#93 - L’étrange disparition de Delphine Jubillar

Épisode

#93 - L’étrange disparition de Delphine Jubillar

Saison
7
Épisode
93
Durée
1 h 23 min
Format
Audio

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En décembre 2020, en pleine pandémie, Delphine Jubillar, une jeune femme de 33 ans, disparait dans la nuit à Cagnac-les-mines. Malgré de grands efforts déployés, elle n’est jamais retrouvée, et les soupçons se portent vers son mari Cédric, qui affiche des comportements étranges. En suivant les pistes numériques, on apprend que la famille Jubillar comptait plusieurs secrets, et que Cédric espionnait sa femme d’une manière maladive. Tout cela n’est qu’une prémisse à cette histoire qui captive la France depuis plus d’un an, et où les rebondissements ne cessent de survenir les uns après les autres.

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[00:00]

Vous êtes sur le point d'écouter Distorsion, un podcast sur...

[00:07]

Chaque semaine, de nouveaux éléments qui nous interroge un peu plus sur ce qui ressemble

[00:11]

à un huit clots familial.

[00:13]

La rythme de staté, la disparition de son épouse, cette disparition qui apparaît

[00:18]

comme immédiatement une disparition inquiétante.

[00:21]

Que la vérité se sache, que justice soit faite, et que surtout, on sache où tu es, ma chérie.

[00:27]

Des histoires étranges de l'ère numérique.

[01:02]

En décembre 2020, en pleine pandémie, Delphine Jubilar, une jeune femme de 33 ans,

[01:09]

disparaît dans la nuit à Cagnac-les-Mines.

[01:12]

Malgré de grands efforts déployés, elle n'est jamais retrouvée.

[01:16]

Et les soupçons se portent vers son mari, Cédric, qui affiche des comportements étranges.

[01:21]

En suivant les pistes numériques, on apprend que la famille Jubilar comptait plusieurs secrets

[01:26]

et que Cédric espionnait sa femme d'une manière maladive.

[01:31]

Tout cela n'est qu'une prémisse à cette histoire qui captive la France depuis plus d'un an

[01:35]

et où les rebondissements ne cessent de survenir les uns après les autres.

[01:43]

Sébastien Lévesque, comment vas-tu ce soir?

[01:45]

Ça va bien, et toi, Emile Gauthier?

[01:47]

Ça va très bien aussi, écoute, un petit peu triste aussi parce que c'est l'enregistrement

[01:51]

de notre dernier épisode de la saison 7 qui a été toute qu'une saison sérieuse.

[01:56]

Oui, oui, je trouve que ça a passé tellement vite. À chaque fois, c'est toujours ça.

[02:01]

Quand on retourne dans le début de saison, on a l'impression que, ouh,

[02:04]

puis après ça, ça déboule, puis on a déjà terminé.

[02:07]

Il y a toujours quand même un sentiment de satisfaction.

[02:10]

Moi, quand on termine une saison, je vis comme toi un peu le deuil,

[02:14]

mais aussi je suis content de fermer le chapitre de la saison 7 aussi.

[02:20]

Exact, puis d'attaquer de nouvelles histoires éventuellement.

[02:24]

Parce qu'en plus, cette saison 6 a été plus longue, échelonnée dans le temps,

[02:29]

puisqu'on a sorti aux deux semaines.

[02:32]

C'est toujours un peu un marathon pour moi et Seb parce qu'à chaque saison,

[02:36]

il faut évidemment faire de la recherche, faire les enregistrements,

[02:39]

organiser ça avec nos vies de fous, mais trouver du financement aussi,

[02:43]

travailler avec des agences, des commanditaires et tout ça.

[02:46]

À chaque fois, il y a une fébrilité.

[02:47]

Quand on arrive à la fin, on dirait qu'il y a un relâchement de pression.

[02:51]

Donc là, on attaque notre dernière histoire de la saison 7,

[02:56]

l'histoire de la disparition et possiblement le féminicide,

[03:01]

le meurtre de Delphine Jubilar, une histoire qui passionne la France.

[03:05]

Et pour être franc avec vous, c'est un peu nos distordus sur Discord

[03:09]

qui nous ont suggéré cette histoire-là.

[03:12]

À un moment donné, un bon après-midi, je les ai pokés,

[03:14]

parce que quand vous êtes membre Patreon, vous avez accès au serveur Discord,

[03:18]

et je leur ai demandé de me suggérer certains sujets.

[03:21]

Celui-là est revenu assez souvent parce qu'évidemment,

[03:24]

il y a plusieurs traces numériques, vous allez voir.

[03:27]

C'est un sujet passionnant.

[03:30]

Pourquoi pas, on s'est lancé là-dedans,

[03:31]

on s'est rendu compte que c'est une histoire qui a énormément de stocks,

[03:35]

qui est toujours en cours quand même.

[03:37]

Il faut quand même être prudent dans ce qu'on dit,

[03:39]

dans ce qu'on avance parce qu'il y a encore des rebondissements

[03:43]

au moment où on se parle.

[03:44]

On va essayer de faire un update le plus à jour possible de cette histoire-là,

[03:48]

mais ceci dit, qu'est-ce qu'on boit ce soir, Seb ?

[03:51]

Ce soir, mon cher Emile, on boit la Blanche Orange.

[03:54]

C'est un collabo de l'artiste visuel Pony.

[03:58]

Oui, moi j'adore ce qu'elle fait, allez voir sur Instagram, pony.

[04:03]

C'est un collabo avec Veux-tu une bière de Montréal ?

[04:07]

C'est une bière sans alcool, une bonne bière blanche de type belge

[04:12]

qui contient un bon soupçon d'orange et des arômes qui lui confère

[04:15]

vraiment un goût à la fois classique et actuel.

[04:18]

Excellente bière.

[04:19]

Oui, super bière.

[04:20]

Cette bière-là nous a été offert par Pablo Nicoli

[04:24]

via notre tournée de bière au distortionpodcast.com.

[04:27]

Merci à ceux qui encore nous payent des tournées,

[04:31]

ils remplissent notre fridge.

[04:32]

C'est une belle attention parce que justement,

[04:34]

ces bières-là, en fait, ce n'est pas des blogs.

[04:37]

Quand ça l'est, on vous le dit, mais autrement, on les achète,

[04:40]

on encourage les micro-brasseries du Québec et d'ailleurs, en fait.

[04:46]

On a déjà reçu des bières de la France aussi, d'outre-mer.

[04:50]

On a aussi un shout-out qui nous provient d'une review 5 étoiles

[04:54]

sur Apple Podcasts qu'on va donner à R. Steff, 74, 77, 86.

[05:00]

On aime ça, les noms avec plein de chiffres comme ça.

[05:03]

Et sa review est quand même assez longue,

[05:04]

mais tiens, ça vaut la peine de vous la lire.

[05:07]

Recherche Google l'a mieux investi.

[05:09]

J'étais sceptique quand je voyais Distortion dans le top 10 Google

[05:13]

des meilleurs podcasts québécois,

[05:15]

puis une amie Facebook vous a recommandé.

[05:17]

J'ai faiblé une fois, puis deux et trois fois,

[05:20]

et me voilà à 62 fois, et je suis sans regret.

[05:24]

Pour l'anniversaire de mes 30 ans,

[05:26]

j'ai choisi Emile et Seb avec une petite bouteille de veuve cléco-rosée.

[05:30]

C'est gentil, ça.

[05:32]

Je suis sans regret.

[05:33]

Bravo pour votre rigueur et vos recherches.

[05:35]

Votre travail m'impressionne.

[05:37]

Maintenant, je vous entends même narrer certains de mes rêves.

[05:41]

Suis-je un androïde dont vous avez infecté le programme?

[05:45]

Oui, monsieur.

[05:47]

Avec des reviews créatives comme ça,

[05:49]

vous pouvez être sûrs qu'on va vous donner un shout-out dans l'émission.

[05:51]

Merci à tous ceux qui nous donnent encore des shout-outs 5 étoiles

[05:54]

sur Apple Podcasts et sur Ailleurs aussi.

[05:57]

Sur Ailleurs, c'est magnifique.

[05:59]

Notamment, tiens, petit segue sur Audible

[06:02]

où on peut se procurer notre livre audio.

[06:03]

Oui, exactement.

[06:05]

Vous savez, on a déjà le tome 1 qui est disponible,

[06:07]

mais il y a aussi le tome 2 qui est disponible sur Audible.

[06:10]

Et le tome 2, si vous ne le savez pas encore,

[06:12]

c'est six heures et demie d'Emile et Seb qui lisent le livre.

[06:15]

Donc, si vous ennuyez de distorsion,

[06:19]

c'est le bon moment d'aller acheter le livre Audible

[06:22]

dans le fond de notre deuxième tome

[06:25]

et vous allez pouvoir du moins compenser notre absence avant notre retour.

[06:31]

Ben oui, tout à fait.

[06:31]

Tout à fait.

[06:32]

Aussi, on vous invite à nous rejoindre sur Patreon.

[06:36]

Vous savez, on a deux forfaits.

[06:38]

Et ceux qui sont abonnés aux forfaits, oui, Monsieur,

[06:40]

ont accès à nos after-shows.

[06:42]

Et dans l'after-show de cet épisode-ci,

[06:44]

on va discuter du cas d'Alexia d'Aval,

[06:47]

du meurtre d'Alexia d'Aval,

[06:48]

étant donné qu'il y a plusieurs similarités

[06:50]

avec le cas de Delphine Jubilar.

[06:52]

Donc, on va comparer un peu les deux histoires.

[06:55]

Peut-être que le cas d'Aval va peut-être,

[06:58]

éventuellement, mener à un autre épisode.

[06:59]

On verra bien.

[07:00]

Quoi qu'il y ait eu des dénouements qui sont malheureusement tragiques,

[07:05]

mais bon, il y a un peu moins d'éléments de mystère.

[07:07]

Ceci dit, on va en discuter un peu plus en long et en large dans l'after-show.

[07:12]

Et sinon, mon cher Seb,

[07:13]

est-ce qu'on est prêt à attaquer ce dernier épisode de notre saison 7?

[07:18]

Oui, Monsieur.

[07:20]

C'est parti.

[07:23]

Aujourd'hui, Seb, on traite d'une disparition mystérieuse

[07:27]

qui a des allures de meurtre, voire de féminicide la même.

[07:31]

C'est une histoire survenue en 2020 en pleine pandémie,

[07:35]

ce qui rend les choses un peu particulières.

[07:37]

Parce que c'est une histoire récente

[07:39]

qui a eu énormément de rebondissements au cours des derniers mois,

[07:41]

puis énormément de couvertures médiatiques aussi.

[07:44]

Ça a été un peu difficile même faire le tri dans toutes les infos.

[07:48]

Il y a des choses qui se répétaient, des choses qui se contredisaient aussi.

[07:51]

On invite d'ailleurs les distordus qui ont suivi l'histoire,

[07:54]

possiblement des Français, de peut-être nous préciser certaines infos.

[07:58]

Peut-être que de notre côté,

[08:00]

ce sont contredites, je sais, notamment au niveau

[08:02]

de la marque de téléphone cellulaire de Delphine.

[08:06]

On aura la chance d'en parler,

[08:07]

mais pour la distortion, c'est des détails qui nous intéressent

[08:09]

en les preuves numériques.

[08:11]

Mais un peu comme l'histoire du petit Grégory

[08:13]

ou encore le cas d'Alexia d'Aval,

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dont on a parlé dans l'intro,

[08:16]

c'est des histoires qui ont passionné la France.

[08:19]

C'est même devenu un genre de feuilleton.

[08:21]

Des fois, c'est exagéré à la télé.

[08:23]

Il y a une quantité impressionnante d'articles

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qui sont rédigés sur le sujet.

[08:28]

Et puis, connaissant la presse européenne,

[08:29]

ce n'est pas non plus une histoire

[08:30]

qui a toujours été traitée avec respect, si on veut.

[08:33]

Il ne faut pas oublier qu'il y a quand même

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la présomption d'innocence.

[08:37]

Il y a le mari ou l'ex-mari,

[08:40]

Delphine Jubilar,

[08:41]

qui est vraiment mis en observation.

[08:45]

Les regards sont tous posés sur lui

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et on a tendance à l'accuser.

[08:49]

Il y a quand même une forme de présomption d'innocence.

[08:51]

Ce procès n'a pas encore eu lieu

[08:53]

au moment où on enregistre l'épisode.

[08:56]

Mais ceci dit, on aura la chance

[08:58]

d'en reparler.

[08:59]

Il y a aussi des tonnes de preuves numériques

[09:01]

qui sont intéressantes à analyser,

[09:03]

même qui peuvent trancher potentiellement

[09:05]

dans un procès comme celui-là.

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Donc, sans plus tarder, Sable,

[09:10]

je me lance tout de suite

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dans la chronologie des événements.

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Nous sommes le 15 décembre 2020,

[09:16]

le jour de ma fête, imagine-toi.

[09:18]

Delphine Jubilar,

[09:19]

âgé de 33 ans,

[09:21]

vit avec son mari Cédric,

[09:23]

qui lui, âgé de 34 ans.

[09:25]

Le couple vit dans une maison

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de la commune de Cagnac-les-Mines,

[09:29]

située dans le sud-ouest de la France.

[09:31]

Cagnac-les-Mines, c'est un petit village

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de 2600 habitants environ

[09:35]

dans la région du Tarn,

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où la plupart des gens se connaissent.

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Delphine est infirmière

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et Cédric est peintre plaquiste

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en bâtiment.

[09:44]

Il travaille principalement sur des chantiers

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et aussi dans le monde des rénovations.

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Le couple a deux enfants,

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Louis et Elia,

[09:52]

nés en 2014 et 2019,

[09:55]

respectivement,

[09:56]

âgés de 6 ans et de 18 mois

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au moment des fêtes.

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La petite famille habite

[10:03]

une maison qui est constamment

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en construction à Cagnac-les-Mines.

[10:06]

Certains vont la qualifier

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de dépotoir, même que j'ai vu sur Internet,

[10:10]

c'est peut-être un peu exagéré,

[10:12]

mais le terrain de la maison

[10:14]

est un peu en bordel,

[10:15]

donc il n'est pas aménagé.

[10:16]

C'est une maison qu'on voit

[10:18]

qui a vraiment un potentiel.

[10:20]

La construction semble bien faite,

[10:23]

mais autour, il y a plein

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de matériaux de construction

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posés un peu partout,

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des vélos des enfants

[10:31]

qui sont empilés.

[10:34]

Ça ressemble

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à une cour à scrap,

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comme on pourrait dire,

[10:39]

au Québec.

[10:40]

Selon moi, Cédric devait vouloir

[10:42]

rénover la maison par lui-même,

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étant donné qu'il y a des habiletés

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en construction, mais le projet

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semble stagner depuis plusieurs mois,

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voire quelques années.

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C'est pour ça que je mets un bémol

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sur le mot dépotoir,

[10:53]

car je ne crois pas que la famille

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Jubilar était mal propre en général,

[10:57]

mais les aménagements semblaient

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s'étirer en longueur,

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dans le cas de cette maison-ci.

[11:03]

Ce soir-là, du 15 décembre,

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il fait un peu frais à l'extérieur

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et nous sommes en pleine pandémie.

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Donc, il y a un couvre-feu dans cette

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région-là de la France. On se rappelle

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cette époque qui n'est pas si loin derrière

[11:14]

nous. Les couvre-feu, c'était

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creepy et c'était un peu mal vu

[11:18]

de sortir dehors du couvre-feu.

[11:21]

Tu sentais que quelqu'un

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qui était dehors soit il était louche

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ou il avait une permission spéciale.

[11:29]

Mais tout semble se dérouler

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comme prévu dans la maisonnée

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à ce moment-là, le 15 décembre.

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Les heures pensent et vers 4 heures

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du matin, donc le 16,

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Cédric est réveillé par un de ses

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enfants qui pleure. Selon

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ces dires, sa femme est partie

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vêtue d'une veste polaire blanche,

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une doudoune, avec son téléphone

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portable. Elle serait sortie

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promener les deux chiens du couple

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pendant la nuit et ceux-ci seraient

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revenus seuls à la maison vers

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4 heures du matin sans leur maîtresse.

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Les chiens auraient alors

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réveillé un des enfants qui, par la suite,

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a réveillé leur père Cédric.

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Lorsque ce dernier regarde dehors

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rapidement, il trouve les chiens

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seuls qui aboient.

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Cédric s'inquiète et envoie tout de suite

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un texto à une des amies

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d'Elphine pour vérifier si elle

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est en sa compagnie, quand même

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particulier à 4 heures du matin.

[12:20]

Il lui dit « Dis à Delfine

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de rentrer », ce à quoi l'amie

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répond « Non, Delfine n'est pas avec moi ».

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C'est alors que vers

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4h30 du matin,

[12:30]

vraiment le 16 décembre,

[12:32]

Cédric contacte les gendarmes pour

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signaler que quelque chose ne tourne

[12:35]

pas rond avec sa femme Delfine.

[12:38]

Lorsque les gendarmes arrivent,

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il remarque tout de suite la maison

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en gros bordel, ce qui rendra

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difficile la collecte d'indices

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et l'observation

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sur le champ des lieux.

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Il remarque que Delfine

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est bien sortie en pleine nuit

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avec son téléphone, mais sans son

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son sac à main et sans ses lunettes,

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dont elle a besoin pour bien voir.

[13:01]

La scène semble

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bien mystérieuse.

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Il décide alors d'aller interroger

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le voisinage et constate qu'une

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voisine aurait vu l'infirmière apparemment

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dans les rues entre

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2 et 4 heures du matin.

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Le tout est très étrange puisque nous sommes

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en pleine pandémie, tout est fermé

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au village et il n'est même pas

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permis de circuler à cette heure-là

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en raison du couvre-feu.

[13:24]

Il s'agit donc d'une nuit bien particulière

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pour disparaître.

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Évidemment que lorsque les gendarmes

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arrivent dans la demeure de Cagnac-Lémin,

[13:32]

toute la maison est réveillée.

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Ça bouge beaucoup avec les deux enfants

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qui sont présents, mais aussi les deux chiens.

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Bizarrement, Cédric est

[13:40]

déjà en train de laver une couette

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de duvet dans la machine à laissée.

[13:44]

Drôle de timing pour faire

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une brassée de drap.

[13:48]

Cela jette tout de suite des soupçons

[13:49]

des gendarmes à l'endroit de Cédric.

[13:51]

Ils comprennent que quelque chose

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ne tourne pas rond chez les jubilards.

[13:55]

Mais Seb, avant d'aller plus loin,

[13:57]

est-ce que tu peux nous parler un peu

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du couple de Delphine et Cédric?

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Absolument, mon cher Emile.

[14:03]

Originaire du Tarn,

[14:05]

Delphine Osagel,

[14:07]

de son nom de jeune fille, est née en 1987.

[14:10]

Son adolescence est marquée

[14:11]

par le décès de son père alors

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qu'elle est âgée de seulement 12 ans.

[14:15]

Elle grandit à Guéac, près

[14:17]

d'Albi, avec deux de ses frères

[14:19]

et sa sœur. En 2007,

[14:22]

après l'obtention de son baccalauréat

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en sciences médico-sociales,

[14:26]

elle intègre l'école d'infirmière

[14:28]

IFSI d'Albi

[14:29]

où elle sort diplômée en 2010.

[14:32]

En 2011,

[14:34]

Delphine obtient un poste à

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la clinique Claude-Bernard d'Albi

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au service gastroenterologie.

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Delphine est très jolie,

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pétillante, débordante d'énergie.

[14:43]

C'est une femme qui est positive

[14:44]

et qui met vraiment de la joie autour d'elle.

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En juillet 2013,

[14:49]

elle épouse Cédric Jubilar,

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rencontré quelques années plus tôt

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en 2006 lors d'une fête d'anniversaire

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chez une amie commune.

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Ils n'ont à l'époque que 18 ans.

[15:00]

C'est vraiment des jeunes

[15:01]

tourteros.

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Contrairement à Delphine,

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Cédric connaît une enfance difficile

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et grandit successivement dans des familles

[15:08]

d'accueil et des foyers pour enfants problématiques.

[15:11]

Les deux ont des expériences

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très différentes, mais sont tout de même

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attirés l'un vers l'autre,

[15:15]

et ils décident de former un couple.

[15:18]

Ça fait très longtemps que le couple se connaît.

[15:20]

Ils sont un peu comme des amoureux du lycée

[15:22]

qui décident finalement de poursuivre

[15:24]

leur vie ensemble.

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Ils s'installent à Cagnac-les-Mines,

[15:27]

un petit village calme en campagne,

[15:29]

et fondent une famille avec la naissance

[15:31]

de leur premier enfant, Louis,

[15:33]

qui est né en 2014.

[15:34]

Entre-temps, Delphine vivra le deuil

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de sa mère atteinte d'une maladie

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neurodégénérative.

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Celle-ci va mourir à l'âge de 60 ans

[15:43]

en octobre 2016.

[15:46]

Les premières années du couple

[15:47]

à Cagnac-les-Mines se portent

[15:48]

plutôt bien, comme le démontre

[15:50]

la naissance de Elia,

[15:53]

leur plus jeune enfant,

[15:55]

né en 2019.

[15:56]

Toutefois, la relation entre les deux

[15:58]

copains du lycée se désagrage avec le temps.

[16:01]

La pandémie de COVID-19

[16:02]

éclate et bouleverse l'emploi

[16:04]

de Cédric, qui a beaucoup moins de travail

[16:06]

en chantier, en raison de l'isolement

[16:08]

et des mesures sanitaires.

[16:10]

Dans le cas de Delphine,

[16:12]

c'est totalement le contraire, sachant

[16:13]

que le système de santé a un urgent

[16:15]

besoin d'infirmière.

[16:17]

Cela pourrait faire en sorte que Cédric

[16:19]

s'isole de plus en plus et reste à la maison

[16:21]

toute la journée, en regardant

[16:23]

passer les heures. Il y a beaucoup de monde

[16:25]

qui ont vécu ce type

[16:28]

de situation-là

[16:29]

dans le couple, une forme d'inégalité.

[16:31]

Quand la COVID est arrivée,

[16:33]

des personnes étaient prises à la maison

[16:35]

à rien faire. Tu te sens comme un peu

[16:37]

poche. Puis là, tu as l'autre personne.

[16:39]

Il y a tout le poids du monde sur ses épaules.

[16:42]

Oui, il y a un genre de débalancement.

[16:43]

En plus, je pense que Delphine

[16:45]

était infirmière de nuit à ce moment-là.

[16:47]

Il devait avoir des horaires complètement

[16:49]

opposés l'un et l'autre.

[16:52]

Ce qui fait en sorte que

[16:53]

justement, Cédric devait rester à la maison

[16:55]

gérer les enfants, probablement

[16:57]

à l'école, garderie, tout ça,

[17:00]

pendant que Delphine, elle,

[17:02]

j'imagine, se reposait

[17:03]

et partait travailler par la suite.

[17:06]

Exact, mais on s'entend que ce n'est pas bon

[17:07]

pour une vie de couple.

[17:09]

Cela pourrait faire en sorte que

[17:11]

Cédric s'isole de plus en plus

[17:13]

et reste à la maison toute la journée

[17:15]

en regardant passer les heures.

[17:16]

Il se referme sur lui-même et commence

[17:18]

à consommer au quotidien.

[17:20]

Il fume la marijuana tous les jours

[17:22]

et cela devient son activité principale

[17:24]

en plus de boire de l'alcool.

[17:26]

Il commence aussi à fréquenter des jeunes

[17:28]

dans les parcs où il va fumer.

[17:30]

C'est un peu louche.

[17:33]

Elle n'est pas louche, mais c'est étrange.

[17:35]

Il est un peu sur la dérive

[17:37]

et sa vie devient de plus en plus léthargique.

[17:39]

Il ne faut pas oublier que le couple a tout de même

[17:41]

deux enfants, deux chiens,

[17:43]

et que Delphine est la seule à subvenir

[17:45]

aux besoins financiers de la famille.

[17:47]

Delphine commence en en avoir mort de ce train de vie,

[17:49]

en plus du fait qu'après plusieurs années,

[17:51]

l'état de la maison ne s'améliore pas

[17:53]

et les constructions ne se terminent jamais.

[17:56]

Delphine rêve d'un avenir

[17:57]

plus stimulant pour elle et sa famille,

[17:59]

ainsi qu'un logis propice

[18:01]

à élever ses enfants.

[18:02]

On l'a compris.

[18:03]

C'est souvent le genre de syndrome

[18:07]

du gars ou de la fille

[18:08]

qui a des compétences là-dedans

[18:10]

et qui veut tout prendre sur ses épaules.

[18:13]

Mais quand tu arrives le soir après

[18:14]

ta journée de travail,

[18:16]

tu en as déjà un peu plein de cul

[18:17]

et ça ne tente jamais.

[18:19]

Je trouve que c'est tout le temps

[18:20]

une mauvaise idée.

[18:21]

Souvent les projets de rénovation,

[18:23]

les gens qui ont moins de...

[18:25]

Parfois tout faire soi-même,

[18:28]

ça fait en sorte que

[18:29]

ce n'est jamais terminé.

[18:30]

Il y en a qui sont jamais capables

[18:34]

de ne rien terminer.

[18:36]

Exactement.

[18:37]

Il y a des trucs, je ne suis pas bon là-dedans,

[18:39]

des meubles ou des trucs comme ça.

[18:40]

J'ai besoin d'un coup de pouce.

[18:43]

Je trouve que des rénovations,

[18:44]

c'est tellement engageant.

[18:45]

Justement, ils vivent dans le bordel.

[18:48]

Des fois, les gens font ça pour économiser,

[18:50]

mais des fois, t'es mieux de déléguer

[18:51]

pour justement après ça pouvoir

[18:53]

fermer ce dossier-là et

[18:55]

passer à autre chose.

[18:56]

Possiblement que Delphine devait se dire aussi

[18:58]

vu qu'il y a moins de travail,

[19:01]

il va travailler sur la maison et tout ça.

[19:04]

Exactement.

[19:05]

Écoute, ça prend quand même des moyens

[19:07]

pour faire des rénovations chez vous,

[19:08]

même quand tu fais ça toi-même.

[19:09]

Oui, il y a ça aussi. Le contexte de COVID,

[19:12]

j'ai réfléchi à ce que tu disais.

[19:13]

Il y a l'état mental dans lequel

[19:16]

il était aussi, je pense,

[19:17]

qu'il ne devait pas être trop motivé.

[19:19]

Si on se revient dans cet état-là,

[19:20]

en 2020, tu perds ta job,

[19:23]

on est confiné.

[19:25]

J'avais l'impression que ça a dû jouer

[19:26]

aussi sur sa motivation de moins

[19:28]

avancer les travaux.

[19:31]

Je comprends Delphine.

[19:33]

Elle, elle travaille toute la nuit.

[19:35]

Déjà que c'est dur de travailler la nuit

[19:36]

comme infirmière, en temps de COVID,

[19:38]

c'est des guerriers-guerrières.

[19:40]

Oui, tout à fait.

[19:43]

Ils sont sur la ligne de front.

[19:44]

De son côté aussi, ça doit être

[19:46]

décourageant de voir

[19:48]

le mari fumer du cannabis

[19:50]

à la journée longue même,

[19:52]

de traîner dans des parcs avec

[19:54]

des jeunes ados.

[19:56]

C'est clair que ça ne devait pas

[19:58]

être motivant pour elle.

[20:00]

J'en comprends d'en avoir marre.

[20:02]

Au cours de l'été 2020,

[20:04]

la jeune femme décide de mettre

[20:06]

un terme à son mariage.

[20:07]

Le couple entame une procédure de divorce

[20:09]

tout en vivant sous le même toit.

[20:12]

Cédric réagit mal à cette demande

[20:13]

de séparation. Il affirme

[20:15]

à Delphine qu'il l'aime toujours

[20:17]

et lui promet de remettre sa vie sur pied

[20:19]

et de s'occuper de la maison prochainement.

[20:22]

Parallèlement, ils font face

[20:23]

à des problèmes financiers liés

[20:25]

à la situation professionnelle de Cédric

[20:27]

et du fait que Delphine doit faire vivre

[20:29]

toute la famille avec son seul salaire

[20:31]

d'infirmière. Ceci dit,

[20:33]

les procédures sont entamées

[20:35]

en pleine pandémie de COVID-19.

[20:37]

Mais en décembre 2020,

[20:39]

au moment des faits, le couple vit

[20:40]

toujours physiquement ensemble

[20:42]

dans la maison de Cagnac-Lémin.

[20:45]

On revient à notre enquête tranquillement,

[20:47]

mon cher Seb. On est toujours

[20:49]

en fait ce 16 décembre 2020.

[20:51]

On est au petit matin

[20:53]

puis on se rappelle, les gendarmes

[20:55]

viennent de débarquer chez Cédric.

[20:57]

On se rappelle que celui-ci a été

[20:58]

très rapide pour appeler les policiers.

[21:00]

Il a mis moins d'une demi-heure

[21:02]

entre son réveil causé par les pleurs

[21:04]

d'un de ses enfants, selon ses dires,

[21:06]

et le moment où il a appelé les gendarmes

[21:09]

pour signaler la disparition

[21:10]

de sa femme. Donc,

[21:12]

on se rappelle aussi qu'il a contacté

[21:13]

des amis de Delphine au préalable.

[21:16]

En fait, il a envoyé aussi un message

[21:17]

de groupe sur WhatsApp.

[21:20]

Les textos le prouvent avec l'heure

[21:22]

exacte de l'envoi sur WhatsApp.

[21:24]

Lorsqu'on lui demande si Delphine

[21:25]

est du genre à quitter la maison

[21:27]

sans avertissement, comme ça en pleine nuit,

[21:29]

parce qu'en fait, on n'a pas le choix

[21:31]

de poser la question, il répond que oui,

[21:33]

ça lui est déjà arrivé.

[21:36]

Apparemment que Delphine

[21:37]

avait déjà quitté pour la nuit,

[21:39]

sans avertissement, pour passer le reste

[21:41]

de la nuit avec des amis.

[21:44]

Étrangement, Cédric n'avait pas appelé

[21:45]

les gendarmes à ce moment-là, alors

[21:47]

qu'il a mis moins d'une demi-heure ici.

[21:49]

Bizarre quand même. À l'époque,

[21:51]

il avait laissé passer le temps et puis

[21:53]

Delphine était revenu. Mais là, même

[21:55]

sachant qu'elle l'a déjà fait,

[21:56]

il appelle les policiers seulement

[21:59]

15 minutes. Ça peut-être les chiens,

[22:02]

étant donné que

[22:03]

les chiens étaient comme seuls

[22:04]

devant chez elle, que c'est près de ça

[22:06]

qui a allumé quelque chose

[22:08]

de plus louche que

[22:10]

juste sortir. Oui, c'est vrai que les

[22:12]

chiens, ça se peut aussi. Les chiens

[22:14]

seraient sans doute rentrés à l'intérieur.

[22:17]

C'est une bonne

[22:19]

question, j'avoue. C'est peut-être ça

[22:20]

aussi qui lui a semé le doute.

[22:23]

Un voisin a aussi remarqué

[22:25]

que la voiture de Delphine, une petite

[22:27]

Peugeot 307 blanche,

[22:29]

était garée dans le parking

[22:31]

dans le sens inverse de la veille.

[22:33]

Donc,

[22:35]

par exemple, je crois

[22:36]

que Delphine avait tendance à se

[22:38]

garer à reculons, comme ça elle

[22:40]

pouvait repartir plus facilement le lendemain

[22:43]

matin ou lorsqu'elle partait pour son chiffre,

[22:45]

le soir probablement, tandis

[22:47]

que là, en fait, la voiture était dans l'autre

[22:48]

sens, ce qui était un peu inhabituel.

[22:51]

Une personne affirme avoir

[22:53]

aperçu Delphine promener les chiens

[22:55]

dans la rue dans la nuit du

[22:57]

15 au 16 décembre, entre deux heures

[22:59]

et quatre heures du matin. Encore

[23:01]

là, c'est très vague. Il y a un

[23:03]

autre voisin qui affirme que Delphine

[23:05]

ne promène jamais les chiens, c'est

[23:07]

toujours Cédric qui s'en occupe.

[23:09]

Pour lui, il est très

[23:11]

improbable que Delphine soit sorti dehors

[23:13]

avec les chiens. Ceci dit,

[23:15]

il n'y a aucune trace de Delphine dans la maison.

[23:17]

Les policiers affirment que les

[23:19]

lieux étaient mal entretenus et

[23:20]

que la maison était en bordel,

[23:23]

mais malgré tout ça, il n'y a aucune

[23:24]

trace de violence, aucune trace de

[23:26]

sang ou d'altercation qui est

[23:28]

visible dans la maison dans son état

[23:30]

actuel. Les policiers

[23:33]

prennent la disparition très au sérieux

[23:35]

et mobilisent une cinquantaine

[23:36]

de personnes dans les heures qui suivent

[23:38]

avec des chiens pisteurs, des

[23:40]

plongeurs, un hélicoptère,

[23:42]

ainsi qu'un drone pour attisser les environs

[23:44]

du haut des airs. Malgré

[23:46]

cela, aucune trace de Delphine

[23:48]

est visible pendant les jours qui suivent

[23:50]

dans les environs de Cagnac-Lémen.

[23:52]

Cédric demeure seul à la maison avec

[23:54]

ses deux enfants qui ne comprennent

[23:56]

pas trop ce qui est arrivé à leur mère.

[23:58]

Ça, c'est très triste, ils n'ont aucune

[24:00]

réponse. Je ne sais pas

[24:02]

ce qu'ils leur disaient pendant ce temps-là,

[24:05]

mais pour eux,

[24:06]

ce sont juste plein de questions.

[24:09]

Bien évidemment,

[24:10]

les proches et la famille de Delphine

[24:12]

ne croient pas du tout que la jeune femme

[24:14]

ait quitté la maison volontairement,

[24:15]

même si ça lui est déjà arrivé de le faire

[24:18]

pendant un court laps de temps.

[24:20]

Non seulement selon eux,

[24:21]

elle aimait trop ses enfants pour les quitter

[24:23]

subitement comme ça, mais en plus,

[24:26]

elle adorait son travail

[24:27]

et voyait son divorce comme l'occasion de

[24:29]

démarrer un nouveau chapitre dans sa vie.

[24:32]

Cette journée du 16 décembre,

[24:34]

Delphine avait congé

[24:35]

et devait aller prendre le déjeuner avec des copines

[24:38]

qu'elle avait bien hâte de voir,

[24:40]

donc elle anticipait

[24:41]

très positivement cette journée-là.

[24:43]

Donc ses copines, lorsqu'on leur demande

[24:44]

si c'est possible, ils se disent

[24:46]

« Ben non, on devait se voir aujourd'hui,

[24:48]

puis ça arrive pas souvent »,

[24:49]

donc Delphine était très excitée de cette activité-là.

[24:53]

Une telle disparition volontaire

[24:55]

ne faisait donc pas partie

[24:56]

des scénarios possibles selon ses proches.

[24:59]

De plus, nous sommes en pleine nuit,

[25:01]

en pleine pandémie et en isolement.

[25:03]

C'est pas évident de s'enfuir

[25:05]

comme ça, les hôtels, les commerces

[25:07]

sont un peu sous contrôle,

[25:09]

c'est pas tous les hôtels non plus

[25:11]

sont opérationnels, il y a bien des AirBnB

[25:13]

qui ont fermé, des choses comme ça.

[25:15]

Donc c'est pas évident de s'enfuir

[25:17]

dans le cas de la pandémie.

[25:19]

On a même vu des cas où

[25:21]

en fait, certaines

[25:23]

personnes retournaient avec leurs agresseurs

[25:25]

dans la pandémie en raison

[25:27]

de la pénurie de logements

[25:29]

qui a éclaté en même temps,

[25:30]

les pertes d'emploi, tout ça.

[25:32]

On sait que ça a été une période très difficile

[25:34]

pour la violence conjugale, entre autres.

[25:37]

Moi aussi, j'ai la misère à croire

[25:39]

qu'elle aurait pu s'enfuir dans un contexte

[25:41]

comme ça.

[25:43]

Cédric se montre tout de même

[25:45]

collaboratif aux recherches et avec

[25:47]

les policiers en général.

[25:49]

Ceci dit, il montre une certaine froideur

[25:52]

lors des interviews

[25:53]

ou encore d'interventions médiatiques

[25:55]

ainsi qu'une certaine arrogance.

[25:57]

On voit qu'il était aigri

[25:59]

de la demande de divorce et qu'il avait

[26:01]

une certaine distance avec Delphine.

[26:03]

Il ne se montre pas atterré

[26:05]

mais il collabore en général.

[26:07]

Les jours passent

[26:09]

et le 23 décembre, une grande

[26:11]

battue est organisée à Cagnac-les-Mines

[26:13]

et plus de mille volontaires

[26:14]

participent, dont Cédric Jubilar.

[26:17]

L'affaire fait les manchettes

[26:19]

en France et tout le pays est

[26:20]

arrivé aux nouvelles pour suivre

[26:22]

tous les rebondissements de l'affaire

[26:24]

et Dieu sait qu'il va en avoir.

[26:26]

Mais malgré tous les moyens déployés,

[26:29]

aucun corps n'y retrouvé,

[26:30]

ni indice vraiment pertinent.

[26:32]

On va trouver des vêtements lors de cette

[26:34]

battue-là, un couteau et un téléphone

[26:36]

apparemment, mais qui ne semblent pas

[26:38]

être liés à l'affaire.

[26:40]

Ceci dit, ce jour-là, l'affaire est

[26:42]

traité comme une affaire criminelle

[26:44]

d'enlèvement et de séquestration.

[26:46]

On remarque sur le site de la battue

[26:48]

un clivage entre Cédric

[26:50]

et la famille de Delphine.

[26:52]

Il semble y avoir deux camps, comme si

[26:54]

la famille de la jeune femme disparue ne faisait

[26:55]

pas tout à fait confiance à Cédric.

[27:00]

Les enquêteurs se tournent rapidement

[27:01]

vers les technologies pour tenter

[27:03]

d'éclaircir la ligne du temps

[27:04]

et le regard se tourne inévitablement

[27:07]

vers Cédric.

[27:08]

Alors que le téléphone de Delphine est manquant,

[27:12]

celui de Cédric, lui,

[27:13]

est saisi assez rapidement.

[27:15]

Selon sa version des faits,

[27:16]

le soir du 15 décembre, il indique

[27:19]

qu'il est allé se coucher aux alentours

[27:20]

de 23 heures après avoir passé

[27:23]

plusieurs heures à jouer au jeu vidéo

[27:25]

le Game of Thrones.

[27:27]

Le téléphone se serait éteint par manque

[27:29]

de batterie et aurait donc chargé

[27:31]

toute la nuit jusqu'à son réveil vers 4 heures.

[27:33]

Ça, c'est toujours selon ses dire à lui.

[27:35]

C'est son scénario.

[27:37]

Cette information-là sera d'ailleurs

[27:39]

contredite plus tard avec l'expertise judiciaire.

[27:42]

Le téléphone de Cédric

[27:43]

n'a jamais manqué de batterie.

[27:45]

Il aurait été fermé volontairement.

[27:47]

Un différent scénario, ça.

[27:49]

À son réveil,

[27:51]

son téléphone indiquait une charge

[27:52]

de 33 %. Il aurait par la suite

[27:55]

effectué des recherches avant d'appeler

[27:57]

la police.

[27:58]

Et information intéressante,

[28:00]

c'est rare que j'ai vu ça

[28:02]

dans un cas d'histoire à distorsion,

[28:04]

mais le pas de maître

[28:06]

qui calcule les pas qu'on effectue dans une journée,

[28:08]

le pas de maître du téléphone

[28:09]

de Cédric montre qu'il n'a fait

[28:11]

que 40 pas avant d'appeler la police

[28:14]

à 4h15 du matin.

[28:16]

Ce qui ne démontre qu'une fouille

[28:17]

sommaire, selon les enquêteurs.

[28:20]

Par exemple, la visite de la maison

[28:22]

et du jardin avec les policiers

[28:23]

a reconstitué plus de 380

[28:25]

pas sur le même téléphone.

[28:28]

Ils ont fait des comparaisons.

[28:29]

Cela indique qu'il n'a pas effectué une grande

[28:32]

recherche avant d'appeler de l'aide.

[28:33]

C'est louche.

[28:35]

Quand tu te lèves, par

[28:38]

sourceau, tu as été réveillé,

[28:39]

tu vas à la chambre de ta fille

[28:41]

parce qu'elle a pleuré. Après,

[28:43]

je ne sais pas comment la maison a été faite,

[28:44]

mais potentiellement, tu montes un étage,

[28:46]

tu en descends une, tu fais le tour de la maison,

[28:49]

juste ça, c'est plus de 40 pas.

[28:50]

Et après, tu vas voir dans le garage,

[28:52]

on voit qu'il y avait un garage,

[28:54]

il y a un jardin, une voiture, tu sors,

[28:56]

tu vas peut-être voir dans la rue un peu,

[28:57]

les chiens aboyaient, il y a sûrement sorti

[28:59]

pour les rentrer.

[29:01]

Juste en faisant des petits tests,

[29:03]

les enquêteurs ont fait 380 pas.

[29:06]

Selon lui, son scénario

[29:09]

est peu probable,

[29:10]

selon les petits tests maison

[29:12]

effectués.

[29:13]

Il aurait fallu que ce serait probable

[29:15]

s'il avait laissé son téléphone

[29:17]

sur sa table de nuit, là,

[29:19]

il serait revenu à sa table de nuit

[29:22]

et il appellerait.

[29:24]

Les pas de maître sont calculés

[29:26]

en fonction qu'on porte le téléphone

[29:27]

sur nous.

[29:29]

J'imagine que ça a été débattu en cours,

[29:31]

j'imagine que ça a dû être convenu

[29:33]

qu'il l'avait sur lui,

[29:34]

mais ça peut être ça aussi.

[29:36]

Il pouvait avoir fait le tour,

[29:38]

c'est pas pour le défendre,

[29:40]

avoir fait le tour et avoir juste laissé

[29:42]

le téléphone sur la table

[29:43]

et ne pas avoir fait pas selon

[29:46]

le pas de maître du téléphone,

[29:49]

mais il y a une clairement

[29:51]

une discordance.

[29:51]

Oui, mais tu as raison.

[29:54]

Tu vas voir, il y a d'autres éléments

[29:56]

troublants en lien avec son téléphone

[29:58]

qui laissent sous-entendre

[30:00]

qu'il en a peut-être fait plus.

[30:02]

Par la suite, selon ces registres d'appels,

[30:04]

il tente de joindre Delphine

[30:06]

180 fois

[30:07]

entre son réveil à 4h du matin

[30:09]

et 10h le matin.

[30:11]

C'est énorme.

[30:12]

Mais par contre, le 17 décembre,

[30:15]

donc le lendemain

[30:16]

de la disparition,

[30:19]

il a tenté que deux fois

[30:21]

et par la suite,

[30:22]

les autres jours depuis sa disparition,

[30:25]

plus aucun appel ne sera passé

[30:27]

envers le téléphone de Delphine.

[30:29]

Il a donc cessé de

[30:30]

contacter le téléphone de Delphine

[30:32]

seulement deux jours après sa disparition.

[30:35]

C'est bizarre.

[30:36]

Donc d'une manière frénétique.

[30:38]

Ça laisse presque sous-entendre

[30:39]

quelqu'un qui cache des preuves.

[30:42]

J'ai même une théorie,

[30:43]

en tout cas je t'en reviendrai,

[30:45]

vers la fin on en parlera,

[30:46]

mais qui pourrait expliquer quelque chose aussi.

[30:49]

Je te tease un peu.

[30:52]

Bref, ça ne se tient pas

[30:53]

tout à fait debout, on dirait,

[30:55]

cette ligne du temps de cette fameuse nuit

[30:56]

quand on regarde les preuves numériques.

[30:58]

Surtout que lorsqu'ils ont fait

[31:01]

une expertise judiciaire sur le téléphone,

[31:05]

quand le téléphone

[31:05]

se serait rallumé le lendemain matin,

[31:07]

il était à 33%.

[31:09]

Donc il ne s'était pas éteint par manque de batterie

[31:11]

comme Cédric le dit, sinon il serait plein

[31:13]

le lendemain matin.

[31:15]

En 4 heures, 5 heures, selon ses dires,

[31:18]

il n'est pas à 33%.

[31:19]

Donc ça a plus l'air d'un téléphone

[31:21]

qui a été fermé volontairement

[31:22]

et qui s'est déchargé peu à peu

[31:24]

plus qu'il se soit chargé.

[31:28]

Le téléphone de Delphine maintenant,

[31:31]

on sait, lui, il est disparu avec elle.

[31:34]

Mais il est possible d'obtenir

[31:35]

des informations grâce à son service téléphonique.

[31:37]

Ils vont faire des requêtes

[31:39]

et, contrairement à d'autres histoires,

[31:41]

ils vont avoir quelque part de la justice

[31:43]

derrière eux pour obtenir des informations.

[31:45]

On apprend que le téléphone

[31:47]

a cessé d'émettre le 16 décembre

[31:49]

au matin dans un rayon de

[31:51]

2 km autour de son domicile.

[31:53]

Le 16 décembre, c'est le lendemain

[31:55]

de la disparition.

[31:56]

Son téléphone tourne pour la dernière fois

[31:59]

à 22h55

[32:00]

la veille, le 15 décembre,

[32:02]

puis il tombe sur la messagerie vocale

[32:04]

à 7h48 du matin.

[32:07]

Il déclenche alors un relais

[32:09]

proche de chez elle, mais qui n'est

[32:10]

pas le relais auquel il se limite habituellement

[32:13]

lorsque Delphine est chez elle.

[32:14]

C'est un autre relais. Et là,

[32:16]

la lampe de poche du téléphone de Delphine

[32:18]

n'a jamais été allumée cette nuit-là

[32:21]

alors que la rue n'était pas éclairée,

[32:22]

apparemment qu'elle promenait les chiens,

[32:24]

qu'il faisait nuit, qui est une nuit

[32:26]

très noire et qu'elle est partie

[32:28]

sans son véhicule. Donc,

[32:30]

c'est quand même

[32:32]

louche que ce soit pas sa vie

[32:34]

de son téléphone pour s'éclairer sachant

[32:35]

qu'elle était dans l'obscurité totale.

[32:38]

Mais moi, j'ignorais qu'on pouvait traquer

[32:40]

l'information liée à la lampe,

[32:42]

la lampe de poche.

[32:43]

Oui, la lampe de poche, oui.

[32:46]

On essaie de chercher l'info,

[32:48]

c'est un peu difficile à trouver,

[32:50]

mais en fait,

[32:52]

je le sais que ce type

[32:54]

d'information-là se logre

[32:55]

sur des fichiers système.

[32:56]

C'est à savoir justement comment

[32:59]

les policiers l'ont eu. Est-ce que tout ça va

[33:00]

dans le cloud? Ça se pourrait.

[33:03]

Moi, mon autre théorie, c'est que

[33:05]

les compagnies comme ça, ils gardent

[33:06]

ces statistiques-là pour calculer la durée

[33:09]

de vie par exemple dans la lampe de poche

[33:11]

ou les statistiques

[33:12]

d'utilisation d'une lampe de poche pour

[33:15]

calculer la durabilité, etc.

[33:17]

Ça se pourrait que cette

[33:18]

info-là soit dans notre package de profils.

[33:21]

Ah oui! Lorsque tu cliques

[33:22]

quelque chose dans ton contrat que tu dis que

[33:24]

tu acceptes d'envoyer des données

[33:26]

pour l'amélioration des applications ou quelque chose.

[33:29]

Exact, exact. On sait que c'était un téléphone

[33:30]

Android, c'était un Huawei.

[33:33]

En fait, on va en parler un petit peu plus en détail.

[33:36]

C'était pas un iPhone,

[33:37]

je ne sais pas si de ce côté-là, c'est différent.

[33:39]

Ouais, les iPhones, c'est une bonne

[33:40]

question. Je suis sûr qu'ils logent,

[33:42]

mais à savoir si

[33:45]

ça se copie dans le high cloud,

[33:47]

je ne le sais pas du tout.

[33:49]

J'ai essayé de faire des recherches à trouver,

[33:50]

c'est une information qui est très

[33:52]

difficile à trouver précisément.

[33:55]

Oui, c'est clair. On a trouvé plein

[33:56]

de choses, l'habituel,

[33:58]

les données qui se stockent dans le cloud.

[34:00]

Mais je ne le sais pas avec un mandat

[34:02]

plus détaillé. S'il y a des

[34:04]

historiens qui le savent,

[34:06]

dites-nous-le absolument.

[34:08]

Les jours passent ainsi que le temps

[34:10]

des fêtes où Cédric fête Noël

[34:12]

avec ses enfants comme si de rien n'était.

[34:14]

Très triste pour eux d'ailleurs.

[34:17]

D'autres fouilles vont

[34:18]

être effectuées dans la maison avec des appareils

[34:20]

permettant de scanner les murs et les fondations.

[34:23]

Malgré tous ces efforts,

[34:25]

aucune trouvaille utile n'a été

[34:27]

récupérée. Ceci dit,

[34:29]

Cédric sent la pression monter en lui.

[34:31]

Il sent que les enquêteurs n'en ont

[34:32]

pas fini avec lui. Un

[34:34]

traqueur a été posé sous sa voiture

[34:36]

pour suivre ses déplacements et son

[34:38]

téléphone est mis sous écoute.

[34:40]

Il va commencer à surveiller ses allées

[34:42]

venues et à prendre en compte que

[34:44]

chacun de ses gestes est traqué.

[34:47]

D'autres comportements numériques

[34:48]

vont semer des doutes dans l'affaire.

[34:50]

Notamment, le 13 janvier 2021,

[34:54]

un message vide

[34:55]

est posté depuis son compte

[34:56]

Facebook. Elle est la seule

[34:58]

à y avoir accès. Trois hypothèses

[35:01]

sont avancées, celle d'un

[35:02]

bug dans l'application, soit d'un

[35:04]

piratage ou encore d'un

[35:06]

dysfonctionnement résultant des

[35:08]

investigations des enquêteurs sur le matériel

[35:10]

informatique de Delphine.

[35:12]

L'hypothèse du piratage aurait également

[35:14]

été privilégiée par la police.

[35:16]

Le 9 février, le téléphone

[35:19]

semble avoir été réactivé à nouveau,

[35:21]

plus précisément l'application Messenger,

[35:23]

sans que là encore une seule

[35:25]

explication ne puisse être avancée.

[35:27]

Il a été précisé plus tard par le procureur

[35:29]

que ces réactivations seraient

[35:30]

une conséquence technique des recherches

[35:32]

informatiques des enquêteurs,

[35:35]

ce qui leur a été confirmé par

[35:37]

Samsung. Il s'agit donc

[35:39]

d'une fausse alerte. Ce ne serait

[35:40]

pas Delphine qui aurait utilisé sa

[35:42]

téléphone. En même temps, c'est drôle

[35:44]

parce que l'info dit que justement,

[35:46]

c'était Samsung qui ont confirmé tout ça,

[35:48]

mais ce n'était pas un Samsung qu'elle

[35:50]

avait comme téléphone. Je ne sais pas si

[35:52]

si on les voit en Samsung juste pour

[35:54]

consulter. Ah ok, moi c'est bizarre,

[35:56]

parce que même sur Wikipédia, c'est

[35:58]

Samsung. On dirait que comme tu dis,

[35:59]

il y a de l'info

[36:02]

qui se contredit sur les

[36:04]

téléphones. C'est étrange.

[36:07]

Parce que Huawei et Samsung,

[36:09]

c'est vraiment deux entités à part.

[36:11]

Ça ne peut pas être

[36:12]

un co-branding ou quoi que ce soit.

[36:16]

Sauf si,

[36:16]

nuance, Samsung font des puces

[36:19]

de téléphone, dans le sens que

[36:20]

ça se peut que Huawei a des puces Samsung.

[36:23]

Dans vos iPhones,

[36:25]

vous avez plein de matériel de Samsung,

[36:27]

entre autres. C'est son

[36:28]

concurrent et ami, tout dépendant.

[36:31]

Bref, ça peut être ça.

[36:32]

Lorsque les enquêteurs questionnent Cédric

[36:34]

plus amplement et lui demandent si,

[36:36]

selon lui, Delphine avait eu une

[36:38]

relation extra conjugale au cours des mois

[36:40]

passés. Il leur répond tout bonnement

[36:42]

qu'il avait remarqué que Delphine avait

[36:44]

changé ses mots de passe, donc

[36:46]

il supposait qu'elle lui cachait des choses.

[36:49]

Cela démontre aussi que Cédric

[36:50]

tentait régulièrement de fouiller dans

[36:52]

le téléphone de Delphine, ce qui n'est pas

[36:54]

très sain, évidemment, dans une relation

[36:56]

amoureuse.

[36:58]

Il se trouve qu'en effet, en pleine

[37:00]

instance de divorce avec Cédric,

[37:02]

Delphine a eu une relation amoureuse avec un autre

[37:04]

homme qu'elle a rencontré via une application

[37:06]

de relation extra conjugale.

[37:08]

Le duo commence à discuter

[37:10]

en ligne d'une manière plus intensive

[37:12]

et, avec le temps, un véritable

[37:14]

amour se développe entre les deux.

[37:17]

Ils parviennent à se voir

[37:18]

de deux à trois fois par semaine.

[37:20]

L'homme en question est marié lui aussi

[37:22]

et habite dans une maison à Montauban,

[37:25]

une petite ville de la région

[37:26]

du Tarn, pas trop loin de

[37:28]

Cagnac-les-Mines. Il est

[37:30]

très doux et aimable, ce qui contraste

[37:32]

avec le tempérament de Cédric.

[37:34]

Ce dernier va se douter qu'un autre

[37:36]

homme est présent dans la vie de Delphine

[37:37]

et il va tenter à tout prix de le retrouver.

[37:40]

Il va tenter de géolocaliser Delphine

[37:42]

lorsqu'il suspecte qu'elle est en sa compagnie.

[37:45]

Lorsque Delphine

[37:46]

s'en rend compte, elle est folle de rage

[37:48]

et indique à Cédric de lui foutre

[37:50]

la paix et qu'elle engage un avocat

[37:52]

pour gérer le divorce.

[37:54]

Cédric devient de plus en plus aigri

[37:56]

et va même exprimer à des amis

[37:58]

à quatre ou cinq reprises qu'il en a mort

[38:00]

de Delphine et qu'il pourrait même

[38:02]

lui faire du mal.

[38:04]

Alors qu'il mène sa propre enquête

[38:06]

en décembre 2020,

[38:07]

Cédric va s'utiliser la carte

[38:09]

bleue de Delphine à son insu

[38:11]

et va se rendre dans un guichet automatique

[38:13]

pour regarder les transactions effectuées.

[38:15]

On oublie cette technique-là, mais c'est vrai

[38:17]

qu'on peut aller au

[38:19]

good old guichet automatique

[38:21]

puis voir l'historique des transactions.

[38:23]

Ça doit prendre un mot de passe par contre.

[38:25]

Il faut quand même tourner.

[38:27]

Dans un couple, souvent tu connais

[38:29]

le mot de passe.

[38:33]

Souvent, il n'y a pas d'information

[38:34]

autant que ça que confidentielle.

[38:36]

Souvent, les gens vont changer

[38:37]

leur mot de passe Facebook avant

[38:39]

de changer leur mot de passe de carte de crédit.

[38:41]

Effectivement. Delphine s'est récemment

[38:43]

acheté de nouveaux sous-vêtements.

[38:45]

Elle a aussi payé une nuitée à l'hôtel

[38:47]

et d'autres nuits chez des particuliers.

[38:49]

Selon ce qu'il peut voir dans

[38:50]

l'historique de transactions.

[38:52]

Cédric va devenir foudrage.

[38:54]

Delphine semble avoir un plan en tête.

[38:57]

Elle a terminé le compte conjoint

[38:58]

du couple, souhaite s'acheter une nouvelle voiture

[39:00]

et déménager à Motobank.

[39:02]

Avec son nouvel amoureux,

[39:04]

il amenait les enfants, car elle juge

[39:06]

que Cédric n'est pas en mesure de s'en occuper

[39:08]

avec la maison en bord d'elle.

[39:10]

Sans parler de sa consommation.

[39:13]

Bien sûr.

[39:15]

L'amant en question a confié

[39:16]

dans une interview à un journal que l'histoire

[39:18]

entre lui et Delphine avait commencé

[39:19]

sur Internet six mois avant sa disparition.

[39:23]

Il a également déclaré

[39:24]

que Delphine jubilare et lui

[39:26]

avait prévu d'aménager ensemble

[39:27]

et que son propre divorce à lui était

[39:30]

sur la bonne voie.

[39:31]

Sa femme avait accepté et avait même demandé

[39:34]

à Delphine de se faire discrète d'ici

[39:36]

à ce que le divorce soit finalement conclu.

[39:38]

On apprend aussi que le soir de sa

[39:40]

disparition le 15 décembre,

[39:42]

peu avant 23 heures,

[39:44]

elle et lui s'étaient échangés des textos

[39:45]

et elle lui avait envoyé une photo d'elle

[39:48]

en chemise de nuit, douchée

[39:49]

et prête à aller se coucher.

[39:52]

Ensuite, la tenue sera trouvée

[39:53]

lors de la première recherche dans le bac à linge sale.

[39:57]

Son dernier message

[39:58]

textera « Je t'aime mon cœur »

[40:00]

et par la suite, plus rien.

[40:02]

Bref, Delphine avait tout prévu

[40:04]

pour débuter une nouvelle vie avec ses enfants

[40:06]

et son nouvel amour.

[41:50]

Le jour passe et deviennent des semaines

[41:52]

et les semaines deviennent des mois

[41:54]

sans aucune nouvelle de Delphine.

[41:56]

Le tout commence à être très suspect

[41:58]

et l'hypothèse d'une disparition volontaire

[42:01]

tient de moins en moins la route,

[42:03]

surtout que l'amant de Delphine,

[42:04]

lui non plus, n'en a aucune nouvelle.

[42:07]

La famille et les proches sont très attricités

[42:09]

et ses pauvres enfants

[42:11]

n'ont toujours pas de réponse à leurs questions.

[42:14]

Un autre homme

[42:15]

dont le comportement envers Delphine Jubilar

[42:17]

est qualifié d'insistant par une témoin

[42:20]

est entendu par les enquêteurs.

[42:22]

Il avait déjà été condamné

[42:23]

le 2 novembre 2020

[42:25]

dans une affaire liée accidentellement

[42:27]

à la voiture du couple Jubilar,

[42:29]

je crois que c'était un chauffeur de taxi.

[42:31]

Il nie toute l'implication

[42:32]

et les gendarmes ne semblent pas disposer

[42:34]

d'éléments le reliant à l'affaire.

[42:36]

Les voisins signalent la présence

[42:38]

d'un camping car ou un genre de véhicule

[42:40]

récréatif, garé à proximité

[42:42]

du domicile de Delphine

[42:44]

dans les jours précédents de sa disparition.

[42:47]

Retrouvé et entendu

[42:48]

par les enquêteurs, le propriétaire

[42:50]

du véhicule est lui aussi mis hors de cause.

[42:54]

En avril 2021,

[42:56]

Cédric

[42:56]

commence à obtenir une certaine forme

[42:58]

de notoriété sur les réseaux sociaux.

[43:00]

La presse française

[43:02]

traite du sujet à chaque jour

[43:04]

et des photos de lui circulent constamment.

[43:07]

Il ne déteste pas

[43:08]

cette forme de popularité.

[43:10]

Les gens étant ce qu'ils sont, il a

[43:11]

aussi des admiratrices qui semblent attirées

[43:14]

par son profil énigmatique de bad boy

[43:16]

possiblement meurtrier.

[43:18]

C'est toujours un peu creepy ça.

[43:21]

À la mi-avril,

[43:22]

il fait la rencontre d'une femme

[43:24]

de 10 ans son aînée, Séverine,

[43:26]

avec qui il commence à s'afficher

[43:28]

publiquement.

[43:29]

Avant la disparition de Delphine,

[43:31]

Séverine connaissait Cédric par l'intermédiaire

[43:34]

de son fils qui allait parfois

[43:36]

chez les jubilards pour jouer au poker

[43:38]

et boire quelques bières.

[43:40]

Des soirées où Delphine était rarement

[43:42]

présente, probablement parce qu'elle

[43:43]

travaillait à ces heures-là.

[43:45]

C'était un peu un ami

[43:48]

de Cédric.

[43:49]

Il fumait du weed avec

[43:51]

et c'est lié

[43:54]

d'amitié avec sa mère

[43:56]

qu'il fréquente maintenant.

[43:58]

Quelques mois à peine après

[43:59]

la disparition de Delphine.

[44:02]

Et comment ils se sont rencontrés est aussi

[44:03]

un peu spécial, Seb.

[44:05]

C'est le 15 avril 2021

[44:07]

qu'ils se sont rencontrés et ils auraient

[44:09]

noué des liens plus étroits lors

[44:11]

d'une battue pour retrouver Delphine.

[44:14]

Cette maman de deux enfants

[44:15]

est allée vers lui en pensant avoir trouvé

[44:17]

un pull taché de sang appartenant

[44:19]

à l'infirmière. Et ensuite,

[44:21]

autour de la mi-avril, ils ont diné ensemble

[44:23]

et leur histoire a commencé. Ils se sont

[44:26]

attachés et puis ont décidé de former

[44:28]

un couple. Il était immédiatement

[44:30]

jugé par les proches de Delphine

[44:32]

et par les gens sur les réseaux sociaux,

[44:34]

bien évidemment. Ce jugement-là

[44:36]

le pousse encore plus à s'afficher

[44:38]

avec elle. Donc il voit ça un peu comme

[44:40]

une provocation.

[44:42]

Puis je sais que la presse française

[44:43]

le jugait beaucoup pour ça.

[44:46]

On dirait que je comprends pourquoi

[44:47]

les gens le jugent. Justement,

[44:49]

sa femme est apparue avant, mais

[44:51]

dans son scénario à lui

[44:53]

d'homme innocent,

[44:55]

c'est sûrement justifié

[44:57]

d'être avec une autre femme.

[45:00]

Delphine était avec un autre

[45:02]

homme, elle avait demandé le divorce.

[45:04]

Donc lui, quelques mois

[45:06]

après la disparition, il ne voit pas ça comme

[45:07]

une offense malgré ça.

[45:10]

Mais évidemment pour

[45:11]

les proches de la famille

[45:13]

de Delphine, c'est

[45:15]

audacieux, voire insultant.

[45:17]

Oui, mais c'est ça.

[45:19]

C'est vrai qu'il était quand même en instance

[45:21]

de divorce, c'est juste que je pense

[45:23]

que c'est toute l'exposition publique

[45:24]

qui doit chocker.

[45:27]

Oui, c'est ça.

[45:29]

Entre temps, l'enquête se poursuit

[45:31]

toujours. Certaines informations

[45:33]

vont être acheminées aux policiers au fil du temps.

[45:35]

Certaines qui sont plutôt troublantes

[45:37]

et qui soutiennent une thèse d'un scénario

[45:39]

violent. La même nuit,

[45:41]

vers 23 heures,

[45:43]

l'écrit d'une femme, supposée être

[45:45]

ceux de Delphine, ont été entendu

[45:47]

par deux témoins, une femme et sa

[45:49]

fille sorties fumer une cigarette d'or.

[45:52]

Selon elles,

[45:53]

des cris masculins et féminins

[45:55]

ont été entendus en provenance de la maison,

[45:57]

en plus d'aboiements de chiens.

[45:59]

Le fils aîné de Delphine,

[46:01]

Louis, a lui aussi été interrogé

[46:03]

à trois reprises dans des témoignages

[46:05]

qui se sont contradis.

[46:07]

La première fois, il a indiqué

[46:09]

que rien de spécial ne s'était passé la veille

[46:11]

de la disparition. Mais un

[46:13]

mois plus tard, il va indiquer

[46:15]

qu'une violente dispute entre ses parents

[46:16]

l'a sorti du lit le soir du 15 décembre.

[46:19]

Il voit ses parents en train

[46:21]

de s'empoigner entre le canapé

[46:23]

et le sapin de Noël.

[46:25]

Lors de cet entretien, Louis

[46:26]

a détaillé l'altercation entre ses deux parents.

[46:29]

Il se poussait avec les deux bras,

[46:31]

une fois papa, une fois maman.

[46:33]

Maman a dit « arrête-toi ».

[46:35]

Imaginez le drame vécu

[46:37]

des yeux d'un enfant sérieux.

[46:39]

Quand t'assistes à ça, ça doit être l'enfer.

[46:41]

Quelques semaines avant la disparition,

[46:43]

la nounou du couple a aussi été témoin

[46:45]

d'une violente dispute entre

[46:47]

Cédric et Delphine, où Cédric

[46:48]

aurait menacé sa femme que si elle

[46:51]

le quittait, elle devait s'attendre à des

[46:53]

représailles.

[46:54]

Donc il y avait vraiment un comportement colérique

[46:56]

Cédric, puis il n'était pas sa première

[46:59]

menace envers Delphine.

[47:01]

Effectivement.

[47:02]

Suivant ces témoignages troublants,

[47:04]

Cédric Jubilar est enfin

[47:06]

arrêté le 18 juin 2021

[47:08]

pour meurtre aggravé.

[47:10]

Arrêté devant ses amis, il garde

[47:12]

le sourire pendant qu'il se fait passer les menottes.

[47:14]

Selon le procureur de la République,

[47:17]

il est établi qu'il s'agit

[47:18]

d'une disparition qui n'est vraisemblablement

[47:20]

pas volontaire.

[47:22]

S'appuyant sur le profil de Delphine Jubilar,

[47:24]

qui envisageait de divorcer de son mari

[47:26]

pour s'installer avec un nouveau

[47:28]

compagnon, qui aimait son travail

[47:30]

et qui avait fait des projets d'avenir,

[47:33]

la piste du suicide

[47:34]

ou de la disparition volontaire a été écartée.

[47:37]

L'amant de Delphine

[47:38]

a un alibi solide.

[47:40]

Il était avec sa femme dans la ville de Motoba

[47:42]

le soir du drame.

[47:44]

Cédric, lui, n'a toujours

[47:46]

aucun alibi.

[47:47]

Ainsi, il avait organisé une véritable

[47:49]

surveillance de sa femme,

[47:51]

allant sur son compte bancaire pour voir

[47:53]

si elle avait fait des dépenses,

[47:54]

étant très intrusif sur la manière dont sa femme

[47:57]

organisait sa séparation à rapporter le procureur.

[48:00]

Cédric Jubilar a été décrit

[48:02]

comme quelqu'un qui pouvait être brutal,

[48:05]

grossier, agressif,

[48:06]

y compris envers ses enfants.

[48:08]

Il sera donc maintenu en détention

[48:10]

provisoire où il est toujours d'ailleurs.

[48:13]

L'objectif des enquêteurs

[48:14]

obtenir des aveux.

[48:16]

Séverine est aussi mise en garde à vue,

[48:18]

mais relâchée peu après

[48:20]

son interrogatoire.

[48:21]

Peu avant son incarcération,

[48:23]

Cédric va afficher une grande distance face à la

[48:26]

disparition de Delphine.

[48:27]

Il va même parfois envoyer des messages

[48:29]

insultants aux amis de Delphine,

[48:31]

qui poursuivent toujours les recherches.

[48:34]

Cédric semble aussi avoir un ton particulier

[48:36]

où il prétend savoir ce qui est

[48:38]

arrivé à sa femme.

[48:40]

Il tentera à quatre reprises

[48:42]

au cours des mois suivants à obtenir une libération

[48:44]

en attente de son procès,

[48:46]

demande qu'ils lui seront toujours refusés.

[48:48]

Puis son attitude

[48:49]

n'aide pas à ça, le fait que

[48:51]

il envoie des… il insulte

[48:54]

les amis de sa femme qui organisent encore

[48:55]

des battus, des recherches, tout ça,

[48:57]

son arrogance sur les réseaux sociaux,

[49:00]

le fait qu'il fait toujours

[49:01]

un petit peu allusion, un peu à la blague,

[49:04]

que Delphine,

[49:06]

peut-être qu'il s'en serait débarrassé

[49:08]

ou peut-être qu'il sait où elle est.

[49:10]

Mais dans un contexte comme ça,

[49:12]

c'est très maladroit de s'apprendre.

[49:13]

Tu ne peux pas faire ça.

[49:16]

C'est vraiment une drôle d'attitude,

[49:18]

honnêtement.

[49:19]

Une information importante sera d'ailleurs

[49:21]

contradite dans la foulée de cette arrestation.

[49:24]

D'après le procureur de la République,

[49:26]

lorsque les gendarmes arrivent

[49:27]

à 4h50 du matin,

[49:30]

chez Cédric et Delphine,

[49:32]

une laveuse de vêtement est en route,

[49:33]

on se rappelle, contenant la couette

[49:35]

avec laquelle dormait son épouse.

[49:39]

À ce moment-là,

[49:40]

l'état de la maison était négligé.

[49:42]

Par contre, cette déclaration

[49:44]

du procureur est contradite

[49:46]

par une photo qui a été amenée

[49:48]

au dossier. La photo a été

[49:50]

prise l'après-midi du 16 décembre

[49:51]

lors des fouilles qui avaient été organisées,

[49:54]

puis cette photo-là

[49:55]

montre la couette sur le canapé

[49:57]

où dormait Delphine Jubilar.

[49:59]

Donc, elle n'aurait pas été lavé,

[50:02]

ce serait autre chose qui aurait été lavé à ce moment-là.

[50:04]

Puis aussi, on fait une analyse

[50:06]

de l'eau de la machine à laver

[50:07]

qui ne révèle aucune trace de sang.

[50:09]

Donc, pensez au peigne fin,

[50:11]

ni l'eau de la machine,

[50:12]

ni le tambour de la machine, tout ça,

[50:15]

ne contient de traces

[50:17]

d'un drap en sanglanté qui aurait été lavé

[50:20]

de ce côté-là.

[50:21]

Donc, cette preuve n'aura plus aucune valeur

[50:23]

dans l'enquête. Mais on s'entend

[50:25]

que c'est quand même louche de faire une brassée

[50:27]

à 4 heures du matin, quelle qu'elle soit.

[50:29]

Oui, oui, c'est un peu bizarre.

[50:31]

Surtout à cause du contexte.

[50:32]

Oui, à cause du contexte.

[50:35]

Suite à l'arrestation de Cédric,

[50:38]

les enfants seront placés

[50:39]

chez la sœur de Delphine.

[50:41]

Le 22 juin 2021,

[50:43]

le logement du couple est à nouveau

[50:45]

perquisitionné en présence

[50:47]

de Cédric. Une clé USB

[50:49]

ainsi que des cartes mémoire de téléphone

[50:51]

sont alors trouvées.

[50:52]

Les enquêteurs ont un scénario bien

[50:55]

précis en tête. Selon eux,

[50:57]

le soir du 15 décembre,

[50:58]

après avoir joué à Game of Thrones,

[51:01]

Cédric surprend Delphine

[51:02]

en train d'échanger des messages avec son amant,

[51:05]

ça le met tout de suite en rogne

[51:06]

et une dispute éclate entre le couple.

[51:09]

Cédric tue Delphine dans la

[51:10]

foulée de cette dispute. Il s'agit

[51:12]

donc d'un féminicide selon eux

[51:14]

et ils veulent tout faire pour le prouver.

[51:17]

Toutefois, Cédric

[51:18]

y tient son bout. Il maintient

[51:20]

son innocence et ne va rien avouer.

[51:23]

Après tout, il n'y a toujours

[51:25]

pas de corps, toujours pas de

[51:26]

scène de crime. Toutes les preuves contre lui

[51:29]

sont circonstancielles seulement.

[51:31]

De plus, un témoin

[51:33]

a affirmé avoir vu Delphine

[51:34]

marcher dans la rue avec les chiens en pleine nuit.

[51:37]

C'est vrai, on se rappelle de ce témoin là.

[51:38]

De plus, avec les enfants à la maison,

[51:41]

ça laisse très peu de temps à Cédric

[51:42]

pour commettre son meurtre, nettoyer

[51:44]

la scène de crime et disposer

[51:46]

du corps de Delphine en pleine pandémie

[51:49]

lorsqu'un couvre-feu sans

[51:51]

alerter les autres villageois.

[51:52]

Bref, aussi, évidemment,

[51:55]

s'il avait vraiment commis le crime,

[51:57]

aurait-il appelé les gendarmes

[51:58]

aussitôt à 4h15 du matin?

[52:01]

Pourquoi ne pas passer une nuit

[52:03]

normale et les appeler le lendemain?

[52:05]

Je sais pas. Il y a plein de questions

[52:07]

que tu te dis, voyons,

[52:08]

si c'est lui qui a fait ça,

[52:11]

c'est particulier quand même,

[52:13]

tous ces autres facteurs-là

[52:15]

qui sont à prendre en compte.

[52:18]

Pendant son incarcération,

[52:20]

Cédric est plutôt calme.

[52:21]

Il fait sa routine de prisonnier

[52:23]

et appelle sa compagne Séverine

[52:25]

à tous les jours.

[52:26]

Il clambe toujours son innocence.

[52:28]

Les enquêteurs vont utiliser certaines

[52:30]

tactiques pour que Cédric baisse sa garde

[52:32]

et le faire parler.

[52:34]

Lorsqu'ils font des interviews avec lui,

[52:36]

ils lui disent toujours que l'enquête

[52:38]

piétine, qu'ils n'ont pas de pistes

[52:39]

véritables, qu'ils n'ont pas de nouveaux suspects,

[52:42]

tout ça. Ainsi, Cédric risque

[52:44]

d'être moins prudent et de faire des erreurs.

[52:47]

Il y a aussi un détail

[52:48]

que je t'ai mentionné, mais il va être

[52:50]

d'une certaine façon

[52:52]

pas utile plus tard,

[52:54]

mais c'est que les parents de Cédric

[52:55]

ont aussi été arrêtés le même jour que lui.

[52:59]

Apparemment,

[53:02]

je crois

[53:02]

que c'est la mère de Cédric

[53:04]

qui aurait organisé

[53:06]

quelque chose pour qu'il puisse suivre la voiture

[53:08]

ou quelque chose comme ça. Elle aurait participé

[53:11]

à l'offensive

[53:12]

de l'espionnage de Cédric.

[53:14]

C'est ça, de son propre fils.

[53:16]

Mais par la suite, elle va être retirée

[53:18]

de tout ça.

[53:20]

Oui, parce qu'elle devait avoir des soupçons.

[53:23]

Je peux comprendre.

[53:24]

Non, excuse-moi, elle, elle espionnait Delfin.

[53:27]

Ah, oui, elle participait

[53:29]

à espionner Delfin.

[53:30]

Oui, c'est ça, mais elle

[53:32]

ne savait pas la raison derrière.

[53:34]

Donc, les policiers l'ont interrogé,

[53:37]

mais ça n'a rien donné.

[53:38]

Il n'y a aucune charge qui a été retenue contre les parents de Cédric.

[53:40]

Mais quand même, je trouve ça bizarre,

[53:43]

la belle-mère, ex-belle-mère, complice

[53:46]

en tout cas

[53:47]

d'espionner.

[53:49]

Je trouve ça un peu

[53:51]

mais il a dû y mettre dans la tête

[53:53]

qu'elle voyait quelqu'un

[53:55]

pour les enfants. J'ai l'impression.

[53:57]

Un événement complètement inattendu

[53:59]

survient pendant que Cédric était

[54:01]

à carcérée à l'automne 2021.

[54:03]

Il fait la rencontre d'un certain

[54:05]

Marco, un co-détenu

[54:07]

et voisin de cellule.

[54:08]

Marco est un malfrat originaire

[54:11]

de la Corse, qui a été récupéré

[54:13]

par Interpol au Portugal

[54:15]

après avoir été condamné à

[54:16]

un an de prison pour des menaces de mort.

[54:19]

Marco et Cédric ont en commun

[54:21]

le fait que tous les deux dorment très peu

[54:23]

et sont éveillés à des heures

[54:25]

inhabituelles, ce qui fait en sorte

[54:26]

qu'ils se lient d'amitié et

[54:28]

ont de longues conversations

[54:31]

verbales, mais aussi

[54:32]

écrites. Il semblerait que Cédric

[54:34]

ait fait plusieurs confessions à Marco

[54:36]

pendant les conversations qu'ils ont eu ensemble.

[54:39]

Marco a contacté l'administration

[54:41]

pénitentiaire en affirmant

[54:42]

avoir des révélations à faire

[54:44]

sur l'affaire Jubilar et il souhaite

[54:46]

négocier avec eux. C'est un opportuniste.

[54:50]

Selon lui,

[54:51]

écoutez bien ça,

[54:52]

Jubilar lui aurait confié avoir assassiné

[54:54]

Delphine le soir du 15 décembre.

[54:57]

Et je le cite.

[54:58]

Il aurait d'abord vu un message de l'amant

[55:00]

de sa femme avec qui elle textait.

[55:02]

Il a pris son téléphone des mains et a vu

[55:04]

les messages. C'est ça qui l'a fait vriller.

[55:07]

Il m'a expliqué avoir suivi sa femme

[55:08]

en la géolocalisant, avoir tenté

[55:10]

de pirater son téléphone sans succès.

[55:13]

Il savait ce qui allait se passer.

[55:14]

Il attendait le moment propice pour

[55:16]

s'en débarrasser. Cédric lui

[55:18]

aurait confié plusieurs lettres destinées

[55:20]

à Séverine afin qu'il lui remette une

[55:22]

fois que Marco serait en liberté.

[55:25]

Ces lettres étaient écrites

[55:26]

sous forme d'un code qui a été

[55:28]

décrypté par les policiers.

[55:30]

Cédric lui aurait aussi donné des numéros

[55:32]

de téléphone de contact à rejoindre.

[55:34]

En plus de ça, selon le témoignage

[55:36]

de Marco, en faisant référence à une

[55:38]

autre histoire de meurtre qu'il aurait

[55:40]

vu à l'émission « Faites entrer l'accusé »,

[55:42]

Cédric lui aurait mentionné

[55:43]

« Dans mon cas, ces abrutis n'ont même

[55:46]

pas trouvé le couteau ». Et en se

[55:48]

comparant au meurtrier dans l'histoire

[55:50]

et en faisant référence aux enquêteurs,

[55:53]

Cédric m'a dit qu'il avait

[55:54]

enterré l'autre en parlant de sa

[55:56]

femme, mais qu'elle n'était pas enterrée

[55:58]

profond. Cela l'a inquiété

[56:01]

que son corps puisse être découvert à

[56:02]

l'approche de l'hiver et souhaitait que

[56:04]

quelqu'un déplace le corps. Il m'a

[56:07]

précisé qu'il s'agit d'un endroit qui

[56:08]

avait brûlé sans plus de précision.

[56:11]

Il m'a expliqué qu'il s'agissait d'une

[56:12]

forêt qui avait déjà brûlé.

[56:15]

Cédric aurait utilisé une voiture

[56:17]

blanche pour transporter le corps.

[56:19]

Il m'a dit qu'il n'allait pas être

[56:20]

assez stupide pour utiliser sa propre

[56:22]

voiture, à même préciser Marco.

[56:25]

Mais on se rappelle que Delphine

[56:27]

avait une petite voiture blanche qui

[56:29]

a été déplacée pendant la nuit.

[56:31]

Ça, c'est très étrange, ce témoignage-là

[56:34]

à Marco.

[56:36]

Tu dis, est-ce que tout ça

[56:37]

est vrai ou il y a des choses à inventer

[56:39]

parce qu'effectivement, Delphine

[56:41]

avait une voiture blanche aussi.

[56:43]

C'est quand même assez

[56:45]

louche tout ça. Est-ce que

[56:47]

vraiment Cédric se serait

[56:48]

vanté en disant justement les

[56:50]

abrutis n'ont pas trouvé le couteau

[56:52]

à son voisin de prison?

[56:55]

On dirait qu'il y a des éléments

[56:56]

de vérité là-dedans, mais que

[56:58]

ce n'est pas clair.

[57:00]

C'est louche,

[57:02]

mais on va voir, les enquêteurs

[57:04]

vont quand même vouloir vérifier tout ça.

[57:05]

Oui, absolument.

[57:07]

Le co-détenu de Cédric a ajouté

[57:09]

que sa nouvelle compagne, Sévrine,

[57:12]

est au courant et a proposé

[57:14]

au gendarme de les aider afin de

[57:16]

faire avancer l'enquête.

[57:17]

Les policiers acceptent de l'entendre

[57:19]

et d'investiguer cette piste,

[57:22]

puisqu'à ce moment-ci, rien n'est concluant.

[57:24]

Bien que tous les soupçons paient

[57:26]

sur Cédric, aucune preuve réelle

[57:28]

n'a été découverte, aucun corps,

[57:31]

aucune arme du crime et aucune

[57:32]

scène de crime, comme on vous disait.

[57:34]

Marco a donc été remis en liberté

[57:36]

pour aller voir Sévrine

[57:38]

en infiltration.

[57:40]

Ce dernier y est allé à trois reprises

[57:42]

en lui faisant croire que Cédric

[57:44]

lui avait demandé de déplacer

[57:46]

le corps de Delphine.

[57:47]

C'est quand même pas pire comme

[57:49]

stratégie, je trouve, de l'utiliser.

[57:51]

Oui, d'utiliser l'ancien détenu.

[57:55]

Cette dernière lui aurait donné

[57:57]

des coordonnées GPS pour se rendre

[57:59]

sur le lieu où se trouverait le cadavre

[58:01]

de Delphine. Elle aurait d'ailleurs

[58:03]

confié que Cédric avait protégé

[58:05]

ses chaussures par des sacs

[58:07]

plastiques quand il s'était rendu à

[58:09]

cet endroit afin de ne pas ramener

[58:11]

de terre, mais aussi de ne pas

[58:13]

laisser d'emprunte de pas derrière lui.

[58:15]

Ce sont des grosses affirmations

[58:17]

quand même, tout ça, Emile,

[58:18]

mais est-ce que ça peut être vrai?

[58:21]

Est-ce que c'est vrai, tu penses?

[58:22]

C'est sûr qu'il y a des

[58:25]

choses qui ne sont pas de la

[58:26]

fabulation. Marco s'est fait

[58:28]

donner vraiment des lettres, des numéros

[58:30]

de téléphone, tout ça. Il y a

[58:32]

vraiment une grande partie de ce que

[58:34]

Cédric lui dit qui est vrai,

[58:35]

mais en même temps, justement,

[58:38]

l'histoire de déplacer le corps,

[58:40]

qu'il l'aurait enterré à un endroit

[58:42]

où une ferme a brûlé,

[58:44]

des choses comme ça, est-ce que

[58:46]

c'est une invention de Marco ou est-ce que

[58:47]

Cédric lui aurait dit ça pour

[58:50]

peut-être même pour le tester, en fait?

[58:52]

Exact, oui, j'y avais pensé à ça

[58:54]

pour voir s'il était

[58:55]

loyal. C'est une

[58:58]

bonne question, je le sais pas, c'est tellement

[58:59]

bizarre, oui.

[59:02]

Ou est-ce que Cédric lui aurait

[59:03]

demandé de faire ça, parce qu'en

[59:06]

faisant ça, Cédric contribue un

[59:08]

peu à, comment dire,

[59:11]

à faire

[59:12]

libérer Marco plus rapidement. Est-ce

[59:14]

quelque chose en retour que

[59:16]

Cédric gagne, tu sais?

[59:18]

En même temps, on dirait que ça l'incrimine encore plus.

[59:20]

Ben ouais, c'est ça, c'est pour ça que

[59:21]

c'est pas quelque chose qu'on sait pas.

[59:24]

C'est vraiment bizarre,

[59:26]

ces confessions-là.

[59:28]

À la mi-décembre 2021,

[59:30]

Séverine est mise en garde à vue pour

[59:31]

recel de cadavres.

[59:34]

En interrogatoire, elle confirme

[59:36]

le fait que Cédric lui ait parlé de

[59:38]

cette fameuse ferme qui a brûlé, située

[59:40]

dans le village de Cagnac-les-Mines,

[59:41]

mais elle nie s'y être rendue avec le

[59:43]

co-détenu pour déplacer le cadavre.

[59:46]

Elle a dit « Je n'ai jamais amené le

[59:47]

co-détenu sur les lieux, Marco. Je

[59:49]

ne suis jamais allé avec Cédric sur les lieux non plus.

[59:52]

Cédric ne m'a jamais dit

[59:53]

sérieusement qu'il avait tué sa femme

[59:55]

à part en rigolant quand il

[59:57]

m'a parlé de la ferme en question.

[01:00:00]

Mais bon, c'est quand même un peu

[01:00:01]

… Je sais pas si on dit ça pour rigoler.

[01:00:04]

Pour elle, il s'agit

[01:00:05]

d'une mauvaise blague.

[01:00:07]

Elle a dit « Quand j'ai vu le détenu,

[01:00:09]

je lui ai dit, va voir, mais ça m'étonnerait

[01:00:11]

que tu trouves Delphine. Je pense que

[01:00:13]

Cédric te prend pour un con. Voilà

[01:00:15]

ce que je lui ai dit. Cette histoire

[01:00:17]

de ferme, c'est de l'humour noir, et ça

[01:00:19]

ne m'a pas fait rigoler. » Donc

[01:00:21]

quand même, c'est … même si

[01:00:23]

Cédric faisait des petites blagues comme ça,

[01:00:26]

il y a peut-être … En fait,

[01:00:27]

si tout cela est faux, il met encore plus Marco

[01:00:29]

dans le trouble, puis Marco

[01:00:31]

c'est pas quelqu'un avec qui tu veux avoir

[01:00:33]

des problèmes, en fait, parce que

[01:00:35]

non seulement il y a eu des graves

[01:00:37]

accusations contre lui, mais c'est quelqu'un

[01:00:39]

qui est un … comment dire, un

[01:00:41]

criminel de carrière. Cédric

[01:00:43]

c'est un peintre qui fait des

[01:00:45]

rénaux. Il est

[01:00:47]

pas au même stade criminel que

[01:00:49]

Marco doit lui en vouloir

[01:00:51]

quand même de l'avoir mis dans des

[01:00:53]

beaux draps comme ça.

[01:00:56]

Cédrine sera remise en

[01:00:57]

liberté après 35 heures d'interrogatoire.

[01:01:00]

Quand même, ils l'ont cuisiné

[01:01:02]

sans qu'aucune charge ne

[01:01:03]

soit retenue contre elle. Cédric

[01:01:05]

de son côté a nié avoir fait des confessions

[01:01:07]

à Marco en l'insultant

[01:01:09]

au passage. Des fouilles

[01:01:11]

ont été organisées plus tard sur le terrain

[01:01:13]

de cette fameuse ferme située à quelques kilomètres

[01:01:15]

du domicile des Jubilards

[01:01:17]

et malheureusement, aucun

[01:01:18]

cadavre n'a été découvert.

[01:01:21]

En décembre 2021,

[01:01:23]

les enquêteurs explorent une nouvelle piste.

[01:01:26]

Cathy M, vous savez,

[01:01:27]

c'est l'épouse de l'amant

[01:01:29]

de Delphine, l'homme de Montauban.

[01:01:31]

Elle, elle a intercepté

[01:01:33]

un SMS de son mari

[01:01:36]

envoyé à Delphine

[01:01:37]

la veille de sa disparition.

[01:01:39]

Puis là, on se rappelle qu'elle

[01:01:41]

avait fait un pacte avec Delphine

[01:01:42]

en lui disant, tu vas pas contacter mon mari.

[01:01:45]

Et là,

[01:01:47]

elle s'est rendu compte que Delphine

[01:01:49]

dans le fond, avait triché au pacte.

[01:01:52]

Elle avait continué

[01:01:53]

à y écrire à son mari. Donc,

[01:01:56]

d'une certaine façon, Delphine

[01:01:57]

a brisé le pacte. Donc,

[01:01:59]

c'est intéressant de savoir, des yeux des enquêteurs,

[01:02:01]

qu'est-ce qui se passe avec cette fameuse Cathy M ?

[01:02:04]

Ils ont su que la veille

[01:02:05]

de la disparition de Delphine,

[01:02:07]

le 15 décembre, cette fameuse Cathy

[01:02:09]

passe 145 appels

[01:02:12]

à un numéro inconnu.

[01:02:14]

Et on apprend aussi que

[01:02:15]

Delphine, en fait,

[01:02:17]

c'est une femme qui est déjà entrée

[01:02:20]

dans la maison de Cathy,

[01:02:21]

et même en sa présence. C'est ça, je le savais pas.

[01:02:24]

Ça serait déjà rencontré

[01:02:25]

Delphine et la femme de son amant.

[01:02:28]

En fait, Cathy M

[01:02:29]

aurait connu Delphine bien avant

[01:02:32]

cette histoire de relations conjugales.

[01:02:34]

Même selon l'avocat de Cédric,

[01:02:36]

elle serait allée prendre un cours de piano

[01:02:38]

chez Cathy. Donc, c'est quand même

[01:02:40]

bizarre un peu, là.

[01:02:42]

Mais interroger à trois reprises, bref,

[01:02:43]

le couple de Montauban, Cathy

[01:02:46]

et son mari, qui est l'amant

[01:02:47]

de Delphine, ont été

[01:02:49]

écartés des soupçons. Mais c'est bizarre, hein ?

[01:02:52]

Mais en même temps, c'est des petites communautés.

[01:02:54]

J'imagine si tu veux

[01:02:55]

suivre des cours de piano dans cette région-là, il y a peut-être

[01:02:57]

pas, mais bon, c'est quand même un peu bizarre

[01:03:00]

tous ces chassés croisés, là.

[01:03:01]

Exact, mais le nombre d'appels,

[01:03:04]

c'est quand même pas rien.

[01:03:06]

C'est beaucoup.

[01:03:08]

C'est beaucoup.

[01:03:09]

Donc, encore une fois, Seb, l'enquête

[01:03:11]

est de retour à la case départ.

[01:03:13]

Impossible de coincer Cédric,

[01:03:15]

qui demeure quand même le principal suspect.

[01:03:18]

Mais là, on arrive, on est

[01:03:19]

un an plus tard, même.

[01:03:21]

Ça fait longtemps quand même que c'est arrivé, tout ça.

[01:03:24]

En janvier 2022,

[01:03:26]

donc un an après,

[01:03:28]

les autorités en charge de l'affaire ont réussi à

[01:03:30]

mettre la main sur les données GPS

[01:03:31]

du téléphone de Cédric.

[01:03:34]

En effet, tous les téléphones Android

[01:03:36]

équipés de l'application Google Maps

[01:03:37]

peuvent enregistrer les données GPS de l'utilisateur,

[01:03:40]

sauf si celui-ci refuse de donner

[01:03:42]

l'autorisation, ce qu'on fait à peu près jamais.

[01:03:45]

L'historique des traces

[01:03:46]

GPS est accessible sur le téléphone

[01:03:48]

Android ou via un navigateur.

[01:03:50]

Il est relié au compte Google

[01:03:51]

de l'utilisateur.

[01:03:52]

En 2020,

[01:03:54]

lors de ses premières auditions,

[01:03:56]

alors sous la pression des enquêteurs,

[01:03:59]

Cédric Jubilar avait bloqué

[01:04:00]

son compte Google. Il a

[01:04:02]

indiqué à ses derniers à plusieurs reprises

[01:04:04]

une mauvaise réponse à sa question de sécurité

[01:04:06]

pour récupérer un nouveau mot de passe.

[01:04:10]

Les enquêteurs

[01:04:11]

avaient une demande pour tenter

[01:04:12]

de récupérer les données à Google

[01:04:14]

au préalable, mais sans succès.

[01:04:17]

Mais ça en passant,

[01:04:19]

moi j'aime bien quand vous êtes abonné

[01:04:21]

à ce truc-là de Google,

[01:04:23]

à chaque mois, il vous envoie

[01:04:24]

votre timeline du mois.

[01:04:27]

Et moi j'aime vraiment ça,

[01:04:29]

le nombre de kilomètres parcourus

[01:04:31]

à pied, en vélo, en voiture,

[01:04:33]

les nouveaux lieux, découverts.

[01:04:35]

Je trouve que même si c'est un peu

[01:04:39]

intrusif,

[01:04:40]

j'aime la fonctionnalité

[01:04:43]

que ça donne.

[01:04:44]

Bref, je referme cette parenthèse,

[01:04:46]

je retourne à l'histoire. Depuis,

[01:04:48]

les juges d'instruction ont fait une demande

[01:04:50]

d'entraide internationale auprès

[01:04:52]

de la justice aux États-Unis.

[01:04:54]

Cette dernière a répondu favorablement

[01:04:56]

et a ordonné à Google

[01:04:58]

de transmettre les traces GPS

[01:05:00]

de août à décembre 2020.

[01:05:03]

Des données qui sont

[01:05:04]

précieuses aux yeux des enquêteurs.

[01:05:06]

Les lieux de déplacement fréquents de Cédric

[01:05:08]

et les données GPS de son téléphone

[01:05:11]

sont mixés pour

[01:05:12]

guider les fouilles. Très bonne idée.

[01:05:14]

Une zone proche du cimetière

[01:05:16]

Saint-Dalmas, à Cagnac-les-Mines,

[01:05:19]

serait particulièrement intéressante

[01:05:20]

pour les enquêteurs, en raison

[01:05:22]

de son occurrence dans les données.

[01:05:25]

Entre-temps,

[01:05:27]

les enquêteurs mettent la main

[01:05:28]

sur d'autres détails entourant les activations

[01:05:30]

du téléphone de Delphine,

[01:05:31]

un Huawei P30 Pro.

[01:05:34]

Dans la nuit du 15 au 16 décembre

[01:05:36]

2020, sur le

[01:05:38]

créneau horreur où Delphine aurait pu

[01:05:40]

avoir été victime d'une agression fatale,

[01:05:42]

son téléphone réagit

[01:05:44]

à 6 reprises, ce qui

[01:05:46]

constitue une autre véritable

[01:05:48]

énigme au cœur de cette affaire.

[01:05:49]

De cette affaire.

[01:05:52]

Ce qui constitue une autre véritable

[01:05:54]

énigme au cœur de cette affaire.

[01:05:56]

En exploitant les manipulations de

[01:05:58]

ce téléphone via Google,

[01:05:59]

sur la ligne de la victime, les experts

[01:06:01]

identifient 6 horaires

[01:06:04]

correspondant soit à une

[01:06:05]

utilisation volontaire, soit à une

[01:06:07]

action propre à l'appareil.

[01:06:09]

Ces horaires sont répartis comme tels

[01:06:11]

entre minuit 7 et 6h52 le matin.

[01:06:15]

Activation de l'application

[01:06:16]

WhatsApp à minuit 9,

[01:06:18]

la caméra WhatsApp

[01:06:19]

activée à 1h33.

[01:06:22]

Il y a des multiples déclenchements

[01:06:23]

de l'interface de l'appareil aussi,

[01:06:26]

ça c'est quand on clique sur

[01:06:27]

quelque part, donc à minuit 7,

[01:06:29]

1h03 et à 6h52.

[01:06:33]

Pour savoir

[01:06:34]

si une manipulation humaine

[01:06:35]

ou de simples notifications

[01:06:37]

internes à ce téléphone sont à l'origine

[01:06:39]

de ces curieuses activations, les juges

[01:06:42]

confient donc à un laboratoire spécialisé

[01:06:44]

qui est basé à Nancy,

[01:06:46]

la mission d'éclaircir le mystère.

[01:06:47]

C'est Nancy, excuse-moi.

[01:06:49]

Ah oui, c'est vrai, t'as raison en plus.

[01:06:52]

Pour savoir si une manipulation humaine

[01:06:54]

ou de simples notifications internes à ce téléphone

[01:06:56]

sont à l'origine de ces curieuses activations,

[01:06:59]

les juges confient donc à un laboratoire

[01:07:01]

spécialisé basé à Nancy,

[01:07:03]

la mission d'éclaircir le mystère.

[01:07:06]

L'horaire de

[01:07:07]

6h52 est d'autant plus

[01:07:09]

intéressant qu'à cette heure précise,

[01:07:11]

Cédric, le principal

[01:07:13]

suspect, se trouve en présence

[01:07:14]

des trois gendarmes à son

[01:07:16]

domicile de Cagnac-les-Mines,

[01:07:18]

plus de deux heures après avoir

[01:07:21]

signalé la disparition de la femme.

[01:07:23]

Est-ce que Delphine aurait

[01:07:24]

elle-même activé ce téléphone?

[01:07:27]

Oui, c'est louche ce genre de ping

[01:07:29]

à 6h52.

[01:07:32]

Pour étudier

[01:07:33]

le comportement du téléphone de Delphine,

[01:07:35]

les experts font l'acquisition

[01:07:36]

du même modèle, achetant une carte SIM

[01:07:39]

et créant un compte Google.

[01:07:41]

Objectif?

[01:07:42]

Réaliser une mise en situation pour comprendre

[01:07:44]

d'où peuvent venir ces déclenchements successifs

[01:07:47]

et s'il implique un déverrouillage

[01:07:48]

du téléphone.

[01:07:50]

Hélas, par manque de temps,

[01:07:52]

en raison des procédures judiciaires,

[01:07:53]

les recherches seront abandonnées.

[01:07:55]

C'est triste qu'elle n'ait pas poursuit

[01:07:57]

ces recherches-là.

[01:07:58]

Effectivement, c'est une bonne idée

[01:08:00]

de faire un twin,

[01:08:03]

d'en faire un jumeau numérique,

[01:08:05]

avant d'avoir un autre téléphone

[01:08:07]

pour pouvoir tester.

[01:08:09]

Entre la fin du mois de janvier

[01:08:10]

et le début du mois de février 2022,

[01:08:13]

les gendarmes ont ratissé la ferme

[01:08:15]

près de Drignac et

[01:08:17]

les alentours du Cinecière Saint-Dalmase

[01:08:20]

pour trouver Delphine

[01:08:21]

et son téléphone portable,

[01:08:23]

qui est toujours pas retrouvé.

[01:08:26]

Les recherches ont par conséquent

[01:08:28]

été abandonnées.

[01:08:29]

Le 11 mars 2022,

[01:08:31]

des battues sont sur le point

[01:08:32]

de démarrer dans la même zone,

[01:08:34]

mais cette fois dans les airs,

[01:08:36]

des drones vont être déployés

[01:08:38]

au-dessus de Cignac-les-Mines

[01:08:39]

pour permettre aux forces mobilisées

[01:08:41]

d'avoir une vue plus globale du secteur

[01:08:44]

qu'ils ont déjà exploré à pied.

[01:08:46]

Au moment d'enregistrer l'épisode,

[01:08:48]

nous ne connaissons pas les résultats

[01:08:50]

de ces recherches.

[01:08:51]

Mais si Cédric n'avait pas utilisé

[01:08:53]

sa propre voiture, mais plutôt

[01:08:54]

une autre voiture blanche,

[01:08:56]

une voiture similaire à celle de Delphine.

[01:08:58]

C'est une bonne question.

[01:08:59]

Il se trouve qu'un de ses amis,

[01:09:01]

Jérôme, a lui aussi une Peugeot

[01:09:03]

306 Blanche.

[01:09:06]

Jérôme habitait non loin de chez Cédric

[01:09:08]

et ce dernier se rendait souvent chez lui

[01:09:10]

pour acheter des stupéfiants.

[01:09:11]

Il lui arrivait de passer à toute heure

[01:09:13]

du jour ou de la nuit, comme dans un moulin,

[01:09:15]

disait-il. Delphine cachait souvent

[01:09:17]

les clés de la voiture à Cédric,

[01:09:19]

car celui-ci avait l'habitude de conduire

[01:09:20]

sans permis, pétard à la bouche,

[01:09:22]

avec les enfants derrière.

[01:09:25]

Mon Dieu! Il lui arrivait donc

[01:09:27]

d'emprunter la voiture de Jérôme,

[01:09:28]

parfois à son insu.

[01:09:30]

Cette Peugeot est donc fouillée

[01:09:32]

et des traces de sang ont été retrouvées.

[01:09:35]

Hello les distordus,

[01:09:36]

ici Emile. Sachez qu'il y a eu

[01:09:38]

des développements entre l'enregistrement

[01:09:40]

et le montage de cet épisode-ci.

[01:09:42]

On a appris entre temps que les tâches

[01:09:44]

de sang retrouvées dans la voiture

[01:09:45]

d'un voisin des jubilards, en fait,

[01:09:47]

étaient non-existantes, c'est-à-dire

[01:09:49]

qu'on aurait retrouvé des fluides

[01:09:51]

qui ne seraient pas du sang et qui n'auraient

[01:09:53]

pas été identifiées jusqu'à présent.

[01:09:55]

Ce Jérôme semble jusqu'à présent

[01:09:57]

avoir été blanchi et affirme

[01:09:59]

qu'il est fort probable que Cédric

[01:10:01]

lui ait emprunté sa voiture

[01:10:03]

en pleine nuit sans qu'il ne le sache.

[01:10:06]

C'est donc là où on en est,

[01:10:07]

mon cher Emile. Entre temps,

[01:10:10]

les enfants de Delphine, eux,

[01:10:11]

ils ploient la disparition de leur mère

[01:10:13]

tous les jours sans oublier

[01:10:15]

que leur père est en prison,

[01:10:16]

donc pauvres eux, ils se retrouvent

[01:10:17]

orphelins et ils ne doivent tellement

[01:10:19]

pas comprendre ce qui se passe.

[01:10:21]

C'est vraiment un véritable drame

[01:10:23]

pour cette petite famille-là.

[01:10:25]

Je ne sais pas quel genre d'avenir

[01:10:27]

il va en avoir devant eux parce que

[01:10:28]

si son père est coupable,

[01:10:30]

eux, ils vont se retrouver

[01:10:32]

soit dans la famille ou être adoptés

[01:10:34]

ou quoi que ce soit, mais il reste

[01:10:36]

que ça va être des grandes blessures

[01:10:38]

qui vont porter toute leur vie.

[01:10:40]

Oui, tout à fait, c'est vraiment

[01:10:42]

pour eux que je suis hyper triste.

[01:10:44]

En plus, il y avait plein d'avenir

[01:10:45]

pour eux. On sait que Delphine

[01:10:47]

voulait quitter Cédric avec le divorce,

[01:10:50]

mais elle voulait aussi amener les enfants.

[01:10:52]

C'est sûr que peut-être que ça fait

[01:10:53]

une raison de plus pour Cédric

[01:10:55]

de vouloir l'éliminer,

[01:10:57]

mais elle avait l'intention de

[01:10:59]

déménager avec l'homme en question,

[01:11:02]

d'amener les enfants et de repartir

[01:11:04]

à neuf sur des meilleures bases.

[01:11:05]

C'est triste de voir qu'à un moment

[01:11:07]

où c'était très difficile,

[01:11:09]

où il y avait des difficultés familiales,

[01:11:11]

des difficultés dans le couple,

[01:11:13]

il y avait un peu une perception

[01:11:15]

d'un avenir meilleur.

[01:11:17]

En fait, tout ça a été brisé.

[01:11:22]

En fait, je ne sais pas

[01:11:23]

ce que tu en penses. Toi, Seb,

[01:11:27]

tu t'intéressais quand même

[01:11:28]

un peu à la piste de la disparition

[01:11:29]

volontaire, parce que c'est sûr

[01:11:31]

que tous les regards se pointent

[01:11:32]

vers Cédric, donc c'est intéressant

[01:11:34]

de regarder ailleurs parfois.

[01:11:35]

Oui, j'essaye de comprendre,

[01:11:37]

parce que le manque de cadavres

[01:11:41]

à cause de la timeline,

[01:11:42]

mais en même temps,

[01:11:43]

c'est vrai qu'il y a un trou dans la timeline,

[01:11:46]

mais pour moi,

[01:11:47]

on dirait que c'est inconcevable

[01:11:48]

qu'il abandonnait les enfants

[01:11:50]

seule dans la maison la nuit pendant

[01:11:52]

qu'il a fait ça, parce que s'il a déplacé

[01:11:54]

le corps et tout ça, veut, veut pas,

[01:11:57]

il a laissé les enfants.

[01:11:58]

Pour moi, ça, ça ne fait pas de sens,

[01:12:01]

mais je pense que dans l'état

[01:12:02]

il n'y a pas du sang

[01:12:04]

s'embadrer.

[01:12:06]

Je suis surpris, c'est vrai, à ce propos-là,

[01:12:09]

le petit Louis,

[01:12:10]

quand il a été interrogé,

[01:12:12]

il a dit qu'il y avait une dispute

[01:12:14]

qui avait éclaté entre ses parents,

[01:12:15]

qu'ils se sont empoignés entre le sapin noël et tout ça,

[01:12:18]

mais qu'est-ce qui est arrivé après?

[01:12:20]

Il n'a jamais dit

[01:12:21]

« J'ai entendu ma mère hurler,

[01:12:24]

il y a eu du sang partout. »

[01:12:25]

Il n'a jamais dit « Papa est parti pendant plusieurs heures

[01:12:28]

avec la voiture. »

[01:12:30]

Tu sais,

[01:12:31]

c'est flou aussi cette partie-là,

[01:12:34]

comment les enfants ont vécu cette nuit-là?

[01:12:36]

Oui, puis

[01:12:38]

même son premier témoignage,

[01:12:40]

quand il a dit qu'il n'y avait rien eu de spécial,

[01:12:42]

c'est clair qu'il a été « briefé » par son père.

[01:12:45]

Des fois, ils vont avoir tendance,

[01:12:47]

ils ne savent pas trop

[01:12:48]

où ils vont être loyaux envers leurs parents,

[01:12:50]

ils vont dire

[01:12:52]

ce qu'on va leur dire de dire.

[01:12:55]

Je ne sais pas

[01:12:56]

jusqu'à quel point

[01:12:57]

je pense que plus

[01:12:58]

on peut les manipuler là-dessus,

[01:13:00]

peut-être garder l'info secrète.

[01:13:04]

La disparition volontaire,

[01:13:05]

je ne suis pas tant convaincu non plus,

[01:13:07]

j'ai l'impression que c'est lui

[01:13:09]

et justement avec

[01:13:10]

tous ses plans

[01:13:13]

que Delphine faisait,

[01:13:14]

c'est clair que ça va moins vers ça,

[01:13:17]

mais je me questionnais

[01:13:19]

quand même,

[01:13:21]

justement, le cadavre,

[01:13:23]

il n'y a rien, il n'y a pas de preuves.

[01:13:25]

Le gars, en plus,

[01:13:26]

ce n'est pas un criminel notoire,

[01:13:27]

comment il n'a plus autant que si bien caché?

[01:13:31]

Il a ça aussi.

[01:13:33]

Je ne le connais pas,

[01:13:35]

mais de ce qu'on connaît de lui,

[01:13:36]

ça n'a pas l'air d'être le pogo

[01:13:37]

le plus dégelé de la boîte,

[01:13:38]

ou du moins à ce moment-là,

[01:13:40]

s'il n'y a pas tout là,

[01:13:41]

on dirait qu'il a bien planifié ces trucs.

[01:13:45]

En ce cas, s'il ne se fait pas prendre,

[01:13:48]

ça achève,

[01:13:49]

mais quand même,

[01:13:50]

ça fait au-dessus d'un an.

[01:13:53]

Donc, c'est ça.

[01:13:55]

La disparition volontaire, oui,

[01:13:57]

mais j'ai l'impression quand même

[01:13:58]

que c'est lui. Toi, là-dedans,

[01:14:00]

qu'est-ce qui t'a marqué?

[01:14:02]

Je crois fortement au féminicide.

[01:14:04]

C'est sûr que je veux bien lui,

[01:14:06]

je vais m'en excuser mille fois

[01:14:08]

si on se rend compte que ce n'est pas lui le coupable.

[01:14:10]

Je sais qu'il y a la présomption d'innocence

[01:14:12]

et tout ça, mais pour l'instant,

[01:14:14]

je crois vraiment à

[01:14:16]

l'hypothèse du féminicide.

[01:14:18]

En fait, les confessions à Marco,

[01:14:21]

ça ne peut pas être toute une invention,

[01:14:23]

parce qu'on sait qu'il y a du vrai là-dedans,

[01:14:24]

donc pourquoi ce serait autant mélangé?

[01:14:27]

On se rend compte que Cédric

[01:14:28]

avait accès à deux voitures blanches

[01:14:30]

pendant la nuit,

[01:14:32]

qui aurait potentiellement servi à

[01:14:34]

déplacer le corps.

[01:14:36]

Le témoignage de son fils Louis

[01:14:39]

ne décrit pas,

[01:14:40]

je me contradis un peu parce que je viens de dire

[01:14:41]

qu'il ne décrivait pas le meurtre,

[01:14:43]

mais il décrit au moins un événement troublant

[01:14:45]

ce soir-là que lui, Cédric,

[01:14:47]

n'a même pas décrit dans son propre témoignage,

[01:14:50]

c'est-à-dire que son fils a dit

[01:14:52]

qu'il y a eu une dispute entre papa et maman,

[01:14:53]

Cédric lui n'a même pas dit qu'il y avait

[01:14:55]

une dispute dans cette soirée-là.

[01:14:57]

Il dit que sa femme est partie promener les chiens.

[01:15:00]

En plus de ça,

[01:15:01]

il y a les deux membres de Libération qui sont toujours refusés.

[01:15:05]

Pour moi,

[01:15:05]

ça me laisse aussi croire que les policiers

[01:15:07]

ont sans doute des preuves que nous, on ne sait pas,

[01:15:10]

que ce soit des infos technologiques

[01:15:11]

venant du cloud, que peut-être ils ne nous ont pas

[01:15:13]

divulgué, parce qu'on sait qu'ils veulent faire parler les gens,

[01:15:17]

ils veulent faire parler

[01:15:18]

Cédric,

[01:15:19]

le rapport d'ADN sur la voiture blanche.

[01:15:23]

J'ai l'impression qu'en plus,

[01:15:24]

ils attendent que justement ils fassent une erreur

[01:15:26]

à quelque part, une confession

[01:15:27]

à Séverine. Les deux doivent être

[01:15:30]

très épis en ce moment.

[01:15:32]

Et puis, si Delphine était partie

[01:15:33]

de son plein gré en pleine nuit,

[01:15:36]

j'ai l'impression qu'elle aurait trouvé une façon

[01:15:38]

de dire au revoir à ses enfants

[01:15:39]

où elle aurait au moins

[01:15:42]

Je ne sais pas, elle les aurait au moins

[01:15:44]

salué ou dit qu'elle les aimait,

[01:15:46]

quand c'est une disparition volontaire.

[01:15:51]

ça tombe vraiment plus du côté du féminicide

[01:15:53]

de mon côté.

[01:15:55]

Puis aussi, moi je suis curieux, il nous manque beaucoup d'infos

[01:15:57]

sur les journées précédentes.

[01:15:59]

Qui est allé chercher les enfants à la garderie

[01:16:01]

ce jour-là, la veille ?

[01:16:03]

Quelle était l'ambiance à la maison

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lors des jours précédents de la disparition ?

[01:16:07]

J'ai l'impression que ces journées-là

[01:16:09]

pourraient nous en dire quand même un peu

[01:16:12]

sur comment les choses

[01:16:13]

allaient s'orchestrer par la suite.

[01:16:16]

Donc, moi je

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penche un peu plus vers cette théorie-là

[01:16:19]

Seb.

[01:16:20]

J'ai hâte de voir ce que les Distordus

[01:16:23]

en pensent. N'hésitez pas à nous

[01:16:25]

dire s'il y a des infos

[01:16:27]

qu'on n'a pas mentionnés, s'il y a des choses

[01:16:29]

que vous savez.

[01:16:31]

Chers Distordus, vous pouvez le faire.

[01:16:33]

Vous pouvez nous rejoindre sur les réseaux sociaux.

[01:16:34]

C'est assez simple de le faire. On est partout.

[01:16:37]

On est sur Facebook, aux Distorsions

[01:16:39]

Podcasts, même chose sur Instagram.

[01:16:41]

On est sur Twitter, aux Distorsions

[01:16:43]

Pods, sur YouTube aussi.

[01:16:45]

On a un groupe de discussions fantastiques

[01:16:47]

sur Facebook aussi, où on peut débattre

[01:16:49]

d'histoires comme ça.

[01:16:51]

Au niveau des sources aussi, sur cette

[01:16:53]

histoire-là, il y a eu beaucoup de choses décrites.

[01:16:55]

Comme je vous dis, on surveille

[01:16:57]

plusieurs articles dans les grands

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journaux français. On a tous traité.

[01:17:01]

Au niveau des podcasts, shout-out

[01:17:03]

à notre chummy, Lionel

[01:17:05]

Camille, qui a fait un épisode aussi sur

[01:17:07]

cette histoire-là, plus dans les débuts.

[01:17:10]

Donc, évidemment, on s'en est inspiré.

[01:17:11]

Un shout-out à l'excellent podcast

[01:17:13]

aussi, Homicide, qui

[01:17:15]

a traité de l'histoire. Il y en a plusieurs

[01:17:17]

autres qui l'ont fait aussi, RTL et autres.

[01:17:19]

Donc, c'est une histoire qui a énormément

[01:17:21]

de contenus qui a été écrit.

[01:17:23]

Et on va continuer de la suivre, nous,

[01:17:25]

à Distorsions, bien avant.

[01:17:27]

Bien évidemment, pardon.

[01:17:29]

Et aussi, bien, on vous invite

[01:17:31]

à nos membres Patreon, ceux qui

[01:17:33]

ne sont pas membres, à vous prendre un forfait,

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parce que pour l'after-show d'aujourd'hui,

[01:17:37]

on va traiter un peu de l'histoire

[01:17:38]

d'Alexia Daval, qui a beaucoup de

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similarités. Il y a certains cas

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qui ont beaucoup de similarités avec ça, même le cas

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de Chris Watts, je trouve,

[01:17:47]

même Dupont de Ligonnès, à certains

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égards. On va comparer un peu

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les deux histoires. On va

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traiter un peu aussi du fait de jouer

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la comédie aussi, comme ça, de mentir

[01:17:57]

constamment.

[01:17:59]

Où est-ce que ça peut nous amener?

[01:18:00]

Mais bref, Seb, je l'ai tant

[01:18:02]

remercié aussi pour cette super

[01:18:04]

saison 7. On en profite

[01:18:06]

pour remercier André Beaupré,

[01:18:08]

aussi notre monteur, Arby,

[01:18:10]

qui s'est partagé la musique avec moi tout au long

[01:18:12]

de cette saison-ci. On remercie

[01:18:14]

le local, l'espace collaboratif,

[01:18:16]

un espace de co-working où on

[01:18:18]

enregistre les épisodes de Distorsions.

[01:18:20]

On remercie notre agence Made In,

[01:18:22]

tous nos précieux commanditaires qui nous

[01:18:24]

ont aidé aussi cette saison-ci. Et

[01:18:26]

sans oublier, bien sûr, nos

[01:18:28]

membres Patreon qui nous soutiennent

[01:18:30]

sans relâche et je te laisse

[01:18:32]

y aller mon cher Seb.

[01:18:33]

Oh oui, beaucoup d'amour à Marion G,

[01:18:36]

Kate E,

[01:18:38]

Alexis A, le ou la mystérieux,

[01:18:41]

Lou et Mario P.

[01:18:43]

Aussi un gros câlin à

[01:18:44]

Opal, à Gab B,

[01:18:46]

à Marc-André B, à Marc

[01:18:48]

F et à CloClo.

[01:18:50]

Je poursuis avec Gabriel

[01:18:52]

B, Alexandre C,

[01:18:54]

Audrey, Marco M

[01:18:56]

et Mathieu J. Beaucoup d'amour.

[01:18:58]

Un gros câlin à Mansi

[01:19:00]

B, à Melancholitron

[01:19:03]

Digitalizer. Un gros

[01:19:04]

shout-out à toi à Katia D,

[01:19:06]

à Anik B, à William C.

[01:19:08]

Et je poursuis avec de l'amour

[01:19:10]

pour Troquet Attitude,

[01:19:12]

Karina C, Alison

[01:19:14]

T, Audrey Z

[01:19:16]

et Eric M. On ne pourrait

[01:19:18]

pas exister sans l'existence

[01:19:20]

de Roxane P, de

[01:19:22]

Marc-Antoine B, de Ariane C,

[01:19:24]

de Marc-André P et de Vicky

[01:19:27]

G.F.

[01:19:28]

Et je poursuis avec Eliane R. D,

[01:19:31]

Jade M,

[01:19:32]

Pigeon Crintif,

[01:19:34]

Sabrina G et Sarah Maud

[01:19:37]

D.M.

[01:19:38]

Un bon high-five à Gab L,

[01:19:41]

à François D. G,

[01:19:42]

Nicolas D, Nancy

[01:19:44]

L. G et à Frankie C.

[01:19:46]

Et un shout-out à Daphne V,

[01:19:49]

Guillaume D. P,

[01:19:51]

Gabrielle L,

[01:19:52]

Marie-Jo C

[01:19:54]

et Rosie A.

[01:19:56]

Et pour terminer, un tsunami

[01:19:58]

d'amour à Jessica T.

[01:20:00]

P, Nathalie D,

[01:20:02]

Cédric T, Justine P

[01:20:05]

et Kimberly M.

[01:20:07]

Shout-out à vous!

[01:20:08]

Oui, vous étiez cinquante aujourd'hui.

[01:20:14]

Et pour terminer mon cher Seb,

[01:20:17]

aurais-tu un mot de la fin pour nous

[01:20:18]

ce soir? Sachez qu'on risque

[01:20:20]

fort bien de passer les 100 épisodes

[01:20:22]

puisque nous reviendrons

[01:20:24]

officiellement en automne pour une

[01:20:26]

huitième saison.

[01:20:28]

Oh boy! C'est parti!

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