Épisode

🎙️1600 hommes piégés par Sister Hong, la plus grosse arnaque amoureuse de Chine!

Saison
11
Durée
13 min
Format
Audio et vidéo
Type
Bonus

Audio

Écouter l’épisode

On s’est amusé à tenter un nouveau format de vidéo (disponible en version audio ici), dans le style vlog documentaire. Laissez-nous savoir si vous aimez le format, et on va en faire d’autres, avec Seb aussi, bien entendu! Bonne écoute!

Voici donc l’histoire incroyable de Sister Hong, la plus grosse arnaque amoureuse de Chine! Il y a une femme qui a piégé plus de 1600 hommes pendant QUATRE ANS via des sites de rencontres en ligne. Pendant tout ce temps, les « visiteurs » de Sister Hong ont été filmés et les images ont été publiées sur des sites Internet accessibles à tous. L’histoire a causé tout un tolé en Chine, en plus de briser plusieurs couples et familles. Pire encore, il se trouve que Sister Hong n’est pas exactement qui elle prétend être…

Crédits: Julie Michaud - montage, design, habillage


Transcription de l’épisode

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Transcription automatique. Certains mots ou noms propres peuvent être inexacts.

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Il y a une femme en Chine qui a piégé plus de 1600 hommes sur Internet pendant 4 ans.

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Et quand ils l'ont découvert, il était déjà trop tard, leur vie intime était

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déjà partout sur Internet.

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Bienvenue à Distorsion.

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Hello tout le monde, c'est Emile, cette fois-ci dans mon studio personnel à la

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maison.

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On essaye un nouveau format de vidéo aujourd'hui.

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Si vous aimez ça, eh bien dites-nous-le dans les commentaires et assurez-vous de

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vous abonner à la chaîne et nous, eh bien, on va en faire d'autres avec

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Seb, bien sûr.

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Bienvenue dans l'histoire de Sister Hong, une histoire qui a paralysé la Chine pendant

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plusieurs années et qui a généré plus de 350 millions de vues sur les réseaux sociaux

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chinois en quelques jours seulement quand l'affaire a éclaté.

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Je vais vous raconter comment une femme a orchestré la plus grande arnaque amoureuse

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de toute l'histoire de la Chine.

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Et croyez-moi, après cette histoire, vous ne verrez plus jamais les applications

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de rencontre de la même façon.

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Sur les applications de rencontre chinoises, elle se faisait appeler Sister Hong, une

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femme souriante, aimable et apparemment solitaire.

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Elle avait des milliers de profils actifs à son sujet, mais toujours avec une histoire

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légèrement différente.

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Par contre, il y avait une seule constante, elle était à la recherche de relations

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discrètes.

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Sur les plateformes comme Weibo, Renaut ou les autres applications de rencontre

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chinoises, elle était omniprésente.

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Elle était d'apparence modeste, humble, souvent vêtue d'une jupe plissée, de

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couleur bronze ou encore marron, avec un col roulé et des chaussures brillantes

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noires.

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On aurait dit qu'elle portait aussi une longue perruque avec des franges brillantes.

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En plus de cela, elle avait un visage quand même blanc fantomatique, mais en

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plus avec un rouge à lèvres très vif.

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Elle se présentait soit comme une femme divorcée ou encore une mariée malheureuse,

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âgée de 35 ans et habitant à Nanjing.

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Elle était à la recherche d'un ami pour des relations discrètes sans complication.

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Ses photos étaient retouchées, mais paraissaient quand même naturelles, ne serait-ce

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que pour tromper les hommes.

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Elle semblait timide et introvertie.

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Bref, elle donnait l'impression d'une femme seule à la recherche de relations

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dans une chine moderne.

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Avec le temps, Sister Ong avait développé des techniques de manipulation très efficaces.

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Par exemple, elle ciblait toujours des hommes qui étaient en relation extra-conjugale.

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Pourquoi?

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Parce que ces hommes-là posent moins de questions et ont moins tendance à faire

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des vérifications d'identité.

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Comme c'est le cas dans bien des situations, le désir surpense la raison.

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Aussi, son profil était méticuleusement fabriqué.

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On y voyait les images d'une femme qui cuisine, qui s'occupe des plantes,

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qui fait des tâches domestiques.

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Elle donnait vraiment l'impression d'être une vraie personne qui mène une

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vraie vie.

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Mais voici un aspect assez tordu de son opération.

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Elle ne demandait jamais de rémunération en échange de ses services, si bien sûr

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c'était considéré comme des services.

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Mais par exemple, les hommes pouvaient lui amener des fruits, des légumes,

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une pastèque dans un cas, une pain de lait ou encore de l'huile d'olive.

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De cette façon, les hommes avaient moins l'impression d'être des clients.

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Ils avaient plus l'impression d'être des amants généreux en quelque sorte.

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Une fois la rencontre organisée, Sister Ong contrôlait entièrement la dynamique.

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Par contre, elle laissait les hommes l'initier pour leur donner l'impression que

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c'était eux qui contrôlaient.

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Mais en réalité, c'était complètement l'inverse.

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Quand un homme posait une question un peu gênante, par exemple,

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est-ce qu'on se protège?

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Eh bien, Sister Ong, elle changeait souvent de sujet et parfois laissait

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l'impression d'être fâchée, encore une fois pour créer une genre de

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confusion émotionnelle chez l'homme, encore une fois pour que le désir

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surpasse la raison.

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L'appartement à Nanjing où vivait Sister Ong était très modeste.

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Mais par contre, elle avait tout arrangé pour enregistrer chaque racoin

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de l'appartement.

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Il y avait des caméras un petit peu partout.

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C'est comme ça qu'elle mettait en scène son théâtre de l'illusion.

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Mais vous vous demandez sûrement qui est-ce qu'ils venaient l'avoir?

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Eh bien, en fait, les profils étaient multiples.

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On trouvait des étudiants plus jeunes, des professionnels,

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aussi des ressortissants étrangers.

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Les profils étaient extrêmement mixtes.

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Et certains d'entre eux revenaient plusieurs fois,

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à de multiples occasions.

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Oui, vous l'avez bien entendu, ils revenaient à de maintes reprises,

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pensant avoir trouvé une maîtresse ou encore une amie avec bénéfice.

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Et ils ignoraient complètement à ce moment-là qu'ils étaient

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filmés par tous les angles.

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Avec le temps, ce qui est assez étrange, c'est que certaines

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victimes ont commencé à remarquer des traits physiques inquiétants

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chez Sister Ong, notamment la présence d'une pomme d'Adam,

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des mains anormalement larges ou encore des traits au visage

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plutôt masculins.

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Mais malgré tout, il restait, il n'y avait plus du tout de jugement.

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Quand vous l'aurez deviné, Sister Ong est en fait

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un homme âgé de 38 ans nommé Chao.

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Imaginez-vous donc que tout ce temps-là, Sister Ong

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faisait une mascarade et elle gardait son costume

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jusqu'au dernier moment.

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C'est-à-dire qu'elle le gardait même pendant les relations.

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Et là, je ne peux pas aller trop en détail.

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Je ne sais pas exactement quel était l'objet de ces relations.

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On revient à un stade où tu ne peux plus ignorer

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si la personne est un homme ou une femme.

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Mais quel était donc l'objectif de Sister Ong

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dans cette opération?

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Imaginez-vous donc que ce n'était pas juste pour satisfaire

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ses envies perverses.

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C'était tout un business model.

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Pour environ 21 $ par mois, des gens via Telegram

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et d'autres plateformes sur le web de surface

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pouvaient rejoindre des canaux où Sister Ong partageait

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des centaines de vidéos avec ses clients.

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C'est fou ça.

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Le business model était considérable

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et les revenus aussi.

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Elle faisait de cette manière-là des milliers de dollars par mois,

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ce qui est beaucoup plus que les 141 $

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qu'elle gagnait par mois avec son emploi du temps habituel.

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Et aussi, son organisation était très méthodique.

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Lorsque les policiers sont débarqués chez Chao,

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ils ont trouvé plein de preuves,

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dont six téléphones portables, des perruques,

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des prothèses en silicone,

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mais aussi un carnet qui répertoriait le nom

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de tous les clients rencontrés au fil des mois.

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Donc, il y avait vraiment de l'organisation derrière ça.

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C'était littéralement un registre du crime,

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un peu comme on tient un livre comptable.

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En juillet 2025, tout s'effondre

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alors qu'un homme se rend au poste de police de Nanjing

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pour expliquer aux policiers que ses moments intimes

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ont été enregistrés et partagés à la grandeur du web.

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Grâce aux preuves numériques,

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au retracage des téléphones cellulaires, des adresses IP,

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ils réussissent assez simplement à retrouver Sister Ong

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et à l'appréhender dans son appartement de Nanjing.

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L'affaire explose littéralement sur les réseaux sociaux chinois.

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Il y a même un hashtag Red Uncle qui va commencer à être partagé

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parce que là, on avait Sister Ong,

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mais depuis qu'on sait que c'est un homme,

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on l'a rebaptisé Red Uncle.

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Et là, les internautes vont commencer à maintenir des listes de gens

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qu'ils identifient dans les vidéos de Sister Ong.

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Donc des clients potentiels.

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Et là, c'est des centaines au début de clients qui sont identifiés.

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Et là, les gens commencent à reconnaître leurs voisins,

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des membres de leur famille, leurs amis.

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Et là, tout part en vrille dans l'internet chinois.

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Un des cas quand même assez tragiques dans cette histoire,

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c'est un homme qui est revenu très souvent

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voir Sister Ong dans son appartement.

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Il était vêtu d'un manteau de cuir.

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On le surnommait donc le Letter Jacket Guy.

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Et lui, eh bien, sa conjointe l'a trouvé sur Internet

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dans les bases de données montées par les internautes.

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Son visage était très visible.

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C'était impossible de le manquer.

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Les deux étaient en couple depuis trois ans.

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Eh bien, malheureusement, la conjointe du Letter Jacket Guy

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a rompu après avoir découvert cette affaire

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parce qu'elle a été choquée d'apprendre qu'il était allé plusieurs fois

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rencontrer Sister Ong pour obtenir des services sexuels.

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Il y a aussi un cas d'un professeur d'anglais en Chine

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qui a été identifié par sa mère,

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qui, on pourrait dire, n'a pas été très fière de lui.

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Et là, c'est plein de gens qui sont identifiés.

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Il y a des listes qui courent sur Internet.

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Il y a aussi des guides un peu satiriques

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sur comment identifier votre mari

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dans les vidéos de Sister Ong qui circulent en ligne.

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Donc, tout ça, en plus d'être tragique, en plus d'être viral,

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commence à même devenir un mime

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où on regarde tout ça avec un regard très cynique.

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Et en même temps, il y a toujours l'ambiguïté sur la question de

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est-ce que les gens savaient que c'était un homme?

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Est-ce qu'ils s'en doutaient ou est-ce qu'ils étaient dans le déni?

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Eh bien, il y a plusieurs hommes, plusieurs victimes qui ont pris la parole

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par la suite en disant qu'ils ignoraient complètement

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que Sister Ong était en fait un homme.

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Et il y en a d'autres qui, afin de pas perdre la face,

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ont fait un peu un coming out en disant

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ben moi, je savais que c'était un homme,

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je le faisais en toute connaissance de cause.

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Mais il y a quand même eu plusieurs personnes trompées

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et il y a cette espèce d'ambiguïté-là qui subsiste sur

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est-ce qu'ils le savaient ou non que Sister Ong était un homme?

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Imaginez-vous donc que la révélation de l'identité de Sister Ong

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n'est pas la pire dans cette histoire

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parce qu'un présentateur de télé chinoise a annoncé

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à la fin juillet 2025 que trois hommes auraient été affectés

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du VIH en couchant avec Sister Ong

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dans toute sa campagne d'enregistrement

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et de partage de vidéos intimes.

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Et là, ça va déclencher une forme de panique générale.

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Il y a les services de santé en Chine

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qui vont lancer des cliniques de dépistage d'urgence

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et vont en faire un affaire d'État,

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étant donné qu'il y a tellement de victimes

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et c'est plus de 230 victimes de Sister Ong

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qui vont se présenter dans les laboratoires de dépistage

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pour tenter de voir s'ils ont attrapé le VIH.

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Donc on voit que le compte des victimes

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commence à monter dramatiquement.

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Un autre aspect troublant de cette histoire,

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ça a été la réaction du public chinois

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qui a un peu transformé Jiahou ou Sister Ong en mime.

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C'est-à-dire qu'il y a eu un certain manque d'empathie

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envers les victimes.

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Oui, on comprend que certaines d'entre elles

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étaient en relation extra-conjugale,

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mais malgré ça, leur vie privée a été mise en ligne

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et même exploité à des fins pécuniaires,

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donc c'est pas à négliger.

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Mais malgré ça, on a vu des gens se déguiser

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en Sister Ong sur les réseaux sociaux avec la perruque,

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le maquillage, le rouge à lèvres, la robe et tout ça.

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On a même vu des guides sur comment se costumer en Sister Ong

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et des gens recréer même son appartement de Nanjing.

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Donc, à quelque part, tout ça est devenu viral,

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un peu sur le dos des victimes réelles de Sister Ong.

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On a vu aussi des filtres en réalité augmentée

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qui permettaient aux gens d'incarner un peu le visage de Jiahou

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et aussi de nous positionner dans son appartement.

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Et il y a même un théâtre vietnamien

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qui a créé une pièce sur le thème de Sister Ong.

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Donc, vous voyez les choses escalades assez rapidement sur Internet.

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L'histoire est encore récente,

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donc Jiahou est en attente de son procès actuellement,

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mais il fait face à des accusations très graves,

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notamment la production et la distribution de matériel obscène,

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la violation grave de la vie privée

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et aussi des accusations en lien avec la transmission du VIH.

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Donc, c'est quand même très grave.

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Selon la loi chinoise, il risque jusqu'à deux ans de prison.

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Est-ce que c'est trop? Est-ce que c'est pas assez?

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Qu'est-ce que vous en pensez?

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Laissez-nous savoir, donnez des commentaires.

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Mais les conséquences légales de cette histoire

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sont rien à comparer aux conséquences

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au niveau de la société qui va avoir émergé.

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On parle de méfiance envers les applications de rencontre,

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méfiance envers la sécurité informatique du peuple,

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aussi méfiance au niveau du consentement.

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Ça remet un petit peu en jeu tout ça.

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Est-ce que quand on fait une rencontre,

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même si elle est extra conjugale,

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on n'a pas plus le droit de nous enregistrer

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et distribuer du matériel.

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Donc, il y a eu des traumatismes vraiment importants

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au niveau de la technologie et des réseaux sociaux

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sur la société chinoise.

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Zhao est donc actuellement en prison

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en attente de son procès.

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Donc, on va vous tenir au courant les distordus

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sur les issus de cette histoire.

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Mais les vidéos, elles, et les images,

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elles sont encore partout en ligne,

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accessibles via des channels sur Telegram

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et autres sur les réseaux sociaux chinois.

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Donc, ça laisse des traces à l'infini, cette histoire.

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Cette histoire nous rappelle aussi

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à quel point on est vulnérables dans l'ère numérique

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et on est toujours à un clic de faire une erreur

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qu'on pourrait regretter très longtemps.

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Donc, la prochaine fois que vous ouvrez

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une application de rencontre,

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ayez une petite pensée pour Sister Ong

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et demandez-vous à qui vous parlez réellement.

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Les distordus, j'espère que vous avez aimé cette vidéo.

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Si oui, eh bien, on va en faire plus.

[13:02]

Abonnez-vous à la chaîne, laissez-nous un commentaire

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et on se revoit très bientôt.

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