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Vous êtes sur le point d'écouter DISTORTION, un podcast sur...
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Des histoires étranges de l'ère numérique.
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Nous sommes un soir de Spring Break en avril 2006 à Columbus en Ohio.
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Brian Schaeffer, 27 ans, est filmé entrant dans un bar avec des amis.
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À la fermeture, le bar se vide. Chaque client est filmé en train de sortir.
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Brian, lui, ne réapparaît jamais sur les caméras. Il ne sera plus jamais revu.
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Pendant des années, l'affaire est alimentée par des rumeurs, des théories et des faux espoirs.
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Mais en 2026, une révélation majeure vient tout bouleverser.
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Le téléphone cellulaire de Brian aurait continué d'émettre pendant un mois suivant sa disparition.
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Comment un jeune homme peut-il s'envoler comme ça?
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Suivez-nous alors que nous revenons, 20 ans plus tard, sur une des plus étranges histoires de disparition.
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Sébastien Lévesque, comment ça va ce soir?
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Ça va bien, et toi, Emile Gauthier?
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Ça va très bien, ça va très bien. Écoute, on prend un peu de temps pour faire cet hors saison,
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que l'on travaille quand même depuis un bout de temps avec notre équipe de recherche.
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Et justement, on voulait s'attaquer. On ne savait pas exactement à quel moment on pouvait parler de ce dossier-là.
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Parce que le cas de Brian Schaeffer, c'est presque un peu un cas d'anthologie dans le monde du true crime et des disparitions.
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Ça a été couvert vraiment partout, par tous les grands podcasts.
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Et on s'est dit, justement, en tant qu'épisode hors saison, en plein été, ça pouvait être intéressant.
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Et vous allez voir, il y a tellement de stocks qu'on a décidé de faire deux parties à cet épisode-là, Seb.
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Oui, parce que notre chercheur s'est en feu.
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Et aussi, tant donné que c'est une histoire qui a 20 ans, s'il-je-peux-le-dire,
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il y a beaucoup, beaucoup d'éléments qui se sont ajoutés au fil du temps à la chronologie ou d'autres pistes et hypothèses.
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Donc, j'ai l'impression que c'est un peu aussi pour ça que c'est un long cas qui est à décortiquer.
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Et en toute transparence, moi, je le suivais un peu de loin, ce cas-là.
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Puis je ne m'étais jamais à ce point-ci, à ce point, autant creusé dedans.
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Et c'est une histoire qui me flabbergaste, Emile.
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Oui, c'est vraiment une histoire ultra mystérieuse.
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Vous allez voir, vous allez sans doute continuer à faire des recherches après cet épisode-là.
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Justement, le fait que c'est les 20 ans de sa disparition, cette année, en 2026,
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ça nous a donné un peu une raison de plus de traiter le sujet.
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Il y a plusieurs preuves numériques aussi.
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Une étrange vidéo de surveillance d'un bar où, justement, on voit Brian entrer, mais jamais ressortir.
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Ça ajoute un peu ce côté ultra mystérieux, inexplicable, même un petit peu presque esotérique à cette histoire-là de Brian Schaeffer.
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Donc, on va le faire en deux parties.
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Aujourd'hui, on va vraiment s'attarder à la chronologie des événements, du moins ce qu'on connaît.
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Et dans une deuxième partie, au retour de tes vacances.
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Oui.
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On va enregistrer une deuxième partie sur toutes les théories autour de ça.
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Parce que vous allez voir, on a du stock quand même beaucoup à discuter.
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On n'a pas le choix de remercier nos collègues américains de True Crime Garage.
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Ils sont de Columbus, Ohio. Ils sont de la région où Brian Schaeffer a disparu.
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Ils ont traité du cas d'une manière très extensive.
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Ils ont même fait cet hiver, je crois, un six épisodes sur le sujet.
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Donc, il y en a du stock autour de Brian Schaeffer.
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Puis, sait-on jamais, on est un peu dans une vague en ce moment.
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On le voit, il y a des conclusions qui arrivent sur des cas de disparition ou de True Crime irrésolu depuis longtemps.
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Qui, encore une fois, arrivent de nos jours grâce aux preuves numériques, grâce à l'ADN, grâce aux témoins qu'on pense à Kyla Oonbeon,
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qui a été retrouvée grâce à une série Netflix.
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Katelyn Smart, si je me rappelle bien de son nom de famille, qui a été retrouvée un peu grâce à des tips venant d'un podcaster.
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Il y a même certains cas au Québec qui avaient été résolus dans les années 2000.
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Les cas de Marie-Chantal Desjardins, entre autres, via un match d'ADN.
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Donc, sait-on jamais, ça se peut qu'avec l'évolution des technologies,
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on retrouve une forme de conclusion à l'histoire de Brian Schaeffer.
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Donc, restez avec nous, vous allez voir, ça va être un épisode passionnant.
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Et la partie 2 à venir va l'être tout au temps.
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Et là-dessus, Seb, qu'est-ce qu'on boit pour se lancer dans cette histoire?
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On a eu beaucoup de dons de bière au travers de notre tournée de ce printemps.
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Oui, exact. Et aujourd'hui, on boit le cadeau de Cyber Green,
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qui vient de Saint-Jean-sur-le-Richelieu, puis on l'a rencontré à Québec dans notre spectacle à La Chapelle.
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Et lui, il nous a offert, vraiment gentil de sa part,
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la Totalement Théâtre du Domaine Berthiaume Micro Brasserie.
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Et c'est une bière en brie qui a été brassée spécifiquement pour le Théâtre de Grand Prix,
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qui est situé à Saint-Jean-sur-le-Richelieu.
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Donc, merci à toi, Cyber Green. C'est un délice.
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Et je trouvais que c'était une bonne idée aussi de, comment dire,
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de brasser une bière pour encourager le théâtre.
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Vous irez voir sur le Domaine Berthiaume Micro Brasserie, leurs étiquettes sont incroyables,
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sont vraiment belles.
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Celle d'aujourd'hui, justement, c'est un personnage de théâtre.
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Il y en a une. Je pense que c'est un gnome vert pour la session à épiller et tout ça.
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Le design graphique est excellent. Donc, merci à toi, Cyber Green.
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Yes. Et parlant de show, on a quelques dates annoncées.
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On vient de terminer le premier leg de notre tournée de 2026.
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On prend une petite pause estivale, mais sinon, rapidement comme ça,
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on revient le 27 août à Montréal au Théâtre National.
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On est les invités de Ars Moriendi.
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Il y a Crime Glacé qui va être là aussi.
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Donc, grosse soirée au National le 27 août.
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Faites en sorte qu'on remplisse la place et qu'on démontre à toute la ville
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à quel point les podcasteurs True Crime rassemblent les gens,
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à quel point on a une belle communauté.
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Aussi, sur la rive sud de Montréal, le 26 septembre,
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on est au pavillon des Arts de la Seine à Varennes.
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Donc, même chose, une salle de prestige.
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Venez nous voir. Chaque show est différent.
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Vous n'allez pas le regretter.
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Saint-Jean-sur-Richelieu, c'est le 16 octobre à la boîte.
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Saint-Jean, ça va faire du bien d'aller faire un tour.
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J'adore cette région de Saint-Jean-sur-Richelieu.
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Drummondville aussi, c'est le 29 octobre prochain
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à la Maison des Arts des Jardins.
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C'est en vente maintenant.
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On va faire un spécial Halloween le 29 octobre.
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Ça va être un gros show.
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Donc, venez nous voir, peu importe vous êtes de où au Québec.
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Et une nouvelle date qui a été annoncée, c'est Lévis.
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À Québec, on aime tellement ça.
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La foule est toujours en feu quand on va à Québec.
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Et là, on va sur la rive sud à Lévis, à Langlican,
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une très belle salle.
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Le 19 novembre prochain, c'est déjà en vente, ça aussi.
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Donc, venez nous voir en grand nombre.
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Chaque show est différent, donc profitez-en.
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Il y a même des gens qui sont venus nous voir
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et que ça faisait cinq fois qu'ils nous voyaient
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pendant cette tournée. Donc, impressionnant.
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Oui, quand même.
[07:51]
Puis un petit bonus, ce là, 29 octobre à Drummondville,
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c'est ma fête.
[07:55]
Oh, en plus?
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Donc, une autre raison de venir célébrer avec nous.
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Oui, on va célébrer la fête de Seb.
[08:00]
On va faire ça en grand, sur scène.
[08:02]
Oui.
[08:02]
Ça risque d'être très cool.
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Et pour terminer cette longue intro,
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on a une review 5 étoiles sur un Paul Podcast
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qui nous vient de Jacob BM.
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Et je ne sais pas si c'est un lapsus,
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mais super bon podcast.
[08:15]
Podcast.
[08:15]
Oui.
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Super captivant et malade.
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Deux gars super talentueux,
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continuez votre bon travail.
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Bon, bien, merci.
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On adore faire des podcasts.
[08:25]
Oui. Merci, Jacob.
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Et je pense qu'on en a assez dit, Seb.
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Est-ce qu'on est prêt à se lancer dans l'histoire
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passionnante de Brian Schafer?
[08:33]
Oui, Monsieur.
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C'est parti.
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Maintenant.
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Nous sommes le 1er avril 2006
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à Columbus, dans l'OIO.
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Le South Campus Gateway,
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un complexe commercial et résidentiel
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en plein quart du campus de l'OIO State University.
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L'ambiance est fébrile,
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car c'est le début de la longue pause du printemps,
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et tous les étudiants de la ville
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se préparent à faire la fête le soir même
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ou à partir pour les vacances.
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Et parmi eux, un jeune homme.
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Brian Schafer.
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27 ans, étudiant en 2e année de médecine
[09:10]
à l'OIO State University,
[09:12]
eh bien, il fait la même chose
[09:13]
et se prépare à passer une belle soirée entre amis
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et à prendre un petit verre.
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Ceci dit, au cours de cette soirée,
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les choses prendront une tournure inattendue.
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Oui, parce que les soirées de Spring Break,
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surtout sur les campus américains,
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les débuts de Spring Break,
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ce qui est un peu la relâche du printemps,
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c'est intense.
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C'est vraiment, toute la ville tombe en ébullition.
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Tout le campus se prépare à faire la fête.
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Il y en a qui partent dans des destinations soleil
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et autres, donc il y a carrément une fébrilité
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dans la ville à ce moment-là.
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Brian, je vais vous parler un peu de Brian Schafer.
[09:53]
Oui.
[09:53]
Brian Randall Schafer
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naît le 11 février 1979 à Pickerington,
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une banlieue tranquille de Columbus dans l'OIO.
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Il est l'aîné de Randy et René Schafer.
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Il a également un frère plus jeune, Derek.
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En 2006, Brian a 27 ans.
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Il est étudiant en 2e année de médecine,
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comme on vous disait,
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un programme qui est reconnu pour sa rigueur.
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La charge de travail est lourde,
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les examens sont fréquents et la pression est constante.
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Mais malgré cet environnement exigeant,
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il ne montre aucun signe de faiblesse académique.
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Au contraire, il est considéré comme un étudiant solide.
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Certains le situent même dans le top 10 de sa cohorte.
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Sa copine, Alexis Wagner,
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suit le même programme de médecine à l'OIO State.
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Les deux se sont rencontrés en 2004,
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dès le début de leurs études.
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Au moment de la disparition,
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ils sont ensemble depuis un peu plus d'un an et demi.
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Rien n'indique un décrochage
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ni une perte de contrôle dans son parcours scolaire.
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Physiquement, Brian est difficile à ignorer.
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Il mesure 6 pieds 2, pèse 165 livres,
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des cheveux bruns, des yeux noisettes.
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Il y a deux éléments distinctifs qu'on doit retenir.
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En fait, il retient particulièrement l'attention.
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Il y a un tatouage du logo de Olive,
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du groupe Pearl Jam, sur le bras d'oie dont il était fan.
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Ça, ça ne me rajeunit pas dans le temps,
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parce que c'est vrai qu'à cette époque-là,
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c'était beaucoup plus populaire.
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Moi, je suis un grand fan du vieux Pearl Jam.
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Pearl Jam, je ris un peu de deux avec mon invitation,
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mais c'est quand même un band hyper important
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et hyper respectable.
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Ils se sont longtemps battus contre Ticketmaster.
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Je ne savais pas ça. Oui, je les aime encore plus.
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Sinon, oui, c'est ça, il y avait le logo à lèvres
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sur le bras d'oie et également un petit point visible
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dans l'iris de son oeil gauche.
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Et ça, c'est assez particulier. C'est plus anecdotique.
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Et ces détails figureront dans tous les avis de recherche
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qui seront diffusés après sa disparition.
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Et le tatouage de Pearl Jam en question,
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c'est pas le logo de Pearl Jam qu'on est habitué de voir.
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C'est un petit bonhomme.
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Ça ressemble un petit bonhomme à lui mettre
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avec les mains dans les airs. Oui, c'est ça.
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Je pense que c'est sur l'album Alive ou quelque chose comme ça.
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Et sur son profil MySpace aussi, ça ne nous rajeunit pas.
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2006, c'est les grosses années de MySpace.
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C'est même un peu pré-Facebook dans les débuts.
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Oui, exact.
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Brian se le déclare hétérosexuel.
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Certaines sources proches de son entourage
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affirment qu'il était bisexuel,
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mais il s'agit d'une information
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qui n'a jamais été confirmée officiellement.
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Avant Alexis, sa blonde,
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il a été en couple pendant environ huit ans
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avec une femme nommée Shelley,
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une relation qui a commencé à l'école secondaire
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et qui s'est prolongée durant ses premières années universitaires.
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Brian est un gars sociable, drôle,
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toujours par dedans pour sortir prendre un verre.
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À l'école secondaire, il est capitaine de l'équipe de tennis.
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Il joue de la guitare, chante, écoute énormément de musique.
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Et sur son profil MySpace,
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il affiche ses goûts musicaux.
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Pearl Jam, Joy Division, The Smith,
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Radiohead, Bob Marley.
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Des bons goûts?
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Oui, quand même.
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La musique occupe une très grande place dans sa vie.
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Et malgré son parcours en médecine,
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eh bien, Brian semble rêver d'autres choses.
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Dans la section About Me,
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il écrit que la médecine n'est qu'un emploi temporaire,
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le temps de monter un groupe et d'enregistrer un album.
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Il fantasme sur une vie simple,
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une île, une plage,
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écouter Jimmy Buffett toute la journée avec sa blonde.
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Bien que Brian étudie dans l'un des programmes de médecine les plus exigeants de l'Ohio,
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il donne parfois l'impression de vouloir fuir cette vie-là.
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Le couple prévoit s'envoler vers Miami pour quelques jours au début avril.
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Les billets sont déjà achetés,
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qui est un cadeau de Renée, la mère de Brian.
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Et cette dernière aurait même commencé à magasiner des bagues de fiançailles chez un joaillier.
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Entre le 4 et le 6 mars 2006,
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Renée Schaeffer s'éteint des suites d'une myélodysplasie,
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qui est un cancer du sang,
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ce qui est un événement très triste dans la famille.
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Brian était extrêmement proche de sa mère,
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et au moment de sa disparition, son deuil ne date que de quelques semaines,
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donc c'est une plaie qui est encore bien héritée de son côté.
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On n'imagine pas, moi j'ai encore mes deux parents,
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mais ça doit être difficile quand même de perdre sa mère à cet âge-là quand t'es aux études et tout ça.
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Et les témoignages décrivent un homme ébranlé,
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mais qui garde le cap malgré tout.
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Il assiste à ses cours, il sort avec ses amis, il est bien entouré aussi Brian.
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Il va parler de vacances prochaines et de projets futurs aussi.
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Bref, rien ne laisse présager une rupture avec sa vie.
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Il n'y a pas de tendance suicidaire ou tout ça, même si son deuil est grand.
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Puis, le 31 mars 2006, et bien cette vie en mouvement bascule.
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Et là, on va se plonger un peu dans cette soirée-là.
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On va démarrer tranquillement la chronologie des événements.
[15:05]
Vous allez voir, il y a beaucoup de détails à prendre en compte.
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Et le 31 mars 2006, donc le lendemain c'est le 1er avril,
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c'est le début du Spring Break à la Ohio State University de Columbus.
[15:18]
Et après plusieurs semaines d'examens,
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la pression académique retombe tranquillement pour Brian.
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Et ce soir-là, il décide de sortir avec des amis.
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La soirée commence par un souper avec son père, Randy,
[15:31]
dans un restaurant qui est le Outback Steakhouse.
[15:35]
Puis, juste pour vous parler un peu de Columbus, c'est pas une ville...
[15:38]
C'est vraiment, c'est pas une ville avec des...
[15:43]
Je dis pas qu'il n'y a pas de beau petit quartier ou quoi que ce soit,
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mais c'est une ville très adaptée aux voitures.
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C'est-à-dire qu'on va parler de beaucoup de restaurants,
[15:51]
de steakhouse, de bars et tout ça.
[15:53]
C'est beaucoup des restaurants et des endroits
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qui sont situés dans des centres commerciaux
[15:57]
ou des genres de power centers.
[16:00]
On est un peu dans la...
[16:02]
Je ne veux pas dire la banlieue américaine,
[16:04]
mais on est un peu dans ce style de vie-là.
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C'est pas une rue principale avec plein de petits bars
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comme l'avenue Montréal à Montréal.
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On est dans un endroit où on prend son char.
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Plus comme le 1030, genre.
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Un petit peu, oui, c'est ça.
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Justement, il s'en va avec son père au Outback Steakhouse.
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Brian semble fatigué quand même cette soirée-là,
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probablement en raison de la charge de travail
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des dernières semaines qui retombe un peu.
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Il décharge un peu de sa session.
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C'est rien d'alarmant, mais son père remarque
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quand même une forme d'épuisement.
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Randy va mentionner plus tard avoir envisagé,
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suggéré à Brian de ne pas sortir ce soir-là,
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mais sans finalement intervenir, il va le laisser faire.
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Il préfère laisser son fils prendre ses propres décisions,
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considérant que leur relation est déjà un peu tendue
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suite au décès de sa mère, Renée.
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Oui, puis il a 27 ans aussi.
[17:00]
Oui, c'est un grand garçon.
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Brian reprochait à son père d'avoir recommencé
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à fréquenter d'autres femmes, en fait,
[17:07]
alors que Renée était en fin de vie.
[17:10]
Donc c'est de là que vient un peu l'attention.
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Je ne connais pas tout ce qui s'est passé dans sa vie personnelle,
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mais c'est sûr que c'est un sujet qui est délicat.
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C'est un parent qui a refait sa vie.
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Après le repas, Brian va rejoindre son ami William,
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surnom Clint, William Florence.
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Vers 21 heures, il passe brièvement par le Oglithuna Saluna,
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qui est situé, qui est un resto-bar,
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situé au deuxième étage dans le complexe
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de South Campus Gateway,
[17:40]
avant de repartir pour poursuivre la soirée ailleurs.
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Il se rend dans les quartiers de l'Arena District
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et du Short North, connu pour leur vie nocturne.
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Au cours de la soirée, ils vont fréquenter plusieurs établissements
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et consomment des shooters à chaque arrêt.
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Et quand on regarde tout seul de près, Seb,
[17:59]
avec par exemple une Google Map,
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on se rend compte que les établissements
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ne sont pas tous très près l'un de l'autre.
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On est beaucoup dans des bretelles d'autoroute,
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dans des centres commerciaux,
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donc je ne sais pas exactement comment ils voyageaient,
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mais ce n'est pas comme s'ils faisaient du bar hopping
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sur la même rue.
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Il y a des gros déplacements qui ont l'air même
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d'être plusieurs kilomètres quelquefois.
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Vers 22 heures, Brian appelle sa blonde Alexis,
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qui se trouve chez ses parents à Toledo.
[18:29]
La conversation est normale et les mêmes affectueuses.
[18:32]
Ils confirment les plans pour leur voyage à Miami,
[18:35]
qui prévue le lundi suivant, après le week-end,
[18:38]
et terminent en lui disant qu'ils l'aiment.
[18:41]
Alexis va indiquer par la suite que rien dans cet échange
[18:44]
ne laissait présager un problème,
[18:46]
ou même une anxiété ou autre.
[18:48]
Ce sera le dernier contact connu entre les deux amoureux.
[18:53]
Et là, on va parler un petit peu de la timeline
[18:55]
selon les caméras de surveillance.
[18:57]
Au fil de la nuit, Brian et Clint, son ami,
[19:01]
vont retrouver une certaine Meredith Reed,
[19:03]
qui est une amie de Clint, qui se joint à eux.
[19:06]
Et ensemble, ils retournent vers le South Campus Gateway.
[19:10]
Ils reviennent sur leur pas dans un autre quartier.
[19:13]
Et à 1h15 du matin, une caméra de surveillance
[19:17]
enregistre leur arrivée au Ugly Tuna Saluna,
[19:21]
le fameux restaurant, le vieux thon lait.
[19:27]
Le nom me fait tellement rire.
[19:28]
C'est dans un complexe, le South Campus Gateway,
[19:35]
et on les voit monter un escalier mécanique
[19:38]
qui mène jusqu'au bord.
[19:40]
Et là, il y a une caméra qui est spotée juste en haut.
[19:42]
C'est cette vidéo-là que j'encourage à les voir sur YouTube
[19:46]
qui va devenir virale.
[19:48]
On les voit, on voit le groupe d'amis
[19:50]
qui montent l'escalier roulant.
[19:52]
Brian est identifiable.
[19:54]
Il est grand, on reconnaît sa shape, tout ça.
[19:56]
Il est vêtu d'un polo vert olive.
[20:00]
Et par-dessus, comment dire,
[20:02]
qu'il porte par-dessus un chandail à manches longues blanches.
[20:06]
Et son comportement ne semble pas anormal à ce moment-là.
[20:10]
À l'intérieur du Ugly Tuna Saluna,
[20:13]
on est le début du Spring Break,
[20:15]
ça festoie, le bar est bondé,
[20:18]
ce qui complique un peu la visibilité
[20:19]
et les déplacements à l'intérieur du bar.
[20:22]
Donc, peu de temps après leur entrée,
[20:25]
Brian se sépare de Clint et Meredith.
[20:28]
Et selon Clint, Brian voulait se diriger vers la scène
[20:31]
afin de parler au groupe qui se produit ce soir-là,
[20:34]
un groupe qui s'appelle The Ricochet.
[20:36]
Et à partir de ce moment,
[20:38]
ses deux amis perdent sa trace.
[20:40]
On se rappelle que Brian, c'est un fan de musique,
[20:42]
il y a même un groupe de musique,
[20:44]
donc peut-être qu'il connaissait des gens
[20:45]
qui étaient sur la scène,
[20:46]
peut-être qu'il voulait leur poser des questions ou autre.
[20:49]
Donc lui, naturellement, il s'est dirigé vers le groupe.
[20:52]
Mais la place est tellement bondée qu'ils se sont perdus.
[20:55]
Ça me fait penser aussi, Seb, à la disparition
[20:57]
de Liam Toman survenu à Tremblant
[20:59]
il n'y a pas si longtemps au Québec.
[21:02]
Même genre de synopsis, c'est-à-dire
[21:04]
qu'il est tard dans la nuit,
[21:06]
tout le monde est un petit peu intoxiqué,
[21:07]
il entre dans un bar, dans le cas de Liam,
[21:10]
c'est le Caribou sur le resort de Tremblant.
[21:13]
Et là, la place est tellement bondée,
[21:15]
c'est la fête, qu'il perd ses amis.
[21:17]
Il est suivi par les caméras de surveillance,
[21:19]
mais il entre avec des amis
[21:21]
et il sort complètement seul.
[21:23]
On dirait que Brian Schaeffer
[21:25]
me rappelait un peu aussi
[21:28]
ce genre de synopsis-là.
[21:31]
Et justement, à partir de ce moment-là,
[21:33]
ils vont perdre sa trace.
[21:36]
Cette nuit-là, plusieurs amis de Brian
[21:38]
attendaient un appel de sa part
[21:40]
pour le rejoindre dans son appartement
[21:42]
après la fermeture des bars.
[21:44]
Clint et Meredith n'étaient probablement
[21:46]
pas au courant de ce plan-là de fin de soirée.
[21:49]
Mais Brian semblait vouloir
[21:51]
terminer sa soirée sans eux.
[21:53]
Et c'est là qu'entre en scène une autre rumeur.
[21:56]
Selon certaines sources,
[21:58]
une dispute aurait éclaté
[21:59]
à l'intérieur du Ugly Toona Saloona
[22:02]
peu avant la disparition de Brian.
[22:04]
La discussion aurait tourné
[22:06]
autour de la suite de la soirée
[22:08]
ou du fait que Brian voulait quitter le groupe
[22:10]
pour aller retrouver d'autres amis
[22:12]
et éventuellement finir ça chez lui.
[22:14]
Donc il y a peut-être un petit
[22:16]
conflit entre amis ici.
[22:18]
Ce point reste impossible à vérifier
[22:20]
avec certitude, mais il prend de l'importance
[22:23]
parce qu'il s'inscrit dans un contexte
[22:24]
déjà tendu.
[22:26]
Aussi dans un contexte où les émotions
[22:28]
sont peut-être à vivre, il est tard dans la nuit,
[22:30]
on est le début du Spring Break,
[22:31]
la session vient de se terminer.
[22:33]
Il y en a qui ont eu des bonnes sessions,
[22:34]
il y en a que moins.
[22:35]
Ça peut jouer aussi sur le moral
[22:37]
et sur l'irritabilité des gens.
[22:41]
Des proches indiquent que Brian et Clint
[22:43]
avaient connu aussi certaines frictions
[22:45]
dans les semaines précédentes
[22:46]
et qu'ils avaient justement prévu de sortir
[22:48]
ensemble ce soir-là afin de tourner la page
[22:51]
après une période d'examen
[22:53]
plutôt tendue.
[22:55]
Ce qui est une bonne démarche
[22:57]
des deux côtés quelque part.
[22:58]
Et c'est vers 1h55
[23:01]
du matin que Brian est de nouveau
[23:03]
capté par les caméras de surveillance.
[23:05]
Il se trouve à l'extérieur du bar
[23:07]
en haut de l'escalier mécanique.
[23:09]
Il discute avec deux jeunes femmes,
[23:12]
identifiées plus tard comme
[23:13]
Amber Ruick et Brighton Zatko.
[23:17]
Celles-ci affirment qu'elles ne connaissaient pas
[23:19]
Brian avant cette interaction.
[23:21]
L'échange est bref et ne révèle
[23:23]
aucun comportement inhabituel.
[23:25]
Brian semble lucide et cohérent.
[23:27]
Il donne son numéro de téléphone à l'une des deux femmes.
[23:30]
Oh, il était peut-être dans un
[23:31]
mood un peu flirte.
[23:32]
Et les deux femmes se dirigent vers
[23:35]
les toilettes. Brian, lui,
[23:37]
marche vers l'entrée du bar.
[23:38]
Elles reviennent à 1h57
[23:40]
et le voient une dernière fois
[23:43]
appuyé contre le mur à côté de l'entrée.
[23:46]
1h58,
[23:47]
elles quittent le bâtiment par
[23:48]
l'escalier mécanique, les filles.
[23:50]
Et ce sont les dernières personnes à avoir vu
[23:53]
Brian.
[23:54]
Et une petite note aussi que je voulais vous mentionner,
[23:57]
c'est qu'il y aurait eu un baiser
[23:58]
dans le cou entre Brighton
[24:00]
Zatko et Brian au cours
[24:02]
de la soirée.
[24:03]
Et cette information, elle provient toutefois pas
[24:06]
des caméras de surveillance, mais d'un témoignage
[24:08]
verbal directement de Brighton.
[24:11]
Aucune image ne permet de confirmer
[24:12]
la scène. Peut-être l'explication
[24:14]
du pourquoi elle lui aurait donné
[24:16]
son numéro de téléphone.
[24:18]
Et à 2h00 du matin,
[24:21]
le bar ferme et les clients
[24:22]
commencent à quitter les lieux.
[24:24]
À l'intérieur, Clint et Meredith
[24:26]
cherchent Brian,
[24:28]
notamment dans la salle principale et les toilettes,
[24:30]
et sans succès.
[24:32]
Entre 2h00 et 2h10,
[24:34]
ils tentent de l'appeler à plusieurs reprises.
[24:36]
Et Meredith lui envoie également
[24:38]
des messages textes. Aucune réponse.
[24:41]
Tous les appels sont redirigés
[24:42]
vers la boîte vocale.
[24:44]
Il y a un détail qui ressort des déclarations
[24:46]
du détective John Hearst.
[24:48]
Quelqu'un aurait envoyé un SMS
[24:49]
depuis le téléphone de Brian,
[24:52]
à 2h11 du matin,
[24:54]
soit après les dernières images connues de lui
[24:56]
sur les caméras.
[24:58]
Et les autorités n'ont jamais précisé
[25:00]
à qui ce message était destiné,
[25:02]
ni ce qu'il contenait.
[25:03]
Oui, puis c'est mystérieux, ça,
[25:05]
parce que justement, pourquoi on nous dit
[25:09]
que quelqu'un
[25:09]
aurait envoyé un SMS
[25:11]
depuis le téléphone de Brian?
[25:12]
C'est-à-dire que c'est pas Brian qui a envoyé le SMS?
[25:15]
Oui, c'est bizarre,
[25:17]
qui ont comme prétendu
[25:19]
que s'il le voyait plus, c'est pas nécessairement lui.
[25:22]
Mais souvent, dans les enquêtes,
[25:23]
quand quelque chose provient d'un téléphone,
[25:25]
on peut jamais affirmer que c'est nécessairement
[25:26]
le propriétaire du téléphone
[25:29]
qui fait l'envoi.
[25:30]
Peut-être que c'était dans le ton aussi,
[25:33]
dans le genre,
[25:34]
ils n'ont pas reconnu le ton de Brian.
[25:36]
Puis aussi, on est en une époque, 2006,
[25:38]
tu sais, c'est pas tout le monde
[25:40]
qui avait des cellulaires à cette époque-là.
[25:41]
Non, il n'y avait pas de téléphone intelligent tant que ça.
[25:44]
Donc, c'est possible que quelqu'un,
[25:47]
comment dire, à cette époque-là,
[25:48]
on empruntait encore des téléphones.
[25:51]
Donc, c'est possible que quelqu'un
[25:52]
ait emprunté le téléphone de Brian
[25:54]
pour texter quelqu'un d'autre.
[25:56]
Et ne le voyant pas,
[25:58]
Clint et Meredith conclurent que Brian
[26:01]
est probablement parti
[26:02]
sans les prévenir,
[26:04]
soit pour rentrer à son appartement,
[26:05]
sur King Avenue, soit pour continuer
[26:08]
la soirée ailleurs.
[26:09]
Ils quittent alors les lieux.
[26:11]
Clint gardait cette soirée-là
[26:13]
la maison d'un professeur de l'OIO State University.
[26:17]
Et Reed le dépose
[26:18]
là après avoir quitté le bar,
[26:20]
ce qui lui fournit un alibi
[26:21]
jusqu'à 11 heures du matin.
[26:24]
Oui.
[26:24]
Sur le moment, la situation
[26:27]
ne suscite pas d'inquiétudes particulières.
[26:29]
Brian a l'habitude de se déplacer seul
[26:31]
et de quitter sans avertir ses amis.
[26:33]
Et au cours du week-end,
[26:35]
Alexis, sa blonde, et Randy
[26:37]
tendent à plusieurs reprises
[26:39]
de joindre Brian.
[26:40]
Et dans la journée du samedi 1er avril,
[26:43]
un inconnu et un voisin de Randy
[26:45]
affirment avoir aperçu un homme
[26:47]
ressemblant à Brian
[26:48]
aux abords de la résidence de son père.
[26:51]
Ce même matin,
[26:52]
Clint retourne à l'appartement de Brian
[26:54]
pour récupérer sa voiture.
[26:57]
Il appelle,
[26:58]
envoie des messages, frappe à la porte,
[27:00]
mais aucune réponse.
[27:02]
Tous les appels sont automatiquement redirigés
[27:04]
vers la boîte vocale.
[27:06]
Et la situation prend un tournant
[27:07]
le dimanche 2 avril 2006.
[27:11]
Inquiét de ne toujours pas avoir
[27:12]
de nouvelles de Brian,
[27:13]
eh bien, Randy et Alexis
[27:15]
contactent la police.
[27:17]
Les agents leur répondent alors
[27:18]
qu'il n'est pas rare qu'un adulte
[27:20]
s'isole volontairement,
[27:22]
surtout dans un contexte de deuil.
[27:24]
Selon eux, Brian a peut-être
[27:26]
simplement besoin de temps seul.
[27:28]
Oui, c'est toujours drôle,
[27:30]
des fois, les réponses des policiers
[27:33]
les premiers jours
[27:34]
d'une disparition,
[27:37]
sachant que, justement,
[27:38]
Brian est un adulte, tout ça,
[27:40]
puis que t'as le droit de disparaître
[27:41]
à quelque part, mais je trouve ça
[27:43]
toujours un peu... t'sais, t'as les amis,
[27:45]
les proches, les conjoints, t'sais, qui
[27:47]
connaissent bien les tempéraments
[27:48]
des personnes disparues, mais le policier
[27:50]
qui maintient toujours qu'en temps de deuil,
[27:53]
des fois, c'est possible.
[27:55]
Il tente d'avoir des explications logiques,
[27:57]
mais c'est vrai que j'imagine la plupart
[27:58]
du temps, c'est une personne qui s'isole,
[28:00]
mais dans ce cas-ci, bon, il pouvait pas savoir
[28:02]
que ça allait devenir une disparition
[28:05]
beaucoup plus complexe.
[28:07]
Mais Randy et Alexis ne sont pas
[28:09]
rassurés par ce que leur dit le
[28:11]
policier. Brian et Alexis doivent
[28:13]
prendre un vol pour Miami le
[28:15]
lendemain matin, un voyage
[28:17]
prévu depuis plusieurs jours, et la
[28:19]
police leur indique alors que si Brian
[28:20]
ne se présente pas à l'aéroport le lundi
[28:22]
3 avril, eh bien, une enquête
[28:24]
pourra officiellement être ouverte.
[28:27]
C'est ça qui est mystérieux aussi,
[28:28]
c'est que, t'sais, pour faire
[28:30]
une disparition volontaire,
[28:32]
au moment où t'as un vol prévu le
[28:34]
lundi à la fin du week-end,
[28:37]
c'est spécial un peu
[28:38]
de perdre la carte
[28:40]
le samedi matin.
[28:41]
Oui, non, c'est clair. Et Alexis
[28:43]
passe donc la nuit du dimanche
[28:45]
dans l'appartement de Brian,
[28:47]
espérant qu'il rentrera avant l'heure
[28:49]
du départ. Mais le lundi matin,
[28:52]
Brian ne se présente pas
[28:54]
à l'aéroport de Columbus.
[28:55]
Il ne donne aucune nouvelle,
[28:58]
n'appelle pas et ne laisse
[28:59]
aucun message.
[29:01]
À ce moment-là, ce qui ressemblait
[29:03]
encore aux yeux des autorités
[29:05]
à une absence volontaire
[29:07]
devient officiellement une disparition.
[30:43]
On va parler un peu
[30:44]
des recherches Seb
[30:46]
qui vont s'étendre
[30:47]
dans la région de Columbus.
[30:49]
Avant toute chose, on va revenir
[30:51]
au dimanche 2 avril. On se rappelle
[30:53]
que Brian est disparu dans la nuit
[30:55]
de vendredi à samedi,
[30:57]
théoriquement le 1er avril,
[30:59]
et là, on est le surlendemain.
[31:01]
Avant même que la disparition
[31:03]
de Brian soit officiellement signalée,
[31:06]
ses proches commencent à faire
[31:07]
leur propre vérification de leur côté.
[31:09]
On le sait bien, toi-même,
[31:11]
tu es sur un dossier actuellement
[31:13]
avec ta fille,
[31:16]
d'un téléphone disparu.
[31:18]
Je sais que tu passes beaucoup de temps
[31:19]
à faire tes propres recherches,
[31:20]
tes propres enquêtes.
[31:24]
Ces supposés voleurs-là
[31:26]
vont se rendre compte que
[31:27]
c'est une mauvaise idée de s'attaquer
[31:28]
à un des animateurs de distorsion.
[31:31]
Mais bref, les proches de Brian
[31:32]
commencent à faire la même chose,
[31:34]
bien que en 2006, on n'est pas
[31:36]
aussi avancé technologiquement que 20 ans
[31:38]
plus tard aujourd'hui, quand même,
[31:40]
il y a des choses à vérifier.
[31:42]
Tout d'abord, la première étape évidente,
[31:44]
c'est son appartement,
[31:45]
qui est situé dans le bloc 200
[31:47]
sur King Avenue, comme tu nous as dit, Seb,
[31:50]
à environ 10 minutes de marche
[31:51]
du South Campus Gateway,
[31:54]
et par le fait même du Ugly Tuna Saloon.
[31:57]
Et ce jour-là,
[31:58]
Alexis, sa conjointe,
[32:00]
est à Toledo, donc chez elle.
[32:02]
Inquête de ne toujours pas avoir
[32:04]
de nouvelles, elle demande à Clint
[32:06]
d'aller voir sur place et d'entrer,
[32:08]
si personne ne répond.
[32:10]
Clint se rend donc à l'appartement
[32:12]
de Brian. Il entre,
[32:14]
mais à l'intérieur, rien n'indique
[32:16]
que Brian soit revenu depuis
[32:18]
sa sortie du vendredi soir.
[32:20]
Étrange, il n'y avait pas,
[32:22]
par exemple, déposé ses clés sur la table,
[32:24]
il n'y avait pas changé de vêtement
[32:26]
ou fait un petit
[32:28]
snack de fin de soirée. Tout laissait
[32:30]
croire qu'il n'était jamais retourné chez lui.
[32:32]
En fait, c'est très mystérieux.
[32:34]
Quand les policiers arrivent à leur tour,
[32:37]
le portrait est le même
[32:38]
selon leur analyse.
[32:40]
Sa voiture est stationnée à l'extérieur,
[32:42]
sans signe de déplacement,
[32:44]
sans signe d'effraction non plus,
[32:46]
depuis la nuit du 31 mars
[32:47]
au 1er avril. L'appartement
[32:50]
est en ordre, il n'y a aucune trace
[32:51]
d'effraction non plus, aucun signe
[32:54]
de lutte. Cependant,
[32:56]
certains détails attirent rapidement
[32:57]
l'attention. Son lit n'a pas été
[33:00]
défait, ce qui suggère
[33:01]
qu'il n'est pas rentré après la soirée.
[33:04]
Et plus important encore, il a laissé
[33:06]
derrière lui ses lunettes,
[33:08]
ses verres de contact et même
[33:09]
son portefeuille. Et ça, c'est bizarre
[33:11]
parce que pour un étudiant,
[33:13]
ses objets sont assez essentiels
[33:15]
au quotidien, ce qui rend peu
[33:17]
probable l'hypothèse d'un départ
[33:19]
volontaire, qu'il soit planifié
[33:21]
ou même improvisé.
[33:23]
La police vérifie également ses comptes
[33:25]
et son téléphone.
[33:28]
Et là, il n'y a aucune activité
[33:29]
qui est enregistrée après la nuit
[33:32]
du 31 mars, ce qui renforce
[33:34]
l'idée que Brian n'a pas
[33:36]
planifié son départ, encore une fois.
[33:39]
Et là, on bouge
[33:40]
de plusieurs semaines,
[33:42]
le 10 mai 2006,
[33:44]
soit quelques semaines après la disparition
[33:46]
de Brian. Son appartement
[33:48]
est cambriolé, imagine-toi.
[33:50]
Il y a une télévision et plusieurs
[33:52]
DVD qui sont volés à ce moment-là.
[33:54]
Évidemment, on regardait encore des DVD en 2006.
[33:57]
Il y avait encore des clubs vidéo.
[33:59]
Cet événement suscite
[34:00]
des grandes interrogations
[34:02]
parce que là, Brian est disparu depuis un bout.
[34:04]
Est-ce qu'il y a des gens qui le sauraient
[34:06]
et qui profiteraient de cette disparition?
[34:08]
Parce que même si on est rendu en mai,
[34:11]
les parents n'ont pas
[34:12]
annulé le bail ou quoi que ce soit.
[34:15]
Il y a encore son appartement
[34:16]
qui est là,
[34:18]
où ils ont accès.
[34:20]
Et là, l'enquête démontre
[34:22]
rapidement qu'il s'agirait
[34:23]
d'un cambriolage opportuniste,
[34:25]
c'est-à-dire que d'autres logements
[34:27]
du même complexe sur King Avenue
[34:30]
auraient été ciblés
[34:31]
la même nuit. Donc, il y aurait
[34:34]
aucun lien direct avec la disparition
[34:36]
de Brian et ces cambriolages-là.
[34:38]
On est presque soulagé
[34:40]
de ça. Parallèlement,
[34:43]
il y a une mobilisation
[34:44]
importante qui se met en place.
[34:46]
Des volontaires distribuent
[34:47]
des tracts et placardent des affiches
[34:49]
de Brian autour de Columbus
[34:51]
et évidemment près du campus,
[34:54]
mettant en avant la photo
[34:56]
de Brian et son tatouage
[34:58]
alive de Pearl Jam,
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ainsi que le détail distinctif
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sur son iris.
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Et l'enquête se recentre
[35:05]
alors sur le South Campus Gateway,
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le dernier endroit où Brian
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a été vu. Pour 2006,
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le complexe est fortement
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équipé en caméra de surveillance,
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ce qui en fait rapidement un élément
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central de l'enquête. Je suis toujours
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surpris, moi, positivement de voir
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que, même en 2006, vous allez me dire
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que ce n'était pas le Moyen-Âge, il y avait
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des caméras de surveillance bien avant
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ça. Il y en avait même dans les années 80,
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autour d'édifices importants.
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Mais quand même, je suis toujours
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surpris de voir qu'il y a plusieurs
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personnes qui investissaient même à
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cette époque-là. Puis, il y avait
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des bonnes caméras quand même.
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Tout d'abord, l'accès principal
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au Oglithuna Saluna
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se fait par un long escalier roulant
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dont on vous a parlé, un escalier mécanique
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qui est, lui, encadré
[35:51]
par des caméras qui
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permettent de capter la majorité
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des entrées et des sorties du bord. C'est un peu
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ça l'objectif. Il n'y a qu'une seule
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entrée, il n'y a qu'une seule escalier
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roulant pour y aller avec une caméra
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devant. On est en mesure de savoir qui
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entre et qui sort. C'est aussi simple
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que ça. Et au total,
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l'établissement possède trois sorties.
[36:11]
La première est l'entrée
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principale, celle qui est empruntée par
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la majorité des clients, entièrement
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couverte par les caméras du complexe.
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Et la deuxième,
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c'est une sortie arrière
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qui n'est pas officiellement une
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sortie pour les clients. Les clients,
[36:27]
ils entrent pas mal
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par la même entrée, justement, comme je vous disais.
[36:31]
La caméra arrière, elle est équipée
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d'une caméra PTZ,
[36:35]
c'est pour
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point, tilt et zoom,
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qui est capable de pivoter sur elle-même
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automatiquement, mais aussi de zoomer
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et de
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panner, pour utiliser
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un autre mot anglophone,
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de s'ajuster pour mieux voir
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les sujets qu'elle filme. Donc
[36:53]
ça, c'est sur une sortie arrière
[36:55]
qui est plus pour, par exemple, le staff
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ou les gens du resto
[37:00]
ou les gens du bar, pour les livraisons
[37:01]
entre autres. Et la troisième
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porte de sortie, c'est une porte
[37:05]
de secours qui donne directement
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sur un chantier de construction
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à l'époque des faits.
[37:12]
Et contrairement aux deux autres
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sorties, cette porte de secours
[37:15]
n'était pas couverte par les caméras de surveillance
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à ce moment-là. Donc,
[37:19]
si Brian a quitté le bar par
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la sortie de secours, c'est possible
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qu'il n'y ait aucune image pour confirmer
[37:26]
ou infirmer qu'il soit
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sorti du bar. Mais
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ceci dit, la zone est fouillée par des enquêteurs
[37:32]
puis rien n'est découvert à ce moment-là
[37:34]
puis rien
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ne nous porte à croire que Brian
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aurait emprunté la sortie de secours
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ce soir-là.
[37:41]
C'est dur à expliquer à moins que vraiment
[37:44]
il y a eu un moment d'urgence
[37:45]
dans le bar ou que
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il y a eu une confrontation. On parlait
[37:49]
d'un peu de tension tantôt, mais je ne suis pas sûr
[37:51]
que c'est une confrontation qui a
[37:53]
mené à une fuite par une sortie de secours.
[37:57]
Et les enquêteurs
[37:57]
de la police de Columbus entreprennent
[37:59]
alors un travail titanesque de
[38:01]
décompte numérique. Chaque
[38:03]
client est identifié sur les
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images d'entrée
[38:07]
et il va être suivi
[38:09]
jusqu'à la sortie.
[38:11]
Ils vont vraiment tenter de mapper
[38:13]
chaque client qui est entré et qui
[38:15]
est sorti du bar. Et le constat
[38:17]
est sans appel, c'est-à-dire
[38:19]
que toutes les personnes présentes cette nuit-là
[38:22]
ont été filmées en train
[38:23]
d'entrer et de quitter les lieux
[38:26]
par la même porte d'entrée
[38:27]
et la même escalier
[38:29]
à l'exception de Brian.
[38:32]
Et ça c'est troublant.
[38:33]
Le détective André Edwards
[38:36]
lui a affirmé
[38:38]
être certain à 100%
[38:39]
que Brian n'est jamais
[38:41]
redescendu par l'escalier mécanique
[38:43]
principal.
[38:46]
Et cette information-là,
[38:49]
elle a été un peu
[38:53]
galvaudée
[38:54]
dans les médias suivant
[38:55]
la disparition de Brian, parce que
[38:57]
cette phrase que André Edwards
[38:59]
a dit, c'est-à-dire certain à 100%
[39:01]
que Brian n'est jamais redescendu
[39:03]
par l'escalier mécanique,
[39:05]
elle a été interprétée par
[39:07]
certain à 100% que
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Brian n'est jamais sorti du complexe.
[39:12]
Comme si encore de nos jours,
[39:13]
il était encore emprisonné dans le ugly
[39:15]
tout dans la saloon. Alors que bon,
[39:18]
on va y arriver,
[39:19]
mais c'est probablement pas le cas.
[39:22]
Ceci dit, il n'a jamais
[39:23]
été aperçu sortir
[39:25]
en sortant, pardon,
[39:27]
de cette porte et en descendant
[39:29]
de cet escalier mécanique.
[39:31]
C'est assez troublant.
[39:33]
Pour valider l'information,
[39:34]
la police réalise plus de
[39:36]
60 reconstitutions physiques.
[39:39]
Ils ont utilisé des doublures,
[39:40]
donc un peu des gens de comédien
[39:42]
ayant exactement la même
[39:44]
stature que Brian, c'est-à-dire
[39:46]
6 pieds 2, 175 livres,
[39:49]
afin de tester
[39:50]
si une silhouette de cette taille
[39:52]
pouvait échapper aux objectifs
[39:53]
des caméras. C'est une bonne idée.
[39:55]
Absolument, il faut tout faire.
[39:57]
Les participants ont tenté
[39:58]
de sortir en se cachant derrière
[40:00]
d'autres clients. Ils ont comme simulé
[40:02]
une sortie de bord à plusieurs clients
[40:04]
ou encore en se déplaçant rapidement
[40:06]
lors des changements d'angle,
[40:07]
comme si Brian était princé
[40:09]
et qu'il allait tenter de contourner les clients.
[40:12]
Ces tests ont révélé une seule
[40:14]
faille technique, c'est-à-dire
[40:16]
qu'un angle mort de 5 secondes
[40:18]
créé par le cycle de balayage
[40:21]
automatique des caméras,
[40:22]
d'une des caméras
[40:24]
qui bougent, qui pannent
[40:26]
de gauche à droite pour voir
[40:28]
un angle un peu plus vaste, et apparemment
[40:30]
qu'il y a un 5 secondes
[40:32]
qui représenterait un angle mort.
[40:34]
Ceci dit, ils ont réussi quand même
[40:36]
à retrouver tout le monde, sauf Brian,
[40:38]
malgré cet angle mort.
[40:40]
Et les experts concluent
[40:42]
qu'il était statistiquement improbable
[40:44]
voire impossible qu'un homme
[40:46]
ayant consommé plusieurs shots d'alcool
[40:48]
depuis le début de la soirée
[40:50]
puisse synchroniser ses mouvements
[40:52]
avec une telle précision chirurgicale
[40:55]
pour s'éclipser du bar.
[40:57]
Donc l'analyse
[40:58]
ne s'est pas limitée au bar non plus.
[41:00]
Les enregistrements de trois autres établissements
[41:02]
voisins et de nombreux
[41:04]
commerces de cette rue-là, de la High Street,
[41:07]
ont été passés au pain de faim
[41:08]
sans jamais montrer
[41:10]
la moindre trace du polo vert olive
[41:12]
que portait Brian ce soir-là.
[41:15]
Donc c'est complètement
[41:16]
troublant cette disparition-là.
[41:18]
Moi, je n'en reviens pas. J'y ai pensé longtemps
[41:20]
quand j'ai vu des images de caméras de surveillance.
[41:22]
Mais où est-il?
[41:24]
Comment tu peux disparaître d'un bar
[41:26]
comme ça? C'est un grand
[41:28]
bonhomme quand même,
[41:30]
qui est facilement
[41:32]
remarquable. Ce n'est pas quelqu'un
[41:34]
qui est facile à dissimuler dans un garde-robe.
[41:40]
C'est bluffant.
[41:42]
Je n'en reviens juste pas
[41:43]
de ces images de caméras-là.
[41:45]
Du fait qu'il n'a pas été vu,
[41:47]
je comprends qu'il a peut-être passé dans cinq secondes
[41:50]
de balayage la caméra.
[41:51]
Mais après, il y a d'autres
[41:53]
caméras dans les commerces.
[41:55]
C'est un complexe. Donc, il y a une caméra
[41:57]
à la sortie probablement, en face et tout ça.
[42:00]
Donc, on l'aurait vu ailleurs.
[42:01]
Mais dans tout ce qu'ils ont
[42:03]
analysé, il n'y a aucune trace de
[42:05]
Brian. Oui, et surtout qu'il y a
[42:07]
un polo vert olive aussi.
[42:09]
Ça se distingue très bien.
[42:11]
Flabberg-Hastan,
[42:13]
c'est comme si c'était volatilisé.
[42:16]
C'est
[42:17]
vraiment étrange.
[42:19]
On ne parlera pas trop des théories, mais avec
[42:20]
le chantier de construction,
[42:23]
des fois,
[42:25]
on dirait que
[42:27]
je voyais une piste là-dedans.
[42:28]
Oui, c'est possible.
[42:30]
On ne saura jamais.
[42:32]
En plus, Brian,
[42:35]
c'est sûr que quand il est intoxiqué un peu,
[42:36]
comme lui, il avait commencé à boire dès le début,
[42:39]
probablement même avec son père,
[42:40]
au souper, au steakhouse et tout ça.
[42:42]
C'est sûr que tes déplacements
[42:44]
sont moins furtifs.
[42:46]
Fluides.
[42:47]
Exact.
[42:49]
Tu ne fais pas une fuite en te camouflant partout
[42:52]
comme un membre
[42:53]
de l'équipe d'élite de l'armée.
[42:56]
Tu prends ton temps, tu marches un peu
[42:58]
un peu tout crache. Bon, je ne veux pas généraliser.
[43:00]
Non, mais souvent, c'est sûr. Mais quand même.
[43:02]
Bon, il est toutefois important de noter
[43:04]
que le système de surveillance
[43:05]
n'est pas parfait. Une des caméras
[43:08]
du secteur en construction
[43:09]
ne captait que des images fixes.
[43:11]
Une autre a perdu une partie de ses données
[43:13]
et la caméra, effectuant
[43:15]
le balayage de la zone, pouvait manquer
[43:17]
certains déplacements entre deux cycles.
[43:20]
Et comme certaines zones
[43:21]
ne sont pas entièrement couvertes,
[43:23]
il peut exister de courts moments
[43:25]
où la visibilité est réduite.
[43:27]
Et tous ces éléments sont pris en compte
[43:29]
sans pour autant suffire à expliquer
[43:31]
l'absence totale d'image
[43:34]
de sortie.
[43:35]
Et si Brian n'est pas ressorti par la porte
[43:37]
principale, il a donc nécessairement
[43:39]
quitté le bâtiment par une autre voie
[43:41]
ou dans des circonstances
[43:43]
qui n'ont pas été captées par les caméras.
[43:46]
Et les enquêteurs examinent de
[43:47]
nouveau la porte de secours du ugly
[43:49]
tuna, donnant directement sur
[43:51]
un chantier de construction.
[43:53]
L'espace était sombre, encombré de débris
[43:55]
et difficile à traverser.
[43:57]
Mais contrairement à ce qu'on pourrait
[43:59]
imaginer, eh bien le chantier était
[44:01]
en réalité assez avancé.
[44:03]
Les fondations et les planchers étaient déjà
[44:05]
en place. Il ne restait qu'à ériger
[44:07]
les cloisons entre les différents
[44:09]
locaux commerciaux.
[44:11]
Pas de toux, pas de béton frais,
[44:13]
pas de structure effondrée. Selon les
[44:15]
enquêteurs, c'était essentiellement
[44:17]
un grand espace vide en cours
[44:19]
de finition.
[44:20]
Ah oui, ben là, dans ce cas-là, tu nous rassures, Sam.
[44:22]
Il n'y a pas d'histoire qu'il a été coulé dans le béton.
[44:24]
Ben moi j'avais ça en tête.
[44:26]
À moins qu'il soit encastré dans un mur.
[44:28]
Oui, oui, exactement.
[44:30]
Je l'ai su, mais justement,
[44:32]
quand je creusais le cas, on dirait que
[44:34]
pour moi, quand j'ai su pour la zone de construction,
[44:36]
c'était comme ma première hypothèse.
[44:37]
Oui, oui.
[44:39]
Je pense que je vois trop de films.
[44:40]
Mais même si ça arrive aussi.
[44:42]
Il y a eu des cas réels, je sais que ça arrive.
[44:44]
Certaines rumeurs avec le stade olympique
[44:46]
à Montréal dans les années 70.
[44:49]
C'est vrai, mon Dieu, oui, c'est vrai.
[44:52]
On ne se mettra pas dans la marde.
[44:54]
Non, c'est ça.
[44:56]
Deux agents de sécurité étaient
[44:57]
postés près de l'escalier menant à cette zone.
[45:00]
Donc, tu sais, pour y accéder sans être vu,
[45:02]
Brian aurait dû contourner
[45:03]
les agents de sécurité.
[45:05]
Les issues de secours et les accès de livraison
[45:07]
sont également envisagés,
[45:09]
mais aucune preuve ne confirme leur utilisation.
[45:12]
Et les enquêteurs fouillent également
[45:14]
à la rivière Ollentangui.
[45:16]
Et les réseaux d'égouts
[45:17]
et différentes décharges dont ils ont travaillé fort.
[45:20]
Oui, parce qu'il y a quand même
[45:22]
une hypothèse qui serait que
[45:23]
peut-être il y a une rivière
[45:25]
dans la rivière Ollentangui
[45:26]
qui passe près de Columbus
[45:28]
et qui est dans ce quartier-là.
[45:30]
Donc, c'est sûr qu'il y a une hypothèse, une théorie
[45:31]
qui dit qu'il y aurait pu, étant intoxiqué,
[45:34]
tomber dans la rivière, comme aussi on l'a déjà vu
[45:36]
au Québec. Oui, exact, ça arrive.
[45:39]
Mais il y a des plongeurs qui sont déployés
[45:41]
dans la rivière, justement près du campus.
[45:43]
Il y a une décharge près de
[45:44]
Grove City qui est spécifiquement fouillée.
[45:48]
Et les policiers cadraient
[45:49]
également les rues autour du bar,
[45:51]
les ruelles, ainsi que les bennes
[45:53]
et conteneurs à proximité.
[45:55]
Et parmi les pistes étudiées figurent
[45:57]
la possibilité que Brian ait été transporté
[45:59]
dans une benne à ordure à proximité
[46:01]
du bar, laquelle aurait été
[46:03]
envoyée vers une décharge
[46:05]
au Tennessee avant le début
[46:07]
des recherches.
[46:09]
Cette hypothèse est examinée, mais aucun élément
[46:11]
concret ne permet de la confirmer.
[46:13]
Il y a des chiens pisteurs qui parviennent
[46:15]
à suivre l'odeur de Brian,
[46:17]
depuis le bar jusqu'au stationnement
[46:19]
d'un restaurant Wendy's, situé
[46:21]
près de la proximité. Mais la piste
[46:23]
s'interrompt brusquement à cet endroit.
[46:26]
Oui, ça, c'est spécial.
[46:27]
Moi, je suis toujours fasciné par les chiens pisteurs.
[46:29]
Oui, oui, c'est incroyable.
[46:31]
Et ce type d'interruption, généralement,
[46:33]
c'est interprété comme le signe qu'une personne
[46:34]
est montée dans un véhicule.
[46:36]
Oui, comme dans le cas de Maura Murray, même.
[46:39]
Le chien pisteur est arrêté
[46:41]
en plein milieu de la route.
[46:42]
C'est vrai, tu as raison. Et c'est de ça
[46:44]
que Brian aurait pu quitter la zone
[46:47]
en embarquant dans un véhicule.
[46:49]
Mais les enquêteurs restent prudents.
[46:51]
Des conditions météorologiques, notamment
[46:53]
la pluie, pourraient affecter la fiabilité
[46:55]
de la piste canine.
[46:57]
Et le bar, qui semblait initialement
[46:59]
offrir un environnement hautement contrôlé,
[47:01]
eh bien devient une véritable
[47:03]
impasse pour les enquêteurs.
[47:05]
L'absence d'image de sortie,
[47:07]
combinée à des indices physiques limités
[47:09]
et à des hypothèses non confirmées,
[47:11]
eh bien, ça empêche de déterminer avec
[47:13]
certitude comment Brian a quitté
[47:15]
les lieux, ni dans quelles
[47:16]
circonstances précises il a disparu.
[47:20]
Ah oui, c'est vraiment...
[47:21]
il n'y a vraiment aucune...
[47:23]
rien qui fait de sens dans cette histoire-là.
[47:26]
Il va y avoir plusieurs pistes numériques, Seb,
[47:28]
qui vont être analysées, même des pistes numériques
[47:31]
qu'on dit silencieuses ici.
[47:33]
Et dans cette affaire-là,
[47:35]
le silence numérique est total.
[47:37]
Parce qu'à partir de la nuit
[47:39]
du 31 mars au 1er avril,
[47:41]
c'est comme si tout s'arrêtait
[47:43]
d'un coup. OK. Et ce genre
[47:44]
de rupture est particulièrement
[47:46]
inhabituel dans les enquêtes de disparition
[47:49]
ou même dans les cas de départ
[47:50]
volontaire. Les gens laissent
[47:52]
généralement des traces résiduelles,
[47:55]
qu'elles soient financières, numériques
[47:56]
ou administratives.
[47:58]
Un document de rempli un peu
[48:01]
avant, la personne, je ne sais pas moi,
[48:02]
a fait son testament, changé une assurance
[48:05]
ou encore
[48:06]
elle a envoyé un mot de départ
[48:08]
ou retiré toute l'argent de son compte,
[48:10]
des choses comme ça. Mais dans le cas de Brian,
[48:12]
il n'y a rien du tout.
[48:14]
Sur le plan financier, rien
[48:16]
ne bouge. Il n'y a aucun retrait,
[48:18]
aucun paiement par carte qui est effectué.
[48:20]
Il n'a pas payé son loyer par exemple
[48:22]
non plus. Aucun crédit,
[48:24]
aucune tentative d'utilisation de son
[48:26]
numéro de sécurité sociale
[48:28]
non plus après cette nuit-là.
[48:31]
Donc de ce côté-là, il n'y a rien du tout.
[48:32]
Il n'y a pas eu de billet d'avion
[48:34]
acheté en cachette.
[48:36]
Si ça a été fait, c'est sûr que ça a été fait
[48:38]
avec un stratagème très
[48:40]
poussé parce que ce n'est pas si évident de faire ça.
[48:42]
Non, non, il faut qu'il y ait des vrais faux papiers
[48:44]
d'identité. Ben oui, il n'y a pas eu de
[48:46]
location de voiture, pas de réservation
[48:48]
d'hôtel en dehors de son voyage
[48:50]
à Miami, déjà prévu
[48:52]
avec Alexis, puis il n'est pas
[48:54]
allé non plus à Miami sans Alexis.
[48:56]
Ça aurait pu être une hypothèse aussi
[48:58]
d'aller en voiture ou je ne sais pas comment.
[49:01]
Rien du tout.
[49:02]
Et les autorités vérifient également
[49:04]
les bases de données liées à l'identité
[49:06]
comme par exemple liées à son emploi,
[49:08]
à son logement ou encore ses dossiers médicaux
[49:11]
et sans détecter
[49:12]
la moindre activité associée à Brian
[49:15]
dans les mois qui suivent son absence.
[49:17]
Donc encore une fois, c'est très
[49:18]
mystérieux, cette absence
[49:20]
totale d'activité numérique.
[49:24]
Pendant des
[49:24]
mois, Alexis, sa blonde,
[49:27]
continue d'appeler le numéro de Brian
[49:29]
quand même presque chaque
[49:30]
soir. On le sait, dans les cas de
[49:32]
disparition, les familles font souvent ça
[49:34]
et la plupart du temps,
[49:36]
l'appel bascule immédiatement sur
[49:38]
la boîte vocale, comme si le téléphone
[49:40]
était éteint ou encore hors réseau
[49:42]
depuis la nuit de sa disparition.
[49:45]
Mais, écoute bien ça Seb,
[49:47]
dans la nuit du 11 septembre
[49:49]
2016, donc on est
[49:50]
presque six mois plus tard,
[49:52]
quelque chose change
[49:54]
dans les pignes cellulaires.
[49:56]
Cette fois-ci, l'appel ne coupe
[49:58]
pas. Le téléphone sonne,
[50:00]
imagine-toi donc. Une fois,
[50:02]
deux fois, trois fois,
[50:04]
puis s'interrompt brusquement.
[50:07]
Et là, c'est étrange
[50:08]
parce que ce comportement-là
[50:10]
ne correspond pas à celui d'un
[50:13]
appareil, pardon, qui est
[50:14]
hors service ou qui a été
[50:16]
fermé. C'est comme si l'appel
[50:18]
se rendait au téléphone, mais que personne
[50:20]
répondait. Et là,
[50:22]
les enquêteurs s'y intéressent immédiatement.
[50:25]
Ce que le public
[50:26]
ne sait pas à ce moment-là, c'est
[50:28]
que Singular,
[50:30]
la compagnie de téléphone,
[50:31]
surveille le numéro de Brian depuis
[50:34]
le début. Donc, dès le lundi
[50:36]
3 avril, deux jours
[50:38]
après la disparition, la
[50:40]
police avait activé un service de
[50:42]
pigne. Et entre le 1er avril
[50:44]
à 2h11 du matin
[50:45]
et ce lundi soir, c'est le
[50:48]
silence total. Le téléphone
[50:49]
semblait éteint. Puis, les signos
[50:52]
ont repris tranquillement.
[50:53]
Le service est resté actif pendant
[50:55]
30 jours, avec plusieurs pignes
[50:58]
enregistrés tout au long de cette
[50:59]
période-là.
[51:01]
Sauf que là, on n'était pas à l'époque d'aujourd'hui.
[51:04]
Donc, en 2006,
[51:05]
possible que c'était un peu plus difficile
[51:07]
de faire un Find My Phone,
[51:10]
par exemple. Les téléphones
[51:11]
n'avaient pas de GPS intégrés à cette époque-là.
[51:14]
Ou très peu.
[51:15]
Oui, on pouvait voir selon
[51:17]
peut-être une antenne cellulaire, un
[51:19]
kilomètre de quelques kilomètres, mais il n'y avait pas
[51:21]
de Find My Phone
[51:23]
à l'époque.
[51:24]
C'est jamais pris ici le positionnement
[51:27]
par tour cellulaire.
[51:29]
Exactement. Donc, le service est
[51:31]
resté actif pendant 30 jours.
[51:33]
Ça, c'est assez mystérieux.
[51:35]
Et le ping, associé à l'appel d'Alexi,
[51:38]
est localisé près d'une
[51:39]
tour cellulaire à Ilyard,
[51:41]
à une vingtaine de kilomètres
[51:43]
au nord-ouest de Columbus.
[51:45]
Et ce point se situe dans une zone
[51:47]
industrielle, à proximité de l'entreprise
[51:49]
E-Cycle, fondée
[51:51]
en 2005 et spécialisée
[51:53]
dans le recyclage d'appareils mobiles.
[51:55]
Donc, peut-être que son téléphone
[51:57]
aurait été, je ne sais pas moi,
[51:59]
d'une quelconque façon jeté à quelque part
[52:01]
au recyclé, et qui se
[52:03]
serait retrouvé là. Et là, c'est peut-être
[52:05]
que c'est eux, en fait,
[52:07]
qui ont réactivé le téléphone
[52:10]
en tentant de le recycler.
[52:12]
Son activité
[52:13]
principale à cette compagnie-là,
[52:15]
c'est de récupérer les téléphones usagés,
[52:18]
mais d'effacer les données qu'ils
[52:19]
contiennent afin de les remettre en circulation.
[52:23]
Donc,
[52:23]
c'est peut-être une hypothèse que son téléphone
[52:25]
se serait retrouvé là. Et si
[52:27]
le téléphone de Brian avait été vendu,
[52:30]
abandonné, ou remis à une
[52:31]
entreprise de ce type,
[52:33]
il aurait pu être brièvement rallumé
[52:35]
lors du processus de remise en état,
[52:37]
générant ainsi un signal sur le réseau.
[52:39]
Ce qui expliquerait le ping
[52:41]
à Eliard sans que Brian
[52:43]
soit nécessairement lié à cet endroit.
[52:46]
Cet emplacement n'a jamais
[52:47]
été confirmé par les autorités
[52:49]
comme point de localisation officielle.
[52:51]
Mais la coïncidence entre la tour cellulaire
[52:54]
et la présence de E-Cycle
[52:55]
dans ce secteur
[52:56]
est un élément qui soulève des questionnements
[52:59]
pas le choix,
[53:00]
même que ça fait presque un peu de
[53:03]
sens de mon côté.
[53:05]
Ce que je n'arrive pas à m'expliquer, par contre,
[53:07]
c'est comment le téléphone s'est retrouvé là.
[53:09]
Parce que si Brian est
[53:11]
disparu avec, ou s'il lui est arrivé
[53:13]
à un accident, ou je ne sais pas qu'il a été kidnappé
[53:15]
ou quelque chose,
[53:16]
je ne suis pas sûr que les gens,
[53:20]
les ravisseurs
[53:21]
auraient pris son téléphone
[53:22]
afin de le mettre dans un bac de recyclage.
[53:25]
Ils auraient probablement détruit
[53:26]
ou lancé dans une rivière.
[53:28]
À moins d'avoir un ravisseur avec une conscience écologique.
[53:31]
Oui, exactement.
[53:32]
Mais c'est bizarre comme mot
[53:33]
qu'un téléphone se retrouve là.
[53:35]
À moins que Brian l'ait lui-même mis
[53:39]
dans un bac de recyclage.
[53:41]
Ça ne veut pas dire
[53:42]
que parce que tu mets ton téléphone
[53:43]
dans un bac de recyclage, il va se retrouver
[53:45]
dans une entreprise qui recycle des téléphones.
[53:47]
Il faut le faire manuellement, soit même.
[53:49]
Il doit avoir des points de dépôt probablement
[53:51]
via des boutiques peut-être
[53:53]
de réparation.
[53:55]
Ça serait à creuser comment cette entreprise-là
[53:57]
fonctionne.
[53:59]
Parce que c'est mystérieux là.
[54:01]
À moins que son téléphone ait été perdu
[54:02]
et que quelqu'un qui l'a retrouvé
[54:04]
ait eu la conscience de le rapporter
[54:07]
dans une boutique ou autre.
[54:09]
Mais c'est spécial.
[54:11]
Ce ping là, ceci dit,
[54:12]
ce n'est pas un cas isolé, Seb.
[54:14]
Dans les semaines qui suivent la disparition,
[54:17]
le téléphone de Brian avait déjà été détecté
[54:19]
à plusieurs reprises
[54:21]
dans différents secteurs de Columbus.
[54:23]
D'abord à l'intersection
[54:25]
de Kenny Road et Lane Avenue
[54:27]
à proximité du campus
[54:28]
de l'Ohio State.
[54:30]
Et ensuite, le long de North Eye Street,
[54:33]
l'artère qui longe le quartier
[54:35]
du ugly tuna saluna.
[54:36]
Puis vers Eliard qui revient
[54:38]
à deux moments distincts
[54:40]
pendant les semaines suivant la disparition
[54:42]
et lors de cet appel passé par Alexis
[54:44]
en septembre.
[54:45]
Donc ça aurait pigné quelquefois
[54:47]
comme si le téléphone se serait déplacé.
[54:50]
Exactement.
[54:51]
Les localisations sont larges, imprécises
[54:54]
et impossibles à transformer
[54:55]
en trajets précis, ceci dit.
[54:57]
On n'était pas à notre époque.
[54:59]
Les données montrent toutefois une évolution.
[55:02]
Durant les deux premières semaines,
[55:04]
les pignes restent concentrées
[55:05]
dans le secteur ouest du campus
[55:07]
autour de Kenny Road.
[55:08]
Puis vers la fin du mois d'avril,
[55:11]
le téléphone commence à pigner
[55:12]
deux tours distincts dans le secteur
[55:14]
de Eliard, comme si l'appareil
[55:17]
se déplacait.
[55:18]
Après les 30 jours de surveillance,
[55:20]
Singular arrête le service malheureusement
[55:23]
et aucune donnée n'existe
[55:25]
pour la période qui suit.
[55:27]
Encore une fois malheureusement.
[55:29]
Prise ensemble, ces données
[55:31]
pointent vers quelque chose,
[55:33]
c'est-à-dire le téléphone de Bryan
[55:35]
à continuer à apparaître sur le réseau
[55:37]
un mois après sa disparition.
[55:39]
Mais on ne sait pas s'il était
[55:41]
accompagné de Bryan
[55:42]
ou si le téléphone s'est juste déplacé
[55:44]
de main en main qu'ils l'ont trouvé
[55:46]
à gauche et à droite.
[55:48]
Et ces signaux sont fiables.
[55:49]
Quelque chose où quelqu'un a quitté
[55:52]
le South Campus Gateway cette nuit-là
[55:54]
avec le téléphone de Bryan.
[55:56]
Et ça, ça change quand même beaucoup de choses.
[55:59]
Ces données vont d'ailleurs
[56:01]
ressurgir des années plus tard
[56:02]
et ramener l'enquête exactement
[56:04]
là où elle avait commencé.
[56:07]
Et justement, pour conclure
[56:08]
un peu notre chronologie d'aujourd'hui,
[56:10]
Emile, je dois te parler de Clint Florence,
[56:12]
l'ami de Bryan.
[56:14]
Oui, avec qui il avait possiblement une tension.
[56:16]
Exact. Et Clint Florence
[56:18]
y occupe une place particulière
[56:20]
dans l'histoire de Bryan.
[56:21]
Ce n'est pas un simple témoin aperçu
[56:23]
dans un bar ce soir-là,
[56:25]
mais un ami proche et un ancien colocataire de Bryan.
[56:29]
Le matin du 31 mars,
[56:30]
quelques heures avant la soirée,
[56:33]
Clint laisse un commentaire public
[56:34]
sur le profil MySpace de Bryan.
[56:37]
Je vous le cite,
[56:38]
« Mesdames, ne croyez pas un mot de ce que dit cet homme.
[56:41]
Il adore les filles faciles. »
[56:43]
C'est un message
[56:44]
en apparence banal,
[56:46]
mais qui prend vraiment une tournure particulière
[56:48]
avec du recul.
[56:50]
Bryan et Clint sont très proches.
[56:52]
Ils sortent souvent ensemble à Columbus,
[56:55]
fréquentent les mêmes bars,
[56:56]
les mêmes soirées étudiantes.
[56:57]
Cette proximité explique aussi pourquoi
[56:59]
le comportement de Clint,
[57:01]
après la disparition,
[57:03]
va autant marquer la famille Schaffer.
[57:06]
Écoutez ça, c'est particulier.
[57:08]
Dans les premiers jours de l'enquête,
[57:10]
Clint coopère avec la police.
[57:12]
Il raconte le déroulement de la soirée,
[57:14]
les bars visités,
[57:15]
les déplacements du groupe,
[57:16]
puis le moment où il perd Bryan de vue
[57:19]
ou ugly tuna.
[57:20]
Certaines personnes affirment aussi
[57:21]
qu'il serait retourné près de l'appartement de Bryan
[57:24]
dans les jours suivants,
[57:26]
espérant le voir réapparaître.
[57:28]
Puis, progressivement,
[57:30]
quelque chose change.
[57:32]
Dès que les enquêteurs commencent
[57:33]
à poser des questions plus précises
[57:36]
sur les dernières heures de Bryan,
[57:38]
et bien Clint prend ses distances.
[57:40]
Les échanges avec la famille
[57:42]
deviennent plus rares.
[57:43]
Le contact finit presque par disparaître complètement.
[57:47]
Pour les proches,
[57:48]
cette distance soudaine est très difficile
[57:50]
à accepter.
[57:51]
Dans le contexte d'une disparition
[57:53]
aussi incompréhensible,
[57:55]
ce silence commence rapidement
[57:56]
à être perçu comme celui de quelqu'un
[57:58]
qui en sait peut-être plus qu'il ne le dit.
[58:02]
Sur les conseils de son avocat,
[58:04]
Neil Rosenberg,
[58:06]
Clint refuse
[58:07]
de passer un polygraph,
[58:09]
contrairement à Meredith et Randy,
[58:13]
qui acceptent
[58:14]
de s'y soumettre.
[58:16]
Mais d'un point de vue légal,
[58:17]
ce choix n'a rien d'inhabituel,
[58:19]
parce que beaucoup d'avocats
[58:20]
se déconseillent ce type de test
[58:22]
dans des dossiers aussi médiatisés.
[58:24]
Mais pour la famille Schaffer,
[58:26]
ce refus devient rapidement
[58:28]
le signe d'un ami qui refuse
[58:29]
de prendre le moindre risque
[58:31]
qui pourrait aider à comprendre
[58:33]
ce qui s'est passé vraiment cette nuit-là.
[58:36]
Oui, c'est dur d'analyser les comportements
[58:38]
des gens suivant une disparition comme ça.
[58:40]
Le moindrement, Clint,
[58:43]
je dis pas que c'est lui,
[58:44]
je dis pas que c'est pas lui,
[58:45]
mais tu sais,
[58:46]
ça se peut qu'il y a eu des tensions avec Brian,
[58:48]
et puis qu'il se dise soudainement,
[58:50]
si ces tensions-là reviennent
[58:52]
au grand jour, je vais peut-être être considéré
[58:54]
comme un suspect.
[58:57]
C'est pas inhabituel,
[58:58]
je pense, qu'il engage un avocat.
[58:59]
Faut pas voir l'engager un avocat
[59:03]
comme une preuve
[59:05]
ou encore une suspicion
[59:06]
ou une preuve d'implication.
[59:08]
Je pense que chaque personne a sa manière
[59:10]
de réagir, et dans un cas comme ça,
[59:12]
si tu veux pas te mettre dans le trouble,
[59:13]
parfois vaut mieux le faire.
[59:17]
Je dis pas que ce serait mon cas,
[59:19]
mais je veux dire,
[59:19]
ça se peut fort bien que si ma fille disparaissait,
[59:21]
je ferais la même chose.
[59:23]
Même s'il, sans doute, bien des gens
[59:26]
me diraient,
[59:27]
Emile, il est suspect, il dit rien,
[59:30]
il veut pas passer de polygraphes ou autre,
[59:32]
parce qu'il faut quand même faire attention
[59:34]
à ce qu'on dit dans des cas comme ça.
[59:35]
Oui, exact, et comme tu dis,
[59:37]
il faut pas faire de corrélation systématiquement.
[59:40]
Mais c'est vrai que du point de vue des proches,
[59:42]
ça envoie aussi un drôle de signal.
[59:43]
Donc, je les comprends de
[59:46]
peut-être voir Clint
[59:48]
comme, peut-être pas comme un suspect,
[59:50]
mais comme quelqu'un qui en sait peut-être plus.
[59:52]
Oui, oui, exact. Parce que généralement,
[59:54]
quand c'est ton ami et que tu veux
[59:56]
résoudre l'énigme, tu vas avoir tendance
[59:58]
à collaborer le plus possible.
[01:00:00]
C'est pour ça que je comprends un peu.
[01:00:03]
Et là, la situation se détériore,
[01:00:04]
Emile, à la suite
[01:00:06]
des déclarations de l'avocat de Clint.
[01:00:07]
Dans une lettre, l'avocat
[01:00:09]
Neil Rosenberg, lui, il laisse entendre
[01:00:12]
que selon lui,
[01:00:14]
les enquêteurs envisageraient sérieusement
[01:00:16]
la possibilité que Brian soit
[01:00:17]
toujours vivant quelque part.
[01:00:19]
Il ajoute que si c'est le cas,
[01:00:22]
alors c'est Brian lui-même
[01:00:23]
qui ferait souffrir sa famille
[01:00:25]
en choisissant de ne pas reprendre contact.
[01:00:28]
Ça, je trouve ça un peu cheap.
[01:00:29]
Et pour les proches de Brian,
[01:00:31]
ses propos passent extrêmement mal.
[01:00:33]
Et on comprend pourquoi.
[01:00:35]
Puis, au fil des années,
[01:00:37]
Clint aurait décrit Brian
[01:00:39]
comme quelqu'un capable
[01:00:40]
de partir seul sans prévenir
[01:00:43]
ou de s'éclipser facilement
[01:00:44]
au cours d'une soirée.
[01:00:46]
Derek, le frère de Brian,
[01:00:48]
voit ses remarques d'un très mauvais œil.
[01:00:50]
À ses yeux, elle donne l'impression
[01:00:52]
que Clint tente surtout
[01:00:54]
de présenter la disparition
[01:00:55]
comme un choix volontaire
[01:00:57]
plutôt que comme quelque chose
[01:00:59]
d'anormal ou d'inquiétant.
[01:01:01]
Oui, puis on va y revenir
[01:01:05]
avec ce cher Clint
[01:01:07]
au couronné du prochain épisode.
[01:01:09]
Ça termine un peu
[01:01:10]
notre chronologie sable
[01:01:12]
pour cet épisode,
[01:01:14]
cette partie 1 de Brian Schaeffer
[01:01:16]
20 ans plus tard.
[01:01:18]
On vous garde un peu en haleine,
[01:01:20]
les Dix-Tordue.
[01:01:20]
J'espère que vous avez adoré cette première partie
[01:01:23]
parce qu'on va revenir
[01:01:25]
pour une deuxième partie
[01:01:27]
dans une semaine ou deux à peu près
[01:01:30]
au retour des vacances de Seb.
[01:01:32]
Puis on va présenter
[01:01:34]
les différentes théories parce que vous allez
[01:01:36]
le voir. On va parler de
[01:01:37]
est-ce qu'il y aurait même un tueur en série
[01:01:39]
lié à cette histoire-là.
[01:01:41]
Est-ce qu'on parle de disparition volontaire?
[01:01:43]
Est-ce qu'il y aurait eu un crime
[01:01:45]
lié à tout ça ou encore
[01:01:47]
on va parler aussi de rumeurs
[01:01:49]
dans le cercle d'amis de Brian.
[01:01:51]
Donc ne manquez pas ça, cette partie 2.
[01:01:53]
Ça va être très intéressant.
[01:01:55]
C'est un gros dossier, le dossier de Brian Schaeffer.
[01:01:57]
Encore une fois, on vous encourage
[01:01:59]
à aller voir les vidéos
[01:02:01]
de surveillance sur YouTube. Vous allez comprendre
[01:02:03]
un peu plus de ce dont on parle
[01:02:05]
quand on parle du Ogletuna Saluna
[01:02:07]
et de la façon dont ce complexe
[01:02:09]
est fait. Et puis,
[01:02:12]
dites-nous ce que vous en pensez si vous aimez
[01:02:13]
cette histoire, si vous la connaissiez déjà,
[01:02:15]
si vous avez des hypothèses. Mais c'est le genre
[01:02:17]
d'histoire qui connaît encore des développements.
[01:02:19]
Il y en a eu en 2026. On va faire
[01:02:21]
le tour de toutes ces hypothèses-là
[01:02:23]
dans le prochain épisode.
[01:02:25]
Donc là-dessus,
[01:02:27]
tout le monde, on vous souhaite un bon début
[01:02:28]
d'été. On est toujours avec vous.
[01:02:31]
Sachez que sur Patreon,
[01:02:32]
il y a une tonne de contenu. Notre épisode secret
[01:02:34]
est d'ailleurs sorti il y a quelques semaines
[01:02:36]
et on sort des heures saison
[01:02:38]
comme ça. Vous avez accès aussi à
[01:02:40]
tous nos shows, tous nos cabarets de curiosités
[01:02:42]
du web qui sont tous différents.
[01:02:44]
Ils sont tous disponibles sur Patreon.
[01:02:46]
Donc l'été, ça se passe sur le Patreon
[01:02:48]
de Distorsion. Et afin
[01:02:50]
de bien conclure cet épisode, Seb,
[01:02:52]
on a quelques shout-out à donner justement.
[01:02:55]
Je commence
[01:02:56]
l'amour. Merci à Fripounok,
[01:02:59]
Valérie L,
[01:03:01]
Vinciane S,
[01:03:02]
Isabelle S et Émilie V.
[01:03:04]
Un gros shout-out à
[01:03:06]
Jessica L, à Nathalie
[01:03:08]
B, à Dominique M,
[01:03:10]
Julie L et Milène
[01:03:12]
G. Un gros merci à
[01:03:14]
Hélène P, Marilou Bessé,
[01:03:16]
Catherine P,
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Goubert et Chris G.
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Une bonne poignée de main
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suivie d'un câlin à Pascal L,
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à Alex E,
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à Walter S,
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à Hélène et à Marie-Eve
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RG. Et je conclue
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les remerciements en remerciant
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Chloé T, Calypso
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DL, Geneviève
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B, la mystérieuse Fanette
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et Anne-Marie D.
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Que des filles aujourd'hui mon cher
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Seb, je crois. À part Chris.
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Peut-être que Chris, on ne sait pas.
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Peut-être Christophe ou Christine encore.
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Le mystère, tiens.
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Donc, à très bientôt tout le monde.
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Passez un bel été. Mais sinon
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Émil, est-ce que tu aurais un mot de la fin
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pour nous? Disparaitre à l'ère numérique,
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c'est pas évident.
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Il y a toujours une trace qui subsiste
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quelque part.
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Comme sur MySpace.