#19 - Spécial Halloween avec Ars Moriendi

Épisode

#19 - Spécial Halloween avec Ars Moriendi

Épisode
19
Durée
1 h 29 min
Format
Audio

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Pour cet épisode spécial, Emile et Sébastien invitent Simon Predj du podcast Ars Moriendi afin de célébrer l’Halloween en bonne et dûe forme. Trois histoires différentes ont été choisies à l’insu de chacun, afin de garder le suspense: une tournée d’Halloween tourne au meurtre à l’automne 1974, plusieurs enfants semblent possédés par des esprits maléfiques dans le sud de l’Alsace, et un internaute reçoit pendant plusieurs mois des messages sur Facebook… de la part de son amoureuse décédée!

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Tout débute il y a 3 000 ans, là où se trouvent aujourd'hui l'Angleterre et le

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nord de la France. Le calendrier celtique à cette époque ne se termine pas le 31 décembre,

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mais plutôt le 31 octobre, annonçant la fin des récoltes et de la saison du soleil.

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Étant une communauté basée sur l'agriculture, l'hiver est une saison terrifiante car

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leur survie dépend de leur récolte annuelle. Le samin, aussi appelé saouine, est la

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lutte du cycle hivernal, une lutte entre les ténèbres et la lumière. Au cours de la nuit,

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les druides allument un feu sacré sur l'hôtel afin d'honorer Bean, le dieu du soleil.

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Selon la légende, pendant la nuit de la samin, les esprits des morts peuvent revenir dans

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leur demeure terrestre. Ainsi, les vivants essaient de les accueillir au mieux. On laisse,

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par exemple, de la nourriture et des sucreries aux portes des villages afin

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d'apaiser ses présences. L'ouverture des portes de l'autre monde permet aussi l'intrusion d'entités

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maléfiques. Cet aspect a pris de l'importance sous l'influence du christianisme, avec les

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notions d'enfer et de purgatoire. Ainsi, si les âmes reviennent, c'est qu'elles n'ont pas

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accédé au paradis et qu'elles sont damnées ou libérées du purgatoire. Cette fête se

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perpétue au cours des générations qui suivent et devient une tradition païenne,

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mais la fête druidique disparaît d'Irlande au 5e siècle avec l'arrivée d'une nouvelle

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religion, le christianisme. Ce nouveau mouvement est bien décidé à conquérir le continent et

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pour ce faire, ils doivent convertir les païens, ce qui n'est pas chose facile car ces païens n'ont

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aucun intérêt envers quelconque religion. Mais le christianisme usera de manipulations

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et de stratégies pour arriver à ses fins. C'est dans cette optique qu'ils se sont appropriés les

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célébrations du samin. La fête catholique de la Toussaint tire son origine d'une commémoration

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de tous les martyrs institués à Rome en 613 par le pape Boniface IV. Au départ, elle est

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fêtée le 13 mai, jour anniversaire de la dédicace du Panthéon. Elle remplace la fête

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des Lemuria, de la Rome antique célébrée à cette date pour conjurer les spectres

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Au IXe siècle, la fête est étendue à Toussaint par le pape Grégoire IV. Il change aussi la date

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de cette célébration pour s'approprier le samin et manipuler les païens en leur faisant croire

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que Toussaint, en fait, il célébrait les saints de l'église chrétienne. Le 1er novembre,

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devient alors la fête de Toussaint qui deviendra avec le temps la Toussaint.

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En anglais, il nomme la veille de la Toussaint All Hallows Eve qui signifie le soir de tous les

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saints. Hallows étant une forme archaïque du mot anglais holly qui signifie saint.

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Éventuellement, il y aura une contraction du mot Eve et le 31 octobre devient alors Halloween.

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La célébration de la Toussaint est suivie d'un office des morts à partir de l'an 998.

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Les moines de Cluny instituent une fête d'être épassé le 2 novembre. Le culte des morts est

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cependant massivement célébré le 1er novembre. Malgré l'appropriation chrétienne,

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à ces célébrations perdurent la croyance païenne que l'âme des morts revienne

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à hérir sur terre à la veille de la Toussaint le 31 octobre. Avant d'aller

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dormir, il laisse de la nourriture et des sucreries sur la table et il laisse

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le feu de cheminée allumé pour apaiser ses esprits. À la suite de la grande famine de

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1845 en Irlande, plus de deux millions d'Irlandais viennent s'installer en Amérique,

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apportant avec eux leurs pratiques et coutumes, notamment la fête d'Halloween.

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C'est aujourd'hui notre tour de célébrer les morts, les esprits baléfiques et la

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sorcellerie, tels les druides durant les sacrifices du samin. Nous allons vous

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raconter des histoires à glacer le sang qui vous empêcheront certainement de dormir.

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Je suis Sébastien Lévesque, Simon Pregge, Emile Gauthier et vous écoutez le spécial en

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Halloween de Distorsion et d'Ars Moriendi. Bonsoir Emile, bonsoir Simon, comment allez-vous

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ce soir, messieurs? Ça va très bien Sébastien Lévesque parce que tu l'as dit,

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on a un invité spécial, Simon Pregge, d'Ars Moriendi, vous l'avez entendu dans l'intro,

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il est finalement avec nous en fait, ça fait des mois qu'on correspond via des lettres sur

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les réseaux sociaux et autres et finalement on se rencontre pour le 31 octobre 2017 donc

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un événement historique. Comment ça va Simon? Numéro 1, effectivement en fait plutôt le

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numéro 31. Quelle belle journée pour enfin se rencontrer. Effectivement comme on dit ça

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fait longtemps qu'on parle d'une collaboration, quel bon moment pour le faire. Exactement,

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joindre l'utile à l'épouvantable. Exactement, spécial Halloween ça veut dire aussi une bière

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de la semaine dans Halloween, qu'est-ce qu'on boit à soir Séb? Ce soir on a une bière

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thématique pour vous qui vient, une bière québécoise comme à l'habitude, qui vient de la

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micro brasserie, le trèfle noir de Roy Noranda, en fait elle a un savoureux jeu de mots

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pour son nom, c'est la Ale-O-Win. Donc vous savez qu'on aime bien tout ce qui est les

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bières Elle, c'est une bière à la citrouille qui est tout de même assez forte, une 7.8 et

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on le sent bien dans le goût. C'est pas une gimmick là, c'est une bonne bière. Exact et

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je suis quand même, on n'est pas des grands fans de bières aux fruits, bières à la citrouille,

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mais celle-là elle est surprenante par son goût et elle même je trouvais qu'elle attire

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un peu vers les bières noires et brunes assez foncées donc je la trouve quand même

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intéressante pour une belle, bonne bière d'apéro en fait je vous dirais pour vous

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parter dans l'O-Win, c'est parfait. Je dirais la même chose en tant qu'invité, moi je ne suis

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pas un grand fan de bières fruitées et finalement celle-là très agréable, c'est une belle

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découverte. D'ailleurs est-ce que la citrouille c'est un fruit ou un légume, on n'est pas trop

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sûr. Techniquement ça... Oh moi aussi j'ai une autre question. Peut-être que dans une autre

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dimension c'était un fruit et que maintenant c'est un légume. Mais moi aussi je me questionne

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est-ce que chacune des bouteilles est tentée? On va le savoir. On va le savoir avec l'épisode d'avant je pense.

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Exactement et de qui nous vient cette bière Seb? C'est de notre bière, elle vient de Danny qui nous a

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offert une tournée de bière via notre site web si vous avez envie de faire comme Danny et de

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nous offrir une tournée de bière donc vous allez sur distortionpodcast.com et vous avez

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l'onglet tournée de bière qui est situé dans le haut à droite ou dans chacun des

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articles des épisodes. Il y a toujours un lien qui est là. Les bravo de nous offrir une bière et

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aussi dans les commentaires de PayPal vous pouvez aussi nous proposer une bière locale que vous

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que vous voulez nous suggérer qu'on puisse tenter de trouver ici et la faire découvrir à tous

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nos auditeurs. Donc voilà merci Danny pour cette tournée de bière. Aussi on a une

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review 5 étoiles sur Apple Podcast qui nous vient de Raphaël Le, donc Raphaël au féminin,

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qui nous dit à écouter excellent podcast bien documenté et captivant. Eh bien merci beaucoup

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Raphaël c'est pour des gens comme toi qu'on fait ce beau travail. Ce soir le concept c'est

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assez particulier en fait on a choisi chacun, chacun nous trois, moi Sébastien et Simon,

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on a choisi une histoire thématique Halloween, thématique distortion, thématique Ars Moriendi et

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on ne s'est jamais dit en fait quelle histoire on a choisi. On va découvrir ça ensemble. Qu'est-ce

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que les autres ont trouvé? Moi ça a été très difficile je sais pas pour les autres. T'es vraiment

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ardu de trouver une histoire. Parce qu'on veut tellement trouver une histoire qui va nous plaire

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mais aussi plaire aux autres, pas juste au public mais à vous. C'est pas facile de trouver

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une histoire qui est thématique et des fois on tombe, on se le cachera pas, je suis sûr que vous avez

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vécu la même chose, on tombe sur une histoire qui a finalement tellement tellement de viande autour

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de l'os quand là on va dire, oh mais là je peux pas la résumer en 15 minutes, je vais la garder pour

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l'autre épisode. Fait que tu repousses, tu repousses. Fallait trouver quelque chose avec assez de

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viande, assez effrayant et en même temps qui se résume bien sans avoir à couper dans l'histoire.

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C'est pas facile. Exactement, j'ai eu de la misère à trouver l'épiphanie parce que moi

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j'aime bien avoir l'épiphanie, être passionné par l'histoire et finalement j'ai trouvé après

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des journées sincèrement à faire de la recherche donc j'espère que va vous plaire cette

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histoire. Je trouve ça vraiment le fun justement qu'on va vraiment vivre une surprise nous

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même un peu en même temps que vous les auditeurs quand vous allez nous écouter donc voilà bonne

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écoute. J'espère que vous allez aimer ça. Exactement, si vous voulez écouter Simon Prej

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en podcast vous le faites. Faites F1, non non c'est pas ça. Faites Up Up Down Down, Left Right,

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non mais si vous voulez écouter ce que fait Simon Prej, il anime le podcast Ars Mori Andi,

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vous pouvez trouver ça partout sur iTunes, sur le web et il anime aussi les Oubliettes

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parce que Simon est un fan de vieux VHS et de films obscurs donc deux personnalités qui se marient

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bien avec Distorsion encore une fois. On fait tout ensemble et puis parce que ça va être

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aussi partagé sur le flux RSS de Ars Mori Andi. Si vous ne le connaissez pas encore,

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t'étais où man? Distorsion Podcast, facile à trouver sur toutes vos applications podcast si

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je me concentre sur les histoires de peur du passé d'une autre époque, eh bien Distorsion

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se concentre sur les histoires d'horreur de l'ère numérique. C'est un bon résumé. Les

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gars est-ce qu'on est prêt à plonger dans ce spécial Halloween? Oui monsieur. Allons-y.

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On se retrouve en 1974 donc le 31 octobre soir de l'Halloween à Deer Park au Texas,

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donc cette soirée-là il pleut énormément mais bon comme tout enfant la pluie ne nous empêche

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jamais d'aller à la conquête de bonbons. Ronald Clark O'Brien obtient et père de deux

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enfants, Timothée 8 ans et Elisabeth 5 ans, accompagnent ces enfants pendant que la maman

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reste à la maison pour aller passer l'Halloween. Il y a un de leurs voisins Jim Bates et son

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petit garçon qui les accompagne donc plus on est de fou plus on rit. Ils se promènent,

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tout va bien, tout va bien, ils récoltent des bonbons. À une certaine maison un moment

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donné les lumières sont éteintes. On le sait c'est un peu le code quand on n'a plus de

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bonbons on ferme les lumières comme ça les gens ne vont pas cogner pour rien nécessairement

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mais les enfants insistent pour y aller. C'est la pas du gain et en bon parent les papas

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les laissent aller cogner. Pas de réponse. Bon, les enfants ne font pas plus de cas,

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ils courent vers la maison suivante. Quand les enfants vont à la maison suivante,

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Jim les suit, un des papas. Par contre Ronald reste un peu à l'écart. Mais bon, personne

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en fait de cas. Là il revient quelques secondes ou minutes plus tard environ. Il y a les mains

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pleines de bonbons. En fait, il y a particulièrement les pixie sticks. Je ne sais pas si vous

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vous souvenez de ça quand on était jeune, c'était les longues pailles qui avaient un genre

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de sucre un petit peu avec de l'amertume un peu acidulé. Il appelle ça de la poudre

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J'adore ça. Est-ce que ça existe encore? J'en ai déjà vu dans un dépanneur. J'imagine

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que oui, c'est encore populaire. J'en ai vu il n'y a pas si longtemps que ça. Il existe

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aussi l'équivalent qui était dans des petits fruits en plastique. Ça, ça se trouve encore

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sur le plateau. Oui, c'est vrai effectivement. Mais bon, il arrive avec ses parents, les enfants

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sont contents. Il dit qu'il a réussi finalement en insistant, qu'il est allé reconnuer à la

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porte, qu'il a insisté pour avoir des bonbons et il en distribue à chacun des enfants

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qui sont là, donc son fils, sa fille et le fils de Timothée. En fait, Timothée, Élisabeth et le

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fils de Jim, son voisin. Et il en remet aussi à deux autres enfants, deux autres enfants qu'on

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connaît pas. Ils finissent leur soirée, tout se passe bien, la récolte, tout le monde est

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content. Timothée, l'enfant de huit ans, il veut goûter un bonbon avant d'aller se coucher,

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son père, c'est une soirée spéciale, on a tous été enfant, il lui permet de piger un bonbon de

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son choix dans son butin. Bien sûr, Timothée choisit le Pixistix, la longue paille avec

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la poudre acidulée. Il est gros en fait, c'était le gros format en plus de 21 pouces et je peux

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comprendre l'attrait. Par contre, vraiment étrange, la poudre a presque coincé dans la

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paille pendant que Timothée essaie de la manger. Son père l'aide à débloquer tout ça, qu'il puisse

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profiter de son dû et manger le bonbon. Par contre, Timothée trouve ça vraiment dégueu,

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hyper amer, pas comme le goût qu'il s'attendait habituellement à avoir. On s'entend,

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ces bonbons-là, oui, il y a une amertume, c'est acide, mais c'est pas désagréable

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en bouche, ça chatouille les papilles. Et là, son père, il dit, écoute, je vais aller

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servir du Kool-Aid pour rincer ta bouche. Comme ça, le goût va partir. Rien de mieux

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que de se rincer la bouche avec du Kool-Aid. Combattre le sucre par le sucre. Mais moins

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d'une heure plus tard, Timothée est mort. Ce soir-là, c'était le procureur Mike Hinton

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qui était en place. Il reçoit un appel de la police de Pasadena. Tout ça s'est passé

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extrêmement vite, vous voyez. Donc, l'enfant a dû se coucher vers 7-8 heures. Moins d'une

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heure plus tard, il est mort. La police appelle le procureur. Il y a un garçon de 8 ans

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qui vient de mourir. Il a été transporté d'urgence à l'hôpital, mais il était

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déjà mort une fois arrivé à l'hôpital. Là, il ouvre une enquête vraiment rapidement.

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Tout ça, comme je vous dis, se déroule vraiment dans les heures qui ont suivi

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la mort de Timothée. Donc, encore le soir de l'Halloween. Là, ils veulent

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vraiment ouvrir une enquête rapidement. Hinton, le procureur qui est bien connecté,

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appelle un médecin légiste du coin qui lui explique vraiment la situation. Le médecin

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légiste, la première chose qu'il demande, est-ce que l'haleine de Timothée sentait

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quelque chose? Là, Hinton, le procureur, écoute, je vais me renseigner. Il appelle

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à la morgue rapidement. Effectivement, il y avait une haleine. Il a réussi à avoir

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la menthe. Dès qu'il rappelle le médecin légiste, il dit, écoute, je suis convaincu

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que c'est du cyanure. C'est ça qu'il sent, la menthe.

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Interesting.

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Oui, c'est assez particulier.

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Si vous avez lu des romans d'Agatha Christie,

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sans doute que tout ça est décrit là-dedans. Il y a des histoires

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d'empoisonnement au cyanure.

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Effectivement. Oui, c'est assez particulier.

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Puis même l'autopsie, par la suite, a prouvé, a confirmé l'intuition du

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docteur. Mais l'autopsie va se faire quand même beaucoup plus tard. On est

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toujours le 31, le soir même de l'Halloween.

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Là, je veux dire, écoute, il y a un empoisonnement d'un enfant.

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On a la preuve concrète qu'un enfant qui est empoisonné.

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Les officiers de police se dépêchent à essayer de savoir quel autre enfant a

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reçu ces bonbons-là.

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Je veux dire, Ronald, en fait, collabore avec la police et lui explique.

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J'en ai donné un à ma fille, un à mon fils, aux enfants du voisin, etc.

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La police fait le tour du voisinage.

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Heureusement, il n'y a pas d'autres enfants qui en ont consommé.

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Même, il n'y a pas d'autres enfants qui en ont consommé sur le coup.

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Ça reste comme ça.

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Ils ont remarqué par contre qu'il y a une des petites pailles qui a

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été brochée, en fait, dans le haut.

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Comme s'il était falsifié.

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Exactement.

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C'est pas très subtil.

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Et le pire, c'est que ça l'a sauvé un des enfants.

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Parce que quand les policiers sont débarqués dans une des maisons,

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l'enfant l'avait avec lui dans le lit pendant qu'il dormait.

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Il a dit à la police qu'il n'a pas été capable à cause de l'ouvrir,

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à cause de la graffe, parce qu'il l'avait pris sans le dire à ses parents.

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Quelqu'un, l'enfant, n'a pas fait ça.

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On l'a tout fait.

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Oui, c'est ça.

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Il s'est pas empoisonné.

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La police décide donc d'amener Ronald avec lui parce que Ronald,

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en fait, qui est le père de Timothy, il était là lors de l'accueillette

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de bonbons.

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Donc, il accompagne la police.

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La police, en fait, lui demande de faire le tour des maisons,

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parce qu'il sait à quelle maison qu'il aurait eu les bonbons.

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C'est justement la maison, parce qu'il n'y avait pas les lumières.

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Là, il se rend avec...

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Mais en se rendant dans le quartier, par contre,

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étrangement, Ronald commence à souffrir d'une perte de mémoire.

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Il ne se souvient plus du tout de la maison.

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Il dit qu'il n'a jamais vu le tueur et que,

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parce qu'il avait juste aperçu son visage à travers la porte,

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une fine, fine, mince ouverture

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que la personne aurait ouverte pour lui donner les bonbons.

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Là, les enquêteurs sont comme un peu assez louche.

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Je veux dire, c'est dans un court laps de temps tout ça.

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Tu ne peux pas oublier la maison, surtout qu'elle avait une particularité.

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Mais ça, la police ne le sait pas nécessairement.

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Là, les jours passent, il n'y a pas de preuves, il n'y a rien.

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Je veux dire, l'enquête piétine et Hinton,

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le procureur, se fâche et commence à mettre de la pression sur la police.

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Là, la police vont revoir Ronald O'Brien et l'amènent au poste,

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toujours pas en état d'arrestation, mais du moins pour l'interroger.

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Lui mettent quand même énormément de pression.

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Et finalement, il retrouve la mémoire et il les amène à la maison.

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La police fait les recherches pour trouver qui est le propriétaire de la maison.

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Ce n'est pas très long.

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Il n'est pas présent.

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Il débarque chez son bureau.

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Il travaille à l'arrivée au poste.

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On n'a jamais le nom de ce voisin-là.

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Il n'a jamais été divulgué aux médias.

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Heureusement pour lui, il travaillait à l'aéroport William P. Obie.

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La police débarque là, imaginez, l'arrête devant tous ses collègues.

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Oui, oui, c'est ça, devant tous ses collègues.

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Pour eux, le mystère, le dossier est clos.

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Par contre, une fois arrêtés, ils font quand même une enquête.

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Le monsieur en question, le propriétaire de la maison aux lumières fermées,

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a un alibi qui se tient.

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Il travaillait le soir de l'Halloween.

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Ses collègues l'ont prouvé, il y a eu les feuilles de temps et tout.

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Et oui, sa femme et sa fille étaient à la maison.

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Et ils ont bien fermé les lumières parce qu'ils n'avaient plus de bonbons,

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mais jurent qu'ils n'ont jamais répondu à la porte.

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Donc l'alibi est confirmé pour l'enfant.

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La police a cru cette famille-là.

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Ce qui faisait que pour eux, la police,

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l'étau se resserrait quand même sur Randall.

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Je veux dire, une femme, déjà là,

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je pense que dans l'esprit d'un policier,

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une femme avec une fille ne pourrait pas,

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je veux dire, empoisonner un enfant.

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L'homme, il est au travail.

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Il faut quand même manipuler ces choses-là.

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L'avoir monté, bref.

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La maire, elle commence à viser le verre, pas mal.

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Exactement.

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L'étau se resserre.

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Mais là, en enquêtant justement,

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parce que là, ils commencent à fouiller un petit peu plus sur Randall,

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l'autre suspect étant éliminé,

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ils se rendent compte qu'il n'y a pas si longtemps,

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il y avait pris une assurance vie pour ses enfants.

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Une en janvier de la même année,

[19:48]

donc autour de janvier 1974,

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pour 10 000 $ par enfant.

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Je vous rappelle qu'il y a deux enfants, Timothée et Élisabeth.

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Et un mois avant leur louis,

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donc à la fin septembre,

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il a pris une deuxième assurance,

[20:01]

encore sur la tête de ses enfants,

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mais celle-ci de 20 000 $ par enfant.

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C'est quand même un peu louche, là.

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Donc les...

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Et en plus, les enquêtants ont découvert

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qu'il y avait des dettes au-dessus de 100 000 $.

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Donc ce qui pourrait motiver...

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En argent de 1974 en plus, là.

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Je comprends pas comment quelqu'un, sincèrement,

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peut se rendre à des dettes de jeu.

[20:22]

Et ouais, ben ça, c'est ça qui est étrange.

[20:24]

On n'a jamais de détails sur les dettes en question.

[20:31]

C'est juste qu'il y a 100 000 $ de dettes.

[20:33]

C'est quand même une somme importante, là.

[20:34]

Ah non, effectivement, là.

[20:36]

Donc là, ça commence à être assez louche.

[20:38]

Et même, autre fait assez particulier

[20:40]

que la police ont noté,

[20:41]

le lendemain de la mort de Timothée,

[20:43]

il a tout de suite fait la réclamation.

[20:46]

La réclamation de l'argent.

[20:47]

Ah boy, ça c'est suspect.

[20:49]

Pas le temps de niaiser, hein.

[20:49]

Ben non, c'est ça, t'sais, généralement.

[20:51]

En plus, quand c'est ton propre enfant,

[20:53]

je veux dire, l'argent...

[20:53]

Vitton d'œil, ça attendra, là.

[20:55]

Vitton d'œil, c'est ça, là, t'sais.

[20:57]

Et c'est assez particulier.

[20:58]

Même, je disais qu'il y avait des chicanes de famille

[21:01]

que le soir même, des funérailles de Timothée,

[21:05]

il s'est couché hyper tôt,

[21:07]

ce qui a frustré sa femme.

[21:09]

Pour lui, c'était comme banal.

[21:11]

On dirait qu'il ne ressentait pas de peine

[21:13]

sans même générer de la chicane auprès de la famille,

[21:15]

ce qui a aussi soulevé un autre doute auprès des policiers.

[21:19]

OK, ben quand même, oui, c'est clair que là,

[21:22]

de plus en plus, le père commence à être suspect.

[21:25]

Non, effectivement.

[21:26]

Et là, bon, la police peut demander,

[21:28]

avec toutes ces preuves-là, si on veut,

[21:30]

là, du moins, des éléments importants,

[21:32]

on peut demander un mandat d'arrest...

[21:33]

Pardon, pas un mandat d'arrestation,

[21:35]

mais plutôt un mandat de perquisition

[21:36]

pour pouvoir fouiller sa maison.

[21:38]

Ils l'ont eu assez rapidement.

[21:40]

Ils ont trouvé une paire de ciseaux

[21:42]

sur laquelle, justement, par hasard,

[21:44]

se trouvaient les résidus de la paille de plastique,

[21:47]

justement, du fameux bonbon qui était dessus.

[21:51]

L'arme du crime.

[21:52]

Oui, parce des fois, ça te prend pas grand-chose,

[21:54]

mais tu peux pas accuser sans preuve, hein?

[21:55]

Même si tout pointe vers lui,

[21:57]

il fallait que tu trouves une preuve.

[21:58]

Exact.

[21:59]

Et là, ils l'arrêtent, bon, étant donné

[22:01]

qu'ils ont quand même des choses

[22:03]

qui peuvent l'incriminer.

[22:04]

Et même, dans leurs recherches,

[22:07]

M. O'Brien est allé voir,

[22:09]

il habitait près d'université,

[22:11]

il est allé voir un professeur

[22:12]

pour lui demander lequel,

[22:14]

puis je vous cite,

[22:16]

qu'est-ce qui est le plus mortel?

[22:17]

Le cyanure ou un autre type de poison?

[22:20]

Et le professeur a la question,

[22:21]

on sait pas de quel département,

[22:22]

mais j'imagine ça doit être de chimie

[22:23]

ou quelque chose comme ça,

[22:24]

a dû lever un flag à la police

[22:25]

parce que la police a été mise au fait de ça.

[22:28]

Même dans l'enquête,

[22:29]

il y a une entreprise de Houston

[22:32]

qui vend des produits chimiques,

[22:34]

et elle, la police est comme tombée sur lui.

[22:36]

Elle a dit que oui, il y avait un homme dernièrement

[22:38]

qui avait tenté d'acheter du cyanure,

[22:40]

mais qu'il a rebuté chemin

[22:43]

parce qu'il fallait acheter minimalement

[22:44]

comme deux kilos.

[22:45]

Ce qui imagine qu'il y a un petit peu trop...

[22:46]

Quand même.

[22:47]

Ouais, c'est beaucoup, là.

[22:48]

Un petit peu trop pour empoisonner quelques enfants.

[22:51]

Mais le propriétaire,

[22:53]

il se souvenait pas en tant que tel de O'Brien.

[22:54]

La seule chose qu'il se souvenait,

[22:55]

c'est qu'il y avait une blague...

[22:57]

La seule chose qu'il se souvenait,

[22:58]

c'est qu'il portait une blouse beige

[23:00]

ou bleue, en fait,

[23:02]

et que selon les policiers,

[23:03]

c'était exactement l'ensemble de travail

[23:06]

que les opticiens portaient,

[23:08]

peut-être encore aujourd'hui,

[23:09]

mais du moins à l'époque.

[23:10]

Donc pour eux,

[23:11]

ça faisait un plus un.

[23:12]

Je veux dire,

[23:13]

on s'entend aussi que le cyanure,

[23:15]

c'est pas très, très, très...

[23:17]

Je veux dire,

[23:17]

je n'ai pas l'impression que des gens,

[23:19]

des particuliers viennent acheter ça

[23:21]

pour n'importe quelle raison.

[23:21]

Ça va pas être vendu de façon très, très habituée.

[23:24]

C'est pas très régulier, là.

[23:25]

Non, j'ai fait une parenthèse.

[23:27]

Je cherchais,

[23:27]

s'on me fait acheter du cyanure sur le web,

[23:30]

et je suis tombé sur des forums

[23:31]

et les gens l'utilisent pour tuer leurs chiens,

[23:33]

souvent, c'est ce que je me suis rendu compte,

[23:35]

pour euthanasier eux-mêmes leurs animaux.

[23:37]

Je savais pas, sincèrement.

[23:39]

Je suis pas mal sûr que ça doit se trouver

[23:41]

quelque part sur le dark web.

[23:43]

Oui, oui, oui, c'est sûr que oui.

[23:45]

C'est certain.

[23:45]

Mais en même temps,

[23:46]

si tu regardes l'histoire,

[23:47]

ils ont toujours utilisé des produits chimiques

[23:49]

pour tuer les animaux.

[23:50]

À l'époque, c'était pour tuer les rats,

[23:51]

mais c'était avec ça qu'ils empoisonnaient

[23:53]

leur mari, bien sûr.

[23:54]

Oui, exactement.

[23:55]

C'était simple et efficace.

[23:56]

Mais en 74, il n'y avait pas de dark web.

[23:59]

Non, non, non.

[24:00]

Il n'y avait pas de web.

[24:02]

Donc, justement, on remonte à les années 70.

[24:04]

Les tests d'ADN ne sont pas vraiment répandus.

[24:06]

C'est pas très avancé.

[24:07]

C'est pas utilisé.

[24:08]

Ça devait coûter hyper cher.

[24:10]

Comme tu dis, d'après moi,

[24:11]

la technologie devait pas être très, très avancée.

[24:13]

Oui, ça s'est arrivé dans les années 90.

[24:15]

C'est vraiment vrai.

[24:15]

De faire vraiment des corrélations.

[24:18]

La police n'a jamais été en mesure, par contre,

[24:20]

de prouver que c'était Ronald

[24:22]

qui avait acheté les Pixie Sticks,

[24:24]

les fameuses pailles de bonbons et le cyanure.

[24:27]

Malgré tout, il est allé en procès.

[24:30]

Il a toujours proclamé son innocence.

[24:32]

Il avait 30 ans à l'époque.

[24:34]

Durant son procès,

[24:35]

qu'aux États-Unis a quand même été médiatisé,

[24:37]

il s'appelait The Candyman,

[24:40]

qui n'a pas de lien avec le film en tant que tel,

[24:42]

ou The Man Who Killed Halloween.

[24:45]

Ronald a plaidé non coupable.

[24:47]

Et même au début, les avocats de la Défense

[24:48]

tentaient d'accuser un homme

[24:50]

qui était mystérieusement intrassable,

[24:53]

un supposé individu perturbé,

[24:55]

qui se serait servi de l'Halloween

[24:57]

pour empoisonner des pauvres enfants.

[24:58]

Ça l'a jamais tenu.

[25:00]

Même en cours,

[25:00]

sa propre famille a témoigné contre Ronald,

[25:03]

même sa propre femme.

[25:05]

Les membres de sa famille,

[25:06]

ça devait pas être quelqu'un qui était très, très aimé.

[25:10]

Donc, ou du moins,

[25:11]

je pense qu'il pouvait penser qu'il pouvait faire ça.

[25:13]

Quand ta propre famille témoigne contre toi,

[25:15]

je trouve ça quand même assez particulier.

[25:18]

Ça en cache beaucoup sur son passé.

[25:20]

Effectivement.

[25:21]

Le 3 juin 1975,

[25:23]

il ne fallut que 46 minutes au jury

[25:25]

pour délivrer un jugement,

[25:26]

ce qui est quand même assez court

[25:27]

pour que tout le monde s'entende.

[25:29]

C'était assez unanime

[25:32]

que Ronald était reconnu coupable de meurtre

[25:34]

et de quatre autres tentatives de meurtre,

[25:36]

parce que le fait de juste seulement

[25:37]

avoir distribué les bonbons,

[25:39]

ça le rend automatiquement coupable

[25:41]

de tentative de meurtre,

[25:41]

même si personne,

[25:43]

heureusement, aucun autre enfant,

[25:45]

ont mangé les bonbons.

[25:47]

Une heure plus tard,

[25:48]

il fut décrété que Ronald sera exécuté

[25:50]

sur une chaise électrique.

[25:51]

Je vous rappelle qu'on est à ce moment-là en 75.

[25:54]

Par contre, ça l'a pris dix ans,

[25:56]

avant que sa peine d'exécution

[25:59]

soit mise en œuvre.

[26:01]

Pendant tous ces dix ans-là,

[26:02]

il a toujours tenté de porter appel,

[26:04]

il a toujours clamé son innocence,

[26:06]

mais ça n'a jamais rien donné.

[26:08]

Donc, le 31 mars 1984,

[26:11]

il est exécuté.

[26:13]

Heureusement pour lui,

[26:14]

la Cour suprême américaine

[26:15]

venait de décréter quelques mois

[26:18]

avant que la chaise électrique

[26:19]

devenait un acte cruel.

[26:21]

Je suis bien d'accord avec cette décision-là.

[26:23]

Donc, il a fait l'objet,

[26:24]

dans le fond, d'une injection létale.

[26:26]

Donc, il est mort par injection.

[26:28]

À ce moment-là,

[26:29]

sa femme a donné la seule entrevue

[26:31]

qu'elle a donnée pendant

[26:33]

tous les dix ans du procès.

[26:35]

Jamais elle a voulu s'adresser aux médias.

[26:37]

Je la comprends quand même.

[26:39]

Ça prend du courage.

[26:39]

Oui, effectivement.

[26:41]

Elle a refait sa vie,

[26:42]

Mme Daneen O'Brien,

[26:43]

former O'Brien,

[26:45]

à l'époque, 39 ans à cette époque-là.

[26:48]

Elle est contente que ça soit terminé.

[26:50]

Pour elle, c'est un cauchemar.

[26:51]

Elle va pouvoir refaire sa vie.

[26:53]

En fait, elle est déjà mariée,

[26:54]

son remonte à cette époque-là.

[26:55]

Elle était déjà mariée

[26:56]

depuis quatre ans avec un nouvel homme,

[26:58]

Elisabeth, qu'il ne faut pas oublier,

[26:59]

qui était la sœur de Timothy,

[27:01]

qui avait cinq ans à l'époque,

[27:03]

quand son père a été enfermé et mort.

[27:06]

Elle avait quinze ans.

[27:07]

Pour elle, à la maison,

[27:09]

il ne s'en cache pas.

[27:10]

Il l'appelle toujours le père biologique,

[27:11]

mais elle gère quand même bien

[27:13]

la situation selon sa mère.

[27:15]

Et même sa mère,

[27:16]

elle expliquait que pendant les dix années,

[27:18]

à un moment donné,

[27:18]

il était tellement manipulateur

[27:20]

qu'elle s'est demandé s'il n'y avait pas raison

[27:22]

que ce n'était pas lui qui l'avait fait.

[27:24]

Mais elle ne l'a pas cru longtemps.

[27:26]

Et même, en fait,

[27:27]

elle soupçonne que ce soit elle

[27:28]

la première victime

[27:30]

parce qu'un mois avant,

[27:31]

avant de prendre l'assurance pour les enfants,

[27:33]

mais pas celle de janvier,

[27:34]

mais la deuxième,

[27:35]

il avait voulu prendre une assurance

[27:37]

sur la tête de sa femme,

[27:38]

mais il n'y avait pas les moyens

[27:40]

de payer les primes.

[27:41]

Donc, c'est rabattu.

[27:43]

Oh!

[27:43]

Ça fait qu'imaginez, elle, elle a vu ça.

[27:45]

Elle a dit que ça lui trotte

[27:46]

dans la tête continuellement

[27:48]

qu'à la place de son fils,

[27:50]

ça serait elle qui serait morte.

[27:52]

Et même qu'elle s'en veut,

[27:53]

elle a avoué qu'elle vivait

[27:54]

quand même une certaine culpabilité,

[27:57]

culpabilité de ça.

[27:58]

Puis en même temps,

[28:00]

je ne sais pas si tu en allais là aussi,

[28:01]

mais il y a un détail, moi,

[28:03]

qui me donne les frissons

[28:05]

dans cette histoire-là.

[28:06]

C'est le fait que, oui, OK,

[28:08]

l'assurance sur son fils et tout ça,

[28:10]

mais question de cacher les preuves

[28:12]

et d'attirer l'attention ailleurs.

[28:15]

Il était prêt à sacrifier d'autres enfants

[28:17]

du quartier juste pour attirer

[28:19]

l'attention loin de lui.

[28:21]

C'est pour le dissimuler, en fait.

[28:23]

C'est ça, c'est pas lui

[28:23]

qui allait être pointé directement.

[28:25]

Sa femme...

[28:26]

C'est juste un sacrifice, là.

[28:27]

C'est du sadisme à quelque part.

[28:28]

Je veux dire, il n'aurait même pas...

[28:30]

Il aurait réglé à peu près

[28:31]

50 % de ses dettes en plus.

[28:33]

C'est ça.

[28:34]

C'est assez particulier

[28:35]

pour la vie d'un enfant.

[28:36]

La mère n'a jamais touché

[28:37]

à l'argent des primes

[28:40]

qui étaient en 31 000 $

[28:41]

parce que pour elle,

[28:42]

c'était du blood money.

[28:44]

Je conclue là-dessus.

[28:45]

À partir de cette époque-là,

[28:47]

ils ont eu un programme

[28:48]

de sécurité d'Halloween

[28:50]

qui était implanté au Passat des Nords

[28:52]

et qui s'est répandu

[28:54]

à travers l'Amérique du Nord

[28:55]

pour la sécurité des enfants.

[28:57]

Mais rassurez-vous, malgré tout ça,

[28:59]

il n'y a jamais eu aucun autre enfant

[29:01]

qui a été empoisonné

[29:03]

du moins en Amérique du Nord.

[29:04]

Il y a eu un seul cas d'un monsieur

[29:05]

qui avait mis des aiguilles

[29:06]

dans des skettles.

[29:07]

L'adolescent s'était juste

[29:09]

fait mal à la gorge.

[29:10]

C'était un peu con,

[29:11]

mais il n'y a eu personne de mort.

[29:13]

C'est vraiment l'homme

[29:15]

qui a tué la naïveté de l'Halloween.

[29:17]

C'est un peu l'histoire

[29:19]

qui est à l'origine

[29:22]

de toutes les légendes urbaines

[29:23]

autour des enfants

[29:24]

qui meurent à l'Halloween.

[29:26]

La paranoïa collective

[29:27]

qui se criait autour de l'Halloween,

[29:29]

c'était le fait

[29:30]

qu'il faut faire attention

[29:31]

et de tirer les bonbons.

[29:32]

Toujours.

[29:33]

C'est tous les bonbons

[29:34]

des Halloweens,

[29:35]

de tous les enfants

[29:38]

depuis 1975,

[29:39]

au minimum,

[29:39]

qui ont été scrappés

[29:40]

de « je ne peux pas manger

[29:41]

mes bonbons de sucre,

[29:42]

il faut tirer. »

[29:43]

Il faut toujours attendre

[29:43]

à la maison.

[29:44]

C'est à cause de lui.

[29:45]

Effectivement.

[29:46]

C'est fou.

[29:46]

C'est fascinant.

[29:47]

Incroyable.

[29:48]

Donc voilà.

[29:49]

Très bonne histoire, Seb.

[29:52]

Franchement,

[29:53]

au début, on n'était pas sûr.

[29:54]

Ça datait de 1974.

[29:56]

On se disait

[29:56]

qu'est-ce que Seb

[29:57]

va nous sortir.

[29:58]

Mais effectivement,

[29:59]

ça semble être l'histoire

[30:00]

qui est à l'origine

[30:00]

de bien des légendes urbaines.

[30:03]

C'est une très belle sélection

[30:05]

pour l'Halloween.

[30:06]

Effectivement.

[30:07]

Donc encore une fois,

[30:08]

on va enchaîner maintenant

[30:09]

avec l'histoire de Simon

[30:10]

grâce à notre tirage

[30:12]

au sort interne.

[30:13]

C'est Simon

[30:14]

qui se retrouve

[30:14]

entre moi et Seb

[30:15]

en sandwich.

[30:17]

Oh, chanceux.

[30:17]

J'ai ben hâte.

[30:18]

Comme je vous dis,

[30:19]

moi, ça m'a pris du temps

[30:20]

à trouver mon histoire.

[30:21]

Puis là,

[30:21]

j'ai l'impression

[30:22]

qu'on a peut-être

[30:23]

une constante entre nous trois.

[30:25]

Il faudra attendre

[30:26]

l'histoire des milles

[30:27]

avant de pouvoir confirmer.

[30:30]

Mais je sens

[30:30]

que nos histoires

[30:31]

tourneront beaucoup

[30:32]

autour des enfants.

[30:34]

L'Halloween,

[30:34]

ça semble être

[30:35]

une fête pour enfants.

[30:36]

Je sens qu'on s'en va

[30:37]

toutes là.

[30:38]

Donc le titre de mon histoire,

[30:40]

c'est les enfants

[30:41]

possédés d'Hilfurt.

[30:44]

Donc c'était

[30:44]

des événements

[30:45]

qui sont survenus

[30:46]

dans le sud de l'Alsace

[30:47]

il y a au moins 150 ans.

[30:50]

Donc vous connaissez,

[30:51]

on s'en va toujours

[30:51]

très loin dans notre passé.

[30:54]

C'est sûr,

[30:55]

une histoire de possession,

[30:57]

on se pose beaucoup de questions.

[30:58]

Est-ce que c'est

[30:59]

des vieilles croyances?

[31:01]

Il reste que c'est

[31:02]

une croyance

[31:03]

que l'Église a reconnue

[31:05]

ce cas-ci

[31:06]

comme un cas d'authentique

[31:07]

possession démoniaque.

[31:09]

Donc je vous raconte

[31:09]

l'histoire qui est relatée

[31:11]

par un curé alsacien,

[31:13]

le curé Sutter.

[31:15]

Donc on est au village

[31:16]

au village d'Hilfurt.

[31:18]

C'est en deuxième

[31:19]

moitié du 19e siècle.

[31:22]

Population du village

[31:23]

est de 1200 habitants.

[31:25]

C'est à une dizaine de kilomètres

[31:26]

au sud de Mollhaus

[31:28]

dans le Sandgal.

[31:30]

C'est dans la partie

[31:31]

méridionale d'Alsace environ.

[31:33]

Donc là, on se retrouve

[31:34]

avec la famille Burner.

[31:36]

Je ne sais pas comment

[31:36]

on nomme le nom en alsacien.

[31:38]

Je dirais, mais Burner,

[31:39]

ça sonnait américain.

[31:40]

J'ai eu le réflexe

[31:41]

d'Alsace en anglais,

[31:42]

mais en fait, ça doit être

[31:43]

la famille Burner.

[31:44]

Disons-le comme ça.

[31:46]

Donc on a le père Joseph,

[31:47]

qui est un vendeur ambulant

[31:49]

à travers le pays.

[31:50]

Il vend des allumettes

[31:50]

et de l'amadou.

[31:51]

Ça, c'est une substance végétale

[31:53]

qui s'enflamme facilement

[31:54]

qu'on n'a plus tellement aujourd'hui.

[31:56]

Et il a sa femme,

[31:57]

Marie Anna Folster,

[31:59]

la mère.

[32:00]

Elle s'occupe des cinq enfants

[32:02]

mineurs de la famille,

[32:04]

une petite famille paisible,

[32:06]

sans histoire.

[32:07]

Tout débute à l'automne de 1864,

[32:11]

lorsque les deux aînés

[32:11]

de la famille,

[32:13]

Thibault et Joseph Burner,

[32:16]

âgés respectivement de 9 et 7 ans,

[32:19]

sont soudainement atteints

[32:21]

d'un mal inconnu,

[32:22]

très étrange.

[32:24]

Jusque là,

[32:25]

c'est assez classique.

[32:27]

Le docteur Levi Daltkirch,

[32:29]

ainsi que d'autres médecins,

[32:32]

vont en fait consulter par la suite

[32:35]

les enfants, voir ce qui se passe.

[32:37]

Mais ils ne parviennent pas à personne

[32:38]

à identifier le mal étrange.

[32:41]

Ils ne trouvent pas de remède

[32:43]

pour en venir à bout.

[32:44]

C'est très mystérieux.

[32:45]

Ils ne comprennent pas

[32:46]

ce qui se passe avec les enfants.

[32:48]

Donc on peut juste les voir

[32:50]

dépérir à vue d'oeil.

[32:52]

Thibault n'est plus qu'une ombre

[32:54]

de ce qu'il était.

[32:55]

En septembre de l'année suivante,

[32:58]

à Paris, ce que l'on peut qualifier

[32:59]

de terribles troubles du comportement.

[33:02]

Là, ça commence à dégénérer,

[33:04]

mais de façon très, très, très étrange.

[33:07]

Les deux frères se mettent

[33:08]

à tourner sur eux-mêmes

[33:10]

lorsqu'ils sont couchés,

[33:10]

font des crises de nerfs.

[33:12]

Ils s'attaquent violemment

[33:13]

aux mobiliers

[33:14]

afin de finir inanimés

[33:16]

pendant de longs moments.

[33:18]

Comme ça avait des crises de panique.

[33:20]

Puis là, ils sont épuisés

[33:22]

puis ils se rendorment.

[33:24]

Leurs crises sont violentes

[33:25]

et ont peine à les expliquer.

[33:27]

Les témoins de l'époque

[33:28]

parlent de phénomènes, par contre,

[33:30]

encore plus inquiétants.

[33:33]

Parfois, l'abdomen de l'un des enfants

[33:35]

se met à gonfler.

[33:38]

Gonfler puis gonfler,

[33:39]

ça devient rond.

[33:40]

Et puis, on ne sait pas

[33:41]

ce qui cause ça.

[33:42]

Les jeunes martyrs ont alors

[33:43]

l'impression qu'une boule

[33:45]

ou quelque chose de vivant

[33:46]

sautait dans leur estomac.

[33:49]

Même eux ont de la misère

[33:51]

à l'expliquer.

[33:52]

Comme un genre d'alien.

[33:53]

Oui, c'est un peu ça.

[33:54]

En fait, c'est exactement ça.

[33:56]

Donc là, en plus de tout ça

[33:57]

puis ça, personnellement,

[33:59]

même si je vous le raconte,

[34:00]

des fois, j'ai un peu de misère

[34:01]

à le croire,

[34:02]

mais il reste qu'on a tellement

[34:03]

de témoins que c'est difficile

[34:05]

de passer à côté.

[34:07]

Souvent, à cette époque-là,

[34:08]

leurs jambes se mettent

[34:10]

comme des baguettes souples

[34:12]

à s'entortiller sur eux-mêmes.

[34:15]

Et personne n'est capable

[34:16]

de les séparer pendant un moment.

[34:18]

Ça prend du temps.

[34:19]

Imaginez que vos jambes

[34:19]

deviennent des spaghettis

[34:21]

et qu'ils s'entortillent ensemble

[34:22]

puis que ça fait presque un nœud.

[34:24]

Ça fait pas beaucoup de sens.

[34:26]

Mais imaginez pour les gens

[34:28]

de l'époque

[34:28]

comment ils devaient paniquer.

[34:30]

Peu importe si ça s'est

[34:32]

exagéré avec le temps,

[34:33]

ils ont vu quelque chose

[34:35]

qu'ils avaient jamais vu avant.

[34:37]

Thibault prétend qu'il reçoit

[34:38]

des pénibles et régulières

[34:40]

visites d'une étrange créature

[34:41]

que lui seul peut voir

[34:43]

au corps couvert de plumes,

[34:45]

au bec de canards

[34:46]

et aux mains griffues.

[34:48]

Bref, un monstre.

[34:50]

Ces visions qui,

[34:51]

l'on pourrait croire,

[34:53]

sorties d'une oeuvre de Bosch,

[34:55]

rendent les jeunes garçons

[34:56]

totalement hystériques.

[34:57]

Ils se battent avec

[34:58]

son visiteur invisible

[34:59]

qui menace régulièrement

[35:02]

de l'étrangler.

[35:03]

La scène se répète

[35:05]

20 à 30 fois par jour.

[35:06]

Ça commence à être lourd

[35:08]

et ce, sur plusieurs semaines.

[35:11]

Et ce, devant des centaines

[35:13]

de témoins.

[35:14]

Parce qu'on n'oublie pas

[35:15]

qu'ils sont vérifiés.

[35:16]

Les médecins viennent

[35:17]

vérifier continuellement.

[35:19]

L'Église vient vérifier

[35:20]

qu'est-ce qui se passe.

[35:21]

Donc, il y a beaucoup de témoins

[35:22]

de tout ça.

[35:23]

Le plus étrange,

[35:24]

c'est qu'après les attaques,

[35:26]

on trouve des plumes

[35:27]

nozés à bondes.

[35:29]

Ces plumes,

[35:29]

ainsi qu'une espèce

[35:30]

d'herbe aquatique,

[35:31]

comme des algues,

[35:32]

à se mettre à apparaître

[35:33]

constamment après les attaques,

[35:35]

dans les vêtements des enfants,

[35:36]

au point de recouvrir

[35:37]

éventuellement

[35:38]

le sol de la chambre.

[35:40]

L'odeur étant insoutenable,

[35:42]

la famille s'en débarrasse

[35:43]

au plus vide.

[35:44]

En brûlant,

[35:45]

ils ne laissent aucune cendre.

[35:48]

Les jeunes burnés

[35:50]

sont aussi la proie

[35:51]

de poltergeist,

[35:52]

évidemment, des esprits frappeurs.

[35:54]

Ils sont régulièrement

[35:55]

projetés en bas de leur chaise

[35:57]

et violemment plus.

[35:58]

Un jour de février 1869,

[36:01]

Thibault se met même à planer

[36:03]

40 cm au-dessus de sa chaise.

[36:05]

Il se met à léviter

[36:06]

pendant un instant

[36:07]

et retombe au sol

[36:08]

comme une roche.

[36:11]

l'homme a cette fâcheuse tendance

[36:13]

à chercher un coupable

[36:15]

lors d'événements

[36:16]

qu'il ne peut s'expliquer.

[36:18]

C'est classique.

[36:19]

Donc, c'est probablement

[36:20]

pourquoi on a désigné

[36:21]

la vieille folle du village

[36:22]

comme bouc émissaire.

[36:25]

À cette époque,

[36:26]

c'est comme ça qu'on a eu

[36:28]

les fameuses chasses aux sorcières.

[36:31]

Donc, à cette époque-là,

[36:32]

vie à Ilfurt,

[36:33]

une vieille femme

[36:33]

de très mauvaise réputation,

[36:36]

chassée de son village natal

[36:37]

à cause du désordre

[36:38]

qu'elle y aurait causé.

[36:40]

On a très peu de détails

[36:41]

à ce niveau-là.

[36:43]

C'est bien évidemment

[36:44]

elle qu'on accuse

[36:45]

d'être à l'origine

[36:46]

de ces manifestations.

[36:48]

C'est un classique.

[36:49]

On accuse toujours

[36:50]

la personne qui est différente de nous.

[36:53]

Donc, mais aucune accusation

[36:54]

officielle est déposée,

[36:56]

ne sachant pas comment prouver

[36:58]

ces allégations, heureusement.

[37:00]

Mais là, très rapidement,

[37:01]

le curé du village,

[37:02]

M. Bray, se dit

[37:03]

qu'il s'agit d'une attaque démoniaque.

[37:05]

Il faut dire que les enfants

[37:06]

se mettent à blasphémer,

[37:07]

deviennent furieux

[37:08]

en présence d'aubénites

[37:09]

ou de crucifix,

[37:11]

alors que l'évocation

[37:12]

du nom du Christ,

[37:13]

de la Vierge-Marie

[37:13]

ou de la Sainte-Trinité

[37:15]

leur inspire la terreur.

[37:17]

Les enfants qui n'ont que peu étudiés

[37:20]

parlent pourtant couramment

[37:22]

le français, l'anglais,

[37:24]

le latin durant les attaques,

[37:26]

allant même jusqu'à comprendre

[37:27]

différents dialectes

[37:28]

français et espagnol.

[37:30]

La possession ne semble plus

[37:32]

faire de doute.

[37:35]

C'est clair.

[37:36]

Ben, à un moment donné,

[37:37]

quand t'as beaucoup de témoins,

[37:39]

c'est là que ça devient...

[37:40]

Ben là, oui, ces histoires-là,

[37:41]

on les a vues et entendues

[37:43]

plusieurs fois,

[37:43]

mais c'est quand qu'il y a

[37:44]

assez de témoins

[37:45]

pour qu'on puisse dire

[37:46]

ouais, là, il y a quelque chose

[37:47]

que là, ça pique ma curiosité.

[37:49]

C'est pour ça que je l'aime,

[37:50]

cette histoire-là.

[37:50]

Et d'ailleurs,

[37:51]

j'ai une citation de témoins ici.

[37:52]

Oh, OK.

[37:53]

Quand ils étaient au lit,

[37:55]

ils se tournaient vers le mur

[37:56]

et peignaient d'horribles

[37:57]

têtes de diable.

[37:59]

Et puis, ils se mettaient

[38:01]

à converser avec ces diables

[38:03]

et à jouer avec eux.

[38:04]

Si on osait poser un chapelet

[38:06]

sur leur lit,

[38:07]

ils en étaient terrifiés

[38:08]

et se cachaient en hurlant

[38:09]

sous les couvertures

[38:11]

jusqu'à ce qu'on l'enlève.

[38:13]

Plusieurs personnes de sciences,

[38:15]

de croyances diverses

[38:16]

visiblement intriguées

[38:18]

se soignent donc au curébré

[38:20]

afin d'étudier très sérieusement

[38:21]

le cas des enfants burnés

[38:23]

parce que, évidemment,

[38:24]

la nouvelle se propage rapidement.

[38:27]

Ça s'est passé durant plusieurs mois.

[38:28]

On a le temps en masse

[38:29]

que ça se promène

[38:30]

d'un village à l'autre.

[38:32]

À force de questionnements,

[38:33]

on se rend compte

[38:33]

que chacun des enfants

[38:34]

est possédé par au moins

[38:36]

deux esprits démoniaques différents.

[38:38]

Comme on s'en doute,

[38:39]

les démons ne sont pas

[38:40]

vraiment disposés à se présenter.

[38:42]

Mais à force de subterfuges,

[38:44]

notamment en flattant leur égo,

[38:46]

ils se sont laissés piégés.

[38:48]

Je suis sûr que vous vous rappelez de ça.

[38:49]

On a un peu de ça aussi

[38:51]

dans le film Exorcist.

[38:52]

Il semble que ce soit inspiré de fait réel.

[38:55]

C'est une réelle technique

[38:56]

de gros guillemets radiophonique

[38:58]

qui a été utilisée à l'époque.

[39:03]

trois démons finissent ainsi

[39:04]

par se manifester

[39:06]

et s'exprimer par l'entremise des enfants.

[39:08]

Un quatrième possédant le jeune Joseph,

[39:11]

lui ne se laisse pas questionner, toutefois.

[39:14]

Thibault semble être possédé

[39:15]

par deux démons qui affirment

[39:16]

s'appelaient Aurobas et Hippès.

[39:20]

Hippès qui vante de commander

[39:22]

71 légions démoniaques

[39:24]

et provoqué par Monsieur Martinaud,

[39:26]

un des prêtres,

[39:27]

qui lui assigne qu'un pauvre chef

[39:30]

comme lui devrait avoir honte

[39:31]

de son ignorance

[39:33]

puisqu'il ne connaît même pas

[39:34]

son propre nom.

[39:35]

Au moment où il voulait pas le dire,

[39:37]

Hippès ne se laisse pas démonter

[39:39]

et lui répond

[39:40]

Bien sûr que je connais mon nom

[39:42]

et le tiens aussi,

[39:43]

mais je ne te le dirai pas.

[39:45]

Si tu étais juif,

[39:46]

je te répondrai dans toutes les langues.

[39:50]

Donc Joseph, quant à lui,

[39:51]

est possédé par un esprit démoniaque

[39:53]

qui se dit nommé Solaltiel,

[39:56]

ce qui marque les esprits des témoins

[39:58]

et l'aversion des enfants

[40:00]

donc pour l'eau bénite,

[40:01]

les médailles pieuses,

[40:02]

mais surtout la peur

[40:03]

que leur inspire la Sainte Vierge.

[40:06]

Les démons la nomment la Grande Dame.

[40:08]

Le deux expliquent qu'il lui est interdit

[40:10]

de manquer de respect à la Vierge.

[40:12]

S'exprimant par la bouche de Thibault,

[40:14]

ils font leur part à plusieurs reprises

[40:16]

de leur tristesse d'avoir été chassés des cieux,

[40:20]

une splendeur qu'ils ne verront plus,

[40:23]

contraints de partir et je cite

[40:24]

par les trois qui sont plus forts qu'eux.

[40:28]

Moi ça me fait...

[40:30]

Moi ça me fait...

[40:32]

Ça me donne des frissons ces phrases-là.

[40:34]

C'est qui ces trois-là ?

[40:35]

C'est de sa vie et d'où cette histoire-là ?

[40:37]

Fait que t'sais,

[40:38]

c'est ça que j'aime avec ces histoires-là,

[40:39]

c'est que, ok,

[40:40]

il peut avoir beaucoup de fiction ajoutée

[40:43]

parce qu'on parle quand même d'une histoire de 1800, quelque chose.

[40:46]

La tradition orale.

[40:48]

Exactement, c'est très classique.

[40:49]

C'est la bouche-oreille.

[40:50]

Exact, c'est les histoires du jeu du téléphone.

[40:52]

Ça évolue, ça change,

[40:53]

mais il reste qu'il y a quelque chose qui s'est passé

[40:55]

d'assez marquant,

[40:56]

qu'il y a des centaines de témoins

[40:58]

qui racontent cette possession-là

[40:59]

et qu'on a des citations qui sont documentées.

[41:03]

Ils sortent d'où ?

[41:03]

Je l'ai coupé dans mon histoire

[41:05]

parce que c'est un peu complexe.

[41:06]

Il aurait fallu que j'explique

[41:07]

le contexte politique de l'époque,

[41:09]

mais ils ont même avancé des opinions politiques.

[41:12]

Sur la situation française à cette époque-là.

[41:15]

C'est très particulier.

[41:17]

Mais bon, on poursuit donc.

[41:18]

On a le professeur Leishman

[41:20]

qui questionne à l'artibot au sujet de l'abbé Jean Bochelen

[41:24]

parce qu'on veut assez de prouver

[41:26]

c'est qui ces démons-là ?

[41:27]

Est-ce qu'ils sont vrais ?

[41:28]

Est-ce que c'est les enfants qui nous jouent un tour ?

[41:30]

Donc on les teste.

[41:32]

Donc on le questionne sur l'abbé Jean Bochelen,

[41:35]

natif d'Hilfurt,

[41:36]

personnage qui fut condamné à mort et fusillé dans une carrière

[41:39]

le 24 juillet 1798 par les révolutionnaires colmariens.

[41:45]

Plusieurs reliques avaient été conservés par la famille de l'abbé,

[41:48]

dont sa chemise tachée de sang.

[41:51]

En juin 1842, toutefois,

[41:54]

plusieurs maisons d'Hilfurt ont été ravagées par les flammes.

[41:57]

Certaines choses ont été sauvées,

[41:59]

mais la chemise en sanglanté aurait été volée

[42:02]

pendant que l'incendie faisait rage.

[42:04]

Donc là, on le questionne là-dessus,

[42:05]

un peu voir qu'est-ce qu'on peut trouver comme information,

[42:08]

croyant que les démons savent tout.

[42:11]

Donc on lui dit, dis-moi Thibault,

[42:13]

connais-tu aussi Bochelen, dit l'achemane plutôt à Thibault.

[42:19]

Et le procédé aurait répondu,

[42:20]

ne me parle pas de ce fouteur de troubles.

[42:23]

Je ne veux rien savoir de lui.

[42:25]

Dans 30 ans, on parlera assez de lui lorsqu'on l'exhumera.

[42:29]

Là, t'es comme, oh, l'exhumé.

[42:32]

Dans 30 ans, c'est quoi cette histoire-là ?

[42:34]

Eh bien, il disait vrai.

[42:36]

Et on ne le savait pas encore à cette époque-là,

[42:37]

mais en 1897, donc 30 ans plus tard,

[42:41]

le cul réselteneur aura rédigé à l'ouvrage sur Jean Bochelen,

[42:46]

le dernier martyre alsacien de la Grande Révolution.

[42:49]

Donc ça, c'est le titre de l'ouvrage de Jean Bochelen.

[42:52]

Et il y a un monument immortalisant l'exécution

[42:55]

qui est érigé devant le nouveau presbytère d'Hilfurt.

[42:59]

Et donc, la prédiction du démon est vraie,

[43:01]

même si ça prendra 30 ans avant de le découvrir.

[43:04]

On aura réellement exhumé pour célébrer

[43:07]

et le canoniser 30 ans plus tard.

[43:10]

Mais à cette époque-là, on ne savait pas.

[43:11]

Donc, comment cet enfant-là peut avoir prédit ça ?

[43:14]

Là, ça commence à être troublant, tout ça.

[43:16]

Donc, à la question de savoir ce qui est devenu la chemise,

[43:19]

le démon dit, taisez-vous, un brave garçon l'a volé.

[43:23]

Sinon, un jour, vous en auriez fait des reliques.

[43:26]

Ça, c'est intéressant.

[43:28]

Donc, comme s'il y a quelqu'un qui l'a volé et c'est tant mieux.

[43:32]

Comme s'il fallait une preuve de plus

[43:34]

que les deux enfants étaient la proie d'une puissance surnaturelle,

[43:37]

ils avaient de fréquents excès de voyance.

[43:40]

Des témoins racontent qu'à plusieurs reprises,

[43:42]

les possédés ont prédit la mort de quelqu'un.

[43:44]

Et je cite justement un témoin.

[43:47]

Deux heures avant la mort d'une certaine frère au milieu de l'heure,

[43:50]

il s'agenouille près de son lit et fait semblant de sonner le gla.

[43:55]

Le gla, c'est une cloche rituelle

[43:57]

que les chrétiens sonnaient durant les funérailles ou lors de décès.

[44:00]

Donc, il fait semblant de sonner le gla.

[44:02]

Il n'y a pas une cloche pour vrai dans sa main.

[44:05]

Et là, un autre jour recommence les mêmes ajustements pendant une heure entière.

[44:10]

Quand on lui demande pour qui il sonne le gla,

[44:12]

il répond pour Grégor Cunégel.

[44:15]

Or, la fille de Cunégel, qui se trouve là à côté de lui,

[44:19]

elle traite furieusement Thibaut de menteur.

[44:21]

Mon père n'est même pas malade.

[44:23]

Peut-être bien, répond Thibaut, mais il vient de faire une chute.

[44:27]

Vas-y voir toi-même.

[44:29]

Donc, évidemment, c'était vrai, vous en doutez.

[44:32]

L'homme venait juste de se tuer en tombant d'un échafaudage

[44:35]

au moment précis où Thibaut sonnait le gla imaginaire

[44:38]

et personne à Elfurt n'avait encore appris l'accident.

[44:43]

Donc, ça, moi, là...

[44:45]

Moi, ça, j'aime ça les Nostradamus.

[44:48]

Vu la tournure des événements, donc le curé Bray,

[44:52]

contacte à maintes reprises sa hiérarchie.

[44:54]

Dans un premier temps, l'archevêché ne dépêche que deux soeurs

[44:57]

pour veiller sur les enfants, donc aussi faire des rapports en même temps.

[45:01]

Finalement, après une première tentative d'exorcisme,

[45:04]

à la baie Benedictine des Enelden...

[45:07]

Bon, elle est à la minute, là.

[45:09]

Deinsiedelden, en tout cas.

[45:10]

Ça ressemble à ça au...

[45:13]

Deinsiedeln, en Suisse, qui n'avait rien donné.

[45:16]

Donc, on avait... Bon, on a déjà perdu la phrase.

[45:19]

On avait fait des tentatives d'exorcisme.

[45:21]

Nos auditeurs européens vont te corriger, Simon.

[45:24]

T'inquiètes. Corrigez-moi.

[45:25]

Ils vont nous écrire puis ils vont nous le dire.

[45:26]

Ils vont rectifier toutes ces belles prononciations-là.

[45:29]

Je ne suis pas linguiste.

[45:31]

D'ailleurs, pour Ars Morien, je n'étudie réellement les langues pour les comprendre.

[45:35]

Ce n'est pas toujours évident.

[45:37]

Donc, l'évêque de Strasbourg, plutôt sceptique,

[45:41]

décide en avril de 1869 de dépêcher trois théologiens sur les lieux,

[45:45]

le chanoine Stumpf, supérieur du Grand Séminaire de Strasbourg,

[45:49]

ainsi que deux prêtres locaux, les curés Freyberger et Cester.

[45:53]

Ces derniers confirment le cas de possession

[45:55]

et conseil d'enfermier Thibault dans un monastère.

[45:58]

Donc, en septembre 1869, Monseigneur Reiss,

[46:02]

au vu des conclusions de l'enquête canonique,

[46:04]

décide de faire interner Thibault à l'Orphelinat de Saint-Charles,

[46:08]

en banlieue de Strasbourg.

[46:10]

C'est là que l'un des démons affirme être un prince des ténèbres,

[46:13]

habitant l'enfer, chassé du ciel par l'archange Saint-Michel.

[46:17]

Il affirme que l'enfer existe réellement

[46:20]

et qu'il donnerait tout pour retourner au ciel.

[46:23]

Il se vante même d'avoir assisté à la crucifixion du Christ.

[46:27]

Mais bon, j'ai l'impression que là,

[46:29]

on rentre dans la fiction du bouche-à-oreille.

[46:32]

N'empêche, c'est quand même fascinant.

[46:35]

Là, on se ramasse le 3 octobre 1869.

[46:37]

Thibault, donc, va faire son exorcisme

[46:41]

en présence de onze religieux et de sa mère

[46:45]

lors de l'exorcisme qui va durer deux jours.

[46:48]

Les démons affirment à nouveau être deux

[46:50]

et s'appeler des mêmes noms qu'à Hilfurt.

[46:53]

Donc, ce n'est pas les mêmes témoins,

[46:55]

mais ils relatent les mêmes noms.

[46:56]

Ça, c'est intéressant aussi.

[46:58]

Ce n'est finalement qu'après les vocations de la Sainte Vierge

[47:01]

que la manifestation démoniaque va finalement lâcher prise,

[47:06]

laissant Thibault inanimé, mais délivré.

[47:09]

Le curébré reçoit donc l'autorisation

[47:11]

de procéder à l'exorcisme de Joseph, son frère,

[47:15]

qui est resté, lui, à Hilfurt.

[47:17]

La cérémonie a lieu le 27 octobre 1869

[47:20]

à Bernkirch, l'un des plus anciens sanctuaires d'Alsace,

[47:24]

sans doute fondé au XVIIIe siècle,

[47:27]

se trouvant au milieu d'un cimetière non loin du village.

[47:30]

Pendant la cérémonie, le débon dit s'appeler Hippès,

[47:34]

comme celui qui avait possédé son frère.

[47:36]

Après de longues heures de combat,

[47:38]

l'enfant est lui aussi finalement délivré de l'invocation

[47:42]

sous l'invocation de la Sainte Vierge.

[47:45]

Ça prend donc quatre années avant que les deux frères

[47:48]

ne soient vraiment libérés par les rites de l'exorcisme.

[47:52]

Donc toute cette histoire-là, je vous l'ai résumé,

[47:54]

mais au total, ça aura duré quatre ans.

[47:58]

Simon va mourir deux ans plus tard à l'âge de 16 ans en 1871,

[48:04]

tandis que Joseph, lui, chez qui les symptômes ont été moins graves,

[48:08]

va décéder en 1882.

[48:11]

Mais aujourd'hui, qu'est-ce qui reste de cette histoire-là?

[48:15]

À vrai dire, très peu de choses.

[48:16]

La firme de Burney n'existe plus.

[48:20]

Les inscriptions latines qui faisaient référence à l'exorcisme de Joseph

[48:24]

ne sont plus visibles non plus à Bjornkirch.

[48:27]

Seule subsiste une imposante colonne de pierre

[48:31]

portant de la statue de la Sainte Vierge,

[48:34]

érigée vers 1870, en face de l'ancienne ferme,

[48:39]

symbole de la foi des paroissiens d'Ilefurt,

[48:41]

qui par reconnaissance et d'évotion

[48:44]

ont participé financièrement à l'érection de la statue.

[48:48]

Elle commémore l'intercession de la Vierge

[48:50]

dans la délivrance des jeunes possédés.

[48:53]

Un dernier hommage, finalement, à ces événements

[48:56]

qui ont attaqué les enfants d'Ilefurt.

[48:59]

Le sorgle comporte la mention en latin

[49:02]

que j'ai traduit en perpétuelle mémoire

[49:05]

de la libération des deux possédés Thibault et Joseph Burney

[49:08]

obtenus par l'intercession de la Sainte

[49:11]

Vierge Marie, l'An du Seigneur, 1869.

[49:16]

Malheureusement, le temps fait son oeuvre

[49:18]

et l'inscription devient difficilement visible,

[49:22]

plongeant à peu à peu ces événements dans l'oubli.

[49:26]

C'est tout qu'une histoire, j'ai écouté avec le ray attentif.

[49:31]

Ça s'est déroulé sur des décennies,

[49:33]

toute cette malédiction.

[49:36]

La malédiction, la possession comme telle

[49:38]

a duré quatre ans, mais l'histoire s'est perpétuée

[49:41]

parce que quatre ans, c'est long.

[49:45]

On parle de la statue qu'on a érigé en sa mémoire.

[49:48]

Ça veut dire qu'il y a tout un village en entier

[49:50]

qui ont été témoins ou du moins qui l'ont cru.

[49:54]

Il y a beaucoup de détails qui sont difficiles à éviter

[49:57]

comme tu disais, les prévoires, la mort.

[50:01]

Certaines ont annoncé la mort de quelqu'un

[50:03]

et avant même que quiconque soit au courant.

[50:07]

Ça soulève beaucoup de questions.

[50:09]

Les histoires de possession,

[50:10]

il y en a beaucoup comme les histoires de fantômes

[50:12]

et de maisons hantées.

[50:13]

C'est dur à faire la part des choses

[50:18]

en plus quand c'est des histoires dans les années 1800.

[50:22]

On le sait, la religion manipulait l'histoire globalement.

[50:26]

Souvent dans ce genre de légende,

[50:28]

il y a toujours une morale qu'on essaie de tirer

[50:31]

ou une leçon qu'on essaie de donner

[50:33]

aux paroissiens ou aux enfants par exemple.

[50:36]

Mais je n'arrive pas à voir dans cette histoire-là

[50:38]

quel genre de morale on peut en tirer.

[50:41]

En plus, on se dit que peut-être que les curés

[50:46]

ont profité d'une maladie mentale inconnue de l'époque

[50:49]

parce que c'était commun.

[50:50]

Oui, souvent des crises d'épilepsie

[50:52]

qui étaient prises pour des possessions de démons.

[50:55]

Tu as du liquide blanc qui sort de la bouche.

[50:58]

C'est assez inhabituel.

[51:00]

À l'époque, tout ce que tu ignorais

[51:03]

était en lien avec Dieu, un acte de Dieu.

[51:06]

J'ai toujours tendance à...

[51:09]

On n'en a jamais vu dans le monde d'aujourd'hui.

[51:11]

Corrige-moi, je me trompe.

[51:12]

On en a-t-il déjà filmé?

[51:16]

Oui, c'est parce qu'on n'en parle pas.

[51:18]

C'est moins un sujet à la mode.

[51:21]

En Italie, aux États-Unis aussi,

[51:24]

il y en a plus souvent qu'on le pense des exorcismes,

[51:26]

c'est qu'on n'en parle pas.

[51:28]

Mais en Italie, c'est encore pire qu'aux États-Unis.

[51:31]

Il y a des milliers de personnes exorcisé chaque année.

[51:34]

À l'heure actuelle?

[51:35]

À l'heure actuelle.

[51:36]

Il y a même des images que vous pouvez trouver.

[51:38]

Il y a un documentaire qui est sorti cette année.

[51:42]

C'est un documentaire italien.

[51:44]

Dans son titre traduit, le titre c'est Deliver Us.

[51:47]

Je pense qu'il fait encore la tournée des festivals.

[51:50]

Je pense que c'est Liberanos,

[51:51]

une affaire comme ça en Italien.

[51:54]

C'est un film qu'on a eu la chance de voir en première

[51:56]

au Festival Fantasia cette année.

[51:58]

Au début, je pensais que c'était une fiction,

[52:01]

un faux documentaire,

[52:02]

parce que ça a l'air d'être n'importe quoi.

[52:05]

Finalement, en le regardant,

[52:06]

je réalisais que c'est des vraies personnes.

[52:09]

On réalise qu'il y a certaines églises en Italie

[52:14]

qui c'est leur job temps plein

[52:16]

de gérer des gens qui se disent possédés.

[52:20]

Bien sûr, il y a des cas de psychiatrie là-dedans.

[52:22]

On ne s'en le cachera pas,

[52:24]

mais il reste tellement nombreux

[52:26]

que c'est juste ça qui les calme.

[52:28]

On appelle ça une psychose religieuse un moment donné.

[52:32]

Disons que c'est le thème psychiatrique,

[52:35]

mais il reste qu'elle est où la ligne?

[52:38]

Est-ce que c'est vraiment juste des malades

[52:40]

ou il n'y a rien d'autre?

[52:42]

J'ai malheureusement pas les chiffres,

[52:44]

j'étais pas préparé à ça,

[52:46]

mais à la fin du documentaire,

[52:47]

on donne les chiffres aux États-Unis en Italie

[52:49]

de combien de possessions il y a par année

[52:52]

et les broms ont tombé.

[52:53]

Je pense qu'on ne réalise pas à quel point

[52:54]

il y a vraiment un univers d'exorcisme

[52:57]

qui se passe en ce moment.

[52:58]

Il y a une réelle demande.

[53:00]

Je ne sais pas.

[53:01]

Bientôt, on aura des pages Facebook

[53:02]

pour liker, pour dire service d'exorcisme.

[53:06]

Je ne sais pas.

[53:07]

Il y en a plus souvent qu'on le pense,

[53:08]

mais la croyance, elle est où?

[53:11]

Où s'arrête la croyance?

[53:12]

Où débute la maladie mentale?

[53:14]

C'est difficile.

[53:14]

L'effet placebo de la religion,

[53:17]

ça peut être très fort.

[53:19]

S'il sent un effet apaisant...

[53:21]

Pourquoi pas?

[53:22]

Je suis vraiment déchiré

[53:25]

et je suis un fan de fiction d'exorcisme.

[53:28]

C'est ça.

[53:29]

C'est le fun de croire.

[53:31]

Justement, la ligne...

[53:33]

Il y a quelque chose d'intrigant.

[53:34]

J'aime croire, mais en même temps,

[53:36]

j'ai toujours mon côté sceptique.

[53:38]

On a tellement vu de fiction.

[53:41]

Toutes les maladies mentales.

[53:43]

De faux films d'horreur.

[53:46]

Pas si c'est des faits vécu.

[53:48]

On en robe bien la fiction.

[53:51]

Excellente histoire, Simon.

[53:52]

C'était vraiment intéressant.

[53:54]

J'ai bien aimé.

[53:55]

À ton tour, le tirage au sort,

[53:57]

on n'a pas besoin de le faire.

[53:58]

Dis-moi qu'il y a des enfants.

[54:01]

Il n'y a pas d'enfants.

[54:03]

Il va nous surprendre.

[54:04]

Il n'y a pas d'enfants.

[54:05]

Je vais vous raconter une histoire

[54:06]

un peu plus moderne que les vôtres.

[54:10]

Seb était dans les années 70.

[54:13]

Simon était dans les années 1800.

[54:15]

Je remonte juste à il y a 3 ans,

[54:17]

en 2014.

[54:18]

On a vraiment 3 époques.

[54:20]

J'adore ça.

[54:21]

Je vais intituler cette histoire

[54:23]

Nathan et Émilie.

[54:26]

C'est une histoire

[54:27]

qui a fait énormément discuter

[54:28]

sur Reddit.

[54:30]

C'est une de nos

[54:32]

destinations favorites.

[54:33]

C'est une source d'information.

[54:35]

Exactement.

[54:37]

Ce qu'on trouve sur Reddit,

[54:39]

c'est pas toujours vrai.

[54:41]

Cette histoire-là,

[54:43]

on n'est pas trop sûr.

[54:44]

Ça pourrait tomber dans la catégorie

[54:45]

des Creepypasta,

[54:47]

mais c'est pas ce que ça prétend

[54:50]

être à la source.

[54:51]

C'est très discutable.

[54:54]

On est en 1900.

[54:55]

On n'est pas en 1900.

[54:57]

On est en 2014.

[54:59]

Il y a un utilisateur de Reddit

[55:00]

qui se nomme NateSW.

[55:02]

Vous allez comprendre que c'est pour Nathan.

[55:05]

Il poste un sujet

[55:07]

sur le board NoSleep.

[55:09]

NoSleep est un board

[55:11]

très connu pour des discussions

[55:12]

sur le paranormal, mais aussi

[55:14]

pour partager des histoires,

[55:15]

des choses qui sont peut-être vécues

[55:18]

mais qui sont plus fictionnelles.

[55:23]

NateSW,

[55:24]

dont le vrai nom est Nathan,

[55:26]

explique

[55:26]

que sa copine Emily

[55:28]

est décédée le 7 août 2012

[55:31]

d'un accident de voiture

[55:32]

très violent.

[55:34]

En revenant vers la maison,

[55:35]

il y a une voiture qui l'aurait percutée

[55:37]

en sens inverse de la route

[55:38]

et elle serait décédée sur le coup,

[55:40]

même que sa jambe aurait été sectionnée

[55:43]

et y aurait retrouvé la jambe

[55:45]

de la victime d'Emily

[55:46]

au fond de la voiture.

[55:48]

Elle est décédée sur le coup

[55:50]

dans un accident très violent.

[55:52]

Le couple était ensemble

[55:54]

depuis cinq ans.

[55:55]

Il pensait peut-être se marier,

[55:57]

mais Emily était pas très style

[55:59]

le mariage, en fait.

[56:00]

Elle préférait prendre son temps

[56:02]

alors que Nathan, lui,

[56:04]

il l'aurait marié après seulement

[56:05]

trois mois de fréquentation.

[56:07]

Donc c'est une histoire quand même

[56:09]

assez idyllique,

[56:10]

comme une histoire amoureuse.

[56:12]

Emily aimait prendre des risques.

[56:14]

C'était une aventurière,

[56:15]

elle aimait beaucoup faire

[56:16]

de la randonnée, faire du plein air,

[56:18]

elle aimait beaucoup faire du camping,

[56:20]

par exemple, mais elle était

[56:21]

pas non plus allergique aux technologies.

[56:23]

Elle était quand même amateur

[56:26]

de technologies, de réseaux sociaux

[56:28]

et tout ça.

[56:29]

Elle était humble, elle était vibrante

[56:31]

et elle portait toujours sur elle

[56:33]

un parfum emprunt d'une odeur de cannelle.

[56:36]

Un peu plus d'un an après le décès

[56:38]

d'Emily, donc treize mois,

[56:40]

les choses ont commencé à devenir

[56:42]

étranges dans la vie de Nathan.

[56:45]

Nathan n'avait pas fermé

[56:46]

le compte Facebook d'Emily parce que

[56:48]

pour lui, c'était un geste

[56:50]

qui était trop officiel.

[56:52]

Il était encore en train de vivre son deuil.

[56:53]

Il était pas prêt.

[56:56]

Il vivait encore sa peine d'amour.

[56:58]

Il aimait beaucoup aller revoir

[57:00]

le profil d'Emily.

[57:02]

Parfois, il va même lui envoyer

[57:03]

des petits messages, aller voir

[57:05]

sur son mur ses dernières activités.

[57:07]

On commence à en voir des gens

[57:08]

qui décèdent sur Facebook.

[57:10]

Maintenant, ils gèrent.

[57:11]

Il y a une question éthique à se poser.

[57:14]

Est-ce qu'on doit créer une page

[57:16]

mémoriale ou pas?

[57:18]

Il y a encore beaucoup de proches

[57:19]

de la famille qui viennent commenter

[57:21]

des photos des proches qui décèdent

[57:23]

sur Facebook.

[57:24]

C'est un peu un lieu, vivre la mort

[57:26]

à l'ère des réseaux sociaux,

[57:28]

c'est très différent.

[57:29]

On a encore l'impression de pouvoir

[57:31]

connecter avec ces gens-là,

[57:37]

et de devenir les nouveaux cimetières.

[57:38]

C'est un peu ça.

[57:39]

Même Facebook l'enrobe.

[57:42]

Je remarque énormément.

[57:43]

Dès que quelqu'un meurt,

[57:44]

c'est quasi automatique.

[57:47]

Comme un exécuteur testamentaire

[57:49]

ou du moins quelqu'un,

[57:50]

vous allez donner le leg

[57:51]

de gérer votre compte Facebook.

[57:54]

C'est rendu intégré.

[57:55]

Facebook gère la mort.

[57:57]

Quand ils la prennent,

[58:00]

je sais pas comment fonctionne

[58:01]

l'algorithme, mais j'ai su

[58:03]

qu'il y a envoyé un message

[58:04]

aux personnes les plus proches

[58:06]

disant si vous avez besoin

[58:07]

d'aide, il y a de l'aide disponible.

[58:09]

Vous êtes entouré d'amis

[58:11]

sur Facebook.

[58:15]

Nathan, lui,

[58:16]

avait pas encore fermé

[58:17]

le compte Facebook d'Emily.

[58:19]

Il aimait parcourir son wall

[58:21]

et parfois, il lui envoyait

[58:23]

un petit message

[58:24]

pour essayer de connecter avec

[58:27]

elle, même si de l'au-delà,

[58:30]

apparemment,

[58:31]

ils n'ont pas Facebook.

[58:33]

Zouki s'est pas rendu

[58:34]

jusque-là encore.

[58:37]

Le 4 septembre 2013,

[58:40]

Nathan reçoit une alerte

[58:41]

sur Messenger,

[58:42]

sur le chat de Facebook.

[58:44]

C'est Emily qui lui dit allô.

[58:47]

Assez étrange.

[58:49]

Au départ, il croit que

[58:50]

c'est une mauvaise blague.

[58:51]

Il se rappelle que la mère

[58:52]

d'Emily, qui est prénommée

[58:54]

Suzanne, avait le mot

[58:57]

de passe Facebook de sa fille.

[58:58]

Elle pouvait accéder à son compte.

[59:00]

Il croit d'abord que c'est elle,

[59:01]

que c'est Suzanne, qui écrit

[59:03]

via le compte d'Emily,

[59:05]

qu'elle a fait une erreur

[59:07]

de compte Facebook.

[59:09]

Au départ, il croit que c'est

[59:10]

une mauvaise blague.

[59:11]

Il croit que c'est Suzanne,

[59:12]

la mère d'Emily, qui lui écrit

[59:14]

via le compte d'Emily.

[59:16]

Il va lui répondre,

[59:17]

mais qui est-ce?

[59:18]

C'est étrange de recevoir des

[59:20]

messages d'Emily.

[59:24]

Après quelques minutes,

[59:25]

il suppose que c'est Suzanne

[59:27]

qui lui répond.

[59:28]

Il lui envoie un autre message

[59:30]

en disant,

[59:32]

dans le futur,

[59:34]

écrivez-moi un message

[59:35]

de votre propre compte.

[59:37]

Utilisez pas le compte

[59:39]

d'Emily, c'est un peu bizarre.

[59:40]

Ça m'a fait un peu paniquer.

[59:44]

4 minutes plus tard,

[59:45]

il reçoit encore un allô,

[59:47]

un message sur Messenger

[59:49]

provenant d'Emily.

[59:51]

Là, Nathan est un peu plus

[59:52]

catégorique. Il écrit,

[59:54]

Suzanne, vous êtes sur le

[59:55]

compte d'Emily,

[59:56]

arrêtez de faire ça.

[59:58]

Vous vous trompez de compte.

[59:59]

L'histoire reste là pendant

[01:00:00]

un certain temps.

[01:00:02]

Nathan va supposer que c'est

[01:00:09]

environ deux mois plus tard.

[01:00:11]

Nathan reçoit encore un message

[01:00:12]

d'Emily sur Messenger.

[01:00:14]

Cette fois-ci, elle lui dit,

[01:00:16]

allô, ce week-end,

[01:00:17]

allons faire cette randonnée.

[01:00:19]

Elle nomme le nom de la randonnée.

[01:00:21]

Là, Nathan lui répond,

[01:00:22]

who the fuck is this?

[01:00:24]

Là, Emily va lui répondre,

[01:00:26]

les roues sur l'autobus.

[01:00:29]

Nathan va lui répondre,

[01:00:31]

dites-moi qui vous êtes.

[01:00:32]

C'est quoi toute cette histoire?

[01:00:34]

Entre-temps, Nathan,

[01:00:36]

il réussit à parler à la

[01:00:37]

mère d'Emily, à Suzanne.

[01:00:39]

Elle lui dit qu'elle n'a jamais

[01:00:40]

utilisé le compte de sa fille.

[01:00:42]

Il se dit que peut-être un

[01:00:43]

de ses amis un peu geek

[01:00:47]

est en train de lui faire

[01:00:48]

une mauvaise blague

[01:00:49]

ou de se foutre de sa gueule.

[01:00:51]

Il la trouve pas drôle.

[01:00:53]

Il a beaucoup de difficultés

[01:00:55]

à vivre sa peine d'amour.

[01:00:56]

C'est un deuil qui n'a pas

[01:01:03]

l'air d'avoir des frissons.

[01:01:06]

Nathan remarque que les roues

[01:01:08]

sur l'autobus, la fameuse

[01:01:10]

phrase étrange Emily lui a dit,

[01:01:12]

c'est une phrase qui est tirée

[01:01:13]

d'une vieille conversation qu'il

[01:01:14]

a eue sur Messenger avec elle,

[01:01:17]

de même que toutes les autres

[01:01:18]

phrases qu'elle lui a dit.

[01:01:19]

Il se dit à ce moment-là

[01:01:20]

que ce serait peut-être un bug

[01:01:22]

où Facebook renvoie des vieux

[01:01:24]

messages. Les messages vont

[01:01:26]

arrêter pendant un certain

[01:01:27]

moment, parce qu'on le sait,

[01:01:29]

ça se peut des erreurs aussi

[01:01:30]

de ce côté-là. Surtout que

[01:01:32]

dans toutes les phrases un peu

[01:01:33]

étranges qu'Emily lui a dit,

[01:01:35]

il a réussi à les retrouver

[01:01:36]

dans la liste de messages.

[01:01:39]

C'est comme un bug.

[01:01:41]

Ça peut avoir l'air

[01:01:43]

d'un bug. Encore une fois,

[01:01:46]

les messages s'arrêtent pendant

[01:01:47]

un long moment, puis plus

[01:01:49]

d'un an plus tard, donc en

[01:01:50]

février 2014, il y a d'autres

[01:01:53]

comportements inexplicés qui

[01:01:55]

commencent à apparaître encore

[01:01:56]

une fois. Cette fois-ci,

[01:01:58]

Emily se retrouve tagguée dans

[01:02:00]

les photos Facebook de Nathan.

[01:02:02]

C'est plus juste des messages

[01:02:04]

sur Messenger, c'est vraiment

[01:02:05]

bizarre. Mais pendant un court

[01:02:07]

laps de temps, c'est-à-dire

[01:02:08]

qu'aussitôt que Nathan

[01:02:09]

reçoit la notification comme

[01:02:11]

quoi il y a quelqu'un qui

[01:02:13]

s'est taggué sur sa photo,

[01:02:14]

quand il se rend sur

[01:02:15]

Facebook, le tag disparaît,

[01:02:18]

donc il reçoit juste une

[01:02:19]

notification. C'est quand même

[01:02:21]

assez étrange, ça se passe

[01:02:22]

vraiment dans un court laps de

[01:02:24]

temps. Nathan a quand même eu

[01:02:25]

le temps de prendre quelques

[01:02:27]

captures. Il réussit à en

[01:02:28]

voir, genre, une photo, deux

[01:02:30]

en fait, où Emily est tagguée.

[01:02:33]

Dans la première photo, il

[01:02:34]

est assis sur son canapé,

[01:02:36]

un peu ivre avec une

[01:02:37]

bouteille de vin entre les

[01:02:44]

bouteilles.

[01:02:45]

Exactement. Et puis, elle a

[01:02:46]

s'est tagguée, par exemple,

[01:02:48]

derrière lui. Dans une autre

[01:02:50]

photo, en fait, c'est Nathan

[01:02:51]

qui a pris un genre de selfie

[01:02:53]

un peu crotch, puis elle a

[01:02:54]

s'est tagguée dans la

[01:02:55]

cuisine de son appartement.

[01:02:57]

Donc c'est des endroits où

[01:02:58]

logiquement elle pourrait être,

[01:03:00]

mais où elle n'était pas

[01:03:01]

au moment où la photo a

[01:03:02]

des prises.

[01:03:02]

C'était des vieilles photos.

[01:03:04]

Est-ce que c'était des photos

[01:03:05]

avant ou après son décès?

[01:03:07]

Après, dans le fond.

[01:03:08]

C'est des photos d'après son

[01:03:09]

décès.

[01:03:10]

C'est intéressant, ça.

[01:03:13]

Comme par exemple, elle va

[01:03:14]

se tagguer sur le canapé.

[01:03:15]

C'était là, comme un fantôme.

[01:03:18]

J'ai des frissons.

[01:03:20]

C'est toujours des endroits

[01:03:24]

où il serait plausible pour

[01:03:25]

elle de se retrouver. À chaque

[01:03:27]

deux, trois semaines, elle va

[01:03:29]

se tagguer dans des photos

[01:03:30]

au hasard. Dans ces deux cas-là,

[01:03:33]

c'était plutôt plausible, mais

[01:03:34]

parfois, il n'y a pas vraiment

[01:03:36]

de lien entre les photos. Mais

[01:03:37]

ce qui arrive, c'est que ses

[01:03:38]

amis vont s'en rendre compte sur

[01:03:40]

Facebook.

[01:03:40]

Oui, eux aussi, on est

[01:03:41]

notification si ils sont taggués

[01:03:43]

sur la photo.

[01:03:43]

Leur premier réflexe, c'est

[01:03:45]

de penser que c'est Nathan

[01:03:46]

qui a un drôle de comportement

[01:03:48]

parce que c'est lui qui tag

[01:03:49]

sa copine décédée sur des

[01:03:51]

photos.

[01:03:52]

Si quelqu'un te tag,

[01:03:55]

si c'est sa photo, c'est logique,

[01:03:57]

mais tu peux tagguer quelqu'un

[01:03:58]

d'autre et la personne ne sait

[01:03:59]

pas qui t'a taggué.

[01:04:01]

Il y a une fonction sur

[01:04:04]

Facebook qui te demande

[01:04:06]

d'accepter que quelqu'un soit

[01:04:08]

taggué. Ce n'était pas le cas

[01:04:09]

de Nathan dans ce cas-ci.

[01:04:11]

Surtout en 2012, cette

[01:04:13]

fonctionnalité n'était même pas

[01:04:15]

là.

[01:04:17]

Ça fait que la préapprobation

[01:04:19]

s'est faite.

[01:04:20]

C'est possible.

[01:04:22]

Ça commence à être un peu

[01:04:23]

bizarre parce que les amis

[01:04:24]

se disent que notre ami Nathan

[01:04:26]

ou l'ex d'Emily,

[01:04:29]

ça ne va pas bien parce qu'il

[01:04:31]

est en train de tagguer son

[01:04:33]

ex décédé dans plein de photos.

[01:04:36]

C'est assez quand même

[01:04:37]

étrange. Il va d'ailleurs

[01:04:38]

perdre des amis en raison de

[01:04:40]

ça. Il y a des gens qui

[01:04:42]

vont vraiment penser qu'il est

[01:04:43]

de mauvaise foi. Nathan,

[01:04:45]

qui était déjà en peine d'amour,

[01:04:47]

va tomber vraiment en dépression

[01:04:48]

plus profonde. Il a beaucoup de

[01:04:50]

difficultés à dormir. Il va

[01:04:52]

se réfugier chez lui en

[01:04:54]

ermite, en jouant à des jeux

[01:04:55]

vidéo, puis justement se

[01:04:57]

réfugier un peu sur Facebook

[01:04:59]

malgré le fait qu'il n'y a

[01:05:01]

pas vraiment d'activité. Il

[01:05:02]

devient un peu plus un témoin

[01:05:03]

de ce qui se passe. Le 15

[01:05:05]

mars, il va vivre une

[01:05:06]

période un peu plus difficile

[01:05:08]

depuis. Il va réécrire à

[01:05:09]

Emil. Il va réécrire à son compte

[01:05:12]

en supposant qu'il y ait un

[01:05:13]

pirate informatique derrière.

[01:05:15]

Il est un peu à bout de nerfs,

[01:05:17]

il en peut plus de cette souffrance

[01:05:18]

psychologique. Il veut se

[01:05:21]

rendre au bout de tout ça et

[01:05:23]

voir ce qui se passe.

[01:05:24]

Quand tu as des rappels constants,

[01:05:26]

tu ne peux pas passer autre chose.

[01:05:29]

Exactement. Nathan va écrire

[01:05:31]

sur Messenger. Pourquoi faites-vous

[01:05:33]

cela? Pourquoi continuez-vous de

[01:05:35]

la tagger? Le 25 mars,

[01:05:37]

donc dix jours plus tard, il n'y a

[01:05:38]

pas de réponse d'ici là, il reçoit

[01:05:40]

finalement une réponse qui lui dit

[01:05:42]

Hello. Mais c'est plusieurs fois

[01:05:45]

de fil. C'est Hello, Hello,

[01:05:47]

Hello, trois, quatre fois.

[01:05:49]

Là, il va répondre Je suis

[01:05:50]

sidéré. Pourquoi vous faites encore

[01:05:52]

cela? Elle, Emilie

[01:05:55]

ou quiconque manipule

[01:05:56]

son compte, va répondre

[01:05:58]

Oh my god! Des chandelles à la

[01:06:00]

cannelle!

[01:06:02]

Oh mon dieu!

[01:06:03]

Ça n'arrête plus!

[01:06:05]

À ce point-ci,

[01:06:07]

Nathan a changé tous ses mots de

[01:06:08]

passe. Il a changé les mots de passe

[01:06:10]

d'Emilie aussi via sa mère.

[01:06:13]

Il y a des discussions

[01:06:15]

sur Reddit avec les gens. Il

[01:06:16]

commence même à fréquenter des

[01:06:18]

forums informatiques pour savoir

[01:06:19]

ce qui arrive à ce moment-là.

[01:06:22]

Il va même contacter Facebook.

[01:06:25]

Il faut trouver une

[01:06:26]

solution, c'est sûr. Pendant

[01:06:30]

plus tard, Facebook va lui répondre à un certain moment

[01:06:33]

donné. Mais les gens ont généralement beaucoup

[01:06:34]

de difficultés à saisir le fin

[01:06:36]

fond du problème. Il va recevoir

[01:06:38]

d'autres messages qui semblent encore

[01:06:40]

être des mélanges de conversations

[01:06:42]

passées. Par exemple,

[01:06:44]

nous devrions faire notre propre

[01:06:46]

confiture. Il se fait envoyer ça sur

[01:06:48]

Messenger. Il n'y a aucune chance

[01:06:50]

que je passe. Encore une

[01:06:52]

fois, dans la même conversation,

[01:06:54]

combien, avec un point

[01:06:56]

d'interrogation.

[01:06:57]

C'est drôle.

[01:06:59]

On dirait vraiment que c'est des vieux commentaires

[01:07:01]

qui reviennent. Comme si

[01:07:03]

elle n'avait pas...

[01:07:04]

Je dirais lié avec son accident.

[01:07:07]

Mais en même temps,

[01:07:08]

c'est comme si elle ne pouvait pas retaper.

[01:07:10]

Elle ressort des vieux commentaires.

[01:07:13]

Je ne sais pas.

[01:07:15]

Je dis ça de même.

[01:07:16]

Elle peut juste faire des copy-paste.

[01:07:19]

Il n'y a pas de clavier.

[01:07:21]

Il n'y a pas de clavier au paradis.

[01:07:23]

Le dernier message de cette séquence-là

[01:07:25]

va être la porte de côté du gage.

[01:07:28]

Encore une fois,

[01:07:30]

des messages récyclés de d'autres conversations.

[01:07:32]

Facebook répond à Nathan

[01:07:34]

finalement. Il lui indique

[01:07:35]

via les adresses IP que les endroits

[01:07:38]

où le compte d'Emily a été

[01:07:40]

accédé, c'est tous des endroits

[01:07:41]

que lui fréquente. Par exemple,

[01:07:43]

chez lui, dans son quartier,

[01:07:46]

autour de son appartement.

[01:07:47]

C'est vraiment étrange. Il commence

[01:07:49]

à se dire qu'est-ce qui se passe

[01:07:51]

avec ça. Il commence à

[01:07:53]

se disputer que ce n'est peut-être pas

[01:07:55]

un bug Facebook. C'est peut-être quelque chose

[01:07:57]

de paranormal, par exemple.

[01:08:00]

Le 29 avril,

[01:08:01]

on se rappelle qu'on était le 25 mars,

[01:08:02]

environ un mois plus tard,

[01:08:04]

il reçoit un message, et attachez-vous bien,

[01:08:07]

des fèves grillées sur une toast.

[01:08:10]

En plus,

[01:08:11]

il va recevoir

[01:08:13]

« Je ne sais pas. Yo !

[01:08:15]

Demande à Nathan ».

[01:08:16]

Apparemment, c'est une « inside joke ».

[01:08:18]

Yo ! Ask Nathan.

[01:08:20]

Et là, Nathan va répondre

[01:08:22]

« Que se passe-t-il ? S'il vous plaît,

[01:08:24]

arrêtez ». Et ce à quoi

[01:08:26]

Émilie répond « S'il vous plaît,

[01:08:28]

arrêtez. Que se passe-t-il ? ».

[01:08:30]

Donc, la même phrase que Nathan

[01:08:32]

lui a dit, mais inversée.

[01:08:34]

C'est ça, c'est pas juste un

[01:08:36]

copy-paste.

[01:08:38]

Là, elle commence à utiliser des

[01:08:40]

phrases que Nathan lui a dit.

[01:08:41]

Ça devient encore plus étrange.

[01:08:45]

Par exemple,

[01:08:46]

le 8 mai 2014,

[01:08:47]

elle va envoyer

[01:08:48]

une série de chiffres, moins 12,

[01:08:51]

moins 15. Elle va

[01:08:53]

lui dire que

[01:08:55]

son jumper est dans la sécheuse

[01:08:57]

et qu'il fait vraiment froid dehors.

[01:09:00]

Et là, elle va répéter

[01:09:01]

« vraiment froid, vraiment, vraiment

[01:09:03]

froid ». Et là, elle va écrire

[01:09:04]

« Nathan, s'il te plaît,

[01:09:07]

arrête ». Et c'est là qu'elle va

[01:09:09]

écrire « freezing ».

[01:09:11]

Mais de la façon dont elle l'écrit,

[01:09:13]

donc gelée, « freezing », elle va l'écrire

[01:09:15]

F, R, E,

[01:09:17]

E, Z, I, N,

[01:09:20]

G.

[01:09:21]

Et ce mot-là, « freezing »,

[01:09:23]

est le premier mot

[01:09:25]

qui n'est pas recyclé de

[01:09:27]

conversation passée. Donc, la façon dont

[01:09:29]

il est écrit.

[01:09:31]

Donc, on a une percée ici.

[01:09:33]

Il y a quelque chose qui se passe.

[01:09:34]

Nathan, lui, il est de plus en plus inquiet.

[01:09:36]

Il a l'impression qu'Emily est enfermée

[01:09:38]

dans sa voiture en plein hiver,

[01:09:40]

étant donné qu'elle est décédée dans sa voiture.

[01:09:42]

Puis, c'est aussi, évidemment,

[01:09:44]

la première fois qu'Emily va créer un mot

[01:09:46]

de son propre gré,

[01:09:48]

que ce soit Emily ou quelqu'un d'autre.

[01:09:49]

Mais là, il commence à se douter qu'il y a peut-être

[01:09:51]

un aspect paranormal à cette conversation.

[01:09:53]

Et c'est à ce point qu'on a peur

[01:09:56]

ou qu'on y croit plus, c'est selon.

[01:09:59]

Exactement.

[01:10:00]

Un bon soir,

[01:10:02]

plusieurs semaines plus tard, alors qu'il

[01:10:04]

s'ennuie puis qu'il est un peu ivre,

[01:10:06]

Nathan va réécrire à Emily.

[01:10:08]

Nathan explique aussi qu'Emily n'était

[01:10:10]

pas très affectueuse dans le couple en général.

[01:10:12]

Elle était timide

[01:10:14]

de le coller en public, par exemple,

[01:10:16]

et de lui dire « je t'aime ».

[01:10:18]

Mais quand ils étaient ivres, elle se laissait

[01:10:20]

plus aller. Donc, par exemple,

[01:10:22]

il va lui écrire,

[01:10:24]

il lui écrit en fait « Je suis vraiment ivre.

[01:10:26]

Tu me manques.

[01:10:28]

Peu importe qui est derrière cette

[01:10:29]

accounte, je m'en fous.

[01:10:32]

Je reviens à chaque jour du travail

[01:10:34]

et j'ai l'impression de te voir

[01:10:36]

devant l'ordinateur.

[01:10:38]

Là, ne devrais-je pas être habitué

[01:10:40]

à cela maintenant ? »

[01:10:42]

Et là, Emily va lui répondre sur Messenger

[01:10:44]

« Laisse-moi marcher ».

[01:10:46]

Et là, c'est très étrange.

[01:10:48]

Encore une fois, la réponse

[01:10:50]

provient d'une conversation passée.

[01:10:52]

Et à partir de ce moment-là,

[01:10:54]

Nathan va faire mémorialiser la

[01:10:56]

page pour en avoir le cœur net.

[01:10:58]

Donc, il se dit « là, en fait,

[01:11:00]

j'en ai marre de tout ça.

[01:11:02]

Il faut que ça arrête. Je vais faire

[01:11:04]

mémorialiser la page, le déclarer

[01:11:06]

comme décédé ». Dans son texte,

[01:11:08]

en fait, que Nathan a écrit sur Reddit,

[01:11:11]

il va aussi décrire

[01:11:12]

les derniers échanges qu'il a eu avec

[01:11:14]

Emily le jour de sa mort.

[01:11:16]

Donc, en 2012.

[01:11:18]

Elle revenait généralement du travail

[01:11:19]

vers 16h30.

[01:11:22]

En fait, là, on a des extraits

[01:11:24]

de sa conversation passée.

[01:11:26]

Vers 5h36

[01:11:28]

PM, Nathan va lui écrire

[01:11:30]

« Hé, est-ce que tu es en route

[01:11:31]

vers la maison, Emily ? »

[01:11:34]

Et là, il n'y a toujours pas de réponse.

[01:11:35]

Donc, 20 minutes plus tard, il va réécrire

[01:11:38]

« Lorsque tu vois ce message,

[01:11:39]

s'il te plaît, appelle-moi maintenant.

[01:11:42]

J'ai appelé à ton travail et ils m'ont dit

[01:11:44]

que tu devais avoir quitté

[01:11:45]

vers 4h. Je commence à paniquer. »

[01:11:48]

Un peu plus tard, il lui écrit

[01:11:49]

« Je me sens mal dans mon estomac.

[01:11:51]

S'il te plaît, s'il te plaît,

[01:11:53]

appelle-moi. » On se rappelle, c'est la journée du décès.

[01:11:56]

Et vraiment plus tard, vers environ

[01:11:58]

20h en soirée,

[01:12:00]

il réécrit « Emily,

[01:12:01]

Emily, réponds à ton téléphone. »

[01:12:05]

Et en 2014,

[01:12:06]

en fait, le 1er juillet,

[01:12:08]

si on revient au moment

[01:12:10]

d'écrit dans l'histoire de Nathan,

[01:12:12]

elle lui écrit de sa page

[01:12:13]

mémorale, en fait, même si le...

[01:12:16]

Ah ouais, malgré tout, hein !

[01:12:17]

Oui, et j'ai vérifié et c'est possible

[01:12:19]

en sens que les messages,

[01:12:22]

les fonctions de messages

[01:12:23]

sont encore là.

[01:12:24]

Oui, la personne qui est responsable du compte

[01:12:27]

peut faire ça.

[01:12:29]

Le but de ça, c'est que les gens

[01:12:31]

conservent les échanges qu'ils ont eu avec cette personne-là.

[01:12:34]

Parce qu'ils veulent pas, ils veulent pas que ça s'efface.

[01:12:36]

Donc, c'est...

[01:12:37]

Donc, il reçoit vraiment un message

[01:12:39]

de cette page-là.

[01:12:41]

Et là, en fait, Emily lui écrit le compte mémorale.

[01:12:44]

« Hey, est-ce que tu es en route

[01:12:45]

vers la maison ? Emily,

[01:12:48]

lorsque tu vois ce message,

[01:12:49]

appelle-moi. Maintenant.

[01:12:52]

S'il te plaît, arrête.

[01:12:53]

J'ai appelé ton employeur,

[01:12:55]

ils ont dit que tu quitterais à 5.

[01:12:57]

Je commence à paniquer.

[01:12:59]

S'il te plaît, arrête. »

[01:13:01]

Et là, vous voyez, c'est des messages

[01:13:03]

un peu recyclés

[01:13:05]

de ce que Nathan lui a écrit,

[01:13:07]

mais un petit peu différent.

[01:13:09]

Comme là, elle lui dit « J'ai appelé

[01:13:11]

à ton travail, il disait que tu devais quitter

[01:13:12]

à 5 heures, alors que dans la conversation,

[01:13:15]

Nathan, c'était à 4 heures. »

[01:13:17]

Et là, elle dit « J'ai froid,

[01:13:19]

j'ai froid et freezing. »

[01:13:22]

Donc, un peu la même façon

[01:13:23]

qu'elle l'a écrit dans le message précédent.

[01:13:26]

Et à partir de là,

[01:13:28]

Nathan, il ne sait vraiment plus

[01:13:29]

quoi faire. S'il doit

[01:13:31]

fermer la page Memorial d'Emily

[01:13:32]

ou s'il doit écrire à Facebook ou tout ça,

[01:13:35]

il est vraiment confus. Malgré tout,

[01:13:37]

elle va cesser de se taguer sur ses photos

[01:13:39]

et elle va prendre une pause de message.

[01:13:41]

Son texte va s'arrêter là,

[01:13:42]

le texte que Nathan poste sur Reddit,

[01:13:45]

mais il va quand même commenter

[01:13:47]

sur les commentaires des autres.

[01:13:48]

Parce que lorsqu'il a posté cette histoire-là

[01:13:51]

que je viens de vous raconter,

[01:13:54]

c'est devenu viral, en fait.

[01:13:56]

En ce moment, il y a plus de

[01:13:58]

17 000 upvotes à ce post-là

[01:14:00]

sur Reddit.

[01:14:01]

Donc, ça a vraiment

[01:14:04]

ébranlé l'Internet pendant un court

[01:14:05]

laps de temps. Donc, les gens commencent

[01:14:07]

à commenter, les gens commencent à émettre

[01:14:08]

des hypothèses, à lui donner des trucs

[01:14:11]

sur est-ce que tu devrais justement

[01:14:13]

contacter Facebook et tout ça.

[01:14:14]

Et puis, un moment donné, il va recevoir

[01:14:17]

une autre alerte Messenger

[01:14:19]

et là, c'est encore plus étrange

[01:14:21]

que jamais, c'est une photo

[01:14:23]

prise de l'extérieur de son appartement

[01:14:25]

où on le voit par la fenêtre

[01:14:27]

assis à son ordinateur

[01:14:30]

accompagné du mot

[01:14:32]

Freezing. Donc, encore une fois,

[01:14:33]

le seul mot qui n'a pas été recyclé

[01:14:35]

qui semble être

[01:14:38]

la constance dans cet

[01:14:40]

échange de messages-là.

[01:14:42]

Ça, c'est freak, par exemple.

[01:14:43]

Ça, c'est vraiment freak. Ça, c'était peur, là.

[01:14:45]

Donc, ça, c'est pas une photo

[01:14:47]

qui est incluse dans son texte original,

[01:14:49]

c'est dans les commentaires sur Reddit,

[01:14:50]

lorsqu'il répond à des G app. Parce que là, il y a des gens

[01:14:53]

qui lui disent « Ah, tu devrais contacter Facebook,

[01:14:54]

tu devrais faire ça. » Si, là, il

[01:14:57]

entretient une discussion.

[01:14:58]

Et puis là, en fait, Nathan va arrêter

[01:15:01]

de poster après plusieurs mois.

[01:15:03]

On suppose qu'il est passé à autre chose.

[01:15:06]

Son dernier message

[01:15:07]

indiquera que parfois, il voit le symbole

[01:15:09]

de quelqu'un qui tape, mais le

[01:15:11]

message n'arrive jamais. Vous savez, son Messenger

[01:15:13]

parfois, les trois petits points,

[01:15:16]

il va expliquer

[01:15:17]

que, justement, parfois, il voit ça. Il voit que ça,

[01:15:19]

c'est en cours avec

[01:15:21]

Emilie dans Messenger. Il n'y a jamais

[01:15:23]

de nouveau message

[01:15:24]

qui apparaît. Et c'est le dernier

[01:15:27]

commentaire que Nathan va poster

[01:15:29]

sur son fameux texte

[01:15:31]

sur Reddit.

[01:15:33]

Ok, c'est fascinant, cette histoire-là.

[01:15:35]

Quand même assez fascinant. Une histoire

[01:15:37]

de l'art numérique. Il y a

[01:15:40]

plusieurs hypothèses

[01:15:41]

qui sont émises, en fait.

[01:15:43]

Est-ce que, justement, c'est une mauvaise blague

[01:15:46]

qui croit encore un peu?

[01:15:47]

Est-ce que c'est possible aussi, là?

[01:15:48]

Ben oui, quelqu'un qui entretient ça.

[01:15:50]

Ben, il faut être un peu malade, mais c'est possible.

[01:15:52]

Oui, ben oui, des malades, il y en a un peu partout.

[01:15:55]

Ben oui, et l'hypothèse du bug

[01:15:57]

informatique aussi, du bug de Facebook

[01:15:59]

est revenue souvent. Mais c'est étrange

[01:16:00]

quand même. Tu sais, pourquoi à des moments

[01:16:02]

bien spécifiques, ça va chercher des...

[01:16:04]

Tu sais, j'y crois, pis j'y crois pas, le bug.

[01:16:07]

On n'a pas de message, tu sais,

[01:16:09]

entre nous, dans nos messageries

[01:16:11]

quotidiennes, on l'utilise tous. On n'a

[01:16:13]

pas de message weird, là, tu sais.

[01:16:14]

Ça nous est jamais arrivé, ce genre de bug-là.

[01:16:16]

De quelqu'un de vivant, qui m'envoie

[01:16:18]

des vieux messages, ou...

[01:16:21]

Tu sais, même moi, je l'ai vécu

[01:16:23]

la mort. Ben, pas moi. Je veux dire,

[01:16:24]

j'ai pas vécu la mort, mais j'ai des gens

[01:16:26]

dans ma famille qui sont morts,

[01:16:28]

et que, justement, j'ai leur compte

[01:16:30]

Facebook en Memorial, et...

[01:16:32]

Bon, je dis pas que parce qu'ils m'ont pas écrit,

[01:16:34]

c'est pas vrai, l'histoire, mais j'ai pas de bug.

[01:16:37]

Tu sais, je trouve ça quand même...

[01:16:38]

On dirait que ça serait arrivé seulement à lui.

[01:16:39]

Oui, c'est ça. Parce que le type de bug...

[01:16:43]

Le type de bug qu'on voit normalement

[01:16:45]

avec le Messenger, c'est que

[01:16:47]

un message va se doubler.

[01:16:49]

Ça, c'est quelque chose qu'on peut voir,

[01:16:51]

qu'on a tous vu une fois, mais ça,

[01:16:54]

on n'a jamais vu ça. Pis en même temps,

[01:16:56]

si on met de côté... Mettons qu'on met de côté

[01:16:59]

qu'on croit...

[01:16:59]

Mettons qu'on croit que ce soit-là est totalement

[01:17:02]

vrai pour un instant.

[01:17:03]

Est-ce qu'on est rendu là, avec les

[01:17:05]

fantômes? Est-ce que les fantômes vont commencer

[01:17:07]

à utiliser la technologie tellement

[01:17:10]

c'est présent dans notre vie?

[01:17:12]

Parce qu'on sait qu'à travers l'histoire,

[01:17:14]

qu'on y croit ou non,

[01:17:16]

beaucoup d'histoires de fantômes

[01:17:18]

parlent que les fantômes

[01:17:20]

vont interagir avec des objets

[01:17:22]

qui étaient... Avec la technologie.

[01:17:23]

Avec l'environnement. Avec le téléphone,

[01:17:26]

les ondes radio...

[01:17:27]

Exact. Et aussi avec des objets

[01:17:29]

qui ont été importants pour eux de leur vivant.

[01:17:32]

Là, avec la nouvelle génération,

[01:17:35]

qu'est-ce qui est plus

[01:17:36]

important que le cellulaire? Pas grand-chose.

[01:17:39]

Fait que peut-être que là,

[01:17:41]

les nouvelles histoires de fantômes,

[01:17:42]

les nouvelles légendes, les nouveaux contes vont

[01:17:44]

apparaître avec ça,

[01:17:46]

avec ces histoires de technologie.

[01:17:47]

C'est intéressant ça. Oui, ça me fait penser

[01:17:50]

que s'il y a des auditeurs qui en auraient,

[01:17:52]

des histoires comme ça, n'hésitez pas à nous

[01:17:54]

les envoyer ou témoigner.

[01:17:56]

Je serais curieux de voir s'il y avait pas

[01:17:58]

d'autres fantômes.

[01:18:00]

Il y a une histoire très récente,

[01:18:02]

celle de Adam Illes

[01:18:04]

sur Twitter.

[01:18:06]

C'est encore très récent.

[01:18:08]

Peut-être qu'un jour, on aura la chance de faire

[01:18:10]

un épisode de distorsion là-dessus, mais

[01:18:12]

on sait pas encore si c'est...

[01:18:13]

Dans ce cas-là, ne fais que la résumé.

[01:18:16]

Exactement. Adam Illes

[01:18:18]

a documenté au cours du mois

[01:18:20]

2 août 2017,

[01:18:21]

des manifestations qui ont eu lieu

[01:18:24]

dans son appartement

[01:18:25]

et qui impliquent ces chats,

[01:18:28]

entre autres. C'est assez fascinant.

[01:18:31]

Il a vraiment filmé des trucs.

[01:18:32]

Mais on est encore à l'étape où on se demande

[01:18:34]

si c'est pas un stunt publicitaire

[01:18:36]

ou autre chose parce que

[01:18:38]

c'est un peu au-delà du réel.

[01:18:40]

Mais il semble avoir, comme

[01:18:42]

tu le dis Simon, des manifestations

[01:18:44]

paranormales en lien avec la technologie

[01:18:46]

qui se manifestent un peu partout dans le monde quand même.

[01:18:48]

Exact, mais tu vois cette histoire-là,

[01:18:50]

d'Illes, est fascinante parce que

[01:18:52]

c'est super bien raconté.

[01:18:55]

C'est bien documenté.

[01:18:56]

Si c'est scénarisé,

[01:18:58]

je lève mon chapeau parce que

[01:19:00]

il a fait une job écarante.

[01:19:01]

On dirait que des fois, c'est ça qui amène le doute.

[01:19:04]

C'est tellement bien amené

[01:19:07]

que tu peux pas

[01:19:08]

que tu n'y crois ou non

[01:19:09]

l'histoire impréhendante.

[01:19:11]

J'avais commencé à lire l'histoire

[01:19:13]

et à fouiller là-dessus. Au début,

[01:19:15]

c'est sûr que c'est un stunt.

[01:19:17]

À mesure que ça avance, tu te rends compte

[01:19:19]

que t'es vraiment embarqué dans l'histoire

[01:19:21]

tellement c'est impréhendant.

[01:19:23]

Exactement. Donc cette histoire-là

[01:19:25]

est un peu à l'origine

[01:19:27]

des histoires de fantômes

[01:19:29]

modernes qu'on voit

[01:19:31]

à l'ère des réseaux sociaux.

[01:19:33]

Si vous le cherchez, certaines personnes

[01:19:35]

vont le catégoriser comme un creepy pasta

[01:19:37]

parce que ça a été posté dans le bar

[01:19:39]

de No Sleep, qui encourage

[01:19:41]

beaucoup aussi le travail de fiction.

[01:19:43]

C'est vraiment le fun, sincèrement.

[01:19:45]

S'ennuyer une soirée, j'adore

[01:19:47]

aller lire. Les gens sont

[01:19:49]

très créatifs.

[01:19:51]

C'est pas tout le monde devient auteur,

[01:19:52]

mais tout le monde est capable de bonne histoire.

[01:19:55]

Exactement. Donc cette histoire-là

[01:19:56]

c'est peut-être aussi un travail de fiction.

[01:19:59]

On le saura peut-être jamais,

[01:20:01]

mais ça reste une des hypothèses.

[01:20:03]

Si c'est un travail de fiction,

[01:20:04]

c'est bien ficelé. C'est quelqu'un

[01:20:06]

qui a fait quand même

[01:20:09]

un bon travail

[01:20:11]

de coordination

[01:20:12]

en lien avec Facebook et tout ça.

[01:20:14]

Il a bien maintenu le suspense

[01:20:17]

dans son histoire du moins.

[01:20:19]

Puis en même temps,

[01:20:20]

qu'on y croit ou non, qu'elle soit

[01:20:22]

vraie ou non, cette histoire,

[01:20:23]

n'y a-t-il pas de meilleure journée

[01:20:26]

qu'aujourd'hui pour se raconter

[01:20:28]

des histoires de peur, assumer le doute?

[01:20:31]

Exactement, Simon.

[01:20:32]

Il n'y a pas plus beau mot.

[01:20:34]

J'espère que vous avez apprécié

[01:20:36]

ce spécial Halloween,

[01:20:38]

cette collaboration entre Ars Moriendi

[01:20:40]

et Distorsion.

[01:20:41]

En tout cas, moi j'ai apprécié.

[01:20:43]

Parce qu'on ne sait pas, il va peut-être en avoir d'autres.

[01:20:46]

Peut-être un spécial Noël, on ne sait jamais.

[01:20:48]

D'ailleurs, si je peux me permettre,

[01:20:50]

on n'a pas parlé avant l'émission,

[01:20:52]

mais je le mets là.

[01:20:54]

Je veux encore. On l'a annoncé il y a six mois.

[01:20:57]

Il faut qu'on fasse

[01:20:58]

notre prestation live.

[01:21:00]

Ça va arriver.

[01:21:01]

Je pense que c'est une belle idée.

[01:21:04]

C'est le fun.

[01:21:06]

Le podcasting, c'est un peu

[01:21:08]

le problème, mais la radio en général,

[01:21:10]

on est loin du public.

[01:21:12]

En ce moment, on est en train de prendre un verre,

[01:21:14]

on jase avec des micros, on se raconte des histoires.

[01:21:16]

On a du plaisir.

[01:21:17]

Mais on ne réalise pas nécessairement

[01:21:19]

l'ampleur de l'impact qu'on a avec

[01:21:21]

tous les gens qui nous écoutent chez eux.

[01:21:23]

Parce qu'on est proche des auditeurs.

[01:21:25]

On est très proche. On est toujours dans leurs oreilles.

[01:21:28]

Une proximité.

[01:21:28]

Combien de fois par jour on les croise sur la rue

[01:21:31]

et on ne s'en rend pas compte.

[01:21:33]

C'est le fun de créer une relation

[01:21:36]

où on a un réel contact avec les gens.

[01:21:39]

Moi, je relance

[01:21:40]

l'idée.

[01:21:41]

Je sais qu'on a traîné de la patte cet été.

[01:21:43]

On a été tous très chargés.

[01:21:44]

Ne serait-ce que des vacances ou d'autres choses.

[01:21:47]

Moi, j'ai changé d'ampleur.

[01:21:48]

On était tous pris dans mille projets.

[01:21:51]

Mais ça va se faire.

[01:21:52]

Je ne sais pas quand.

[01:21:54]

Là, le contact est fait. C'est notre première rencontre.

[01:21:57]

Distorsion, Ars Moriendi.

[01:21:59]

On veut toujours faire ce live-là.

[01:22:01]

On ne sait pas quand est-ce que ça va arriver.

[01:22:03]

Personnellement, j'ai déjà choisi mon histoire.

[01:22:06]

J'ai déjà une chronique

[01:22:07]

nécrologique pour vous autres.

[01:22:08]

Tout est là.

[01:22:10]

Il faut juste qu'on trouve le temps.

[01:22:12]

Et là, Emil, tu déménages.

[01:22:14]

En fait, on est dans le dernier épisode

[01:22:16]

qui est tourné dans vos studios

[01:22:18]

parce que tu déménages.

[01:22:20]

On va te laisser le temps de t'installer.

[01:22:22]

Je pense que ce serait un bon timing

[01:22:24]

dès que tu vas être confortable

[01:22:26]

pour relancer le projet.

[01:22:27]

Ce serait vraiment le fun cet hiver.

[01:22:29]

Je ne sais pas quand, mais il va falloir pas monter ça bientôt.

[01:22:32]

Absolument. C'est sûr que ça va arriver

[01:22:33]

un show live de Distorsion et Ars Moriendi.

[01:22:36]

Simon, Ars Moriendi, ça revient

[01:22:38]

en janvier, n'est-ce pas?

[01:22:39]

Exactement.

[01:22:41]

En plus, je chante un petit tournage

[01:22:43]

en tournée. On est allé en région,

[01:22:45]

je vous dis bonjour.

[01:22:46]

On est allé tourner des publicités

[01:22:48]

vidéo. Je lance la promotion

[01:22:51]

très bientôt pour le retour

[01:22:53]

d'Ars Moriendi en janvier.

[01:22:54]

Il n'y a pas de date fixe. Il va y avoir une date

[01:22:57]

précise choisie au cours

[01:22:59]

des prochaines semaines pour pouvoir

[01:23:01]

lancer les publicités.

[01:23:02]

Je vais vous lancer aussi un petit

[01:23:05]

preview en format podcast.

[01:23:08]

Je suis encore en écriture.

[01:23:11]

Vous le savez, les boys,

[01:23:13]

c'est beaucoup de recherche, ces sujets-là.

[01:23:15]

C'est des heures et des heures de

[01:23:17]

recherche. En plus, moi,

[01:23:19]

je les scénarise tout, donc c'est des

[01:23:21]

textes extrêmement longs à écrire.

[01:23:23]

Je me suis tiré dans le pied en faisant

[01:23:24]

des épisodes d'une heure, mais bon,

[01:23:26]

je l'assume, j'ai mon fun de même.

[01:23:29]

En présentement, je suis en écriture.

[01:23:30]

On est en préparation. Je vais prendre de l'avance.

[01:23:33]

Dès que je suis prêt, en janvier,

[01:23:34]

on lance ça, il va y avoir une date super.

[01:23:37]

Si en première saison,

[01:23:39]

on cherche,

[01:23:40]

quand on commence un nouveau projet comme ça,

[01:23:42]

on ne sait pas exactement

[01:23:44]

quelle couleur ça va prendre.

[01:23:46]

Je pense que tout au long de la

[01:23:48]

première saison, j'ai tranquillement

[01:23:51]

pas vite à m'aurer de trouver ma

[01:23:52]

couleur. L'instant que je l'ai trouvé,

[01:23:56]

il va y en avoir encore,

[01:23:57]

bien entendu,

[01:23:58]

mais on va s'éloigner un peu des

[01:24:00]

tueurs en série.

[01:24:04]

Je ne spoilerai pas

[01:24:06]

ma première épisode,

[01:24:07]

mais au premier épisode,

[01:24:09]

j'essaie, tant bien que mal,

[01:24:10]

de répondre à une question qu'on me pose

[01:24:12]

souvent depuis que j'ai lancé Ars Morien.

[01:24:16]

Je vais

[01:24:17]

lancer la question aujourd'hui,

[01:24:19]

mais je vais y répondre seulement

[01:24:20]

dans mon épisode. Pourquoi

[01:24:22]

on aime ça?

[01:24:24]

C'est des histoires morbides là.

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C'est sûr que les histoires

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mystérieuses, c'est fascinant parce qu'on essaie

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de les comprendre, mais même quand on sait le fond

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de l'histoire, pourquoi on est fasciné

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par le morbide et les histoires

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criminelles? J'ai réalisé

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que je ne savais jamais comment répondre.

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Exactement.

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J'attends de répondre et

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en fait,

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c'est ça qui est intéressant, c'est que

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cette année,

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j'ai pu démystifier

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un mystère que j'ai vécu

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moi-même. Ça a pris 10

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ans avant que je réussisse à trouver

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le fond de l'histoire.

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Et je me suis enligné sur

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cette histoire-là pour

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choisir mes histoires de

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la prochaine saison. C'est sûr qu'il y en a

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qui fonctionnent moins que la thématique, mais

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on réalise

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que l'horreur n'est pas

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synonyme de juste

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se faire en série, puis tel gars,

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non, non, non. Les monstres,

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c'est vous et moi. Les croyances

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de fantômes,

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les coutumes, les

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individuels, c'est vous

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et moi. On est tous capables

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de sadisme et c'est là-dessus

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qu'on va se plonger dans la deuxième

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saison. Donc, j'ai très

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hâte de lancer tout ça. On est tous

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capables de sadisme. On est tous

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capables et j'ai des preuves

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qu'on va démontrer en deuxième

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saison. Oh, on est dans le trouble.

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Merci beaucoup de ton passage,

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Simon, c'est vraiment rassurant.

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Parce que je tiens à le dire, vous êtes

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les instigateurs de cet épisode-là.

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Vous m'avez invité au sein des Distorsions.

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Ça a beau être une collaboration.

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Je trouve que c'est une super habileté

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que vous avez eue. Merci beaucoup pour l'invitation.

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Ça fait plaisir. Au plaisir.

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Sinon, nous, on est de retour la semaine prochaine.

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On continue notre rythme effréné.

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On a encore plein d'histoires.

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Vous pouvez nous suivre sur Facebook,

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Distorsions Podcasts, Twitter,

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Distorsions Pod, Instagram aussi,

[01:26:15]

Distorsions Podcasts. Et on a

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un groupe de discussion aussi, Seb,

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et on encourage les gens à nous rejoindre fortement.

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Oui, en fait, si vous voulez y aller,

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méthode facile, à partir de notre fanpage,

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dans le haut de la fanpage, il y a toujours

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un lien raccourci vers le groupe.

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Vous allez même voir une des dernières

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publications qui a été

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faite. Sinon, vous allez dans le moteur

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de recherche de Facebook, vous tapez

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Distorsions Groups Podcasts,

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et vous allez tomber directement dessus.

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Vous nous faites une demande d'adhésion

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parce qu'on trie pour avoir

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un club sélect. Non, sincèrement.

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Non, c'est une belle idée de partage.

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C'est vraiment une bonne idée, votre communauté.

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Le groupe, et c'est vraiment bien, vous allez voir,

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il y a plein de discussions qui vont au-delà

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de Distorsions, comme on le répète à chaque fois.

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Donc, les gens aiment discuter

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un peu de tout, mais toujours

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quand même en lien avec le crime,

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les cyber-attaques et

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le monde du numérique. Donc, on vous invite

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fortement à y aller. On a vraiment

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du plaisir à discuter avec tous les

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membres. Donc, continuez aussi à

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nos auditeurs à nourrir

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le groupe avec vos

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publications, vos questionnements,

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et vos impressions,

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par rapport à chacun de nos épisodes.

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Donc, on adore vraiment ça, discuter avec vous.

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Continuez comme ça. Et vous allez vous faire

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des nouveaux amis, en plus. Oui, bien oui, exact.

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Et laissez-nous toujours un petit commentaire

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sur iTunes. Ça l'a de rien, ça vous

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prend une petite minute, et nous,

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ça nous aide à monter dans les moteurs de recherche,

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et devenir de plus en plus

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connus, de trouver

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un nouvel auditoire. C'est comme ça

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que le système fonctionne.

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N'hésitez pas, venez nous laisser des 5 étoiles,

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des commentaires. De toute façon,

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ça fait toujours plaisir. Donc,

[01:27:49]

fais-nous un Distortion Podcast

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ars-moriendi-podcast.ca

[01:27:54]

venez nous dire un petit mot, ça fait toujours

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du bien. Donnez-nous de l'amour.

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Aurais-tu un mot de la fin pour

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nous, Simon? Oh que oui,

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parce que c'est l'Halloween, on a peur

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des fantômes, des sorcières,

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des monstres. Mais n'oubliez jamais

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que derrière chaque légende urbaine

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et chaque histoire fantomatique,

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se cache une vérité,

[01:28:14]

et derrière chaque monde se cache

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la nature humaine.

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