#118 - Meurtres de Delphi - 6 ans plus tard

Épisode

#118 - Meurtres de Delphi - 6 ans plus tard

Épisode
118
Durée
1 h 13 min
Format
Audio

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En février 2017, la petite ville de Delphi en Indiana devient le théâtre d’un drame inimaginable. Abigail Williams et Liberty German, deux jeunes filles, rencontrent un sort tragique lors d’une randonnée sur les chemins sinueux du pont de Delphi. Ce crime, d’une brutalité inouïe, est rendu encore plus poignant par la présence d’esprit de Libby, qui a réussi à filmer un homme mystérieux sur le pont. Sa vidéo, capturant la voix de cet homme donnant l’ordre terrifiant “Down the Hill”, ajoute une dimension troublante. Six ans après cette tragédie, l’enquête continue de révéler des éléments surprenants. De nouveaux développements ont commencé à éclaircir le mystère : un profil de réseaux sociaux énigmatique, potentiellement lié à l’affaire, a été découvert. Un suspect a été arrêté, apportant un nouvel éclairage, et l’hypothèse d’un rituel sectaire a même été envisagée. Aujourd’hui, nous revenons avec des informations cruciales, prêts à partager l’ultime mise à jour sur cette affaire qui continue de captiver et de troubler toute l’Amérique.

Transcription de l’épisode

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[00:01]

Vous êtes sur le point d'écouter DISTORTION, un podcast sur...

[00:26]

Des histoires étranges de l'ère numérique.

[00:59]

En 2017, deux jeunes filles, Abby et Libby, sont froidement assassinées dans la région de Delphi,

[01:07]

dans l'Indiana, après avoir rencontré un homme louche lors d'une randonnée sur un pont.

[01:13]

À l'époque, Libby avait filmé l'homme sur le pont.

[01:16]

On l'entend même diriger les deux filles en ordisant Down the Hill.

[01:21]

Depuis notre dernier épisode sur le sujet en 2018, les choses ont beaucoup évolué.

[01:27]

Un étrange profil de réseaux sociaux a été révélé, un suspect a été arrêté, même une piste de rituel sectaire a été évaluée.

[01:37]

Six ans plus tard, nous revenons avec l'ultime mise à jour sur cette histoire qui trouble encore l'Amérique entière.

[01:51]

Sébastien Évec, comment ça va ce soir?

[01:53]

Ça va bien, et toi, Emile Gauthier?

[01:54]

Ça va très bien parce qu'on revisite un cas qu'on avait déjà couvert dans le passé.

[02:00]

C'est intéressant de faire ça, je pense que c'est la première fois qu'on le fait.

[02:02]

À ce point-là, oui.

[02:03]

Oui, l'histoire du double meurtre à Delphi qu'on avait couvert en 2018.

[02:08]

C'est une histoire de 2017.

[02:11]

En six ans, vous allez voir, il s'en est passé des choses.

[02:13]

Vous allez voir, on va vous résumer l'affaire,

[02:16]

mais en même temps, on vous invite très fortement à aller écouter notre épisode qu'on avait fait,

[02:21]

double meurtre à Delphi, en 2018.

[02:24]

Ça devait être dans nos premières saisons.

[02:27]

Oui, sûrement la deuxième, mais tu vois que même après tout ce temps-là,

[02:30]

l'histoire n'est toujours pas complètement résolue.

[02:33]

Pas complètement résolue, mais vous allez voir, il y a eu des rebondissements assez incroyables.

[02:39]

Ça a été assez fou de replonger là-dedans.

[02:41]

Je voyais toujours des nouvelles passer au fil des années depuis.

[02:44]

Je me disais, quand est-ce qu'on serait dû pour faire un nouvel épisode?

[02:48]

Écoute, je pense que True Crime Garage, nos collègues américains,

[02:52]

je pense qu'ils ont fait cinq updates depuis leur premier épisode.

[02:56]

Donc vraiment, il s'en est passé des choses.

[02:58]

Donc nous, encore une fois, on a tout regardé, tout écouté,

[03:01]

puis on va vous résumer ça le mieux possible.

[03:03]

Mais pour commencer, Seb, qu'est-ce qu'on boit pour passer au travers de cette histoire-là?

[03:07]

Oui, on boit une bière qui s'appelle la Portaille vers un autre univers.

[03:13]

Qui a été faite par la micro-brasserie Muteuid,

[03:17]

qui est dans le quartier près même du métro Préfontaine.

[03:20]

Et c'est une Portaille Baltique, pardon, à 8 % de grosse bière noire.

[03:25]

Qui est délicieuse.

[03:27]

Et cette bière-là, Emile, elle nous a été offert par Alexis,

[03:31]

qui est venue encore une fois à l'événement Renaud Bré,

[03:33]

nous porter ça en main propre, il travaille là.

[03:36]

Donc on le remercie de tout cœur pour cette tournée de bière.

[03:40]

Ça nous fait chaud au cœur en plus quand les gens travaillent

[03:42]

aux endroits ou aux micro-brasseries qui nous apportent la bière.

[03:46]

Ça ajoute une couche, quelque chose de plus, je trouve, dans le cadeau.

[03:50]

Absolument.

[03:51]

On a aussi un shout-out à donner à Alex E. Pébé,

[03:55]

qui nous a donné une review de 5 étoiles sur Apple Podcasts.

[03:58]

Elle nous dit un Le Podcast idéal.

[04:01]

C'est un podcast pertinent et intelligent,

[04:03]

une belle heure de divertissement cohérente et fascinante.

[04:06]

En tant que criminologue, je m'y retrouve complètement.

[04:09]

Donc shout-out à tous les criminologues qui nous écoutent pour nous ce temps.

[04:13]

On dirait que ça fait chaud au cœur de savoir que des gens

[04:16]

qui pratiquent des vrais métiers du monde de l'enquête,

[04:19]

ce qui n'est pas notre cas, nous, on est des raconteurs,

[04:22]

mais c'est toujours le fun de savoir que des gens

[04:25]

qui ont de la vraie crédibilité dans le domaine

[04:27]

nous en accordent un petit peu.

[04:29]

Exact, je ne pourrais plus mieux dire.

[04:31]

On a prévu un super after-show pour vous, les amis.

[04:34]

On va parler de l'affaire de Denise Huskins et Aaron Quinn,

[04:38]

qui est un peu une histoire qui fait penser au film Gone Girl,

[04:43]

une histoire d'enlèvement, de kidnapping.

[04:46]

Est-ce que c'est vrai? Est-ce que ce n'est pas vrai?

[04:48]

En fait, le lien avec l'histoire des doubles meurtres,

[04:50]

Adelphi et cette histoire-là, c'est que Aaron Quinn,

[04:55]

l'homme du couple avec Denise Huskins,

[04:59]

pendant qu'il était captif, a réussi à prendre des photos

[05:02]

et des vidéos de ses assaillants,

[05:04]

ce qui a fait en sorte que l'enquête a évolué énormément.

[05:07]

On se rappelle dans l'histoire de Libby et Adelphi

[05:10]

qu'on va couvrir aujourd'hui.

[05:12]

Les preuves qui ont été filmées par Libby elle-même,

[05:14]

qu'on a retrouvées sur son téléphone,

[05:16]

ont été très importantes.

[05:17]

Sans elle, on n'aurait sans doute jamais retrouvé le coupable,

[05:21]

quoique c'est encore un peu flou,

[05:23]

mais suivez-nous au cours de cette histoire-là.

[05:26]

Pour l'after-show, évidemment, vous allez voir, c'est assez passionnant.

[05:30]

Nos membres Patreon y ont accès.

[05:32]

D'ailleurs, on vous encourage,

[05:33]

si ça vous tente d'avoir beaucoup plus de contenu,

[05:35]

commencez à avoir du stock sur Patreon.

[05:37]

Quelqu'un qui rejoint le Patreon maintenant

[05:40]

avec le forfait Oui Monsieur,

[05:41]

qui donne accès à tous les bonus,

[05:44]

il est chanceux parce que là,

[05:45]

il commence à avoir du stock.

[05:47]

Les bonus s'empilent.

[05:49]

Il y a des after-shows pour,

[05:50]

depuis à peu près tous les épisodes,

[05:51]

depuis la saison 6,

[05:53]

plus trois épisodes complets exclusifs à Patreon.

[05:56]

Exact. Donc, ça fait quand même du bon contenu.

[05:58]

Oui, puis quelques bonus aussi qu'on a sortis.

[06:00]

Oui, exact.

[06:00]

Ils sont toujours exclusifs à Patreon.

[06:03]

Et sans plus tarder, Seb,

[06:04]

je pense qu'on a tout dit.

[06:05]

Est-ce qu'on est prêt à se lancer dans l'histoire

[06:09]

incroyable des meurtres Adelphi six ans plus tard ?

[06:13]

Oui, mais avant de sauter dans notre épisode, Emile,

[06:16]

te souviens-tu quand ton identité a été

[06:18]

presque volée l'année dernière ?

[06:20]

Ces courtiers en données peuvent vraiment causer des problèmes.

[06:24]

Oui, puis je peux te dire que c'était vraiment

[06:25]

une expérience terrifiante.

[06:27]

Ça a complètement bouleversé ma vie

[06:29]

le temps de quelques jours.

[06:31]

Est-ce qu'il y a un moyen de se protéger contre ça, Seb ?

[06:34]

Absolument.

[06:35]

Et c'est là qu'Inconny intervient.

[06:37]

Les services se chargent d'effacer les informations

[06:40]

des bases de données des courtiers en données.

[06:42]

Tu sais, c'est ces entreprises qui vendent

[06:44]

tes infos pour le marketing ou d'autres raisons.

[06:47]

En utilisant Inconny,

[06:49]

tu reprends le contrôle sur ta vie privée.

[06:51]

Et ça, c'est une excellente nouvelle, Seb.

[06:54]

Comment est-ce que je peux m'inscrire

[06:55]

pour éviter un autre incident

[06:57]

et une autre semaine de bordel

[07:00]

comme celui de l'année dernière ?

[07:01]

Rien de plus simple, mon cher.

[07:03]

Maintenant, tu visites leur site

[07:05]

Inconny.com slash Distortion,

[07:07]

I-N-C-O-G-N-I.com slash Distortion,

[07:12]

et tu utilises notre cote spéciale Distortion

[07:14]

pour bénéficier d'une réduction de 60 %

[07:17]

pendant les fêtes.

[07:18]

60 %, c'est assez big, ça.

[07:20]

Puis ça coûte combien ?

[07:22]

Très bonne question.

[07:24]

Inconny offre un abonnement annuel

[07:26]

à un prix très compétitif

[07:27]

à seulement 6,49 $ par mois.

[07:31]

Également, tu as une option mensuelle

[07:32]

si tu préfères.

[07:34]

Leur processus d'inscription est facile

[07:35]

et rapide, et ça te permet d'accéder

[07:37]

rapidement à cette protection

[07:39]

qui est, selon moi, essentielle.

[07:41]

Puis, puisque c'est une compagnie

[07:42]

sœur de NordVPN,

[07:44]

il doit avoir une garantie,

[07:45]

si je veux annuler.

[07:47]

Oui, absolument.

[07:47]

C'est un gage de confiance,

[07:49]

et justement, ils ont tellement confiance

[07:50]

à leurs produits qu'ils offrent

[07:52]

une garantie de remboursement

[07:54]

dans 30 jours.

[07:54]

L'annulation est simple et sans tracas.

[07:57]

Je vais m'inscrire, Seb,

[07:59]

immédiatement après l'épisode.

[08:01]

Fini les spams et les risques inutiles.

[08:03]

C'est exactement ce dont j'avais

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besoin pour être tranquille cette année.

[08:08]

Et maintenant, Seb, est-ce qu'on est

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prêt à se plonger dans l'épisode

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de ce soir ?

[08:12]

Oui, madame.

[08:14]

Avec la sécurité d'esprit

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qu'il apporte inconnu.

[08:19]

Tout d'abord, on vous recommande

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un peu comme on vous dit en intro,

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d'aller écouter l'épisode qu'on

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a fait en 2018, et c'est lors de notre

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saison 4.

[08:27]

Le temps passe vite quand même.

[08:30]

Vous aurez ainsi un survol

[08:31]

vraiment détaillé des événements.

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Je vous invite à le faire si vous

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ne l'avez pas fait d'ici ce temps-là

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et vous allez aussi pouvoir nous dire

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si on s'est amélioré ou non avec le temps.

[08:39]

Oui, c'est débattable.

[08:42]

Je vais vous faire tout de même

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un résumé de l'histoire pour qu'on

[08:46]

puisse se comprendre à partir d'ici.

[08:48]

Donc, le 13 février 2017,

[08:51]

E.B. Williams et Libby German,

[08:53]

deux adolescentes originaires

[08:55]

de Delphi en Indiana,

[08:57]

décident de passer l'après-midi ensemble.

[09:00]

Elles choisissent de faire une

[09:01]

randonnée sur le sentier de

[09:03]

Monon High Bridge Trail,

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qui est une région, une zone en fait

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de loisirs populaires dans la région.

[09:09]

Les deux filles ont été déposées

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par un membre de la famille

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au point de départ du sentier

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et prévoit se faire récupérer

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plus tard dans la journée.

[09:18]

Elles ont commencé leur randonnée

[09:20]

et ont partagé des photos sur les

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lignes vers 14 heures.

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Libby capture une photo et une

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courte vidéo sur son téléphone.

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La vidéo montre un homme

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marchant sur le pont du sentier.

[09:37]

Sur la vidéo, on entend

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également une voix masculine

[09:40]

demandant aux filles de marcher

[09:41]

sur le pont.

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Les familles des adolescentes

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devaient les retrouver plus tard

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dans la journée, mais lorsque

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leur convenu arrive,

[09:50]

Abby et Libby ne sont pas là.

[09:51]

Inquiète, les familles signalent

[09:53]

leur disparition à la police locale.

[09:57]

Les autorités lancent rapidement

[09:59]

une recherche. Malheureusement,

[10:01]

le lendemain, le 14 février

[10:03]

2017, les cartes d'Abby

[10:05]

Williams et de Libby German

[10:07]

sont découvertes près du

[10:09]

sentier des Monon High Bridge Trail.

[10:12]

Les circonstances exactes

[10:13]

de leurs morts ne sont pas immédiatement

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divulguées par la police.

[10:17]

Par la suite, les forces

[10:19]

de l'or tiennent une conférence

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de presse au cours de laquelle elle publie

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la photo de l'homme suspect capturé par Libby,

[10:25]

ainsi qu'un enregistrement audio

[10:27]

de la voix de l'individu.

[10:29]

Et c'est là qu'on l'entend

[10:30]

dire quelque chose qui ressemble à

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« Down the hill ».

[10:34]

Donc, comment dire,

[10:37]

descend en bas de la côte ou en direction

[10:38]

de la côte.

[10:40]

Ces éléments sont diffusés largement

[10:42]

dans les médias afin de solliciter

[10:44]

l'aide du public pour identifier

[10:46]

le suspect. Cette phrase restera

[10:48]

à jamais gravé dans la mémoire des parents

[10:50]

des deux jeunes filles.

[10:53]

L'homme en question

[10:54]

était identifié comme un homme

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entre 40 et 65 ans, une casquette

[10:58]

de style cangole, un peu

[11:01]

comment dire,

[11:02]

de ce style-là, je ne sais pas comment trop le décrire.

[11:05]

Une espèce d'hybride

[11:06]

casquette berrée un peu.

[11:08]

Une barbe d'environ une semaine,

[11:11]

un gilet à capuchon,

[11:12]

et il est décrit comme un homme de race blanche

[11:14]

qui mesure environ entre 5 et 6

[11:16]

et 5 et 10,

[11:19]

pèse environ une centaine de kilos,

[11:21]

grosso modo entre 85 et 100 kilos,

[11:23]

et ayant les cheveux bruns-roux.

[11:25]

Mais malgré un nombre

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de pistes qui provenaient

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de la communauté et d'autres parties du pays,

[11:31]

l'enquête ne progresse pas du tout

[11:33]

durant les premières années.

[11:35]

Puis là, on va vous parler

[11:36]

de certaines rumeurs, en fait,

[11:38]

qui ont circulé sur

[11:40]

les circonstances de leur mort au fil du temps.

[11:43]

Faut en prendre et en laisser,

[11:44]

ce ne sont que des rumeurs.

[11:46]

Au funéraire, par exemple,

[11:48]

les deux filles portaient des foulards au cou,

[11:50]

ce qui laisse croire que leur gorge

[11:52]

aurait été tranchée.

[11:54]

Elle aurait été aussi

[11:56]

agressée sexuellement

[11:57]

ou mutilée même selon des témoins de la scène.

[12:00]

Leur corps aurait été

[12:02]

disposé d'une manière assez bizarre,

[12:04]

laissant croire à un culte

[12:06]

ou même à un rituel,

[12:08]

selon des témoins de la recherche.

[12:11]

Selon le coroner,

[12:12]

tout s'est terminé à 15h30.

[12:14]

Il est aussi possible que

[12:16]

Abby ait survécu plus longtemps,

[12:19]

qu'elle aurait peut-être

[12:20]

même tenté de s'enfuir

[12:21]

et qu'elle serait peut-être décédée

[12:23]

dans l'ambulance ou encore dans la forêt.

[12:27]

Il y a un petit garçon

[12:28]

amoureux d'Abby qui aurait été

[12:30]

suspecté aussi,

[12:32]

qui fait en sorte que Abby

[12:33]

serait enceinte de lui,

[12:35]

et lui, il lui en aurait voulu

[12:37]

qu'elle se fasse avorter, mais

[12:39]

c'est sans suite qu'on crête un peu étrange

[12:41]

pour des petites filles de cet âge-là.

[12:43]

Et aussi, il y a une dernière rumeur,

[12:45]

il est possible qu'il y ait deux tueurs

[12:47]

et qu'il y aurait eu une forme de

[12:49]

chicanes sous le pont.

[12:52]

Donc, l'enquête reste active

[12:53]

et la police continue de demander

[12:55]

l'aide du public pour résoudre ce double

[12:57]

meurtre chocant à Delphi, Inusiana.

[13:00]

Oui, puis on va voir

[13:01]

un peu, t'as mentionné des rumeurs,

[13:03]

Seb, c'est un peu là-dessus

[13:05]

qu'on s'était laissé

[13:07]

la dernière fois en 2018.

[13:09]

Et là, aujourd'hui, on va avoir la chance de revenir

[13:11]

sur des faits, il y a certains trucs autour

[13:14]

de ces rumeurs-là qui ont été

[13:15]

confirmés, d'autres qui se sont avérés fausses.

[13:18]

On va faire le tour, évidemment,

[13:20]

de toute la chronologie depuis ce moment-là

[13:22]

et puis on va voir si ces

[13:23]

rumeurs-là étaient fondées ou non. Ça risque d'être

[13:25]

très intéressant.

[13:27]

Tout d'abord, je nous ramène en 2019.

[13:30]

Donc, puisque notre épisode

[13:31]

a été diffusé en 2018, on va reprendre

[13:34]

un petit peu plus tard parce que

[13:35]

en 2019, il y a eu beaucoup de développements

[13:37]

importants dans l'histoire.

[13:39]

Lors d'une conférence de presse menée par

[13:41]

la police de l'État de l'Indiana,

[13:44]

différents éléments numériques vont

[13:45]

être révélés au grand public. Quand on se

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rappelle, les officiers ont annoncé

[13:50]

auparavant que

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plus de 40 secondes d'audio

[13:53]

avaient été capturés sur le téléphone de Liberty.

[13:56]

Donc c'est quand même beaucoup,

[13:57]

pas mal plus que Down the Hill.

[13:59]

Même que potentiellement, le meurtre

[14:01]

serait enregistré, selon certaines

[14:03]

personnes. Lors de cette

[14:05]

conférence, un peu plus d'audio

[14:07]

est révélé. On entend

[14:09]

le Down the Hill que

[14:11]

tu nous as parlé Seb,

[14:13]

mais avec un peu plus de contexte,

[14:15]

juste avant, on entend un

[14:17]

homme dire Guys.

[14:19]

Donc, on entend Guys

[14:21]

Down the Hill. Donc,

[14:23]

c'est un petit peu plus long, la piste audio qu'on révèle.

[14:26]

Cette nouvelle piste audio,

[14:28]

même si elle ne révèle

[14:29]

pas de nouvelles informations, par exemple,

[14:31]

peut tout de même permettre à des gens

[14:32]

d'identifier le coupable dans l'hésitation,

[14:35]

par exemple la respiration

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ou l'intonation, comment ils enchaînent

[14:39]

les deux mots. Donc, c'est pas banal

[14:41]

comme nouveauté. C'est juste que ça arrive

[14:43]

un petit peu tard, ça va être deux ans

[14:45]

après le meurtre.

[14:47]

En plus de cela, en plus de ce Guys

[14:49]

Down the Hill, le bout audio

[14:51]

où on entend ça,

[14:53]

il y a une mini vidéo de quelques secondes

[14:55]

qui va aussi être mise à la disposition

[14:57]

du public. On dirait genre un

[14:59]

film animé, c'est très très court.

[15:01]

On comprend que la photo

[15:03]

révélée plus tôt qui montre l'homme

[15:05]

sur le pont avec la casquette et tout ça

[15:07]

a été tirée de cette vidéo-là,

[15:08]

car durant ces quelques secondes,

[15:10]

on le voit marcher. Donc,

[15:13]

encore une fois, la nouvelle information, elle est

[15:14]

subtile, on le voit marcher,

[15:17]

alors qu'avant c'était une image fixe,

[15:18]

mais peut-être qu'elle permettrait, encore une

[15:21]

fois, de reconnaître la démarche

[15:22]

de quelqu'un que le public connaît.

[15:24]

Parce qu'on le sait, on en a déjà parlé,

[15:26]

on a tous une démarche unique qui nous est propre,

[15:30]

presque comme des empreintes

[15:30]

digitales qui pourraient nous aider

[15:32]

à se faire identifier par exemple.

[15:36]

Le moment culminant

[15:37]

de cette conférence de presse

[15:38]

va être au moment où,

[15:40]

coup de théâtre, un nouveau portrait

[15:42]

robot d'un suspect est dévoilé.

[15:45]

On se rappelle du premier portrait

[15:47]

robot dont on avait parlé en 2018,

[15:49]

Seb, que tu nous avais parlé,

[15:51]

qui était un homme

[15:52]

relativement âgé entre 45 et

[15:54]

65 ans. Cette personne-là

[15:57]

pourrait même être un clochard,

[15:58]

selon certains témoins, avec une vieille

[16:00]

casquette sur la tête ou encore une

[16:02]

tuque à oreille. Le nouveau portrait

[16:04]

lui est assez différent.

[16:06]

En fait, ce nouveau suspect

[16:08]

est plutôt âgé de 25

[16:10]

à 35 ans, donc

[16:12]

quand même 20 ans de moins.

[16:15]

Donc pas du tout la même tranche

[16:17]

d'âge que le sketch précédent.

[16:19]

Et sur ce nouveau sketch,

[16:21]

il ne porte pas de casquette,

[16:22]

et on dirait qu'il est un petit peu mieux tenu.

[16:24]

Il a les cheveux mieux coiffés,

[16:26]

la barbe peut-être mieux rasée,

[16:29]

puis un visage plus élancé.

[16:31]

Donc honnêtement, si j'étais un témoin

[16:32]

potentiel, je ne serais plus

[16:34]

qu'y chercher entre la

[16:36]

première image et la deuxième.

[16:39]

Et le superintendant

[16:40]

de la police a déclaré dans cette

[16:42]

conférence-là, « Nous avons un

[16:44]

témoin. Vous avez commis des erreurs.

[16:47]

Nous venons pour vous.

[16:48]

Il n'y a aucun endroit où un lâche

[16:50]

sans cœur comme vous peut se cacher,

[16:53]

trouvant son plaisir à tuer

[16:54]

de jeunes filles ». Donc encore une fois,

[16:57]

il a envoyé un genre de message clair

[16:59]

au tueur potentiel.

[17:01]

Le fait de publier une

[17:02]

seconde photo remet aussi en cause

[17:05]

la théorie du suspect unique.

[17:07]

Est-ce possible qu'ils étaient deux,

[17:09]

par exemple, pour commettre les meurtres?

[17:11]

Y'en a qui pensent que c'est pas

[17:12]

la même personne nécessairement.

[17:15]

Un autre élément très intrigant

[17:17]

va être révélé au public en

[17:18]

avril 2019. Les enquêteurs

[17:21]

sont à la recherche d'une voiture,

[17:23]

donc on n'avait pas encore entendu parler

[17:24]

de voiture suspecte en 2018.

[17:27]

Pendant la conférence de presse,

[17:29]

le surintendant de la police

[17:30]

de l'État a déclaré que les autorités

[17:33]

recherchent également l'aide du public

[17:35]

pour identifier le conducteur

[17:37]

d'un véhicule qui, selon eux,

[17:39]

était stationné à un ancien

[17:41]

bâtiment des services sociaux

[17:42]

pour enfants, ce qui s'appelle la CPS.

[17:45]

Je pense que c'est le Child

[17:46]

Protection Service, Adelphi,

[17:48]

à l'époque c'était ça, maintenant c'est autre chose.

[17:51]

Et cette voiture-là a été

[17:54]

abandonnée

[17:55]

en fait du côté de la route

[17:56]

CR 300 Nord,

[17:59]

à côté de la Uzier

[18:00]

Heartland Highway, entre

[18:02]

midi et 17h, donc le jour

[18:04]

du meurtre, le 14 février 2017.

[18:07]

La police indique

[18:08]

que si vous étiez stationné là-bas

[18:10]

ou si vous savez qu'il l'était,

[18:12]

vous devriez contacter les officiers

[18:14]

aux postes de commandement

[18:15]

au bâtiment municipal de Adelphi.

[18:18]

Et là, évidemment, il n'y a aucune info

[18:20]

à propos de la marque de la voiture

[18:21]

qui est révélée, car ils s'attendent à ce qu'un témoin

[18:24]

potentiel le révèle en interrogatoire

[18:26]

ou qu'encore

[18:27]

ils ont peur que ça brûle le coupable

[18:29]

qui pourrait tenter de détruire des preuves,

[18:31]

par exemple, de brûler la voiture ou autre.

[18:33]

Il semblerait même que des images

[18:35]

aient été enregistrées de la voiture en question

[18:37]

ou elle est perceptible dans les stationnements,

[18:40]

mais les images seraient trop floues

[18:41]

pour être diffusées au grand public, selon eux.

[18:44]

Mais ce ne sont que des « oui dire ».

[18:47]

Les enquêteurs ont aussi déclaré

[18:49]

qu'ils avaient des raisons de croire

[18:50]

que le suspect pourrait être parmi nous,

[18:53]

donc dans la communauté de Adelphi,

[18:55]

et qu'il est certainement familier avec la région,

[18:58]

que ce soit parce qu'il y vit,

[18:59]

qu'il y travaille,

[19:01]

ou pour d'autres raisons encore.

[19:04]

Donc vraiment,

[19:05]

avec cette conférence de presse-là,

[19:07]

ça va lancer comme un second souffle à l'enquête.

[19:09]

Mais aussi, on cherche une personne différente.

[19:12]

Il y avait déjà eu beaucoup d'indices

[19:13]

reçus par les policiers,

[19:15]

et là, ils vont en recevoir encore plus.

[19:17]

Mais est-ce que les policiers,

[19:19]

quand ils ont diffusé le nouveau portrait robot,

[19:22]

est-ce qu'ils ont fait la nuance

[19:23]

que c'était la même personne?

[19:25]

Dans le sens que c'était qu'un seul coupable?

[19:27]

Eux, on dit que cette photo-là

[19:29]

était la personne

[19:31]

qui marchait sur le pont.

[19:33]

Ils supposent que c'est la même personne,

[19:35]

mais ils n'ont pas spécifié ce détail-là.

[19:37]

Donc, s'il y a plus d'un témoin,

[19:39]

peut-être qu'il y a plus d'une personne aussi.

[19:41]

Donc, ce n'est pas encore clair à ce stade-ci.

[19:43]

OK, je comprends.

[19:45]

En juillet 2019, maintenant,

[19:47]

un suspect d'agression sexuelle

[19:49]

qui s'est suicidé au cours d'une confrontation

[19:51]

avec la police dans le centre de Diehl

[19:53]

de l'Indiana en juin 2019

[19:55]

a également été considéré

[19:57]

comme un suspect possible

[19:59]

dans le meurtre d'Abi et de Libye,

[20:01]

bien qu'il n'ait pas été

[20:03]

officiellement lié à l'affaire.

[20:04]

Écoutez ça.

[20:06]

Paul Hetter, 55 ans,

[20:08]

s'est suicidé le 27 juin

[20:10]

après une confrontation de cinq heures

[20:12]

avec la police du comté de Boone

[20:15]

en Indiana.

[20:17]

Le chérif du comté de Carroll

[20:19]

a confirmé que Hetter,

[20:21]

parmi d'autres personnes,

[20:23]

fit l'objet d'une enquête

[20:24]

en tant que suspect possible

[20:26]

dans l'enlèvement et le meurtre

[20:27]

d'Abi et Libye,

[20:29]

car écoutez bien ce qu'il a fait.

[20:31]

Selon des rapports publiés,

[20:33]

au moment où Hetter s'est suicidé,

[20:35]

il était recherché pour l'enlèvement

[20:37]

et l'agression sexuelle d'une femme

[20:39]

de 26 ans qui s'était arrêtée

[20:41]

dans son allée le 22 juin

[20:43]

après avoir eu,

[20:45]

malheureusement pour elle, un pneu crevé.

[20:47]

Les autorités ont déclaré que Hetter

[20:49]

lui avait proposé de l'aide,

[20:51]

mais qu'elle ne se sentait pas en sécurité

[20:53]

et avait refusé puis

[20:55]

avait conduit un peu plus loin.

[20:57]

Il l'aurait suivi avec sa voiture

[20:59]

jusqu'à ce qu'elle se garde dans l'allée

[21:01]

d'un ami, où il l'aurait enlevé.

[21:04]

Hetter l'aurait amené chez sa famille,

[21:06]

où il l'aurait retenue

[21:07]

et agressée sexuellement avant

[21:08]

de la ramener dans sa voiture.

[21:10]

Incroyable!

[21:14]

Cinq jours plus tard,

[21:16]

la police a repéré Hetter

[21:17]

au volant d'un camion signalé volé

[21:19]

et l'a arrêté.

[21:21]

Cela a déclenché une confrontation

[21:23]

de cinq heures qui s'est terminée

[21:24]

par son suicide.

[21:26]

Les enquêteurs ont reçu un tuyau

[21:28]

concernant Hetter dans le cadre

[21:29]

des meurtres de Delphi, mais il n'est

[21:31]

pas clair si ou quand

[21:34]

les autorités pourront déterminer

[21:36]

s'il est bel et bien le meurtrier.

[21:39]

Oui, parce qu'on dirait

[21:40]

qu'il s'en est passé des choses

[21:41]

à Delphi dans ce coin-là,

[21:45]

dans cet espace temporel-là.

[21:46]

Vous allez voir,

[21:47]

on va parler d'une autre histoire

[21:50]

qui s'est déroulée

[21:51]

dans le même espace-temps.

[21:53]

Oui, ça nous amène à croire

[21:56]

qu'il y a plusieurs

[21:58]

délinquants sexuels

[22:00]

ou personnes malveillantes

[22:01]

qui sont là chez Luce

[22:03]

dans le coin de Delphi,

[22:05]

parce qu'il y a d'autres drames

[22:07]

qui se sont produits dans le genre.

[22:10]

En trois ans,

[22:12]

très peu de nouvelles pistes font leur apparition.

[22:14]

Malgré la grande

[22:15]

popularité du cas auprès de la communauté

[22:17]

d'internautes et des web-sleuths

[22:19]

de ce monde, la police

[22:21]

d'État de l'Indiana

[22:22]

a interrogé des centaines de personnes

[22:25]

allant de témoins potentiels

[22:26]

et de personnes d'intérêt à toute personne

[22:29]

pouvant détenir des infos

[22:31]

sur des activités suspectes le jour

[22:33]

où les filles ont disparu.

[22:35]

Plus de 50 000

[22:37]

indices ou commentaires

[22:39]

ou pistes ont été données

[22:41]

par téléphone ou par courriel

[22:43]

aux enquêteurs au cours

[22:44]

des cinq dernières années.

[22:46]

La récompense pour trouver le meurtrier

[22:48]

de Libye et Abbey

[22:50]

monte à plus de 325 000 $ US.

[22:54]

Donc, c'est quand même

[22:54]

une grosse récompense.

[22:56]

Ça vient évidemment avec toute la pression

[22:58]

médiatique, parce que oui, c'est une histoire

[23:00]

qui a fait le tour du monde.

[23:02]

Lorsqu'on fait des recherches,

[23:04]

encore, on en a fait beaucoup cette semaine

[23:06]

pour l'épisode,

[23:08]

c'est fou le nombre de sources qu'on trouve

[23:10]

pour la moindre petite nouvelle.

[23:12]

C'est une histoire qui est extrêmement

[23:14]

couverte par les médias, extrêmement suivie

[23:16]

encore de nos jours.

[23:18]

Donc, c'est clair

[23:20]

qu'à ce moment-là,

[23:22]

50 000 pistes envoyées

[23:24]

aux policiers,

[23:26]

c'est presque autant de travail

[23:28]

que d'en recevoir zéro, c'est-à-dire

[23:29]

que faire le tri dans tout ça,

[23:31]

ça ne devait pas être une mince tâche.

[23:33]

Non, puis ils ne peuvent pas se permettre

[23:35]

de ne pas en évaluer une.

[23:37]

Ben non, sinon ils s'en voudraient

[23:40]

pour toujours.

[23:43]

Internet, aussi,

[23:44]

ça devient un peu fou pendant cette période.

[23:47]

Il y a des pages Reddit

[23:48]

qui se créent et qu'on va rejoindre,

[23:50]

moi personnellement, par exemple,

[23:52]

et l'histoire devient de plus en plus

[23:54]

mainstream au grand public.

[23:56]

Leurs familles ont fait des apparitions

[23:58]

aussi au Crime Con,

[24:00]

aux événements un peu

[24:03]

plus geeks dans le monde du crime

[24:04]

et à d'autres conventions

[24:06]

pour maintenir l'affaire sous les feux

[24:08]

de la rampe au niveau national.

[24:10]

Donc, ça vient un peu avec

[24:11]

comment dire, c'est un peu

[24:13]

un gift et un curse,

[24:16]

c'est-à-dire que ça ne doit pas être évident

[24:18]

pour eux d'aller dans des événements comme ça,

[24:19]

Crime Con, puis se faire rencontrer,

[24:22]

donner des autographes, je présume,

[24:23]

à des gens qui sont passionnés de crime,

[24:26]

mais ils savent que, bon,

[24:28]

afin de rejoindre un plus grand

[24:31]

auditoire, vaut mieux

[24:32]

le faire que pas le faire.

[24:33]

Pas se faire oublier.

[24:35]

Je pense qu'après un certain temps,

[24:37]

tu dois changer un peu

[24:39]

ton paradigme.

[24:41]

C'est arrivé, il faut l'accepter,

[24:44]

puis à partir de là, il faut qu'on construise

[24:46]

là-dessus. Donc, j'ai l'impression

[24:47]

que c'est ça qui doit les garder en vie.

[24:50]

Des amateurs d'enquête

[24:51]

sur le web se sont autoproclamés

[24:54]

et ont informellement associé

[24:55]

plusieurs hommes au crime,

[24:57]

insistant les enquêteurs à demander au public

[24:59]

de cesser de partager des images

[25:01]

d'hommes aléatoires en ligne.

[25:03]

Parce que là, les gens commençaient à regarder les portraits robots

[25:05]

puis à associer des gens qu'ils voyaient sur Facebook.

[25:08]

Ah oui, non, ça c'est dangereux.

[25:10]

Ils ont même émis

[25:11]

un message à diffusion publique.

[25:14]

En fait, veuillez arrêter de publier

[25:16]

des photos côte à côte de personnes

[25:18]

que vous pensez être responsables.

[25:20]

Ce que le bureau du shérif

[25:22]

du comté de Carroll a publié

[25:24]

sur les réseaux sociaux.

[25:26]

Vous ruinez la vie de personnes innocentes.

[25:28]

Avant de publier une comparaison,

[25:30]

imaginez que c'est votre fils,

[25:32]

votre frère ou votre père.

[25:34]

Oui, ben oui, exact.

[25:35]

Parce que là, c'est trop facile

[25:36]

de tenter de... Je suis sûr qu'à partir de ce moment-là,

[25:39]

il y a des gens qui ont commencé

[25:40]

à analyser tout le Facebook de Delphi Indiana.

[25:44]

C'est sûr. Oui, oui, tu as raison.

[25:45]

C'est vrai.

[25:47]

C'est un peu là aussi qu'on voit

[25:49]

les limites du travail qu'on fait.

[25:50]

Je parle de nous, Seb, en général,

[25:52]

les podcasters, les Youtubers

[25:54]

qui aiment le true crime.

[25:57]

Et jusqu'où, en fait, on peut aller

[25:58]

quand on ne respecte pas les victimes.

[26:00]

Parce que même si on condamne personne

[26:03]

sur la place publique à distorsion,

[26:04]

à part peut-être Andrew Tate,

[26:06]

on fait quand même partie de la communauté

[26:08]

des internautes qui sont passionnés

[26:10]

d'enquêtes en ligne. Donc on contribue un peu

[26:13]

à ce mouvement-là d'une certaine façon.

[26:15]

Ça fait en sorte qu'il faut être

[26:17]

délicat quand on parle d'une histoire comme celle-là.

[26:19]

Ah oui, tu as absolument raison.

[26:21]

En mars 2022,

[26:23]

cinq ans après les meurtres,

[26:25]

les enquêteurs font une annonce importante.

[26:28]

Ils recherchent des infos

[26:29]

sur un compte de médias sociaux

[26:30]

qui serait lié aux meurtres des jeunes filles.

[26:34]

Le compte

[26:34]

au nom d'utilisateur,

[26:36]

Anthony, bar de soulignement

[26:38]

Shots, a été utilisé

[26:40]

sur Snapchat et Instagram,

[26:43]

entre autres, sur ces plateformes

[26:44]

de médias sociaux-là,

[26:46]

entre 2016 et 2017.

[26:49]

La police indique que

[26:50]

la personne derrière ce compte

[26:51]

utilisait des photos d'un mannequin masculin

[26:54]

et se présentait comme étant extrêmement

[26:56]

riche et possédant de nombreuses

[26:58]

voitures sports.

[26:59]

Bien sûr, dont aucune n'est louée.

[27:02]

Oui, non, exact, un beau 4G encore.

[27:04]

Les enquêteurs affirment

[27:06]

que cette personne utilisait le profil

[27:07]

pour communiquer avec des jeunes filles mineures

[27:10]

afin de solliciter des images dénudées,

[27:13]

obtenir leur adresse

[27:14]

et même tenter de les rencontrer.

[27:16]

La police a identifié le mannequin masculin

[27:18]

dont les photos ont été utilisées

[27:20]

sur le compte et indique que cet homme

[27:22]

n'est pas du tout une personne d'intérêt

[27:24]

dans l'affaire. Au lieu de ça,

[27:26]

les détectives espèrent en savoir plus

[27:28]

sur la personne qui a créé le profil.

[27:32]

Les enquêteurs demandent alors

[27:33]

à toute personne ayant communiqué

[27:34]

avec le compte, Anthony Schatz,

[27:37]

ou même l'ayant rencontré

[27:39]

ou tenter de le rencontrer,

[27:41]

d'identifier la personne

[27:42]

en fait, de décider de savoir

[27:44]

c'est qui la personne derrière le profil

[27:47]

et de contacter la police

[27:48]

si c'est le cas.

[27:49]

Les enquêteurs recherchent autant d'informations

[27:51]

que possible, y compris la manière

[27:53]

dont les personnes ont communiqué

[27:55]

et sur quelle plateforme en fait

[27:56]

qu'ils ont utilisé pour rentrer en contact avec lui.

[28:00]

C'est pas fini, Emile.

[28:02]

Un mois plus tard,

[28:03]

avril 2022, un homme lié

[28:06]

à des comptes de médias sociaux

[28:07]

portant le même nombre de profils que ceux

[28:09]

actuellement liés à l'enquête sur les meurtres

[28:11]

de Delphi fait face à des accusations

[28:13]

dans une autre affaire distincte

[28:16]

d'exploitation infantile.

[28:18]

Oui, c'est pas ça que je disais

[28:19]

qu'il s'en passe des choses

[28:21]

dans cette petite région-là.

[28:23]

Keegan Anthony Klein

[28:25]

a été inculpé

[28:27]

le 29 août 2020.

[28:29]

30 chefs d'accusation,

[28:31]

notamment exploitation infantile,

[28:33]

possession de portographie infantile,

[28:36]

entrave à la justice.

[28:37]

Il n'est effectivement pas

[28:39]

le même jeune homme que l'on voit sur les photos.

[28:41]

Il est un peu moins propre

[28:43]

si je peux dire ainsi.

[28:46]

Les accusations découlent d'une perquisition

[28:49]

menée dans sa maison de Pérou, Indiana,

[28:51]

le 25 février 2017,

[28:54]

seulement 11 jours

[28:55]

après la découverte des corps de Liberty

[28:57]

et de Abby.

[28:58]

Selon un affidavit de causes probables

[29:00]

émanant du comté de Miami,

[29:02]

Klein aurait créé le compte Anthony Schatz

[29:04]

environ six mois avant son interrogatoire

[29:07]

en février 2017.

[29:10]

Il aurait prétendu

[29:11]

avoir créé le compte pour contacter

[29:12]

des filles qu'il connaissait

[29:14]

et d'autres qu'il ne connaissait pas.

[29:16]

Les documents judiciaires montrent

[29:18]

qu'il affirmait parler à des filles,

[29:20]

même si elles avaient moins de 16 ans,

[29:22]

et qu'il les trouvait sur Instagram

[29:24]

avant de leur demander de les contacter sur Snapchat.

[29:28]

Klein aurait prétendu avoir reçu

[29:30]

des photos de toutes les filles avec

[29:32]

lesquelles il discutait et les aurait enregistrées.

[29:35]

C'est vraiment un genre de

[29:36]

quatre ficheurs en série. Oui, oui,

[29:38]

vraiment. Selon les documents judiciaires,

[29:41]

les enquêteurs ont parlé

[29:42]

à Klein peu de temps après

[29:44]

son retour de Las Vegas.

[29:46]

Il aurait déclaré qu'il était foutu

[29:48]

et qu'il aurait dû partir.

[29:51]

Klein aurait prévu

[29:52]

de quitter la région ce jour-là,

[29:54]

une fois que son père serait endormi,

[29:56]

selon les documents judiciaires.

[29:58]

Dans cette affidavit de cause probable,

[30:01]

Klein aurait déclaré

[30:02]

avoir reçu des photos et des vidéos

[30:04]

sexuelles des filles avec lesquelles il communiquait.

[30:07]

Écoutez, là,

[30:08]

on pourrait faire un épisode sur lui

[30:10]

tellement tout ce qu'il a fait est dégueulasse.

[30:12]

Mais quel serait donc son lien

[30:15]

dans l'affaire de Delphi?

[30:17]

Car, encore une fois,

[30:18]

cette info n'est pas partagée au public.

[30:21]

En fait, c'est un podcast

[30:23]

qui va révéler ce lien,

[30:25]

qui est fort troublant.

[30:27]

Oui, Seb, tu vas voir,

[30:28]

parce qu'il y a des podcasters

[30:30]

qui vont jouer quand même un rôle important

[30:31]

dans cette histoire-là, la différent stade.

[30:34]

Tout d'abord, Klein, il avait été

[30:36]

arrêté, lui, 11 jours

[30:38]

après la découverte des corps Dabi et Liby

[30:41]

pour une autre histoire, celle de

[30:43]

pornographie juvénile, comme tu nous as parlé.

[30:46]

Il avait donc été

[30:47]

intensément interrogé à cette époque-là

[30:49]

à propos des deux jeunes victimes,

[30:51]

parce qu'il est fort probable que ce soit un prédateur

[30:53]

qui ait commis les meurtres de Delphi

[30:55]

aussi, ça semble être très similaire.

[30:57]

Il a aussi été interrogé

[30:59]

en 2020 pour les autres

[31:01]

comptes dont il était chargé.

[31:03]

Donc, encore une fois, les policiers l'avaient

[31:05]

à l'œil, même en 2017.

[31:08]

Une transcription policière

[31:09]

d'interview obtenu par le podcast

[31:12]

Murder Sheet,

[31:13]

que la police d'État de l'Indiana

[31:15]

insiste n'avoir jamais divulgué,

[31:18]

montre que Klein

[31:19]

a admis avoir parlé

[31:21]

à Liby German

[31:23]

lorsqu'elle était à une soirée pyjama.

[31:26]

Écoute ça, la nuit

[31:27]

précédent, sa mort, en fait.

[31:30]

Donc, l'interview

[31:31]

de 194 pages

[31:33]

montre qu'ils l'ont interrogé de manière

[31:35]

approfondie sur les filles, cependant

[31:37]

en le pressant sur l'allégation selon laquelle

[31:40]

le faux profil qu'il avait créé

[31:42]

était le dernier à être en contact

[31:44]

avec elle. Ils lui ont dit par

[31:46]

exemple, je sais que tu dis ne pas

[31:48]

te souvenir d'avoir jamais parlé à une fille,

[31:50]

mais je sais que tu te souviens de

[31:51]

Liberty German, demande l'officier.

[31:54]

Tu sais que tu as parlé avec elle

[31:55]

et tu as admis lui avoir parlé?

[31:58]

Klein, au départ, initialement,

[32:00]

il dit qu'il pensait avoir parlé à l'une de ses

[32:02]

amis. Et

[32:05]

lorsque

[32:06]

les policiers le challenge, il lui dit que

[32:08]

tu l'as bloqué parce qu'elle t'ennuyait

[32:10]

pendant que tu lui as parlé

[32:13]

dans la

[32:14]

soirée, tu te souviens?

[32:15]

C'est là qu'il a acquiescé, il a dit oui, tu as raison.

[32:18]

Il a dit oui, je m'en souviens.

[32:20]

Parce qu'en 2017, il l'avait dit.

[32:22]

Donc c'est fuck top pareil, lui, il a parlé

[32:24]

à une des deux victimes

[32:26]

la veille, puis 11 jours plus tard,

[32:28]

il se fait pogner pour pornographie

[32:31]

infantile.

[32:33]

Tout au long de l'entrevue,

[32:34]

Klein a insisté sur le fait qu'il ne se

[32:36]

souvenait pas avoir parlé spécifiquement

[32:38]

à Libye, car il utilisait le profil

[32:40]

Anthony Schatz pour parler à

[32:42]

tellement de filles qu'il ne s'en rappelle pas.

[32:44]

Mais plus loin dans la transcription, lorsque

[32:46]

les officiers affirment qu'Anthony Schatz

[32:48]

avait arrangé de rencontrer

[32:50]

Liberty au pont de Delphi

[32:52]

le jour de sa mort,

[32:54]

il soutient à plusieurs reprises que c'est

[32:56]

un mensonge. Donc imagine-tu

[32:59]

les officiers l'ont pressé

[33:00]

encore une fois là-dessus et

[33:03]

répondu en fait

[33:04]

oui, on devait se rencontrer,

[33:06]

mais elle n'est jamais venue.

[33:08]

Donc là, il y avait combien

[33:10]

de prédateurs qui étaient appréciés?

[33:13]

Ces jeunes filles-là, dans la

[33:14]

région de Delphi, c'est troublant un peu.

[33:16]

Oui, ça me trouble. Pourquoi

[33:18]

sont-elles à la cible?

[33:20]

Dans le sens qu'il n'y avait rien de particulier?

[33:22]

Des petites filles de 13 ans,

[33:25]

normal.

[33:27]

Est-ce que c'est elle

[33:28]

qui allait galvauder

[33:32]

dans des communautés?

[33:34]

Est-ce que c'est elle?

[33:36]

Je pense que

[33:39]

il y a peut-être un

[33:40]

bassin de prédateurs dans ce coin-là.

[33:43]

Ça se passe beaucoup par Snapchat.

[33:45]

Je sais que sur Snapchat,

[33:46]

il y a quand même une bonne invasion

[33:48]

de catfish,

[33:50]

surtout auprès

[33:51]

des mineurs, autant

[33:53]

garçons que filles.

[33:55]

Je pense que c'est un bon bassin

[33:58]

de pédophilie,

[33:59]

mais c'est un bon bassin de prédateurs

[34:01]

sexuels sur Snapchat.

[34:04]

C'est vrai que dans ce secteur-là,

[34:06]

il y en a beaucoup

[34:07]

autour d'elles.

[34:10]

Klein lui affirme avoir jamais

[34:12]

écrit ce message-là,

[34:15]

mais en fait,

[34:17]

va savoir,

[34:18]

il a été exempté

[34:20]

de ça. Il a été complètement

[34:22]

clairé. Tout au long de

[34:23]

l'entrevue, il a affirmé que plusieurs

[34:25]

personnes avaient accès au compte

[34:27]

Anthony Schatz, y compris son père.

[34:30]

Donc là, j'aimerais,

[34:31]

d'après moi, il a dit ça juste pour

[34:33]

bluffer, j'aimerais que son père

[34:35]

lui aussi allait

[34:37]

tenter d'attraper des mineurs.

[34:39]

En tout cas, si oui, drôle de famille.

[34:42]

Les enquêteurs pensent qu'au moins

[34:44]

deux personnes ont utilisé le

[34:45]

compte Anthony Schatz en se basant

[34:47]

sur la différente syntaxe

[34:49]

utilisée dans les messages.

[34:51]

À la fin de l'entrevue, les officiers

[34:53]

rappellent à Klein qu'il a échoué à deux

[34:55]

reprises, un test polygraphique,

[34:57]

lorsqu'on lui a demandé s'il savait

[34:59]

qui avait tué Libby et Abby.

[35:01]

Il a échoué deux fois.

[35:03]

Ils disent qu'il a effacé son

[35:05]

historique de recherche peu de temps après.

[35:08]

Pourquoi, après avoir échoué

[35:09]

au polygraph, sur la connaissance

[35:11]

de l'enquête de Delphi, est-tu

[35:12]

rentré chez toi? As-tu supprimé

[35:15]

ton Snapchat et ton Instagram

[35:16]

que tu utilisaient pour communiquer

[35:18]

avec Libby? Et puis, tu as cherché

[35:21]

combien de temps dure l'ADN,

[35:22]

a demandé le détective. Donc il a fait plein

[35:24]

de recherches, Google après ça.

[35:26]

Donc c'est extrêmement louche.

[35:29]

Donc Klein prétend qu'il a probablement fait

[35:30]

cette recherche parce qu'il avait donné un échantillon

[35:33]

d'ADN à la police. Ce qui se tient

[35:35]

aussi. Mais comme je vous dis,

[35:37]

Klein ne sera pas maintenu

[35:38]

comme suspect. Mais vous allez

[35:41]

voir, cette histoire nous

[35:43]

réserve encore plusieurs rebondissements.

[36:56]

Les années passent et mille,

[36:58]

il n'y a toujours pas de nouveaux suspects

[36:59]

d'intérêt dans l'affaire. On se demande

[37:02]

un peu si les enquêteurs font bien leur travail,

[37:04]

quand dans la communauté,

[37:06]

on trouve qu'il manque un peu de transparence

[37:08]

en divulguant des informations

[37:09]

au compte-gouttes à des années d'intervalles.

[37:13]

Ceci dit,

[37:14]

c'est en octobre 2022,

[37:16]

il y a un peu plus d'un an,

[37:17]

que l'histoire va débloquer enfin.

[37:20]

Le 26 octobre 2022,

[37:23]

le groupe de travail

[37:24]

mandaté pour enquêter sur le double meurtre

[37:26]

de Delphi a un suspect dans sa

[37:28]

mire et il a même été

[37:29]

arrêté. Il s'agit de Richard

[37:32]

Allen, un homme de

[37:34]

50 ans habitant la région

[37:36]

de Delphi, et les

[37:38]

enquêteurs sont convaincus qu'il s'agit

[37:40]

de l'homme sur le pont. Ils

[37:42]

auraient de nombreux témoins.

[37:44]

Sa voiture aurait aussi été

[37:46]

vue sur les lieux. Allen est

[37:48]

directement arrêté à sa résidence

[37:50]

et mis à charge pour

[37:52]

le double meurtre de Liby et de

[37:54]

Abi. Il serait tout de suite envoyé

[37:56]

en prison avec une caution

[37:57]

fixée à 20 millions de dollars.

[38:01]

À 20 millions de dollars,

[38:02]

ces signes sont pas mal sûrs

[38:04]

que c'est toi, parce que

[38:06]

ils jugent que t'es très, très

[38:07]

dangereux, puis si t'es capable de sortir

[38:09]

20 millions,

[38:12]

pas de chance. Ben oui, exact.

[38:13]

Je me demande toujours si c'est arbitraire

[38:15]

cette échelle-là de

[38:18]

caution. On dirait que selon

[38:19]

la personne, justement, selon la gravité,

[38:22]

il y a l'air d'avoir plusieurs

[38:23]

facteurs qui décident de ça.

[38:25]

Je serais curieux de voir s'il y a pas un genre de guide

[38:27]

ou c'est selon

[38:31]

le jeu.

[38:32]

Je me demande si c'est très subjectif ou non.

[38:34]

Bonne question. Encore une fois,

[38:35]

s'il y a des juristes ou des criminologues

[38:38]

dans la salle,

[38:40]

comment on détermine le montant

[38:41]

des cautions?

[38:43]

Tout d'abord, qui est Richard

[38:46]

Allen? Pendant au moins

[38:48]

16 ans, Allen a résidé à

[38:50]

Delphi et sa maison se trouve

[38:51]

à moins de 4 kilomètres de

[38:53]

London High Bridge,

[38:55]

où les filles ont disparu après une randonnée.

[38:58]

Des dossiers montrent

[38:59]

qu'il a précédemment vécu à Greenwood

[39:02]

et à Mexico en Indiana.

[39:05]

Allen est un

[39:06]

technicien de pharmacie agréée,

[39:08]

ayant obtenu sa licence de l'Indiana

[39:10]

en 2018 et elle est

[39:12]

toujours valide. Il

[39:13]

travaillait à la pharmacie CVS de Delphi,

[39:16]

développant même des photos pour

[39:17]

la famille de Libby

[39:19]

après les meurtres,

[39:22]

sans les facturer. Ça,

[39:23]

c'est creepy. Il a lui-même

[39:26]

développé les photos pour les funérailles

[39:28]

de Libby.

[39:31]

Depuis les

[39:32]

accusations portées contre lui,

[39:34]

Allen a déclaré dans un document

[39:35]

judiciaire que sa femme a dû quitter leur

[39:37]

domicile, qu'il a perdu son emploi,

[39:40]

obligeant également sa

[39:42]

femme à quitter le sien.

[39:44]

Andrew Baldwin, l'avocat

[39:46]

de la défense d'Allen,

[39:47]

a déclaré que la famille a été énormément

[39:50]

impactée par son arrestation.

[40:09]

Ce qui est intéressant de savoir, c'est que

[40:16]

Allen avait été interrogé par les

[40:18]

policiers en 2017,

[40:20]

car il avait avoué avoir pris une marche

[40:22]

sur le pont ce jour-là,

[40:24]

mais qu'il n'avait jamais interagé avec

[40:25]

quiconque pendant sa randonnée.

[40:28]

Les enquêteurs affirment

[40:30]

que Allen s'était par la suite

[40:32]

faufilé dans les mailles de l'enquête

[40:34]

en raison d'une erreur

[40:36]

cléricale qu'on ne sait toujours

[40:38]

pas c'est quoi. Ceci dit,

[40:40]

lors de son arrestation

[40:42]

en 2022, il maintient

[40:44]

la même version qu'à l'époque.

[40:45]

Il se trouvait sur le sentier

[40:48]

de 13h30 à 15h30 ce jour-là.

[40:51]

Il a déclaré

[40:52]

qu'il avait garé sa voiture à

[40:54]

l'ancien bâtiment de la Farm Bureau,

[40:56]

qui a ensuite été confirmé

[40:58]

comme étant l'ancien bâtiment

[41:00]

des services de protection de l'enfance.

[41:02]

Oui, c'est ce que je disais tant tôt.

[41:04]

Et il avait vu trois filles

[41:06]

au Freedom Bridge.

[41:07]

Donc il avait déjà confirmé à l'époque

[41:10]

qu'il avait garé sa voiture

[41:11]

à cet endroit-là. Il avait dit ça naïvement.

[41:13]

Oui, oui, c'est…

[41:16]

Allen a déclaré aux enquêteurs

[41:17]

qu'il n'avait pas parlé aux filles lorsqu'ils marchaient

[41:20]

du Freedom Bridge

[41:21]

au Monon High Bridge.

[41:23]

Il indique également à la police

[41:25]

qu'il a vu des filles sur les sentiers

[41:27]

à l'est du Freedom Bridge

[41:29]

avant de se rendre au Monon High Bridge

[41:32]

pour observer les poissons.

[41:34]

Il est à noter que

[41:35]

Allen a communiqué ces informations

[41:37]

à la police en 2017,

[41:39]

mais il n'est apparu que plus tard

[41:41]

que la police l'avait effectivement interrogée

[41:44]

lorsque son motif probable

[41:46]

d'arrestation

[41:47]

a été publié lui en novembre 2023.

[41:50]

C'est tout, tout récent.

[41:52]

On se rappelle à l'époque,

[41:54]

les autorités affirmaient que

[41:55]

les meurtres étaient sans doute terminés

[41:57]

à 15h30,

[41:58]

ce qui est cohérent avec la version de Allen.

[42:02]

Oui, exact.

[42:03]

Ça s'affitte dans la version

[42:05]

où Allen se met carrément sur le pont

[42:07]

au moment

[42:09]

où les crimes auraient été commis.

[42:11]

Vous allez voir,

[42:12]

on dirait qu'il y avait pas mal de monde sur le pont

[42:14]

parce que cette journée-là

[42:16]

en plus, on est une journée

[42:18]

où il n'y avait pas d'école, tout ça.

[42:22]

Surprenamment, même si c'est un endroit

[42:23]

assez reclus, il y a pas mal de monde

[42:24]

qui a pris des marches sur ce pont-là cet après-midi-là.

[42:26]

On va y revenir un peu plus tard.

[42:31]

Au cours du mois suivant,

[42:33]

il y aura un fort débat en cours

[42:35]

entourant la sortie de la Fidavit

[42:37]

de cause probable présentée

[42:39]

par les enquêteurs et par la Couronne.

[42:42]

C'est dans cette affidavit

[42:43]

qu'on peut voir en partie

[42:44]

le poids de la preuve rassemblée par les procureurs.

[42:48]

La Couronne souhaite

[42:49]

garder le tout privé alors que

[42:51]

les avocats de la Défense, eux,

[42:53]

souhaitent que tout soit révélé au public,

[42:55]

probablement car ils estiment

[42:57]

que la preuve est mince.

[42:59]

Le 28 novembre 2022,

[43:01]

les avocats d'Allen

[43:02]

déposent une motion pour un changement

[43:05]

de lieu pour son procès.

[43:06]

Dans la motion, les avocats

[43:09]

Baldwin et Rosie

[43:10]

évoquent une attention médiatique

[43:12]

importante portée à l'affaire

[43:14]

et déclarent que l'on pourrait soutenir

[43:17]

que le niveau de publicité qu'a reçu

[43:18]

ce cas particulier en cours des cinq dernières années

[43:21]

rendrait difficile

[43:22]

la sélection d'un jury qui n'aurait pas

[43:24]

entendu parler de cette affaire.

[43:26]

Parce qu'évidemment, lorsque

[43:28]

il y a procès devant le jury, il faut être assez

[43:30]

impartial.

[43:33]

Le lendemain, le 29 novembre,

[43:35]

les documents sont finalement rendus publics

[43:38]

et c'est là qu'on va en apprendre

[43:40]

beaucoup sur l'histoire.

[43:42]

Et là, imaginez-vous donc que je l'ai lu

[43:43]

au complet, la fille David. Mais c'est pas si

[43:45]

pire, c'est juste 12 pages. Donc pour ceux

[43:47]

qui sont intéressés par l'affaire,

[43:51]

je vous

[43:52]

incite à lire,

[43:53]

vous allez voir, il y a quand même pas mal de détails

[43:56]

intéressants. On en comprend

[43:58]

un petit peu plus et on comprend un petit

[43:59]

peu plus la stratégie des policiers parce que

[44:01]

c'est vrai, un peu comme

[44:03]

la communauté de Delphi. Moi aussi, je trouve

[44:05]

qu'ils ont manqué un peu de transparence.

[44:08]

Pourquoi en 2017,

[44:09]

ils ont publié une photo

[44:11]

du monsieur qui marche alors qu'il

[44:13]

aurait pu publier une vidéo tout de suite?

[44:15]

Ça nous aurait permis de voir sa

[44:17]

démarche, sa dégaine,

[44:20]

son rythme de

[44:21]

marche. Même chose pour l'extrait

[44:23]

audio. Pourquoi pas l'avoir mis au

[44:25]

complet dès le départ?

[44:27]

Et encore, on n'a rien vu, apparemment, qui était

[44:29]

de 40 secondes de longueur,

[44:31]

ce vidéo-là avec l'extrait audio.

[44:34]

Donc, vraiment,

[44:35]

il y a un peu un manque de transparence, mais en

[44:37]

même temps, on se dit peut-être que

[44:39]

c'est une bonne chose, peut-être qu'ils savent où ils s'en vont,

[44:41]

peut-être que ça fait partie de la stratégie.

[44:43]

Avec La Fille David,

[44:45]

on va comprendre un

[44:47]

petit peu plus leur

[44:49]

mindset et leur façon de penser.

[44:51]

Tout d'abord, on revient

[44:53]

un peu sur le sort des victimes.

[44:55]

Et là, on confirme, leur corps

[44:57]

aurait été trouvé dans le broisé, environ

[44:59]

320 mètres du pont Monon,

[45:02]

où on a vu l'homme marcher.

[45:04]

Leurs vêtements auraient été retrouvés

[45:06]

dans la rivière Deer Creek,

[45:08]

du moins une partie des vêtements,

[45:09]

mais il n'y a pas de nouveaux détails là-dessus.

[45:12]

Ils reviennent aussi

[45:13]

sur l'analyse des téléphones des victimes,

[45:16]

ils vont beaucoup plus dans les détails

[45:17]

sur les dernières minutes de leur vie.

[45:20]

C'est vraiment troublant, là, puis à la

[45:21]

fois héroïque, parce que vous allez voir,

[45:24]

c'est grâce à elles-mêmes

[45:25]

qu'on va attraper leur propre

[45:27]

tueur. C'est pas banal comme histoire.

[45:31]

La vidéo

[45:31]

où on voit l'homme marcher sur le pont,

[45:33]

c'est une longue vidéo où on

[45:35]

n'a pas tout vu. Dans la vidéo non

[45:37]

édité, l'homme marche vers elle

[45:39]

et on entend une des deux filles

[45:41]

dire « gun », mais pas trop

[45:43]

fort, comme si elle avait voulu avertir son

[45:45]

ami, genre « watch out, gun ».

[45:48]

Et par la suite,

[45:49]

l'homme pointe son arme vers elle

[45:51]

et leur dit « guys, down

[45:53]

the hill ». Et par la suite,

[45:55]

la vidéo coupe. Donc imaginez

[45:58]

la scène. C'est fou quand même

[45:59]

l'acte de bravoure

[46:01]

de la jeune fille de Liby à ce moment-là.

[46:04]

Et aussi, il y a des nouveaux témoins

[46:05]

qui apparaissent soudainement dans l'histoire.

[46:07]

Comme je vous disais, il y avait pas mal de monde

[46:09]

sur ce pont-là. La fille David

[46:11]

contient le témoignage de trois

[46:13]

nouvelles personnes, donc trois filles

[46:15]

de moins de 17 ans, qui elles aussi

[46:17]

marchaient sur le pont pendant ces heures-là.

[46:20]

Et elles déclarent avoir croisé

[46:21]

un homme sur le Monon High Bridge

[46:23]

qui semblait cacher son visage

[46:25]

et les a fixés du regard lorsqu'elles

[46:27]

l'ont salué. L'une des trois

[46:29]

mineures a estimé la taille

[46:31]

de l'homme à ne pas dépasser

[46:33]

5 pieds 10 pouces environ.

[46:35]

Elles ont donné des descriptions variables

[46:37]

de sa tenue, mais toutes ont affirmé

[46:39]

qu'il portait un jean et une veste

[46:41]

foncée. Les deux jeunes filles

[46:43]

l'ont salué et lui n'a jamais

[46:46]

répondu. Une autre

[46:47]

témoin, dont le nom a également

[46:49]

été supprimé, a déclaré

[46:51]

aux enquêteurs avoir également vu

[46:53]

un homme correspondant à la description

[46:55]

du Bridge Guy, capturé

[46:57]

sur la vidéo de Libby.

[46:59]

Elle a également rapporté avoir

[47:01]

vu Libby et Abby marchant

[47:03]

vers le pont vers 13h49.

[47:06]

Un autre

[47:07]

témoin a déclaré à la police

[47:09]

avoir vu un homme portant une veste

[47:11]

bleue et un jean boueux et

[47:13]

ensanglanté.

[47:15]

Il y a des images de vidéos de

[47:17]

surveillance aussi

[47:19]

qui sont déclarées au

[47:20]

Ouseer Harvestor,

[47:21]

voisin, qui montre

[47:24]

que ce témoin

[47:25]

quittait la zone vers 15h57.

[47:28]

La personne avec

[47:29]

le jean boueux.

[47:32]

Les deux témoins ont déclaré

[47:34]

aux enquêteurs qu'ils n'avaient

[47:35]

croisé aucun autre homme sur les

[47:37]

sentiers ce jour-là. Lors

[47:39]

d'un entretien avec la police

[47:41]

au début de l'enquête, Monsieur Allen

[47:43]

lui a déclaré qu'il était sur le

[47:46]

pont vers 15h30 à 15h30.

[47:48]

Donc tout ça est cohérent

[47:49]

et il n'y aurait pas eu d'autres

[47:51]

hommes individus de sexe masculin

[47:53]

qui auraient marché sur le pont.

[47:55]

Il a l'air d'avoir juste lui et

[47:57]

avoir que des jeunes filles.

[47:59]

Donc encore une fois, ça rend

[48:01]

le spectre très restreint

[48:03]

de suspects potentiels.

[48:06]

Il a dit qu'il était

[48:07]

allé du Freedom Bridge au High

[48:09]

Bridge et a affirmé avoir

[48:11]

remarqué trois mineurs, mais

[48:13]

d'avoir pas interagé avec eux car il

[48:15]

était distrait par une

[48:17]

alerte boursière sur son téléphone.

[48:20]

Un véhicule

[48:21]

ressemblant à une Ford Focus

[48:23]

2016 appartenant à Richard

[48:25]

Allen a été vu sur des

[48:27]

images de vidéosurveillance

[48:29]

du Osier Arvestor,

[48:31]

le magasin tout près. Un témoin

[48:33]

a déclaré que la voiture était garée

[48:35]

derrière un ancien bâtiment des

[48:37]

services de protection de l'enfance.

[48:39]

Donc encore une fois, ça concorde

[48:41]

et qu'elle était garée comme si le conducteur

[48:43]

avait essayé de dissimuler ses plaques

[48:45]

d'immatriculation. Donc possiblement

[48:47]

le dos contre le mur ou

[48:49]

quelque chose comme ça.

[48:51]

Lors d'un entretien distinct le

[48:53]

13 octobre de cette année, 2023,

[48:56]

Richard Allen

[48:57]

a déclaré à la police qu'il était allé

[48:59]

au pont pour regarder les poissons.

[49:01]

Donc sa version se tient

[49:03]

selon la version 2017

[49:04]

et celle de nos jours.

[49:07]

Il a dit qu'il portait un jean

[49:09]

avec une veste de marque Carhartt

[49:11]

bleu ou noir, bleu foncé,

[49:13]

et qu'il pouvait également avoir

[49:15]

porté un couvre-chef,

[49:17]

un chapeau ou une casquette.

[49:18]

Il a admis avoir vu les trois filles mineures

[49:21]

mais a déclaré qu'il n'avait rencontré

[49:23]

personne d'autre.

[49:25]

Les trois filles évidemment avaient

[49:26]

habillé Libby et il y en avait une autre qui l'a vue.

[49:30]

Selon la fille

[49:30]

David, un détective qui travaillait

[49:32]

sur l'affaire depuis 2017

[49:34]

estimait que la combinaison de la vidéo

[49:37]

prises sur le téléphone de Libby,

[49:39]

des témoignages oculaires

[49:40]

et des images de vidéos de surveillance

[49:43]

montraient et prouvaient que Richard Allen

[49:45]

était le Bridge Guy, l'homme

[49:47]

sur le pont, en plus de son propre

[49:49]

témoignage.

[49:51]

Et de plus, les victimes

[49:53]

auraient été contraintes de descendre

[49:55]

la colline par Richard Allen

[49:58]

jusqu'à l'endroit

[49:59]

où elles ont été assassinées.

[50:01]

Parce qu'apparemment qu'elles n'auraient pas été assassinées

[50:03]

au même endroit

[50:04]

où elles ont été retrouvées.

[50:06]

Bref, ce n'est pas très clair

[50:08]

les détails sur la

[50:10]

scène de crime.

[50:12]

On retrouve aussi dans la

[50:14]

fille David plus de détails sur

[50:16]

l'arme du crime, chose

[50:18]

que le public était bien impatients de savoir.

[50:21]

Tout d'abord,

[50:22]

une douille de fusil de calibre 40

[50:24]

a été retrouvée sur le lieu où les

[50:26]

deux corps ont été retrouvés.

[50:28]

Car encore une fois, semble-t-il

[50:30]

que le lieu du crime, comme tu disais,

[50:33]

soit différent

[50:34]

de où on a retrouvé les corps.

[50:36]

Ce qui est particulier avec cette douille-là,

[50:38]

c'est qu'elle n'a jamais été déclenchée,

[50:40]

mais elle a tout de même été

[50:42]

éjectée par le mécanisme de chargement

[50:44]

de l'arme.

[50:46]

Ça fait en sorte que le mécanisme

[50:47]

laisse tout de même des empreintes sur la balle,

[50:51]

empreintes qui la rendent

[50:52]

unique. J'ignorais

[50:54]

ça, honnêtement, Emile, c'est-à-dire

[50:56]

qu'une balle n'a pas besoin de passer

[50:57]

par le canon de l'arme pour être

[51:00]

marquée, avoir un blueprint dessus.

[51:02]

Exact, mais aussi,

[51:04]

je ne savais pas, puis d'après

[51:06]

moi, le meurtrier ne devait pas le savoir

[51:08]

non plus. Non, effectivement.

[51:11]

Cela ouvre une autre

[51:12]

possibilité à la scène de crime.

[51:14]

Est-ce possible qu'il ait tenté de tirer

[51:16]

et que son arme se soit bloquée

[51:18]

ou qu'il ait dû les tuer

[51:20]

d'une autre façon? C'est

[51:22]

un peu la question qu'on se pose.

[51:24]

Les autorités n'ont jamais révélé

[51:25]

la cause du décès des filles,

[51:28]

affirmant seulement qu'elles ont perdu

[51:30]

beaucoup de sang après avoir été

[51:32]

attaquées avec une arme non spécifiée

[51:34]

et qu'elles n'ont pas été tuées à l'endroit

[51:36]

où leurs corps ont été découverts.

[51:39]

Cela pourrait expliquer

[51:40]

les rumeurs de gorges tranchées

[51:41]

que nous avions évoquées en 2018

[51:43]

en lien avec les fouleurs

[51:45]

que les filles portaient au cou lors de

[51:47]

leur funéraille. Plus tard,

[51:49]

en 2023, il sera

[51:52]

évoqué que les policiers croient qu'elles

[51:53]

ont été tuées à l'aide d'un objet

[51:56]

tranchant. Peut-être justement

[51:58]

parce que l'arme n'a pas

[51:59]

fonctionné sur le coup.

[52:01]

Oui, c'est une question que je me pose aussi.

[52:04]

Si la jeune fille

[52:05]

a dit qu'elle a vu un « gun »

[52:07]

quand il marchait sur le pont,

[52:09]

par la suite, j'ai l'impression que

[52:11]

la douille non déclenchée, peut-être qu'elle a essayé

[52:13]

de peser, ça s'est bloqué, puis

[52:15]

clac-clac, finalement il est passé à autre chose,

[52:17]

la douille est tombée ou quelque chose comme ça.

[52:19]

Ou peut-être qu'il s'en est servi

[52:21]

juste pour les diriger,

[52:22]

juste pour les contrôler, puis après, il

[52:25]

a choisi une méthode pour

[52:27]

les tuer qui était plus silencieuse,

[52:28]

sachant qu'il y avait des gens sur le pont.

[52:30]

Oui, parce qu'il y a une douille, il y a deux filles

[52:32]

aussi, mais en même temps,

[52:35]

si ça l'a bloqué, il n'a peut-être pas voulu

[52:36]

réutiliser son fusil pour, disons,

[52:38]

une deuxième douille, j'imagine.

[52:41]

On apprend aussi dans

[52:42]

« La vie d'Avid » que lorsque sa

[52:44]

femme a été interrogée, elle a

[52:46]

avoué que Alan a déjà possédé

[52:48]

une veste « Karnhart »,

[52:50]

comme mentionné par les témoins.

[52:52]

Il en avait donc assez pour

[52:54]

mener une perquisition détaillée chez

[52:57]

Richard Allen.

[52:59]

Le 13 octobre,

[53:00]

les enquêteurs ont exécuté un mandat de

[53:02]

perquisition à son domicile de

[53:04]

North Whiteman Drive

[53:06]

qui partageait avec sa femme Katie,

[53:09]

selon encore une fois la vie d'Avid.

[53:11]

Sur place,

[53:12]

ils ont trouvé des couteaux et des armes à feu

[53:14]

dont un pistolet Sig Sauer

[53:16]

modèle, le P-226.

[53:20]

Le laboratoire de la

[53:21]

Police d'État de l'Indiana a analysé

[53:23]

l'arme à feu et elle a déterminé

[53:25]

que la balle non tirée

[53:26]

qui a été trouvée à deux pieds

[53:29]

de l'un des corps des victimes est

[53:31]

bien celle qui avait été utilisée

[53:33]

dans le pistolet de

[53:34]

M. Allen. Donc, Allen

[53:37]

a confirmé qu'il possédait l'arme

[53:38]

depuis 2001. Sa femme

[53:40]

Katie aurait dit aux enquêteurs

[53:42]

que son mari était la seule personne

[53:44]

ayant accès à l'arme,

[53:46]

donc ça limite les autres

[53:49]

suspects.

[53:51]

Allen n'a pas fourni d'explications

[53:52]

sur la manière dont la balle

[53:55]

qui n'avait pas été tirée

[53:56]

s'est retrouvée entre les corps

[53:58]

des deux adolescentes.

[54:01]

Allen a déclaré

[54:03]

qu'il n'avait jamais été

[54:04]

sur la propriété où la balle non tirée

[54:06]

a été trouvée, qu'il ne connaissait

[54:07]

pas le propriétaire de la propriété

[54:09]

et qu'il n'avait aucune explication

[54:11]

sur la raison pour laquelle une balle

[54:14]

à feu se trouverait à cet endroit

[54:16]

toujours selon la vite-à-vite.

[54:18]

On a donc appris beaucoup

[54:20]

de choses dans ce document de la cour.

[54:22]

Oui, parce que si on revient là-dessus,

[54:25]

en termes

[54:26]

de preuves, c'est sûr que

[54:28]

pour la couronne, il y a des

[54:30]

témoins, c'est sûr

[54:32]

c'est contestable, débatable.

[54:34]

Il y a la douille retrouvée

[54:36]

entre les corps,

[54:38]

mais on n'a jamais parlé

[54:39]

d'ADN,

[54:41]

on n'a jamais parlé de manteaux

[54:44]

retrouvés avec du sang appartenant

[54:45]

aux victimes ou de choses comme ça.

[54:47]

Il n'y a pas tant que ça de preuves

[54:49]

tangibles, mais sachant

[54:51]

si Allen dit que c'est un hasard

[54:53]

que ma balle de fusil se retrouvait là,

[54:56]

quand tu regardes les enregistrements

[54:57]

Snapchat, tu as Libby qui dit

[54:59]

« gun », il y a un « gun ».

[55:02]

Si on est capable de prouver

[55:04]

que l'homme sur la vidéo

[55:05]

c'est bien celui

[55:07]

qui a conduit les filles en bas,

[55:09]

il ne peut plus vraiment s'en sortir.

[55:11]

Richard Allen est un peu échec

[55:13]

et mate à cause de la vidéo

[55:15]

que Libby a filmé de lui.

[55:17]

Sans cette vidéo-là,

[55:19]

il pourrait inventer plein de choses.

[55:20]

Je suis déjà allé jouer avec mon « gun »

[55:22]

dans le bois, une douille qui est tombée,

[55:26]

il y aurait sans doute

[55:27]

des chances de s'en sortir.

[55:29]

Le circonstantiel pourrait

[55:31]

être plus appliqué

[55:33]

que là.

[55:36]

Surtout qu'il dit

[55:37]

qu'il n'y a personne qui a accès à l'arme.

[55:40]

Il est cuit.

[55:41]

Vous allez voir,

[55:42]

il va s'enfoncer encore plus.

[55:45]

Parce que le 28 janvier

[55:47]

2023,

[55:49]

la juge Frances C. Gall,

[55:51]

la juge qui préside

[55:52]

le procès de Allen,

[55:55]

qui est chargée

[55:56]

de présider le procès, mais il n'y a pas encore eu lieu.

[55:59]

Elle publie, cette juge-là,

[56:00]

118 documents judiciaires

[56:02]

liés à l'affaire.

[56:03]

Les documents sont publiés dans le cadre

[56:06]

d'une motion déposée par les

[56:08]

avocats d'Allen qui voulaient que la juge

[56:10]

rejette les preuves saisies chez Allen

[56:12]

en octobre dernier.

[56:13]

L'un des documents révèle que les procureurs

[56:16]

affirment qu'Allen

[56:17]

aurait avoué à sa femme par téléphone

[56:20]

à plusieurs reprises, même,

[56:22]

qu'il avait tué Libye et Abi

[56:23]

en 2017. Il aurait également

[56:26]

confessé le meurtre

[56:28]

des filles à sa propre mère.

[56:30]

Donc cet appel téléphonique

[56:31]

de confession présumé a eu lieu

[56:33]

lors d'un appel enregistré à la femme

[56:35]

d'Allen depuis l'intérieur

[56:37]

de la prison de Westville le

[56:39]

3 avril. Il admet plusieurs

[56:42]

fois au cours de l'appel qu'il a

[56:43]

commis les infractions, telles qu'elles

[56:45]

sont reprochées. Et c'est là que sa

[56:47]

femme a mis fin brusquement à l'appel.

[56:50]

Un autre document

[56:51]

montre que les enquêteurs pensent

[56:53]

qu'un couteau a été utilisé dans les meurtres

[56:56]

de Libye et Abi.

[56:58]

Une autopsie a révélé que

[56:59]

des filles avaient été tuées par un objet

[57:02]

tranchant, selon les documents judiciaires.

[57:04]

Mais l'autopsie n'a jamais été publiée.

[57:06]

On ignore encore plusieurs détails.

[57:08]

Il y a plein de choses qu'on ne sait pas sur la scène de

[57:09]

crime. On ne sait pas elle est où.

[57:11]

Donc, c'est que des rumeurs, tout ça.

[57:14]

J'espère qu'ils ont révélé ces choses.

[57:15]

Est-ce que tu sais s'ils révèlent ces choses-là à la famille?

[57:18]

Ou c'est trop risqué?

[57:20]

Selon moi, c'est très risqué.

[57:22]

Je ne pense pas que la famille ait tant que ça

[57:23]

d'infos. Imagine.

[57:25]

Non, c'est clair. C'est des choses qu'on risque

[57:27]

d'apprendre pendant le procès.

[57:29]

Oui, c'est vrai.

[57:30]

Les documents judiciaires récemment publiés

[57:33]

montrent également comment les procureurs

[57:35]

estiment Callen a commis les enlèvements

[57:37]

qui ont entraîné la mort de

[57:39]

German and Williams.

[57:41]

Qu'il était l'homme sur la vidéo ordonnant aux filles

[57:43]

de descendre la colline.

[57:45]

Et qu'il pensait pouvoir entendre le bruit

[57:47]

du pistolet à être actionné

[57:49]

dans l'audio provenant

[57:51]

de la vidéo enregistrée par le téléphone

[57:53]

de Libye. Les enquêteurs

[57:55]

pensaient également que Libye et Abye

[57:57]

avaient été déplacés du pont par Callen

[57:59]

vers l'endroit où leurs meurtres ont eu lieu.

[58:02]

Les avocats d'Callen,

[58:03]

eux, expriment de sérieuses préoccupations

[58:05]

quant à sa santé mentale et physique.

[58:08]

Les documents judiciaires

[58:09]

allèguent que Callen a commencé à même

[58:11]

à mâchouiller

[58:13]

des documents que son avocat lui envoie

[58:15]

et à les manger.

[58:17]

Donc apparemment qu'il serait

[58:19]

mal traité en prison,

[58:21]

que les gardes de sécurité ne respecteraient pas

[58:23]

la durée de ses sorties,

[58:25]

que lui aurait fait des grèves de la fin,

[58:27]

grèves du sommeil,

[58:30]

qu'il serait très mal en point

[58:32]

en prison. C'est sûr que c'est quelqu'un

[58:34]

à risque en prison,

[58:36]

sachant que tuer deux petites filles,

[58:37]

c'est sûr qu'il doit être dans la cible

[58:39]

de plusieurs autres prisonniers.

[58:42]

Mais c'est apparemment que

[58:44]

ils ont fait à un certain moment

[58:45]

aussi une demande de

[58:47]

changement de prison

[58:49]

complètement. Oui, oui, oui. J'imagine.

[58:50]

Souvent, ils les isolent aussi pour leur sécurité.

[58:53]

Et ce n'est pas fini toute

[58:55]

cette histoire, Seb. On n'est pas encore

[58:56]

rendu à la fin. Il y a encore des rebondissements

[58:58]

qui nous attendent. Le 20 septembre

[59:00]

2023, c'est presque

[59:04]

au moment

[59:04]

de l'enregistrement. Les avocats

[59:06]

d'Hallen déposent un dossier

[59:09]

exposant les raisons pour lesquelles

[59:10]

ils estiment que les filles ont été

[59:13]

sacrifiées lors d'un rituel

[59:15]

et portent des accusations

[59:17]

contre les principaux enquêteurs,

[59:19]

les accusant d'ignorer délibérément

[59:21]

ou de supprimer cette preuve pendant

[59:23]

des années. Écoute bien ça.

[59:25]

Le dépôt a été fait dans le cadre des

[59:27]

efforts visant à supprimer encore une fois les

[59:29]

preuves d'armes trouvées lors de

[59:31]

la perquisition d'Hallen.

[59:33]

Baldwin et Rosie, les deux avocats,

[59:36]

affirment que trois membres

[59:37]

des forces de l'ordre ont examiné

[59:39]

une possible connexion avec les

[59:40]

odynistes qu'ils décrivent comme des

[59:43]

membres d'une religion païenne nordique

[59:45]

qui a été détournée par des

[59:47]

nationalistes blancs comme étant impliqués

[59:49]

dans les meurtres. On sait même dans la région de

[59:51]

Québec qu'il y a des soldats d'odynes.

[59:54]

Ils affirment également

[59:55]

que les enquêteurs avaient connaissance

[59:57]

des noms de ceux qui pourraient être

[59:59]

derrière les meurtres dès février

[01:00:01]

2018 au moins. Donc

[01:00:03]

eux, ils balayent un peu, ils essaient

[01:00:05]

de faire un, comment dire,

[01:00:07]

un ricochet et d'enlever la pression

[01:00:09]

sur Hallen. Donc là, ce serait des

[01:00:11]

odynistes en fait qui auraient

[01:00:13]

tué les jeunes filles. Selon

[01:00:15]

ces documents-là, la scène

[01:00:17]

de crime où les corps de Abby

[01:00:19]

et Libby ont été retrouvés comportaient

[01:00:21]

des symboles païens formés

[01:00:23]

avec des bâtons, des branches

[01:00:25]

d'arbres et des marques sur un

[01:00:27]

arbre. Ces avocats affirment

[01:00:29]

également que Hallen n'avait aucune

[01:00:31]

connexion avec un culte païen et

[01:00:33]

aucune preuve médico-légal

[01:00:35]

ou électronique ne le relie aux

[01:00:37]

filles ou à la scène de crime.

[01:00:40]

Donc là, il y aurait eu justement

[01:00:41]

des drôles de symboles retrouvés

[01:00:43]

sur la scène de crime. C'est bizarre

[01:00:45]

un peu ça. Ils soutiennent aussi

[01:00:47]

que la chronologie exposée par l'accusation

[01:00:49]

ne permet qu'une heure et 17

[01:00:51]

minutes pour que les meurtres aient lieu.

[01:00:53]

Le temps nécessaire pour ramener les

[01:00:55]

filles sur la scène de crime, les tuer,

[01:00:57]

positionner leur corps, y compris

[01:01:00]

rhabiller Williams,

[01:01:03]

placer

[01:01:03]

les supposés symboles païens, tout ça

[01:01:05]

et quitter la scène serait impossible

[01:01:07]

par un seul homme dans

[01:01:09]

la période de temps proposée.

[01:01:11]

Mais là, on en a vu d'autres,

[01:01:13]

on sait que des fois ça peut se faire

[01:01:15]

très rapidement aussi.

[01:01:16]

Oui, mais moi je m'étais posé la question

[01:01:17]

si ça ne pouvait pas être quelqu'un d'autre

[01:01:19]

qui retrouve les corps et qui les utilise

[01:01:21]

pour faire un genre de rituel. C'est quelqu'un

[01:01:23]

qui serait arrivé après Hallen,

[01:01:25]

dans le fond.

[01:01:26]

Ça peut être ça, ou ça peut être aussi

[01:01:28]

Hallen qui décide de maquiller sa scène

[01:01:30]

pour que ça ait l'air d'être

[01:01:31]

un rituel ou quelque chose comme ça

[01:01:33]

et mettre des petits bâtons ou des affaires

[01:01:38]

mais j'y crois pas tellement.

[01:01:40]

La Couronne a complètement refusé

[01:01:43]

ce

[01:01:45]

scénario-là.

[01:01:47]

Mais ça risque d'être débattu

[01:01:48]

probablement au procès.

[01:01:51]

Et là, je vous ramène

[01:01:52]

cette histoire-là.

[01:01:54]

C'est pas juste des meurtres,

[01:01:56]

c'est pas juste des prédateurs

[01:01:58]

de mineurs, c'est aussi

[01:02:00]

des sectes païens.

[01:02:02]

Le 22 novembre 2023,

[01:02:04]

on enregistre cet épisode-là,

[01:02:06]

je pense qu'on est le 27 septembre,

[01:02:08]

la semaine passée.

[01:02:09]

On n'est pas à l'abri qu'on doit faire un autre update.

[01:02:12]

Mais le 22 novembre 2023,

[01:02:14]

il y a un homme de l'Indiana

[01:02:16]

qui a été arrêté et inculpé

[01:02:18]

pour avoir prétendument divulgué

[01:02:20]

des preuves scellées dans l'affaire

[01:02:22]

des meurtres de Delphi à un podcast

[01:02:24]

de True Crime. Écoute bien ça.

[01:02:26]

Mitchell Westerman, 41 ans,

[01:02:29]

est accusé d'une infraction

[01:02:30]

de conversion, le terme typique

[01:02:32]

du droit pour le vol,

[01:02:34]

en raison de la fuite de photos sensibles

[01:02:36]

de la scène du crime.

[01:02:38]

Et l'infraction est un délit de classe A.

[01:02:40]

Selon les documents du tribunal

[01:02:42]

obtenus par Westerman,

[01:02:45]

lui et Westerman en fait

[01:02:46]

travaillaient précédemment dans les bureaux

[01:02:48]

de l'avocat Baldwin,

[01:02:49]

un des deux avocats de Richard Allen.

[01:02:53]

Il a pris plusieurs photographies

[01:02:54]

de preuves. Westerman

[01:02:56]

aurait obtenu accès aux fichiers,

[01:02:57]

alors qu'ils étaient tous étalés sur une table

[01:02:59]

de conférence et qu'il n'y avait personne autour,

[01:03:01]

comme dans un film.

[01:03:04]

Plein de photos imprimées de la scène

[01:03:06]

du crime. Il lui a pris des photos.

[01:03:08]

Premièrement, Westerman aurait envoyé

[01:03:09]

ces photos à un homme vivant à

[01:03:11]

fichiers en Indiana.

[01:03:13]

Ensuite, cet homme les aurait partagé

[01:03:15]

avec un podcasteur de True Crime.

[01:03:18]

Et finalement, les photos se sont retrouvées

[01:03:20]

partout sur YouTube.

[01:03:22]

Donc, l'homme de fichiers

[01:03:23]

a été interrogé par la police

[01:03:26]

sur la fuite.

[01:03:27]

Et imagine-toi qu'il s'est suicidé

[01:03:29]

peu de temps après.

[01:03:32]

Et suite à cet incident,

[01:03:33]

les deux avocats de Richard Allen

[01:03:35]

ont démissionné.

[01:03:36]

Donc, il n'y a plus de représentants légals

[01:03:38]

au moment où on se parle.

[01:03:40]

Et même la juge tentait de, elle-même,

[01:03:43]

se retirer de l'affaire.

[01:03:44]

Mais je pense qu'elle est à deux jours

[01:03:46]

du deadline au moment où on enregistre.

[01:03:49]

Donc, elle n'aura sûrement pas le temps.

[01:03:51]

Et je pense que sa dernière citation,

[01:03:52]

c'était genre « I guess I'll have to do it ».

[01:03:55]

Donc, j'imagine que je vais devoir le faire.

[01:03:58]

En temps normal, son procès à Allen

[01:04:00]

serait cette année, je pense en mars,

[01:04:02]

quelque chose comme ça, ou très bientôt.

[01:04:04]

Mais là, ça risque d'être encore repoussé,

[01:04:06]

encore repoussé.

[01:04:07]

Sa santé mentale dépérit.

[01:04:10]

Lui a des problèmes de mémoire,

[01:04:12]

même peut-être un petit début d'Alzheimer.

[01:04:15]

Donc, il risque d'avoir encore

[01:04:17]

des rebondissements, Seb,

[01:04:18]

dans cette affaire-là.

[01:04:19]

C'est incroyable comment c'est long.

[01:04:20]

Moi, je me mets à la place des familles

[01:04:23]

où ce dossier-là ne se clôt pas.

[01:04:25]

Je veux dire, on en parlait en 2018,

[01:04:28]

les filles ont été tuées en 2017.

[01:04:31]

Ça fait tellement longtemps.

[01:04:34]

Je sais que la justice,

[01:04:35]

c'est long, mais c'est...

[01:04:39]

Je suis tellement triste pour...

[01:04:41]

Parce que, tu sais,

[01:04:42]

elles sont mortes,

[01:04:43]

mais juste pour les familles,

[01:04:45]

avoir une forme de paix d'esprit

[01:04:46]

que quelqu'un paye, au moins,

[01:04:49]

pour ça, là.

[01:04:50]

On commence à être pas mal sûr

[01:04:51]

que c'est lui.

[01:04:52]

Oui, il y a beaucoup de preuves, quand même.

[01:04:54]

Exact.

[01:04:55]

Et si on revient tranquillement aux rumeurs

[01:04:57]

qu'on vous a mentionnées au début de l'épisode,

[01:05:00]

ce qu'on avait soulevé en 2018,

[01:05:01]

c'est intéressant de voir comment c'est évolué.

[01:05:04]

On disait aux funérailles,

[01:05:05]

les deux filles, selon les rumeurs,

[01:05:06]

portaient des foulards au cou,

[01:05:08]

ce qui laisse croire que leur gorge

[01:05:09]

a été tranchée.

[01:05:10]

Ça, ça a été un peu confirmé

[01:05:12]

avec la fille David, de cause probable.

[01:05:15]

Elles ont été tuées à l'aide

[01:05:16]

d'un objet tranchant.

[01:05:17]

Aussi, le pistolet, bon, il y aurait eu

[01:05:19]

une douille non chargée, donc ça confirme

[01:05:21]

un peu cet aspect-là.

[01:05:23]

Elles auraient été assayées sexuellement

[01:05:25]

ou mutilées, pardon, selon les témoins

[01:05:27]

de la scène. Ça, on n'a pas de nouveau là-dessus.

[01:05:29]

C'est vrai.

[01:05:30]

On ne sait pas l'agression sexuelle.

[01:05:33]

Jusqu'à là, on n'a pas de détails là-dessus.

[01:05:34]

Il n'y a pas eu de nouveau développement

[01:05:36]

sur cet aspect-là, du moins,

[01:05:37]

dans les six dernières années.

[01:05:40]

Aussi, on disait déjà en 2018

[01:05:42]

que leur corps était disposé

[01:05:44]

d'une manière bizarre, laissant croire

[01:05:46]

à un rituel ou à une secte.

[01:05:48]

Ça, l'air de rien, c'est presque

[01:05:50]

en train de se confirmer.

[01:05:51]

Bizarre, quand même. Selon le coroner,

[01:05:54]

tout se serait terminé à 15h30.

[01:05:56]

Assez wise, le coroner, parce qu'effectivement,

[01:05:59]

c'est ce qu'il a l'air.

[01:06:01]

Abby aurait survécu plus longtemps.

[01:06:03]

Elle aurait peut-être même tenté

[01:06:04]

de s'enfuir.

[01:06:05]

Pas de nouveau là-dessus, malheureusement.

[01:06:08]

Un petit garçon amoureux

[01:06:10]

d'Abby a été suspecté.

[01:06:11]

Elle serait peut-être enceinte de lui.

[01:06:13]

Elle aurait peut-être voulu se faire avorter.

[01:06:16]

Bon, ça, on n'en sait pas plus

[01:06:18]

sur cette histoire-là. C'est pas mal écarté

[01:06:20]

même. C'est étrange.

[01:06:22]

Ça reste peut-être une

[01:06:24]

rumeur, en fait, cette histoire-là.

[01:06:26]

Mais on n'a pas reparlé

[01:06:28]

de ce potentiel suspect-là.

[01:06:31]

La possibilité

[01:06:32]

des deux tueurs,

[01:06:33]

ça semble être de plus en plus écarté

[01:06:36]

comment les choses se dirigent.

[01:06:38]

J'y sens pas avoir de deuxième suspect

[01:06:39]

jusqu'à présent.

[01:06:41]

Ça a quand même évolué.

[01:06:44]

Comme tu dis, on n'est pas loin.

[01:06:46]

Le procès, je ne peux pas croire

[01:06:47]

qu'il va être innocenté au procès

[01:06:50]

ou il va peut-être même

[01:06:52]

mourir d'ici là.

[01:06:53]

J'ai hâte de voir. On n'est pas à l'abri

[01:06:55]

de ça. On n'est pas

[01:06:58]

du tout à l'abri qu'il soit déclaré

[01:07:00]

inapte à subir son procès.

[01:07:03]

On verra bien

[01:07:04]

où ça va nous mener.

[01:07:05]

Ça va être une histoire quand même intéressante à suivre,

[01:07:08]

qui pourrait être intéressante de recouvrir

[01:07:09]

dans un épisode bilan.

[01:07:11]

Absolument.

[01:07:13]

Tu as fait de bonnes recherches, mon cher Emile.

[01:07:15]

Bon travail.

[01:07:17]

Je suis retourné en arrière pour essayer

[01:07:20]

de retrouver tout ce qu'on avait manqué

[01:07:21]

pendant ce temps-là.

[01:07:23]

En espérant que vous ayez aimé,

[01:07:25]

nous, on a beaucoup aimé se replonger

[01:07:27]

dans cette histoire qui est triste, qui est tragique,

[01:07:29]

qui est à la fois passionnante,

[01:07:32]

injuste aussi.

[01:07:33]

N'hésitez pas à nous dire ce que vous en pensez.

[01:07:35]

Vous savez où nous trouver.

[01:07:37]

On est sur Facebook, sur TikTok,

[01:07:39]

sur Instagram, sur Twitter,

[01:07:41]

on est sur YouTube aussi. On a un groupe

[01:07:43]

privé aussi où vous pouvez nous rejoindre.

[01:07:45]

Sur Patreon, bien entendu, vous pouvez

[01:07:47]

avoir accès à nos épisodes en avance

[01:07:49]

et à une tonne de contenus.

[01:07:51]

Et on se revoit à l'After Show

[01:07:53]

sur Patreon, où

[01:07:55]

en fait, je vais vous parler d'une histoire similaire,

[01:07:57]

similaire et pas, très différente

[01:07:59]

en même temps, mais où

[01:08:01]

les gens, justement, ont immortalisé un peu

[01:08:03]

leurs assignants

[01:08:05]

avec les technologies numériques.

[01:08:07]

C'est l'affaire de Denise Hoskins

[01:08:09]

et Aaron Quinn.

[01:08:11]

Très intéressant. Vous allez voir peut-être

[01:08:12]

qu'on va en faire un épisode complet tellement

[01:08:14]

c'est une grosse histoire. On vous rappelle

[01:08:16]

que moi et Seb produisons ce

[01:08:19]

show, ce podcast.

[01:08:21]

André Beaupré est notre monteur.

[01:08:23]

Moi-même ainsi que Arby faisons la

[01:08:25]

musique cette saison-ci.

[01:08:27]

Merci de vos bons mots là-dessus.

[01:08:28]

Et on ne pourrait terminer

[01:08:30]

sans donner des shout-out

[01:08:32]

à nos chers membres Patreon.

[01:08:34]

Je te laisse commencer, Seb.

[01:08:36]

Oh oui, je commence un gros Wi-Fi.

[01:08:39]

Merci à Atomy Michael,

[01:08:42]

à Bianca C,

[01:08:43]

Vero Anyways,

[01:08:45]

Karine D.B.

[01:08:47]

et Nancy D.

[01:08:49]

Je veux donner un gros

[01:08:50]

câlin à Anne C, à

[01:08:52]

Michael B, à Jimmy L,

[01:08:55]

à Timothée C

[01:08:56]

et à Émilie R.

[01:08:58]

Je poursuis avec

[01:09:00]

Catherine D, Ariel C,

[01:09:03]

Renée G,

[01:09:04]

Nicolas L et Joël T.

[01:09:08]

Une bonne poignée de main à

[01:09:10]

Mathieu C, à Oli

[01:09:12]

Mallory, à Nadine T,

[01:09:15]

à Aude M

[01:09:16]

et à Cocotte.

[01:09:18]

Je poursuis

[01:09:20]

i5 à Giovanni T,

[01:09:22]

Mathieu G, Juliane C,

[01:09:25]

Marc SL

[01:09:26]

et Laurence G.

[01:09:29]

Un gros remerciement

[01:09:31]

tout spécial à Jean-François C,

[01:09:34]

à Nadej,

[01:09:35]

à Vanessa, à Nicolas R

[01:09:38]

et à Olivier.

[01:09:40]

Je poursuis sans vous, on ne pourrait pas faire ce show-là,

[01:09:43]

à Thomas,

[01:09:45]

Allen A, Etienne B,

[01:09:48]

Catherine P

[01:09:48]

et André R.

[01:09:51]

94.

[01:09:52]

Merci pour votre amour

[01:09:54]

inconditionnel à

[01:09:55]

Arthur B, Josiane M,

[01:09:58]

à Jessica,

[01:09:59]

à Victor 11

[01:10:01]

et à Jack Tan.

[01:10:03]

Je poursuis avec

[01:10:04]

Eric de Ballertek,

[01:10:06]

Nadej L, Anne-Marie J,

[01:10:10]

Marie-Hélène S

[01:10:11]

et Élisabeth.

[01:10:13]

Et pour terminer,

[01:10:15]

ovation toute spéciale à

[01:10:17]

Jean B, à Tristan,

[01:10:19]

à Sophie R, à Karine L

[01:10:22]

et à Isabelle B.

[01:10:29]

Mon cher Emile,

[01:10:30]

est-ce que tu aurais un mot de la fin

[01:10:31]

pour nous ce soir?

[01:10:34]

Sachez que le mal est partout.

[01:10:36]

Où vous soyez,

[01:10:37]

où que vous alliez,

[01:10:39]

soyez donc tous et toutes prudents et prudentes.

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