#41 - À la recherche du vol MH370

Épisode

#41 - À la recherche du vol MH370

Saison
3
Épisode
41
Durée
1 h 09 min
Format
Audio

Audio

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En mars 2014, le vol MH370 de Malaysia Airlines part de Kuala Lumpur en direction de Beijing. Toutefois, alors que les familles et les proches des passagers attendent à l’aéroport, après plusieurs heures, le Boeing 777-200 n’est toujours pas atterri. En analysant les différents signaux reçus par les stations de contrôle, il semblerait que l’avion ait modifié sa trajectoire d’une manière inexplicable, en direction de l’Océan Indien… Plusieurs pays ainsi que des internautes de partout dans le monde vont s’impliquer dans cette recherche afin de lever le voile sur le plus grand mystère de l’aviation moderne. Après 4 ans de recherches, toujours pas de piste de l’avion, par contre un scénario inquiétant et tragique commence à faire l’unanimité auprès des experts. Comment peut-on perdre un avion en 2014? Emile et Seb reviennent sur les différentes pistes d’explication.

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[00:00]

Vous êtes sur le point d'écouter DISTORTION, un podcast sur des histoires étranges de l'ère numérique.

[00:50]

8 mars 2014, le vol de Malaysia Airlines MH370 part de Kuala Lumpur en direction de Beijing.

[00:59]

Il n'arrivera malheureusement jamais à destination.

[01:02]

Alors que le ciel est rempli de satellites qui nous surveillent, que plus de 100 000 vols sillonnent le ciel quotidiennement

[01:08]

et que chaque avion est rigoureusement suivi par le contrôle aérien, personne ne sait où est-il tué l'aéronelle.

[01:14]

Comment un Boeing 777 transportant 239 passagers peut disparaître sans laisser aucune trace?

[01:23]

Restez avec nous, alors que nous tenterons de lever le voile sur le plus grand mystère de l'aviation moderne.

[01:31]

Sébastien Lévesque, comment ça va ce soir?

[01:33]

Ça va bien et toi Emil Gauthier?

[01:34]

Ça va très bien, déjà le dernier épisode de notre saison 3, non mais quelle saison mouvementée?

[01:39]

Oui quand même, ça a bougé quand même, vite.

[01:42]

Je me semble que c'était la semaine passée quasiment qu'on faisait le premier épisode.

[01:46]

Ça a passé en un seul clin d'œil.

[01:49]

Bref, on veut vous remercier les Distordus, nos auditeurs si précieux de votre support pendant cette troisième saison.

[01:55]

Pour nous, c'est beaucoup de travail de sortir à chaque semaine autant que possible.

[01:59]

Donc on vous remercie de votre support, sachez que c'est pour vous qu'on fait ça et qu'on vous réserve plusieurs surprises au cours de l'été.

[02:06]

Donc en gros, notre plan c'est de revenir à l'automne, comme à l'habitude, pour une quatrième saison.

[02:11]

Entre temps, on risque de produire des bonus sans doute, des mini-distos et quelques surprises.

[02:16]

Donc on vous tient au courant, on ne sera pas inactifs comme ça pendant tout l'été.

[02:19]

Non, non, n'hésitez pas.

[02:19]

Et le groupe va toujours rester actif aussi, n'oubliez pas pour continuer à faire vivre tout ça.

[02:26]

Le groupe de discussion sur Facebook, bien entendu.

[02:28]

Oui, bien sûr.

[02:29]

L'histoire de ce soir, cher Seb, le vol MH370 de Malaysia Airlines.

[02:35]

Moi, personnellement, c'est un sujet qui m'a tellement passionné à l'époque.

[02:39]

Je pense que s'il n'y avait pas eu cet incident-là, il n'y aurait peut-être pas de distorsion aujourd'hui.

[02:45]

Oui, parce que c'est vraiment cette histoire-là qui m'a donné la piqûre des histoires étranges de l'ère numérique.

[02:50]

J'avais participé à la recherche en ligne lorsque les internautes faisaient des recherches sur Google Earth.

[02:57]

Donc moi, j'étais à l'affût de chaque nouvelle, de chaque commentaire, de chaque petite trouvaille.

[03:02]

Et pour moi, c'est un peu une révélation de voir que maintenant les internautes peuvent,

[03:06]

avec les outils disponibles via la technologie, participer activement à une enquête en cours.

[03:11]

Oui, tu as raison, mais je ne savais pas que c'est ça qui t'avait déclenché.

[03:14]

Oui.

[03:15]

Ah, c'est intéressant, on est dans les confidences ce soir.

[03:17]

Oui, donc c'est un sujet passionnant, nulle besoin de vous le dire.

[03:21]

Je suis sûr que vous connaissez un peu l'histoire.

[03:23]

Un vol partant de Malaisie en direction de la Chine,

[03:27]

qui est complètement disparu après un changement de direction assez étrange,

[03:32]

et après que tout point de contact, tout point de transmission de données a été coupé.

[03:37]

Donc c'est très mystérieux, il y a des débris qui ont été retrouvés un peu plus tard,

[03:41]

donc tout porte à croire qu'il s'est agi d'un crash.

[03:43]

Mais par contre, quatre ans après sa disparition, malgré le fait que des recherches sont encore en cours,

[03:49]

au moment où on se parle, il devait être arrêté la semaine dernière,

[03:52]

parce qu'il y a une compagnie privée maintenant qui mène des recherches.

[03:55]

Il semble encore qu'au cours des derniers jours, il y a eu des développements,

[04:00]

donc on va vous tenir au courant de tout ça, mais vous ne devriez pas vous ennuyer.

[04:03]

Non, non.

[04:04]

Qu'est-ce qu'on boit ce soir, Seb?

[04:06]

Ce soir, on boit une American IPA.

[04:09]

On a décidé de se gâter, vu que c'était le dernier épisode de la saison.

[04:14]

Oui.

[04:17]

Elle n'a pas de nom, en fait, c'est vraiment l'American IPA de la brasserie Milil, tout simplement.

[04:23]

C'est une IPA vraiment bonne, qui a un goût fruité de pamplemousse, d'abricots et de fruits de la passion.

[04:29]

Mais c'est vrai que ça goûte le fruit quand on la goûte.

[04:31]

Oui.

[04:31]

Elle a une belle amertume, mais pas trop forte.

[04:33]

Pas trop amère, en fait.

[04:36]

Elle est savoureuse et parfaite pour l'été et parfaite pour un dernier épisode de saison.

[04:41]

La brasserie Milil qui est de Terrebonne, en fait.

[04:44]

Shout-out, Terrebonne.

[04:45]

Shout-out à vous.

[04:46]

Parlant de shout-out, on a une review 5 étoiles sur Apple Podcast qui nous vient de Pierre-Philippe.

[04:51]

Il nous dit phénoménal.

[04:54]

Découvrir un nouveau podcast de très grande qualité comme celui-là, c'est un peu comme quand ta femme accepte de faire l'amour.

[05:00]

C'est rare et ça fait du bien.

[05:02]

Superbe boulot, les gars.

[05:03]

Shout-out à la femme de Pierre-Philippe.

[05:05]

Merci à toi, Pierre-Philippe.

[05:07]

On veut aussi donner un shout-out à notre seul et unique auditeur du Burkina Faso.

[05:12]

Oui.

[05:12]

Donc mon cher ami, tu sais qui tu es. Fais-nous signe si tu entends cet épisode.

[05:17]

Oui.

[05:17]

Aussi, on vous rappelle, vous pouvez toujours nous rejoindre, suivre la conversation après l'épisode sur le groupe Facebook de Distorsion.

[05:24]

Facebook.com à Distorsion Podcast.

[05:26]

Vous allez le trouver assez facilement.

[05:27]

Il y a un groupe de discussion privée.

[05:29]

Vous nous faites une demande.

[05:30]

Si vous n'avez pas l'air trop louche, on devrait vous accepter.

[05:33]

Sinon, on est toujours sur Instagram Distorsion Podcast et sur Twitter Distorsion Pod aussi.

[05:38]

Et même sur YouTube, Seb.

[05:39]

Oui, Distorsion Podcast aussi.

[05:41]

Dans le fond, tous nos épisodes sont en format vidéo, mais on n'est pas filmé, en fait.

[05:46]

C'est vraiment l'audio qui est en format vidéo.

[05:49]

Donc voilà, si des fois vous ne pouvez pas vous connecter à votre application de podcast ou quoi que ce soit,

[05:53]

vous voulez partager un épisode avec un ami qui ne connaît pas ça, YouTube, c'est quasiment la meilleure plateforme pour partager un épisode.

[06:00]

Le caster sur la télé aussi via Chromecast.

[06:02]

Exact, ça fonctionne super bien. Donc voilà, pour ceux qui voudraient...

[06:05]

Oui, et à ceux qui sont un peu moins à l'aise en anglais, les épisodes qu'on a fait en anglais, nos collaborations avec James Renner par exemple,

[06:11]

qui ont été des collaborations très appréciées, sur YouTube, vous pouvez activer les sous-titres.

[06:16]

Donc, automatique, c'est pas parfait, mais ça donne quand même une certaine idée de quoi traite la discussion.

[06:22]

C'est presque parfait, sincèrement. Je les ai écoutés, puis c'est l'algorithme...

[06:28]

L'engin de YouTube pour activer les sous-titres automatiques est vraiment bon.

[06:33]

La détection vocale, il détecte vraiment bien les mots, c'est surprenant.

[06:36]

Sur ce, Seb, est-ce que t'es prêt à partir à la recherche du vol MH370?

[06:42]

Oui, monsieur.

[06:44]

C'est parti.

[06:46]

Nous sommes le 8 mars 2014.

[06:49]

239 passagers provenant de 14 pays différents s'apprêtent à prendre un vol d'une durée de 6h30,

[06:55]

à partir de l'aéroport Kuala Lumpur International, qui est situé en Malaisie,

[07:00]

et le vol est en direction de Beijing, en Chine, à Pékin.

[07:03]

Le vol est le MH370 de la compagnie Malaysia Airlines.

[07:09]

Tout se déroule comme prévu. Les passagers embarquent dans l'appareil.

[07:12]

Un Boeing 777-200.

[07:15]

L'aéroport de Kuala Lumpur est un des plus importants aéroports de l'Asie du Sud-Est.

[07:19]

Elle dessert environ 58 millions de voyageurs par année.

[07:23]

C'est pas rien. C'est du monde.

[07:25]

Elle a une superbe architecture très moderne qui reprend les très traditionnels malaisiens.

[07:31]

Oui, l'architecture malaisienne est quand même assez impressionnante.

[07:34]

C'est très moderne, souvent sous des bases très traditionnelles d'architecture asiatique,

[07:40]

mais avec vraiment une touche moderne.

[07:42]

Je suis jamais allé dans cette région-là, mais de ce que j'ai vu, du moins,

[07:47]

l'aéroport, du moins, est assez majestueux.

[07:49]

Oui, vraiment, c'est vraiment un gros aéroport.

[07:51]

Le départ planifié à minuit 20 a bel et bien lieu à l'heure.

[07:55]

Il s'agit d'un vol de nuit, un Red Eye, de 6h30.

[07:59]

Un vol de routine qui ne représente rien de bien difficile pour le pilote de l'appareil,

[08:03]

Zahri Ahmad Shah.

[08:05]

Lui, il est âgé de 53 ans.

[08:06]

C'est un pilote qui est tout de même expérimenté.

[08:09]

Il cumule plus de 18 000 heures de vol.

[08:11]

Donc, c'est quand même quelqu'un qui a du bagage.

[08:14]

Il est aussi instructeur de pilote pour Malaysia Airlines.

[08:17]

Donc, il aide les pilotes, il leur enseigne.

[08:20]

Il est assisté aussi du copilote qui s'appelle Farik Abdul Hamid.

[08:25]

Lui a 27 ans. C'est un junior.

[08:26]

Il a piloté environ 2 700 heures de vol.

[08:30]

On dit qu'apparemment que ce copilote-là n'a jamais piloté un avion passager comme celui-là.

[08:36]

Donc, c'est quelqu'un qui, comme tu dis, qui est plus junior,

[08:39]

qui avait l'habitude de piloter des avions privés.

[08:43]

Le Boeing est rempli de 49 tonnes de kérosène.

[08:47]

C'est quand même assez impressionnant la quantité.

[08:49]

Quand je disais le nombre, tu sais, c'est des tonnes.

[08:51]

Ce n'est pas rien en descense pour transporter les gens.

[08:53]

Ce qui permet environ avec 49 tonnes,

[08:55]

c'est pour une durée d'un vol d'environ 8 heures dans des conditions régulières

[08:59]

qu'il n'y a pas trop de vent et tout ça.

[09:01]

Des 239 passagers, on retrouve 12 membres d'équipage.

[09:06]

Ça, c'est quand même important malgré tout.

[09:08]

153 Chinois, 38 Malaisiens, 6 Australiens, 4 Français,

[09:12]

3 Américains et 2 Canadiens à bord de l'avion.

[09:15]

À minuit 41, l'avion décolle.

[09:18]

Aux environs du nord du matin,

[09:20]

l'appareil est repéré à 11 000 mètres d'altitude au nord de la Mélésie,

[09:24]

ce qui est complètement normal comme ascension.

[09:27]

L'avion grimpe alors à 35 000 pieds d'une manière tout à fait normale.

[09:31]

À 1h19, le pilote envoie un message radio au sol

[09:35]

qui est « bonne nuit, Malaisia 370 »,

[09:38]

ce qui est un comportement tout à fait normal.

[09:41]

C'est la nuit, je présume qu'ils ont fermé les lumières,

[09:44]

ils ont mis les lumières nocturnes à bord de l'avion

[09:46]

et puis par la suite, eh bien, c'est un petit message de bonne nuit.

[09:50]

Deux minutes plus tard, le contact est complètement coupé avec l'aéronef.

[09:56]

Bon, tout ça, ça se passe assez rapidement.

[09:58]

Planifié pour être de retour à 6h30 le lendemain matin,

[10:02]

les familles et les proches attendent les passagers à l'aéroport de Beijing comme prévu.

[10:07]

Cependant, l'avion accuse un retard interminable.

[10:11]

La compagnie aérienne commence sérieusement à s'inquiéter.

[10:14]

Je comprends parce que même dans des conditions tout à fait normales,

[10:18]

on s'inquiète lorsqu'il y a un retard qui n'est pas annoncé.

[10:21]

Bien oui, l'avion, même si c'est le moyen de transport le plus sécuritaire,

[10:25]

il y a toujours une inquiétude.

[10:27]

Je veux dire, mourir d'un accident d'avion, personne ne veut ça.

[10:31]

C'est une des morts les plus tragiques.

[10:33]

C'est vrai qu'on se fait toujours les pires scénarios si il y a une attente,

[10:37]

surtout s'il est parti à l'heure, en fait.

[10:39]

Souvent, c'est ça qui nous indique à savoir si on a à s'inquiéter ou non quand il y a un retard.

[10:43]

C'est comme ça, mais là, dans cette situation-là, je me mets à leur place.

[10:47]

L'angoisse doit facilement augmenter.

[10:49]

On va retracer tranquillement les signaux que l'avion a envoyés au cours de cette très courte chronologie.

[10:56]

Donc, vers minuit 41, l'avion décolle, tel que prévu, tel que mentionné plus tôt,

[11:01]

vers 1h01 du matin.

[11:03]

L'équipage confirme une altitude de 35 000 pieds à 1h19.

[11:09]

C'est là qu'on a le dernier contact vocal avec le contrôle aérien malaisien.

[11:12]

C'est là que le pilote envoie un message vocal de bonne nuit.

[11:16]

On va tout d'abord croire qu'il s'agit du copilote à ce moment-là qui a lancé ce message,

[11:21]

mais certaines sources, dont des membres de la famille du pilote Zahary,

[11:26]

affirment que c'est bel et bien lui qui a envoyé ce message-là.

[11:29]

Exact, sa femme le confirme même.

[11:31]

J'avais vu ça, que sa femme confirmait que c'était vraiment sa voix à lui.

[11:34]

40 minutes plus tard, après le décollage, donc à 1h21,

[11:38]

c'est là qu'il y a un dernier contact radar qui est fait,

[11:40]

qui indique la position de l'avion qui, à ce moment-là,

[11:45]

en fait, est un peu dépassé la Malaisie vers le nord en approchement du Vietnam.

[11:51]

À 1h22, donc une minute plus tard,

[11:54]

c'est là que le transpondeur et l'ADSB sont coupés.

[11:58]

Le transpondeur, en fait, c'est un appareil qui envoie un signal constant sur des fréquences radio.

[12:03]

Donc, il peut émettre un simple signal pour dire qu'il est toujours en vol

[12:07]

ou envoyer des messages prédéterminés.

[12:09]

L'ADSB de son côté, en fait, c'est un autre système

[12:13]

qui permet d'envoyer sa position GPS aux stations au sol.

[12:17]

Parce que ce qui arrive, en fait, c'est que ce système existe

[12:20]

parce que les avions, maintenant, sont munis quand même de GPS,

[12:23]

de technologies avancées,

[12:25]

et les avions connaissent eux-mêmes mieux leur positionnement géospatial.

[12:31]

Donc, ils sont mieux en mesure de l'envoyer au sol que les équipes au sol, en fait.

[12:36]

Ils sont plus proches des satellites.

[12:37]

Ben oui, carrément.

[12:39]

Donc, à ce moment-là, à 1h22, l'avion survole le golfe de la Thaïlande,

[12:43]

donc entre le Vietnam et la Malaisie.

[12:46]

Quand, neuf minutes plus tard, donc à 1h30 du matin,

[12:49]

il y a une tentative de contact vocal par un autre avion à proximité

[12:53]

qui est effectué à la demande du contrôle aérien vietnamien.

[12:57]

Par contre, pas de contact vocal en retour.

[13:00]

Donc, ce message-là n'est pas reçu.

[13:03]

En fait, il n'y a jamais de retour au message envoyé par l'équipe vietnamienne.

[13:06]

À 2h15 du matin, c'est là qu'on a un dernier contact par les radars militaires malaisiens,

[13:12]

et à ce moment-là, l'avion se retrouve à 200 000 au nord-ouest de Penang,

[13:17]

donc une ville de Malaisie.

[13:18]

Et à 6h30 du matin, c'est là que ce serait l'arrivée théorique de l'avion à Beijing,

[13:25]

qui n'arrive pas, en fait.

[13:27]

Rendue à 7h24, donc environ une heure après l'atterrissage supposé,

[13:33]

les membres de la famille attendent toujours,

[13:36]

mais la compagnie aérienne finalement annonce qu'ils n'ont aucune idée

[13:40]

où se trouve le Boeing 777 du vol MH370

[13:45]

et qu'ils ont perdu contact à 2h40 du matin avec l'avion.

[13:50]

Ils ont quand même été honnêtes dans leurs propos.

[13:53]

J'ai vu la conférence de presse du monsieur, donc c'est quand même ça.

[13:56]

Par contre, petit malaise, ce n'est pas tout le monde,

[14:01]

les passagers n'avaient pas tous les membres de la famille qui étaient présents à l'aéroport,

[14:05]

et les membres de la famille qui n'étaient pas présents

[14:08]

et qui avaient des passagers dans l'avion ont été avisés par texto.

[14:12]

Imaginez de ça, il n'y a pas eu d'appel ou quoi que ce soit.

[14:15]

Je ne sais pas pour toi, mais moi, je trouvais ça « cheap » un peu quand même.

[14:20]

Mais en même temps, je comprends, il y a des tonnes de personnes,

[14:24]

c'est peut-être plus simple d'envoyer un texto de masse,

[14:27]

je ne sais pas comment ils ont procédé.

[14:29]

J'écoutais le témoignage d'une des dames qui a perdu son mari,

[14:32]

et elle est insultée d'avoir reçu un texto, et je la comprends aussi.

[14:36]

Mais d'ailleurs, la stratégie de communication de Malaysia Airlines

[14:39]

a été assez douteuse au moment où l'avion était introuvable.

[14:45]

Les familles ont été vraiment pendant des heures sans avoir aucune nouvelle,

[14:48]

mais je comprends qu'eux non plus n'avaient pas de nouvelles.

[14:50]

C'est pas une situation traditionnelle ou normale.

[14:53]

Mais en même temps, je pense que chacun mérite plus qu'un texto,

[14:56]

parce qu'il y a plusieurs questions qui arrivent de ça.

[14:59]

Exact, exact.

[15:00]

À 8h30, les médias annoncent que l'avion est manquant,

[15:04]

ce qui sème tout de suite la curiosité auprès de la population en général.

[15:07]

Je ne sais pas si vous en vous souvenez à ce moment-là,

[15:09]

mais moi, je me souviens de la journée même ou ce que j'ai entendu ou nouvelle,

[15:12]

et c'est assez frappant.

[15:14]

Comment est-ce possible justement de perdre un avion en 2014?

[15:19]

Je ne sais pas, ce n'est pas si loin que ça.

[15:20]

Toutes les technologies actuelles sont existantes.

[15:24]

Ça touche le surréalisme carrément.

[15:27]

Oui.

[15:28]

La nouvelle sème la panique mondiale et tous les médias s'en mêlent.

[15:32]

Après 8h34 de vol avec la quantité de kérosène présente dans l'avion,

[15:37]

il est quasiment impossible qu'ils soient encore en vol à ce moment-là.

[15:40]

Donc, sachant que le vol 370 n'est pas atterri sur une piste officielle,

[15:44]

on commence donc à craindre le pire.

[15:47]

La réaction sur Internet est vive,

[15:49]

les internautes sont stupéfaits que l'on puisse perdre un avion en plein vol,

[15:52]

mais il ne s'agit pas en fait de la première fois qu'un avion soit disparu, Seb.

[15:57]

Non, en effet, il est arrivé à plusieurs reprises que des avions disparaissent, en fait.

[16:01]

On oublie souvent que le monde est vaste

[16:03]

et qu'une grande partie du globe est inhabitée et constituée d'océans.

[16:07]

Même aussi, ça me surprend de voir tous ces cas-là.

[16:11]

Tout d'abord, avant de se lancer dans les disparitions d'avions,

[16:14]

juste pour vous donner une idée de l'aviation en général en tant que telle,

[16:19]

dites-vous qu'il y a plus de 100 000 vols d'avions qui traversent le ciel chaque jour.

[16:24]

Ça, c'est des vols commerciaux dans le sens des vols des compagnies aériennes traditionnelles.

[16:28]

Si on ajoute justement les petits avions, les jets privés, les hélicoptères,

[16:32]

il y a plus de 150 000 vols qui sillonnent le ciel chaque jour.

[16:36]

En 2017, il y a eu plus de 4 milliards de passagers qui ont pris l'avion.

[16:42]

C'est assez impressionnant, c'est presque la moitié de la planète.

[16:45]

Oui, c'est ce qu'il dit statistiquement, donc c'est tout de même intéressant.

[16:48]

Pour les curieux, vous pouvez visiter le site flightradar24.com,

[16:52]

qui répertorie en direct tous les vols.

[16:55]

Sincèrement, c'est assez impressionnant à voir.

[16:57]

Tu vois vraiment tous les petits avions partout qui circulent en temps réel.

[17:01]

On devient un peu paranoïaque en regardant ça.

[17:03]

Oui, puis en même temps, ça me fascine.

[17:07]

C'est impressionnant quand même, le trafic aérien.

[17:09]

On ne s'en rend pas compte, vu qu'on est souvent en mode terrestre.

[17:12]

On voit juste quelques avions des fois traversés,

[17:14]

mais il y en a un mausus des avions qui volent, surtout à l'époque d'aujourd'hui.

[17:19]

Bien que la technologie soit présente au cœur des avions et des systèmes de sécurité,

[17:22]

il demeure vraiment des régions dans le monde où les télécommunications sont plus difficiles.

[17:27]

Il est effectivement possible de perdre ou même de cacher un avion.

[17:32]

Évidemment, il y a eu énormément de disparitions d'avions dans les années 40 et 50,

[17:35]

au moment où la technologie était moins présente.

[17:38]

Je ne suis pas certain qu'il y avait des GPS à cette époque-là.

[17:41]

Un des cas les plus célèbres est celui d'Amelia Earhart,

[17:45]

qui est une pionnière d'aviation qui est disparue en 1937

[17:49]

en tentant de compléter un tour du monde. C'était quand même ambitieux.

[17:53]

Finalement, il y a des os qui ont été retrouvés sur une île du Pacifique,

[17:57]

qui ont été identifiés comme les siens, pas plus tard qu'en mars 2018.

[18:02]

C'est incroyable, merci encore à la génétique et l'ADN, j'imagine, pour pouvoir...

[18:09]

2018, c'est l'année où les mystères sont résolus. Il y en a plus d'un qui sont résolus cette année.

[18:14]

Effectivement, je ne sais pas si Nostradamus l'avait prévu.

[18:17]

Dans les années 40, six avions de chasse américains sont disparus

[18:21]

dans le fameux Triangle des Bermudes.

[18:24]

Ça, je ne sais pas si c'était comme moi, mais depuis que je suis tout, tout jeune,

[18:27]

ça m'a toujours fasciné.

[18:30]

Petite anecdote, quand j'étais très jeune, ma mère m'en est allée faire une croisière en Floride.

[18:34]

Il a fallu vraiment que les gens débarrent du bateau,

[18:37]

prennent un autre petit bateau pour contourner le fameux Triangle des Bermudes.

[18:41]

Ah ouais, les gens ont peur.

[18:42]

Oui, c'est quand même assez fascinant. On remonte dans les années 80,

[18:46]

mais quand même, il y a toujours eu ce genre de mystère autour de ça.

[18:51]

Dans l'histoire récente, on retrouve quelques vols d'avions,

[18:54]

mais pas des vols de volée, vraiment des gens qui volaient des avions.

[18:58]

Il y a eu plusieurs crashes, il y a eu quelques attentats terroristes qui ont été documentés,

[19:02]

mais très très peu de disparition d'avions.

[19:04]

Moi, en tête, il n'y a pas de cas qui me venaient avant de travailler sur ce cas-là.

[19:10]

Mais quand même, en 1989, le vol 404 de Air Pakistan,

[19:14]

qui partait de Gilgit en direction de Islamabad,

[19:16]

est disparu peu de temps après son départ.

[19:18]

Il y avait 59 passagers à bord.

[19:21]

On n'a jamais retrouvé, aucun survivant, aucun débris.

[19:25]

On soupçonne même que l'avion se soit écrasé dans les montagnes de l'Himalaya.

[19:30]

Oui, quand même étrange.

[19:31]

En 2014 aussi, il y a un avion cargo qui partait de Madia en Guyane,

[19:37]

en direction de Karis-Paru aussi en Guyane,

[19:40]

qui est complètement disparu alors que le dernier signal,

[19:42]

qui était reçu par la tour de contrôle, remontait à deux minutes après son décollage.

[19:48]

C'est assez fou ça.

[19:50]

Après une recherche intensive de 21 jours sur le sol et dans les airs,

[19:53]

on n'a jamais retrouvé le cargo.

[19:55]

C'est la même année que le vol du MH370, c'est en 2014.

[19:59]

Un autre cas, en 2016, il y a un avion de la Indian Air Force

[20:04]

qui transportait 29 passagers aussi qui a disparu quelque part dans la baie du Bengal,

[20:09]

à 280 km des côtes.

[20:11]

Ce fut la plus grande opération de recherche organisée par l'Inde.

[20:15]

16 navires, 6 chasseurs et un sous-marin militaire ont été déployés dans les jours,

[20:20]

qui ont suivi, malgré tout, aucune trace non plus de l'appareil et des passagers.

[20:26]

Il faut se dire que c'est parfois un peu comme trouver,

[20:28]

comme chercher une aiguille dans une botte de foin dans les immenses océans.

[20:32]

Même si un avion, c'est gros, c'est équipé de technologies,

[20:36]

ça peut se perdre, il semblerait.

[20:38]

Oui, c'est tellement grand.

[20:39]

Une fois qu'il est dans l'eau,

[20:41]

je ne suis pas certain que l'électronique fonctionne très bien pour détecter tout ça non plus.

[20:46]

C'est ça qui est drôle, c'est qu'on ne se rend pas compte de la grandeur de la planète.

[20:51]

On dirait que c'est un cas-là, je le sais, qu'on est rempli d'eau,

[20:53]

mais ça m'a encore plus conscientisé, on dirait, sur cet aspect-là,

[20:58]

que tout n'est pas traqué partout non plus.

[21:01]

C'est alors que l'enquête commence.

[21:03]

Au départ, suite à l'annonce de la disparition de l'avion,

[21:06]

toujours au matin du 8 mars 2014,

[21:08]

les enquêteurs croient d'abord que l'avion s'est désintégré en vol,

[21:12]

car les comportements signalés,

[21:13]

la coupure des communications, l'arrêt des transpondeurs,

[21:17]

laissent croire à ce type d'accident.

[21:19]

Selon eux, il est aussi possible que les passagers furent les victimes d'une attaque terroriste,

[21:24]

car, encore une fois, les données pointent aussi vers ce type de scénario.

[21:28]

Il est fort probable que l'avion se soit désintégré via une erreur technique

[21:35]

après environ une heure de vol.

[21:37]

C'est quand même assez bizarre.

[21:40]

Et là, en fait, on va analyser un peu plus en détail l'itinéraire du vol 370,

[21:44]

et cette analyse-là va pointer vers une toute autre direction encore plus bizarre.

[21:51]

La compagnie Rolls-Royce qui fabrique les moteurs

[21:54]

a affirmé qu'ils auraient reçu des signaux ACAR à toutes les 30 minutes

[22:00]

pendant environ 4 heures suivant son silence radio,

[22:03]

parce que Rolls-Royce aussi reçoit des signes des constructeurs.

[22:07]

Vous allez voir, Boeing aussi en reçoit.

[22:09]

Tout le monde reçoit une certaine forme de communication.

[22:12]

Oui, tout est monitoré, c'est incroyable.

[22:14]

Donc, apparemment que 4 heures suivant le fameux silence radio et la coupure des transpondeurs,

[22:20]

il y aurait eu des signaux reçus par Rolls-Royce,

[22:22]

ce qui élimine assez rapidement l'hypothèse d'une explosion subite.

[22:27]

L'hypothèse du détournement est malheureusement envisagée,

[22:30]

car le signal ACAR envoie aussi le niveau de carburant.

[22:34]

Et lors du dernier message, il restait 43,8 tonnes de kérosène,

[22:38]

ce qui permet de voler encore durant plus de 7 heures à une vitesse de croisière

[22:43]

et dans des conditions normales.

[22:44]

On va donc réussir à retracer un étinéraire un peu précis au sujet du vol de cet avion-là.

[22:51]

Donc, il serait parti évidemment de Kuala Lumpur, en Malaisie,

[22:54]

direction vers le nord, vers la Chine,

[22:57]

et pour ce faire, il doit passer au-dessus du Vietnam.

[23:00]

Mais, on l'a dit tout à l'heure,

[23:02]

l'avion a été repéré au sud des côtes du Vietnam après 40 minutes de vol,

[23:07]

et là, il aurait complètement fait un virage opposé vers le sud-ouest,

[23:12]

donc un peu plus vers l'ouest,

[23:14]

et à ce moment-là, en fait, l'avion a longé la frontière de la Thaïlande et de la Malaisie

[23:19]

tout au long de sa route vers l'ouest.

[23:21]

Une fois passé l'île de Penang, l'avion a fait un drôle de virage vers la droite,

[23:26]

afin de revenir vers la gauche en suivant le détroit de Malacca,

[23:31]

qui se retrouve justement au sud de la Malaisie,

[23:34]

sud-ouest de la Malaisie environ.

[23:35]

Donc, quand même assez étrange comme étinéraire,

[23:38]

vers où est-ce que l'avion se dirigeait,

[23:40]

parce que c'est complètement loufoque comme détournement.

[23:45]

En date du 10 mars, une dizaine de pays ont affecté 37 avions et 43 navires aux recherches,

[23:51]

y compris la Chine qui envoie ses navires de guerre à la recherche de débris du vol,

[23:55]

et la flotte navale américaine qui détache des unités

[23:58]

vers cette zone périphérique au rayon de recherche,

[24:01]

qui comprend de nombreuses petites îles inhabitées.

[24:04]

Parce qu'on l'a dit tout à l'heure, les différents pays d'origine des passagers,

[24:08]

ces pays-là sont fortement impliqués dans les recherches,

[24:11]

donc ça devient un effort international.

[24:14]

Peu de temps après, la Chine annonce avoir détecté sur une image satellite datant du 9 mars,

[24:19]

trois objets flottants groupés sur la mer à un endroit qui correspond à la zone

[24:23]

où le contact avec le vol a été perdu.

[24:26]

Les autorités vietnamiennes annoncent le lendemain

[24:28]

n'avoir trouvé aucune trace de l'appareil sur place,

[24:32]

parce que cette zone-là, je ne veux pas vous faire peur,

[24:34]

mais il y a eu énormément de crashs d'avions, d'explosions,

[24:39]

des trucs comme ça, donc énormément de débris dans cette région-là de l'océan,

[24:43]

donc quelque part entre la Malaisie et le Vietnam.

[24:46]

Donc ils ont trouvé plusieurs débris,

[24:48]

mais rien qu'on puisse vraiment identifier au vol MH370.

[24:51]

Mais est-ce qu'on sait pourquoi cette zone-là est plus propice aux accidents?

[24:56]

Bonne question, mais j'en ai aucune idée, en fait.

[24:59]

Sans doute que la marée est peut-être très forte,

[25:03]

et il y a sans doute beaucoup de vols aussi,

[25:05]

donc ça doit augmenter quand même les probabilités.

[25:07]

Effectivement.

[25:08]

Les internautes se mettent à l'œuvre,

[25:10]

et grâce aux différentes plateformes web de diffusion d'images satellite,

[25:13]

dont Google Earth et autres,

[25:15]

des milliers de gens se mettent à scruter chaque coin du golfe de Malacca,

[25:19]

de la Thaïlande, du Vietnam et de la Malaisie.

[25:22]

Il s'agira d'une énorme opération de crowdsourcing d'informations.

[25:26]

À plusieurs reprises, des images étranges vont faire surface sur le web,

[25:30]

où l'on croit percevoir des silhouettes d'avions dans l'océan.

[25:34]

Malheureusement, il n'y a aucune de ces pistes-là qui va être concluante.

[25:38]

Et moi, c'est ça qui me fascinait à l'époque,

[25:40]

que les internautes découvraient des drôles de photos prises par les satellites,

[25:44]

mais on ne pouvait jamais vraiment prouver c'était quoi.

[25:47]

Et ça aurait pu amener à quelque chose.

[25:49]

Mais malheureusement, il n'y a rien qui a découlé du moins à ce jour là-dessus.

[25:54]

Il y a une percée importante à l'enquête qui est faite le 12 mars 2014,

[25:57]

alors que la compagnie de télécommunications par satellite britannique Inmarsat

[26:02]

affirme qu'un satellite a tenté de contacter le vol 370 à quelques reprises pendant cette nuit-là.

[26:08]

Elle n'a reçu aucun signal en retour, mais l'avion était bel et bien en vol,

[26:13]

mais très loin de sa destination et même très loin de la Malaisie,

[26:17]

soit dans l'océan Indien à l'ouest de l'Australie,

[26:21]

en fait presque près de Perth en Australie.

[26:24]

Ce qui est quand même assez étrange, ça ne correspond pas du tout à l'itinéraire qu'il devait faire,

[26:30]

et presque pas aux différents itinéraires qu'on avait retracés selon les pignes et les signaux envoyés et reçus par l'avion.

[26:38]

C'est quand même assez étrange.

[26:41]

Le signal du satellite ne permet pas de délimiter une zone très précise,

[26:45]

mais elle permet de situer l'avion sur un arche et ainsi délimiter une zone de recherche très vaste,

[26:50]

mais quand même d'une certaine précision.

[26:53]

On a quand même un nouveau territoire à rechercher qu'on n'avait pas recherché avant,

[26:57]

parce qu'on se rappelle, tous les 46 navires envoyés,

[27:00]

ils n'étaient pas dans cette zone-là, ils n'étaient pas dans l'océan Indien.

[27:03]

Et là, le territoire à couvrir est vraiment plus vaste, c'est vraiment intense.

[27:08]

Les données météo nous indiquent que les vagues dans cette région de l'océan Indien,

[27:12]

cette date-là, ont atteint les 5 ou 6 pieds cette nuit-là,

[27:16]

quand même des bonnes vagues de surf.

[27:18]

Par contre, rendu à cet endroit, il est clair que l'avion n'a plus de carburant

[27:22]

et qu'il est impossible de refaire le plein rapidement.

[27:25]

Les chances de retrouver les passagers vivants sont presque nulles à ce stade.

[27:30]

Cette zone est inhabitée, peu fréquentée et très hostile.

[27:35]

C'est l'endroit parfait pour faire disparaître un avion.

[28:20]

On se rend compte que deux hommes originaires d'Iran ont pris le vol 370

[28:23]

avec deux passeports volés, un Italien et l'autre Autrichien.

[28:27]

Les deux hommes, par contre, seraient rentrés en Malaisie

[28:30]

avec des vrais passeports iraniens, donc leur passeport à eux.

[28:33]

Ce qui éveille les soupçons, c'est qu'un des deux hommes aurait payé cash

[28:37]

et aurait demandé un aller simple pour Beijing,

[28:39]

ce qui est quand même assez rare qu'on paye cash à un billet d'avion.

[28:43]

Malgré que ce soit très étrange comme comportement,

[28:45]

Interpol a statué qu'aucun des deux hommes n'était lié à des groupes terroristes.

[28:50]

Ils souhaitaient seulement quitter leur pays d'origine

[28:53]

et se diriger vers l'Europe pour avoir une meilleure vie.

[28:56]

Donc, c'était des réfugiés, si on peut dire ça comme ça.

[28:59]

Les deux propriétaires des passeports volés ont été surpris

[29:02]

quand ils ont vu leur nom sur la liste des passagers du vol,

[29:04]

parce que ces gens-là, ils étaient vivants, ils se sont juste fait voler leur passeport.

[29:09]

J'écoutais le témoignage de l'Italien entre autres,

[29:11]

il disait qu'il avait fait le saut quand même quand il voyait.

[29:14]

Il a vu son nom aux nouvelles parce que la première série,

[29:18]

il se fiait au passeport, il ne pouvait pas déterminer autrement.

[29:22]

Il y a un autre homme qui pourrait être suspecté aussi

[29:24]

d'avoir agi en tant que pirate de l'air parmi les passagers.

[29:28]

C'est un homme d'origine suisse qui a été identifié

[29:31]

comme étant un ingénieur de la compagnie SwissJet.

[29:33]

Il aurait eu donc les compétences pour effectuer une telle opération.

[29:37]

Par contre, après quelque temps, il fut retiré de la liste des suspects.

[29:41]

Là, on tombe dans une genre de théorie du complot.

[29:42]

Vous allez voir, c'est un drôle de hasard aussi pour nourrir ça.

[29:47]

À bord, il y avait 20 employés qui étaient des employés des seniors,

[29:50]

des gens expérimentés, pour la plupart qui étaient des Chinois

[29:53]

qui travaillaient pour la compagnie américaine Freescale Semiconductor.

[29:58]

C'est une entreprise qui est spécialisée en appareils électroniques militaires

[30:01]

et en technologies furtives.

[30:03]

Les technologies furtives, c'est faire en sorte qu'on vous voie pas.

[30:06]

C'est un peu ça.

[30:07]

Il revenait d'un lancement d'un nouveau produit qui était un radar militaire.

[30:11]

Jusque-là, ça va, ça arrive.

[30:13]

Mais il y a quelque chose de vraiment étrange.

[30:15]

C'est que quatre jours après la disparition de l'avion,

[30:18]

il y a un brevet de la compagnie Freescale,

[30:20]

ce qui a été approuvé au bureau des brevets,

[30:22]

et que quatre des cinq détenteurs du brevet,

[30:25]

le cinquième étant la compagnie elle-même,

[30:28]

sont des employés qui étaient à bord du vol.

[30:31]

Ça, c'est bizarre.

[30:33]

Juste pour vous expliquer un peu, si quatre des cinq meurent,

[30:37]

le détenteur du brevet restant obtient 100 % des royautés du brevet.

[30:41]

Actuellement, l'entité qui reste, c'est Freescale Semiconductor.

[30:46]

Ce processus-là ne peut pas être exécuté

[30:49]

tant que le brevet n'a pas été approuvé,

[30:50]

parce que le brevet avait été déposé

[30:53]

avec les quatre employés et la compagnie,

[30:54]

mais il n'avait pas été approuvé.

[30:56]

Et s'il n'a pas été approuvé, mais on ne peut pas redistribuer.

[30:59]

En fait, les risques tournent aux autres personnes.

[31:04]

Ce qui est bizarre.

[31:05]

Donc quand l'avion a disparu, ça n'a pas été fait,

[31:08]

mais ils l'ont fait tout de suite après.

[31:10]

Donc certaines rumeurs présentent que tout ça

[31:12]

aurait pu être orchestré par l'entreprise

[31:14]

pour obtenir l'entièreté du brevet.

[31:17]

Donc Freescale posséderait toute la technologie.

[31:20]

L'entreprise n'a jamais voulu commenter cette nouvelle-là.

[31:23]

Sincèrement, je trouve que c'est un peu too much

[31:26]

dans le sens que c'est une technologie comme une autre.

[31:29]

Il n'y a pas eu de précision sur le brevet en tant que tel.

[31:31]

Je pense qu'il y avait même rapport avec les radars.

[31:34]

Tu ne tues pas 200 personnes pour t'approprier un brevet.

[31:38]

C'est une énorme compagnie. Ils ont des tonnes de brevets.

[31:40]

Mais dans les théories, c'est quand même ressorti cet aspect-là.

[31:44]

Il n'y a aucun autre passager

[31:46]

qui semble avoir des liens avec les groupes terroristes.

[31:48]

Donc Interpol a retiré rapidement les passagers

[31:51]

de la liste potentielle des suspects.

[31:54]

De plus qu'habituellement, quand un groupe terroriste fait un attaque,

[31:57]

il en réclame la responsabilité.

[31:58]

Il n'y a personne qui n'a rien dit nulle part.

[32:01]

Il est drôle de voir comment Interpol classifie rapidement les choses.

[32:05]

Selon moi, il n'y a pas besoin d'avoir de lien

[32:07]

avec une cellule terroriste pour faire un attentat.

[32:10]

On l'a vu plusieurs fois dans l'histoire, même dernièrement.

[32:12]

Souvent, ils ne sont même pas reliés à des groupes ou quoi que ce soit.

[32:15]

Je comprends que ça n'ait peut-être pas de lien dans cette histoire-là.

[32:19]

Mais quand même, d'éliminer des passagers

[32:21]

juste parce qu'ils n'ont pas de lien avec des cellules terroristes,

[32:24]

c'est... en tout cas.

[32:26]

Oui, on n'était pas dans leur pot.

[32:27]

On va leur donner le bénéfice du doute.

[32:29]

L'enquête va maintenant se diriger auprès de l'équipage

[32:33]

et entre autres auprès des pilotes.

[32:35]

Le capitaine de l'appareil, Zahary Ahmad Shah, ainsi que son copilote,

[32:40]

furent immédiatement suspectés.

[32:42]

Puisque l'on sait que l'avion est resté en vol

[32:44]

pendant longtemps après les coupures de contact,

[32:46]

il est évident que le potentiel pirate de l'air

[32:49]

aurait les compétences pour réaliser une telle manœuvre.

[32:51]

Parce que là, ce n'est pas juste quelqu'un qui a détourné

[32:55]

et crashé l'avion tout de suite.

[32:56]

Il y a eu vraiment un itinéraire suivant pendant plusieurs heures.

[32:59]

Tous les documents financiers et personnels des deux pilotes

[33:02]

ont été saisis par les policiers.

[33:04]

Leur famille et leurs proches sont interrogés,

[33:06]

ce qui doit être assez dur lorsque l'on vient de perdre un membre de notre famille.

[33:09]

Donc ces gens-là sont en deuil,

[33:10]

mais ils seront interrogés en même temps comme quoi

[33:13]

leur père de famille ou leur mari est suspect.

[33:16]

Donc ça doit être très difficile à vivre.

[33:18]

Le copilote Farik Abdul Hamid est rapidement retiré de la liste des suspects

[33:22]

puisqu'il n'a pas l'expérience de navigation d'un tel engin.

[33:25]

Il n'a que piloté de plus petits aéronefs jusqu'à présent.

[33:29]

Par contre, le pilote Zahary Ahmad suscite l'intérêt

[33:32]

car il a chez lui un simulateur de vol qui l'utilise régulièrement.

[33:36]

Ce qui est normal pour un pilote, évidemment.

[33:38]

Par contre, ce qui est étrange,

[33:40]

c'est que toutes les données du simulateur

[33:42]

sur les différents itinéraires entrés dans le logiciel

[33:44]

ont été effacées il y a peu de temps.

[33:47]

Quand même assez étrange.

[33:50]

Aussi, le capitaine Shah n'avait prévu aucun engagement social

[33:54]

ou professionnel dans les semaines et les mois qui suivent.

[33:58]

Rappelons-nous que le capitaine est âgé de 53 ans,

[34:01]

qu'il a une femme et deux enfants

[34:03]

et qu'il mène une vie bien normale sans histoire.

[34:06]

Il n'est pas lié de plus à aucune cellule terroriste.

[34:10]

Donc c'est un comportement, si c'est le cas,

[34:12]

qui est complètement surprenant pour la famille.

[34:15]

En juillet 2016, deux ans plus tard,

[34:18]

il fut révélé via une fuite d'un document américain

[34:21]

qu'on a réussi à retrouver les données effacées du simulateur de vol.

[34:25]

Le New York Magazine a révélé que le pilote

[34:27]

avait mené un exercice de simulation de vol

[34:30]

sur une trajectoire similaire à celle empruntée lors de la tragédie.

[34:34]

Et ce, quelques semaines auparavant le vol du 8 mars 2014.

[34:39]

Il est très étrange qu'un pilote de 33 ans d'expérience

[34:42]

utilise un simulateur de vol pour se diriger au-dessus du détroit de Malacca

[34:46]

et dans les confins de l'océan Indien,

[34:49]

un trajet qui frappe par sa ressemblance avec celui emprunté par le vol MH370.

[34:55]

Donc encore une fois, ça pointe pas vers la bonne direction.

[34:59]

Malgré cela, bon, c'est un trajet sur un simulateur de vol.

[35:02]

Ça ne prouve en rien le fait que le capitaine soit coupable.

[35:06]

Et cette théorie va être énormément contestée,

[35:09]

le même que, au départ, les deux pilotes vont être,

[35:12]

au départ dans l'enquête, ils vont être pratiquement blanchis de tout ça.

[35:17]

Donc en 2016, on a fait cette découverte-là.

[35:19]

On revient dans notre enquête.

[35:22]

En 2015, une théorie élaborée par une équipe de mathématiciens

[35:25]

démontrait que le Boeing 777 aurait effectué

[35:29]

un plongeon parfait en piquet dans l'océan Indien.

[35:32]

À un angle de près de 90 degrés.

[35:35]

C'est le scénario qui explique le fait qu'aucun débris,

[35:38]

aucune trace de carburant n'ont été retrouvés jusqu'à maintenant.

[35:41]

L'avion aurait pu demeurer intact en atteignant la surface de l'océan

[35:44]

et en s'y enfonçant, un peu comme un plongeur habile quand il fend l'eau.

[35:50]

Par contre, au fil des mois,

[35:52]

on va réussir quand même à retrouver des débris à différents endroits dans le monde.

[35:57]

Donc assez frappant.

[35:59]

Des débris vont être retrouvés,

[36:01]

on va retrouver au Mozambique entre autres,

[36:03]

donc très loin de la Malaisie.

[36:06]

On va retrouver des pièces, entre autres, d'un panneau de stabilisation.

[36:11]

Au sud de l'Afrique du Sud, vraiment à la pointe,

[36:14]

on va retrouver un morceau de moteur qui va se retrouver là.

[36:18]

À l'île de La Réunion, on va retrouver aussi un morceau de fuselage.

[36:23]

En Mauritanie, même chose,

[36:25]

c'est en fait un morceau de la cabine principale.

[36:29]

Ce qui est particulier,

[36:30]

c'est que les débris retrouvés sont de grosses pièces quasiment entières.

[36:35]

Certaines pièces, parties du fuselage, font même quelques mètres de long.

[36:40]

Ce qui est plutôt étrange dans un cas d'explosion

[36:42]

ou encore dans un scénario de plongeon à haute vitesse

[36:45]

tel que décrit dans la théorie que je vous ai parlé plus tôt.

[36:49]

Ça aurait détruit les pièces,

[36:51]

ces grosses pièces-là étant plus petits morceaux.

[36:53]

C'est vrai que ça les écarte d'une certaine manière.

[36:57]

Oui, carrément.

[36:59]

Ce qu'on a retrouvé, les images que j'ai vues,

[37:02]

c'est un morceau d'aile, morceau de fuselage.

[37:06]

C'est clair que ça provient d'un avion.

[37:08]

Ce n'est pas juste une vis qu'on a retrouvée sur une plage.

[37:12]

C'est carrément un morceau d'aile.

[37:14]

Ils ont réussi à l'identifier comme étant partie du vol 370.

[37:19]

C'est quand même assez étrange.

[37:20]

La théorie du plongeon à 90 degrés,

[37:23]

ou ce qu'on appelle le « death fall »,

[37:25]

lorsqu'on coupe tout et que l'avion se dirige à fond dans l'océan,

[37:29]

ça fait en sorte que l'avion éclate en mille morceaux,

[37:32]

qu'il y a de l'eau qui se retrouve dans les ailes.

[37:35]

Une fois inondé par l'eau, ça éclate.

[37:39]

Ça explose par l'eau.

[37:42]

Cette théorie-là ne se tient pas en fonction des débris qu'on a retrouvés.

[37:46]

Ça fait encore plus élargir le mystère.

[37:48]

J'y croyais beaucoup, à cette théorie-là.

[37:51]

Au départ, quand je commençais la recherche,

[37:53]

j'étais certain que c'était ce genre de plongeon qui avait été fait.

[37:58]

C'est bizarre, d'habitude, on retrouve des pieds aujourd'hui.

[38:01]

On retrouve des pièces d'avion dans l'océan.

[38:04]

Mais c'est vrai, c'est la même chose.

[38:06]

C'est des morceaux qui voyagent dans l'eau

[38:07]

et qui se rendent à des places inimaginables.

[38:11]

Dans ce cas-ci, pour se retrouver au Mozambique ou en Afrique du Sud,

[38:15]

les débris ont voyagé des milliers de kilomètres dans l'océan.

[38:18]

C'est quand même assez frappant.

[38:21]

Au fil des mois et des années, les recherches vont se poursuivre

[38:24]

pendant quand même assez longtemps.

[38:25]

On vous l'a dit tantôt, il y a eu des recherches même en 2018.

[38:28]

Pendant près de quatre ans, les recherches vont s'arrêter, vont reprendre.

[38:33]

Certains pays vont arrêter de faire des recherches

[38:35]

parce qu'évidemment, c'est très coûteux.

[38:37]

Il y a des pays qui ont des moins grandes flottes de navires,

[38:41]

de moins grandes flottes d'avions chasseurs pour retrouver ça.

[38:44]

Donc, ça va faire vraiment des allers-retours, des arrêts,

[38:48]

des départs de recherche pendant plusieurs années.

[38:51]

Par contre, en janvier 2017, les autorités malaisiennes

[38:54]

ont officiellement arrêté toutes les recherches.

[38:57]

Et ce fut un moment quand même assez pénible pour les familles,

[39:00]

pour l'entourage des disparus.

[39:03]

Par contre, il y a une entreprise privée américaine

[39:06]

qui est Ocean Infinity, qui a pris le relais depuis.

[39:10]

Ça, en fait, Ocean Infinity, ils ont un accord

[39:13]

avec le gouvernement malaisien, qui est quand même assez intéressant.

[39:16]

Ils ont accepté de mener les recherches gratuitement

[39:19]

en vue de retrouver cet appareil-là.

[39:21]

Par contre, s'ils trouvent l'épave de l'avion,

[39:24]

le gouvernement malaisien a accepté de leur verser 70 millions de dollars en retour.

[39:29]

Ce qui est quand même intéressant pour l'entreprise.

[39:32]

Et puis malgré tout, s'il ne reçoit pas le montant,

[39:35]

il leur a fait bonne oeuvre, énormément d'ailleurs de bénévoles.

[39:40]

Par contre, en fait, en date du 29 mai 2018,

[39:45]

les recherches d'Ocean Infinity ont dû s'arrêter.

[39:49]

L'entente s'est terminée avec le gouvernement malaisien.

[39:52]

Et ils n'ont rien trouvé, malheureusement.

[39:56]

En fait, cette compagnie-là est équipée vraiment de navires et de sous-marins

[40:00]

et d'espèces de torpilles qui vont dans l'eau

[40:02]

et qui tentent de faire du repérage radar en grande profondeur.

[40:05]

C'est vraiment des experts en recherche d'épave.

[40:11]

Donc vraiment une entreprise super spécialisée qui a énormément de potentiel.

[40:15]

Malheureusement, ils ne vont rien trouver.

[40:18]

Par contre, petit développement intéressant qui date d'hier.

[40:22]

Donc hier, c'était le 30 mai 2018 pour nous.

[40:26]

Et puis il y a un navire cargo chinois

[40:30]

qui a détecté des pulsions au fond de l'océan Indien

[40:32]

qui pourraient correspondre à une boîte noire.

[40:35]

On le sait, la boîte noire, c'est un peu un objet mythique.

[40:39]

J'en ai jamais vu, malheureusement. J'aimerais en avoir une.

[40:42]

Mais c'est un objet qu'on retrouve dans chaque avion

[40:44]

qui est à l'épreuve de tout, à l'épreuve du feu, des explosions presque.

[40:48]

Et puis on retrouve toutes les communications

[40:50]

et énormément de données de l'avion dans cette boîte-là.

[40:53]

Donc retrouver la boîte noire du vol 370 serait vraiment une grande percée.

[40:59]

Ça nous permettrait de comprendre un peu mieux ce qui s'est passé.

[41:02]

Malgré tout, on ne l'a pas trouvé.

[41:04]

Mais l'équipe d'Ocean Infinity est repartie à la recherche de cette nouvelle piste-là

[41:11]

du navire cargo chinois, à la recherche de cette pulsion de fréquence

[41:16]

que le navire a reçu provenant des profondeurs sous-marines.

[41:20]

Mais j'ai de la misère à saisir.

[41:21]

Est-ce que la boîte noire envoie encore des signaux après quatre ans?

[41:25]

Je pense que oui.

[41:26]

Ou c'est plutôt le navire qui envoie un signal, puis s'il frappe, il retourne.

[41:29]

Puis là, ça dit qu'il... parce que j'ai...

[41:33]

Je ne serais pas surpris parce que la boîte noire, c'est un peu le...

[41:36]

c'est ce que tu veux trouver.

[41:37]

Mais c'est vrai que c'est comme un coffre-fort.

[41:39]

Exactement. Donc je ne serais pas surpris qu'il y ait des mécanismes

[41:41]

qui envoient des signaux à partir des boîtes.

[41:44]

Ça se pourrait, effectivement.

[41:45]

Mais il faut une moususe de bonne batterie parce que...

[41:48]

Non, mais c'est vrai, je veux dire, il n'y a pas de magie.

[41:50]

Pour transmettre quelque chose, il faut une source d'énergie.

[41:53]

Oui, oui.

[41:54]

C'est là-dessus que j'ai de la misère à saisir

[41:56]

comment tout ça peut encore fonctionner après quatre ans.

[41:59]

Donc, pour l'instant, en fait, après quatre ans de recherche,

[42:03]

toujours rien, toujours aucune trace,

[42:05]

à part les débris retrouvés du vol MH370 de Malaysia Airlines,

[42:09]

ce qui en fait sans doute le plus grand mystère de l'aviation moderne.

[42:13]

Oui, vraiment, il n'y a jamais eu d'autre cas comme ça.

[42:16]

Et avec autant de passagers aussi.

[42:18]

C'était vraiment un gros vol.

[42:19]

Dans les cas qu'on vous parlait, c'était souvent 69 ou 59 passagers.

[42:23]

Il n'y a jamais eu un aussi gros avion perdu.

[42:27]

Mais surtout, en fait, je trouve que ce qui nourrit tout ça,

[42:31]

c'est l'ensemble des passagers aussi,

[42:33]

qu'il y a toutes sortes de variantes qui font en sorte

[42:36]

qu'on se pose encore plus de questions.

[42:38]

Parce que s'il n'y avait pas eu, disons,

[42:40]

ça avait été un avion avec des gens tout à fait normaux,

[42:43]

pas que les gens n'étaient pas normaux, mais sans histoire,

[42:46]

sans lien avec une compagnie de fabrication d'armes militaires.

[42:51]

Je me demande si il aurait peut-être été plus vite

[42:53]

vers le pilote et le copilote dans la recherche de réponses.

[43:00]

Ce qui nous amène, Seb, à la section des théories.

[43:03]

Oui.

[43:03]

Parce qu'il y en a plusieurs autour du vol MH370.

[43:07]

On a fait le tour de la chronologie.

[43:09]

Vous comprendrez que le timeline est très court.

[43:11]

On parle de quelques heures seulement où on a reçu des signaux.

[43:15]

Évidemment, on a trouvé des débris un peu plus tard au fil des mois.

[43:18]

Mais ce qu'on doit expliquer,

[43:20]

le mystère réside au sein de quelques heures seulement.

[43:24]

C'est assez intrigant comme mystère.

[43:28]

Il y a plusieurs théories qui vont être soulevées.

[43:31]

Il y en a qui sont plus loufoques que d'autres.

[43:33]

Une des théories principales,

[43:34]

c'est vraiment que l'avion se soit désintégré en vol.

[43:37]

Peut-être pas nécessairement tout de suite après la coupure des signaux,

[43:41]

mais peut-être plus tard.

[43:42]

Il y aurait peut-être eu un bris technique

[43:44]

ou un problème dans l'outil de navigation de l'avion

[43:48]

qui aurait fait en sorte qu'elle aurait dévié

[43:52]

et qu'elle aurait potentiellement explosé ou même enflammé en plein vol.

[43:57]

Moi, c'est une théorie auxquelles je ne suis pas sûr.

[44:01]

C'est sûr que ça expliquerait la coupure rapide des contacts.

[44:04]

Il y a peut-être eu un problème technique ou quelque chose comme ça.

[44:08]

Je ne sais pas si toi cette théorie-là...

[44:09]

Non, pas vraiment. J'y adhère pas aujourd'hui.

[44:12]

Mais je me souviens très bien qu'à l'époque,

[44:13]

c'était la première chose qui était sortie dans les nouvelles.

[44:16]

J'y croyais dans ce temps-là.

[44:18]

C'est vrai que ça fait du sens parce qu'on ne pouvait pas croire

[44:20]

qu'on pouvait perdre un avion.

[44:22]

Il a explosé et on ne peut plus le repérer,

[44:25]

mais les morceaux sont trop gros.

[44:27]

Qu'est-ce qui fait qu'un avion peut se désintégrer?

[44:31]

Ça aussi, c'est bizarre.

[44:33]

Il ne volait pas à des altitudes anormales.

[44:36]

Il n'y avait pas une pression supplémentaire.

[44:39]

Il semblerait par contre que dans les signaux envoyés

[44:43]

par Boeing et par Rolls-Royce,

[44:47]

il y aurait eu des anomalies techniques et même électriques

[44:50]

dès le décollage de l'avion.

[44:52]

Cette théorie-là se base un peu là-dessus.

[44:55]

Comme quoi, ce serait sans doute une conséquence

[44:58]

de ces bris techniques-là.

[45:00]

Il y a aussi des témoins qui ont vu un avion

[45:02]

ou du moins un objet en flamme

[45:04]

survoler leur région en Asie.

[45:07]

Mais je ne suis pas convaincu.

[45:08]

En fait, ça n'a pas été prouvé, ça non plus.

[45:11]

Non, ils l'ont même éliminé assez rapidement,

[45:13]

mais ça avait quand même fait les manchettes à l'époque

[45:15]

dans ce coin de pays-là.

[45:17]

Mais la raison pour laquelle ils l'ont écarté,

[45:19]

c'est que tu ne peux pas voler très très longtemps

[45:22]

si ton avion brûle.

[45:24]

Puis là, il y a eu trop de vol.

[45:26]

Il y a eu quand même plusieurs heures où il y a eu des signaux.

[45:28]

Il n'y aurait pas eu ces signaux-là nécessairement

[45:30]

si l'avion avait volé, si l'avion avait brûlé, en fait.

[45:34]

Donc ils l'ont éliminé.

[45:36]

Les témoins, je ne sais pas ce qu'ils ont vu

[45:38]

comme avion en flamme ou comme objet volant en flamme,

[45:42]

mais ça a été éliminé.

[45:44]

Il y a aussi une théorie qui nous rapproche

[45:46]

un peu de la cyber-guerre et du piratage informatique.

[45:50]

Oui, il y aurait eu du remote hijacking

[45:53]

qu'on appelle, selon certains documents, Boeing,

[45:56]

ont développé en 2006 un système de contrôle à distance

[45:59]

pour leur avion afin d'empêcher le piratage

[46:01]

suite au 11 septembre, justement, et de pouvoir

[46:05]

contrecarrer ce type de plan d'attaque.

[46:07]

Il fut donc suggéré que ce fût ce qui arriva au vol 370.

[46:11]

L'avion, aussi très important, contenait

[46:13]

une grande quantité de matériel qui était destiné

[46:17]

à être transporté en Chine.

[46:19]

Cette théorie, par contre, stipule que la liste

[46:22]

de matériel cargo du vol n'était pas véridique.

[46:26]

Oui, parce qu'on disait que l'avion

[46:27]

qu'on transportait essentiellement des piles,

[46:31]

du matériel comme des walkie-talkies

[46:33]

pour se parler à distance, donc rien de dangereux

[46:36]

et rien non plus qui représente un enjeu.

[46:39]

Donc, selon cette théorie-là qui, surprenamment,

[46:40]

a quand même été prise au sérieux un peu,

[46:42]

eh bien, cette liste-là serait fausse,

[46:45]

donc il y aurait quelque chose dans l'avion

[46:47]

qui aurait été destiné à être amené en Chine.

[46:50]

C'est quand même étrange. Est-ce que ça aurait pu

[46:53]

simplement être une erreur de saisie de la liste

[46:57]

qui aurait pu justement amener à tout ça?

[47:00]

Oui, ou quelque chose de transporté d'une manière secrète.

[47:02]

Oui, aussi, mais on n'a jamais eu vraiment de réponse

[47:05]

par rapport à ça. C'était quoi l'élément

[47:08]

qui n'était pas là et qu'on n'a pas pu retrouver?

[47:10]

Selon les théories, l'appareil aurait donc été piraté

[47:13]

une première fois par les États-Unis et l'avion

[47:15]

serait parti en direction de la base de Diego Garcia

[47:18]

dans l'océan Indien. Ce qui ferait du sens avec l'itinéraire.

[47:21]

Oui, vraiment. Par la suite, il aurait été piraté

[47:24]

par quelqu'un d'autre afin de contrecarrer ce plan

[47:27]

et faire crasher l'appareil. Parce que selon

[47:30]

cette théorie-là, le matériel secret dans l'avion

[47:33]

n'aurait pas dû se rendre en Chine. Donc, il y aurait eu

[47:36]

vraiment des mesures de piratage faites par l'informatique

[47:40]

afin d'empêcher ce matériel de se rendre en Chine.

[47:43]

J'ai l'impression d'être dans un film.

[47:46]

C'est fou pareil de pouvoir hijacker une avion

[47:49]

sans être dedans. Dans un objectif,

[47:53]

on retombe encore dans la cyberguerre.

[47:56]

C'est un des mêmes aspects.

[47:57]

Oui, c'est ça aussi la cyberguerre. Il y a aussi

[48:00]

la théorie sable du passager mystère. Est-ce que tu connais

[48:03]

cette théorie? Oui, puis elle m'intrigue énormément.

[48:06]

C'est qu'en fait, il y avait 226 passagers

[48:09]

dans le vol 370, plus 12 membres

[48:12]

d'équipage. Par contre,

[48:15]

quatre personnes ne sont jamais embarquées dans l'avion,

[48:17]

ce qui porte le nombre à 238. Il y avait donc

[48:21]

un passager extra dans l'avion dont personne

[48:24]

ne connaît les détails. Selon cette théorie-là,

[48:28]

en fait, ce passager pourrait être à la source

[48:30]

du détournement et il aurait pu entrer dans le cockpit

[48:33]

afin de prendre le contrôle de l'avion en menaçant les pilotes.

[48:37]

Ça faisait partie. C'est quand même une des théories

[48:40]

qui était le plus exploité

[48:42]

ou le plus diffusé. Je trouve l'attenteur terroriste

[48:45]

et quelqu'un qui est justement carrément hijacké

[48:49]

le pilote. Mais je voyais des vidéos

[48:52]

par rapport à ça, puis c'est pas si simple que ça

[48:55]

de pouvoir rentrer dans les cabines. À mon temps, les cabines sont hyper sécurisées.

[48:58]

Ils ont des caméras, mais je voyais

[49:02]

certaines mises en scène ou des gens qui essayaient

[49:03]

de reproduire un peu ce qui aurait pu arriver. Il y aurait peut-être

[49:06]

même eu une complice dans l'équipage

[49:11]

qui aurait remis une arme à un des...

[49:14]

Donc après ça, il aurait pu rentrer dans la cabine,

[49:16]

tuer, tirer. Il faut tuer les pilotes parce que...

[49:19]

Il y avait même une autre théorie par rapport à ça

[49:22]

que l'attenteur terroriste aurait échoué

[49:24]

et que justement, en tirant la balle

[49:27]

dans la cabine, ça aurait fait un trou. Avec la pressuration

[49:31]

de l'air, tout le monde serait

[49:33]

mort par manque d'oxygène ou quelque chose comme ça.

[49:38]

Mais on dirait que j'y crois

[49:39]

pas beaucoup à la théorie

[49:42]

de l'attaque terroriste. Je sais pas pourquoi,

[49:45]

c'est intuitif, puis aussi, justement, comme on dit,

[49:47]

que personne, aucun groupe l'a revendiqué. Je sais pas,

[49:49]

toi, qu'est-ce que t'en penses par rapport à ça?

[49:52]

Oui, ben en fait, je trouve ça mystérieux,

[49:55]

le fameux passager mystère, j'aimerais dire.

[49:58]

Il y a clairement... Bon, c'est peut-être une erreur de saisir.

[50:00]

C'est peut-être hyper banal comme information.

[50:03]

Souvent, on va dire que l'hypothèse la plus simple

[50:05]

est souvent la plus vraie. Mais dans ce cas-ci, il y a vraiment

[50:08]

quelque chose à clarifier, puis ça n'a comme jamais été

[50:11]

clarifié, pardon, cet aspect-là. Par contre,

[50:14]

l'attentat terroriste, moi non plus, j'y crois pas parce que

[50:17]

ça me semble, comme tu l'as dit plus tôt, souvent, c'est revendiqué.

[50:21]

Et il y a personne qui a revendiqué cet avion-là.

[50:24]

Généralement, il y a des traces aussi qui sont

[50:26]

laissées. Et dans ce cas-ci, aucune trace, aucun message,

[50:31]

le mystère total. Donc moi, c'est moins

[50:33]

une théorie vers laquelle je penche.

[50:35]

Non, même chose pour moi. Il y a aussi une théorie du complot

[50:38]

qui a été énormément développé sur Reddit et WebSleuth,

[50:42]

entre autres par un utilisateur du nom de Dark Spectre.

[50:45]

En fait, selon lui, l'attentat, ou du moins

[50:48]

l'attaque, lui, il voit vraiment ça comme un attentat,

[50:51]

mais pas terroriste, il voit ça comme une tentative

[50:53]

de la Chine de réagir à certaines initiatives

[50:56]

des États-Unis via la NSC. Parce que dans

[50:59]

les passagers, on retrouvait justement un exécutif

[51:03]

de la compagnie IBM pour la Malaisie,

[51:05]

un homme qui travaille dans vraiment les

[51:09]

disques durs de masse, donc le cloud computing.

[51:12]

On retrouve les membres dont tu nous as parlé tout à l'heure

[51:14]

de Freescale Semiconductor, et c'est

[51:18]

tous des gens qui auraient travaillé avec la NSC,

[51:20]

le National Security Agency, mais qui auraient été

[51:23]

détaillés aussi dans les révélations d'Edward Snowden.

[51:27]

Donc, selon cet utilisateur-là,

[51:29]

la Chine aurait potentiellement eu intérêt

[51:32]

à tuer ces gens-là pour mettre fin

[51:36]

à apparemment des techniques d'écoute,

[51:38]

des techniques de surveillance menées par

[51:41]

les États-Unis. C'est tiré par les cheveux,

[51:44]

je dois dire quand même un peu. Bon, cet utilisateur

[51:47]

nous dit que c'est quoi en fait

[51:50]

239 vies pour la Chine si de leur côté,

[51:53]

ça leur permet de clarifier des choses ou en même temps

[51:56]

d'empêcher un futur programme de surveillance

[51:59]

des États-Unis. Donc, ça fait du sens de ce côté-là,

[52:02]

mais selon moi, ce n'est pas non plus une hypothèse viable.

[52:05]

Ben non, pas vraiment, parce que la plupart des employés

[52:07]

de ces compagnies-là dans l'avion étaient des Chinois.

[52:09]

Est-ce que tu es des Chinois pour ça?

[52:11]

C'est triste à dire, mais la compagnie va vivre quand même,

[52:15]

et s'il y a des programmes de surveillance de la NSC,

[52:17]

ils ne vont pas arrêter à cause du crash de cet avion-là.

[52:20]

Non, exactement. Même si justement chez Freescale,

[52:27]

la compagnie, elle fonctionne toujours.

[52:29]

C'est pour ça que moi, cette théorie-là, je crois plus ou moins.

[52:33]

Il y a plusieurs théories loufoques qui ont été soulevées,

[52:36]

c'est-à-dire même les ovnis. Il y a une théorie comme quoi

[52:39]

l'avion aurait potentiellement été enlevé par les extraterrestres.

[52:42]

Il y a une théorie intéressante comme quoi l'avion aurait été volé

[52:45]

à un moment donné, qui a apparu sur le web.

[52:47]

Je ne sais pas si tu te rappelles, on avait vu une photo par satellite

[52:50]

d'un avion similaire qui était rangé près d'un hangar.

[52:56]

Effectivement, on a confirmé que c'était bel et bien,

[52:58]

ce n'était pas du tout l'appareil de Malaysia Airlines.

[53:01]

Oui, parce que ces gens-là aussi, ils les auraient mis où?

[53:04]

Je ne suis pas sûr qu'ils auraient réussi à garder captif

[53:08]

239 personnes.

[53:09]

C'est sûr. Oui, les passagers, c'est une autre histoire.

[53:13]

Il faut les gérer.

[53:14]

Oui, ils ont des cellulaires et tout ça.

[53:16]

Une autre dernière théorie un peu loufoque sur Freescale

[53:19]

que j'ai lu et qui nourrit très bien les conspirationnistes.

[53:22]

Dans les actionnaires de la compagnie Freescale,

[53:26]

il figure Carlyle.

[53:28]

Carlyle, c'est une entreprise qui est composée d'investisseurs privés,

[53:32]

dont les anciens conseillers de l'ancien président américain

[53:34]

George Bush Senior et l'ancien premier ministre britannique

[53:38]

John Mayer.

[53:39]

Aussi dans la liste des clients de Carlyle,

[53:42]

il y a la compagnie Saudi Bin Laden Group.

[53:45]

Vous avez sûrement reconnu le nom qui est l'entreprise

[53:48]

de construction qui appartient à la famille

[53:50]

de Usama Bin Laden.

[53:52]

C'est des drôles de liens,

[53:55]

mais les conspirationnistes se sont mis vraiment

[53:58]

à amplifier un peu la chose que c'était

[54:01]

une attaque volontaire des Chinois

[54:05]

pour attaquer ces gens-là indirectement,

[54:08]

étant donné que c'est une compagnie américaine

[54:10]

et qu'il y a des actionnaires britanniques

[54:13]

et d'Usama Bin Laden et tout ça.

[54:15]

Je la trouve un peu loufoque,

[54:17]

et c'est vrai que c'est un drôle de hasard encore une fois,

[54:20]

mais même la compagnie Frieske sont sorties.

[54:24]

Ils n'étaient pas sortis pour l'autre théorie,

[54:25]

mais pour celle-là, ils ont mentionné

[54:27]

qu'il ne fallait pas faire ces liens-là,

[54:29]

qu'il n'y avait pas de suspicions terroristes

[54:34]

à cause de ça, qu'eux ont des clients

[54:36]

et qu'ils vendent des produits à leur client tout simplement.

[54:39]

J'ai l'impression qu'on pourrait prendre

[54:42]

presque n'importe quel vol et trouver des liens

[54:45]

vraiment douteux avec les pensagers,

[54:47]

parce que les gens qui prennent l'avion,

[54:49]

il y a beaucoup de haut placés d'entreprises,

[54:53]

il y a beaucoup d'exéctifs d'entreprises,

[54:55]

donc c'est sûr que dans presque n'importe quel vol,

[54:58]

surtout un vol comme ça, Kuala Lumpur, Beijing,

[55:01]

c'est quand même deux villes très importantes,

[55:03]

donc je ne serais pas surpris qu'en première classe,

[55:05]

les gens qui soient là soient des hauts placés

[55:07]

d'entreprises et que potentiellement

[55:09]

il y ait des liens avec des gouvernements

[55:12]

et potentiellement même des groupes terroristes

[55:15]

sans nécessairement en faire partie,

[55:18]

mais d'avoir du moins des liens.

[55:20]

J'ai de la difficulté à croire avec toutes ces théories-là

[55:25]

qui font des liens entre des groupes

[55:27]

et des actionnaires d'entreprises

[55:29]

au sein des passagers de l'avion.

[55:34]

Une autre théorie qui, celle-ci,

[55:36]

semble un peu plus probable, je dirais,

[55:38]

c'est le suicide du capitaine de l'appareil,

[55:41]

Zahary Ahmad Shah,

[55:43]

donc en fait tout ça serait planifié de sa part.

[55:47]

Il se serait suicidé en apportant avec lui

[55:50]

les 226 passagers et 12 autres membres

[55:53]

de l'équipage dans la mort.

[55:55]

Mais par contre, pour ça, on suppose

[55:58]

qu'il a sans doute dû assassiner le copilote

[56:03]

avant de prendre le contrôle de l'avion,

[56:05]

parce que sans doute que lui aurait eu

[56:06]

le potentiel d'arrêter tout ça.

[56:08]

Ou encore, peut-être qu'il a effectué cette manœuvre-là

[56:12]

alors que le copilote était en dehors du cockpit

[56:14]

et à ce moment-là, le pilote peut verrouiller la porte

[56:17]

et faire tout le reste.

[56:19]

Et quand je dis tout le reste, c'est que,

[56:22]

potentiellement, le pilote aurait...

[56:25]

Ce qui serait logique pour éviter toute contrainte,

[56:28]

ce serait de dépressurer l'espace passager

[56:32]

lors de la coupe des contacts.

[56:34]

Donc, au moment après 40 minutes de vol,

[56:37]

au moment du dernier contact, lorsqu'il aurait

[56:39]

désactivé les transpondeurs et le système de télécommunication,

[56:42]

il aurait en même temps dépressurisé l'avion

[56:47]

de sorte que tous les passagers

[56:50]

seraient morts d'un seul coup à ce moment-là.

[56:52]

Donc, ce qui est très triste.

[56:54]

Et suivant ce scénario-là, le pilote aurait alors volé

[56:58]

pendant plusieurs heures avec 238 cadavres

[57:01]

à bord de l'avion.

[57:03]

C'est une théorie assez macabre.

[57:07]

Et tout récemment, en mai 2018,

[57:10]

l'émission de télé 60 Minutes Australia

[57:12]

a réalisé un reportage spécial sur le vol

[57:16]

370, où plusieurs experts

[57:18]

ont été invités et où on a refait le trajet

[57:22]

de l'avion dans un simulateur de vol.

[57:24]

Et c'est là, en fait, que tout cet étinéreur-là

[57:27]

prend un autre sens complètement. Et un des éléments,

[57:30]

je dirais, un des nouveaux éléments dévoilés,

[57:33]

c'est que lorsque l'on fait le trajet,

[57:35]

en fait, qu'il a fait, et qu'en fait,

[57:38]

on se rappelle, il est parti de Kuala Lumpur en Malaisie,

[57:42]

il est monté vers le Vietnam, et après ça,

[57:44]

virage brutal vers l'ouest, vers le sud-ouest,

[57:49]

où il s'est dirigé pendant un certain temps

[57:51]

constamment entre la frontière malaisienne

[57:54]

et thaïlandaise. Et cette frontière-là

[57:56]

est presque en zigzag. Donc, ça fait en sorte

[57:59]

que le pilote, lorsqu'il navigue

[58:03]

sur le bord de cette frontière-là,

[58:05]

il entre et il sort constamment du territoire

[58:08]

de la Thaïlande et de la Malaisie. De sorte que

[58:11]

c'est difficile pour les stations de contrôle

[58:14]

de l'identifier et de maintenir un contact avec lui.

[58:17]

Même s'il a coupé toutes les formes de communication,

[58:20]

il peut quand même être détecté sur les radars.

[58:23]

Mais le fait qu'il est toujours entre deux juridictions,

[58:27]

ça complique les choses. Ça fait en sorte que,

[58:29]

ok, je suis dans l'autorité thaïlandaise,

[58:31]

je suis rendu en Malaisie, Thaïlande, Malaisie.

[58:35]

Et puis, selon le pilote d'expérience,

[58:37]

qui était invité à 60 minutes, il semblerait

[58:39]

que ce soit vraiment une bonne stratégie

[58:42]

empruntée pour rester incognito en plein vol.

[58:46]

Une autre info qui trahit le pilote

[58:50]

selon cette théorie-là, c'est que

[58:52]

lorsqu'il est passé tout près de Penang,

[58:57]

il aurait effectué un virage étrange vers la droite

[59:01]

pour tout de suite se rediriger vers la gauche

[59:04]

pour reprendre la direction vers l'océan Indien.

[59:07]

Mais en fait, cet élément-là, tu le vois

[59:10]

pas tant que t'as pas vu ce vol-là au travers

[59:12]

d'un simulateur, parce que lorsqu'il tourne vers la droite,

[59:16]

en fait, lorsqu'on regarde dans

[59:19]

les fenêtres de l'avion, on voit la ville

[59:22]

de Penang, qui est la ville natale

[59:24]

du pilote Zahary. Donc, si on se met dans sa peau

[59:28]

et qu'on se dit que c'était son dernier vol,

[59:31]

il a sans doute voulu regarder une dernière fois

[59:33]

sa ville natale par la fenêtre de l'avion,

[59:37]

ce qui explique ce drôle virage vers la droite.

[59:40]

Ça en est presque poétique, en fait.

[59:42]

Oui, vraiment, vraiment. Et puis, selon encore

[59:46]

ces experts qui discutent là à 60 minutes,

[59:50]

l'hypothèse de la « death fall »

[59:51]

du plongeon à 90 degrés serait presque

[59:55]

à écarter, en fait, comme hypothèse,

[59:58]

étant donné que, justement, les débris

[01:00:00]

prouvent que, bon, c'est des gros débris,

[01:00:02]

donc il y a peu de chance que l'avion ait complètement

[01:00:05]

éclaté. Par contre, l'hypothèse,

[01:00:08]

une hypothèse intéressante, c'est que le pilote

[01:00:11]

aurait sans doute tenté d'immobiliser l'avion

[01:00:13]

sur l'océan, donc d'amérir. Et peut-être

[01:00:17]

que pour lui, c'est comme ça qu'il envisageait sa mort

[01:00:20]

d'une manière un peu plus calme en plein milieu de l'océan

[01:00:23]

indien. Par contre, lorsque les experts ont fait ce test-là

[01:00:26]

dans le simulateur, ce qui se produit, c'est que

[01:00:29]

lorsqu'on réduit la vitesse et qu'on tente

[01:00:31]

d'amérir dans le rayon de recherche qui a été délimité

[01:00:35]

par le satellite de Inmarsat,

[01:00:38]

par les experts et par les groupes

[01:00:41]

de recherche, eh bien, la distance

[01:00:45]

dépense la zone de recherche.

[01:00:47]

Il se peut que tout ce temps-là, en fait, on a cherché dans la

[01:00:49]

mauvaise zone si le pilote a tenté d'amérir

[01:00:52]

ou du moins d'atterrir plus doucement sur l'eau.

[01:00:55]

Il y a quelque chose de pas clair encore ici.

[01:00:58]

Et l'hypothèse dont je vous parle, c'est une hypothèse

[01:01:00]

qui n'est pas tellement acceptée des médias traditionnels,

[01:01:03]

mais moi, on dirait que c'est l'hypothèse auquel je crois le plus.

[01:01:07]

Je trouve que c'est la théorie la plus probable,

[01:01:09]

en fait. Ce qui me fait un petit peu douter,

[01:01:14]

c'est que je ne sais pas pourquoi il aurait fait ça.

[01:01:16]

Oui, le mobile. Oui, le mobile, en fait, parce que me semble que

[01:01:19]

lorsque j'avais eu sa femme, il n'y avait pas de problème

[01:01:22]

financier, il n'y avait rien. Souvent, les gens ont des...

[01:01:25]

Il menait une très bonne vie, il était en moyens financiers.

[01:01:28]

C'est ça, il y avait un travail, tout ça. Vous nous direz que ce n'est pas

[01:01:31]

ça qui fait le bonheur. Non, non, vraiment pas, mais souvent, il y a des indicateurs.

[01:01:34]

Quand les gens font ça,

[01:01:36]

ils peuvent laisser des traces, il aurait pu être...

[01:01:39]

avoir plusieurs dettes, il aurait pu avoir toutes sortes de problèmes,

[01:01:42]

mais il n'y a absolument rien

[01:01:45]

qui a pu vraiment nous diriger vers cette théorie-là.

[01:01:47]

Ce qui fait en sorte que ça facilite un peu le fait que

[01:01:50]

les médias et tout ça l'écartent, mais moi,

[01:01:54]

avec tout ce que j'ai lu, tout ça, je suis convaincu que c'est ça.

[01:01:57]

J'ai vraiment l'impression que c'est ça qui a fait.

[01:01:59]

Je ne vois pas d'autre chose que ça. Moi aussi,

[01:02:02]

c'est la théorie à laquelle je crois le plus,

[01:02:05]

même si c'est la théorie sans doute la plus triste,

[01:02:08]

parce que là, on parle d'un mass-murder,

[01:02:11]

d'un meurtre de masse, donc ce n'est pas seulement un suicide.

[01:02:15]

C'est vraiment...

[01:02:17]

C'est dégueulasse comme action.

[01:02:20]

Mais c'est ce qui correspond le plus

[01:02:22]

aux preuves, en fait. Les données sur le simulateur

[01:02:26]

de vol qui montrent qu'il aurait effectué

[01:02:29]

cet étinéraire-là auparavant, peu de temps après,

[01:02:32]

le fait qu'il ait aussi rien prévu dans les semaines,

[01:02:35]

dans les mois qui suivent.

[01:02:36]

Et il a effacé l'étinéraire sur son simulateur de vol.

[01:02:38]

Il ne faisait pas ça avant. C'est aussi un drôle de comportement.

[01:02:41]

Oui, vraiment. Pourquoi effacer les données, en fait?

[01:02:44]

Mais encore plus, pourquoi les effacer si tu vas te suicider?

[01:02:49]

Ça se contredit un peu.

[01:02:51]

D'après moi, il voulait sûrement écarter cette théorie-là.

[01:02:54]

Il ne l'a pas mal réussi parce qu'on n'est pas capable

[01:02:57]

de prouver à 100 % justement qu'il s'est suicidé.

[01:03:01]

C'est vrai. Donc peut-être qu'il voulait vraiment tenter

[01:03:03]

de faire disparaître un avion complètement, en fait,

[01:03:08]

sans que sa famille sache qu'il s'est suicidé.

[01:03:10]

Non, effectivement. C'est vraiment triste parce que...

[01:03:13]

Je ne sais pas si on peut dire ça, mais tu as le droit

[01:03:14]

de vouloir te suicider dans la vie, mais d'amener

[01:03:17]

238 autres personnes avec toi. Je trouve ça égoïste.

[01:03:21]

Oui. C'est tellement triste.

[01:03:23]

Au minimum, c'est égoïste. Oui, oui. Moi, ça, on peut...

[01:03:26]

Et j'ai même l'impression, Seb, que ça devait être

[01:03:28]

fort prémédité, même que sachant qu'il allait voler

[01:03:33]

avec Abdul Farik, le copilote, dont c'était le premier vol

[01:03:38]

passager, je pense que ce n'est pas un hasard.

[01:03:40]

Non. Il a sans doute su que cette journée-là,

[01:03:43]

il allait voler avec lui et qu'il pouvait entièrement

[01:03:46]

contrôler ce jeune pilote-là, même le pousser

[01:03:49]

en dehors du cockpit ou attendre qu'il soit aux toilettes

[01:03:52]

ou je ne sais pas trop, pour faire ce geste-là,

[01:03:56]

sachant qu'un copilote plus expérimenté

[01:03:59]

n'aurait peut-être pu, en fait,

[01:04:01]

contrecarrer son plan.

[01:04:02]

De 100 % raison là-dessus. Il y a aussi

[01:04:05]

tous les passagers, il y a tout le hasard.

[01:04:08]

C'est peut-être juste simplement un hasard aussi,

[01:04:10]

dans le sens que la compagnie Freeskills,

[01:04:15]

le matériel qui était erroné...

[01:04:18]

Tout ça est peut-être juste simplement le fruit du hasard

[01:04:20]

parce que c'est quotidien, c'est courant que des gens

[01:04:24]

se transportent tout simplement.

[01:04:27]

Ça ne me permet pas non plus d'élucider ça.

[01:04:31]

Je suis vraiment convaincu qu'il s'est suicidé.

[01:04:33]

Si on était au Bureau des mystères,

[01:04:34]

j'aurais tendance à dire « mystère classé ».

[01:04:38]

Mais on va attendre encore quelques preuves

[01:04:41]

sachant qu'il est possible qu'il y ait peut-être

[01:04:44]

une percée au cours des prochains jours,

[01:04:46]

prochaines semaines grâce à Ocean Infinity.

[01:04:48]

Mais je ne sais pas si en trouvant l'avion,

[01:04:50]

j'ai l'impression qu'on n'aura jamais la réponse à 100 %.

[01:04:53]

Parce que oui, je souhaite en tout cas qu'on retrouve l'avion

[01:04:56]

et que ça nous donne peut-être plus de réponses.

[01:05:00]

À moins vraiment qu'il ait laissé quelque chose,

[01:05:02]

mais il aurait déjà trouvé une lettre ou quoi que ce soit

[01:05:05]

qui explique son geste.

[01:05:06]

Si on trouve la boîte noire,

[01:05:08]

on va pouvoir savoir justement

[01:05:11]

est-ce que toutes les contrôles ont été coupés

[01:05:12]

afin que l'avion plonge dans l'océan?

[01:05:15]

Est-ce qu'il y a eu une tentative d'amérissage?

[01:05:17]

Est-ce que c'était plus une situation d'urgence?

[01:05:19]

Même les conversations sont enregistrées, je ne me trompe pas.

[01:05:23]

À la limite, s'il y a eu une bagarre

[01:05:26]

ou un échange brutal entre les deux,

[01:05:30]

on pourrait l'avoir effectivement.

[01:05:32]

Par exemple, si on réussit à prouver que la dépressurisation

[01:05:35]

a eu lieu après 40 minutes de vol,

[01:05:38]

ça prouve qu'il y a un geste humain derrière ça

[01:05:41]

et que par la suite, pour voler encore plusieurs heures

[01:05:45]

avec plus de 200 cadavres dans l'avion,

[01:05:49]

tout laisse sous-entendre à la théorie

[01:05:51]

dont on vient juste de vous parler,

[01:05:52]

au suicide et au meurtre en même temps.

[01:05:54]

Je pense qu'on a fait le tour, mon cher Seb,

[01:05:56]

on pourrait en parler pendant encore une heure

[01:05:58]

parce que c'est un sujet qui est vraiment passionnant.

[01:06:02]

Ça fait longtemps qu'on voulait en parler

[01:06:03]

et qu'on fait de la recherche là-dessus

[01:06:05]

et j'espère que ça vous a plu, chers auditeurs.

[01:06:08]

C'était le dernier épisode de notre saison 3.

[01:06:11]

Oui, on est tristes, donc nos plans,

[01:06:14]

évidemment, on va faire un bilan très bientôt,

[01:06:16]

peut-être plus en juillet. Oui, plus dans l'été.

[01:06:18]

Oui, en fait, on va laisser un peu de temps passer.

[01:06:20]

Vous êtes libres de nous poser vos questions.

[01:06:22]

À chaque fois qu'on fait un bilan,

[01:06:23]

on aime faire des mises à jour sur les dossiers

[01:06:26]

sur lesquels on a travaillé dans cette saison-ci

[01:06:28]

et même les plus vieux dossiers.

[01:06:30]

Donc généralement, on fait des mises à jour

[01:06:32]

sur toutes nos saisons. Oui, exactement.

[01:06:34]

Et si vous avez des questions pour nous

[01:06:36]

sur notre manière de travailler,

[01:06:37]

vous voulez nous challenger sur les théories,

[01:06:40]

libre à vous de le faire, de nous écrire sur le groupe Facebook,

[01:06:44]

de nous envoyer un courriel au DistorsionPodcast.com

[01:06:46]

et puis, eh bien, nous, on vous lâche pas.

[01:06:50]

Cet été, on risque d'être encore actifs sur le groupe.

[01:06:53]

On a l'épisode bilan, mais on a aussi des bonus de prévues

[01:06:56]

et peut-être des mini-distos selon les mises à jour

[01:06:59]

et selon les histoires qui se déroulent cet été

[01:07:01]

parce qu'on le sait, les mystères de l'art numérique n'arrêtent jamais.

[01:07:06]

Vous pouvez nous trouver entre temps facilement

[01:07:08]

sur Instagram aussi, sur Twitter, DistorsionPodcast

[01:07:11]

et DistorsionPod pour Twitter, sur YouTube aussi

[01:07:15]

et encore une fois, si vous voulez encourager le show,

[01:07:18]

vous pouvez le faire au DistorsionPodcast.com

[01:07:20]

via la tournée de bière.

[01:07:22]

Seb, je te laisse la chance de nous donner

[01:07:25]

un mot de la fin pour cette saison 3.

[01:07:28]

Pour terminer, on lève notre verre et on offre

[01:07:30]

tout notre amour au Distorsion. On vous aime!

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