#84 - Jenelle Potter - Une histoire de catfish qui tourne mal

Épisode

#84 - Jenelle Potter - Une histoire de catfish qui tourne mal

Saison
7
Épisode
84
Durée
1 h 10 min
Format
Audio

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Enfant comme adulte, nous sommes toujours à la recherche d’un cercle social, qu’il soit réel ou virtuel. En 2012, une certaine Jenelle Potter, originaire d’une petite ville du Tennessee, était prête à tout pour intégrer un groupe d’amis. Lorsqu’un conflit surgit au sein du groupe, personne ne pouvait s’imaginer jusqu’où les choses aboutiraient… Suivez-nous dans une histoire de catfishing, où la jalousie, le mensonge et un mystérieux agent des services secrets s’entrecroisent!

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[00:01]

Vous êtes sur le point d'écouter DISTORTION, un podcast sur des histoires étranges de l'ère numérique.

[00:49]

Enfants comme adultes, nous sommes toujours à la recherche d'un cercle social, qu'il soit réel ou virtuel.

[00:54]

En 2012, une certaine Janelle Potter, originaire d'une petite ville du Tennessee, était prête à tout pour intégrer un groupe d'amis.

[01:03]

Lorsqu'un conflit surgit au sein du groupe, personne ne pouvait s'imaginer jusqu'où les choses aboutiraient.

[01:09]

Suivez-nous dans une histoire de catfishing, où la jalousie, le mensonge et un mystérieux agent des services secrets s'entrecouasent.

[01:19]

Sébastien Lévesque, comment ça va ce soir?

[01:21]

Ça va bien et toi, Emile Gauthier?

[01:23]

Ça va très bien aussi. Dis-moi donc, qu'est-ce qu'on boit ce soir pour passer au travers de cette histoire mystérieuse?

[01:30]

Oh, ce soir, on boit la chat à fouetter de la microbrasserie Noctem, qu'on aime bien.

[01:36]

Oui.

[01:36]

C'est une milkshake à épier au mangue et on a des oublons de citra, du sabreau et du écoanote.

[01:42]

Et elle s'appelle comment déjà?

[01:44]

La chat à fouetter.

[01:45]

Oh oui, on check ça. On est des gros fans du Noctem ici.

[01:48]

Oui, on les adore.

[01:49]

On veut aussi donner un gros shout-out à notre seule et unique auditeur ou auditrice des Bahamas.

[01:57]

Oh, mais c'est peut-être Rihanna.

[01:59]

Qui sait?

[02:00]

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[02:08]

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[02:14]

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[02:20]

Oh oui.

[02:21]

Et là-dessus, Seb, est-ce qu'on est prêt à se lancer dans l'histoire tordue de Jenelle Potter?

[02:27]

Oui, mais avant d'aller plus loin, je voulais vous dire qu'en ce moment,

[02:31]

c'est vraiment le temps idéal pour acheter un matelas policier pour bien terminer l'année 2021.

[02:36]

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[02:46]

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[02:52]

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[02:56]

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[03:07]

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[03:45]

Et là-dessus Seb, est-ce qu'on est prêt à attaquer l'épisode de ce soir ?

[03:49]

Oui monsieur !

[03:52]

L'histoire de ce soir, mon cher Seb, l'histoire de Janelle Potter,

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on l'a abordé dans notre tome 1 de livre, notre premier livre de distorsion,

[04:00]

mais c'est un sujet qui était tellement étrange, tellement tordu,

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« twisted » même, et qui a connu des développements depuis l'édition de notre livre,

[04:08]

donc on voulait vous en parler en mode podcast pour aussi amener des réflexions au travers ça,

[04:13]

puis aussi l'amener à certaines personnes qui n'ont peut-être pas acheté notre livre,

[04:16]

on sait que vous n'êtes pas nombreux ceux qui n'ont pas fait ça,

[04:20]

mais bref, c'est une histoire tellement passionnante, tellement bizarre aussi,

[04:23]

on dirait que c'était un peu une « perfect storm » en fait,

[04:28]

c'est-à-dire que plusieurs ingrédients mis ensemble qui a créé vraiment tout un bordel,

[04:32]

puis on ne veut pas trop vous spoiler non plus,

[04:35]

parce que vous allez voir, il y a plusieurs rebondissements là-dedans.

[04:38]

Oui, absolument, en fait, comme dans plusieurs cas qu'on dit,

[04:42]

c'est digne d'un scénario de film, même si on avait vu ce scénario-là,

[04:48]

on y croirait pas, vous allez voir,

[04:50]

c'est un épisode où la distorsion cognitive vraiment de la réalité est appliquée

[04:57]

pour plusieurs des protagonistes de l'histoire, vous allez voir.

[05:00]

Tout à fait, il y a tellement d'éléments mystérieux là-dedans,

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puis à quelque part, il y a aussi une tristesse profonde, vous allez voir,

[05:07]

qui va se dégager de cette histoire-là, il y a des passages pas faciles non plus,

[05:12]

donc avis au cœur sensible, il y a quand même une certaine part de violence dans cette histoire-là,

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une part de tristesse aussi, le système judiciaire aussi n'est pas toujours adapté pour certaines personnes

[05:24]

lorsqu'on parle de maladies mentales, parfois même de déficience intellectuelle,

[05:28]

on va en parler un peu aujourd'hui,

[05:30]

et donc il y a aussi une réflexion à avoir autour des jugements qui ont eu lieu à la cour en lien avec cette histoire-là,

[05:37]

il y a eu des développements aussi en 2021 assez récemment, donc on va pouvoir y revenir.

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Oui, tu as bien raison, mon cher Emile, je pense qu'on est prêt à débuter le cas.

[05:47]

Yes.

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Je voulais commencer par vous parler de l'amitié.

[05:52]

L'amitié, on le sait, c'est un besoin essentiel pour l'humain,

[05:55]

puis sur la pyramide de Maslow, je ne sais pas si tu te rappelles un peu c'est quoi,

[06:00]

donc c'est des besoins fondamentaux de l'être humain pour être heureux ou du moins pour vivre,

[06:06]

mais l'amitié, en fait la socialisation dont fait partie l'amitié,

[06:10]

c'est quand même le troisième besoin que l'être humain a pour être équilibré,

[06:16]

après le besoin de sécurité et de s'occuper de sa survie en fait,

[06:22]

donc ça vient tout de suite après, c'est pour ça aussi qu'on vit en société,

[06:26]

l'humain a besoin de l'autre pour vivre et survivre,

[06:30]

puis on le sait, les réseaux sociaux sont devenus pour tout le monde le pilier, le pivot de communication

[06:38]

d'à peu près tout le monde maintenant, à part peut-être quelques personnes qui ne sont pas connectées,

[06:42]

mais généralement on utilise les réseaux sociaux ou les messageries des réseaux sociaux

[06:46]

pour communiquer, pour entretenir notre cercle d'amis et tout ça.

[06:49]

Puis on recherche à quelque part une certaine forme de validation aussi de la part d'un cercle social,

[06:55]

donc c'est important d'avoir des amis et tout ça,

[06:57]

mais à une époque où les contacts réels sont minimaux comparés à une certaine époque,

[07:04]

la validation qu'on va chercher sur les réseaux sociaux avec nos contacts virtuels est de plus en plus importante,

[07:10]

puis aussi une certaine ligne on dirait qui est brouillée à notre époque entre le réel et le virtuel,

[07:16]

c'est-à-dire que le virtuel est tellement présent qu'il devient réel,

[07:20]

oui vous allez voir ce soir on parle de catfish à un certain endroit,

[07:23]

mais à quelque part ces amitiés-là qu'on entretient virtuellement sont bien réels pour la plupart du temps.

[07:29]

Ah bien oui absolument, en fait je suis convaincu que notre cerveau ne fait pas tant de différences,

[07:35]

puis même ça avait été prouvé qu'une relation sociale ou une relation physique ou virtuelle,

[07:41]

on parle toujours d'amitiés, ça a pratiquement le même impact.

[07:45]

Ça remplit les mêmes besoins.

[07:46]

Oui exactement, on le sait il y a tellement de gens qui peuvent s'accrocher aussi,

[07:51]

la preuve en fait c'est souvent des relations qui ne restent que virtuelles

[07:56]

et les gens vont y trouver quand même un confort,

[07:59]

parce qu'en fait l'important dans une relation d'amitié beaucoup c'est la communication

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et les réseaux sociaux, que ce soit virtuel,

[08:07]

en fait ils permettent de le faire un peu importe pour soi physique ou non.

[08:12]

Mais aussi les réseaux sociaux deviennent le refuge des gens qui ont peu d'amis,

[08:17]

qui sont moins adaptés en société, qui ont plus de problèmes à se faire des amis,

[08:21]

on le sait aussi c'est une autre problématique.

[08:25]

Dans la vie physique, il y a toutes sortes d'éléments qu'on tient incontents, inconsciemment,

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selon nos valeurs, notre culture.

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Quand on rencontre des gens dans un cercle d'amis, on ne plaît pas à tout le monde,

[08:36]

c'est pas tout le monde avec qui on veut être ami non plus, puis c'est normal.

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Mais souvent lorsqu'on détonne ou on a de la difficulté à se faire des amis dans la vraie vie,

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les réseaux sociaux deviennent aussi un bon soutien, un endroit, un espace,

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un safe space pour ces gens-là aussi pour développer des amitiés plus facilement.

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Avec l'écran, ça permet de dissiper la gêne, on n'a pas tous nos jugements,

[09:03]

nos préjugés qu'on peut avoir sur le physique de quelqu'un, la voix, etc.

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Tout ça part avec le virtuel, donc ça facilite beaucoup les choses pour beaucoup de gens.

[09:13]

Et ça devient un refuge pour ces gens-là.

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Et juste pour vous dire, Facebook s'est tellement rendu gros, si on parle de lui,

[09:22]

si c'était un pays actuellement, ça serait le pays le plus gros au monde.

[09:27]

Et juste pour vous dire, quand on avait écrit le livre,

[09:31]

je pense que c'était le troisième pays le plus gros au monde,

[09:34]

dans le sens que le tome 1 depuis l'écriture de cette histoire-là versus aujourd'hui,

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Facebook a quasiment doublé de taille, et c'est assez incroyable.

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Tout ça pour dire que maintenant, les réseaux sociaux sont une forme de pays,

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puis tout le monde, on est un peu tous sous le même écosystème.

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Ça, ça m'a toujours fasciné, on est presque à 4 milliards,

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je pense que c'est 3,6 maintenant d'utilisateurs actifs sur Facebook,

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puis la population, c'est 8 milliards, donc c'est beaucoup, beaucoup de monde.

[10:06]

C'est clair.

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Comme je vous disais, c'est un refuge pour des personnes qui sont un peu différentes,

[10:10]

qui sont un peu plus isolées.

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C'est le cas de l'Américaine Jenelle Potter.

[10:14]

Elle est âgée de 31 ans.

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Elle a toujours souffert de troubles de santé et de problèmes d'apprentissage dès son jeune âge.

[10:21]

Ça l'a toujours mis à l'écart des autres.

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Elle souffrait de diabète de type 1, qui est vraiment le diabète sévère,

[10:27]

le pôle de type 2 qu'on développe avec le temps.

[10:30]

Donc ça, le diabète de type 1, c'est aucune insuline.

[10:33]

Il faut que tu te piques à chaque jour.

[10:34]

Ça demande beaucoup de discipline de vie.

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Les gens qui souffrent de ça, honnêtement, je trouve ça assez…

[10:41]

je les trouve courageux, en fait, d'avoir à gérer ça au quotidien.

[10:46]

Mais malgré ça, Jenelle, en plus de ça, le diabète, c'est une chose.

[10:50]

Elle mesure 6 pieds de haut, mais le problème, si on peut dire,

[10:55]

c'est que sa voix ne s'est jamais développée normalement.

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Fait que même adulte, elle s'exprimait avec une voix qui était assez enfantine.

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Et même si vous voyez des vidéos sur YouTube et tout ça,

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quand on l'entend parler, on le remarque quand même.

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Donc ces différences ont eu quand même un impact sur elle.

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Et toute sa vie, elle n'a jamais trop réussi à se faire des amis.

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Elle n'a jamais eu de conjoint non plus.

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Elle a grandi à Philadelphie.

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Elle est déménagée en 2005 dans la ville de Mountain City,

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qui est située au Tennessee, aux États-Unis.

[11:24]

C'est une petite ville, même pas 3 000 habitants.

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Il n'y a pas de cinéma, pas de centre d'achat.

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Il y a trois petits commerces.

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Donc c'est encore plus difficile de se faire des amis quand on habite une petite ville.

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Les chances d'avoir des gens qui peuvent correspondre à nos valeurs

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sont réduites évidemment.

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Et en plus, lorsqu'on a une différence,

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les gens s'en rendent rapidement compte.

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Et les potins ou les ragots peuvent faire leur effet encore plus rapidement.

[11:53]

Oui, absolument. C'est encore plus rapide.

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Souvent, les vieux comparaisons de Facebook,

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c'était le perron de l'église,

[12:00]

mais dans des petites villes comme ça,

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la ville elle-même a encore ce bouchoiret-là qui circule organiquement.

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Donc malgré que Jenelle est dans le début trentaine,

[12:11]

elle ne quitte jamais la maison.

[12:13]

Elle vit encore chez ses parents.

[12:15]

Sa vie sociale est majoritairement virtuelle.

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Par contre, elle est assez habile avec les ordinateurs

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et elle passe ses journées sur Internet et sur les réseaux sociaux comme Facebook.

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Selon la description de son profil en ligne,

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c'est une personne qui est douce et qui aime prendre soin des autres.

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Elle mentionne aussi qu'elle aime beaucoup la vie et faire rire.

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C'est quelqu'un qui publie aussi régulièrement,

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c'est assez typique, des photos de chien,

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des photos de graphique en forme de cœur,

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un peu comme une préadolescente le ferait,

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mais pas nécessairement comme une adulte de 31 ans.

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Oui, on voit un peu le genre.

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Lorsqu'elle n'est pas en ligne sur Facebook,

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Jenelle s'occupe avec ses jouets et ses peluches dans sa chambre.

[12:50]

Ça aussi, c'est encore un peu étrange,

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là on s'entend, elle a 31 ans.

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Elle n'occupe aucun emploi,

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elle n'a pas de métier,

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elle ne possède pas de voiture,

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ni même de permis de conduire.

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Ses parents, Marvin ou Buddy pour les intimes,

[13:04]

et Barbara, sa mère,

[13:06]

s'occupe d'elle au quotidien

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et sont d'ailleurs connus pour être très très protecteurs

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et de vraiment la maintenir dans une bulle de verre.

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Toute cet univers-là qu'elle s'est construit autour d'elle,

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ses parents sont aussi responsables de ça,

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de l'avoir toujours surprotégé.

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Ça des fois, les parents ne veulent pas mal faire quand ils font ça.

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Sa mère, elle, elle travaille en informatique chez Elwet Packer, HP,

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et son père, c'est un ancien soldat d'élite américain

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qui a combattu lors de la guerre du Vietnam.

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C'est quelqu'un qui a quand même un vécu

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au niveau, un vécu de vie quand même,

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comment dire, moins traditionnel.

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Les gens qui ont fait la guerre, pour vrai,

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ça me fascine.

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C'est quand même des gens qui ont vécu quelque chose de difficile.

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Sa femme prétend qu'il a déjà aussi travaillé pour la CIA.

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La famille est aussi composée d'un autre membre.

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Sa soeur, une des autres membres de la famille,

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qui est la soeur de Jenelle, qui est Kristy Groover,

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mais elle, elle n'est pas dans la maison

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et elle n'a aucun contact avec la famille depuis une décennie.

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Même avant le cas qu'on vous parle,

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elle n'était plus en contact avec la famille.

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Elle avait une relation vraiment difficile avec sa mère, Barbara,

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et selon son entourage,

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Barbara, c'est quelqu'un qui raconte toujours des ragots

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sur un peu toujours tout le monde.

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Ça fait qu'elle est toujours un peu en conflit

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avec son voisinage ou les membres de sa famille à cause de ça.

[14:31]

Encore une fois, selon la soeur de Jenelle,

[14:35]

selon Kristy,

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ses parents ne l'ont jamais vraiment encouragé

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à se faire des amis dans la vraie vie

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et ils ont toujours tenté un peu de la protéger du monde extérieur.

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Un peu comme tu disais,

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il la garde un peu dans une cloche de verre, on dirait.

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Il est donc normal, à quelque part,

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que Jenelle se soit réfugiée en ligne

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ou il y a un nouveau monde social

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indépendant de ce qu'en pensent ses parents

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qui s'ouvrent complètement devant elle.

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Malgré tout, Jenelle entretient des amitiés virtuels

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et semble se conforter dans ce mode de vie numérique.

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Les réseaux sociaux lui permettent de cette façon-là

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de combler sa solitude.

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Par contre, en 2009, les astres s'alignent

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et de nouvelles amitiés se développent pour Jenelle.

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Étant diabétique, elle doit aller chercher

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régulièrement des ordonnances d'insuline

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à la pharmacie du coin.

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Et au fil du temps, elle se lie d'amitié

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avec la commie aux médicaments

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d'une certaine Tracy Greenwell.

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Parent Patti, celle-ci lui présente alors

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son groupe d'amis,

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dont son frère Billy Payne,

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qui travaille dans une usine.

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Jenelle fait dorénavant partie du groupe d'amis

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et participe à différents types de soirées sociales.

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Elle est bien contente, c'est très rare dans sa vie

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qu'elle a eu un cercle social réel

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où les gens se rencontrent pour discuter

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et faire des activités ensemble.

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Ils vont même d'ailleurs faire de l'escalade

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tous ensemble.

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Pour la première fois de sa vie,

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Jenelle fait maintenant partie d'un vrai cercle d'amis,

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ce qui l'anime et l'excite au plus haut point.

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Au fil des rencontres et des activités,

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et pour la première fois de sa vie,

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Jenelle tombe amoureuse de Billy,

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le frère de Tracy.

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Billy, pour le décrire,

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c'est un charmant jeune homme

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qui est assez respectueux,

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gentleman, et qui prend toujours soin des autres.

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C'est d'abord ce qui plaît à Jenelle.

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Par contre,

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la situation n'est pas complètement réciproque

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du côté de Billy.

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En revanche, il présente Jenelle

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à son cousin, qui s'appelle Jamie Curd,

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qui, tout comme elle,

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est très habile avec les ordinateurs.

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Il est très geek, donc les deux le vont connecter

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immédiatement à ce propos-là

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et vont devenir très proches l'un de l'autre.

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Tranquillement, il y a un certain

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amour qui se développe entre les deux.

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Ayant échangé leur numéro

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de cellulaire respectif,

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ils s'échangent maintenant des messages textes

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plusieurs fois par jour et développent

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vraiment cette relation-là à un rythme

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vraiment effréné.

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Malgré qu'elle soit dans la trentaine,

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Jenelle est encore traitée par ses parents

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d'une manière très stricte,

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comme si c'était un enfant

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complètement. Elle va donc garder

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la relation qu'elle a avec Jamie,

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secrète auprès de ses parents.

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Les tourtereaux ont vite trouvé un

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prétexte subtil pour se voir à la maison,

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alors que Jamie, qui est habile

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en informatique, visite la famille Potter

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sur place pour réparer les ordinateurs

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et les différentes

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pièces électroniques qu'ils ont chez

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eux. Donc, c'est de cette façon-là

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que Jenelle et Jamie réussissent

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à se voir un petit peu.

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Jamie s'est aussi joint à leur groupe

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d'amis, ce qui permettait aussi à

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Jenelle à l'époque de le voir lors des

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sorties amicales qu'ils faisaient.

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Donc, avec le temps, Billy est aussi

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devenu un ami de la famille, en particulier

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son beau-père Marvin.

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Mais derrière le dos

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de ses parents, Jenelle et

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Jamie passent du temps mais

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secrètement ensemble,

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toujours à l'insu. Mais Jenelle

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était parfaitement heureuse et comblée

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avec des amis et un amoureux maintenant,

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donc une situation de bonheur

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qu'elle n'a jamais vécue auparavant.

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Ça devait être tout un changement pour elle.

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Elle devait même avoir de la facilité

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à mentir à ses parents en raison

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de tout ça. Oui, c'est certain.

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Je comprends bien

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son réflexe

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d'avoir protégé cette relation-là,

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du moins l'existence de

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cette relation-là, sachant

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que sa mère est très sévère.

[18:17]

Elle joue encore avec des jouets

[18:20]

de jeunes enfants. On dirait que ça explique

[18:22]

tout un peu pourquoi elle a fait ça.

[18:23]

C'est comme un pas dans la vie d'adulte.

[18:26]

Je suis certain que par des commentaires,

[18:28]

par le passé que sa mère lui a dit

[18:31]

par rapport à la vie amoureuse,

[18:32]

les hommes et tout ça, je suis sûr

[18:34]

qu'on n'a pas de preuve de ça, mais je suis certain

[18:36]

que ça a aussi aidé au fait qu'elle a voulu

[18:38]

garder ça secret pour elle. Oui, tout à fait.

[18:41]

Alors que la vie sociale et amoureuse

[18:42]

de Jenelle semble enfin

[18:44]

s'épanouir, son sentiment amoureux

[18:46]

envers Billy, qui est le cousin de son

[18:48]

copain actuel, lui, il diminue pas du tout.

[18:51]

Au courant de l'année

[18:52]

suivante, Billy rencontre une femme

[18:54]

au nom de Billie Jean Ewart.

[18:57]

Juste pour vous dire,

[18:58]

Billy, c'est une femme, ça s'écrit

[18:59]

B-I-L-L-I-E. Et Billy,

[19:02]

l'homme, lui, c'est B-I-L-L-I-Y.

[19:04]

Donc c'est un couple de deux Billy.

[19:06]

Oui. Ils tombent amoureux

[19:08]

et assez rapidement, c'est assez

[19:11]

fusionnel, elle va tomber

[19:13]

enceinte rapidement

[19:14]

de Billy. Ne faisant pas les choses à

[19:16]

moitié, une fois qu'elle est enceinte, le couple

[19:18]

se fiancent par la même occasion.

[19:20]

C'est à ce moment-là que Jenelle commence à avoir

[19:22]

des drôles de comportement envers le couple

[19:24]

parce qu'elle commence à sentir

[19:26]

une jalousie, en fait, par rapport à ça.

[19:28]

Oui, elle a encore des sentiments pour Billy

[19:30]

avec un Y. Oui.

[19:31]

Plusieurs disputes éclatent sur Facebook

[19:34]

et des échanges remplis de jalousie de la part

[19:36]

de Jenelle font rage.

[19:38]

On est loin des échanges de gang de rue,

[19:40]

comme on parlait.

[19:42]

Les deux membres du couple la retirent

[19:44]

l'un après l'autre

[19:46]

de leur liste d'amis.

[19:48]

On le sait, le unfriending

[19:49]

sur Facebook, se faire

[19:52]

retirer de la liste d'amis,

[19:54]

ça fait mal. Oui.

[19:55]

Ça heurte. Ça heurte vraiment.

[19:57]

Jenelle n'accepte pas du tout

[19:59]

la situation. Elle va même les accuser de l'avoir

[20:01]

intimidé sur les réseaux sociaux.

[20:03]

Elle en parle à ses parents.

[20:05]

Elle leur explique sa version des faits.

[20:07]

Elle, elle affirme être constamment bombardée

[20:09]

de messages haineux à son endroit

[20:11]

où on l'accuse d'être une horrible

[20:13]

et une mauvaise personne.

[20:15]

Selon ces dires encore, elle se fait même

[20:17]

parfois menacer de viol,

[20:19]

c'est assez intense.

[20:21]

Elle mentionne aussi recevoir des coups de téléphone

[20:23]

et que des gens passent

[20:25]

devant sa maison pour l'intimider.

[20:27]

Elle confie à ses parents aussi

[20:29]

qu'elle reçoit toute sa teinte parce

[20:31]

qu'elle est trop belle, selon

[20:33]

elle, et que Billy,

[20:35]

avec Ie, la nouvelle copine

[20:37]

de Billy, en est

[20:39]

jalouse. Donc c'est comme si c'était

[20:41]

Billy qui était jalouse d'elle, ce qui

[20:43]

explique tout ce comportement-là.

[20:45]

Billy, l'homme de son côté,

[20:47]

serait en fait plutôt amoureux

[20:49]

de Jenelle, selon

[20:51]

elle, et même selon la version

[20:53]

recueillie par ses parents, donc c'est la version

[20:55]

de Jenelle. Et Jenelle, elle

[20:57]

semble développer avec le temps une certaine

[20:59]

forme de paranoïa.

[21:00]

À ce moment-là, elle est toujours quand même avec son petit

[21:03]

copain, Jamie.

[21:04]

Ça se fait comme tout en douce.

[21:06]

Ce conflit virtuel déborde

[21:08]

soudainement en la vie réelle.

[21:11]

Dans le fond, ça vient aux oreilles des habitants

[21:12]

du village. Comme on vous le disait, c'est un petit

[21:14]

village de moins de 3 000 personnes.

[21:17]

Donc ce type de situation-là

[21:20]

débarque assez rapidement

[21:21]

dans la vraie vie.

[21:23]

Et souvent, les ragots

[21:25]

voyagent très très vite.

[21:26]

Le couple qui est accusé d'avoir débuté les hostilités,

[21:29]

en fait, les Billy, prétend

[21:30]

plutôt que c'est Jenelle qui les harcèle

[21:33]

et qui n'ont rien à voir avec

[21:35]

ce qu'elle prétend. Les whitties et

[21:36]

les rumeurs vont rapidement se propager au sein

[21:38]

de la petite communauté, et le drame

[21:40]

entourant ce triangle amoureux, on peut l'appeler

[21:43]

comme ça, va vraiment devenir une discussion

[21:45]

populaire en ville.

[21:46]

De plus en plus de gens croient que l'histoire pourrait

[21:48]

escalader, puis même

[21:50]

en arriver à un drame,

[21:52]

en fait. C'est à ce moment

[21:54]

qu'un événement inattendu va secouer

[21:56]

la famille Potter. Un jour,

[21:59]

les proches de Jenelle,

[22:00]

sa mère Barbara et son

[22:02]

amoureux Jamie, reçoivent

[22:04]

un courriel, écoutez bien ça,

[22:06]

d'un agent de la CIA

[22:08]

du nom de Chris.

[22:10]

Il affirme être en mission secrète

[22:12]

et qu'il les alerte parce que la vie

[22:14]

de Jenelle serait en danger.

[22:16]

Donc, c'est spécial.

[22:18]

Il prétend être un ami de Jenelle

[22:20]

depuis l'école primaire avec

[22:22]

qui il a repris contact sur Facebook

[22:24]

depuis quelques temps, donc c'est pour ça

[22:26]

qu'il les contacte. Il semble

[22:28]

être bienveillant, en bout de compte.

[22:30]

Il affirme aussi qu'elle lui a demandé

[22:32]

de l'aide pour se protéger

[22:34]

contre des harceleurs.

[22:35]

Il s'ensuit de nombreux échanges

[22:38]

par courriel, en particulier avec Barbara,

[22:40]

la mère de Jenelle.

[22:41]

Et pour prouver son existence,

[22:43]

l'homme en question, Chris, envoie

[22:45]

des photos de lui et il partage plusieurs

[22:47]

détails sur sa vie privée, comme par

[22:49]

exemple le fait qu'il soit maintenant

[22:51]

veuf et que, comme Jenelle,

[22:53]

il adore aussi les chiens. Donc, drôle

[22:55]

de détails qu'il va nommer comme ça.

[22:58]

Par contre, il mentionne

[22:59]

que dans le but de garder son identité

[23:01]

secrète, Chris n'est pas son véritable

[23:03]

nom, bien évidemment. Chris

[23:05]

complimente beaucoup la fille de Barbara

[23:08]

à travers les différents courriels,

[23:10]

à travers leurs échanges. Il complimente

[23:12]

Jenelle, mais en s'adressant à Barbara.

[23:14]

Barbara commence même

[23:16]

de son côté à développer

[23:18]

un certain attachement particulier

[23:19]

envers lui. Elle commence peu à peu

[23:22]

à le traiter un peu comme son fils

[23:24]

et va même jusqu'à signer ses courriels

[23:26]

du nom de maman. Donc,

[23:28]

il y a une certaine proximité,

[23:30]

familiarité qui se développe

[23:32]

entre Barbara et ce mystérieux Chris.

[23:35]

Puis cette relation-là est

[23:36]

vraiment bizarre parce que

[23:37]

le lien de confiance

[23:39]

semble bien établi, mais en même temps,

[23:41]

c'est difficile de croire que les

[23:44]

services secrets américains

[23:45]

s'intéressent à ce dossier-là,

[23:47]

qui est un dossier très local, puis

[23:49]

au triangle amoureux de Jenelle Potter.

[23:52]

C'est un peu bizarre, mais malgré tout,

[23:54]

étant donné que Chris et Jenelle

[23:55]

semblent se connaître depuis longtemps,

[23:57]

bon, ils ont été à l'école ensemble,

[23:59]

et grâce aux multiples preuves fournies

[24:01]

par Chris, Barbara demeure

[24:03]

convaincue de la gravité de la situation,

[24:05]

puis elle demeure convaincue en fait que

[24:07]

Chris est un vrai agent de la CIA

[24:09]

qui tente de les alerter.

[24:12]

Mais un certain matin,

[24:13]

devant le terrain de la maison familiale

[24:15]

des Potter, une pierre a été retrouvée

[24:17]

avec les noms Billy Payne

[24:19]

et Billie Jean écrit dessus

[24:21]

comme si elle avait été intentionnellement

[24:23]

lancée vers la maison.

[24:25]

Sans nétro, la famille Potter

[24:27]

porte finalement plainte à la police.

[24:29]

Ils vont vraiment déclarer ce qui s'est passé,

[24:31]

puis ils vont expliquer un peu plus en détail

[24:32]

ce qui se passe, mais ils vont quand même

[24:34]

en garder un certain côté secret.

[24:38]

Les enquêteurs

[24:39]

ouvrent une enquête qui sera

[24:40]

malheureusement fermée rapidement

[24:42]

faute de preuves, parce que, bref,

[24:45]

la pierre en question ne l'a pas causée

[24:47]

de réel dommage, et ils n'arriveront

[24:48]

pas à identifier clairement celui

[24:50]

ou celle qui l'a lancé, malgré le fait

[24:53]

que quand on regarde la photo,

[24:54]

la photo de la pierre en question est ressortie

[24:56]

sur le web, et c'est

[24:58]

écrit quand même à la main avec une

[25:00]

écriture assez distincte, même

[25:02]

que c'est écrit Bill Payne, donc

[25:04]

il manque le Y sur la pierre.

[25:06]

Comme si c'était quelqu'un d'assez familier

[25:08]

qui a lancé cette pierre-là.

[25:11]

Malgré les échanges

[25:12]

et la présence de ce mystérieux

[25:14]

agent secret Chris, la dispute

[25:16]

en ligne entre le couple de

[25:18]

Billy et Billie et Janelle

[25:19]

continue de s'intensifier. Chris

[25:22]

prétend même avoir un infiltrateur

[25:24]

au sein du groupe d'amis qui leur

[25:26]

est informé que Billy est un vendeur

[25:28]

de drogue dangereux.

[25:30]

Il soutient aussi que dans

[25:31]

ces échanges courriels, que Billy,

[25:34]

l'homme en question, fantasme sur

[25:36]

l'idée de violer Janelle avec

[25:38]

sa conjointe, Billie Jean,

[25:40]

afin de lui voler sa virginité

[25:42]

pour ensuite lui trancher la

[25:44]

tête.

[25:46]

Chris supplie alors Barbara et

[25:48]

Jamie de faire quelque chose.

[25:49]

Il leur indique que Janelle a très peur

[25:51]

de mourir et qu'ils doivent à tout prix

[25:53]

empêcher que ça arrive.

[25:55]

La panique est prise dans la demeure des

[25:57]

Potter et la chose commence à devenir

[25:59]

connue au sein du village de Mountain City,

[26:01]

un peu comme tu l'expliquais, Seb,

[26:03]

le mot se passe vite dans les petites communautés.

[26:06]

Prise de panique,

[26:07]

Barbara imprime alors les

[26:09]

nombreux courriels échangés avec Chris

[26:11]

depuis plusieurs mois et les montre

[26:13]

à son mari Marvin, qui, rappelons-nous,

[26:15]

est un vétéran du Vietnam.

[26:17]

Il était au courant de l'histoire

[26:19]

grâce aux nombreuses discussions à la maison

[26:20]

sur le sujet évidemment, mais n'étant

[26:22]

pas très à l'aise avec les ordinateurs,

[26:25]

il ne communique jamais directement avec Chris,

[26:27]

l'agent secret. Il laisse seule sa femme

[26:29]

Barbara. Suite à un conseil

[26:31]

de famille où ils sont tous réunis,

[26:33]

tout le monde acquiesce qu'ils doivent faire

[26:35]

le nécessaire pour protéger Janelle

[26:36]

afin que la situation se stabilise.

[26:39]

Ils n'en peuvent plus du climat de

[26:41]

terreur que le couple leur fait subir

[26:42]

et du climat dans la ville.

[26:45]

Pendant ce temps, le couple formé

[26:46]

de Billie Jean et l'autre Billy

[26:49]

donnent naissance à un jeune garçon

[26:51]

bien en santé.

[26:53]

Marvin, qui a été un soldat

[26:55]

d'élite américain, Seb,

[26:56]

qui est même membre du corps des Marines,

[26:59]

est lui aussi assez naïf

[27:00]

dans cette histoire-là et assez vulnérable.

[27:04]

Il remet jamais

[27:05]

en question les informations

[27:07]

véhiculées par Chris,

[27:09]

puis il ne doute jamais de son identité,

[27:11]

puis au contraire,

[27:12]

il croit vraiment le dur comme faire

[27:14]

que le dossier est arrivé sur le bureau des

[27:15]

services secrets. Je ne sais pas si

[27:18]

en raison de tout ce qu'il a vécu,

[27:20]

il peut penser que, justement,

[27:22]

parfois les choses sont plus grandes que nature,

[27:24]

qu'une situation comme ça est possible.

[27:26]

Des fois,

[27:28]

il y a une certaine forme de paranoïa

[27:30]

qui peut habiter

[27:31]

ces gens-là qui en ont vécu des difficiles.

[27:34]

Ils peuvent avoir des

[27:36]

stress post-traumatiques, mais

[27:37]

j'avais l'impression que ça aurait été plutôt l'inverse.

[27:39]

Si on fait de la psychologie à deux dollars.

[27:41]

Oui, exactement.

[27:43]

J'aurais plutôt pensé que ça aurait été l'inverse,

[27:45]

étant donné qu'il y a déjà été dans le système.

[27:49]

On ne fait pas la guerre.

[27:50]

Les ressources qui sont déployées,

[27:51]

ce n'est pas pour des cas comme ça.

[27:55]

Mais est-ce qu'encore une

[27:56]

fois,

[27:57]

je ne sais pas si tu peux,

[27:59]

quand tu es tellement

[28:02]

pas naïf,

[28:03]

mais le fait que l'information vient

[28:05]

de l'informatique, puis quand tu ne connais pas ça,

[28:07]

jusqu'à quel point... On revient un peu à la

[28:10]

désinformation d'aujourd'hui avec le web

[28:12]

et les réseaux sociaux.

[28:13]

La source n'est pas vraiment importante pour plein

[28:15]

de gens qui n'ont pas eu à distinguer,

[28:17]

à apprendre à distinguer une source. Donc, il fait

[28:19]

partie de cette génération-là. Si il a fait la guerre

[28:21]

du Vietnam, c'est quand même quelqu'un qui est

[28:23]

assez vieux. Donc, j'ai l'impression qu'il y a

[28:25]

ça aussi, vu que ça vient

[28:27]

d'un courriel, comme s'il y a vraiment

[28:29]

sa femme, qui devient

[28:31]

un peu mandataire

[28:33]

du message. Il ne peut pas douter de sa

[28:35]

femme. Donc, on dirait que tout ça

[28:38]

crée cette équation-là

[28:40]

qui croit, mais...

[28:41]

En même temps, sa femme, Barbara,

[28:44]

elle a quand même un petit empérement

[28:45]

paranoïaque, donc ça se peut qu'elle l'entraîne

[28:47]

un peu aussi dans ses

[28:49]

pensées-là, dans ses scénarios-là.

[28:52]

Bref, il y a quand même des questions qui

[28:53]

demeurent. Pourquoi ne pas simplement

[28:55]

aller voir la police si la menace

[28:57]

est si réelle? Puis s'il y a une

[28:59]

menace, en fait, à quel point

[29:01]

elle est vraiment réelle? Et il y a

[29:03]

deux questions. On est toujours

[29:06]

confondus. Le 31

[30:32]

janvier 2012, un ami du couple

[30:34]

de Billy et Billie Jean

[30:36]

se rend chez eux pour leur rendre visite

[30:38]

et entrer sans frapper par la porte

[30:40]

arrière, qui est comme à l'habitude déverrouillée,

[30:42]

comme dans tous les petits villages.

[30:45]

En entrant dans la maison,

[30:46]

il remarque étrangement l'ambiance très

[30:48]

silencieuse.

[30:50]

Ça s'annonce pas bien. Non.

[30:52]

En circulant plus amplement dans la maison,

[30:55]

il va faire une découverte qui va le

[30:56]

coubler à jamais. Billy,

[30:59]

36 ans, est retrouvé étendu

[31:01]

sur son lit avec plusieurs

[31:03]

balles logées dans la tête,

[31:04]

ainsi que la gorge tranchée.

[31:07]

Billie Jean, sa femme,

[31:09]

23 ans, est retrouvée

[31:11]

elle morte assise sur une

[31:13]

chaise berçante dans la

[31:14]

chambre de son fils de sept

[31:17]

mois, avec

[31:18]

celui-ci dans les bras.

[31:21]

La jeune fille a reçu elle aussi

[31:22]

plusieurs balles à la tête.

[31:24]

Heureusement, le bébé,

[31:26]

ensanglanté, a été retrouvé

[31:28]

sain et sauf dans les bras

[31:30]

de sa mère, ensanglot,

[31:32]

mais au moins, il n'y avait aucune

[31:33]

blessure, aucune égratignure.

[31:36]

Mais qui est assez fou pour

[31:38]

la lever dans les mains quand

[31:39]

il a été assassiné?

[31:44]

Quelle

[31:44]

scène ça doit être!

[31:47]

Pauvre enfant,

[31:48]

je ne peux pas croire que même à

[31:49]

sept mois, il doit rester

[31:52]

quelque chose.

[31:52]

C'est ce que j'allais te dire, je me demande

[31:54]

parce qu'ils disent que notre cerveau

[31:56]

retient tout, notre subconscient,

[31:58]

tous les événements traumatisants,

[32:00]

même notre naissance est traumatisante,

[32:02]

même si on ne s'en souvient pas,

[32:03]

ça ne veut pas dire que ça n'a pas eu

[32:04]

des traumatismes. Non, tu as raison.

[32:08]

Je me demande comment ce cerveau-là

[32:10]

a pu gérer ça à l'époque.

[32:14]

Mais qui est capable de rentrer

[32:15]

là, de tuer deux jeunes

[32:17]

parents, puis de laisser

[32:20]

pleurer le bébé comme ça

[32:22]

sans surveillance?

[32:24]

Ça n'a pas de bon sens.

[32:27]

Je ne sais pas ce qui peut passer

[32:27]

par la tête de quelqu'un.

[32:29]

Et aussi, pourquoi il a épargné l'enfant?

[32:33]

Tant qu'à faire

[32:34]

un carrelage de ce niveau-là,

[32:36]

il n'a peut-être juste pas été capable.

[32:37]

Il avait peut-être un peu de morale,

[32:38]

je peux le dire.

[32:42]

Mais oui, c'est un bon questionnement.

[32:45]

L'ami qui a découvert

[32:46]

les corps est sous le choc, on le comprend.

[32:48]

Il contacte immédiatement

[32:50]

la police.

[32:52]

Ceux-ci arrivent sur les lieux pour constater

[32:53]

le drame. Dans une petite ville comme ça,

[32:56]

où il y a très peu de crimes

[32:58]

de ce genre-là qui se produisent,

[33:00]

encore moins ce type de crimes-là

[33:02]

violents comme ça, généralement,

[33:04]

les villes, c'est des vols, des choses comme ça.

[33:06]

Il est de plus assez inhabituel

[33:08]

aussi pour la police de traiter ce type

[33:10]

de dossier-là. Ce n'est pas juste le fait qu'il n'y ait pas de crimes

[33:12]

comme ça, mais les policiers aussi

[33:14]

qui travaillent ne sont pas habitués à ça.

[33:15]

Après avoir passé la maison au pain-de-fein,

[33:18]

les enquêteurs déterminent que le

[33:20]

crime a été commis environ 5 heures

[33:22]

avant que les corps soient découverts.

[33:25]

Cependant,

[33:26]

aucune preuve matérielle a été retrouvée

[33:28]

sur les lieux. Pas d'ADN,

[33:29]

pas de douille de balle.

[33:31]

C'est-à-dire que la personne était quand même assez habile.

[33:33]

Elle savait ce qu'elle faisait dans ce sens pour enlever les preuves.

[33:36]

Aucune empreinte digitale.

[33:38]

On estime donc qu'il s'agit d'un

[33:40]

travail effectué par justement

[33:41]

des vrais pros. Le lendemain

[33:44]

des meurtres, le chef adjoint du shérif

[33:46]

du comté, de Joe

[33:48]

Woodward,

[33:49]

ou ce qu'on est actuellement, s'entretient de manière

[33:51]

informelle avec Jenelle

[33:54]

Barbera, la mère, et Marvin

[33:55]

à la maison familiale des Potter,

[33:58]

puisque tout le monde dans le village

[33:59]

était au courant quand même qu'il y avait des conflits

[34:02]

avec les Billy.

[34:03]

Donc, qui est le couple assassiné.

[34:05]

Au cours de cet interrogatoire-là, personne

[34:08]

ne semble savoir

[34:09]

qui aurait pu assassiner le couple

[34:11]

dans une telle violence.

[34:13]

Ben non, parce que les gens

[34:15]

vont dire que c'est personne du village.

[34:17]

En plus, on ne connait personne qui est capable

[34:19]

d'une telle violence.

[34:21]

Est-ce que c'est

[34:23]

le crime organisé pour être fait avec

[34:26]

autant d'attention

[34:28]

au détail,

[34:29]

d'assimuler les preuves, ramasser

[34:31]

les cartouches de balles, tout ça.

[34:33]

Mais au moins le petit

[34:35]

bébé n'a pas été seul trop longtemps.

[34:38]

C'est 5 heures, c'est quand même

[34:39]

très long, on s'entend, pour un bébé

[34:41]

de 7 mois, mais au moins, ce n'est pas

[34:43]

un 4 jours.

[34:44]

Non, non, exact, non, puisque j'ai l'impression

[34:47]

que 4 jours, c'est sûrement long.

[34:49]

Ben non, il a dû pleurer

[34:52]

tellement.

[34:53]

Ça ne devait pas avoir de bon sens,

[34:55]

personne.

[34:56]

Je vais continuer.

[34:58]

Il va avoir un esprit de Kill Bill

[35:00]

qui va renaître en lui plus tard,

[35:03]

ce jeune enfant.

[35:05]

L'enquête se poursuit et quelques jours

[35:07]

qui suit le drame, les autorités

[35:09]

amènent Jimmy, le copain

[35:11]

de Jenelle, on ne vous en a pas encore beaucoup parlé,

[35:14]

mais au poste de police

[35:15]

pour un interrogatoire formel.

[35:18]

Il accepte de passer un polygraph,

[35:20]

le test permet de constater

[35:22]

qu'il a menti à la question de lui demandant

[35:23]

s'il connaît l'identité de l'assassin

[35:25]

et du couple. Ça, c'est étrange.

[35:28]

Autre fait

[35:29]

particulier, durant la session

[35:31]

à l'interrogatoire, il demande

[35:33]

si la CIA est présente à quelque part

[35:36]

au poste de police et si elle

[35:38]

couvre ce dossier.

[35:40]

On vous rappelle le certain Chris.

[35:42]

Cette question surprend

[35:43]

les enquêteurs et c'est tout de suite un doute.

[35:46]

Pourquoi les services secrets

[35:48]

se seraient mêlés à une histoire

[35:50]

du genre local, un peu comme on vous disait

[35:52]

tantôt, pourquoi le père s'est pas questionné,

[35:54]

mais là les autorités aussi se questionnent

[35:55]

pourquoi la CIA viendrait

[35:57]

se mêler de ce dossier-là.

[36:00]

D'emblée, Jimmy leur dit

[36:02]

qu'il échangeait des messages textes à un

[36:04]

homme du nom de Chris, justement

[36:06]

travailleur pour la CIA, et

[36:08]

il serait un agent qui était mandaté

[36:10]

pour protéger Jenelle

[36:12]

à tout prix des menaces de mort

[36:13]

qui pesaient contre elle sur les réseaux sociaux.

[36:17]

Après

[36:17]

ces étranges affirmations

[36:20]

du copain de Jenelle,

[36:22]

les enquêteurs soupçonnent

[36:23]

que sûrement, en guise

[36:25]

sous roche, ils vont continuer d'enquêter

[36:28]

cette piste étrange-là.

[36:30]

Oui, puis je reviens

[36:32]

un petit peu en arrière, mais pourquoi

[36:34]

est-ce qu'il a accepté de passer un polygraph,

[36:37]

sachant que

[36:38]

s'il y a quelque chose à se reprocher,

[36:39]

dans le sens que s'il connaît vraiment l'identité

[36:41]

des tueurs, pourquoi

[36:43]

n'accepter, sachant que c'est même pas admissible

[36:45]

en cours? C'est

[36:48]

juste une façon de se faire

[36:50]

incriminer plus rapidement.

[36:52]

Ah oui, mais j'ai l'impression moi

[36:53]

qu'il a voulu se discréditer.

[36:55]

Il pensait qu'il allait pouvoir mentir au polygraph?

[36:57]

J'ai l'impression.

[37:00]

Quand

[37:01]

tu acceptes d'emblée

[37:03]

comme ça sans trop t'obstiner,

[37:05]

généralement, j'ose croire que c'est pour essayer

[37:07]

que tu ne sois pas reconnu

[37:09]

suspect ou quoi que ce soit,

[37:11]

mais encore une fois,

[37:13]

ce qu'ils connaissaient bien les mécanismes,

[37:16]

des polygraphes

[37:17]

et tout ça.

[37:18]

Bonne question. Après près

[37:20]

de 6 heures en salle d'interrogatoire,

[37:23]

Jamie avoue finalement ce qu'il

[37:25]

sait à propos du double meurtre.

[37:27]

Il affirme, à la grande surprise

[37:29]

de tous, que c'est Marvin,

[37:31]

écoutez bien ça, le père de Janel,

[37:33]

qui a assassiné de sang froid

[37:35]

les jeunes parents.

[37:37]

Il affirme avoir été même présent

[37:39]

avec lui, donc il était sur la scène de crime,

[37:41]

mais qu'il n'a pas participé au meurtre

[37:43]

en tant que tel.

[37:45]

Jamie explique donc la chronologie

[37:47]

des événements. Il est inutile de dire que

[37:48]

les enquêteurs sont assez surpris de ce qu'ils

[37:51]

ont devant eux.

[37:52]

Ils se sont d'abord garés à l'église

[37:55]

du village et ils ont marché

[37:57]

jusqu'à la maison du couple.

[37:59]

Marvin avait apporté deux armes à feu,

[38:01]

une pour lui et une pour

[38:03]

Jamie. Ils sont ensuite

[38:05]

entrés dans la demeure par la porte

[38:07]

arrière qui n'était pas verrouillée à clé.

[38:09]

Les deux portent des gants

[38:11]

pour ne laisser aucune empreinte digitale

[38:13]

au moment des faits. Marvin

[38:15]

s'est dirigé ensuite immédiatement

[38:17]

vers la chambre à coucher où il a trouvé

[38:19]

Billy, l'homme, Billy avec un Y,

[38:21]

et lui tranche la gorge

[38:23]

et là-bas de plusieurs balles dans la tête

[38:25]

en style exécution.

[38:28]

Et là, ça doit faire un

[38:29]

vacarme terrible dans la maison.

[38:31]

Il se dirige par la suite

[38:33]

vers la chambre du bébé et il

[38:35]

exécute Billy avec un E,

[38:37]

la jeune femme qui était avec le bébé

[38:39]

dans sa chambre, de plusieurs balles

[38:41]

dans la tête devant l'enfant en question.

[38:44]

Marvin a ensuite

[38:45]

retiré les balles du corps des

[38:47]

victimes. Faut le faire,

[38:49]

faut, comment dire,

[38:50]

pas être trop sensible.

[38:53]

Une fois le travail fait,

[38:55]

en quelques minutes seulement,

[38:56]

ils sont ressortis discrètement par l'arrière

[38:59]

et ont tout de suite quitté les lieux.

[39:01]

Ayant la confession maintenant

[39:03]

de Jamie enregistrée,

[39:04]

les autorités se rendent immédiatement

[39:06]

au domicile des Potter pour mettre

[39:08]

Marvin, le beau-père, en état d'arrestation.

[39:11]

Ils ont aussi en main

[39:13]

un mandat de perquisition pour fouiller

[39:14]

la maison ainsi que tout le matériel

[39:17]

informatique qui est présent dans la

[39:18]

classe et qui appartient à la famille.

[39:21]

Non, mais quelle scène,

[39:23]

imagines-tu, sont rentrés là

[39:25]

en quelques minutes,

[39:27]

sans froid, pas de problème,

[39:29]

une exécution comme ça,

[39:31]

ils n'ont jamais prévenu les autorités

[39:33]

avant. C'est comme si,

[39:35]

l'histoire n'est pas finie,

[39:37]

mais c'est comme si il avait été

[39:38]

complètement manipulé.

[39:40]

Moi, ce qui me

[39:43]

fascine,

[39:44]

la femme était assise

[39:46]

dans la chaise du bébé,

[39:48]

elle bercait le bébé.

[39:52]

Ce qui m'intrigue,

[39:53]

c'est qu'elle s'est pas levée

[39:55]

si elle a entendu les premiers

[39:56]

coups de feu. Je me suis demandé,

[39:59]

même si dans l'ordre,

[40:00]

il n'y avait pas tué la femme en premier

[40:02]

pour éviter ça, mais selon le témoignage,

[40:04]

non. Ça n'avait jamais été

[40:06]

précisé, mais on dirait que je trouvais ça bizarre

[40:08]

que la femme était retrouvée le bébé

[40:10]

dans les bras, assise dans la chaise

[40:11]

bercante. Si elle avait entendu

[40:14]

des coups de feu avant, ça avait été tué

[40:15]

la deuxième, j'ose croire qu'elle aurait pu

[40:17]

se lever et aller se cacher, à moins

[40:20]

que ça soit fait à une vitesse

[40:23]

très rapide.

[40:24]

C'est sûr que si après,

[40:26]

c'est leur version à eux, est-ce que c'est la vraie version?

[40:28]

Bonne question. Est-ce que Jamie la tenait

[40:30]

à bout portant dans la chaise

[40:32]

pendant que l'autre exécutait?

[40:34]

Parce que si on va trancher la gorge,

[40:35]

tu dois crier un coup. Tu dois te débattre.

[40:38]

Puis après ça, des coups de feu,

[40:41]

je présume

[40:42]

que peut-être elle voulait protéger son bébé,

[40:44]

mais en même temps, c'est vrai,

[40:46]

ce que tu dis, j'aurais pas le réflexe

[40:48]

de protéger un bébé assis

[40:50]

dans une chaise, donc j'ai l'impression que

[40:52]

peut-être, pendant ce temps-là, Jamie la tenait

[40:54]

à bout portant. Oui, c'est une bonne théorie.

[40:56]

Ou elle avait extrêmement peur, elle était figée.

[40:58]

C'est dur d'évaluer le comportement

[41:00]

des gens dans une situation. On peut pas juger.

[41:02]

Non, c'est ça, on juge pas, on tente juste

[41:04]

d'établir, de voir, de tenter

[41:06]

de voir si la version de Jamie

[41:08]

se tient.

[41:14]

On est maintenant le 7 février 2012,

[41:18]

puis Marvin est immédiatement

[41:19]

amené au poste de police en état

[41:21]

d'arrestation pour le double meurtre

[41:23]

du couple de jeunes parents.

[41:25]

Tout en étant interrogé par les enquêteurs,

[41:27]

lui aussi, Marvin va mentionner

[41:29]

« Depuis que toute cette merde

[41:31]

a commencé, ma vie ainsi que celle

[41:33]

de ma femme ont été menacés

[41:35]

du début. Ils ont même menacé

[41:37]

d'enlever Janelle et de lui

[41:38]

couper la tête. »

[41:40]

Un des enquêteurs propose alors à Marvin

[41:43]

d'appeler sa femme Barbara.

[41:45]

Lors de l'appel téléphonique,

[41:47]

Marvin s'exprime à Barbara

[41:48]

en disant « Je l'ai fait ».

[41:51]

Et bien qu'il ait avoué son crime

[41:52]

à sa femme au téléphone, il n'a

[41:54]

jamais avoué directement aux autorités

[41:57]

avoir commis le double meurtre.

[41:58]

Mais il a quand même dit

[42:00]

à sa femme en présence des policiers

[42:02]

« Mais ça semble ne pas compter

[42:05]

d'une certaine façon comme un aveu ».

[42:07]

Par contre, Barbara n'accepte pas

[42:09]

les aveux de culpabilité de son mari.

[42:11]

Elle soutient que son mari,

[42:13]

qui souffre d'hypoxie, c'est-à-dire

[42:15]

que son taux d'oxygène dans le sang

[42:16]

diminue naturellement, n'a pas été

[42:19]

en mesure de prendre ses médicaments

[42:20]

et son oxygène durant les trois

[42:23]

longues heures d'interrogatoire

[42:25]

apparemment que lorsqu'une situation

[42:26]

comme ça arrive, il n'est plus lui-même

[42:28]

et il perd son jugement, comme s'il

[42:30]

aurait peut-être avoué au fil

[42:33]

du temps en ne s'entend pas bien.

[42:35]

Oui, je comprends ce qu'elle dit

[42:37]

et c'est sûrement vrai, mais

[42:39]

je ne trouve pas que ça

[42:41]

le justifie à ce point-là

[42:43]

le commentaire du père.

[42:45]

En fait,

[42:47]

c'est sa culpabilité.

[42:50]

Pendant l'interrogatoire,

[42:51]

il y a un mandat de perquisition

[42:52]

pour fouiller la maison des Potter

[42:54]

qui est exécuté.

[42:55]

Les autorités ont trouvé un arsenal

[42:57]

d'armes, soit plusieurs fusils

[42:59]

et couteaux dans la maison,

[43:01]

mais aucun ne correspondait à l'arme

[43:03]

du crime. Ils ont également découvert

[43:05]

des photos imprimées des victimes

[43:07]

et de leurs amis dans le salon.

[43:09]

À un certain moment, ils ont

[43:11]

surpris Barbara en train de déchirer

[43:13]

des photos et des documents dans la maison.

[43:15]

Elle semblait vouloir cacher des

[43:17]

choses aux autorités. Dans le fond, elle détruisait

[43:19]

de la preuve. C'est un

[43:21]

comportement qui est assez suspicieux

[43:23]

de la part de Barbara

[43:25]

et qui font encore plus amplifier

[43:27]

les doutes que les enquêteurs ont envers

[43:29]

la maison familiale. Donc pourquoi qu'elle

[43:30]

cacherait toutes ces preuves-là?

[43:32]

Les autorités ont saisi, écoutez ça,

[43:34]

51 pièces à conviction dans la maison,

[43:37]

y compris l'ordinateur familial.

[43:39]

Ils ont extrait 207 courriels

[43:41]

en lien avec l'affaire,

[43:43]

tous les échanges. On ne les a pas

[43:45]

tout nommés évidemment, mais il y a eu

[43:47]

énormément d'échanges entre la mère,

[43:48]

Chris, Jenelle, Chris et tout le monde.

[43:52]

C'était assez intense.

[43:54]

Ils ont aussi saisi

[43:55]

le camion de Marvin

[43:57]

où ils ont trouvé des sacs

[43:59]

de documents déchiquetés à l'arrière.

[44:01]

L'adjoint au procureur

[44:03]

a minutieusement reconstruit plus

[44:05]

d'une centaine de pages

[44:06]

de ce qui semblait être des centaines

[44:08]

de courriels envoyés à la famille Potter.

[44:11]

Vraiment un travail de moine,

[44:13]

de prendre les sacs où tous les documents

[44:15]

sont déchiquetés et vraiment les assembler

[44:17]

ensemble. Il y a tout.

[44:19]

J'élève mon chapeau pour le

[44:21]

travail qu'il a fait. Avec

[44:22]

les courriels saisi et tous les

[44:25]

autres documents, ils ont été en mesure

[44:26]

de reconstruire la chronologie des événements.

[44:29]

Il y a plusieurs messages qui

[44:30]

étaient très dérangeants selon lui.

[44:32]

Le mot « bitch » était souvent

[44:34]

utilisé. Il ajoute aussi que le niveau

[44:36]

de langage et l'orthographe

[44:38]

utilisé ne semblaient pas être ceux

[44:41]

qui étaient utilisés par une personne

[44:42]

qui est mature et bien éduquée.

[44:44]

Oui, donc ce Chris-là n'aurait

[44:46]

peut-être pas le, comment dire,

[44:49]

le niveau d'éducation

[44:51]

qu'il devrait avoir.

[44:52]

Le langage semblait plus

[44:54]

correspondre à ce que des ados

[44:56]

ou des étudiants pourraient

[44:58]

s'écrire entre eux plus tôt.

[45:00]

Dennis Brook, qui est

[45:02]

l'enquêteur, va donc

[45:04]

émettre de sérieux doutes sur la

[45:06]

véracité de l'existence de Chris.

[45:08]

Il va tenter de comprendre

[45:10]

qui envoie vraiment réellement ces

[45:11]

courriels qui sont tout de même alarmants,

[45:14]

qui ont pris en panique

[45:15]

le père et qui est amené au double meurtre.

[45:18]

De plus, étrangement,

[45:19]

Chris a commencé à correspondre

[45:21]

et mettre en garde la famille au même

[45:23]

moment où le défunt couple assassiné

[45:26]

s'est fiancé. C'est une

[45:27]

drôle de coïncidence quand même.

[45:29]

Oui, quand même. Quand on fait 1 plus 1.

[45:32]

Donc on a un peu une impression

[45:33]

de mise en scène dans tout ça.

[45:35]

Quand on regarde l'ensemble

[45:37]

de cette preuve-là,

[45:40]

c'est juste que là,

[45:41]

les enquêteurs ont dû coller

[45:43]

tous ces papiers déchiquetés-là pour tenter

[45:46]

de faire la lumière sur ces choses-là.

[45:48]

La police a également mis la main

[45:50]

sur les messages textes échangés

[45:53]

entre Jenelle et son copain

[45:54]

Jamie le matin des meurtres.

[45:57]

Selon l'enquêteur,

[45:58]

les messages textes étaient très révélateurs

[46:00]

d'une implication de Jenelle

[46:01]

dans la préparation du meurtre, entre autres,

[46:04]

selon le procureur.

[46:05]

Sur l'ordinateur des Potter,

[46:07]

une analyse de la police a révélé que

[46:09]

des centaines de courriels envoyés

[46:11]

par ce supposé agent Chris,

[46:14]

apparemment de la CIA,

[46:15]

provenaient tous de la même adresse IP

[46:18]

que celle où habitaient les Potter.

[46:20]

Donc évidemment,

[46:22]

ils n'utilisaient pas

[46:23]

NordVPN dans leur communication.

[46:26]

Tout porte à croire que c'est Jenelle

[46:28]

qui a créé de toutes pièces

[46:29]

le personnage virtuel de Chris,

[46:31]

on s'en doutait un peu.

[46:33]

Après avoir fait quelques recherches

[46:34]

avec le matériel qu'il possédait,

[46:36]

comme les photos de Chris,

[46:38]

les enquêteurs ont découvert l'identité

[46:40]

de la personne derrière la photo.

[46:41]

C'était un certain Chris Jaden,

[46:47]

un officier de police

[46:48]

du Delaware.

[46:49]

Il a fréquenté

[46:51]

effectivement la même école

[46:52]

que Jenelle à l'époque

[46:53]

où elle habitait à Philadelphie,

[46:54]

donc il y a un fond de vérité,

[46:56]

il y a quand même une certaine cohérence

[46:58]

avec l'histoire racontée à propos

[47:00]

du Chris fictif.

[47:02]

Après l'avoir interrogé,

[47:05]

on conclut qu'il n'avait rien à voir

[47:07]

avec tout ce drame et ne se rappelait

[47:09]

que très vaguement de Jenelle.

[47:11]

Donc il n'a pas eu une longue relation

[47:13]

avec elle, une relation d'amitié

[47:16]

au point de vouloir intervenir

[47:18]

plus tard dans sa vie.

[47:20]

Elle avait donc utilisé les photos

[47:22]

de son profil Facebook pour leurrer

[47:24]

sa propre mère, Barbara,

[47:25]

pour quatre fichiers sa propre mère.

[47:28]

Et là, ça devient compliqué,

[47:30]

tout ça, Seb,

[47:31]

ça donne envie de s'ouvrir une autre

[47:33]

bière du Noctem.

[47:35]

Ils ont aussi découvert, en retraçant

[47:37]

tout le parcours numérique de Jenelle,

[47:39]

qu'elle avait écrit sur plusieurs

[47:41]

forums de discussion et sur Facebook

[47:42]

aussi, sous plusieurs autres identités.

[47:45]

Donc elle n'était pas étrangère

[47:49]

à cette

[47:50]

habitude

[47:50]

de fausser son identité.

[47:53]

Elle avait écrit sur ces forums-là

[47:55]

puis ailleurs, sur Facebook,

[47:57]

des messages haineux directement

[47:59]

adressés à Billy avec un E de la jeune

[48:01]

femme, tel que par exemple

[48:03]

« Va chier, toi,

[48:05]

Billy, votre putain de petit bébé »,

[48:07]

elle va aussi appeler Billy

[48:09]

Bill, tu sais, sans le Y,

[48:11]

ce qui correspond à ce qui

[48:12]

est écrit sur la fameuse pierre

[48:14]

qui a été retrouvée sur son terrain.

[48:17]

Donc ces messages-là, souvent,

[48:18]

c'était très vulgaire, allez vous faire foutre,

[48:20]

j'espère que vous allez mourir, ainsi que votre

[48:22]

bébé. Et ces messages-là

[48:24]

sont bien évidemment très incriminants,

[48:27]

ils sont emprunt d'une

[48:28]

colère, d'une violence

[48:29]

sans borne. Les procureurs

[48:32]

concluent donc que Jenelle

[48:34]

a utilisé une technique de catfishing

[48:37]

pour leurrer ses parents,

[48:38]

ainsi que son propre amoureux, Jamie.

[48:41]

On en a parlé

[48:42]

souvent à distorsion,

[48:44]

on est très familiers avec le phénomène de catfishing.

[48:47]

En fait, avec une fausse

[48:48]

identité en ligne, de tromper

[48:50]

ses interlocuteurs en se faisant passer pour quelqu'un

[48:52]

d'autre. Souvent,

[48:54]

c'est dans le cadre d'un stratagème de

[48:56]

fraude amoureuse.

[48:58]

Souvent, ça va passer par des sites de rencontre,

[49:00]

on a vu plein de films là-dessus,

[49:05]

tu sais,

[49:05]

le fameux médecin

[49:07]

que ça a terminé.

[49:10]

Voyons

[49:11]

Dirty Rich.

[49:13]

Dirty John, oui.

[49:16]

Moi, je m'aille avec Filthy Rich

[49:17]

qui est sur Jeffrey

[49:19]

Upstein.

[49:21]

Oui, c'est ça. Souvent,

[49:23]

le catfishing est utilisé dans le cas

[49:24]

d'une fraude de stratagème

[49:26]

amoureux, mais ça peut être utilisé

[49:29]

de plein de façons pour tenter d'obtenir

[49:31]

une fausse identité, des mots

[49:33]

de passe, de l'argent,

[49:34]

frauduleusement. Donc, c'est très très très

[49:37]

présent sur le web.

[49:38]

Et dans ce cas-ci, le stratagème du faux

[49:40]

personnage de Chris a fait en sorte

[49:43]

d'amener Barbara à

[49:46]

convaincre

[49:46]

son conjoint Marvin de

[49:48]

tuer le couple maudit. Donc, c'est allé

[49:50]

loin cette manipulation-là.

[49:53]

Il s'agit donc d'une habile manipulation

[49:55]

de la part de Jenelle et de Barbara

[49:57]

qui, sans même le savoir, est embarquée

[49:59]

dans le jeu et a manipulé

[50:01]

son conjoint à son tour.

[50:03]

Donc, c'est dur à croire.

[50:05]

Tout ça venant de Jenelle

[50:08]

qui, apparemment,

[50:10]

en fait, aurait

[50:11]

le niveau de plus

[50:13]

d'un enfant que d'une personne

[50:15]

trentenaire, en fait, d'avoir tout ce pouvoir

[50:17]

de manipulation-là. Oui, absolument.

[50:19]

Puis justement, comme tu dis, son chum, Jamie,

[50:21]

il accompagnait Marvin

[50:22]

pour aller tuer le couple.

[50:25]

Donc...

[50:26]

Tu sais, jusqu'à quel point... Oui, il y a eu

[50:29]

des chicanes, il y a eu de...

[50:30]

Mais tu sais, jusqu'à quel point que tu peux

[50:33]

croire ta conjointe

[50:35]

ou ta fille, puis

[50:36]

ça te motive d'aller

[50:38]

assassiner quelqu'un. Ils n'ont pas...

[50:40]

Tu sais, c'est juste des ragouts, là.

[50:43]

Je comprends que c'est

[50:44]

pas le fun, mais

[50:46]

c'est intense, là.

[50:48]

Mais tu vois l'importance

[50:51]

du grade.

[50:52]

Tu sais, tout vient du fait que l'agent...

[50:55]

Cet homme-là est un

[50:56]

agent de la CIA. Oui, oui. Puis quand un

[50:58]

agent de la CIA embarque là-dedans,

[51:00]

ça fait augmenter la crédibilité

[51:02]

à un point où on peut défier

[51:04]

toute logique. Si elle n'avait pas

[51:07]

convaincu sa mère avec les photos

[51:09]

de l'ancien collègue

[51:10]

qui est bien réel et tout ça,

[51:12]

je pense que ça n'aurait pas marché.

[51:14]

Mais le fait qu'elle a eu la

[51:16]

brillante idée, entre guillemets,

[51:18]

d'avoir, c'est très machiavélique là,

[51:20]

mais la brillante idée

[51:22]

au lieu d'elle-même convaincre sa mère,

[51:24]

elle savait qu'elle-même n'aurait pas pu convaincre sa mère.

[51:26]

Mais si ça venait d'un agent de la

[51:28]

CIA, peut-être connaissant son père

[51:30]

qui est un ancien militaire, il serait facile

[51:32]

à convaincre. Donc c'est tout

[51:34]

ce pouvoir-là. Tu sais, on dit souvent

[51:36]

le pouvoir de la blouse blanche.

[51:38]

Tu as un médecin, quelqu'un se pointe vers toi

[51:40]

avec une blouse blanche, puis

[51:42]

un stétoscope au cou,

[51:45]

puis on va jamais questionner

[51:46]

sa véritable connaissance,

[51:48]

étant donné qu'il y a l'uniforme,

[51:50]

il y a l'autorité qui vient avec.

[51:52]

Puis on dirait que c'est ce

[51:54]

pilié-là dans toute sa

[51:56]

manipulation, c'est le personnage de Chris.

[51:58]

Oui, oui, c'est vrai. Tu as raison.

[52:00]

Puis même au départ, Barbara,

[52:02]

elle a mentionné même que

[52:05]

son mari avait travaillé pour

[52:06]

les services secrets. Tu sais, même si

[52:08]

elle y croyait. Oui, c'est ça, exact.

[52:11]

Avec tout ça, la famille

[52:12]

Potter se retrouve au tribunal

[52:14]

en août 2013, avec toutes

[52:16]

les preuves en main qui démontrent que

[52:18]

Jenelle et sa mère sont toutes

[52:20]

deux autant impliquées dans le drama,

[52:22]

même s'ils n'ont pas tiré sur la gâchette,

[52:24]

ils sont responsables

[52:26]

des meurtres.

[52:28]

Les autorités les mettent en état d'arrestation

[52:30]

pour les meurtres de Billy et Billy.

[52:33]

Celle-ci nie catégoriquement

[52:34]

à être impliquée de quelque

[52:36]

manière que ce soit dans toute cette

[52:38]

histoire-là. Jenelle

[52:40]

insiste sur le fait que c'est Chris

[52:42]

qui a insisté et

[52:44]

que, elle-même, elle a échangé plusieurs

[52:46]

fois avec lui. Elle dit même

[52:48]

avoir été consciente que Chris

[52:50]

utilisait à distance son ordinateur

[52:53]

pour échanger avec

[52:54]

ses proches jury parce que, tu sais, elle

[52:56]

essayait comme de faire accroître

[52:58]

ça aux enquêteurs.

[52:59]

C'est techniquement possible, mais c'est un peu

[53:02]

tiré par les gens. Ben oui.

[53:03]

Barbara nie aussi à avoir un lien dans l'affaire

[53:06]

et affirme qu'elle avait aussi

[53:08]

voulu rencontrer Chris,

[53:09]

mais que celui-ci a refusé pour préserver

[53:12]

son identité anonyme.

[53:14]

Mais encore là, il a fréquenté

[53:16]

Jenelle au secondaire,

[53:18]

au primaire, je sais plus,

[53:20]

pourquoi il voudrait garder

[53:21]

son identité anonyme.

[53:24]

Ça fait pas de sens.

[53:26]

Quelques mois plus tard, en octobre

[53:28]

2013, suite à son procès,

[53:30]

Marvin est finalement reconnu coupable

[53:32]

des deux meurtres au premier degré

[53:34]

avec préméditation et doit

[53:36]

purger deux condamnations

[53:38]

d'emprisonnement à perpétuité.

[53:40]

Il ne sortira jamais de prison,

[53:42]

sa libération conditionnelle,

[53:44]

le parole, c'est en

[53:46]

2132. Je trouvais tellement

[53:48]

que le chiffre était étrange que je suis allé

[53:51]

revérifier nos notes parce

[53:52]

que j'étais sans. Mais il les cumule.

[53:54]

Exactement, oui, c'est deux cumules,

[53:56]

mais 132, c'est sûr

[53:58]

qu'il est déjà vieux.

[54:00]

Il ne sortira

[54:02]

jamais, mais c'est

[54:04]

voir une année dans les 2005.

[54:06]

Ça, c'est son appel en 2132.

[54:08]

Oui, c'est ça, c'est juste la possibilité

[54:12]

de demander un appel.

[54:14]

Ils sont assez sévères.

[54:16]

Jamie, qui est le conjoint

[54:17]

de Jenelle, mais qu'il ne faut

[54:19]

pas oublier aussi qu'il est le cousin

[54:20]

d'une des victimes.

[54:21]

C'est Billy, c'est son cousin.

[54:26]

C'est lui

[54:27]

qu'il l'avait présenté à Jenelle

[54:29]

en plus. Il n'a pas

[54:31]

subi de procès car il a accepté un

[54:32]

plaidoyer de culpabilité pour son implication

[54:34]

dans les deux meurtres, mais il est condamné

[54:36]

à 25 ans de prison.

[54:39]

Il a des chances de sortir

[54:40]

après un certain temps, évidemment.

[54:43]

Trois ans et demi après

[54:44]

la fusillade en mai 2015,

[54:47]

parce que les filles

[54:48]

ont été jugées séparément

[54:51]

de Marvin.

[54:52]

C'est au tour de Jenelle et de Barbara

[54:54]

de subir leur procès deux ans plus tard

[54:57]

que le procès de Marvin.

[54:59]

L'avocat de Jenelle,

[55:00]

Cameron Heider, déclare

[55:02]

que sa cliente n'est pas coupable

[55:04]

d'avoir un père surprotecteur

[55:06]

et qu'elle ne serait pas en mesure de demander

[55:08]

à quiconque de commettre un meurtre.

[55:10]

Bref, qu'elle n'a pas

[55:12]

ce désir meurtrier-là en elle.

[55:14]

C'était l'argument

[55:15]

de la défense. Jenelle avoue

[55:18]

qu'elle a traversé des autres troubles avec

[55:20]

le couple, qu'elle a eu des conflits avec eux,

[55:22]

mais que jamais elle n'aurait souhaité leur mort.

[55:25]

La défense

[55:25]

a voulu amoindrir sa peine

[55:28]

en apportant le point que, selon

[55:30]

une évaluation des spécialistes,

[55:31]

elle a l'âge mental d'un enfant de 10 ans.

[55:34]

C'est ce qu'on vous disait, la joie

[55:35]

encore avec des poupées et tout ça.

[55:38]

Mais malgré

[55:39]

l'évaluation

[55:41]

de son âge mental de 10 ans,

[55:44]

je compare à ma fille qui a 11 ans,

[55:45]

elle serait pas capable d'orchestrer

[55:47]

un genre de schéma d'usurpation

[55:49]

d'identité comme ça.

[55:51]

Ça reste que même si l'âge mental,

[55:53]

on dirait qu'il y a quand même une maturité

[55:55]

d'adulte qui te permet

[55:57]

d'orchestrer quelque chose comme ça.

[56:00]

Bref, la couronne

[56:01]

a toutefois une autre opinion

[56:04]

comme on le sait.

[56:05]

Elle était consciente des actes

[56:07]

qu'elle posait.

[56:09]

Même que la juge

[56:11]

a mentionné que Jenelle avait un doctorat

[56:13]

en manipulation de ses proches

[56:15]

dans son jugement.

[56:17]

Avec la preuve qu'elle a bien créé

[56:19]

le personnage de Chris, même si

[56:21]

elle a toujours nié ça.

[56:23]

Même il y a une entrevue avec un journaliste

[56:25]

que vous pouvez le retrouver sur YouTube.

[56:26]

En pleine entrevue, elle l'obstine

[56:28]

qu'elle a parlé à Chris.

[56:30]

Puis elle était déjà condamnée.

[56:33]

Puis tu vois le journaliste

[56:34]

qui essaie d'insister.

[56:35]

C'est très malaisant

[56:39]

cet échange-là.

[56:41]

Donc avec toutes

[56:42]

ces preuves-là,

[56:44]

ils n'ont pas le choix de la condamner.

[56:46]

Pour la défense de Barbara,

[56:48]

il insinue que jamais elle n'a

[56:50]

convaincu son mari d'aller tuer le couple

[56:52]

et qu'elle aussi c'est une victime

[56:54]

de Jenelle dans tout ça.

[56:56]

Après, on dirait que

[56:58]

je ne peux pas lui reprocher

[57:00]

à 100%

[57:01]

d'avoir cette opinion.

[57:04]

Après sept jours de procès, le jury

[57:06]

a reconnu que Jenelle et Barbara

[57:08]

sont coupables de meurtres

[57:10]

au premier degré et qu'elles ont toutes

[57:12]

deux été condamnées à l'emprisonnement

[57:14]

à perpétuité. Avant d'entrer

[57:16]

en prison, Barbara a déclaré

[57:17]

« Je n'ai pas voulu que quiconque soit assassiné.

[57:20]

Je n'ai jamais fait ça. »

[57:24]

C'est-à-dire son innocence.

[57:26]

Moi aussi, je suis un peu

[57:28]

surpris de tout ça, mais on en reparlera

[57:30]

tout à l'heure.

[57:32]

Parce que tout ça a eu un impact

[57:33]

sur la petite communauté de

[57:36]

la ville de Mountain City.

[57:38]

Cette ville-là a été complètement

[57:39]

transformée par ce drame-là parce

[57:41]

qu'on en a parlé partout sur Internet,

[57:43]

on en a parlé partout dans les médias

[57:45]

grand public américains.

[57:47]

De rien avant, personne n'ose

[57:49]

ou ne veut parler de cette tragédie-là

[57:52]

à l'interne dans la petite ville,

[57:53]

étant donné que ça les a secoués énormément.

[57:55]

C'est une petite ville sans histoire.

[57:57]

Ces habitants souhaitent que cette histoire

[57:59]

se retrouve rapidement derrière eux.

[58:01]

Et dorénavant, plus personne ne laisse sa porte

[58:03]

non verrouillée à Mountain City

[58:05]

comme c'était un peu la coutume

[58:08]

avant le drame.

[58:09]

Le jeune bébé orphelin

[58:11]

du défunt couple, pardon,

[58:13]

un prénommé Tyler, c'est important

[58:14]

d'en parler de cet enfant-là.

[58:16]

Je suis sûr que vous voulez savoir

[58:17]

ce qui est arrivé avec lui?

[58:19]

Il a été pris en charge immédiatement

[58:21]

par des membres de sa famille,

[58:22]

donc il était bien entouré.

[58:24]

Il fréquente maintenant l'école

[58:26]

et il a apparemment une vie heureuse.

[58:28]

Heureusement, apparemment il n'a aucun souvenir du drame

[58:31]

et il ne connaîtra que ses parents

[58:33]

par les souvenirs et les anecdotes

[58:35]

que les autres vont lui raconter.

[58:37]

Mais comme on le disait tout à l'heure,

[58:38]

est-ce que vraiment tout est intact

[58:41]

à l'intérieur de ce petit gars-là?

[58:43]

J'espère que oui, mais en fait,

[58:45]

il y a des gens qui ont survécu,

[58:46]

il y a des bébés, des enfants qui ont survécu

[58:47]

à toutes sortes de drames,

[58:49]

mais j'avoue que le sien n'est pas évident.

[58:52]

J'espère qu'il aurait la chance

[58:53]

de rebondir et de bien évoluer

[58:57]

malgré tout ça.

[58:58]

Mais il semble bien entouré,

[59:00]

donc tout semble bien aller

[59:02]

de son côté.

[59:04]

Mais ça doit être particulier

[59:06]

de venir sur Terre

[59:07]

avec ce baluchon-là

[59:09]

parce qu'il va toujours entraîner

[59:11]

le fait que ses parents ont été assassinés.

[59:16]

C'est sûr que ça laisse

[59:17]

une blessure profonde.

[59:18]

Dans un crime qui a secoué sa communauté,

[59:21]

parce que de ce que je comprends,

[59:21]

il semble encore être dans la région.

[59:29]

Pour revenir, en 2021,

[59:31]

comme on disait au début de l'épisode,

[59:33]

il y a eu du nouveau dans le procès.

[59:35]

En fait, la famille au complet

[59:36]

ont demandé un appel

[59:38]

par rapport au jugement.

[59:40]

À l'heure actuelle, il faut savoir

[59:41]

que Jenelle Potter est à la prison

[59:43]

pour femme du Tennessee

[59:45]

et elle purge deux peines à perpétuité.

[59:48]

Elle est éligible à la libération

[59:50]

conditionnelle en 2072.

[59:53]

Le premier jugement, c'était ça.

[59:54]

C'est assez loin.

[59:55]

Sa mère, Barbara, elle aussi,

[59:57]

elle est dans la même prison.

[01:00:00]

Par rapport à Barbara,

[01:00:01]

on n'a pas sa libération,

[01:00:02]

mais j'imagine que ça doit être

[01:00:03]

un peu la même chose.

[01:00:05]

Mais ce que je veux aussi vous préciser

[01:00:06]

sur elle, c'est que dorénavant,

[01:00:08]

elle travaille quand même de la prison,

[01:00:09]

elle travaille dans un centre d'appels

[01:00:11]

et elle gagne un dollar, 25 dollars

[01:00:13]

pour passer des appels téléphoniques

[01:00:15]

de l'extérieur.

[01:00:17]

Elle s'occupe comme elle peut,

[01:00:20]

mais elles sont retournées en cours

[01:00:22]

en juillet 2021.

[01:00:24]

C'est la première fois que Marvin,

[01:00:26]

le père, a avoué devant la cour

[01:00:28]

lors de cette audition-là

[01:00:31]

qu'il avait tué

[01:00:33]

les deux personnes, parce que

[01:00:35]

comme on vous a dit tout à l'heure,

[01:00:37]

il l'avait dit à sa femme, Barbara,

[01:00:39]

mais jamais devant les autorités,

[01:00:40]

il l'avait dit. Donc là, ça change

[01:00:43]

un peu la perspective, même s'il a été

[01:00:45]

condamné par rapport à ça,

[01:00:47]

parce que

[01:00:49]

en fait, il exclut totalement

[01:00:51]

les deux femmes du geste

[01:00:53]

qu'il a posé.

[01:00:54]

Je l'ai fait et ce n'est pas

[01:00:57]

Barbara et ce n'est pas

[01:00:58]

General qui m'a influencé

[01:01:00]

à le faire. Et donc ça,

[01:01:03]

ça change un peu la dynamique

[01:01:05]

de l'appel. Ça, c'est un

[01:01:06]

des arguments pour demander un nouveau

[01:01:09]

procès, mais l'autre argument

[01:01:10]

et même, c'est que à l'époque,

[01:01:14]

Marvin

[01:01:14]

avait le même avocat que

[01:01:16]

Barbara pour

[01:01:18]

le défendre. Et il

[01:01:20]

aurait eu un conflit

[01:01:22]

d'intérêts, en fait, parce que l'objectif

[01:01:25]

était de

[01:01:26]

de tenter de diminuer la

[01:01:29]

peine de Marvin. Ça n'a pas

[01:01:30]

fonctionné en mettant certains

[01:01:32]

tâts sur Barbara.

[01:01:35]

Et même, il a témoigné

[01:01:37]

l'avocat commun, qui est pu leur avocat

[01:01:38]

commun, qui avouait

[01:01:40]

qu'il aurait pu avoir

[01:01:42]

un conflit d'intérêts

[01:01:44]

dans la défense qu'il a apporté

[01:01:46]

à Barbara. Donc, tout ça

[01:01:49]

et tout ça

[01:01:51]

a été entendu

[01:01:52]

par le juge.

[01:01:56]

Évidemment, la couronne

[01:01:57]

n'est pas d'accord avec ça, dans le sens que

[01:01:58]

la couronne, elle ne veut pas

[01:02:00]

rediminuer les peines ou réouvrir le dossier

[01:02:02]

pour elle. Ils sont

[01:02:04]

coupables. On a des preuves qu'ils ont

[01:02:06]

effectué, les actes pour lesquels ils ont été

[01:02:09]

condamnés. On n'a pas de nouvelles

[01:02:10]

depuis juillet par rapport à ça, mais

[01:02:12]

ça a été une demande d'appel. Donc, ça se

[01:02:14]

pourrait que

[01:02:16]

Jenelle ou Barbara

[01:02:18]

sortent plutôt de prison

[01:02:20]

s'il y a un nouveau procès. Mais

[01:02:24]

je trouve que malgré tout,

[01:02:26]

même si on n'a pas donné nécessairement un

[01:02:27]

acte clair, une commande claire,

[01:02:30]

reste qu'indirectement par les

[01:02:31]

gestes qu'elle a fait. Jenelle,

[01:02:33]

elle est coupable.

[01:02:35]

Oui. Non, à quelque part.

[01:02:38]

Moi, je demeure...

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En fait, c'est la dernière mise à jour

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qu'on avait justement qui datait

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de juillet 2021.

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Donc, cette demande de nouveaux

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procès, on va vous tenir au courant s'il

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y a des nouveaux développements, mais selon moi,

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cette affaire-là va pas mal

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être réglée. Moi, de mon

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côté, je suis surpris à quelque part

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que toute la famille se retrouve

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en prison. Je ne sais pas qu'est-ce que t'en penses,

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mais j'ai l'impression que c'est

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pas égal pour tout le monde.

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Mais en même temps, ça doit être difficile

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de juger ça. Je ne suis pas juriste,

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évidemment, mais il me semble que

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certains facteurs qui pourraient

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amoindrir la peine, peut-être

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justement pour la mère

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et Jamie, étant donné qu'ils ont

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quand même été manipulés. Je trouve

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ça drôle un peu que

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les peines soient quasi égales.

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Le tueur, en fait, Marvin,

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c'est lui qui a la plus grande peine.

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Mais à quelque part,

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il a été manipulé, moi aussi. Sauf

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qu'il s'entête à dire qu'il l'a pas été.

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Donc, c'est ça. Je pense

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que c'est un peu ça son problème. S'il avait

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plaidé la culpabilité

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en expliquant que, justement,

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ou sans plaider la culpabilité,

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s'il était allé au procès en expliquant

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qu'il était non coupable en raison

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du fait qu'il a été manipulé, peut-être que ça aurait

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changé la donne. Mais là, on dirait que

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vu qu'il veut protéger sa femme

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et sa fille, il porte sur lui

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tout ce fardeau-là. Donc,

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il y a ce côté-là aussi que moi que j'ai de la misère

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à m'expliquer, en fait, pourquoi tout le monde

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relativement ces

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peines égales-là. Mais c'est sûr que

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tout le monde là-dedans ment.

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Tout le monde est coupable. Oui, puis tout le monde ment.

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Donc, si tout le monde ment, je ne pense pas que la cour va vouloir

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faire de compromis, on dirait.

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Non, non, puis ils sont sévères aux États-Unis,

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je trouve, sur les peines de ce type-là.

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Tu as raison. Tu sais, même Jamie,

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où il a accompagné

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le père, tu sais, est-ce qu'il

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savait qu'il allait tuer, les tuer?

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Non, moi aussi, je trouve que les peines sont

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quand même sévères, même si

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ce n'est pas bien ce qui est

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arrivé. Mais en fait, là, avec

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la réouverture du procès, je pense que c'est un peu

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ce que veut Marvin, c'est

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libérer du fardeau

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sa femme. Mais il ne se libèrera pas plus

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de son propre fardeau. Même si

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la libération

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sur parole

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baissait à 2100, au lieu de

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2132,

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il va être décédé de toute façon.

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Mais tu as raison,

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je trouve

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que la peine est extrêmement sévère,

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mais moi, ce qui me

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c'est comment un père a pu

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disjoncter comme ça,

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il n'y a pas d'autre monde.

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Péter une fuse, comme on disait en bon

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Québécois, de prendre une arme,

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d'aller les tuer et d'enlever.

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Ils savaient ce qu'ils faisaient,

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d'enlever les balles. Comme tu disais,

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c'est un drôle de travail

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à faire après le drame.

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En tout cas,

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c'est quelque chose que je ne m'explique

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toujours pas, on dirait aujourd'hui,

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ce qui a pu amener

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à ça. C'est pour ça que je dis que c'est un des causes

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qu'on a la plus belle preuve de la

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distorsion, une distorsion

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vraiment cognitive qu'on peut avoir

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par rapport à la réalité.

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Comment

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sommes-nous arrivés là?

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Ça part d'une quête d'amitié

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et ça se termine en double

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meurtre, des familles brisées,

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quelqu'un qui est même,

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je parle de Jamie, qui a même

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participé au meurtre de son cousin.

[01:05:59]

Il était dans la pièce, il n'était pas loin,

[01:06:01]

peut-être pas dans la pièce,

[01:06:03]

mais il était là.

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Moi, ça me

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chabire complètement cette histoire-là

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et j'espère que tout ira mieux,

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que tout ira bien, pardon, pour

[01:06:14]

le jeune enfant

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survivant de cette histoire-là.

[01:06:18]

Eh bien, c'était tout pour cette

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histoire, cher Distordu.

[01:06:21]

On vous remercie de votre écoute.

[01:06:23]

Maintenant, c'est à vous de nous dire ce que vous pensez

[01:06:25]

de cette histoire-là, du cas

[01:06:27]

tordu de Jenelle Potter. Vous savez

[01:06:29]

où nous trouver sur les réseaux sociaux.

[01:06:31]

On est sur Instagram, Distorsion Podcast,

[01:06:33]

Facebook, même chose. On est

[01:06:35]

sur Twitter, Distorsion Podcast,

[01:06:37]

sur YouTube aussi. On vous rappel

[01:06:39]

que Distorsion est une création de moi-même

[01:06:41]

et de Seb, que le montage

[01:06:43]

est une réalisation d'André

[01:06:45]

Beaupré. Salut André.

[01:06:47]

Et on ne peut pas quitter, chers amis, sans

[01:06:49]

remercier nos chers supporters

[01:06:51]

Patreon et je te laisse

[01:06:53]

commencer, Seb.

[01:06:55]

Oh, merci à Chantal M et

[01:06:57]

Noemi JD.

[01:07:00]

Un gros shout-out à

[01:07:01]

Amy Mode G et Valérie V,

[01:07:04]

Alexandre B et Océane

[01:07:06]

G, vous vous reconnaissez.

[01:07:07]

On ne pourrait rien faire sans vous,

[01:07:09]

Marc-Antoine L ainsi que Valérie N.

[01:07:12]

On vous aime, Magalie

[01:07:14]

B et Jeff L.

[01:07:16]

Un gros shout-out, Valérie

[01:07:17]

T L et Marie M.

[01:07:21]

Sans oublier

[01:07:21]

la chère Vero Zombie et

[01:07:23]

Alexandre L.

[01:07:25]

Un gros hi-five, David,

[01:07:28]

Jonathan G ainsi que

[01:07:29]

Véronique G.

[01:07:30]

Et on approche de la fin avec

[01:07:32]

Marie-Philippe M et Karine M.

[01:07:35]

Mais on ne peut pas partir

[01:07:37]

sans remercier Miguel L

[01:07:39]

ainsi que Marianne

[01:07:40]

y, shout-out à vous. On vous aime.

[01:07:51]

Est-ce que tu aurais

[01:07:52]

un mot de la fin pour nous, mon cher

[01:07:54]

Emile? Si vous cherchez de

[01:07:56]

nouveaux amis, n'hésitez pas à

[01:07:58]

joindre notre communauté de distordu

[01:07:59]

sur notre groupe Facebook.

[01:08:01]

C'est un save space, on aime tout le monde.

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