Emile et Seb analysent la série documentaire française de Netflix : « De rockstar à tueur : le cas Cantat ». En 2003, l’actrice Marie Trintignant succombe aux coups de son compagnon, Bertrand Cantat, chanteur du groupe Noir Désir. Le drame, d’abord présenté comme un « accident », révélera à l’autopsie dix-neuf coups mortels ; Cantat sera condamné à huit ans de prison.
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[ANALYSE] Série Netflix ‘De rockstar à tueur - Le cas Cantat’
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Vous êtes sur le point d'écouter une mini-disto tirée du journal d'enquête d'Emile et Sébastien.
Re-bienvenue donc au Ciné-club Distorsion avec vos deux cinéphiles Seb et Emile.
Seb, comment ça va?
Ça va bien, et toi Emile?
Moi aussi, on dirait que je commence à aimer ça vraiment sérieusement,
les ciné-clubs puis les analyses de documentaires.
Ah mais maison, c'est vraiment le fun, parce qu'on le faisait déjà un peu entre nous
d'une certaine façon quand on en regardait, puis on se débriefait un peu sur tout ça,
bien là on vous en fait profiter.
Exact, puis pour dire à vrai dire, on ne change pas grand chose à la discussion entre amis,
c'est-à-dire que ce n'est pas tellement à éditer notre affaire.
On ne prétend pas être René Omirois ou Nathalie Petrovski ici.
C'est quand même Seb et Emile, mais vous nous connaissez, on est quand même des gars structurés.
On a quand même fait beaucoup de recherches et mis beaucoup de réflexions autour de cette histoire-là.
On va parler aujourd'hui du cas de Bertrand Cantat de Rockstar à Tueur,
une histoire qui a ébranlé la France.
Ça s'est même rendu jusqu'ici, moi je m'en rappelle quand c'est arrivé au début des années 2000, cette histoire-là.
C'est sûr que nos auditeurs français, eux, ont sans doute,
les plus jeunes ont peut-être moins vécu ça, mais ont dû en entendre parler par après via leurs parents,
mais c'est tout qu'une histoire, c'était la une des journaux, c'est une vague d'opinion polarisée même.
Et on va en discuter aujourd'hui parce que les médias français, c'est quelque chose quand même.
Je ne dis pas ça avec un peu de taquinerie, mais vous allez voir, on va en parler.
Je suis convaincu que nos auditeurs et auditrices de France vont être d'accord avec moi
que des fois la presse française peut être très intense, un peu comme la presse britannique.
Puis lorsqu'on s'attaque à des vedettes comme ça qui sont érigées au statut d'idoles, c'est sensible.
Et puis il y a des gens qui ont supporté Bertrand Cantat et d'autres qui ont supporté Marie Trintignant.
C'est déchirant, puis il y en a qui, selon nous, n'avaient juste pas d'allure dans cette histoire-là.
Ça n'a pas de sens. On a même traversé deux époques d'une certaine façon à travers le documentaire,
que même l'opinion publique générale a changé envers, on va vous en reparler durant le truc,
mais tout ce qui est féminicide, crime passionnel, les féminicides à l'époque, ils ne le nommaient même pas.
Ce n'était même pas un mot qui était nommé dans les médias, par exemple, versus aujourd'hui.
Donc je trouve qu'on a vécu comme deux parallèles, avant et après Mitou, dans ce cas-ci.
Absolument. Et même chose au niveau du crime passionnel.
On fait des gros guillemots avec nos doigts. On va en discuter en masse du crime passionnel,
mais c'est quelque chose qui ne se dit plus tellement maintenant, le crime passionnel.
Arrêtez-nous ça, tu ne vas pas tuer quelqu'un par passion.
Mais non, ce n'est pas de l'amour, tuer quelqu'un.
C'est con, mais cette sémantique-là, même si c'est clair que Bertrand Cantat a tué sa blonde de l'époque,
qui n'était pas mariée à l'époque, Marie Trintignant, même si c'est clair qu'il ne la tuait aucune discussion là-dessus,
évidemment, ce qui s'est retrouvé en première page des journaux, c'était le crime passionnel, tuer par amour, des choses comme ça.
Moi, ça m'aurait choqué à l'époque, j'étais jeune un peu pour analyser toute cette sémantique-là,
mais j'avoue, avoir eu la maturité d'aujourd'hui, j'aurais été fâché de voir ça.
Ah oui, moi aussi, clairement. En fait, tout le documentaire, j'étais un peu en maudit tout le temps.
On dirait, avec tous les gens qui l'ont protégé, tout ce discours-là.
Les interviews, il y en a qui datent de quelques mois, maximum un an, puis ils ont encore un vieux disco machiste, limite misogyne.
En tout cas, c'est un peu décourageant aussi par rapport à certaines personnes.
Oui, il y a des curieux personnages dans ce documentaire-là aussi qu'on rencontre.
On n'a pas beaucoup de structure, mais on a beaucoup d'infos en même temps, Seb.
Donc, je peux présenter un petit peu la série, puis après, Seb, je vais te laisser peut-être nous décrire un épisode à la fois,
nous résumer les épisodes, puis on va réagir au fur et à mesure.
Ça vous va tout le monde comme principe.
Excellent. Donc, c'est une série documentaire, encore une fois.
C'est la mode, c'est la tendance des séries en trois épisodes.
J'aille pas ça, on va droit au but. On présente quand même beaucoup d'infos, mais on ne s'étire pas si il n'y a pas lieu de s'étirer trop.
Dans ce cas-ci, je trouve qu'on couvre bien l'histoire.
Ça s'appelle de Rockstar Atuaire le cas Kanta.
C'est disponible au Canada, du moins via Netflix. Je présume que c'est sûr qu'en France aussi, ça doit être disponible.
Vous devez en parler beaucoup.
Trois épisodes de 40 à 42 minutes chacun. C'est quand même des épisodes relativement courts.
Ça se digère très bien.
Chaque épisode retrace une phase de l'affaire en mêlant images d'archives et témoignages inédits.
Il n'y a pas d'aspect enquête avec un protagoniste qui va aller cogner à des portes et essayer de résoudre un mystère.
On est quand même dans une réalisation assez convenue des interviews, mais beaucoup d'images d'archives en même temps.
Bertrand Kanta, on ne l'a pas dit encore, mais c'était le chanteur de Noir Desir.
Noir Desir est un groupe vraiment mythique, un groupe de rock français.
Nous au Québec, Noir Desir faisait partie de notre vie radiophonique aussi dans les années 90-2000.
Justement, juste pour vous donner une référence, je vais vous en faire écouter un peu.
On est sur Patreon, donc on n'aura pas de strike pour la violation de droits d'auteur.
Je ne vais pas écouter pour y donner des views ou quoi que ce soit.
C'est juste pour que vous ayez une référence, que vous vous dites, c'est qui Noir Desir?
C'est ce groupe-là.
Ça, c'est un jour en France que vous avez sans doute entendu parler beaucoup.
Ça, ça nous dit quelque chose, mais surtout celle-ci.
Le vent nous portera, qui est vraiment un peu le son d'une génération même.
Le vent nous portera.
Je voulais vous faire entendre un petit peu, parce que c'était gros Noir Desir.
Vous pouvez voir un peu la taille du scandale.
Ça doit jouer encore à la radio même de nos jours.
Oui, mais je pense qu'ils ont encore un million d'auditeurs sur Spotify ou quelque chose du genre.
949 000, je l'ai devant moi.
C'est fou.
Je m'attendais à plus quand même, on dirait, pour un groupe de cette taille-là,
qui sont un peu, je ne sais pas comment dire, je ne sais pas si c'est les Beatles français.
Je ne sais pas comment dire, mais c'est un immense groupe.
À ce point-là, oui, ça se peut, je ne les connais pas.
Moi, je me serais attendu à plus de millions que ça, mais bon,
ça fait longtemps qu'ils n'ont pas sorti un album.
Ce que je vous faisais entendre, je crois que c'était quand même,
tu sais, c'est 2001, je ne suis pas sûr qu'il y a eu tant de trucs après.
Il y a eu des trucs en public, beaucoup de démos, de trucs republiés.
Mais bon, c'est ça.
C'est pas mal terminé dans le début des années 2000.
Oui, oui.
Noir-des.
C'était ça qu'ils disaient.
Oui, OK.
Parce que c'est ça, le groupe avait reprendre 2008-2010, mais après ça, c'est ça.
Ça n'a pas duré longtemps.
Non, c'est ça.
Je vais te laisser nous décrire l'épisode 1 qui s'intitule Un accident, Seb.
Oui, puis ça revient sur la nuit du drame qui a eu lieu à Vilnius en juillet 2003.
En Lituanie.
Oui, exact.
En Lituanie.
C'est rare, pas rare, mais ce n'est pas un pays à lequel je suis très confronté
dans ce que j'entends ou tout ça.
La langue, je trouvais ça particulier quand on l'entendait.
Et ça reconstitue minutieusement les dernières heures qui ont précédé la tragédie.
Marie Trentignant, qui sur un tournage de film, on nous la présente,
sur le tournage du film Colette, il y a plusieurs images d'archives,
on voit comment elle est, comment elle est sur le plateau et tout ça.
C'est intéressant aussi de dire que c'est sa mère Nadine qui réalise ce film-là.
Puis il y a des membres de sa famille aussi, son frère est sur le plateau,
il est assistant réalisateur.
Donc c'est quand même un plateau relativement familial.
Marie Trentignant, c'est une actrice hyper connue à ce moment-là,
elle était à son apogée en France.
Puis elle vient d'une famille très près du cinéma, vraiment dans un milieu de cinéma.
Son ex-avant, c'est un réalisateur.
Je pense que son ex-d'avant, c'est un réalisateur aussi.
Donc elle est vraiment dans le monde du cinéma.
Puis là, c'est ça, on est en Lituanie.
C'est quand même important parce que le crime va se dérouler là.
Ce n'est pas comme si ça se déroulait en France, c'est différent.
Il parle une autre langue là-bas, puis il y a d'autres règlements, d'autres lois.
Mais oui, c'est ça, pour vous mettre en contexte,
presque toute sa famille est autour d'elle à ce moment-là.
Puis Bertrand aussi, il est là.
Oui, évidemment.
Ah oui, pour être là, il est là.
Justement, on le voit.
Ce qui est intéressant dans les images durant le tournage,
c'est justement de voir la présence de Bertrand,
qui est tout le temps collé sur elle, la main sur elle,
quand elle réveille ses textes, quand elle est en train de se faire maquiller.
Ça, c'est vraiment des hommes possessifs.
Ils ne sont pas capables de laisser leur femme en dehors.
Même, il y a une témoignage, je ne sais plus si c'était son ami ou la maquilleuse,
justement, qui disait qu'elle avait un cellulaire.
Elle gardait toujours son cellulaire dans sa botte
Quand elle tournait, pour être certaine qu'elle puisse répondre
le plus rapidement possible, quand elle lui envoyait des messages,
ben oui, on est en tournage, je veux dire.
Ben oui, ça exige patience.
Ça n'a pas de bon sens, mais elles viennent avoir peur de lui.
Parce que quand tu as un comportement comme ça,
c'est que tu modules ton comportement pour éviter les frustrations.
Exact. Oui, puis on est au début des années 2000,
les appareils cellulaires, ce n'est pas aussi commun qu'aujourd'hui.
Aujourd'hui, on est habitués de voir tout le monde coller à son téléphone.
Mais à cette époque-là, au début des années 2000,
eux, ils s'envoyaient des centaines de textos par jour.
Imagine.
Donc Bertrand était à l'hôtel, il la textait sans arrêt,
puis elle savait que si elle ne lui répondait pas,
il allait être fâché à la fin de la journée.
Ça incomodait même.
Dis-toi que c'est sa mère qui filme.
Moi, de voir ma fille dans une situation comme ça,
quand c'est moi là-bas sur le plateau,
puis de voir le grand flambeau qui traîne partout,
puis lui, par ses journées,
il distraillait Marie énormément.
Oui, évidemment.
Elle a un boulot à faire sur ce tournage-là.
C'est troublant.
Il y a beaucoup d'images behind the scenes, comme tu dis, qu'on voit.
Il est toujours là, il y a toujours un contact physique avec elle.
Il y avait une emprise sur elle d'une manière intense.
Oui, vraiment intense.
On voyait déjà les drapeaux rouges qui se pointaient.
Ça te va si je reviens sur la timeline de la soirée?
Oui, vas-y.
Là, on est en Lituanie, justement.
Marie Trintignant, elle tourne son film de jour.
Bertrand est toujours pas loin.
Je fais un point en arrière aussi sur leur rencontre à eux.
Il faut comprendre que Bertrand Cantat, quand il rencontre Marie Trintignant,
lui, il est déjà en couple.
Il est marié avec Christina Radiz.
Il la laisse alors qu'elle accouche pour Marie Trintignant,
avec qui il y a une aventure amoureuse.
Marie Trintignant et lui sont tombés follement amoureux
une soirée d'un concert de noir désir,
rencontrés grâce à une amie commune.
C'est à partir de là qu'ils vont devenir vraiment inséparables.
Bertrand Cantat est nouvellement père d'un petit bébé
à ce moment-là où il dompe sa femme poursuivre Marie dans son tournage.
Cette soirée-là, ils vont aller au restaurant avec plusieurs membres de l'équipe de tournage.
Ils vont être vus par une caméra de surveillance de l'hôtel
où ils résident vers minuit environ.
Il y a un assistant, un membre de l'équipe de tournage qui marche avec eux,
qui les accompagne devant l'hôtel.
C'est là qu'ils se quittent.
Il est environ minuit le soir.
On ne sait pas ce qui s'est passé dans la chambre.
Bertrand Cantat monte avec Marie Trintignant dans leur chambre d'hôtel.
C'est vers 4 heures du matin que Bertrand Cantat appelle son beau-frère,
et il appelle le frère de Marie Trintignant pour lui dire
« Ta sœur ne se réveille pas, je pense qu'on a un problème. »
Lui arrive à la chambre et c'est là qu'il constate.
Bertrand Cantat appelle pas les secours, il appelle son beau-frère.
Il a passé quand même plusieurs heures, peut-être cinq heures environ.
Il s'est passé environ cinq heures entre le moment où ils sont arrivés à l'hôtel
et le moment où il appelle son beau-frère.
Quand il arrive, il se rend compte qu'effectivement, elle ne répond plus.
À ce moment-là, elle n'est pas décédée sur le coup, Marie.
Ils l'ont amenée à l'hôpital.
Elle est tombée dans un genre de coma où elle vivait encore.
Éventuellement, ils l'ont même amenée à l'hôpital en France.
Ils l'ont transportée d'urgence en France pour qu'elle ait d'autres types de soins.
Malheureusement, ils n'arriveront pas à la sauver.
Elle va décéder le suite à ses blessures.
Effectivement, ce que lui, il prétend quant à, c'est qu'ils ont eu une dispute.
En se tapochant, elle serait tombée.
Elle serait connue la tête sur un radiateur.
Après ça, il l'aurait amenée dans son lit pour qu'elle dorme.
Oui, pour qu'elle dorme.
C'est plusieurs heures plus tard qu'elle était inconsciente du monde.
Je pensais que c'était son ex qu'il avait appelé, pas son beau-frère.
Je pensais que c'était Bertrand qui avait appelé.
Je trouvais ça encore plus bizarre, qui est comme le sujet de la chicane.
Le fameux texto qui a déclenché cette chicane-là, c'est que Bertrand a regardé sur le téléphone de Marie.
Il a vu justement son ex, qui est aussi réalisateur.
Les deux ont fait le film Janice and John, qui était un film très populaire à l'époque.
Lui, il lui a dit, il lui a envoyé un texto disant «appelle-moi quand tu peux, juste pour le film, je t'embrasse, ma petite Janice».
C'est ça qui a fait flipper Bertrand.
Quand il a vu ce texto-là, pour lui, il voyait une forme de menace.
Il disait que c'était pas irrespectueux, mais il y avait une expression qu'il renommait souvent.
Même quand il était arrêté, il reparle un peu de ça.
C'était comme pour lui une forme de…
C'était pas une forme de respect ou du moins c'était une sorte d'irrespect de leur relation,
de parler avec son ex-conjoint avec lequel il avait un enfant.
Ça me débinait complètement.
En plus, il n'y a rien à dire. Lui-même, il a trompé sa fin.
C'est ça que je trouve incohérent un peu.
Pas juste un peu, beaucoup.
C'est Samuel le texto, pas Bertrand.
C'est le texto de Samuel qui est l'origine de la dispute.
Pardon, je vous ai dit Bertrand tout à l'heure.
En fait, c'est son ex qui l'a texté, avec qui il a fait le film «Janice & John»,
et Bertrand a vu le texto. C'est ça qui t'est arrivé.
Ensuite, une fois qu'on a passé tout ça, je reviens au moment de l'autopsie.
Les preuves sont accablantes.
Quentin est ramené en interrogatoire.
C'est là qu'il change sa version des faits par rapport à ça
et qu'il admet avoir donné cinq ou six claques,
tout en continuant de minimiser son geste.
Ça ressemble un peu à ça.
Sinon, il y a des témoignages clés qu'on entend justement
des anciens compagnons qui sont là, qui ont appris le drame
quand les heures ont suivi par rapport à ça.
Il y a aussi Pascal Negr, qui est l'ancien patron de Universal France,
qui est intégré.
Lui, ce n'est pas notre personnage préféré, je dirais,
mais là, Pascal Negr, qui dirigeait Universal à l'époque,
c'est lui qui signait Noir Désir sous leur label.
C'est pas de savoureux commentaires pendant tout le long des épisodes.
Cette fois-ci, il disait qu'il rapportait beaucoup d'argent à la maison de disque.
On peut comprendre que c'est pour cette raison-là
qu'il était un peu toujours soutenu par sa maison de disque
et tout l'entourage aussi du musicien.
Oui, exactement. Lui, il fait vraiment le genre d'archétype du PDG,
d'exécutif de maison de disque.
Il est toujours un peu condescendant.
C'est un accident, voilà.
Je pense qu'il dit ça comme ça à un moment donné.
Ce qu'il fait dans sa vie privée, il est vraiment comme ça.
Il s'en bat les couilles d'avoir un meurtrier dans sa maison de disque.
Tant que les disques se vendent, il n'y a aucun problème.
Oui, c'est ça, tant que ça rapporte du cash.
C'est assez malaisant.
L'épisode se poursuit.
Il s'achève plutôt sur la mauvaise nouvelle
que le coma de Marie.
Marie tombe dans une phase irréversible et elle meurt.
Suite à ça, on voit les funérailles.
Tous les gens sont habillés en blanc.
Cette scène-là m'a beaucoup touché.
Et là, suite justement à le fait que Marie meurt,
il est inculpé de meurtre suite à l'autopsie.
Le premier épisode termine un peu sur ce cliffhanger-là,
si je peux dire, et on poursuit au deuxième épisode.
J'avais quelques petites notes aussi sur l'épisode 1.
On en a parlé un petit peu au fur et à mesure.
Entre autres, sur l'autopsie, elle a reçu plusieurs coups.
Mais même, selon le médecin légiste,
elle aurait eu carrément un pied sur la gorge.
Il aurait eu des dommages au cou,
une succession de coups donnés dans tous les sens.
Probablement plus que 4-5 baffes, comme le disait Bertrand.
Elle avait vraiment le visage tuméfié.
Elle s'est fait massacrer la pauvre pour tomber dans le coma comme ça.
C'est loin d'être un accident sur lequel leur y faire.
On voit beaucoup les ex de Marie Trintignant dans le premier épisode.
On voit à quel point ils sont chavirés eux aussi,
parce qu'ils ont tous des enfants avec elle.
Marie, elle va se faire chaîmer publiquement après sa mort.
C'est complètement ridicule.
Elle a eu quatre enfants avec quatre pères différents.
Qu'est-ce que ça change?
Les défenseurs de Kanta vont jouer là-dessus en disant que c'est...
Elle l'a cherché, mais ça faisait partie de son comportement.
Je ne sais pas ce qu'ils veulent insinuer par là.
Elle a eu plusieurs compagnons, je ne sais pas trop.
Imagine les ex.
Ça fait quand même quatre ex, quatre enfants qui n'ont plus de mère maintenant.
Cry Me a River, c'était triste.
Tu la chames parce qu'elle a eu quatre enfants avec quatre hommes différents.
Tu les vois dans le documentaire.
Ils sont tous présents.
Ils ont tous l'air avoir une tête sur les épaules.
Ils avaient tous accepté sa nouvelle vie avec Bertrand.
Ils sont en beau maudit.
Imagine-tu le contrôle de ne pas aller le puncher?
Il y en a un.
Je ne me rappelle plus lequel.
Je ne sais pas à quel moment.
Je ne pouvais pas assister à ça.
J'allais le tuer.
Je le comprends très bien ce sentiment de vouloir tuer quelqu'un
quand il a fait quelque chose d'horrible à quelqu'un que tu aimais.
Je les comprends, tous ces ex-maris-là.
Tu dois tellement te sentir, même si ce n'est plus ta femme,
il doit avoir une colère.
Tu l'aimais cette femme-là.
À moins que je me trompe,
il n'y a aucun de ces hommes-là qui ont été violents avec elle.
C'est encore plus frustrant.
Exact.
Allons-y avec l'épisode 2, mon cher Seb.
Une passion mortelle.
Justement, on va parler de ça, des crimes passionnels.
Oui, l'épisode 2, il y a une partie enrageante.
Ça commence avec le procès en 2024.
Comment l'affaire a été présentée comme un crime passionnel?
On revoit des reconstitutions d'images d'archives
au procès qui commence à Vilnius en mars 2024.
Les caméras, bien qu'ils ne filmaient pas l'intérieur des audiences,
mais on voit l'arrivée de Kanta au tribunal
et les réactions des deux camps.
Les journalistes qui étaient présents, dont Michelle Finn,
elle est beaucoup là dans le documentaire.
En fait, c'était la reporter qui était sur l'affaire dès le début.
Elle commente un peu toute l'atmosphère.
C'est vraiment intéressant d'avoir des points de vue.
Ce n'est presque que des journalistes femmes en plus dans le documentaire.
C'est très, très intéressant.
Par la suite, on navigue à travers les stratégies de défense de Kanta
qui passent par la thèse de l'accident.
Ensuite, il essaie de passer le drame pour un excès de passion,
comme on vous disait, toujours l'excuse que tu aimes trop.
Il était trop amoureux.
C'était même une forme de légitime défense émotionnelle.
Souvent, c'est vrai qu'il ramenait ça.
C'est elle qui m'a provoqué, c'est elle qui m'a provoqué.
Ça, on l'entend toujours dans les hommes qui battent leur femme.
Ce n'est pas moi, c'est elle qui a commencé.
Ensuite, on plonge dans la famille Trintignant.
C'est l'avocat de la famille Bonhomme.
Je ne sais pas comment le décrire.
Il a l'air d'un avocat familial qui a beaucoup de vécu
et qui est fort pour soutenir la famille.
Je trouvais qu'il fallait un avocat comme ça.
Lui, il est convaincu que c'est un meurtre sous coup violent point final.
Il y a une partie du documentaire qui nous montre justement en 2004
qu'une partie de la presse, que l'opinion était plutôt réceptive
à l'idée du drame national, du drame passionnel.
D'un autre côté, le terme féminicine n'existait pas.
Il n'était pas utilisé non plus.
On dirait qu'il ne savait pas comment le nommer.
Oui, on est autour de 2004.
Exact, de mars 2004.
C'était vraiment bizarre.
Ils étaient perçus comme un amour tragique,
comme un acte criminel machiste.
Aujourd'hui, c'est plus l'inverse.
Au moins, on nomme les choses.
J'avais noté même dans mes notes le titre d'un média français
qui titrait « Marie victime de l'amour ».
Oh mon Dieu!
C'est diminué vraiment les gestes de Kanta.
Ça n'a pas d'allure. Je ne me rappelais pas de ça.
Ça n'a pas de bon sens.
Je comprends que c'était une autre époque.
On pouvait avoir des jugements.
Dans les témoignages clés, il y a eu les magistrats,
il y a eu quelques policiers et des enquêteurs
qui ont travaillé sur le dossier.
Il y a eu un policier lituanien qui a été interrogé pour le film.
Ça, c'est intéressant.
Ils pouvaient nous expliquer le contexte.
Il a décrit la scène de crime.
Il y a des barrières de langues.
Il ne faut pas oublier ça.
Quand on voit les extraits,
c'est toujours devant des traducteurs ou des traductrices.
Ce n'est pas évident de faire régner la loi dans deux langues.
C'est deux pays qui ont des lois différentes.
Ils vont en Lituanie.
C'est ça qu'ils savent, les avocats de Cantha.
Il y a une loi spéciale pour le crime passionnel.
C'est là-dessus qu'ils misent tout.
Ils savent qu'en Lituanie, c'est moins grave
si tu plaides le meurtre passionnel.
Le crime passionnel, je ne sais pas comment il l'adresse.
C'est entre autres pour ça qu'ils vont vraiment jouer cette corde-là.
On les média de leur côté.
Ça devait être laborieux, faire un procès là-bas.
Ce n'est pas comme si ça s'était passé en France.
Je ne sais pas si ça avait été en France.
Déjà que c'était quelque chose de très sensationnaliste,
ça aurait été à la puissance 10 en France.
C'est certain, mais je ne sais pas au niveau de la peine.
Je peux en parler tout de suite,
mais il y a l'élément qui ne lui a pas porté secours au départ.
J'espère bien.
En Lituanie, il n'y a pas de chef d'accusation pour ça.
Il n'a pas été accusé là-dessus, entre autres.
Il disait qu'il y avait un vide juridique par rapport à ça.
Sinon, on a parlé à Claude Didier Pipot, qui était un proche du chanteur.
Aussi, lui, il nous parlait de l'état d'esprit de Kanta en prison.
Comment, sur ses conditions et tout ça,
avec le temps aussi, il avait repris goût à la musique.
C'était un très bon prisonnier aussi.
Ça, je vais en parler un peu plus tard.
Est-ce qu'on est rendu à la sentence?
Non, pas encore.
C'est la prison en attente.
Exact, oui, parce qu'il va être transféré aussi en France.
Par la suite, on découvre notamment comment Christina Radzi,
son épouse, a témoigné en sa faveur au procès.
Au départ, on nous tourne beaucoup autour de ça,
que Christina est en faveur de lui.
On la voit parler aux médias.
Comment qu'elle n'aime pas tant parler aux médias,
mais qu'elle n'a jamais subi de violence,
que ce n'est pas un homme violent.
Après coup, quand on sait que c'est un mensonge,
c'est dur d'entendre.
Par la suite, il souligne justement le pack du silence
et tout l'omerta qui était relié au clan Kanta.
Ça aussi, ça m'a troublé.
La narratrice m'a dit que tellement de personnes
ont eu peur de parler.
Ça me fait un peu penser à Pdidi d'une certaine façon.
C'est pas les mêmes crimes, mais tout ce règne,
même à Epstein, tout ce silence autour de ces gens-là.
En fait, c'est toujours à cause de l'argent, on dirait.
Les gens ne veulent pas perdre d'argent
ou du moins fragiliser leur…
On dirait que ces prises de décision-là
sont toujours prises autour de l'argent.
Une fois le pack de silence un peu démontré,
on tombe à la fin du procès jusqu'au verdict,
et Kanta est condamné à huit ans de prison.
Mais huit ans de prison, je veux dire,
même si c'est un crime passionnel,
des fois que je trouve que notre justice au Québec est molle,
quand je vois ça, huit ans de prison pour quelqu'un
qui a tué une femme, c'est tellement pas élevé.
Oui, c'est très peu, surtout en plus avec les détails de l'autopsie.
Moi, un truc qui m'a sauté aux yeux par rapport à ça,
à l'autopsie, entre autres, c'est que,
comme tu disais tantôt,
Kanta a laissé Marie dans le lit pendant plusieurs heures,
et lui affirmait qu'il pensait qu'elle dormait dans un sommeil profond.
Franchement.
Un médecin légiste, à quelque part,
à un moment donné dans cet épisode-là, j'ai adoré,
il le corrige en lui disant,
quand un boxeur est KO et qu'il s'effondre sur le ring,
il tombe pas dans un sommeil profond.
Oui, oui, oui.
Il est passed out.
C'est ça qui est arrivé à Marie.
Elle s'est pas endormie parce qu'elle s'est trop faite frapper
et ça lui fait faire un beau petit dodo.
Il y a comme une négligence incroyable criminelle.
Il appelle son beau-frère.
Il appelle pas des secours.
Il appelle pas la police.
C'est super long avant qu'ils réagissent.
Si c'était vraiment un accident,
ma blonde vient de se cogner la tête sur le calorifère.
On a eu une dispute.
C'est de ma faute, mais j'appelle les secours quand même
parce que je veux pas qu'elle meure.
Ben oui, exact.
Tandis que lui, je sais pas, il est sur sa propre planète.
Non seulement il l'a tué, mais il a été hyper négligent.
Il aurait peut-être pu la sauver.
Je suis presque sûr que oui.
S'il avait pas attendu 4-5 heures avant d'appeler des secours,
il aurait pu la sauver, mais il l'a pas fait.
Moi aussi, j'en viens pas de voir qu'il a eu juste 8 ans.
On sait très bien que 8 ans, ça sera jamais 8 ans.
Si c'est ça, le maximum qu'il a, ça sera pas 8 ans.
Justement, parce qu'il a été un bon prisonnier.
C'est bien comporté.
Il a eu 4 ans de prison.
Justement, la fin d'épisode 2 se termine
sur sa sortie de prison après 4 ans.
Je sais pas si à ce moment-là,
elle disait ça une des journalistes ou amies.
Je pense que c'est son amie.
Pour la justice, la vie d'une femme, ça ne vaut que 4 ans.
C'est vrai que ça envoie ce message-là.
C'est tellement fâchant.
4 ans, il y a des voleurs de voitures
qui ont plus de prison que ça.
Il y a des possessions de Marie Rouana
qui ont sans doute des plus grandes...
qui ont eu des plus grandes peines que ça
dans les mêmes années.
Oui, et particulièrement en Europe, en France.
C'est vraiment frustrant.
J'essaie de regarder un peu mes notes aussi à l'épisode 2.
C'est ça, il y a un des médecins légers.
Un moment donné, il disait que Marie était un peu
comme le syndrome du bébé secoué.
Tellement qu'elle était maganée.
C'était un équivalent d'un bébé secoué pour une adulte.
Ça, ça m'avait...
Elle était tout petite.
5 pieds à lui.
Il était immense.
C'est sûr qu'il a dû la mettre KO.
C'est clair. Un moment donné,
il y a quelqu'un qui fait ce comparatif-là.
Je pense que c'est l'avocat de la famille de Marie.
Elle, c'était 5 pieds.
Lui, c'était 6 pieds et quelques.
C'est gros gaillard. C'est un sportif à l'origine.
C'est certain qu'il l'aurait...
qu'il l'a détruite.
C'est dans l'épisode 2 aussi qu'on voit les journalistes,
entre autres, le gars des Inrocuptibles,
qui va à tout le monde en pâle,
et Thierry Ardisson, à tout le monde en pâle,
qui sont hyper complaisants envers Bertrand Cronkanta.
C'est ça, le gars des Inrocuptibles, qui va dire...
Ah, mais juste comme ça,
Marie Trintignant, elle avait 4 enfants
avec 4 pères différents.
Un peu presque...
La phrase de la presse, c'était presque que c'était une traînée.
Elle l'a cherché.
Puis Thierry Ardisson, qui est hyper complaisant.
Tu dis, ben voyons, guys.
Vous aimez ça, le Levant nous porte rôle.
Vous aimez ça à un point où vous allez à la télé
pour défendre un meurtrier.
Vous faites des fous de vous autres.
Mais c'est tellement bon, Noir Désir,
qu'en tant que journaliste culturel,
toi, t'es prêt à défendre un meurtrier
à l'émission la plus importante de France.
Je veux dire, get over it.
Je veux dire, tu donnes un coup de pied sur une poubelle.
Il y en a plein de musique comme Noir Désir qui sortent.
Ben oui.
Tu sais, on se calme.
Ça vaut autant que ça.
Ça fait vivre tant de gens, Noir Désir.
Ça crée de l'emploi.
Ça crée de la vie, du bonheur.
C'est une source essentielle.
Oui, c'est vrai.
Créez-nous patience et arrêtez de...
Ils sont tellement condescendants.
Puis justement, avec la discussion
autour du meurtre passionnel.
Puis il y en a un à un moment donné
sur un autre plateau qui va corriger
une défendrice de Marie-Trintignant
en disant...
Ah non, mais c'est des...
Comment il a dit ça? C'est des coups.
C'est un décès après coup ou quelque chose comme ça.
Ah oui, oui, oui, c'est ça. Oui, oui.
À tout le monde en parle.
Oui, blessure aggravée ou je sais pas.
Il est en train de minimiser le truc.
Mais comme Seb me disait,
avec Marie-Trintignant,
je veux dire, c'est quatre enfants
qui perdent leur mère.
C'est quatre familles brisées.
Donc, je veux dire,
on peut-tu s'en foutre un peu?
De la façon qu'il l'a...
Tu as joué sa sémentique.
Oui, exactement. Le résultat est le même.
Le résultat est le même, quand même.
C'était très frustrant, comme tu dis.
Oui, vraiment.
Ça, je le voyais dans mes notes.
C'est Vincent qui a appelé,
qui était le premier assistant du film
quand il s'est arrivé, le drame.
C'est dans l'épisode 2 qu'on voit ça.
Il est venu à l'appartement,
mais ça a pris deux heures avant qu'il appelle l'ambulance.
Je me demande de quoi ils ont parlé.
Qu'est-ce qu'ils ont fait?
Le premier assistant réalisateur plus...
Qui est son frère, je crois.
C'est Vincent. Je pense que c'est Vincent Trintignant.
Ça se peut, par exemple.
J'avais mis Ruta en parenthèse.
Je sais pas si c'est Ruta,
c'est sa blonde.
Je pense que t'as raison.
Corrigez-nous.
On a pas toutes ces notes-là devant nous
sur qui est qui exactement.
Oui, c'est quelqu'un de l'équipe de tournage,
mais il me semble que c'est quelqu'un
de la famille aussi, ou famille rapprochée.
C'est peut-être bien, mais c'est en tout cas même là.
Puis là, vers 7 heures,
ils se disent qu'il faudrait appeler le tout-bib
parce qu'il y avait du sang qui commençait
à sortir de sa bouche ou quelque chose comme ça.
Je compte.
C'est vrai.
Puis là, les ambulanciers sont arrivés.
7 heures 44.
Comme je vous le disais,
c'est une non-assistance
à personne en danger.
Il aurait eu une peine.
Il disait qu'en France, c'est sûr qu'il y aurait eu
une accusation supplémentaire
par rapport à ça.
Oui, puis probablement que Vincent aussi,
peut-être, avec un délai.
Oui, c'est à raison. C'est vrai, lui aussi.
Il est responsable
du moins de cette portion-là.
Effectivement.
Oui, c'est vraiment pas lui qui l'a tué.
Il y a quand même un drôle
de 2 heures avant que des secours.
Mais je sais pas si c'était...
Ça a peut-être brassé d'enchambles
entre lui et Bertrand.
Je sais pas. C'est curieux d'avoir
sa version des faits.
Si j'arrivais et que je voyais ma sœur dans cet état-là,
puis que je voyais que c'était son chum,
je serais pas de compte à moi non plus.
Mais ça manquait dans le documentaire,
ça, une explication là-dessus.
Ça, t'as raison, par exemple. C'est vrai.
Sur les 2 heures où Vincent était là.
Oui, effectivement. Peut-être qu'ils le savent pas non plus.
Et sinon, c'est vrai, le 2e épisode,
il se termine
sous le message
sur le répondeur
de Christina.
Que je vous rappelle, qui était un peu...
C'est l'inverse. C'est un répondeur chez ses parents.
Oui, que Christina appelait.
Pardon, oui, oui. En fait,
Christina, vous vous rappelez, c'était elle
qui a laissé, dans le fond, pour Marie.
Puis il y a un enfant avec elle.
Et c'est elle qui le défendait durant le procès.
Et à la fin, justement, de l'épisode 2,
on sent qu'elle est sous son emprise.
Puis le message qu'elle laisse sur le répondeur à ses parents.
J'ai pas tous les mots, mais
ça voulait dire qu'elle s'était mis...
Elle savait plus trop comment se sortir
de cette situation-là, qu'elle était plus heureuse.
Et tout ça.
Et ça, ça termine encore une fois sur
Oh!
Ça veut dire que Bertrand, il y a...
Mais finalement,
elle vivrait de la violence conjugale.
Parce qu'elle a toujours nié
durant son procès à Bertrand
pour le protéger.
Exact, oui.
C'est que ce message-là
est quand même troublant.
Je pense qu'elle leur dit...
Je me rappelle pas de quelle nationalité elle est,
Christina a dit, mais elle envoie
le message dans sa langue maternelle à ses parents.
Probablement parce qu'elle veut pas
que Bertrand tombe là-dessus,
qu'elle veut pas que Bertrand l'entende.
Parce que par la suite, la série va faire
un retour en arrière pour nous expliquer
comment ils en sont arrivés là.
Parce que là, vous vous dites, voyons donc,
il est allé en prison pendant 4 ans.
Bon, 4 ans, on aurait voulu plus.
Mais après, qu'est-ce qu'il refait encore
avec Christina Raddy?
Elle est revenue avec lui?
Vous allez voir, c'est pas aussi simple que ça,
au final. Mais le message en gros,
je pense qu'il lui disait, Bertrand m'a frappé
encore, j'ai le coude dessus mes filles.
Oui, le coude, oui.
Elle disait...
Qu'est-ce qu'elle disait?
Il est en train de se reproduire ce qui est arrivé à Marie.
Elle disait quelque chose comme ça sur son message.
Donc c'est très inquiétant.
Oui, puis je me mets dans la peau de ses parents
puis justement, il les témoigne.
Je sais plus quel épisode. Je pense que c'est dans le 3e.
Comment ça les avait
inquiétés et bouleversés, tout ça.
Et justement, on s'en va
sur le 3e épisode qui s'appelle
La Malédiction Quanta, avec un point
d'interrogation à la fin.
C'est le dernier épisode. Il s'intéresse
aux années post-carcérales
et aux retombées qui ont eu lieu
à long terme de toute cette affaire-là.
Le titre fait référence
à la série
qui a entouré
Bertrand Quanta, comme si
c'était une malédiction
qui pesait dès que
t'étais autour de lui.
Ça débute en 2007
avec Quanta qui tente
de reprendre la musique.
On le voit enregistrant des nouveaux morceaux
quelques mois après sa libération
conditionnelle, rapidement.
Oui, il va lancer un autre groupe
qui s'appelle Détroit.
Exact.
C'est mitigé, je te dirais.
Ça n'a pas duré très, très longtemps.
Tout ça, j'ai l'impression que...
Je ne sais pas trop pourquoi.
Je sais que sa présence sur scène,
les gens étaient au rendez-vous
quand il est revenu. Parce qu'avec
Détroit, il faisait quand même des chansons
de noir-désir. Donc, c'est sûr
que les gens trouvaient leur compte.
Puis oui, les salles
étaient pleines. Mais vous allez voir,
il y a d'autres événements qui vont arriver, puis je pense
que ça ne durera pas longtemps non plus.
Oui, non. Ça aussi, ça rend...
Encore une fois, c'est toujours
l'opinion de séparer
l'artiste de l'oeuvre, mais
je trouve ça toujours un peu délicat
à les gens qui vont même
dans les spectacles.
Rapidement, il évoque...
On tombe tout de suite sur le suicide
de Christina Raddy
en 2010. Le documentaire
révèle pour la première fois plusieurs
éléments inédits qui n'avaient jamais été révélés.
On présente...
Ça aussi, c'est fou.
Ils témoignent une ancienne infirmière...
Ils font témoigner, pardon, une ancienne
infirmière qu'elle est tombée
sur un rapport médical qui était resté
confidentiel. Et même elle
témoigne sous
l'anonymat parce qu'elle ne peut pas se faire
comprendre. Elle était tombée sur un dossier
médical de Christina
en fouillant pour un autre dossier.
Elle dit, je suis allé voir. Elle dit, je l'ai lu.
Et justement, dans ce dossier
médical, on pouvait voir que
Christina a subi
des...
À quelques reprises, elle a subi
de la violence conjugale
de la part de Kanta dans les rapports médicaux.
Il y avait ces traces-là, mais c'était jamais,
jamais sorti. Et ce que ça démontrait
aussi, c'est que Christina
a menti durant le procès pour
le protéger, pour protéger...
J'ai de la misère à comprendre, tu sais, c'est-tu pour
protéger ses enfants? Je pense qu'elle
avait un peu ça parce qu'il y a quelqu'un qui disait à un moment donné
parce que Bertrand, il menaçait
souvent de se suicider, ça a l'air,
quand il chicanait. Pour elle,
elle ne voulait pas faire perdre
le père de ses enfants.
De ce qu'on a compris dans un témoignage,
c'est qu'elle acceptait tout ça
pour éviter qu'il se suicide, pour
ne pas que ses enfants se retrouvent
hors felin. Mais quand on sait tout ça,
maintenant, on se rend compte que la situation
s'est inversée. Oui, exact.
C'est elle qui
s'est enlevé la vie. Je veux faire un pas
de recul aussi. Ce qu'on comprend,
c'est que Bertrand Kanta, après quatre ans de prison,
il est sorti. Et là, il était un peu
en probation. Et ils ont jugé
pertinent de le renvoyer auprès
de sa famille. Sa famille
étant Christina, Radie et l'enfant
qu'ils ont eu ensemble. Je crois qu'ils en ont
deux. Il y en a un qui était
le petit dernier que
quand Bertrand l'a laissé et
qu'elle accouchait de lui. Puis,
ils n'étaient pas revenus ensemble
en tant que couple. Ou du moins, c'était
pas clair. Ce qu'on apprend,
c'est que Christina, elle a accepté
que Bertrand revienne dans le portrait
pour élever leurs
enfants et tout ça. Mais
quand même, apparemment qu'ils habitaient séparément.
C'est-à-dire pas dans la même maison.
Mais éventuellement, Christina Radie
l'a rencontré un autre homme.
Puis là, ils ont commencé à devenir un petit peu plus
intense ensemble. Puis, Bertrand,
lui, est devenu au fait de ça.
Puis, il a répliqué
un peu les schémas de jalousie
qu'il y avait avec Marie Trintignant.
Il a commencé à les répliquer à nouveau
avec Christina Radie.
Qu'ils n'oublions pas, c'est son
ex-ex. Ils ont un enfant
ensemble, mais en théorie, ils ne sont
plus un couple. Et puis,
il va savoir tout ce qui s'est produit.
Entre-temps, Christina a envoyé des
signaux à ses parents. Elle a envoyé le fameux
message dont on parle.
Et une fameuse journée
justement, elle se suicide
dans sa maison. Bertrand
dort au rez-de-chaussée, apparemment.
Je ne sais pas ce qu'il foutait là.
Et c'est son fils,
Christina, c'est son plus vieux.
Je crois qu'il va le découvrir.
Donc, même pas Bertrand. C'est son fils qui va arriver
pendant que Bertrand
dort. Lui, il monte en haut
et c'est lui qui va appeler les secours.
Encore une fois,
c'est sûr que c'est très ambigu
comme mort. Elle va laisser une note
de suicide. On voit
que la pauvre femme était à bout.
Elle va
parler de plusieurs personnes
qui auraient contribué à son mal-être
jusqu'en arriver là. Donc, Bertrand
aussi, elle va le décrire comme
étant un dépositaire officiel de souffrance.
Exact. Exclusif de souffrance.
Oui. Donc, il y a vraiment un lien
entre l'attitude de Bertrand
et ses comportements et sa mort.
C'est peut-être dû à d'autres choses.
Mais bon, on s'entend que la pauvre
a dû avoir des années difficiles,
elle aussi,
autour de la mort de Marie
Trintignant aussi. Et même avant,
lorsqu'elle était avec Bertrand, parce que c'est ça,
on s'aperçoit qu'elle a été
mal traitée, elle aussi.
Elle avait quoi? Un décollage du cuir cheveux?
Oui, oui, exactement.
C'est une personne qui remontrait, je crois,
à un autre incident.
Mais ce qui indique qu'elle aurait été
sauvagement tirée par les cheveux.
Je t'imagine. Ça décolle,
c'est fort.
Vraiment intense,
tout ça.
C'est ça, la pauvre
Christina, elle aussi,
à quelque part, elle a succombé
aux manipulations de Bertrand.
Oui, oui, oui. Ah oui, exact.
Et même, je relisais dans mes notes,
c'est ça, c'est qu'ils habitaient plus ensemble.
Quand elle a rencontré François,
qui s'appelait, il est retourné
s'installer chez elle.
Comme un peu pour les surveiller.
Ça aussi, c'est bizarre. J'avais comme
pas compris. C'est un méchant
parasite. C'est un gars, comme on voit
dans les films, qui va aller,
justement, qui va te manipuler,
qui va retourner, qui va trouver une manière
de retourner chez vous, puis de gâcher
ta vie. Entre-temps, aussi, Seb,
il y a Noir Desir qui ont tenté un retour
avec Bertrand,
mais ça n'a pas duré longtemps. Il y a un membre,
je crois, le guitariste,
qui a quitté en
disant qu'il ne pouvait plus
évoluer
dans ce contexte-là.
Ça a été la fin, et c'est là que
Bertrand a lancé son projet Détroit.
Donc, on a parlé un petit peu tout à l'heure.
Oui, oui, oui. Oui, Serge, il disait
qu'il quittait le groupe en dénonçant l'indécence
de la situation. Enfin, quelqu'un qui est
décent. Oui, exact.
Ils l'ont quand même supporté tout le temps,
les gens Noir Desir. Oui, ça t'as raison.
Donc, oui, dur de
savoir. Encore une fois, il n'y avait pas...
Est-ce qu'il y avait des membres de Noir Desir dans le groupe?
Non, dans le documentaire, pas vraiment.
Il y avait un gars de tournée.
Oui, le tourneur, oui, c'est ça. Mais sinon,
c'est juste des photos d'archives, comme
des voix. Ils n'ont pas voulu participer,
au moins. Exact.
Non, c'est ça, Serge, justement,
il n'a jamais voulu parler à la caméra, mais ils ont relu
un peu son communiqué en 2010,
qui a fait.
Et quand même, là, c'était quand même
intéressant, justement, avec le retour médiatique
de Kanta, c'est de voir,
avec Détroit, c'est de voir
les manifestations, justement, qu'il y avait
féministes à l'extérieur en 2014.
Donc là, on était post-MeToo.
Ah non,
MeToo, c'est 2017, je dis n'importe quoi.
Il y a eu quand même un genre de
MeToo, tu sais, un petit peu plus dans le
gaming, je crois, autour de peut-être 2014,
2015. Mais c'était...
Oui, le gros scandale, je pense qu'il y en a eu.
Il y en a eu quelques-uns, c'était plus 2017.
Oui, c'est Weinstein.
Avec Weinstein, exact.
Ceci dit, on commençait à en parler plus,
il y avait plus de sensibilisation à partir
des années 2010, quand même.
Oui, parce qu'on le voyait, justement,
des militantes
qui s'opposaient, qui comprenaient pas qu'on
puisse applaudir quelqu'un qui a fait un féminicide.
Justement, je cite
quelqu'un qui disait
qu'on applaudisse un féminicide
sur scène, et c'est vrai,
d'une certaine façon.
Bien oui, et en lien avec
ça, j'avais noté aussi un autre grand titre
suite à la mort de Christina Raddy,
des grands titres
français avaient titré « Mourir
d'aimer ». Encore une fois,
tu sais, ou qu'est-ce que
j'avais vu aussi, j'avais vu
« La malchance s'affuible
sur Bertrand », tu sais,
comme si c'était lui la victime.
C'est pas de bon sens,
mais celle-là, il est pire que les autres, je pense.
Ben oui, ben il va avoir rendu six enfants
orphelins, rendus là,
avec Christina Raddy.
C'est de la malchance. Ben oui, c'est de la malchance.
Et on apprend aussi qu'il a battu d'autres femmes.
Oui, c'est ce qu'on comprend.
Une des journalistes va aussi s'en rendre compte.
En fait, ça devient un « pattern » chez lui.
Ah, sûrement.
Dans toute sa vie amoureuse,
je peux pas croire que c'était seulement ces deux femmes-là
qui ont subi ça. Généralement,
quand t'es comme ça, t'es comme ça avec
toutes tes relations.
Généralement, il n'y a pas d'exception.
Ça tourne un peu autour de ça
et ça conclut,
une forme de conclusion un peu.
Justement, la journaliste
principale, qui est aussi
réalisatrice sur
le documentaire, Anne, je crois,
ou Annie,
il y avait un témoignage quand même
assez touchant d'elle,
qu'on voit quand elle est allée justement sur les plateaux,
parce qu'elle a écrit un livre il y a quelques années
sur le cas de Kanta
et comment qu'elle se faisait,
autant par les
ceux qui
protègent Kanta, comment qu'elle se faisait
ramasser en ligne.
C'est encore une fois de la grande misogynie
à deux scènes,
qui est un peu
ridicule,
pour femmes, juste parce qu'elle défendait,
elle défend les femmes, je veux dire.
Elle relate les histoires.
On dirait qu'à chaque fois que les femmes
se lèvent au combat,
elles sont tout le temps forcées
de se battre contre une armée
de incels.
Ça n'a pas de bon sens.
Tu vois, les gens s'insurgent,
défendre Andrew Tate.
Quand est-ce qu'Andrew Tate
t'a défendu, toi?
Il prend-tu la parole pour te défendre?
Et vas-tu être là, si t'es dans le trouble?
C'est ta face qu'on voit dans le commentaire.
Avec des commentaires
et des misogynes de même, tu peux peut-être
perdre ta job, mon grand. Est-ce que ça vaut vraiment
la peine de défendre
Bertrand Cantat ou de défendre
un autre misogyne?
Franchement,
ce n'est pas des réflexions
très, très poussées.
Non, non, exact.
C'est-tu vraiment bon?
Le vent nous portera
pour que tu défendes à ce point.
Tu ne peux pas écouter
une autre tonne?
Non, exact, tu vas survivre.
On a tous des artistes
qu'il y en a plein.
Je ne les reverrai plus à cause de ça.
J'ai accepté.
À un moment donné, il n'y a pas
d'échelle de drame, mais il y en a
qui ont fait des choses moins dramatiques
et je ne les écoute plus.
Je le comprends, ce débat-là,
mais au point d'aller le défendre.
À la limite,
tu peux respecter que quelqu'un écoute
encore sa musique, mais qu'il défend ce
qu'il a fait juste parce qu'il aime sa musique.
Il y a là aussi la nuance, je trouve,
qui est plus...
Ouais, c'est ça.
L'autre chose aussi, dans la fin,
c'est si les proches avaient parlé,
est-ce qu'on aurait pu au moins peut-être sauver Christina
et peut-être même Marie?
C'est la loi du silence.
La loi du silence.
Et même les membres de Noir Désir, parce qu'il y a eu
un whistleblower, un lanceur d'alerte
non identifié.
Il y a un membre de Noir Désir
qui avait lancé une invitation
à une journaliste
dans le documentaire.
Ils sont allés prendre un café ensemble
puis lui a dit justement
comme dit Bertrand,
on a pensé notre carrière
à cacher les frasques
de Bertrand avec les femmes.
Oui, il battait Christina Raddy.
Oui, il battait les femmes d'avant.
Oui, oui.
Il y avait une loi du silence
au sein même du groupe.
Oui.
Le gars problématique,
c'était Bertrand.
Il y avait une épine
dans le pied constamment avec ce gars-là.
Encore une fois,
je ne sais pas
s'il avait vécu un autre genre de vie,
s'il aurait été le même genre de personne.
Est-ce qu'il se le permettait
à cause de son statut?
Je sais que souvent il était catégorisé
de pervers narcissique.
Je pense que tu le deviens.
Est-ce que c'est
tout son statut, sa vie à jamais
se faire dire non sur rien?
Quand tu as ce genre d'aura,
tu ne te fais jamais dire non dans ta vie.
Tu t'habitues à ce statut-là.
S'il avait été un éboueur
ou un soudeur,
est-ce qu'il aurait eu le même genre
d'attitude avec les femmes?
Probablement pas.
Il se serait essayé, sûrement.
Il aurait sans doute été
un manipulateur autant.
Mais là en plus, il était en position de pouvoir.
Oui, c'est ça, c'est encore le pouvoir.
Exact.
Il y a ça.
En plus, il y a
vraiment un comportement parasitaire
de sorte qu'il se colle à une femme
et ça devient l'entièreté de son monde.
Ça devait être tough être dans un groupe
avec ce gars-là.
Il foutait quoi, lui,
sur un tournage en Lituanie?
Il n'est pas un chanteur.
Il n'a pas de la job à faire, des choses.
C'est ça.
Il a l'air d'être un genre
de parasite
qui se colle à une femme
et qui lui bouffe toute son énergie
et qui devient le centre de sa vie.
Je ne sais pas.
Je ne sais pas si c'est un traumatisme
d'enfance.
Je me suis posé la question
qu'est-ce qui fait que tu deviens
un pervers narcissique?
Il y a une des journalistes
qui disait que tout tourne toujours vers lui.
Il y a des mummies issues, je pense.
Sûrement.
Justement, il y avait un article,
je ne sais plus c'est quoi le magazine,
qui est apparu il y a quelques années.
C'est ça, la journée,
on est-tu vraiment obligé
d'y donner de l'attention,
d'y donner une première page?
En même temps, elle trouvait que
de la façon qu'il répondait,
c'était encore le même pervers narcissique.
Tout tournait autour de lui.
L'autre point que je voulais t'amener,
ce qui était drôle,
comment les gens
se barricadaient derrière
ce mur d'excuse,
c'était qu'il a payé sa dette
envers la société.
À moi ça, il a fait quatre ans.
Je comprends qu'il est sorti légalement.
Mais ça, on dirait
de se rabattre.
Là-dessus, il y a eu quelques personnes
qui ont nommé ça. Il a payé sa dette.
Il n'a pas volé dans un dépanneur.
Il a tué une femme
et il a causé, d'une certaine façon,
la mort d'une autre femme.
On peut tuer.
La vie n'est pas encore finie.
Il peut encore en faire des dommages.
Il n'y a pas eu d'accusation,
d'incitation au suicide ou quoi que ce soit.
Aucunement.
C'est dur à démontrer.
Même lui, il a un peu paradé
dans les médias pour dire
à quel point il était terrassé
par cette nouvelle.
Je ne sais pas il est après qui
en ce moment, mais je suis plein la pauvre
femme avec qui il est collé.
Oui, j'espère
qu'elle l'a googlée avant.
C'est sûr qu'il doit en avoir une.
Il y en a toujours.
J'espère qu'elle l'a googlée.
Il y en a toujours
qui espère
qu'il va changer
ou qui s'en sacre un peu
de ça.
Tu sortirais quelqu'un
qui est déjà assassiné.
Les femmes meurent autour de lui.
Pendant qu'il dort.
J'aurais peur.
C'est clair.
Ça ressemble à ça.
C'est un excellent documentaire.
Je connaissais très peu
l'histoire.
Je l'avais entendu parler à l'époque,
mais je connaissais très peu l'histoire.
J'ai tout appris.
C'était cool d'avoir un documentaire là-dessus.
C'est une histoire
qui a été couverte par les médias
qu'on pouvait suivre en direct,
à l'époque,
au début des années 2000.
Sauf qu'il n'y avait pas eu
de documentaire.
Il y en a sans doute eu.
De séries documentaires
et autres sur cette histoire.
C'est la première fois
que j'envoyais autant d'informations.
Je ne connaissais pas
l'histoire autant que ça.
J'ignorais que
il l'avait massacré à ce point-là.
Je me rappelais dans ma tête
que c'était une dispute
qui avait mal tourné,
mais je ne me rappelais plus à quel point
c'était évident que c'était lui
ou un cas de couple malsain
qui sont tout le temps en train de se taper.
Soudainement,
un peu Sid Vicious et Nancy,
des Sex Pistols,
que ça a mal fini.
Je pensais que c'était un peu comme ça,
mais là, vraiment,
j'ai appris que c'est clair
que Bertrand est
clairement coupable.
C'est un esthète parasite.
C'est un fou furieux,
honnêtement.
Je suis curieux de voir
nos auditeurs, auditrices
françaises. Dites-nous si vous l'avez vu,
ce documentaire-là, si notre analyse est bonne
ou si vous en saviez plus
et que finalement, c'était du remâcher
autant que vous n'avez pas aimé non plus
le documentaire pour différentes raisons.
Dites-nous ce que vous en pensez.
Et puis, comment vous avez vécu ce drame-là,
cette histoire-là qui est très people,
qui est très haute
sphère de la pop française
et de la célébrité.
Dites-nous comment vous avez vécu ça.
Sinon, on se revoit très bientôt
pour un autre ciné-club disto.
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