#18 - L’Effet Mandela - Une Distorsion de la mémoire collective

Épisode

#18 - L’Effet Mandela - Une Distorsion de la mémoire collective

Saison
2
Épisode
18
Durée
1 h 10 min
Format
Audio

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Un phénomène inexpliqué gagne en popularité sur Internet depuis le tournant des années 2010. Des gens ont des souvenirs précis d’évènements historiques, de films et d’autres produits culturels qui sont en réalité… complètement faux. On appelle ce phénomène l’Effet Mandela. Serait-ce possible que cette mémoire collective fautive soit une preuve d’existence d’univers parallèles? Ou est-ce simplement une distorsion de la mémoire? Emile et Sébastien analysent le phénomène de long en large et vous proposent plusieurs exemples qui vous feront douter de votre existence dans le monde présent!

Transcription de l’épisode

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[00:00]

Vous êtes sur le point d'écouter Distorsion, un podcast sur...

[00:20]

des histoires étranges de l'ère numérique.

[00:53]

Croyez-vous parfois que votre mémoire fait des fois?

[00:56]

Ne vous en faites pas, vous êtes peut-être victime de l'effet Mandela.

[01:00]

Des milliers d'internautes sont convaincus que nos souvenirs collectifs sont altérés par une réalité parallèle.

[01:06]

Dans cet épisode, vous allez vous rendre compte que vous vivez dans un monde complètement distorsionné.

[01:20]

Toi Sébastien Lévesque, dis-moi donc, est-ce que t'écris Distorsion avec un T à la fin ou avec un S?

[01:26]

Ben avec un T, mais on semble qu'on l'a toujours écrit comme ça, non? C'est pas distorsion avec un T podcast.com notre nom?

[01:33]

Ah ouais? Tu te rappelles pas que c'était avec un S auparavant?

[01:37]

Ah, ou ben non, pas vraiment. Je sais qu'on avait discuté pour l'adapter, là, mais à une version plus française, là, mais non...

[01:44]

Je pense que Seb t'a voyagé d'un univers parallèle à un autre, parce que je te confirme aujourd'hui, selon Google, que Distorsion Podcast s'écrit avec un S dans Distorsion.

[01:55]

Oh my god, mais dans quel univers je vis?

[01:58]

Dans un univers francophone, très certainement.

[02:01]

Ah, c'est pour ça.

[02:02]

Mais ne t'en fais pas, je pense que t'es victime de l'effet Mandela, qui sera le sujet de l'épisode de ce soir, puis c'est un gros sujet.

[02:09]

Oui, vraiment, un cas extrême, je vous le dis, votre vision du monde, de la perception de la réalité va complètement changer.

[02:18]

Vous allez vous questionner, vous allez en faire presque de l'insomnie pendant quelques jours, je vous le garantis, à vous interroger, là, c'est certain.

[02:26]

Ça, c'est selon ton expérience personnelle, Seb, qui a fait de l'insomnie toute la semaine en se consacrant à l'effet Mandela.

[02:33]

En fait, c'est une distorsion de la mémoire collective, si on veut. C'est un phénomène qui touche énormément d'internautes, du moins Internet a fait en sorte que les gens se sont exprimés sur le sujet.

[02:44]

Plein de gens sont convaincus qu'un événement historique, par exemple, a eu lieu, alors que lorsqu'on regarde les faits,

[02:53]

méticuleusement, on se rend compte que c'est complètement faux et que ça n'est jamais arrivé.

[02:56]

Et il y a des tonnes d'exemples dans la culture populaire, dans des films populaires, on croit tous savoir par cœur la réplique de certains films,

[03:05]

et peut-être que ça va être votre cas, peut-être que vous allez vous rendre compte ce soir qu'il n'en est rien, que c'est totalement faux.

[03:12]

Exactement. Avant de plonger dans notre sujet fascinant, on voulait tout de même vous remercier pour les gens qui nous ont envoyé une tournée de bière.

[03:21]

Oui.

[03:22]

Cette semaine, particulièrement Louis qui nous offre la bière de cette semaine. Quelle est-elle la bière de cette semaine, mon cher Emile?

[03:29]

Écoute, c'est la IXPL des Prairies. C'est une bière de la brasserie artisanale Malstrom de la région de Lannodière.

[03:37]

Dans ce cas-ci, c'est une bière dorée à 6% d'alcool, comme on les aime, avec une touche d'agrumes qui goûte quand même assez les céréales.

[03:45]

Je dirais qu'on aime ça la bière qui goûte la céréale quand même. Et puis c'est excellent pour ce soir, on va se régaler à cette bière-là.

[03:54]

Qui nous est offert par Louis, donc merci Louis. Si vous voulez faire comme lui et nous offrir une tournée de bière,

[04:00]

vous pouvez le faire au DistorsionPodcast.com sur l'onglet Tourner de bière. Vous encouragez le show et dans les commentaires Paypal, vous pouvez nous suggérer une bière de votre région.

[04:11]

Et nous, ça va nous faire plaisir de la boire évidemment et de faire connaître cette bière-là à notre grande auditoire internationale maintenant.

[04:20]

Salutations aux gens de l'autre côté de l'Atlantique, que ce soit en France, Belgique, en Suisse.

[04:25]

On a énormément de gens qui commencent à nous écrire de ce côté-là, de l'étang.

[04:31]

Shout-out à vous, cher cousin.

[04:34]

J'en profite pour faire un shout-out à Bernie B, qui nous a fait un review 5 étoiles sur Apple Podcasts.

[04:41]

Il nous dit « Distorsion nous donne envie de faire des recherches sur les sujets pour en connaître les développements et nous informe de faits étranges et fascinants.

[04:49]

Merci à toi, Bernie B. »

[04:51]

Yes, shout-out à toi.

[04:53]

On a aussi un message public à faire.

[04:56]

En fait, Distorsion va prendre une pause la semaine prochaine.

[04:59]

Si vous nous écoutez en rafale via la balado, vous vous en foutez de tout ça parce que vous n'êtes pas en temps réel.

[05:05]

Mais si vous êtes dans la dimension présente et que vous nous écoutez chaque semaine, la semaine prochaine, la semaine dans le coin du 20 octobre, je crois,

[05:14]

on prend relâche pour plusieurs raisons.

[05:17]

En fait, les studios de Distorsion déménagent, donc on relocalise nos studios.

[05:23]

Vous allez voir, on va sonner encore plus suave dans vos oreilles dans le prochain studio.

[05:29]

Mais aussi, grosse annonce, on vous prépare un spécial Halloween avec Simon Predge de Ars Moriendi.

[05:36]

Donc oui, ça fait des mois que nous et Simon, on a des discussions ensemble pour collaborer.

[05:42]

Et on va vous faire un spécial Halloween, donc ne manquez pas ça.

[05:45]

Et ça va sortir exactement le soir de l'Halloween.

[05:48]

Donc fermez les stars chez vous, fermez vos fenêtres, vos portes.

[05:52]

Ne laissez pas aucun enfant entrer chez vous et vous écouter Distorsion, spécial Halloween.

[05:57]

On vous prépare ça pour le 31 octobre.

[06:00]

Bon, j'en peux plus, Emile, faut vraiment commencer ça.

[06:02]

Let's go!

[06:06]

Vers la fin de l'année 2005, la blogueuse Fiona Broome a eu une épiphanie en parlant des membres de la DragonCon.

[06:13]

La DragonCon, en fait, c'est une conférence qui se déroule dans le coin d'Atlanta,

[06:18]

qui est une conférence vraiment sur la science-fiction en général, la fantasy, le monde, du gaming, des bandes dessinées.

[06:26]

Moi, je suis déjà allé à la GenCon, qui est en Indianapolis, qui est une immense convention.

[06:32]

Il y a des centaines de milliers de gens qui viennent.

[06:34]

Le DragonCon, c'est un peu similaire dans la région d'Atlanta, donc une grosse conférence de geek et de fantasy.

[06:41]

Fiona Broome, elle, en fait, c'est une blogueuse et conférencière qui s'intéresse aux paranormales en général, je te dirais,

[06:47]

mais plus spécialement aux histoires de fantômes et de chasse aux fantômes.

[06:52]

Elle maintient un blog depuis quelques années sur ce sujet-là, plus précisément.

[06:57]

Et puis, en discutant à ce moment-là, en fait, c'est pas trop clair si elle était conférencière,

[07:02]

mais elle expliquait qu'elle était dans la Green Room, donc dans les loges,

[07:07]

avec d'autres participants de la DragonCon et d'autres conférenciers.

[07:10]

Et puis, en discutant avec un agent de sécurité et d'autres participants,

[07:15]

il y a une discussion qui démarre à propos de la mort de Nelson Mandela.

[07:20]

Bon, petit cours d'histoire rapidement.

[07:22]

Nelson Mandela, en fait, c'est un grand révolutionnaire sud-africain qui a milité énormément pendant l'Apartheid

[07:28]

et puis qui est bien connu, en fait, qui a eu une carrière politique et on en reparlera un petit peu plus tard.

[07:34]

Mais il y a une discussion qui démarre autour de la mort de Nelson Mandela.

[07:39]

Les gens dans la loge expliquent leurs souvenirs de Mandela qui serait mort en prison en juillet 1991.

[07:47]

Donc, ils décrivent toute la couverture médiatique dont ils se rappellent,

[07:52]

les images qu'ils ont vues à la télé, même le discours de sa femme qui était très touchant.

[07:58]

Les souvenirs sont encore frais pour eux.

[08:02]

C'est comme si ça s'était passé hier, en fait, tout ça.

[08:05]

Et à ce moment-là, Fiona réalise enfin quelque chose qu'elle croyait être la seule à croire,

[08:13]

qui est la mort de Mandela en prison.

[08:16]

Et là, si vous nous suivez, vous allez voir ce soir, en passant dans l'épisode de Distorsion,

[08:21]

on est ouvert d'esprit. On va aborder plusieurs sujets.

[08:25]

On va parler même d'univers parallèle.

[08:27]

On en a parlé un peu dans notre épisode de la saison 1 sur Max Spears.

[08:31]

Donc nous, on ne fait pas de jugement. On va parler de tout ça. Vous y croyez, vous y croyez pas.

[08:37]

Il y a certaines choses qui sont scientifiques, d'autres qui le sont moins.

[08:40]

Nous, on n'a pas d'opinion là-dessus, mais on s'y intéresse comme autre chose.

[08:45]

Puis on aborde le sujet avec ouverture d'esprit.

[08:48]

Et après, on aura la discussion tous ensemble sur Facebook, sur notre groupe de discussion.

[08:53]

Lorsqu'on lit des livres, lorsqu'on regarde des reportages ou même qu'on fait des recherches sur Wikipédia,

[08:59]

c'est bien clair que Nelson Mandela, il a vécu beaucoup plus longtemps que 1991.

[09:05]

Même que, si vous vous en rappelez, il est devenu président de l'Afrique du Sud, rien de moins.

[09:11]

Donc il a eu une grande carrière politique.

[09:13]

Et puis il est décédé en 2013 de problèmes respiratoires.

[09:18]

Donc il n'est pas décédé en prison dans les années 90.

[09:22]

Non, non, pas du tout. Il y a même eu une biographie ou une biopique qui a été faite sur lui il y a quelques années.

[09:27]

Un film qui a quand même été populaire, qui racontait justement toute son histoire, même après 2005, après cette conférence-là.

[09:34]

Toi, est-ce que tu as ce souvenir-là, Seb, personnellement?

[09:37]

Non, parce que je pense que j'étais trop jeune.

[09:39]

Donc en 91, je devais avoir moins d'attention par rapport à l'actualité.

[09:43]

Je dois t'avouer qu'il y avait certaines images qui effleuraient ma mémoire, mais là j'avais peur d'être biaisé.

[09:49]

D'être biaisé par un faux souvenir vu que j'étais trop jeune pour avoir cette mémoire-là.

[09:53]

Donc cet effet-là, l'effet Mandela pur, non, je n'ai pas ce souvenir-là. Toi, t'en as-tu souvenu?

[09:59]

Moi aussi, j'étais quand même jeune à ce moment-là.

[10:03]

On dirait que j'ai les souvenirs de Nelson Mandela en prison, mais il en a fait de la prison de toute façon.

[10:10]

Mais qu'il était décédé en prison, particulièrement non. Je dois dire, je n'avais pas ce souvenir-là principalement.

[10:16]

Est-ce que tu as de la fake news de l'époque? On ne le sait pas.

[10:18]

On ne le sait pas. Fiona, elle, de son côté, elle se rappelle elle aussi les événements.

[10:24]

La mort en prison, comme on en a parlé, la couverture médiatique qui était vraiment extrême.

[10:29]

Il y avait beaucoup d'articles de journaux, c'était énormément couvert.

[10:32]

Il y avait moins d'Internet en 91. Le discours de sa femme veuve.

[10:37]

Puis elle, elle avait eu justement la réflexion quelques mois auparavant.

[10:41]

Mais en vérifiant ses effets, en vérifiant que justement tout ça n'est pas réel,

[10:47]

lorsqu'on regarde dans les dictionnaires, dans les œuvres officielles, il est décédé en 2013.

[10:55]

Et elle, en vérifiant ses effets, s'est rendu compte que même s'il était profondément convaincu

[11:00]

qu'elle se rappelait la mort de Mandela en prison en 91, c'est comme dit,

[11:07]

j'ai juste fait une erreur de renseignement, j'aurais dû mieux me renseigner.

[11:11]

Bon, je vais accepter la faille de mémoire et je vais vivre avec.

[11:18]

Mais là, elle se rendait compte pour la première fois qu'elle n'était pas toute seule à vivre ce souvenir-là,

[11:22]

ce qui est assez particulier.

[11:25]

Non, exactement. C'est là qu'elle s'est rendu compte que justement il y avait plusieurs, plusieurs, plusieurs personnes.

[11:30]

Donc, elle a décidé après cette conférence-là de consacrer quand même une bonne partie de ses temps libres à étudier le phénomène.

[11:36]

Et c'est là qu'elle a vraiment parti un blog, je vous dirais, aux alentours de 2009.

[11:42]

C'est le mandelaeffect.org, si je ne me trompe pas.

[11:46]

Et elle a bâti une communauté autour de ça où ce que les gens témoignent d'énormément de phénomènes.

[11:52]

Vous allez voir, on va vous en reparler tout à l'heure.

[11:53]

Il y en a des cas de l'effet Mandela que vous allez voir vous-même.

[11:58]

Ça va être l'épisode que vous allez le plus googler, je vous le garantis.

[12:01]

Ça se peut fort bien.

[12:03]

Et c'est de là qu'est né le terme, en fait.

[12:05]

Oui, l'effet Mandela, ça vient de cette croyance que des milliers de gens ont que Nelson Mandela est décédé en prison dans les années 90.

[12:14]

Puis c'est pas tant que ça une croyance.

[12:16]

On dirait, quand on tombe dans l'effet Mandela, on ne parle plus tellement de croyance parce que ça touche vraiment nos souvenirs et notre mémoire.

[12:24]

Des faits réels, pas l'existence de Dieu ou des choses qui ne sont pas matérielles.

[12:29]

Parce que je trouve que cet effet-là est difficile aussi à classifier au niveau des conspirations.

[12:36]

Parce que je trouve que les conspirations touchent beaucoup à justement nos croyances personnelles, à certains faits, à certaines façons de penser.

[12:43]

Par exemple, certaines personnes justement vont...

[12:46]

Par exemple, le cas du 11 septembre, quand on était un populaire, comme quoi s'est organisé par le gouvernement.

[12:52]

Nous, encore une fois, on ne passera pas de jugement là-dessus.

[12:56]

Mais on est conscient qu'il y a des milliers, voire des millions de personnes qui croient que c'est organisé.

[13:01]

Bien souvent, c'est une croyance que t'as profondément.

[13:04]

Dans le cas de l'effet Mandela, c'est plus qu'une croyance, c'est un souvenir que t'as.

[13:09]

Donc, comment dire, ça perturbe ta croyance de ton propre passé.

[13:14]

Donc, ce qui est assez différent.

[13:16]

Il y a des gens que justement...

[13:18]

C'est pour ça que j'ai de la difficulté à le classer au rayon des conspirations, cet effet-là.

[13:23]

C'est comme un peu vraiment une distorsion de la réalité.

[13:26]

C'est vraiment une distorsion de la réalité.

[13:27]

Il n'y a pas de complot, il n'y a pas de normes non plus.

[13:29]

Je ne le classifie même pas comme ça.

[13:31]

C'est un fait étrange.

[13:33]

En fait, ce nom-là, c'est la mémoire collective.

[13:36]

Donc, l'effet Mandela, ça serait supposément la mémoire collective fautive.

[13:39]

Parce que techniquement, c'est une masse de gens qui ont tort,

[13:46]

mais tort selon l'effet de la réalité, mais leur mémoire leur dit que c'est eux qui ont raison.

[13:52]

Donc, leur réalité serait la bonne.

[13:56]

Donc, c'est là que ça devient vraiment mélangeant.

[13:59]

Moi, c'est un peu pour ça que j'ai...

[14:01]

Je vous dirais que j'ai fait presque de l'insomnie ou quand je roule sur la route ou quoi que ce soit,

[14:06]

que mon esprit était tellement déchiré à réfléchir.

[14:11]

Parce que là, tu deviens à remettre complètement tout en doute.

[14:15]

T'as la réalité que tu observes.

[14:16]

Est-ce que je suis dans une réalité alternée?

[14:19]

Est-ce que je suis dans une autre réalité?

[14:21]

Donc...

[14:22]

Ça t'a remis en question cette semaine.

[14:23]

Oui, ça m'a remis effectivement en question.

[14:25]

Et je ne suis pas le seul, justement.

[14:28]

Le blog de Mandela Effect nous le prouve, effectivement.

[14:33]

Au cours des années qui suivent, le blog de Fiona Broome va connaître beaucoup beaucoup de popularité.

[14:39]

De même que l'effet Mandela va devenir un phénomène à Internet très populaire.

[14:43]

Parce que, étrangement, ça va vraiment être au début des années 2010 que les gens vont remarquer ces choses-là.

[14:50]

Donc, on dirait que, soit les gens de problèmes de perception de la mémoire atteignent une génération en particulier.

[14:57]

C'est peut-être une théorie intéressante.

[14:59]

Ou qu'il y a des trucs qui se sont passés au début des années 2010 au niveau...

[15:06]

De changement d'univers.

[15:08]

Oui, univers parallèle et autres.

[15:11]

Ça se peut que ce soit arrivé.

[15:12]

Écoutez, il y a plein de choses étranges qui se passent dans notre monde, très cher Sébastien.

[15:20]

Sur l'article original de Fiona, lorsqu'elle décrit ce moment-là à la DragonCon avec les origines de l'effet Mandela,

[15:30]

il y a plus de 500 commentaires de gens qui se rappellent la même chose.

[15:34]

Par exemple, j'en ai quelques-uns en face de moi ici.

[15:38]

Il y a quelqu'un qui dit et je traduis librement.

[15:41]

Je ne me rappelle pas exactement de la période exacte,

[15:44]

mais je me rappelle mon père et moi-même qui nous regardions les nouvelles,

[15:48]

qui rapportaient sur la mort de Nelson Mandela.

[15:51]

Je me rappelle parce que mon père avait une opinion très tranchée de lui,

[15:55]

comme quoi c'était un grand homme, mais un communiste.

[15:58]

Donc, la personne a vraiment un souvenir très précis qu'elle associe avec une réaction,

[16:02]

avec une croyance de son père, une opinion de son père.

[16:05]

Un autre commentaire ici nous dit

[16:16]

dans mon cours de géographie et politique.

[16:19]

Donc, la personne se rappelle même que ça lui était arrivé en classe,

[16:22]

comme quoi c'était un sujet de discussion.

[16:25]

Incroyable, incroyable.

[16:26]

L'autre, je continue.

[16:27]

Ma femme et moi, on se souvient d'avoir vu Nelson Mandela mourir à la télévision.

[16:31]

En fait, ils se souviennent de la nouvelle,

[16:32]

ils se souviennent des funérailles qu'ils ont vues à la télévision.

[16:35]

Et même que la veuve, la femme de Nelson Mandela, a eu des problèmes juridiques.

[16:39]

Oui, donc encore une fois, c'est des moments de mémoire qui sont très précis.

[16:44]

C'est des souvenirs qui sont très précis, avec beaucoup de détails.

[16:47]

Et il y a 500 commentaires comme ça de gens qui ont le même souvenir de la mort de Nelson Mandela en prison.

[16:54]

C'est assez phénoménal comme truc.

[16:58]

Ça ne touche pas simplement à deux, trois personnes qui ont des problèmes de mémoire.

[17:03]

Non, puis il n'y a pas d'intérêt à créer.

[17:04]

Je veux dire, j'ai de la misère à voir comment les gens auraient de l'intérêt à créer une fausse nouvelle,

[17:12]

inventer ça pour nourrir quoi.

[17:15]

Ce n'est pas du troll, ce n'est pas des gens qui font du troll.

[17:18]

Ça ne crée pas vraiment de dommages.

[17:19]

Non, exactement. Il y a cet aspect-là que je trouve vraiment intrigant, intéressant.

[17:25]

Moi-même, je suis quand même quelqu'un d'assez cartésien, même si j'aime avoir un côté spirituel.

[17:30]

Et c'est justement que mon côté cartésien est complètement bouleversé par toutes ces théories-là.

[17:36]

Fianna va abandonner son blog presque complètement sur les phénomènes paranormaux pour se consacrer entièrement à l'effet Mandela.

[17:43]

Le tout va faire boule de neige sur Internet.

[17:46]

Il y aura énormément, plusieurs multitudes de discussions sur Reddit et sur les autres forums.

[17:51]

Il y a un board sur Reddit qui est le Mandela Effect.

[17:55]

Il y a 63 000 abonnés à ce board-là sur Reddit, donc c'est un phénomène qui est très, très particulier.

[18:02]

Et qui nourrit de jour en jour encore avec des nouveaux exemples.

[18:05]

Et le tout, en fait, ceux qui croient à la mort de Mandela en prison se basent énormément sur certaines preuves.

[18:13]

Ces preuves-là, c'est ce qu'on va appeler des résidus, des résidus temporels.

[18:18]

Parce que, vous allez voir, on va plonger tranquillement dans le sujet un peu plus.

[18:23]

Il y a des gens qui sont convaincus.

[18:26]

Et même, je crois que Fiona Broom est une adepte de cette théorie-là, mais comme quoi,

[18:30]

tout ça, les altérations de souvenirs, serait peut-être une preuve d'existence d'univers parallèle et de voyage spatio-temporel, si on veut.

[18:41]

On sait que, bon, on va en reparler un peu plus tard dans les théories,

[18:46]

mais de plus en plus, il y a des études réelles qui se font là-dessus.

[18:50]

Il y a même, je veux dire, on se rappelle, la théorie d'Einstein touche un peu à ça, la théorie de la relativité.

[18:58]

Et en ce moment, il y a des études qui se font un peu plus pousser sur la théorie d'Einstein,

[19:04]

qui pourrait révéler un jour, on ne sait jamais, l'existence de timelines différentes ou d'univers parallèles.

[19:11]

Oui, exactement. L'informatique quantique, en fait, qui est extrêmement étudiée et développée actuellement,

[19:17]

il y a beaucoup d'argent qui est mis là-dedans.

[19:19]

C'est un peu pour arriver à résoudre des problèmes justement dans des univers parallèles.

[19:24]

C'est dans leurs théories que l'informatique quantique va permettre vraiment d'accéder à un univers parallèle grâce à la puissance informatique.

[19:33]

Tout ça, ce préambule-là, c'est pour vous expliquer qu'il y aurait des traces qui resteraient d'un univers à l'autre,

[19:40]

d'une timeline ou d'une chronologie parallèle à l'autre.

[19:44]

Et ces preuves-là ou ces traces-là, je dirais plus précisément, on les appelle des résidus.

[19:49]

Et un de ceux-là qui appuie l'effet Mandela, qui appuie la théorie de la mort de Mandela en prison,

[19:55]

c'est un livre qui s'intitule « English Alive » qui a été publié dans les années 90,

[20:02]

qui a été écrit par Kathleen Yu et Anita Kennett.

[20:06]

Et il y a une phrase là-dedans qui un peu supporte cette théorie-là.

[20:10]

Dans ce livre-là, on écrit qu'en fait, c'est un livre vraiment sur l'anglais en général et sur la politique et tout ça.

[20:18]

Donc, ce n'est pas une fiction là ou un roman.

[20:22]

Et la phrase en question, « Le chaos qui a éclaté au sein des rangs de l'ANC lorsque Nelson Mandela est décédé le 23 juillet 1991,

[20:31]

a réduit l'accord de paix INCATA-ANC à néant. »

[20:36]

Donc, c'est une phrase comme ça qui stipule qu'en raison, et ça, il y a plusieurs personnes qui avaient ce souvenir-là aussi,

[20:43]

en raison de la mort de Nelson Mandela en prison, il y a eu des manifestations, il y a eu même des émeutes en Afrique du Sud,

[20:54]

et ces émeutes-là auraient causé, comment dire, auraient bloqué un accord de paix spécifié dans le livre.

[21:01]

Donc, cette phrase-là qui resterait, qui serait dans notre univers à nous, dans notre présent à nous, existait dans un livre.

[21:09]

Donc, c'est un peu une preuve qui supporte cette théorie-là.

[21:14]

Il n'y a pas énormément d'autres résidus touchant la théorie de Mandela, de la mort de Mandela en prison,

[21:19]

donc c'est difficile de comparer, mais c'est une preuve, du moins c'est quand même un élément qui est assez, moi qui me confond.

[21:30]

Ah ben oui, c'est justement là. En fait, ce qu'ils confond, ce n'est pas d'avoir la perception d'eux,

[21:36]

c'est quand justement tu as une preuve que ta réalité, elle est tout autre,

[21:41]

puis justement là, ça démontre qu'il y a une vraie trace, que ce n'est pas seulement la mémoire collective qui est fautive.

[21:48]

Mais un des phénomènes qui touchent les résidus temporels, c'est ce qu'on appelle les flip-flops.

[21:55]

Plusieurs personnes font l'expérience de flip-flops, c'est très documenté sur le web, sur les blogs,

[22:00]

c'est-à-dire, j'ai de la misère un peu à décrire ça, mais observer un changement mémonique, un changement dans ta mémoire,

[22:07]

ou encore un croisement en deux univers, ça a l'air gros comme ça, mais vous allez voir avec les exemples qu'on va vous nommer, vous allez trouver ça très concret.

[22:15]

Ces flip-flops-là, en fait, sont courants, ils sont bien détaillés sur Reddit, il y a des...

[22:20]

Ah oui, il y a des exemples, les gens, il y a des traces, ils prennent des captures d'écran, de traces de flip-flops.

[22:27]

Pour ajouter à ta théorie du flip-flop, le flip-flop, en fait, c'est tiré de l'électronique, le flip-flop en électronique, pardon,

[22:36]

c'est un circuit digital qui peut avoir deux états, en fait, donc deux univers, mais qui partage une seule mémoire pour ces données.

[22:45]

Donc c'est ici le parallèle qu'on peut faire avec l'effet Mandela.

[22:47]

Donc en le fond, le flip-flop, c'est qu'on traverse d'un univers à l'autre, mais qu'on a une seule mémoire qui souvient des événements.

[22:53]

En gros, vous allez voir, on va vous donner un exemple des pierres à feu. Les Flintstones, on connaît tous les Flintstones,

[23:02]

qui est le nom original, mais Flintstones, est-ce que ça s'écrit avec un T, Flint, ou ça s'écrit Flynn-stone?

[23:11]

Est-ce que c'est Flint ou Flynn? C'est pas évident, hein? Mais ça, c'est un cas de flip-flop qui est bien connu.

[23:16]

On va vous en nommer un autre plus tard qui est encore plus connu, mais par exemple, un certain John Carver, qui a écrit sur Reddit,

[23:26]

il a pris le temps, lui, de vérifier le mot Flintstone un soir avec des amis, alors qu'ils discutaient de l'effet Mandela.

[23:33]

Les amis se rappellent très bien tous avoir regardé l'orthographe du mot sur Wikipédia, sur le net, et ce mot-là s'écrivait sans T.

[23:43]

Donc c'était vraiment Flintstone, et ils se rappellent d'avoir vu ça, et on dit, on va faire l'exemple entre amis,

[23:49]

et quelques jours après, ils ont refait une vérification, et ça s'écrit avec un T, comme si l'orthographe n'a pas changé entre temps.

[23:58]

C'est comme si la réalité avait changé. Donc c'est pour ça que c'est difficile d'attribuer ça à, par exemple,

[24:07]

ils ont juste changé l'orthographe de Flintstone avec le temps, ce n'est pas le cas du tout, c'est vraiment la réalité qui a changé.

[24:14]

Exact. On prend des notes. Peut-être que la distorsion sera un jour une preuve du Mandela Effect.

[24:20]

Oui, on ne sait jamais. Une des plus grandes histoires de flip-flop, un des plus grands cas même iconiques de l'effet Mandela,

[24:27]

c'est celui des oursons Berenstein. Et justement, c'est très intéressant, je vais vous en parler un petit peu plus ici.

[24:35]

Ça a été créé en 1962, c'est peut-être un peu moins populaire chez nous, les Canadiens français, mais quand même,

[24:44]

j'en ai parlé beaucoup autour de moi, il y a plusieurs personnes qui se rappellent cette famille d'oursons-là.

[24:49]

Oui, on les écoutait à la télé quand même.

[24:50]

Oui, c'est peut-être pas tout le monde, mais c'est très populaire chez les anglophones, particulièrement les Américains.

[24:57]

Ils font leur début dans l'univers de la littérature dans les années 60, en 1962 plus précisément.

[25:01]

C'est une famille d'ours, ils sont cinq, deux parents avec trois enfants, un peu comme les Simpsons si on veut.

[25:09]

Les créateurs sont John et Stan Berenstein, qui est un couple américain de la région de Philadelphie,

[25:16]

un et plus auteur, je ne me rappelle plus qui fait quoi, mais il y a un illustrateur et un ou une scénariste.

[25:23]

Les histoires sont généralement assez simples, ils contiennent toujours une petite morale à la fin, comme c'est le cas de bien des livres pour enfants.

[25:30]

Les oursons Berenstein ont vendu plus de 260 millions de copies dans plus de 30 pays, traduits en 23 langues.

[25:38]

300 pays.

[25:39]

Oui, c'est assez incroyable. En plus, il y a une série télé qui a été adaptée, puis un bon nombre de produits dérivés,

[25:45]

des peluches, des toutous, des figurines, des accessoires pour enfants, tout a été fait là-dessus.

[25:49]

C'est une franchise bien connue du monde de la littérature jeunesse, surtout américain.

[25:55]

C'est quand même un petit peu redneck, j'en ai écouté quelques épisodes et de l'espèce de thème musical avec le banjo au début.

[26:04]

C'est très drôle, je pense que c'est peut-être un peu mal vieilli, mais certains parents me disaient qu'il y avait encore des histoires intéressantes dans les oursons Berenstein.

[26:14]

Et là, on va changer un peu notre façon de prononcer tout ça, parce que les oursons Berenstein, c'est un effet Mandela

[26:23]

qui se comprend avec la prononciation vraiment. Vous allez voir, lorsqu'on demande à des américains d'épler ou de prononcer le mot,

[26:34]

je dirais à 99% du temps, ils vont dire Stein avec un E, mais en anglais, on comprend que c'est Steen, donc c'est les Berenstein Bears, les oursons Berenstein.

[26:46]

Et c'est vraiment comme ça qu'on le prononce.

[26:49]

Et puis, c'est aussi une terminologie qui est d'origine juive, en fait, lorsqu'on voit un nom de famille qui se termine en Steen, c'est souvent de connotation juive.

[26:58]

Ils se rappellent, en fait, même les Américains qui ont grandi avec les oursons Berenstein, ils se rappellent le thème de la chanson où la prononciation, justement,

[27:08]

est pas claire à ce niveau-là, mais ça laisse sous-entendre que Steen est prononcée. Et à un certain moment, au début des années 2001,

[27:16]

on n'est plus trop sûrs sur la prononciation des oursons Berenstein. Les gens commencent à douter de l'épilation du nom de famille des oursons, en gros.

[27:27]

Et même en 2015, l'histoire va connaître un autre rebondissement lorsque LP, le rappeur de Run the Jules, va avoir une épiphanie lui aussi.

[27:38]

Il va tweeter et là, il va vraiment avoir... l'effet va faire boule de neige. Il va poster sur Twitter,

[27:45]

« Bienvenue à la conspiration des oursons Berenstein. » Il fait un peu son coming out, si on veut, comme quoi lui, il est du camp des Steen.

[27:55]

Parce que, en réalité, Seb, dans notre réalité à nous, les oursons Berenstein, ça n'a jamais existé.

[28:05]

C'est les oursons Berenstein, avec un A. Donc, à la fin, c'est S-T-A-I-N. Mais le problème, c'est que tout le monde se rappelle Berenstein,

[28:16]

et tout le monde en est convaincu. On s'entend que pour nous, francophones, si on change le E ou le A, ça fait pas une grosse différence.

[28:24]

Berenstein, c'est un peu comme ça qu'on le prononce à la française, si on veut. Mais lorsque c'est en langue anglaise, tout ça fait une différence.

[28:34]

Et là, le cas des oursons Berenstein, c'est frappant parce que c'est des millions de gens qui sont convaincus,

[28:41]

qui se rappellent cet orthographe-là. Et les gens, ça les a touchés au plus profondément d'eux-mêmes.

[28:48]

Et ils ont commencé vraiment à enquêter, ils ont commencé à aller voir. Reddit s'est enflammé, évidemment.

[28:54]

Les forums sur Internet aussi. Les gens ont commencé à les fouiller dans leur vieille boîte d'un jouet pour enfants

[29:00]

pour trouver des trucs, des oursons, des preuves des oursons Berenstein, que ça s'écrit bel et bien avec un E.

[29:06]

Donc, c'est assez... Ce cas-là est vraiment phénoménal. Je vous conseille vraiment d'aller voir le Angry Video Game Nerd,

[29:13]

qui a fait... Je ne sais pas si tu l'as regardé, Seb, mais il a fait une capsule sur YouTube, qui est fantastique à ce propos-là.

[29:20]

Lui aussi, et de ceux qui... Ça les a frappés comme s'ils rentraient dans un mur à 100 km heure.

[29:28]

Comme quoi, ce n'étaient pas les oursons Berenstein, mais c'était Berenstain.

[29:32]

Ah, c'est vraiment particulier. Je n'arrive pas à comprendre ce phénomène-là.

[29:38]

Une petite parenthèse, Rhonda Jones ont même dans une de leurs nouvelles chansons, Hey Kids,

[29:42]

il y a un petit paragraphe qui fait une référence, justement, au Berenstain.

[29:47]

Justement, c'est une réalité pour les enfants actuels.

[29:52]

Justement, Berenstain, elle n'existe pas. Elle n'a jamais existé. Le franchisé n'a jamais changé de nom.

[29:59]

Ça a toujours été Berenstain, en fait.

[30:03]

J'ai même vu dans un téléhoraire, par exemple, sur l'image. Dans le téléhoraire, c'était vraiment Berenstain, l'image officielle.

[30:11]

Mais dans le guide horaire où tu avais les heures, c'était Berenstain.

[30:15]

Je me disais, c'est l'être humain. Est-ce que c'est la personne qui fait la saisie de l'horaire

[30:19]

que lui-même, il est tellement convaincu que dans sa tête, ça ne s'écrit pas autrement?

[30:25]

Justement, cette preuve-là serait un résidu, possiblement.

[30:29]

De sorte que les gens sont tellement convaincus que le gars qui a écrit le téléhoraire, pour lui, il ne se posait même pas la question.

[30:34]

C'était Berenstain, parce que c'est comme ça que ça se prononce.

[30:39]

Mais en même temps, est-ce que c'est juste une faute d'orthographe, une erreur de frappe? On ne sait jamais.

[30:44]

Basé justement sur sa fausse mémoire collective, ou du moins sur sa mémoire, que lui, pour lui, c'est Stain.

[30:50]

Ce n'est pas Stain. Il n'a pas regardé l'image avant, il l'a tapé tout simplement.

[30:54]

Exactement. Et cet exemple-là est frappant parce que là, on se demande est-ce qu'ils ont changé l'orthographe en chemin.

[31:00]

Mais non, pas du tout. C'est basé sur le nom des deux auteurs. Ils n'ont jamais changé de nom là-dessus.

[31:05]

Et moi, vraiment, d'une manière tout à fait candide, j'ai fait une expérimentation sur Facebook.

[31:12]

Et j'ai demandé, parce que j'ai beaucoup d'amis américains sur mon Facebook, et je leur ai demandé sans regarder Google.

[31:18]

N'utilisez pas Google. Quel est le nom de cette famille d'oursons?

[31:23]

Et j'ai posté la photo sans le titre, évidemment, sans leur nom.

[31:27]

Et là, les gens ont commencé, et même il y a des francophones et des Québécois qui ont répondu.

[31:31]

Et je te dirais, en fait, j'ai eu 43 répondants, donc c'est un sondage d'après-midi qui n'est pas si mal.

[31:37]

Et tous sont unanimes, c'est Stain. Il y a des gens que ce n'était pas clair si c'était Bear Stain ou Bear Renn Stain.

[31:47]

Donc il y avait peut-être des petites photos d'orthographe au début, mais c'était clair.

[31:50]

C'est Stain, avec un E, Stain, S-T-E-I-N. Donc c'est assez frappant.

[31:56]

Il y en a un qui semble, d'une manière tout à fait candide, avoir écrit Stain.

[32:01]

Donc ça se peut qu'il y ait quelqu'un qui soit dans le clan du Stain, dans tout ça, on ne sait jamais.

[32:05]

Et il y en a trois qui étaient au courant de cette ambivalence de nom.

[32:10]

Donc eux, je les ai exclus en disant, non, vous spoilez l'expérimentation.

[32:14]

Mais donc, c'est assez frappant. Et même dans des Québécois, des francophones, il y a même quelqu'un qui a commenté en disant

[32:22]

« La famille Bear and Stain était une famille d'ours d'origine juive ».

[32:27]

Donc c'était même clair pour elle, c'est une Américaine qui a commenté ça sur mon Facebook.

[32:33]

Donc elle, c'était clair pour elle, on ne se pose même pas la question, c'est d'origine juive.

[32:38]

Et il y a même un de mes amis de la région de San Francisco qui va retrouver des photos de vieilles peluches, en fait,

[32:45]

où on se rend compte qu'il y a la double inscription sur l'étiquette.

[32:49]

Donc c'est assez frappant. En haut, on a le logo avec les 5 courses, et c'est écrit de Bear and Stain, Bear, donc avec le E.

[32:56]

Et en bas, c'est écrit d'une manière plus dactylographiée, et c'est Bear and Stain. Donc il y a les deux.

[33:02]

Donc il y aurait eu même des erreurs sur les produits officiels.

[33:07]

Et ça, ça fait en sorte que ça supporte l'idée de la conspiration.

[33:11]

Oui, la conspiration ou encore une fois l'erreur humaine.

[33:14]

Parce que les produits dérivés, souvent, sont faits par des compagnies externes qui délèguent les entreprises eux-mêmes.

[33:19]

Ils vendent les droits pour les marques de commerce, puis ils font faire ça par d'autres compagnies.

[33:23]

Est-ce qu'encore là, c'est un peu la même erreur que le téléhoraire?

[33:26]

Il y a un employé que lui est convaincu dans ce qu'il avait à produire justement qui était plus dactylographiée.

[33:32]

C'est quelqu'un d'autre que l'entreprise, que le logo officiel.

[33:36]

Donc c'est là qu'on voit encore ces nuances-là qui sont influencées.

[33:39]

Donc est-ce que c'est un vrai résidu ou c'est un résidu créé par une erreur humaine, puis qu'on se base là-dessus pour construire la théorie?

[33:48]

Exactement. L'an dernier, il y a même une utilisatrice sur Reddit du nom de Diamond Ashtray

[33:54]

qui va trouver une vieille cassette VHS des oursons.

[33:58]

On le sait, un mystère ou une conspiration, ça nécessite toujours une vieille cassette VHS pas trop loin.

[34:04]

Tout passe par là.

[34:04]

Bien oui. Et sur la cassette, l'étiquette du dessus indique Berenstain avec un A.

[34:10]

Mais sur le côté, il est indiqué Steen. Donc sur la même cassette.

[34:14]

Et elle, elle va poster des photos, même une vidéo comme quoi elle n'est pas en train de créer de la fausse information.

[34:21]

C'est vraiment le cas.

[34:22]

Donc même la marchandise officielle va connaître...

[34:27]

Soit les adeptes de ce phénomène-là vont indiquer qu'en fait il y a eu des changements temporels à ce niveau-là.

[34:35]

Même au niveau des produits dérivés, il y a eu des résidus temporels.

[34:41]

Puis ça va juste supporter encore plus les croyants de cette conspiration-là.

[34:46]

Toi, Emile, tu te rappelles-tu des oursons Berenstain, vu que t'es un francophone?

[34:51]

Puisque moi, j'ai pas capable de me rappeler à cause de ça.

[34:55]

Oui et non. Je me rappelais de leur visage. Je me rappelais du logo.

[34:59]

Puis quand j'ai vu les bandes dessinées, je me suis dit, ah oui, ok, je me rappelle de ça.

[35:03]

Mais non, j'ai un point de vue complètement neutre dans ce débat-là.

[35:07]

Parce que je ne m'en rappelle pas particulièrement.

[35:09]

C'était pas quelque chose que mes parents m'avaient acheté comme produit étant plus jeune, comme livre ou comme cassette VHS.

[35:19]

Non, toi, est-ce que t'avais...

[35:21]

Non, par rapport à ça, je me souviens d'y avoir écouté à la télévision.

[35:24]

Mais sans plus, je me souvenais même pas du nom.

[35:26]

Justement, quand t'avais fait ton exercice sur Facebook, j'ai triché parce que j'avais même pas de référence.

[35:32]

Je me souvenais des oursons. Mais là, j'étais allé le googler, mais j'ai pas répondu.

[35:35]

Bon, t'as triché, t'as biaisé mes résultats.

[35:38]

Ouais, mais j'avais aucune référence.

[35:40]

Mais j'ai pas répondu, donc j'ai rien biaisé.

[35:43]

Mais non, c'est ça, j'avais pas de référence.

[35:46]

Donc pour moi, celui-là, je le comprends, le côté conique américain, mais pour nous, non.

[35:52]

Ça, c'est un exemple.

[35:53]

Les oursons Berenstien ou Steyn, on le saura jamais, mais selon les croyants, on serait dans une réalité où en ce moment c'est Steyn.

[36:02]

Et il y aurait eu une autre réalité où c'est Steyn.

[36:06]

Et certaines personnes seraient passées d'une réalité à l'autre.

[36:09]

Donc ça, c'est une des théories, on vous reviendra plus tard là-dessus.

[36:13]

C'est ce qu'on appelle un flip-flop, mais ça, il y en a plusieurs aussi.

[36:17]

Seb, tu as fait une petite recherche, puis si nous, on est moins familier avec les oursons Berenstien ou Steyn,

[36:23]

il y en a certains dans la liste qui suit, qui vont vous sonner une cloche, peut-être même vous perturber un peu.

[36:29]

Oui, puis on va toujours y aller avec les exemples anglophones.

[36:32]

J'ai fait des vérifications, puis même dans les traductions de films, quand je parle des films,

[36:35]

vous allez voir même dans les traductions de films, c'est la même chose, ça se réapplique.

[36:38]

Mais bon, pour les besoins d'exercice, on va parler de l'anglophone, parce que c'est la version originale.

[36:44]

C'est la raison principale.

[36:46]

Par exemple, on commence avec Forrest Gump, le film iconique qu'on a à peu près tous connu, de Tom Hanks.

[36:52]

Je ne dirais pas que l'ancien, sa carrière, mais je voudrais qu'il le levé d'un pied d'estal encore plus élevé.

[36:57]

Les Oscars, tout ça.

[36:58]

Oui, exactement, en 1994.

[37:01]

Et on se souvient tous de la quote « Life is like a box of chocolates ».

[37:04]

Donc la vie, c'est comme une boîte de chocolat. On ne sait jamais sur quoi on va tomber.

[37:10]

C'est quelque chose comme ça, la traduction libre.

[37:13]

Et la majorité des gens se souviennent de ce souvenir-là.

[37:16]

Mais c'est pas ça? Tu es en train de me dire que c'est pas ça, la phrase de Forrest sur le banc?

[37:21]

Ben non, quand on écoute la version, et même toutes les versions actuelles, streamées, whatever,

[37:27]

et même des vieilles cassettes VHS qui datent de l'époque, ils disent autre chose.

[37:34]

Qu'est-ce qu'ils disent en réalité?

[37:36]

Ils disent « Life was like a box of chocolates ».

[37:40]

Ce qui fait pas de sens, d'une syntaxe, la vie était comme une boîte de chocolat.

[37:46]

Ça fait pas de sens.

[37:48]

Ils parlent au passé, ils parlent de sa mère. Ils disaient quelque chose que sa mère disait toujours.

[37:53]

Elle disait toujours ça.

[37:55]

Et là, ils disent ça, « Life was like a box of chocolates ».

[37:58]

Ça fait pas de sens.

[38:01]

Au niveau de la syntaxe.

[38:02]

Exactement, et même quand on regarde les pochettes des cassettes de 94, il y avait la citation à l'arrière,

[38:08]

et c'était « Life is like » et non « Life was like ».

[38:12]

Donc c'est vraiment particulier.

[38:15]

Mais les gens, quand ils sortent la cassette, il y a beaucoup de gens, ils le mettent dans la vidéo,

[38:18]

et on attend tous, et ça dit tout « was like ».

[38:21]

Donc c'est comme si toute la réalité avait été transformée, même dans les vieux formats,

[38:27]

mais sur certaines vidéos YouTube, mais j'ai jamais vu, par exemple,

[38:30]

des gens qui sortaient d'une cassette, et c'est là que je me demande si ça a pas été trafiqué.

[38:34]

Il y en a qui l'ont, la version « like ».

[38:37]

Est-ce que ça se pourrait que les gens aient vu la citation, par exemple, sur le poster,

[38:43]

ou en arrière, ou quelque part dans les journaux,

[38:46]

et que ce souvenir-là soit créé par les médias, par exemple, par une erreur?

[38:53]

Oui, de manière collective, on l'a tellement associé,

[38:56]

et ça a été répandu extrêmement.

[38:58]

Allez dans Google Images, tapez la quote originale « Life is like a box of chocolate ».

[39:02]

Vous allez voir des centaines d'images de citations que nos tantes mettent dans leur PowerPoint.

[39:09]

Donc il n'y a personne qui l'a cité « Life was like ».

[39:14]

Quand vous faites cette recherche-là, ça vous amène tous à des trucs de l'effet Mandela.

[39:18]

Donc c'est vraiment particulier, je vous dirais.

[39:21]

Allez voir, moi ça m'a un petit peu traumatisé.

[39:23]

On en voit des vraies versions avec IZ, mais comme je vous dis, ça ne vient jamais de vidéo.

[39:27]

En tout cas, je n'en ai pas vu. Il y en a sûrement, mais la majorité des gens se souviennent de IZ.

[39:32]

Surtout que le « was » ne fait pas de sens. C'est surtout ça aussi, je trouve.

[39:34]

Mais est-ce qu'on a vu par exemple…

[39:36]

Ça serait intéressant de faire l'exercice de la version, par exemple, française de Forrest Gump.

[39:42]

Est-ce qu'il disait « La vie était comme une boîte de chocolat ».

[39:44]

Non, il disait « Comme il faut est comme une boîte de chocolat ».

[39:48]

Je l'ai vérifié. C'est ça, c'est même la version traduite. Elle est correcte.

[39:52]

Elle est adaptée.

[39:53]

Elle est adaptée, mais je n'ai pas écouté la version française nouvelle.

[39:58]

Mais encore là, c'est drôle parce que là, j'étais tombé sur cette version-là.

[40:01]

Est-ce que j'ai un biais aussi à voir? C'est vrai que…

[40:06]

Effectivement.

[40:07]

L'autre… Allez YouTubez beaucoup. J'allais beaucoup YouTubez aujourd'hui aussi.

[40:13]

L'autre exemple, celui-là, lui, il m'a frappé.

[40:18]

On se souvient tous du silence des agneaux avec Julie Foster et Anthony Hopkins.

[40:24]

Je m'en souviens bien, mais je ne m'en souviens pas par contre au point de me rappeler de dialogue.

[40:30]

Oui, en fait, ça remonte à loin effectivement, 1990.

[40:34]

Si ça fait longtemps que vous l'avez vu, on était enfants.

[40:38]

Ça a bien vieilli.

[40:39]

Oui, ça a très bien vieilli. Sincèrement, je l'ai réécouté il y a quelques mois.

[40:43]

J'avais vraiment aimé ça.

[40:44]

Et on se souvient tous que… Juste pour vous mettre en contexte du film,

[40:49]

maintenant, je ne peux rien divulgâcher, mais Clarisse, qui est un peu la détective du FBI,

[40:55]

je crois, elle interroge Hannibal Lecter que lui tue des gens et les mange.

[41:00]

Du moins, il est emprisonné.

[41:02]

C'est une psychologue ou une psychiatre, quelqu'un qui est spécialisé, je pense,

[41:06]

avec les gens, avec des troubles mentaux. Ça fait un certain temps que je l'ai vu.

[41:09]

C'est lors de sa première rencontre avec Hannibal Lecter.

[41:13]

Et on se souvient tous, et même moi, je m'en souviens d'une manière claire et limpide,

[41:20]

Hello Clarisse.

[41:21]

Il dit ça, mais on a tous ce mémoire-là.

[41:24]

Mais dans la vraie version officielle, quand on rejoue, il fait juste dire Good morning.

[41:30]

Tout simplement. Il n'y a pas d'Hello Clarisse.

[41:33]

Là, tu te dis, bon, on s'est peut-être tous trompés.

[41:35]

Parce que Hello Clarisse envoie un peu le signal que je te connais, je t'ai stalké, je t'ai étudié.

[41:41]

Je te domine.

[41:44]

Est-ce que Hannibal a un sixième sens ou tout ça? Je me rappelle de la scène.

[41:48]

Oui, elle est très iconique. Je trouve que même, ça change le ton.

[41:53]

J'observais les lèvres. C'est vrai qu'on dirait qu'il ne dit pas Hello Clarisse,

[41:58]

on dirait vraiment qu'il dit Good morning.

[41:59]

Donc là, je suis vraiment mélangé.

[42:02]

Mais le point où on aurait des résidus, parce que encore là, on est dans une autre réalité,

[42:08]

mais il y a plusieurs personnes qui ont fait référence dans un passé pas si lointain.

[42:15]

Après le film, parce que le film, ça date de 1990, le film Cable Guy avec Jim Carrey,

[42:20]

il y a une scène, à un moment donné, dans un restaurant,

[42:22]

il se met du bacon dans le visage pour un peu imiter le masque d'Hannibal Lecter,

[42:26]

parce que justement, vu qu'il pouvait mordre des gens, il avait mis un masque.

[42:30]

Il imitait le masque avec des tranches de bacon et il disait Hello Clarisse.

[42:34]

Et même si vous allez sur YouTube et vous tapez Hello Clarisse,

[42:37]

il y a plein d'enfants, de gens qui font toutes sortes de parodies du Hello Clarisse,

[42:43]

et non de Good morning. Il n'y a pas d'autres moments dans le film.

[42:46]

Ça donne pas Good morning, ça donne pas de matière à faire des parodies, on s'entend.

[42:50]

Non, exactement. Ça, ça m'a vraiment traumatisé.

[42:54]

Je regardais les lèvres bouger, je m'étais sur pas,

[42:56]

j'essayais de voir est-ce qu'il y a un glitch à quelque part.

[42:59]

Celui-là, je te dirais, encore plus que Forrest Gump, il me trouble beaucoup plus.

[43:04]

Ah oui, c'est clair. Est-ce que justement des gens...

[43:08]

Je ne sais pas, est-ce que cette phrase-là a été reprise par justement des humoristes qui ont fait des sketches?

[43:14]

Est-ce que Jim Carrey dans les Cable Guy ne serait pas à l'origine de cette croyance-là?

[43:18]

On va en revenir, mais souvent, il y a une théorie qui nous explique aussi

[43:21]

que quand on lit deux événements ou deux éléments similaires ensemble,

[43:26]

c'est-à-dire quand une est très près de l'autre dans notre mémoire, notre souvenir,

[43:29]

parfois, ça peut se confondre, tout ça. Il peut y avoir un petit mélange entre des éléments similaires.

[43:35]

On va y revenir un peu plus tard.

[43:37]

Qu'est-ce qu'on a d'autres, Sam? Parce qu'il y en a plein d'autres, des exemples comme ça.

[43:40]

Il y en a d'une manière incroyable, vous n'arrêtez pas de chercher.

[43:44]

L'autre exemple qu'on a de plus commun, c'est Blanche-Neige, en fait,

[43:49]

qui est un exemple qui est très très connu.

[43:53]

On se souvient tous de... Vas-y donc, qu'est-ce que tu te souviens que Blanche-Neige disait devant le miroir?

[43:58]

Dans le film de Disney, évidemment.

[43:59]

Oui, dans le film de Disney, oui.

[44:01]

Ben, elle me semble qu'elle disait « miroir, miroir, dis-moi qui est la plus belle », ou quelque chose comme ça.

[44:07]

Oui, exactement. En français, en anglais, pardon, c'est la même chose, « a mirror, a mirror on the wall ».

[44:12]

Mais non, même les Américains, tout le monde, même la version française, ça, je l'ai vérifié.

[44:16]

Ah oui, parce que c'est vraiment une citation qui est très iconique de Disney.

[44:21]

Oui, puis c'est quand même vieux dans la culture.

[44:23]

J'ai pas l'année, mais c'est quand même vieux, Blanche-Neige.

[44:26]

Et c'était, il dit pas « mirror, mirror », mais il dit « magic mirror, miroir, magique ».

[44:32]

Et donc, la plupart des Américains, je vous donne des exemples américains, dans les témoignages américains,

[44:38]

les gens étaient flabbergastés par ça, parce que pour eux, puis même pour moi,

[44:42]

pour moi, il a toujours dit « miroir, miroir », puis on le répète nous-mêmes,

[44:45]

juste des fois pour rire ou quoi que ce soit, cette expression-là, elle est utilisée constamment.

[44:51]

Puis finalement, on est tous floués, ça serait « magic mirror, miroir, magique ».

[44:58]

Encore une fois, ça n'a pas la même…

[44:59]

C'est moins poétique.

[45:00]

C'est ça, en fait, tous les changements à date qu'on remarque,

[45:04]

je trouve que les erreurs lexicales, ils enlèvent un peu le ton original du film.

[45:09]

On va y revenir, j'ai lu une théorie là-dessus aussi.

[45:12]

Par contre, cette théorie de Blanche-Neige, elle touche seulement le…

[45:20]

Blanche-Neige, c'est un film de Disney, mais c'est tout d'abord une nouvelle des frères Grimm.

[45:24]

Oui, des frères Grimm, exactement.

[45:26]

Et dans les textes des frères Grimm, c'est « miroir, miroir ».

[45:30]

C'est le film de Disney qui est impacté par ce Mandela effect.

[45:35]

Est-ce que vraiment les gens se rappellent vraiment une scène du film de Disney?

[45:41]

Je pense que le film de Disney a popularisé le truc,

[45:43]

mais dans le texte des frères Grimm, ce serait « miroir, miroir », apparemment.

[45:48]

Je vais vérifier parce que moi, j'ai une réédition des frères Grimm chez nous, qui est récente.

[45:54]

Je n'ai pas pensé lors de l'enregistrement, mais je vais vérifier.

[45:57]

Je vais vous en reparler sur le groupe, si le texte…

[45:59]

Tu posteras une photo.

[46:00]

Oui, parce que je me souviens très bien de lire l'histoire originale de Blanche-Neige.

[46:03]

En passant, si vous avez des enfants, achetez l'histoire originale des frères Grimm.

[46:07]

Elles sont un petit peu plus « hard » ou un petit peu plus tordues,

[46:11]

mais elles ne sont pas biaisées à la dîner.

[46:13]

Elles sont vraiment même intéressantes.

[46:14]

Il n'y a pas toujours un happy ending à la fin.

[46:16]

Je trouve que c'est les histoires originales, c'est vraiment bien par en tête.

[46:19]

Donc ça, c'est quand même un flip-flop du moins ou un exemple du Mandela effect très puissant celui de Blanche-Neige.

[46:28]

Il y a énormément de discussion là-dessus sur Internet.

[46:31]

Mais continue parce qu'il y en a d'autres pas pires sur ta liste.

[46:34]

Oui, l'autre que tout le monde va se souvenir, c'est Star Wars avec Darth Vader et sa quote populaire. Qui est-il?

[46:42]

Luke, je suis ton père.

[46:45]

Eh oui, donc...

[46:47]

Mais là, t'étais en train de me... vas-tu péter ma bulle cinématographique, Seb, et tu vas me dire que c'est pas ça que Darth Vader dit?

[46:54]

Non, il ne dit pas ça.

[46:56]

Là, je vous fais écouter la vraie version, donc la version originale.

[47:09]

On entend clairement le « no » et non « Luke ».

[47:13]

Ça a pété votre bulle, hein, avouez?

[47:14]

C'est assez traumatisant surtout que l'acteur qui faisait la voix de Darth Vader dans un interview, justement, il répète cette phrase-là.

[47:25]

Il dit pas « no », il dit « Luke ». Il le répète plusieurs fois.

[47:29]

Comme pour lui, ça fait partie du script qu'il a appris, donc le scénario qu'il a appris à l'origine.

[47:33]

Et qu'il a répété souvent.

[47:34]

Exact, donc le résidu est dans la tête de l'acteur.

[47:38]

Et lui, il a été énormément sous le choc d'apprendre que c'était pas ça, en fait, son texte original.

[47:43]

Donc même lui, il croit peu, en fait, au niveau de la syntaxe et tout ça, encore une fois, c'est moins punché comme phrase-là.

[47:51]

Et on s'entend qu'il y aurait moins de gens qui auraient repris cette phrase-là parce que ça a été repris dans des sketches, ça a été repris dans des parodies une tonne de fois.

[48:00]

Exactement, c'est un peu comme tous les autres.

[48:03]

C'est vraiment quelque chose qui est utilisé dans le collectif depuis des années.

[48:07]

Puis là, finalement, je sais même pas à quel moment on a décidé ou là on se rend compte que les versions qu'on a, selon notre réalité...

[48:18]

Moi, je me demande tout le temps quand est-ce que ce changement-là se passe, est-ce que c'est quand on dort?

[48:22]

Qu'est-ce qui alterne, à quel moment que la réalité s'alterne comme ça, qu'on découvre vraiment le changement?

[48:29]

Ça, c'est vraiment inexpliqué.

[48:31]

Un autre qui vraiment lui me frappait, parce que plus jeune j'étais un grand fan de cette série-là, c'est la série Sex in the City.

[48:42]

Oui.

[48:43]

Avec, je me souviens plus des noms des actrices, j'ai un blanc de mémoire, mais peu importe, qui était quand même extrêmement populaire.

[48:49]

Oui.

[48:50]

Mais la série, la plupart des gens on dit tous Sex in the City, mais la version originale, c'est Sex in the City.

[48:59]

Oui.

[48:59]

Donc le Sex et la Ville, encore une fois, quelque chose qui fait aucun sens dans un sens, ça n'a pas rapport.

[49:06]

Ça change complètement la dynamique même de l'émission, je trouve, le Sex et la Ville.

[49:10]

Et celui-là, il a été énormément controversé justement parce qu'il y a des gens qui ont trouvé une tonne de produits dérivés,

[49:17]

qui ont été faits où c'est des trucs officiels qui étaient vendus et c'est Sex in the City, encore une fois.

[49:22]

Moi, je n'ai pas ce souvenir-là par contre, mais en même temps, ça fait du sens parce qu'il y a tellement eu de traductions autour de ça.

[49:32]

Je ne suis pas sûr que c'est le Sex et la Ville en français.

[49:35]

Non, non, exact, mais moi, je m'en souviens très, très bien.

[49:37]

J'écoutais les traductions à Canal Vie chaque soir à l'époque et c'était vraiment in the City.

[49:42]

J'ai vu des gens filmer justement des parfums, des produits dérivés avec leurs caméras et c'était vraiment in the City.

[49:49]

Et encore une fois, les produits dérivés, on le sait, c'est fait par des compagnies externes.

[49:53]

Est-ce que ça prouve, est-ce que c'est un biais mental que les gens ont reproduit l'erreur?

[50:01]

Il y a même quelqu'un lors d'une cérémonie, je ne sais pas si c'était les Emmy Awards à l'époque ou une autre des MTV Awards ou quelque chose comme ça,

[50:08]

mais un des gagnants, celui qui annonce, un des annonceurs, annonçait les gagnants pour je ne sais plus trop quel prix.

[50:16]

Et puis, c'était lui, évident que c'était Sex in the City, c'est ce qu'il avait prononcé.

[50:21]

Donc, il y a toujours des petites preuves comme ça qui nous ramènent l'ambiguïté de la chose.

[50:26]

C'est assez incroyable. On va rester dans les films, on va y aller plus avec des personnages, un autre de Star Wars.

[50:33]

Celui-là aussi, je ne sais pas si toi tu l'as eu, C-3PO, qui avait, supposément, C-3PO, sa couleur, il est doré.

[50:41]

Oui, il est doré de la tête au pied, C-3PO.

[50:45]

Moi aussi, j'avais ça en tête. Et non, il y a la jambe droite argentée, supposément.

[50:50]

Ça, j'avoue que celui-là, il m'a assez bluffé. Moi, je n'ai jamais remarqué ça.

[50:54]

Et puis pourtant, c'est assez remarquable. Quand on apprend la chose, on voit juste ça.

[51:00]

On voit juste la jambe de C-3PO grise, argentée, en fait.

[51:04]

Exactement. Qui est comme un peu usée.

[51:06]

Là, ce qui est fascinant, j'ai trouvé des résidus des gens qui avaient des vieux, vieux posters

[51:10]

que justement, C-3PO est complet, doré, de A à Z, même sa jambe.

[51:15]

Mais ce qui est étrange, dans les behind-the-scenes du film,

[51:21]

donc c'est quand même vieux, ces tournages-là. On parle de la vieille génération de Star Wars.

[51:25]

Il y a la jambe argentée, donc sur certains posters, non, mais dans les footage, oui.

[51:32]

Donc il y a des résidus qui ont été modifiés, donc il y en a qui restent aussi.

[51:35]

On va voir à l'Halloween, les jeunes qui sont déguisés en C-3PO, s'ils respectent la jambe argentée.

[51:43]

L'autre cas un peu qui m'a fasciné, c'est le Monopoly.

[51:46]

Le personnage du Monopoly qui a un monocle, je ne sais pas si vous vous souvenez.

[51:50]

Moi, j'avais le souvenir qu'il y avait un monocle. Non, il n'y a jamais eu de monocle devant lui.

[51:55]

J'ai tout regardé l'historique de l'entreprise, j'ai fouillé dans mes vieilles boîtes de Monopoly.

[51:59]

Il n'y a jamais eu de monocle?

[52:00]

Non, il n'y en a jamais, jamais eu dans la timeline de l'histoire.

[52:03]

Il a changé de nom en 2008. Maintenant, c'est Mister Monopoly.

[52:07]

Avant, il s'appelait l'Onc plein aux As.

[52:10]

Il n'y a jamais, jamais, jamais eu.

[52:12]

Il y a une des versions, je pense, de 1960.

[52:14]

Je trouvais que la forme de son oeil ressemblait à un monocle.

[52:16]

Je me suis demandé si ce n'était pas ça qui nous amenait vers un vieil.

[52:19]

Il fait un peu, tu sais, il tient son chapeau avec la pointe des doigts.

[52:23]

Ça fait une forme ronde près de son oeil.

[52:24]

Peut-être qu'il y a une association qui se fait.

[52:27]

Moi, j'avais l'impression que celui-là, c'est un peu ça.

[52:30]

C'est ça qui est drôle.

[52:31]

C'est quand tu te mets à fouiller et que tu te cherches dans tes vieilles affaires,

[52:34]

tu as tellement espoir de trouver le glitch dans tes choses.

[52:37]

Et le Monopoly, j'étais vraiment déçu.

[52:39]

J'ai 1000 versions et je n'en avais aucune qui avait le Mandela effect.

[52:43]

Je pense rapidement à le singe Curious George qui était quand même connu.

[52:49]

Je ne sais pas si vous vous souvenez si le singe avait une queue ou pas de queue.

[52:52]

Moi, je me souviens très bien qu'il y avait une queue.

[52:54]

Dans la version actuelle, il n'y a pas de queue, le singe George.

[52:58]

Ça, je te dirais que ça m'a un peu traumatisé aussi.

[53:01]

Ensuite, si on va au niveau des chansons.

[53:04]

En fait, il y a une chanson qui est particulièrement,

[53:06]

je vous dirais, qui est iconique dans l'effet Mandela.

[53:10]

C'est la chanson de Queen qu'on connaît tous.

[53:12]

We are the champions.

[53:15]

Et selon vous, quand vous la chantez, elle se conclut comment la chanson?

[53:20]

Est-ce qu'il y a une petite phrase qu'il dit à la fin?

[53:22]

Il dit because we are the champions of the world.

[53:28]

Of the world.

[53:29]

Puis on l'entend tous.

[53:32]

Dans la chanson originale, il n'y a pas de of the world.

[53:36]

Du tout, du tout, du tout, du tout.

[53:37]

Donc il ne chante jamais ça.

[53:39]

Par contre, quand on fouille, quand on fouille un petit peu,

[53:42]

il y a certaines versions live que Freddie Mercury le chante,

[53:48]

l'ajoute, je vous dirais, of the world.

[53:50]

Et c'est là que ça devient un peu particulier,

[53:52]

parce que même dans les vieilles, vieilles archives,

[53:54]

des gens qui ont fouillé, ils ne le disent plus live.

[53:57]

Ils ne le disent pas tout le temps.

[53:58]

Donc c'est comme si, encore une fois,

[54:00]

il y avait un certain résidu qui était là.

[54:03]

Et juste pour vous démontrer un...

[54:04]

Ça bluffe, moi, ça m'a bluffé, ça, vraiment.

[54:06]

Quand j'ai vu, quand j'ai entendu,

[54:09]

après, je me suis dit, ben voyons donc,

[54:09]

il ne dit pas of the world.

[54:12]

Mais là, après, tu vas voir, tu vois qu'il ne le dit pas.

[54:14]

Ok, ouais, mais...

[54:14]

Oui, parce que tu me l'avais demandé comme question.

[54:17]

Oui, oui, je t'avais testé là-dessus.

[54:18]

Ben oui, qu'est-ce qu'il dit?

[54:19]

Puis je t'avais dit of the world.

[54:22]

Puis là, tu me dis, il ne le dit pas pantoute.

[54:24]

Puis là, j'ai commencé à faire les recherches.

[54:25]

Je me suis dit, mon Dieu, c'est complètement fou.

[54:28]

Et même, il y a eu un exemple assez intéressant de ça.

[54:31]

Il y a souvent des Garpool Karaoke

[54:34]

qui sont aux États-Unis puis ils mettent ça sur YouTube.

[54:36]

C'est quand même les célébrités. Oui, exact.

[54:38]

Et Gwen Stefani est dans un Karaoke

[54:40]

avec George Clooney et Julia Roberts.

[54:43]

Bon, on le sait, un Karaoke,

[54:44]

ils chantent une chanson.

[54:45]

Et bien sûr, ils ont la chanson de Queen.

[54:48]

On vous met un petit extrait

[54:50]

de Gwen Stefani

[54:52]

et de... portez attention à George Clooney

[54:54]

qui va parler.

[54:55]

Of the world. That's crazy.

[55:12]

That's really rough, man.

[55:16]

We were all in the zone there.

[55:18]

Et là, on voit que

[55:19]

ils sont tous flabbergasted par

[55:22]

il n'y a pas de Of the world.

[55:23]

Tout le monde s'attendait à ça.

[55:25]

C'est Gwen Stefani.

[55:27]

C'est une chanteuse.

[55:29]

C'est fascinant.

[55:31]

Même lui, il dit, on est dans une autre zone.

[55:33]

Ils ne comprennent pas ce qui se passe.

[55:36]

Je trouve que c'est une certaine preuve

[55:37]

encore une fois qui appuie un peu

[55:39]

l'effet de la mémoire collective

[55:41]

qui est complètement erroné.

[55:43]

Il y a vraiment toutes sortes d'effets Mandela

[55:44]

sur toutes sortes de marques.

[55:45]

Je vous laisserai la liberté d'aller

[55:48]

fouiller par vous-même.

[55:49]

On va vous en envoyer aussi sur le groupe.

[55:51]

Vous allez voir, il y a Ford, Volkswagen.

[55:53]

Des logos, des dictons de marque,

[55:56]

des choses comme ça.

[55:57]

Il y a toutes sortes, même des événements

[55:59]

qui se sont passés dans l'histoire.

[56:00]

On a parlé de la mort de Mandela,

[56:02]

mais il y a l'assassinat de JFK,

[56:04]

il y a les grandes pyramides,

[56:05]

il y a des gens qui parlent que

[56:07]

la carte mondiale a été modifiée,

[56:09]

le Skyline de Los Angeles

[56:12]

qui a maintenant une montagne derrière,

[56:14]

le nombre d'États américains

[56:15]

qui n'est pas le même dans le collectif,

[56:18]

la Bible, même des phrases de la Bible

[56:20]

qui sont différentes

[56:22]

entre le lion

[56:24]

et le loup.

[56:26]

Moi aussi,

[56:28]

je vous invite vraiment

[56:29]

au celui qui était le plus traumatisant,

[56:30]

c'est le squelette humain.

[56:32]

La version de squelette

[56:34]

qui aurait été modifiée

[56:35]

dans notre univers, celui-là,

[56:38]

il demande un peu plus de recherches,

[56:39]

mais vous allez voir, il fait à la limite

[56:41]

un petit peu peur.

[56:42]

Merci de ces exemples en vrac, Seb.

[56:45]

On va vous poster des liens dans le groupe de discussion,

[56:47]

vous irez faire votre propre enquête.

[56:49]

Il y en a plein moi aussi

[56:50]

que j'étais vraiment surpris de constater

[56:54]

sans un peu péter ma bulle,

[56:55]

si on veut.

[56:57]

Je pense qu'on a montré beaucoup d'exemples

[57:00]

de ce que c'est le Mandela Effect,

[57:02]

des certitudes

[57:03]

qui sont bouleversées lorsqu'on regarde

[57:06]

les faits véritables.

[57:08]

Il y a plusieurs théories

[57:09]

qui peuvent expliquer ça.

[57:11]

Évidemment, il y a la théorie

[57:13]

de la mémoire collective fautive

[57:16]

qui est une théorie intéressante,

[57:18]

qui est plus cartésienne, je dirais,

[57:19]

plus adaptée à ce qu'on connaît

[57:21]

de la psychologie et tout ça.

[57:23]

Mais par contre, si on va un peu plus loin,

[57:25]

on reviendra du côté de la mémoire collective.

[57:27]

Il y a toute une théorie au niveau

[57:29]

des univers parallèles, on en a parlé

[57:31]

un petit peu, mais cette théorie-là

[57:33]

va quand même un peu loin.

[57:35]

Dans le fond, les univers parallèles,

[57:37]

c'est des mondes multiples, donc dans le fond,

[57:39]

on aurait plusieurs lignes de temps

[57:42]

qui existent.

[57:43]

Comme par exemple pour le Bernstein,

[57:45]

il y aurait un univers que justement

[57:47]

ça s'écrit avec le E et l'autre

[57:48]

ça s'écrirait avec le A, mais certaines

[57:50]

personnes font comme le saut

[57:52]

entre les dimensions, ce qui fait

[57:55]

un genre d'interlacement,

[57:58]

si on veut. Il y a un mélange

[57:59]

qui s'écrit parce que moi aussi, c'est un peu

[58:01]

ce qui m'intrigue. Pourquoi? Nous, on est

[58:03]

conscients des deux. On est-tu comme

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mélangé dans l'univers? Il y a-tu un

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univers qui n'a pas de doute par rapport à ça?

[58:09]

Oui, exactement. C'est un peu ça, la théorie

[58:12]

des univers parallèles. Il y a

[58:13]

le Centre européen de recherche nucléaire

[58:15]

à Genève, le CERN. Oui, le fameux CERN

[58:18]

qui est quand même reconnu

[58:19]

pour faire des expérimentations qui

[58:21]

mélangent un peu la science et la science-fiction.

[58:24]

Non, qui nous amène

[58:25]

vers ça, qu'eux ont un accélérateur de particules

[58:28]

qui coûteraient des milliards et qui font

[58:29]

des expérimentations secrètes

[58:31]

sur la physique quantique et autres

[58:33]

qui pourraient avoir une influence là-dessus.

[58:36]

Justement, pour les univers parallèles,

[58:37]

dans notre saison 1, notre épisode sur Max

[58:40]

Pears, on en glisse aussi

[58:41]

un mot sur ces théories à lui,

[58:43]

qui était quand même un fervent, sans mentionner

[58:45]

le Mandela effect, mais qui était quand même

[58:48]

un défenseur, du moins, ou un théoricien

[58:50]

des univers parallèles.

[58:52]

Et au CERN, on sait qu'il

[58:53]

se passe des choses des fois un petit peu

[58:55]

étranges. Il y a des auditeurs qui nous ont

[58:57]

suggéré aussi des épisodes sur

[58:59]

des trucs qui se seraient déroulés au CERN

[59:02]

qui sortiraient de l'ordinaire,

[59:04]

mettons. Mais ils vont faire

[59:05]

par exemple des recherches sur des

[59:07]

trous noirs et sur des brèches dans l'espace-temps.

[59:10]

Ils indiquent même, dans

[59:11]

certains documents de recherche, que leurs

[59:13]

expérimentations pourraient avoir des impacts

[59:15]

sur la littérature et les personnages

[59:18]

de romans du passé.

[59:20]

Donc, grâce à, justement,

[59:22]

aux recherches qu'ils font,

[59:24]

justement, les trous noirs

[59:26]

pourraient évidemment nous faire voyager

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entre différents espaces-temps.

[59:30]

Il y a certains principes de physique

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quantique, comme tu le mentionnais, qui

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repoussent le limite du voyage

[59:36]

spatio-temporel.

[59:37]

Et ce serait pas surprenant, en fait, que ça vienne de là

[59:40]

si il y a des perturbations

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qui se font à quelque part dans le

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monde. Écoutez,

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le CERN pourrait être un bon endroit où

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commencer à enquêter.

[59:50]

Mais une des théories, un des

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drôles de faits qui nous

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portent à croire que le CERN serait impliqué

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là-dedans, c'est, entre autres,

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une drôle de vidéo

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promotionnelle qui a été publiée, où on voit

[01:00:01]

un technicien du CERN,

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un homme barbu

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à son bureau, qui est un gros bordel,

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qui se balance avec sa

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chaise. En fait,

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il y a deux genres de pancartes

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ou de cartons posés sur lui.

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Il y en a un un peu plus haut, au niveau

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de sa poitrine, où c'est inscrit

[01:00:19]

Bond 1, Bond comme James Bond,

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1 comme le chiffre 1.

[01:00:24]

Et sur le deuxième panneau du dessous,

[01:00:26]

en fait, c'est inscrit Mandela.

[01:00:28]

Et Bond 1, si on regarde

[01:00:30]

qui était James Bond 1,

[01:00:31]

le premier James Bond, eh bien,

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c'est Barry Nelson, qui l'incarnait.

[01:00:37]

Donc, et en dessous,

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c'est Mandela, donc Nelson

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Mandela. Donc, avec

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ce genre de vidéo-là, ça a un peu

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allumé l'internet, comme quoi

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le CERN serait peut-être impliqué

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dans des recherches là-dessus.

[01:00:49]

Toi, Seb, qu'est-ce que tu penses de ça?

[01:00:51]

Je sais que t'es un gars ouvert,

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qu'est-ce que tu penses de cette théorie

[01:00:54]

des univers et des histoires parallèles?

[01:00:57]

J'y crois quand même un peu, et je suis

[01:00:59]

pas surpris qu'il y aurait, à cause de la

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ligne de temps, je serais pas surpris qu'il y aurait pu

[01:01:03]

avoir une intervention humaine

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là-dedans, dans le sens que la recherche

[01:01:08]

expérimentale, qui savent pas

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trop les effets, les impacts, là, c'est pas

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une entreprise pharmaceutique qui teste les

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médicaments selon un protocole

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et tout, donc s'ils font de l'expérimentation,

[01:01:18]

ça pourrait arriver. J'aime bien penser

[01:01:19]

aux univers parallèles, mais j'ai

[01:01:21]

beaucoup de conflits internes, mon cartésien

[01:01:23]

a de la misère à connecter un peu

[01:01:25]

tout ça, comment qu'on peut vivre,

[01:01:27]

et même swapper d'un

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univers à l'autre sans trop qu'on

[01:01:31]

s'en rende compte. Mais je trouve

[01:01:33]

que ça ferait quand même tout de même du

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sens, mais

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je veux dire, est-ce que ces deux univers-là,

[01:01:39]

il y en a combien

[01:01:41]

d'univers parallèles? Il y a ça aussi,

[01:01:43]

il y a combien de chronologie en même temps?

[01:01:46]

En a-tu 5 timelines?

[01:01:47]

En a-tu 10?

[01:01:48]

En a-tu juste 2, puis on se promène?

[01:01:51]

Donc c'est des questionnements

[01:01:53]

que j'ai, mais je trouve que c'est plausible tout de même

[01:01:55]

comme explication.

[01:01:57]

Et toi, Emile, qu'est-ce que t'en penses à des théories

[01:01:59]

comme ça? Ben moi aussi, je suis

[01:02:01]

ouvert sur les mondes parallèles, j'ai l'impression

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que la science se dirige

[01:02:05]

vers là. On a vu par exemple Elon

[01:02:07]

Musk s'exprimer là-dessus

[01:02:09]

au cours des dernières années, justement

[01:02:11]

le CERN qui font des recherches sur les trous noirs,

[01:02:14]

sur l'accélération

[01:02:15]

de particules et tout ça. Il y a des choses

[01:02:17]

qui se passent au niveau scientifique,

[01:02:18]

qui va peut-être nous apprendre plus tard qu'il y a

[01:02:21]

différentes chronologies qui peuvent être

[01:02:22]

synchronisées ou désynchronisées.

[01:02:25]

Dans le cas de l'effet Mandela,

[01:02:27]

c'est difficile à dire. En fait, moi,

[01:02:29]

je pense que je penche un peu plus vers

[01:02:31]

la théorie de la mémoire collective

[01:02:33]

fautive, donc qui fait défaut.

[01:02:36]

On sait que

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la mémoire, en fait, c'est une faculté qui utilise

[01:02:39]

un réseau de neutrons pour stocker ses souvenirs.

[01:02:42]

Puis à un certain moment,

[01:02:43]

la mémoire va passer d'une zone temporaire

[01:02:45]

comme par exemple l'hippocampe

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jusqu'à des zones permanentes comme le

[01:02:49]

cortex préfontal, un peu comme un ordinateur.

[01:02:51]

Ça va passer par différentes zones de mémoire.

[01:02:54]

Puis il n'est pas rare que

[01:02:55]

ce réseau-là de neurones

[01:02:57]

va associer justement deux souvenirs

[01:02:59]

aux deux éléments qui sont très près de l'autre,

[01:03:01]

très associés l'un à l'autre, ensemble

[01:03:03]

et qui vont mélanger tout ça.

[01:03:05]

C'est drôle, mais

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au niveau des oursons Berensteyn,

[01:03:10]

Berensteyn

[01:03:11]

avec Albert Einstein,

[01:03:14]

c'est un peu

[01:03:16]

des noms similaires.

[01:03:18]

Au niveau francophone, quand on

[01:03:19]

prononce les oursons Berensteyn,

[01:03:21]

ça se peut qu'on ait fait l'association

[01:03:23]

avec Albert Einstein

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où on retrouve les mêmes syllabes.

[01:03:27]

C'est deux mots qui sont très près l'un de l'autre.

[01:03:30]

Je discutais avec

[01:03:31]

une auditrice de ça,

[01:03:33]

Shoutout Myriam, de cette théorie-là.

[01:03:35]

C'est un exemple

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de comment le cerveau peut associer

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deux objets, deux éléments similaires,

[01:03:42]

même deux souvenirs similaires

[01:03:43]

et créer un peu de confusion.

[01:03:46]

Ce réseau de neurones-là

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se répliquerait aussi dans le réseau

[01:03:49]

social, un peu comme chaque humain

[01:03:51]

est une neurone.

[01:03:53]

Via la rumeur, via la répétition,

[01:03:55]

via la croyance populaire,

[01:03:57]

on peut en venir

[01:03:59]

à croire des choses qui nous

[01:04:01]

est véhiculées dans notre environnement social.

[01:04:04]

La rétribution,

[01:04:05]

comme tu dis, c'est que la mémoire,

[01:04:07]

quand elle se crée, même si elle va chercher

[01:04:09]

un élément qu'elle connaît, elle se crée

[01:04:11]

des nouvelles connexions.

[01:04:13]

C'est à ce moment-là quand elle recrue

[01:04:15]

une nouvelle connexion sur un souvenir passé

[01:04:17]

qu'elle ajoute des éléments

[01:04:19]

qui peuvent venir d'un peu partout

[01:04:21]

parce que ça crée des nouvelles connexions

[01:04:22]

et ça crée une nouvelle mémoire.

[01:04:24]

Elle réattribue son souvenir et il devient autre chose.

[01:04:28]

Moi aussi, je penche un peu vers ça

[01:04:29]

parce que les univers parallèles,

[01:04:30]

même si on a beaucoup de recherches,

[01:04:32]

c'est un peu mystique, c'est cosmique.

[01:04:36]

Je crois quand même

[01:04:37]

que l'humain peut avoir des failles

[01:04:38]

au niveau de son cerveau aussi.

[01:04:40]

Ça amène tout ça.

[01:04:42]

En faisant la recherche,

[01:04:43]

je vois qu'on est capable de construire

[01:04:45]

beaucoup sur une théorie.

[01:04:48]

En fait, le célèbre psychologue

[01:04:49]

Jean Piaget, qui lui affirme

[01:04:52]

qu'un souvenir totalement créé

[01:04:54]

de toutes pièces peut être transmis

[01:04:57]

en souvenir réel

[01:04:58]

lorsque c'est expliqué, par exemple,

[01:04:59]

avec beaucoup de détails, et particulièrement

[01:05:02]

à un jeune âge.

[01:05:03]

Lui, ça lui était arrivé dans le passé.

[01:05:05]

Il expliquait dans un article

[01:05:08]

que sa tante lui répétait

[01:05:10]

toujours la même histoire

[01:05:11]

et qu'il se rappelait d'une manière lucide

[01:05:14]

de cette histoire-là,

[01:05:15]

comme si ça lui était arrivé,

[01:05:16]

mais qu'un jour sa tante lui expliquait

[01:05:18]

que non, c'était jamais arrivé.

[01:05:20]

C'était une histoire fictive

[01:05:22]

qu'elle lui racontait.

[01:05:23]

Et souvent, ces exemples-là,

[01:05:25]

on dirait que ce sont des exemples qui sont

[01:05:27]

souvent tirés de notre enfance.

[01:05:29]

Vous savez, les premiers Star Wars,

[01:05:31]

les oursons Berensteyn,

[01:05:33]

certaines marques Cendrillon.

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Forrest Gump en était pas très vieux.

[01:05:37]

Oui, exactement. Il y a peut-être

[01:05:39]

un petit facteur

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comme quoi le fait que tout ça soit arrivé

[01:05:45]

concerne

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des objets un peu de notre enfance,

[01:05:48]

des produits culturels de notre enfance.

[01:05:50]

Ce n'est pas le cas

[01:05:51]

de Nelson Mandela. Il y a des exceptions à ça.

[01:05:54]

Mais j'ai l'impression

[01:05:55]

que je penche plus vers

[01:05:57]

ce défaut de mémoire collective.

[01:06:00]

Mais j'avoue que

[01:06:01]

c'est assez passionnant.

[01:06:04]

Quand on se plonge là-dedans, moi, je ne pensais pas

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qu'au début, quelqu'un m'avait

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sorti l'exemple des oursons Berensteyn

[01:06:09]

et je ne savais pas que j'allais me retrouver

[01:06:11]

dans un monde d'univers parallèle.

[01:06:13]

Non, moi non plus. J'ai eu la même.

[01:06:15]

Quand vous allez, j'ai écouté toutes sortes de vidéos.

[01:06:17]

Il y a des gens très cosmiques

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qui ont vécu toutes sortes d'expériences.

[01:06:21]

C'est là que tu deviens un peu à...

[01:06:24]

Moi aussi,

[01:06:26]

je crois vraiment à la mémoire collective

[01:06:27]

fautive, mais en même temps,

[01:06:29]

quand tu vois des vrais témoignages,

[01:06:30]

des vrais résidus, il y a certaines traces

[01:06:32]

que c'est là que je trouve

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qu'il y a un glitch dans la matrice.

[01:06:36]

Souvent, quand on fait des recherches,

[01:06:37]

ils parlent souvent du glitch dans la matrice.

[01:06:39]

Ça fait beaucoup de références aux films.

[01:06:41]

Je ne veux pas qu'il y ait une première ouverture

[01:06:44]

au monde, qu'on vivait peut-être

[01:06:46]

dans un univers parallèle,

[01:06:48]

créé par des ordinateurs, et cette théorie-là

[01:06:50]

revient quand même aujourd'hui.

[01:06:52]

C'est vrai que c'est

[01:06:54]

un peu ça aussi qui me biaisait.

[01:06:56]

J'écoutais un autre truc

[01:06:58]

par rapport à ça, et il disait

[01:06:59]

« Mais si on avait fait le test de l'effet Mandela

[01:07:02]

de questionner les gens

[01:07:03]

sur la mort de Nelson...

[01:07:05]

le camp de la mort et le coma de la mort

[01:07:07]

de Nelson Mandela en Afrique du Sud,

[01:07:09]

ou ce qui lui provient,

[01:07:11]

est-ce qu'on aurait eu cette même fausse mémoire collective

[01:07:13]

ou du moins cette erreur collective-là

[01:07:16]

de l'événement? »

[01:07:17]

Donc on a basé, on a nommé quelque chose

[01:07:21]

sur quelque chose de très

[01:07:22]

nord-américain dans notre mémoire collective.

[01:07:24]

Est-ce que si on avait fait le sondage

[01:07:25]

ailleurs, on aurait bâti toute notre

[01:07:28]

théorie autrement?

[01:07:30]

Ça aurait été l'effet Berensteyn,

[01:07:32]

justement.

[01:07:33]

Parce que justement, il y aurait eu un changement

[01:07:35]

dans la réalité. C'est un peu comme le

[01:07:37]

« Butterfly Effect », un coup de papillon.

[01:07:39]

Parce que moi, j'aimais bien

[01:07:41]

l'amuser aussi de penser qu'il y a des gens

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qui voyageaient dans le temps, un peu comme John Titor,

[01:07:46]

qui nous a été suggéré

[01:07:48]

comme épisode, qui serait un personnage

[01:07:50]

qui revient dans le temps, et les gens

[01:07:51]

qui modifieraient certaines choses

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un peu partout. Plusieurs personnes

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qui amèneraient une nouvelle réalité,

[01:07:58]

mais encore là, pourquoi qu'on vit

[01:08:00]

dans une réalité altérée et qu'on est

[01:08:01]

conscient de notre vieille réalité. Donc

[01:08:03]

c'est assez mélangeant, puis vous allez voir

[01:08:06]

vous en allez avoir pour des heures

[01:08:07]

de recherche

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sans vous lasser, sincèrement.

[01:08:11]

C'est un sujet

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fascinant, j'ai pas terminé

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de fouiller là-dessus, c'est certain.

[01:08:17]

Je pense qu'on a fait le tour,

[01:08:19]

Sébastien, et puis

[01:08:20]

en fait, moi je lance nos auditeurs,

[01:08:23]

je leur lance la question,

[01:08:25]

dites-nous, qu'est-ce que vous en pensez

[01:08:26]

sur le groupe de discussion,

[01:08:29]

sur le Facebook.com

[01:08:30]

à Distorsion Podcast, vous vous dirigez là-dessus.

[01:08:33]

Il y a notre groupe de discussion aussi

[01:08:34]

que vous pouvez rejoindre assez simplement

[01:08:36]

via la page, et puis

[01:08:38]

vous nous faites une demande, et puis on accepte

[01:08:41]

tout le monde, on est très très sélectif,

[01:08:42]

même si c'est un club exclusif,

[01:08:45]

et puis on a tout plein de discussions,

[01:08:47]

donc venez prendre part à la

[01:08:49]

conversation et des bonnes choses qui se disent là-dessus.

[01:08:51]

On est aussi sur Instagram

[01:08:52]

à Distorsion Podcast, et on est sur Twitter

[01:08:55]

à Distorsion Pod.

[01:08:57]

Et pour être fidèles

[01:08:58]

à nos traditions, Seb,

[01:09:01]

as-tu un mot de la fin pour nous ce soir?

[01:09:03]

Un mot de la fin? J'ai jamais eu

[01:09:04]

un mot de la fin, Emile, d'où tu parles?

[01:09:06]

Ben, ça fait...

[01:09:08]

ça fait dix-huit épisodes qu'on fait, on a toujours

[01:09:10]

un mot de la fin, je pensais que tu étais préparé.

[01:09:13]

Ben non,

[01:09:14]

on ne fait jamais de mot de la fin, j'ai rien préparé.

[01:09:17]

Attends un petit peu là, je vais te sortir quelque chose.

[01:09:19]

Le mot de la fin.

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