🎙️La disparition de Brian Shaffer, 20 ans plus tard (1ère partie)

Épisode

🎙️La disparition de Brian Shaffer, 20 ans plus tard (1ère partie)

Épisode
162
Durée
1 h 06 min
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Brian Shaffer, une disparition à Columbus

Nous sommes un soir de spring break en avril 2006 à Columbus en Ohio :  Brian Shaffer, 27 ans, est filmé entrant dans un bar avec des amis. À la fermeture, le bar se vide. Chaque client est filmé en train de sortir. Brian, lui, ne réapparaît jamais sur les caméras, et il ne sera plus jamais revu! Pendant des années, l’affaire est alimentée par des rumeurs, des théories et des faux espoirs. Mais en 2026, une révélation majeure vient tout bouleverser : le téléphone cellulaire de Brian aurait continué d’émettre pendant un mois suivant sa disparition. Comment un jeune homme peut-il s’envoler comme ça? Suivez-nous, alors que nous revenons 20 ans plus tard, sur une des plus étranges histoires de disparition!

Une histoire en deux parties

Cette première partie présente le récit et les repères de l’affaire. Poursuivez ensuite avec la deuxième partie consacrée aux théories, pour distinguer les différents scénarios discutés autour de cette disparition.

Transcription de l’épisode

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Transcription automatique. Certains mots ou noms propres peuvent être inexacts.

[00:01]

Vous êtes sur le point d'écouter DISTORTION, un podcast sur...

[00:27]

Des histoires étranges de l'ère numérique.

[00:31]

Nous sommes un soir de Spring Break en avril 2006 à Columbus en Ohio.

[01:08]

Brian Schaeffer, 27 ans, est filmé entrant dans un bar avec des amis.

[01:13]

À la fermeture, le bar se vide. Chaque client est filmé en train de sortir.

[01:18]

Brian, lui, ne réapparaît jamais sur les caméras. Il ne sera plus jamais revu.

[01:24]

Pendant des années, l'affaire est alimentée par des rumeurs, des théories et des faux espoirs.

[01:29]

Mais en 2026, une révélation majeure vient tout bouleverser.

[01:34]

Le téléphone cellulaire de Brian aurait continué d'émettre pendant un mois suivant sa disparition.

[01:41]

Comment un jeune homme peut-il s'envoler comme ça?

[01:44]

Suivez-nous alors que nous revenons, 20 ans plus tard, sur une des plus étranges histoires de disparition.

[01:56]

Sébastien Lévesque, comment ça va ce soir?

[01:58]

Ça va bien, et toi, Emile Gauthier?

[01:59]

Ça va très bien, ça va très bien. Écoute, on prend un peu de temps pour faire cet hors saison,

[02:06]

que l'on travaille quand même depuis un bout de temps avec notre équipe de recherche.

[02:11]

Et justement, on voulait s'attaquer. On ne savait pas exactement à quel moment on pouvait parler de ce dossier-là.

[02:16]

Parce que le cas de Brian Schaeffer, c'est presque un peu un cas d'anthologie dans le monde du true crime et des disparitions.

[02:23]

Ça a été couvert vraiment partout, par tous les grands podcasts.

[02:26]

Et on s'est dit, justement, en tant qu'épisode hors saison, en plein été, ça pouvait être intéressant.

[02:33]

Et vous allez voir, il y a tellement de stocks qu'on a décidé de faire deux parties à cet épisode-là, Seb.

[02:38]

Oui, parce que notre chercheur s'est en feu.

[02:44]

Et aussi, tant donné que c'est une histoire qui a 20 ans, s'il-je-peux-le-dire,

[02:47]

il y a beaucoup, beaucoup d'éléments qui se sont ajoutés au fil du temps à la chronologie ou d'autres pistes et hypothèses.

[02:53]

Donc, j'ai l'impression que c'est un peu aussi pour ça que c'est un long cas qui est à décortiquer.

[02:58]

Et en toute transparence, moi, je le suivais un peu de loin, ce cas-là.

[03:02]

Puis je ne m'étais jamais à ce point-ci, à ce point, autant creusé dedans.

[03:06]

Et c'est une histoire qui me flabbergaste, Emile.

[03:09]

Oui, c'est vraiment une histoire ultra mystérieuse.

[03:13]

Vous allez voir, vous allez sans doute continuer à faire des recherches après cet épisode-là.

[03:17]

Justement, le fait que c'est les 20 ans de sa disparition, cette année, en 2026,

[03:21]

ça nous a donné un peu une raison de plus de traiter le sujet.

[03:25]

Il y a plusieurs preuves numériques aussi.

[03:27]

Une étrange vidéo de surveillance d'un bar où, justement, on voit Brian entrer, mais jamais ressortir.

[03:35]

Ça ajoute un peu ce côté ultra mystérieux, inexplicable, même un petit peu presque esotérique à cette histoire-là de Brian Schaeffer.

[03:44]

Donc, on va le faire en deux parties.

[03:46]

Aujourd'hui, on va vraiment s'attarder à la chronologie des événements, du moins ce qu'on connaît.

[03:50]

Et dans une deuxième partie, au retour de tes vacances.

[03:53]

Oui.

[03:54]

On va enregistrer une deuxième partie sur toutes les théories autour de ça.

[03:58]

Parce que vous allez voir, on a du stock quand même beaucoup à discuter.

[04:03]

On n'a pas le choix de remercier nos collègues américains de True Crime Garage.

[04:07]

Ils sont de Columbus, Ohio. Ils sont de la région où Brian Schaeffer a disparu.

[04:11]

Ils ont traité du cas d'une manière très extensive.

[04:14]

Ils ont même fait cet hiver, je crois, un six épisodes sur le sujet.

[04:18]

Donc, il y en a du stock autour de Brian Schaeffer.

[04:21]

Puis, sait-on jamais, on est un peu dans une vague en ce moment.

[04:24]

On le voit, il y a des conclusions qui arrivent sur des cas de disparition ou de True Crime irrésolu depuis longtemps.

[04:31]

Qui, encore une fois, arrivent de nos jours grâce aux preuves numériques, grâce à l'ADN, grâce aux témoins qu'on pense à Kyla Oonbeon,

[04:40]

qui a été retrouvée grâce à une série Netflix.

[04:44]

Katelyn Smart, si je me rappelle bien de son nom de famille, qui a été retrouvée un peu grâce à des tips venant d'un podcaster.

[04:52]

Il y a même certains cas au Québec qui avaient été résolus dans les années 2000.

[04:57]

Les cas de Marie-Chantal Desjardins, entre autres, via un match d'ADN.

[05:01]

Donc, sait-on jamais, ça se peut qu'avec l'évolution des technologies,

[05:05]

on retrouve une forme de conclusion à l'histoire de Brian Schaeffer.

[05:10]

Donc, restez avec nous, vous allez voir, ça va être un épisode passionnant.

[05:14]

Et la partie 2 à venir va l'être tout au temps.

[05:17]

Et là-dessus, Seb, qu'est-ce qu'on boit pour se lancer dans cette histoire?

[05:21]

On a eu beaucoup de dons de bière au travers de notre tournée de ce printemps.

[05:26]

Oui, exact. Et aujourd'hui, on boit le cadeau de Cyber Green,

[05:31]

qui vient de Saint-Jean-sur-le-Richelieu, puis on l'a rencontré à Québec dans notre spectacle à La Chapelle.

[05:36]

Et lui, il nous a offert, vraiment gentil de sa part,

[05:40]

la Totalement Théâtre du Domaine Berthiaume Micro Brasserie.

[05:44]

Et c'est une bière en brie qui a été brassée spécifiquement pour le Théâtre de Grand Prix,

[05:49]

qui est situé à Saint-Jean-sur-le-Richelieu.

[05:52]

Donc, merci à toi, Cyber Green. C'est un délice.

[05:55]

Et je trouvais que c'était une bonne idée aussi de, comment dire,

[05:59]

de brasser une bière pour encourager le théâtre.

[06:02]

Vous irez voir sur le Domaine Berthiaume Micro Brasserie, leurs étiquettes sont incroyables,

[06:08]

sont vraiment belles.

[06:10]

Celle d'aujourd'hui, justement, c'est un personnage de théâtre.

[06:12]

Il y en a une. Je pense que c'est un gnome vert pour la session à épiller et tout ça.

[06:19]

Le design graphique est excellent. Donc, merci à toi, Cyber Green.

[06:23]

Yes. Et parlant de show, on a quelques dates annoncées.

[06:26]

On vient de terminer le premier leg de notre tournée de 2026.

[06:29]

On prend une petite pause estivale, mais sinon, rapidement comme ça,

[06:32]

on revient le 27 août à Montréal au Théâtre National.

[06:36]

On est les invités de Ars Moriendi.

[06:38]

Il y a Crime Glacé qui va être là aussi.

[06:40]

Donc, grosse soirée au National le 27 août.

[06:43]

Faites en sorte qu'on remplisse la place et qu'on démontre à toute la ville

[06:46]

à quel point les podcasteurs True Crime rassemblent les gens,

[06:52]

à quel point on a une belle communauté.

[06:53]

Aussi, sur la rive sud de Montréal, le 26 septembre,

[06:56]

on est au pavillon des Arts de la Seine à Varennes.

[06:59]

Donc, même chose, une salle de prestige.

[07:02]

Venez nous voir. Chaque show est différent.

[07:04]

Vous n'allez pas le regretter.

[07:05]

Saint-Jean-sur-Richelieu, c'est le 16 octobre à la boîte.

[07:08]

Saint-Jean, ça va faire du bien d'aller faire un tour.

[07:11]

J'adore cette région de Saint-Jean-sur-Richelieu.

[07:13]

Drummondville aussi, c'est le 29 octobre prochain

[07:16]

à la Maison des Arts des Jardins.

[07:18]

C'est en vente maintenant.

[07:19]

On va faire un spécial Halloween le 29 octobre.

[07:22]

Ça va être un gros show.

[07:23]

Donc, venez nous voir, peu importe vous êtes de où au Québec.

[07:27]

Et une nouvelle date qui a été annoncée, c'est Lévis.

[07:30]

À Québec, on aime tellement ça.

[07:31]

La foule est toujours en feu quand on va à Québec.

[07:34]

Et là, on va sur la rive sud à Lévis, à Langlican,

[07:36]

une très belle salle.

[07:38]

Le 19 novembre prochain, c'est déjà en vente, ça aussi.

[07:41]

Donc, venez nous voir en grand nombre.

[07:42]

Chaque show est différent, donc profitez-en.

[07:44]

Il y a même des gens qui sont venus nous voir

[07:46]

et que ça faisait cinq fois qu'ils nous voyaient

[07:48]

pendant cette tournée. Donc, impressionnant.

[07:50]

Oui, quand même.

[07:51]

Puis un petit bonus, ce là, 29 octobre à Drummondville,

[07:54]

c'est ma fête.

[07:55]

Oh, en plus?

[07:55]

Donc, une autre raison de venir célébrer avec nous.

[07:58]

Oui, on va célébrer la fête de Seb.

[08:00]

On va faire ça en grand, sur scène.

[08:02]

Oui.

[08:02]

Ça risque d'être très cool.

[08:03]

Et pour terminer cette longue intro,

[08:06]

on a une review 5 étoiles sur un Paul Podcast

[08:08]

qui nous vient de Jacob BM.

[08:11]

Et je ne sais pas si c'est un lapsus,

[08:12]

mais super bon podcast.

[08:15]

Podcast.

[08:15]

Oui.

[08:16]

Super captivant et malade.

[08:18]

Deux gars super talentueux,

[08:20]

continuez votre bon travail.

[08:22]

Bon, bien, merci.

[08:23]

On adore faire des podcasts.

[08:25]

Oui. Merci, Jacob.

[08:26]

Et je pense qu'on en a assez dit, Seb.

[08:29]

Est-ce qu'on est prêt à se lancer dans l'histoire

[08:31]

passionnante de Brian Schafer?

[08:33]

Oui, Monsieur.

[08:35]

C'est parti.

[08:37]

Maintenant.

[08:39]

Nous sommes le 1er avril 2006

[08:42]

à Columbus, dans l'OIO.

[08:45]

Le South Campus Gateway,

[08:47]

un complexe commercial et résidentiel

[08:49]

en plein quart du campus de l'OIO State University.

[08:52]

L'ambiance est fébrile,

[08:54]

car c'est le début de la longue pause du printemps,

[08:57]

et tous les étudiants de la ville

[08:58]

se préparent à faire la fête le soir même

[09:01]

ou à partir pour les vacances.

[09:03]

Et parmi eux, un jeune homme.

[09:05]

Brian Schafer.

[09:07]

27 ans, étudiant en 2e année de médecine

[09:10]

à l'OIO State University,

[09:12]

eh bien, il fait la même chose

[09:13]

et se prépare à passer une belle soirée entre amis

[09:16]

et à prendre un petit verre.

[09:18]

Ceci dit, au cours de cette soirée,

[09:20]

les choses prendront une tournure inattendue.

[09:23]

Oui, parce que les soirées de Spring Break,

[09:26]

surtout sur les campus américains,

[09:28]

les débuts de Spring Break,

[09:29]

ce qui est un peu la relâche du printemps,

[09:33]

c'est intense.

[09:34]

C'est vraiment, toute la ville tombe en ébullition.

[09:38]

Tout le campus se prépare à faire la fête.

[09:40]

Il y en a qui partent dans des destinations soleil

[09:43]

et autres, donc il y a carrément une fébrilité

[09:47]

dans la ville à ce moment-là.

[09:49]

Brian, je vais vous parler un peu de Brian Schafer.

[09:53]

Oui.

[09:53]

Brian Randall Schafer

[09:55]

naît le 11 février 1979 à Pickerington,

[09:59]

une banlieue tranquille de Columbus dans l'OIO.

[10:02]

Il est l'aîné de Randy et René Schafer.

[10:05]

Il a également un frère plus jeune, Derek.

[10:09]

En 2006, Brian a 27 ans.

[10:11]

Il est étudiant en 2e année de médecine,

[10:14]

comme on vous disait,

[10:15]

un programme qui est reconnu pour sa rigueur.

[10:17]

La charge de travail est lourde,

[10:19]

les examens sont fréquents et la pression est constante.

[10:22]

Mais malgré cet environnement exigeant,

[10:25]

il ne montre aucun signe de faiblesse académique.

[10:28]

Au contraire, il est considéré comme un étudiant solide.

[10:32]

Certains le situent même dans le top 10 de sa cohorte.

[10:35]

Sa copine, Alexis Wagner,

[10:38]

suit le même programme de médecine à l'OIO State.

[10:41]

Les deux se sont rencontrés en 2004,

[10:44]

dès le début de leurs études.

[10:45]

Au moment de la disparition,

[10:47]

ils sont ensemble depuis un peu plus d'un an et demi.

[10:50]

Rien n'indique un décrochage

[10:51]

ni une perte de contrôle dans son parcours scolaire.

[10:55]

Physiquement, Brian est difficile à ignorer.

[10:57]

Il mesure 6 pieds 2, pèse 165 livres,

[11:00]

des cheveux bruns, des yeux noisettes.

[11:02]

Il y a deux éléments distinctifs qu'on doit retenir.

[11:06]

En fait, il retient particulièrement l'attention.

[11:08]

Il y a un tatouage du logo de Olive,

[11:11]

du groupe Pearl Jam, sur le bras d'oie dont il était fan.

[11:14]

Ça, ça ne me rajeunit pas dans le temps,

[11:15]

parce que c'est vrai qu'à cette époque-là,

[11:16]

c'était beaucoup plus populaire.

[11:22]

Moi, je suis un grand fan du vieux Pearl Jam.

[11:27]

Pearl Jam, je ris un peu de deux avec mon invitation,

[11:30]

mais c'est quand même un band hyper important

[11:32]

et hyper respectable.

[11:33]

Ils se sont longtemps battus contre Ticketmaster.

[11:35]

Je ne savais pas ça. Oui, je les aime encore plus.

[11:39]

Sinon, oui, c'est ça, il y avait le logo à lèvres

[11:41]

sur le bras d'oie et également un petit point visible

[11:44]

dans l'iris de son oeil gauche.

[11:47]

Et ça, c'est assez particulier. C'est plus anecdotique.

[11:52]

Et ces détails figureront dans tous les avis de recherche

[11:54]

qui seront diffusés après sa disparition.

[11:57]

Et le tatouage de Pearl Jam en question,

[11:59]

c'est pas le logo de Pearl Jam qu'on est habitué de voir.

[12:02]

C'est un petit bonhomme.

[12:04]

Ça ressemble un petit bonhomme à lui mettre

[12:06]

avec les mains dans les airs. Oui, c'est ça.

[12:08]

Je pense que c'est sur l'album Alive ou quelque chose comme ça.

[12:12]

Et sur son profil MySpace aussi, ça ne nous rajeunit pas.

[12:15]

2006, c'est les grosses années de MySpace.

[12:18]

C'est même un peu pré-Facebook dans les débuts.

[12:21]

Oui, exact.

[12:22]

Brian se le déclare hétérosexuel.

[12:25]

Certaines sources proches de son entourage

[12:26]

affirment qu'il était bisexuel,

[12:29]

mais il s'agit d'une information

[12:30]

qui n'a jamais été confirmée officiellement.

[12:32]

Avant Alexis, sa blonde,

[12:34]

il a été en couple pendant environ huit ans

[12:37]

avec une femme nommée Shelley,

[12:39]

une relation qui a commencé à l'école secondaire

[12:41]

et qui s'est prolongée durant ses premières années universitaires.

[12:45]

Brian est un gars sociable, drôle,

[12:47]

toujours par dedans pour sortir prendre un verre.

[12:49]

À l'école secondaire, il est capitaine de l'équipe de tennis.

[12:52]

Il joue de la guitare, chante, écoute énormément de musique.

[12:55]

Et sur son profil MySpace,

[12:57]

il affiche ses goûts musicaux.

[12:59]

Pearl Jam, Joy Division, The Smith,

[13:02]

Radiohead, Bob Marley.

[13:04]

Des bons goûts?

[13:04]

Oui, quand même.

[13:06]

La musique occupe une très grande place dans sa vie.

[13:08]

Et malgré son parcours en médecine,

[13:10]

eh bien, Brian semble rêver d'autres choses.

[13:13]

Dans la section About Me,

[13:15]

il écrit que la médecine n'est qu'un emploi temporaire,

[13:18]

le temps de monter un groupe et d'enregistrer un album.

[13:22]

Il fantasme sur une vie simple,

[13:24]

une île, une plage,

[13:26]

écouter Jimmy Buffett toute la journée avec sa blonde.

[13:29]

Bien que Brian étudie dans l'un des programmes de médecine les plus exigeants de l'Ohio,

[13:34]

il donne parfois l'impression de vouloir fuir cette vie-là.

[13:38]

Le couple prévoit s'envoler vers Miami pour quelques jours au début avril.

[13:43]

Les billets sont déjà achetés,

[13:45]

qui est un cadeau de Renée, la mère de Brian.

[13:48]

Et cette dernière aurait même commencé à magasiner des bagues de fiançailles chez un joaillier.

[13:54]

Entre le 4 et le 6 mars 2006,

[13:57]

Renée Schaeffer s'éteint des suites d'une myélodysplasie,

[14:02]

qui est un cancer du sang,

[14:04]

ce qui est un événement très triste dans la famille.

[14:07]

Brian était extrêmement proche de sa mère,

[14:10]

et au moment de sa disparition, son deuil ne date que de quelques semaines,

[14:14]

donc c'est une plaie qui est encore bien héritée de son côté.

[14:20]

On n'imagine pas, moi j'ai encore mes deux parents,

[14:22]

mais ça doit être difficile quand même de perdre sa mère à cet âge-là quand t'es aux études et tout ça.

[14:28]

Et les témoignages décrivent un homme ébranlé,

[14:31]

mais qui garde le cap malgré tout.

[14:33]

Il assiste à ses cours, il sort avec ses amis, il est bien entouré aussi Brian.

[14:38]

Il va parler de vacances prochaines et de projets futurs aussi.

[14:42]

Bref, rien ne laisse présager une rupture avec sa vie.

[14:47]

Il n'y a pas de tendance suicidaire ou tout ça, même si son deuil est grand.

[14:52]

Puis, le 31 mars 2006, et bien cette vie en mouvement bascule.

[14:58]

Et là, on va se plonger un peu dans cette soirée-là.

[15:02]

On va démarrer tranquillement la chronologie des événements.

[15:05]

Vous allez voir, il y a beaucoup de détails à prendre en compte.

[15:08]

Et le 31 mars 2006, donc le lendemain c'est le 1er avril,

[15:13]

c'est le début du Spring Break à la Ohio State University de Columbus.

[15:18]

Et après plusieurs semaines d'examens,

[15:20]

la pression académique retombe tranquillement pour Brian.

[15:24]

Et ce soir-là, il décide de sortir avec des amis.

[15:28]

La soirée commence par un souper avec son père, Randy,

[15:31]

dans un restaurant qui est le Outback Steakhouse.

[15:35]

Puis, juste pour vous parler un peu de Columbus, c'est pas une ville...

[15:38]

C'est vraiment, c'est pas une ville avec des...

[15:43]

Je dis pas qu'il n'y a pas de beau petit quartier ou quoi que ce soit,

[15:45]

mais c'est une ville très adaptée aux voitures.

[15:48]

C'est-à-dire qu'on va parler de beaucoup de restaurants,

[15:51]

de steakhouse, de bars et tout ça.

[15:53]

C'est beaucoup des restaurants et des endroits

[15:55]

qui sont situés dans des centres commerciaux

[15:57]

ou des genres de power centers.

[16:00]

On est un peu dans la...

[16:02]

Je ne veux pas dire la banlieue américaine,

[16:04]

mais on est un peu dans ce style de vie-là.

[16:08]

C'est pas une rue principale avec plein de petits bars

[16:11]

comme l'avenue Montréal à Montréal.

[16:14]

On est dans un endroit où on prend son char.

[16:18]

Plus comme le 1030, genre.

[16:19]

Un petit peu, oui, c'est ça.

[16:22]

Justement, il s'en va avec son père au Outback Steakhouse.

[16:26]

Brian semble fatigué quand même cette soirée-là,

[16:29]

probablement en raison de la charge de travail

[16:31]

des dernières semaines qui retombe un peu.

[16:34]

Il décharge un peu de sa session.

[16:37]

C'est rien d'alarmant, mais son père remarque

[16:39]

quand même une forme d'épuisement.

[16:41]

Randy va mentionner plus tard avoir envisagé,

[16:45]

suggéré à Brian de ne pas sortir ce soir-là,

[16:48]

mais sans finalement intervenir, il va le laisser faire.

[16:51]

Il préfère laisser son fils prendre ses propres décisions,

[16:54]

considérant que leur relation est déjà un peu tendue

[16:56]

suite au décès de sa mère, Renée.

[16:59]

Oui, puis il a 27 ans aussi.

[17:00]

Oui, c'est un grand garçon.

[17:03]

Brian reprochait à son père d'avoir recommencé

[17:05]

à fréquenter d'autres femmes, en fait,

[17:07]

alors que Renée était en fin de vie.

[17:10]

Donc c'est de là que vient un peu l'attention.

[17:13]

Je ne connais pas tout ce qui s'est passé dans sa vie personnelle,

[17:16]

mais c'est sûr que c'est un sujet qui est délicat.

[17:19]

C'est un parent qui a refait sa vie.

[17:21]

Après le repas, Brian va rejoindre son ami William,

[17:25]

surnom Clint, William Florence.

[17:28]

Vers 21 heures, il passe brièvement par le Oglithuna Saluna,

[17:33]

qui est situé, qui est un resto-bar,

[17:35]

situé au deuxième étage dans le complexe

[17:38]

de South Campus Gateway,

[17:40]

avant de repartir pour poursuivre la soirée ailleurs.

[17:43]

Il se rend dans les quartiers de l'Arena District

[17:46]

et du Short North, connu pour leur vie nocturne.

[17:51]

Au cours de la soirée, ils vont fréquenter plusieurs établissements

[17:54]

et consomment des shooters à chaque arrêt.

[17:57]

Et quand on regarde tout seul de près, Seb,

[17:59]

avec par exemple une Google Map,

[18:02]

on se rend compte que les établissements

[18:03]

ne sont pas tous très près l'un de l'autre.

[18:05]

On est beaucoup dans des bretelles d'autoroute,

[18:09]

dans des centres commerciaux,

[18:10]

donc je ne sais pas exactement comment ils voyageaient,

[18:13]

mais ce n'est pas comme s'ils faisaient du bar hopping

[18:15]

sur la même rue.

[18:16]

Il y a des gros déplacements qui ont l'air même

[18:18]

d'être plusieurs kilomètres quelquefois.

[18:22]

Vers 22 heures, Brian appelle sa blonde Alexis,

[18:26]

qui se trouve chez ses parents à Toledo.

[18:29]

La conversation est normale et les mêmes affectueuses.

[18:32]

Ils confirment les plans pour leur voyage à Miami,

[18:35]

qui prévue le lundi suivant, après le week-end,

[18:38]

et terminent en lui disant qu'ils l'aiment.

[18:41]

Alexis va indiquer par la suite que rien dans cet échange

[18:44]

ne laissait présager un problème,

[18:46]

ou même une anxiété ou autre.

[18:48]

Ce sera le dernier contact connu entre les deux amoureux.

[18:53]

Et là, on va parler un petit peu de la timeline

[18:55]

selon les caméras de surveillance.

[18:57]

Au fil de la nuit, Brian et Clint, son ami,

[19:01]

vont retrouver une certaine Meredith Reed,

[19:03]

qui est une amie de Clint, qui se joint à eux.

[19:06]

Et ensemble, ils retournent vers le South Campus Gateway.

[19:10]

Ils reviennent sur leur pas dans un autre quartier.

[19:13]

Et à 1h15 du matin, une caméra de surveillance

[19:17]

enregistre leur arrivée au Ugly Tuna Saluna,

[19:21]

le fameux restaurant, le vieux thon lait.

[19:27]

Le nom me fait tellement rire.

[19:28]

C'est dans un complexe, le South Campus Gateway,

[19:35]

et on les voit monter un escalier mécanique

[19:38]

qui mène jusqu'au bord.

[19:40]

Et là, il y a une caméra qui est spotée juste en haut.

[19:42]

C'est cette vidéo-là que j'encourage à les voir sur YouTube

[19:46]

qui va devenir virale.

[19:48]

On les voit, on voit le groupe d'amis

[19:50]

qui montent l'escalier roulant.

[19:52]

Brian est identifiable.

[19:54]

Il est grand, on reconnaît sa shape, tout ça.

[19:56]

Il est vêtu d'un polo vert olive.

[20:00]

Et par-dessus, comment dire,

[20:02]

qu'il porte par-dessus un chandail à manches longues blanches.

[20:06]

Et son comportement ne semble pas anormal à ce moment-là.

[20:10]

À l'intérieur du Ugly Tuna Saluna,

[20:13]

on est le début du Spring Break,

[20:15]

ça festoie, le bar est bondé,

[20:18]

ce qui complique un peu la visibilité

[20:19]

et les déplacements à l'intérieur du bar.

[20:22]

Donc, peu de temps après leur entrée,

[20:25]

Brian se sépare de Clint et Meredith.

[20:28]

Et selon Clint, Brian voulait se diriger vers la scène

[20:31]

afin de parler au groupe qui se produit ce soir-là,

[20:34]

un groupe qui s'appelle The Ricochet.

[20:36]

Et à partir de ce moment,

[20:38]

ses deux amis perdent sa trace.

[20:40]

On se rappelle que Brian, c'est un fan de musique,

[20:42]

il y a même un groupe de musique,

[20:44]

donc peut-être qu'il connaissait des gens

[20:45]

qui étaient sur la scène,

[20:46]

peut-être qu'il voulait leur poser des questions ou autre.

[20:49]

Donc lui, naturellement, il s'est dirigé vers le groupe.

[20:52]

Mais la place est tellement bondée qu'ils se sont perdus.

[20:55]

Ça me fait penser aussi, Seb, à la disparition

[20:57]

de Liam Toman survenu à Tremblant

[20:59]

il n'y a pas si longtemps au Québec.

[21:02]

Même genre de synopsis, c'est-à-dire

[21:04]

qu'il est tard dans la nuit,

[21:06]

tout le monde est un petit peu intoxiqué,

[21:07]

il entre dans un bar, dans le cas de Liam,

[21:10]

c'est le Caribou sur le resort de Tremblant.

[21:13]

Et là, la place est tellement bondée,

[21:15]

c'est la fête, qu'il perd ses amis.

[21:17]

Il est suivi par les caméras de surveillance,

[21:19]

mais il entre avec des amis

[21:21]

et il sort complètement seul.

[21:23]

On dirait que Brian Schaeffer

[21:25]

me rappelait un peu aussi

[21:28]

ce genre de synopsis-là.

[21:31]

Et justement, à partir de ce moment-là,

[21:33]

ils vont perdre sa trace.

[21:36]

Cette nuit-là, plusieurs amis de Brian

[21:38]

attendaient un appel de sa part

[21:40]

pour le rejoindre dans son appartement

[21:42]

après la fermeture des bars.

[21:44]

Clint et Meredith n'étaient probablement

[21:46]

pas au courant de ce plan-là de fin de soirée.

[21:49]

Mais Brian semblait vouloir

[21:51]

terminer sa soirée sans eux.

[21:53]

Et c'est là qu'entre en scène une autre rumeur.

[21:56]

Selon certaines sources,

[21:58]

une dispute aurait éclaté

[21:59]

à l'intérieur du Ugly Toona Saloona

[22:02]

peu avant la disparition de Brian.

[22:04]

La discussion aurait tourné

[22:06]

autour de la suite de la soirée

[22:08]

ou du fait que Brian voulait quitter le groupe

[22:10]

pour aller retrouver d'autres amis

[22:12]

et éventuellement finir ça chez lui.

[22:14]

Donc il y a peut-être un petit

[22:16]

conflit entre amis ici.

[22:18]

Ce point reste impossible à vérifier

[22:20]

avec certitude, mais il prend de l'importance

[22:23]

parce qu'il s'inscrit dans un contexte

[22:24]

déjà tendu.

[22:26]

Aussi dans un contexte où les émotions

[22:28]

sont peut-être à vivre, il est tard dans la nuit,

[22:30]

on est le début du Spring Break,

[22:31]

la session vient de se terminer.

[22:33]

Il y en a qui ont eu des bonnes sessions,

[22:34]

il y en a que moins.

[22:35]

Ça peut jouer aussi sur le moral

[22:37]

et sur l'irritabilité des gens.

[22:41]

Des proches indiquent que Brian et Clint

[22:43]

avaient connu aussi certaines frictions

[22:45]

dans les semaines précédentes

[22:46]

et qu'ils avaient justement prévu de sortir

[22:48]

ensemble ce soir-là afin de tourner la page

[22:51]

après une période d'examen

[22:53]

plutôt tendue.

[22:55]

Ce qui est une bonne démarche

[22:57]

des deux côtés quelque part.

[22:58]

Et c'est vers 1h55

[23:01]

du matin que Brian est de nouveau

[23:03]

capté par les caméras de surveillance.

[23:05]

Il se trouve à l'extérieur du bar

[23:07]

en haut de l'escalier mécanique.

[23:09]

Il discute avec deux jeunes femmes,

[23:12]

identifiées plus tard comme

[23:13]

Amber Ruick et Brighton Zatko.

[23:17]

Celles-ci affirment qu'elles ne connaissaient pas

[23:19]

Brian avant cette interaction.

[23:21]

L'échange est bref et ne révèle

[23:23]

aucun comportement inhabituel.

[23:25]

Brian semble lucide et cohérent.

[23:27]

Il donne son numéro de téléphone à l'une des deux femmes.

[23:30]

Oh, il était peut-être dans un

[23:31]

mood un peu flirte.

[23:32]

Et les deux femmes se dirigent vers

[23:35]

les toilettes. Brian, lui,

[23:37]

marche vers l'entrée du bar.

[23:38]

Elles reviennent à 1h57

[23:40]

et le voient une dernière fois

[23:43]

appuyé contre le mur à côté de l'entrée.

[23:46]

1h58,

[23:47]

elles quittent le bâtiment par

[23:48]

l'escalier mécanique, les filles.

[23:50]

Et ce sont les dernières personnes à avoir vu

[23:53]

Brian.

[23:54]

Et une petite note aussi que je voulais vous mentionner,

[23:57]

c'est qu'il y aurait eu un baiser

[23:58]

dans le cou entre Brighton

[24:00]

Zatko et Brian au cours

[24:02]

de la soirée.

[24:03]

Et cette information, elle provient toutefois pas

[24:06]

des caméras de surveillance, mais d'un témoignage

[24:08]

verbal directement de Brighton.

[24:11]

Aucune image ne permet de confirmer

[24:12]

la scène. Peut-être l'explication

[24:14]

du pourquoi elle lui aurait donné

[24:16]

son numéro de téléphone.

[24:18]

Et à 2h00 du matin,

[24:21]

le bar ferme et les clients

[24:22]

commencent à quitter les lieux.

[24:24]

À l'intérieur, Clint et Meredith

[24:26]

cherchent Brian,

[24:28]

notamment dans la salle principale et les toilettes,

[24:30]

et sans succès.

[24:32]

Entre 2h00 et 2h10,

[24:34]

ils tentent de l'appeler à plusieurs reprises.

[24:36]

Et Meredith lui envoie également

[24:38]

des messages textes. Aucune réponse.

[24:41]

Tous les appels sont redirigés

[24:42]

vers la boîte vocale.

[24:44]

Il y a un détail qui ressort des déclarations

[24:46]

du détective John Hearst.

[24:48]

Quelqu'un aurait envoyé un SMS

[24:49]

depuis le téléphone de Brian,

[24:52]

à 2h11 du matin,

[24:54]

soit après les dernières images connues de lui

[24:56]

sur les caméras.

[24:58]

Et les autorités n'ont jamais précisé

[25:00]

à qui ce message était destiné,

[25:02]

ni ce qu'il contenait.

[25:03]

Oui, puis c'est mystérieux, ça,

[25:05]

parce que justement, pourquoi on nous dit

[25:09]

que quelqu'un

[25:09]

aurait envoyé un SMS

[25:11]

depuis le téléphone de Brian?

[25:12]

C'est-à-dire que c'est pas Brian qui a envoyé le SMS?

[25:15]

Oui, c'est bizarre,

[25:17]

qui ont comme prétendu

[25:19]

que s'il le voyait plus, c'est pas nécessairement lui.

[25:22]

Mais souvent, dans les enquêtes,

[25:23]

quand quelque chose provient d'un téléphone,

[25:25]

on peut jamais affirmer que c'est nécessairement

[25:26]

le propriétaire du téléphone

[25:29]

qui fait l'envoi.

[25:30]

Peut-être que c'était dans le ton aussi,

[25:33]

dans le genre,

[25:34]

ils n'ont pas reconnu le ton de Brian.

[25:36]

Puis aussi, on est en une époque, 2006,

[25:38]

tu sais, c'est pas tout le monde

[25:40]

qui avait des cellulaires à cette époque-là.

[25:41]

Non, il n'y avait pas de téléphone intelligent tant que ça.

[25:44]

Donc, c'est possible que quelqu'un,

[25:47]

comment dire, à cette époque-là,

[25:48]

on empruntait encore des téléphones.

[25:51]

Donc, c'est possible que quelqu'un

[25:52]

ait emprunté le téléphone de Brian

[25:54]

pour texter quelqu'un d'autre.

[25:56]

Et ne le voyant pas,

[25:58]

Clint et Meredith conclurent que Brian

[26:01]

est probablement parti

[26:02]

sans les prévenir,

[26:04]

soit pour rentrer à son appartement,

[26:05]

sur King Avenue, soit pour continuer

[26:08]

la soirée ailleurs.

[26:09]

Ils quittent alors les lieux.

[26:11]

Clint gardait cette soirée-là

[26:13]

la maison d'un professeur de l'OIO State University.

[26:17]

Et Reed le dépose

[26:18]

là après avoir quitté le bar,

[26:20]

ce qui lui fournit un alibi

[26:21]

jusqu'à 11 heures du matin.

[26:24]

Oui.

[26:24]

Sur le moment, la situation

[26:27]

ne suscite pas d'inquiétudes particulières.

[26:29]

Brian a l'habitude de se déplacer seul

[26:31]

et de quitter sans avertir ses amis.

[26:33]

Et au cours du week-end,

[26:35]

Alexis, sa blonde, et Randy

[26:37]

tendent à plusieurs reprises

[26:39]

de joindre Brian.

[26:40]

Et dans la journée du samedi 1er avril,

[26:43]

un inconnu et un voisin de Randy

[26:45]

affirment avoir aperçu un homme

[26:47]

ressemblant à Brian

[26:48]

aux abords de la résidence de son père.

[26:51]

Ce même matin,

[26:52]

Clint retourne à l'appartement de Brian

[26:54]

pour récupérer sa voiture.

[26:57]

Il appelle,

[26:58]

envoie des messages, frappe à la porte,

[27:00]

mais aucune réponse.

[27:02]

Tous les appels sont automatiquement redirigés

[27:04]

vers la boîte vocale.

[27:06]

Et la situation prend un tournant

[27:07]

le dimanche 2 avril 2006.

[27:11]

Inquiét de ne toujours pas avoir

[27:12]

de nouvelles de Brian,

[27:13]

eh bien, Randy et Alexis

[27:15]

contactent la police.

[27:17]

Les agents leur répondent alors

[27:18]

qu'il n'est pas rare qu'un adulte

[27:20]

s'isole volontairement,

[27:22]

surtout dans un contexte de deuil.

[27:24]

Selon eux, Brian a peut-être

[27:26]

simplement besoin de temps seul.

[27:28]

Oui, c'est toujours drôle,

[27:30]

des fois, les réponses des policiers

[27:33]

les premiers jours

[27:34]

d'une disparition,

[27:37]

sachant que, justement,

[27:38]

Brian est un adulte, tout ça,

[27:40]

puis que t'as le droit de disparaître

[27:41]

à quelque part, mais je trouve ça

[27:43]

toujours un peu... t'sais, t'as les amis,

[27:45]

les proches, les conjoints, t'sais, qui

[27:47]

connaissent bien les tempéraments

[27:48]

des personnes disparues, mais le policier

[27:50]

qui maintient toujours qu'en temps de deuil,

[27:53]

des fois, c'est possible.

[27:55]

Il tente d'avoir des explications logiques,

[27:57]

mais c'est vrai que j'imagine la plupart

[27:58]

du temps, c'est une personne qui s'isole,

[28:00]

mais dans ce cas-ci, bon, il pouvait pas savoir

[28:02]

que ça allait devenir une disparition

[28:05]

beaucoup plus complexe.

[28:07]

Mais Randy et Alexis ne sont pas

[28:09]

rassurés par ce que leur dit le

[28:11]

policier. Brian et Alexis doivent

[28:13]

prendre un vol pour Miami le

[28:15]

lendemain matin, un voyage

[28:17]

prévu depuis plusieurs jours, et la

[28:19]

police leur indique alors que si Brian

[28:20]

ne se présente pas à l'aéroport le lundi

[28:22]

3 avril, eh bien, une enquête

[28:24]

pourra officiellement être ouverte.

[28:27]

C'est ça qui est mystérieux aussi,

[28:28]

c'est que, t'sais, pour faire

[28:30]

une disparition volontaire,

[28:32]

au moment où t'as un vol prévu le

[28:34]

lundi à la fin du week-end,

[28:37]

c'est spécial un peu

[28:38]

de perdre la carte

[28:40]

le samedi matin.

[28:41]

Oui, non, c'est clair. Et Alexis

[28:43]

passe donc la nuit du dimanche

[28:45]

dans l'appartement de Brian,

[28:47]

espérant qu'il rentrera avant l'heure

[28:49]

du départ. Mais le lundi matin,

[28:52]

Brian ne se présente pas

[28:54]

à l'aéroport de Columbus.

[28:55]

Il ne donne aucune nouvelle,

[28:58]

n'appelle pas et ne laisse

[28:59]

aucun message.

[29:01]

À ce moment-là, ce qui ressemblait

[29:03]

encore aux yeux des autorités

[29:05]

à une absence volontaire

[29:07]

devient officiellement une disparition.

[30:43]

On va parler un peu

[30:44]

des recherches Seb

[30:46]

qui vont s'étendre

[30:47]

dans la région de Columbus.

[30:49]

Avant toute chose, on va revenir

[30:51]

au dimanche 2 avril. On se rappelle

[30:53]

que Brian est disparu dans la nuit

[30:55]

de vendredi à samedi,

[30:57]

théoriquement le 1er avril,

[30:59]

et là, on est le surlendemain.

[31:01]

Avant même que la disparition

[31:03]

de Brian soit officiellement signalée,

[31:06]

ses proches commencent à faire

[31:07]

leur propre vérification de leur côté.

[31:09]

On le sait bien, toi-même,

[31:11]

tu es sur un dossier actuellement

[31:13]

avec ta fille,

[31:16]

d'un téléphone disparu.

[31:18]

Je sais que tu passes beaucoup de temps

[31:19]

à faire tes propres recherches,

[31:20]

tes propres enquêtes.

[31:24]

Ces supposés voleurs-là

[31:26]

vont se rendre compte que

[31:27]

c'est une mauvaise idée de s'attaquer

[31:28]

à un des animateurs de distorsion.

[31:31]

Mais bref, les proches de Brian

[31:32]

commencent à faire la même chose,

[31:34]

bien que en 2006, on n'est pas

[31:36]

aussi avancé technologiquement que 20 ans

[31:38]

plus tard aujourd'hui, quand même,

[31:40]

il y a des choses à vérifier.

[31:42]

Tout d'abord, la première étape évidente,

[31:44]

c'est son appartement,

[31:45]

qui est situé dans le bloc 200

[31:47]

sur King Avenue, comme tu nous as dit, Seb,

[31:50]

à environ 10 minutes de marche

[31:51]

du South Campus Gateway,

[31:54]

et par le fait même du Ugly Tuna Saloon.

[31:57]

Et ce jour-là,

[31:58]

Alexis, sa conjointe,

[32:00]

est à Toledo, donc chez elle.

[32:02]

Inquête de ne toujours pas avoir

[32:04]

de nouvelles, elle demande à Clint

[32:06]

d'aller voir sur place et d'entrer,

[32:08]

si personne ne répond.

[32:10]

Clint se rend donc à l'appartement

[32:12]

de Brian. Il entre,

[32:14]

mais à l'intérieur, rien n'indique

[32:16]

que Brian soit revenu depuis

[32:18]

sa sortie du vendredi soir.

[32:20]

Étrange, il n'y avait pas,

[32:22]

par exemple, déposé ses clés sur la table,

[32:24]

il n'y avait pas changé de vêtement

[32:26]

ou fait un petit

[32:28]

snack de fin de soirée. Tout laissait

[32:30]

croire qu'il n'était jamais retourné chez lui.

[32:32]

En fait, c'est très mystérieux.

[32:34]

Quand les policiers arrivent à leur tour,

[32:37]

le portrait est le même

[32:38]

selon leur analyse.

[32:40]

Sa voiture est stationnée à l'extérieur,

[32:42]

sans signe de déplacement,

[32:44]

sans signe d'effraction non plus,

[32:46]

depuis la nuit du 31 mars

[32:47]

au 1er avril. L'appartement

[32:50]

est en ordre, il n'y a aucune trace

[32:51]

d'effraction non plus, aucun signe

[32:54]

de lutte. Cependant,

[32:56]

certains détails attirent rapidement

[32:57]

l'attention. Son lit n'a pas été

[33:00]

défait, ce qui suggère

[33:01]

qu'il n'est pas rentré après la soirée.

[33:04]

Et plus important encore, il a laissé

[33:06]

derrière lui ses lunettes,

[33:08]

ses verres de contact et même

[33:09]

son portefeuille. Et ça, c'est bizarre

[33:11]

parce que pour un étudiant,

[33:13]

ses objets sont assez essentiels

[33:15]

au quotidien, ce qui rend peu

[33:17]

probable l'hypothèse d'un départ

[33:19]

volontaire, qu'il soit planifié

[33:21]

ou même improvisé.

[33:23]

La police vérifie également ses comptes

[33:25]

et son téléphone.

[33:28]

Et là, il n'y a aucune activité

[33:29]

qui est enregistrée après la nuit

[33:32]

du 31 mars, ce qui renforce

[33:34]

l'idée que Brian n'a pas

[33:36]

planifié son départ, encore une fois.

[33:39]

Et là, on bouge

[33:40]

de plusieurs semaines,

[33:42]

le 10 mai 2006,

[33:44]

soit quelques semaines après la disparition

[33:46]

de Brian. Son appartement

[33:48]

est cambriolé, imagine-toi.

[33:50]

Il y a une télévision et plusieurs

[33:52]

DVD qui sont volés à ce moment-là.

[33:54]

Évidemment, on regardait encore des DVD en 2006.

[33:57]

Il y avait encore des clubs vidéo.

[33:59]

Cet événement suscite

[34:00]

des grandes interrogations

[34:02]

parce que là, Brian est disparu depuis un bout.

[34:04]

Est-ce qu'il y a des gens qui le sauraient

[34:06]

et qui profiteraient de cette disparition?

[34:08]

Parce que même si on est rendu en mai,

[34:11]

les parents n'ont pas

[34:12]

annulé le bail ou quoi que ce soit.

[34:15]

Il y a encore son appartement

[34:16]

qui est là,

[34:18]

où ils ont accès.

[34:20]

Et là, l'enquête démontre

[34:22]

rapidement qu'il s'agirait

[34:23]

d'un cambriolage opportuniste,

[34:25]

c'est-à-dire que d'autres logements

[34:27]

du même complexe sur King Avenue

[34:30]

auraient été ciblés

[34:31]

la même nuit. Donc, il y aurait

[34:34]

aucun lien direct avec la disparition

[34:36]

de Brian et ces cambriolages-là.

[34:38]

On est presque soulagé

[34:40]

de ça. Parallèlement,

[34:43]

il y a une mobilisation

[34:44]

importante qui se met en place.

[34:46]

Des volontaires distribuent

[34:47]

des tracts et placardent des affiches

[34:49]

de Brian autour de Columbus

[34:51]

et évidemment près du campus,

[34:54]

mettant en avant la photo

[34:56]

de Brian et son tatouage

[34:58]

alive de Pearl Jam,

[35:00]

ainsi que le détail distinctif

[35:02]

sur son iris.

[35:04]

Et l'enquête se recentre

[35:05]

alors sur le South Campus Gateway,

[35:08]

le dernier endroit où Brian

[35:10]

a été vu. Pour 2006,

[35:12]

le complexe est fortement

[35:14]

équipé en caméra de surveillance,

[35:15]

ce qui en fait rapidement un élément

[35:17]

central de l'enquête. Je suis toujours

[35:19]

surpris, moi, positivement de voir

[35:21]

que, même en 2006, vous allez me dire

[35:23]

que ce n'était pas le Moyen-Âge, il y avait

[35:25]

des caméras de surveillance bien avant

[35:27]

ça. Il y en avait même dans les années 80,

[35:29]

autour d'édifices importants.

[35:32]

Mais quand même, je suis toujours

[35:33]

surpris de voir qu'il y a plusieurs

[35:35]

personnes qui investissaient même à

[35:37]

cette époque-là. Puis, il y avait

[35:39]

des bonnes caméras quand même.

[35:41]

Tout d'abord, l'accès principal

[35:43]

au Oglithuna Saluna

[35:45]

se fait par un long escalier roulant

[35:47]

dont on vous a parlé, un escalier mécanique

[35:49]

qui est, lui, encadré

[35:51]

par des caméras qui

[35:53]

permettent de capter la majorité

[35:55]

des entrées et des sorties du bord. C'est un peu

[35:57]

ça l'objectif. Il n'y a qu'une seule

[35:59]

entrée, il n'y a qu'une seule escalier

[36:01]

roulant pour y aller avec une caméra

[36:03]

devant. On est en mesure de savoir qui

[36:05]

entre et qui sort. C'est aussi simple

[36:07]

que ça. Et au total,

[36:09]

l'établissement possède trois sorties.

[36:11]

La première est l'entrée

[36:13]

principale, celle qui est empruntée par

[36:15]

la majorité des clients, entièrement

[36:17]

couverte par les caméras du complexe.

[36:20]

Et la deuxième,

[36:21]

c'est une sortie arrière

[36:23]

qui n'est pas officiellement une

[36:25]

sortie pour les clients. Les clients,

[36:27]

ils entrent pas mal

[36:27]

par la même entrée, justement, comme je vous disais.

[36:31]

La caméra arrière, elle est équipée

[36:33]

d'une caméra PTZ,

[36:35]

c'est pour

[36:37]

point, tilt et zoom,

[36:39]

qui est capable de pivoter sur elle-même

[36:42]

automatiquement, mais aussi de zoomer

[36:44]

et de

[36:46]

panner, pour utiliser

[36:47]

un autre mot anglophone,

[36:49]

de s'ajuster pour mieux voir

[36:51]

les sujets qu'elle filme. Donc

[36:53]

ça, c'est sur une sortie arrière

[36:55]

qui est plus pour, par exemple, le staff

[36:58]

ou les gens du resto

[37:00]

ou les gens du bar, pour les livraisons

[37:01]

entre autres. Et la troisième

[37:04]

porte de sortie, c'est une porte

[37:05]

de secours qui donne directement

[37:07]

sur un chantier de construction

[37:09]

à l'époque des faits.

[37:12]

Et contrairement aux deux autres

[37:13]

sorties, cette porte de secours

[37:15]

n'était pas couverte par les caméras de surveillance

[37:18]

à ce moment-là. Donc,

[37:19]

si Brian a quitté le bar par

[37:21]

la sortie de secours, c'est possible

[37:23]

qu'il n'y ait aucune image pour confirmer

[37:26]

ou infirmer qu'il soit

[37:27]

sorti du bar. Mais

[37:29]

ceci dit, la zone est fouillée par des enquêteurs

[37:32]

puis rien n'est découvert à ce moment-là

[37:34]

puis rien

[37:35]

ne nous porte à croire que Brian

[37:37]

aurait emprunté la sortie de secours

[37:39]

ce soir-là.

[37:41]

C'est dur à expliquer à moins que vraiment

[37:44]

il y a eu un moment d'urgence

[37:45]

dans le bar ou que

[37:47]

il y a eu une confrontation. On parlait

[37:49]

d'un peu de tension tantôt, mais je ne suis pas sûr

[37:51]

que c'est une confrontation qui a

[37:53]

mené à une fuite par une sortie de secours.

[37:57]

Et les enquêteurs

[37:57]

de la police de Columbus entreprennent

[37:59]

alors un travail titanesque de

[38:01]

décompte numérique. Chaque

[38:03]

client est identifié sur les

[38:05]

images d'entrée

[38:07]

et il va être suivi

[38:09]

jusqu'à la sortie.

[38:11]

Ils vont vraiment tenter de mapper

[38:13]

chaque client qui est entré et qui

[38:15]

est sorti du bar. Et le constat

[38:17]

est sans appel, c'est-à-dire

[38:19]

que toutes les personnes présentes cette nuit-là

[38:22]

ont été filmées en train

[38:23]

d'entrer et de quitter les lieux

[38:26]

par la même porte d'entrée

[38:27]

et la même escalier

[38:29]

à l'exception de Brian.

[38:32]

Et ça c'est troublant.

[38:33]

Le détective André Edwards

[38:36]

lui a affirmé

[38:38]

être certain à 100%

[38:39]

que Brian n'est jamais

[38:41]

redescendu par l'escalier mécanique

[38:43]

principal.

[38:46]

Et cette information-là,

[38:49]

elle a été un peu

[38:53]

galvaudée

[38:54]

dans les médias suivant

[38:55]

la disparition de Brian, parce que

[38:57]

cette phrase que André Edwards

[38:59]

a dit, c'est-à-dire certain à 100%

[39:01]

que Brian n'est jamais redescendu

[39:03]

par l'escalier mécanique,

[39:05]

elle a été interprétée par

[39:07]

certain à 100% que

[39:09]

Brian n'est jamais sorti du complexe.

[39:12]

Comme si encore de nos jours,

[39:13]

il était encore emprisonné dans le ugly

[39:15]

tout dans la saloon. Alors que bon,

[39:18]

on va y arriver,

[39:19]

mais c'est probablement pas le cas.

[39:22]

Ceci dit, il n'a jamais

[39:23]

été aperçu sortir

[39:25]

en sortant, pardon,

[39:27]

de cette porte et en descendant

[39:29]

de cet escalier mécanique.

[39:31]

C'est assez troublant.

[39:33]

Pour valider l'information,

[39:34]

la police réalise plus de

[39:36]

60 reconstitutions physiques.

[39:39]

Ils ont utilisé des doublures,

[39:40]

donc un peu des gens de comédien

[39:42]

ayant exactement la même

[39:44]

stature que Brian, c'est-à-dire

[39:46]

6 pieds 2, 175 livres,

[39:49]

afin de tester

[39:50]

si une silhouette de cette taille

[39:52]

pouvait échapper aux objectifs

[39:53]

des caméras. C'est une bonne idée.

[39:55]

Absolument, il faut tout faire.

[39:57]

Les participants ont tenté

[39:58]

de sortir en se cachant derrière

[40:00]

d'autres clients. Ils ont comme simulé

[40:02]

une sortie de bord à plusieurs clients

[40:04]

ou encore en se déplaçant rapidement

[40:06]

lors des changements d'angle,

[40:07]

comme si Brian était princé

[40:09]

et qu'il allait tenter de contourner les clients.

[40:12]

Ces tests ont révélé une seule

[40:14]

faille technique, c'est-à-dire

[40:16]

qu'un angle mort de 5 secondes

[40:18]

créé par le cycle de balayage

[40:21]

automatique des caméras,

[40:22]

d'une des caméras

[40:24]

qui bougent, qui pannent

[40:26]

de gauche à droite pour voir

[40:28]

un angle un peu plus vaste, et apparemment

[40:30]

qu'il y a un 5 secondes

[40:32]

qui représenterait un angle mort.

[40:34]

Ceci dit, ils ont réussi quand même

[40:36]

à retrouver tout le monde, sauf Brian,

[40:38]

malgré cet angle mort.

[40:40]

Et les experts concluent

[40:42]

qu'il était statistiquement improbable

[40:44]

voire impossible qu'un homme

[40:46]

ayant consommé plusieurs shots d'alcool

[40:48]

depuis le début de la soirée

[40:50]

puisse synchroniser ses mouvements

[40:52]

avec une telle précision chirurgicale

[40:55]

pour s'éclipser du bar.

[40:57]

Donc l'analyse

[40:58]

ne s'est pas limitée au bar non plus.

[41:00]

Les enregistrements de trois autres établissements

[41:02]

voisins et de nombreux

[41:04]

commerces de cette rue-là, de la High Street,

[41:07]

ont été passés au pain de faim

[41:08]

sans jamais montrer

[41:10]

la moindre trace du polo vert olive

[41:12]

que portait Brian ce soir-là.

[41:15]

Donc c'est complètement

[41:16]

troublant cette disparition-là.

[41:18]

Moi, je n'en reviens pas. J'y ai pensé longtemps

[41:20]

quand j'ai vu des images de caméras de surveillance.

[41:22]

Mais où est-il?

[41:24]

Comment tu peux disparaître d'un bar

[41:26]

comme ça? C'est un grand

[41:28]

bonhomme quand même,

[41:30]

qui est facilement

[41:32]

remarquable. Ce n'est pas quelqu'un

[41:34]

qui est facile à dissimuler dans un garde-robe.

[41:40]

C'est bluffant.

[41:42]

Je n'en reviens juste pas

[41:43]

de ces images de caméras-là.

[41:45]

Du fait qu'il n'a pas été vu,

[41:47]

je comprends qu'il a peut-être passé dans cinq secondes

[41:50]

de balayage la caméra.

[41:51]

Mais après, il y a d'autres

[41:53]

caméras dans les commerces.

[41:55]

C'est un complexe. Donc, il y a une caméra

[41:57]

à la sortie probablement, en face et tout ça.

[42:00]

Donc, on l'aurait vu ailleurs.

[42:01]

Mais dans tout ce qu'ils ont

[42:03]

analysé, il n'y a aucune trace de

[42:05]

Brian. Oui, et surtout qu'il y a

[42:07]

un polo vert olive aussi.

[42:09]

Ça se distingue très bien.

[42:11]

Flabberg-Hastan,

[42:13]

c'est comme si c'était volatilisé.

[42:16]

C'est

[42:17]

vraiment étrange.

[42:19]

On ne parlera pas trop des théories, mais avec

[42:20]

le chantier de construction,

[42:23]

des fois,

[42:25]

on dirait que

[42:27]

je voyais une piste là-dedans.

[42:28]

Oui, c'est possible.

[42:30]

On ne saura jamais.

[42:32]

En plus, Brian,

[42:35]

c'est sûr que quand il est intoxiqué un peu,

[42:36]

comme lui, il avait commencé à boire dès le début,

[42:39]

probablement même avec son père,

[42:40]

au souper, au steakhouse et tout ça.

[42:42]

C'est sûr que tes déplacements

[42:44]

sont moins furtifs.

[42:46]

Fluides.

[42:47]

Exact.

[42:49]

Tu ne fais pas une fuite en te camouflant partout

[42:52]

comme un membre

[42:53]

de l'équipe d'élite de l'armée.

[42:56]

Tu prends ton temps, tu marches un peu

[42:58]

un peu tout crache. Bon, je ne veux pas généraliser.

[43:00]

Non, mais souvent, c'est sûr. Mais quand même.

[43:02]

Bon, il est toutefois important de noter

[43:04]

que le système de surveillance

[43:05]

n'est pas parfait. Une des caméras

[43:08]

du secteur en construction

[43:09]

ne captait que des images fixes.

[43:11]

Une autre a perdu une partie de ses données

[43:13]

et la caméra, effectuant

[43:15]

le balayage de la zone, pouvait manquer

[43:17]

certains déplacements entre deux cycles.

[43:20]

Et comme certaines zones

[43:21]

ne sont pas entièrement couvertes,

[43:23]

il peut exister de courts moments

[43:25]

où la visibilité est réduite.

[43:27]

Et tous ces éléments sont pris en compte

[43:29]

sans pour autant suffire à expliquer

[43:31]

l'absence totale d'image

[43:34]

de sortie.

[43:35]

Et si Brian n'est pas ressorti par la porte

[43:37]

principale, il a donc nécessairement

[43:39]

quitté le bâtiment par une autre voie

[43:41]

ou dans des circonstances

[43:43]

qui n'ont pas été captées par les caméras.

[43:46]

Et les enquêteurs examinent de

[43:47]

nouveau la porte de secours du ugly

[43:49]

tuna, donnant directement sur

[43:51]

un chantier de construction.

[43:53]

L'espace était sombre, encombré de débris

[43:55]

et difficile à traverser.

[43:57]

Mais contrairement à ce qu'on pourrait

[43:59]

imaginer, eh bien le chantier était

[44:01]

en réalité assez avancé.

[44:03]

Les fondations et les planchers étaient déjà

[44:05]

en place. Il ne restait qu'à ériger

[44:07]

les cloisons entre les différents

[44:09]

locaux commerciaux.

[44:11]

Pas de toux, pas de béton frais,

[44:13]

pas de structure effondrée. Selon les

[44:15]

enquêteurs, c'était essentiellement

[44:17]

un grand espace vide en cours

[44:19]

de finition.

[44:20]

Ah oui, ben là, dans ce cas-là, tu nous rassures, Sam.

[44:22]

Il n'y a pas d'histoire qu'il a été coulé dans le béton.

[44:24]

Ben moi j'avais ça en tête.

[44:26]

À moins qu'il soit encastré dans un mur.

[44:28]

Oui, oui, exactement.

[44:30]

Je l'ai su, mais justement,

[44:32]

quand je creusais le cas, on dirait que

[44:34]

pour moi, quand j'ai su pour la zone de construction,

[44:36]

c'était comme ma première hypothèse.

[44:37]

Oui, oui.

[44:39]

Je pense que je vois trop de films.

[44:40]

Mais même si ça arrive aussi.

[44:42]

Il y a eu des cas réels, je sais que ça arrive.

[44:44]

Certaines rumeurs avec le stade olympique

[44:46]

à Montréal dans les années 70.

[44:49]

C'est vrai, mon Dieu, oui, c'est vrai.

[44:52]

On ne se mettra pas dans la marde.

[44:54]

Non, c'est ça.

[44:56]

Deux agents de sécurité étaient

[44:57]

postés près de l'escalier menant à cette zone.

[45:00]

Donc, tu sais, pour y accéder sans être vu,

[45:02]

Brian aurait dû contourner

[45:03]

les agents de sécurité.

[45:05]

Les issues de secours et les accès de livraison

[45:07]

sont également envisagés,

[45:09]

mais aucune preuve ne confirme leur utilisation.

[45:12]

Et les enquêteurs fouillent également

[45:14]

à la rivière Ollentangui.

[45:16]

Et les réseaux d'égouts

[45:17]

et différentes décharges dont ils ont travaillé fort.

[45:20]

Oui, parce qu'il y a quand même

[45:22]

une hypothèse qui serait que

[45:23]

peut-être il y a une rivière

[45:25]

dans la rivière Ollentangui

[45:26]

qui passe près de Columbus

[45:28]

et qui est dans ce quartier-là.

[45:30]

Donc, c'est sûr qu'il y a une hypothèse, une théorie

[45:31]

qui dit qu'il y aurait pu, étant intoxiqué,

[45:34]

tomber dans la rivière, comme aussi on l'a déjà vu

[45:36]

au Québec. Oui, exact, ça arrive.

[45:39]

Mais il y a des plongeurs qui sont déployés

[45:41]

dans la rivière, justement près du campus.

[45:43]

Il y a une décharge près de

[45:44]

Grove City qui est spécifiquement fouillée.

[45:48]

Et les policiers cadraient

[45:49]

également les rues autour du bar,

[45:51]

les ruelles, ainsi que les bennes

[45:53]

et conteneurs à proximité.

[45:55]

Et parmi les pistes étudiées figurent

[45:57]

la possibilité que Brian ait été transporté

[45:59]

dans une benne à ordure à proximité

[46:01]

du bar, laquelle aurait été

[46:03]

envoyée vers une décharge

[46:05]

au Tennessee avant le début

[46:07]

des recherches.

[46:09]

Cette hypothèse est examinée, mais aucun élément

[46:11]

concret ne permet de la confirmer.

[46:13]

Il y a des chiens pisteurs qui parviennent

[46:15]

à suivre l'odeur de Brian,

[46:17]

depuis le bar jusqu'au stationnement

[46:19]

d'un restaurant Wendy's, situé

[46:21]

près de la proximité. Mais la piste

[46:23]

s'interrompt brusquement à cet endroit.

[46:26]

Oui, ça, c'est spécial.

[46:27]

Moi, je suis toujours fasciné par les chiens pisteurs.

[46:29]

Oui, oui, c'est incroyable.

[46:31]

Et ce type d'interruption, généralement,

[46:33]

c'est interprété comme le signe qu'une personne

[46:34]

est montée dans un véhicule.

[46:36]

Oui, comme dans le cas de Maura Murray, même.

[46:39]

Le chien pisteur est arrêté

[46:41]

en plein milieu de la route.

[46:42]

C'est vrai, tu as raison. Et c'est de ça

[46:44]

que Brian aurait pu quitter la zone

[46:47]

en embarquant dans un véhicule.

[46:49]

Mais les enquêteurs restent prudents.

[46:51]

Des conditions météorologiques, notamment

[46:53]

la pluie, pourraient affecter la fiabilité

[46:55]

de la piste canine.

[46:57]

Et le bar, qui semblait initialement

[46:59]

offrir un environnement hautement contrôlé,

[47:01]

eh bien devient une véritable

[47:03]

impasse pour les enquêteurs.

[47:05]

L'absence d'image de sortie,

[47:07]

combinée à des indices physiques limités

[47:09]

et à des hypothèses non confirmées,

[47:11]

eh bien, ça empêche de déterminer avec

[47:13]

certitude comment Brian a quitté

[47:15]

les lieux, ni dans quelles

[47:16]

circonstances précises il a disparu.

[47:20]

Ah oui, c'est vraiment...

[47:21]

il n'y a vraiment aucune...

[47:23]

rien qui fait de sens dans cette histoire-là.

[47:26]

Il va y avoir plusieurs pistes numériques, Seb,

[47:28]

qui vont être analysées, même des pistes numériques

[47:31]

qu'on dit silencieuses ici.

[47:33]

Et dans cette affaire-là,

[47:35]

le silence numérique est total.

[47:37]

Parce qu'à partir de la nuit

[47:39]

du 31 mars au 1er avril,

[47:41]

c'est comme si tout s'arrêtait

[47:43]

d'un coup. OK. Et ce genre

[47:44]

de rupture est particulièrement

[47:46]

inhabituel dans les enquêtes de disparition

[47:49]

ou même dans les cas de départ

[47:50]

volontaire. Les gens laissent

[47:52]

généralement des traces résiduelles,

[47:55]

qu'elles soient financières, numériques

[47:56]

ou administratives.

[47:58]

Un document de rempli un peu

[48:01]

avant, la personne, je ne sais pas moi,

[48:02]

a fait son testament, changé une assurance

[48:05]

ou encore

[48:06]

elle a envoyé un mot de départ

[48:08]

ou retiré toute l'argent de son compte,

[48:10]

des choses comme ça. Mais dans le cas de Brian,

[48:12]

il n'y a rien du tout.

[48:14]

Sur le plan financier, rien

[48:16]

ne bouge. Il n'y a aucun retrait,

[48:18]

aucun paiement par carte qui est effectué.

[48:20]

Il n'a pas payé son loyer par exemple

[48:22]

non plus. Aucun crédit,

[48:24]

aucune tentative d'utilisation de son

[48:26]

numéro de sécurité sociale

[48:28]

non plus après cette nuit-là.

[48:31]

Donc de ce côté-là, il n'y a rien du tout.

[48:32]

Il n'y a pas eu de billet d'avion

[48:34]

acheté en cachette.

[48:36]

Si ça a été fait, c'est sûr que ça a été fait

[48:38]

avec un stratagème très

[48:40]

poussé parce que ce n'est pas si évident de faire ça.

[48:42]

Non, non, il faut qu'il y ait des vrais faux papiers

[48:44]

d'identité. Ben oui, il n'y a pas eu de

[48:46]

location de voiture, pas de réservation

[48:48]

d'hôtel en dehors de son voyage

[48:50]

à Miami, déjà prévu

[48:52]

avec Alexis, puis il n'est pas

[48:54]

allé non plus à Miami sans Alexis.

[48:56]

Ça aurait pu être une hypothèse aussi

[48:58]

d'aller en voiture ou je ne sais pas comment.

[49:01]

Rien du tout.

[49:02]

Et les autorités vérifient également

[49:04]

les bases de données liées à l'identité

[49:06]

comme par exemple liées à son emploi,

[49:08]

à son logement ou encore ses dossiers médicaux

[49:11]

et sans détecter

[49:12]

la moindre activité associée à Brian

[49:15]

dans les mois qui suivent son absence.

[49:17]

Donc encore une fois, c'est très

[49:18]

mystérieux, cette absence

[49:20]

totale d'activité numérique.

[49:24]

Pendant des

[49:24]

mois, Alexis, sa blonde,

[49:27]

continue d'appeler le numéro de Brian

[49:29]

quand même presque chaque

[49:30]

soir. On le sait, dans les cas de

[49:32]

disparition, les familles font souvent ça

[49:34]

et la plupart du temps,

[49:36]

l'appel bascule immédiatement sur

[49:38]

la boîte vocale, comme si le téléphone

[49:40]

était éteint ou encore hors réseau

[49:42]

depuis la nuit de sa disparition.

[49:45]

Mais, écoute bien ça Seb,

[49:47]

dans la nuit du 11 septembre

[49:49]

2016, donc on est

[49:50]

presque six mois plus tard,

[49:52]

quelque chose change

[49:54]

dans les pignes cellulaires.

[49:56]

Cette fois-ci, l'appel ne coupe

[49:58]

pas. Le téléphone sonne,

[50:00]

imagine-toi donc. Une fois,

[50:02]

deux fois, trois fois,

[50:04]

puis s'interrompt brusquement.

[50:07]

Et là, c'est étrange

[50:08]

parce que ce comportement-là

[50:10]

ne correspond pas à celui d'un

[50:13]

appareil, pardon, qui est

[50:14]

hors service ou qui a été

[50:16]

fermé. C'est comme si l'appel

[50:18]

se rendait au téléphone, mais que personne

[50:20]

répondait. Et là,

[50:22]

les enquêteurs s'y intéressent immédiatement.

[50:25]

Ce que le public

[50:26]

ne sait pas à ce moment-là, c'est

[50:28]

que Singular,

[50:30]

la compagnie de téléphone,

[50:31]

surveille le numéro de Brian depuis

[50:34]

le début. Donc, dès le lundi

[50:36]

3 avril, deux jours

[50:38]

après la disparition, la

[50:40]

police avait activé un service de

[50:42]

pigne. Et entre le 1er avril

[50:44]

à 2h11 du matin

[50:45]

et ce lundi soir, c'est le

[50:48]

silence total. Le téléphone

[50:49]

semblait éteint. Puis, les signos

[50:52]

ont repris tranquillement.

[50:53]

Le service est resté actif pendant

[50:55]

30 jours, avec plusieurs pignes

[50:58]

enregistrés tout au long de cette

[50:59]

période-là.

[51:01]

Sauf que là, on n'était pas à l'époque d'aujourd'hui.

[51:04]

Donc, en 2006,

[51:05]

possible que c'était un peu plus difficile

[51:07]

de faire un Find My Phone,

[51:10]

par exemple. Les téléphones

[51:11]

n'avaient pas de GPS intégrés à cette époque-là.

[51:14]

Ou très peu.

[51:15]

Oui, on pouvait voir selon

[51:17]

peut-être une antenne cellulaire, un

[51:19]

kilomètre de quelques kilomètres, mais il n'y avait pas

[51:21]

de Find My Phone

[51:23]

à l'époque.

[51:24]

C'est jamais pris ici le positionnement

[51:27]

par tour cellulaire.

[51:29]

Exactement. Donc, le service est

[51:31]

resté actif pendant 30 jours.

[51:33]

Ça, c'est assez mystérieux.

[51:35]

Et le ping, associé à l'appel d'Alexi,

[51:38]

est localisé près d'une

[51:39]

tour cellulaire à Ilyard,

[51:41]

à une vingtaine de kilomètres

[51:43]

au nord-ouest de Columbus.

[51:45]

Et ce point se situe dans une zone

[51:47]

industrielle, à proximité de l'entreprise

[51:49]

E-Cycle, fondée

[51:51]

en 2005 et spécialisée

[51:53]

dans le recyclage d'appareils mobiles.

[51:55]

Donc, peut-être que son téléphone

[51:57]

aurait été, je ne sais pas moi,

[51:59]

d'une quelconque façon jeté à quelque part

[52:01]

au recyclé, et qui se

[52:03]

serait retrouvé là. Et là, c'est peut-être

[52:05]

que c'est eux, en fait,

[52:07]

qui ont réactivé le téléphone

[52:10]

en tentant de le recycler.

[52:12]

Son activité

[52:13]

principale à cette compagnie-là,

[52:15]

c'est de récupérer les téléphones usagés,

[52:18]

mais d'effacer les données qu'ils

[52:19]

contiennent afin de les remettre en circulation.

[52:23]

Donc,

[52:23]

c'est peut-être une hypothèse que son téléphone

[52:25]

se serait retrouvé là. Et si

[52:27]

le téléphone de Brian avait été vendu,

[52:30]

abandonné, ou remis à une

[52:31]

entreprise de ce type,

[52:33]

il aurait pu être brièvement rallumé

[52:35]

lors du processus de remise en état,

[52:37]

générant ainsi un signal sur le réseau.

[52:39]

Ce qui expliquerait le ping

[52:41]

à Eliard sans que Brian

[52:43]

soit nécessairement lié à cet endroit.

[52:46]

Cet emplacement n'a jamais

[52:47]

été confirmé par les autorités

[52:49]

comme point de localisation officielle.

[52:51]

Mais la coïncidence entre la tour cellulaire

[52:54]

et la présence de E-Cycle

[52:55]

dans ce secteur

[52:56]

est un élément qui soulève des questionnements

[52:59]

pas le choix,

[53:00]

même que ça fait presque un peu de

[53:03]

sens de mon côté.

[53:05]

Ce que je n'arrive pas à m'expliquer, par contre,

[53:07]

c'est comment le téléphone s'est retrouvé là.

[53:09]

Parce que si Brian est

[53:11]

disparu avec, ou s'il lui est arrivé

[53:13]

à un accident, ou je ne sais pas qu'il a été kidnappé

[53:15]

ou quelque chose,

[53:16]

je ne suis pas sûr que les gens,

[53:20]

les ravisseurs

[53:21]

auraient pris son téléphone

[53:22]

afin de le mettre dans un bac de recyclage.

[53:25]

Ils auraient probablement détruit

[53:26]

ou lancé dans une rivière.

[53:28]

À moins d'avoir un ravisseur avec une conscience écologique.

[53:31]

Oui, exactement.

[53:32]

Mais c'est bizarre comme mot

[53:33]

qu'un téléphone se retrouve là.

[53:35]

À moins que Brian l'ait lui-même mis

[53:39]

dans un bac de recyclage.

[53:41]

Ça ne veut pas dire

[53:42]

que parce que tu mets ton téléphone

[53:43]

dans un bac de recyclage, il va se retrouver

[53:45]

dans une entreprise qui recycle des téléphones.

[53:47]

Il faut le faire manuellement, soit même.

[53:49]

Il doit avoir des points de dépôt probablement

[53:51]

via des boutiques peut-être

[53:53]

de réparation.

[53:55]

Ça serait à creuser comment cette entreprise-là

[53:57]

fonctionne.

[53:59]

Parce que c'est mystérieux là.

[54:01]

À moins que son téléphone ait été perdu

[54:02]

et que quelqu'un qui l'a retrouvé

[54:04]

ait eu la conscience de le rapporter

[54:07]

dans une boutique ou autre.

[54:09]

Mais c'est spécial.

[54:11]

Ce ping là, ceci dit,

[54:12]

ce n'est pas un cas isolé, Seb.

[54:14]

Dans les semaines qui suivent la disparition,

[54:17]

le téléphone de Brian avait déjà été détecté

[54:19]

à plusieurs reprises

[54:21]

dans différents secteurs de Columbus.

[54:23]

D'abord à l'intersection

[54:25]

de Kenny Road et Lane Avenue

[54:27]

à proximité du campus

[54:28]

de l'Ohio State.

[54:30]

Et ensuite, le long de North Eye Street,

[54:33]

l'artère qui longe le quartier

[54:35]

du ugly tuna saluna.

[54:36]

Puis vers Eliard qui revient

[54:38]

à deux moments distincts

[54:40]

pendant les semaines suivant la disparition

[54:42]

et lors de cet appel passé par Alexis

[54:44]

en septembre.

[54:45]

Donc ça aurait pigné quelquefois

[54:47]

comme si le téléphone se serait déplacé.

[54:50]

Exactement.

[54:51]

Les localisations sont larges, imprécises

[54:54]

et impossibles à transformer

[54:55]

en trajets précis, ceci dit.

[54:57]

On n'était pas à notre époque.

[54:59]

Les données montrent toutefois une évolution.

[55:02]

Durant les deux premières semaines,

[55:04]

les pignes restent concentrées

[55:05]

dans le secteur ouest du campus

[55:07]

autour de Kenny Road.

[55:08]

Puis vers la fin du mois d'avril,

[55:11]

le téléphone commence à pigner

[55:12]

deux tours distincts dans le secteur

[55:14]

de Eliard, comme si l'appareil

[55:17]

se déplacait.

[55:18]

Après les 30 jours de surveillance,

[55:20]

Singular arrête le service malheureusement

[55:23]

et aucune donnée n'existe

[55:25]

pour la période qui suit.

[55:27]

Encore une fois malheureusement.

[55:29]

Prise ensemble, ces données

[55:31]

pointent vers quelque chose,

[55:33]

c'est-à-dire le téléphone de Bryan

[55:35]

à continuer à apparaître sur le réseau

[55:37]

un mois après sa disparition.

[55:39]

Mais on ne sait pas s'il était

[55:41]

accompagné de Bryan

[55:42]

ou si le téléphone s'est juste déplacé

[55:44]

de main en main qu'ils l'ont trouvé

[55:46]

à gauche et à droite.

[55:48]

Et ces signaux sont fiables.

[55:49]

Quelque chose où quelqu'un a quitté

[55:52]

le South Campus Gateway cette nuit-là

[55:54]

avec le téléphone de Bryan.

[55:56]

Et ça, ça change quand même beaucoup de choses.

[55:59]

Ces données vont d'ailleurs

[56:01]

ressurgir des années plus tard

[56:02]

et ramener l'enquête exactement

[56:04]

là où elle avait commencé.

[56:07]

Et justement, pour conclure

[56:08]

un peu notre chronologie d'aujourd'hui,

[56:10]

Emile, je dois te parler de Clint Florence,

[56:12]

l'ami de Bryan.

[56:14]

Oui, avec qui il avait possiblement une tension.

[56:16]

Exact. Et Clint Florence

[56:18]

y occupe une place particulière

[56:20]

dans l'histoire de Bryan.

[56:21]

Ce n'est pas un simple témoin aperçu

[56:23]

dans un bar ce soir-là,

[56:25]

mais un ami proche et un ancien colocataire de Bryan.

[56:29]

Le matin du 31 mars,

[56:30]

quelques heures avant la soirée,

[56:33]

Clint laisse un commentaire public

[56:34]

sur le profil MySpace de Bryan.

[56:37]

Je vous le cite,

[56:38]

« Mesdames, ne croyez pas un mot de ce que dit cet homme.

[56:41]

Il adore les filles faciles. »

[56:43]

C'est un message

[56:44]

en apparence banal,

[56:46]

mais qui prend vraiment une tournure particulière

[56:48]

avec du recul.

[56:50]

Bryan et Clint sont très proches.

[56:52]

Ils sortent souvent ensemble à Columbus,

[56:55]

fréquentent les mêmes bars,

[56:56]

les mêmes soirées étudiantes.

[56:57]

Cette proximité explique aussi pourquoi

[56:59]

le comportement de Clint,

[57:01]

après la disparition,

[57:03]

va autant marquer la famille Schaffer.

[57:06]

Écoutez ça, c'est particulier.

[57:08]

Dans les premiers jours de l'enquête,

[57:10]

Clint coopère avec la police.

[57:12]

Il raconte le déroulement de la soirée,

[57:14]

les bars visités,

[57:15]

les déplacements du groupe,

[57:16]

puis le moment où il perd Bryan de vue

[57:19]

ou ugly tuna.

[57:20]

Certaines personnes affirment aussi

[57:21]

qu'il serait retourné près de l'appartement de Bryan

[57:24]

dans les jours suivants,

[57:26]

espérant le voir réapparaître.

[57:28]

Puis, progressivement,

[57:30]

quelque chose change.

[57:32]

Dès que les enquêteurs commencent

[57:33]

à poser des questions plus précises

[57:36]

sur les dernières heures de Bryan,

[57:38]

et bien Clint prend ses distances.

[57:40]

Les échanges avec la famille

[57:42]

deviennent plus rares.

[57:43]

Le contact finit presque par disparaître complètement.

[57:47]

Pour les proches,

[57:48]

cette distance soudaine est très difficile

[57:50]

à accepter.

[57:51]

Dans le contexte d'une disparition

[57:53]

aussi incompréhensible,

[57:55]

ce silence commence rapidement

[57:56]

à être perçu comme celui de quelqu'un

[57:58]

qui en sait peut-être plus qu'il ne le dit.

[58:02]

Sur les conseils de son avocat,

[58:04]

Neil Rosenberg,

[58:06]

Clint refuse

[58:07]

de passer un polygraph,

[58:09]

contrairement à Meredith et Randy,

[58:13]

qui acceptent

[58:14]

de s'y soumettre.

[58:16]

Mais d'un point de vue légal,

[58:17]

ce choix n'a rien d'inhabituel,

[58:19]

parce que beaucoup d'avocats

[58:20]

se déconseillent ce type de test

[58:22]

dans des dossiers aussi médiatisés.

[58:24]

Mais pour la famille Schaffer,

[58:26]

ce refus devient rapidement

[58:28]

le signe d'un ami qui refuse

[58:29]

de prendre le moindre risque

[58:31]

qui pourrait aider à comprendre

[58:33]

ce qui s'est passé vraiment cette nuit-là.

[58:36]

Oui, c'est dur d'analyser les comportements

[58:38]

des gens suivant une disparition comme ça.

[58:40]

Le moindrement, Clint,

[58:43]

je dis pas que c'est lui,

[58:44]

je dis pas que c'est pas lui,

[58:45]

mais tu sais,

[58:46]

ça se peut qu'il y a eu des tensions avec Brian,

[58:48]

et puis qu'il se dise soudainement,

[58:50]

si ces tensions-là reviennent

[58:52]

au grand jour, je vais peut-être être considéré

[58:54]

comme un suspect.

[58:57]

C'est pas inhabituel,

[58:58]

je pense, qu'il engage un avocat.

[58:59]

Faut pas voir l'engager un avocat

[59:03]

comme une preuve

[59:05]

ou encore une suspicion

[59:06]

ou une preuve d'implication.

[59:08]

Je pense que chaque personne a sa manière

[59:10]

de réagir, et dans un cas comme ça,

[59:12]

si tu veux pas te mettre dans le trouble,

[59:13]

parfois vaut mieux le faire.

[59:17]

Je dis pas que ce serait mon cas,

[59:19]

mais je veux dire,

[59:19]

ça se peut fort bien que si ma fille disparaissait,

[59:21]

je ferais la même chose.

[59:23]

Même s'il, sans doute, bien des gens

[59:26]

me diraient,

[59:27]

Emile, il est suspect, il dit rien,

[59:30]

il veut pas passer de polygraphes ou autre,

[59:32]

parce qu'il faut quand même faire attention

[59:34]

à ce qu'on dit dans des cas comme ça.

[59:35]

Oui, exact, et comme tu dis,

[59:37]

il faut pas faire de corrélation systématiquement.

[59:40]

Mais c'est vrai que du point de vue des proches,

[59:42]

ça envoie aussi un drôle de signal.

[59:43]

Donc, je les comprends de

[59:46]

peut-être voir Clint

[59:48]

comme, peut-être pas comme un suspect,

[59:50]

mais comme quelqu'un qui en sait peut-être plus.

[59:52]

Oui, oui, exact. Parce que généralement,

[59:54]

quand c'est ton ami et que tu veux

[59:56]

résoudre l'énigme, tu vas avoir tendance

[59:58]

à collaborer le plus possible.

[01:00:00]

C'est pour ça que je comprends un peu.

[01:00:03]

Et là, la situation se détériore,

[01:00:04]

Emile, à la suite

[01:00:06]

des déclarations de l'avocat de Clint.

[01:00:07]

Dans une lettre, l'avocat

[01:00:09]

Neil Rosenberg, lui, il laisse entendre

[01:00:12]

que selon lui,

[01:00:14]

les enquêteurs envisageraient sérieusement

[01:00:16]

la possibilité que Brian soit

[01:00:17]

toujours vivant quelque part.

[01:00:19]

Il ajoute que si c'est le cas,

[01:00:22]

alors c'est Brian lui-même

[01:00:23]

qui ferait souffrir sa famille

[01:00:25]

en choisissant de ne pas reprendre contact.

[01:00:28]

Ça, je trouve ça un peu cheap.

[01:00:29]

Et pour les proches de Brian,

[01:00:31]

ses propos passent extrêmement mal.

[01:00:33]

Et on comprend pourquoi.

[01:00:35]

Puis, au fil des années,

[01:00:37]

Clint aurait décrit Brian

[01:00:39]

comme quelqu'un capable

[01:00:40]

de partir seul sans prévenir

[01:00:43]

ou de s'éclipser facilement

[01:00:44]

au cours d'une soirée.

[01:00:46]

Derek, le frère de Brian,

[01:00:48]

voit ses remarques d'un très mauvais œil.

[01:00:50]

À ses yeux, elle donne l'impression

[01:00:52]

que Clint tente surtout

[01:00:54]

de présenter la disparition

[01:00:55]

comme un choix volontaire

[01:00:57]

plutôt que comme quelque chose

[01:00:59]

d'anormal ou d'inquiétant.

[01:01:01]

Oui, puis on va y revenir

[01:01:05]

avec ce cher Clint

[01:01:07]

au couronné du prochain épisode.

[01:01:09]

Ça termine un peu

[01:01:10]

notre chronologie sable

[01:01:12]

pour cet épisode,

[01:01:14]

cette partie 1 de Brian Schaeffer

[01:01:16]

20 ans plus tard.

[01:01:18]

On vous garde un peu en haleine,

[01:01:20]

les Dix-Tordue.

[01:01:20]

J'espère que vous avez adoré cette première partie

[01:01:23]

parce qu'on va revenir

[01:01:25]

pour une deuxième partie

[01:01:27]

dans une semaine ou deux à peu près

[01:01:30]

au retour des vacances de Seb.

[01:01:32]

Puis on va présenter

[01:01:34]

les différentes théories parce que vous allez

[01:01:36]

le voir. On va parler de

[01:01:37]

est-ce qu'il y aurait même un tueur en série

[01:01:39]

lié à cette histoire-là.

[01:01:41]

Est-ce qu'on parle de disparition volontaire?

[01:01:43]

Est-ce qu'il y aurait eu un crime

[01:01:45]

lié à tout ça ou encore

[01:01:47]

on va parler aussi de rumeurs

[01:01:49]

dans le cercle d'amis de Brian.

[01:01:51]

Donc ne manquez pas ça, cette partie 2.

[01:01:53]

Ça va être très intéressant.

[01:01:55]

C'est un gros dossier, le dossier de Brian Schaeffer.

[01:01:57]

Encore une fois, on vous encourage

[01:01:59]

à aller voir les vidéos

[01:02:01]

de surveillance sur YouTube. Vous allez comprendre

[01:02:03]

un peu plus de ce dont on parle

[01:02:05]

quand on parle du Ogletuna Saluna

[01:02:07]

et de la façon dont ce complexe

[01:02:09]

est fait. Et puis,

[01:02:12]

dites-nous ce que vous en pensez si vous aimez

[01:02:13]

cette histoire, si vous la connaissiez déjà,

[01:02:15]

si vous avez des hypothèses. Mais c'est le genre

[01:02:17]

d'histoire qui connaît encore des développements.

[01:02:19]

Il y en a eu en 2026. On va faire

[01:02:21]

le tour de toutes ces hypothèses-là

[01:02:23]

dans le prochain épisode.

[01:02:25]

Donc là-dessus,

[01:02:27]

tout le monde, on vous souhaite un bon début

[01:02:28]

d'été. On est toujours avec vous.

[01:02:31]

Sachez que sur Patreon,

[01:02:32]

il y a une tonne de contenu. Notre épisode secret

[01:02:34]

est d'ailleurs sorti il y a quelques semaines

[01:02:36]

et on sort des heures saison

[01:02:38]

comme ça. Vous avez accès aussi à

[01:02:40]

tous nos shows, tous nos cabarets de curiosités

[01:02:42]

du web qui sont tous différents.

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Ils sont tous disponibles sur Patreon.

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Donc l'été, ça se passe sur le Patreon

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de Distorsion. Et afin

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de bien conclure cet épisode, Seb,

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on a quelques shout-out à donner justement.

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Je commence

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l'amour. Merci à Fripounok,

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Valérie L,

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Vinciane S,

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Isabelle S et Émilie V.

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Un gros shout-out à

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Jessica L, à Nathalie

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B, à Dominique M,

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Julie L et Milène

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G. Un gros merci à

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Hélène P, Marilou Bessé,

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Catherine P,

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Goubert et Chris G.

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Une bonne poignée de main

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suivie d'un câlin à Pascal L,

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à Alex E,

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à Walter S,

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à Hélène et à Marie-Eve

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RG. Et je conclue

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les remerciements en remerciant

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Chloé T, Calypso

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DL, Geneviève

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B, la mystérieuse Fanette

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et Anne-Marie D.

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Que des filles aujourd'hui mon cher

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Seb, je crois. À part Chris.

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Peut-être que Chris, on ne sait pas.

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Peut-être Christophe ou Christine encore.

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Le mystère, tiens.

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Donc, à très bientôt tout le monde.

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Passez un bel été. Mais sinon

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Émil, est-ce que tu aurais un mot de la fin

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pour nous? Disparaitre à l'ère numérique,

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c'est pas évident.

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Il y a toujours une trace qui subsiste

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quelque part.

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Comme sur MySpace.

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