Mini-Disto - Trafic humain sur Instagram

Épisode

Mini-Disto - Trafic humain sur Instagram

Durée
11 min
Format
Audio
Type
Bonus

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Le trafic humain est le crime le plus en hausse dans le monde actuellement, et les réseaux sociaux sont au coeur des nouvelles pratiques des trafiquants. Dans cette Mini-Disto, Emile glisse quelques mots à propos du trafic sexuel au Canada et revient sur une enquête choc de la BBC. Des journalistes ont découvert un important trafic d’esclaves qui sévit sur Instagram, ou des centaines de femmes sont vendues et revendues à profit au Kuwait. Alors que leurs droit humains sont violés, passeports et téléphones confisqués, on perd souvent la trace de ces femmes invisibles qui disparaissent sans revenir dans leurs pays d’origine.

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Vous êtes sur le point d'écouter une mini-disto,

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tirée du journal d'enquête d'Emile et Sébastien.

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Bonjour, chers distordus, ici Emile pour une mini-disto.

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Malgré qu'Instagram soit un réseau social très populaire et très grand public,

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il n'en demeure pas moins qu'il renferme plusieurs côtés sombres.

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Que ce soit en lien avec les troubles d'alimentation,

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la radicalisation d'extrêmes droites ou misogynes,

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la vente de drogue ou même des racoins où l'on fait l'éloge du suicide et de la dépression,

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le réseau social est rempli de petits confins où l'on retrouve le pire de l'Internet.

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Souvent, c'est en pointant les bons hashtags que l'on retrouve ce contenu sombre,

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car les profils concernés sont souvent connus seulement par les initiés.

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Et comme les hashtags peuvent être d'une complexité assez élaborée,

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c'est comme chercher une petite aiguille dans une immense botte de foin. Vous allez voir.

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Le trafic humain est actuellement le crime le plus en hausse dans le monde,

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ayant explosé avec la montée en flèche des réseaux sociaux.

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Au Canada, en 2016, il y a eu 340 cas rapportés de trafic humain,

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principalement en lien avec le trafic sexuel. C'est beaucoup en une année seulement.

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C'est ce qui a été signalé lors d'une rencontre dans le comté de Huron, en Ontario,

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lors d'un récent forum sur le sujet en octobre 2019.

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On estime qu'un trafiquant peut faire plus de 280 000 $ avec une seule et unique victime.

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C'est donc un crime très rentable. Une victime sur quatre n'a pas encore 18 ans.

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Katie Sparkling, du centre de service aux victimes du comté de Huron,

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estime qu'environ 90 % des adolescents à qui elle a eu affaire

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ont déjà reçu des demandes de conversation avec des inconnus sur Instagram et Snapchat.

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Il est clair que ces plateformes sociales sont au cœur des outils

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utilisés par les cyberprédateurs et les trafiquants.

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Dans le cas du trafic sexuel, un des scénarios souvent observés

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sur les réseaux sociaux qu'on a notés dans ce forum,

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c'est qu'un certain Roméo Virtuel va cibler et charmer une jeune fille sur Instagram

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et va lui donner beaucoup d'attention au départ.

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Il est souvent âgé du même âge que la proie,

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mais derrière lui, des criminels bien adultes tirent les ficelles.

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C'est un scénario qu'on voit souvent dans des cas de catfish,

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mais qui est utilisé aussi dans des cas de trafic sexuel.

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Souvent, c'est des gens qui vont engager des jeunes

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qui sont parfois eux-mêmes trafiqués afin de darponner et de scouter des nouvelles victimes.

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À force de tisser et de maintenir une relation avec la jeune fille ou le jeune homme,

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il viendra échanger du contenu parfois osé avec sa proie

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et parfois même humiliant qui peut être utilisé éventuellement à des fins de chantage.

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Un jour, il va lui proposer une rencontre dans la vraie vie

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et c'est là que l'acte de kidnapping ou de trafic aura lieu.

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La jeune fille sera généralement envoyée dans une autre province ou un autre état

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et utilisée comme produit sexuel pour satisfaire plusieurs clients.

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Un autre type de scénario qu'on a vu apparaître au cours des dernières années,

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c'est qu'une fille va en contacter une autre sur Instagram

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et les deux vont développer une certaine amitié.

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La prédatrice a souvent beaucoup d'abonnés

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et elle affiche un lifestyle très glamour axé sur les voyages et la fête.

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Elle va donc cibler des filles qui aiment ce style de vie aussi.

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Éventuellement, elle va proposer à l'autre un emploi comme serveuse

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par exemple dans un pays exotique étranger

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histoire de mener le même style de vie qu'elle.

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Évidemment, elles vont cibler des filles qui travaillent un peu

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dans le milieu des clubs, des bars et du nightlife.

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Toutefois, une fois là-bas, une fois dans ce pays exotique-là,

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les choses sont complètement autres.

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C'est-à-dire que son passeport, son téléphone va être confisqué.

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L'emploi de barmaid, finalement, c'est pas exactement ce à quoi elle s'attendait.

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Elle se retrouvera vite au sein d'une gang ou d'un groupe criminel organisé

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qui l'utilisera à des fins de prostitution

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et très vite, elle disparaîtra de la map.

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Ce type de scénario-là est très triste et hélas, ils sont trop nombreux.

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Mais il y a d'autres histoires encore plus sombres.

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Il y a une histoire, entre autres, importante reliant trafic humain et réseaux sociaux

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qui a fait rage dans l'actualité tout récemment.

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Et je vais vous en parler.

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Au cours des dernières semaines, la BBC s'est penchée

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sur un important réseau d'esclavage qui sévissait

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et qui sévit sûrement encore sur Instagram et d'autres réseaux sociaux,

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principalement au Kuwait.

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D'autres applications sont en jeu aussi.

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C'est les applications de marché en ligne comme For Sale ou encore Haraj

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qui sont disponibles sur Apple et Google,

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qui offrent des centaines de listings où il est possible

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d'acheter des femmes de ménage et autres esclaves.

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Et tout ça, c'est complètement illégal.

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Car si vous croyez que l'esclavage était aboli depuis longtemps,

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sachez qu'en effet, c'est tout le contraire.

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L'esclavage moderne est plus fort que jamais.

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Au Kuwait, c'est neuf foyers sur dix qui emploient une femme de ménage

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ou une femme à tout faire pour s'occuper des repas, des tâches ménagères,

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des enfants et toutes autres tâches connexes.

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Il y a une énorme demande.

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À ce propos, mon imagination n'a pas besoin de se laisser aller trop longtemps

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pour imaginer d'autres types de tâches que ces femmes doivent accomplir, malheureusement.

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Ces femmes sont invisibles.

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On ne les voit pas dans la rue, ni dans les lieux publics,

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on ignore d'où elles viennent, ni même leur nom véritable

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parce que souvent leur nom est changé une fois rendu au Kuwait.

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Elles proviennent des endroits les plus pauvres du monde,

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notamment du Ghana, mais aussi de la Guinée française.

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Souvent, elles n'ont pas de famille, elles ont été abandonnées ou encore elles sont orphelines.

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C'est le cas de la jeune Fatou, 16 ans,

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qui a été envoyée au Kuwait de la Guinée pour servir des maîtres et maîtresses là-bas.

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Leur but à la base à ces filles-là, c'est d'aller au Kuwait faire un peu d'argent

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en travaillant comme femme de ménage

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et de ramener cet argent dans leur pays d'origine pour aider leur famille.

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Toutefois, la réalité est tout autre.

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Une fois arrivées, ces filles se voient confisquer leur passeport

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et s'inscrivent dans un marché noir de trafic humain à grande échelle.

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Elles vont être mises en vente à profit par leur maître,

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qui lui, au final, n'avait pas vraiment besoin d'une servante

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ou encore il y en avait déjà plusieurs.

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Ces servantes vont être passées de foyer en foyer pendant plusieurs mois,

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toujours revendues à profit, telle une commodité.

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C'est vraiment un marché qui est bouillonnant au Kuwait.

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Ainsi, il deviendra presque impossible de retracer ces filles.

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Elles vont changer de nom, elles n'auront pas de pièces d'identité sur elles

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et elles parlent à peine le langage de leur maître.

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C'est ce qui est arrivé à plusieurs reprises à la jeune Fatou dès son arrivée au Kuwait.

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Elle a été payée pour environ un mois de travail et après plus un sou.

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Elle n'a pas droit au congé, ne célèbre aucune fête,

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elle doit se réveiller à 5 h du matin pour commencer sa tâche

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et elle n'a aucun droit de refus.

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Dans un des foyers où elle a travaillé, elle a été traitée comme un vrai animal,

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parfois interdite de sommeil.

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Elle n'a pas le droit de parler à sa famille et doit constamment sourire.

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Pour environ 2000 ou 3000 $ américains,

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il est possible d'acheter une servante ou un esclave.

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Par la suite, il est possible de la revendre à profit plusieurs fois.

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Bien des gens au Kuwait utilisent ce stratagème et en font une carrière

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car le tout est très lucratif.

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La BBC se sont rendu chez un homme au Kuwait qui fait ce genre de commerce

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pour apprendre que son véritable emploi est policier.

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Donc inutile de vous dire que ce problème n'est pas vraiment

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une priorité pour les autorités là-bas.

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Sur Instagram, c'est avec les hashtags

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Maids4Sale ou encore Maids4Transfer

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que des centaines de femmes sont offertes aux meilleurs acheteurs.

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Souvent, après, ils sont redirigés vers les applications

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où il est possible de filtrer les servantes par race et par prix.

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Vous voyez le genre de marché dans lequel on est.

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Généralement, c'est sur ces applications que la transaction est conclue.

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Il y en a des centaines, voire des milliers.

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Il est même possible d'aller rencontrer les servantes en personne

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si vous pouvez vous rendre sur place.

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La BBC l'a fait 12 fois, imaginez-vous.

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Dans le cas de la jeune Fatou, qui est mineure,

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elle n'a même pas le droit d'occuper un emploi de femme de ménage au Kuwait,

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ce qui rendrait son employeur passible de prison.

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Les Nations unies ont donc estimé que ces victimes

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étaient en totale violation de leurs propres droits humains.

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Ça a fait un certain scandale là-bas et le tout a été rapporté aux Nations unies.

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Fatou, de son côté, a été remise aux autorités

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et a pu rejoindre sa famille en Guinée.

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Toutefois, il s'agit d'un scénario tout à fait exceptionnel

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parce qu'au combien reste au Kuwait entre les mains de leur maître.

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Facebook et Instagram, de leur côté,

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ont affirmé condamner ce genre de pratiques

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et ont banni des hashtags de leurs plateformes,

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ceux que je vous ai mentionnés, mais est-ce qu'ils peuvent faire plus,

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au juste, parce qu'il n'est pas évident de contrôler

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tout cet afflux de contenu le bien dissimulé.

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On sait que les entreprises font des grandes progressions

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en engageant beaucoup de monde, beaucoup de ressources

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pour modérer les publications, mais plusieurs leur y échappent bien évidemment

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parce que c'est des milliards de publications qui sont faites à chaque jour.

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Aussi, on sait que modérer tout ce contenu

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peut causer d'importants chocs post-traumatiques.

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Ceux, entre autres, qui traquent les pédophiles en ligne,

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je peux vous dire qu'entre autres ceux qui traquent les pédophiles en ligne

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ont affaire à du contenu assez extrême

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et ça peut les marquer pour le reste de leur vie.

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J'ose croire qu'un jour, l'intelligence artificielle sera sans doute

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la solution à cette propagation de contenus extrêmes haineux et dangereux.

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Dans tous les cas, Facebook et Instagram,

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via leur page d'aide, octroient une section sur le trafic humain.

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N'hésitez pas à la consulter si vous croyez avoir affaire à un cas semblable.

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Il suggère évidemment de contacter le 911

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aussitôt que vous êtes témoin d'une situation

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ou d'autres numéros d'urgence, peu importe vous êtes où dans le monde

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ou que vous croyez être une proie.

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En ce qui attrait aux trafiquants de Fatou, aux Kuwait,

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aucune conséquence leur a été imposée.

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Ils continuent de vivre leur vie normalement avec sans doute une nouvelle esclave.

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Malgré tous les efforts que la BBC et les Nations unies

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ont fait en lien avec ce crime-là et ce réseau de trafic-là,

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évidemment, ce ne sera pas suffisant

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pour arrêter tout le trafic humain dans le monde.

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On sait que c'est un crime qui est en hausse malheureusement

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et les réseaux sociaux ont un certain rôle à jouer là-dedans.

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J'aimerais que vous me dites, vous de votre côté,

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qu'est-ce que les compagnies comme Facebook et Instagram

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pourraient faire pour stopper ce type de trafic-là?

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Laissez-nous le savoir dans les commentaires.

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Sur ce, bonne nuit à tous et à toutes, chers Distordus.

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On se reparle bientôt.

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