[ANALYSE] Série Netflix ‘De rockstar à tueur - Le cas Cantat’

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[ANALYSE] Série Netflix ‘De rockstar à tueur - Le cas Cantat’

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58 min
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Emile et Seb analysent la série documentaire française de Netflix : « De rockstar à tueur : le cas Cantat ». En 2003, l’actrice Marie Trintignant succombe aux coups de son compagnon, Bertrand Cantat, chanteur du groupe Noir Désir. Le drame, d’abord présenté comme un « accident », révélera à l’autopsie dix-neuf coups mortels ; Cantat sera condamné à huit ans de prison.

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Transcription automatique. Certains mots ou noms propres peuvent être inexacts.

[00:00]

Vous êtes sur le point d'écouter une mini-disto tirée du journal d'enquête d'Emile et Sébastien.

[00:07]

Re-bienvenue donc au Ciné-club Distorsion avec vos deux cinéphiles Seb et Emile.

[00:13]

Seb, comment ça va?

[00:14]

Ça va bien, et toi Emile?

[00:16]

Moi aussi, on dirait que je commence à aimer ça vraiment sérieusement,

[00:19]

les ciné-clubs puis les analyses de documentaires.

[00:23]

Ah mais maison, c'est vraiment le fun, parce qu'on le faisait déjà un peu entre nous

[00:27]

d'une certaine façon quand on en regardait, puis on se débriefait un peu sur tout ça,

[00:33]

bien là on vous en fait profiter.

[00:35]

Exact, puis pour dire à vrai dire, on ne change pas grand chose à la discussion entre amis,

[00:41]

c'est-à-dire que ce n'est pas tellement à éditer notre affaire.

[00:43]

On ne prétend pas être René Omirois ou Nathalie Petrovski ici.

[00:48]

C'est quand même Seb et Emile, mais vous nous connaissez, on est quand même des gars structurés.

[00:52]

On a quand même fait beaucoup de recherches et mis beaucoup de réflexions autour de cette histoire-là.

[00:59]

On va parler aujourd'hui du cas de Bertrand Cantat de Rockstar à Tueur,

[01:05]

une histoire qui a ébranlé la France.

[01:07]

Ça s'est même rendu jusqu'ici, moi je m'en rappelle quand c'est arrivé au début des années 2000, cette histoire-là.

[01:14]

C'est sûr que nos auditeurs français, eux, ont sans doute,

[01:17]

les plus jeunes ont peut-être moins vécu ça, mais ont dû en entendre parler par après via leurs parents,

[01:22]

mais c'est tout qu'une histoire, c'était la une des journaux, c'est une vague d'opinion polarisée même.

[01:33]

Et on va en discuter aujourd'hui parce que les médias français, c'est quelque chose quand même.

[01:39]

Je ne dis pas ça avec un peu de taquinerie, mais vous allez voir, on va en parler.

[01:44]

Je suis convaincu que nos auditeurs et auditrices de France vont être d'accord avec moi

[01:48]

que des fois la presse française peut être très intense, un peu comme la presse britannique.

[01:55]

Puis lorsqu'on s'attaque à des vedettes comme ça qui sont érigées au statut d'idoles, c'est sensible.

[02:03]

Et puis il y a des gens qui ont supporté Bertrand Cantat et d'autres qui ont supporté Marie Trintignant.

[02:10]

C'est déchirant, puis il y en a qui, selon nous, n'avaient juste pas d'allure dans cette histoire-là.

[02:15]

Ça n'a pas de sens. On a même traversé deux époques d'une certaine façon à travers le documentaire,

[02:21]

que même l'opinion publique générale a changé envers, on va vous en reparler durant le truc,

[02:28]

mais tout ce qui est féminicide, crime passionnel, les féminicides à l'époque, ils ne le nommaient même pas.

[02:34]

Ce n'était même pas un mot qui était nommé dans les médias, par exemple, versus aujourd'hui.

[02:39]

Donc je trouve qu'on a vécu comme deux parallèles, avant et après Mitou, dans ce cas-ci.

[02:46]

Absolument. Et même chose au niveau du crime passionnel.

[02:49]

On fait des gros guillemots avec nos doigts. On va en discuter en masse du crime passionnel,

[02:55]

mais c'est quelque chose qui ne se dit plus tellement maintenant, le crime passionnel.

[02:59]

Arrêtez-nous ça, tu ne vas pas tuer quelqu'un par passion.

[03:02]

Mais non, ce n'est pas de l'amour, tuer quelqu'un.

[03:06]

C'est con, mais cette sémantique-là, même si c'est clair que Bertrand Cantat a tué sa blonde de l'époque,

[03:13]

qui n'était pas mariée à l'époque, Marie Trintignant, même si c'est clair qu'il ne la tuait aucune discussion là-dessus,

[03:20]

évidemment, ce qui s'est retrouvé en première page des journaux, c'était le crime passionnel, tuer par amour, des choses comme ça.

[03:28]

Moi, ça m'aurait choqué à l'époque, j'étais jeune un peu pour analyser toute cette sémantique-là,

[03:39]

mais j'avoue, avoir eu la maturité d'aujourd'hui, j'aurais été fâché de voir ça.

[03:43]

Ah oui, moi aussi, clairement. En fait, tout le documentaire, j'étais un peu en maudit tout le temps.

[03:48]

On dirait, avec tous les gens qui l'ont protégé, tout ce discours-là.

[03:56]

Les interviews, il y en a qui datent de quelques mois, maximum un an, puis ils ont encore un vieux disco machiste, limite misogyne.

[04:06]

En tout cas, c'est un peu décourageant aussi par rapport à certaines personnes.

[04:09]

Oui, il y a des curieux personnages dans ce documentaire-là aussi qu'on rencontre.

[04:14]

On n'a pas beaucoup de structure, mais on a beaucoup d'infos en même temps, Seb.

[04:19]

Donc, je peux présenter un petit peu la série, puis après, Seb, je vais te laisser peut-être nous décrire un épisode à la fois,

[04:26]

nous résumer les épisodes, puis on va réagir au fur et à mesure.

[04:29]

Ça vous va tout le monde comme principe.

[04:34]

Excellent. Donc, c'est une série documentaire, encore une fois.

[04:37]

C'est la mode, c'est la tendance des séries en trois épisodes.

[04:40]

J'aille pas ça, on va droit au but. On présente quand même beaucoup d'infos, mais on ne s'étire pas si il n'y a pas lieu de s'étirer trop.

[04:50]

Dans ce cas-ci, je trouve qu'on couvre bien l'histoire.

[04:54]

Ça s'appelle de Rockstar Atuaire le cas Kanta.

[04:59]

C'est disponible au Canada, du moins via Netflix. Je présume que c'est sûr qu'en France aussi, ça doit être disponible.

[05:05]

Vous devez en parler beaucoup.

[05:07]

Trois épisodes de 40 à 42 minutes chacun. C'est quand même des épisodes relativement courts.

[05:12]

Ça se digère très bien.

[05:14]

Chaque épisode retrace une phase de l'affaire en mêlant images d'archives et témoignages inédits.

[05:21]

Il n'y a pas d'aspect enquête avec un protagoniste qui va aller cogner à des portes et essayer de résoudre un mystère.

[05:28]

On est quand même dans une réalisation assez convenue des interviews, mais beaucoup d'images d'archives en même temps.

[05:38]

Bertrand Kanta, on ne l'a pas dit encore, mais c'était le chanteur de Noir Desir.

[05:44]

Noir Desir est un groupe vraiment mythique, un groupe de rock français.

[05:49]

Nous au Québec, Noir Desir faisait partie de notre vie radiophonique aussi dans les années 90-2000.

[05:59]

Justement, juste pour vous donner une référence, je vais vous en faire écouter un peu.

[06:03]

On est sur Patreon, donc on n'aura pas de strike pour la violation de droits d'auteur.

[06:10]

Je ne vais pas écouter pour y donner des views ou quoi que ce soit.

[06:13]

C'est juste pour que vous ayez une référence, que vous vous dites, c'est qui Noir Desir?

[06:17]

C'est ce groupe-là.

[06:20]

Ça, c'est un jour en France que vous avez sans doute entendu parler beaucoup.

[06:53]

Ça, ça nous dit quelque chose, mais surtout celle-ci.

[06:56]

Le vent nous portera, qui est vraiment un peu le son d'une génération même.

[07:30]

Le vent nous portera.

[07:33]

Je voulais vous faire entendre un petit peu, parce que c'était gros Noir Desir.

[07:37]

Vous pouvez voir un peu la taille du scandale.

[07:40]

Ça doit jouer encore à la radio même de nos jours.

[07:43]

Oui, mais je pense qu'ils ont encore un million d'auditeurs sur Spotify ou quelque chose du genre.

[07:50]

949 000, je l'ai devant moi.

[07:53]

C'est fou.

[07:54]

Je m'attendais à plus quand même, on dirait, pour un groupe de cette taille-là,

[07:59]

qui sont un peu, je ne sais pas comment dire, je ne sais pas si c'est les Beatles français.

[08:04]

Je ne sais pas comment dire, mais c'est un immense groupe.

[08:07]

À ce point-là, oui, ça se peut, je ne les connais pas.

[08:10]

Moi, je me serais attendu à plus de millions que ça, mais bon,

[08:13]

ça fait longtemps qu'ils n'ont pas sorti un album.

[08:15]

Ce que je vous faisais entendre, je crois que c'était quand même,

[08:18]

tu sais, c'est 2001, je ne suis pas sûr qu'il y a eu tant de trucs après.

[08:23]

Il y a eu des trucs en public, beaucoup de démos, de trucs republiés.

[08:30]

Mais bon, c'est ça.

[08:31]

C'est pas mal terminé dans le début des années 2000.

[08:34]

Oui, oui.

[08:35]

Noir-des.

[08:36]

C'était ça qu'ils disaient.

[08:37]

Oui, OK.

[08:37]

Parce que c'est ça, le groupe avait reprendre 2008-2010, mais après ça, c'est ça.

[08:42]

Ça n'a pas duré longtemps.

[08:42]

Non, c'est ça.

[08:43]

Je vais te laisser nous décrire l'épisode 1 qui s'intitule Un accident, Seb.

[08:49]

Oui, puis ça revient sur la nuit du drame qui a eu lieu à Vilnius en juillet 2003.

[08:56]

En Lituanie.

[08:57]

Oui, exact.

[08:57]

En Lituanie.

[08:58]

C'est rare, pas rare, mais ce n'est pas un pays à lequel je suis très confronté

[09:04]

dans ce que j'entends ou tout ça.

[09:06]

La langue, je trouvais ça particulier quand on l'entendait.

[09:09]

Et ça reconstitue minutieusement les dernières heures qui ont précédé la tragédie.

[09:15]

Marie Trentignant, qui sur un tournage de film, on nous la présente,

[09:19]

sur le tournage du film Colette, il y a plusieurs images d'archives,

[09:23]

on voit comment elle est, comment elle est sur le plateau et tout ça.

[09:27]

C'est intéressant aussi de dire que c'est sa mère Nadine qui réalise ce film-là.

[09:32]

Puis il y a des membres de sa famille aussi, son frère est sur le plateau,

[09:35]

il est assistant réalisateur.

[09:37]

Donc c'est quand même un plateau relativement familial.

[09:43]

Marie Trentignant, c'est une actrice hyper connue à ce moment-là,

[09:45]

elle était à son apogée en France.

[09:48]

Puis elle vient d'une famille très près du cinéma, vraiment dans un milieu de cinéma.

[09:52]

Son ex-avant, c'est un réalisateur.

[09:54]

Je pense que son ex-d'avant, c'est un réalisateur aussi.

[09:57]

Donc elle est vraiment dans le monde du cinéma.

[10:00]

Puis là, c'est ça, on est en Lituanie.

[10:02]

C'est quand même important parce que le crime va se dérouler là.

[10:06]

Ce n'est pas comme si ça se déroulait en France, c'est différent.

[10:09]

Il parle une autre langue là-bas, puis il y a d'autres règlements, d'autres lois.

[10:14]

Mais oui, c'est ça, pour vous mettre en contexte,

[10:16]

presque toute sa famille est autour d'elle à ce moment-là.

[10:19]

Puis Bertrand aussi, il est là.

[10:22]

Oui, évidemment.

[10:24]

Ah oui, pour être là, il est là.

[10:27]

Justement, on le voit.

[10:30]

Ce qui est intéressant dans les images durant le tournage,

[10:33]

c'est justement de voir la présence de Bertrand,

[10:36]

qui est tout le temps collé sur elle, la main sur elle,

[10:40]

quand elle réveille ses textes, quand elle est en train de se faire maquiller.

[10:44]

Ça, c'est vraiment des hommes possessifs.

[10:46]

Ils ne sont pas capables de laisser leur femme en dehors.

[10:51]

Même, il y a une témoignage, je ne sais plus si c'était son ami ou la maquilleuse,

[10:54]

justement, qui disait qu'elle avait un cellulaire.

[10:56]

Elle gardait toujours son cellulaire dans sa botte

[10:58]

Quand elle tournait, pour être certaine qu'elle puisse répondre

[11:02]

le plus rapidement possible, quand elle lui envoyait des messages,

[11:05]

ben oui, on est en tournage, je veux dire.

[11:07]

Ben oui, ça exige patience.

[11:09]

Ça n'a pas de bon sens, mais elles viennent avoir peur de lui.

[11:12]

Parce que quand tu as un comportement comme ça,

[11:15]

c'est que tu modules ton comportement pour éviter les frustrations.

[11:19]

Exact. Oui, puis on est au début des années 2000,

[11:22]

les appareils cellulaires, ce n'est pas aussi commun qu'aujourd'hui.

[11:25]

Aujourd'hui, on est habitués de voir tout le monde coller à son téléphone.

[11:32]

Mais à cette époque-là, au début des années 2000,

[11:35]

eux, ils s'envoyaient des centaines de textos par jour.

[11:39]

Imagine.

[11:39]

Donc Bertrand était à l'hôtel, il la textait sans arrêt,

[11:42]

puis elle savait que si elle ne lui répondait pas,

[11:45]

il allait être fâché à la fin de la journée.

[11:48]

Ça incomodait même.

[11:49]

Dis-toi que c'est sa mère qui filme.

[11:52]

Moi, de voir ma fille dans une situation comme ça,

[11:54]

quand c'est moi là-bas sur le plateau,

[11:56]

puis de voir le grand flambeau qui traîne partout,

[11:58]

puis lui, par ses journées,

[12:02]

il distraillait Marie énormément.

[12:05]

Oui, évidemment.

[12:06]

Elle a un boulot à faire sur ce tournage-là.

[12:09]

C'est troublant.

[12:09]

Il y a beaucoup d'images behind the scenes, comme tu dis, qu'on voit.

[12:12]

Il est toujours là, il y a toujours un contact physique avec elle.

[12:17]

Il y avait une emprise sur elle d'une manière intense.

[12:23]

Oui, vraiment intense.

[12:24]

On voyait déjà les drapeaux rouges qui se pointaient.

[12:28]

Ça te va si je reviens sur la timeline de la soirée?

[12:31]

Oui, vas-y.

[12:32]

Là, on est en Lituanie, justement.

[12:34]

Marie Trintignant, elle tourne son film de jour.

[12:38]

Bertrand est toujours pas loin.

[12:40]

Je fais un point en arrière aussi sur leur rencontre à eux.

[12:43]

Il faut comprendre que Bertrand Cantat, quand il rencontre Marie Trintignant,

[12:48]

lui, il est déjà en couple.

[12:49]

Il est marié avec Christina Radiz.

[12:52]

Il la laisse alors qu'elle accouche pour Marie Trintignant,

[12:56]

avec qui il y a une aventure amoureuse.

[12:59]

Marie Trintignant et lui sont tombés follement amoureux

[13:02]

une soirée d'un concert de noir désir,

[13:04]

rencontrés grâce à une amie commune.

[13:07]

C'est à partir de là qu'ils vont devenir vraiment inséparables.

[13:11]

Bertrand Cantat est nouvellement père d'un petit bébé

[13:15]

à ce moment-là où il dompe sa femme poursuivre Marie dans son tournage.

[13:24]

Cette soirée-là, ils vont aller au restaurant avec plusieurs membres de l'équipe de tournage.

[13:30]

Ils vont être vus par une caméra de surveillance de l'hôtel

[13:33]

où ils résident vers minuit environ.

[13:36]

Il y a un assistant, un membre de l'équipe de tournage qui marche avec eux,

[13:42]

qui les accompagne devant l'hôtel.

[13:44]

C'est là qu'ils se quittent.

[13:45]

Il est environ minuit le soir.

[13:48]

On ne sait pas ce qui s'est passé dans la chambre.

[13:51]

Bertrand Cantat monte avec Marie Trintignant dans leur chambre d'hôtel.

[13:56]

C'est vers 4 heures du matin que Bertrand Cantat appelle son beau-frère,

[14:05]

et il appelle le frère de Marie Trintignant pour lui dire

[14:08]

« Ta sœur ne se réveille pas, je pense qu'on a un problème. »

[14:12]

Lui arrive à la chambre et c'est là qu'il constate.

[14:17]

Bertrand Cantat appelle pas les secours, il appelle son beau-frère.

[14:20]

Il a passé quand même plusieurs heures, peut-être cinq heures environ.

[14:24]

Il s'est passé environ cinq heures entre le moment où ils sont arrivés à l'hôtel

[14:28]

et le moment où il appelle son beau-frère.

[14:31]

Quand il arrive, il se rend compte qu'effectivement, elle ne répond plus.

[14:37]

À ce moment-là, elle n'est pas décédée sur le coup, Marie.

[14:41]

Ils l'ont amenée à l'hôpital.

[14:43]

Elle est tombée dans un genre de coma où elle vivait encore.

[14:46]

Éventuellement, ils l'ont même amenée à l'hôpital en France.

[14:49]

Ils l'ont transportée d'urgence en France pour qu'elle ait d'autres types de soins.

[14:55]

Malheureusement, ils n'arriveront pas à la sauver.

[14:57]

Elle va décéder le suite à ses blessures.

[15:00]

Effectivement, ce que lui, il prétend quant à, c'est qu'ils ont eu une dispute.

[15:07]

En se tapochant, elle serait tombée.

[15:10]

Elle serait connue la tête sur un radiateur.

[15:13]

Après ça, il l'aurait amenée dans son lit pour qu'elle dorme.

[15:18]

Oui, pour qu'elle dorme.

[15:19]

C'est plusieurs heures plus tard qu'elle était inconsciente du monde.

[15:25]

Je pensais que c'était son ex qu'il avait appelé, pas son beau-frère.

[15:28]

Je pensais que c'était Bertrand qui avait appelé.

[15:31]

Je trouvais ça encore plus bizarre, qui est comme le sujet de la chicane.

[15:35]

Le fameux texto qui a déclenché cette chicane-là, c'est que Bertrand a regardé sur le téléphone de Marie.

[15:44]

Il a vu justement son ex, qui est aussi réalisateur.

[15:48]

Les deux ont fait le film Janice and John, qui était un film très populaire à l'époque.

[15:54]

Lui, il lui a dit, il lui a envoyé un texto disant «appelle-moi quand tu peux, juste pour le film, je t'embrasse, ma petite Janice».

[16:01]

C'est ça qui a fait flipper Bertrand.

[16:05]

Quand il a vu ce texto-là, pour lui, il voyait une forme de menace.

[16:12]

Il disait que c'était pas irrespectueux, mais il y avait une expression qu'il renommait souvent.

[16:18]

Même quand il était arrêté, il reparle un peu de ça.

[16:21]

C'était comme pour lui une forme de…

[16:23]

C'était pas une forme de respect ou du moins c'était une sorte d'irrespect de leur relation,

[16:29]

de parler avec son ex-conjoint avec lequel il avait un enfant.

[16:35]

Ça me débinait complètement.

[16:42]

En plus, il n'y a rien à dire. Lui-même, il a trompé sa fin.

[16:45]

C'est ça que je trouve incohérent un peu.

[16:48]

Pas juste un peu, beaucoup.

[16:51]

C'est Samuel le texto, pas Bertrand.

[16:54]

C'est le texto de Samuel qui est l'origine de la dispute.

[16:58]

Pardon, je vous ai dit Bertrand tout à l'heure.

[17:01]

En fait, c'est son ex qui l'a texté, avec qui il a fait le film «Janice & John»,

[17:06]

et Bertrand a vu le texto. C'est ça qui t'est arrivé.

[17:10]

Ensuite, une fois qu'on a passé tout ça, je reviens au moment de l'autopsie.

[17:15]

Les preuves sont accablantes.

[17:17]

Quentin est ramené en interrogatoire.

[17:20]

C'est là qu'il change sa version des faits par rapport à ça

[17:25]

et qu'il admet avoir donné cinq ou six claques,

[17:30]

tout en continuant de minimiser son geste.

[17:34]

Ça ressemble un peu à ça.

[17:35]

Sinon, il y a des témoignages clés qu'on entend justement

[17:38]

des anciens compagnons qui sont là, qui ont appris le drame

[17:45]

quand les heures ont suivi par rapport à ça.

[17:49]

Il y a aussi Pascal Negr, qui est l'ancien patron de Universal France,

[17:54]

qui est intégré.

[17:55]

Lui, ce n'est pas notre personnage préféré, je dirais,

[17:57]

mais là, Pascal Negr, qui dirigeait Universal à l'époque,

[18:04]

c'est lui qui signait Noir Désir sous leur label.

[18:08]

C'est pas de savoureux commentaires pendant tout le long des épisodes.

[18:16]

Cette fois-ci, il disait qu'il rapportait beaucoup d'argent à la maison de disque.

[18:20]

On peut comprendre que c'est pour cette raison-là

[18:22]

qu'il était un peu toujours soutenu par sa maison de disque

[18:25]

et tout l'entourage aussi du musicien.

[18:29]

Oui, exactement. Lui, il fait vraiment le genre d'archétype du PDG,

[18:34]

d'exécutif de maison de disque.

[18:38]

Il est toujours un peu condescendant.

[18:41]

C'est un accident, voilà.

[18:43]

Je pense qu'il dit ça comme ça à un moment donné.

[18:46]

Ce qu'il fait dans sa vie privée, il est vraiment comme ça.

[18:51]

Il s'en bat les couilles d'avoir un meurtrier dans sa maison de disque.

[18:57]

Tant que les disques se vendent, il n'y a aucun problème.

[19:01]

Oui, c'est ça, tant que ça rapporte du cash.

[19:02]

C'est assez malaisant.

[19:07]

L'épisode se poursuit.

[19:08]

Il s'achève plutôt sur la mauvaise nouvelle

[19:11]

que le coma de Marie.

[19:13]

Marie tombe dans une phase irréversible et elle meurt.

[19:19]

Suite à ça, on voit les funérailles.

[19:23]

Tous les gens sont habillés en blanc.

[19:25]

Cette scène-là m'a beaucoup touché.

[19:28]

Et là, suite justement à le fait que Marie meurt,

[19:31]

il est inculpé de meurtre suite à l'autopsie.

[19:36]

Le premier épisode termine un peu sur ce cliffhanger-là,

[19:40]

si je peux dire, et on poursuit au deuxième épisode.

[19:44]

J'avais quelques petites notes aussi sur l'épisode 1.

[19:48]

On en a parlé un petit peu au fur et à mesure.

[19:50]

Entre autres, sur l'autopsie, elle a reçu plusieurs coups.

[19:56]

Mais même, selon le médecin légiste,

[20:00]

elle aurait eu carrément un pied sur la gorge.

[20:02]

Il aurait eu des dommages au cou,

[20:06]

une succession de coups donnés dans tous les sens.

[20:10]

Probablement plus que 4-5 baffes, comme le disait Bertrand.

[20:16]

Elle avait vraiment le visage tuméfié.

[20:20]

Elle s'est fait massacrer la pauvre pour tomber dans le coma comme ça.

[20:24]

C'est loin d'être un accident sur lequel leur y faire.

[20:29]

On voit beaucoup les ex de Marie Trintignant dans le premier épisode.

[20:35]

On voit à quel point ils sont chavirés eux aussi,

[20:40]

parce qu'ils ont tous des enfants avec elle.

[20:44]

Marie, elle va se faire chaîmer publiquement après sa mort.

[20:49]

C'est complètement ridicule.

[20:51]

Elle a eu quatre enfants avec quatre pères différents.

[20:55]

Qu'est-ce que ça change?

[20:57]

Les défenseurs de Kanta vont jouer là-dessus en disant que c'est...

[21:04]

Elle l'a cherché, mais ça faisait partie de son comportement.

[21:08]

Je ne sais pas ce qu'ils veulent insinuer par là.

[21:11]

Elle a eu plusieurs compagnons, je ne sais pas trop.

[21:15]

Imagine les ex.

[21:16]

Ça fait quand même quatre ex, quatre enfants qui n'ont plus de mère maintenant.

[21:23]

Cry Me a River, c'était triste.

[21:26]

Tu la chames parce qu'elle a eu quatre enfants avec quatre hommes différents.

[21:30]

Tu les vois dans le documentaire.

[21:33]

Ils sont tous présents.

[21:34]

Ils ont tous l'air avoir une tête sur les épaules.

[21:37]

Ils avaient tous accepté sa nouvelle vie avec Bertrand.

[21:41]

Ils sont en beau maudit.

[21:43]

Imagine-tu le contrôle de ne pas aller le puncher?

[21:48]

Il y en a un.

[21:49]

Je ne me rappelle plus lequel.

[21:50]

Je ne sais pas à quel moment.

[21:52]

Je ne pouvais pas assister à ça.

[21:54]

J'allais le tuer.

[21:56]

Je le comprends très bien ce sentiment de vouloir tuer quelqu'un

[22:02]

quand il a fait quelque chose d'horrible à quelqu'un que tu aimais.

[22:07]

Je les comprends, tous ces ex-maris-là.

[22:10]

Tu dois tellement te sentir, même si ce n'est plus ta femme,

[22:15]

il doit avoir une colère.

[22:17]

Tu l'aimais cette femme-là.

[22:20]

À moins que je me trompe,

[22:21]

il n'y a aucun de ces hommes-là qui ont été violents avec elle.

[22:26]

C'est encore plus frustrant.

[22:27]

Exact.

[22:29]

Allons-y avec l'épisode 2, mon cher Seb.

[22:31]

Une passion mortelle.

[22:32]

Justement, on va parler de ça, des crimes passionnels.

[22:35]

Oui, l'épisode 2, il y a une partie enrageante.

[22:39]

Ça commence avec le procès en 2024.

[22:43]

Comment l'affaire a été présentée comme un crime passionnel?

[22:48]

On revoit des reconstitutions d'images d'archives

[22:52]

au procès qui commence à Vilnius en mars 2024.

[22:58]

Les caméras, bien qu'ils ne filmaient pas l'intérieur des audiences,

[23:01]

mais on voit l'arrivée de Kanta au tribunal

[23:03]

et les réactions des deux camps.

[23:06]

Les journalistes qui étaient présents, dont Michelle Finn,

[23:10]

elle est beaucoup là dans le documentaire.

[23:13]

En fait, c'était la reporter qui était sur l'affaire dès le début.

[23:17]

Elle commente un peu toute l'atmosphère.

[23:19]

C'est vraiment intéressant d'avoir des points de vue.

[23:22]

Ce n'est presque que des journalistes femmes en plus dans le documentaire.

[23:26]

C'est très, très intéressant.

[23:27]

Par la suite, on navigue à travers les stratégies de défense de Kanta

[23:33]

qui passent par la thèse de l'accident.

[23:36]

Ensuite, il essaie de passer le drame pour un excès de passion,

[23:43]

comme on vous disait, toujours l'excuse que tu aimes trop.

[23:46]

Il était trop amoureux.

[23:48]

C'était même une forme de légitime défense émotionnelle.

[23:55]

Souvent, c'est vrai qu'il ramenait ça.

[23:57]

C'est elle qui m'a provoqué, c'est elle qui m'a provoqué.

[23:59]

Ça, on l'entend toujours dans les hommes qui battent leur femme.

[24:03]

Ce n'est pas moi, c'est elle qui a commencé.

[24:09]

Ensuite, on plonge dans la famille Trintignant.

[24:13]

C'est l'avocat de la famille Bonhomme.

[24:17]

Je ne sais pas comment le décrire.

[24:19]

Il a l'air d'un avocat familial qui a beaucoup de vécu

[24:23]

et qui est fort pour soutenir la famille.

[24:26]

Je trouvais qu'il fallait un avocat comme ça.

[24:31]

Lui, il est convaincu que c'est un meurtre sous coup violent point final.

[24:36]

Il y a une partie du documentaire qui nous montre justement en 2004

[24:38]

qu'une partie de la presse, que l'opinion était plutôt réceptive

[24:44]

à l'idée du drame national, du drame passionnel.

[24:48]

D'un autre côté, le terme féminicine n'existait pas.

[24:53]

Il n'était pas utilisé non plus.

[24:56]

On dirait qu'il ne savait pas comment le nommer.

[24:58]

Oui, on est autour de 2004.

[25:00]

Exact, de mars 2004.

[25:02]

C'était vraiment bizarre.

[25:03]

Ils étaient perçus comme un amour tragique,

[25:06]

comme un acte criminel machiste.

[25:09]

Aujourd'hui, c'est plus l'inverse.

[25:12]

Au moins, on nomme les choses.

[25:13]

J'avais noté même dans mes notes le titre d'un média français

[25:17]

qui titrait « Marie victime de l'amour ».

[25:20]

Oh mon Dieu!

[25:22]

C'est diminué vraiment les gestes de Kanta.

[25:27]

Ça n'a pas d'allure. Je ne me rappelais pas de ça.

[25:30]

Ça n'a pas de bon sens.

[25:32]

Je comprends que c'était une autre époque.

[25:35]

On pouvait avoir des jugements.

[25:37]

Dans les témoignages clés, il y a eu les magistrats,

[25:40]

il y a eu quelques policiers et des enquêteurs

[25:42]

qui ont travaillé sur le dossier.

[25:44]

Il y a eu un policier lituanien qui a été interrogé pour le film.

[25:49]

Ça, c'est intéressant.

[25:50]

Ils pouvaient nous expliquer le contexte.

[25:53]

Il a décrit la scène de crime.

[25:55]

Il y a des barrières de langues.

[25:57]

Il ne faut pas oublier ça.

[25:57]

Quand on voit les extraits,

[25:59]

c'est toujours devant des traducteurs ou des traductrices.

[26:02]

Ce n'est pas évident de faire régner la loi dans deux langues.

[26:09]

C'est deux pays qui ont des lois différentes.

[26:12]

Ils vont en Lituanie.

[26:14]

C'est ça qu'ils savent, les avocats de Cantha.

[26:18]

Il y a une loi spéciale pour le crime passionnel.

[26:22]

C'est là-dessus qu'ils misent tout.

[26:23]

Ils savent qu'en Lituanie, c'est moins grave

[26:26]

si tu plaides le meurtre passionnel.

[26:30]

Le crime passionnel, je ne sais pas comment il l'adresse.

[26:33]

C'est entre autres pour ça qu'ils vont vraiment jouer cette corde-là.

[26:36]

On les média de leur côté.

[26:38]

Ça devait être laborieux, faire un procès là-bas.

[26:41]

Ce n'est pas comme si ça s'était passé en France.

[26:44]

Je ne sais pas si ça avait été en France.

[26:46]

Déjà que c'était quelque chose de très sensationnaliste,

[26:49]

ça aurait été à la puissance 10 en France.

[26:52]

C'est certain, mais je ne sais pas au niveau de la peine.

[26:55]

Je peux en parler tout de suite,

[26:57]

mais il y a l'élément qui ne lui a pas porté secours au départ.

[27:03]

J'espère bien.

[27:04]

En Lituanie, il n'y a pas de chef d'accusation pour ça.

[27:07]

Il n'a pas été accusé là-dessus, entre autres.

[27:10]

Il disait qu'il y avait un vide juridique par rapport à ça.

[27:16]

Sinon, on a parlé à Claude Didier Pipot, qui était un proche du chanteur.

[27:22]

Aussi, lui, il nous parlait de l'état d'esprit de Kanta en prison.

[27:29]

Comment, sur ses conditions et tout ça,

[27:33]

avec le temps aussi, il avait repris goût à la musique.

[27:36]

C'était un très bon prisonnier aussi.

[27:40]

Ça, je vais en parler un peu plus tard.

[27:41]

Est-ce qu'on est rendu à la sentence?

[27:43]

Non, pas encore.

[27:45]

C'est la prison en attente.

[27:47]

Exact, oui, parce qu'il va être transféré aussi en France.

[27:50]

Par la suite, on découvre notamment comment Christina Radzi,

[27:55]

son épouse, a témoigné en sa faveur au procès.

[27:59]

Au départ, on nous tourne beaucoup autour de ça,

[28:02]

que Christina est en faveur de lui.

[28:04]

On la voit parler aux médias.

[28:05]

Comment qu'elle n'aime pas tant parler aux médias,

[28:07]

mais qu'elle n'a jamais subi de violence,

[28:11]

que ce n'est pas un homme violent.

[28:13]

Après coup, quand on sait que c'est un mensonge,

[28:17]

c'est dur d'entendre.

[28:20]

Par la suite, il souligne justement le pack du silence

[28:23]

et tout l'omerta qui était relié au clan Kanta.

[28:30]

Ça aussi, ça m'a troublé.

[28:31]

La narratrice m'a dit que tellement de personnes

[28:33]

ont eu peur de parler.

[28:34]

Ça me fait un peu penser à Pdidi d'une certaine façon.

[28:39]

C'est pas les mêmes crimes, mais tout ce règne,

[28:42]

même à Epstein, tout ce silence autour de ces gens-là.

[28:48]

En fait, c'est toujours à cause de l'argent, on dirait.

[28:51]

Les gens ne veulent pas perdre d'argent

[28:52]

ou du moins fragiliser leur…

[28:56]

On dirait que ces prises de décision-là

[28:59]

sont toujours prises autour de l'argent.

[29:01]

Une fois le pack de silence un peu démontré,

[29:03]

on tombe à la fin du procès jusqu'au verdict,

[29:07]

et Kanta est condamné à huit ans de prison.

[29:10]

Mais huit ans de prison, je veux dire,

[29:13]

même si c'est un crime passionnel,

[29:14]

des fois que je trouve que notre justice au Québec est molle,

[29:17]

quand je vois ça, huit ans de prison pour quelqu'un

[29:19]

qui a tué une femme, c'est tellement pas élevé.

[29:22]

Oui, c'est très peu, surtout en plus avec les détails de l'autopsie.

[29:29]

Moi, un truc qui m'a sauté aux yeux par rapport à ça,

[29:34]

à l'autopsie, entre autres, c'est que,

[29:36]

comme tu disais tantôt,

[29:38]

Kanta a laissé Marie dans le lit pendant plusieurs heures,

[29:42]

et lui affirmait qu'il pensait qu'elle dormait dans un sommeil profond.

[29:45]

Franchement.

[29:46]

Un médecin légiste, à quelque part,

[29:48]

à un moment donné dans cet épisode-là, j'ai adoré,

[29:51]

il le corrige en lui disant,

[29:53]

quand un boxeur est KO et qu'il s'effondre sur le ring,

[29:55]

il tombe pas dans un sommeil profond.

[29:57]

Oui, oui, oui.

[29:58]

Il est passed out.

[29:59]

C'est ça qui est arrivé à Marie.

[30:02]

Elle s'est pas endormie parce qu'elle s'est trop faite frapper

[30:05]

et ça lui fait faire un beau petit dodo.

[30:09]

Il y a comme une négligence incroyable criminelle.

[30:13]

Il appelle son beau-frère.

[30:14]

Il appelle pas des secours.

[30:16]

Il appelle pas la police.

[30:17]

C'est super long avant qu'ils réagissent.

[30:21]

Si c'était vraiment un accident,

[30:23]

ma blonde vient de se cogner la tête sur le calorifère.

[30:26]

On a eu une dispute.

[30:28]

C'est de ma faute, mais j'appelle les secours quand même

[30:31]

parce que je veux pas qu'elle meure.

[30:33]

Ben oui, exact.

[30:35]

Tandis que lui, je sais pas, il est sur sa propre planète.

[30:38]

Non seulement il l'a tué, mais il a été hyper négligent.

[30:42]

Il aurait peut-être pu la sauver.

[30:43]

Je suis presque sûr que oui.

[30:45]

S'il avait pas attendu 4-5 heures avant d'appeler des secours,

[30:49]

il aurait pu la sauver, mais il l'a pas fait.

[30:51]

Moi aussi, j'en viens pas de voir qu'il a eu juste 8 ans.

[30:56]

On sait très bien que 8 ans, ça sera jamais 8 ans.

[31:00]

Si c'est ça, le maximum qu'il a, ça sera pas 8 ans.

[31:05]

Justement, parce qu'il a été un bon prisonnier.

[31:07]

C'est bien comporté.

[31:09]

Il a eu 4 ans de prison.

[31:12]

Justement, la fin d'épisode 2 se termine

[31:14]

sur sa sortie de prison après 4 ans.

[31:17]

Je sais pas si à ce moment-là,

[31:19]

elle disait ça une des journalistes ou amies.

[31:21]

Je pense que c'est son amie.

[31:23]

Pour la justice, la vie d'une femme, ça ne vaut que 4 ans.

[31:28]

C'est vrai que ça envoie ce message-là.

[31:31]

C'est tellement fâchant.

[31:33]

4 ans, il y a des voleurs de voitures

[31:36]

qui ont plus de prison que ça.

[31:38]

Il y a des possessions de Marie Rouana

[31:40]

qui ont sans doute des plus grandes...

[31:43]

qui ont eu des plus grandes peines que ça

[31:45]

dans les mêmes années.

[31:45]

Oui, et particulièrement en Europe, en France.

[31:50]

C'est vraiment frustrant.

[31:53]

J'essaie de regarder un peu mes notes aussi à l'épisode 2.

[31:57]

C'est ça, il y a un des médecins légers.

[31:59]

Un moment donné, il disait que Marie était un peu

[32:03]

comme le syndrome du bébé secoué.

[32:05]

Tellement qu'elle était maganée.

[32:06]

C'était un équivalent d'un bébé secoué pour une adulte.

[32:12]

Ça, ça m'avait...

[32:13]

Elle était tout petite.

[32:15]

5 pieds à lui.

[32:16]

Il était immense.

[32:20]

C'est sûr qu'il a dû la mettre KO.

[32:22]

C'est clair. Un moment donné,

[32:24]

il y a quelqu'un qui fait ce comparatif-là.

[32:25]

Je pense que c'est l'avocat de la famille de Marie.

[32:28]

Elle, c'était 5 pieds.

[32:30]

Lui, c'était 6 pieds et quelques.

[32:32]

C'est gros gaillard. C'est un sportif à l'origine.

[32:35]

C'est certain qu'il l'aurait...

[32:38]

qu'il l'a détruite.

[32:44]

C'est dans l'épisode 2 aussi qu'on voit les journalistes,

[32:47]

entre autres, le gars des Inrocuptibles,

[32:49]

qui va à tout le monde en pâle,

[32:51]

et Thierry Ardisson, à tout le monde en pâle,

[32:54]

qui sont hyper complaisants envers Bertrand Cronkanta.

[32:58]

C'est ça, le gars des Inrocuptibles, qui va dire...

[33:02]

Ah, mais juste comme ça,

[33:04]

Marie Trintignant, elle avait 4 enfants

[33:07]

avec 4 pères différents.

[33:09]

Un peu presque...

[33:10]

La phrase de la presse, c'était presque que c'était une traînée.

[33:13]

Elle l'a cherché.

[33:15]

Puis Thierry Ardisson, qui est hyper complaisant.

[33:17]

Tu dis, ben voyons, guys.

[33:20]

Vous aimez ça, le Levant nous porte rôle.

[33:22]

Vous aimez ça à un point où vous allez à la télé

[33:25]

pour défendre un meurtrier.

[33:26]

Vous faites des fous de vous autres.

[33:28]

Mais c'est tellement bon, Noir Désir,

[33:31]

qu'en tant que journaliste culturel,

[33:33]

toi, t'es prêt à défendre un meurtrier

[33:35]

à l'émission la plus importante de France.

[33:37]

Je veux dire, get over it.

[33:39]

Je veux dire, tu donnes un coup de pied sur une poubelle.

[33:41]

Il y en a plein de musique comme Noir Désir qui sortent.

[33:43]

Ben oui.

[33:44]

Tu sais, on se calme.

[33:46]

Ça vaut autant que ça.

[33:47]

Ça fait vivre tant de gens, Noir Désir.

[33:50]

Ça crée de l'emploi.

[33:52]

Ça crée de la vie, du bonheur.

[33:54]

C'est une source essentielle.

[33:56]

Oui, c'est vrai.

[33:57]

Créez-nous patience et arrêtez de...

[34:00]

Ils sont tellement condescendants.

[34:02]

Puis justement, avec la discussion

[34:04]

autour du meurtre passionnel.

[34:05]

Puis il y en a un à un moment donné

[34:07]

sur un autre plateau qui va corriger

[34:11]

une défendrice de Marie-Trintignant

[34:12]

en disant...

[34:14]

Ah non, mais c'est des...

[34:15]

Comment il a dit ça? C'est des coups.

[34:17]

C'est un décès après coup ou quelque chose comme ça.

[34:19]

Ah oui, oui, oui, c'est ça. Oui, oui.

[34:20]

À tout le monde en parle.

[34:21]

Oui, blessure aggravée ou je sais pas.

[34:23]

Il est en train de minimiser le truc.

[34:25]

Mais comme Seb me disait,

[34:29]

avec Marie-Trintignant,

[34:31]

je veux dire, c'est quatre enfants

[34:32]

qui perdent leur mère.

[34:34]

C'est quatre familles brisées.

[34:37]

Donc, je veux dire,

[34:39]

on peut-tu s'en foutre un peu?

[34:41]

De la façon qu'il l'a...

[34:42]

Tu as joué sa sémentique.

[34:44]

Oui, exactement. Le résultat est le même.

[34:46]

Le résultat est le même, quand même.

[34:49]

C'était très frustrant, comme tu dis.

[34:51]

Oui, vraiment.

[34:52]

Ça, je le voyais dans mes notes.

[34:54]

C'est Vincent qui a appelé,

[34:56]

qui était le premier assistant du film

[34:57]

quand il s'est arrivé, le drame.

[34:59]

C'est dans l'épisode 2 qu'on voit ça.

[35:01]

Il est venu à l'appartement,

[35:03]

mais ça a pris deux heures avant qu'il appelle l'ambulance.

[35:05]

Je me demande de quoi ils ont parlé.

[35:07]

Qu'est-ce qu'ils ont fait?

[35:10]

Le premier assistant réalisateur plus...

[35:12]

Qui est son frère, je crois.

[35:13]

C'est Vincent. Je pense que c'est Vincent Trintignant.

[35:16]

Ça se peut, par exemple.

[35:16]

J'avais mis Ruta en parenthèse.

[35:20]

Je sais pas si c'est Ruta,

[35:21]

c'est sa blonde.

[35:22]

Je pense que t'as raison.

[35:24]

Corrigez-nous.

[35:26]

On a pas toutes ces notes-là devant nous

[35:28]

sur qui est qui exactement.

[35:30]

Oui, c'est quelqu'un de l'équipe de tournage,

[35:32]

mais il me semble que c'est quelqu'un

[35:33]

de la famille aussi, ou famille rapprochée.

[35:35]

C'est peut-être bien, mais c'est en tout cas même là.

[35:38]

Puis là, vers 7 heures,

[35:39]

ils se disent qu'il faudrait appeler le tout-bib

[35:41]

parce qu'il y avait du sang qui commençait

[35:42]

à sortir de sa bouche ou quelque chose comme ça.

[35:46]

Je compte.

[35:47]

C'est vrai.

[35:48]

Puis là, les ambulanciers sont arrivés.

[35:50]

7 heures 44.

[35:52]

Comme je vous le disais,

[35:54]

c'est une non-assistance

[35:57]

à personne en danger.

[35:58]

Il aurait eu une peine.

[35:59]

Il disait qu'en France, c'est sûr qu'il y aurait eu

[36:01]

une accusation supplémentaire

[36:03]

par rapport à ça.

[36:05]

Oui, puis probablement que Vincent aussi,

[36:07]

peut-être, avec un délai.

[36:09]

Oui, c'est à raison. C'est vrai, lui aussi.

[36:12]

Il est responsable

[36:13]

du moins de cette portion-là.

[36:15]

Effectivement.

[36:16]

Oui, c'est vraiment pas lui qui l'a tué.

[36:18]

Il y a quand même un drôle

[36:20]

de 2 heures avant que des secours.

[36:22]

Mais je sais pas si c'était...

[36:24]

Ça a peut-être brassé d'enchambles

[36:26]

entre lui et Bertrand.

[36:27]

Je sais pas. C'est curieux d'avoir

[36:29]

sa version des faits.

[36:30]

Si j'arrivais et que je voyais ma sœur dans cet état-là,

[36:32]

puis que je voyais que c'était son chum,

[36:36]

je serais pas de compte à moi non plus.

[36:37]

Mais ça manquait dans le documentaire,

[36:39]

ça, une explication là-dessus.

[36:40]

Ça, t'as raison, par exemple. C'est vrai.

[36:42]

Sur les 2 heures où Vincent était là.

[36:44]

Oui, effectivement. Peut-être qu'ils le savent pas non plus.

[36:48]

Et sinon, c'est vrai, le 2e épisode,

[36:50]

il se termine

[36:52]

sous le message

[36:54]

sur le répondeur

[36:56]

de Christina.

[36:58]

Que je vous rappelle, qui était un peu...

[37:01]

C'est l'inverse. C'est un répondeur chez ses parents.

[37:03]

Oui, que Christina appelait.

[37:04]

Pardon, oui, oui. En fait,

[37:06]

Christina, vous vous rappelez, c'était elle

[37:08]

qui a laissé, dans le fond, pour Marie.

[37:11]

Puis il y a un enfant avec elle.

[37:12]

Et c'est elle qui le défendait durant le procès.

[37:14]

Et à la fin, justement, de l'épisode 2,

[37:16]

on sent qu'elle est sous son emprise.

[37:18]

Puis le message qu'elle laisse sur le répondeur à ses parents.

[37:21]

J'ai pas tous les mots, mais

[37:22]

ça voulait dire qu'elle s'était mis...

[37:24]

Elle savait plus trop comment se sortir

[37:26]

de cette situation-là, qu'elle était plus heureuse.

[37:29]

Et tout ça.

[37:30]

Et ça, ça termine encore une fois sur

[37:32]

Oh!

[37:33]

Ça veut dire que Bertrand, il y a...

[37:37]

Mais finalement,

[37:38]

elle vivrait de la violence conjugale.

[37:41]

Parce qu'elle a toujours nié

[37:43]

durant son procès à Bertrand

[37:45]

pour le protéger.

[37:47]

Exact, oui.

[37:48]

C'est que ce message-là

[37:50]

est quand même troublant.

[37:51]

Je pense qu'elle leur dit...

[37:54]

Je me rappelle pas de quelle nationalité elle est,

[37:55]

Christina a dit, mais elle envoie

[37:57]

le message dans sa langue maternelle à ses parents.

[38:00]

Probablement parce qu'elle veut pas

[38:02]

que Bertrand tombe là-dessus,

[38:03]

qu'elle veut pas que Bertrand l'entende.

[38:06]

Parce que par la suite, la série va faire

[38:07]

un retour en arrière pour nous expliquer

[38:09]

comment ils en sont arrivés là.

[38:11]

Parce que là, vous vous dites, voyons donc,

[38:12]

il est allé en prison pendant 4 ans.

[38:15]

Bon, 4 ans, on aurait voulu plus.

[38:17]

Mais après, qu'est-ce qu'il refait encore

[38:19]

avec Christina Raddy?

[38:21]

Elle est revenue avec lui?

[38:23]

Vous allez voir, c'est pas aussi simple que ça,

[38:25]

au final. Mais le message en gros,

[38:27]

je pense qu'il lui disait, Bertrand m'a frappé

[38:29]

encore, j'ai le coude dessus mes filles.

[38:31]

Oui, le coude, oui.

[38:32]

Elle disait...

[38:36]

Qu'est-ce qu'elle disait?

[38:36]

Il est en train de se reproduire ce qui est arrivé à Marie.

[38:40]

Elle disait quelque chose comme ça sur son message.

[38:42]

Donc c'est très inquiétant.

[38:44]

Oui, puis je me mets dans la peau de ses parents

[38:46]

puis justement, il les témoigne.

[38:47]

Je sais plus quel épisode. Je pense que c'est dans le 3e.

[38:50]

Comment ça les avait

[38:52]

inquiétés et bouleversés, tout ça.

[38:55]

Et justement, on s'en va

[38:55]

sur le 3e épisode qui s'appelle

[38:57]

La Malédiction Quanta, avec un point

[38:59]

d'interrogation à la fin.

[39:02]

C'est le dernier épisode. Il s'intéresse

[39:04]

aux années post-carcérales

[39:07]

et aux retombées qui ont eu lieu

[39:08]

à long terme de toute cette affaire-là.

[39:11]

Le titre fait référence

[39:13]

à la série

[39:15]

qui a entouré

[39:16]

Bertrand Quanta, comme si

[39:18]

c'était une malédiction

[39:19]

qui pesait dès que

[39:22]

t'étais autour de lui.

[39:25]

Ça débute en 2007

[39:26]

avec Quanta qui tente

[39:28]

de reprendre la musique.

[39:30]

On le voit enregistrant des nouveaux morceaux

[39:32]

quelques mois après sa libération

[39:35]

conditionnelle, rapidement.

[39:37]

Oui, il va lancer un autre groupe

[39:38]

qui s'appelle Détroit.

[39:40]

Exact.

[39:42]

C'est mitigé, je te dirais.

[39:46]

Ça n'a pas duré très, très longtemps.

[39:48]

Tout ça, j'ai l'impression que...

[39:50]

Je ne sais pas trop pourquoi.

[39:51]

Je sais que sa présence sur scène,

[39:53]

les gens étaient au rendez-vous

[39:55]

quand il est revenu. Parce qu'avec

[39:57]

Détroit, il faisait quand même des chansons

[39:59]

de noir-désir. Donc, c'est sûr

[40:01]

que les gens trouvaient leur compte.

[40:03]

Puis oui, les salles

[40:05]

étaient pleines. Mais vous allez voir,

[40:07]

il y a d'autres événements qui vont arriver, puis je pense

[40:08]

que ça ne durera pas longtemps non plus.

[40:10]

Oui, non. Ça aussi, ça rend...

[40:12]

Encore une fois, c'est toujours

[40:14]

l'opinion de séparer

[40:16]

l'artiste de l'oeuvre, mais

[40:19]

je trouve ça toujours un peu délicat

[40:21]

à les gens qui vont même

[40:22]

dans les spectacles.

[40:26]

Rapidement, il évoque...

[40:27]

On tombe tout de suite sur le suicide

[40:30]

de Christina Raddy

[40:31]

en 2010. Le documentaire

[40:34]

révèle pour la première fois plusieurs

[40:35]

éléments inédits qui n'avaient jamais été révélés.

[40:39]

On présente...

[40:39]

Ça aussi, c'est fou.

[40:41]

Ils témoignent une ancienne infirmière...

[40:44]

Ils font témoigner, pardon, une ancienne

[40:46]

infirmière qu'elle est tombée

[40:47]

sur un rapport médical qui était resté

[40:49]

confidentiel. Et même elle

[40:51]

témoigne sous

[40:53]

l'anonymat parce qu'elle ne peut pas se faire

[40:55]

comprendre. Elle était tombée sur un dossier

[40:57]

médical de Christina

[40:59]

en fouillant pour un autre dossier.

[41:01]

Elle dit, je suis allé voir. Elle dit, je l'ai lu.

[41:03]

Et justement, dans ce dossier

[41:05]

médical, on pouvait voir que

[41:07]

Christina a subi

[41:10]

des...

[41:11]

À quelques reprises, elle a subi

[41:14]

de la violence conjugale

[41:15]

de la part de Kanta dans les rapports médicaux.

[41:17]

Il y avait ces traces-là, mais c'était jamais,

[41:19]

jamais sorti. Et ce que ça démontrait

[41:21]

aussi, c'est que Christina

[41:23]

a menti durant le procès pour

[41:25]

le protéger, pour protéger...

[41:28]

J'ai de la misère à comprendre, tu sais, c'est-tu pour

[41:29]

protéger ses enfants? Je pense qu'elle

[41:31]

avait un peu ça parce qu'il y a quelqu'un qui disait à un moment donné

[41:35]

parce que Bertrand, il menaçait

[41:37]

souvent de se suicider, ça a l'air,

[41:40]

quand il chicanait. Pour elle,

[41:41]

elle ne voulait pas faire perdre

[41:43]

le père de ses enfants.

[41:46]

De ce qu'on a compris dans un témoignage,

[41:48]

c'est qu'elle acceptait tout ça

[41:49]

pour éviter qu'il se suicide, pour

[41:51]

ne pas que ses enfants se retrouvent

[41:52]

hors felin. Mais quand on sait tout ça,

[41:55]

maintenant, on se rend compte que la situation

[41:57]

s'est inversée. Oui, exact.

[41:59]

C'est elle qui

[42:01]

s'est enlevé la vie. Je veux faire un pas

[42:03]

de recul aussi. Ce qu'on comprend,

[42:05]

c'est que Bertrand Kanta, après quatre ans de prison,

[42:07]

il est sorti. Et là, il était un peu

[42:09]

en probation. Et ils ont jugé

[42:11]

pertinent de le renvoyer auprès

[42:13]

de sa famille. Sa famille

[42:15]

étant Christina, Radie et l'enfant

[42:17]

qu'ils ont eu ensemble. Je crois qu'ils en ont

[42:19]

deux. Il y en a un qui était

[42:21]

le petit dernier que

[42:23]

quand Bertrand l'a laissé et

[42:25]

qu'elle accouchait de lui. Puis,

[42:28]

ils n'étaient pas revenus ensemble

[42:29]

en tant que couple. Ou du moins, c'était

[42:31]

pas clair. Ce qu'on apprend,

[42:33]

c'est que Christina, elle a accepté

[42:35]

que Bertrand revienne dans le portrait

[42:38]

pour élever leurs

[42:39]

enfants et tout ça. Mais

[42:41]

quand même, apparemment qu'ils habitaient séparément.

[42:43]

C'est-à-dire pas dans la même maison.

[42:45]

Mais éventuellement, Christina Radie

[42:47]

l'a rencontré un autre homme.

[42:49]

Puis là, ils ont commencé à devenir un petit peu plus

[42:51]

intense ensemble. Puis, Bertrand,

[42:53]

lui, est devenu au fait de ça.

[42:55]

Puis, il a répliqué

[42:57]

un peu les schémas de jalousie

[42:59]

qu'il y avait avec Marie Trintignant.

[43:01]

Il a commencé à les répliquer à nouveau

[43:03]

avec Christina Radie.

[43:05]

Qu'ils n'oublions pas, c'est son

[43:07]

ex-ex. Ils ont un enfant

[43:09]

ensemble, mais en théorie, ils ne sont

[43:11]

plus un couple. Et puis,

[43:13]

il va savoir tout ce qui s'est produit.

[43:14]

Entre-temps, Christina a envoyé des

[43:16]

signaux à ses parents. Elle a envoyé le fameux

[43:18]

message dont on parle.

[43:20]

Et une fameuse journée

[43:22]

justement, elle se suicide

[43:24]

dans sa maison. Bertrand

[43:26]

dort au rez-de-chaussée, apparemment.

[43:29]

Je ne sais pas ce qu'il foutait là.

[43:31]

Et c'est son fils,

[43:32]

Christina, c'est son plus vieux.

[43:34]

Je crois qu'il va le découvrir.

[43:36]

Donc, même pas Bertrand. C'est son fils qui va arriver

[43:39]

pendant que Bertrand

[43:40]

dort. Lui, il monte en haut

[43:42]

et c'est lui qui va appeler les secours.

[43:46]

Encore une fois,

[43:48]

c'est sûr que c'est très ambigu

[43:50]

comme mort. Elle va laisser une note

[43:52]

de suicide. On voit

[43:54]

que la pauvre femme était à bout.

[43:57]

Elle va

[43:58]

parler de plusieurs personnes

[44:00]

qui auraient contribué à son mal-être

[44:03]

jusqu'en arriver là. Donc, Bertrand

[44:05]

aussi, elle va le décrire comme

[44:06]

étant un dépositaire officiel de souffrance.

[44:09]

Exact. Exclusif de souffrance.

[44:10]

Oui. Donc, il y a vraiment un lien

[44:13]

entre l'attitude de Bertrand

[44:15]

et ses comportements et sa mort.

[44:17]

C'est peut-être dû à d'autres choses.

[44:19]

Mais bon, on s'entend que la pauvre

[44:21]

a dû avoir des années difficiles,

[44:23]

elle aussi,

[44:25]

autour de la mort de Marie

[44:26]

Trintignant aussi. Et même avant,

[44:28]

lorsqu'elle était avec Bertrand, parce que c'est ça,

[44:30]

on s'aperçoit qu'elle a été

[44:32]

mal traitée, elle aussi.

[44:34]

Elle avait quoi? Un décollage du cuir cheveux?

[44:36]

Oui, oui, exactement.

[44:37]

C'est une personne qui remontrait, je crois,

[44:39]

à un autre incident.

[44:41]

Mais ce qui indique qu'elle aurait été

[44:43]

sauvagement tirée par les cheveux.

[44:45]

Je t'imagine. Ça décolle,

[44:46]

c'est fort.

[44:50]

Vraiment intense,

[44:51]

tout ça.

[44:54]

C'est ça, la pauvre

[44:54]

Christina, elle aussi,

[44:56]

à quelque part, elle a succombé

[44:59]

aux manipulations de Bertrand.

[45:00]

Oui, oui, oui. Ah oui, exact.

[45:02]

Et même, je relisais dans mes notes,

[45:03]

c'est ça, c'est qu'ils habitaient plus ensemble.

[45:05]

Quand elle a rencontré François,

[45:08]

qui s'appelait, il est retourné

[45:10]

s'installer chez elle.

[45:12]

Comme un peu pour les surveiller.

[45:14]

Ça aussi, c'est bizarre. J'avais comme

[45:15]

pas compris. C'est un méchant

[45:17]

parasite. C'est un gars, comme on voit

[45:19]

dans les films, qui va aller,

[45:21]

justement, qui va te manipuler,

[45:23]

qui va retourner, qui va trouver une manière

[45:25]

de retourner chez vous, puis de gâcher

[45:27]

ta vie. Entre-temps, aussi, Seb,

[45:29]

il y a Noir Desir qui ont tenté un retour

[45:33]

avec Bertrand,

[45:34]

mais ça n'a pas duré longtemps. Il y a un membre,

[45:36]

je crois, le guitariste,

[45:38]

qui a quitté en

[45:40]

disant qu'il ne pouvait plus

[45:43]

évoluer

[45:44]

dans ce contexte-là.

[45:46]

Ça a été la fin, et c'est là que

[45:48]

Bertrand a lancé son projet Détroit.

[45:50]

Donc, on a parlé un petit peu tout à l'heure.

[45:52]

Oui, oui, oui. Oui, Serge, il disait

[45:53]

qu'il quittait le groupe en dénonçant l'indécence

[45:56]

de la situation. Enfin, quelqu'un qui est

[45:58]

décent. Oui, exact.

[45:59]

Ils l'ont quand même supporté tout le temps,

[46:02]

les gens Noir Desir. Oui, ça t'as raison.

[46:04]

Donc, oui, dur de

[46:05]

savoir. Encore une fois, il n'y avait pas...

[46:08]

Est-ce qu'il y avait des membres de Noir Desir dans le groupe?

[46:09]

Non, dans le documentaire, pas vraiment.

[46:12]

Il y avait un gars de tournée.

[46:13]

Oui, le tourneur, oui, c'est ça. Mais sinon,

[46:15]

c'est juste des photos d'archives, comme

[46:17]

des voix. Ils n'ont pas voulu participer,

[46:19]

au moins. Exact.

[46:22]

Non, c'est ça, Serge, justement,

[46:23]

il n'a jamais voulu parler à la caméra, mais ils ont relu

[46:25]

un peu son communiqué en 2010,

[46:28]

qui a fait.

[46:30]

Et quand même, là, c'était quand même

[46:31]

intéressant, justement, avec le retour médiatique

[46:33]

de Kanta, c'est de voir,

[46:35]

avec Détroit, c'est de voir

[46:37]

les manifestations, justement, qu'il y avait

[46:39]

féministes à l'extérieur en 2014.

[46:41]

Donc là, on était post-MeToo.

[46:44]

Ah non,

[46:45]

MeToo, c'est 2017, je dis n'importe quoi.

[46:47]

Il y a eu quand même un genre de

[46:49]

MeToo, tu sais, un petit peu plus dans le

[46:51]

gaming, je crois, autour de peut-être 2014,

[46:53]

2015. Mais c'était...

[46:55]

Oui, le gros scandale, je pense qu'il y en a eu.

[46:57]

Il y en a eu quelques-uns, c'était plus 2017.

[46:59]

Oui, c'est Weinstein.

[47:01]

Avec Weinstein, exact.

[47:03]

Ceci dit, on commençait à en parler plus,

[47:05]

il y avait plus de sensibilisation à partir

[47:07]

des années 2010, quand même.

[47:09]

Oui, parce qu'on le voyait, justement,

[47:12]

des militantes

[47:13]

qui s'opposaient, qui comprenaient pas qu'on

[47:15]

puisse applaudir quelqu'un qui a fait un féminicide.

[47:18]

Justement, je cite

[47:19]

quelqu'un qui disait

[47:20]

qu'on applaudisse un féminicide

[47:23]

sur scène, et c'est vrai,

[47:25]

d'une certaine façon.

[47:27]

Bien oui, et en lien avec

[47:29]

ça, j'avais noté aussi un autre grand titre

[47:31]

suite à la mort de Christina Raddy,

[47:34]

des grands titres

[47:35]

français avaient titré « Mourir

[47:37]

d'aimer ». Encore une fois,

[47:39]

tu sais, ou qu'est-ce que

[47:41]

j'avais vu aussi, j'avais vu

[47:43]

« La malchance s'affuible

[47:45]

sur Bertrand », tu sais,

[47:47]

comme si c'était lui la victime.

[47:50]

C'est pas de bon sens,

[47:50]

mais celle-là, il est pire que les autres, je pense.

[47:53]

Ben oui, ben il va avoir rendu six enfants

[47:56]

orphelins, rendus là,

[47:57]

avec Christina Raddy.

[47:58]

C'est de la malchance. Ben oui, c'est de la malchance.

[48:00]

Et on apprend aussi qu'il a battu d'autres femmes.

[48:03]

Oui, c'est ce qu'on comprend.

[48:04]

Une des journalistes va aussi s'en rendre compte.

[48:07]

En fait, ça devient un « pattern » chez lui.

[48:08]

Ah, sûrement.

[48:10]

Dans toute sa vie amoureuse,

[48:12]

je peux pas croire que c'était seulement ces deux femmes-là

[48:14]

qui ont subi ça. Généralement,

[48:17]

quand t'es comme ça, t'es comme ça avec

[48:18]

toutes tes relations.

[48:21]

Généralement, il n'y a pas d'exception.

[48:25]

Ça tourne un peu autour de ça

[48:27]

et ça conclut,

[48:28]

une forme de conclusion un peu.

[48:31]

Justement, la journaliste

[48:33]

principale, qui est aussi

[48:34]

réalisatrice sur

[48:36]

le documentaire, Anne, je crois,

[48:38]

ou Annie,

[48:41]

il y avait un témoignage quand même

[48:42]

assez touchant d'elle,

[48:44]

qu'on voit quand elle est allée justement sur les plateaux,

[48:46]

parce qu'elle a écrit un livre il y a quelques années

[48:48]

sur le cas de Kanta

[48:50]

et comment qu'elle se faisait,

[48:53]

autant par les

[48:56]

ceux qui

[48:56]

protègent Kanta, comment qu'elle se faisait

[48:58]

ramasser en ligne.

[49:00]

C'est encore une fois de la grande misogynie

[49:03]

à deux scènes,

[49:04]

qui est un peu

[49:07]

ridicule,

[49:08]

pour femmes, juste parce qu'elle défendait,

[49:10]

elle défend les femmes, je veux dire.

[49:12]

Elle relate les histoires.

[49:14]

On dirait qu'à chaque fois que les femmes

[49:15]

se lèvent au combat,

[49:18]

elles sont tout le temps forcées

[49:19]

de se battre contre une armée

[49:23]

de incels.

[49:25]

Ça n'a pas de bon sens.

[49:26]

Tu vois, les gens s'insurgent,

[49:29]

défendre Andrew Tate.

[49:31]

Quand est-ce qu'Andrew Tate

[49:32]

t'a défendu, toi?

[49:34]

Il prend-tu la parole pour te défendre?

[49:36]

Et vas-tu être là, si t'es dans le trouble?

[49:38]

C'est ta face qu'on voit dans le commentaire.

[49:41]

Avec des commentaires

[49:42]

et des misogynes de même, tu peux peut-être

[49:43]

perdre ta job, mon grand. Est-ce que ça vaut vraiment

[49:46]

la peine de défendre

[49:48]

Bertrand Cantat ou de défendre

[49:50]

un autre misogyne?

[49:52]

Franchement,

[49:53]

ce n'est pas des réflexions

[49:56]

très, très poussées.

[49:58]

Non, non, exact.

[50:00]

C'est-tu vraiment bon?

[50:02]

Le vent nous portera

[50:03]

pour que tu défendes à ce point.

[50:07]

Tu ne peux pas écouter

[50:08]

une autre tonne?

[50:08]

Non, exact, tu vas survivre.

[50:11]

On a tous des artistes

[50:13]

qu'il y en a plein.

[50:14]

Je ne les reverrai plus à cause de ça.

[50:15]

J'ai accepté.

[50:18]

À un moment donné, il n'y a pas

[50:20]

d'échelle de drame, mais il y en a

[50:22]

qui ont fait des choses moins dramatiques

[50:24]

et je ne les écoute plus.

[50:28]

Je le comprends, ce débat-là,

[50:29]

mais au point d'aller le défendre.

[50:32]

À la limite,

[50:33]

tu peux respecter que quelqu'un écoute

[50:34]

encore sa musique, mais qu'il défend ce

[50:36]

qu'il a fait juste parce qu'il aime sa musique.

[50:38]

Il y a là aussi la nuance, je trouve,

[50:41]

qui est plus...

[50:43]

Ouais, c'est ça.

[50:45]

L'autre chose aussi, dans la fin,

[50:46]

c'est si les proches avaient parlé,

[50:48]

est-ce qu'on aurait pu au moins peut-être sauver Christina

[50:50]

et peut-être même Marie?

[50:54]

C'est la loi du silence.

[50:55]

La loi du silence.

[50:56]

Et même les membres de Noir Désir, parce qu'il y a eu

[50:58]

un whistleblower, un lanceur d'alerte

[51:00]

non identifié.

[51:01]

Il y a un membre de Noir Désir

[51:03]

qui avait lancé une invitation

[51:07]

à une journaliste

[51:08]

dans le documentaire.

[51:10]

Ils sont allés prendre un café ensemble

[51:11]

puis lui a dit justement

[51:14]

comme dit Bertrand,

[51:16]

on a pensé notre carrière

[51:17]

à cacher les frasques

[51:19]

de Bertrand avec les femmes.

[51:22]

Oui, il battait Christina Raddy.

[51:24]

Oui, il battait les femmes d'avant.

[51:26]

Oui, oui.

[51:27]

Il y avait une loi du silence

[51:30]

au sein même du groupe.

[51:31]

Oui.

[51:34]

Le gars problématique,

[51:36]

c'était Bertrand.

[51:37]

Il y avait une épine

[51:39]

dans le pied constamment avec ce gars-là.

[51:42]

Encore une fois,

[51:44]

je ne sais pas

[51:45]

s'il avait vécu un autre genre de vie,

[51:48]

s'il aurait été le même genre de personne.

[51:50]

Est-ce qu'il se le permettait

[51:51]

à cause de son statut?

[51:53]

Je sais que souvent il était catégorisé

[51:55]

de pervers narcissique.

[51:58]

Je pense que tu le deviens.

[52:00]

Est-ce que c'est

[52:02]

tout son statut, sa vie à jamais

[52:03]

se faire dire non sur rien?

[52:05]

Quand tu as ce genre d'aura,

[52:06]

tu ne te fais jamais dire non dans ta vie.

[52:09]

Tu t'habitues à ce statut-là.

[52:11]

S'il avait été un éboueur

[52:13]

ou un soudeur,

[52:15]

est-ce qu'il aurait eu le même genre

[52:17]

d'attitude avec les femmes?

[52:19]

Probablement pas.

[52:21]

Il se serait essayé, sûrement.

[52:23]

Il aurait sans doute été

[52:25]

un manipulateur autant.

[52:26]

Mais là en plus, il était en position de pouvoir.

[52:29]

Oui, c'est ça, c'est encore le pouvoir.

[52:32]

Exact.

[52:33]

Il y a ça.

[52:35]

En plus, il y a

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vraiment un comportement parasitaire

[52:38]

de sorte qu'il se colle à une femme

[52:40]

et ça devient l'entièreté de son monde.

[52:43]

Ça devait être tough être dans un groupe

[52:44]

avec ce gars-là.

[52:47]

Il foutait quoi, lui,

[52:48]

sur un tournage en Lituanie?

[52:49]

Il n'est pas un chanteur.

[52:51]

Il n'a pas de la job à faire, des choses.

[52:54]

C'est ça.

[52:58]

Il a l'air d'être un genre

[53:00]

de parasite

[53:00]

qui se colle à une femme

[53:02]

et qui lui bouffe toute son énergie

[53:04]

et qui devient le centre de sa vie.

[53:07]

Je ne sais pas.

[53:08]

Je ne sais pas si c'est un traumatisme

[53:09]

d'enfance.

[53:11]

Je me suis posé la question

[53:13]

qu'est-ce qui fait que tu deviens

[53:15]

un pervers narcissique?

[53:17]

Il y a une des journalistes

[53:19]

qui disait que tout tourne toujours vers lui.

[53:22]

Il y a des mummies issues, je pense.

[53:24]

Sûrement.

[53:26]

Justement, il y avait un article,

[53:27]

je ne sais plus c'est quoi le magazine,

[53:29]

qui est apparu il y a quelques années.

[53:32]

C'est ça, la journée,

[53:34]

on est-tu vraiment obligé

[53:35]

d'y donner de l'attention,

[53:37]

d'y donner une première page?

[53:39]

En même temps, elle trouvait que

[53:41]

de la façon qu'il répondait,

[53:43]

c'était encore le même pervers narcissique.

[53:45]

Tout tournait autour de lui.

[53:48]

L'autre point que je voulais t'amener,

[53:49]

ce qui était drôle,

[53:50]

comment les gens

[53:54]

se barricadaient derrière

[53:56]

ce mur d'excuse,

[53:57]

c'était qu'il a payé sa dette

[53:59]

envers la société.

[54:00]

À moi ça, il a fait quatre ans.

[54:03]

Je comprends qu'il est sorti légalement.

[54:07]

Mais ça, on dirait

[54:08]

de se rabattre.

[54:09]

Là-dessus, il y a eu quelques personnes

[54:10]

qui ont nommé ça. Il a payé sa dette.

[54:12]

Il n'a pas volé dans un dépanneur.

[54:16]

Il a tué une femme

[54:18]

et il a causé, d'une certaine façon,

[54:20]

la mort d'une autre femme.

[54:21]

On peut tuer.

[54:24]

La vie n'est pas encore finie.

[54:26]

Il peut encore en faire des dommages.

[54:28]

Il n'y a pas eu d'accusation,

[54:29]

d'incitation au suicide ou quoi que ce soit.

[54:32]

Aucunement.

[54:33]

C'est dur à démontrer.

[54:35]

Même lui, il a un peu paradé

[54:37]

dans les médias pour dire

[54:40]

à quel point il était terrassé

[54:42]

par cette nouvelle.

[54:45]

Je ne sais pas il est après qui

[54:46]

en ce moment, mais je suis plein la pauvre

[54:48]

femme avec qui il est collé.

[54:50]

Oui, j'espère

[54:52]

qu'elle l'a googlée avant.

[54:53]

C'est sûr qu'il doit en avoir une.

[54:55]

Il y en a toujours.

[54:56]

J'espère qu'elle l'a googlée.

[55:00]

Il y en a toujours

[55:03]

qui espère

[55:03]

qu'il va changer

[55:04]

ou qui s'en sacre un peu

[55:08]

de ça.

[55:10]

Tu sortirais quelqu'un

[55:11]

qui est déjà assassiné.

[55:14]

Les femmes meurent autour de lui.

[55:16]

Pendant qu'il dort.

[55:17]

J'aurais peur.

[55:19]

C'est clair.

[55:22]

Ça ressemble à ça.

[55:23]

C'est un excellent documentaire.

[55:26]

Je connaissais très peu

[55:27]

l'histoire.

[55:28]

Je l'avais entendu parler à l'époque,

[55:30]

mais je connaissais très peu l'histoire.

[55:32]

J'ai tout appris.

[55:34]

C'était cool d'avoir un documentaire là-dessus.

[55:37]

C'est une histoire

[55:38]

qui a été couverte par les médias

[55:40]

qu'on pouvait suivre en direct,

[55:41]

à l'époque,

[55:44]

au début des années 2000.

[55:45]

Sauf qu'il n'y avait pas eu

[55:48]

de documentaire.

[55:49]

Il y en a sans doute eu.

[55:52]

De séries documentaires

[55:53]

et autres sur cette histoire.

[55:55]

C'est la première fois

[55:56]

que j'envoyais autant d'informations.

[56:00]

Je ne connaissais pas

[56:01]

l'histoire autant que ça.

[56:03]

J'ignorais que

[56:05]

il l'avait massacré à ce point-là.

[56:08]

Je me rappelais dans ma tête

[56:09]

que c'était une dispute

[56:10]

qui avait mal tourné,

[56:12]

mais je ne me rappelais plus à quel point

[56:14]

c'était évident que c'était lui

[56:16]

ou un cas de couple malsain

[56:19]

qui sont tout le temps en train de se taper.

[56:22]

Soudainement,

[56:22]

un peu Sid Vicious et Nancy,

[56:24]

des Sex Pistols,

[56:26]

que ça a mal fini.

[56:28]

Je pensais que c'était un peu comme ça,

[56:30]

mais là, vraiment,

[56:31]

j'ai appris que c'est clair

[56:33]

que Bertrand est

[56:35]

clairement coupable.

[56:36]

C'est un esthète parasite.

[56:39]

C'est un fou furieux,

[56:41]

honnêtement.

[56:42]

Je suis curieux de voir

[56:44]

nos auditeurs, auditrices

[56:46]

françaises. Dites-nous si vous l'avez vu,

[56:49]

ce documentaire-là, si notre analyse est bonne

[56:51]

ou si vous en saviez plus

[56:52]

et que finalement, c'était du remâcher

[56:54]

autant que vous n'avez pas aimé non plus

[56:56]

le documentaire pour différentes raisons.

[56:59]

Dites-nous ce que vous en pensez.

[57:00]

Et puis, comment vous avez vécu ce drame-là,

[57:03]

cette histoire-là qui est très people,

[57:05]

qui est très haute

[57:07]

sphère de la pop française

[57:09]

et de la célébrité.

[57:11]

Dites-nous comment vous avez vécu ça.

[57:13]

Sinon, on se revoit très bientôt

[57:14]

pour un autre ciné-club disto.

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