Dans le cadre du passage de Victoria Charlton à Montréal pour le lancement de son livre Gardez l’oeil ouvert, nous la recevons le temps d’une discussion, où nous répondons à vos questions et discutons de plusieurs sujets en lien avec le “true crime” en général. Il s’agit de la version audio du YouTube Live enregistré sur la chaîne de Victoria, disponible en vidéo ici: https://www.youtube.com/watch?v=caJAeMTZbgM

Épisode
Bonus - YouTube LIVE avec Victoria Charlton
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Bonjour chers distordus, Victoria Charlton, notre bonne amie qui est aussi Youtubeuse True Crime,
était de passage à Montréal pour le lancement de son nouveau livre Garder l'œil ouvert.
On a eu la chance de faire un Youtube Live avec elle sur sa chaîne
où on a répondu à plusieurs de vos questions, puis on a aussi discuté de plusieurs choses,
dont la tendance actuelle du contenu True Crime, donc c'est très intéressant.
Voici le format audio de ce Youtube Live, et si vous souhaitez voir nos magnifiques visages,
rendez-vous sur la chaîne de Victoria sur Youtube pour trouver l'enregistrement vidéo de cette discussion-là.
Bonne écoute et à très bientôt!
C'est un plaisir de t'avoir avec nous. On est dans ma cuisine.
Ambiance des contractes.
Oui, ambiance des contractes, c'est une distorsion, puis une vidéo de Victoria un peu en même temps.
Si vous nous écoutez sur la chaîne de Victoria, puis que vous ne nous connaissez pas,
on est Distorsion Podcasts, donc nous, on va sortir un podcast un peu plus tard avec Victoria.
On va sortir l'épisode sur notre flux RSS, puis sinon, c'est un plaisir de take over ta chaîne.
Oui, hijack qui m'achaine.
Oui, on en profite de tes 350 000 fans.
Vous devez les connaître déjà, parce que vous avez dû regarder la vidéo de Skyler Nees.
C'est vrai.
Ça fait longtemps qu'on est à vie.
On a changé depuis un an.
Trois ans.
Ça fait pas trois ans.
Deux ans, déjà.
D'après moi, ça fait deux ans.
Oui, mais c'est vrai que ça fait sept ans.
Est-ce que ça marche toujours? Si le son est mauvais, vous pouvez nous le dire.
Si il y a un petit problème ou si ça lague, n'hésitez pas.
Je vais juste voir. On va regarder un petit peu les commentaires.
Je pense que ça va. Pour ceux qui sont en Europe, vous pouvez l'écouter en rediffusion.
C'est cool si vous êtes là en ce moment, mais ne stressez pas.
Oui, non, ça va être là pour toujours.
Sur l'internet, c'est écrit à langue calme.
Victoria, tu as eu une grosse semaine dans le fond parce que tu as lancé ton livre.
Oui, un gros mois.
Veux-tu nous en parler un peu de ton aventure littéraire?
Oui, mais c'était la première fois que j'écrivais un livre comme vous il n'y a pas longtemps.
J'ai fait le tour des podcasts.
Je n'ai pas été dans les mainstream media tant que ça.
J'ai rencontré mes abonnés, j'ai fait des séances de dédicace.
C'était génial.
J'ai un peu la grippe, l'épuisement, j'imagine.
On ne se rend pas compte comment c'est exigeant.
On peut dire qu'il y a une pression quand même.
J'avais du stress à chaque fois.
Vous avez fait du salut bonjour, c'était tellement stressant.
Il y a des gens qui écoutent, c'est un vrai plateau de télé.
C'est 3 ou 4 minutes.
C'est un gros mois, mais je suis contente d'être ici.
Je suis fan des podcasts, j'ai fait pas mal de podcasts dernièrement.
Je ne peux pas manquer de distorsion.
Tu as gardé le meilleur pour la fin.
On est ton dessert.
C'est cool, on a sélectionné le concept de ce soir.
On a sélectionné chacun de notre côté des questions l'un pour l'autre.
On a aussi pris des questions de la communauté.
Des membres de la communauté de Victoria qui ont des questions pour nous et vice versa.
Ça risque d'être intéressant.
En fait, on est relax ce soir.
On voulait prendre la peine de jaser avec toi.
De ne pas trop se stresser avec un épisode trop lourd.
On sait si on veut vraiment approfondir des cas.
Il y en a des tonnes sur ta chaîne, sur la nôtre aussi.
Commentaire, est-ce que vous voulez qu'on commence ça?
On peut commencer avec les questions.
Ça va tellement développer.
On jase pas mal ensemble.
Seb, est-ce que tu veux te lancer une question personnelle?
Parce qu'on avait des questions personnelles aussi.
Moi, je me demandais, étant donné que tu habites au Mexique et que tu parles l'espagnol,
est-ce que ça t'est déjà venu à l'idée?
Est-ce que tu as un projet de développer du contenu en espagnol?
Parce qu'il y a beaucoup de gens qui parlent l'espagnol.
Tu regardes, il y a une fille qui fait des vidéos.
J'ai découvert sa chaîne récemment, elle s'appelle Paulette.
Elle fait des vidéos un peu comme moi.
Je trouve qu'on a vraiment le même style et c'est fou.
Tous les sujets qu'elle a parlé ou qu'elle parle, j'ai tous les mêmes sujets.
On dirait vraiment qu'on travaille ensemble.
Puis c'est vu, c'est la même rapport.
C'est des millions et des millions de vues.
J'avais déjà vu sa chaîne, c'est quand même assez intéressant aussi.
C'est impressionnant, mais je ne sais pas.
Parce que je trouve que ça serait le double de travail.
Chaque vidéo en espagnol, double de montage.
Puis je me dis que j'aime mieux me concentrer sur une langue.
Parce que même en anglais aussi, il y a moyen d'obtenir des millions de vues.
Mais j'aime vraiment en ce moment ce que je fais.
Ça ne me tente pas de me rajouter de la job pour avoir des petites vues en espagnol.
Mais tu es toute seule, tu n'as pas d'équipe avec toi.
Le montage, la recherche, c'est que Victoria Charlton qui fait ça.
C'est vrai que le monde me dit que tu as déjà fait tes recherches.
Fais-la en espagnol aussi.
Mais ce que j'aime le moins sur ma chaîne, c'est filmer.
J'ai ce, filmer une vidéo, je ne sais pas pour vous.
J'adore les recherches, j'adore le montage.
Filmer, le refaire en espagnol, ce n'est pas ma langue maternelle.
Tu sais bien que je le parle très bien.
Ça serait une autre histoire.
Très bonne question, Sébastien.
Ça commence direct.
Je vais en enchaîner une pour Victoria qui vient de moi-même.
Depuis la dernière fois qu'on s'est parlé, il y a plus d'un an.
Presque trois selon ta mémoire.
Tu penses que c'est un petit peu moins.
Mais quelles sont les histoires qui t'ont le plus marqué depuis ce temps-là
ou dont tu aimerais nous parler?
Parce que la dernière fois, on avait beaucoup discuté d'Elizalem, de Maura Murray.
Et ça, c'est un peu True Crime 101.
C'est un peu les histoires que tu commences à t'intéresser
quand tu t'intéresses à ce type d'histoire-là.
Mais depuis, tu en as fait tout plein.
Quelles sont les histoires qui t'ont le plus marqué la dernière année?
J'ai dit « Starting from Elizalem, now we're here ».
Tout le monde commence par Elizalem quand ils l'entendent.
C'est tellement de même question.
J'ai Lauren Agee, que j'ai été obsédée à la cause du podcast.
Toi, tu m'as recommandée.
C'est pas moi, en tout cas.
Éduquez-moi. Je ne connais pas ce cas.
C'est une jeune fille qui est partie en camping avec ses amis.
Ils l'ont retrouvée morte dans le fond.
Ils ne l'ont pas rapporté disparu.
Ils l'ont retrouvée morte le lendemain.
Ça a été déclaré comme un accident,
mais on sait que c'est probablement un meurtre de ses bons amis.
Avec qui est en camping, je fais une vidéo là-dessus.
Ça m'a quand même obsédée un bon bout de temps.
Lauren Agee...
Oui, c'est toute une histoire.
Moi, elle m'avait vraiment passionné aussi parce qu'il y a eu un podcast.
Je pense que c'est Without Warning.
Je pense que je vais te faire entièrement là-dessus.
Super intéressant.
C'est un peu une histoire de mensonges entre meilleurs amis,
de camping dans la nature.
On ne sait juste pas ce qui est arrivé.
Ils l'ont retrouvée dans l'eau,
mais il n'y a aucun témoignage qui se tient entre tous ses amis.
C'est la détective privée qui a été engagée par la famille qui fait le podcast.
C'est assez lourd, c'est très très technique.
Des fois, c'est un podcast de deux heures,
et c'est juste une entrevue enregistrée,
un interrogatoire entre le suspect et le policier.
Regardez comment le policier a fait du mauvais travail.
C'est vraiment ça.
C'est très très technique.
Il faut quand même que tu saches l'anglais parfaitement pour comprendre.
Mais c'est excellent.
Puis, Suzanne Powell...
Est-ce que vous allez en parler?
Je ne sais pas s'il y a tant de numérique.
Pas tant.
Même l'histoire de Lauren et G,
j'aurais aimé en en parler.
Il y a un peu de numérique.
Il y a eu des photos Facebook, des choses comme ça.
Peut-être qu'un jour, on va en parler aussi.
C'est très intéressant.
Suzanne Powell aussi.
J'ai écouté le podcast Cold.
Je ne sais pas si vous l'avez écouté.
Il y a quelque chose.
J'ai lu un livre là-dessus.
J'ai tout fait.
En tout cas, ma plus longue vidéo,
j'ai fait une vidéo de une heure et demie sur YouTube.
C'est quand même compliqué.
À deux, c'est facile.
Ça a été quelque chose.
C'est facile.
Suzanne Powell aussi.
Même aujourd'hui,
c'est une histoire qui me bouleverse.
Résumé-la pour les gens qui la connaissent.
Il y a tellement de rebondissements.
Je n'ai pas envie de spoiler.
Comment ça commence, l'intrigue?
C'est Suzanne Powell qui disparaît
alors qu'elle est partie en camping
avec son mari et ses deux enfants.
En fait, ils partent en camping
dans une grosse tempête de neige en Utah.
Ils partent en camping. Josh revient avec
ses deux enfants, mais Suzanne...
Ils manquent de l'école.
Oui, c'est ça. Ils partent à minuit.
Ils reviennent et Suzanne ne revient pas
avec eux.
Chaque personnage
dans ce toit-là,
il a un gros background.
Le beau-père de Josh, le mari de Suzanne,
est amoureux fou de Suzanne.
Il est accusé
de pédophilie.
En tout cas, c'est une sorte
de malade.
Ce que je retiens des deux cas
que vous nous dites, il ne faut plus aller en camping.
Il faut éviter.
Il faut y aller seul.
C'est peut-être parce que ça m'a fait penser à l'autre.
C'est vraiment fou.
Il y a une histoire
que j'aimais bien aussi,
que nous, on n'a jamais parlé,
c'est celle de Andrew Gaston,
le jeune homme qui est disparu.
Oui, mais j'en ai parlé dans mon livre.
J'ai pas de vidéo là-dessus,
mais vu que j'en ai parlé dans mon livre,
je ne pense pas en faire. Mais je raconte
ce que c'est.
C'est un petit gars de 14 ans
qui, tout semble, vient d'aller
à la maison.
Un matin, il va à l'école,
ses parents partent, il revient chez lui,
il se change avec ses habits de pognes
de l'époque.
Il s'en va à la gare d'autobus,
il se prend un train aller pour Londres,
mais même le gars
qui vend le billet, il dit,
ça serait vraiment mieux si tu prenais un billet aller-retour,
c'est moins cher. Il dit non, je veux aller.
Puis on le voit qui sort de la
gare de train, il est disparu après ça,
il est disparu.
On ne sait pas si c'est une fugue,
est-ce qu'il a été victime d'un crime, est-ce qu'il s'est suicidé,
on ne sait pas.
Il y avait un t-shirt de Slipknot,
on se suppose que...
Peut-être qu'il allait à un concert.
Mais ça,
j'ai parlé avec son père pour l'écriture du chapitre,
c'est parce que
tout le monde dit, c'est peut-être lui
qui était à ce show-là.
Son père dit, je suis comme écoeurée
de me faire dire ça. Peut-être qu'il allait à un show,
au final, on s'en fout parce que la raison
qu'il est allé, ce n'est pas ça l'important,
on veut le trouver.
Même s'il est allé à un show, même s'il a manqué de l'école
pour aller à un show, ce n'est pas grave parce qu'il est quand même
porté disparu. Les gens,
les Websloot s'attardent full sur ces détails-là,
mais même s'il a été vu au show de Slipknot,
ça ne va rien changer, on ne va plus
le retrouver. C'est comme ça
la mentalité du père d'Andrew.
Est-ce que toi, tu penses que dans cette histoire-là,
en fait, Andrew Gosden, il est parti
avec sa PSP. Oui, ça, c'est vrai.
Puis on sait que, bon,
je pense qu'il n'y avait pas de téléphone cellulaire ou rien de ça.
Oui, il n'y en avait pas. Puis il y en a qui
suspecte que peut-être il a
fait face à un prédateur rencontré
en ligne. Puis moi, je me disais,
j'ai déjà eu une PSP, puis c'est possible
quand même d'aller sur Internet avec une PSP.
Est-ce que ça se peut qu'il a
rencontré quelqu'un, puis que c'était avec
sa PSP qu'il discutait?
Non. Ben,
on pense que... Ben, premièrement, ça, c'est fou, parce qu'il
est parti avec son PlayStation.
Oui, il est exportable. Pour ceux qui ne le savent pas,
c'est un genre de Game Boy
de fait par PlayStation. Puis il n'a pas ablé
son chargeur. Puis il n'a pas ablé de vêtements chauds.
Fait qu'on pense qu'il pensait
revenir. Tu sais, un petit gars qui part avec sa PSP,
il amène son chargeur. Tu sais, si tu veux t'enfure
de ta maison, tu amènes ton chargeur.
Puis il a pas ablé. Fait que ça, il pensait peut-être
revenir. Mais pourquoi il n'a pas pris un billet à aller
retour, dans le fond? Mais
ils ont vraiment... Genre, il y avait
aussi un Xbox.
Fait qu'ils ont vraiment checké parce qu'en ligne
aussi, sur Xbox, tu peux parler...
Ils ont vraiment toutes regardé ses comptes.
Il n'y a rien. Je pense qu'il
n'y avait pas de compte en ligne. Ils ont fouillé les
ordinateurs. Il y avait un ordinateur à sa soeur.
Il ne l'utilisait pas. À l'école, ils ont fouillé
les ordinateurs. Ils ont tout fouillé.
Ils n'ont rien trouvé. Ils allaient rencontrer quelqu'un.
Fait que je ne sais pas. Moi aussi, je pensais ça.
Mais oui, bien intéressant.
C'est assez mystérieux.
Toi, Victoria, as-tu une question?
Absolument. Mais on dirait
que ça commence. Je vais commencer avec des questions
d'abonnés. Ça commence...
J'en avais une vraiment intéressante,
mais je ne vais pas la poser tout de suite.
J'attends que vous ayez vu deux ou trois bières.
C'est bon. C'est une question crue.
Je pense qu'on vous
l'a demandé beaucoup, mais j'aimerais ça en demander
comment le projet de distorsion a commencé.
C'était un jour une fois à mille pis moi,
on était bien chaud.
On a commencé...
C'est pas loin de ça quand même.
On a commencé... Moi pis Seb,
on a déjà fait un podcast il y a très longtemps
avant que les podcasts
soient cool comme maintenant.
C'était vraiment un podcast plus d'actualité
technologique,
basé sur l'actualité.
Par la suite, moi, je suis déménagé à Montréal.
J'étais à Québec à l'époque.
Puis là, moi pis Seb, on a
renoué d'amitié.
On s'était dit qu'à un certain moment,
on avait envie de recommencer un podcast.
C'était après les séries
et les podcasts de True Crime
qui ont mis la table.
Generation Y, True Crime Garage,
des podcasts comme ça que nous, on aimait bien.
On s'est dit, pourquoi pas
utiliser notre amour de l'air numérique,
mais en même temps, notre amour
des documentaires pour faire des podcasts
autour de ça. On a commencé,
on a brainstormé très longtemps.
On a listé des sujets,
Maura Murray, Lisa Lam,
tout ça évidemment, mais d'autres aussi.
Marina Joyce. Oui, notre premier épisode
était sur
Marina Joyce. C'est un peu comme ça
que c'est né. On a pensé à un espèce
de format narratif
que les gens allaient embarquer pis consommer
un peu intemporellement.
Mais on a construit la structure un peu intuitivement,
même dès l'épisode 1.
Et étrangement, on a respecté ça tout le long.
On a pas trop changé depuis.
Non, c'est ça. Mais on l'avait pas
pré-réfléchie. C'était sur le moment
on s'est dit, on va faire une petite intro,
on va amener une bière.
Et finalement, le mot de la fin.
Oui, oui, oui. Tout ça, c'était des intuitions
un peu impulsives sur le moment.
Et finalement, ça a créé le format.
Ça, c'est l'aspect
que je trouve
le fun de la création de distortion.
C'est tout le non-planifié que finalement
il est devenu une routine.
J'ai l'impression que vous, au contraire,
vous êtes full organisé.
J'ai commencé ma chaîne YouTube, j'ai pas fait une liste
de sujets. Mais vous, on dirait que vous êtes super...
On est vieux. Très méthodique.
Oui, on est méthodique.
Toutes nos structures,
même nos Google Drive.
C'est parce que j'ai l'impression...
Faut être structuré,
je trouve, pour faire le genre de truc
qu'on veut faire.
Faut donner un rendu intéressant,
qu'il ne soit pas plat, qu'il n'y ait pas de « e »
ou justement pas de...
Trop d'hésitation. Oui, trop d'hésitation
comme je fais là.
Maintenant, je suis gêné.
Ou des réponses qu'on n'a pas.
Rarement, on va dire
on ne le sait pas ou si on ne le sait vraiment pas,
mais on ne dira jamais une demi-information.
On a toujours tenté
d'être le plus clair possible
pour que ça coule bien
pour les auditeurs.
Toi, t'es quand même bien organisé aussi.
Tu en as des listes de sujets,
il y a un cartable
plein de secrets.
Oui, non, c'est ça.
Je suis organisée, mais je vous voyais
à la préparation tantôt.
Vous êtes très pointilleux.
C'est peut-être plus ça.
Moi, je suis plus comme...
Je fais mes vidéos, mon focus ne marche pas.
Pointilleux, chiant?
Non, vraiment pas.
C'est positif.
Comme tu dis, c'est un brainstorm,
vous avez fait quel sujet qu'on va parler.
Moi, j'aurais été genre on verra chaque semaine.
Il y a eu un peu de ça aussi.
Oui, on n'avait pas toujours
nos sujets d'avance tant que ça.
Maintenant, c'est parce que
au fil du temps, on en a accumulé,
mais au départ, des fois,
on cherchait la semaine après.
On en avait toujours un peu en banque,
mais de choisir le bon,
de créer une variante aussi,
parce qu'il ne faut pas juste faire des true crimes
un après l'autre.
On essaie de varier un peu tout ça.
Moi aussi, c'est ça.
Pas juste les distinctions.
Ben oui.
Prochaine question, Sam, c'est à toi.
Est-ce que tu vas d'une question personnelle
ou d'une question d'un auditeur?
Je vais aller d'un auditeur.
C'est à toi.
C'est pas du tout bizarre.
Je peux-tu t'apposer en même temps?
Oui, bien oui.
La première question qui vient de
Gus Locass, j'espère que je prononce bien.
Aimerais-tu créer ton propre podcast?
Ah oui, on me l'a posé.
C'est ça, on a choisi celle de Gus,
mais on sait qu'il y a à peu près 100 000 personnes
qui ont posé la question de Victoria.
Attends, je vais juste mettre ça pour pas que ça...
Je vais te...
Pour pas que ça sonne dans le chat.
Écoute, je pense que...
J'ai pensé à ça.
Il y en a qui me dit, fais juste prendre ta vidéo
en sonore, mais j'ai l'impression
que le podcast, c'est un or,
que je peux pas juste mettre mes trucs en sonore.
C'est ça, t'as raison.
Mais j'ai l'impression que si je fais un podcast,
ça va être un podcast,
pas juste mes vidéos ensemble.
Bâti pour le format.
Mais toute seule, je sais pas si...
Je serais pas capable de parler pendant 2 heures
d'un sujet toute seule.
Je serais pas capable.
Puis j'ai pensé aussi,
si je mets mes vidéos
en sonore sur podcast,
on dirait que c'est vraiment con,
mais je perdrais beaucoup de vues,
parce qu'il y en a qui m'écouteraient
juste sur mon podcast.
Puis moi, tristement,
j'ai gagné ma vie avec AdSense.
Juste ça, ça me fait hésiter.
Mais en même temps, sur YouTube,
si tu veux m'écouter en podcast, fais-le.
Mets la vidéo.
Et même si vous êtes abonnés à YouTube Premium,
vous pouvez écouter des vidéos
l'application fermée.
Le son joue.
Il y a quand même des possibilités
pour les gens.
Pour l'instant, c'est pas dans mes plans.
J'aime mieux mettre mon énergie
dans une chose qui est YouTube.
Puis l'argent,
c'est pas si important,
mais faire des podcasts, ça prend des sponsorships
pour pouvoir gagner des podcasts.
Mais j'en ai déjà sur YouTube.
Je me dis, pour quelques personnes
qui vont m'écouter en podcast,
vous pouvez m'écouter sur YouTube en podcast.
Est-ce que tu aurais envie
d'explorer un format différent
en podcast?
De faire une enquête
plus élaborée
au lieu de traiter
un sujet différent
chaque fois?
Tant qu'à faire ça, j'aimerais mieux
écrire un livre.
Une enquête, mais par écrit.
C'est plus ça.
J'ai étudié pour être écrivaine,
pas pour faire un podcast.
Donc, si on te veut en podcast,
il faut qu'on t'écoute dans les autres podcasts.
Exactement. C'est ça, je disais mieux
faire le tour des podcasts.
Mais je comprends que tu fais bien de te concentrer
dans ce que tu fais le mieux.
Pas que je dis que tu ferais pas bien un podcast,
mais c'est ça que tu fais le mieux
et c'est ça qui te permet de gagner ta vie.
Exactement.
Tu es toute seule, il ne faut pas l'oublier non plus.
Tu ne peux pas te multiplier.
C'est pas par rapport à nous.
Je préfère toujours les podcasts
à plusieurs personnes.
Je trouve que c'est plus dynamique.
J'enlève rien aux gens qui font de narration seules.
Généralement, ils font du bon travail,
mais je trouve que
les échanges, le dynamisme,
ça crée quelque chose
de meilleur au bout du compte.
Ça, tu as raison, toute seule,
ça ne serait peut-être pas non plus.
Il y a de Trail Went Cold,
je ne sais pas si vous l'écoutez.
Oui, oui.
C'est des épisodes assez courts,
c'est 30 minutes parce qu'ils racontent l'histoire.
Mais à deux, parce qu'il y a des échanges,
il y a des questions.
Si on donne des théories toutes seules,
ça serait vraiment différent.
Nighttime Podcast aussi, il est seul.
Jordan fait un bon boulot.
Il l'a tellement bien.
C'est mon prêtre aussi.
Il y a des comédies avec lui,
mais souvent, il est seul aussi.
Il faut enrober,
mais ces gens-là,
il y a une signature sonore.
On les voit.
Il faut connaître ça un peu.
Je ne serais pas au commencé.
Je regarde des trucs de sombre,
ça me stresse.
On fait juste peser ce bouton rouge.
Ça, c'est le fun, il y a plein de couleurs.
C'est facile, c'est comme un jouet.
C'est juste un jouet,
c'est pour la pareuse, ça ne fait rien.
Je vais enchaîner avec une petite question,
encore une fois, personnelle.
Tu nous as parlé un peu de l'histoire
d'Andrew Gaston,
mais ma question, c'était justement,
est-ce qu'il y a une histoire de ton livre
que tu aimerais nous raconter?
Tu nous en parlais de celle-là,
mais on aurait-tu le droit à une deuxième, mettons?
Une deuxième histoire,
mais j'en ai... ouais.
Attends, vite de même.
Oui, qui t'a fasciné,
dont tu n'avais jamais parlé avant.
Oui, on dirait que je parle tout le temps de notre...
OK, la famille Méchinaud en France.
Je ne connais pas.
C'est sûrement une exclusivité,
parce que les Français qui m'écoutent,
les Européens ne savent pas vraiment
ce qu'il y a dans mon livre,
donc je peux en parler.
C'est une famille, le soir de Noël,
qui sont allés souper chez un collègue.
Un père avec ses deux enfants et sa femme
sont allés souper chez un collègue du père.
Ils sont partis le soir.
Le père avait peut-être...
Je pense qu'il ne buvait même pas d'alcool.
Il n'y avait pas de situation
qui conduisait en état d'ébriété.
C'est dans les années 70 à Cognac,
en France.
Ils ont pris le tour le soir de Noël.
La température était correcte
et ils se sont évaporés
dans la nature carrément.
L'autoallogé avait été retrouvé
en 2020 presque,
de 50 ans plus tard.
Et la famille a disparu aussi.
Oui, j'ai lu cette histoire-là.
Je pense que c'est Lionel Camille.
Ça se peut-tu qu'il en a parlé?
Je ne sais pas.
J'ai le souvenir.
Je ne suis pas sûre,
parce que j'ai tellement fait de recherches.
Mais je l'ai lu, l'histoire.
Ce n'est pas dans mon livre que tu l'as lu?
Non, je n'ai pas encore lu ton livre.
J'ai commencé le premier chapitre.
Ça ne sent rien.
Cette histoire-là est vraiment fascinante
parce que je sais que la femme
avait eu une aventure avec un voisin.
Le mari l'avait appris.
Est-ce que c'est un meurtre,
un drame familial?
Je ne sais pas.
J'avais de la misère, mais aussi
à avoir une théorie.
Ils n'ont jamais rien retrouvé.
Ni l'auto.
Il y a un cours d'eau,
pas loin, mais il a été fouillé.
C'était une auto.
C'était une Simca 900
de couleur prune.
Ils ont retrouvé cette auto,
mais ce n'était pas la bonne.
Ça me fait capoter.
On dirait qu'ils se sont
évaporés dans la nature.
C'est un de mes vieux mystères préférés.
C'est un gros mystère.
On peut en parler avec du recul.
Ça fait tellement longtemps
que les membres de leur famille
se sont rendus plus vieux.
Oui, c'est vraiment touchant.
C'est triste parce qu'il y a des enfants
qui ont perdu la vie là-dedans.
Ça fait tellement longtemps
que c'est un mystère.
On ne sait pas si la famille
a refait sa vie ailleurs.
C'est une bouteille.
C'est intéressant.
Je peux vous poser une question?
Oui, c'est à ton tour.
C'est plus profond.
Qu'est-ce que vous pensez
de la vague de True Crime?
On sait que c'est la rendue la mode.
Nous, on était dans les précurseurs.
On a tracé le chemin.
Qu'est-ce que vous pensez?
Est-ce que vous trouvez
que les gens deviennent insensibles
à ça?
Il faut juste surfer sur la vague
sans penser que...
Je le pense beaucoup.
Il faut surfer sur la vague
de True Crime et on oublie
qu'il y a des familles.
Qu'est-ce que vous pensez de tout ça?
C'est une bonne question.
Il y a différents types de gens.
Je pense que les gens
qui vont explorer ces sujets-là
avec une bonne intention
et un certain respect
envers les familles.
Il y a certaines personnes
qui vont chercher de l'attention
avec tout ça.
Ça se ressent.
Ça, on va le ressentir
dans les recherches,
même dans les fausses informations.
Ce n'est pas juste des podcasteurs
et beaucoup de Youtubers
qui se lancent là-dedans.
Des Youtubers très connus
que tu ne dis pas pour quelles raisons.
Au final,
il y en a qui ont des bonnes intentions.
Je pense que quand ça se sent
que tu ne fais pas beaucoup de recherches
ou que c'est sensationnaliste,
ça finit par paraître.
Nous, à Distorsion,
on ne se considère pas tant que ça
comme un podcast True Crime.
On parle de sujets de True Crime,
mais je dirais un peu de moins en moins.
On veut vraiment aller chercher
des histoires étranges,
de l'air numérique,
de l'internet,
même quand il n'y a pas de crime.
Exact, il va toujours en avoir
du True Crime numérique.
Mais c'est vrai que ce n'est pas
le seul sujet qu'on traite loin de là.
Souvent, je reviens toujours
aux mêmes podcasteurs
ou aux mêmes Youtubers.
Souvent, je vais revenir
vers mes préférés,
ceux que je sais qui font des recherches
et qui sont fiables
et qui ont un certain talent narratif.
Oui, ce n'est pas seulement
qu'il a ce talent-là.
Non, c'est vrai parce qu'on veut
se faire raconter des histoires.
On ne veut pas juste se faire balancer
une page Wikipédia.
La ligne entre le journalisme
ou plutôt l'actualité,
on n'est pas de l'actualité.
On ne raconte pas une histoire
comme un journaliste le raconte
quand il met une nouvelle en ongle.
Toi, qu'est-ce que tu penses
de cette vague-là?
J'ai l'impression
que moi,
j'ai commencé
et on dirait que je n'avais pas
la profondeur que j'ai aujourd'hui.
Tu étais plus jeune. Oui, j'étais plus jeune.
J'ai dit des choses dans des vidéos
qui sont encore en ligne.
Des fois, je regarde ça et je me dis
pourquoi j'ai dit ça?
En plus, des fois, vous savez,
on dit des trucs.
Oui, on en dit de la merde.
Mais là, je vois des trucs
comme ASMR,
True Crime.
Je me maquille en faisant du True Crime.
Get ready with me True Crime.
Ça me fait capoter.
Y a-tu du slime True Crime?
Bien, j'en doute pas.
Couleur sage.
Ça me fait capoter.
Tu peux parler de Paranormal
ou des histoires True Crime.
H. H. Holmes,
des histoires en série vieux.
C'est pas grave.
Quand tu parles de des histoires
de meurtre, disparition,
regarde-toi une petite gêne.
Moi, c'est ça qui me fait capoter.
C'est vrai qu'il y en a qui se lancent
dedans parce que c'est la mode.
Ça marche bien.
Mais c'est qui tombe vraiment
facilement dans le sensationalisme.
Là, je ne parle pas de...
Je peux parler de youtubeurs américains,
des Mexicains aussi qui font ça.
Ça me rend mal à l'aise.
Moi, j'essaye de plus en plus
de ne pas être sensationnaliste.
Justement, comme je vous parlais des thumbnails.
Avant, je faisais genre...
Là, je faisais vraiment attention.
C'est vrai que tu faisais ça.
C'était comme, on dirait que je voyais ça.
Ça faisait partie de ta signature.
Mais c'est vrai que tu n'avais peut-être pas
justement cette conscience.
Là, je sais que je me mets en thumbnail
parce que c'est ça, ma vidéo,
c'est on me voit, moi qui parle.
Je fais attention.
La musique est peurante.
Mais là, parce que ça crée une ambiance.
J'essaie d'être plus sensible à ça.
Tu fais des plus...
Je ne sais pas comment dire.
Délicates ou minutieuses dans tes choix.
Même les gens, on s'ennuie de tes chiens.
Pourquoi tu n'es plus là?
Je racontais une histoire de meurtre.
Il y avait mes chiens qui se battaient.
Ils ne sont plus là parce que ça ne pose
la place.
Il y en a même qui jouent à Fortnite
en racontant une histoire.
Oui, j'ai remarqué ça.
C'est complètement déconnecté.
Tu as l'écran de gaming.
Je suis tombé là-dessus dernièrement.
Le gars, il jouait à Diablo
ou à Doom en même temps
qu'il racontait une histoire de True Crime.
On dirait que ça fait un mix-match
dans ma tête.
Ça ne marche pas.
Ça ne marche pas.
Je trouvais ça un peu étrange.
Tu ne sais pas quoi regarder ou quoi écouter.
Exact, c'était vraiment bizarre.
Mais c'est vrai que même moi, des fois,
je me questionne.
Est-ce qu'on capitalise sur le malheur des autres
d'une certaine manière?
Je ne le vois pas comme ça.
Je trouve qu'on tente tout le temps
de traiter les sujets d'une manière
le plus respectueux possible.
Oui, d'une certaine manière,
on capitalise sur le malheur des autres.
On ne peut pas dire le contraire,
mais on ne le fait pas
sans manquer de respect.
Je pense que c'est correct
qu'on fasse ça aussi.
Mais c'est quoi ce qu'on fait?
Qu'est-ce qui est différent
des documentaires qui sont faits à canalité?
Il y a une émission de Case Files
aux États-Unis.
En tout cas, Daily Crime.
C'est super intense.
C'est vraiment sensationaliste.
C'est quoi qu'on fait de différent
de des livres qui sont écrits sur des crimes?
C'est tout la même chose.
En fait, c'est positif.
Les documentaires super bien faits,
les podcasts super bien faits
sur des sujets de True Crime,
c'est cool.
Ça donne de la bonne visibilité
à des histoires oubliées,
comme Disparue.
On aurait oublié
cette histoire-là si on n'en avait pas parlé.
J'ai l'impression que c'est bon.
Il y a du positif à ça.
Absolument.
Il y a des cas qui ont été résous
à cause de ça.
Il faut le voir comme ça.
Je sais que de cette mentalité-là,
c'est de donner de la visibilité
aux gens disparus,
ce qui peut aider à peut-être
retrouver ces gens-là.
Moi, j'ose penser que j'aide
un petit peu.
Je mets mon petit grain de sel
au grain de sable.
Chaque battement d'ail
d'un papillon a un impact.
En quelque sorte,
je ne suis pas d'accord
avec le mot « capitalisé »
parce que
à quelque part,
ça peut aider.
Il n'y a pas juste nous qui en capitalisent
si ça donne de la visibilité
ou que ça peut même faire avancer
une enquête.
Je sais que c'est une des grosses questions
qu'il faut se poser en ce moment.
Quelle est la part des internautes
en général dans une enquête?
Comment faire pour ne pas innuir?
Comment faire pour l'aider?
Je pense que c'est là-dessus qu'il faut avoir
une certaine éthique, autant dans ton travail
que dans le nôtre.
C'est de faire en sorte qu'on n'interfère pas.
Parfois, on va évoquer
certaines rumeurs ou des choses comme ça,
mais il faut toujours être un peu délicat
de ce côté-là.
Si ça se trouve, les gens qui vont vraiment
en capitaliser, ça va peut-être
être les parents des victimes
ou même les enquêteurs.
C'est vrai.
Mais c'est vrai que la ligne est mince
sans socialisateur.
C'est dur de ne pas tomber
non plus là-dedans
pour créer quand même quelque chose
d'intéressant à écouter
ou à voir.
Quand j'avais parlé avec la famille
de Mille Sablé, j'avais dit
que je le fais vraiment dans le respect.
Oui, tu vas entendre la petite musique épeurante
quand je vais raconter mon histoire.
Oui, je vais dire un titre accrocheur,
mais ça, de toute façon, ça va juste
permettre qu'il y ait plus de gens
qui l'écoutent.
Ça, c'est peut-être que tu trouves ça un peu de mauvais goût,
mais ça va quand même attirer plus de gens.
Au final, c'est de bon cœur.
Au final, c'est positif le résultat,
je crois.
Oui, je suis convaincu.
J'ai toujours trouvé que tes vidéos
ont toujours de l'éthique
dans la manière que tu les apportes.
Même si des fois, tu...
Tu peux mettre des images marquantes,
mais je trouve qu'elles sont toujours nécessaires
ou du moins sont utiles
à l'histoire pour mieux la comprendre,
mieux la vivre.
Je rappelle que j'avais parlé de la blague d'Alia,
puis j'avais mis la photo du cadavre,
puis je l'ai regrettée vers après,
puis je l'ai reposté, la vidéo,
en enlevant la photo.
Mais je la mets, la photo,
Lauren Agee, c'était super nécessaire
de la mettre pour montrer
comment ils l'ont retrouvée.
C'est ça, j'essaie aussi de pas...
Si il y a des photos du cadavre,
je dis, si vous voulez regarder,
googlez-le, ça va sortir.
Faites-le par vous-même, mais moi, je ne le mettrais pas.
C'est bien, c'est une bonne manière de...
C'est une bonne approche.
Seb, à ton tour. Oui, j'y vais.
Quand t'es pas en tournée mondiale
pour ton livre et tout ça...
C'est une question de qui, ça?
C'est une question de moi.
Bien, merci.
Ça ressemble à quoi, ton D2D?
Depuis que t'es à temps plein là-dessus,
comment tu structures tes semaines
pour tes vidéos, ta recherche, ton montage?
Ça ressemble à quoi?
En plus, maintenant, t'as eu l'écriture du livre,
t'as des relations publiques,
t'as d'autres projets, comment?
Mais là, c'est sûr qu'avec l'écriture du livre,
on dirait que j'étais tellement concentrée là-dessus
que mes vidéos, c'était moi et ça.
Mais sur mes vidéos, moi, je suis vraiment du...
J'aime mieux vraiment travailler
lundi-mardi,
dans la semaine.
Lundi-mardi, je fais ça super intense,
je filme, je monte, je fais tout ça.
Puis après, je suis plus relaxe dans la semaine,
je me garde mes recherches pour la fin
parce que c'est ma partie préférée.
Le vendredi, j'aime ça faire mes petites recherches.
Mais c'est des journées complètes,
de 8 à 5, vraiment.
Tu passes pas ta journée à jouer au Xbox?
Non, du tout.
Je me dis, il y a tellement de youtubeurs
qui travaillent à la maison, puis je me sens que j'y vois
dans leurs vlogs, il y a une journée
si ça leur tente pas de travailler, ils ne travaillent pas.
Mais je me permets pas ça, jamais, jamais.
C'est du lundi au vendredi. Oui, j'ai des petits rendez-vous
ici et là.
Puis à la fin de semaine, j'essaie de
le crocher le plus possible.
Mon téléphone, j'enlève tout le temps.
J'adore répondre
aux gens sur Instagram et tout.
Mais ça reste comme de la job.
Oui, bien c'est clair.
Mais j'essaie
de moins en moins répondre.
J'essaie de me dire,
c'est une affaire, mais moi, ce que je fais,
c'est des vidéos sur YouTube. Mes vidéos, mes photos
Instagram et tout.
Ça doit pas prendre trop de temps.
Il ne faut pas mettre trop de temps là-dessus.
Non, parce que ça peut être time-consuming.
Si tu mets à répondre en temps réel et tout ça,
il faut se donner des périodes
le plus possible,
gérer ça un peu. Exactement.
Mais j'essaie de trouver
avec le livre et l'organisation
du mariage, c'était tellement que
je dis, là, j'ai plus le temps de rire fort.
Je vais essayer de trouver un meilleur équilibre
de vie, genre aller faire du sport un peu.
Quand je retourne au Mexique,
dis-moi.
Puis tu retournes quand au Mexique?
Dimanche. Non, mercredi.
Mercredi prochain, oui.
Après, justement, le salon du livre
de Montréal. Oui, où on va être là
les 3 vendredis, samedis, dimanches.
Oui, on va être là pour ceux qui écoutent live.
On va être là à partir
de demain, vendredi, samedi et
dimanche. Les horaires,
pour notre cas, en fait,
notre horaire est sur notre site web,
à Distorsion Podcasts. Vous tapez Distorsion,
salon du livre, vous allez le voir.
On est là vendredi après-midi, deux fois samedi
et une autre fois dimanche.
Victoria, des horaires similaires aussi, vous pouvez aller voir
sur sa chaîne.
Il y a une vidéo
promotionnelle, je l'ai vu.
C'est vendredi,
8 à 9. Puis après, samedi,
dimanche, la journée. Voilà, ça va me faire
plaisir de vous voir.
On va assurer la sécurité
dans le line-up de signature.
C'est pour ça qu'on est là.
C'est juste pour la sécurité.
Est-ce que je peux vous poser une autre question?
Ou vous voulez y aller?
Je suis prêt pour y aller, mais vas-y.
Est-ce qu'il y a des trucs...
Est-ce qu'il y a des trucs que vous avez dit
dans vos podcasts? Vous avez eu un gros backlash.
Puis même vous, vous avez dit
« j'aurais pas dû dire ça »
ou que vous-même, avec du recul, vous dites
« on aurait peut-être pas dû faire ça comme ça »
Je pense que oui.
Dans les derniers sujets
qu'on a abordés, dans notre saison
5, notre saison actuelle,
jusqu'à date, on touche
à beaucoup de sujets tabous.
La radicalisation en ligne, les incels,
les famillicides,
la pédophilie, des choses comme ça.
On touche vraiment à des sujets hyper hyper
sensibles. Puis on a toujours
du backlash.
On touche en fait en lien avec ces sujets-là.
Souvent, il y en a pour qui on va être
trop politically correct, d'autres
pas assez. Certains vont trouver
qu'on insulte pas assez les incels,
d'autres vont trouver
qu'on est peut-être trop
neutre par rapport à certains sujets.
Parfois, on a jamais énormément
de backlash, je dirais.
C'est quand même assez positif
généralement, mais oui,
à ce temps-ci, on en a
beaucoup de critiques.
C'est ça qui arrive de temps en haut.
Ça fait réagir, c'est des sujets
qui sont polarisants, c'est des sujets
qui méritent aussi de
réflexion et à discuter.
Parce que ce n'est pas
des sujets
simples aussi
à exploiter.
Il faut que ça soit nuancé.
Nous, on a toujours fait ça parce qu'on est
comme ça, et minimum, on est des gens
nuancés. Oui, entre nous, on peut avoir
des opinions plus drastiques,
mais reste qu'au bout du compte,
on est toujours des gens nuancés.
J'ai toujours remarqué ça qu'entre nous,
on essaie toujours de faire la part des choses,
puis on a amené ça dans le podcast aussi.
Parce que je trouve que dans la vie,
peut-être parce que je suis rendu vieux,
c'est jamais blanc ou noir.
C'est plusieurs fois que t'en fais référence.
Oui, je sais, mais faut que j'assume mon âge.
J'avais qu'une petite jaune.
Non, non, je te dirais ça.
Donc, c'est ça.
Toi, j'ai envie de te poser la même question.
Est-ce que les sujets...
J'en ai eu, vraiment. Mais comme je vous dis,
j'étais moins délicate, un peu, au départ.
J'avais exprimé
ma fascination
pour Lucas,
la socialité.
C'est un homme fascinant,
puis il est physiquement attirant,
mais il y en a qui ne sont pas capables.
Apparemment, ils viennent de faire
la part des choses. Un homme peut être beau,
puis ça peut être la pire personne au monde.
Ted Bunny était extrêmement
attirant.
Oui, mais c'est ça.
Moi, je suis capable de séparer ça,
mais ça a le cas de me créer du malaise chez des gens.
Avec du recul, je l'aurais pas fait.
Quand je commençais mes vidéos de True Crime,
on dirait que tout le monde, c'est ainsi,
regarde ma vidéo sur Cédrica Provencher,
que ça fait deux ans que je l'ai faite, mais à pop.
C'est drôle. Y a-tu un retour dans l'actualité?
C'est ça que je pensais, mais moi non plus.
Je me rappelle, j'ai dit tout le temps,
allez vous chercher un thé, un café, puis j'avais dit,
allez vous chercher un petit popcorn,
puis tout le monde disait, j'ai eu des commentaires,
tu parles d'une personne
disparue, puis c'est vrai, aujourd'hui,
jamais, je dirais, allez vous
chercher un snack, puis là, justement,
quand je parle de disparition, je le dis plus, vraiment, ces trucs-là.
Mais t'sais, c'est pas de mauvaise foi.
C'est juste peut-être des maladresses que j'ai dit.
Fait que voilà, je pense que c'est ça.
Des fois, les gens sont...
Des fois, je trouve qu'il y a certaine patience susceptible.
Ça n'a pas de sens. Ils ne se rendent pas compte
du travail qu'on fait, puis qu'on est des êtres humains.
Puis ils accrochent sur eux aussi.
Oui, oui, c'est ça qu'on fait.
C'est jamais de mauvaises intentions. Nous aussi, on se fait voir des choses.
Non, mais quand on est passionné
de quelque chose aussi,
on va tendance à critiquer aussi,
puis avoir les détails qui gossent, là, t'sais.
T'as raison, t'as raison.
Faut pas mal le prendre.
Mais même, une fois, j'avais dit, je me rappelle,
un tuer ancien qui était dégueulasse, genre très laid.
Je disais, c'est qui?
On va parler de cet homme qui est aussi laid,
le tueur ancien, puis je me suis fait critiquer
d'avoir dit que le tueur ancien était laid.
Mais ça change quoi?
Je peux dire qu'il est physiquement laid.
Son apparence, je m'en fous, mais je n'aurais pu dire
aussi qu'il était laid intérieurement.
C'est commun, là, si je ne peux plus dire que...
La beauté, c'est rendu un sujet aussi tabou.
Oui, oui, c'est ça.
J'en viens sur Lucas Rocco Magnata.
T'as vu de Netflix, ils ont annoncé une série.
Il y a plein de gens qui...
Là aussi, si tu vois, c'est drôle parce que
c'était polarisé. Il y en a qui disaient,
moi, je ne veux pas écouter ça parce que je ne veux pas l'encourager.
Parce que c'est ça qui veut
son 15 minutes de bois.
Mais en vrai, je suis déchiré là-dedans.
Ça revient un peu sur le sujet
que l'on disait tantôt,
de capitaliser, mais de
de consommer du contenu
de tueur.
Peut-être qu'ils ont fait tout ça pour chercher
leur attention, puis en
l'écoutant, en regardant ça,
tu nourris ça.
Je suis un peu déchiré.
Parce que moi, j'ai hâte de le voir, le documentaire.
En fait, je pense que ça va beaucoup parler
de sa vie avant, justement les traces numériques
qu'il laissait.
C'est comme, par exemple, j'écoute
Phil DeFranco sur YouTube, si vous le connaissez.
J'adore.
Quand il y a un shooting, une tuerie, jamais il va dire
le nom ou mettre de photos de la personne
qui a tué.
C'est vrai. Pourquoi
on mettrait son nom?
On va pas lui donner la popularité,
ce gars-là. Je trouve ça cool.
Moi, je suis tellement dans l'opposé parce que
j'ai une chaîne de True Crime, je peux pas faire ça.
Ça, je trouve ça intéressant parce que plus
on en parle aux nouvelles, plus il y a des gens
qui vont vouloir faire ça.
J'ai vu un meme aussi,
ça disait, pourquoi on donne des noms si
waouh, tu vas en série? Je sais pas si vous l'avez vu.
Non.
The Golden State Killer. Pourquoi on les appelle
pas l'homme avec la petite pédisse?
Des noms absurdes.
Ça, c'est très américain.
Justement, c'est très médiatique.
Faut pas oublier que à la base,
tout ça est nourri aussi par les médias.
Exactement, c'est vrai.
Pas juste les podcasters, les youtubers,
les médias aussi ont leur place
là-dedans.
Prochaine question. Moi, j'ai une question
pour toi d'une
membre de la communauté. En fait, c'est
Watt de Fructose
qui nous demande, peux-tu nous expliquer ce que
tu fais pour le Do Network?
Oui, j'ai l'impression que j'en parle
souvent, mais je ne vois jamais tant
en profondeur.
Laisse-toi aller.
En fait, le Do Network,
en gros, c'est un site où
on essaie
de mettre sur un même site
toutes les personnes disparues partout
dans le monde et toutes les personnes retrouvées
les John Do Jane Do.
Fique ça.
Ça, c'est tout sur un même site.
Fait que mettons, tu cliques sur le Do Network, tu vas voir
Europe. Genre, tu vas chez France,
Canada. Fait que c'est ça.
Moi, en ce moment, ce que je fais,
c'est de créer des profils pour les personnes
disparues. Fait que je crée le
profil sur
ce qu'on a comme un gros
forum, toutes les volontaires.
Et ensuite, on va mettre ça sur la page pour que
ça soit accessible au public.
Faut comprendre qu'on est
une quinzaine de volontaires. Fait que c'est vraiment
beaucoup de job.
Vous êtes 15 partout dans le monde, dans le fond?
À peu près.
On a chacun des États
américains séparés.
Moi, je m'occupe de l'Est du Canada, la France
et l'Espagne.
Fait que moi, je crée des profils et ça me prend du temps.
Une personne disparue en France, mais là,
il faut que je traduise en anglais parce que c'est un site
américain.
Fait que c'est pas mal ça que je fais en ce moment.
Fait qu'on dirait que c'est ça. Je vois pas comme...
T'sais, tout le travail que je fais,
je vois pas tant ça aboutir à quoi que ce soit.
Parce que les profils sont même pas encore sur le site
en tout cas. Fait que ça, c'est comme beaucoup de job
que je vois pour rien.
Mais quand j'ai envie,
quand j'ai un petit peu de temps, ce que je fais,
c'est d'essayer de créer des... de faire des
matchs, justement.
Par exemple, je vais prendre une personne
disparue qui me tient à cœur. Mettons...
Je sais pas là...
Mettons Maura Murray.
Oui! Mettons...
Tout le monde la connaît.
Fait que je vais prendre Maura Murray et je vais regarder
dans les personnes disparues retrouvées
au Canada pis aux États-Unis, par exemple.
Parce que ça me surprendrait qu'on la retrouve
en France. Fait que là, je vais regarder
des corps retrouvés pis je vais regarder
si ça peut matcher avec cette personne-là.
Une jeune femme de 18 à 30 ans qui a été
retrouvée... Bon, ok, oui.
Là, est-ce que le poids correspond?
Oui. Est-ce que la couleur des cheveux correspond?
Non, ok. Bon, mais ça me surprendrait que ça soit elle.
Fait que là, je fais ça avec des personnes
retrouvées disparues. Mais là, je fais pas ça,
je fais ça avec des personnes connues disparues.
Ouais, ouais, ouais. Non, ben non, y'a le plein.
Ouais, mais là, j'ai envoyé, c'est ce 3-4 matchs
potentiels.
Et y'en a 3 qui ont été refusés
pis ça me surpris parce que j'étais sourd à 100%.
C'est quoi la raison des refus?
Ben, c'est un test ADN, carrément.
C'était pas les bonnes personnes.
Oui, c'est ça. Y'en a un qui c'est
assez incroyable. J'sais pas si ça vous intéresse.
Ben oui, ben c'est clair.
C'est une jeune femme qui a disparu
à Montréal.
Elle a été...
Elle pis son chum, ils ont disparu
sur le bord de la rivière des Prairies.
On a retrouvé le chum dans l'eau.
Elle, on l'a jamais retrouvée. C'était une jeune femme
à la trentaine, une personne à la peau noire.
Pis genre,
3 mois après, on a trouvé une personne noire
dans ses âges, dans la rivière des
Prairies. Pis c'était pas elle.
Moi, ça m'a fait capoter. J'suis là,
est-ce qu'on a fait un bon test ADN?
J'étais sûre que c'était elle, toute fitée.
Pis ça a pas été elle. J'étais comme
quasiment déçue. Ben j'étais...
Ça veut dire qu'il y a une autre victime
qui est pas identifiée.
Elle a même un tattoo.
Ça serait quand même facile à identifier.
Mais non, j'ai pas trouvé.
J'ai essayé de l'identifier, cette personne-là.
Pis là, j'ai assumé un match, un homme
de Québec qui a disparu.
Pis on a retrouvé un homme en Ontario
qui fitrait vraiment le profil.
Pis la police, on dit OK, on enquête ça.
Mais des fois, ça peut prendre des années
qui reviennent avec une réponse.
C'est ça.
Je croise les doigts.
J'aimerais mieux qu'elle soit en vie.
Mais si c'est cette personne-là,
au moins la famille saurait qu'est-ce qui est arrivé.
C'est ça que je fais, en gros.
C'est une belle façon pour les internautes
de contribuer à des enquêtes
concrètement sans interférer
dans les enquêtes des policiers.
Pas tant que ça?
Je vous en avais parlé.
Faut faire attention.
Faut quand même prendre soin d'eux.
Il y en a des fois.
Justement, je suis sur le
plan onde de vote.
Souvent, je vais observer,
il y a des matchs qu'on soumet.
Il y a quand même une vingtaine de volontaires
qui vont voter si oui ou non ça peut être un match.
Pis il y a des gens qui soumettent des trucs.
C'est du gros n'importe quoi.
J'ai dit, voyons, la couleur des yeux match pas.
Ça manque de sérieux un peu.
Ça manque de sérieux.
Oui, c'est intéressant parce qu'il y en a beaucoup
de volontaires qui ont trouvé des matchs.
Il y a 90 matchs qui ont été faits
grâce à des volontaires.
Ça prend de sérieux.
Il faut que tu saches, vérifie
deux, trois fois avant d'envoyer.
C'est sûr que c'était
14, 15 ans, pis c'est pas par l'anglais.
C'est peut-être pas ta place.
Pour les gens qui se questionneraient
pourquoi ça s'appelle le Do Network,
c'est Jane Do ou John Do.
En fait, c'est le nom
qu'on a donné à une personne
qui est non identifiée pour l'identifier.
Il y a peut-être quelques personnes
qui ne le savaient pas.
Prochaine question, Seb, tiens.
Oui, j'y vais.
Petite question personnelle de ma part.
Est-ce que t'es déjà allé sur le dark web?
Eh, bonne question.
Non, jamais, j'aimerais vraiment ça.
Est-ce que je pourrais le faire avec vous, maintenant?
Ah, ben oui, tu pourrais.
Pourquoi pas?
On y va pour les besoins de la cause,
parce que sinon,
j'habite pas dans un pays totalitaire
où j'ai besoin d'aller sur Facebook
ou Wikipédia pour m'informer
ou communiquer avec ma famille.
Les seuls moments qu'on y va,
ça a été pour le show de télé
ou pour faire de la recherche.
Mais maintenant, je vais faire plus de tours
sur les marketes pour aller voir
ce qui se passe.
Mais sinon,
dans mon quotidien, honnêtement,
j'ai pas tant besoin d'y aller
jusqu'à ce que j'achète pas
de trucs illégaux
à part notre boîte mystère
qu'on n'a jamais reçue.
Vous l'avez jamais reçue?
On en avait commandé deux
pour l'émission de télé,
parce qu'il y a un moment donné,
il y avait vraiment une mode
des YouTubeurs qui déballent des boîtes mystères.
Nous, on s'est dit, OK,
on va essayer d'en trouver une.
On en a trouvé un très peu sur le Dark Web.
Il y en a très peu.
Ceux qui les mettent en vente,
c'est à cause du hype des YouTubeurs.
On en a commandé une
sur eBay qui apparemment provenait du Dark Web
pour pallier, parce qu'on se disait,
celle du Dark Web, ça se peut qu'on l'en reçoive jamais.
Effectivement, on l'a jamais reçue.
On a perdu 150 $.
Sérieux?
Quelques Bitcoins.
Oui, puis il y en a à 1000 $.
Tu peux pas les poursuivre?
C'est perdu dans l'océan.
Même celle qu'on avait commandée,
c'était semi-légal.
C'était des cartes de crédit volées.
On n'a pas pris le package
qui avait de la drogue dedans.
Il y en avait un qui...
J'avais trouvé un autre type qui a disparu
parce que la durée de vie des sites
sur le Dark Web est très courte.
On avait trouvé un qui pouvait
être livré de l'argent, de la drogue
pour un montant.
Malheureusement, quand on a voulu le commander,
il n'était plus là.
J'aurais aimé ça le tester,
savoir ce qu'on aurait pu recevoir.
Sinon, c'est rien.
C'est surtout un mythe.
Il y a encore des YouTubers
qui profitent de cette vague-là.
Encore dernièrement, j'en ai vu.
Il y en a un peu moins.
Ils font des bons montages vidéo
parce que ça a l'air mystérieux.
On dirait que depuis que j'ai fait l'expérience
avec toute la recherche qu'on a fait
sur l'existence de ces fameuses boîtes longues,
j'en crois pas un.
Il faut que quelqu'un monte
une boîte mystérieuse
qui a du matériel qui est mystérieux, creepy,
puis qu'après ça, ils le mettent en vente.
C'est le cycle de vente.
On dirait que j'y crois pas.
Ça ne marche pas.
Tu ne peux pas faire une boîte de Dark Web
et mettre...
Il y a quelque chose d'incohérent.
Oui, ça a eu un bon boss.
Ça a amené beaucoup de vues.
J'ai l'impression que l'histoire
qu'on entend du Dark Web,
ce n'est pas souvent ça.
Des histoires creepy.
Après, tu te fais hacker.
Oui, on en parle,
mais ça arrive vraiment souvent.
Non, c'est...
Comment dire?
Ça doit être plutôt rare.
Le Dark Web, la majorité,
je pense que c'est 80 % du contenu
qui est consommé.
20 % du contenu pédopornographique,
mais 80 % du contenu consommé
et du pédopornographique.
Il représente 20 %,
mais c'est 80 % qui est consommé.
Le reste, c'est seulement de la drogue.
Êtes-vous tombés déjà sur des sites de même?
Non.
Il faut quand même que tu cherches.
Pour vraiment chercher...
Ce sur quoi on est tombé,
c'est des sites où ils peuvent vendre des images.
Mais on n'est pas tombé sur des sites
où il y a des choses en direct.
Souvent,
ces trucs-là,
même les fameuses Red Room,
dont on parle parfois,
au final, ces espèces de streams-là,
ils finissent par être sur le web normal.
Parce que les capacités de stream
sont plus puissantes
sur le web normal.
Mais pour y accéder, il faut que tu passes par la dark web
pour être en lien avec cette communauté-là.
C'est très secret,
parce que ces communautés-là,
c'est du contenu très illégal.
C'est pire que la drogue au niveau même légal.
Donc ils se cachent,
c'est pas indexé.
Sur la dark web,
il y a quelques moteurs de recherche,
mais ça n'a rien à voir avec Google,
ou Benoia ou...
C'est très,
c'est très, très de base.
Ah, intéressant.
Ok, je pense que c'est à ton tour,
Oui, c'est ça, j'avais une petite question de mes abonnés.
Ils ne seront pas longs.
Attends.
Ok, ça, ça m'intéresse.
Est-ce que vous avez déjà vécu
une situation paranormale?
Ben, moi,
ça va être assez clair,
pas vraiment, en fait.
On est allé dans une maison hantée
pour le tournage de la série télé.
Il y a des choses weird qui se sont passées là,
je dois dire.
J'ai l'impression qu'elle est hantée pour vrai,
cette maison-là, mais on n'a pas vu,
du moins moi.
Personnellement, j'ai rien senti de particulier,
mais Seb, lui, il a une autre histoire.
Oui, comme tu dis, des fois on raconte
toujours les mêmes histoires.
Moi, j'ai une histoire paranormale
qui est même que dans ma famille,
un peu tout le monde l'a vécu.
Sans qu'on le sache, dans la maison familiale,
moi, j'ai eu ma chambre, je suis le plus vieux
dans mes frères et soeurs,
donc j'ai eu ma chambre dans le sous-sol,
vers 14-15 ans, plusieurs fois,
je ne me souviens plus de la période exacte,
mais quand je me réveillais la nuit,
j'avais un lit à deux étages,
dans le début.
Quand je me réveillais la nuit,
ma vue était comme dans le coin de ma fenêtre
de la chambre, puis je voyais toujours
une dame, une vieille dame,
en noir et blanc, qui flottait
et qui me regardait.
Elle avait des lunettes, elle avait des cheveux blancs,
puis ça me faisait peur,
puis je figais dans mon lit, puis c'est resté comme ça,
puis j'en avais parlé à ma grand-mère,
puis elle m'avait dit, dis-lui qu'elle te fait peur,
puis elle reviendra pas, puis à un moment donné,
elle était réapparu.
Je sais pas si tout ça est dans ma tête, mais bref,
puis j'y avais dit, puis elle n'était pas revenue.
Puis là, des années plus tard,
ça passe, puis l'année passée,
on était dans un souper de famille,
puis là, je me mets à en parler.
Là, ma sœur,
ça, que je donne des détails physiques
sur la femme que j'ai vue, puis là, ma sœur,
elle a repris ma chambre par la suite.
Elle l'a vue, puis elle a décrit
la dame de la même manière.
On s'en était jamais parlé.
Après ça, ma mère, elle n'avait pas entendu parler,
elle savait pas que nous, on l'avait vue.
Elle l'a dit, puis elle l'a décrit
de la même manière. Puis elle, elle est convaincue
selon ce qu'elle a vue, que c'est une de ses tentes.
Ah ouais?
C'est pourquoi elle serait là?
C'est ça, on ne connaît pas les règles
des morts.
Mais c'était
vraiment particulier.
Tu l'as jamais revue par après?
Non, jamais, jamais. Elle faisait rien.
Elle était immobile, mais elle me regardait.
Je vais toujours me souvenir.
C'est pas un visage que j'ai vu dans un film
ou ailleurs. Ça peut être une construction
de mon subconscient, sauf que
étant donné que ma sœur l'a vue,
ma mère, puis même mon frère a vu d'autres apparitions
dans le sous-sol.
Parce que notre beau-père est mort, notre père est mort.
Il y a eu
des événements étranges,
des bruits,
des choses comme ça. Moi, j'ai toujours été
croyant de ça.
Sans être dupe non plus.
Je ne crois pas à tout.
Dans la maison hantée aussi, je trouvais qu'il y avait
des trucs particuliers.
Mais oui,
c'était mon seul moment
paranormal que j'ai vécu, mais quand même
qui m'a donné une certaine manière un peu traumatisée.
Oui, j'espère.
Super intéressant. Moi non.
Mais toi, t'en as-tu déjà vécu?
Pas tant, mais là, j'étais allée
à l'assomblution. J'ai fait une vidéo
avec deux filles ardiment.
C'était vraiment cool.
Mais c'était pas... Oui,
sur le moment, ça m'a fait croire.
Il y a eu des petites manifestations,
mais rien de voir
une possession. C'était juste
OK, oui, ça me fait douter.
Mais tu sais, on dirait que des fois,
ça m'arrive sur le coup et j'y repense.
Je me dis que c'était correct.
De quoi d'extrême?
Souvent, quand on est en groupe aussi,
on a tendance à plus voir de choses.
Ça amplifie un peu.
On l'a senti justement dans le tournage.
Toute l'équipe était là et on sentait
la tension dans l'air.
Je vais enchaîner une question
personnelle de mon côté.
Je vais enchaîner une autre.
Étant donné la démonétisation
sur YouTube,
qui est un gros sujet actuel,
penses-tu parfois
à changer le type de contenu
ou à tenter
des nouveaux formats
de contenu,
que ce soit? On a parlé un peu de podcast
tout à l'heure, t'es pas sûre.
Le livre, tu viens d'en faire un.
Mais comment tu vis tout ça?
C'est comme du game ball.
J'ai publié une vidéo,
juste pour vous dire à quel point ça n'a pas rapport.
J'ai publié une photo, par exemple,
celle de Tiffane Véron,
une personne disparue.
Elle a été monétisée.
Je disais « yes »,
dans le sens que ça n'arrive jamais.
J'ai rajouté un extrait
que sa mère raconte,
la disparition, comment elle a vécu ça.
Il n'y a rien de choquant démonétisé.
Moi, je parle démonétisé,
c'est après le « review »,
il n'y a pas vraiment de logique.
Aussi, j'ai vu
qu'il y avait une personne
qui veut publier une vidéo
sur sa chaîne, une autre personne
qui veut publier la même vidéo
avec démonétisé sur une chaîne
et monétisé sur l'autre.
Je ne comprends pas l'algorithme.
De plus en plus, j'ai l'impression
qu'il démonétise le True Crime Point.
Nous, on le voit, on met l'épisode,
il n'y a même pas d'image,
c'est juste du son.
C'est automatique,
c'est même pas 5 minutes,
mais c'est ça.
J'ai l'impression qu'ils ont répertorié
tous les sujets de True Crime.
Même maintenant,
on est obligé depuis quelques semaines,
tu l'as vu,
il faut spécifier si le contenu
est propice aux enfants.
C'est une loi, t'es obligé de le faire.
Je comprends pourquoi ils font ça,
mais j'espère que cette restriction-là
va ramener une monétisation
pour le contenu adulte.
J'espère aussi.
J'ai l'impression qu'il va y avoir
une émergence d'une autre plateforme
pour tous les Youtubers
qui traitent de sujets démonétisés.
C'est sûr, ça n'a pas le choix.
Je réussis quand même
avec un petit peu de partenariat.
Malgré tout.
Ça va bien, c'est ça.
Mais me lancer dans d'autres contenus,
j'ai l'impression que
si je sais que les grands Youtubers,
la chaîne Dawson, on le dit toujours
comment ils se renouvellent à chaque fois.
Je trouve ça important de se renouveler.
Mais j'ai l'impression que je ne suis pas encore
rendue là. Il y en a encore qui
commencent à me découvrir.
Je ne peux pas changer de contenu.
Peut-être m'amener à faire
de différents, mais jamais
je vais laisser le truc comme ça,
mais peut-être juste rajouter des vidéos différentes.
Des fois, je le fais, une journée dans ma vie
ou un vlog une fois de temps en temps.
Ça me rapproche de ma communauté
un petit peu.
Mais changer, non.
Tu ne te mettrais pas à jouer à Call of Duty
et à Streamer.
Oui, c'est ça. Pas pour l'instant.
Question Seb.
Une question d'un auditeur de Pixel Detox.
Shout out à elle.
On la connaît bien comme c'est une ditordue aussi.
Elle te demande, n'as-tu pas peur
en tant que femme d'être un jour victime
en raison des sujets dont tu traites?
Wow!
À cause que je suis une femme?
Exact, oui.
Puis vu que les sujets, est-ce que d'une certaine manière
ça pourrait t'attirer plus de problèmes?
Oui, mais j'en ai parlé.
C'est drôle, j'ai été sur un autre podcast.
J'en ai eu plein parlé à quel point
c'est difficile de faire du contenu
qui se démarque sur YouTube
en étant femme, en étant une femme
qui n'a pas de maquillage.
Je n'ai rien contre les contenus de maquillage.
Mais faire du contenu où
c'est comme ça sérieux.
En tant que femme, j'ai l'impression
que j'ai beaucoup, beaucoup, beaucoup
de commentaires très misogiles.
Je l'ai raconté tantôt.
Je disais que j'ai sorti mon livre
et quelques jours après, j'ai eu une dick pic
avec mon livre.
Sérieux?
Je m'excuse. Je rie, mais c'est parce que
ça me dépasse.
Moi aussi, ça m'a fait rire.
J'ai l'impression qu'en tant que femme,
je suis plus confrontée
à ça peut-être que des hommes.
Mais avoir peur,
j'ai reçu des menaces récemment.
Ça fait que oui,
c'était quand même, c'est pas génial.
Mais en tout cas, avoir peur,
pour ma vie, j'habite au Mexique.
Il n'y a personne qui va...
À la Mexique, c'est criminalisé.
Oui, mais je fais attention.
Mais non, ça va, je me sens pas en danger.
Tant mieux.
Tu as jamais parlé des cartels mexicains non plus?
Un peu, mais pas...
Je pense pas qu'ils me regardent les cartels.
Il n'y a pas un YouTuber qui s'était fait assassiner
justement après avoir parlé
contre un cartel.
Il faudrait que je retrouve, mais ça a lieu l'année
passée où il y a deux ans,
il y a un YouTuber jeune mexicain
qui avait été assassiné parce qu'il a parlé contre.
Je l'avais su.
Il faudrait que je retrouve, mais je me souviens
de cette nouvelle-là, mais je ne me souviens pas du nom.
J'aurais regardé parce que
ça ferait faire une bonne vidéo.
Exact. Je sais pas, ça serait long,
mais j'avoue que moi,
je ne voudrais pas m'adresser contre eux
si j'étais un YouTuber mexicain.
Je ne m'aventurerais pas.
En espagnol, en français, ils connaissent...
Pour nous, non, c'est sûr qu'ils ne se mettront pas
nous-qu'à.
Est-ce que je peux poser une question?
Ça fait combien de temps qu'on est en ligne?
Ça fait une heure et trois.
Le temps est là.
T'as bien raison.
Elle ne serait pas là.
Juste une question rapide.
Est-ce que votre émission va être disponible
en France? J'ai eu beaucoup de questions
sur ça.
Oui, c'est une bonne occasion d'en parler.
Pour le moment, non.
Tout le monde se questionne là-dessus.
C'est pas simple comme ça.
On ne peut pas mettre ça sur YouTube.
La télévision, produire un show de télé,
c'est pas comme produire un show YouTube
et j'enlève un show YouTube,
mais c'est une grosse structure,
il faut des moyens.
Et la télé, comme partout dans le monde,
est financée aussi par les gouvernements,
par toutes sortes de financements
et il y a des droits d'auteur
qui régissent tout ça
et qui règlent tout ça.
Actuellement, la télé n'est que diffusée
au Québec et ça va rester comme ça.
En fait, il n'y aura pas de...
Une fois qu'elle sera finie de diffuser,
on ne peut pas la mettre sur YouTube.
Nous, on n'a pas nécessairement
les droits d'auteur là-dessus non plus.
Ça ne fonctionne pas comme ça.
C'est pas tant que ça les droits d'auteur,
mais c'est que les gens
qui...
Un diffuseur qui va acheter une série,
c'est une licence qui fonctionne
par limite de temps et limite de territoire.
C'est aussi simple que ça.
Eux, ils achètent une licence
pour utiliser distorsion au Québec.
C'est ça.
C'est ça.
Exact.
Il n'y a pas de problème,
mais c'est des négociations
qu'ils vont avoir avec ceux
qui ont acheté la licence.
C'est pas simple.
C'est pas simple à télé.
C'est quand même
une business bien huilée.
C'est un petit peu différent.
Peut-être que oui, ça se peut
que ce soit disponible un jour en France,
mais pour l'instant, ce n'est pas encore terminé la saison.
C'est sûr que c'est pour
moins de compagnie au Québec.
Malheureusement, ça nous attriste.
On a toujours des commentaires chaque fois.
On sait que ça frustre
ou ça fait de la peine à nos fans français.
C'est comme ça que vous voulez.
Si un producteur français
veut faire un show de distorsion France,
on est ouverts.
C'est ça.
On aimerait ça, nous aussi,
pouvoir la rendre accessible
à toute la planète.
Si Netflix nous écoute aussi,
vous pouvez nous appeler.
C'est ça.
C'est malheureusement
la réalité actuelle des choses.
À toi, Sam.
Je te pose une autre question
plus personnelle.
Avec la multiplication
des projets que tu as au Québec,
est-ce que tu penses
peut-être prendre un pied à terre
à Montréal, à Québec
ou à Québec parce que tu viens de Québec?
Oui.
On y a pensé pendant un petit bout de temps,
mais pas pour l'instant.
On voulait, mais il y a beaucoup
d'éléments
qui font qu'on est vraiment bien
au Mexique en général.
Qu'est-ce que ça m'avantage?
Ça, c'est peut-être que je dois
venir au Québec pour quelques mois
pour un projet, mais j'ai encore
envie de rester au Mexique.
Je vais me prendre un appartement
quelques mois à Montréal.
Pour l'instant, il n'y a rien
qui m'amène
pour une longue durée
à Montréal.
Je me demandais peut-être
que tu achètes un condo
que tu souloues.
C'est vrai que ça ne ferait pas pire,
mais on dirait que je ne serais pas
capable de soulouer si c'est à moi.
Je comprends.
Il y a une vie où il n'y a pas de fenêtre.
Oui, c'est ça.
Aussi, juste avec les chiens,
c'est compliqué.
Deux chiens à Montréal,
ce n'est pas facile d'avoir une maison
avec deux chiens.
On a une belle maison.
On a une formule gagnante.
Si on vient ici avec César,
le permis de travail, ce serait compliqué.
Notre relation n'est pas fragile,
elle est très solide.
Est-ce que ça nous tente
de nous embarquer dans quelque chose
pour quoi au final?
Je viens souvent au Québec,
je pense que c'est parfait comme ça.
Le prix des billets d'avion ne vaut pas
la chambre.
C'est correct.
C'est ça qui me fascine
de YouTube
ou de ce que tu fais.
On travaille peu importe ce que tu es
sur la planète, tu peux le faire.
Tu restes une Québécoise,
mais ça me fascine.
Ça ne change rien.
Ça ne change rien.
Au final, c'est ma carrière.
Exactement.
Quand je dois revenir,
je reviens pour le travail.
Je rebondis sur un peu là-dessus.
Nous, on est écoutés
dans plein d'endroits dans le monde,
dans la francophonie.
Est-ce qu'il y a des pays
dans tes statistiques
qui te surprennent?
Il y en a beaucoup en Algérie.
Il y en a quand même.
Je suis la seule Algérie.
Est-ce que je suis la seule Algérie?
Il y en a quand même pas mal.
En Australie, il y a souvent des francophones
qui sont des expats en Australie.
Dans l'Afrique,
dans le continent,
il y en a beaucoup.
C'est impressionnant.
Nous, on est tombés
dans les charts
de la Corée du Sud.
Oui, aussi.
Mais c'est des expats sur moi.
Toi aussi, avoue que
ça me fascine.
J'ai l'impression
que je dis tout le temps
que la France,
les gens de la Belgique
ou de la Suisse,
on ne parle pas d'eux.
La France, c'est l'Europe.
70 % des abonnés sont français.
Je pense à vous, les Belges
et les Suisses.
Je vous aime.
Peut-être une petite dernière
question chaque.
Question ici de la communauté.
En fait, c'est une question
qui vient de deux personnes,
de Jade et de Haley, qui nous demandent
est-ce qu'il y a un sujet à la vidéo
dont tu n'as jamais traité parce que
c'est contre tes valeurs?
On dirait que ça arrive souvent.
Je fais vraiment attention.
C'est peut-être parce que
je n'ai pas d'enfant.
Vous êtes papa.
Mais quand on maltraite
les animaux,
je n'ai pas hâte de le dire.
Des fois, je le dis à contre-coeur.
J'ai plus la facilité
de parler de meurtres d'enfants.
On dirait que d'animaux.
Mais c'est que je n'ai pas d'enfants.
Et j'ai des chiens.
Ça, c'est contre mes valeurs,
mais je ne suis pas capable.
Je pense que c'est ça.
Je comprends.
On est obligé de passer par-dessus ça,
mais c'est difficile.
Il y a eu des épisodes
sur les Red Room.
J'avais la nausée, j'étais tanné.
J'étais tanné.
Je ne veux pas que j'étais tanné,
mais quand tu te mets dans la portion...
Ça, ça me fait capoter.
Les détails...
Ça, je trouve ça dur.
On est humain,
et on figure comment ça s'est passé.
On a de l'empathie.
Ça, c'est dur.
Je trouve ça toujours dur.
Je ne m'empêcherai jamais de faire les podcasts.
Je ne pense pas que toi non plus est humil
à cause de ça.
Un peu comme tu disais à d'autres endroits,
on se développe un peu une carapace aussi.
Honnêtement, je me suis désensibilisé.
Pas que je ne le sens pas.
Je vis toujours l'empathie
quand je fais la recherche.
Mais je suis capable de gérer.
On dirait que je gère l'émotion
qui vient avec ça, qui me permet
de continuer à travailler.
Pour ça.
J'ai une nièce
que j'adore.
On dirait que ce n'est pas pareil.
J'imagine quand c'est tes enfants.
Oui, je pense à eux,
mais je suis encore capable de parler d'enfants
dans des histoires de meurtre.
Mais les animaux, c'est comme la limite
que je peux faire de franchir.
Je pense que ça n'apporte rien.
Il est mal traité des animaux.
C'est un peu l'innocence brisée.
Les animaux, on n'a aucune raison
de leur en vouloir.
On a une certaine pitié pour eux.
Je comprends.
C'est clair.
C'est vrai, un animal, c'est un peu sans défense.
Des enfants aussi.
Je ne sais pas pourquoi.
C'est comme ça.
Qu'est-ce que tu veux faire?
Dernière question, Seb.
Dernière question des auditeurs.
C'est une question qui vient de...
Je vais essayer de le prononcer comme il faut.
Sam Shedin.
Aimerais-tu un jour mener une vraie enquête?
Oui, vraiment.
Je ne sais pas si je serais bonne.
Est-ce que j'ai assez
les skills d'observation et tout?
Je ne sais pas.
Tu es bonne.
Tu remettis toute l'expérience que tu as.
En plus, tu fais des matchs avec le dos net.
T'enquêtes sur des...
Tu ne devrais pas douter.
Merci.
Je ne sais pas.
Peut-être, pour faire, j'aimerais peut-être
faire un livre et que ça soit une histoire.
Une histoire de dispersion ou de merde.
Moi, j'enquête comme
True Crime Addict de James Rider.
James Rider, c'est ça.
Ça, j'ai adoré. C'est exactement ce que je veux faire.
Parce qu'il y a un peu de narration.
Ça se lit bien. C'est très personnel.
C'est exactement ce que j'aimerais faire.
Peut-être.
Mais ça prend une histoire qui a énormément de contenu.
C'est ça pour nourrir le livre.
Moi, j'aimerais vraiment ça.
Est-ce que je pose une dernière question?
Oui, vas-y. Laisse-toi.
On en a un peu parlé. C'est un peu dommage.
C'est quoi l'histoire qui vous a le plus marqué à vie?
Dans tout ce que vous avez...
Dans ce qu'on a pas dû marquer.
C'est une bonne question.
Parce qu'il y a des épisodes
qui nous ont marqué, qui ne sont peut-être pas non plus
nos meilleurs.
Mais moi, on dirait que
les épisodes,
du moins que nous, on a couvert,
qui touchent à tout ce qui est
radicalisation en ligne.
Je dirais autant dans la misogynie
que dans l'idéologie un peu.
On a touché beaucoup à ça
dans notre saison 5.
Que ce soit
les gens qui vénèrent, par exemple,
les tueurs de Columbine.
Les Columbiners.
Columbiners?
Oui, un nom pour ça.
On ne savait même pas qu'il y avait un nom pour ça
avant de le creuser.
C'est des épisodes qui sont durs parce qu'on
se retrouve à lire ce qu'eux ont écrit.
On se retrouve de blog en blog.
Parfois, on ne fait pas juste se fier
à ce qu'un média a écrit.
On va voir un peu dans la vie de ces gens-là,
dans leurs blogs personnels, tout ça.
Moi, j'ai trouvé ça tough l'épisode
sur Lindsay Souvanarath
qui s'est radicalisée en ligne,
qui a voulu causer
une tuerie à Halifax le jour de Saint-Valentin.
Ça n'a jamais eu lieu
grâce à un internaute
qui a signalé le tout à Crime Stoppers.
Mais ça, c'était difficile
de se plonger dans sa tête
à elle, dans la tête de ces gens-là.
Parfois, ce n'est pas des épisodes
où il y a nécessairement les meurtres
les plus sordides qui sont les plus difficiles.
Je trouve que quand on a la chance
ou la malchance d'entrer
dans la tête de quelqu'un,
c'est là que je trouve que c'est difficile
pour moi, personnellement.
Mais c'est les valeurs.
Parce que je partage 100 % de ce que tu dis.
C'est ce que je me suis rendu compte de ça
en travaillant sur ces cas-là.
Oui, Chris Watts ou
les Chambres de Tortues d'enfants,
c'est dur, c'est cru.
Oui, c'était dur, ça aussi.
Mais les InSelf et tout ça,
c'est les valeurs.
Ça me faisait la même nausée.
Je chantais le même malaise.
J'avais un clash de valeurs
qui étaient tellement à l'opposé
de ce que je crois et que je trouve
tellement ridicule.
Des fois, comment
qu'ils pouvaient catégoriser les femmes
si on parle des InSelf
ou des InSelf,
souvent n'arrête avec
son racisme qui était...
Ça, j'avais tellement
de la misère dans le monde d'aujourd'hui
à comprendre ça.
Ça fait tellement un choc que ça me fait
le même effet qu'un crime
sur un enfant.
Oui, complètement.
C'est dur, les valeurs,
c'est intrinsèque.
C'est tellement inné, on le sait,
même dans le milieu du travail
ou avec ton conjoint,
une des bases, c'est les valeurs.
Si tu t'entends pas sur les valeurs...
Ça vient de chercher tout à l'heure.
Quand on travaille sur des cas
où on compte nos valeurs
dans le propos,
ça fait un peu le même effet.
On a fait le tour
des questions, tranquillement.
On te remercie
d'avoir accepté l'invitation, Victoria,
en même temps.
On est sur ta chaîne.
Je vois les commentaires.
Il y en a tellement.
Je regarde vite.
Merci de m'avoir accueilli.
Merci à toi d'avoir accepté
notre invitation.
Bonne chance dans tes prochains projets.
On va suivre ça.
Merci beaucoup.
Ceux qui nous écoutent live,
on va sortir une version audio
du podcast.
Ceux qui nous écoutent en ce moment,
ceux qui sont au Québec aussi.
Bye, merci.
Merci tout le monde.
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