Bonus - Festipod 2022 - Simuler sa mort à l’ère numérique avec India Desjardins

Épisode

Bonus - Festipod 2022 - Simuler sa mort à l’ère numérique avec India Desjardins

Saison
8
Durée
1 h 04 min
Format
Audio
Type
Bonus

Audio

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L’épisode qui suit a été enregistré devant public le 17 septembre 2022 à la Maison de la Culture de Maisonneuve dans le cadre du Festipod. Nous discutons du sujet Simuler sa mort à l’ère numérique, avec notre invitée spéciale India Desjardins, autrice et animatrice du balado Tomber, sur la mort suspecte de l’éditeur Michel Brûlé. Bonne écoute! Crédit photo @Michel Grenier

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Transcription automatique. Certains mots ou noms propres peuvent être inexacts.

[00:00]

L'épisode qui suit a été enregistré devant public le 17 septembre 2022 à la Maison de la culture de Maisonneuve dans le cadre du Festipod.

[00:09]

Nous discutons du sujet Simuler sa mort à l'ère numérique avec notre invitée spéciale India Desjardins,

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autrice et animatrice du balado tombé sur la mort suspecte de l'éditeur Michel Brûlé. Bonne écoute!

[00:23]

Vous êtes sur le point d'écouter Distorsion, un podcast sur

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les histoires étranges de l'ère numérique.

[00:59]

What's up? Les micros fonctionnent. Seb, c'est bon?

[01:06]

Allô, allô, allô! Yes!

[01:09]

Je vais arracher mon son. Oui.

[01:12]

Bon samedi tout le monde, Sébastien Lévesque, comment ça va aujourd'hui?

[01:16]

Ça va bien et toi, Emil Gauthier?

[01:18]

Ça va très bien parce que non seulement on est live au Festipod, ça faisait longtemps,

[01:22]

on s'était ennuyé de voir des gens, on s'était ennuyé de vous rencontrer dans la vraie vie.

[01:27]

Mais en plus, aujourd'hui, on a une super invitée, India Desjardins, qui est avec nous pour parler du thème.

[01:36]

Allô! Oui, pour parler d'un thème qu'elle a fouillé beaucoup dans les dernières années,

[01:42]

qui est le Simuler sa mort à l'ère numérique, mais pas juste ça.

[01:45]

En fait, India a réalisé un super podcast qui s'appelle Tomber sur la plateforme audio,

[01:51]

sur le cas de Michel Brûlé. En fait, on va vous en parler vraiment en détail pendant ce show-là.

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Mais en même temps, on va surtout s'attarder parfois aux rumeurs qui sont en lien avec Faucet sa mort

[02:04]

parce que généralement, on n'a pas de preuves quand quelqu'un fausse sa mort.

[02:09]

Souvent, c'est bien maquillé, puis souvent, ça part de rumeurs,

[02:12]

puis on se rend compte que des fois, on est déçus parce que ça mène nulle part.

[02:16]

Exact, exact.

[02:17]

Yes. Tout d'abord, merci d'être là. Merci à la gang du Festipod pour ce bel événement.

[02:22]

Vraiment, c'est cool. Des tables avec des nappes, un décor feutré comme en arrière.

[02:28]

On adore ça. On est Distorsion pour ceux qui ne nous connaissent pas.

[02:32]

On est un podcast sur les histoires étranges de l'ère numérique.

[02:34]

On fête nos 5 ans cette année, d'ailleurs.

[02:40]

Bon 5 ans, Seb.

[02:41]

Bon 5 ans, mon cher.

[02:43]

Et on démarre aussi notre 8e saison très bientôt.

[02:47]

Ça part ce mois-ci, le 4 octobre sur toutes les plateformes,

[02:51]

puis le 27 septembre sur Patreon si vous avez la chance d'être membre.

[02:57]

On vous remercie de votre soutien après ces 5 années-là.

[03:00]

Vraiment, ça fait chaud au cœur. Ça nous donne envie de continuer.

[03:04]

Cette saison, on va aborder des thèmes vraiment intéressants,

[03:08]

surtout en lien avec des rabbit holes,

[03:10]

des histoires vraiment qui nous font plonger pendant des heures

[03:13]

dans des recherches intensives.

[03:16]

On a vu un T-shirt de Key Lime Pie aussi dans la foule.

[03:19]

Shout-out à toi ici. Merci de le représenter.

[03:24]

Je pense qu'on a assez fait de blablas, Seb.

[03:26]

Est-ce qu'on est prêt à se lancer dans cette histoire

[03:30]

de simuler sa mort à l'ère numérique?

[03:32]

Oui, monsieur. Oui, madame.

[03:38]

Tout d'abord, bienvenue, India.

[03:41]

C'est cool que tu prennes part à cet événement-là avec nous.

[03:45]

Toi, tu as eu la chance de fouiller beaucoup le sujet.

[03:49]

Seb aussi, parce que simuler sa mort,

[03:53]

ça porte le nom de... Ça a un nom, ça, un pseudo-cide.

[03:57]

Un pseudo-cide, oui. C'est la même chose en anglais aussi

[04:00]

qui veut vraiment dire, selon la définition,

[04:03]

simuler sa mort ou feindre sa mort, techniquement.

[04:06]

C'est dans le dictionnaire, honnêtement.

[04:07]

Je ne le savais même pas que ça existait.

[04:09]

Il n'y a pas si longtemps cette expression-là précise pour ça.

[04:13]

Et qu'est-ce que ça signifie plus concrètement?

[04:17]

C'est l'art de feindre sa propre mort pour renaître ailleurs.

[04:20]

C'est ça la définition exacte.

[04:25]

C'est quelqu'un qui veut refaire sa vie

[04:28]

et, par toutes sortes de processus, va tenter de simuler sa mort.

[04:33]

On va vous parler des différentes techniques tout à l'heure

[04:36]

qui permettent de simuler sa mort de manière plus facile,

[04:40]

parce que ce n'est pas simple de simuler sa mort.

[04:42]

Non, c'est coûteux aussi.

[04:44]

Oui, exact. C'est coûteux.

[04:46]

Même si ça amène à refaire sa vie,

[04:48]

c'est plus difficile que juste vouloir refaire sa vie sans simuler sa mort,

[04:51]

parce qu'il faut cacher le corps.

[04:54]

Il y a toujours un cadavre généralement qui accompagne une mort.

[04:58]

Vous allez voir, il y a des techniques, si vous voulez, pour faciliter.

[05:04]

D'ailleurs, on risque de vous poser une question intéressante à ce propos.

[05:07]

Je ne sais pas si on peut switcher sur la présentation.

[05:12]

Avant, mon cher Emile, on a une petite bière.

[05:16]

Oui, pourquoi pas s'ouvrir une petite bière.

[05:19]

D'ailleurs, l'avant-garde,

[05:21]

une bière de la semaine disponible au bar juste ici.

[05:26]

En fait, toi, India, comment t'as trouvé ton aventure

[05:31]

lorsque tu investigais sur cette histoire-là?

[05:36]

C'est parti de où, en fait, ce désir de fouiller l'histoire de Michel Brûlé?

[05:40]

Écoute, Michel Brûlé est mort.

[05:42]

Michel Brûlé, pour ceux qui ne connaissent pas,

[05:44]

c'est un éditeur et ça a été mon premier éditeur.

[05:46]

C'est quelqu'un qui était reconnu pour avoir une personnalité

[05:53]

très mégalomane à faire des frasques, faire des gros coups de marketing.

[06:01]

Et quand il est décédé, il est décédé une semaine

[06:04]

après ne pas s'être présenté à une audience sur sentence.

[06:09]

Sentence, en tout cas, les termes légaux, c'est samedi.

[06:14]

Donc lui, dans le fond, il était dans un procès pour agression sexuelle.

[06:18]

Il avait été reconnu coupable et là, la sentence est toujours présentée

[06:22]

plus tard lors d'une audience et il ne s'était pas présenté.

[06:26]

Et une semaine après, il est décédé.

[06:29]

Et moi, quand j'ai vu qu'il était décédé, j'y ai pas cru.

[06:34]

Là, j'ai vu que je n'étais pas la seule.

[06:37]

Et là, je me suis demandé, mais quel genre de vie

[06:39]

faut que tu ailles vécu pour qu'on ne croit pas à ta mort?

[06:42]

Et c'est ça qui m'a parti et c'est devenu une obsession

[06:44]

et je suis tombée dans toutes sortes de rabbit hole.

[06:47]

C'est clair. Parce qu'il y a un peu une constantance chez les gens

[06:51]

qui simulent leur mort ou du moins qui tentent de le faire.

[06:56]

Il y a certains autres personnages dont on va vous parler

[06:58]

aussi dans l'épisode d'aujourd'hui, dans le show d'aujourd'hui.

[07:03]

Mais tout d'abord, Seb, tu avais un petit sondage, je dois dire,

[07:06]

à faire auprès de l'audience.

[07:08]

Oui, exact. Ah oui, ça fonctionne. OK, c'est bon.

[07:10]

Vous, dans votre vie, est-ce que vous avez déjà pensé

[07:16]

du moins, voyons, excusez-moi,

[07:18]

avez-vous déjà pensé refaire votre vie à un certain moment,

[07:22]

vouloir disparaître, refaire votre vie sous une autre identité?

[07:25]

Puis pour le sondage, en fait, il y a un beau cas de QR.

[07:28]

Vous pouvez répondre avec vos téléphones.

[07:30]

Vous allez avoir la question, vous allez voir,

[07:32]

il y a trois choix de réponses.

[07:33]

À la fin ou du moins un peu plus tard,

[07:36]

on va révéler les sondages.

[07:38]

C'est anonyme, vous pouvez dire la vérité,

[07:41]

on ne vous tournera pas si votre conjoint est à côté

[07:44]

et vous avez dit qu'à un certain moment,

[07:46]

vous voudriez refaire votre vie.

[07:48]

Parce qu'il y a un aspect un peu, comment dire,

[07:50]

de fantasme là-dedans un peu aussi,

[07:52]

de refaire sa vie, de recommencer à zéro,

[07:54]

de ne pas refaire les mêmes erreurs.

[07:57]

Moi, ça me fait penser à la série Plan B, justement,

[07:59]

qu'on a vu au Québec qui exploite bien ce thème-là.

[08:05]

Donc, il a refaire sa vie.

[08:06]

On pose la question un peu avec le sourire en coin.

[08:09]

On se doute que vous n'y avez pas pensé sincèrement.

[08:12]

Peut-être qu'il y en a parmi vous qui ont fait des recherches

[08:13]

pour une nouvelle identité ou des choses comme ça.

[08:16]

D'ailleurs, on va y revenir aussi là-dessus

[08:18]

sur combien ça coûte refaire sa vie.

[08:20]

Ça, c'est intéressant.

[08:21]

Peut-être que ça va changer les votes de certains d'entre vous.

[08:26]

On va laisser encore, je pense que la plupart des gens ont voté.

[08:31]

Certains personnages, en fait, sont reconnus.

[08:33]

Michel, en fait, Michel Brûlé, tu en parlais, India,

[08:37]

c'est quelqu'un qui était reconnu un peu pour ses frasques,

[08:40]

sa mégalomanie même, ses projets un peu hors du commun.

[08:44]

Il y a d'autres gens dont on a déjà parlé à Distortion.

[08:47]

C'est un peu la même chose.

[08:48]

Il y a Gerald Cotton, moi, qui me vient en tête.

[08:51]

Gerald Cotton, qui était un baron de la crypto-monnaie,

[08:55]

en fait, qui avait fondé l'entreprise Quadriga,

[08:58]

une entreprise canadienne d'achat de crypto-monnaie.

[09:00]

Et lui, c'est une drôle de circonstance.

[09:05]

C'est en 2019, il était en voyage de noces en Inde avec sa conjointe.

[09:11]

Et puis, soudainement, c'est pendant son voyage de noces,

[09:13]

il s'est mis à vomir, apparemment.

[09:16]

Et éventuellement, il est mort sur le coup là-bas.

[09:18]

Mais on n'a jamais vu de photos de son cercueil.

[09:22]

On n'a jamais vu de rapports d'autopsie, de choses comme ça.

[09:27]

Et puis, surtout, c'est quelqu'un qui est parti

[09:30]

avec environ 250 millions de dollars en crypto-monnaie sans les mots de passe.

[09:37]

Donc, énormément de gens flouaient avec cette histoire-là de Quadriga.

[09:40]

Et comme par hasard, la personne meurt étrangement pendant son voyage de noces en Inde.

[09:48]

Donc, tout de suite, les gens se sont mis à penser,

[09:50]

c'est clair qu'il a simulé sa mort, en fait, cet homme-là.

[09:56]

Donc, il y a des détectives privés qui sont embarqués dans l'aventure pour tenter de valider la chose.

[10:01]

Encore maintenant, en fait, il n'y a pas de doute au niveau légal.

[10:06]

Il y a eu un certificat de décès, des cris par un médecin en Inde et tout ça.

[10:11]

Donc, sur papier, l'homme est bel et bien mort.

[10:13]

Mais il y en a encore qui ont des petits doutes.

[10:15]

Puis, un autre personnage comme ça qu'on aime bien, Seb à Distorsion,

[10:19]

nous, c'est John McAfee, en fait.

[10:22]

John McAfee, qu'on connaît bien, un baron des technologies des années 90, l'antivirus McAfee.

[10:31]

Et puis lui, John, est parti après avoir vécu un genre de scandale au Belize, en fait.

[10:37]

Il a été, je ne dirais pas accusé, mais soupçonné d'avoir assassiné son voisin au Belize.

[10:43]

Il est parti en cavale par la suite.

[10:46]

Même chose, il s'est retrouvé en prison en Espagne, en fait, récemment, en 2020.

[10:52]

Puis, c'est en 2021 qu'il a été retrouvé mort dans sa cellule à Barcelone.

[10:57]

Et puis, étrangement, c'est dans un documentaire de Netflix que c'est sorti récemment

[11:02]

où tu as une de ses ex-conjoints qui dit,

[11:05]

« Ah bien, deux semaines après sa mort, il m'a appelé puis il m'a demandé de repartir en cavale avec lui. »

[11:10]

Donc, encore une fois, ça jette un doute. Ben oui.

[11:13]

Avec un petit clin d'œil à la caméra.

[11:16]

C'est ça, tu sais, puis là, ça finit comme ça. Gros cliffhanger à la fin.

[11:20]

Puis John McAfee avait été trahi.

[11:22]

Ce qui est intéressant, c'est que c'est les preuves numériques.

[11:24]

Il y a beaucoup d'obstacles à disparaître à l'ère numérique, à fausser sa mort.

[11:29]

Puis lui, c'était, en fait, il y a des journalistes de Vice qui l'ont suivi pendant toute sa cavale.

[11:34]

Un reportage exclusif.

[11:36]

À un certain moment donné, ils ont pris une photo qui s'est retrouvée sur le site de Vice.

[11:40]

Mais il y avait encore des méta données sur la photo.

[11:42]

Et grâce aux méta données, donc les inscriptions dans le fichier sources de la photo,

[11:48]

qui indiquent des lieux géographiques où elle a été prise,

[11:51]

ça les a trahis et les policiers ont trouvé John McAfee grâce à cette photo-là de journalistes

[11:58]

qui se la pétaient un peu, en fait, d'être en cavale avec McAfee.

[12:02]

Mais même si je pouvais ajouter, il y a fin aussi à une crise cardiaque, me semble,

[12:07]

pour se sauver, se faire extrader, si je ne me trompe pas, c'est bien dit.

[12:11]

Exact, bien oui.

[12:12]

Donc, ces gens-là, il y a un autre cas, encore une fois, avant qu'on tombe dans le cas de Michel Brûlé,

[12:18]

celui de John Darwin, Seb aussi.

[12:20]

Oui, John Darwin qui porte bien son nom de famille, je vous dirais.

[12:23]

Il aurait pu gagner les Darwin Awards.

[12:26]

Ceux qui ne le savent pas, c'est toujours les prix qui sont remis chaque année à la personne la plus idiote, si je reste poli.

[12:34]

En fait, John Darwin, avec sa femme Anne,

[12:37]

en 2002, eux, ils ont voulu simuler sa mort, en fait, pour toucher l'assurance-vie.

[12:43]

Et ce qu'ils ont fait, c'est qu'ils sont allés en canot, en haute mer,

[12:47]

il y a même une photo officielle sur le web que tu les vois avant leur expédition,

[12:51]

et ils ont fait à croire que John s'était noyé, en fait, parce que,

[12:56]

je me scoupe un peu, mais la noyade, si on fait un peu d'extrapolation,

[13:00]

souvent on ne retrouve pas le corps, donc ça peut être une bonne manière, disons, pour déclarer quelqu'un mort.

[13:06]

Allez, dites-vous, on n'a pas la photo là, mais pendant cinq ans, parce qu'ils ont fait le processus,

[13:11]

puis il a été déclaré mort pour ouvrir le John,

[13:14]

mais pendant cinq ans, il habitait dans sa maison encore avec sa femme,

[13:17]

mais ils se sont fait un passage secret.

[13:21]

Puis si vous Googlez, vous allez voir, c'est une mini porte dans les murs,

[13:24]

puis il a resté là pendant cinq ans, caché.

[13:27]

C'est sûr qu'il sortait un petit peu.

[13:28]

Puis à un moment donné, ils sont allés au Panama avec sa femme.

[13:30]

Ils avaient envie de refaire leur vie au Panama.

[13:33]

Et en 2006, pendant qu'ils magasinaient une maison,

[13:37]

il y a quelqu'un qui a pris une photo.

[13:38]

Elle s'est retrouvée sur les médias sociaux.

[13:41]

Et je ne sais pas qui a fait cette corrélation-là,

[13:43]

mais à cause de ça, ils ont été découverts.

[13:46]

Ça a été un peu médiatisé.

[13:48]

Puis John, un peu en 2007, un peu naïf, a tenté d'aller au poste de police

[13:53]

et faire accroire à l'amnésie,

[13:55]

comme s'il avait perdu la mémoire pendant cinq ans.

[13:58]

Ça, ça me fascine, comment on peut prendre les gens pour...

[14:03]

Mais bref, c'est ça.

[14:04]

Et finalement, ils ont été accusés de fraude.

[14:06]

Ils ont fait chacun six ans de prison.

[14:09]

Donc, ce n'est pas négligeable.

[14:11]

Et quelques mois, lui, il s'est remarié au Panama.

[14:15]

En fait, sa femme l'a divorcé pour vrai.

[14:17]

Il s'est remarié au Panama avec une jeune trentenaire.

[14:19]

Puis à cette époque-là, il y avait 64.

[14:21]

Donc, il doit être pas loin du 70 maintenant.

[14:24]

Mais sa femme a capitalisé là-dessus.

[14:26]

Elle a fait un livre.

[14:27]

Elle, elle a vraiment exploité l'histoire.

[14:29]

Donc, je trouve que, comment dire,

[14:31]

ces gens-là, du début à la fin de cette histoire-là,

[14:34]

ont juste essayé un peu de, comment dire,

[14:36]

de faire de l'argent sur, disons,

[14:38]

quelque chose qui est plus ou moins éthique.

[14:40]

Donc, c'est...

[14:41]

Mais vous voyez, ils se sont fait prendre, donc, c'est...

[14:44]

C'est parce que...

[14:44]

Ben oui, parce que je sais que vous deux,

[14:46]

vous avez fouillé un peu la loi.

[14:49]

Est-ce que c'est légal de feindre sa mort,

[14:52]

de simuler sa mort indienne?

[14:54]

Toi, tu as eu à le faire,

[14:54]

t'as demandé à des juges pour ton podcast.

[14:58]

Bien, j'aime mieux laisser Sébastien répondre parce que, tu sais...

[15:03]

Mais il y a une partie qui est illégale,

[15:06]

c'est-à-dire de se créer une fausse identité.

[15:09]

Oui, absolument.

[15:10]

En fait, légalement, dans le texte de loi,

[15:12]

il n'y a pas de texte de loi sur le pseudocide directement.

[15:16]

Par contre, automatiquement, la couronne peut juger.

[15:20]

Généralement, quand on fraude sa mort,

[15:22]

bien, automatiquement, on fait une fraude.

[15:23]

On peut être accusé de méfait public.

[15:25]

Il y a différentes offenses qui font en sorte

[15:29]

qu'on va finir par faire de la prison.

[15:31]

Mais il n'y a pas de texte de loi directement associé à ça

[15:34]

parce que la couronne, selon les cas,

[15:36]

peut décider que vous avez le droit de refaire votre vie

[15:39]

et de démarrer sous une nouvelle identité.

[15:41]

Mais évidemment, si vous fraudez les assurances et tout ça,

[15:44]

ça, c'est illégal.

[15:45]

C'est ça. Dans le cas de Michel,

[15:47]

c'était un cas judiciaire, en fait.

[15:49]

Oui, c'est vrai.

[15:50]

Donc, lui, ça aurait été considéré comme contre la loi

[15:56]

de feindre sa mort pour éviter un procès de mort.

[15:59]

Oui, oui, oui.

[16:00]

Il y a eu des cas comme ça.

[16:02]

En Saskatchewan, il y a un homme récemment

[16:04]

qui a écopé, je crois, de six mois de prison

[16:06]

pour avoir simulé sa mort.

[16:09]

Mais encore une fois, c'est pas le fait

[16:11]

qu'il a simulé sa mort en soi.

[16:12]

C'est que ça a déclenché une enquête.

[16:14]

Puis de cette manière-là,

[16:15]

ça a causé une entrave au travail des enquêteurs.

[16:18]

C'est de ça, en fait, qu'il a écopé.

[16:21]

Donc, c'est bon à savoir pour les intéressés

[16:23]

qui ont voté oui à notre sondage.

[16:27]

Entrons tranquillement dans le vif du sujet, en fait,

[16:30]

pour parler un petit peu plus du cas de Michel Brûlé.

[16:35]

Ça m'a fait rire quand t'as dit, India, tout à l'heure

[16:37]

que quand on a appris sa mort,

[16:41]

on a tout de suite remis en doute sa mort.

[16:45]

On dirait que les gens, parfois,

[16:46]

qui simulent leur mort, ont beaucoup de choses en commun.

[16:49]

Peut-être moins John Darwin, mais avec Gerald Cotton,

[16:53]

John McAfee qu'on a vu.

[16:55]

On dirait que c'est des gens qui ont beaucoup de moyens

[16:58]

ou du moins beaucoup de contacts ou de connaissances.

[17:01]

Des gens qui ont, comment dire,

[17:04]

toujours quelque chose à se reprocher aussi,

[17:07]

qui ont en commun.

[17:08]

C'est toujours des gens qui ont soit

[17:10]

à attendre un procès ou quelque chose comme ça.

[17:12]

Et puis souvent, on dirait que c'est en voyage

[17:14]

ou dans un pays étranger.

[17:16]

Dans le cas de Gerald Cotton, on est en Inde.

[17:19]

Dans le cas de John McAfee, Amérique latine, mais aussi Espagne.

[17:23]

Michel Brûlé est au Brésil.

[17:24]

On va y arriver au moment de sa mort.

[17:27]

C'est pour ça qu'il y a un peu un aspect mythique,

[17:29]

on dirait, à cet aspect-là de simuler sa mort.

[17:33]

C'est vrai qu'on triangule tout ça, puis on se dit,

[17:35]

ah, ça rentre dans...

[17:37]

Mais c'est sûr, Michel, c'est...

[17:39]

En même temps, je le mettrai pas dans les...

[17:42]

Il était riche, il était peut-être le riche des pauvres.

[17:47]

Mais oui, il correspondait à ça.

[17:50]

Puis je pense que les gens se sont posés des questions

[17:52]

parce que, dans le fond,

[17:55]

les circonstances étaient tellement exceptionnelles.

[18:00]

Puis le genre de mort aussi,

[18:01]

comme Gerald Cotton, tu disais, il a vomi, tout ça.

[18:06]

Puis Michel, c'est une chute à vélo,

[18:09]

puis t'es comme...

[18:11]

C'est ça aussi qu'à un moment donné,

[18:13]

moi, je suis rentrée dans un rabbit hole,

[18:16]

puis à un moment donné, tu te dis,

[18:17]

OK, mais si tu simules ta mort,

[18:19]

pourquoi c'est cette mort-là que t'as simulée?

[18:21]

Parce que je me sens que t'aurais pu simplifier la vie,

[18:25]

mais en tout cas...

[18:26]

Remontons le temps un peu, Seb.

[18:28]

Je vais te laisser...

[18:28]

Je sais que t'avais des petites questions aussi.

[18:30]

En remontant peut-être à la jeunesse de même,

[18:34]

de ta rencontre avec ce personnage-là,

[18:36]

puis qu'est-ce qu'il vous a au départ?

[18:37]

Moi, dans le fond, au départ...

[18:41]

Bon, j'ai présenté mon premier roman à plein d'éditeurs,

[18:44]

et personne...

[18:45]

Aurélie Laflamme?

[18:47]

En fait, c'était mon premier,

[18:47]

c'était Les Aventures d'India Jones.

[18:49]

C'était un comedy romantique, oui.

[18:51]

Puis personne n'en voulait, tout le monde me disait non.

[18:53]

Puis là, lui, il a dit oui tout de suite.

[18:57]

Il était vraiment enthousiaste.

[19:00]

Donc, c'était le fun.

[19:02]

Puis après avoir publié avec lui,

[19:04]

puis je me disais,

[19:06]

les gens parlaient déjà un peu de lui comme...

[19:08]

En fait, moi, les gens m'avaient dit,

[19:09]

va pas publier avec lui, mais je pensais que c'était du snobisme,

[19:12]

parce qu'il presentait beaucoup...

[19:14]

Il publiait beaucoup des choses populaires, tout ça.

[19:17]

Donc moi, j'avais pas peur de lui, ni rien.

[19:20]

On m'avait pas averti d'inconduite ou quoi que ce soit.

[19:24]

On me disait juste, tiens, toi, loin de lui.

[19:27]

Donc, rendue à Aurélie Laflamme,

[19:29]

je me suis dit, une fois que j'ai publié,

[19:31]

je vais aller avec quelqu'un d'autre.

[19:34]

Mais là, j'ai présenté Aurélie à un éditeur qui m'a dit,

[19:39]

ça me fait pas faire des bons sur ma chaise.

[19:42]

Mais quand je l'ai présenté à Michel, il fait,

[19:44]

ouais, c'est tellement bon, on va faire,

[19:47]

on va mettre telle pub, telle pub.

[19:49]

Donc moi, j'ai toujours eu une belle relation avec lui

[19:52]

jusqu'à temps que ma relation dégénère.

[19:55]

Puis ce que j'ai découvert en faisant mes recherches,

[19:58]

en parlant avec plein de monde,

[20:00]

c'est que finalement, Michel, ta relation a commencé

[20:02]

à pas aller bien avec lui quand tu disais non.

[20:05]

Puis, tu sais, dire non, c'est pas juste pour les agressions sexuelles,

[20:08]

tu sais, c'est pour...

[20:09]

Moi, j'avais prévu de faire huit tomes à Aurélie Laflamme,

[20:13]

puis j'ai respecté mon histoire.

[20:16]

Et lui, quand il m'a demandé de faire un tome supplémentaire,

[20:18]

j'ai dit non. Puis il l'a pas pris.

[20:20]

Puis je pense que quand...

[20:22]

Dans ses relations avec les femmes,

[20:23]

je pense que c'était la même chose.

[20:25]

Et c'est ce qui l'a amené à un procès pour agressions sexuelles

[20:28]

parce que finalement, quand la fille, elle a dit non,

[20:29]

bien, lui, il a pas nécessairement respecté le consentement.

[20:33]

Mais le consentement, tu sais, ça vaut pour bien des affaires.

[20:38]

Je sais pas si je réponds à votre question.

[20:40]

Oui, oui, absolument. Non, non, c'est parfait.

[20:43]

Tu m'as demandé comment je t'arrivais.

[20:45]

Oui, j'ai bien répondu.

[20:46]

Ça, ça a été un peu la bougie d'allumage,

[20:49]

le début de la fin, en fait, le huitième tome.

[20:54]

Oui, puis moi, j'ai eu un processus d'arbitrage avec,

[20:58]

qui est un peu comme un processus judiciaire.

[21:01]

Donc moi, quand je suivais son procès avec sa victime,

[21:05]

qui était Jill Côté,

[21:07]

quand je suivais son procès,

[21:09]

j'avais l'impression de reconnaître des choses que j'avais vécues.

[21:12]

Puis moi, il essayait toujours de fuir,

[21:18]

il essayait toujours d'esquiver.

[21:20]

Donc moi, quand il est décédé, je me suis dit...

[21:23]

En fait, quand il s'est pas présenté à sa sentence,

[21:26]

je me suis dit, ça va être quoi la prochaine affaire qu'il va faire?

[21:29]

Parce que moi, je l'avais vécue.

[21:31]

Donc quand il est mort, je me suis dit,

[21:33]

ben, c'est ça qu'il a fait.

[21:34]

Il a fait semblant d'être mort, finalement.

[21:37]

Puis quand j'ai eu...

[21:39]

Moi, je me suis dit, bon, je ne peux pas...

[21:43]

Je n'ai pas les moyens de faire une enquête

[21:45]

à savoir s'il est mort ou il n'est pas mort.

[21:47]

Je veux dire, ça coûterait.

[21:48]

Oui, les ressources.

[21:51]

Puis mon ami Guillaume L'Esperance, qui est producteur,

[21:54]

lui, il a les moyens, puis il voulait faire ça,

[21:57]

faire une enquête pour savoir s'il est-il mort.

[21:59]

Puis s'il n'est pas mort, on va aller le trouver.

[22:02]

Puis rapidement, lui, il a trouvé des preuves de sa mort.

[22:05]

Puis ça, on l'a dans mon podcast.

[22:08]

Il a trouvé des photos, des vidéos

[22:10]

qu'il a faites venir de là-bas.

[22:12]

Donc rapidement, ça, c'est plus devenu une question.

[22:15]

Mais la question, c'était

[22:17]

quel genre de vie t'as vécue pour qu'on ne croie pas à ta mort?

[22:20]

Puis je pense que c'est les mêmes affaires pour,

[22:22]

mettons, Gérald Coton.

[22:24]

Puis moi, ce que j'ai trouvé intéressant

[22:25]

dans le documentaire de Netflix sur...

[22:28]

Sur Cotton, oui.

[22:30]

C'est qu'à la fin, il y a un gars qui dit,

[22:33]

tu sais, la façon qu'on nous présente les choses,

[22:36]

des fois dans les médias ou la police,

[22:41]

on dirait qu'en tant que public,

[22:42]

des fois, on a besoin d'un petit peu plus

[22:44]

puis on a besoin de se faire nommer les choses.

[22:46]

On a besoin de se faire nommer...

[22:49]

C'est vrai que c'est particulier.

[22:53]

Tandis que souvent, des fois,

[22:57]

les versions officielles prennent toujours

[22:59]

une position un peu supérieure du genre,

[23:02]

vous êtes niaiseux si vous y croyez pas,

[23:04]

parce qu'il y a tel, tel, tel affaire.

[23:06]

Puis que les versions officielles

[23:08]

vont devoir s'adapter à essayer

[23:10]

peut-être d'avoir un petit peu plus d'empathie

[23:13]

avec le public.

[23:14]

Peut-être donner un petit peu plus de détails

[23:16]

parce que sinon,

[23:17]

on fait nos propres recherches.

[23:20]

Puis quand on fait nos propres recherches,

[23:21]

souvent, on se ramasse.

[23:23]

Puis je veux dire, moi, je peux pas juger

[23:24]

parce que ça m'est arrivé là-dedans.

[23:26]

Ça m'est arrivé dans ma recherche

[23:28]

de tomber dans toutes sortes de rabbit hole

[23:30]

parce que j'allais sur des pages Facebook,

[23:32]

j'allais là, j'allais là, j'allais là, j'allais là.

[23:34]

Puis à un moment donné, c'était rendu

[23:35]

que je me faisais mes propres théories

[23:37]

et je suis devenue une conspirationniste

[23:40]

de la mort de Michel Brulé.

[23:42]

Mais après ça, je me suis ramenée

[23:43]

parce que, bon, parce que là, tu sais,

[23:47]

l'épreuve, c'était difficile.

[23:49]

Mais les circonstances, puis ça,

[23:51]

je le dis dans mon podcast,

[23:53]

les circonstances restent nébuleuses.

[23:55]

Puis ça, malheureusement,

[23:56]

parce que le Brésil et le Canada

[23:59]

n'ont pas d'entente, d'enquête

[24:01]

ou de police, tout ça.

[24:03]

Bien, on pourra jamais enquêter

[24:04]

sur les circonstances.

[24:06]

Puis des fois, quand on trouve

[24:08]

que quelque chose est nébuleux,

[24:10]

bien, ça se peut que ce soit nébuleux.

[24:12]

Mais ça ne veut pas dire

[24:13]

qu'il n'est pas mort.

[24:15]

Non, exact. C'est souvent dans des pays

[24:16]

qui ont moins de législation ou on dirait que

[24:18]

je ne veux pas avoir de préjugés, mais

[24:20]

on dirait que c'est souvent des pays

[24:21]

où c'est plus facile, disons,

[24:23]

d'acheter quelqu'un pour créer

[24:26]

des papiers et des choses comme ça.

[24:28]

Je n'ai pas l'impression qu'il y a beaucoup

[24:29]

de monde qui viennent au Québec

[24:30]

pour changer leur vie, qui arrive d'ailleurs.

[24:33]

Je ne sais pas si l'état civil

[24:34]

est facile à corrompre, mais tu sais,

[24:37]

on dirait que là-dessus,

[24:38]

j'ai l'impression que ça aussi...

[24:41]

Bien oui, parce que là, tout le monde

[24:42]

me disait, ah oui, le Brésil,

[24:44]

le Brésil s'est corrompu, tu peux acheter

[24:46]

les policiers, tu peux acheter...

[24:47]

Puis là, à un moment donné, dans mes recherches,

[24:49]

on a commencé, j'ai parlé à des spécialistes,

[24:53]

puis là, je ne l'ai pas mis dans le podcast

[24:54]

parce qu'à un moment donné,

[24:56]

c'est parce que c'est moi qui était devenu

[24:58]

obsédé par mon sujet, mais c'est que

[25:00]

pour sa mort à lui,

[25:02]

mettons que tu calcules

[25:04]

tous les gens qui auraient dû

[25:06]

être payés, être dans le secret,

[25:09]

être...

[25:10]

Ça en fait vraiment beaucoup.

[25:13]

Puis en plus,

[25:15]

ça aurait

[25:16]

vraiment été niaiseux comme mes

[25:18]

enceintes, parce que, tu sais,

[25:19]

sur les images que j'ai vues, puis tu sais,

[25:21]

tu dis, on n'a pas vu d'image du corps,

[25:23]

puis ça, j'aimerais ça dire que,

[25:25]

tu sais, bon, moi, j'ai parlé

[25:27]

à la famille de Michel...

[25:30]

C'était pas convaincant.

[25:32]

Michel, juste pour vous dire,

[25:35]

on voit des images,

[25:36]

puis ça, ça a passé à TVA,

[25:38]

on a vu des images des funérailles

[25:40]

où on voit son corps recouvert

[25:42]

d'un voile blanc transparent,

[25:44]

ce qui n'est pas étrange

[25:46]

dans des pays comme le Brésil parce que des fois,

[25:48]

il y a beaucoup de moustiques et tout ça.

[25:52]

Mais ça fait que

[25:54]

tu vois pas,

[25:56]

tu vois, mais

[25:58]

avec un certain...

[26:00]

Moi, j'aurais aimé ça,

[26:01]

avoir quelque chose de clair, mais en même temps,

[26:03]

mettons la famille,

[26:05]

quand tu crois pas à la mort de quelqu'un,

[26:07]

ça blesse énormément la famille.

[26:09]

Puis la famille va pas aller

[26:11]

comme commencer à mettre des photos de cadavres

[26:13]

juste pour prouver au monde

[26:15]

que la personne est morte.

[26:17]

C'est comme si nous, en tant que public,

[26:19]

on a un craving de quelque chose,

[26:22]

mais en même temps,

[26:23]

il faut que tu penses à la famille,

[26:24]

que eux, tu sais, ils souffrent.

[26:26]

Puis tu sais, même quand t'as

[26:28]

quelqu'un dans ta famille qui a été

[26:31]

reconnu coupable d'agression

[26:32]

sexuelle ou qui a fait des

[26:34]

frasques, ben, cette personne-là,

[26:36]

c'est quand même ton frère, c'est quand même ton fils.

[26:38]

Puis tu l'aimes parce que

[26:40]

il y a rien de tout...

[26:41]

Il y a des ondes grises dans la vie.

[26:43]

Donc c'est ça.

[26:46]

Là, je suis perdue dans ce que je voulais dire.

[26:48]

En tout cas, tant pis.

[26:49]

Je vais en faire un point à une phrase qui en a pas.

[26:52]

Revenons un petit peu, peut-être...

[26:54]

Revenons dans le temps un petit peu, mais

[26:56]

qu'est-ce qui, toi, à la base,

[26:57]

India, t'a donné envie de faire un podcast

[27:00]

là-dessus? Parce que c'est quand même

[27:02]

ton ancien éditeur.

[27:04]

C'est quand même délicat un peu

[27:06]

comme sujet. C'est un projet

[27:09]

qui a pris naissance

[27:10]

aussi sur audio avec Radio-Canada.

[27:11]

Il doit avoir quand même certaines embûches.

[27:14]

On dirait, qu'est-ce qui t'a donné envie, toi,

[27:15]

de dire, dans la mort

[27:18]

de Michel Brûlé, j'ai envie de me lancer là-dedans.

[27:20]

La question m'obsédait.

[27:21]

La question de quel genre de vie

[27:24]

faut que t'ailles vécu pour qu'on croit pas ta mort.

[27:26]

Puis je trouvais

[27:28]

que ça permettait

[27:30]

de décortiquer ce qui est

[27:31]

l'abus de pouvoir. Pis

[27:33]

je me disais,

[27:36]

décortiquer

[27:38]

plein de choses à travers

[27:39]

cette histoire-là pourrait

[27:41]

permettre d'aider à

[27:44]

comprendre si on vit une situation

[27:46]

d'abus de pouvoir, pourrait permettre

[27:47]

de comprendre si on vit de la violence

[27:49]

psychologique, pourrait permettre de comprendre

[27:51]

les personnalités mégalomanes.

[27:54]

Des fois, je lis des articles.

[27:56]

Je sais pas,

[27:57]

c'est quoi vos règles de diffamation,

[28:00]

vous autres. Des fois, je lis des articles

[28:01]

sur Elon Musk. On a pas d'assurance, erreur et omission

[28:04]

chez Distorsion.

[28:06]

No safety net.

[28:08]

Je vois des articles

[28:09]

sur Elon Musk. Pis je

[28:11]

reconnais Michel Brûlé.

[28:15]

Je reconnais

[28:16]

des affaires. Je reconnais

[28:18]

les mails qu'il envoie à ses employés.

[28:22]

Les espèces

[28:22]

de... Il part sur une affaire.

[28:24]

Au début, Elon Musk, on pensait que c'était quelqu'un

[28:27]

qui voulait

[28:28]

créer des voitures pour sauver

[28:30]

l'environnement. Là, tu vois que

[28:32]

c'est juste qu'il voulait créer des voitures

[28:34]

tout simplement parce qu'il s'en fout.

[28:36]

Il met plein de satellites dans l'espace.

[28:38]

Il pollue full. C'est pas

[28:40]

quelqu'un qui va sauver la planète. C'est quelqu'un qui va

[28:42]

la détruire. Je pense que c'est notre plus grand super-villain.

[28:44]

Excuse, j'ai toute peur des diffamations.

[28:46]

Je t'en voudrais dire

[28:48]

l'excusez.

[28:50]

J'espère que vous ne pourrez pas poursuivre.

[28:53]

Elon Musk est-tu là?

[28:54]

Il est-tu dans la salle? Les proches?

[28:56]

On devrait être corrects.

[29:00]

Ça me fait penser

[29:01]

à ça. Pis j'ai plein d'exemples

[29:02]

aussi. Mais là, je ne veux pas les nommer parce que

[29:04]

Elon Musk, c'est sûr qu'il ne nous écoute pas, mais il y en a d'autres

[29:06]

que oui. Mais à chaque fois, je fais...

[29:08]

Là, je vois, mettons, un

[29:11]

milliardaire qui, là, il y a comme

[29:12]

une espèce de projet. Pis là, je fais,

[29:14]

ça me fait penser à Michel.

[29:16]

C'est ce genre de personnalité

[29:18]

qui part d'une affaire à l'autre.

[29:20]

Pis là, il y a un projet grandiose.

[29:22]

Pis là, d'un coup, pis t'apprends

[29:24]

qu'il n'était pas fin avec leurs employés

[29:26]

ou que si, ou qu'ils ont mis tout le monde à la porte.

[29:28]

Michel, il était comme ça. Pis je

[29:30]

m'excuse si je donne des exemples. Pis là, vous dites

[29:32]

« Ah, je n'ai pas écouté son podcast. Je ne comprends rien. »

[29:34]

Décris-nous un peu, justement, le personnage

[29:36]

en quoi il est...

[29:38]

Parce qu'on peut en parler en long et

[29:40]

en large, mais oui, en quoi, justement,

[29:43]

il te...

[29:44]

il te rappel un peu Elon Musk

[29:46]

ou en quoi est-ce que...

[29:47]

Parce qu'il a fait des réels délits, évidemment.

[29:50]

Oui. Bon, Michel,

[29:52]

il a commencé

[29:54]

à vendre ses livres dans les bars.

[29:56]

Il vendait ses livres dans les bars.

[29:58]

Pis là, il a créé sa maison d'édition comme ça.

[30:00]

C'est vraiment un

[30:02]

« self-made man ».

[30:04]

Pis là, tout d'un coup,

[30:06]

il a commencé à faire des livres

[30:08]

qui ont eu beaucoup de succès. Donc là,

[30:10]

il est devenu un éditeur, il est devenu un des éditeurs

[30:12]

les plus importants au Québec.

[30:14]

Il était deuxième après Québécois.

[30:17]

Et...

[30:18]

Et là, à un moment donné,

[30:20]

on ne sait pas pourquoi, il a fait un film

[30:22]

qui a financé lui-même.

[30:24]

Kaido. Kaido, que j'ai vu.

[30:26]

Bonne chance pour le film. Si vous entendez parler,

[30:28]

allez sur les pages Facebook.

[30:29]

Mais ça, ça contribue presque au mythe,

[30:32]

aussi, Kaido, qui est comme le film...

[30:34]

Ah, Kaido, là, moi, là...

[30:36]

Ça, c'est pas possible.

[30:38]

Ça, c'est ce qui a participé

[30:40]

à mon conspirationnisme, parce que là,

[30:42]

j'avais l'impression de trouver des réponses

[30:44]

dans Kaido. J'avais l'impression

[30:46]

qu'il nous envoyait des... Oui, des messages.

[30:48]

Des messages, genre un jour,

[30:50]

je vais simuler ma mort et ça va être ceci, ceci, ceci.

[30:53]

Pis là, j'étais comme, OK, je peux,

[30:54]

je faisais tous les liens. C'est un film

[30:56]

que, parenthèse, rapidement,

[30:58]

garde ton idée, India, mais c'est un film

[31:00]

qui a financé lui-même,

[31:02]

je crois, sans subvention,

[31:05]

un... comment dire?

[31:06]

Il y a plein d'acteurs connus là-dedans.

[31:08]

Oui, mais qui étaient pas connus à l'époque.

[31:10]

Oui, il y en avait qui étaient connus.

[31:11]

Oui, il y en avait une raison.

[31:12]

En fait, c'est lui qui réalise, mais on dirait

[31:16]

pas vraiment qu'il y a un réalisateur dans la place.

[31:18]

Le film n'est jamais

[31:20]

sorti, en fait.

[31:22]

C'est un film... Parce qu'un distributeur

[31:23]

en a jamais voulu, pis avec raison.

[31:26]

Pis là, maintenant, il y a quelqu'un,

[31:28]

Benoît Rodrigue, qui le présente

[31:30]

dans des soirées au pub

[31:32]

de bois. Mais c'est un film

[31:34]

très spécial à regarder, parce que c'est

[31:36]

comme l'incursion

[31:38]

dans la tête,

[31:40]

moi, je dirais, d'un whistle.

[31:43]

Mais, tu sais, c'est...

[31:43]

Oui, c'est carrément le prédateur.

[31:45]

Tu l'as vu? Oui, on l'a vu, nous aussi, Caïdo.

[31:48]

Je l'écoutais par shot de 10 minutes,

[31:50]

j'étais pas capable d'écouter plus que

[31:51]

10 minutes à la fois. C'est très difficile.

[31:53]

C'est mauvais, mais pas... pas mauvais,

[31:56]

drôle, t'sais.

[31:56]

C'est malaisant. Je sais pas,

[31:59]

si vous connaissez The Room, là, qui est

[32:01]

comme un espèce de... t'sais, il y a eu

[32:03]

des films sur ce film-là, qui est un

[32:05]

espèce de film culte,

[32:07]

mauvais, mais là, c'est pas ça.

[32:09]

C'est vraiment un film

[32:12]

bizarre, parce que c'est

[32:13]

rentrer dans la tête de quelqu'un

[32:15]

qui... c'est comme une mise

[32:17]

en abîme de lui à l'infini, pis de

[32:19]

ce qu'il pense sur le monde. C'est très

[32:21]

bizarre, mais bref, il a sorti un film.

[32:23]

Là, il a sorti un album de musique,

[32:25]

parce que c'est lui qui chantait.

[32:27]

Un album en allemand aussi, hein, qui...

[32:29]

Oui, c'est ça. Il y avait des tours en allemand.

[32:31]

J'ai plein d'extraits, mais je sais pas

[32:32]

si on va avoir le temps. Mais il y a des

[32:34]

bolles toutes, t'sais. J'ai plein d'extraits.

[32:37]

À l'époque, on riait,

[32:39]

mais l'autre jour, c'est drôle, parce que

[32:40]

mon chum, il tripe sur le...

[32:42]

sur le métal hardcore,

[32:45]

pis il était là, crie, mais il dit,

[32:46]

mais les musiciens qu'il engageait, c'était bon.

[32:49]

Parce que Michel, s'il avait voulu...

[32:50]

s'il avait voulu faire cet album-là,

[32:53]

mettons, de dire, hein, je me lance

[32:54]

dans la chanson, ben, il était...

[32:57]

il avait le flair pour

[32:59]

dénicher les talents. Donc, c'est pas la

[33:00]

musique qui est pas bonne, c'est le fait que lui,

[33:02]

il chante là-dessus, mais t'sais, je pense

[33:04]

qu'il... lui...

[33:06]

lui, il voulait être... pis t'sais,

[33:08]

c'est pour ça que j'ai appelé mon deuxième épisode

[33:11]

le blues du businessman, parce que

[33:12]

lui, dans le fond, c'était un homme qui réussissait,

[33:15]

mais qu'il avait envie de

[33:16]

devenir une vedette.

[33:18]

Pis ça a fait que les gens,

[33:21]

Michel, pour eux,

[33:22]

c'était quelqu'un de juste bizarre,

[33:25]

c'était quelqu'un que tu pouvais jamais

[33:26]

t'attendre à ce qu'il allait faire.

[33:28]

Donc, c'était comme... c'était comme

[33:31]

que les gens croient pas

[33:32]

à sa mort, c'était comme, on dirait,

[33:34]

c'était normal,

[33:36]

parce qu'il nous avait tellement habitués

[33:38]

à toutes sortes de choses.

[33:40]

Il y a quelque chose... pis t'sais,

[33:42]

je veux dire, ok, moi,

[33:44]

je vais vous dire, je suis partie de quelqu'un

[33:46]

qui a vécu un traumatisme avec lui.

[33:48]

Quand je le croisais dans la rue,

[33:51]

mon corps était

[33:54]

paralysé.

[33:55]

Même dans le podcast,

[33:57]

je vais voir une amie

[33:58]

qui me lit des courriels

[34:01]

que je lui écrivais à l'époque

[34:02]

où je vivais mon chose.

[34:05]

Et j'ai eu mal

[34:06]

au corps après cette journée-là. Je me suis

[34:08]

remis dans ces états-là pour le podcast.

[34:11]

Mais le podcast...

[34:13]

C'était extrêmement difficile.

[34:15]

Pis le podcast m'a permis un peu

[34:20]

de...

[34:20]

de remercier et de pardonner.

[34:21]

C'est drôle parce que son frère,

[34:24]

il m'a écrit que quand il était au

[34:26]

Brésil, là, il voulait faire un golf

[34:28]

pis il voulait...

[34:30]

Il a toujours été comme ça.

[34:32]

Ce que je veux dire, c'est que j'ai une

[34:34]

certaine tendresse pour ce côté-là

[34:36]

de lui. Que même,

[34:38]

il était en procès pis tout ça,

[34:40]

pis là, il était au Brésil, pis là,

[34:42]

il voyait une occasion d'affaire

[34:44]

parce qu'il était comme ça.

[34:46]

C'est un entrepreneur. Il y a une

[34:50]

golf qui serait comme le meilleur

[34:53]

golf au

[34:54]

Brésil. Pis c'est ça.

[34:56]

Et pourquoi est-ce que c'était... Parce qu'au

[34:58]

Brésil, c'était vraiment en fin de vie

[35:00]

parce que, en fait...

[35:02]

Pas en fin de vie.

[35:05]

En fin de carrière, mais justement

[35:06]

qu'il meurt aussi. C'était en ces derniers

[35:08]

mois. Il les a passés au

[35:10]

Brésil. Mais juste avant ça,

[35:13]

en fait, lui, il avait énormément de pression

[35:14]

médiatique en raison des

[35:16]

accusations qu'il portait contre lui.

[35:18]

Dans sa tête, il y avait énormément

[35:20]

de pression, mais dans les faits,

[35:22]

il y a eu quelques articles.

[35:24]

On n'entendait pas de temps par vu.

[35:26]

C'est ça, mais lui,

[35:28]

son frère habitait au Brésil.

[35:31]

Donc, c'était en pleine COVID.

[35:32]

Il a décidé d'aller au Brésil. Ça, ça a contribué

[35:34]

au fait que les gens n'ont pas cru à sa mort

[35:36]

parce que les gens ont dit, mais pourquoi

[35:38]

il a pu aller au Brésil?

[35:40]

J'ai rencontré une

[35:42]

juge à la retraite qui m'a dit,

[35:45]

ben, quand c'est une

[35:48]

quatorze, il les fait.

[35:50]

Donc, là,

[35:52]

il attendait sa sentence.

[35:54]

Donc, il n'y avait pas

[35:56]

de raison de lui retirer son

[35:58]

passeport. C'est-à-dire qu'il avait tout

[36:00]

suivi le processus en étant

[36:02]

toujours là. Il s'était toujours présenté.

[36:04]

Il avait suivi toutes les choses.

[36:06]

Donc,

[36:09]

il n'y avait pas de raison de croire

[36:10]

qu'il aurait pu s'esquiver.

[36:12]

On est quand même là cela-t-il,

[36:13]

je comprends qu'il n'avait pas encore été déclaré coupable,

[36:16]

mais je trouve ça un peu particulier

[36:18]

qu'on ne coupe pas le passeport à ces gens-là,

[36:20]

peu importe son comportement.

[36:22]

C'est comme si on ne punissait pas beaucoup.

[36:24]

En tout cas, j'ai un malaise

[36:26]

personnellement. Oui, ben, je comprends ce que tu veux dire,

[36:28]

mais on dirait que moi, ça m'a permis de comprendre

[36:32]

que, tu sais,

[36:33]

dans la loi,

[36:34]

tu ne peux pas mettre les crimes

[36:36]

tous au même niveau.

[36:39]

C'est comme si dans notre loi

[36:40]

populaire, on les met presque

[36:42]

tous au même niveau.

[36:44]

Mais pour la loi,

[36:47]

les crimes ne sont

[36:48]

pas tous au même niveau.

[36:51]

On pourrait critiquer le système de justice,

[36:53]

mais en même temps, c'est un système

[36:55]

qui fonctionne.

[36:57]

J'ai appris beaucoup de choses

[36:59]

de ce procès-là.

[37:00]

J'avais beaucoup de préjugés par rapport à la justice.

[37:03]

Ça m'a permis d'apprendre

[37:04]

beaucoup.

[37:07]

Depuis le MeToo,

[37:08]

quand Gilles Côté a dénoncé

[37:10]

Michel, c'était au MeToo en 2017,

[37:12]

et depuis ce temps-là, il y a une ligne

[37:14]

sans frais au DPCP,

[37:16]

ou est-ce que quand on a vécu une agression sexuelle,

[37:18]

puis qu'on ne sait pas si c'est un cas

[37:19]

qu'on peut appeler, c'est une ligne sans frais,

[37:22]

et il y a un avocat,

[37:24]

un procureur qui va dire

[37:26]

exactement ce que tu devrais faire,

[37:28]

puis si ça vaut la peine

[37:31]

de poursuivre le processus.

[37:33]

Donc, j'ai trouvé ça intéressant

[37:34]

ce que le MeToo a amené dans la société

[37:36]

comme ressource.

[37:38]

Parce qu'on le sent, ça,

[37:40]

on dirait que tout au long,

[37:42]

surtout vers la fin de sa carrière,

[37:43]

mais beaucoup dans Kaido,

[37:46]

on a vraiment l'impression qu'il était devenu

[37:48]

un prédateur graduellement.

[37:51]

C'est malaisant, certaines scènes

[37:52]

dans Kaido, même,

[37:54]

ou des témoignages.

[37:54]

Est-ce qu'il est devenu ou il a toujours été comme ça?

[37:57]

C'est ça, des fois, qu'on peut se questionner.

[38:00]

Dans Kaido, il y a une scène

[38:02]

que j'ai regardée,

[38:04]

puis c'est comme un gérant

[38:05]

qui va chercher des filles pour le chanteur.

[38:08]

Combien de fois on a vu cette scène-là

[38:10]

dans les dénonciations des dernières années?

[38:13]

C'est comme si

[38:15]

lui, il habitait

[38:16]

dans ce monde-là, il se tenait

[38:18]

dans les bars avec ce genre de personne-là.

[38:21]

Il a vu ça.

[38:22]

Ça pouvait être un fantasme.

[38:24]

Pour certains hommes qui sont...

[38:27]

Moi, j'ai la théorie

[38:29]

qu'il pouvait s'approcher

[38:30]

de... T'sais, c'était quelqu'un

[38:32]

qui n'arrivait pas à trouver l'amour,

[38:34]

puis tout ça. Donc, pour moi,

[38:36]

il pouvait s'approcher

[38:38]

de ce qu'on peut décrire comme un vinicel.

[38:41]

T'sais,

[38:41]

ben, ces hommes-là, ils voient des

[38:44]

hommes, des chanteurs,

[38:46]

tout ça, des gérants, puis là,

[38:48]

t'sais, bon, on en entend beaucoup,

[38:49]

des choses comme ça dans des dénonciations.

[38:51]

Donc lui, il se disait peut-être que c'était normal.

[38:54]

Puis là, il y a une scène de même

[38:55]

dans Kaido, puis ça nous rend tellement mal à l'aise.

[38:57]

Puis ça nous rend mal à...

[38:59]

T'sais, je me suis beaucoup questionnée sur cette scène-là

[39:01]

en me disant, ça me rend mal à l'aise, mais il y a tellement de gens

[39:04]

qui la décrivent comme une réalité.

[39:06]

Donc lui, il n'est pas en train d'inventer quelque chose,

[39:08]

il est en train de reproduire

[39:10]

une réalité

[39:12]

dont il a été témoin.

[39:15]

T'sais, c'est malaisant,

[39:16]

mais en même temps...

[39:17]

Puis lui, c'est sa vision fantasmée,

[39:19]

mais en même temps, c'est malaisant, parce que tu te dis,

[39:21]

crime, ça arrive.

[39:23]

Ben oui, puis il y a plusieurs détails troublants

[39:25]

dans ton podcast aussi.

[39:27]

Il disait à le François Lemay

[39:28]

qui se confie, d'autres...

[39:30]

Ce qu'on apprend dans le podcast,

[39:33]

c'est que les abus

[39:35]

étaient pas nécessairement

[39:37]

seulement envers les femmes.

[39:39]

C'est-à-dire qu'il allait se déshabiller,

[39:41]

mettons, devant des hommes aussi.

[39:44]

T'sais, moi,

[39:45]

je ne comprends pas, les hommes de pouvoir,

[39:47]

l'affaire de montrer le pénis.

[39:48]

Je ne comprends pas.

[39:51]

Je ne sais pas c'est quoi...

[39:54]

Fait que là,

[39:54]

il nous raconte ça qui...

[39:56]

Ben oui, j'ai déjà vu son pénis parce qu'il me l'a montré,

[39:58]

il a dit, c'est le fun, il n'y a pas de filles ici,

[40:00]

je vais pouvoir te montrer mon pénis.

[40:01]

Mais pourquoi tu veux montrer ton pénis?

[40:04]

Quelle belle opportunité!

[40:05]

Je ne comprends pas! Je suis peut-être pas

[40:07]

assez un gars pour comprendre.

[40:09]

C'est assez rare qu'un chum de gars

[40:11]

qu'on se montre nos pénis.

[40:12]

Même bien chaud.

[40:15]

On a bien entendu ça, l'affaire des hommes

[40:17]

de pouvoir qui montent leur pénis,

[40:19]

puis je ne comprends pas, puis je me dis,

[40:21]

il y en a-tu qui pensent que c'est une bonne blague?

[40:25]

J'ai de la misère

[40:25]

à comprendre, mais ça rendait tout le monde

[40:28]

mal à l'aise.

[40:29]

Puis lui, quand il en parle, puis tu t'entends

[40:31]

des extraits dans les médias,

[40:34]

lui, Michel, quand il en parle,

[40:35]

il avait une franche camaraderie,

[40:40]

une ambiance

[40:41]

fessée

[40:43]

au bureau.

[40:44]

Là, t'es là, ben l'ambiance fessée,

[40:46]

mais t'es juste dans ta tête, man, parce que...

[40:48]

Tout le monde est mal à l'aise,

[40:49]

mais c'est ça qui est fou.

[40:51]

C'est quand même que tout le monde est dépendant de leur emploi

[40:53]

d'une certaine façon, puis personne parle,

[40:55]

personne ose, parce que c'est le patron.

[40:58]

Ça, je trouve ça triste

[41:00]

qu'on...

[41:01]

Puis je comprends, je ne suis pas dans le jugement,

[41:03]

mais qu'on agisse comme ça, puis qu'on laisse

[41:05]

sous silence, justement, parce que c'est notre patron.

[41:07]

Mais ça, je l'explique.

[41:10]

Dans l'épisode 5,

[41:11]

j'ai tout essayé de décortiquer ça,

[41:13]

parce que souvent, on va blâmer

[41:15]

les gens de ne pas avoir parlé,

[41:17]

mais tu sais, comme moi, je dis, bon, moi,

[41:19]

je me ramène à moi,

[41:21]

pourquoi, mettons,

[41:22]

je n'ai pas dit ce que j'avais vécu?

[41:24]

Si j'avais dit ce que j'avais vécu,

[41:26]

peut-être que Jill, elle ne serait pas

[41:27]

allée proposer son manuscrit-là.

[41:30]

En même temps, moi, j'avais tellement peur

[41:33]

d'un combat public,

[41:35]

parce que, tu sais,

[41:35]

quand tu racontes ton histoire,

[41:37]

là, il aurait été obligé d'aller demander à Michel,

[41:40]

là, Michel, il m'aurait démoli,

[41:41]

il aurait démoli ma crédibilité, il aurait dit que je suis une folle.

[41:45]

Fait que là, moi, il y a des gens

[41:46]

qui auraient pensé tout d'un coup,

[41:47]

ah, elle est folle à se plaindre, tout ça.

[41:49]

J'avais tellement peur

[41:51]

d'être humiliée que je parlais

[41:53]

pas, puis là, il y avait d'autres employés qui disaient,

[41:55]

ben, je voyais des choses,

[41:58]

mais souvent, les gens

[41:59]

vont penser que c'est eux le problème.

[42:01]

Puis ça, là, c'était vraiment, là,

[42:05]

c'était,

[42:06]

c'était, quasiment tout le monde

[42:07]

m'a dit ça et pensait, ben, le milieu

[42:09]

artistique, ça a l'air d'être ça, je pense

[42:11]

que c'est moi le problème, je vais changer de milieu.

[42:13]

Donc, tu sais, c'est comme si les gens,

[42:15]

ils disent, bon, ben, tu n'es pas capable de supporter

[42:17]

ça, donc,

[42:19]

tu sais, il va falloir que tu changes

[42:21]

de milieu. Mais le MeToo a changé

[42:23]

ça un peu, puis tu le dis dans le podcast, je trouve

[42:25]

que ça l'a éduqué un peu tout le

[42:27]

monde à reconnaître ces

[42:29]

comportements-là, qu'on avait un peu

[42:32]

accepté comme société,

[42:34]

parce que c'est pas,

[42:35]

on parle de Michel Brûlé ce soir, mais

[42:37]

c'est pas le seul cas.

[42:39]

Ça s'explique historiquement,

[42:41]

c'est que, dans le fond, il y a eu

[42:43]

tout un mouvement, tu sais,

[42:45]

bon, il y avait l'église qui

[42:48]

dictait beaucoup

[42:49]

nos comportements, puis fallait être

[42:51]

prudent, tu sais, puis être bon,

[42:53]

c'est ça. Puis là, à un moment donné, il y a eu

[42:55]

une libération de ça, des meurs

[42:57]

sexuelles, de la danse, tout ça.

[42:59]

Puis là,

[43:01]

là, les gens voulaient pas être la personne

[43:03]

qui redevient comme

[43:06]

l'église.

[43:06]

Puis là, à un moment donné, c'est comme,

[43:08]

ok, oui, mais là, c'est peut-être aller trop loin.

[43:11]

Fait que là, il y a comme, tu sais, il y a comme tout le temps des mouvements

[43:13]

qui fait comme, ok, on veut se libérer

[43:15]

de ça, ou oups, ça crée un autre problème.

[43:17]

Là, on voudrait se libérer de ça, mais on veut pas revenir là,

[43:19]

mais on peut-tu aller là,

[43:20]

en essayant de, tu sais, de

[43:23]

se respecter tout le monde. Fait que, tu sais,

[43:25]

dans le fond, c'est important comme ça, des mouvements

[43:27]

sociaux, puis il y a tout le temps une espèce d'ajustement

[43:29]

dans nos comportements,

[43:31]

etc.

[43:32]

Puis je voulais revenir un peu sur les circonstances.

[43:34]

J'étais tombé sur ce magnifique

[43:37]

mime ici, en fait, sur Ray-Tac,

[43:39]

parce que Michel s'est retrouvé

[43:41]

sur Reddit aussi, après

[43:44]

sa mort.

[43:45]

Puis quelles sont les circonstances

[43:47]

indias de sa mort au Brésil?

[43:49]

Parce qu'on dirait que ça aussi, ça contribue quand même

[43:51]

aux mythes, comme quoi

[43:53]

peut-être que.

[43:56]

Les circonstances,

[43:57]

telles qu'on les connaît,

[43:59]

c'est,

[44:01]

bon, il serait,

[44:03]

il aurait pris son vélo,

[44:05]

et là, tout d'un coup,

[44:07]

il a fait une chute.

[44:10]

Bon, il était dans une côte,

[44:12]

il a fait une chute.

[44:14]

Là, ce qu'on ne sait pas,

[44:16]

c'est, est-ce qu'il y avait une voiture

[44:18]

qui l'a,

[44:21]

on ne sait pas.

[44:23]

Tout ce qu'on sait,

[44:23]

c'est qu'il est parti en vélo, puis après ça,

[44:25]

il a été retrouvé dans le ravin.

[44:30]

Et

[44:30]

donc, il serait,

[44:31]

il aurait fait une chute, il aurait percuté

[44:33]

un panneau de signalisation,

[44:35]

et ensuite, il serait tombé dans le ravin.

[44:38]

Sa mort aurait été causée

[44:39]

des suites d'un,

[44:41]

voyons,

[44:44]

choc thoracique, en tout cas,

[44:46]

j'ai pas les mots exacts,

[44:47]

je le dis dans mon podcast.

[44:50]

C'est écrasé les poumons,

[44:52]

puis il est tombé.

[44:53]

Oui, ça a été,

[44:55]

puis ce qui a contribué aussi aux doutes,

[44:58]

c'est que,

[45:02]

en mourant, il aurait dit à son frère,

[45:04]

je t'aime,

[45:06]

tu es la personne la plus importante pour moi,

[45:08]

puis les médias

[45:09]

ont beaucoup

[45:12]

raconté ça dans l'histoire,

[45:14]

puis ça fait

[45:17]

cinématographique.

[45:17]

Je pense que ça, ça a contribué

[45:19]

au fait que les gens

[45:21]

n'ont pas nécessairement cru, parce que

[45:23]

ça sonne tellement pas vrai,

[45:26]

le frère qui arrive sur les lieux,

[45:27]

puis là, je t'aime, puis là,

[45:29]

meurt, on dirait qu'on trouve

[45:31]

que ça a l'air d'un mauvais film de série B.

[45:34]

J'ai rencontré le frère

[45:35]

qui m'a dit que

[45:38]

ça s'était pas tout à fait

[45:39]

passé comme ça, il dit

[45:40]

qu'il a été mal compris,

[45:44]

c'est comme,

[45:45]

est-ce qu'il a raconté ça au début,

[45:48]

lui, en tout cas,

[45:49]

il m'a dit qu'il a été mal interprété

[45:51]

dans ses propos, que c'est pas ça qui est arrivé,

[45:53]

il aurait dit, j'ai mal,

[45:55]

puis, quelque temps après,

[45:57]

les secours seraient arrivés, puis il aurait pas été capable

[45:59]

de le sauver.

[46:02]

Puis, une autre chose qui a contribué

[46:03]

au questionnement,

[46:05]

c'est qu'il a été enterré

[46:07]

24 heures plus tard.

[46:09]

Oui, c'est très vite.

[46:10]

Donc, tout s'est passé,

[46:13]

quand tu regardes, mettons,

[46:15]

les archives là-dessus,

[46:17]

le frère, il porte le même T-shirt à

[46:19]

la mort, les funéraires et l'enterrement.

[46:22]

Il boit le même café,

[46:24]

un clé en main.

[46:25]

C'est comme,

[46:29]

c'est sûr que moi,

[46:32]

j'ai beaucoup d'imagination,

[46:34]

c'est sûr que moi, je regardais ça.

[46:36]

Puis, tu sais, je me posais des questions

[46:37]

quand j'étais dans mon pic

[46:39]

de conspirationnisme,

[46:41]

je me posais des questions du genre,

[46:43]

pourquoi ça a été

[46:45]

un événement couvert au Brésil?

[46:48]

Tu sais, comme,

[46:49]

on s'entend, c'est un touriste

[46:51]

québécois qui fait une chute à vélo.

[46:54]

Mais là, tu sais,

[46:54]

il y avait des articles,

[46:55]

je pensais que ça passait aux nouvelles là-bas.

[46:58]

Je trouvais ça tellement bizarre.

[47:01]

Mais c'est ça.

[47:02]

Ce qui m'a ramenée, c'est quand j'ai parlé

[47:05]

aux autorités ici,

[47:07]

puis l'avocate

[47:08]

qui s'occupait du dossier.

[47:09]

Tu sais, elle, ce qu'elle me dit,

[47:11]

nous, pour arrêter le procès,

[47:13]

parce que finalement, le procès a été arrêté,

[47:15]

parce que Interpol est allé,

[47:17]

puis ils ont prouvé sa mort avec des documents

[47:19]

en les faisant traduire et tout,

[47:23]

ici, on peut pas

[47:24]

enquêter sur les circonstances de la mort,

[47:26]

on peut juste avoir les preuves,

[47:28]

il est-tu mort, il est-tu pas mort,

[47:29]

puis là, ça a été prouvé qu'il était mort.

[47:32]

Puis moi, là, j'avais plein de questions,

[47:34]

tu sais, pour l'avocate, j'étais comme,

[47:36]

ouais, mais là, vous avez pas,

[47:37]

vous pouvez prouver la mort, mais vous savez pas comment.

[47:40]

Je les pose toutes ces questions-là

[47:42]

dans mon podcast.

[47:43]

Mais c'est ça, ça m'a ramené

[47:45]

de me dire, OK, mais combien de personnes

[47:47]

il aurait fallu qu'ils payent,

[47:49]

puis il y avait-tu tant d'argent que ça?

[47:52]

Puis, tu sais, je veux dire,

[47:54]

on dirait que moi, mettons,

[47:55]

là, il reviendrait dans 10 ans,

[47:58]

OK?

[48:00]

Je me sentirais niaiseuse,

[48:02]

tu sais, d'avoir cru

[48:03]

ces preuves-là, mais ça, c'est juste

[48:05]

mon côté conspirationniste qui est pas capable

[48:07]

de décrocher, mais j'ai décroché,

[48:09]

puis je me ramène toujours à la raison de

[48:12]

il est décédé,

[48:13]

la famille dit qu'il est décédé,

[48:15]

tu sais, pourquoi la famille, toute la famille au complet?

[48:18]

Tu sais,

[48:19]

j'ai parlé, là,

[48:20]

j'ai parlé à des gens, puis tu sais,

[48:23]

je veux dire, tu fakes pas ta peine de même,

[48:25]

donc,

[48:27]

mais il y a des gens qui écoutent mon podcast

[48:29]

puis qui restent quand même avec un doute,

[48:30]

mais je respecte ça parce que, tu sais,

[48:33]

des fois, c'est plus fort que nous, là.

[48:35]

Ah, tout à fait!

[48:36]

J'ai un petit doute. Ah oui?

[48:39]

Comment ça?

[48:40]

C'est le complotiste.

[48:43]

Mais non,

[48:44]

plus sérieusement,

[48:46]

non, je sais pas,

[48:47]

c'est le 24 heures, tout ça,

[48:49]

ça se falsifie des papiers, puis le Canada

[48:51]

a pas horte d'enquêter tout ce qui se passe

[48:53]

à l'extérieur. Mais pourquoi ta seule théorie

[48:56]

c'est qu'il est sûrement mort, là,

[48:57]

c'est juste ça m'amuse. Parce que,

[48:59]

pourquoi ta seule théorie, ce serait que

[49:01]

il aurait fakeé sans mort, puis ce serait pas,

[49:03]

il se serait peut-être fait tuer, mais quelqu'un

[49:05]

aurait voulu cacher ça,

[49:07]

il se serait peut-être suicidé, tu sais, comme...

[49:09]

Oui, oui, oui. Ben, c'est que c'est plus

[49:11]

fantastique aussi, peut-être que

[49:14]

justement, dans le temps, dans

[49:15]

la biographie de sa vie, il trouvait que ça...

[49:18]

Mais c'est peut-être juste un accident. Tu vois déjà le documentaire.

[49:20]

Oui, oui, exactement.

[49:21]

T'es déjà rendue à la bail au pic.

[49:24]

Qui est-ce qui pourrait jouer?

[49:25]

Michel Bruly, tu penses?

[49:28]

À chaque fois qu'il y a des gens qui m'écrivent

[49:30]

pour dire, ah, je garde un petit doute, puis t'es pas le seul.

[49:32]

Parce qu'il y en a beaucoup qui me disent ça.

[49:34]

Je dis, moi, je pense que c'est

[49:36]

correct d'avoir des doutes sur les circonstances.

[49:40]

tu sais, pour ce qui est

[49:42]

sans mort,

[49:44]

moi, je trouve que ça se...

[49:46]

Mettons qu'il sortirait dans 10 ans,

[49:48]

ha ha, allô, je suis pas mort.

[49:52]

Je le trouverais...

[49:54]

Il serait dans le trouble.

[49:55]

Non, mais je trouverais qu'il aurait fait un mauvais scénario.

[49:58]

Remarque que quand on regarde Caïdo...

[50:00]

Caïdo, ça serait

[50:02]

quasiment meilleur.

[50:04]

Mettons, si tu veux, pas de trouble,

[50:07]

tu sais, je veux dire,

[50:08]

il a quand même eu ses funérailles avec son

[50:10]

voile dessus. Tu t'achètes

[50:12]

un corps,

[50:14]

tu sais, là-bas, mettons qu'il aurait voulu payer du monde.

[50:16]

Pourquoi il aurait pas acheté un cadavre?

[50:18]

Pourquoi il

[50:19]

aurait pas disparu?

[50:21]

Pourquoi il aurait pas été noyé?

[50:24]

Tu sais, pourquoi une chute à vélo?

[50:26]

Oui, non, c'est vrai qu'il y a des circonstances.

[50:27]

Autant qu'ils sont bizarres, autant que ça...

[50:30]

Mais tu sais, il y a le

[50:32]

tombé aussi, India, qui est au coeur

[50:33]

de sa vie. C'est pas pour rien que ton podcast

[50:36]

s'appelle comme ça. Ça entretient

[50:37]

le limite. Il est tombé à vélo.

[50:40]

Caïdo, ça veut dire tombé

[50:42]

aussi. Je sais plus s'il y a d'autres

[50:44]

références, mais

[50:46]

la chute semble être

[50:48]

au coeur de... Ben, c'est parce que pour expliquer

[50:49]

aux gens qui n'ont pas écouté mon podcast, c'est qu'à un moment

[50:51]

donné, moi, je suis devenue obsédée par la chute.

[50:54]

Puis à un moment donné, il y a plusieurs

[50:55]

scènes dans son film avec la chute

[50:58]

de Camus.

[51:00]

J'avais tout temps ça, la chute, la chute.

[51:01]

Dans son film, il y a un gars

[51:03]

qui se suicide parce qu'il n'accède

[51:05]

pas à la...

[51:07]

il ne devient pas la vedette que Rémi

[51:09]

devenait. Puis là, j'étais comme, mon dieu,

[51:11]

c'était prophétique. C'est ça

[51:13]

qu'il a voulu nous dire, dans le fond.

[51:16]

Mais c'est ça.

[51:17]

Moi, je me suis ramenée. Moi, je crois maintenant

[51:19]

à sa mort. Je crois les

[51:21]

autorités parce que,

[51:23]

les papiers sont là pour le prouver,

[51:25]

tout ça. Puis pour

[51:28]

fainquer sa mort,

[51:30]

il y en a plein qui me parlaient

[51:32]

de chirurgie

[51:33]

esthétique au Brésil.

[51:35]

Puis là, j'ai fait des recherches là-dessus.

[51:38]

Mais c'est...

[51:40]

Tu sais, les gens étaient là, oui, au

[51:41]

Brésil, il y a des chirurgies esthétiques

[51:43]

que tu peux changer complètement de visage.

[51:45]

Puis là, j'ai parlé à un chirurgien. J'ai pas mis ça

[51:47]

dans le podcast parce qu'un moment donné, j'étais comme,

[51:49]

je me sentais niaiseuse d'être allée jusque là.

[51:51]

Tu faisais le tour de la checklist.

[51:52]

C'est pas comme tu penses.

[51:55]

Puis j'ai même parlé à un ami qui

[51:57]

travaille au Brésil. Puis il était comme,

[51:59]

OK, dans la tête du monde, c'est vraiment plus

[52:01]

et c'est vraiment plus une histoire,

[52:03]

l'affaire de la corruption, parce qu'il dit oui,

[52:05]

il y en a, mais c'est pas non plus

[52:07]

de même.

[52:11]

Donc...

[52:12]

C'est ça. Je mets un point à ma

[52:13]

phrase, pas de point encore.

[52:14]

Puis même TVA a envoyé un détective privé,

[52:16]

est-ce que je me trompe?

[52:17]

C'était pas un détective privé, c'était un journaliste

[52:21]

qui a fait une bonne job.

[52:23]

Puis je pense qu'eux autres aussi,

[52:24]

ils ont...

[52:27]

un peu comme mon ami Guillaume,

[52:28]

ils sont arrivés sur place,

[52:31]

puis là, ils ont constaté,

[52:32]

puis ils ont pas poursuivi après ça,

[52:35]

parce que...

[52:36]

Je pense que tout le monde était dans le même état

[52:39]

de, voyons, c'est donc bien bizarre,

[52:41]

une semaine après ne pas

[52:42]

s'être présenté.

[52:44]

C'est vraiment bizarre.

[52:45]

C'est toujours ça, les conspiration,

[52:48]

c'est l'addition de fait qu'on a l'impression

[52:50]

qu'ils donnent une équation qui est valable.

[52:53]

C'est qu'on donne un sens

[52:54]

à des hasards

[52:57]

qui en ont pas,

[52:58]

puis qu'on leur donne un sens à ma tête.

[53:00]

Comme moi, quand j'ai inventé ma théorie de conspiration,

[53:03]

il a voulu calquer sa mort

[53:05]

sur Camus,

[53:06]

puis là, voici mes preuves,

[53:08]

puis là, je racontais ça au monde,

[53:10]

puis les gens étaient comme, ben oui, c'est évident,

[53:13]

mais après ça, aujourd'hui,

[53:15]

avec un an de recul,

[53:17]

je peux dire, mon Dieu,

[53:18]

j'étais vraiment plongée loin.

[53:21]

Ah oui, c'est clair.

[53:23]

On arrive tranquillement vers la fin.

[53:24]

Je pense, Seb, tu avais fait rapidement

[53:26]

des petites recherches sur ça coûte combien une nouvelle identité

[53:29]

sur le dark web.

[53:30]

Tu avais mis les chiffres à jour

[53:32]

parce que disparaître, en fait,

[53:34]

c'est plus que vous falsifier sa mort.

[53:37]

C'est plus compliqué que ça en a l'air,

[53:38]

mais ça prend tout d'abord une nouvelle identité,

[53:40]

puis ça, c'est plus simple à chiffrer.

[53:42]

Oui, exact. Ben oui, il y a des chiffres

[53:43]

qui sont sortis pour 2022.

[53:45]

Évidemment, quand on veut acheter des papiers d'identité,

[53:48]

c'est souvent sur le dark web

[53:51]

qu'on peut le faire.

[53:52]

Comme par exemple, actuellement,

[53:54]

si on voudrait avoir au Canada,

[53:57]

si vous voulez avoir une nouvelle identité,

[53:58]

un passeport, une carte d'identité et un certificat de naissance,

[54:01]

au Canada, ça vous coûterait

[54:02]

seulement 1175 US,

[54:04]

ce qui n'est pas si cher.

[54:06]

Pour les papiers, oui.

[54:07]

Oui, pour les papiers en tant que tel.

[54:09]

Puis moi, je me questionne toujours, tu sais,

[54:11]

c'est qui à l'intérieur des murs

[54:14]

du gouvernement fédéral, tu sais,

[54:17]

qui arrive à, comment dire...

[54:19]

À qui la taupe.

[54:20]

Oui, c'est qui la taupe qui crée les nouvelles identités

[54:22]

parce que ça reste juste des systèmes informatiques.

[54:24]

Quand on s'entend une identité, on est juste dans une base de données,

[54:26]

c'est une photo, puis on est relié,

[54:28]

puis c'est un humain qui fait,

[54:30]

ah oui, c'est une vraie personne, puis

[54:32]

il te rentre dans le système.

[54:34]

Aussi, si vous voudrez avoir, en plus de vos papiers d'identité,

[54:37]

un diplôme, votre Bac à l'université,

[54:39]

par exemple, puis même

[54:40]

votre diplôme d'études secondaires,

[54:42]

souvent c'est utile pour certains emplois,

[54:44]

ben ça coûte

[54:45]

0.1699 Bitcoin.

[54:48]

Puis tu disais, c'est 3 000 $.

[54:49]

Oui, 3 200 US, à peu près,

[54:52]

en date de cet après-midi.

[54:53]

Oui, tout dépendant du moment que vous l'achetez.

[54:56]

On sait que ça descend. Oui, exact.

[54:59]

Puis même,

[55:00]

c'est intéressant, sur le Dark Web,

[55:01]

vous pouvez même avoir un compte bancaire,

[55:03]

une carte de crédit et 5 000 $

[55:05]

en cash, de l'argent contrefait,

[55:08]

c'est assez, c'est précisé,

[55:09]

et ça, ça coûterait juste 115 $ US

[55:11]

plus 0.0884...

[55:14]

À peu près 1500...

[55:16]

1500 $,

[55:18]

l'équivalent à Bitcoin.

[55:20]

T'es en bas de 10 000, peut-être.

[55:22]

C'est ça, t'as un portrait

[55:24]

global, si tu veux refaire

[55:26]

ta vie scolaire, ben tu peux

[55:28]

acheter des faux diplômes déjà.

[55:30]

Après, ça compte pas, justement,

[55:32]

tous les gens qu'il faut que tu soudoies

[55:33]

pour te rendre jusque-là,

[55:36]

louer un appartement off the grid,

[55:39]

tout ces choses-là.

[55:39]

Puis les gens qu'il faut que tu payes pour garder le secret,

[55:42]

il faut que t'aies payé à vie, là.

[55:45]

Évidemment, oui, t'as raison.

[55:46]

Puis t'sais, l'autre obstacle,

[55:48]

en fait, les obstacles maintenant dans le monde numérique,

[55:50]

c'est les réseaux sociaux.

[55:52]

Comme Monsieur Darwin,

[55:53]

lui, c'est une photo sur Facebook

[55:55]

qui est faite en sorte qu'il s'est fait prendre.

[55:57]

Maintenant, il y a des caméras de surveillance partout,

[55:59]

même souvent sont liées à un protocole

[56:01]

qui s'appelle l'OpenCams,

[56:03]

qui fait que souvent on peut aller voir

[56:05]

des feeds de caméras publiques,

[56:07]

quelqu'un peut tomber sur vous.

[56:08]

Il y a même un vieux mafieux italien

[56:11]

qui a été pris sur Google Maps.

[56:13]

Ça faisait 15 ans, je pense, qu'il était recherché en Italie.

[56:15]

Puis il y avait au vrai, une fruiterie,

[56:17]

je sais plus trop où.

[56:18]

Puis pendant, il faut-tu, dans la ville,

[56:20]

ton karma tue, là, le moment qu'il est sorti...

[56:23]

Ah non, c'est pas... Oui, c'est ça,

[56:24]

c'est pendant la photo Google Street View,

[56:27]

il était là, devant la fruiterie.

[56:29]

Puis il y a quelqu'un qui, à un moment donné,

[56:31]

quelqu'un de sa famille, même sa famille ne savait même pas

[56:33]

qu'il était disparu et tout ça,

[56:35]

qu'il était là-bas. Il y a quelqu'un qui l'a vu

[56:36]

puis il a été arrêté. Puis lui-même,

[56:38]

il était sorti. Il disait, voyons, même ma famille ne savait même pas.

[56:41]

Mais tout ça, à cause d'une voiture Google Street View

[56:43]

qu'il a prise au moment, tu sais,

[56:44]

je veux dire, on s'entend,

[56:46]

Google Street View passe une fois aux deux années,

[56:48]

deux, trois ans, là.

[56:49]

Fait que, tu sais, comment les hasards des fois peuvent...

[56:51]

Ben oui, puis même, on avait parlé à Ivan Ratliff,

[56:54]

en fait, qui est un journaliste de Wired,

[56:56]

qui lui, il y a 10 ans,

[56:59]

a disparu volontairement

[57:00]

en invitant les internautes à suivre

[57:02]

sa trace. Une histoire vraiment

[57:04]

fascinante. Il doit d'ailleurs faire un update

[57:06]

il y a 10 ans plus tard. Mais lui, ce qu'il avait trahi,

[57:08]

c'est qu'à l'époque, vous vous rappelez de l'application

[57:10]

Foursquare sur lequel on tagguait?

[57:12]

Peut-être qu'il y en a qui s'en rappellent pas.

[57:14]

C'était une application où on partageait

[57:17]

brièvement

[57:18]

nos données de localisation.

[57:21]

En fait, c'était...

[57:22]

On verrait moins ça. Ça serait moins accepté de nos jours.

[57:25]

Mais bref, à cette époque-là,

[57:26]

il l'avait. Puis lui,

[57:28]

les internautes ont su qu'il était allergique

[57:30]

au gluten. Puis ils l'ont

[57:31]

traqué dans une ville en faisant

[57:35]

une liste de toutes les pizzerias

[57:37]

qui étaient sans gluten,

[57:39]

et ils ont réussi à le trouver de cette façon-là.

[57:41]

Donc, ils l'ont trahi par une pizza,

[57:44]

mais trahi en même temps

[57:45]

par les preuves numériques.

[57:46]

Oui, exactement. Un deuxième pizza gay.

[57:48]

Exactement. Oui, un deuxième pizza gay.

[57:53]

Parfois,

[57:53]

on n'y pense pas toujours,

[57:54]

mais c'est ce genre de truc-là

[57:57]

qui peut nous trahir

[57:58]

lorsqu'on tente de falsifier sa mort.

[58:01]

On avait aussi,

[58:02]

tiens, juste avant qu'on

[58:03]

se laisse, on avait demandé à notre

[58:06]

grand maître, Stéphane Bertomet.

[58:09]

Est-ce que Stéphane est dans la salle,

[58:10]

à tout hasard? Parce qu'il donne une

[58:12]

formation demain. Demain,

[58:14]

matin, 10h30, il donne, je crois,

[58:16]

une conférence ici-même sur

[58:18]

le podcast documentaire. Vous irez voir.

[58:20]

Mais Stéphane, c'est un réalisateur

[58:22]

d'un animateur, en fait,

[58:23]

de recherche, aussi producteur de

[58:26]

podcasts de True Crime. Et on lui

[58:28]

a demandé, Stéphane, si tu devais

[58:30]

disparaître ou

[58:33]

falsifier ta mort,

[58:34]

quel conseil pourrais-tu nous donner?

[58:37]

Et là, monsieur le technicien, c'est la première

[58:38]

fois qu'on va faire un sound check de laptop.

[58:41]

Donc, on va voir.

[58:42]

Vous êtes prêts? On y va.

[58:45]

Salut Emile, salut Seb,

[58:46]

c'est Stéphane Bertomet. Vous m'avez demandé

[58:48]

quelle serait ma recette si je voulais

[58:50]

disparaître?

[58:51]

Salut Emile, salut Seb, c'est Stéphane Bertomet.

[58:54]

Vous m'avez demandé quelle serait ma recette

[58:56]

si je voulais disparaître?

[58:57]

Eh bien, cette recette...

[58:59]

Oh mon Dieu, pardon.

[59:01]

C'était tout.

[59:04]

Pour le savoir, abonnez-vous à notre Patreon.

[59:11]

Salut Emile, salut Seb,

[59:13]

c'est Stéphane Bertomet.

[59:14]

Vous m'avez demandé quelle serait ma recette

[59:16]

si je voulais disparaître? Eh bien,

[59:19]

cette recette, elle serait essentiellement

[59:21]

de m'éloigner

[59:22]

de toute forme de technologie.

[59:24]

Vous le savez, je suis un ancien enquêteur.

[59:26]

J'ai participé à des enquêtes durant lesquelles

[59:28]

on a pourchassé pendant des années des personnes

[59:30]

et ceux qui nous ont donné le plus de mal

[59:32]

c'était les gens qui se fondaient dans la nature.

[59:35]

Alors, je veux donner de mauvaises idées

[59:36]

à personne parce qu'une cavale,

[59:39]

ça se termine toujours.

[59:40]

Il y a toujours une fin à une cavale.

[59:42]

C'est simplement une question de durée.

[59:44]

Et si vous et moi,

[59:46]

on devait entrer dans ce jeu-là et que vous deviez me retrouver,

[59:49]

eh bien, moi, ce que je ferais,

[59:51]

c'est que je m'éloignerais du téléphone,

[59:53]

je m'éloignerais de la technologie

[59:54]

et vous auriez beaucoup de mal à me retrouver.

[59:56]

Voilà, alors je voulais aussi en profiter

[59:58]

pour vous féliciter pour votre extraordinaire travail

[01:00:00]

avec Distorsion, avec le livre

[01:00:02]

et avec tout ce qui s'en vient.

[01:00:04]

Les amis, je vous salue et je vous dis à bientôt.

[01:00:10]

Donc encore une fois, c'est d'éviter

[01:00:12]

les preuves numériques, les traces numériques

[01:00:14]

et tout ça.

[01:00:16]

Excusez-moi, mais ce qui est intéressant,

[01:00:18]

c'est vraiment le fait qu'il dit que c'est une cavale

[01:00:20]

qui a toujours une fin à ça.

[01:00:23]

Je me demande si...

[01:00:24]

Sûrement qu'il y a des gens qui ont réussi

[01:00:25]

à refaire leur vie sans anicroche

[01:00:27]

et que ça a bien été, il y en a plein au Japon

[01:00:29]

qu'on appelle les évaporés.

[01:00:31]

Oui, Elvis, il est avec Tupac et Biggie

[01:00:34]

sur une île.

[01:00:35]

Exact.

[01:00:37]

Moi, c'est ça qui m'a marqué de son message,

[01:00:40]

c'est vraiment la cavale

[01:00:41]

et que ça a toujours une fin,

[01:00:43]

donc c'est un pensée zibi.

[01:00:46]

Yes. Cool.

[01:00:47]

Eh bien, peut-être, Sam, pour boucler la boucle,

[01:00:50]

on avait fait un sondage

[01:00:51]

en début de show.

[01:00:52]

Est-ce que t'es capable de cliquer...

[01:00:54]

Ah, non, c'est vrai, excuse-moi.

[01:00:55]

Je vais te laisser nous dire ça à l'oral.

[01:00:58]

À moins que je fasse une petite...

[01:00:59]

Non, je pense que j'y arrive.

[01:01:01]

Si t'es capable de cliquer sur le code QA,

[01:01:03]

sinon j'y arrive.

[01:01:05]

Je te laisse y aller.

[01:01:08]

Tiens, entre-temps,

[01:01:10]

on a fait une sélection

[01:01:11]

de plusieurs œuvres du portfolio

[01:01:13]

d'India pour vous suggérer

[01:01:16]

des bons contenus.

[01:01:17]

Ah, t'as pris les Aurélie français.

[01:01:19]

Ah, mon Dieu, je suis désolé, c'est moi.

[01:01:21]

Je trouve jamais le montage

[01:01:22]

des huit livres ensemble.

[01:01:24]

Si vous les avez déjà lus en québécois,

[01:01:27]

c'est maintenant l'heure de les lire

[01:01:29]

en français.

[01:01:30]

Mais aussi, parle-nous de tes projets,

[01:01:32]

peut-être, India,

[01:01:34]

pendant que Seb cherche les résultats.

[01:01:36]

Qu'est-ce qui est à fond

[01:01:38]

dans ton film, là, en ce moment?

[01:01:39]

Oui, le film 23 décembre

[01:01:41]

qui va sortir le 25 novembre,

[01:01:43]

qui est un film de Noël.

[01:01:45]

Dans un autre sujet,

[01:01:46]

c'est plus de l'amour

[01:01:48]

puis des petites lumières qui clignotent.

[01:01:50]

Mais c'est fascinant de passer

[01:01:52]

d'un à l'autre, quand même.

[01:01:54]

Oui, puis c'était vraiment...

[01:01:55]

T'sais, pendant le tournage du film,

[01:01:58]

moi, j'étais dans mon podcast

[01:01:59]

de Michel Brûlé.

[01:02:01]

Fait que c'était vraiment drôle de passer

[01:02:02]

d'un univers à l'autre,

[01:02:03]

d'un univers un peu féerique,

[01:02:05]

un univers assez dark de Michel.

[01:02:09]

Mais t'sais, dans le fond,

[01:02:10]

le podcast sur Michel,

[01:02:12]

je dis c'est un univers assez dark,

[01:02:13]

mais je pense que j'ai essayé

[01:02:14]

de mettre un peu de lumière là-dessus

[01:02:16]

dans le sens que moi,

[01:02:17]

je voulais que ça se serve à quelque chose.

[01:02:18]

J'avais pas envie de faire ce podcast-là

[01:02:21]

juste pour...

[01:02:23]

T'sais, j'avais envie vraiment

[01:02:24]

de décortiquer cette situation-là.

[01:02:26]

Puis il y a des gens maintenant

[01:02:27]

qui m'appellent pour me dire

[01:02:29]

« Hey, ça a circulé

[01:02:31]

dans mon milieu de travail,

[01:02:32]

puis on a pris telle-telle mesure. »

[01:02:35]

Moi, ça, ça me fait vraiment...

[01:02:36]

Ou il y a des gens qui me disent

[01:02:37]

« Ah, ça m'a permis de reconnaître une situation. »

[01:02:40]

Ça, moi, ça me fait vraiment...

[01:02:41]

Ça me fait vraiment plaisir parce que c'est pour ça

[01:02:43]

que je l'ai faite.

[01:02:45]

Ben oui, honneur à toi d'avoir soulevé

[01:02:48]

cette problématique-là.

[01:02:49]

On voulait te féliciter pour ce super podcast-là.

[01:02:52]

Ça s'appelle « Tomber »,

[01:02:53]

c'est sur la plateforme audio.

[01:02:55]

J'imagine que vous avez tous envie

[01:02:56]

de l'écouter dès aujourd'hui.

[01:02:57]

On en a parlé vraiment beaucoup.

[01:02:59]

Ça s'écoute comme on mange un sac de chips.

[01:03:01]

Honnêtement, à chaque épisode,

[01:03:04]

je l'ai clanché en une soirée.

[01:03:06]

Bonne musique aussi.

[01:03:07]

Laurence Nerbonne.

[01:03:08]

Laurence, elle a fait sa musique thème.

[01:03:10]

Oui, vraiment en feu là-dessus, Laurence.

[01:03:13]

Bref, j'ai des résultats.

[01:03:15]

Vas-y, mon Seb.

[01:03:16]

Dans les réponses, en fait,

[01:03:18]

vous êtes-vous déjà imaginé refaire votre vie

[01:03:20]

avec une nouvelle identité?

[01:03:21]

On avait « Oh oui », « Oh non »,

[01:03:23]

ou « Tant que je peux écouter des podcasts ».

[01:03:25]

Donc, on a quand même 17 %

[01:03:27]

de la salle qui a dit « Oh oui ».

[01:03:30]

57 % « Oh non »,

[01:03:32]

donc tant mieux, vous êtes heureux dans votre vie.

[01:03:34]

C'est bien.

[01:03:34]

Il y a quand même 26 %

[01:03:37]

accro aux podcasts.

[01:03:38]

Vous devriez consulter qui nous dit

[01:03:40]

« Tant que je peux écouter des podcasts ».

[01:03:43]

Faites attention, si vous écoutez un podcast,

[01:03:45]

prenez-le derrière un VPN,

[01:03:46]

sinon on va pouvoir vous retrouver.

[01:03:50]

Merci tout le monde.

[01:03:50]

Merci d'avoir assisté à ce live.

[01:03:52]

C'est rare qu'on en fasse, mais ça donne envie d'en faire plus.

[01:03:55]

Nous sommes Distorsion,

[01:03:57]

Emile et Seb. Merci à India Desjardins,

[01:03:59]

notre invitée

[01:04:01]

précieuse, qu'on adore.

[01:04:03]

Merci à la gang du Festipod.

[01:04:05]

Je pense qu'on va traîner

[01:04:06]

pas très loin. Si vous avez des questions,

[01:04:08]

si vous voulez discuter avec nous,

[01:04:10]

on reste...

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