Salut les Distordu.es, c’est Emile et Seb ! On vous invite à une soirée exceptionnelle sur la scène du Festipod 2023 avec Christian Page, notre gourou des phénomènes étranges. Expert en OVNIs et en paranormal, Christian va nous entraîner dans une exploration passionnante de ces mystères, le tout sous l’éclairage captivant de l’ère numérique.Avec ses connaissances approfondies et ses histoires hallucinantes, il va nous ouvrir les portes d’un monde aussi fascinant qu’insaisissable. Entre les observations récentes d’OVNIs et les légendes paranormales actuelles, cet épisode live va sûrement éveiller votre curiosité et vous amener à questionner notre réalité.Que vous soyez un croyant convaincu, un sceptique ou juste curieux, cet épisode est un incontournable pour tous ceux qui sont attirés par l’inconnu.Alors, préparez-vous pour une aventure incroyable. On vous attend, et d’ici là, bonne écoute !

Épisode
#115 - Festipod 2023 - OVNIs et Paranormal à l’ère numérique avec Christian Page
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Sébastien Lévesque, comment vas-tu aujourd'hui?
Ça va bien et toi, Emile Gauthier?
Ça va très bien parce que c'est aujourd'hui qu'on sort notre épisode enregistré devant public au Festipode avec nul autre que Christian Page.
Oui, c'était tout qu'une expérience.
Oui, ça faisait longtemps qu'on voulait l'avoir à la barre de l'émission et puis pourquoi pas le faire devant public.
Ça s'est enregistré devant une salle comble.
C'était vraiment cool de rencontrer les Distordus, de vous rencontrer.
J'espère qu'on aura la chance de le refaire quelquefois dans la prochaine année.
Ça nous a donné l'occasion de discuter avec Christian de différents sujets.
Oui, puis il nous a même fait une confession qu'il ne fait pas souvent, je vous dirais, dans les médias.
Donc, je vous invite à écouter l'épisode quasiment juste pour ça.
Exact.
C'est un sujet qu'il ne parle pas toujours.
Il a accepté d'en discuter avec nous vu qu'il avait l'occasion de pouvoir s'expliquer longuement et grandement.
Vous allez voir, Christian, c'est quelqu'un qui a vraiment de la suite dans les idées.
Une histoire ne se termine jamais que par une seule phrase, on dirait.
C'est tout le temps intéressant, on buvait ses paroles.
Exact. Vous allez voir, ce dont Seb parle, en fait, c'est que Christian,
vous savez que c'est un spécialiste du monde paranormal, des ovnis, même du true crime aussi, jusqu'à un certain égard.
Puis il s'est plongé dans cet univers-là par la suite d'un événement paranormal qu'il a vécu dans les années 70.
Et cet événement-là, justement, quand la plupart du temps qu'on a entendu des gens lui poser la question,
il garde ce flou un peu, il ne veut pas trop en parler parce que c'est comme une longue histoire,
mais là, exclusivement pour nous, il nous l'a raconté, donc ne manquez pas ça.
On a voulu aborder deux sujets principaux, le premier étant les ovnis,
parce qu'on sait qu'il y a énormément de nouvelles qui sont sorties cette année,
du côté du Congrès américain, du côté du Mexique aussi.
Il y a aussi des pilotes américains qui se sont confiés sur leur expérience.
Il y a même des squelettes momifiées d'extraterrestres qui ont été présentés au Congrès mexicain.
Donc, il y a plein de choses qui se déroulent au niveau du monde des ovnis.
Et à dit situation, on n'en a pas parlé souvent, donc on a demandé à Christian de nous en parler un petit peu.
Puis même chose du côté du monde paranormal,
parce que Christian sort un livre qui doit être déjà sorti, alors on se parle sur les fraudes du paranormal.
Donc, on a voulu en parler un petit peu avec lui, parler d'expériences qu'on a vécues ensemble,
puis aussi lui faire analyser des vidéos TikTok qu'on a regardées live.
Vous allez voir, Christian, il croit pas trop.
Donc, ça donne un épisode vraiment intéressant.
On a parlé longtemps, on aurait voulu que ça dure encore plus longtemps,
parce que Christian parle beaucoup, on aurait aimé ça à bord des d'autres sujets,
mais on s'est concentré sur les sujets les plus importants, sur le cœur de notre épisode.
Et puis, on vous souhaite une bonne écoute, ça risque d'être très intéressant.
Oui, j'espère que vous allez avoir autant de plaisir que nous à l'entendre.
Oh oui!
Donc Seb, est-ce qu'on est prêt à se lancer dans l'épisode spécial au Festipod avec Christian Page?
Oui monsieur!
C'est parti!
One two, one two!
Ça va bien, on s'installe encore, ça ne sera pas long.
Merci, merci!
Oh yes, comment ça va?
On est contents d'être là, guys!
On ne vous voit pas beaucoup!
Yes, on n'a pas trop, on a moins l'occasion de sortir,
mais là, post-pandémie comme ça, ça risque d'arriver plus souvent.
Tout d'abord, comment ça va Sébastien Lévesque?
Ça va bien, et toi, Emile Gauthier?
Ça va très bien, parce que je pense qu'on est en train de réécrire l'histoire ce soir,
parce qu'on reçoit un des invités qu'on nous l'a le plus demandé, en fait.
Ça va être une rencontre des titans, en fait.
Yes, avant d'accueillir notre invité par exemple,
on est en plein début de saison, guys!
Sachez que notre premier épisode de notre saison 9,
parce que oui, ça fait déjà 9 saisons qu'on est là,
ça nous fait sentir vieux un peu, même si on a l'impression que c'était hier,
mais notre saison commence maintenant, en fait, sur Patreon.
Elle est déjà disponible,
et puis dans deux semaines, ça va être disponible partout sur toutes les plateformes.
On se demandait à tout hasard, est-ce qu'il y a des membres Patreon dans la salle?
Super!
Merci à votre soutien.
Je voulais savoir aussi, est-ce qu'il y a des gens qui ont,
parce que je connais la réponse un peu,
est-ce qu'il y a des gens qui viennent de l'extérieur du Grand Montréal,
qui ont fait un road trip pour venir ici?
Oh yes!
Merci de votre soutien.
En fait, c'est vraiment apprécié.
C'est vraiment apprécié.
Nous, on est en feu cette saison-ci.
Ça risque d'être cool.
Mais tout d'abord, concentrons-nous sur l'épisode de ce soir,
parce que j'ai l'impression qu'ils nous mettent dehors à 11 heures,
je pense ici.
Ça risque d'avoir besoin de temps en masse,
et en même temps, on ne veut pas de problème avec la sécurité.
On est dégodés.
Je sais qu'on va avoir de la discussion en masse.
Vous savez, ce soir, on reçoit Christian Page, en fait.
Petite bio.
Christian est originaire de Saint-Jean-sur-Richelieu en Montérigie
et la passion pour les phénomènes étranges et inexpliqués
est née durant l'été 76 après une expérience insolite.
Je sais qu'il n'en parle pas souvent, Christian,
de ça, peut-être qu'on va le savoir finalement.
Quelle est cette expérience insolite de 76?
Mais après, tout de suite, en fait,
à l'âge de 16 ans, Christian avait déjà
une émission consacrée aux ovnis,
donc à son adolescence.
Et par la suite, ça a été un pionnier, en fait,
du monde des histoires inexpliquées.
Il a fait de l'animation à Canal D, sur la radio.
On peut l'entendre maintenant un peu partout.
En 1998-95, Radio X,
il a aussi animé les Crèmes de l'occulte
sur Canal D.
Il va aussi sortir un livre très bientôt
sur les fraudes du paranormal.
Vous parlez d'un add-on.
C'est un drôle de hasard qu'on laisse ce soir
parce qu'on risque d'avoir plein de sujets à décortiquer.
Il n'y a pas d'hazard, Emile.
Non, il n'y a pas d'hazard, surtout pas aujourd'hui.
Donc, sans plus tarder,
accueillons le maître, je ne sais pas
Christian Page, mesdames et messieurs.
Let's go!
Oui, Christian, j'ai l'impression que ça va être dur
de ne pas dépasser tout le temps
qu'on avait prévu aujourd'hui
parce que je sais que tu es un jaseux.
Ouais, un verbe motard.
Tout d'abord, bienvenue à Distorsion.
C'est la première fois qu'on te reçoit au podcast.
On s'est croisé lors de notre série télé en 2019.
Mais là, c'est la première fois
qu'on te reçoit à notre podcast.
Savais-tu que tu étais l'invité
qu'on nous avait le plus demandé?
J'ignorais. C'est le cas.
Oui, exactement.
Et puis,
donc, Christian, en fait,
tu m'as teaser un petit peu tout à l'heure
Backstage.
Est-ce qu'on peut en savoir un petit peu plus
sur cet événement de 76
qui t'a amené à t'intéresser
aux phénomènes inexpliqués?
Parce qu'on sait que tu es un grand sceptique.
Donc, en même temps, on se dit
est-ce que tu as vécu quelque chose
qui t'a rendu sceptique ou c'est l'inverse?
Ou peut-on être sceptique
et croyant en même temps?
Je pense qu'on peut être les deux, effectivement.
En fait,
contrairement à ce que beaucoup de gens croient,
ce n'est pas le journalisme
qui m'a amené au paranormal, mais le paranormal
qui m'a amené au journalisme.
Donc, on se replace dans le contexte.
On est en 1976.
C'était l'été des Jeux Olympiques.
Et à ce moment-là,
bon, on est en milieu de soirée.
Il est peut-être 21h, 21h30.
Le soleil est couché à ce moment-là.
Et je reviens d'un petit village
tout près de la frontière américaine
qui s'appelle Saint-Paul-de-l'Isle-aux-Noirs.
Et j'ai 13 ans
et je fais de l'autostop pour rentrer chez moi.
Et à l'époque,
c'était très répandu de faire de l'autostop.
Et comme à peu près
tous les jeunes de mon époque,
là, je dis mon époque parce que bon,
j'ai l'impression que c'est commun,
plusieurs générations derrière,
mais c'est vrai qu'à cette époque,
comme tous les jeunes de mon âge,
j'avais regardé quelques séries à la télé,
les Envahisseurs avec les petits doigts,
j'avais vu des films de science-fiction,
bien sûr, on voyait ça.
Mais le sujet ne m'intéressait pas.
Comme à peu près n'importe quel
jeune de 13 ans, ce qui m'intéressait à l'époque
c'était Led Zeppelin,
la musique rock'n'roll, les filles,
Testosterone, oblige.
Donc c'était un peu ça le contexte.
Donc ce soir-là,
je revenais de chez des amis
où on avait passé à peu près toute la journée à faire la fête.
Je dois préciser que je ne consomme
ni alcool, ni drogue,
et pas plus aujourd'hui qu'à l'époque,
donc j'étais plutôt sobre.
Et au moment où il faut bien
placer un peu le contexte géographique,
ce village de Saint-Paul-de-l'Isle-aux-Noix,
c'est un petit village rural,
donc on est près de la frontière américaine,
on a une route principale,
et dès qu'on sort du village,
qui est une agglomération d'une trentaine de bâtiments
au centre, et dès qu'on est sorti du village,
on se retrouve sur une route rurale,
on a des réverbères,
peut-être tous les 50 mètres à peu près,
donc c'est très peu éclairé,
et de chaque côté évidemment de cette route,
on a de profonds fossés avec des terres agricoles.
Alors je sortais du village,
donc je suis dans une zone
qui est peu éclairée,
et là il y a une voiture qui s'amène,
évidemment on ne réinvente pas la roue,
quand je vois la voiture arriver, je me tourne,
puis je tente le pousse,
et au troisième ou quatrième véhicule,
alors que la voiture arrive dans ma direction,
je tente le pousse,
est-ce que le chauffeur m'a vu au dernier moment
ou est-ce qu'il a voulu me faire peur,
peut-être que j'étais trop sur la chaussée
plutôt que dans le gravier,
bref, il a donné un coup de volant,
comme il arrivait à ma hauteur,
et à cette époque, il faut savoir qu'on a des voitures
qu'on disait à propulsion,
la traction arrière,
donc la voiture, comme elle arrive à ma hauteur,
le chauffeur donne un coup de volant,
le derrière de la voiture,
c'est une grosse voiture américaine
de style Pontiac Parisienne,
pour les gens qui connaissent un peu l'automobile,
donc la voiture fait un mouvement,
les roues arrières se retrouvent dans le gravier,
la voiture commence à déraper dans ma direction,
à ce moment-là,
je sais que je vais être happé par la voiture,
tout ça se passe,
en fait, je vais prendre plus de temps
à vous raconter l'événement que le temps a duré.
Donc au moment
où le véhicule arrive
sur moi, je retiens mon souffle,
je sais que je vais être happé par le véhicule,
et à ce moment-là,
et là je sais, peut-être certains d'entre vous
diront, il y a peut-être besoin de pellules,
les pellules, il en prend des fortes,
comme la voiture arrive sur moi,
j'ai eu l'impression d'être
soulevé du sol,
j'ai pas eu l'impression de sauter,
j'ai eu l'impression d'être soulevé du sol,
un peu comme si la gravité avait cessé d'exister,
donc je me suis retrouvé à 2 m
au-dessus du sol,
la voiture est passée,
en fait, la malle arrière de la voiture est passée
en dessous de moi,
et je me rappelle, je vous le raconte,
et je me vois encore suspendu en l'air,
je bougeais mes jambes,
et je me disais, mais c'est vraiment
extraordinaire ce qui est en train de se passer.
Et au moment où la voiture est passée,
presque immédiatement,
le véhicule a commencé à reprendre
son laplon sur la chaussée,
j'ai tombé dans le fossé qui bordait
la route, mais je suis pas vraiment tombé,
j'étais comme déposé,
le meilleur exemple que je peux donner,
c'est d'imaginer un trapéziste avec un
harnais de soutien lors d'une pratique,
donc je suis déposé assez
légèrement dans le fossé.
Le temps de me relever,
la voiture a déjà pris son laplon
sur la chaussée et elle commence à s'éloigner,
le chauffeur s'est pas arrêté,
et je vois les feux arrière de la voiture
qui s'éloigne dans l'obscurité,
et à ce moment-là, au même moment
que je constate ça,
je constate également que
je n'entends plus l'environnement autour
de moi, donc juste avant
l'événement, j'entendais le vent dans
les arbres, ça schuintait,
là il n'y a plus rien,
et au même moment où je remarque,
je fais ce constat,
je sens des mains qui m'agrippent
et qui me poussent face contre terre,
là je suis dans le fossé,
face contre terre, là je suis
persuadé que je suis agressé
par des gens, et c'est exactement
ce qui va se produire, des mains se referment
autour de mes épaules, et d'autres
mains se referment autour de mes chevilles,
et je suis soulevé du sol,
je dirais peut-être à une trentaine
de centimètres au-dessus du sol,
35-45 centimètres, et on
m'amène dans le champ qui borde la
route, je suis toujours face contre
terre, je suis un peu immobilisé
par ces forces, ces grippes
qui me tiennent autour,
et j'ai beau tourner la tête dans
toutes les directions, je ne vois
personne,
et au même moment, je ne flotte pas
comme sur un tapis volant,
il y a vraiment un mouvement,
une oscillation, comme si des gens marchaient,
et là j'entends une première voix,
c'est la voix de celui
qui semble tenir mes chevilles,
et curieusement j'ai l'impression que sa
voix vient de la même hauteur
que mes chevilles, comme si
cette personne était un ain
ou une petite personne, et cette première
voix dit,
presque dans un français
québécois, avec une légère vibration,
comme si on parlait en se
gargarisant, cette première
voix dit, on va le tuer,
on va le tuer.
La seconde voix,
et presque immédiatement, une
seconde voix, qui n'est pas celle
de la personne qui me tient par les
épaules, mais celle qui semble être
devant, comme si il y
avait un éclaireur devant la troupe,
lui répond, non,
on va seulement lui faire peur,
seulement lui faire peur.
Et à nouveau, celui
qui me tient par les chevilles répète,
non, non, laisse-moi
le tuer, laisse-moi le tuer.
Et la seconde de dire encore une
fois, non, on va seulement lui
faire peur, seulement lui faire peur.
Et après avoir franchi peut-être
une trentaine de mètres, je suis
redéposé sur le sol,
face encore une fois contre terre,
et je sens une pression entre
mes omoplates. Je m'attends à
recevoir un coup sur la tête, quelque chose comme ça,
mais tout s'arrête.
Et à ce moment-là, je constate que
j'entends à nouveau le vent dans les arbres,
je me retourne,
je suis assis dans mon champ de
maïs, en fait, j'ai souvent un champ de maïs, mais
c'est un champ qui était laissé en friche.
Je suis assis dans le champ,
à 30 ou 40 mètres de la bordure de la
route, j'ai perdu une chaussure
sur le parcours,
mais il n'y a strictement personne.
Incroyable! Ça a duré combien de temps?
Entre le moment
où la voiture arrive
et le moment où je suis assis
dans le champ, je me redresse dans le
champ, il y a peut-être une minute qui s'est
écoulée au total.
Et c'est pourquoi je voulais que vous
me laissiez aller, parce que si on arrête là,
les gens vont dire qu'il est faux.
Bon, mais c'est tout le temps qu'on a avec, Christian.
Bonne soirée tout le monde. Merci d'être venu.
On a une audience, oui, exactement,
assez ouverte. Donc, à partir
de ce moment-là,
je deviens obsédé par
le paranormal. Donc, je n'avais aucun
intérêt pour le sujet, mais du jour au lendemain,
ça devient pour moi une obsession.
Donc, je me rends à la bibliothèque municipale de mon
quartier, je prends tous les
ouvrages. D'ailleurs, c'est une découverte.
Je rentre à la bibliothèque et
je demande aux bibliothécaires
« Avez-vous des livres sur l'étrange, le
paranormal, les fantômes? » Parce qu'évidemment,
j'associais cette expérience-là un peu à des
fantômes, et on me dit « Ah oui,
troisième rayon ». Et là,
je découvre qu'en fait, il y a tout un univers
du paranormal.
Des milliers de gens ont vu des
ovnis, des fantômes, ont vécu des expériences
étranges. Pour moi, je suis
littéralement poussé dans cet
univers-là. Donc, je lis
ces ouvrages-là à société.
À cette époque, j'étais une véritable
éponge. Je prenais tout ce que je
lisais, j'y croyais. Ça vient un peu
de notre culture. En légende mon âge,
on nous disait à l'école,
si c'est dans un livre, c'est que c'est vrai.
Donc, on a développé ce réflexe-là.
Donc, je lisais, et si c'était dans le livre,
ça devait être forcément
vrai. Et puis, pendant quelques
années, je suis resté sur la
fin de cette expérience-là.
Qu'est-ce que c'était? Pourquoi?
Je lisais toutes sortes d'ouvrages, des
extraterrestres, les fantômes, etc.
Par une curieuse coïncidence,
si les coïncidences existent,
par une curieuse
coïncidence,
quelques semaines après cette expérience,
je vois,
il y a un hebdomadaire
à Saint-Jean-sur-Richelieu qui s'appelle le Canada
français. Et la première semaine du
mois d'août 1976,
parce que mon expérience est produite le
13 juillet, donc la première semaine
de août 1976, donc deux semaines
et demi à peu près après l'expérience,
à la une du Canada
français, il y a un article qui
dit, des gens de la plage
Brunet à Sabrevoie
ont vu des ovnis cinq nuits
consécutives. Or,
la plage Brunet, c'est de l'autre
côté de la rivière Richelieu, à
peu près à la même hauteur que Saint-Paul
de l'Isle-aux-Noirs. Je me dis
tiens, c'est vraiment une étrange curiosité.
Et l'un de, à cette époque,
il y avait au Québec une organisation qui s'intéressait
aux ovnis, qui s'appelait UFO Québec.
Et on disait, si vous avez
été témoin de phénomènes de type
ovnis dans les semaines ou les jours
qui marquent la fin du mois de juillet,
début du mois d'août, n'hésitez pas à prendre contact
avec nous. Alors, c'est ainsi
que j'ai appelé, pour la première fois, des gens.
Pour la première fois, je révélais
mon histoire. Je me rappelle, à l'autre
bout du fil, j'avais un type qui s'appelait Claude
MacDuff, qui est décédé maintenant,
et qui m'a écouté. Il a été le premier
à avoir cette oreille attentive,
bienveillante à prendre mon témoignage.
Mais à l'issue de mon
histoire, on me dit, ben, je ne vois pas le lien
entre ton histoire, qui est
incroyable, mais
et les ovnis, je n'arrive pas à voir un lien.
Mais néanmoins, le chat était
hors du sac. Donc, pendant des années,
je dirais trois ou quatre ans,
j'ai continué à vivre avec cette
obsession dévorante,
mais toujours cette idée de cette expérience
assez étrange. Et puis, on est
au début des années 80.
À la télévision, il y a des films
de fin de soirée. Et là, il est utile
de vous dire que j'ai vu à peu près tous les films
de fantômes, d'extraterrestes qui circulaient
à l'époque. Et donc, on est en fin de
soirée. J'avais le choix entre
Bleu Nuit ou le cinéma
de TVA.
J'ai choisi TVA.
Tu parlais pas de testosterone?
Bleu Nuit, je l'avais déjà vu.
C'est des
reprises.
Alors, je regarde et le film qui joue
à TVA en fin de soirée, cinéma de
fin de soirée, c'est un film qui s'intitule
en anglais, c'est Don't
be afraid of the dark.
En français, c'est les créatures de l'ombre.
Et dans ce film,
je sais qu'on a fait un remake dans les années
2000 de ce film-là,
mais dans la version originale,
c'est un film qui date du début des années 1970.
C'est un film qui avait été tourné
pour la télévision. Et l'histoire,
grosso modo, c'est un couple
qui acquiert une maison
qui a appartenu
du côté maternel à la femme
en question. Et au moment où ils emménagent
dans cette maison, elle, elle voit
au sous-sol, dans la cave,
une belle pièce, mais dont la cheminée
a été murée.
Et là, elle s'informe, d'ailleurs,
l'ouvrier qu'ils engagent pour faire
des rénovations, c'est le même ouvrier
qui, 30 ou 40 ans plus tôt,
avait muré la cheminée
à la demande de la grand-mère
maternelle. Donc elle lui dit
pourquoi avoir muré la cheminée, je voudrais
la faire réouvrir. Et
l'ouvrier dit non, non,
il y a des choses qui doivent rester telles qu'elles sont.
Mais finalement, curiosité
féminine, elle décide d'ouvrir
la fameuse cheminée, et elle
libère des petites créatures
qui ont à peu près la taille de poupées Barbie.
Et pour ceux qui ont vu le film,
on dirait des petits Bigfoot,
ils se promènent partout dans la maison,
et là, ils l'appellent, Sally, Sally,
viens avec nous, viens jouer avec nous.
Et puis à un moment donné,
moi je suis là, je regarde ça, mon popcorn,
et arrive
une scène où il y a deux des petites
créatures qui sont dans la salle de bain,
la femme est en train
de prendre sa douche, non,
je suis pour tourner à bleu une nuit.
La femme est là à prendre sa douche,
et à ce moment-là, deux créatures
s'avancent sur le plancher de la salle
de bain, et l'une d'elles tient un
rasoir coupe-chou, les fameux rasoirs
droits qu'on utilisait pour se faire
la barbe, et elle tient le rasoir,
et elle dit à sa congénère,
laisse-moi la tuer,
laisse-moi la tuer, et l'autre
de répondre, non, non,
on va seulement lui faire peur,
seulement lui faire peur.
Ça sonne familier.
Et j'ai
arrêté mon élan avec mon popcorn,
je me suis dit, ça pouvait pas être
une coïncidence, il y a quelque chose
là-dedans qui fonctionne pas.
Et à partir de là, évidemment,
je n'aurais jamais la véritable
explication, mais aujourd'hui,
45 ans, un peu plus de
45 ans après l'événement, si vous me posez
la question, qu'est-ce que je crois qui s'est
passé? Je sais aujourd'hui,
j'ai suffisamment
roulé ma bosse, j'ai suffisamment rencontré
de psychologues, de psychiatres, notamment
lorsque j'ai fait mes séries sur les enfants
assassins, sur les tueurs de l'occulte,
pour savoir que notre cerveau est une
extraordinaire machine à créer des
illusions. Donc, mon
hypothèse est la suivante.
Le film étant sorti au début des
années 1970, il
roulait déjà en 1976.
Or, il y a une étrange
faculté du cerveau qui s'appelle la
cryptomnésie. La cryptomnésie,
c'est le fait que notre cerveau va enregistrer
de l'information à notre
insu, et à
un moment donné, pour un traumatisme,
à l'issue d'un traumatisme, d'une
expérience étrange, il va
dégurgiter finalement
de l'information
qui va se mêler à la réalité.
Moi, je pense
que quelque part, entre la sortie du
film, 1973,
et 1976,
j'ai dû être à un moment
donné, quelque part, chez
des amis, et le film
devait jouer dans une
autre pièce. Pour une raison
quelconque, mon cerveau a
enregistré cette conversation-là.
On va lui faire peur,
non, on va la tuer, on va lui faire peur.
Et au moment où l'expérience
est produite en 1976,
la voiture est arrivée,
qu'est-ce qui s'est passé par la suite?
Est-ce que j'ai été happé par la voiture?
Est-ce que je suis tombé? Est-ce que j'ai été traumatisé?
Et quelque part,
les neurones se sont touchés,
créant l'illusion
d'une expérience hors
du commun. Je n'aurais
jamais la preuve, je n'aurais jamais d'explication
absolue. Il aurait fallu
placer des caméras sur le bord de la
route, et est-ce que ces caméras-là
nous donneraient aujourd'hui la même version
que je vous ai livrée? Une chose
est certaine, l'expérience
que je vous raconte, je vous la raconte
avec 100% d'authenticité.
Quand je me ferme les
yeux, c'est exactement ce que je vous
ai raconté, que je me rappelle.
Comme si j'avais été faire mon
épicerie chez IGA. Et même
si les gens essaient de me dire, oui, mais c'était peut-être
autre chose. Un peu comme si quelqu'un
vous disait, oui, non, t'as pas été
chez IGA, t'as été chez Métro. Mais non,
je me rappelle que je suis allé chez IGA.
Donc, j'ai beau essayer de me
convaincre que l'expérience
devait être autre chose,
que mes sens ont dû jouer
un rôle pour déformer
la réalité. N'en reste
pas moins que l'expérience dans ma
mémoire, elle demeure intacte
et elle est à l'essence
de ce que j'ai raconté. Donc, à partir
de là, bien sûr, en 1980,
j'ai pas eu cette vision-là. Je me disais
qu'il y avait quelque chose qui marchait pas. Il
a quand même fallu une quinzaine d'années
avant de mieux comprendre quelles
étaient les mécaniques, la mécanique derrière
ça. Mais c'était quelque chose qui m'a
fasciné. Et comme tu l'as mentionné,
après ça, ça a été
mes premières émissions à la télévision
communautaire.
J'ai ramé parce qu'il faut se rappeler
qu'avant les années 2000, il y avait
pas de télévision spécialisée au Québec.
Donc, quand on voulait faire quelque chose,
la première télévision spécialisée au Québec,
c'est 1995,
c'est hier, c'est 1995,
c'est Canal D, première télévision
spécialisée au Québec. Et ensuite, il faut attendre
2000 pour que Cogéco
et Bell Media
commencent à ouvrir des stations spécialisées.
On pense à ZTL, Historia
et autres. Donc, à partir
de là, ça a été pour moi un envol.
J'avais
une formation universitaire
en communication. J'ai travaillé
à la chronique des chiens écrasés du
journal de Montréal. C'est un peu
difficile parce que comme j'avais une passion
pour le paranormal, on n'est jamais bon pour autre chose.
Moi, je pense que j'étais un bon journaliste,
un bon auteur,
mais mes collègues journalistes
disaient, oh non, il y a un truc
qui est arrivé, donnez pas ça à Christian
parce que lui, c'est bon,
les secoupes volantes, les extraterrestres,
les fantômes, mais couvrir un événement
judiciaire, un fait divers,
non, c'est pas pour lui. Bref, ça a été assez
difficile, mais quand il est arrivé, bien sûr,
les télévisions spécialisées, ça a été pour moi
une porte d'entrée pour faire
valoir un peu cette
connaissance et cette envie
que j'avais de partager le paranormal.
Et avec le temps, bien sûr, avec cette
formation de journalistes,
on apprend à décanter l'information
et on met
en application des méthodes d'investigation
qui nous permettent de jeter un regard
critique sur les événements.
Et c'est comme ça que peu à peu, je suis
devenu plus critique par rapport au paranormal,
mais pas forcément
fermé.
Je dis souvent,
autrefois, quand vous m'aviez
posé la question à 15 ans,
je vous aurais dit que 95%
du paranormal était vrai.
Aujourd'hui, c'est tout à fait l'inverse.
Si vous me posez la question, je vous dirais que
90 à 95%
de ce que vous voyez à la télé, de ce que vous voyez
sur Internet, de ce que vous entendez à la
radio, que même ce que vous lisez dans
des ouvrages, il soit faux
ou déformé en fonction
de l'objectif que l'on veut atteindre.
Donc, on veut vous vendre du martien,
on veut vous vendre du triangle des Bermudes,
on veut vous vendre du fantôme et on va
s'assurer que l'objectif
soit atteint en déformant
les faits et en oubliant d'autres
éléments qui vous permettraient
d'avoir un regard plus critique.
Mais néanmoins, il reste un noyau
et c'est pourquoi aujourd'hui, 47 ans
plus tard, je suis toujours là, parce
qu'il y a un noyau de 5%
qui défie
les explications. Et ça,
c'est un défi pour l'intellect et ça,
ça me fascine.
Puis on risque de mettre ton esprit critique
à reux d'épreuve
ce soir.
Je pense qu'il n'y aura pas tant de difficultés
que ça. Mais
on risque de toucher un petit peu
à deux sujets. En fait, on voulait
centrer l'épisode de ce soir
sur deux sujets principaux
dont on parle beaucoup actuellement.
Premièrement,
on peut se lancer,
on va faire une première partie sur
les ovnis, parce que c'est un peu le zeitgeist
en ce moment. On en parle
beaucoup. Il y a des audiences
aux États-Unis, au Mexique.
On va démêler ça un petit peu avec Christian.
Puis une autre partie, en fait,
qu'on va parler un peu du paranormal à l'ère numérique.
Qu'est-ce que
les réseaux sociaux nous ont amené
maintenant, justement, à comment
déceler le vrai du faux.
Et on va même analyser quelques
vidéos TikTok avec Christian ce soir
et avec vous aussi. Donc, ça risque d'être
très intéressant. Mélançons-nous
dans le vif du sujet tout d'abord.
Je sais que
tout à l'heure, la slide avait apparu
mais parlons un peu de ce
qui se passe actuellement au niveau
des ovnis ou même des UAP
parce que là,
on change de mot.
Il ne faut plus parler d'ovnis, il faut parler de UAP.
Mais justement,
j'avais envie de peut-être
commencer en demandant à la foule ici
peut-être en répondant
par applaudissement
ou par main levée.
Est-ce que, en fait,
croyez-vous que les extraterrestres
nous ont déjà visité?
Oui, je pense peut-être
une minorité, en fait.
J'ai essayé de nuancer
ma question parce que croyez-vous aux
extraterrestres, je trouvais ça trop large,
mais nous ont déjà visité.
Ce qui m'amène à une autre question,
Christian, en fait, on parle de
croyez-vous, croyez-vous aux extraterrestres,
croyez-vous qu'ils nous ont visité?
Est-ce qu'on est encore dans le domaine de la croyance
en 2023? Est-ce qu'on fait bien
de traiter ça comme une religion
où il n'y a pas un peu une certaine
comment dire,
je ne veux pas dire
je ne pense pas qu'il y ait de certitude
mais est-ce qu'on en est encore là à parler
d'une croyance, d'une religion?
Ce que tu apportes est tout à fait
tout à fait justifié parce que
moi, j'étais quand même une vingtaine
d'années membre d'associations
ufologiques. Et je l'avoue,
ça a été pour moi une expérience très
traumatisante.
J'explique pourquoi, quand c'est triste,
je vais vous faire un aveu,
quand j'étais chez moi, adolescent,
puis je lisais des livres sur les ovnis,
je m'imaginais le monde avec les
ovnis. Il y avait une volonté
pour moi de connaître la vérité.
Et éventuellement, je me suis
joint à des groupements de recherche
sur les ovnis, il y en avait au Québec, il y en avait aux États-Unis,
je ne nommerai pas ceux au Québec,
mais mentionnons-nous aux États-Unis,
il y avait le MUFON notamment aux États-Unis,
au Québec, il y en avait aussi.
Et donc, j'étais membre à peu près de toutes
ces associations. Puisqu'on est
simplement entre nous,
ça a été une belle gagne de croissants.
Ce que je découvre dans cet
univers-là, il n'y a aucune
motivation d'avoir la vérité.
Ces gens-là croient qu'on est
visités par des extraterrestres et
déforment les faits dans ce sens-là.
Et peu à peu, je me suis
enlisé là-dedans, je me suis laissé prendre
à ce jeu-là. Parce que dans cet
univers-là, on se fait des amis,
on sait bien que l'ufologue qui est en avant
de nous raconte des bobards,
mais je ne peux pas le dénoncer,
il fait partie de ma gang.
C'est un peu une chambre à écho.
Oui, on veut protéger nos amitiés,
c'est en même temps une communauté,
on fait partie de cette communauté-là.
Donc, à un moment donné,
on garde le silence,
des crosseurs au Québec, et j'en ai vu.
Et puis à un moment donné, je me rappellerai
toujours, on est en 1995, un matin,
je me lève, je suis en train de me brosser
les dents, je me regarde dans le miroir,
puis je me dis, mais Christian,
qu'est-ce que tu fais là?
Ça a été fini. Fin des associations,
fin des groupements ufologiques,
tout ça. J'avais une
motivation, c'était la vérité.
Ça ne me dérange pas si on est visité par des
extraterrestres. Parfait. Si on n'est pas visité
par des extraterrestres, c'est parfait aussi.
Je veux savoir ce qui se passe,
pourquoi on voit ça, pourquoi on
rapporte ça, pourquoi des gens croient
qu'ils ont été enlevés par des extraterrestres.
Il doit avoir une réponse quelque part.
Est-ce que c'est une réponse qui vient de la psychologie?
Est-ce que ça vient de l'astrophysique?
Ça ne me dérange pas. Mais je veux avoir
la réponse. Ces gens-là ne veulent pas ça.
Ces gens-là disent qu'ils veulent
la vérité, mais en fait ce qu'ils veulent,
c'est avoir raison.
Et ils déforment les faits
dans ce sens-là.
Donc, à partir de là,
je réponds à ta question, je sais
je fais toujours d'énormes détours,
mais si on regarde l'univers
ufologique, appelons ça
comme ça, donc des gens qui adhèrent à des groupements,
des associations, la réponse
est oui. On retrouve dans ces
groupes-là les mêmes mécanismes
qu'on retrouve dans des mouvements sectaires.
Je sais quelque chose,
je bénéficie d'une information
privilégiée. Nous, on connaît la
vérité, pas les autres.
On est presque dans les théories du complot.
Moi, je sais quelque chose, les
autres c'est des moutons.
Et là, la NASA a tort,
les astrophysiciens ont tort,
moi, qui pousse la
salade chez Métro, moi, je le
sais en tabarnouche.
Je le dis souvent, je sais que c'est triste,
mais à un moment donné,
j'ai entendu tellement de gens
me raconter des histoires, ils étaient
prêts à réinventer l'univers
à coups de physique
quantique, puis ils étaient
incapables d'épler le mot
galaxie sans faire une faute d'orthographe.
Et ça, c'est triste. Donc,
on est réellement ici dans l'univers
ufologique. On est, tu as
l'expression que tu as utilisé,
chambre d'écho, c'est exactement ça. Donc,
ces gens-là vivent dans un monde parallèle,
ils inventent leurs lois,
leurs règles, leurs maîtres à
penser, ils se réfèrent à ça.
À l'extérieur, là,
on est réellement dans un univers de
science. Et ce qui se passe
actuellement, c'est amusant parce que
bon, on pourrait longuement parler, puis
je veux pas trop m'étendre sur le sujet parce que c'est
passionnant. Moi, le paranormal,
ça me passionne, puis je pense qu'on le sent.
Mais c'est amusant
parce que à deux reprises
dans l'histoire des États-Unis,
on s'est intéressé aux ovnis, et les deux
fois, c'était à cause d'une menace
étrangère. En 1947,
lorsque l'armée américaine
a décidé d'enquêter sur les ovnis
pour la première fois, c'était la peur
des Soviétiques. Craignez pas les extraterrestres,
c'était les Russes qui faisaient peur.
Et les premières observations
d'ovnis qui ont été rapportées en 1947,
je pense notamment à celle de Kenneth Arnold,
celle qui va lancer l'histoire
des ovnis. Donc ce Kenneth Arnold,
le 24 juin 1947,
observe neuf objets
volants dessus du Mont Rainier
dans l'État de Washington, et ses objets
les décrit comme étant semblables à des
croissants avec une queue pointue
et un centre plus sombre.
Lorsqu'il se pose à l'aéroport de
Pendleton, il se rend au bureau
du FBI, parce qu'à ce moment-là, on ne pense
jamais à extraterrestres. On est au lendemain
de la Deuxième Guerre mondiale, on s'imagine
les Russes, et on est dans l'État de Washington.
Qui sont les voisins de l'État de Washington ?
C'est l'Union Soviétique.
Vu comme ça, ben oui.
En passant par le Canada,
on se dit, ça doit être
les Soviétiques. Donc Kenneth Arnold
se rend au bureau du FBI
pour dénoncer ce qu'il a vu,
parce que comme pilote civil,
il a pu faire un calcul par triangulation,
et il en est arrivé à la conclusion
que ses objets devaient se déplacer
à 2400 kilomètres-heure.
À l'époque, le mur du son,
qui est de 1200 kilomètres-heure,
à peu près, n'avait jamais encore été
franchi. Leur persuadés
qu'il est en présence d'aéronefs
qui viennent de l'Union Soviétique,
il se présente au bureau du FBI.
Et rappelez-vous, si vous avez envie d'envahir
les États-Unis, le vendredi après-midi,
c'est bon, le bureau du FBI ferme à midi.
Donc quand Kenneth Arnold est arrivé
au bureau, la porte était fermée,
donc il retourne à l'aéroport,
discute avec des collègues, pilote,
et éventuellement, un journaliste se trouve présent,
Bill Beckett, à qui il va raconter
son histoire. Et c'est ce Bill Beckett
qui va être, en fait, le créateur
des soucoupes volantes. Parce que Kenneth Arnold
dit, ce que j'ai vu ressemblait à des croissants
volantes, ça se déplaçait très très vite.
Et lorsque Beckett lui pose la question
est-ce que ça se déplaçait comme des avions
conventionnels, Kenneth Arnold
prend un moment d'arrêt, il lui dit non,
ça se déplaçait comme des soucoupes
que l'on aurait fait ricocher sur
de l'eau. C'est une figure de style
assez étrange, on aurait plutôt utilisé une pierre
qu'on ricoche sur l'eau. Maintenant il dit
ça ressemblait à des soucoupes qui ricochaient sur l'eau.
Mais il utilise l'expression
soucoupe pour décrire le mouvement des objets,
pas leur forme. Néanmoins, Bill Beckett
le lendemain écrit dans le journal
un pilote civil a vu des
soucoupes volantes, le terme est lancé.
Et à ce moment-là, il faut savoir
que lorsque l'information arrive en haut-lieu,
juste à la fin
de la Deuxième Guerre mondiale,
les ingénieurs de la Luftwaffe
allemande étaient à travailler
au développement d'un super-chasseur
à turbo-propucée
qui s'appelait le Horten
HO 229. Malheureusement,
la guerre a mis fin
au développement de l'appareil
et on a eu le temps de développer
seulement 3 ou 4 prototypes.
Ces prototypes étaient identiques
à ce que Kenneth Arnold dit avoir
observé, donc des espèces de
boomerangs volants avec une queue pointue.
Donc, au lendemain
de la Deuxième Guerre mondiale, lorsque
Kenneth Arnold raconte ça,
on trouve écho dans les journaux,
au Pentagone, on se dit
est-ce qu'au lendemain
de la Deuxième Guerre mondiale,
les Soviétiques auraient pas récupéré
du savoir allemand
et auraient développé en catimini
finalement le Horten HO 229
version 2.0
et que c'est cet appareil
qu'on aurait observé
au-dessus de l'État de Washington.
Donc, cette peur, cette menace
d'une possible invasion par les
Soviétiques va amener,
en décembre 1947,
la création d'une première commission d'enquête
sur les OVNI. Mais assez rapidement,
dans les années qui vont suivre,
on va se rendre compte que c'est pas ça,
que les OVNI ne sont pas
des Soviétiques et qu'éventuellement
la plupart des observations d'OVNI,
95% d'entre elles, ce sont des
gens qui commettent des erreurs, de bonne
foi, mais des erreurs d'interprétation,
un ballon, sonner la vie, un hélicoptère.
Dans les années 60, et là je veux pas prendre
trop de temps, ça devient un peu plus complexe,
parce que dans les années 60, les militaires
américains se sont rendus compte
que les OVNI, c'est un bon moyen
de dissimuler leur propre vol
d'avions espions.
Dans les années 60, les américains ont
développé deux types d'avions espions.
Fin des années 50, le U-2
et dans les années 60, le SR-71
Blackbird.
Et souvent, des gens rapportaient des
observations d'OVNI et quand on vérifiait
sur les listes, on découvrait que
ces observations étaient bien réelles,
mais que la personne avait pas vu une
secoupe volante, mais avait vu un U-2
ou un SR-71 Blackbird.
Pour vous donner une idée, le U-2
a été mis en service en 1954.
Il a été construit d'ailleurs
à la base de la zone 51.
Donc il a été mis en service
en 1954,
mais les américains ont découvert son
existence qu'en 1960,
lorsque les soviétiques ont abattu
un U-2 au-dessus de l'Union
soviétique. Donc là, les américains
ouvrent le journal en se disant, hop,
un avion espion américain abattu au-dessus de l'Union
soviétique. Les américains ignorent
que leur propre gouvernement procédait
depuis six ans à des opérations
de surveillance ou au-dessus de l'Union
soviétique. Donc on savait que les OVNI,
c'était un bon moyen de dissimuler ça.
Et en 1969, l'armée américaine a mis fin
au projet Blue Book, c'était le nom du
projet de l'époque, parce que
les avions espions, c'était plus utile. On est passé
aux satellites espions. Donc plus besoin
de garder ça
à un projet pour étudier des OVNI ou cacher
quoi que ce soit. Donc on a mis fin à ça.
Et encore une fois, on va voir que c'est
la menace qui va à nouveau
raviver l'intérêt du
gouvernement américain. Début
2000, le monde a changé.
Jamais on aurait pensé
dans les années 50 ou 60
le développement de drones
ou d'avions sans pilote.
Et puis voilà qu'au début des années 2000,
des pilotes rapportent à avoir observé
au-dessus de zones de manoeuvre militaire,
donc interdite de
survol, des aéronefs inconnus.
Donc en haut lieu, encore une
fois, c'est l'idée de la menace.
Est-ce que
des nations étrangères,
la Corée du Nord, l'Union
Soviétique devenue
la Russie ou encore
la Chine, pourraient-elles avoir développé
des aéronefs capables
de performances extraordinaires
qui utiliseraient ces moyens
techniques pour faire de l'espionnage
industriel ou militaire. Parce qu'on a
également observé de ces engins au-dessus de
centrales nucléaires. Donc c'est encore
l'idée de cette menace
qui fait que cette fois,
le gouvernement américain a décidé de
prendre le taureau par les cordes
et de créer, il faut dire aussi
qu'il y a eu une fuite dans le New York Times
en 2017 qui a un peu
amené,
qui a poussé les choses un peu, mais bref,
c'est cette menace-là qui fait que
le gouvernement américain a décidé de créer une nouvelle
commission d'enquête sur les ovnis
dont l'acronyme aujourd'hui est
ARO, qui veut dire en français
Bureau d'identification
des anomalies dans tous les domaines.
Donc c'est le nouveau bureau
et c'est amusant parce que là les Américains
ont une patate chaude, parce qu'ils
veulent aujourd'hui déstigmatiser
le sujet des ovnis. Ils disent
aux gens, si vous voyez quelque chose, dites-nous
le. Mais dans les années 60,
ils ridiculisaient les gens pour la même
raison. Parce que quand les gens,
je vous place dans le contexte,
1966, vous voyez une lumière
dans le ciel, l'armée disait
si vous voyez quelque chose dans le ciel,
n'appelez pas les journaux,
n'appelez pas la télé, appelez le
projet Blue Book. Donc les
gens appelaient le projet Blue Book,
les agents du projet Blue Book regardent
et disent où vous avez vu ça quand ? Le 3 mai
oh, on découvre
que c'est un U2 ou un SR
71 Blackbird. On veut
garder le secret sur ces observations.
Donc on discrédite le témoin.
Quand le témoin raccrochait,
il s'était fait tellement ridiculiser
qu'il n'avait pas envie d'aller se confier
aux journaux par la télévision.
Il disait, eh, je suis un tatin, moi,
que je suis un tatin.
Et aujourd'hui, le monde ayant changé,
le gouvernement dit aux gens, ben là, si vous voyez quelque chose,
dites-nous le. Ouais, mais il y a 30 ans,
vous nous tournez en bourrique et là, maintenant, vous voulez
qu'on vous confie nos observations.
Donc on voit que le monde a changé.
On n'avait pas pensé à ça. Et au moment
où on se parle, ben effectivement, on prend
le taureau par les cordes, on veut savoir
ce que c'est. Il y a eu des dépôts
devant le Congrès, les dépôts
notamment de l'ARO,
ce printemps, où le responsable,
Sean Kirkpatrick,
après une année de travail,
lui et ses collègues sont déposés devant
le Congrès en disant, jusqu'à maintenant,
il y a des observations
devenues pour lesquelles on n'a pas d'explication,
mais elles sont proportionnelles
à des observations
mal documentées. Plus les observations
sont peu documentées ou mal
documentées, plus elles ont de chances de demeurer
non-identifiées. Les cas bien
documentés, généralement, on trouve
des explications. Bon, il y a toujours un nombre,
un résidu qu'on ne trouve pas d'explication,
mais néanmoins, c'est résiduel.
Et, ce qu'avait ajouté Kirkpatrick
à l'époque, on est en
mai dernier, il dit,
nous n'avons trouvé aucune
observation qui suggère
une présence extraterrestre.
Et c'est exactement
ce que la NASA a dit jeudi.
Oui, j'ai adoré leur citation
comme quoi
nous n'avons
pas de preuve que ce qu'on a vu
soit d'origine extraterrestre,
mais nous ne savons pas ce que c'est.
Donc, c'est un peu ce que,
à partir du moment où le gouvernement américain,
le Pentagone, le Département de la Défense,
décide de mettre de l'avant ce programme
pour enquêter sur les ovnis, on a besoin
d'une logistique. La NASA
a cette logistique. Donc, la NASA a décidé
de mettre son épaule à la roue en disant,
nous allons appuyer nos confrères du Département
de la Défense.
Et ça, ça remonte en juin
2022.
Et donc aujourd'hui, en fait, jeudi dernier,
la NASA est venue déposer son premier
projet avec ses recommandations
en huit points.
Et l'administrateur en chef
de la NASA, Bill Nelson,
a fait une conférence de presse.
Il a dit, jusqu'à maintenant,
on a observé des observations,
on a regardé, on a eu une centaine
sur lesquelles on s'est penché. Nous n'avons rien
trouvé là-dedans qui suggère une présence
extraterrestre. Néanmoins,
il faut bien l'avouer, on a un nombre de
cas pour lesquels on ne sait pas ce que c'est.
Donc, on ignore quelle est la nature de ces objets,
mais rien qui permet de croire
à un véhicule extraterrestre.
Pourquoi on peut trouver ça étrange?
Si tu ne sais pas ce que c'est, comment peux-tu être certain
que ce n'est pas des extraterrestres?
En fait, je pense que ce que Bill
Nelson dit, et quand on lit le rapport,
le rapport de transitage, ce qu'on voit,
c'est un peu ce qu'avait déjà dénoncé
Sean Kirkpatrick, c'est-à-dire que plus
les cas sont mal documentés, plus
ils résistent aux identifications.
Et c'est exactement l'une des
recommandations de la NASA.
Il nous faut des systèmes
qui vont fournir une information
de qualité plus étendue
que ce que l'on a maintenant.
Contrairement à ce qu'on pourrait croire, lorsqu'on
parle des systèmes de détection du Département
de la Défense, on se dit, c'est le NEC
plus ultra, mais détrompez-vous
Ces équipements de détection sont conçus
pour détecter des avions et des hélicoptères.
Ils ont dans leur ordinateur,
ils ont des graphiques
avec des éléments de performance,
des formes, etc. Et ils scannent
ça, c'est un peu comme une mémoire,
et ils essaient de trouver à quoi ça peut ressembler.
Donc ces équipements-là, même si c'est le NEC
plus ultra, c'est le NEC plus ultra
pour détecter des hélicoptères et des avions
connus. Ils ne sont pas
calibrés pour détecter des petits appareils
à déplacement rapide.
Donc, les informations que l'on a
peuvent être parfois erronées.
Et c'est un peu ce que dit la NASA.
Qu'un pilote nous dise,
ça allait vite, puis plus vite qu'un avion
conventionnel, ça n'a pas de valeur, ça.
C'est ce que j'allais te demander,
les témoignages qu'il y a eu devant le congrès
de certains pilotes, est-ce que
selon toi, c'était crédible?
Non, c'est ça. Donc, c'est pas
que c'est pas crédible, c'est que c'est insuffisant.
Les pilotes, d'ailleurs,
il y a un ouvrage qui est sorti
cette année, un ouvrage qui a été fait par des
spécialistes des sciences
cognitives, une brique de 700
pages qui s'intitule
« Que vaut les témoignages des témoins d'OVNI? »
Et la réponse est
pas grand-chose. Parce que la
réponse est que devant l'inconnu,
on a un préjugé favorable.
Quand vous lisez une histoire d'OVNI,
on dit souvent « Ah, le témoin était
un médecin, le témoin était un avocat,
le témoin était un policier ou un pilote.
Mais les faits
qui montrent que, quel que soit notre
formation, quel que soit notre
negré d'éducation,
devant l'inconnu, on est
tous pareils. Quand on ne sait
pas ce que l'on observe, on est
incapable de déterminer sa vitesse,
sa dimension, son altitude ou quoi que ce
soit. Que l'on soit policier, que l'on
soit pilote ou qu'on soit simplement un
commis dans une entreprise de grande
surface, devant l'inconnu,
on est tous pareils. Donc, c'est
un préjugé favorable que l'on a,
mais ça reste un préjugé qui est
injustifiable. Donc, les pilotes qui
nous racontent « J'ai vu quelque chose qui est
extraordinaire », ils sont de bonne
foi. Mais, comme le dit la
NASA, on a besoin de plus.
On a besoin de système qui va permettre
de déterminer quand le pilote dit
« Ça allait plus vite qu'un avion ».
Est-ce que ça allait réellement plus vite qu'un avion
ou est-ce que ça allait plus vite que
ce que lui a cru être ? Parce que
il faut quand même penser que quand
nous, on circule, la plupart
d'entre nous, à moins que vous ayez un avion, un hélicoptère,
mais la plupart d'entre nous,
on se déplace toujours sur une
surface à deux dimensions.
On va de l'avant à l'arrière ou de gauche
à droite, mais jamais en hauteur.
Or, les pilotes sont
dans un appareil où ils doivent tenir compte des
trois dimensions, hauteur, largeur et
profondeur. Or, quand
lui se déplace à 700 km
heure et qu'il voit un objet qui passe
rapidement aux côtés de son avion,
est-ce que c'est son avion qui se déplace rapidement
ou l'objet qui se déplace rapidement ?
Donc, si vous passez
aux côtés d'un ballon sonde à
700 km à l'heure,
vous aurez l'impression que le ballon
se déplace à 700 km à l'heure, ce qui
n'est pas le cas. Donc, il y a toutes sortes
d'éléments qui peuvent mettre ces
gens-là dans une situation
où ils vont faire une mauvaise identification
de ce qu'ils ont observé. Donc,
sans fermer la porte, la NASA
dit qu'il nous faut plus de données que ça pour pouvoir
déterminer quelle est la nature de ces
objets. Et évidemment,
on dit que ce ne sont pas des
extraterrestres, mais vous comprendrez
que pour des raisons politiques, on
refuse de dire que c'est des Chinois,
c'est des Coréens ou c'est
des Russes. On se
garde de petite gêne, mais visiblement,
lorsque l'on parle de ces objets-là, il est
clair que dans les hauts-lieux,
on est plutôt dans l'optique
qu'il s'agit d'une invasion
ou d'une surveillance menée par des
forces étrangères bien terrestres.
Fort possible.
Je vois que t'as réponse à tout,
Christian.
Si j'essaie de te
coincer un peu, qu'en est-il
des observations
de groupes? Ce qui me vient à l'esprit,
entre autres, c'est les Phoenix
Lights. En 1997,
des milliers de gens en Arizona
ont observé des
lumières dans le ciel,
incluant l'acteur Kurt Russell.
C'est dur d'être plus crédible
quand on appelle les
policiers. D'ailleurs, Kurt Russell,
il n'a pas fait un grand cas de ça. Il
a vu les lumières, il les a rapportées à la
tour de contrôle. Il s'est posé, il est retourné
chez lui et ça n'est que des mois plus tard,
en regardant un reportage à télé. Maudit,
c'est les lumières que j'ai vues! Mais bon,
cela étant dit, les lumières de Phoenix,
c'est un débat qui perdure
et pour lequel on a un ensemble
d'observations qu'on essaie de regrouper
sous une seule et même observation
et c'est là qu'il peut être l'erreur.
On a, dans un premier temps, des gens qui
ont observé des lumières dans le ciel
en début de soirée. On est en mars,
je crois, en mars 97.
Au début, les gens voient
des lumières dans le ciel. Et là, on est dans le nord
de l'état de l'Arizona. Et un peu
plus tard, des gens vont voir une espèce de
boomerang lumineux
qui va survoler, semblait-il, Phoenix.
Et là, les gens disent, ah, c'est le même objet.
Jusqu'à maintenant, puis là, j'ai pas...
c'est le journaliste qui parle,
c'est pas l'amateur de venir, rien.
Dans le premier temps,
au moment où on observe
les fameuses lumières dans le ciel qui ont été
vues en début de soirée au nord de l'état,
on a découvert
qu'il y avait des manoeuvres militaires
qui étaient faites notamment avec les
forces armées de l'air
et également la garde nationale.
Au même moment et au même endroit.
Donc, il est possible que les témoins
du sol ont vu ces manoeuvres
militaires. Et ça peut paraître étrange
de voir un ensemble de lumières
qui volent en formation.
Et surtout si on n'est pas habitué de voir ça.
Donc, cette observation-là doit être séparée
des fameuses lumières en triangle
au-dessus de Phoenix.
Pour ce qui est des lumières au-dessus de Phoenix,
c'est celle que l'on voit ici.
L'explication officielle,
c'est que derrière les collines, on voit un peu
une colline, juste derrière les collines,
il y a la Loo Care Force Base.
Ce soir-là, de façon certaine,
on sait que la Loo Care Force Base
ont procédé à des manoeuvres militaires
où ils ont largué dans l'air
des parachute flares,
donc des feux éclairants
en parachute. Or, quand on les
largue, évidemment, ça fait une ligne et ça descend.
Cette explication-là
tient bien la route. Je ne veux pas dire
que c'est la seule explication, mais c'est une explication
qui tient bien la route. Pourquoi ?
Parce que des journalistes sont retournés sur place
et on s'est placé,
on voit ici des images qui ont été prises de nuit.
Sur certaines
de ces images, on voit en premier
qu'en allant, un arbre, par exemple,
un cactus, le coin d'une maison, une voiture,
le lendemain, des journalistes
sont retournés sur place et
ont placé leur caméra exactement à l'endroit
où la veille,
un des témoins se tenait pour tourner
ces images. Et ce qu'on a découvert
de façon unanime, toutes les images
montrent la même chose, c'est que
la lumière commence à vaciller et
disparaît lorsqu'elle passe
de l'autre côté de la fête des montagnes.
Donc, elle ne disparaît pas
dans l'air, elle disparaît parce qu'elle
tombe de l'autre côté des montagnes.
Donc, l'explication la plus vraisemblable,
c'est que ce soir-là,
deux manoeuvres militaires, une première
dans le nord de l'État et une seconde
menée par la Luke Air Force Base
ont amené les gens à confondre
ces lumières à la présence d'aéronefs
inconnus. Mais évidemment,
il y aura toujours ceux qui diront
« oui, mais ce que j'ai vu
c'était pas ça, ça peut pas être ça. »
Éventuellement, il faut rester
bon. Moi, je pense que la première démarche
lorsque l'on rencontre des témoins
de phénomènes mystérieux, c'est vrai pour les
ovnis, c'est vrai pour les fantômes, c'est d'abord
d'avoir une écoute bienveillante. Les gens
ont des choses à raconter, écoutons ce qu'ils ont à dire.
Mais ensuite, il faut se rappeler que quand on mène
une investigation, on n'est pas là pour faire
plaisir aux témoins. Moi, je me rappelle
des ufologues,
les ufologues me blastent souvent,
mais les ufologues ont cru « Ah, Christian Page,
il respecte pas ses
témoins. Pourquoi? Parce que
le témoin qui me dit qu'il avait vu un ovni,
j'ai découvert que ce qu'il avait vu, c'était
la planète Vénus, puis je respecte pas le témoin
parce que je dis que c'est la planète Vénus?
Est-ce que pour respecter le
témoin, je dois dire comme lui,
si le témoin me dit qu'il a vu le Père Noël, est-ce que je dois
lui dire « Oh oui, tu as vu le Père Noël? »
C'est quoi la différence?
Est-ce qu'on est là pour faire plein « si je veux
des amis, ben je vais aller chez Jean Coutu. »
Et voilà.
Le témoin me raconte quelque chose,
mon travail, c'est d'essayer de déterminer
ce qu'il a pu voir en laissant la
porte ouverte, que c'est peut-être pas la seule
explication. Mais il y a toujours
dans le domaine du paranormal, vous connaissez tous
le principe du rasoir Dockham.
L'explication la plus simple
et souvent la meilleure. Et même si
on veut pas y croire, le monde
ne doit pas être comme on a
envie qu'il soit. Le monde, il est
tel qu'il est.
C'est bon, hein?
C'est bon.
Je peux me citer là-dessus?
Oui, c'est ça.
Qu'en est-il maintenant de notre petite
OVNI chérie à nous,
au Québec, en fait?
OVNI de la Place Bonaventure.
Exactement. Qu'en est-il
de cette OVNI-là? Parce que
je sais, on en a déjà discuté
ensemble à un certain moment.
Ça, c'est l'histoire d'OVNI qui m'a
valu le plus
d'insultes de la part
des amateurs d'OVNI. L'OVNI de la
Place Bonaventure, c'est comme le sacro-saint.
Par critiquer l'observation
de l'OVNI de la Place Bonaventure,
c'est clairement commettre un crime
de l'aise majesté.
Parce que même Colette, en fait,
de TVA...
Colette, c'est une lumière bleue derrière.
C'était comme une météorite ou quelque chose comme ça.
L'image de Colette est expliquée, est débunkée.
C'est ça.
D'ailleurs, c'est assez amusant parce que
les deux photos qu'on voit là,
l'OVNI de la Place Bonaventure,
les deux photos que vous voyez là,
c'est des reconstitutions
qui ont été faites pour l'émission
D'Aussi Mystère. Je vous raconte,
on est entre nous.
C'est pas ça que les gens ont vu.
C'est moi qui ai produit la série,
donc je sais de quoi on parle.
Quand j'ai parlé avec les gens de Canal D,
j'ai dit, l'OVNI de la Place Bonaventure,
Monsieur Laurent Doux me dit,
des lumières dans le ciel,
c'est pas intéressant ça. Manu de la boucane,
il faut de la boucane, il faut que ça marche.
OK.
Le responsable
des effets spéciaux,
c'est un de mes collègues, animateur de radio aussi,
qui s'appelait Éric Nolin. Je sais pas si vous connaissez.
Je disais, Éric,
je disais, Éric,
c'est pas bon, les lumières, c'est pas bon ça.
Il faut de la boucane.
Éric dit, t'as envie d'une soucoupe volante,
moi t'en fais une.
Et c'est le résultat qu'on a.
Mais c'est pas ça que les gens ont vu.
C'est amusant.
Mais c'est les seules images ou presque?
Oui, parce que c'est amusant parce que
des gens aujourd'hui,
me disent, moi je l'ai vu
venir de la place Bonaventure.
Et à quoi il ressemblait? C'était comme une soucoupe
avec des lumières rouges, vertes,
qui clignotaient et qui tournaient.
Non, ça c'est dans un dossier visiteur.
C'était pas ça. C'est une invention.
C'est Éric Nolin qui a créé ça.
Donc on voit,
ça veut pas dire que ces gens-là n'ont pas vraiment vu
ce soir-là du 7 novembre l'objet,
mais on voit que leur mémoire
le confond avec cette reconstitution-là.
Parce que c'est plus spectaculaire ça
que ce qui s'est passé ce soir-là.
Donc, je vais essayer d'être court.
Puis pour le bénéfice des gens dans la salle,
en fait, c'est dans les années 90,
un soir de novembre.
On est le 7 novembre 1990.
Il faut savoir que sur l'hôtel Hilton,
Bonaventure, aujourd'hui c'est seulement
l'hôtel Hilton. Avec la piscine sur le toit.
Une piscine sur le toit
qu'on peut utiliser 24 heures,
pas ça 24 heures mais
365 jours par année.
Donc, on est le 7 novembre. Il y a des gens
qui pataugent dans la piscine.
Puis il y a un accès de l'intérieur vers l'extérieur
en passant sous une baie vitrée. Donc,
on peut passer de l'intérieur à l'extérieur.
Donc les gens sont dans la piscine
et vers à peu près 19 heures,
ils lèvent les yeux au ciel. Et là, ce qu'ils voient,
c'est pas ça. Ils voient une espèce
de couronne lumineuse formée de 6
ou 7 lumières,
ombres qui se tiennent dans le ciel
à peu près immobile. Donc,
ils regardent ça pendant quelques instants. Ils ont l'impression
de voir des faisceaux verdâtre
qui sortent de ces lumières
immobiles dans le ciel et qui descendent
vers l'hôtel Bonaventure.
Donc, après quelques minutes,
inquiets, ils en parlent avec
la sauvetrice, la lifeguard de la place,
Lynn St-Pierre.
Et elle, elle lève les yeux au ciel et voit
également ce phénomène-là qui est tout à fait étonnant.
Et donc, éventuellement,
il y a boule de neige, elle en parle aux gens
de la sécurité, qui contactent éventuellement
la Sûreté, la
police municipale de Montréal, la
CUM, comme on disait à l'époque, la communauté
urbaine de Montréal. Et les policiers
vont arriver donc sur place aux alentours
de entre 19h30 et
20h. Les policiers s'attendent
à prendre une déclaration d'observation.
Mais lorsqu'ils arrivent sur place, le
phénomène est toujours visible. Il est
moins important qu'il l'était en
début de soirée, mais il est toujours
visible. Donc, ces gens-là, les policiers
voient ce phénomène-là. On discute
entre nous. La première réaction,
c'est de l'autre côté
de la rue, il y a le mille La Gauchetière,
là où il s'entrebelle
aujourd'hui, qui était en construction.
Et sur le
sommet du mille La Gauchetière,
il y a un chantier avec des grues,
des lumières très importantes. Et on se dit,
est-ce que ces lumières-là pourraient se refléter
sur les nuages? Parce que, faut l'avouer,
les lumières ont de l'air
des reflets. C'est pas une
coupe volante, ça a l'air des reflets.
Donc, les policiers demandent,
appellent les gens responsables
du chantier, demandent est-ce que les lumières du chantier
soient éteintes. Mais même si on éteint
les lumières, l'OVNI,
entre guillemets, reste bien présent
immobile au-dessus de l'hôtel Bonaventure.
Alors, les policiers,
ne sachant que faire,
il n'y a pas une menace immédiate.
Et comme le ciel est
de juridiction fédérale,
ils vont contacter la gendarmerie royale.
Et la gendarmerie, en se disant, peut-être
qu'eux autres vont savoir quoi faire avec ça.
Et effectivement, la gendarmerie
a une disposition
pour les cas d'observation d'OVNI ou de
météorite. Donc, ils disent,
ils répondent, ben voilà, on va envoyer un
inspecteur, et vers à peu près 21
heures, il y a un agent qui débarque
sur place, et cet agent-là
voit le phénomène qui n'est presque
plus visible à ce moment-là. Il y a comme deux
faisceaux qui sont encore visibles,
mais ça commence beaucoup à s'atténuer.
On a l'impression que le phénomène
est en train de disparaître dans les
nuages. Donc, lui aussi, il fait un
rapport, il note ce qu'il a
observé. Et puis, à peu près au même
moment, il y a un photographe
du journal La Presse, Marcel Laroche,
qui arrive sur place.
Parce que lui aussi, entendu parler,
Laroche me racontait, elle disait, je me
préparais à quitter, et le patron me dit,
hey, Laroche, il y a quelque chose au-dessus de l'hôtel,
bonne aventure, je devrais aller voir.
Donc, Laroche se rend sur place, et
il va prendre une série de photographies
qui sont, il y en a pris quatre,
deux, on voit l'objet,
une assez sous-exposée, une autre
qui est assez bien visible,
où on voit deux ou trois lumières jaunes
avec des faisceaux de lumière.
Et c'est un peu, merci,
bonsoir, l'affaire s'arrête là, vers
dix heures, dix heures et demi, le phénomène n'est plus
visible, et ça s'arrête là.
Ce qui va se produire à Presse, là,
c'est vraiment la montée.
Évidemment, les médias veulent avoir
des réponses, et on les comprend.
Donc, la première chose qu'ils font, ils
téléphonent ou demandent à parler à des gens
qui peuvent savoir.
Malheureusement, dans le domaine des ovnis,
il y a énormément de préjugés,
et bien souvent, des gens vont s'exprimer
en dehors de leur champ de compétences.
Et ceux qui savaient,
ou qui auraient pu savoir,
n'étaient pas intéressés de savoir.
Et ça, c'est triste, aussi, d'une certaine façon.
Donc, on contente qu'un des premiers
qu'on va contacter, c'est Robert Lamontagne,
qui est astrophysicien, vous le connaissez probablement,
il apparaît souvent à la télévision,
un individu très très compétent.
On s'entend bien, Robert Lamontagne,
très très compétent. Mais Robert Lamontagne
ne s'intéresse pas aux ovnis.
Donc, quand on lui pose la question,
oui, l'ovni de la place Bonaventure,
bon, Robert Lamontagne, comme à peu près tout le monde,
a lu l'article dans le journal,
en a entendu parler,
je sais pas, il pouvait peut-être s'agir
d'une horreur boréale,
mais c'est pas possible. S'il avait poussé plus loin
sa réflexion, il aurait vite su,
en vérifiant des données,
qu'on avait un couvert nuageux
de 4000 pieds d'épaisseur sur Montréal
à ce moment-là. Donc, une horreur boréale
n'aurait pas été visible à travers
cette couverture nuageuse.
Mais bon, pour beaucoup de gens,
c'est un horreur boréale. Robert Lamontagne
l'a dit, c'est un astrophysicien,
reconnu, réputé. On a parlé également
avec Pierre Chastenet. Pierre Chastenet,
à l'époque,
était astronome, il était attaché
au planétarium. À l'époque, on disait
planétarium d'art. C'est l'ancien planétarium
qui était sur Saint-Joseph, boulevard Saint-Joseph
ou quelque chose comme ça.
Et, en tout cas,
Griffin Town, dans ce coin-là.
Et là, aujourd'hui, c'est le planétarium
Rio Tinto. Donc, Pierre Chastenet,
c'est un individu
très compétent. Mais quand on
y parle d'Ovni, il fait de l'orticaire.
Donc, quand on a posé la question
à Pierre Chastenet, l'Ovni de la place
Bonaventure, immédiatement, Chastenet
dit non, non, non, il dit ça, ça devait être un reflet
sur les nuages, merci, bonsoir.
Le gros dommage,
c'est que quelques semaines après,
Claire Lamarche fait une émission
qui s'intitulait « Croyez-vous aux extraterrestres? »
Et
Lynn St-Pierre, la lifeguard,
était présente. Et elle raconte
ce qu'elle a observé. Elle dit « J'ai élevé les yeux, il y avait
ces lumières-là, c'était étrange, ça bougeait
pas, mais c'était quand même mystérieux.
Et Pierre Chastenet, dans la salle,
je suis assis
de deux fauteuils au côté de lui,
et Chastenet se lève en disant « Oh, faut arrêter ça! »
Il dit ça, les lumières-là,
il dit c'est des reflets sur les nuages,
il dit c'est le mille à gauche à tiers,
il y avait une grue, puis il y avait des lumières, puis c'est ça
qui se reflétait sur les nuages, merci, bonsoir.
Quand on dit ça devant 2 millions
de téléspectateurs, le dommage
est fait. Donc les gens, c'est merci,
bonsoir, c'était des reflets. Mais quand
je suis sorti du studio,
je dis à Pierre, j'ai dit « Est-ce que
t'as lu le rapport de police? »
Si tu l'avais lu, t'aurais vu que
à 20h15, les policiers ont fait
éteindre les lumières de la grue.
Et pourtant, l'OVNI était toujours
présent. Donc c'est pas ça l'explication.
Ça veut pas dire que c'est des extraterrestres,
mais cette explication-là ne tient plus la route.
Et moi, je suis pas un spécialiste de la physique
atmosphérique, donc je m'en tiens
un peu à ça. Des amateurs d'OVNI
vont commencer à capitaliser
autour de ça. Il y aura même une étude
qui se met, puis c'est un peu
trompeur, parce qu'il y a une étude qui est menée
par un type qui s'appelle Richard Hines.
Richard Hines, on le présente
comme étant un employé de la NASA.
Donc pour la plupart d'entre vous
qui ont peut-être entendu parler de ça,
on dit « c'est un rapport de la NASA ».
Non, non, non, non, non, non, non, non.
Richard Hines travaille à
la NASA, mais il n'a pas mené
son investigation sur l'OVNI de la
Place Bonaventure avec
les équipements ou la logistique
de la NASA. C'est un type qui écrit
plusieurs livres sur les OVNI. Il est
passionné par les OVNI. Donc quand
il a entendu parler de l'histoire de l'OVNI
de la Place Bonaventure, il s'y est intéressé
et il a conclu
que l'OVNI de la Place Bonaventure
était un objet qui devait faire 540
mètres de diamètre. Ça c'est cinq
fois un terrain de football. Donc lui
il dit « c'est un objet physique, matériel qui était là
qui faisait cinq terrains de football ».
Là, puis tu vois, c'est quand même
gros. Il faut savoir que
ce soir-là, il n'y a aucune détection radar,
rien du tout. C'est quand même
540 mètres, cinq terrains de football
dans le ciel ou dessous de Montréal,
ça passe pas inaperçu. Il faut quand même
se rappeler aussi que les gens qui circulaient
autour de la Place Bonaventure ne voyaient
pas cet objet-là. Les gens,
tous les témoins disent
ce n'est qu'en arrivant sur le toit de l'hôtel
Bonaventure ou dans les rues juste
à côté qu'on le voyait. Mais ça on était deux coins
de plus loin, on ne le voyait pas. Donc
il y avait quelque chose. C'est étrange là-dedans.
Et éventuellement, puis là je pourrais
vous, toute une saga autour de ça,
mais arrivons à l'explication
possible, possible.
Rasseoir d'Occam.
Quelques années après,
des gens qui
s'intéressent à la physique atmosphérique, on dit
tiens, tiens, tiens, là venu de la Place
Bonaventure, quand on regarde la seule photo
connue qui existe, cet objet-là,
ce phénomène-là, tel qu'il est décrit,
tel qu'il a été observé,
tel qu'il a été photographié,
est tout à fait identique,
un phénomène atmosphérique rarissime
qu'on appelle des piliers lumineux
zinithaux. Qu'est-ce que c'est ?
Vous avez peut-être tous
vu des piliers lumineux l'hiver.
Donc qu'est-ce qui se produit
lorsque la température est relativement chaude,
il y a des cristaux de glace qui se
forment dans l'air et au-dessus des
lampadaires ou d'une
source de lumière, il y a une colonne de
lumière qui va se former et elle monte dans
le ciel. Comme il y a un lien
entre la source de lumière et la
colonne, on ne se pose pas de question
sur la source. On le voit bien, on voit
le lampadaire, on voit la lumière qui monte.
Même si on n'est pas un spécialiste de
la physique, on comprend bien qu'il y a un
lien entre la lumière et la colonne de
lumière. Dans le cas des piliers
lumineux zinithaux, ce qui se produit
c'est que
les cristaux de glace ne se forment
qu'à partir d'une certaine altitude.
Donc ils ne rejoignent pas la
source au sol. Ils commencent une
certaine altitude et évidemment
ils convergent vers des points lumineux
comme lorsque vous regardez une voie
ferrée, vous avez l'impression que les
rails se touchent au loin, mais c'est une
illusion optique. Or,
comme il n'y a pas de lien entre la
source lumineuse et la colonne de
lumière qui se forme, on a l'impression
que la lumière vient du ciel et non
pas du sol. Or,
dans le cas de l'avenir de la
place Bonaventure, ce soir-là, le 7
novembre, la température au niveau du
sol avoisinait le point de
congélation. Mais dès qu'on se
déplaçait un peu en hauteur, là on
tombait dans des températures moins
zéro. Et à ce moment-là, les
cristaux de glace étaient possibles.
Il est fort probable, on n'a pas
de certitude, mais il est fort probable
que ce soir-là, les gens sur
l'hôtel Hamilton Bonaventure ont
observé un phénomène atmosphérique
rarissime qu'on appelle pilier
lumineux zénitho et ce
phénomène-là les a amenés à croire
qu'ils observaient un ovni. C'est ce
qui explique pourquoi d'ailleurs le
sujet, au fur et à mesure où la
température a varié, il a fallu
qu'on perde un ou deux degrés
seulement pour que les cristaux de
glace deviennent de la neige ou
disparaissent ou perdent leur
capacité à refler, à
réflector la lumière au sol et
le phénomène s'est arrêté.
Intéressant, j'avais entendu moi
aussi cette explication-là qui...
Bon, là vous allez me dire qu'on va se
effacer par mes gardes de sécurité.
Non, pas encore, ça devrait arriver.
Mais oui, c'est vrai que c'est une
explication qui a gagné un peu en
traction au cours des dénerres années.
Ce n'est pas la première fois que
je l'entends, mais c'est intéressant
d'essayer de lire là-dessus sur les
piliers atmosphériques zénitho.
Mais on a aussi un autre sujet à
couvrir parce qu'on voulait, on
sait, Christian, que tu publies
un livre sous peu, je sais que
Seb aussi avait une question par
rapport à ton livre, justement.
Ben oui, ben on s'en demandait
justement par rapport au...
Oui, excuse-moi.
Au Fraude du Paranormal.
Si tu n'avais pas une anecdote
que tu pouvais nous rencontrer.
En fait, cet ouvrage-là, il sort le
18 octobre, ou je vous invite tous
à l'acheter, c'est le meilleur livre
donc ça sort le 18 octobre, c'est
je pense mon 13e ou 14e, quelque
chose comme ça, et ça c'est une
des grandes fraudes du Paranormal.
J'ai choisi 20 fraudes, d'ailleurs
sur la couverture c'est 20 fraudes
dignes d'Hollywood, parce que
dans le domaine du Paranormal, j'ai eu
de la difficulté à en sélectionner
seulement 20. C'est un terreau
qui est fertile aux arnaques et aux fraudes,
mais c'est pas tout de savoir
ah, ça c'était une fraude.
Parfois des fraudeurs se sont
donné un mal de chien pour nous
vendre le truc, essayer de...
C'est intéressant de voir comment
les gens y ont cru et comment la fraude
a été montée, et pourquoi si on y a
cru, souvent les médias ont joué un rôle
là-dedans. Donc j'ai essayé de déclencher
ça, donc c'est 20 fraudes qui touchent
l'univers du Paranormal.
On va dans tous les domaines,
domaine fantôme, offnie, énigme
de l'histoire. Et l'une des fraudes, c'est
assez amusant, qui est rebondie cette semaine,
qui fait l'objet d'un chapitre dans mon livre,
c'est les momies tridactiles
de Nazca. Donc
grosso modo, l'histoire est la suivante.
En 2015, on se trouve à
Nazca, au Pyrrho. C'est un endroit
qui est très riche en
folklore extraterrestre.
À Nazca, il y a des géoglyphes
sur le sol. Des géoglyphes,
des dessins sur le sol
qui sont attribuables
aux civilisations d'autrefois,
les Nazca qui ont fait ces lignes-là.
Donc les amateurs de mystères,
des théories des anciens astronautes
veulent voir dans ces dessins-là
des guides pour des
extraterrestres ou des terrains d'atterrissage
pour les extraterrestres. Dans cette
région-là, également, on avait autrefois, il y a à peu près
une millaine de civilisations qu'on appelait les
paracas, qui pratiquaient la déformation
crânienne. Donc, chez
les hommes, chez les nourrissons,
on plaçait une plaque de bois sur le front
et une autre derrière la tête avant que les fontanelles
se soudent et ça déformait
le crâne. Ça faisait des crânes très, très, très
allongés. Ça peut paraître étrange,
un peu comme les femmes géraves, par exemple.
Ces gens-là voyaient dans ces
déformations un aspect esthétique,
mais ils voyaient également une façon
de distinguer les castes,
donc les niveaux sociales, les riches,
les moins riches, les pauvres, les itinérants.
On les avait tous, dépendamment
de la déformation.
Donc, évidemment, si vous voulez croire aux
extraterrestres, voir un crâne
déformé de cette manière-là, tête allongée,
c'est facile
de faire le pas.
C'est l'image des
extraterrestres dans le folklore.
Donc, on est dans un endroit très riche.
2015, on a un
wakero, donc un pieur de tombe,
qui annonce avoir trouvé des
momies extraterrestres.
Et pourquoi extraterrestres ?
D'abord parce qu'elles ont plusieurs tailles.
Il y en a qui ont la taille d'êtres humains,
d'autres qui sont plus petites,
qui ont un peu la taille de grosses poupées,
qui font 40, 50 centimètres de long, à peu près.
Et ces momies,
parce que ce sont des
corps momifiés, ont tous les mêmes
caractéristiques. Des crânes déformés
et trois doigts et trois orteils
à chaque main, à chaque pied.
Donc, forcément,
ça ne peut pas venir d'ici.
Je vais essayer de faire une histoire
courte, mais vous découvrirez tous les détails
dans mon bouquin. Donc,
on essaie de les vendre à des archéologues
sur place. Évidemment, les archéologues
ne sont pas intéressés. On essaie de les
vendre à des musées locaux.
Il faut savoir qu'au Pierrou,
les musées ne sont pas forcément
le musée de la civilisation ou le
British Museum. C'est souvent des
cabanes sur le bord d'une route. Je ne sais pas si
certains d'entre vous est allé au Pierrou,
mais on a des cabanes sur le bord de la route
et c'est des attrapes touristes.
Pour quelques pièces,
on entre là, on nous montre des artefacts.
Certains sont authentiques, d'autres sont
tout à fait faux, fabriqués.
C'est comme ça que ça
fonctionne. Donc, on essaie de
le vendre à des musées, mais même les musées
un peu boiteux, disons ça comme ça,
ne sont pas intéressés non plus.
Alors, éventuellement, ça va attirer.
Je fais quand même un gap assez rapide,
mais il y a quand même des scientifiques qui vont regarder
ces histoires de momies
et rapidement, on va découvrir que les
momies de taille humaine
sont vraiment des momies
humaines, mais qu'on a
altérées,
qu'on a mutilées pour essayer de
nous faire croire que c'était des extraterrestres. Donc,
on les a coupées des doigts, on les a
mutilées. C'est épouvantable.
C'est épouvantable parce qu'à la fois, c'est un pillage
du patrimoine, mais ce sont des
restes humains. C'est quand même des vrais restes
humains. Quant aux petites momies,
des radiographies vont démontrer
que c'est du bricolage
fait avec des os d'oiseaux, des
fibres végétales, des
cochonneries. Donc, évidemment,
on ne s'intéresse pas à ça, on comprend que c'est une fraude.
La seule chose que l'on peut faire,
des archéologues et des anthropologues
vont adresser une pétition
au ministre de la culture du Pérou
pour dire, attention, là, il y a
un pillage du patrimoine,
mais il faut savoir qu'au Pérou, le ministère
de la culture est un ministère qui est
décentralisé. Donc, finalement, chaque
province fait un peu ce qu'elle veut.
Donc, il n'y a pas, les lois s'appliquent
difficilement. Alors, si la communauté
scientifique ne s'intéresse plus à ça,
si les archéologues du pays
ne veulent rien savoir parce que c'est clairement
une fraude, il y a quand même
quelqu'un qui va trouver le moyen
d'en profiter. Et cet escroc
s'appelle Raïm Emossan.
Raïm Emossan
il se présente comme un journaliste,
mais c'est un entertainer.
Il s'occupe de
divertissement. Il anime
sur la première chaîne de Mexico
une émission hebdomadaire sur les
extraterrestres, les fantômes et tout le reste.
Et il a été associé au cours
des vingt dernières années à peu près à
toutes les fraudes qui ont marqué l'histoire
du paranormal. N'importe
s'il y a une pièce à faire,
Raïm Emossan est là, vous ne voulez pas être
certain. Donc, quand
Emossan a entendu parler de
des histoires de momies à trois doigts
que tout le monde décriait comme étant des
fraudes, Emossan s'est dit,
parce que c'est un émule du célèbre
forain Peter Barnum. Peter
Barnum qui disait, il y a un idiot
qui naît toutes les minutes et il n'y a
jamais de mauvaise publicité.
Donc, ce sont les lettres-motives
de Raïm Emossan.
Il s'est assuré de
se procurer certaines de ses
momies, d'aller voir le Huacero.
D'ailleurs, le Huacero n'a jamais montré les tomes
d'où il sortait les momies. Il disait,
t'en veux une, m'aller t'en chercher une, viens
me revoir dans une semaine. Donc, ça peut sortir
d'une caverne mystérieuse ou du
sous-sol de sa maison. Mais peu importe,
Raïm Emossan a récupéré ses petites
momies. Il a des bons contacts.
Et l'an dernier, en
2022, au sortir
de la crise du
COVID, il a tenu une présentation
publique au World Trade Center
de Tijuana, au Mexique,
où il a présenté ses fameuses momies
et qui a connu un énorme succès.
Et là, voilà,
qu'il y a quelques semaines,
le Congrès mexicain
annonce qu'il va tenir des auditions
sur les ovnis. Pourquoi? Parce que
des gens veulent faire pression pour
que le gouvernement mexicain
mette de l'avant un service
étatique, comme aux États-Unis,
où on a créé une unité pour enquêter
sur les ovnis. Alors, les Mexicains
se disent, on n'est pas plus cave que
les Américains. Pourquoi nous autres, on
n'a pas notre bureau d'enquête
sur les ovnis. Or, le Congrès
mexicain, il faut le savoir, c'est pas
aussi protocolaire que
le Congrès américain, mais néanmoins,
on est quand même dans l'anti-chambre
du pouvoir. Et lorsque
le Congrès américain a annoncé
qu'il allait tenir des auditions,
Rémi Moçane s'est dit,
hop, c'est le temps de ressortir mes momies!
Il les a déboussiérés et il
est allé faire sa présentation
devant le Congrès mexicain.
Et les médias n'en ont eu d'intérêt
que pour ces maudites momies
qu'on retrouve sur plein de photos.
Oui, pas oui.
Mais il faut savoir que c'est une fraude
qui circule depuis 2015 et
clairement, on connaît
les tenants et aboutissants de cette fraude-là.
Et si vous voyez le nom de
Rémi Moçane associé à une affaire
d'ovnis, rappelez-vous, mieux vaut
s'en tenir loin. Parce que
c'est visiblement un escroc.
Oui, j'avais entendu son nom à quelque
reprise. C'est vrai qu'il est associé à plein
de découvertes aussi.
Il y a quelques années,
il y avait des
photographes, deux diapositives, je prends deux secondes
pour raconter ça.
Il y avait deux diapositives qui avaient été
trouvées aux États-Unis, qui montraient
comme une espèce de momie.
Et là, il y a quelqu'un qui se dit,
coudon, ça pourrait-tu être un extraterrestre de Roswell?
Rémi Moçane,
entendu parler de ça, il est allé voir le gars
et il dit, écoute, lâche-moi ça entre
les mains, on va te faire quelque chose.
Et effectivement, il a monté
une affaire, ça a monté
un build-up incroyable.
Et puis finalement, il a tenu
dans l'Auditorium National
de Mexico
une activité qui est appelée
Be Witness, soyez témoin.
Il y a eu
plus de 8000
personnes qui ont payé 80
dollars pour être présents à cette
activité-là, où on allait révéler
les fameuses diapositives.
Et des gens à travers le monde
avaient payé une vingtaine de dollars pour avoir
un lien Internet pour pouvoir suivre
la révélation des dites diapositives.
Donc tout le monde était là.
Et je le raconte un peu dans mon livre
parce que j'y étais aussi.
Mais j'avais pas payé moi.
Et là,
quand les diapositives
ont été présentées, comme je le dis dans mon bouquin,
je dis, il y a eu un silence dans la salle.
Et la question était de se demander,
est-ce que le silence était dû au fait que les gens
se disaient, waouh, quelle révélation!
Ou bien, je me suis fait fourrer.
Parce que, effectivement,
quand on voit ça, la première chose
qu'on dit, c'est une momie ordinaire.
Et effectivement, dès que
les photos ont commencé à circuler,
en moins d'une journée,
on savait que les momies
étaient une momie qui avait été
exhibée au musée de Mesa Verde
dans les années 40.
Et c'était une momie d'un groupe
autochtone local, qu'on appelle
les Anazazises,
qui entouraient les momies.
Donc, on avait même,
le plus incroyable, c'est sur une des diapositives
une petite pancarte devant la momie,
qui était un peu floue.
Dès que la diapositive a été connue,
des gens ont utilisé un logiciel
qui s'appelle Dibbler, qui est utilisé
par le FBI, puis ils ont pu
rendre ça plus clair, puis c'était marqué
« Momie d'un garçon de deux ans ».
C'est incroyable!
Et ça, c'est une des fraudes,
une des nombreuses fraudes de Rémy Moshant,
les diapositives de Roswell
et BeWitness.
Je veux quand même, je sais qu'on est déjà
« over time », mais on voulait
vraiment passer un petit peu de temps
avec vous tous, même avec Christian,
pour regarder certaines vidéos tirées
de TikTok, en fait,
sachant que TikTok est une source d'information
vraiment crédible
et solide. On voulait
regarder avec vous parce qu'il s'en passe
des choses. C'est là qu'on va revenir
un peu à la ligne éditoriale de distorsion,
c'est-à-dire le paranormal à l'ère numérique.
Vous allez voir,
je vous présente, j'en ai plusieurs,
mais je vais voir selon le temps si on a le temps
de penser à tous.
Premier sujet,
est-ce qu'on vit dans une simulation?
Je vais vous parler d'un
TikToker qui s'appelle
Kilmaru,
qui lui s'est réveillé un bon matin
dans un monde où il n'y a plus personne.
Et là, les gens disent,
c'est sans doute des effets spéciaux,
ou peut-être qu'il est allé dans une épicerie
pendant la Covid et
qu'il n'y avait plus personne. Donc là, les gens
lui lancent des défis, ils lui disent,
va au Vatican, il y a toujours des gens au Vatican,
il va au Vatican et il n'y a personne
au Vatican. On lui dit, va
à la zone 51, c'est interdit
d'y aller, mais dans un monde où il n'y a plus personne,
tu dois pouvoir y aller, il va
dans la zone 51. On lui demande...
Je voudrais voir ça, parce que je suis allé
et il me se fait sortir avec un coup de pied dans l'arrière-train.
On lui a demandé
d'aller sur un bateau de croisière
au large, et il y est
allé, et Monsieur Le Sandman peut-être
ramené le son sur mon ordi, je ne sais pas si c'est possible
parce qu'on l'a enlevé, mais regardons
le premier TikTok de gauche, tiens.
Et dans l'autre TikTok, on va regarder
aussi, les gens lui disent, va au palais
de Buckingham, et il a dit, oui, je vais y aller
et je vais même voler la couronne.
Je ne vais pas partir sans le crâne.
Un repas.
Après quelques heures de recherche,
j'ai décidé d'aller à un pub
et de me servir
quelques boissons.
Parce que pourquoi pas?
Cheers, amis!
Avez-vous la couronne
à son poignet?
Toi, Christian, est-ce que tu
crois qu'on vit dans une simulation?
Non.
Tu dois donc pas croire
qu'il marre aussi.
Écoute, moi, j'ai fait tellement de télé,
j'ai fait tellement de documentaire,
ce genre de truc-là, on peut faire ça.
On ne connaît pas
les conditions. Est-ce qu'à un moment
donné, on a fait un essai du navire
et il connaissait quelqu'un, il n'a plus
monté à bord du navire ou quelqu'un a filmé
des images.
Le problème à l'ère numérique,
c'est un peu...
La difficulté, moi, je le dis,
ce qui est un peu malheureux par rapport
au paranormal, quand moi, j'ai commencé,
c'est qu'on se déplaçait, on allait
rencontrer des gens, puis ils disaient,
j'ai vu un ovni où je l'ai filmé. Où tu te tenais?
Je me trouvais là, je regardais là.
Donc, on avait une immersion
directement sur le lieu.
Aujourd'hui, les gens ne se déplacent
plus, tout se fait un peu
derrière un écran. Moi, je dis aux gens,
quand vous voyez des images,
dites-vous, est-ce que j'ai accès
au témoin? Est-ce que j'ai accès
au lieu? Est-ce que j'ai accès aux équipements
qui ont été utilisés? Parce que même avec
un appareil numérique, les gens, beaucoup
de gens ne savent pas que l'appareil numérique
va enregistrer des données géographiques
où l'endroit se trouve.
Donc, il y a des métas données qu'on peut avoir.
Mais à partir du moment où tu vois une vidéo
comme ça qui circule sur TikTok,
sur YouTube, c'est divertissant.
Moi, j'en ai vu qui sont super divertissants.
Il y a des trucages qui sont dignes
d'Hollywood. Mais il faut se dire
qu'à moins d'avoir un accès
direct, soit aux
gens, aux vidéastes,
aux lieux, aux appareils
utilisés,
ça reste du divertissement.
Outre cette vidéo-là,
le fait qu'on pourrait vivre dans une réalité
alternée. Oui.
Vous savez, il y a aussi depuis des années,
on a des gens qui disent venir du futur.
John Titor. John Titor, oui.
On n'a même pas un épisode.
John Titor, un cas particulier.
Mais ces gens-là disent
« Ah, moi je viens du futur. »
Et à toutes les fois, leur preuve,
c'est une photo floue.
Et d'ailleurs, je le dis souvent,
dans l'univers
dans lequel on vit,
pas le monde alternu,
pas la réconstitution,
mais dans notre monde,
la qualité de l'image a connu
une évolution exponentielle
au cours des 20 ou 30 dernières années.
On est passé par exemple des appareils
argentiques en pareil photo aux appareils numériques.
Pour ceux les plus âgés,
rappelez-vous les premières photos qu'on prenait
avec nos téléphones portables.
Il est agranuleux.
Aujourd'hui, on a des millions de pixels
avec des endoscopes.
On est même capable de faire
des opérations chirurgicales
uniquement en utilisant des endoscopes.
Et on voit des images qui proviennent
du télescope James Webb, par exemple,
qui monte au fond de l'univers.
Dans tous les domaines
d'activité humaine,
l'évolution de l'image est extraordinaire.
On estime qu'il y a
autant d'appareils photos
qu'il y a d'humains sur Terre.
Donc on est grosso modo presque 9 milliards.
Il y a 9 milliards d'appareils disponibles.
Autant notre appareil qu'on a en main,
les appareils photos qu'on a chez soi,
mais également les caméras de rue,
les caméras sur les édifices,
aux intersections routières.
Dans tous ces domaines-là,
la photographie et le film
ont connu un bond géant,
sauf dans le paranormal.
Les photos de fantômes,
les photos d'ovnis sont
tout aussi floues aujourd'hui
qu'elles l'étaient il y a 50 ans.
C'est quand même aberrant.
Les extraterrestres,
en lieu de se couper,
il y a un bouton floutage.
Il y a un gars qui a une photo,
on floute.
Dans le même ordre d'idées,
il y a aussi, si on vit
dans une simulation,
il y a des chances qu'il y ait
des glitchs dans la vie.
Des glitchs dans la matrice.
Des personnages qui peuvent apparaître.
Des fois, c'est des morceaux du décor,
un peu comme dans un jeu vidéo.
On se retrouve dans un espace liminaire
après avoir franchi une porte
ou quelque chose comme ça.
Il y a quelque chose de spécial
qui est arrivé
à la grand-mère de Alisha.
Un autre phénomène
de l'ère numérique,
c'est qu'on est tellement surveillé.
On a des caméras dans nos sonnettes
un peu partout.
Sa grand-mère, quand elle est revenue
de chez elle, a retrouvé
un paquet cadeau qui lui était
destiné à l'intérieur de sa maison.
Mais ce n'est pas sa fête,
elle ne sait pas d'où vient le cadeau.
Il est apparu là et sur les vidéos
de surveillance, il apparaît là
tout bonnement aussi.
Cette dame-là n'est pas du tout
un admirateur anonyme.
Elle n'est pas du tout
une youtubeuse
paranormale.
C'est quelqu'un qui fait plus
du lifestyle ou du fashion
par exemple.
C'est un peu hors contexte,
mais on va l'écouter quand même.
On peut voir qu'elle est
en face de la maison,
la porte à l'intérieur et la salle.
Vous la verrez dans les prochaines vidéos.
Mais il y a quelques jours,
quelque chose de très bizarre a appené.
Personne n'a eu un cadeau à sa maison
à part de ma mère, c'est important pour ça.
C'est la première étape.
Ici, je vais partir de ma maison.
C'est à peu près la fin de la journée.
Elle ne va pas rentrer
jusqu'à la prochaine matin.
Il n'y a rien sur le flanc,
il n'y a rien à l'écoute,
en particulier à la porte, il n'y a rien à l'écoute.
Donc ma mère est allée, elle n'est pas rentrée,
personne n'est resté.
C'est la prochaine matin,
ma mère est tellement confusée parce qu'il y a un sac de cadeau à l'écoute.
Personne n'a eu accès à la maison.
La caméra n'a pas pris de motion
entre ma mère qui est allée
et ma mère qui est arrivée
avec une partie détectée.
C'est ce qui est resté à l'écoute.
Elle est tellement confusée, elle dit qu'elle s'est
allée à l'écoute, il y a un paire de
flippers à l'écoute.
Je vais vous montrer ce que la bague a dit.
C'est ce que la bague a dit.
C'est un peu quelque chose pour vous,
ce qui est tellement bizarre
parce que la bague a dit
qu'elle était à la maison,
mais elle a dit que c'était bizarre,
mais la prochaine clip est encore plus bizarre.
Comme je l'ai dit, il n'y a pas de motion
entre la personne détectée à l'écoute.
C'est juste ma mère qui est allée,
ma mère qui est arrivée, mais la caméra de la nuit
est toujours à l'écoute.
Donc, je vais vous montrer la prochaine clip.
Cette vidéo n'a pas été édite, regardez ici.
Je vais juste la montrer encore.
Je ne comprends pas comment la bague
peut apparaître.
Littéralement de l'air.
Même si la caméra de l'écoute est enregistrée
dans des frames, sans continuer de l'enregistrer,
comment a-t-elle apparaissait?
Et si elle s'est plongée,
ou s'est plongée dans les plombs,
comment a-t-elle apparaissait?
Donc, ton verdict?
Mon verdict?
Est-ce que c'est un glitch dans la matrice?
Suis-je obligé de croire ce qu'elle me dit?
Bien sûr que non.
Donc, quand elle nous montre la vidéo,
en disant que cette vidéo n'a pas été édité,
est-ce que j'ai accès à la vidéo?
J'aimerais voir la bande.
Donc, à partir de là,
elle aurait pu dire, bien voilà,
il y a un farfadet aussi.
Oui, non.
Quand il était dans le coin gauche,
il était juste plus discret.
Donc, on a quelqu'un qui nous raconte une histoire,
des images,
mais éventuellement, si on avait accès
à la bande filmée, etc.,
peut-être qu'on verrait que c'est pas tout à fait
ce qu'elle dit non plus.
Non, c'est clair.
C'est souvent là-dessus que ça repose,
sur les témoignages.
C'est ça qui est difficile maintenant.
Je trouve qu'en ordre numérique,
avec les effets spéciaux,
tout peut être refait.
En même temps,
c'est un travail de longue haleine.
C'est-à-dire que monsieur et madame,
tout le monde n'a pas le moyen de vérifier
chaque truc.
Quelqu'un veut un avenir en Afrique?
Parfait, je prends les valises et je m'en vais.
On ne peut pas faire ça.
Moi, j'ai été très choyé, je le cache pas.
Quand j'étais là,
l'un des premiers avec l'événement
des télés spécialisés,
tout le monde me disait,
on va faire des documentaires pour Historia,
pour Canal D, pour Évasion.
Et je suis allé partout dans le monde.
Mais s'il avait fallu que je paye
de ma propre poche,
je n'aurais jamais pu faire ça.
J'ai fait deux, trois fois le tour du monde,
j'ai rencontré plein de gens.
Comme il y a des émissions à Évasion,
des gens qu'on connaît,
ils font le tour du monde,
tout nu et quelque part en Indonésie.
J'espère,
j'attends
qu'on me fasse une offre.
Mais tu sais,
il y a quand même
un bénéfice.
Il y a quand même un bénéfice extraordinaire.
Et en même temps, il faut quand même
reconnaître qu'on était choyé pour ça.
Moi, j'ai été choyé.
Quand je parle des phénomènes paranormaux,
je peux dire, je suis allé.
Juste avant nous, on avait des dames
qui parlaient de crimes.
Je les comprenais.
Mais pour elles, ce sont des crimes
qui sont par procuration.
Moi, quand j'ai fait les enfants tueurs
ou les tueurs de l'occulte,
j'étais sur place. J'ai rencontré les avocats,
les procureurs, les assassins.
C'est comme un oper de mange.
Mais encore une fois, il faut des sous
pour faire ça. Il faut des sous et également
la passe.
Et la passe, c'est la télévision.
Je veux dire, quand j'ai eu accès
à plein de lieux et des documents,
parce qu'on était journaliste,
parce qu'on est la télévision,
on va vous ouvrir
dans la réserve pour que vous puissiez
voir tel patent, filmer ça.
C'est extraordinaire. Mais c'est une chance
extraordinaire.
Donc, c'est un peu la même chose.
Et je comprends, les amateurs de Paranormal
doivent éventuellement
s'en remettre à la bonne fois.
On regarde sur le web, on voit des trucs.
On doit s'en remettre à la bonne fois
de la personne qui livre le message.
Mais en même temps, ça peut être excessivement trompeur
de glisser là-dedans.
Un petit dernier.
J'en avais plein d'autres,
mais on vous les montrera peut-être
sur les réseaux sociaux
de distorsion.
Il se trouve, un phénomène
que je ne connaissais pas avant cette semaine,
mais il se trouve que sur les voitures Tesla,
il y a des détecteurs
de mouvement autour.
Et des gens, et ce n'est pas la seule vidéo
que j'ai vu là-dessus,
c'est ça qui est intéressant,
c'est qu'il y a des gens qui vont
dans des cimetières avec leur Tesla
et sur leur détecteur de mouvement
voient plein
de gens en mouvement,
alors que dans la réalité, il n'y a personne.
Pour vrai, Emile, j'ai un ami qui a une Tesla
et c'est sûr que la prochaine fois que je le vois,
on s'en va dans un cimetière.
Première destination.
Mais si derrière
une pierre tombe,
vas-y pas!
Notre studio est au-dessus d'un salon funéraire.
Tout est dans tout.
On va parker la Tesla en face.
Une vidéo que j'ai pris un petit peu au hasard,
mais j'en ai vu plusieurs quand même.
Mais on regarde ça.
C'est fou le nombre d'individus qu'on peut voir.
Vous voyez les petites formes
sur son radar, il y en a en vélo.
Il y a même un vélo,
il y avait quelqu'un à vélo, on dirait.
Moi, ça me fait capoter.
C'est incroyable.
C'est fou, hein?
Encore une fois, très bien filmé.
Dans des trucs comme ça,
dans un premier temps, il faut se dire
est-ce que c'est truqué ou non truqué?
À partir du moment où
tu réussis à trancher,
il faut quand même aussi connaître
les spectres de l'appareil.
Comment l'appareil fonctionne?
Qu'est-ce qu'il détecte exactement?
Moi, j'ai eu souvent à croiser le fer
avec des chasseurs de fantômes.
Puis, malheureusement,
ces gens-là ne connaissent pas
les appareils, ne savent pas ce qu'ils font,
ils ne savent pas comment ça fonctionne.
Et là, tu te dis, ben là,
c'est du grand n'importe quoi.
Je me rappelle, je vais prendre une minute.
Il y a quelques années,
pour une soirée d'Halloween,
c'est épouvantable, c'est même triste
à la rigueur.
Pour une soirée d'Halloween,
l'émission JE à TVA
avait suivi un groupe de chasseurs de fantômes.
On les mentionnera, on n'énomera pas,
mais ils sont venus les chasseurs de fantômes.
Ils arrivent d'une maison hantée,
le caméraman est là, le journaliste,
et puis
le chasseur de fantômes en question
a son appareil.
Il appelle ça un détecteur de fantômes,
c'est un K2, mieux connu
sous détecteur de champ magnétique.
Si vous achetez un chez Walmart,
ça coûte 10 piastres.
Si vous n'achetez un sur le web,
chez Ghost, Hunter, Gadget,
ça se vend 50 piastres.
J'allais dire 3000.
Ces appareils-là, il faut savoir,
ils ont été très populaires parce qu'ils
sont encore utilisés par des électroniciens.
Lorsqu'on installe des appareils
à haut calibrage,
on veut s'assurer qu'il n'y a pas de rayonnement électromagnétique.
On se rappellera, peut-être les gens
les plus âgés ici, quand on rentrait
dans des hôpitaux il y a 20 ans,
avec ton téléphone portant, on sortait à coupier
dans le derrière parce que ton téléphone
pouvait interférer sur des appareils.
Quand on pose ces appareils-là,
on veut s'assurer que le cardiogramme
de M. Urtibiz influence pas
la salle d'à côté
où Mme Machin-Truc
est en train de subir une chimiothérapie.
On doit s'assurer
que ces appareils-là sont bien,
il y a une bonne mise en terre, il n'y a pas de radiations.
Dans un coffre-outil
d'un électronicien, c'est un détecteur de champs magnétiques,
chez les chasseurs de fantômes,
ça devient des K2. Mais il faut savoir
qu'il y a des variations dans le champs électromagnétiques,
on en a partout. Si j'avais
un K2 ici ce soir, je le mettrais à bout de bras
et de temps en temps il partira, il sonnerait,
il y en a partout. La preuve,
c'est que si vous prenez vos téléphones portables,
vous allez voir que vous recevez tous
ce signal-là, c'est parce que
quelque part, il y a des ondes électromagnétiques
qui rentrent dans la pièce.
Ou qu'il y a des fantômes partout.
Et là, dans notre
fameuse soirée, notre type est là
avec son K2, il se promène.
Et là, à un moment donné,
il est devant la caméra, puis d'un coup,
ça se met à sonner.
Et là, il dit, comme ça à la caméra,
il dit, vous voyez là? Il dit, un fantôme
en direct, live,
c'est le K2.
Et là, quand on me montre,
là, J.M. me dit, Christian,
veux-tu voir les images? Qu'est-ce que t'en penses?
Quand je voyais ça, je me dis, mais oui!
Le type, il est là, là, avec son K2,
qui détecte les champs électromagnétiques
devant une caméra,
bêta-cam, puis une batterie, grosse
domaine, calice.
C'est ridicule.
Le gars sait même pas comment ça fonctionne,
son affaire. Il y a quelques années,
j'ai fait une série pour Historia,
qui s'appelait L'Enquêteur du Paranormal.
Peut-être que certains d'entre vous l'avez au vu.
On est allé à l'asile de Saint-Claude-Sid
avec des chasseurs de fantômes.
À un moment donné, il y a quelqu'un,
puis on l'a gardé. Ils nous ont envoyé une mise
en demeure, mais on l'a gardé pareille.
À un moment donné, ils sont là avec le K2,
puis là, il y a une dame qui est là,
puis elle parle aux fantômes.
Oui, êtes-vous là? Faites-nous un signe.
Les petits lumières s'allument.
Elle parle encore, les lumières s'allument,
puis là, elle dit au caméraman,
elle dit. Vous voyez, là, ils nous
répondent. Puis là, t'entends le caméraman,
t'sais, tabarnak, c'est mon walkie-talkie
qui fait ça.
C'est une belle conclusion.
C'est troublant, par contre,
si une Tesla interprète des
fausses personnes.
Il faudrait pousser,
voir quel est l'appareil
utilisé, quels sont les spectres de l'appareil,
comment ça fonctionne.
Peut-être qu'on est réellement en présence
d'un phénomène surnaturel,
mais uniquement sur la foi d'une vidéo
pour rester prudent.
Pour rester prudent, messieurs.
Vous savez, vous êtes plus mieux placés
que moi pour vous le savoir.
Il y a de tout sur Internet.
Est-ce qu'au moins on te donne l'inspiration
pour ton futur livre des fraudes
du paranormal, Christian, avec ces vidéos-là?
On n'en manque pas.
Écoute, on n'en manque pas des fraudes
sur le paranormal. C'est drôle parce que
tu me dis ça, il y a quelqu'un qui me dit
oh, il y a des fraudes paranormales,
il y avait une histoire d'un autopsie,
je le sais, l'extraterrestre
est dans ma cave aujourd'hui.
C'était une vidéo
qui avait énormément fonctionné à cette époque.
Le réalisateur avait quand même
touché 7 millions de dollars
avec ces fraudes-là.
C'est quand même énorme.
Toutes les tenaces et les bouts de sang
dans mon livre sur les fraudes du paranormal.
Je me suis amusé à écrire ça quand même.
C'est amusant.
Ça risque d'être très amusant à le lire aussi.
Oui, oui. J'essaie
de rendre ça amusant et divertissant.
Christian, on te remercie énormément.
C'est déjà la fin. J'ai l'impression qu'on
vient de commencer, mais on va
surveiller ton livre qui sort en octobre.
Merci.
Merci beaucoup. Merci tout le monde.
Merci. On veut remercier aussi
le Festipod d'avoir organisé ce
bel événement-là.
Il y a des podcasts demain aussi, donc venez
faire un tour. On vous remercie
de vous être déplacés.
Je sais qu'il faut quitter
les lieux tranquillement, mais on va quand même
descendre si vous voulez venir nous faire un coucou.
On va chiller quelques minutes ici.
Sinon, bonne saison
de Distorsion. Ça s'en vient bientôt pour ceux
qui ne sont pas membres Patreon. Sinon, c'est déjà là.
On vous dit à la prochaine.
Bye bye tout le monde.
Merci de l'invitation.
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