#39 - La mort tragique et mystérieuse de Kim Wall

Épisode

#39 - La mort tragique et mystérieuse de Kim Wall

Saison
3
Épisode
39
Durée
1 h 01 min
Format
Audio

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En août 2017, la journaliste suédoise Kim Wall, âgée de 30 ans,  embarque à bord de l’UC3 Nautilus, un sous-marin privé conçu par l’inventeur danois Peter Madsen, afin de réaliser un article ainsi qu’une entrevue avec l’inventeur. Ils conviennent d’une sortie de 2h en mer près de Copenhague, après quoi Kim doit se diriger vers une fête organisée pour souligner son futur déménagement en Chine. Plusieurs heures plus tard, Kim ne se présente pas à la fête et n’est toujours pas rentrée de sa randonnée en sous-marin. 17 heures plus tard, Peter Madsen est secouru en mer après que son sous-marin ait coulé dans la baie de Koge. Par contre, Kim demeure toujours introuvable… Suivez-nous dans cette histoire étrange qui a secoué la Scandinavie, et où les traces numériques ont joué un grand rôle dans l’élucidation du mystère.

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[00:00]

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[00:06]

On Thursday night, off a small dock to the south of Copenhagen, journalist Kim Wall departed with celebrity engineer and rocket scientist Peter Madsen in his self-designed submarine.

[00:16]

Seventeen hours later, Madsen was rescued by locals without Kim Wall.

[00:21]

Des histoires étranges de l'ère numérique.

[00:53]

Avez-vous la phobie des profondeurs sous-marines?

[00:55]

L'histoire de ce soir traite d'une mort mystérieuse survenue au Danemark en haute mer.

[01:01]

La journaliste Kim Wall a connu un sort tragique à bord d'un sous-marin privé conçu par un drôle d'inventeur danois.

[01:09]

Dans cet épisode, nous analysons cette histoire qui a secoué la Scandinavie et revenons sur les preuves numériques qui ont permis de faire avancer l'enquête.

[01:20]

Sébastien Lévesque, comment ça va aujourd'hui?

[01:22]

Ça va très bien et toi Emil Gauthier?

[01:24]

Ça va très bien parce qu'en plus d'avoir une histoire vraiment passionnante, une histoire récente, c'est rare qu'on couvre une histoire aussi récente que ça.

[01:32]

L'histoire de Kim Wall, cette journaliste suédoise qui est décédée d'une manière vraiment mystérieuse dans un sous-marin artisanal conçu par l'inventeur Peter Madsen.

[01:44]

En fait, elle est décédée en 2017, donc une histoire quand même récente qui a eu des développements en avril 2018.

[01:51]

Nous, on va vous mettre à jour là-dessus. Vous allez voir, c'est quand même assez mystérieux, assez sordide.

[01:56]

Il y a des preuves numériques aussi qui ont servi à faire condamner le suspect et malgré tout, on ne sait toujours pas exactement ce qui est arrivé à Kim Wall.

[02:04]

Oui, c'est quand même assez mystérieux et j'ai vraiment adoré me plonger dans cette histoire de sordide.

[02:10]

Et en même temps, il y a un inventeur fou un peu, mais très intelligent et en même temps, une journaliste qui a beaucoup d'ambition, qui avait une belle carrière devant elle.

[02:21]

C'est vraiment un cas qui m'a vraiment intéressé. Je ne sais pas si ton cotocyte a été allumé.

[02:26]

Oui, c'est vraiment une histoire passionnante. Ça fait quelquefois qu'on en discute sur le groupe de discussion, de distorsion, sur le groupe Facebook.

[02:33]

Et ça avait vraiment piqué ma curiosité. On ne traite pas souvent non plus d'histoires qui sont arrivées en Scandinavie.

[02:38]

Donc c'est le fun. Kim Wall, en fait, qui était une journaliste suédoise et l'inventeur Peter Madsen, qui est originaire du Danemark.

[02:47]

C'est une histoire vraiment avec une très courte chronologie. Ça s'est déroulé en quelques heures et encore à ce jour, on ignore ce qui arrive.

[02:55]

Et donc, il risque peut-être d'avoir des développements et éventuellement, on va vous tenir au courant.

[02:58]

Mais vous allez voir, on va vous prendre par la main et on va vous guider dans cette histoire qui est vraiment passionnante.

[03:04]

Mais entre temps, qu'est-ce qu'on boit, Seb?

[03:05]

Oh oui! Ce soir, on boit la bière Hell-Benedictiner, qui est brassée par la brasserie du monastère Ettall.

[03:13]

En fait, c'est une bière allemande. Et le nom, c'est la Hell.

[03:17]

Et à la base, je l'avais choisie parce que j'aimais le nom Hell-Enfer.

[03:21]

Mais finalement, Emile m'a mis sur la piste que c'est une bière allemande.

[03:25]

Donc, Hell voulait peut-être pas vouloir dire ce que ça veut dire pour nous en anglais.

[03:30]

Donc, Hell en allemand, ça veut dire brillant.

[03:33]

Donc, on n'est pas…

[03:33]

Toute autre chose.

[03:34]

Exact. On n'est pas dans le même registre, mais c'est une excellente bière blonde.

[03:39]

5 % Honnête, qui a un bon goût de céréales.

[03:41]

Moi, je l'aime pour ça.

[03:42]

Elle a quand même une belle couleur, donc voilà.

[03:45]

Elle nous est offerte par François Gagné, qui nous a offert ça via l'onglet Tourner de bière sur le DistortionPodcast.com.

[03:52]

Donc, merci à toi, François.

[03:53]

Et si vous voulez encourager le show, vous pouvez nous faire un don via la Tourner de bière et remplir notre frigo en même temps.

[03:59]

Oui, on a aussi un shout-out sur Apple Podcast qui nous vient de Sirius Lem.

[04:05]

Hellou, elle nous dit à écouter la nuit pour passer une angoissante nuit blanche.

[04:11]

Ensuite, elle nous dit, je travaille de nuit, vos sujets sont tellement intrigants et recherchés que mes 12 heures dans mon camion passent très rapidement.

[04:18]

Merci les gars de sauver mes ennuyantes nuits de travail.

[04:21]

Longue vie à Distortion.

[04:23]

Oh yes, longue vie à toi, Sirius Lem.

[04:25]

Merci, merci, merci.

[04:27]

On vous invite aussi à poursuivre la discussion après le show sur le groupe de discussion sur Facebook.

[04:32]

Vous pouvez rejoindre notre page Facebook.com bar oblique DistortionPodcast.

[04:37]

Vous allez trouver le groupe de discussion assez rapidement et vous pouvez faire une demande.

[04:40]

On devrait vous accepter si vous avez l'air pas trop louche.

[04:44]

Et sinon, on vous a déjà parlé de la ligne de marchandises de Distortion.

[04:47]

Ça s'en vient bientôt.

[04:48]

Restez à l'affût, on est en train de ficeler les derniers petits détails.

[04:51]

Et vous allez voir, notre premier design officiel va être vraiment fantastique, créé par Mr. Willow.

[04:58]

On vous invite à garder l'œil ouvert là-dessus.

[05:02]

Et sinon, on peut nous rejoindre sur Untapt aussi.

[05:04]

Oui, Untapt, qui est l'application sociale de bières, donc Distortion Podcast en un seul mot, si vous voulez nous retrouver.

[05:12]

Nos bières de la semaine se retrouvent là dans la liste.

[05:15]

Maintenant, et même si vous avez des bières à nous suggérer, vous pouvez passer par l'application, en fait, et nous suggérer des bières.

[05:22]

Hier, justement, on a été tagué par une fan qui nous proposait une bière, en fait, qu'elle voulait qu'on remarque cette bière-là.

[05:28]

Donc, c'est une application quand même agréable pour les fans de bières, donc pour nous, c'est parfait.

[05:33]

Oh oui! Seb, est-ce que t'es prêt à te plonger au cœur des profondeurs sous-marines de Copenhague?

[05:39]

Oh yeah!

[05:41]

Allons-y!

[05:43]

Le 10 août 2017, la journaliste Kim Wall part faire un reportage à bord d'un sous-marin à Copenhague, au Danemark.

[05:52]

Kim Wall, c'est une journaliste d'origine suédoise, une journaliste indépendante, âgée de 30 ans, nue le 23 mars 1987 à Trelleborg, en Suède.

[06:03]

Moi, j'adore la Suède. J'ai eu la chance d'y aller quelques fois.

[06:06]

Et j'adore ce peuple, j'adore ce territoire-là, même le design suédois, la musique scandinave et tout ça.

[06:15]

Donc, c'est une région que j'affectionne beaucoup.

[06:18]

Elle est diplômée en 2014 comme journaliste à l'Université Columbia à New York, en fait.

[06:24]

Elle est également diplômée en relations internationales de la prestigieuse London School of Economics.

[06:29]

Et Kim, elle projette là vraiment une image de confiance.

[06:32]

C'est une jeune journaliste ambitieuse.

[06:35]

Non seulement, elle est magnifique avec sa chevelure rousse, mais elle est aussi de plus en plus engagée lorsqu'elle fait ses études.

[06:41]

Elle découvre là vraiment de l'intérêt pour les causes humanitaires, environnementales et aussi les causes féministes.

[06:48]

Selon sa description sur Twitter de 160 caractères, elle indique que

[06:53]

J'écris sur les hackers, les arnaqueurs, le vaudou, les vampires, les quartiers chinois, les bombes atomiques et le féminisme.

[07:02]

Bref, ça pourrait être une auditrice de distorsion, Kim.

[07:05]

Exactement.

[07:06]

Elle a publié de nombreuses publications pour The Guardian, le New York Times, Slate, Vice, Foreign Policy, entre autres.

[07:14]

Plusieurs publications comme ça, je dirais, qui sont un peu aussi axées vers les nouveaux médias.

[07:19]

Kim, elle était très versatile et talentueuse.

[07:22]

Donc, non seulement elle écrivait, elle avait une bonne plume, mais en plus, elle faisait de la photo et réalisait des vidéos.

[07:28]

Donc, on le sait maintenant, pour faire du journalisme et réussir, il faut se distinguer et il faut faire preuve de versatilité.

[07:35]

Oui, il faut maîtriser tous les arts du multimédia.

[07:39]

Puis, elle le maîtrisait très bien.

[07:41]

Au moment des faits, elle avait 30 ans, comme on l'a dit, puis elle pratiquait le journalisme depuis 4 ans seulement.

[07:46]

Donc, en 4 ans, c'est quand même illustré pas mal.

[07:50]

Elle était très prolifique et très versatile.

[07:53]

J'ai vu qu'elle a vraiment écrit énormément d'articles en cette courte période de temps.

[07:57]

Elle s'intéressait beaucoup aux cultures à contre-courant.

[08:00]

Parmi les articles que j'ai repérés, que j'ai lus, on en trouve sur la culture queer en Chine.

[08:06]

Donc, quand même intéressant.

[08:07]

C'est un milieu qui n'est pas très à découvert, qui est intéressant dans lequel plonger, mais aussi sur la culture des furries.

[08:14]

Vous savez, c'est des gens qui se déguisent avec des habits de mascottes animales, les furries.

[08:22]

J'étais déjà tombé sur une manifestation de furries, moi, à Québec.

[08:27]

À un certain moment, en tout hasard, je me demandais ce qui se passait autour de moi.

[08:31]

Il y avait des centaines de gens habillés en renard ou en ourson ou en chien qui couraient autour de moi.

[08:39]

Donc, c'était assez surréal.

[08:40]

Est-ce qu'il revendiquait quelque chose?

[08:41]

Dur à dire. Je pense qu'il revendiquait le bonheur, en fait.

[08:47]

Généralement, lorsqu'il y a des furries, il y a du bonheur.

[08:50]

Donc, elle a écrit là-dessus, entre autres.

[08:51]

Elle a écrit sur le fétichisme.

[08:55]

Comme on l'a dit sur son Twitter, elle s'intéresse aux vampires.

[08:59]

J'ai vu qu'elle a réalisé pour The Guardian une interview avec apparemment un vrai vampire.

[09:04]

Ça a l'air assez intéressant, quelqu'un qui boit du sang pour vrai dans la vie.

[09:09]

Donc, assez fascinant.

[09:11]

Elle avait un spectre d'intérêt très, très large.

[09:15]

Et ça se voyait dans ses écrits.

[09:17]

De plus en plus, Kim devient intéressée par la politique internationale.

[09:21]

Elle souhaite quitter le Danemark où elle vit avec son copain, Ole Stobbe.

[09:26]

Le couple avait d'ailleurs prévu d'éménager à Pékin en Chine pour étudier le secteur,

[09:32]

pour étudier la politique économique là-bas.

[09:35]

Vraiment, la Chine avait été un de ses sujets de travail préférés par le passé.

[09:39]

Elle avait couvert la scène queer, mais aussi plusieurs autres dossiers là-bas.

[09:43]

Le couple devait donc le partir pour Pékin le 16 août 2017.

[09:47]

Donc, six jours plus tard, très bientôt.

[09:50]

Donc, le 10 août, revenons à cette journée.

[09:54]

Kim et son copain se préparent pour leur soirée de départ

[09:56]

où une fête est organisée avec des amis pour souligner leur déménagement.

[10:00]

Donc, la fête est organisée à Copenhague où ils habitent.

[10:04]

Puis, ils se préparent tranquillement pour la fête.

[10:06]

Juste avant de partir, Kim, elle reçoit un message-texte de Peter Madsen,

[10:12]

qui est un inventeur de la région de Copenhague.

[10:16]

Elle souhaite l'interviewer depuis plusieurs mois,

[10:18]

donc elle est quand même assez intriguée de recevoir ce texto-là de la part de Peter Madsen.

[10:23]

Donc lui, il lui indique qu'effectivement, il serait prêt pour lui donner une interview finalement.

[10:30]

Pour dire quelques mots sur Peter Madsen,

[10:33]

cet inventeur-là est bien connu à Copenhague

[10:34]

pour avoir construit le sous-marin UC3 Nautilus,

[10:39]

qui est en fait le plus gros sous-marin privé au monde.

[10:42]

C'est quand même assez phénoménal, construire un sous-marin de manière artisanale.

[10:46]

C'est pas rien.

[10:46]

On dit que c'est le plus gros au monde,

[10:48]

mais ça se classe quand même dans la catégorie des midgets submarine,

[10:52]

donc des petits sous-marins d'une certaine façon.

[10:55]

Elle convient donc de rencontrer Peter à 19h sur les quais de Copenhague

[11:01]

afin de réaliser l'interview.

[11:03]

Et elle convient aussi de l'accompagner dans son sous-marin pour une durée de deux heures environ.

[11:08]

Son conjoint, son copain, le copain de Kim,

[11:11]

il doit donc venir la déposer près des quais vers 19h

[11:15]

et venir la rechercher vers les 22h.

[11:19]

Donc ce qui laisse assez de temps pour réaliser l'interview,

[11:22]

potentiellement faire une expérience de sous-marin.

[11:26]

Une expédition.

[11:27]

Exactement, faire une petite randonnée en sous-marin

[11:29]

et de revenir à temps pour aller à leur fête de départ.

[11:32]

T'es-tu déjà embarqué dans un sous-marin?

[11:34]

Non.

[11:35]

J'ai déjà embarqué, mais je n'ai jamais fait de navigation.

[11:38]

J'ai jamais plongé.

[11:40]

Je me demande qu'est-ce que ça fait la sensation de ça.

[11:43]

C'est pas très accessible comme activité.

[11:46]

Pas du tout.

[11:47]

Non, j'ai jamais eu la chance de faire ça.

[11:48]

C'est vraiment quelque chose que j'aimerais faire.

[11:50]

Moi aussi.

[11:51]

Qui m'intéresse beaucoup.

[11:52]

On va y revenir tranquillement vers le sous-marin de Peter Madsen,

[11:55]

mais ça semble être vraiment un véhicule très connu à Copenhague.

[12:00]

C'est pas la mascotte de la ville,

[12:02]

mais les gens le connaissent bien pour cet exploit-là,

[12:05]

d'avoir réussi à construire un sous-marin qui navigue,

[12:09]

qui est fonctionnel exactement.

[12:11]

Mais avant d'aller plus loin, Seb,

[12:13]

parlons un peu plus de Peter Madsen.

[12:15]

Peter Madsen ou le Rocket Madsen,

[12:19]

comme un peu Emile vous le disait,

[12:20]

il est connu au Danemark et c'était son surnom.

[12:23]

Peter, c'est un inventeur et un entrepreneur

[12:26]

qui est autodidacte en fait.

[12:27]

Il l'a appris par lui-même.

[12:29]

Oui, vraiment.

[12:30]

Il a grandi à Aung,

[12:31]

qui est une petite ville sur la côte ouest de Sealand.

[12:34]

Il a fondé à 15 ans sa première entreprise,

[12:37]

qui s'appelait la Danish Space Academy.

[12:40]

C'est une entreprise pour acheter des pièces détachées

[12:44]

dans l'espoir de construire une fusée.

[12:46]

Déjà là, à 15 ans, il y avait une certaine ambition,

[12:50]

pas lunaire, mais d'aller dans le ciel en fait.

[12:53]

À sa majorité, il a commencé des études d'ingénieurs,

[12:55]

mais il les a abandonnées.

[12:57]

Estimant qu'il en savait déjà assez,

[12:59]

ce qui est assez courant.

[13:01]

Les Zuckerbergs ou les Bill Gates,

[13:03]

on les nomme toujours,

[13:04]

mais c'est souvent des gens qui ont lâché l'université en fait,

[13:08]

parce que pour eux, ça comblait pas leurs besoins.

[13:10]

Ils sont partis en affaires.

[13:12]

Il est maintenant âgé de 47 ans.

[13:15]

Il a consacré le plus clair de son temps

[13:16]

à fabriquer des engins dont la vocation était

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de se dérober à la surface de la Terre,

[13:23]

c'est-à-dire soit voler ou aussi se déplacer sous l'eau.

[13:26]

Lui, sur Terre, ça ne l'intéressait pas.

[13:28]

C'était vraiment sous ou sur la Terre.

[13:31]

Pour le citer, lui, il disait que ma passion

[13:33]

est de trouver des moyens de voyager vers les mondes

[13:36]

au-delà du connu.

[13:37]

Il est décrit par certains de ses proches comme un homme

[13:39]

qui avait un tempérament imprévisible,

[13:41]

qui refusait la contradiction,

[13:43]

et par d'autres personnes comme quelqu'un de très sympathique.

[13:46]

Oui, c'est vrai.

[13:47]

En écoutant des entrevues de lui

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et même de gens de ses proches,

[13:52]

on se rend compte qu'il était très polarisé.

[13:54]

J'ai vu son autobiographe, il semblerait,

[13:56]

qu'il y avait quelqu'un qui le suivait assez régulièrement

[13:58]

pour écrire une biographie sur lui.

[14:00]

Il disait que c'était un homme aimable,

[14:02]

qui était très sympathique,

[14:03]

qui aimait bien aller vers les gens et tout ça.

[14:05]

Et d'autres personnes disaient à peu près tout le contraire

[14:08]

dans le sens que Peter avait tendance

[14:10]

à choisir ses relations,

[14:12]

souvent basées sur les services

[14:14]

qu'ils peuvent lui redonner en retour.

[14:16]

Donc, il semblait être quelqu'un d'assez contradictoire.

[14:19]

Et égocentrique.

[14:21]

Oui, sans doute.

[14:22]

En 2008, il cofonda le Copenhague Superbettle.

[14:26]

En fait, c'est un OSBL

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dont l'objectif est de devenir

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la première organisation non-gouvernementale

[14:32]

entièrement bénévole

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à lancer un être humain

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dans l'espace et bien sûr y revenir.

[14:39]

La Copenhague Superbettle,

[14:41]

en fait, c'est une organisation

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qui est basée à Copenhague au Danemark

[14:44]

et qui déclare travailler

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selon les principes de l'open source,

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donc en fait, toute technologie ou toute invention

[14:50]

qu'elle découvre,

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il le partage, il le laisse aux gens

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pour qu'ils puissent l'utiliser comme ils veulent.

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Tout en utilisant aussi des solutions simples

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et existantes. Eux, ils disent,

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privilégient les solutions mécaniques

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aux solutions électroniques à cause que c'est plus durable.

[15:05]

Elle est entretenue

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par un groupe de bénévoles qui est dévoué.

[15:08]

En juin 2011, l'équipe a même

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lancé un prototype de fusée

[15:11]

depuis une plateforme qui était située

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en mer baltique, qui atteint quand même

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une altitude de 2,8 km.

[15:17]

C'est quand même haut dans les airs, 2,8 km.

[15:20]

Le financement du projet

[15:21]

est assuré par des commanditaires

[15:23]

et des dons,

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des dons de matériel ou d'argent.

[15:27]

C'est quand même un genre de Elon Musk

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scandinave,

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je dirais, sans

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les milliards de dollars dans le compte,

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un peu plus artisanal, si on veut,

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mais avec, on dirait, les mêmes ambitions.

[15:39]

Oui, parce que, contrairement à Elon Musk,

[15:41]

Elon Musk n'a aucune pudeur,

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je ne dis pas ça méchamment, mais

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aller chercher tout l'argent possible

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des gouvernements pour arriver à ses fins,

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ce qui n'est pas non plus une mauvaise chose,

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mais c'est vraiment la nuance qu'on peut faire entre les deux,

[15:53]

mais c'est vrai que c'est deux personnes avec

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des ambitions surdimensionnées

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qui veulent aller en dehors de la Terre,

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Elon Musk aussi, avec ses voyages sur Mars.

[16:00]

Oui, avec SpaceX.

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Je reviens à notre inventeur, avant

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de parler du sous-marin, le UC3,

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comme on vous a dit tantôt, le Nautilus,

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il y a eu deux versions avant,

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il y a eu le UC1, qui était le Freya,

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qui était quand même le premier

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sous-marin de 7,5 m de long,

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qui a été construit en 2001-2002.

[16:18]

Donc c'est un plus petit

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prototype pour loger une seule personne.

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Ah, bien oui, pour 7 m de long,

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c'est quand même pas si grand que ça.

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Ensuite, il y a eu le UC2,

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qui s'appelait le Kraka,

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qui était long de 12 m,

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qui a été mis en eau, à l'eau, en fait, en 2005,

[16:33]

qui est maintenant même aujourd'hui

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au Musée Danois de la Technique,

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quand même qui est situé à El Senar.

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Et finalement, il a construit

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le UC3 Nautilus, qui est long

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quand même de 18 m, qui a été lancé

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le 3 mai 2008, à Copenhague.

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Au moment de son lancement,

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comme on vous le disait tout à l'heure,

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c'était vraiment le sous-marin privé,

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le plus gros au monde.

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C'est quand même un beau sous-marin,

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le Nautilus. Au moment de cette histoire-là,

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il était de couleurs assez foncées,

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je dirais un noir ou un gris

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foncé tirant vers le noir,

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avec des gros lettrages.

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Il semblait avoir quelques commanditaires,

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donc quelques autocollants

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de poser sur le sous-marin.

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Il avait quand même fière allure,

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dans le sens qu'il n'a pas l'air

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d'un sous-marin militaire, on s'entend.

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On est habitué de voir des sous-marins militaires,

[17:21]

en fait. Lui, ça a l'air vraiment

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d'un sous-marin difficile à décrire.

[17:25]

Évidemment, il y a moins de technologie,

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il n'y a aucune arme dessus.

[17:28]

Il n'y a pas de radar, tu sais,

[17:30]

souvent on voit beaucoup de radar.

[17:31]

J'aurais confiance en embarquer dedans,

[17:33]

en le voyant. En 2013,

[17:35]

en fait, dans le but de restaurer

[17:36]

le sous-marin, parce que le UC3

[17:38]

il a quand même fait au-dessus de 1000 voyages

[17:40]

de 2008 à 2013,

[17:42]

et les milles plongées, en fait,

[17:44]

l'ont quand même magané et usé pas mal.

[17:47]

Donc, l'équipe du Nautilus

[17:48]

ont tenté de le lever via le Indiegogo,

[17:51]

qui a les plateformes

[17:52]

de crowdsourcing, qui permet

[17:55]

un peu à n'importe qui,

[17:57]

qu'un projet artistique ou professionnel

[17:59]

de lever des fonds. Donc,

[18:01]

il avait l'objectif de lever 50 000 $

[18:03]

pour justement payer le sablage, la peinture

[18:05]

et les améliorations pour le remettre à l'eau.

[18:08]

Finalement,

[18:09]

ils ont amensé un petit peu plus de 6 000 $.

[18:11]

Il y a eu quand même 104 donateurs,

[18:13]

mais ça représentait 12 %

[18:15]

de l'objectif. Par contre,

[18:17]

il n'était pas à ses dernières

[18:19]

inventions. En 2014, ça ne l'a pas

[18:21]

empêché de continuer

[18:23]

sa mission. Il a fondé une autre

[18:25]

entreprise qui s'appelle Rocket

[18:27]

Matson Space Lab,

[18:28]

en fait qui s'appelle RML

[18:30]

Space Lab, qui est un laboratoire

[18:32]

situé sur un ancien

[18:34]

chantier naval à Copenhague.

[18:37]

Justement, l'étudie, il développe et

[18:38]

construit des fusées basées sur des moteurs

[18:42]

hybrides à

[18:43]

hydrogène, oxygène et

[18:44]

aux polluirs éthanes. Un de ces

[18:46]

projets, justement, est en préparation,

[18:48]

était le Flight Alpha,

[18:50]

qui est une fusée qui devait atteindre

[18:53]

une altitude de 14 km.

[18:55]

Et même en 2011, ils ont réussi à

[18:57]

en lancer une fusée

[18:59]

sur une plateforme flottante

[19:01]

au-dessus de l'île de Bornholm,

[19:03]

qui est en mer Baltique.

[19:05]

Donc c'était Peter. Il y a quand même

[19:07]

un profil scientifique

[19:09]

tout de même intéressant. Il y a un parcours

[19:10]

entrepreneurial. Je ne sais pas comment

[19:13]

il vivait de ça par contre,

[19:15]

parce que je comprends les dons, les subventions,

[19:16]

mais j'ai l'impression quand même qu'il devait

[19:18]

focuser pour cet investissement-là, pour

[19:20]

nécessairement se verser des salaires,

[19:22]

mais pour l'investir dans...

[19:24]

Parce qu'étant autodidacte,

[19:26]

je ne suis pas sûr qu'il y ait tant accès

[19:28]

aux chaires de recherche des

[19:30]

universités, des

[19:32]

bourses qui sont données là-dessus.

[19:34]

Selon moi, il doit vraiment se baser sur des

[19:36]

commanditaires privés et sans doute

[19:38]

des donateurs sur le

[19:40]

socio-financement, en fait.

[19:41]

Mais je ne connais pas les détails non plus de ça.

[19:44]

Revenons tranquillement à notre histoire.

[19:46]

Donc, ce jour-là,

[19:48]

le 10 août 2017,

[19:49]

Kim Wall, elle se rend au sous-marin

[19:51]

pour son rendez-vous, donc

[19:53]

près des quays de Copenhague,

[19:55]

dans les environs de 19 heures.

[19:57]

Son copain va prendre une photo d'elle à bord

[19:59]

du sous-marin, où elle semble toute heureuse

[20:01]

sur le pont, en compagnie de Peter

[20:03]

Matson juste à ses côtés. Je ne sais pas

[20:05]

si tu as vu la photo, Seb. Dans cette photo-là,

[20:07]

étrange, Peter Matson ne regarde même

[20:09]

pas la caméra. Oui, c'est vrai. Donc, il

[20:11]

regarde au loin et c'est quand même

[20:13]

assez louche comme photo,

[20:15]

quand même assez inquiétant.

[20:17]

Son copain a convenu de venir rechercher

[20:19]

Kim le plus tard, en soirée, vers 22 heures,

[20:22]

après quoi ils allaient rejoindre la fête

[20:23]

destinée à leur départ.

[20:25]

Jusqu'ici, tout va bien.

[20:27]

Dans les environs de 22 heures,

[20:29]

son copain revient vers les quays

[20:31]

et le Nautilus n'est toujours pas

[20:33]

amarré sur les quays de Copenhague.

[20:36]

Et pour vous mettre en contexte un peu,

[20:37]

l'endroit est quand même assez achalandé.

[20:40]

Aussi, il y a un festival

[20:41]

qui se déroule avec des groupes musicaux

[20:43]

qui performent tout juste à côté sur les quays.

[20:45]

Donc, quand même une soirée assez achalandée.

[20:48]

Il est maintenant 23 heures

[20:50]

et le copain de Kim est toujours

[20:52]

sur le quay à attendre qu'elle revienne

[20:54]

sans aucune nouvelle.

[20:56]

Peu de temps après, il va s'énerver

[20:57]

et il va contacter la police de Copenhague

[21:00]

pour signaler sa disparition parce

[21:01]

qu'il s'inquiète. C'est pas comme si

[21:03]

elle n'était pas revenue à la maison,

[21:05]

elle était à bord d'un sous-marin en mer

[21:06]

qui devait faire une randonnée seulement de deux heures

[21:09]

et elle n'a toujours pas de nouvelles de lui.

[21:11]

Le lendemain, toujours pas de nouvelles,

[21:13]

donc le 11 août 2017,

[21:15]

Kim est alors porté disparu

[21:17]

officiellement. Et là, on se demande

[21:19]

en fait non seulement Kim est porté disparu,

[21:21]

mais où est-ce qu'est le sous-marin?

[21:23]

Où est-ce que le Nautilus est rendu

[21:25]

dans sa randonnée?

[21:26]

On se rend compte que vers 10h30,

[21:28]

le matin, le phare de Dogden

[21:31]

a aperçu le Nautilus

[21:32]

dans la baie de Kogé, donc au sud

[21:35]

de Copenhague.

[21:36]

Plus de 17 heures après son départ

[21:38]

en mer, Peter Madsen est finalement

[21:41]

retrouvé, soit encore une fois

[21:42]

le 11 août 2017, un peu plus tard

[21:45]

en journée. Un homme qui naviguait

[21:47]

à bord de son bateau privé

[21:48]

a aperçu le Nautilus couler au large

[21:51]

et un homme qui nageait

[21:53]

vers son bateau. Donc, quand même assez

[21:55]

surprenant. Lui, il devait faire un peu de plaisance

[21:57]

sur la baie et il se rend compte

[21:59]

qu'il s'agissait de Peter Madsen.

[22:01]

Un autre témoin va décrire

[22:02]

qu'il voyait en fait Peter tenter

[22:05]

de sortir de son sous-marin

[22:06]

avec un gros jet d'eau qui provenait

[22:08]

de l'intérieur, comme si vraiment

[22:10]

il y avait une valve qui avait été ouverte

[22:12]

ou s'il y avait eu une grosse fuite

[22:14]

dans le sous-marin. Et puis, Peter

[22:16]

a alors sauté et il a nagé

[22:18]

vers ce bateau de plaisance privé.

[22:20]

Selon ce témoin, Peter

[22:22]

était très calme, ce qui est

[22:24]

plutôt bizarre pour quelqu'un qui vient de couler

[22:26]

à bord d'un sous-marin, qui l'a construit

[22:28]

de ses propres mains.

[22:30]

Et c'est alors que la garde côtière danoise

[22:32]

va venir à la rencontre de Peter

[22:33]

et du témoin qui est sur son bateau privé

[22:36]

et va en fait commencer

[22:38]

à se questionner sur ce qui est

[22:40]

bien plus pensé. Et lorsqu'il

[22:43]

retrouve le sous-marin

[22:44]

et qu'il le retire sur la rive,

[22:47]

on se rend compte que non seulement

[22:48]

Kim n'est pas à l'intérieur,

[22:50]

mais Peter est assez

[22:53]

évasif sur

[22:55]

où est-ce que Kim se retrouve.

[22:57]

En fait, on y revient

[22:58]

très bientôt, mais jusqu'ici, Kim

[23:00]

demeure toujours introuvable.

[23:02]

Évidemment, Peter est rapidement questionné

[23:04]

sur la disparition de Kim, parce qu'à bord

[23:06]

d'un sous-marin, il n'y a pas énormément

[23:08]

de suspects possibles, on s'entend.

[23:10]

C'est un environnement assez clos et assez restreint.

[23:13]

D'autant plus que la sortie

[23:14]

en sous-marin ne devait durer que deux heures.

[23:16]

Et là, on est rendu le lendemain,

[23:18]

donc c'est très inquiétant. Et Peter va

[23:20]

affirmer qu'il a déposé Kim

[23:22]

le 10 août au soir, comme prévu,

[23:25]

vers 22h30 à la marina

[23:26]

de Copenhague. Par contre,

[23:29]

le copain de Kim était bel et bien

[23:30]

préduqué à cette heure-là. Et lorsqu'

[23:32]

il a été interrogé par les enquêteurs,

[23:35]

les employés du festival,

[23:36]

se déroulant tout près, affirment

[23:38]

être très familiers avec le sous-marin de Peter

[23:40]

Matson. Ils le voient couramment dans la baie

[23:42]

quand ils installent leur

[23:44]

matériel et qu'ils démontent par la suite.

[23:47]

Et ces employés-là, ils jurent

[23:48]

jamais avoir vu accoster

[23:50]

le Nautilus ce soir-là.

[23:52]

À cette heure précise, ils démontaient leur équipement

[23:54]

donc vers 22h30. Ils faisaient

[23:56]

beaucoup de va-et-vient sur les quais.

[23:58]

Donc, malgré le fait qu'ils ont passé,

[24:00]

plusieurs employés sont passés sur le qui

[24:02]

n'ont jamais vu le sous-marin. C'est quand même quelque chose

[24:04]

qu'on remarque et qu'on remarque l'absence

[24:06]

aussi. L'endroit aussi

[24:08]

est truffé de caméras de surveillance.

[24:10]

C'est quand même assez difficile. Il y en a au moins

[24:13]

cinq qui couvrent

[24:14]

l'endroit où le Nautilus est habituellement

[24:16]

amarré. Le 12 août 2017,

[24:19]

donc le lendemain où il est retrouvé,

[24:21]

Peter Matson va être

[24:22]

officiellement arrêté par les policiers

[24:24]

en tant que suspect dans cette

[24:26]

disparition-là. Et malgré le fait

[24:28]

que nous ignorons complètement ce qui s'est réellement passé

[24:31]

pendant ces 17 heures

[24:33]

à bord du Nautilus et que Kim

[24:34]

soit complètement introuvable.

[24:36]

En plus, les autorités soupçonnent qu'il

[24:38]

ait lui-même coulé son sous-marin.

[24:40]

Mais imaginez-vous le travail

[24:42]

de plusieurs années comme ça.

[24:44]

C'est très suspicieux.

[24:46]

Oui, pourquoi faire ça? Il a tellement investi

[24:48]

d'amour, d'énergie, d'argent.

[24:51]

Il n'est pas tout seul dans cette aventure-là?

[24:52]

Non, exact. Donc, il y a quelque chose

[24:54]

d'assez louche. Il a gagné des prix

[24:56]

avec ce sous-marin-là. Pour quelle raison

[24:59]

avoir officiellement

[25:01]

décidé comme ça de couler

[25:03]

son bébé,

[25:04]

son invention principale,

[25:07]

et étrangement, le même jour

[25:08]

où Kim Wall est disparu. Donc,

[25:11]

quand même assez étrange.

[25:12]

D'intenses recherches sont menées pendant plusieurs

[25:14]

jours, notamment à l'aide d'hélicoptères,

[25:17]

de bateaux et de plongeurs

[25:18]

tout autour de l'abbaye pour tenter de retrouver

[25:20]

Kim. Le 21 août

[25:23]

2017, soit 10 jours après

[25:25]

sa disparition sur l'abbaye de Kogi,

[25:27]

il y a un cycliste qui a découvert un

[25:29]

torse humain qui était mutilé. Il n'y

[25:30]

avait pas de tête, pas de bras et pas de

[25:33]

jambes. Donc, imaginez la surprise pour

[25:35]

le cycliste lors de sa promenade

[25:37]

d'apercevoir ça sur le bord de l'eau.

[25:39]

Il contacte les autorités. Par la suite,

[25:41]

quand ils ont récupéré le buste,

[25:43]

ils se sont rendu compte qu'il avait été poignardé

[25:45]

à 15 coups de couteau,

[25:46]

dont 14 dans le bavante, et les

[25:49]

parties génitales. Les autorités

[25:50]

ont fait des tests d'ADN et ça confirme

[25:53]

que c'est bien le corps de Kim.

[25:56]

Le torse en fait appartient à

[25:57]

Kim. Donc, déjà là, c'est

[25:59]

le premier morceau du corps

[26:01]

qu'on retrouve de Kim

[26:03]

qui était disparu depuis le 11 août.

[26:05]

Le 25 août, les autorités annoncent

[26:07]

leur intention de demander la requalification

[26:09]

en meurtre des poursuites

[26:11]

qui ont été engagées à l'encontre de

[26:13]

Peter Madsen. Parce que là, c'est

[26:15]

plus non seulement une disparition, mais ça devient

[26:17]

clairement un meurtre. Oui, exact, avec

[26:19]

le torse retrouvé.

[26:21]

L'autopsie a révélé des multiples

[26:23]

mutilations effligées aux parties génitales

[26:25]

comme on vous disait tout à l'heure.

[26:27]

Par contre, elle n'a pas permis

[26:29]

de déterminer la cause exacte

[26:31]

de la mort de Kim. Même que

[26:33]

l'hypothèse la plus probable,

[26:35]

selon l'autopsie, ça serait qu'elle ait été

[26:37]

étranglée ou égorgée en fait.

[26:39]

C'est à ce moment que Peter change

[26:41]

sa version des faits. En fait, je vous rappelle

[26:43]

que lui avait dit qu'il avait été simplement la

[26:45]

reconduire à 22h30 sur le quai

[26:47]

sans plus. Le 5 septembre,

[26:49]

justement lorsqu'il était en interrogatoire,

[26:52]

Peter révèle à la police

[26:53]

qu'il serait monté sur le pont

[26:55]

pour la débarquer à sa demande,

[26:57]

le 10 août soir. Par contre,

[26:59]

il y a la porte d'une écoutille

[27:02]

qui se serait brutalement

[27:03]

refermée sur sa tête, la

[27:05]

tuant sur le cou suite à une soudaine

[27:07]

chute de pression qui a créé un

[27:09]

phénomène d'aspiration en fait.

[27:11]

Et la porte d'une écoutille en fait, l'écoutille

[27:13]

c'est un peu le trou

[27:14]

pour rentrer dans le sous-marin,

[27:17]

c'est comme une porte d'entrée.

[27:19]

C'est une porte quand même assez lourde,

[27:21]

c'est fait pour empêcher la pression

[27:23]

de l'eau et tout ça. Oui, c'est très

[27:25]

solide. Par la suite, Kim

[27:27]

aurait été intoxiqué par une fuite de monoxyde

[27:29]

de carbone, toujours selon Peter.

[27:31]

Donc Peter, c'est là qu'on se rend compte

[27:34]

que ça va pas très bien

[27:35]

son affaire, parce qu'il commence au départ

[27:37]

à nous dire qu'il est allé reporter Kim

[27:39]

comme prévu et que

[27:41]

tout était normal. Et là, soudainement,

[27:43]

c'est plus trop seul. En fait,

[27:45]

Kim serait vraiment décédé

[27:47]

à bord de son sous-marin selon

[27:49]

sa nouvelle version, qui concorde toujours

[27:51]

pas avec les détails de l'autopsie en fait.

[27:53]

Non, vraiment pas. Il mentionne avoir

[27:55]

expliqué même à Kim à travers l'écoutille,

[27:57]

donc la porte, comment arrêter les moteurs

[27:59]

et avoir même tenté

[28:01]

pendant 5 à 10-15 minutes, comme il

[28:03]

dit, de venir, de tenter de venir

[28:05]

à son secours sans succès.

[28:07]

Il dit que quand il réussit enfin à ouvrir

[28:09]

le panneau de la

[28:11]

porte de l'écoutille, il y a un nuage

[28:13]

de chaleur qui lui a pris au visage.

[28:15]

Ensuite, il a retrouvé

[28:17]

Kim inanimée

[28:19]

sur le sol. Il dit qu'il est resté

[28:20]

près d'elle et qu'il a même tenté par des

[28:23]

claques au visage pour la faire

[28:24]

revenir à elle. Il a tenté son pouls

[28:27]

et s'est rendu compte qu'elle était morte.

[28:29]

Cependant, il aurait finalement dormi

[28:31]

auprès d'elle pendant

[28:33]

environ deux heures.

[28:34]

Ça aussi, c'est louche.

[28:37]

Lors de l'entretien avec la police,

[28:39]

il mit à être l'auteur des

[28:41]

mutilations sur le corps de la

[28:42]

journaliste. Pour lui, ce n'est pas lui

[28:43]

qui a fait ça. Il disait même dans cette

[28:46]

version-là qu'il l'avait balancé justement par

[28:48]

dessous bord, mais il ne voulait pas

[28:50]

les coups. Ce n'est pas lui qui a fait ça.

[28:52]

C'est qui qui s'est un peu saucé?

[28:54]

C'est tout de même un saint trans.

[28:55]

Ça ne se tient pas très bien sa version.

[28:58]

C'est sûr qu'un corps peut quand même

[29:00]

être blessé par s'il traîne dans le fond

[29:02]

de l'eau, s'il y a des

[29:04]

mammifères marins qui commencent

[29:06]

à essayer d'en faire

[29:09]

un snack, si on veut,

[29:11]

mais en même temps, les détails

[29:12]

de l'autopsie sont assez clairs.

[29:14]

Ça semble être vraiment des coups de poignard,

[29:16]

des coups de couteau. Les gens

[29:19]

savent c'est quoi la différence

[29:20]

entre une blessure de fond

[29:24]

marin

[29:24]

versus un coup de couteau.

[29:26]

Une morsure ou quoi que ce soit.

[29:28]

Ce qui est très important dans ce temps-là,

[29:31]

c'est de récupérer le plus de pistes numériques

[29:33]

possibles parce que

[29:34]

c'est pas si évident. On est dans le fond d'un

[29:36]

sol, donc évidemment les textos

[29:38]

rentrent pas, les positions des cellulaires,

[29:41]

ces choses-là, c'est très difficile parce

[29:42]

que étant donné la profondeur de l'eau,

[29:44]

c'est plus difficile que lorsqu'on est en hauteur,

[29:47]

par exemple plus près des antennes cellulaires.

[29:49]

Donc ça, c'est quand même assez

[29:50]

difficile à recueillir. Les autorités

[29:53]

ont quand même saisi l'ordinateur

[29:54]

de Peter afin de l'analyser,

[29:56]

puis ils vont trouver des pistes très

[29:58]

intéressantes. Vous allez voir, on va y revenir

[30:00]

un peu plus tard parce que ces preuves-là

[30:02]

vont être dévoilées éventuellement

[30:04]

au procès qui s'est déroulé tout récemment.

[30:07]

On analyse

[30:08]

par contre les envois SMS

[30:10]

du cellulaire de Kim

[30:11]

qui vont aussi être passés

[30:14]

au peigne-fin.

[30:16]

On se rend compte que ces derniers textos

[30:17]

ont été envoyés à son copain.

[30:20]

Et ces deux derniers textos-là sont quand même

[30:22]

assez troublants lorsqu'on les

[30:24]

lit après les faits.

[30:27]

Elle a envoyé

[30:28]

un texto à 20h15 le soir

[30:30]

du 10 août, donc elle venait

[30:32]

d'embarquer dans le sous-marin depuis environ une heure.

[30:34]

Et elle indique à son copain

[30:36]

« Je suis encore vivante, mais nous

[30:38]

allons plonger maintenant », et elle

[30:40]

le termine en disant « Je t'aime ».

[30:42]

C'est un texto assez

[30:44]

troublant lorsqu'on le lit après

[30:46]

les faits. Et par la suite, elle va envoyer

[30:48]

un dernier message une minute

[30:50]

plus tard en disant « Il a même amené

[30:52]

du café et des petits gâteaux ».

[30:54]

Donc un petit texto un peu plus

[30:57]

sympathique et léger

[30:58]

envoyé, et ce sera le dernier

[31:00]

SMS envoyé par

[31:02]

Kim Wall à bord du sous-marin.

[31:04]

À ce moment-là, on se rappelle, elle n'avait

[31:06]

pas encore plongé, le

[31:08]

sous-marin était encore en surface de l'eau,

[31:10]

donc ce qui explique pourquoi

[31:12]

les réseaux cellulaires fonctionnent.

[31:44]

Et là, je vous rappelle qu'on a seulement

[31:46]

découvert le torse de la victime,

[31:47]

donc on ignore encore où sont

[31:50]

sa tête et ses membres, donc

[31:51]

quand même assez intrigant encore.

[31:54]

Le 6 octobre 2017,

[31:56]

donc on poursuit,

[31:57]

sa tête et ses deux jambes sont

[32:00]

retrouvées dans deux sacs qui sont

[32:02]

munis de plomb afin de permettre

[32:05]

les membres

[32:06]

de couler au fond de l'eau,

[32:08]

sont repérés par des plongeurs dans la baie de

[32:09]

Kogé, non loin de Copenhague,

[32:11]

là où évidemment Peter Madsen a été

[32:14]

retrouvé. Le dentiste

[32:15]

légiste a confirmé qu'il s'agissait

[32:17]

bien de Kim Wall. La tête

[32:19]

et les jambes ont été découvertes dans un sac

[32:21]

alors que les vêtements de la jeune femme

[32:23]

étaient rassemblés dans un second sac.

[32:25]

Alors qu'il était plutôt coopératif

[32:28]

pendant les premières étapes de l'enquête,

[32:30]

Peter, à partir de ce moment-là,

[32:32]

va refuser de parler aux enquêteurs

[32:34]

et va démarrer silencieux

[32:36]

dans sa cellule. Il ne sera plus

[32:38]

très coopératif à partir de ce moment-là,

[32:39]

donc changement complet d'attitude de sa part.

[32:42]

Mais on le comprend parce que

[32:44]

l'étau se resserre, on a trouvé

[32:45]

les membres du corps tout près d'où est-ce que

[32:47]

son sous-marin avait coulé.

[32:50]

Fait très étrange, Seb,

[32:52]

il semblerait qu'une histoire

[32:53]

similaire se soit déroulée dans la même région

[32:56]

plusieurs années plus tôt.

[32:57]

Je ne sais pas si tu peux nous en parler brièvement.

[33:00]

Oui.

[33:01]

Justement, suite à la découverte

[33:03]

de la tête et des deux jambes le 6 octobre

[33:06]

2017, ça l'a rappelé

[33:07]

aux autorités danoises, en fait,

[33:09]

qu'il y avait une affaire qui était non résolue

[33:11]

en 1986 dans le même

[33:14]

secteur. Il y avait une certaine

[33:16]

une touriste japonaise de 22 ans

[33:18]

qui s'appelait Kazuko

[33:20]

Toyonaga, pardonnez-moi

[33:21]

si ce n'est pas la bonne prononciation,

[33:23]

et qui justement a été retrouvé

[33:25]

le corps mutilé dans un

[33:27]

part tout près où

[33:29]

les membres de Kim

[33:31]

ont été retrouvés. Ce qui est quand même

[33:33]

assez louche. Cette japonaise-là

[33:35]

a disparu durant un voyage en Europe

[33:37]

en 1986, comme je vous le disais tout à l'heure,

[33:40]

25 jours plus tard.

[33:41]

Elle aussi, le bas de son corps

[33:43]

flottant dans un sac de plastique

[33:45]

a été retrouvé tout près de Kim,

[33:47]

encore une fois a été retrouvé.

[33:48]

Ces membres, son torse et sa tête

[33:51]

démembrées ont aussi retrouvé dans des

[33:52]

sacs de plastique près du port

[33:54]

de Copenhague. Ces bras n'ont jamais

[33:57]

été retrouvés. Lors de cette intervention-là,

[33:59]

il avait mentionné qu'il allait utiliser

[34:01]

les tests d'ADN du passé

[34:03]

et actuel pour

[34:05]

essayer de trouver, de faire une

[34:06]

corrélation, du moins peut-être avec Peter

[34:08]

Matson. Actuellement, il n'y a aucun nouveau

[34:10]

de développement sur ce sujet-là,

[34:12]

mais tout de même, c'est quand même assez

[34:16]

particulier.

[34:16]

Est-ce que les deux cas sont reliés?

[34:18]

Je ne sais pas, qu'est-ce que toi, t'en penses?

[34:20]

Ou est-ce qu'il y aurait même un tueur en série

[34:22]

qui opère dans le port de Copenhague?

[34:25]

Oui, c'est quand même mystérieux parce que

[34:27]

ce que tu dis, les autorités ont fait

[34:28]

le lien avec ce cas-là de la

[34:30]

Japonaise en 1986,

[34:32]

mais il semblerait qu'ils aient envoyé aussi

[34:34]

l'ADN de Peter à plusieurs

[34:36]

laboratoires pour plusieurs

[34:38]

autres cas non résolus de meurtres

[34:40]

similaires. Et là, les autorités ont été

[34:42]

silencieux auprès des journalistes, donc

[34:44]

difficile pour nous de savoir quels sont

[34:46]

ces autres cas, mais ça sera peut-être

[34:49]

à suivre.

[34:50]

Est-ce que Peter Matson est un

[34:52]

dexter en devenu?

[34:54]

Bonne question, mais jusqu'à présent,

[34:56]

il n'y a pas de confirmation, mais

[34:58]

ça semble quand même assez louche, tout ça.

[35:00]

Le 30 octobre 2017,

[35:03]

Peter reconnaît avoir

[35:04]

décapité, démembré

[35:06]

et jeté en mer, finalement, le corps

[35:08]

de la journaliste, mais il n'y

[35:10]

toujours l'avoir violenté, agressé

[35:12]

visuellement et tué

[35:14]

intentionnellement. Pour lui, il dit toujours

[35:16]

que c'est un accident qui est arrivé et que c'était une erreur.

[35:18]

Donc lui, il rechange

[35:20]

encore une fois sa version des faits rendus là.

[35:22]

Oui, encore une fois. Par contre,

[35:24]

au départ, il disait que c'était

[35:26]

un accident, mais cette fois-ci,

[35:28]

il n'a jamais dit s'être débarrassé du corps.

[35:30]

C'est la première fois qu'il avoue

[35:31]

s'être débarrassé du corps, l'avoir coupé

[35:34]

et l'avoir jeté par dessus

[35:36]

mer. Par contre, il n'y toujours

[35:37]

l'avoir agressé ou violenté,

[35:40]

justement, tous les coups de couteau qui ont été donnés.

[35:42]

Même, il nie aussi l'avoir tué volontairement.

[35:44]

Oui, oui, oui. Le 24 janvier

[35:46]

2018, les procureurs en charge

[35:48]

de l'affaire affirment que la journaliste

[35:50]

Kim Wall aurait été violée

[35:52]

avant d'être tuée

[35:54]

par Matson, selon les dernières analyses.

[35:56]

On n'avait pas encore ce détail-là. On avait été

[35:58]

attaqué, mais il n'y avait pas

[36:00]

l'agression sexuelle qui avait été là.

[36:02]

Non, mais quel enfer elle a dû

[36:04]

subir pendant ces heures-là

[36:06]

au fond des mers,

[36:08]

à bord d'un sous-marin artisanal,

[36:11]

ça n'a aucun sens.

[36:13]

Un truc qui

[36:14]

me chicote un peu, et on

[36:16]

en reviendra plus tard, mais je te lance ça comme ça.

[36:18]

On ne sait toujours pas quel était le

[36:20]

sujet de l'article

[36:21]

sur lequel Kim travaillait, parce que

[36:24]

ça faisait des mois, en fait, qu'elle voulait obtenir

[36:26]

une interview avec Peter Matson.

[36:29]

On en reparle plus tard,

[36:30]

mais pourquoi il a accepté à ce moment-là

[36:33]

et pourquoi,

[36:34]

en fait, quel était le sujet de cette interview-là?

[36:36]

C'est toujours assez mystérieux.

[36:38]

De ce que j'avais vu, c'était de faire un portrait

[36:40]

sur des inventeurs fous.

[36:42]

C'est la version de Peter.

[36:44]

C'est Peter qui avait indiqué

[36:46]

qu'elle souhaitait l'interroger

[36:48]

à ce propos-là.

[36:50]

Si on peut vraiment croire tout ce qu'il dit,

[36:52]

on y reviendra plus tard.

[36:54]

Enfin, le procès commence le 8 mars

[36:57]

2018.

[36:58]

Il se tient devant le tribunal de Copenhague

[37:00]

toujours, en présence des proches

[37:02]

de Kim, dont ses parents, bien sûr.

[37:03]

Peter est poursuivi pour meurtre

[37:05]

avec préméditation, agression

[37:08]

sexuelle, violation de l'intégrité

[37:10]

d'un cadavre. Il risque

[37:11]

donc la prison à vie, bien sûr.

[37:14]

On a même en apprend des détails

[37:16]

justement au niveau de l'attaque.

[37:18]

Il l'a attaché au niveau de la tête, des bras

[37:20]

et des jambes, puis lui a porté

[37:21]

des coups, la poignardée est coupée.

[37:25]

Je vous rappelle que l'autopsy

[37:26]

a révélé 14 plaies internes et externes

[37:28]

au niveau du sexe de la victime

[37:29]

dû à un objet coupant et infligé

[37:32]

alors qu'elle était encore vivante.

[37:34]

Donc, toutes les

[37:36]

sévisses, à part

[37:37]

peut-être le fait d'être découpées,

[37:39]

ont tous eu lieu vivant.

[37:42]

C'est horrible.

[37:44]

Le procureur a présenté justement

[37:45]

les pièces matérielles à charge

[37:47]

comme preuve le corps décapité,

[37:50]

qui était mutilé, démembré et

[37:51]

lesté de pièces de métal.

[37:54]

Ce lesté, c'est que des restes

[37:56]

si vous voulez, des morceaux de

[37:57]

métal dans le corps. Aussi,

[37:59]

on a retrouvé du sang de Kim dans le

[38:01]

sous-marin et même sur le nez

[38:03]

de Peter lors de son arrestation.

[38:05]

Ils ont fait un échantillon, puis il y avait du

[38:07]

sang sur le nez et c'était le sang de Kim.

[38:09]

Ils ont retrouvé aussi la scie à bois

[38:11]

qui a été retrouvée

[38:13]

en mer et qui aurait servi à découper

[38:15]

le cadavre. Donc, ils ont présenté

[38:17]

toutes ces pièces-là, des preuves-là,

[38:19]

entre autres. Peter,

[38:21]

lors du procès, la première journée,

[38:24]

il se défendait parfois, souvent

[38:25]

avec héritation, face aux

[38:27]

accusations de meurtres et de violences,

[38:28]

parce que lui, il nie toujours que ça a eu lieu.

[38:31]

Il dit, je maintiens que je n'ai pas tué

[38:33]

Kim Wall intentionnellement. Il a même

[38:35]

expliqué avoir changé de version à plusieurs

[38:37]

reprises pour épargner

[38:39]

aux proches de la jeune femme les

[38:40]

circonstances terribles de sa mort.

[38:43]

Il a continué de dire que tout ça

[38:45]

était accidentel, sans le préciser

[38:47]

toujours. C'est pas

[38:49]

à lui à gérer, à épargner

[38:51]

la famille. C'est

[38:53]

aux enquêteurs et aux médias,

[38:55]

sans doute, mais toi, ta job,

[38:57]

c'est de dire la vérité.

[38:58]

L'avocate de la défense, donc l'avocate de Peter,

[39:01]

ironise même

[39:02]

la défaillance de l'acquisation. Selon

[39:05]

elle, les déclarations qui sont présentées

[39:07]

par le procureur ne peuvent

[39:09]

pas être prouvées. Il n'y a pas assez de preuves

[39:11]

de meurtres pour que ça soit assez incriminant

[39:13]

et même la préméditation,

[39:15]

en fait. Parce que la préméditation

[39:16]

de ce que je disais, c'est ce qui fait pencher la balance

[39:19]

entre la prison à vie et non.

[39:21]

Donc, les procureurs voulaient vraiment

[39:22]

tenter de démontrer qu'il y avait une

[39:25]

préméditation derrière l'acte.

[39:27]

Justement, on vous a parlé des derniers

[39:28]

échanges de SMS de Kim,

[39:30]

ils ont été présentés à la cour aussi.

[39:33]

L'accusation soutient même que Peter

[39:34]

a torturé et tué la journaliste

[39:36]

afin de satisfaire un fantasme

[39:38]

sexuel, ce qu'il nie.

[39:40]

Il n'y a aucun mobile n'apparaît

[39:42]

cependant clairement. C'est ça, on n'est pas capable

[39:44]

de définir non plus pourquoi

[39:46]

qu'il a fait ça. L'analyse

[39:48]

psychologique de Peter le décrit

[39:50]

comme un pervers, polymorphe et

[39:53]

sexuellement déviant, présentant

[39:55]

des traits psychopathiques.

[39:57]

Et j'étais pas trop certain c'était quoi

[39:58]

la psychopathie, mais en fait, c'est un

[40:00]

trouble de la personnalité qui est caractérisé

[40:02]

par un comportement antisocial,

[40:05]

un manque de remords et un manque

[40:06]

de comportement humain,

[40:08]

qui se décrit comme un mode de vie

[40:10]

criminel et instable.

[40:12]

Donc, on voit déjà là les

[40:14]

traits psychologiques. Même les psychiatres

[40:16]

le disent comme pervers et dangereux,

[40:18]

et ne doutent pas qu'il récidivra

[40:20]

si l'occasion se présente.

[40:23]

Les procureurs ont fait devenir aussi

[40:24]

plusieurs témoins, dont plusieurs

[40:26]

ex-liaisons amoureuses

[40:28]

qui le décrivent comme un homme nourrissant

[40:31]

de multiples perversions sexuelles

[40:33]

qui étaient adeptes de scénarios

[40:34]

sado-masochistes pratiquant même

[40:36]

des simulacres d'étranglement.

[40:39]

Je pense qu'il faut faire une distinction

[40:40]

au niveau des pratiques sexuelles.

[40:44]

Effectivement,

[40:45]

je suis d'accord que là quand on tresse le portrait

[40:46]

de toute cette histoire-là,

[40:49]

évidemment, je pense qu'on fait un plus un,

[40:51]

puis ça fait du sens.

[40:52]

C'est-à-dire que le modus operandi décrit

[40:54]

par les procureurs qui l'auraient

[40:56]

étranglé, assouvé un fantasme et tout ça.

[40:59]

C'est cohérent avec

[41:01]

ces ex-liaisons qui expliquent

[41:03]

qu'il y avait des tendances

[41:04]

sado-masochistes. Mais par contre,

[41:07]

c'est faux de croire

[41:08]

que les gens qui ont des pratiques sado-masochistes

[41:11]

peuvent en venir au meurtre

[41:12]

systématiquement.

[41:13]

C'est l'exception.

[41:15]

Ça peut pas vraiment être apporté comme preuve,

[41:17]

malgré le fait que ça décrive une certaine

[41:19]

tendance. Par contre,

[41:21]

les preuves numériques, elles,

[41:23]

peuvent vraiment amener quelque chose

[41:25]

de nouveau à cette enquête-là.

[41:27]

Vous allez voir, elles vont aider énormément

[41:29]

à faire avancer toute cette enquête-là,

[41:32]

du moins au procès.

[41:33]

On se rappelle que les autorités avaient saisi

[41:35]

l'ordinateur de Peter Madsen.

[41:37]

Ce qu'on a trouvé sur le disque dur

[41:39]

va être révélé lors du procès.

[41:41]

L'étude de ce disque dur-là,

[41:43]

saisie dans son atelier de travail,

[41:44]

a révélé des vidéos assez étranges

[41:47]

retrouvées là-dessus,

[41:49]

appartenant à Peter.

[41:50]

On retrouve des vidéos fétichistes

[41:52]

de vraies femmes qui sont violées,

[41:55]

même décapitées, torturées

[41:57]

et même assassinées.

[41:58]

On retrouve des fameux snuff movies

[42:01]

dont on vous a déjà parlé à Distorsion

[42:03]

sur l'ordinateur de Peter Madsen.

[42:05]

Je comprends que

[42:06]

tu peux avoir certaines tendances sexuelles,

[42:09]

mais dans ce cas-ci,

[42:10]

c'est quand même assez douteux dans son cas.

[42:13]

Peter nie que ces documents

[42:15]

lui appartiennent. Par contre,

[42:17]

les similitudes entre les scénarios

[42:18]

de ces vidéos et les indices collectés

[42:21]

par les autorités laissent peu de place

[42:22]

au doute et à l'interprétation.

[42:25]

De plus, la culotte et le collant

[42:26]

de Kim ont été retrouvés respectivement

[42:29]

dans la salle des machines

[42:30]

et dans la douche du Nautilus.

[42:33]

Donc là, on a véritablement

[42:34]

une scène de crime potentielle.

[42:36]

Elle n'a pas pris de douche là-bas

[42:38]

durant son deux heures.

[42:40]

Dans la matinée du 10 août,

[42:42]

quelques heures avant le drame,

[42:44]

Madsen a fait des recherches sur Google.

[42:46]

Vous allez voir, c'est assez troublant.

[42:48]

On vous en a glissé un mot tout à l'heure.

[42:51]

Mais il aurait cherché

[42:52]

à propos de décapitation de femmes.

[42:54]

Il aurait même cherché ces deux mots clés

[42:56]

sur Google. Selon la preuve,

[42:58]

le 26 juillet, il a également

[43:01]

refait des recherches sur

[43:02]

comment décapiter des femmes

[43:04]

et il aurait regardé des vidéos

[43:05]

en lien avec ces recherches-là.

[43:09]

Donc Google ne ment pas

[43:10]

dans ce cas-ci, on a trouvé

[43:11]

des recherches assez accablantes.

[43:14]

Pourquoi, lui a demandé le procureur

[43:16]

et il a répondu,

[43:18]

ce n'est pas sexuel, je regarde

[43:19]

ces vidéos pour pleurer et éprouver

[43:21]

des émotions, a-t-il répondu.

[43:23]

Mon Dieu! C'est étrange

[43:26]

comme réponse.

[43:27]

On a dit qu'il était quand même

[43:29]

diagnostiqué psychopathe,

[43:30]

donc c'est ce qui explique un peu

[43:32]

le comment du pourquoi ici.

[43:35]

Et sur son cellulaire,

[43:37]

il avait sept textos

[43:38]

qui discutaient d'emballement

[43:40]

sur des femmes, principalement

[43:42]

dans les organes génitaux.

[43:44]

Donc il était quand même assez pervers

[43:46]

de ce côté-là.

[43:48]

On a retrouvé ça sur son cellulaire aussi.

[43:50]

Oui, puis ça disait pas avec qui.

[43:52]

Ça, c'était pas divulgué dans la preuve,

[43:54]

mais avec qui qui avait dit ces discours-là.

[43:56]

Il n'y avait pas de réponses,

[43:58]

ils ont seulement isolé ces sept textos-là.

[44:00]

Donc grâce à ces traces numériques-là,

[44:03]

grâce aux progrès

[44:04]

qu'ils ont réalisés,

[44:06]

le procureur a été en mesure

[44:07]

de prouver la préméditation du meurtre.

[44:10]

Donc ce qui est quand même assez puissant

[44:12]

dans une poursuite comme celle-là.

[44:15]

Le 25 avril 2018,

[44:17]

Peter Madsen est donc

[44:18]

condamné à la prison à vie.

[44:20]

Et le 15 mai 2018,

[44:23]

donc seulement

[44:23]

quelques jours avant qu'on enregistre cet épisode-là,

[44:26]

Peter a annoncé qu'il veut aller en appel

[44:29]

donc en septembre 2018.

[44:31]

Il ne fait pas appel de sa culpabilité,

[44:33]

car même s'il se dit toujours

[44:34]

non coupable, il est épuisé de se battre

[44:37]

selon son avocat.

[44:38]

Mais plutôt à propos de la durée de sa

[44:40]

condamnation qui est à perpétuité.

[44:42]

Donc lui, il veut se battre pour faire réduire ça.

[44:44]

La prison à vie correspond au Danemark

[44:46]

à 16 ans de réclusion en moyenne.

[44:49]

Donc c'est quand même assez bas

[44:50]

pour un crime comme ça.

[44:51]

Exact, et ce que je trouve drôle, c'est qu'en moyenne,

[44:54]

la prison à vie, c'est 16 ans.

[44:56]

Je sais que partout

[44:58]

dans le monde, la justice, c'est toujours ça.

[45:00]

Il n'y a jamais de 25 ans où c'est plutôt

[45:02]

rare. Donc on voit que même au Danemark,

[45:04]

c'est 16 ans. Donc je ne sais pas si

[45:06]

il réussit à faire enlever

[45:08]

ou du moins diminuer

[45:10]

ce nombre d'années-là, je me demande

[45:12]

jusqu'à combien d'années. Je n'ai pas l'impression qu'il irait

[45:14]

tant moins que ça en prison

[45:16]

non plus. Mais malgré que les

[45:18]

risques de récidive qui ont été clairement

[45:20]

identifiés par les psychiatres, ça, je sais que ça

[45:22]

n'aide pas du tout quand tu veux avoir une libération

[45:25]

conditionnelle.

[45:26]

Mais selon moi,

[45:27]

je pense que c'est peine perdue.

[45:29]

Je lis un peu des hypothèses.

[45:32]

Le procureur n'est pas très...

[45:34]

Il disait pas ça dans ces mots-là, mais il n'était pas très

[45:36]

inquiet de la cause en appel

[45:38]

avec toutes les preuves qu'il y a.

[45:39]

Elle est acceptée du moins pour entendre.

[45:41]

J'ai hâte de voir ce que l'avocate va déposer

[45:44]

parce que c'est beau faire un appel.

[45:46]

Il faut qu'il contrecarre un peu

[45:48]

les preuves qui ont été amenées

[45:49]

et justement qu'il l'a inculpée.

[45:52]

À suivre,

[45:53]

dans un prochain épisode bonus du

[45:55]

Nom de saison, on va pas avoir les détails.

[45:58]

On a fait un peu le tour de la

[45:59]

chronologie des événements Seb, puis des faits

[46:02]

entourant la mort

[46:03]

mystérieuse et tragique de Kim Wall.

[46:05]

C'est une tragédie, cette histoire-là.

[46:08]

Je pense qu'il y a quand même

[46:09]

certains sujets qu'on peut

[46:11]

discuter parce qu'il y a quand même

[46:13]

non seulement, bon, on sait que

[46:15]

Peter Madsen est condamné à la prison à vie,

[46:17]

il y aura un appel, on va vous tenir au courant.

[46:20]

Mais en même temps, c'est toujours

[46:21]

un peu mystérieux les circonstances

[46:23]

de sa mort, les circonstances

[46:25]

autour de Peter Madsen

[46:27]

parce qu'on a découvert en lui

[46:28]

un personnage complètement machiavélique

[46:31]

et un meurtrier,

[46:33]

chose qui était complètement différente

[46:35]

de ce qu'on connaissait de lui.

[46:36]

C'est assez intrigant là-dessus.

[46:38]

Est-ce que tu crois, toi,

[46:40]

que Peter Madsen pourrait être

[46:42]

potentiellement un tueur en série?

[46:44]

Parce qu'on sait que les autorités

[46:46]

ont envoyé des tests d'ADN,

[46:48]

mais ont envoyé l'ADN de Peter

[46:50]

pour être testé dans des autres cas de meurtre.

[46:53]

Donc c'est pas clair

[46:54]

encore. Peut-être qu'on va découvrir encore

[46:56]

plus d'éléments à venir.

[46:58]

Oui. En fait,

[47:00]

peut-être que c'est un meurtrier en série.

[47:02]

On dirait que de plus en plus,

[47:04]

j'ai de moins en moins de doute.

[47:05]

J'ai l'impression que c'est sûrement ça.

[47:07]

En fait, les circonstances sont trop similaires.

[47:09]

C'est rare que les gens tuent de cette manière-là

[47:11]

au même endroit.

[47:13]

Ils habitent toujours là depuis

[47:15]

longtemps.

[47:17]

C'est un peu simpliste

[47:19]

de dire que vu qu'il était là, c'est lui qui est le coupable.

[47:21]

Imaginez l'âge qu'il avait aussi.

[47:23]

En 1986, ça fait au-dessus de

[47:25]

20 ans.

[47:27]

Il était dans la vingtaine.

[47:30]

Fin vingtaine, ou mi-vingtaine environ.

[47:32]

Il n'y avait pas de sous-marins à l'époque?

[47:34]

Non, t'as raison.

[47:36]

À cette époque-là, non.

[47:37]

Il n'y en avait pas en 1986.

[47:38]

Ben non, exactement.

[47:41]

C'est dur à dire.

[47:43]

C'est un tueur en série.

[47:44]

Mais malgré ça,

[47:45]

il est à l'écart maintenant.

[47:48]

Oui, effectivement.

[47:50]

Ce que je me demande autour de ça,

[47:53]

c'est qu'est-ce qui s'est passé

[47:54]

pendant ces 17 heures-là

[47:56]

dans le sous-marin?

[47:57]

Est-ce qu'il est véritablement arrivé

[47:59]

à un accident avec l'écoutille?

[48:02]

Ou est-ce que vraiment c'était

[48:04]

prémédité?

[48:04]

Moi, j'ai tendance à penser

[48:06]

ma version des faits, on dirait que

[48:08]

j'ai l'impression vraiment que ce coup-là

[48:10]

était complètement prémédité

[48:12]

de A à Z. Donc, je crois

[48:14]

la version de la couronne.

[48:16]

Selon moi, il devait nourrir des fantasmes,

[48:19]

comme il l'a expliqué

[48:20]

au procès.

[48:22]

Et puis, quand il, je ne sais pas,

[48:24]

par une soirée ou une journée de solitude,

[48:27]

il a dû se rappeler, peut-être,

[48:28]

qu'Ingwall l'avait déjà contacté pour faire

[48:30]

un article, puis il s'est dit

[48:32]

bien écoute, c'est peut-être le moment ou jamais

[48:34]

de réaliser un de mes fantasmes.

[48:36]

Et là, en fait, c'est là

[48:38]

qu'il l'aurait contacté. Puis Kim a quand même

[48:40]

été très flexible, dans le sens que le jour

[48:42]

même où Peter l'a contacté,

[48:45]

bien, elle a accepté de faire

[48:46]

l'entrevue. Donc, peut-être qu'elle se disait

[48:48]

bon, bien, je pars en Chine bientôt, donc

[48:50]

c'est le moment ou jamais, puis je vais y aller.

[48:54]

Et

[48:54]

donc, ça semble complètement prémédité, surtout

[48:56]

qu'il a fait des recherches Google

[48:58]

avant. C'est

[49:00]

vraiment, c'est vraiment frappant.

[49:02]

Par la suite, on ne sait toujours pas sur quoi

[49:04]

était cet article-là. Est-ce que

[49:06]

l'interview avait commencé? Est-ce que

[49:08]

c'est possible que Kim ait dit quelque chose

[49:10]

qui est choqué Peter Madison?

[49:13]

Oui, puis qu'il en aurait profité, parce que

[49:14]

oui, il a peut-être toujours vécu dans

[49:16]

le fantasme aussi.

[49:18]

On ne peut pas encore lui attribuer le meurtre de

[49:20]

1986. Peut-être que c'est

[49:22]

son premier meurtre aussi. Puis justement,

[49:24]

ce que tu dis, c'est pas parce que t'as fait

[49:26]

des recherches que tu vas ne savoir pas ça.

[49:28]

Non.

[49:29]

Donc, peut-être qu'il a saisi une opportunité, puis peut-être

[49:31]

qu'il ne l'avait pas non plus en tête.

[49:33]

Mais tout ça est quand même

[49:36]

étrange. Puis même pour revenir sur

[49:37]

la thèse de l'accident, à l'autopsie,

[49:41]

quand ils ont retrouvé sa

[49:42]

tête, il n'y avait pas de fracture

[49:43]

sur le crâne. Donc, la porte n'a pas

[49:45]

tombé sur sa tête. Donc, cette hypothèse-là,

[49:48]

cette histoire-là, elle a été rejetée

[49:50]

de la main, elle est fausse en fait.

[49:51]

Oui, puis même chose, lorsqu'ils ont tiré

[49:53]

le sous-marin hors de l'eau. Le

[49:55]

sous-marin d'ailleurs est visible

[49:57]

en Copenhague. Il est toujours

[50:00]

sur la terre ferme.

[50:01]

Maintenant, il est comme tout enrobé

[50:04]

de plastique. Ça fait un peu pitié

[50:05]

son truc, mais il est en quelque part.

[50:09]

Et puis, lorsqu'ils

[50:09]

ont fait les tests, ils se sont rendu compte

[50:11]

qu'il n'avait pas de présence non plus de monoxyde

[50:13]

de carbone, comme lui expliquait

[50:15]

pourquoi elle aurait été intoxiquée à ça une

[50:18]

fois tombée par terre.

[50:20]

Donc, comme tu le dis,

[50:21]

non, ça ne se tient pas non plus, cette hypothèse-là.

[50:23]

Je me demande s'il avait commencé l'entrevue

[50:25]

où elle a été prise dans un guet-apin

[50:28]

instantané, mais je ne pense pas à cause

[50:29]

du texto. Tu sais, d'après moi, ils ont dû faire

[50:31]

un peu de small talk au début,

[50:33]

justement avec les gâteaux, le café.

[50:35]

Parce que dans une des hypothèses, au départ,

[50:37]

je disais qu'il soupçonnait que c'était peut-être Peter

[50:39]

qui avait envoyé les textos

[50:42]

au conjoint, mais finalement,

[50:44]

ça semble avoir été écarté,

[50:46]

cette hypothèse-là.

[50:47]

On dirait, selon le ton des SMS,

[50:50]

surtout en...

[50:51]

la première SMS, justement, indique que

[50:53]

bon, je suis encore vivante, tout ça,

[50:56]

on plonge bientôt, je t'aime.

[50:58]

Et tout de suite après,

[50:59]

avec les petits gâteaux et le café,

[51:01]

ça fait vraiment un ton un peu humoristique

[51:03]

entre deux conjoints.

[51:05]

Je trouve que le ton a l'air authentique,

[51:08]

même si je ne connais pas Kim

[51:10]

personnellement.

[51:11]

Ça me semblait quand même authentique,

[51:13]

comme message, mais c'est vrai que c'est

[51:15]

une probabilité. Il faut se rappeler aussi

[51:16]

que le message a été envoyé vers 20h15.

[51:19]

Donc, à ce moment-là, ça ne se faisait pas si longtemps

[51:21]

qu'elle était partie.

[51:23]

D'après moi, je pense que c'était vraiment

[51:25]

les vrais textos.

[51:27]

C'est ça, j'aurais été curieux

[51:28]

parce qu'elle n'a pas dû saisir rien sur son téléphone.

[51:31]

Une entrevue, au pire, enregistrement audio

[51:33]

parce que la police l'aurait saisie,

[51:35]

ou du moins... malgré qu'ils n'ont jamais parlé

[51:36]

de son téléphone, d'après moi, ils n'ont pas dû pouvoir

[51:38]

le saisir. Ah ben oui, il y a les textos.

[51:41]

Fait que oui,

[51:42]

ils ont son téléphone, sauf qu'il n'y avait rien.

[51:45]

C'est ça, il n'y avait pas d'enregistrement, de l'entrevue

[51:47]

ou quoi que ce soit, parce que ça aurait pu nous donner une place

[51:49]

peut-être dans l'ordre des choses.

[51:51]

Ou de notes d'entrevue.

[51:53]

Est-ce que c'est possible qu'elle ait eu jamais

[51:55]

la chance de commencer cette entrevue, en fait?

[51:57]

Oui, parce que tout ça, c'est quand même déroulé

[51:59]

très très vite, je veux dire.

[52:02]

Je ne suis pas sûr

[52:02]

qu'il l'a tué nécessairement pendant que le

[52:04]

sous-marin bougeait.

[52:06]

J'imagine que ça doit se conduire. Je ne suis pas sûr

[52:08]

qu'il y ait un pilote automatique là-dessus.

[52:10]

Parce qu'une fois qu'il l'avait tué, il est parti avec le sous-marin.

[52:13]

Il a navigué avec

[52:14]

le sous-marin pour aller...

[52:17]

Tout ça, c'est passé quand même

[52:18]

assez vite, malgré qu'il y a eu 17 heures

[52:20]

d'écart.

[52:22]

Retrouver le sous-marin vers ça,

[52:24]

ça fait qu'il a dû avoir le temps de découper le corps

[52:26]

et après ça, de le rejeter.

[52:28]

Ça me rappelle un peu de Ligonais,

[52:30]

Xavier Dupond de Ligonais,

[52:32]

où tout s'est déroulé presque en une nuit.

[52:35]

Même chose pour lui.

[52:36]

Moi, je pense que 17 heures, c'est quand même assez

[52:38]

court pour faire tout ce qu'il a fait.

[52:40]

C'est-à-dire, bon,

[52:42]

partir, conduire le sous-marin, comme tu dis,

[52:44]

que ça doit quand même être quelque chose à faire.

[52:47]

Tu sais,

[52:49]

je suis conscient

[52:50]

qu'il doit y avoir des pilotes automatiques

[52:52]

sur la plupart des sous-marins, mais sur celui

[52:54]

artisanal de Peter Madsen,

[52:56]

j'en ai aucune idée.

[52:57]

Surtout qu'il aime pas l'électronique, tout ce qui est

[52:59]

pilote automatique requiert de l'électronique.

[53:02]

Donc, je présume qu'il a dû devoir

[53:03]

être arrêté pendant un assez long

[53:05]

bout de temps pour gérer tout ça,

[53:07]

se débarrasser du corps, nettoyer le sous-marin.

[53:10]

Je présume qu'il a quand même dû le nettoyer un peu

[53:11]

avant de le couler, puis même de le couler,

[53:14]

ça doit pas être si simple.

[53:15]

Je présume que ça prend un certain temps

[53:17]

de trouver la bonne façon.

[53:19]

Il a pas fait exploser la coque,

[53:21]

il l'a fait couler avec

[53:24]

des valves et des choses comme ça.

[53:26]

Quand même assez intrigant.

[53:28]

On dirait une des thèses qui est sortie,

[53:29]

puis que même lui avait indiqué à un certain moment

[53:32]

au procès auquel je crois,

[53:34]

c'est la thèse du suicide.

[53:36]

On dirait que j'y crois à ça,

[53:37]

le fait que peut-être que Peter

[53:40]

voulait réaliser ce fantasme-là

[53:42]

et puis par la suite

[53:43]

couler avec son sous-marin.

[53:45]

Parce que je l'imagine

[53:47]

difficilement abandonner sa création

[53:50]

comme ça. Et j'ai l'impression

[53:51]

que surtout après un crime comme ça

[53:53]

où il sait très bien que ça va être

[53:55]

difficile de s'en sortir, je pense,

[53:58]

c'est peut-être mieux

[53:59]

pour lui de mettre fin à ses jours,

[54:01]

de couler avec son sous-marin,

[54:03]

mais peut-être pour une raison que j'ignore,

[54:04]

peut-être un manque de guts

[54:07]

dans un sens que ça prend quand même

[54:09]

une certaine part de guts

[54:11]

pour se suicider.

[54:14]

Donc

[54:15]

j'ai l'impression qu'il était peut-être

[54:16]

pas prêt rendu là, puis peut-être

[54:18]

qu'il a décidé de faire face à la musique.

[54:21]

Effectivement. Ses pulsions ont dû prendre

[54:22]

le dessus. Il a agi.

[54:25]

Souvent les gens

[54:26]

qui font ça, quand ils redeviennent un peu

[54:30]

normaux,

[54:30]

c'est là qu'il réalise tout ce qui s'est passé.

[54:32]

Il a dû tomber dans un...

[54:35]

Donc justement,

[54:36]

il disait que

[54:38]

dans ses mensonges, il disait

[54:40]

que quand il s'était rendu compte

[54:42]

que Kim était morte, le supposé accident,

[54:45]

qu'il avait pensé justement

[54:46]

se suicider.

[54:48]

Il avait mentionné ça au policier.

[54:50]

Ça se peut cette théorie-là, je ne sais pas,

[54:52]

mais en fait, je pense

[54:55]

très fort probablement

[54:56]

que c'est peut-être ça qui s'est fait,

[54:58]

mais justement quand c'était rendu

[55:00]

au moment où tout coulait, il y a dû paniquer.

[55:02]

C'est pour ça qu'il est sorti peut-être en nageant

[55:04]

ou tout ça est une mise en scène, tout simplement.

[55:06]

Il semblait très calme selon les

[55:08]

témoins qu'ils l'ont retrouvé.

[55:10]

J'ai l'impression qu'il était

[55:12]

peut-être en paix intérieurement.

[55:14]

Ou peut-être qu'il se disait que si le sous-marin

[55:16]

coulait, il n'y avait pas de traces ou quoi que ce soit.

[55:18]

Puis avec les sacs lancés avec du

[55:20]

plomb à l'intérieur,

[55:22]

il n'avait peut-être pas retrouvé les morceaux.

[55:24]

A-tu remarqué que dans tous ces cas-là,

[55:26]

on finit toujours par retrouver, ou souvent,

[55:28]

on finit toujours par retrouver les morceaux de corps.

[55:31]

Oui.

[55:32]

Même s'il essaie toujours de s'en débarrasser

[55:34]

en mettant ça dans des sacs,

[55:36]

toujours dans un spectre de

[55:38]

30 à 60 jours, on dirait qu'on finit toujours

[55:40]

par retrouver des morceaux de corps.

[55:42]

Comme si la vie,

[55:44]

il y avait comme une contre-force

[55:46]

que la vie voulait toujours que ça soit

[55:48]

retrouvé, qu'on ne pouvait pas se débarrasser

[55:50]

le morceau du main comme ça.

[55:52]

Je pense que c'est faisable de le faire,

[55:54]

mais il y a quand même un certain calcul

[55:56]

scientifique à faire avec le poids

[55:58]

de la victime d'une certaine manière.

[56:00]

Je pense que dans le feu

[56:02]

de l'action, ces gens-là

[56:04]

ne pensent pas à ça.

[56:05]

Et puis, effectivement,

[56:07]

je pense que c'est une des façons sans doute

[56:09]

les moins faciles

[56:12]

de dissimuler un corps que de

[56:14]

les jeter à l'eau.

[56:16]

Je pense qu'on a fait le tour

[56:18]

de l'histoire, Seb.

[56:19]

Évidemment, on va vous tenir à l'affût

[56:21]

sans doute via des mini-distos s'il y a d'autres

[56:24]

développements à cette histoire-là, parce que c'est une histoire assez

[56:25]

récente. On voulait attendre qu'il y ait des développements

[56:28]

avant de vous en parler. On trouvait ça trop

[56:29]

intéressant, donc une fois que le process

[56:31]

est terminé, on a sauté sur l'occasion

[56:33]

pour le faire. Moi, ce qui me reste

[56:36]

en tête dans des histoires comme ça,

[56:37]

c'est le gâchis d'intelligence,

[56:40]

en fait. En fait, surtout

[56:43]

pour...

[56:43]

Et le gâchis d'une vie, évidemment,

[56:45]

parce que Kim Wall était tellement...

[56:47]

Elle avait tellement un bel avenir devant

[56:49]

elle. Vraiment, je vous conseille d'aller

[56:51]

lire ses textes en son honneur.

[56:53]

C'est des très bons textes qu'elle a écrits, justement,

[56:55]

pour The Guardian, pour Slate,

[56:57]

Vice et autres. Vraiment,

[56:59]

des bons articles. Et pour moi,

[57:01]

ça me déchire de voir que des gens

[57:03]

mal intentionnés viennent prendre des vies

[57:05]

comme ça. Et en même temps,

[57:07]

je vous dirais que c'est un gâchis pour

[57:09]

Peter Mathieu aussi, parce que

[57:11]

c'était quand même un homme créatif,

[57:13]

un génie d'une certaine façon.

[57:16]

Donc, c'est toujours

[57:17]

triste de voir une intelligence mal utilisée

[57:19]

comme ça. Moi, j'en viens toujours à ça.

[57:21]

Et c'est sans doute quelqu'un qui aurait pu accomplir

[57:23]

sans doute certaines choses.

[57:26]

Mais bon, étant donné qu'ils

[57:27]

semblaient vivre avec des démons intérieurs et même

[57:29]

être atteints de maladies mentales,

[57:32]

ça n'a pas aidé.

[57:34]

Mais bon, je me réconforte

[57:36]

d'une certaine façon, parce que je trouve que

[57:37]

ce procès-là s'est déroulé rapidement.

[57:39]

Oui, vraiment. Donc, ça s'est déroulé rapidement.

[57:41]

Je ne sais pas si c'est les Danois

[57:43]

ou les Suédois qui ont

[57:45]

l'habitude de faire les choses,

[57:47]

les procès d'une certaine façon

[57:49]

aussi rapide que ça. Mais moi,

[57:51]

j'étais agréablement surpris

[57:53]

en fait, agréablement surpris, pardon,

[57:55]

de voir à quel point ça se déroule vite.

[57:56]

En l'espace d'un an, en fait, on a

[57:59]

trouvé un coupable et on lui

[58:00]

a donné sa peine. Et évidemment,

[58:03]

ça va aller en appel, mais le procès,

[58:04]

c'est pas tout à fait terminé. Mais vraiment,

[58:06]

ça aurait pu s'étirer. Là, on se rappelle même

[58:09]

le cas du Slenderman. Il s'est

[58:10]

étiré pendant 3-4 ans avant même

[58:12]

qu'il y ait un procès. Oui, on vient de l'avoir

[58:14]

d'une certaine façon, il n'y a pas si longtemps.

[58:16]

Le vrai résultat, non, exact. Je ne sais pas si

[58:18]

un peu comme ici, des délettes courtes

[58:20]

qui sont débordées parce que ça,

[58:22]

ça joue, puis tous les systèmes de justice

[58:24]

débordent aussi. Je ne sais pas si ils ont

[58:26]

un système mieux géré ou qu'ils

[58:28]

priorisent peut-être certains dossiers aussi

[58:30]

à cause de la preuve ou quoi que ce soit.

[58:31]

C'est une bonne question. Je ne sais pas si ça fonctionne pareil.

[58:34]

Même dans la manière

[58:36]

qu'approchait la structure judiciaire,

[58:38]

quand je lisais, je ne suis pas capable

[58:39]

d'en noter, mais j'étais capable de dénoter

[58:41]

qu'il y a une différence avec le système américain

[58:43]

ou nord-américain, du moins.

[58:45]

Il y a peut-être quelque chose qui joue là-dedans, mais oui,

[58:47]

c'est une très bonne nouvelle qui a été écartée.

[58:49]

En fait, il est écarté depuis le départ,

[58:51]

mais au moins, il est condamné.

[58:52]

Si vous voulez poursuivre la discussion,

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on vous encourage à le faire via le groupe

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de discussion de Distorsion sur Facebook.

[58:58]

Donc, au Facebook.com Distorsion Podcast,

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vous pouvez trouver notre groupe de discussion

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et les auditeurs vont se faire un plaisir

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de vous accueillir et d'échanger avec vous

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sur vos théories, sur cette histoire-là.

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Et est-ce que, pour terminer, tu n'aurais pas

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un mot de la fin pour nous ce soir?

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Avant de plonger au fond des mers,

[59:15]

assurez-vous de laisser des traces numériques

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sur les réseaux sociaux de Distorsion.

[59:19]

N'oubliez pas ça!

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