.

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Quelque chose de crush là.

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Puis Aaron, en tant qu'activiste,

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voulait exposer cette pratique-là,

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voler les articles et les mettre

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à la disposition du public sur un site

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gratuitement.

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C'est sûr que c'est grave,

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tu voles la propriété, mais en même temps,

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c'est de la connaissance.

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C'est particulier.

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Sa motivation est noble parce

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qu'elle fait du sens, mais

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aux États-Unis, ils privatisent plein

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de trucs qui ne devraient pas l'être.

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C'est ça dans plein de contextes.

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On dit que ce n'est pas surprenant.

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Puis lui, il en a perdu la vie,

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il s'est suicidé.

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Oui, parce qu'il risquait de nouer vie

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en prison. Encore une fois,

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ce n'est pas une personne qui a vécu

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dans la misère et qui peut survivre

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en prison. D'après moi,

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il ne voulait pas aller vers là.

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Puis pour un peu tenter de venger Aaron,

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en janvier 2012, le groupe Anonymous

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a piraté pour la première fois le site

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du MIT pour protester contre

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la sentence qui était jugée exagérée.

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Ils ont fait de même en 2013,

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ainsi qu'en janvier 2014,

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toujours autour de l'anniversaire

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de la mort d'Aaron,

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en menant l'opération Last Resort

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et en redirigeant les visiteurs

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vers la page de protestation

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qu'ils ont mis en place.

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Anonymous voulait ainsi dénoncer

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la position qu'a prise le MIT

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dans la poursuite d'Aaron,

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alors que l'institution aurait eu

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tout à gagner à le protéger

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et même à effectuer un partenariat

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avec lui étant une des grandes

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têtes informatiques

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du pays.

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Anonymous continue quelques années

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à souligner la mort d'Aaron

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en attaquant

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le MIT.

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Un autre cas qu'on a couvert,

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c'est dans notre livre encore une fois,

[01:15:01]

c'est l'histoire de John Lang.

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Pour vous résumer, parce que c'est peut-être

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pas tout le monde qui a lu notre livre,

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mes petits schnappants,

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le 14 janvier 2016,

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un résident de Fresno en Californie

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est retrouvé mort dans sa maison

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en flamme, après qu'il ait publié

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plusieurs signes sur les réseaux sociaux

[01:15:18]

comme quoi les policiers de Fresno

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le persécutaient et le harcelaient.

[01:15:22]

Bien que le coroner de l'époque,

[01:15:23]

ainsi que les enquêteurs, aient conclu au suicide,

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les circonstances de la mort de John Lang

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demeurent très mystérieuses.

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Il avait publié sur YouTube des vidéos

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où des gens semblaient passer devant

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chez lui avec une camionnette

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en le filmant. C'était étrange,

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on voyait même la caméra dans la camionnette.

[01:15:41]

Il a filmé aussi des rassemblements

[01:15:43]

policiers qui sont survenus directement

[01:15:44]

en face de chez lui.

[01:15:45]

Il a publié plusieurs articles sur Facebook,

[01:15:47]

entre autres. Donc vraiment, il y avait

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quelque chose d'étrange avec la mort de John Lang,

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comme s'il avait prédit sa propre mort

[01:15:54]

sur les réseaux sociaux.

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Oui, ça c'était un de mes coupes les plus

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un peu « weird ».

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Exact. Plus tard, en janvier 2016,

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une cellule belge d'Anonymous

[01:16:04]

a fait une sortie sur YouTube

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et a publié une vidéo expliquant que le groupe

[01:16:08]

est sur le coup et que la vérité

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sortira sous peu. La vidéo a eu des millions

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de vues. Le groupe a formellement

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exprimé son support à John Lang

[01:16:16]

et à sa théorie du complot.

[01:16:18]

Toutefois, nous sommes plus de quatre ans plus tard

[01:16:20]

et nous n'avons encore vu aucune autre

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nouvelle sortir à ce propos.

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Nous ne savons donc pas quelle a été la réelle

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implication d'Anonymous dans ce dossier-là.

[01:16:29]

Donc encore une fois, je ne dirais pas

[01:16:30]

que c'est un raté, mais ça a fait un peu

[01:16:32]

poit poit, tu sais.

[01:16:34]

Exactement. On se lance vraiment

[01:16:37]

dans un, comment dire,

[01:16:40]

un projet

[01:16:41]

ou une attaque

[01:16:42]

ou une initiative

[01:16:44]

dans le but de soutenir

[01:16:45]

ou de venger John Lang,

[01:16:47]

mais en fait, il ne se passe rien par la suite.

[01:16:50]

Puis moi, pour avoir,

[01:16:51]

toi aussi, pour avoir quand même étudié beaucoup

[01:16:53]

cette histoire-là de John Lang,

[01:16:55]

je ne suis pas sûr que c'est un complot.

[01:16:57]

J'ai peut-être plus l'impression que c'est quelqu'un

[01:16:59]

qui est peut-être un petit peu schizophrène

[01:17:01]

ou paranoïaque, plus qu'un complot.

[01:17:04]

Donc, j'ai de la misère à croire

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ce qu'Anonymous aurait fait.

[01:17:07]

Oui, moi aussi, puis qu'est-ce qui aurait révélé

[01:17:09]

il y a longtemps que ça.

[01:17:11]

Effectivement. Exactement. Donc,

[01:17:13]

on voit qu'ils ont quand même été présents

[01:17:15]

dans toutes nos saisons tout ce temps-là.

[01:17:18]

Effectivement.

[01:17:19]

On a fait un peu le tour de la chronologie,

[01:17:22]

Seb. En fait, on a pensé,

[01:17:23]

il y a des histoires dont on ne vous a pas parlé.

[01:17:25]

Ils ont joué un grand rôle auprès du mouvement

[01:17:27]

Occupy, on se rappelle.

[01:17:28]

Occupy, Wall Street.

[01:17:30]

Partout dans le monde, Anonymous

[01:17:31]

ont été très présents.

[01:17:34]

Pour l'ISIS aussi. On a parlé

[01:17:36]

de l'État islamique, mais l'ISIS aussi.

[01:17:38]

Ils ont fait plein de choses.

[01:17:40]

Exactement. On ne pouvait pas tout

[01:17:42]

discuter de tout. On vous a résumé,

[01:17:44]

je pense, les plus grands coups, l'histoire et tout ça

[01:17:46]

en passant par le hacking.

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Toi, Seb, comment t'as trouvé ça

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en fait, t'as penché sur cette histoire-là?

[01:17:52]

J'ai appris beaucoup

[01:17:54]

parce que, un peu comme tout le monde,

[01:17:56]

je connaissais le collectif,

[01:17:58]

je connaissais le groupe, mais je ne connaissais pas

[01:17:59]

toutes les ramifications autant dans le détail.

[01:18:02]

C'est ça que j'aimais,

[01:18:04]

me plonger vraiment, puis de bien

[01:18:06]

comprendre le mode de fonctionnement. Parce qu'on dirait

[01:18:08]

que notre cerveau aime ça que les choses soient

[01:18:10]

attachées ensemble pour les comprendre.

[01:18:12]

Et étant donné qu'Anonymous est décentralisé,

[01:18:14]

ça m'a pris comme, un certain temps,

[01:18:16]

OK, je comprenais, mais on dirait

[01:18:18]

que pour moi, c'était étrange

[01:18:21]

d'imaginer

[01:18:22]

des entités non contrôlées.

[01:18:24]

Puis comme je t'ai dit, moi, ce qui

[01:18:26]

me chicote toujours, c'est qui gère

[01:18:28]

les comptes YouTube? Qui qui gère les comptes

[01:18:30]

Twitter principaux, ceux qui ont beaucoup

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d'abonnés? Qui qui est en arrière de ça?

[01:18:34]

C'est ça, qui ont une main

[01:18:36]

mise sur le message

[01:18:38]

principal. Puis oui, ils ont plein, quand vous en

[01:18:40]

trouvez des comptes Anonymous, ça ne veut pas dire que ce sont faux.

[01:18:43]

Non. C'est juste que,

[01:18:44]

justement, c'est d'autres entités qui ont démarré.

[01:18:46]

Il y a même Anonymous Québec sur Facebook.

[01:18:49]

Oui, c'est vrai. Il y a plein de...

[01:18:51]

Fait que c'est... On dirait que ça,

[01:18:53]

le fait de me plonger, là,

[01:18:54]

j'ai fini par mieux comprendre, mais ça

[01:18:56]

a un défaut

[01:18:58]

aussi. Par exemple, dans le temps de la pandémie,

[01:19:00]

moi, j'ai vu des fausses vidéos

[01:19:02]

circulées de conspirationnistes qui

[01:19:05]

utilisaient le

[01:19:06]

masque d'Anonymous,

[01:19:08]

la voix, puis ils disaient...

[01:19:10]

Puis là, il y a en sens que Bill Gates est

[01:19:12]

responsable de ça.

[01:19:14]

T'sais, tout ce qu'on peut entendre sur le vaccin, la

[01:19:16]

5G, tout reliait à la COVID.

[01:19:18]

Puis il y en a, j'ai vu des gens

[01:19:20]

repartager cette vidéo-là en disant,

[01:19:23]

regardez, même Anonymous

[01:19:24]

est d'accord. Et là, ça,

[01:19:26]

ça m'a troublé. Ça ajoute de la crédibilité

[01:19:28]

aux conspirateurs. Mais ça m'a troublé.

[01:19:31]

Là, j'étais là, mon Dieu, que c'est le

[01:19:33]

défaut d'une

[01:19:35]

vraie organisation qui

[01:19:36]

n'existe pas vraiment. Parce que

[01:19:38]

une vraie organisation, par exemple, pourrait

[01:19:40]

une vraie entité légale,

[01:19:42]

je dirais, pourrait poursuivre, par exemple,

[01:19:44]

ou n'importe quoi, faire retirer une vidéo

[01:19:46]

fausse, mais là, le doute subsiste.

[01:19:48]

Puis les gens, ils ne savent pas.

[01:19:50]

Même nous, on avait de la misère à comprendre que

[01:19:52]

c'était décentralisé, imagine comme un émortel.

[01:19:55]

Ça, on dirait que ça

[01:19:57]

me perturbe que les gens utilisent

[01:19:58]

leurs messages pour ça. Mais sinon,

[01:20:01]

j'ai vraiment un message tombé

[01:20:02]

dans ce mouvement-là.

[01:20:05]

Même j'étais comme intrigué,

[01:20:06]

sur MIRC, on peut-tu encore

[01:20:08]

y aller sur certains channels

[01:20:10]

pour aller voir? Mais j'ai pas

[01:20:12]

l'intérêt tant de ça. Mais on dirait

[01:20:14]

qu'il y avait cette curiosité-là que

[01:20:16]

j'ai beaucoup apprécié, puis je pensais pas qu'il était autant

[01:20:18]

impliqué dans tant d'événements. Quand j'ai vraiment

[01:20:20]

regardé la longue liste de choses

[01:20:22]

qu'ils ont fait, c'est ça, je pensais pas qu'il

[01:20:24]

était tant impliqué. Toi, qu'est-ce que ça t'a fait

[01:20:26]

de plonger là-dedans?

[01:20:28]

Ça fait du bien d'une certaine façon

[01:20:30]

de revoir un peu l'historique de ce groupe-là,

[01:20:32]

parce que je pense qu'on était

[01:20:34]

mêlés parfois, on oubliait

[01:20:36]

« Ah, c'était le groupe qui a fait ça! »

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Moi, je me rappelais pas qu'ils étaient liés à

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l'attaque de PlayStation Network, par exemple,

[01:20:42]

parce que je trouvais que ça leur ressemblait pas.

[01:20:45]

Ça a été bien

[01:20:46]

de faire un petit rafraîchissement

[01:20:48]

sur leur valeur, sur leur

[01:20:50]

manière de fonctionner. Je savais pas que

[01:20:51]

c'était à ce point décentralisé, puis je me rends

[01:20:54]

compte que c'est sans doute une force, une faiblesse,

[01:20:55]

en même temps.

[01:20:58]

Ça doit pas les aider, justement,

[01:21:00]

dans le sens où c'est difficile d'avoir

[01:21:02]

la même rigueur, mais aussi d'avoir

[01:21:04]

la même qualité

[01:21:06]

technique quand on fait une attaque ou quand on fait

[01:21:08]

quelque chose. Y'en a qui se sont fait pogner,

[01:21:09]

y'en a qui se sont pas fait attraper.

[01:21:11]

Donc, il y a vraiment une

[01:21:15]

différence, on dirait,

[01:21:16]

d'une époque à une autre.

[01:21:18]

Oui, c'est vrai.

[01:21:19]

En fait, c'est un pouvoir

[01:21:22]

qui est nécessaire.

[01:21:23]

C'est comme un contrebalancier

[01:21:26]

des pouvoirs officiels.

[01:21:28]

Je trouve que c'est nécessaire

[01:21:30]

qu'il soit là, Anonymous.

[01:21:32]

Mais en même temps, cette

[01:21:34]

décentralisation, puis un peu

[01:21:36]

l'autonomie qu'on a tous à se proclamer

[01:21:38]

membre d'Anonymous, je pense que

[01:21:39]

ça peut nuire aussi. Mais je vois pas comment

[01:21:41]

ça pourrait être mieux. Parce que si c'était

[01:21:43]

vraiment centralisé,

[01:21:45]

ça serait trop facile de retrouver les

[01:21:47]

membres originaux et de les foutre en prison.

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Je pense qu'à quelque part,

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la société a besoin de

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gens comme ça pour militer

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pour les droits de la liberté d'expression,

[01:21:58]

puis la liberté sur Internet

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et tout ça. C'est pour ça

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que ça fait du bien de se plonger là-dedans.

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En fait, ça donne un peu

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espoir à la liberté de

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se plonger sur Internet, même si on sait

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qu'il y a toujours quelque chose

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qui viendra quelque part

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désordonner

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la situation actuelle.

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Oui, ça, c'est clair. Mais oui, ça a ce bon côté-là.

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Je trouve que ça fait partie

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d'une démocratie saine. Puis leurs actions,

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oui, des fois, ça peut être tannant,

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mais généralement, ça fait pas de mal physique.

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Non, c'est ça.

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C'est plus des messages qu'ils veulent envoyer.

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Même si, au bout du compte,

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je pense que quand

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ils attaquent des organisations, des entités,

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je pense qu'au final, pour ces entités-là,

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ça ne change rien. Mais

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ça met au grand jour

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des situations que peut-être pas le grand public

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savait ou connaissait. Je pense que

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cette vocation-là, du moins,

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de d'informer, je pense que c'est ça

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aussi l'objectif, d'informer les gens

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que certaines situations existent

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puis qu'il faut se lever

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contre ça parce que c'est immoral,

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etc. Mais dans le concret,

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l'Église de Scientologie existe encore.

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Toutes ces entités-là

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existent toujours. C'est juste

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que ça leur donne mauvaise presse.

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Ils ont des objectifs et ça fonctionne.

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Exactement.

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Écoute, Seb, ça a été un plaisir

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de terminer cette saison-là en bonne compagnie

[01:23:18]

encore une fois.

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On a eu bien du fun. Merci à André

[01:23:22]

aussi qui a effectué le montage

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de toute cette saison 6,

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qui a été vraiment épique.

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On va enregistrer un after-show pour

[01:23:29]

nos abonnés Oui Monsieur sur Patreon

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pour revenir un peu sur la

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fin de la saison, mais aussi sur Anonymous.

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On veut parler de LOLSEC aussi un petit peu plus.

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Donc,

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ça sera disponible sous peu pour nos abonnés

[01:23:41]

Oui Monsieur sur Patreon. Merci

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à tous ceux qui se sont abonnés récemment.

[01:23:45]

Merci à tous ceux qui nous suivent tout à fait gratuitement

[01:23:48]

sur les réseaux sociaux, ailleurs,

[01:23:50]

sur Instagram, Facebook, les membres

[01:23:51]

de notre groupe de discussion. C'est toujours

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assez passionnant. On a tellement un beau groupe

[01:23:55]

et des nouveaux membres tout le temps.

[01:23:57]

Des belles discussions respectueuses.

[01:23:59]

Shout-out au groupe de discussion.

[01:24:02]

Shout-out à notre groupe Discord

[01:24:03]

aussi qui est accessible

[01:24:05]

via Patreon. Vous savez,

[01:24:07]

on est où si vous voulez nous suivre?

[01:24:09]

Sur Instagram, on est là, Distorsion Podcast,

[01:24:11]

même chose sur Facebook. Distorsion Pod

[01:24:13]

sur Twitter. On est sur YouTube aussi.

[01:24:15]

On est sur Untapped aussi si vous voulez

[01:24:17]

nous faire un cheers de bière

[01:24:19]

et découvrir nos

[01:24:21]

découvertes de bière.

[01:24:23]

Et encore une fois, merci aux Distorsion

[01:24:25]

Podcasts de partout dans le monde. On vous aime.

[01:24:27]

Ça a été une saison fantastique

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et on a hâte de revenir en force.

[01:24:31]

On a plein d'autres projets. D'ailleurs,

[01:24:33]

on a déjà un épisode bonus d'enregistré.

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On a fait une interview avec Ivan Ratliff,

[01:24:38]

l'auteur du livre de

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Mastermind qui a traqué Paul Leroux.

[01:24:41]

Ça va sortir sous peu, ça aussi.

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On a des idées de mini-disto aussi.

[01:24:45]

Sans oublier l'épisode secret

[01:24:47]

qui sera disponible à nos membres Patreon

[01:24:49]

aussi, nos membres Oui Monsieur.

[01:24:51]

Ça va sortir un peu plus tard au courant de l'été.

[01:24:53]

Et puis, pour terminer

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en beauté, Seb, aurais-tu un mot de la fin

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pour nous ce soir?

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Nous sommes Anonymous.

[01:25:03]

Nous sommes Légion.

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Nous ne pardonnons pas. Nous n'oublions pas.

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Nous avons réussi

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à obtenir la confirmation

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que Distorsion sera de retour

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à l'automne prochain pour une

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septième saison. Nous sommes

[01:25:17]

Distordus.

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Manquez pas ça!

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