Pour cet épisode spécial, Emile et Sébastien invitent Simon Predj du podcast Ars Moriendi afin de célébrer l’Halloween en bonne et dûe forme. Trois histoires différentes ont été choisies à l’insu de chacun, afin de garder le suspense: une tournée d’Halloween tourne au meurtre à l’automne 1974, plusieurs enfants semblent possédés par des esprits maléfiques dans le sud de l’Alsace, et un internaute reçoit pendant plusieurs mois des messages sur Facebook… de la part de son amoureuse décédée!

Épisode
#19 - Spécial Halloween avec Ars Moriendi
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Tout débute il y a 3 000 ans, là où se trouvent aujourd'hui l'Angleterre et le
nord de la France. Le calendrier celtique à cette époque ne se termine pas le 31 décembre,
mais plutôt le 31 octobre, annonçant la fin des récoltes et de la saison du soleil.
Étant une communauté basée sur l'agriculture, l'hiver est une saison terrifiante car
leur survie dépend de leur récolte annuelle. Le samin, aussi appelé saouine, est la
lutte du cycle hivernal, une lutte entre les ténèbres et la lumière. Au cours de la nuit,
les druides allument un feu sacré sur l'hôtel afin d'honorer Bean, le dieu du soleil.
Selon la légende, pendant la nuit de la samin, les esprits des morts peuvent revenir dans
leur demeure terrestre. Ainsi, les vivants essaient de les accueillir au mieux. On laisse,
par exemple, de la nourriture et des sucreries aux portes des villages afin
d'apaiser ses présences. L'ouverture des portes de l'autre monde permet aussi l'intrusion d'entités
maléfiques. Cet aspect a pris de l'importance sous l'influence du christianisme, avec les
notions d'enfer et de purgatoire. Ainsi, si les âmes reviennent, c'est qu'elles n'ont pas
accédé au paradis et qu'elles sont damnées ou libérées du purgatoire. Cette fête se
perpétue au cours des générations qui suivent et devient une tradition païenne,
mais la fête druidique disparaît d'Irlande au 5e siècle avec l'arrivée d'une nouvelle
religion, le christianisme. Ce nouveau mouvement est bien décidé à conquérir le continent et
pour ce faire, ils doivent convertir les païens, ce qui n'est pas chose facile car ces païens n'ont
aucun intérêt envers quelconque religion. Mais le christianisme usera de manipulations
et de stratégies pour arriver à ses fins. C'est dans cette optique qu'ils se sont appropriés les
célébrations du samin. La fête catholique de la Toussaint tire son origine d'une commémoration
de tous les martyrs institués à Rome en 613 par le pape Boniface IV. Au départ, elle est
fêtée le 13 mai, jour anniversaire de la dédicace du Panthéon. Elle remplace la fête
des Lemuria, de la Rome antique célébrée à cette date pour conjurer les spectres
Au IXe siècle, la fête est étendue à Toussaint par le pape Grégoire IV. Il change aussi la date
de cette célébration pour s'approprier le samin et manipuler les païens en leur faisant croire
que Toussaint, en fait, il célébrait les saints de l'église chrétienne. Le 1er novembre,
devient alors la fête de Toussaint qui deviendra avec le temps la Toussaint.
En anglais, il nomme la veille de la Toussaint All Hallows Eve qui signifie le soir de tous les
saints. Hallows étant une forme archaïque du mot anglais holly qui signifie saint.
Éventuellement, il y aura une contraction du mot Eve et le 31 octobre devient alors Halloween.
La célébration de la Toussaint est suivie d'un office des morts à partir de l'an 998.
Les moines de Cluny instituent une fête d'être épassé le 2 novembre. Le culte des morts est
cependant massivement célébré le 1er novembre. Malgré l'appropriation chrétienne,
à ces célébrations perdurent la croyance païenne que l'âme des morts revienne
à hérir sur terre à la veille de la Toussaint le 31 octobre. Avant d'aller
dormir, il laisse de la nourriture et des sucreries sur la table et il laisse
le feu de cheminée allumé pour apaiser ses esprits. À la suite de la grande famine de
1845 en Irlande, plus de deux millions d'Irlandais viennent s'installer en Amérique,
apportant avec eux leurs pratiques et coutumes, notamment la fête d'Halloween.
C'est aujourd'hui notre tour de célébrer les morts, les esprits baléfiques et la
sorcellerie, tels les druides durant les sacrifices du samin. Nous allons vous
raconter des histoires à glacer le sang qui vous empêcheront certainement de dormir.
Je suis Sébastien Lévesque, Simon Pregge, Emile Gauthier et vous écoutez le spécial en
Halloween de Distorsion et d'Ars Moriendi. Bonsoir Emile, bonsoir Simon, comment allez-vous
ce soir, messieurs? Ça va très bien Sébastien Lévesque parce que tu l'as dit,
on a un invité spécial, Simon Pregge, d'Ars Moriendi, vous l'avez entendu dans l'intro,
il est finalement avec nous en fait, ça fait des mois qu'on correspond via des lettres sur
les réseaux sociaux et autres et finalement on se rencontre pour le 31 octobre 2017 donc
un événement historique. Comment ça va Simon? Numéro 1, effectivement en fait plutôt le
numéro 31. Quelle belle journée pour enfin se rencontrer. Effectivement comme on dit ça
fait longtemps qu'on parle d'une collaboration, quel bon moment pour le faire. Exactement,
joindre l'utile à l'épouvantable. Exactement, spécial Halloween ça veut dire aussi une bière
de la semaine dans Halloween, qu'est-ce qu'on boit à soir Séb? Ce soir on a une bière
thématique pour vous qui vient, une bière québécoise comme à l'habitude, qui vient de la
micro brasserie, le trèfle noir de Roy Noranda, en fait elle a un savoureux jeu de mots
pour son nom, c'est la Ale-O-Win. Donc vous savez qu'on aime bien tout ce qui est les
bières Elle, c'est une bière à la citrouille qui est tout de même assez forte, une 7.8 et
on le sent bien dans le goût. C'est pas une gimmick là, c'est une bonne bière. Exact et
je suis quand même, on n'est pas des grands fans de bières aux fruits, bières à la citrouille,
mais celle-là elle est surprenante par son goût et elle même je trouvais qu'elle attire
un peu vers les bières noires et brunes assez foncées donc je la trouve quand même
intéressante pour une belle, bonne bière d'apéro en fait je vous dirais pour vous
parter dans l'O-Win, c'est parfait. Je dirais la même chose en tant qu'invité, moi je ne suis
pas un grand fan de bières fruitées et finalement celle-là très agréable, c'est une belle
découverte. D'ailleurs est-ce que la citrouille c'est un fruit ou un légume, on n'est pas trop
sûr. Techniquement ça... Oh moi aussi j'ai une autre question. Peut-être que dans une autre
dimension c'était un fruit et que maintenant c'est un légume. Mais moi aussi je me questionne
est-ce que chacune des bouteilles est tentée? On va le savoir. On va le savoir avec l'épisode d'avant je pense.
Exactement et de qui nous vient cette bière Seb? C'est de notre bière, elle vient de Danny qui nous a
offert une tournée de bière via notre site web si vous avez envie de faire comme Danny et de
nous offrir une tournée de bière donc vous allez sur distortionpodcast.com et vous avez
l'onglet tournée de bière qui est situé dans le haut à droite ou dans chacun des
articles des épisodes. Il y a toujours un lien qui est là. Les bravo de nous offrir une bière et
aussi dans les commentaires de PayPal vous pouvez aussi nous proposer une bière locale que vous
que vous voulez nous suggérer qu'on puisse tenter de trouver ici et la faire découvrir à tous
nos auditeurs. Donc voilà merci Danny pour cette tournée de bière. Aussi on a une
review 5 étoiles sur Apple Podcast qui nous vient de Raphaël Le, donc Raphaël au féminin,
qui nous dit à écouter excellent podcast bien documenté et captivant. Eh bien merci beaucoup
Raphaël c'est pour des gens comme toi qu'on fait ce beau travail. Ce soir le concept c'est
assez particulier en fait on a choisi chacun, chacun nous trois, moi Sébastien et Simon,
on a choisi une histoire thématique Halloween, thématique distortion, thématique Ars Moriendi et
on ne s'est jamais dit en fait quelle histoire on a choisi. On va découvrir ça ensemble. Qu'est-ce
que les autres ont trouvé? Moi ça a été très difficile je sais pas pour les autres. T'es vraiment
ardu de trouver une histoire. Parce qu'on veut tellement trouver une histoire qui va nous plaire
mais aussi plaire aux autres, pas juste au public mais à vous. C'est pas facile de trouver
une histoire qui est thématique et des fois on tombe, on se le cachera pas, je suis sûr que vous avez
vécu la même chose, on tombe sur une histoire qui a finalement tellement tellement de viande autour
de l'os quand là on va dire, oh mais là je peux pas la résumer en 15 minutes, je vais la garder pour
l'autre épisode. Fait que tu repousses, tu repousses. Fallait trouver quelque chose avec assez de
viande, assez effrayant et en même temps qui se résume bien sans avoir à couper dans l'histoire.
C'est pas facile. Exactement, j'ai eu de la misère à trouver l'épiphanie parce que moi
j'aime bien avoir l'épiphanie, être passionné par l'histoire et finalement j'ai trouvé après
des journées sincèrement à faire de la recherche donc j'espère que va vous plaire cette
histoire. Je trouve ça vraiment le fun justement qu'on va vraiment vivre une surprise nous
même un peu en même temps que vous les auditeurs quand vous allez nous écouter donc voilà bonne
écoute. J'espère que vous allez aimer ça. Exactement, si vous voulez écouter Simon Prej
en podcast vous le faites. Faites F1, non non c'est pas ça. Faites Up Up Down Down, Left Right,
non mais si vous voulez écouter ce que fait Simon Prej, il anime le podcast Ars Mori Andi,
vous pouvez trouver ça partout sur iTunes, sur le web et il anime aussi les Oubliettes
parce que Simon est un fan de vieux VHS et de films obscurs donc deux personnalités qui se marient
bien avec Distorsion encore une fois. On fait tout ensemble et puis parce que ça va être
aussi partagé sur le flux RSS de Ars Mori Andi. Si vous ne le connaissez pas encore,
t'étais où man? Distorsion Podcast, facile à trouver sur toutes vos applications podcast si
je me concentre sur les histoires de peur du passé d'une autre époque, eh bien Distorsion
se concentre sur les histoires d'horreur de l'ère numérique. C'est un bon résumé. Les
gars est-ce qu'on est prêt à plonger dans ce spécial Halloween? Oui monsieur. Allons-y.
On se retrouve en 1974 donc le 31 octobre soir de l'Halloween à Deer Park au Texas,
donc cette soirée-là il pleut énormément mais bon comme tout enfant la pluie ne nous empêche
jamais d'aller à la conquête de bonbons. Ronald Clark O'Brien obtient et père de deux
enfants, Timothée 8 ans et Elisabeth 5 ans, accompagnent ces enfants pendant que la maman
reste à la maison pour aller passer l'Halloween. Il y a un de leurs voisins Jim Bates et son
petit garçon qui les accompagne donc plus on est de fou plus on rit. Ils se promènent,
tout va bien, tout va bien, ils récoltent des bonbons. À une certaine maison un moment
donné les lumières sont éteintes. On le sait c'est un peu le code quand on n'a plus de
bonbons on ferme les lumières comme ça les gens ne vont pas cogner pour rien nécessairement
mais les enfants insistent pour y aller. C'est la pas du gain et en bon parent les papas
les laissent aller cogner. Pas de réponse. Bon, les enfants ne font pas plus de cas,
ils courent vers la maison suivante. Quand les enfants vont à la maison suivante,
Jim les suit, un des papas. Par contre Ronald reste un peu à l'écart. Mais bon, personne
en fait de cas. Là il revient quelques secondes ou minutes plus tard environ. Il y a les mains
pleines de bonbons. En fait, il y a particulièrement les pixie sticks. Je ne sais pas si vous
vous souvenez de ça quand on était jeune, c'était les longues pailles qui avaient un genre
de sucre un petit peu avec de l'amertume un peu acidulé. Il appelle ça de la poudre
J'adore ça. Est-ce que ça existe encore? J'en ai déjà vu dans un dépanneur. J'imagine
que oui, c'est encore populaire. J'en ai vu il n'y a pas si longtemps que ça. Il existe
aussi l'équivalent qui était dans des petits fruits en plastique. Ça, ça se trouve encore
sur le plateau. Oui, c'est vrai effectivement. Mais bon, il arrive avec ses parents, les enfants
sont contents. Il dit qu'il a réussi finalement en insistant, qu'il est allé reconnuer à la
porte, qu'il a insisté pour avoir des bonbons et il en distribue à chacun des enfants
qui sont là, donc son fils, sa fille et le fils de Timothée. En fait, Timothée, Élisabeth et le
fils de Jim, son voisin. Et il en remet aussi à deux autres enfants, deux autres enfants qu'on
connaît pas. Ils finissent leur soirée, tout se passe bien, la récolte, tout le monde est
content. Timothée, l'enfant de huit ans, il veut goûter un bonbon avant d'aller se coucher,
son père, c'est une soirée spéciale, on a tous été enfant, il lui permet de piger un bonbon de
son choix dans son butin. Bien sûr, Timothée choisit le Pixistix, la longue paille avec
la poudre acidulée. Il est gros en fait, c'était le gros format en plus de 21 pouces et je peux
comprendre l'attrait. Par contre, vraiment étrange, la poudre a presque coincé dans la
paille pendant que Timothée essaie de la manger. Son père l'aide à débloquer tout ça, qu'il puisse
profiter de son dû et manger le bonbon. Par contre, Timothée trouve ça vraiment dégueu,
hyper amer, pas comme le goût qu'il s'attendait habituellement à avoir. On s'entend,
ces bonbons-là, oui, il y a une amertume, c'est acide, mais c'est pas désagréable
en bouche, ça chatouille les papilles. Et là, son père, il dit, écoute, je vais aller
servir du Kool-Aid pour rincer ta bouche. Comme ça, le goût va partir. Rien de mieux
que de se rincer la bouche avec du Kool-Aid. Combattre le sucre par le sucre. Mais moins
d'une heure plus tard, Timothée est mort. Ce soir-là, c'était le procureur Mike Hinton
qui était en place. Il reçoit un appel de la police de Pasadena. Tout ça s'est passé
extrêmement vite, vous voyez. Donc, l'enfant a dû se coucher vers 7-8 heures. Moins d'une
heure plus tard, il est mort. La police appelle le procureur. Il y a un garçon de 8 ans
qui vient de mourir. Il a été transporté d'urgence à l'hôpital, mais il était
déjà mort une fois arrivé à l'hôpital. Là, il ouvre une enquête vraiment rapidement.
Tout ça, comme je vous dis, se déroule vraiment dans les heures qui ont suivi
la mort de Timothée. Donc, encore le soir de l'Halloween. Là, ils veulent
vraiment ouvrir une enquête rapidement. Hinton, le procureur qui est bien connecté,
appelle un médecin légiste du coin qui lui explique vraiment la situation. Le médecin
légiste, la première chose qu'il demande, est-ce que l'haleine de Timothée sentait
quelque chose? Là, Hinton, le procureur, écoute, je vais me renseigner. Il appelle
à la morgue rapidement. Effectivement, il y avait une haleine. Il a réussi à avoir
la menthe. Dès qu'il rappelle le médecin légiste, il dit, écoute, je suis convaincu
que c'est du cyanure. C'est ça qu'il sent, la menthe.
Interesting.
Oui, c'est assez particulier.
Si vous avez lu des romans d'Agatha Christie,
sans doute que tout ça est décrit là-dedans. Il y a des histoires
d'empoisonnement au cyanure.
Effectivement. Oui, c'est assez particulier.
Puis même l'autopsie, par la suite, a prouvé, a confirmé l'intuition du
docteur. Mais l'autopsie va se faire quand même beaucoup plus tard. On est
toujours le 31, le soir même de l'Halloween.
Là, je veux dire, écoute, il y a un empoisonnement d'un enfant.
On a la preuve concrète qu'un enfant qui est empoisonné.
Les officiers de police se dépêchent à essayer de savoir quel autre enfant a
reçu ces bonbons-là.
Je veux dire, Ronald, en fait, collabore avec la police et lui explique.
J'en ai donné un à ma fille, un à mon fils, aux enfants du voisin, etc.
La police fait le tour du voisinage.
Heureusement, il n'y a pas d'autres enfants qui en ont consommé.
Même, il n'y a pas d'autres enfants qui en ont consommé sur le coup.
Ça reste comme ça.
Ils ont remarqué par contre qu'il y a une des petites pailles qui a
été brochée, en fait, dans le haut.
Comme s'il était falsifié.
Exactement.
C'est pas très subtil.
Et le pire, c'est que ça l'a sauvé un des enfants.
Parce que quand les policiers sont débarqués dans une des maisons,
l'enfant l'avait avec lui dans le lit pendant qu'il dormait.
Il a dit à la police qu'il n'a pas été capable à cause de l'ouvrir,
à cause de la graffe, parce qu'il l'avait pris sans le dire à ses parents.
Quelqu'un, l'enfant, n'a pas fait ça.
On l'a tout fait.
Oui, c'est ça.
Il s'est pas empoisonné.
La police décide donc d'amener Ronald avec lui parce que Ronald,
en fait, qui est le père de Timothy, il était là lors de l'accueillette
de bonbons.
Donc, il accompagne la police.
La police, en fait, lui demande de faire le tour des maisons,
parce qu'il sait à quelle maison qu'il aurait eu les bonbons.
C'est justement la maison, parce qu'il n'y avait pas les lumières.
Là, il se rend avec...
Mais en se rendant dans le quartier, par contre,
étrangement, Ronald commence à souffrir d'une perte de mémoire.
Il ne se souvient plus du tout de la maison.
Il dit qu'il n'a jamais vu le tueur et que,
parce qu'il avait juste aperçu son visage à travers la porte,
une fine, fine, mince ouverture
que la personne aurait ouverte pour lui donner les bonbons.
Là, les enquêteurs sont comme un peu assez louche.
Je veux dire, c'est dans un court laps de temps tout ça.
Tu ne peux pas oublier la maison, surtout qu'elle avait une particularité.
Mais ça, la police ne le sait pas nécessairement.
Là, les jours passent, il n'y a pas de preuves, il n'y a rien.
Je veux dire, l'enquête piétine et Hinton,
le procureur, se fâche et commence à mettre de la pression sur la police.
Là, la police vont revoir Ronald O'Brien et l'amènent au poste,
toujours pas en état d'arrestation, mais du moins pour l'interroger.
Lui mettent quand même énormément de pression.
Et finalement, il retrouve la mémoire et il les amène à la maison.
La police fait les recherches pour trouver qui est le propriétaire de la maison.
Ce n'est pas très long.
Il n'est pas présent.
Il débarque chez son bureau.
Il travaille à l'arrivée au poste.
On n'a jamais le nom de ce voisin-là.
Il n'a jamais été divulgué aux médias.
Heureusement pour lui, il travaillait à l'aéroport William P. Obie.
La police débarque là, imaginez, l'arrête devant tous ses collègues.
Oui, oui, c'est ça, devant tous ses collègues.
Pour eux, le mystère, le dossier est clos.
Par contre, une fois arrêtés, ils font quand même une enquête.
Le monsieur en question, le propriétaire de la maison aux lumières fermées,
a un alibi qui se tient.
Il travaillait le soir de l'Halloween.
Ses collègues l'ont prouvé, il y a eu les feuilles de temps et tout.
Et oui, sa femme et sa fille étaient à la maison.
Et ils ont bien fermé les lumières parce qu'ils n'avaient plus de bonbons,
mais jurent qu'ils n'ont jamais répondu à la porte.
Donc l'alibi est confirmé pour l'enfant.
La police a cru cette famille-là.
Ce qui faisait que pour eux, la police,
l'étau se resserrait quand même sur Randall.
Je veux dire, une femme, déjà là,
je pense que dans l'esprit d'un policier,
une femme avec une fille ne pourrait pas,
je veux dire, empoisonner un enfant.
L'homme, il est au travail.
Il faut quand même manipuler ces choses-là.
L'avoir monté, bref.
La maire, elle commence à viser le verre, pas mal.
Exactement.
L'étau se resserre.
Mais là, en enquêtant justement,
parce que là, ils commencent à fouiller un petit peu plus sur Randall,
l'autre suspect étant éliminé,
ils se rendent compte qu'il n'y a pas si longtemps,
il y avait pris une assurance vie pour ses enfants.
Une en janvier de la même année,
donc autour de janvier 1974,
pour 10 000 $ par enfant.
Je vous rappelle qu'il y a deux enfants, Timothée et Élisabeth.
Et un mois avant leur louis,
donc à la fin septembre,
il a pris une deuxième assurance,
encore sur la tête de ses enfants,
mais celle-ci de 20 000 $ par enfant.
C'est quand même un peu louche, là.
Donc les...
Et en plus, les enquêtants ont découvert
qu'il y avait des dettes au-dessus de 100 000 $.
Donc ce qui pourrait motiver...
En argent de 1974 en plus, là.
Je comprends pas comment quelqu'un, sincèrement,
peut se rendre à des dettes de jeu.
Et ouais, ben ça, c'est ça qui est étrange.
On n'a jamais de détails sur les dettes en question.
C'est juste qu'il y a 100 000 $ de dettes.
C'est quand même une somme importante, là.
Ah non, effectivement, là.
Donc là, ça commence à être assez louche.
Et même, autre fait assez particulier
que la police ont noté,
le lendemain de la mort de Timothée,
il a tout de suite fait la réclamation.
La réclamation de l'argent.
Ah boy, ça c'est suspect.
Pas le temps de niaiser, hein.
Ben non, c'est ça, t'sais, généralement.
En plus, quand c'est ton propre enfant,
je veux dire, l'argent...
Vitton d'œil, ça attendra, là.
Vitton d'œil, c'est ça, là, t'sais.
Et c'est assez particulier.
Même, je disais qu'il y avait des chicanes de famille
que le soir même, des funérailles de Timothée,
il s'est couché hyper tôt,
ce qui a frustré sa femme.
Pour lui, c'était comme banal.
On dirait qu'il ne ressentait pas de peine
sans même générer de la chicane auprès de la famille,
ce qui a aussi soulevé un autre doute auprès des policiers.
OK, ben quand même, oui, c'est clair que là,
de plus en plus, le père commence à être suspect.
Non, effectivement.
Et là, bon, la police peut demander,
avec toutes ces preuves-là, si on veut,
là, du moins, des éléments importants,
on peut demander un mandat d'arrest...
Pardon, pas un mandat d'arrestation,
mais plutôt un mandat de perquisition
pour pouvoir fouiller sa maison.
Ils l'ont eu assez rapidement.
Ils ont trouvé une paire de ciseaux
sur laquelle, justement, par hasard,
se trouvaient les résidus de la paille de plastique,
justement, du fameux bonbon qui était dessus.
L'arme du crime.
Oui, parce des fois, ça te prend pas grand-chose,
mais tu peux pas accuser sans preuve, hein?
Même si tout pointe vers lui,
il fallait que tu trouves une preuve.
Exact.
Et là, ils l'arrêtent, bon, étant donné
qu'ils ont quand même des choses
qui peuvent l'incriminer.
Et même, dans leurs recherches,
M. O'Brien est allé voir,
il habitait près d'université,
il est allé voir un professeur
pour lui demander lequel,
puis je vous cite,
qu'est-ce qui est le plus mortel?
Le cyanure ou un autre type de poison?
Et le professeur a la question,
on sait pas de quel département,
mais j'imagine ça doit être de chimie
ou quelque chose comme ça,
a dû lever un flag à la police
parce que la police a été mise au fait de ça.
Même dans l'enquête,
il y a une entreprise de Houston
qui vend des produits chimiques,
et elle, la police est comme tombée sur lui.
Elle a dit que oui, il y avait un homme dernièrement
qui avait tenté d'acheter du cyanure,
mais qu'il a rebuté chemin
parce qu'il fallait acheter minimalement
comme deux kilos.
Ce qui imagine qu'il y a un petit peu trop...
Quand même.
Ouais, c'est beaucoup, là.
Un petit peu trop pour empoisonner quelques enfants.
Mais le propriétaire,
il se souvenait pas en tant que tel de O'Brien.
La seule chose qu'il se souvenait,
c'est qu'il y avait une blague...
La seule chose qu'il se souvenait,
c'est qu'il portait une blouse beige
ou bleue, en fait,
et que selon les policiers,
c'était exactement l'ensemble de travail
que les opticiens portaient,
peut-être encore aujourd'hui,
mais du moins à l'époque.
Donc pour eux,
ça faisait un plus un.
Je veux dire,
on s'entend aussi que le cyanure,
c'est pas très, très, très...
Je veux dire,
je n'ai pas l'impression que des gens,
des particuliers viennent acheter ça
pour n'importe quelle raison.
Ça va pas être vendu de façon très, très habituée.
C'est pas très régulier, là.
Non, j'ai fait une parenthèse.
Je cherchais,
s'on me fait acheter du cyanure sur le web,
et je suis tombé sur des forums
et les gens l'utilisent pour tuer leurs chiens,
souvent, c'est ce que je me suis rendu compte,
pour euthanasier eux-mêmes leurs animaux.
Je savais pas, sincèrement.
Je suis pas mal sûr que ça doit se trouver
quelque part sur le dark web.
Oui, oui, oui, c'est sûr que oui.
C'est certain.
Mais en même temps,
si tu regardes l'histoire,
ils ont toujours utilisé des produits chimiques
pour tuer les animaux.
À l'époque, c'était pour tuer les rats,
mais c'était avec ça qu'ils empoisonnaient
leur mari, bien sûr.
Oui, exactement.
C'était simple et efficace.
Mais en 74, il n'y avait pas de dark web.
Non, non, non.
Il n'y avait pas de web.
Donc, justement, on remonte à les années 70.
Les tests d'ADN ne sont pas vraiment répandus.
C'est pas très avancé.
C'est pas utilisé.
Ça devait coûter hyper cher.
Comme tu dis, d'après moi,
la technologie devait pas être très, très avancée.
Oui, ça s'est arrivé dans les années 90.
C'est vraiment vrai.
De faire vraiment des corrélations.
La police n'a jamais été en mesure, par contre,
de prouver que c'était Ronald
qui avait acheté les Pixie Sticks,
les fameuses pailles de bonbons et le cyanure.
Malgré tout, il est allé en procès.
Il a toujours proclamé son innocence.
Il avait 30 ans à l'époque.
Durant son procès,
qu'aux États-Unis a quand même été médiatisé,
il s'appelait The Candyman,
qui n'a pas de lien avec le film en tant que tel,
ou The Man Who Killed Halloween.
Ronald a plaidé non coupable.
Et même au début, les avocats de la Défense
tentaient d'accuser un homme
qui était mystérieusement intrassable,
un supposé individu perturbé,
qui se serait servi de l'Halloween
pour empoisonner des pauvres enfants.
Ça l'a jamais tenu.
Même en cours,
sa propre famille a témoigné contre Ronald,
même sa propre femme.
Les membres de sa famille,
ça devait pas être quelqu'un qui était très, très aimé.
Donc, ou du moins,
je pense qu'il pouvait penser qu'il pouvait faire ça.
Quand ta propre famille témoigne contre toi,
je trouve ça quand même assez particulier.
Ça en cache beaucoup sur son passé.
Effectivement.
Le 3 juin 1975,
il ne fallut que 46 minutes au jury
pour délivrer un jugement,
ce qui est quand même assez court
pour que tout le monde s'entende.
C'était assez unanime
que Ronald était reconnu coupable de meurtre
et de quatre autres tentatives de meurtre,
parce que le fait de juste seulement
avoir distribué les bonbons,
ça le rend automatiquement coupable
de tentative de meurtre,
même si personne,
heureusement, aucun autre enfant,
ont mangé les bonbons.
Une heure plus tard,
il fut décrété que Ronald sera exécuté
sur une chaise électrique.
Je vous rappelle qu'on est à ce moment-là en 75.
Par contre, ça l'a pris dix ans,
avant que sa peine d'exécution
soit mise en œuvre.
Pendant tous ces dix ans-là,
il a toujours tenté de porter appel,
il a toujours clamé son innocence,
mais ça n'a jamais rien donné.
Donc, le 31 mars 1984,
il est exécuté.
Heureusement pour lui,
la Cour suprême américaine
venait de décréter quelques mois
avant que la chaise électrique
devenait un acte cruel.
Je suis bien d'accord avec cette décision-là.
Donc, il a fait l'objet,
dans le fond, d'une injection létale.
Donc, il est mort par injection.
À ce moment-là,
sa femme a donné la seule entrevue
qu'elle a donnée pendant
tous les dix ans du procès.
Jamais elle a voulu s'adresser aux médias.
Je la comprends quand même.
Ça prend du courage.
Oui, effectivement.
Elle a refait sa vie,
Mme Daneen O'Brien,
former O'Brien,
à l'époque, 39 ans à cette époque-là.
Elle est contente que ça soit terminé.
Pour elle, c'est un cauchemar.
Elle va pouvoir refaire sa vie.
En fait, elle est déjà mariée,
son remonte à cette époque-là.
Elle était déjà mariée
depuis quatre ans avec un nouvel homme,
Elisabeth, qu'il ne faut pas oublier,
qui était la sœur de Timothy,
qui avait cinq ans à l'époque,
quand son père a été enfermé et mort.
Elle avait quinze ans.
Pour elle, à la maison,
il ne s'en cache pas.
Il l'appelle toujours le père biologique,
mais elle gère quand même bien
la situation selon sa mère.
Et même sa mère,
elle expliquait que pendant les dix années,
à un moment donné,
il était tellement manipulateur
qu'elle s'est demandé s'il n'y avait pas raison
que ce n'était pas lui qui l'avait fait.
Mais elle ne l'a pas cru longtemps.
Et même, en fait,
elle soupçonne que ce soit elle
la première victime
parce qu'un mois avant,
avant de prendre l'assurance pour les enfants,
mais pas celle de janvier,
mais la deuxième,
il avait voulu prendre une assurance
sur la tête de sa femme,
mais il n'y avait pas les moyens
de payer les primes.
Donc, c'est rabattu.
Oh!
Ça fait qu'imaginez, elle, elle a vu ça.
Elle a dit que ça lui trotte
dans la tête continuellement
qu'à la place de son fils,
ça serait elle qui serait morte.
Et même qu'elle s'en veut,
elle a avoué qu'elle vivait
quand même une certaine culpabilité,
culpabilité de ça.
Puis en même temps,
je ne sais pas si tu en allais là aussi,
mais il y a un détail, moi,
qui me donne les frissons
dans cette histoire-là.
C'est le fait que, oui, OK,
l'assurance sur son fils et tout ça,
mais question de cacher les preuves
et d'attirer l'attention ailleurs.
Il était prêt à sacrifier d'autres enfants
du quartier juste pour attirer
l'attention loin de lui.
C'est pour le dissimuler, en fait.
C'est ça, c'est pas lui
qui allait être pointé directement.
Sa femme...
C'est juste un sacrifice, là.
C'est du sadisme à quelque part.
Je veux dire, il n'aurait même pas...
Il aurait réglé à peu près
50 % de ses dettes en plus.
C'est ça.
C'est assez particulier
pour la vie d'un enfant.
La mère n'a jamais touché
à l'argent des primes
qui étaient en 31 000 $
parce que pour elle,
c'était du blood money.
Je conclue là-dessus.
À partir de cette époque-là,
ils ont eu un programme
de sécurité d'Halloween
qui était implanté au Passat des Nords
et qui s'est répandu
à travers l'Amérique du Nord
pour la sécurité des enfants.
Mais rassurez-vous, malgré tout ça,
il n'y a jamais eu aucun autre enfant
qui a été empoisonné
du moins en Amérique du Nord.
Il y a eu un seul cas d'un monsieur
qui avait mis des aiguilles
dans des skettles.
L'adolescent s'était juste
fait mal à la gorge.
C'était un peu con,
mais il n'y a eu personne de mort.
C'est vraiment l'homme
qui a tué la naïveté de l'Halloween.
C'est un peu l'histoire
qui est à l'origine
de toutes les légendes urbaines
autour des enfants
qui meurent à l'Halloween.
La paranoïa collective
qui se criait autour de l'Halloween,
c'était le fait
qu'il faut faire attention
et de tirer les bonbons.
Toujours.
C'est tous les bonbons
des Halloweens,
de tous les enfants
depuis 1975,
au minimum,
qui ont été scrappés
de « je ne peux pas manger
mes bonbons de sucre,
il faut tirer. »
Il faut toujours attendre
à la maison.
C'est à cause de lui.
Effectivement.
C'est fou.
C'est fascinant.
Incroyable.
Donc voilà.
Très bonne histoire, Seb.
Franchement,
au début, on n'était pas sûr.
Ça datait de 1974.
On se disait
qu'est-ce que Seb
va nous sortir.
Mais effectivement,
ça semble être l'histoire
qui est à l'origine
de bien des légendes urbaines.
C'est une très belle sélection
pour l'Halloween.
Effectivement.
Donc encore une fois,
on va enchaîner maintenant
avec l'histoire de Simon
grâce à notre tirage
au sort interne.
C'est Simon
qui se retrouve
entre moi et Seb
en sandwich.
Oh, chanceux.
J'ai ben hâte.
Comme je vous dis,
moi, ça m'a pris du temps
à trouver mon histoire.
Puis là,
j'ai l'impression
qu'on a peut-être
une constante entre nous trois.
Il faudra attendre
l'histoire des milles
avant de pouvoir confirmer.
Mais je sens
que nos histoires
tourneront beaucoup
autour des enfants.
L'Halloween,
ça semble être
une fête pour enfants.
Je sens qu'on s'en va
toutes là.
Donc le titre de mon histoire,
c'est les enfants
possédés d'Hilfurt.
Donc c'était
des événements
qui sont survenus
dans le sud de l'Alsace
il y a au moins 150 ans.
Donc vous connaissez,
on s'en va toujours
très loin dans notre passé.
C'est sûr,
une histoire de possession,
on se pose beaucoup de questions.
Est-ce que c'est
des vieilles croyances?
Il reste que c'est
une croyance
que l'Église a reconnue
ce cas-ci
comme un cas d'authentique
possession démoniaque.
Donc je vous raconte
l'histoire qui est relatée
par un curé alsacien,
le curé Sutter.
Donc on est au village
au village d'Hilfurt.
C'est en deuxième
moitié du 19e siècle.
Population du village
est de 1200 habitants.
C'est à une dizaine de kilomètres
au sud de Mollhaus
dans le Sandgal.
C'est dans la partie
méridionale d'Alsace environ.
Donc là, on se retrouve
avec la famille Burner.
Je ne sais pas comment
on nomme le nom en alsacien.
Je dirais, mais Burner,
ça sonnait américain.
J'ai eu le réflexe
d'Alsace en anglais,
mais en fait, ça doit être
la famille Burner.
Disons-le comme ça.
Donc on a le père Joseph,
qui est un vendeur ambulant
à travers le pays.
Il vend des allumettes
et de l'amadou.
Ça, c'est une substance végétale
qui s'enflamme facilement
qu'on n'a plus tellement aujourd'hui.
Et il a sa femme,
Marie Anna Folster,
la mère.
Elle s'occupe des cinq enfants
mineurs de la famille,
une petite famille paisible,
sans histoire.
Tout débute à l'automne de 1864,
lorsque les deux aînés
de la famille,
Thibault et Joseph Burner,
âgés respectivement de 9 et 7 ans,
sont soudainement atteints
d'un mal inconnu,
très étrange.
Jusque là,
c'est assez classique.
Le docteur Levi Daltkirch,
ainsi que d'autres médecins,
vont en fait consulter par la suite
les enfants, voir ce qui se passe.
Mais ils ne parviennent pas à personne
à identifier le mal étrange.
Ils ne trouvent pas de remède
pour en venir à bout.
C'est très mystérieux.
Ils ne comprennent pas
ce qui se passe avec les enfants.
Donc on peut juste les voir
dépérir à vue d'oeil.
Thibault n'est plus qu'une ombre
de ce qu'il était.
En septembre de l'année suivante,
à Paris, ce que l'on peut qualifier
de terribles troubles du comportement.
Là, ça commence à dégénérer,
mais de façon très, très, très étrange.
Les deux frères se mettent
à tourner sur eux-mêmes
lorsqu'ils sont couchés,
font des crises de nerfs.
Ils s'attaquent violemment
aux mobiliers
afin de finir inanimés
pendant de longs moments.
Comme ça avait des crises de panique.
Puis là, ils sont épuisés
puis ils se rendorment.
Leurs crises sont violentes
et ont peine à les expliquer.
Les témoins de l'époque
parlent de phénomènes, par contre,
encore plus inquiétants.
Parfois, l'abdomen de l'un des enfants
se met à gonfler.
Gonfler puis gonfler,
ça devient rond.
Et puis, on ne sait pas
ce qui cause ça.
Les jeunes martyrs ont alors
l'impression qu'une boule
ou quelque chose de vivant
sautait dans leur estomac.
Même eux ont de la misère
à l'expliquer.
Comme un genre d'alien.
Oui, c'est un peu ça.
En fait, c'est exactement ça.
Donc là, en plus de tout ça
puis ça, personnellement,
même si je vous le raconte,
des fois, j'ai un peu de misère
à le croire,
mais il reste qu'on a tellement
de témoins que c'est difficile
de passer à côté.
Souvent, à cette époque-là,
leurs jambes se mettent
comme des baguettes souples
à s'entortiller sur eux-mêmes.
Et personne n'est capable
de les séparer pendant un moment.
Ça prend du temps.
Imaginez que vos jambes
deviennent des spaghettis
et qu'ils s'entortillent ensemble
puis que ça fait presque un nœud.
Ça fait pas beaucoup de sens.
Mais imaginez pour les gens
de l'époque
comment ils devaient paniquer.
Peu importe si ça s'est
exagéré avec le temps,
ils ont vu quelque chose
qu'ils avaient jamais vu avant.
Thibault prétend qu'il reçoit
des pénibles et régulières
visites d'une étrange créature
que lui seul peut voir
au corps couvert de plumes,
au bec de canards
et aux mains griffues.
Bref, un monstre.
Ces visions qui,
l'on pourrait croire,
sorties d'une oeuvre de Bosch,
rendent les jeunes garçons
totalement hystériques.
Ils se battent avec
son visiteur invisible
qui menace régulièrement
de l'étrangler.
La scène se répète
20 à 30 fois par jour.
Ça commence à être lourd
et ce, sur plusieurs semaines.
Et ce, devant des centaines
de témoins.
Parce qu'on n'oublie pas
qu'ils sont vérifiés.
Les médecins viennent
vérifier continuellement.
L'Église vient vérifier
qu'est-ce qui se passe.
Donc, il y a beaucoup de témoins
de tout ça.
Le plus étrange,
c'est qu'après les attaques,
on trouve des plumes
nozés à bondes.
Ces plumes,
ainsi qu'une espèce
d'herbe aquatique,
comme des algues,
à se mettre à apparaître
constamment après les attaques,
dans les vêtements des enfants,
au point de recouvrir
éventuellement
le sol de la chambre.
L'odeur étant insoutenable,
la famille s'en débarrasse
au plus vide.
En brûlant,
ils ne laissent aucune cendre.
Les jeunes burnés
sont aussi la proie
de poltergeist,
évidemment, des esprits frappeurs.
Ils sont régulièrement
projetés en bas de leur chaise
et violemment plus.
Un jour de février 1869,
Thibault se met même à planer
40 cm au-dessus de sa chaise.
Il se met à léviter
pendant un instant
et retombe au sol
comme une roche.
l'homme a cette fâcheuse tendance
à chercher un coupable
lors d'événements
qu'il ne peut s'expliquer.
C'est classique.
Donc, c'est probablement
pourquoi on a désigné
la vieille folle du village
comme bouc émissaire.
À cette époque,
c'est comme ça qu'on a eu
les fameuses chasses aux sorcières.
Donc, à cette époque-là,
vie à Ilfurt,
une vieille femme
de très mauvaise réputation,
chassée de son village natal
à cause du désordre
qu'elle y aurait causé.
On a très peu de détails
à ce niveau-là.
C'est bien évidemment
elle qu'on accuse
d'être à l'origine
de ces manifestations.
C'est un classique.
On accuse toujours
la personne qui est différente de nous.
Donc, mais aucune accusation
officielle est déposée,
ne sachant pas comment prouver
ces allégations, heureusement.
Mais là, très rapidement,
le curé du village,
M. Bray, se dit
qu'il s'agit d'une attaque démoniaque.
Il faut dire que les enfants
se mettent à blasphémer,
deviennent furieux
en présence d'aubénites
ou de crucifix,
alors que l'évocation
du nom du Christ,
de la Vierge-Marie
ou de la Sainte-Trinité
leur inspire la terreur.
Les enfants qui n'ont que peu étudiés
parlent pourtant couramment
le français, l'anglais,
le latin durant les attaques,
allant même jusqu'à comprendre
différents dialectes
français et espagnol.
La possession ne semble plus
faire de doute.
C'est clair.
Ben, à un moment donné,
quand t'as beaucoup de témoins,
c'est là que ça devient...
Ben là, oui, ces histoires-là,
on les a vues et entendues
plusieurs fois,
mais c'est quand qu'il y a
assez de témoins
pour qu'on puisse dire
ouais, là, il y a quelque chose
que là, ça pique ma curiosité.
C'est pour ça que je l'aime,
cette histoire-là.
Et d'ailleurs,
j'ai une citation de témoins ici.
Oh, OK.
Quand ils étaient au lit,
ils se tournaient vers le mur
et peignaient d'horribles
têtes de diable.
Et puis, ils se mettaient
à converser avec ces diables
et à jouer avec eux.
Si on osait poser un chapelet
sur leur lit,
ils en étaient terrifiés
et se cachaient en hurlant
sous les couvertures
jusqu'à ce qu'on l'enlève.
Plusieurs personnes de sciences,
de croyances diverses
visiblement intriguées
se soignent donc au curébré
afin d'étudier très sérieusement
le cas des enfants burnés
parce que, évidemment,
la nouvelle se propage rapidement.
Ça s'est passé durant plusieurs mois.
On a le temps en masse
que ça se promène
d'un village à l'autre.
À force de questionnements,
on se rend compte
que chacun des enfants
est possédé par au moins
deux esprits démoniaques différents.
Comme on s'en doute,
les démons ne sont pas
vraiment disposés à se présenter.
Mais à force de subterfuges,
notamment en flattant leur égo,
ils se sont laissés piégés.
Je suis sûr que vous vous rappelez de ça.
On a un peu de ça aussi
dans le film Exorcist.
Il semble que ce soit inspiré de fait réel.
C'est une réelle technique
de gros guillemets radiophonique
qui a été utilisée à l'époque.
trois démons finissent ainsi
par se manifester
et s'exprimer par l'entremise des enfants.
Un quatrième possédant le jeune Joseph,
lui ne se laisse pas questionner, toutefois.
Thibault semble être possédé
par deux démons qui affirment
s'appelaient Aurobas et Hippès.
Hippès qui vante de commander
71 légions démoniaques
et provoqué par Monsieur Martinaud,
un des prêtres,
qui lui assigne qu'un pauvre chef
comme lui devrait avoir honte
de son ignorance
puisqu'il ne connaît même pas
son propre nom.
Au moment où il voulait pas le dire,
Hippès ne se laisse pas démonter
et lui répond
Bien sûr que je connais mon nom
et le tiens aussi,
mais je ne te le dirai pas.
Si tu étais juif,
je te répondrai dans toutes les langues.
Donc Joseph, quant à lui,
est possédé par un esprit démoniaque
qui se dit nommé Solaltiel,
ce qui marque les esprits des témoins
et l'aversion des enfants
donc pour l'eau bénite,
les médailles pieuses,
mais surtout la peur
que leur inspire la Sainte Vierge.
Les démons la nomment la Grande Dame.
Le deux expliquent qu'il lui est interdit
de manquer de respect à la Vierge.
S'exprimant par la bouche de Thibault,
ils font leur part à plusieurs reprises
de leur tristesse d'avoir été chassés des cieux,
une splendeur qu'ils ne verront plus,
contraints de partir et je cite
par les trois qui sont plus forts qu'eux.
Moi ça me fait...
Moi ça me fait...
Ça me donne des frissons ces phrases-là.
C'est qui ces trois-là ?
C'est de sa vie et d'où cette histoire-là ?
Fait que t'sais,
c'est ça que j'aime avec ces histoires-là,
c'est que, ok,
il peut avoir beaucoup de fiction ajoutée
parce qu'on parle quand même d'une histoire de 1800, quelque chose.
La tradition orale.
Exactement, c'est très classique.
C'est la bouche-oreille.
Exact, c'est les histoires du jeu du téléphone.
Ça évolue, ça change,
mais il reste qu'il y a quelque chose qui s'est passé
d'assez marquant,
qu'il y a des centaines de témoins
qui racontent cette possession-là
et qu'on a des citations qui sont documentées.
Ils sortent d'où ?
Je l'ai coupé dans mon histoire
parce que c'est un peu complexe.
Il aurait fallu que j'explique
le contexte politique de l'époque,
mais ils ont même avancé des opinions politiques.
Sur la situation française à cette époque-là.
C'est très particulier.
Mais bon, on poursuit donc.
On a le professeur Leishman
qui questionne à l'artibot au sujet de l'abbé Jean Bochelen
parce qu'on veut assez de prouver
c'est qui ces démons-là ?
Est-ce qu'ils sont vrais ?
Est-ce que c'est les enfants qui nous jouent un tour ?
Donc on les teste.
Donc on le questionne sur l'abbé Jean Bochelen,
natif d'Hilfurt,
personnage qui fut condamné à mort et fusillé dans une carrière
le 24 juillet 1798 par les révolutionnaires colmariens.
Plusieurs reliques avaient été conservés par la famille de l'abbé,
dont sa chemise tachée de sang.
En juin 1842, toutefois,
plusieurs maisons d'Hilfurt ont été ravagées par les flammes.
Certaines choses ont été sauvées,
mais la chemise en sanglanté aurait été volée
pendant que l'incendie faisait rage.
Donc là, on le questionne là-dessus,
un peu voir qu'est-ce qu'on peut trouver comme information,
croyant que les démons savent tout.
Donc on lui dit, dis-moi Thibault,
connais-tu aussi Bochelen, dit l'achemane plutôt à Thibault.
Et le procédé aurait répondu,
ne me parle pas de ce fouteur de troubles.
Je ne veux rien savoir de lui.
Dans 30 ans, on parlera assez de lui lorsqu'on l'exhumera.
Là, t'es comme, oh, l'exhumé.
Dans 30 ans, c'est quoi cette histoire-là ?
Eh bien, il disait vrai.
Et on ne le savait pas encore à cette époque-là,
mais en 1897, donc 30 ans plus tard,
le cul réselteneur aura rédigé à l'ouvrage sur Jean Bochelen,
le dernier martyre alsacien de la Grande Révolution.
Donc ça, c'est le titre de l'ouvrage de Jean Bochelen.
Et il y a un monument immortalisant l'exécution
qui est érigé devant le nouveau presbytère d'Hilfurt.
Et donc, la prédiction du démon est vraie,
même si ça prendra 30 ans avant de le découvrir.
On aura réellement exhumé pour célébrer
et le canoniser 30 ans plus tard.
Mais à cette époque-là, on ne savait pas.
Donc, comment cet enfant-là peut avoir prédit ça ?
Là, ça commence à être troublant, tout ça.
Donc, à la question de savoir ce qui est devenu la chemise,
le démon dit, taisez-vous, un brave garçon l'a volé.
Sinon, un jour, vous en auriez fait des reliques.
Ça, c'est intéressant.
Donc, comme s'il y a quelqu'un qui l'a volé et c'est tant mieux.
Comme s'il fallait une preuve de plus
que les deux enfants étaient la proie d'une puissance surnaturelle,
ils avaient de fréquents excès de voyance.
Des témoins racontent qu'à plusieurs reprises,
les possédés ont prédit la mort de quelqu'un.
Et je cite justement un témoin.
Deux heures avant la mort d'une certaine frère au milieu de l'heure,
il s'agenouille près de son lit et fait semblant de sonner le gla.
Le gla, c'est une cloche rituelle
que les chrétiens sonnaient durant les funérailles ou lors de décès.
Donc, il fait semblant de sonner le gla.
Il n'y a pas une cloche pour vrai dans sa main.
Et là, un autre jour recommence les mêmes ajustements pendant une heure entière.
Quand on lui demande pour qui il sonne le gla,
il répond pour Grégor Cunégel.
Or, la fille de Cunégel, qui se trouve là à côté de lui,
elle traite furieusement Thibaut de menteur.
Mon père n'est même pas malade.
Peut-être bien, répond Thibaut, mais il vient de faire une chute.
Vas-y voir toi-même.
Donc, évidemment, c'était vrai, vous en doutez.
L'homme venait juste de se tuer en tombant d'un échafaudage
au moment précis où Thibaut sonnait le gla imaginaire
et personne à Elfurt n'avait encore appris l'accident.
Donc, ça, moi, là...
Moi, ça, j'aime ça les Nostradamus.
Vu la tournure des événements, donc le curé Bray,
contacte à maintes reprises sa hiérarchie.
Dans un premier temps, l'archevêché ne dépêche que deux soeurs
pour veiller sur les enfants, donc aussi faire des rapports en même temps.
Finalement, après une première tentative d'exorcisme,
à la baie Benedictine des Enelden...
Bon, elle est à la minute, là.
Deinsiedelden, en tout cas.
Ça ressemble à ça au...
Deinsiedeln, en Suisse, qui n'avait rien donné.
Donc, on avait... Bon, on a déjà perdu la phrase.
On avait fait des tentatives d'exorcisme.
Nos auditeurs européens vont te corriger, Simon.
T'inquiètes. Corrigez-moi.
Ils vont nous écrire puis ils vont nous le dire.
Ils vont rectifier toutes ces belles prononciations-là.
Je ne suis pas linguiste.
D'ailleurs, pour Ars Morien, je n'étudie réellement les langues pour les comprendre.
Ce n'est pas toujours évident.
Donc, l'évêque de Strasbourg, plutôt sceptique,
décide en avril de 1869 de dépêcher trois théologiens sur les lieux,
le chanoine Stumpf, supérieur du Grand Séminaire de Strasbourg,
ainsi que deux prêtres locaux, les curés Freyberger et Cester.
Ces derniers confirment le cas de possession
et conseil d'enfermier Thibault dans un monastère.
Donc, en septembre 1869, Monseigneur Reiss,
au vu des conclusions de l'enquête canonique,
décide de faire interner Thibault à l'Orphelinat de Saint-Charles,
en banlieue de Strasbourg.
C'est là que l'un des démons affirme être un prince des ténèbres,
habitant l'enfer, chassé du ciel par l'archange Saint-Michel.
Il affirme que l'enfer existe réellement
et qu'il donnerait tout pour retourner au ciel.
Il se vante même d'avoir assisté à la crucifixion du Christ.
Mais bon, j'ai l'impression que là,
on rentre dans la fiction du bouche-à-oreille.
N'empêche, c'est quand même fascinant.
Là, on se ramasse le 3 octobre 1869.
Thibault, donc, va faire son exorcisme
en présence de onze religieux et de sa mère
lors de l'exorcisme qui va durer deux jours.
Les démons affirment à nouveau être deux
et s'appeler des mêmes noms qu'à Hilfurt.
Donc, ce n'est pas les mêmes témoins,
mais ils relatent les mêmes noms.
Ça, c'est intéressant aussi.
Ce n'est finalement qu'après les vocations de la Sainte Vierge
que la manifestation démoniaque va finalement lâcher prise,
laissant Thibault inanimé, mais délivré.
Le curébré reçoit donc l'autorisation
de procéder à l'exorcisme de Joseph, son frère,
qui est resté, lui, à Hilfurt.
La cérémonie a lieu le 27 octobre 1869
à Bernkirch, l'un des plus anciens sanctuaires d'Alsace,
sans doute fondé au XVIIIe siècle,
se trouvant au milieu d'un cimetière non loin du village.
Pendant la cérémonie, le débon dit s'appeler Hippès,
comme celui qui avait possédé son frère.
Après de longues heures de combat,
l'enfant est lui aussi finalement délivré de l'invocation
sous l'invocation de la Sainte Vierge.
Ça prend donc quatre années avant que les deux frères
ne soient vraiment libérés par les rites de l'exorcisme.
Donc toute cette histoire-là, je vous l'ai résumé,
mais au total, ça aura duré quatre ans.
Simon va mourir deux ans plus tard à l'âge de 16 ans en 1871,
tandis que Joseph, lui, chez qui les symptômes ont été moins graves,
va décéder en 1882.
Mais aujourd'hui, qu'est-ce qui reste de cette histoire-là?
À vrai dire, très peu de choses.
La firme de Burney n'existe plus.
Les inscriptions latines qui faisaient référence à l'exorcisme de Joseph
ne sont plus visibles non plus à Bjornkirch.
Seule subsiste une imposante colonne de pierre
portant de la statue de la Sainte Vierge,
érigée vers 1870, en face de l'ancienne ferme,
symbole de la foi des paroissiens d'Ilefurt,
qui par reconnaissance et d'évotion
ont participé financièrement à l'érection de la statue.
Elle commémore l'intercession de la Vierge
dans la délivrance des jeunes possédés.
Un dernier hommage, finalement, à ces événements
qui ont attaqué les enfants d'Ilefurt.
Le sorgle comporte la mention en latin
que j'ai traduit en perpétuelle mémoire
de la libération des deux possédés Thibault et Joseph Burney
obtenus par l'intercession de la Sainte
Vierge Marie, l'An du Seigneur, 1869.
Malheureusement, le temps fait son oeuvre
et l'inscription devient difficilement visible,
plongeant à peu à peu ces événements dans l'oubli.
C'est tout qu'une histoire, j'ai écouté avec le ray attentif.
Ça s'est déroulé sur des décennies,
toute cette malédiction.
La malédiction, la possession comme telle
a duré quatre ans, mais l'histoire s'est perpétuée
parce que quatre ans, c'est long.
On parle de la statue qu'on a érigé en sa mémoire.
Ça veut dire qu'il y a tout un village en entier
qui ont été témoins ou du moins qui l'ont cru.
Il y a beaucoup de détails qui sont difficiles à éviter
comme tu disais, les prévoires, la mort.
Certaines ont annoncé la mort de quelqu'un
et avant même que quiconque soit au courant.
Ça soulève beaucoup de questions.
Les histoires de possession,
il y en a beaucoup comme les histoires de fantômes
et de maisons hantées.
C'est dur à faire la part des choses
en plus quand c'est des histoires dans les années 1800.
On le sait, la religion manipulait l'histoire globalement.
Souvent dans ce genre de légende,
il y a toujours une morale qu'on essaie de tirer
ou une leçon qu'on essaie de donner
aux paroissiens ou aux enfants par exemple.
Mais je n'arrive pas à voir dans cette histoire-là
quel genre de morale on peut en tirer.
En plus, on se dit que peut-être que les curés
ont profité d'une maladie mentale inconnue de l'époque
parce que c'était commun.
Oui, souvent des crises d'épilepsie
qui étaient prises pour des possessions de démons.
Tu as du liquide blanc qui sort de la bouche.
C'est assez inhabituel.
À l'époque, tout ce que tu ignorais
était en lien avec Dieu, un acte de Dieu.
J'ai toujours tendance à...
On n'en a jamais vu dans le monde d'aujourd'hui.
Corrige-moi, je me trompe.
On en a-t-il déjà filmé?
Oui, c'est parce qu'on n'en parle pas.
C'est moins un sujet à la mode.
En Italie, aux États-Unis aussi,
il y en a plus souvent qu'on le pense des exorcismes,
c'est qu'on n'en parle pas.
Mais en Italie, c'est encore pire qu'aux États-Unis.
Il y a des milliers de personnes exorcisé chaque année.
À l'heure actuelle?
À l'heure actuelle.
Il y a même des images que vous pouvez trouver.
Il y a un documentaire qui est sorti cette année.
C'est un documentaire italien.
Dans son titre traduit, le titre c'est Deliver Us.
Je pense qu'il fait encore la tournée des festivals.
Je pense que c'est Liberanos,
une affaire comme ça en Italien.
C'est un film qu'on a eu la chance de voir en première
au Festival Fantasia cette année.
Au début, je pensais que c'était une fiction,
un faux documentaire,
parce que ça a l'air d'être n'importe quoi.
Finalement, en le regardant,
je réalisais que c'est des vraies personnes.
On réalise qu'il y a certaines églises en Italie
qui c'est leur job temps plein
de gérer des gens qui se disent possédés.
Bien sûr, il y a des cas de psychiatrie là-dedans.
On ne s'en le cachera pas,
mais il reste tellement nombreux
que c'est juste ça qui les calme.
On appelle ça une psychose religieuse un moment donné.
Disons que c'est le thème psychiatrique,
mais il reste qu'elle est où la ligne?
Est-ce que c'est vraiment juste des malades
ou il n'y a rien d'autre?
J'ai malheureusement pas les chiffres,
j'étais pas préparé à ça,
mais à la fin du documentaire,
on donne les chiffres aux États-Unis en Italie
de combien de possessions il y a par année
et les broms ont tombé.
Je pense qu'on ne réalise pas à quel point
il y a vraiment un univers d'exorcisme
qui se passe en ce moment.
Il y a une réelle demande.
Je ne sais pas.
Bientôt, on aura des pages Facebook
pour liker, pour dire service d'exorcisme.
Je ne sais pas.
Il y en a plus souvent qu'on le pense,
mais la croyance, elle est où?
Où s'arrête la croyance?
Où débute la maladie mentale?
C'est difficile.
L'effet placebo de la religion,
ça peut être très fort.
S'il sent un effet apaisant...
Pourquoi pas?
Je suis vraiment déchiré
et je suis un fan de fiction d'exorcisme.
C'est ça.
C'est le fun de croire.
Justement, la ligne...
Il y a quelque chose d'intrigant.
J'aime croire, mais en même temps,
j'ai toujours mon côté sceptique.
On a tellement vu de fiction.
Toutes les maladies mentales.
De faux films d'horreur.
Pas si c'est des faits vécu.
On en robe bien la fiction.
Excellente histoire, Simon.
C'était vraiment intéressant.
J'ai bien aimé.
À ton tour, le tirage au sort,
on n'a pas besoin de le faire.
Dis-moi qu'il y a des enfants.
Il n'y a pas d'enfants.
Il va nous surprendre.
Il n'y a pas d'enfants.
Je vais vous raconter une histoire
un peu plus moderne que les vôtres.
Seb était dans les années 70.
Simon était dans les années 1800.
Je remonte juste à il y a 3 ans,
en 2014.
On a vraiment 3 époques.
J'adore ça.
Je vais intituler cette histoire
Nathan et Émilie.
C'est une histoire
qui a fait énormément discuter
sur Reddit.
C'est une de nos
destinations favorites.
C'est une source d'information.
Exactement.
Ce qu'on trouve sur Reddit,
c'est pas toujours vrai.
Cette histoire-là,
on n'est pas trop sûr.
Ça pourrait tomber dans la catégorie
des Creepypasta,
mais c'est pas ce que ça prétend
être à la source.
C'est très discutable.
On est en 1900.
On n'est pas en 1900.
On est en 2014.
Il y a un utilisateur de Reddit
qui se nomme NateSW.
Vous allez comprendre que c'est pour Nathan.
Il poste un sujet
sur le board NoSleep.
NoSleep est un board
très connu pour des discussions
sur le paranormal, mais aussi
pour partager des histoires,
des choses qui sont peut-être vécues
mais qui sont plus fictionnelles.
NateSW,
dont le vrai nom est Nathan,
explique
que sa copine Emily
est décédée le 7 août 2012
d'un accident de voiture
très violent.
En revenant vers la maison,
il y a une voiture qui l'aurait percutée
en sens inverse de la route
et elle serait décédée sur le coup,
même que sa jambe aurait été sectionnée
et y aurait retrouvé la jambe
de la victime d'Emily
au fond de la voiture.
Elle est décédée sur le coup
dans un accident très violent.
Le couple était ensemble
depuis cinq ans.
Il pensait peut-être se marier,
mais Emily était pas très style
le mariage, en fait.
Elle préférait prendre son temps
alors que Nathan, lui,
il l'aurait marié après seulement
trois mois de fréquentation.
Donc c'est une histoire quand même
assez idyllique,
comme une histoire amoureuse.
Emily aimait prendre des risques.
C'était une aventurière,
elle aimait beaucoup faire
de la randonnée, faire du plein air,
elle aimait beaucoup faire du camping,
par exemple, mais elle était
pas non plus allergique aux technologies.
Elle était quand même amateur
de technologies, de réseaux sociaux
et tout ça.
Elle était humble, elle était vibrante
et elle portait toujours sur elle
un parfum emprunt d'une odeur de cannelle.
Un peu plus d'un an après le décès
d'Emily, donc treize mois,
les choses ont commencé à devenir
étranges dans la vie de Nathan.
Nathan n'avait pas fermé
le compte Facebook d'Emily parce que
pour lui, c'était un geste
qui était trop officiel.
Il était encore en train de vivre son deuil.
Il était pas prêt.
Il vivait encore sa peine d'amour.
Il aimait beaucoup aller revoir
le profil d'Emily.
Parfois, il va même lui envoyer
des petits messages, aller voir
sur son mur ses dernières activités.
On commence à en voir des gens
qui décèdent sur Facebook.
Maintenant, ils gèrent.
Il y a une question éthique à se poser.
Est-ce qu'on doit créer une page
mémoriale ou pas?
Il y a encore beaucoup de proches
de la famille qui viennent commenter
des photos des proches qui décèdent
sur Facebook.
C'est un peu un lieu, vivre la mort
à l'ère des réseaux sociaux,
c'est très différent.
On a encore l'impression de pouvoir
connecter avec ces gens-là,
et de devenir les nouveaux cimetières.
C'est un peu ça.
Même Facebook l'enrobe.
Je remarque énormément.
Dès que quelqu'un meurt,
c'est quasi automatique.
Comme un exécuteur testamentaire
ou du moins quelqu'un,
vous allez donner le leg
de gérer votre compte Facebook.
C'est rendu intégré.
Facebook gère la mort.
Quand ils la prennent,
je sais pas comment fonctionne
l'algorithme, mais j'ai su
qu'il y a envoyé un message
aux personnes les plus proches
disant si vous avez besoin
d'aide, il y a de l'aide disponible.
Vous êtes entouré d'amis
sur Facebook.
Nathan, lui,
avait pas encore fermé
le compte Facebook d'Emily.
Il aimait parcourir son wall
et parfois, il lui envoyait
un petit message
pour essayer de connecter avec
elle, même si de l'au-delà,
apparemment,
ils n'ont pas Facebook.
Zouki s'est pas rendu
jusque-là encore.
Le 4 septembre 2013,
Nathan reçoit une alerte
sur Messenger,
sur le chat de Facebook.
C'est Emily qui lui dit allô.
Assez étrange.
Au départ, il croit que
c'est une mauvaise blague.
Il se rappelle que la mère
d'Emily, qui est prénommée
Suzanne, avait le mot
de passe Facebook de sa fille.
Elle pouvait accéder à son compte.
Il croit d'abord que c'est elle,
que c'est Suzanne, qui écrit
via le compte d'Emily,
qu'elle a fait une erreur
de compte Facebook.
Au départ, il croit que c'est
une mauvaise blague.
Il croit que c'est Suzanne,
la mère d'Emily, qui lui écrit
via le compte d'Emily.
Il va lui répondre,
mais qui est-ce?
C'est étrange de recevoir des
messages d'Emily.
Après quelques minutes,
il suppose que c'est Suzanne
qui lui répond.
Il lui envoie un autre message
en disant,
dans le futur,
écrivez-moi un message
de votre propre compte.
Utilisez pas le compte
d'Emily, c'est un peu bizarre.
Ça m'a fait un peu paniquer.
4 minutes plus tard,
il reçoit encore un allô,
un message sur Messenger
provenant d'Emily.
Là, Nathan est un peu plus
catégorique. Il écrit,
Suzanne, vous êtes sur le
compte d'Emily,
arrêtez de faire ça.
Vous vous trompez de compte.
L'histoire reste là pendant
un certain temps.
Nathan va supposer que c'est
environ deux mois plus tard.
Nathan reçoit encore un message
d'Emily sur Messenger.
Cette fois-ci, elle lui dit,
allô, ce week-end,
allons faire cette randonnée.
Elle nomme le nom de la randonnée.
Là, Nathan lui répond,
who the fuck is this?
Là, Emily va lui répondre,
les roues sur l'autobus.
Nathan va lui répondre,
dites-moi qui vous êtes.
C'est quoi toute cette histoire?
Entre-temps, Nathan,
il réussit à parler à la
mère d'Emily, à Suzanne.
Elle lui dit qu'elle n'a jamais
utilisé le compte de sa fille.
Il se dit que peut-être un
de ses amis un peu geek
est en train de lui faire
une mauvaise blague
ou de se foutre de sa gueule.
Il la trouve pas drôle.
Il a beaucoup de difficultés
à vivre sa peine d'amour.
C'est un deuil qui n'a pas
l'air d'avoir des frissons.
Nathan remarque que les roues
sur l'autobus, la fameuse
phrase étrange Emily lui a dit,
c'est une phrase qui est tirée
d'une vieille conversation qu'il
a eue sur Messenger avec elle,
de même que toutes les autres
phrases qu'elle lui a dit.
Il se dit à ce moment-là
que ce serait peut-être un bug
où Facebook renvoie des vieux
messages. Les messages vont
arrêter pendant un certain
moment, parce qu'on le sait,
ça se peut des erreurs aussi
de ce côté-là. Surtout que
dans toutes les phrases un peu
étranges qu'Emily lui a dit,
il a réussi à les retrouver
dans la liste de messages.
C'est comme un bug.
Ça peut avoir l'air
d'un bug. Encore une fois,
les messages s'arrêtent pendant
un long moment, puis plus
d'un an plus tard, donc en
février 2014, il y a d'autres
comportements inexplicés qui
commencent à apparaître encore
une fois. Cette fois-ci,
Emily se retrouve tagguée dans
les photos Facebook de Nathan.
C'est plus juste des messages
sur Messenger, c'est vraiment
bizarre. Mais pendant un court
laps de temps, c'est-à-dire
qu'aussitôt que Nathan
reçoit la notification comme
quoi il y a quelqu'un qui
s'est taggué sur sa photo,
quand il se rend sur
Facebook, le tag disparaît,
donc il reçoit juste une
notification. C'est quand même
assez étrange, ça se passe
vraiment dans un court laps de
temps. Nathan a quand même eu
le temps de prendre quelques
captures. Il réussit à en
voir, genre, une photo, deux
en fait, où Emily est tagguée.
Dans la première photo, il
est assis sur son canapé,
un peu ivre avec une
bouteille de vin entre les
bouteilles.
Exactement. Et puis, elle a
s'est tagguée, par exemple,
derrière lui. Dans une autre
photo, en fait, c'est Nathan
qui a pris un genre de selfie
un peu crotch, puis elle a
s'est tagguée dans la
cuisine de son appartement.
Donc c'est des endroits où
logiquement elle pourrait être,
mais où elle n'était pas
au moment où la photo a
des prises.
C'était des vieilles photos.
Est-ce que c'était des photos
avant ou après son décès?
Après, dans le fond.
C'est des photos d'après son
décès.
C'est intéressant, ça.
Comme par exemple, elle va
se tagguer sur le canapé.
C'était là, comme un fantôme.
J'ai des frissons.
C'est toujours des endroits
où il serait plausible pour
elle de se retrouver. À chaque
deux, trois semaines, elle va
se tagguer dans des photos
au hasard. Dans ces deux cas-là,
c'était plutôt plausible, mais
parfois, il n'y a pas vraiment
de lien entre les photos. Mais
ce qui arrive, c'est que ses
amis vont s'en rendre compte sur
Facebook.
Oui, eux aussi, on est
notification si ils sont taggués
sur la photo.
Leur premier réflexe, c'est
de penser que c'est Nathan
qui a un drôle de comportement
parce que c'est lui qui tag
sa copine décédée sur des
photos.
Si quelqu'un te tag,
si c'est sa photo, c'est logique,
mais tu peux tagguer quelqu'un
d'autre et la personne ne sait
pas qui t'a taggué.
Il y a une fonction sur
Facebook qui te demande
d'accepter que quelqu'un soit
taggué. Ce n'était pas le cas
de Nathan dans ce cas-ci.
Surtout en 2012, cette
fonctionnalité n'était même pas
là.
Ça fait que la préapprobation
s'est faite.
C'est possible.
Ça commence à être un peu
bizarre parce que les amis
se disent que notre ami Nathan
ou l'ex d'Emily,
ça ne va pas bien parce qu'il
est en train de tagguer son
ex décédé dans plein de photos.
C'est assez quand même
étrange. Il va d'ailleurs
perdre des amis en raison de
ça. Il y a des gens qui
vont vraiment penser qu'il est
de mauvaise foi. Nathan,
qui était déjà en peine d'amour,
va tomber vraiment en dépression
plus profonde. Il a beaucoup de
difficultés à dormir. Il va
se réfugier chez lui en
ermite, en jouant à des jeux
vidéo, puis justement se
réfugier un peu sur Facebook
malgré le fait qu'il n'y a
pas vraiment d'activité. Il
devient un peu plus un témoin
de ce qui se passe. Le 15
mars, il va vivre une
période un peu plus difficile
depuis. Il va réécrire à
Emil. Il va réécrire à son compte
en supposant qu'il y ait un
pirate informatique derrière.
Il est un peu à bout de nerfs,
il en peut plus de cette souffrance
psychologique. Il veut se
rendre au bout de tout ça et
voir ce qui se passe.
Quand tu as des rappels constants,
tu ne peux pas passer autre chose.
Exactement. Nathan va écrire
sur Messenger. Pourquoi faites-vous
cela? Pourquoi continuez-vous de
la tagger? Le 25 mars,
donc dix jours plus tard, il n'y a
pas de réponse d'ici là, il reçoit
finalement une réponse qui lui dit
Hello. Mais c'est plusieurs fois
de fil. C'est Hello, Hello,
Hello, trois, quatre fois.
Là, il va répondre Je suis
sidéré. Pourquoi vous faites encore
cela? Elle, Emilie
ou quiconque manipule
son compte, va répondre
Oh my god! Des chandelles à la
cannelle!
Oh mon dieu!
Ça n'arrête plus!
À ce point-ci,
Nathan a changé tous ses mots de
passe. Il a changé les mots de passe
d'Emilie aussi via sa mère.
Il y a des discussions
sur Reddit avec les gens. Il
commence même à fréquenter des
forums informatiques pour savoir
ce qui arrive à ce moment-là.
Il va même contacter Facebook.
Il faut trouver une
solution, c'est sûr. Pendant
plus tard, Facebook va lui répondre à un certain moment
donné. Mais les gens ont généralement beaucoup
de difficultés à saisir le fin
fond du problème. Il va recevoir
d'autres messages qui semblent encore
être des mélanges de conversations
passées. Par exemple,
nous devrions faire notre propre
confiture. Il se fait envoyer ça sur
Messenger. Il n'y a aucune chance
que je passe. Encore une
fois, dans la même conversation,
combien, avec un point
d'interrogation.
C'est drôle.
On dirait vraiment que c'est des vieux commentaires
qui reviennent. Comme si
elle n'avait pas...
Je dirais lié avec son accident.
Mais en même temps,
c'est comme si elle ne pouvait pas retaper.
Elle ressort des vieux commentaires.
Je ne sais pas.
Je dis ça de même.
Elle peut juste faire des copy-paste.
Il n'y a pas de clavier.
Il n'y a pas de clavier au paradis.
Le dernier message de cette séquence-là
va être la porte de côté du gage.
Encore une fois,
des messages récyclés de d'autres conversations.
Facebook répond à Nathan
finalement. Il lui indique
via les adresses IP que les endroits
où le compte d'Emily a été
accédé, c'est tous des endroits
que lui fréquente. Par exemple,
chez lui, dans son quartier,
autour de son appartement.
C'est vraiment étrange. Il commence
à se dire qu'est-ce qui se passe
avec ça. Il commence à
se disputer que ce n'est peut-être pas
un bug Facebook. C'est peut-être quelque chose
de paranormal, par exemple.
Le 29 avril,
on se rappelle qu'on était le 25 mars,
environ un mois plus tard,
il reçoit un message, et attachez-vous bien,
des fèves grillées sur une toast.
En plus,
il va recevoir
« Je ne sais pas. Yo !
Demande à Nathan ».
Apparemment, c'est une « inside joke ».
Yo ! Ask Nathan.
Et là, Nathan va répondre
« Que se passe-t-il ? S'il vous plaît,
arrêtez ». Et ce à quoi
Émilie répond « S'il vous plaît,
arrêtez. Que se passe-t-il ? ».
Donc, la même phrase que Nathan
lui a dit, mais inversée.
C'est ça, c'est pas juste un
copy-paste.
Là, elle commence à utiliser des
phrases que Nathan lui a dit.
Ça devient encore plus étrange.
Par exemple,
le 8 mai 2014,
elle va envoyer
une série de chiffres, moins 12,
moins 15. Elle va
lui dire que
son jumper est dans la sécheuse
et qu'il fait vraiment froid dehors.
Et là, elle va répéter
« vraiment froid, vraiment, vraiment
froid ». Et là, elle va écrire
« Nathan, s'il te plaît,
arrête ». Et c'est là qu'elle va
écrire « freezing ».
Mais de la façon dont elle l'écrit,
donc gelée, « freezing », elle va l'écrire
F, R, E,
E, Z, I, N,
G.
Et ce mot-là, « freezing »,
est le premier mot
qui n'est pas recyclé de
conversation passée. Donc, la façon dont
il est écrit.
Donc, on a une percée ici.
Il y a quelque chose qui se passe.
Nathan, lui, il est de plus en plus inquiet.
Il a l'impression qu'Emily est enfermée
dans sa voiture en plein hiver,
étant donné qu'elle est décédée dans sa voiture.
Puis, c'est aussi, évidemment,
la première fois qu'Emily va créer un mot
de son propre gré,
que ce soit Emily ou quelqu'un d'autre.
Mais là, il commence à se douter qu'il y a peut-être
un aspect paranormal à cette conversation.
Et c'est à ce point qu'on a peur
ou qu'on y croit plus, c'est selon.
Exactement.
Un bon soir,
plusieurs semaines plus tard, alors qu'il
s'ennuie puis qu'il est un peu ivre,
Nathan va réécrire à Emily.
Nathan explique aussi qu'Emily n'était
pas très affectueuse dans le couple en général.
Elle était timide
de le coller en public, par exemple,
et de lui dire « je t'aime ».
Mais quand ils étaient ivres, elle se laissait
plus aller. Donc, par exemple,
il va lui écrire,
il lui écrit en fait « Je suis vraiment ivre.
Tu me manques.
Peu importe qui est derrière cette
accounte, je m'en fous.
Je reviens à chaque jour du travail
et j'ai l'impression de te voir
devant l'ordinateur.
Là, ne devrais-je pas être habitué
à cela maintenant ? »
Et là, Emily va lui répondre sur Messenger
« Laisse-moi marcher ».
Et là, c'est très étrange.
Encore une fois, la réponse
provient d'une conversation passée.
Et à partir de ce moment-là,
Nathan va faire mémorialiser la
page pour en avoir le cœur net.
Donc, il se dit « là, en fait,
j'en ai marre de tout ça.
Il faut que ça arrête. Je vais faire
mémorialiser la page, le déclarer
comme décédé ». Dans son texte,
en fait, que Nathan a écrit sur Reddit,
il va aussi décrire
les derniers échanges qu'il a eu avec
Emily le jour de sa mort.
Donc, en 2012.
Elle revenait généralement du travail
vers 16h30.
En fait, là, on a des extraits
de sa conversation passée.
Vers 5h36
PM, Nathan va lui écrire
« Hé, est-ce que tu es en route
vers la maison, Emily ? »
Et là, il n'y a toujours pas de réponse.
Donc, 20 minutes plus tard, il va réécrire
« Lorsque tu vois ce message,
s'il te plaît, appelle-moi maintenant.
J'ai appelé à ton travail et ils m'ont dit
que tu devais avoir quitté
vers 4h. Je commence à paniquer. »
Un peu plus tard, il lui écrit
« Je me sens mal dans mon estomac.
S'il te plaît, s'il te plaît,
appelle-moi. » On se rappelle, c'est la journée du décès.
Et vraiment plus tard, vers environ
20h en soirée,
il réécrit « Emily,
Emily, réponds à ton téléphone. »
Et en 2014,
en fait, le 1er juillet,
si on revient au moment
d'écrit dans l'histoire de Nathan,
elle lui écrit de sa page
mémorale, en fait, même si le...
Ah ouais, malgré tout, hein !
Oui, et j'ai vérifié et c'est possible
en sens que les messages,
les fonctions de messages
sont encore là.
Oui, la personne qui est responsable du compte
peut faire ça.
Le but de ça, c'est que les gens
conservent les échanges qu'ils ont eu avec cette personne-là.
Parce qu'ils veulent pas, ils veulent pas que ça s'efface.
Donc, c'est...
Donc, il reçoit vraiment un message
de cette page-là.
Et là, en fait, Emily lui écrit le compte mémorale.
« Hey, est-ce que tu es en route
vers la maison ? Emily,
lorsque tu vois ce message,
appelle-moi. Maintenant.
S'il te plaît, arrête.
J'ai appelé ton employeur,
ils ont dit que tu quitterais à 5.
Je commence à paniquer.
S'il te plaît, arrête. »
Et là, vous voyez, c'est des messages
un peu recyclés
de ce que Nathan lui a écrit,
mais un petit peu différent.
Comme là, elle lui dit « J'ai appelé
à ton travail, il disait que tu devais quitter
à 5 heures, alors que dans la conversation,
Nathan, c'était à 4 heures. »
Et là, elle dit « J'ai froid,
j'ai froid et freezing. »
Donc, un peu la même façon
qu'elle l'a écrit dans le message précédent.
Et à partir de là,
Nathan, il ne sait vraiment plus
quoi faire. S'il doit
fermer la page Memorial d'Emily
ou s'il doit écrire à Facebook ou tout ça,
il est vraiment confus. Malgré tout,
elle va cesser de se taguer sur ses photos
et elle va prendre une pause de message.
Son texte va s'arrêter là,
le texte que Nathan poste sur Reddit,
mais il va quand même commenter
sur les commentaires des autres.
Parce que lorsqu'il a posté cette histoire-là
que je viens de vous raconter,
c'est devenu viral, en fait.
En ce moment, il y a plus de
17 000 upvotes à ce post-là
sur Reddit.
Donc, ça a vraiment
ébranlé l'Internet pendant un court
laps de temps. Donc, les gens commencent
à commenter, les gens commencent à émettre
des hypothèses, à lui donner des trucs
sur est-ce que tu devrais justement
contacter Facebook et tout ça.
Et puis, un moment donné, il va recevoir
une autre alerte Messenger
et là, c'est encore plus étrange
que jamais, c'est une photo
prise de l'extérieur de son appartement
où on le voit par la fenêtre
assis à son ordinateur
accompagné du mot
Freezing. Donc, encore une fois,
le seul mot qui n'a pas été recyclé
qui semble être
la constance dans cet
échange de messages-là.
Ça, c'est freak, par exemple.
Ça, c'est vraiment freak. Ça, c'était peur, là.
Donc, ça, c'est pas une photo
qui est incluse dans son texte original,
c'est dans les commentaires sur Reddit,
lorsqu'il répond à des G app. Parce que là, il y a des gens
qui lui disent « Ah, tu devrais contacter Facebook,
tu devrais faire ça. » Si, là, il
entretient une discussion.
Et puis là, en fait, Nathan va arrêter
de poster après plusieurs mois.
On suppose qu'il est passé à autre chose.
Son dernier message
indiquera que parfois, il voit le symbole
de quelqu'un qui tape, mais le
message n'arrive jamais. Vous savez, son Messenger
parfois, les trois petits points,
il va expliquer
que, justement, parfois, il voit ça. Il voit que ça,
c'est en cours avec
Emilie dans Messenger. Il n'y a jamais
de nouveau message
qui apparaît. Et c'est le dernier
commentaire que Nathan va poster
sur son fameux texte
sur Reddit.
Ok, c'est fascinant, cette histoire-là.
Quand même assez fascinant. Une histoire
de l'art numérique. Il y a
plusieurs hypothèses
qui sont émises, en fait.
Est-ce que, justement, c'est une mauvaise blague
qui croit encore un peu?
Est-ce que c'est possible aussi, là?
Ben oui, quelqu'un qui entretient ça.
Ben, il faut être un peu malade, mais c'est possible.
Oui, ben oui, des malades, il y en a un peu partout.
Ben oui, et l'hypothèse du bug
informatique aussi, du bug de Facebook
est revenue souvent. Mais c'est étrange
quand même. Tu sais, pourquoi à des moments
bien spécifiques, ça va chercher des...
Tu sais, j'y crois, pis j'y crois pas, le bug.
On n'a pas de message, tu sais,
entre nous, dans nos messageries
quotidiennes, on l'utilise tous. On n'a
pas de message weird, là, tu sais.
Ça nous est jamais arrivé, ce genre de bug-là.
De quelqu'un de vivant, qui m'envoie
des vieux messages, ou...
Tu sais, même moi, je l'ai vécu
la mort. Ben, pas moi. Je veux dire,
j'ai pas vécu la mort, mais j'ai des gens
dans ma famille qui sont morts,
et que, justement, j'ai leur compte
Facebook en Memorial, et...
Bon, je dis pas que parce qu'ils m'ont pas écrit,
c'est pas vrai, l'histoire, mais j'ai pas de bug.
Tu sais, je trouve ça quand même...
On dirait que ça serait arrivé seulement à lui.
Oui, c'est ça. Parce que le type de bug...
Le type de bug qu'on voit normalement
avec le Messenger, c'est que
un message va se doubler.
Ça, c'est quelque chose qu'on peut voir,
qu'on a tous vu une fois, mais ça,
on n'a jamais vu ça. Pis en même temps,
si on met de côté... Mettons qu'on met de côté
qu'on croit...
Mettons qu'on croit que ce soit-là est totalement
vrai pour un instant.
Est-ce qu'on est rendu là, avec les
fantômes? Est-ce que les fantômes vont commencer
à utiliser la technologie tellement
c'est présent dans notre vie?
Parce qu'on sait qu'à travers l'histoire,
qu'on y croit ou non,
beaucoup d'histoires de fantômes
parlent que les fantômes
vont interagir avec des objets
qui étaient... Avec la technologie.
Avec l'environnement. Avec le téléphone,
les ondes radio...
Exact. Et aussi avec des objets
qui ont été importants pour eux de leur vivant.
Là, avec la nouvelle génération,
qu'est-ce qui est plus
important que le cellulaire? Pas grand-chose.
Fait que peut-être que là,
les nouvelles histoires de fantômes,
les nouvelles légendes, les nouveaux contes vont
apparaître avec ça,
avec ces histoires de technologie.
C'est intéressant ça. Oui, ça me fait penser
que s'il y a des auditeurs qui en auraient,
des histoires comme ça, n'hésitez pas à nous
les envoyer ou témoigner.
Je serais curieux de voir s'il y avait pas
d'autres fantômes.
Il y a une histoire très récente,
celle de Adam Illes
sur Twitter.
C'est encore très récent.
Peut-être qu'un jour, on aura la chance de faire
un épisode de distorsion là-dessus, mais
on sait pas encore si c'est...
Dans ce cas-là, ne fais que la résumé.
Exactement. Adam Illes
a documenté au cours du mois
2 août 2017,
des manifestations qui ont eu lieu
dans son appartement
et qui impliquent ces chats,
entre autres. C'est assez fascinant.
Il a vraiment filmé des trucs.
Mais on est encore à l'étape où on se demande
si c'est pas un stunt publicitaire
ou autre chose parce que
c'est un peu au-delà du réel.
Mais il semble avoir, comme
tu le dis Simon, des manifestations
paranormales en lien avec la technologie
qui se manifestent un peu partout dans le monde quand même.
Exact, mais tu vois cette histoire-là,
d'Illes, est fascinante parce que
c'est super bien raconté.
C'est bien documenté.
Si c'est scénarisé,
je lève mon chapeau parce que
il a fait une job écarante.
On dirait que des fois, c'est ça qui amène le doute.
C'est tellement bien amené
que tu peux pas
que tu n'y crois ou non
l'histoire impréhendante.
J'avais commencé à lire l'histoire
et à fouiller là-dessus. Au début,
c'est sûr que c'est un stunt.
À mesure que ça avance, tu te rends compte
que t'es vraiment embarqué dans l'histoire
tellement c'est impréhendant.
Exactement. Donc cette histoire-là
est un peu à l'origine
des histoires de fantômes
modernes qu'on voit
à l'ère des réseaux sociaux.
Si vous le cherchez, certaines personnes
vont le catégoriser comme un creepy pasta
parce que ça a été posté dans le bar
de No Sleep, qui encourage
beaucoup aussi le travail de fiction.
C'est vraiment le fun, sincèrement.
S'ennuyer une soirée, j'adore
aller lire. Les gens sont
très créatifs.
C'est pas tout le monde devient auteur,
mais tout le monde est capable de bonne histoire.
Exactement. Donc cette histoire-là
c'est peut-être aussi un travail de fiction.
On le saura peut-être jamais,
mais ça reste une des hypothèses.
Si c'est un travail de fiction,
c'est bien ficelé. C'est quelqu'un
qui a fait quand même
un bon travail
de coordination
en lien avec Facebook et tout ça.
Il a bien maintenu le suspense
dans son histoire du moins.
Puis en même temps,
qu'on y croit ou non, qu'elle soit
vraie ou non, cette histoire,
n'y a-t-il pas de meilleure journée
qu'aujourd'hui pour se raconter
des histoires de peur, assumer le doute?
Exactement, Simon.
Il n'y a pas plus beau mot.
J'espère que vous avez apprécié
ce spécial Halloween,
cette collaboration entre Ars Moriendi
et Distorsion.
En tout cas, moi j'ai apprécié.
Parce qu'on ne sait pas, il va peut-être en avoir d'autres.
Peut-être un spécial Noël, on ne sait jamais.
D'ailleurs, si je peux me permettre,
on n'a pas parlé avant l'émission,
mais je le mets là.
Je veux encore. On l'a annoncé il y a six mois.
Il faut qu'on fasse
notre prestation live.
Ça va arriver.
Je pense que c'est une belle idée.
C'est le fun.
Le podcasting, c'est un peu
le problème, mais la radio en général,
on est loin du public.
En ce moment, on est en train de prendre un verre,
on jase avec des micros, on se raconte des histoires.
On a du plaisir.
Mais on ne réalise pas nécessairement
l'ampleur de l'impact qu'on a avec
tous les gens qui nous écoutent chez eux.
Parce qu'on est proche des auditeurs.
On est très proche. On est toujours dans leurs oreilles.
Une proximité.
Combien de fois par jour on les croise sur la rue
et on ne s'en rend pas compte.
C'est le fun de créer une relation
où on a un réel contact avec les gens.
Moi, je relance
l'idée.
Je sais qu'on a traîné de la patte cet été.
On a été tous très chargés.
Ne serait-ce que des vacances ou d'autres choses.
Moi, j'ai changé d'ampleur.
On était tous pris dans mille projets.
Mais ça va se faire.
Je ne sais pas quand.
Là, le contact est fait. C'est notre première rencontre.
Distorsion, Ars Moriendi.
On veut toujours faire ce live-là.
On ne sait pas quand est-ce que ça va arriver.
Personnellement, j'ai déjà choisi mon histoire.
J'ai déjà une chronique
nécrologique pour vous autres.
Tout est là.
Il faut juste qu'on trouve le temps.
Et là, Emil, tu déménages.
En fait, on est dans le dernier épisode
qui est tourné dans vos studios
parce que tu déménages.
On va te laisser le temps de t'installer.
Je pense que ce serait un bon timing
dès que tu vas être confortable
pour relancer le projet.
Ce serait vraiment le fun cet hiver.
Je ne sais pas quand, mais il va falloir pas monter ça bientôt.
Absolument. C'est sûr que ça va arriver
un show live de Distorsion et Ars Moriendi.
Simon, Ars Moriendi, ça revient
en janvier, n'est-ce pas?
Exactement.
En plus, je chante un petit tournage
en tournée. On est allé en région,
je vous dis bonjour.
On est allé tourner des publicités
vidéo. Je lance la promotion
très bientôt pour le retour
d'Ars Moriendi en janvier.
Il n'y a pas de date fixe. Il va y avoir une date
précise choisie au cours
des prochaines semaines pour pouvoir
lancer les publicités.
Je vais vous lancer aussi un petit
preview en format podcast.
Je suis encore en écriture.
Vous le savez, les boys,
c'est beaucoup de recherche, ces sujets-là.
C'est des heures et des heures de
recherche. En plus, moi,
je les scénarise tout, donc c'est des
textes extrêmement longs à écrire.
Je me suis tiré dans le pied en faisant
des épisodes d'une heure, mais bon,
je l'assume, j'ai mon fun de même.
En présentement, je suis en écriture.
On est en préparation. Je vais prendre de l'avance.
Dès que je suis prêt, en janvier,
on lance ça, il va y avoir une date super.
Si en première saison,
on cherche,
quand on commence un nouveau projet comme ça,
on ne sait pas exactement
quelle couleur ça va prendre.
Je pense que tout au long de la
première saison, j'ai tranquillement
pas vite à m'aurer de trouver ma
couleur. L'instant que je l'ai trouvé,
il va y en avoir encore,
bien entendu,
mais on va s'éloigner un peu des
tueurs en série.
Je ne spoilerai pas
ma première épisode,
mais au premier épisode,
j'essaie, tant bien que mal,
de répondre à une question qu'on me pose
souvent depuis que j'ai lancé Ars Morien.
Je vais
lancer la question aujourd'hui,
mais je vais y répondre seulement
dans mon épisode. Pourquoi
on aime ça?
C'est des histoires morbides là.
C'est sûr que les histoires
mystérieuses, c'est fascinant parce qu'on essaie
de les comprendre, mais même quand on sait le fond
de l'histoire, pourquoi on est fasciné
par le morbide et les histoires
criminelles? J'ai réalisé
que je ne savais jamais comment répondre.
Exactement.
J'attends de répondre et
en fait,
c'est ça qui est intéressant, c'est que
cette année,
j'ai pu démystifier
un mystère que j'ai vécu
moi-même. Ça a pris 10
ans avant que je réussisse à trouver
le fond de l'histoire.
Et je me suis enligné sur
cette histoire-là pour
choisir mes histoires de
la prochaine saison. C'est sûr qu'il y en a
qui fonctionnent moins que la thématique, mais
on réalise
que l'horreur n'est pas
synonyme de juste
se faire en série, puis tel gars,
non, non, non. Les monstres,
c'est vous et moi. Les croyances
de fantômes,
les coutumes, les
individuels, c'est vous
et moi. On est tous capables
de sadisme et c'est là-dessus
qu'on va se plonger dans la deuxième
saison. Donc, j'ai très
hâte de lancer tout ça. On est tous
capables de sadisme. On est tous
capables et j'ai des preuves
qu'on va démontrer en deuxième
saison. Oh, on est dans le trouble.
Merci beaucoup de ton passage,
Simon, c'est vraiment rassurant.
Parce que je tiens à le dire, vous êtes
les instigateurs de cet épisode-là.
Vous m'avez invité au sein des Distorsions.
Ça a beau être une collaboration.
Je trouve que c'est une super habileté
que vous avez eue. Merci beaucoup pour l'invitation.
Ça fait plaisir. Au plaisir.
Sinon, nous, on est de retour la semaine prochaine.
On continue notre rythme effréné.
On a encore plein d'histoires.
Vous pouvez nous suivre sur Facebook,
Distorsions Podcasts, Twitter,
Distorsions Pod, Instagram aussi,
Distorsions Podcasts. Et on a
un groupe de discussion aussi, Seb,
et on encourage les gens à nous rejoindre fortement.
Oui, en fait, si vous voulez y aller,
méthode facile, à partir de notre fanpage,
dans le haut de la fanpage, il y a toujours
un lien raccourci vers le groupe.
Vous allez même voir une des dernières
publications qui a été
faite. Sinon, vous allez dans le moteur
de recherche de Facebook, vous tapez
Distorsions Groups Podcasts,
et vous allez tomber directement dessus.
Vous nous faites une demande d'adhésion
parce qu'on trie pour avoir
un club sélect. Non, sincèrement.
Non, c'est une belle idée de partage.
C'est vraiment une bonne idée, votre communauté.
Le groupe, et c'est vraiment bien, vous allez voir,
il y a plein de discussions qui vont au-delà
de Distorsions, comme on le répète à chaque fois.
Donc, les gens aiment discuter
un peu de tout, mais toujours
quand même en lien avec le crime,
les cyber-attaques et
le monde du numérique. Donc, on vous invite
fortement à y aller. On a vraiment
du plaisir à discuter avec tous les
membres. Donc, continuez aussi à
nos auditeurs à nourrir
le groupe avec vos
publications, vos questionnements,
et vos impressions,
par rapport à chacun de nos épisodes.
Donc, on adore vraiment ça, discuter avec vous.
Continuez comme ça. Et vous allez vous faire
des nouveaux amis, en plus. Oui, bien oui, exact.
Et laissez-nous toujours un petit commentaire
sur iTunes. Ça l'a de rien, ça vous
prend une petite minute, et nous,
ça nous aide à monter dans les moteurs de recherche,
et devenir de plus en plus
connus, de trouver
un nouvel auditoire. C'est comme ça
que le système fonctionne.
N'hésitez pas, venez nous laisser des 5 étoiles,
des commentaires. De toute façon,
ça fait toujours plaisir. Donc,
fais-nous un Distortion Podcast
ars-moriendi-podcast.ca
venez nous dire un petit mot, ça fait toujours
du bien. Donnez-nous de l'amour.
Aurais-tu un mot de la fin pour
nous, Simon? Oh que oui,
parce que c'est l'Halloween, on a peur
des fantômes, des sorcières,
des monstres. Mais n'oubliez jamais
que derrière chaque légende urbaine
et chaque histoire fantomatique,
se cache une vérité,
et derrière chaque monde se cache
la nature humaine.
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