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Il y a une femme en Chine qui a piégé plus de 1600 hommes sur Internet pendant 4 ans.
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Et quand ils l'ont découvert, il était déjà trop tard, leur vie intime était
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déjà partout sur Internet.
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Bienvenue à Distorsion.
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Hello tout le monde, c'est Emile, cette fois-ci dans mon studio personnel à la
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maison.
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On essaye un nouveau format de vidéo aujourd'hui.
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Si vous aimez ça, eh bien dites-nous-le dans les commentaires et assurez-vous de
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vous abonner à la chaîne et nous, eh bien, on va en faire d'autres avec
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Seb, bien sûr.
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Bienvenue dans l'histoire de Sister Hong, une histoire qui a paralysé la Chine pendant
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plusieurs années et qui a généré plus de 350 millions de vues sur les réseaux sociaux
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chinois en quelques jours seulement quand l'affaire a éclaté.
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Je vais vous raconter comment une femme a orchestré la plus grande arnaque amoureuse
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de toute l'histoire de la Chine.
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Et croyez-moi, après cette histoire, vous ne verrez plus jamais les applications
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de rencontre de la même façon.
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Sur les applications de rencontre chinoises, elle se faisait appeler Sister Hong, une
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femme souriante, aimable et apparemment solitaire.
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Elle avait des milliers de profils actifs à son sujet, mais toujours avec une histoire
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légèrement différente.
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Par contre, il y avait une seule constante, elle était à la recherche de relations
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discrètes.
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Sur les plateformes comme Weibo, Renaut ou les autres applications de rencontre
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chinoises, elle était omniprésente.
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Elle était d'apparence modeste, humble, souvent vêtue d'une jupe plissée, de
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couleur bronze ou encore marron, avec un col roulé et des chaussures brillantes
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noires.
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On aurait dit qu'elle portait aussi une longue perruque avec des franges brillantes.
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En plus de cela, elle avait un visage quand même blanc fantomatique, mais en
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plus avec un rouge à lèvres très vif.
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Elle se présentait soit comme une femme divorcée ou encore une mariée malheureuse,
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âgée de 35 ans et habitant à Nanjing.
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Elle était à la recherche d'un ami pour des relations discrètes sans complication.
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Ses photos étaient retouchées, mais paraissaient quand même naturelles, ne serait-ce
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que pour tromper les hommes.
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Elle semblait timide et introvertie.
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Bref, elle donnait l'impression d'une femme seule à la recherche de relations
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dans une chine moderne.
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Avec le temps, Sister Ong avait développé des techniques de manipulation très efficaces.
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Par exemple, elle ciblait toujours des hommes qui étaient en relation extra-conjugale.
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Pourquoi?
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Parce que ces hommes-là posent moins de questions et ont moins tendance à faire
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des vérifications d'identité.
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Comme c'est le cas dans bien des situations, le désir surpense la raison.
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Aussi, son profil était méticuleusement fabriqué.
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On y voyait les images d'une femme qui cuisine, qui s'occupe des plantes,
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qui fait des tâches domestiques.
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Elle donnait vraiment l'impression d'être une vraie personne qui mène une
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vraie vie.
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Mais voici un aspect assez tordu de son opération.
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Elle ne demandait jamais de rémunération en échange de ses services, si bien sûr
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c'était considéré comme des services.
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Mais par exemple, les hommes pouvaient lui amener des fruits, des légumes,
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une pastèque dans un cas, une pain de lait ou encore de l'huile d'olive.
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De cette façon, les hommes avaient moins l'impression d'être des clients.
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Ils avaient plus l'impression d'être des amants généreux en quelque sorte.
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Une fois la rencontre organisée, Sister Ong contrôlait entièrement la dynamique.
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Par contre, elle laissait les hommes l'initier pour leur donner l'impression que
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c'était eux qui contrôlaient.
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Mais en réalité, c'était complètement l'inverse.
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Quand un homme posait une question un peu gênante, par exemple,
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est-ce qu'on se protège?
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Eh bien, Sister Ong, elle changeait souvent de sujet et parfois laissait
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l'impression d'être fâchée, encore une fois pour créer une genre de
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confusion émotionnelle chez l'homme, encore une fois pour que le désir
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surpasse la raison.
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L'appartement à Nanjing où vivait Sister Ong était très modeste.
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Mais par contre, elle avait tout arrangé pour enregistrer chaque racoin
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de l'appartement.
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Il y avait des caméras un petit peu partout.
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C'est comme ça qu'elle mettait en scène son théâtre de l'illusion.
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Mais vous vous demandez sûrement qui est-ce qu'ils venaient l'avoir?
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Eh bien, en fait, les profils étaient multiples.
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On trouvait des étudiants plus jeunes, des professionnels,
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aussi des ressortissants étrangers.
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Les profils étaient extrêmement mixtes.
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Et certains d'entre eux revenaient plusieurs fois,
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à de multiples occasions.
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Oui, vous l'avez bien entendu, ils revenaient à de maintes reprises,
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pensant avoir trouvé une maîtresse ou encore une amie avec bénéfice.
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Et ils ignoraient complètement à ce moment-là qu'ils étaient
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filmés par tous les angles.
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Avec le temps, ce qui est assez étrange, c'est que certaines
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victimes ont commencé à remarquer des traits physiques inquiétants
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chez Sister Ong, notamment la présence d'une pomme d'Adam,
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des mains anormalement larges ou encore des traits au visage
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plutôt masculins.
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Mais malgré tout, il restait, il n'y avait plus du tout de jugement.
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Quand vous l'aurez deviné, Sister Ong est en fait
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un homme âgé de 38 ans nommé Chao.
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Imaginez-vous donc que tout ce temps-là, Sister Ong
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faisait une mascarade et elle gardait son costume
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jusqu'au dernier moment.
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C'est-à-dire qu'elle le gardait même pendant les relations.
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Et là, je ne peux pas aller trop en détail.
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Je ne sais pas exactement quel était l'objet de ces relations.
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On revient à un stade où tu ne peux plus ignorer
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si la personne est un homme ou une femme.
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Mais quel était donc l'objectif de Sister Ong
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dans cette opération?
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Imaginez-vous donc que ce n'était pas juste pour satisfaire
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ses envies perverses.
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C'était tout un business model.
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Pour environ 21 $ par mois, des gens via Telegram
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et d'autres plateformes sur le web de surface
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pouvaient rejoindre des canaux où Sister Ong partageait
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des centaines de vidéos avec ses clients.
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C'est fou ça.
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Le business model était considérable
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et les revenus aussi.
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Elle faisait de cette manière-là des milliers de dollars par mois,
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ce qui est beaucoup plus que les 141 $
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qu'elle gagnait par mois avec son emploi du temps habituel.
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Et aussi, son organisation était très méthodique.
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Lorsque les policiers sont débarqués chez Chao,
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ils ont trouvé plein de preuves,
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dont six téléphones portables, des perruques,
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des prothèses en silicone,
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mais aussi un carnet qui répertoriait le nom
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de tous les clients rencontrés au fil des mois.
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Donc, il y avait vraiment de l'organisation derrière ça.
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C'était littéralement un registre du crime,
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un peu comme on tient un livre comptable.
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En juillet 2025, tout s'effondre
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alors qu'un homme se rend au poste de police de Nanjing
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pour expliquer aux policiers que ses moments intimes
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ont été enregistrés et partagés à la grandeur du web.
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Grâce aux preuves numériques,
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au retracage des téléphones cellulaires, des adresses IP,
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ils réussissent assez simplement à retrouver Sister Ong
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et à l'appréhender dans son appartement de Nanjing.
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L'affaire explose littéralement sur les réseaux sociaux chinois.
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Il y a même un hashtag Red Uncle qui va commencer à être partagé
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parce que là, on avait Sister Ong,
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mais depuis qu'on sait que c'est un homme,
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on l'a rebaptisé Red Uncle.
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Et là, les internautes vont commencer à maintenir des listes de gens
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qu'ils identifient dans les vidéos de Sister Ong.
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Donc des clients potentiels.
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Et là, c'est des centaines au début de clients qui sont identifiés.
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Et là, les gens commencent à reconnaître leurs voisins,
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des membres de leur famille, leurs amis.
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Et là, tout part en vrille dans l'internet chinois.
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Un des cas quand même assez tragiques dans cette histoire,
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c'est un homme qui est revenu très souvent
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voir Sister Ong dans son appartement.
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Il était vêtu d'un manteau de cuir.
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On le surnommait donc le Letter Jacket Guy.
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Et lui, eh bien, sa conjointe l'a trouvé sur Internet
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dans les bases de données montées par les internautes.
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Son visage était très visible.
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C'était impossible de le manquer.
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Les deux étaient en couple depuis trois ans.
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Eh bien, malheureusement, la conjointe du Letter Jacket Guy
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a rompu après avoir découvert cette affaire
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parce qu'elle a été choquée d'apprendre qu'il était allé plusieurs fois
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rencontrer Sister Ong pour obtenir des services sexuels.
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Il y a aussi un cas d'un professeur d'anglais en Chine
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qui a été identifié par sa mère,
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qui, on pourrait dire, n'a pas été très fière de lui.
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Et là, c'est plein de gens qui sont identifiés.
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Il y a des listes qui courent sur Internet.
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Il y a aussi des guides un peu satiriques
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sur comment identifier votre mari
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dans les vidéos de Sister Ong qui circulent en ligne.
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Donc, tout ça, en plus d'être tragique, en plus d'être viral,
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commence à même devenir un mime
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où on regarde tout ça avec un regard très cynique.
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Et en même temps, il y a toujours l'ambiguïté sur la question de
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est-ce que les gens savaient que c'était un homme?
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Est-ce qu'ils s'en doutaient ou est-ce qu'ils étaient dans le déni?
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Eh bien, il y a plusieurs hommes, plusieurs victimes qui ont pris la parole
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par la suite en disant qu'ils ignoraient complètement
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que Sister Ong était en fait un homme.
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Et il y en a d'autres qui, afin de pas perdre la face,
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ont fait un peu un coming out en disant
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ben moi, je savais que c'était un homme,
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je le faisais en toute connaissance de cause.
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Mais il y a quand même eu plusieurs personnes trompées
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et il y a cette espèce d'ambiguïté-là qui subsiste sur
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est-ce qu'ils le savaient ou non que Sister Ong était un homme?
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Imaginez-vous donc que la révélation de l'identité de Sister Ong
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n'est pas la pire dans cette histoire
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parce qu'un présentateur de télé chinoise a annoncé
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à la fin juillet 2025 que trois hommes auraient été affectés
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du VIH en couchant avec Sister Ong
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dans toute sa campagne d'enregistrement
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et de partage de vidéos intimes.
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Et là, ça va déclencher une forme de panique générale.
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Il y a les services de santé en Chine
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qui vont lancer des cliniques de dépistage d'urgence
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et vont en faire un affaire d'État,
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étant donné qu'il y a tellement de victimes
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et c'est plus de 230 victimes de Sister Ong
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qui vont se présenter dans les laboratoires de dépistage
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pour tenter de voir s'ils ont attrapé le VIH.
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Donc on voit que le compte des victimes
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commence à monter dramatiquement.
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Un autre aspect troublant de cette histoire,
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ça a été la réaction du public chinois
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qui a un peu transformé Jiahou ou Sister Ong en mime.
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C'est-à-dire qu'il y a eu un certain manque d'empathie
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envers les victimes.
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Oui, on comprend que certaines d'entre elles
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étaient en relation extra-conjugale,
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mais malgré ça, leur vie privée a été mise en ligne
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et même exploité à des fins pécuniaires,
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donc c'est pas à négliger.
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Mais malgré ça, on a vu des gens se déguiser
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en Sister Ong sur les réseaux sociaux avec la perruque,
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le maquillage, le rouge à lèvres, la robe et tout ça.
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On a même vu des guides sur comment se costumer en Sister Ong
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et des gens recréer même son appartement de Nanjing.
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Donc, à quelque part, tout ça est devenu viral,
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un peu sur le dos des victimes réelles de Sister Ong.
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On a vu aussi des filtres en réalité augmentée
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qui permettaient aux gens d'incarner un peu le visage de Jiahou
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et aussi de nous positionner dans son appartement.
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Et il y a même un théâtre vietnamien
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qui a créé une pièce sur le thème de Sister Ong.
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Donc, vous voyez les choses escalades assez rapidement sur Internet.
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L'histoire est encore récente,
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donc Jiahou est en attente de son procès actuellement,
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mais il fait face à des accusations très graves,
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notamment la production et la distribution de matériel obscène,
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la violation grave de la vie privée
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et aussi des accusations en lien avec la transmission du VIH.
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Donc, c'est quand même très grave.
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Selon la loi chinoise, il risque jusqu'à deux ans de prison.
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Est-ce que c'est trop? Est-ce que c'est pas assez?
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Qu'est-ce que vous en pensez?
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Laissez-nous savoir, donnez des commentaires.
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Mais les conséquences légales de cette histoire
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sont rien à comparer aux conséquences
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au niveau de la société qui va avoir émergé.
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On parle de méfiance envers les applications de rencontre,
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méfiance envers la sécurité informatique du peuple,
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aussi méfiance au niveau du consentement.
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Ça remet un petit peu en jeu tout ça.
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Est-ce que quand on fait une rencontre,
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même si elle est extra conjugale,
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on n'a pas plus le droit de nous enregistrer
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et distribuer du matériel.
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Donc, il y a eu des traumatismes vraiment importants
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au niveau de la technologie et des réseaux sociaux
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sur la société chinoise.
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Zhao est donc actuellement en prison
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en attente de son procès.
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Donc, on va vous tenir au courant les distordus
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sur les issus de cette histoire.
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Mais les vidéos, elles, et les images,
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elles sont encore partout en ligne,
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accessibles via des channels sur Telegram
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et autres sur les réseaux sociaux chinois.
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Donc, ça laisse des traces à l'infini, cette histoire.
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Cette histoire nous rappelle aussi
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à quel point on est vulnérables dans l'ère numérique
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et on est toujours à un clic de faire une erreur
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qu'on pourrait regretter très longtemps.
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Donc, la prochaine fois que vous ouvrez
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une application de rencontre,
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ayez une petite pensée pour Sister Ong
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et demandez-vous à qui vous parlez réellement.
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Les distordus, j'espère que vous avez aimé cette vidéo.
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Si oui, eh bien, on va en faire plus.
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Abonnez-vous à la chaîne, laissez-nous un commentaire
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et on se revoit très bientôt.