#73 - Les multiples vies de Kimberly Kessler

Épisode

#73 - Les multiples vies de Kimberly Kessler

Épisode
73
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1 h 01 min
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Audio

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Le lundi 14 mai 2018 dans le comté de Nassau en Floride, Joleen Jensen, 34 ans, mère de trois enfants, est officiellement portée disparue. Elle n’a jamais été revue après avoir quitté le salon de coiffure d’où elle travaille. Étrangement, la dernière personne a l’avoir vue, sa collègue, Kimberly Kessler, est elle aussi introuvable. En creusant l’identité de cette mystérieuse collègue, un immense tissu de mensonges est révélé. Qui est donc réellement Kimberly Kessler? Seb et Emile, tentent de faire la lumière sur une disparition mystérieuse, ainsi que sur les multiples vies de cette femme au passé trouble.

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[00:01]

Vous êtes sur le point d'écouter Distorsion, un podcast sur...

[00:31]

Des histoires étranges de l'ère numérique.

[01:03]

Le lundi 14 mai 2018, dans le comté de Nassau, en Floride, Jolene Jensen, 34 ans,

[01:10]

mère de trois enfants, est officiellement portée disparue.

[01:13]

Étrangement, la dernière personne à l'avoir vue, sa collègue Kimberly Kessler, est elle aussi introuvable.

[01:20]

En creusant l'identité de cette mystérieuse collègue, un immense tissu de mensonge est révélé.

[01:25]

Mais qui est donc réellement Kimberly Kessler?

[01:27]

Suivez-nous alors que nous tentons de faire la lumière sur une disparition mystérieuse,

[01:32]

ainsi que sur les multiples vies de cette femme au passé trouble.

[01:37]

Bonsoir Emile Gauthier, comment vas-tu?

[01:39]

Ça va très bien Sébastien Lévesque, et toi?

[01:42]

Oh oui!

[01:42]

Ça va bien parce qu'on a encore une histoire extrêmement passionnante ce soir, troublante aussi.

[01:48]

Si vous avez aimé l'épisode qu'on a fait il y a quelques saisons sur Laurie Erica Ruff,

[01:52]

cette femme qui a occupé plusieurs identités dans le passé, qui a volé plusieurs identités aussi

[01:57]

et qui a commis un suicide un peu inexplicable, vous devriez aimer celui-ci, l'histoire de ce soir de Kimberly Kessler.

[02:03]

Oui, c'est moi, Laurie Erica Ruff, ça a toujours été un de mes cas préférés dans les cas qu'on a couverts justement.

[02:09]

Quand on s'est replongé, quand je me suis replongé dans le cas de Kimberly Kessler,

[02:14]

j'avais un peu l'impression de vivre la même émotion de tomber dans un tourbillon de twists

[02:20]

qui arrive au fur et à mesure que tu fouilles le dossier.

[02:22]

On ne peut pas beaucoup vous en parler parce qu'on va quand même, si on vous en parle trop,

[02:27]

on risque de divulgager un peu toutes les punchs de l'histoire.

[02:30]

Mais dites-vous que l'histoire d'aujourd'hui de Kimberly Kessler, ça fait beaucoup référence à justement

[02:35]

comment on peut disparaître à l'ère d'aujourd'hui.

[02:37]

Comment il peut être facile aussi encore une fois de se créer ou d'utiliser l'identité de quelqu'un d'autre,

[02:43]

comment le système a des trous et où est-ce que ça peut amener.

[02:46]

Vous allez voir, ça pourrait être un film, l'histoire de Kimberly Kessler.

[02:49]

Ça tourne au drame à un certain moment, on ne veut pas vous en dire trop,

[02:53]

mais vous allez voir, c'est un peu comme l'histoire de Laurie Erica Ruff, ça vous tient en haleine, c'est palpitant.

[02:59]

Et puis cette histoire-là est encore plus extrême selon moi.

[03:01]

Oui, absolument.

[03:02]

Mais avant toute chose, pour passer au travers de cet épisode-là,

[03:05]

on boit le Saint Graal de la bière québécoise, mon cher Seb, une Auval en fait.

[03:11]

On boit la saison du Val qui vient justement de la brasserie Auval de Val d'Espoir en Gaspésie.

[03:17]

C'est une bière quand même assez rare.

[03:19]

Quand tu as une Auval dans les mains, tu la tiens fort pour ne pas te faire attaquer dans la rue,

[03:23]

parce que c'est vraiment une bière qui est très recherchée.

[03:25]

Elle est à 6 % d'alcool, c'est une bière forte quand même, la saison du Val,

[03:31]

mais elle est d'inspiration belge, c'est une inspiration saison belge,

[03:34]

donc une bière qui est bien fermentée en cuve d'inox pour favoriser le goût et les arômes d'une levure spécifique,

[03:41]

donc une bière qui goûte bien la levure.

[03:44]

Et cette bière-là nous a été offerte par Kat Beaupré qui nous a envoyé cette bière par la poste.

[03:52]

Merci à toi Kat, la bière s'est bien rendue et on la savoure grâce à toi.

[03:56]

Et si vous voulez faire comme elle, mais que vous ne voulez pas nous l'envoyer par la poste,

[04:00]

vous pouvez passer par l'onglet Tourner de bière au DistorsionPodcast.com

[04:04]

et là vous pouvez nous faire un don, encourager le show et remplir notre fridge.

[04:08]

Oui, on a aussi un shout-out pour une review 5 étoiles sur Apple Podcast qui nous vient de

[04:15]

Chamiacal75 de France et elle nous dit

[04:18]

Merci pour ces podcasts, je suis devenu une vraie distordu, donc c'est une elle.

[04:22]

Pour ma part, le soir, je vous écoute avec un vin rouge, mon côté français probablement.

[04:27]

Hum, un bon petit vino.

[04:29]

Merci à toi.

[04:30]

Faut pas oublier aussi qu'on a des shout-out à donner à nos membres Patreon,

[04:34]

donc on remercie tout le monde qui ont rejoint les rangs de notre site Patreon.

[04:39]

On vous rappelle grosso modo qu'est-ce qu'on peut faire.

[04:42]

Il y a un forfait à deux dollars qu'on appelle le forfait distordu

[04:44]

qui donne accès à des épisodes dont celui-ci en avance,

[04:48]

à tous nos épisodes en avance, mais aussi rabais sur la boutique,

[04:52]

un serveur Discord où vous pouvez discuter avec d'autres distordus,

[04:56]

un chavard dans les épisodes évidemment, quelques trucs comme ça,

[04:59]

mais on a aussi un forfait à 7 dollars par mois qui est le forfait Oui Monsieur

[05:03]

qui lui donne accès à d'autres contenus exclusifs.

[05:05]

Donc il y a des segments parfois avec des invités qu'on va enregistrer

[05:08]

spécialement pour les membres Oui Monsieur, des after-show aussi,

[05:12]

donc généralement environ une fois sur deux on enregistre des after-show,

[05:15]

parfois des petites réflexions, des choses comme ça,

[05:17]

et ça c'est exclusif pour les membres Oui Monsieur sur Patreon.

[05:20]

Mais là, on doit remercier pour l'instant nos nouveaux membres.

[05:24]

On commence par Denise L. Merci.

[05:27]

Merci Mélina C. C'est grâce à toi que Distorsion existe.

[05:31]

Merci Angeline.

[05:32]

Un autre gros shout-out à Radia.

[05:35]

Merci à toi Guy S.

[05:37]

Un autre gros shout-out à Richard L. C'est grâce à toi que Distorsion existe.

[05:42]

Merci à notre cher Lily.

[05:44]

Aussi, on ne pourrait pas être là sans l'aide de Nick Tarate.

[05:48]

Merci aussi à Audrey V.

[05:50]

Et on envoie une grosse dose de love et un gros shout-out à Dave G. Merci mon G.

[05:59]

Je pense qu'on a pas mal tout dit mon cher Seb,

[06:01]

est-ce qu'on est prêt à se plonger au cœur de ce nouvel épisode ?

[06:04]

Oui, mais juste avant mon cher Emile,

[06:06]

nous devons dire un mot à propos de notre partenaire,

[06:09]

la Faculté de l'Éducation Permanente de l'Université de Montréal,

[06:13]

celle qui enseigne aux adultes et où les admissions sont en cours

[06:16]

pour le certificat en enquête et renseignement

[06:18]

comme pour les 30 autres programmes qui sont offerts.

[06:21]

Absolument mon Seb, il s'agit d'un certificat universitaire de 30 crédits

[06:25]

pour toute personne passionnée d'enquête

[06:27]

et qui souhaite travailler dans les milieux professionnels ou criminels.

[06:31]

C'est parfait pour les distordus ça.

[06:32]

Au terme du certificat, vous serez en mesure de mener une enquête de A à Z.

[06:37]

Ce certificat-là est parfait si vous voulez compléter une formation existante,

[06:40]

réaliser un bac par cumul avec d'autres certificats,

[06:43]

par exemple celui de criminologie ou même réorienter votre carrière.

[06:47]

Est-ce que ce serait une bonne formation selon toi pour,

[06:50]

mettons, deux podcasters qui s'intéressent aux enquêtes ?

[06:53]

Oui mon cher Emile, même que j'y pense un peu chaque jour.

[06:56]

Peu importe d'où vous venez, que vous soyez un distordu canadien ou européen,

[06:59]

vous pouvez vous inscrire dès maintenant aux certificats en enquête et renseignement

[07:03]

à la FEP, la Faculté de l'éducation permanente,

[07:06]

au fep.umoréale.ca, fep.umoréale.ca.

[07:11]

Et je pense qu'on a tout dit Seb,

[07:13]

est-on prêt à se lancer dans l'histoire tordue de Kimberly Kessler ?

[07:17]

Oui monsieur !

[07:19]

Allons-y !

[07:22]

Nous sommes le dimanche 13 mai 2018 dans le comté de Nassau, en Floride,

[07:27]

et c'est la fête des mères.

[07:28]

Mais c'est aussi l'anniversaire de Jolene Cummings.

[07:31]

Jason Cummings, l'ex-mari de Jolene et père de ses deux enfants,

[07:35]

elle a eu un autre enfant qui est décédé en bas âge,

[07:37]

a la garde ce week-end-là.

[07:38]

Par contre, plusieurs semaines auparavant,

[07:40]

il s'est entendu pour que les enfants passent la journée avec elle

[07:43]

pour célébrer son anniversaire, mais aussi la fête des mères.

[07:46]

Pour procéder à l'échange des héritiers,

[07:48]

les parents s'étaient donné rendez-vous à l'épicerie Winn-Dixie,

[07:51]

située dans la ville de Hilliard, toujours en Floride.

[07:53]

C'était un point de rencontre facile pour eux,

[07:55]

situé à mi-chemin, chacun de leur domicile.

[07:57]

Par contre, Jolene, qui est habituellement toujours à l'heure,

[08:00]

ne se présente pas au point de rendez-vous tel que convenu.

[08:03]

Après plusieurs tentatives pour la rejoindre,

[08:05]

Jason tombe toujours sur sa boîte vocale.

[08:07]

Il appelle la mère de celle-ci, Anne Johnson,

[08:09]

pour lui demander si elle sait pourquoi Jolene ne s'est pas présentée

[08:13]

et pourquoi elle ne répond pas à ses appels ni à ses textos.

[08:15]

Sa mère, qui n'a pas vu Jolene depuis une semaine, devient très inquiète

[08:19]

et décide elle-même de se rendre à la maison de Jolene.

[08:22]

Rendue sur place, elle constate que celle-ci est bel et bien absente,

[08:25]

ainsi que son foire d'expédition beige 2006.

[08:28]

À la fin de la soirée, n'ayant toujours pas de nouvelles,

[08:31]

elle décide qu'elle signalera sa disparition aux autorités dès là-haut.

[08:35]

C'est jamais évident de savoir quand signaler une disparition,

[08:37]

surtout d'un adulte.

[08:39]

Oui, exactement. C'était tellement raison.

[08:42]

Justement, ce week-end-là, elle n'avait pas la gare de ses enfants,

[08:44]

donc techniquement, elle n'avait pas de responsabilité en tant que telle.

[08:47]

Donc, ça devient difficile à savoir si elle était partie sur la go ou ailleurs,

[08:51]

mais généralement, ce n'était pas dans son comportement habituel

[08:53]

de ne pas se présenter, surtout que c'était sa fête en plus,

[08:56]

donc elle voulait fêter avec ses enfants.

[08:58]

Oui. Le lendemain matin, le 14 mai 2018, à Ferdinand Beach,

[09:02]

toujours dans le comté de Nassau en Floride,

[09:04]

Jolene Rebecca Cummings ou Jolene Jensen, son nom de jeune fille,

[09:09]

34 ans, mère de trois enfants est maintenant officiellement portée disparue.

[09:13]

L'enquête débute et aucun indice concret ne permet de comprendre

[09:16]

où elle peut bien se trouver et le salon de coiffure où elle travaille

[09:19]

et où elle a été vue pour la dernière fois est fermé.

[09:21]

On le sait, les centres de coiffure, même aux États-Unis,

[09:24]

partout, c'est toujours fermé le dimanche et le lundi,

[09:26]

c'est leur week-end à eux, donc pour l'enquête,

[09:29]

c'était difficile de pouvoir faire quelque chose cette journée-là.

[09:32]

Il n'ouvre que le lendemain.

[09:33]

Le soir venu, des recherches sont effectuées durant plusieurs heures

[09:37]

dans les boisées dans les environs de sa maison et du salon de coiffure.

[09:40]

Ils ont cherché à cheval, en auto, à pied dans les bois, etc.

[09:44]

Cependant, les recherches ne donnent rien de concluant.

[09:46]

Par contre, en parallèle, les enquêtants ont découvert

[09:49]

qu'un rapport de police avait été produit quelques jours auparavant,

[09:52]

soit le jeudi 9 mai, qui rapportait que des policiers

[09:55]

s'étaient présentés en soirée au domicile de Jolene,

[09:57]

car sa voisine, Megan Garcia, s'était plainte du bruit provenant de la maison.

[10:02]

Selon son témoignage, elle disait avoir entendu plusieurs objets se briser

[10:04]

sur le plancher et que la discussion était agressive,

[10:07]

et lorsqu'elle a entendu qu'elle cria aux enfants de rester dans leur chambre,

[10:10]

elle a décidé d'appeler la police parce qu'elle avait peur pour les enfants.

[10:14]

Une fois sur place, la police s'interrogea Jolene

[10:16]

sur les événements qui venaient de se passer.

[10:18]

C'était son ex-petite amie, Jason Gee, qui était à la maison.

[10:21]

Il voulait que Jolene l'héberge quelques jours, et à cause de son refus,

[10:24]

il se mit en colère et une dispute éclata.

[10:27]

Il était très en colère et cassant effectivement plusieurs objets sur le plancher et les murs.

[10:31]

Malheureusement, Jason n'était plus sur place lorsque les policiers arriva,

[10:34]

car il s'était enfui dans les bois lorsqu'il les entendit arriver,

[10:38]

car il savait qu'il était en probation suite à un autre crime

[10:40]

qu'il avait connu par le passé et il devait se tenir tranquille.

[10:43]

Avec cette information importante en main, l'ex-petite amie de Jolene, Jason Gee,

[10:48]

devient donc une personne d'intérêt dans sa disparition.

[10:50]

Il devient immédiatement recherché par les autorités.

[10:52]

Est-ce qu'il l'aurait tué pour se venger de son refus de l'héberger?

[10:56]

C'est une question quand même que les autorités se posent.

[10:58]

Rapidement même, il y a une ex de Jason qui est sortie dans les médias

[11:01]

pour clamer qu'elle avait déjà eu le même genre d'altercation avec lui

[11:05]

et qu'il avait cassé sa vaisselle, brisé son téléphone, crevé ses pneus

[11:08]

pour ensuite la menacer de lui rendre la vie misérable, vraiment de lui rendre une vie misérable.

[11:12]

Si vous googlez Jason Gee, vous allez voir qu'il n'a pas l'air d'un doux.

[11:17]

Il a vraiment l'air d'un prisonnier sans jugement.

[11:21]

Il a juste la manière qu'il est attriqué.

[11:23]

C'est sûr qu'avec son habillons de cellule, il n'a pas l'air d'un doux.

[11:28]

C'est drôle. Si vous regardez la photo de Jolene,

[11:30]

qui a l'air d'une toute fille, toute douce, toute petite,

[11:33]

qui a deux enfants qui prend soin de ses enfants, qui est une coiffeuse,

[11:36]

je trouve ça bizarre le match avec cet homme-là.

[11:39]

Mais on en sait peu par contre sur leur relation.

[11:41]

Les femmes aiment les bad boys, c'est bien connu. Voilà.

[11:45]

Toujours sans nouvelle de Jolene, le lendemain, le mardi 15 mai,

[11:48]

les autorités se rendent au salon de coiffure Tangles Air Salon,

[11:52]

qui est là où Jolene travaillait, dès l'ouverture à 10h pour y interroger les employés

[11:57]

ainsi que les clients qui sont venus au salon samedi dernier.

[12:00]

Son patron, Jim Simmons, mentionne au shérif qu'elle était employée au salon depuis plusieurs années

[12:06]

et qu'elle aimait ses enfants plus que tout au monde.

[12:08]

Pour lui, c'est impossible qu'elles disparaissent abruptement comme ça.

[12:11]

Il avoue aux policiers que c'était déjà arrivé une fois qu'elle s'absente quelques jours

[12:16]

sans donner de nouvelles, mais qu'elle n'aurait jamais fait ça à ses enfants,

[12:19]

c'est-à-dire disparaître d'une manière permanente.

[12:21]

Même si on te cloche de la part des clients et collègues interrogés,

[12:25]

jamais elle ne serait partie sans aviser personne,

[12:28]

surtout qu'elle en parlait à tout le monde de sa journée de festivité prévue avec ses enfants

[12:31]

et qu'elle avait très hâte de les rejoindre pour souligner son anniversaire

[12:35]

et la fête des mères.

[12:36]

Étrangement par contre, son autre collègue, sa collègue Jennifer Siebert,

[12:40]

la dernière personne à l'avoir vue lorsqu'elle quittait le salon de coiffure,

[12:44]

ne se présente pas au travail cette journée-là, elle non plus,

[12:46]

malgré qu'elle est pourtant bien à l'horaire.

[12:49]

Les enquêteurs doivent absolument lui parler.

[12:51]

C'est un témoin-clé dans la disparition de Jolene.

[12:53]

Jim, son patron, donne alors l'adresse de Jennifer aux policiers

[12:57]

pour que ceux-ci puissent aller l'interroger chez elle.

[12:59]

En tentant de se rendre chez Jennifer, il se rende compte que l'adresse n'existe pas

[13:04]

et qu'elle est bidon.

[13:05]

Mais là, c'est assez étrange.

[13:06]

Pourquoi donner une fausse adresse à son employeur?

[13:09]

Tu sais, ce n'est pas quelque chose que tu fais généralement,

[13:11]

parce qu'il peut avoir des chèques qui arrivent,

[13:15]

exactement des reçus d'impôts, des choses comme ça.

[13:18]

Donc, est-ce qu'elle a quelque chose à cacher?

[13:19]

Déjà là, c'est un peu louche.

[13:21]

Jennifer Siebert devient alors une deuxième personne d'intérêt

[13:25]

dans le dossier de la disparition de Jolene.

[13:27]

Un peu plus tard, dans la même journée,

[13:29]

l'ex petit ami de Jolene, Jason Gee, qui était activement recherché

[13:33]

est finalement retrouvé par les policiers.

[13:35]

Il se cachait à l'intérieur d'une maison à Eliard sous des boîtes en carton.

[13:39]

Il est alors arrêté pour violation de probation.

[13:42]

Une fois amené au poste, il est questionné sur le cas de son ex, Jolene.

[13:46]

Tu sais, j'ai toujours trouvé ça bizarre.

[13:47]

Ils n'ont pas donné le détail comment les policiers l'ont trouvé dans cette maison-là,

[13:50]

mais quand ils sont rentrés dans la maison,

[13:52]

ils étaient cachés sous des boîtes de carton.

[13:55]

Tu sais, je trouve ça un peu enfantin ou drôle, tu sais,

[13:58]

de te cacher des policiers en te mettant sous des boîtes de carton

[14:02]

en espérant ne pas te faire voir.

[14:04]

Je sais pas, tu dois être vraiment désespéré quand t'es rendu à te cacher là.

[14:08]

Il a dû apprendre cette technique-là des Looney Tunes.

[14:11]

Dans la même journée, les autorités retrouvent le SUV,

[14:14]

le Ford Expedition de Jolene,

[14:17]

abandonné dans le stationnement d'un Home Depot dans le quartier Yuli.

[14:20]

C'est toujours dans le Home Depot que les gens abandonnent en voiture.

[14:23]

Je ne sais pas pourquoi.

[14:23]

Par contre, toujours aucune trace de Jolene.

[14:26]

Comment la voiture s'est rendue à cet endroit?

[14:29]

Et est-ce Jolene qui la conduisait? On n'en sait rien.

[14:31]

Un périmètre de sécurité est alors érigé autour de la voiture

[14:35]

et les enquêteurs demandent immédiatement de voir les images

[14:38]

des caméras de surveillance du stationnement.

[14:40]

Avec ces images, ils seront en mesure de voir qui conduisait la voiture.

[14:44]

Effectivement, en consultant ces images,

[14:47]

il ne remarque que le Ford de Jolene a été garé dans le stationnement

[14:51]

le dimanche 13 mai à 1h17 am.

[14:54]

Plusieurs minutes plus tard,

[14:55]

on voit quelqu'un finalement sortir du SUV et s'éloigner de la voiture.

[14:59]

La personne qui sort de la voiture ne ressemble pas à Jolene,

[15:02]

mais plutôt à sa collègue de travail, Jennifer Siebert,

[15:06]

de qui on a parlé tout à l'heure.

[15:08]

Un mandat d'arrestation est alors émis envers Jennifer pour vol de voiture.

[15:12]

Parce que là, qu'est-ce qui s'est réellement passé?

[15:14]

C'est assez mêlant tout ça,

[15:17]

parce que d'un Jolene à sort avec un ex-criminelle

[15:20]

qui a encore des choses à cacher, on dirait bien,

[15:22]

et tout ça vient brouiller les pistes.

[15:24]

Et sa collègue, Jennifer, elle aussi est un peu embarquée là-dedans

[15:27]

et est introuvable elle aussi.

[15:29]

Donc, qu'est-ce qui s'est passé dans ce fameux salon de coiffeur?

[15:32]

Le lendemain, le mercredi 16 mai, Jennifer Siebert,

[15:35]

qui est toujours recherchée par les autorités depuis la veille,

[15:37]

est rapidement localisée par des policiers du comté de St. John's,

[15:42]

qui est situé toujours en Floride.

[15:43]

J'ai vérifié avec Google Maps,

[15:44]

c'est situé entre 50 et 55 minutes quand même du salon Tingles.

[15:49]

Donc, c'est un peu étrange ce qu'elle se retrouve.

[15:51]

Elle semble vivre à l'intérieur de sa voiture,

[15:55]

qui est une Kia Soul Noir 2016,

[15:58]

et les policiers l'ont localisée.

[15:59]

Elle était stationnée entre deux semi-remorques dans un air de repos

[16:02]

sur l'autoroute Interstate 95.

[16:05]

Le jeudi 17 mai, dès l'aube,

[16:07]

les autorités la réveillent et l'arrêtent au volant de sa voiture,

[16:10]

parce qu'ils ne voulaient pas l'arrêter.

[16:11]

On le sait, souvent, ils localisent un suspect

[16:12]

puis ils prennent quand même des démarches plus structurées

[16:15]

pour capturer quelqu'un.

[16:17]

Donc, je vous disais, le jeudi 17 mai, dès l'aube,

[16:19]

les autorités la réveillent et l'arrêtent au volant de sa voiture.

[16:22]

Sa voiture est perquisitionnée

[16:23]

et elle est amenée à la prison de St. John's.

[16:25]

Mais étant donné qu'elle était recherchée par les autorités d'un autre comté,

[16:29]

celui de Nassau,

[16:30]

le lendemain, le vendredi 18 mai,

[16:32]

elle est transférée à cette prison-là.

[16:33]

Une autre journée s'écoule

[16:35]

et finalement, elle est accusée officiellement de vol de voiture.

[16:38]

Mais elle reste détenue par contre

[16:39]

pour être interrogée pour son lien possible avec la disparition de Jolene.

[16:43]

Étrangement, on peut remarquer sur son mock-shot,

[16:46]

c'est la photo lorsqu'on est arrêté,

[16:49]

que du côté gauche de son visage, proche de l'œil,

[16:52]

il y a de grosses égratignures.

[16:54]

C'est soit un gros gros choc qu'il a griffé

[16:56]

ou je dirais peut-être une personne qui tentait de se défendre.

[16:58]

Une caution d'un demi-million de dollars

[17:01]

est alors émise pour qu'elle puisse obtenir sa libération.

[17:04]

C'est quand même une grosse somme pour un vol de voiture,

[17:06]

mais étant donné qu'insoupçonné dans l'histoire de Jolene,

[17:09]

il voulait s'assurer qu'elle ne sorte pas de prison.

[17:11]

Ce qui est aussi étrange,

[17:12]

justement, elle semble vivre dans sa voiture,

[17:15]

elle ne semble pas avoir d'endroit fixe,

[17:17]

je ne pense pas que c'est quelqu'un non plus qui serait en moyen

[17:20]

de pouvoir payer cette caution-là.

[17:21]

Pour le moment, Jennifer n'est accusée que d'avoir volé la voiture de Jolene,

[17:25]

comme on vous disait,

[17:25]

mais sa propriétaire récent encore est toujours introuvable.

[17:28]

Pendant ce temps, les autorités demandent l'aide du public

[17:31]

et demandent à quiconque qui a eu un rendez-vous,

[17:33]

ou même qui s'est arrêté au salon Tingle le samedi 12 mai,

[17:36]

de contacter le détective en charge de l'enquête.

[17:38]

Cet appel à tous porte fruit.

[17:40]

Ils reçoivent une information via l'organisme Crime Stoppers.

[17:44]

Vous en avez déjà parlé,

[17:45]

c'est un lien de cet organisme-là qui, dans le fond,

[17:47]

est une ligne ouverte pour dénoncer toute information

[17:51]

que tu pourras avoir sur un crime.

[17:52]

Et oui, c'est arrivé dans le passé que des gens ont contacté,

[17:55]

à maintes reprises, en fait,

[17:57]

ont permis d'arrêter des gens,

[17:59]

même dans le cas de Magnata,

[18:01]

il avait été contacté aussi à maintes reprises.

[18:03]

Oui, c'est vrai, puis même Mme Souvanara,

[18:06]

de Halifax aussi,

[18:08]

elle aussi, c'est grâce à Crime Stoppers

[18:11]

qui ont eu des indices.

[18:12]

Justement, selon un indice qu'ils ont reçu,

[18:14]

ça les amène à faire des recherches à cheval

[18:16]

dans un autre boisier

[18:18]

qui n'avait pas encore cherché,

[18:20]

qui était situé à Ilyard.

[18:22]

Ilyard, je vous rappelle, c'est le secteur où l'épicerie

[18:24]

était située, où elle devait rencontrer son ex-mari

[18:26]

pour aller récupérer ses enfants.

[18:28]

Par contre, ça n'a rien donné de concluant.

[18:30]

Aucun indice, aucune trace de Jolene n'a été trouvée.

[18:33]

Nous sommes maintenant le samedi, le 19 mai,

[18:35]

et ça fait maintenant une semaine que Jolene est disparue.

[18:38]

Le lendemain, sa mère, Anne,

[18:40]

publie un message émouvant sur Facebook

[18:42]

rappelant à tous que ça fait une semaine

[18:44]

que ses enfants n'ont pas eu de nouvelles de leur mère,

[18:46]

même chose pour ses proches et la famille,

[18:48]

et elle termine son message en suppliant

[18:50]

de ramener Jolene à la maison.

[18:52]

Pendant ce temps, Jennifer Seabird

[18:54]

est elle ou elle est interrogée par les enquêteurs

[18:56]

et leur fait des révélations assez troublantes

[18:58]

sur son passé. On y reviendra.

[19:00]

Le lundi 21 mai,

[19:02]

suite à l'interrogatoire de plusieurs heures

[19:03]

avec Jennifer, qui a eu vieux il y a quelques jours,

[19:06]

une conférence de presse pour donner un statut

[19:08]

sur le dossier de la disparition de Jolene

[19:10]

est annoncée par les autorités pour le lendemain.

[19:12]

Tout le monde est sur qui vive. Le 22 mai,

[19:14]

le lendemain, le shérif mentionne

[19:16]

lors de sa conférence que malgré que

[19:18]

le corps est introuvable, ils ont maintenant

[19:20]

des preuves solides que malheureusement,

[19:22]

Jolene n'est plus en vie.

[19:24]

Evidemment, ils ne peuvent divulguer

[19:26]

la preuve de ce qu'ils avancent pour ne pas nuire

[19:28]

à l'enquête pour le moment. Ils mentionnent par contre

[19:30]

que le vrai nom de Jennifer Seabird

[19:32]

est plutôt Kimberly Kessler

[19:34]

et qu'elle est née le 9 mai 68

[19:36]

et qu'elle vient de la ville de Butler

[19:38]

en Pennsylvania et qu'elle a utilisé

[19:40]

un faux numéro d'assurance sociale et que maintenant

[19:42]

elle est aussi accusée par le FBI

[19:44]

pour possession d'un faux passeport.

[19:45]

Donc, il y a une accusation supplémentaire

[19:47]

qui a été faite et c'est elle-même

[19:49]

lors de l'interrogatoire qu'elle a mentionné

[19:52]

sa vraie identité.

[19:54]

Ils continuent, ils mentionnent que Kimberly

[19:55]

est toujours suspecte dans la disparition de Jolene

[19:58]

et que les enquêteurs tentent de rassembler

[20:00]

le maximum d'informations et que

[20:02]

de nouvelles accusations à son égard viendront

[20:04]

sous peu. Et ils disent vraiment clairement

[20:05]

que des nouvelles accusations contre elles

[20:07]

vont arriver. La conférence se conclut avec

[20:09]

un discours très émouvant de la mère de Jolene.

[20:12]

Si vous voulez le voir, cette conférence

[20:13]

de presse, elle est sur YouTube,

[20:15]

elle dure une dizaine de minutes et c'est tellement

[20:17]

triste. En fait, ce qui est triste,

[20:19]

c'est quand sa mère s'adresse aux médias

[20:21]

et elle demande

[20:24]

parce qu'on ne sait pas

[20:26]

ce qui est arrivé à Jolene,

[20:27]

qu'elle revienne ou de la libérer.

[20:29]

C'est tellement triste, honnêtement.

[20:31]

C'est comme si les policiers avaient

[20:33]

ouvert une boîte de Pandore

[20:35]

en simplement interrogeant

[20:37]

Jennifer, en fait, qu'on se rend compte

[20:39]

que son vrai nom est Kimberly. Et puis là,

[20:42]

c'est sans fond cette boîte-là.

[20:44]

C'est ce qu'on va se rencontre

[20:45]

très bientôt. Oui, vraiment, vraiment.

[20:47]

Même les interrogatoires, vous irez

[20:49]

les voir. Sa

[20:51]

personnalité est fascinante. Suite aux révélations

[20:53]

sur la véritable identité de

[20:55]

Jennifer, les témoignages de gens

[20:57]

qui l'ont déjà côtoyé pullulent

[20:59]

de partout. Reconnue comme étant une personne

[21:01]

assez solitaire, elle semble avoir

[21:03]

souvent eu ce drôle de comportement.

[21:05]

Un homme qui connaissait Kessler depuis sa

[21:07]

tendre jeunesse la décrit comme

[21:09]

quelqu'un qui était juste un peu bizarre

[21:11]

et qu'elle était incapable de garder un

[21:13]

emploi ou de faire quoi que ce soit

[21:15]

à long terme. Il dit qu'elle a même souvent

[21:17]

été accusée d'avoir volé dans

[21:19]

certains des emplois qu'elle occupait.

[21:21]

D'autres exemples de comportements étranges,

[21:23]

selon un ancien employeur d'un resto

[21:25]

de type barbecue, il l'a déjà vu

[21:27]

manger un kilo de viande sans

[21:29]

fourchette avec ses mains.

[21:31]

Ça a l'air anecdotique, mais c'est

[21:34]

bizarre. C'était pas une vidéo

[21:35]

de Mugbang. Non, exact. Ce même employeur

[21:38]

témoigne aussi qu'elle a démissionné

[21:39]

après seulement une semaine après

[21:41]

s'être disputé avec un autre employé

[21:44]

au sujet de Citron Tranché.

[21:46]

Genre une banalité.

[21:47]

Elle semble être portée vers le conflit.

[21:49]

Aussi, selon certains clients du salon de

[21:51]

coiffure où elle travaille, il semblait y avoir

[21:53]

des tensions entre elle et Jolene.

[21:55]

On y apprend aussi qu'elle a obtenu

[21:57]

sa licence en cosmétique en 2014.

[22:00]

Autre témoignage troublant,

[22:01]

plusieurs personnes qui l'ont contoyé

[22:03]

durant son enfance se rappellent

[22:05]

qu'elle était très agressive et

[22:07]

en fait, quand elle se disputait avec son

[22:09]

frère et qu'elle aurait déjà dit vouloir

[22:11]

le tuer avec un bâton de baseball.

[22:13]

Oui, puis je lisais même d'autres témoignages

[22:15]

d'enfants qui l'ont

[22:17]

ou d'ados qui ont fréquenté l'école

[22:19]

secondaire avec elle pis savant que tout le monde

[22:21]

avait peur d'elle. T'sais, tellement qu'elle était

[22:24]

agressive, impulsive

[22:25]

et tout ça, même les chums qui sortaient avec

[22:28]

elle, généralement, elle gardait jamais ses

[22:29]

conjoints, ses chums parce que justement,

[22:31]

elle était tout le temps sur le qui-vive.

[22:33]

En plus des témoignages rapidement,

[22:35]

les enquêteurs du web et les journalistes

[22:37]

réussissent à trouver plusieurs informations

[22:39]

troublantes sur le passé de Kimberly

[22:41]

et qui était derrière

[22:43]

l'identité de Jennifer Sibbert,

[22:45]

cette identité qu'elle utilisait.

[22:47]

Parce que là, quand les enquêteurs du web se mêlent

[22:49]

de ça, souvent les règles tombent

[22:52]

et ça permet parfois de faire des trouvailles

[22:54]

assez intéressantes, malgré qu'on ne peut pas

[22:56]

garantir l'éthique de recherche

[22:58]

en son dessous. Non, exact. Premièrement,

[23:00]

Kimberly Lee Kessler,

[23:01]

de son vrai nom, a été portée disparue

[23:03]

en 2012 par sa mère,

[23:06]

ce qui est assez étrange. Oui.

[23:07]

Cependant, selon le rapport de disparition,

[23:10]

Kessler a été vue pour la dernière fois

[23:12]

le jour de l'indépendance, donc le

[23:14]

4 juillet 2004 à Butler

[23:16]

en Pennsylvania, donc ça serait

[23:18]

de là qu'elle vient, en fait. On peut donc

[23:19]

en déduire que sa mère a attendu 8

[23:22]

ans avant de signaler sa disparition,

[23:24]

mais pourquoi? C'est long quand même.

[23:26]

Ça, c'est vraiment weird.

[23:27]

Des fois, ces gens-là ont des historiques

[23:30]

de fugues ou de disparitions

[23:31]

temporaires, puis j'ai déjà vu d'autres cas

[23:34]

où, justement, les parents sont assez réticents

[23:36]

à signaler des disparitions en raison

[23:38]

de tout ça, parce qu'après tout, c'est

[23:39]

des adultes. Oui, exactement, vu que c'est

[23:41]

une adulte, mais on continue. Selon

[23:43]

certains témoignages, Kimberly allait

[23:45]

rejoindre un homme dans le sud des États-Unis

[23:48]

pour refaire sa vie et elle aurait

[23:49]

mentionné à sa famille qu'elle ne souhaitait

[23:51]

pas vraiment être retrouvée et qu'elle allait

[23:53]

utiliser l'identité d'une personne décédée

[23:55]

pour ne pas être retracée. Oui, elle

[23:57]

l'a dit à sa famille en partant. Ben oui.

[23:59]

Je sais pas si ma fille

[24:01]

arrivait à dire qu'elle quitte,

[24:03]

elle veut changer de vie, rencontrer un nouvel homme,

[24:05]

puis qu'elle va repartir sa vie sous une nouvelle

[24:07]

identité. Me semble que j'aurais pas laissé ça

[24:09]

sous silence ou du moins j'aurais pas été

[24:11]

passif comme ses parents semblent l'avoir été.

[24:14]

Oui, une identité volée en plus.

[24:15]

Sa famille a dû en tenir compte, mais

[24:17]

après huit ans sans nouvelles, tu peux commencer

[24:19]

à t'inquiéter un peu et la déclarer

[24:21]

disparue. Oui. C'est ce que sa

[24:23]

mère a fait. Selon sa fiche de disparition,

[24:25]

elle avait 35 ans à ce moment-là.

[24:27]

Elle était décrite comme mesurant 5 pieds

[24:30]

3, entre 5 pieds 3 pouces

[24:32]

à 5 pieds 5 pouces.

[24:34]

Attends, mais ça aussi, je trouve ça weird.

[24:35]

Pourquoi donner une taille

[24:37]

variante? Généralement,

[24:40]

tu connais la taille de ton enfant.

[24:41]

Oui, mais peut-être pas dans son cas

[24:43]

à elle. Je trouve ça drôle.

[24:45]

Il devait avoir un jeu. Et elle

[24:47]

mesurait entre 130.

[24:49]

En fait, elle peserait entre 130 et

[24:51]

140 livres. Elle aurait aussi

[24:53]

les yeux bleus et les cheveux teints

[24:55]

en rouge au moment de sa disparition.

[24:57]

C'est étrange que la taille de nez soit

[24:59]

approximative elle aussi. Autre chose étrange,

[25:01]

dans les caractéristiques distinctives

[25:03]

qui sont signalées, elle est décrite

[25:04]

qu'elle aurait des varices prononcées

[25:07]

sur les deux jambes et qu'elle a eu

[25:09]

une jambe cassée durant son enfance

[25:11]

à l'âge de 6 ans. Donc c'est le type

[25:13]

de truc qu'on peut reconnaître avec une

[25:15]

radiographie souvent. Son profil

[25:17]

a maintenant disparu du site web,

[25:19]

la banque de personnes

[25:21]

disparues en Pennsylvanie, et

[25:23]

mentionne qu'elle a été retrouvée.

[25:25]

Oui, suite à tout ça,

[25:26]

ils ont fermé ce dossier-là de

[25:28]

personnes disparues. C'est un peu étrange des fois

[25:30]

comment les dossiers peuvent se fermer, mais

[25:32]

ça n'est rien. Mais là maintenant,

[25:34]

il faut démêler tout ça. On sait

[25:37]

qu'il y a une Kimberly Kessler

[25:38]

qui s'est sauvée en 2004

[25:40]

avec une nouvelle identité, avec celle

[25:43]

de Jennifer Siebert.

[25:44]

Mais qui était au juste

[25:46]

Jennifer Siebert?

[27:24]

En 2004, Kimberly Kessler

[27:26]

a pris l'identité de Jennifer Siebert

[27:28]

et est déménagée à Jacksonville, en

[27:30]

Floride. Pour trouver une nouvelle identité,

[27:32]

Kimberly a consulté le site web

[27:34]

Find a Grave pour trouver

[27:36]

une victime. On le sait, les

[27:38]

personnes décédées deviennent souvent vulnérables

[27:40]

pour se faire voler leur identité.

[27:41]

C'est souvent une faille du système.

[27:43]

Pour ceux qui l'ignorent, le site

[27:45]

Find a Grave.com est une base de données

[27:48]

internationales qui répertorie les cimetières

[27:50]

et les notices des personnes décédées

[27:51]

partout dans le monde. Les visitants peuvent même

[27:53]

laisser des flas virtuelles sur des

[27:55]

tombes virtuelles qui figurent sur le site.

[27:57]

Je suis allé faire un tour. Ce qui est intéressant,

[28:00]

c'est qu'on peut visiter aussi virtuellement

[28:01]

les tombes de gens connus. Ça, j'écris

[28:03]

comme George Washington, Walt Disney,

[28:06]

même Shakespeare. Tu as des images

[28:08]

des tombes, tu as des fiches descriptives,

[28:09]

tu as même un peu l'arbre généalogique et la

[28:12]

camée. C'est ça à titre informatif, mais ça

[28:13]

peut être intéressant quand même à visiter.

[28:15]

Si quelqu'un veut voler l'identité

[28:18]

de Walt Disney, par exemple?

[28:19]

Oui, pourquoi pas. C'est discret.

[28:22]

Bonjour, je m'appelle Walt Disney. Ça va

[28:23]

passer incognito. Sincèrement, je ne connaissais

[28:26]

pas ce site-là avant de travailler ce

[28:27]

dossier-là. Je ne savais pas qu'une

[28:29]

groupe. C'est un indépendant qui a créé

[28:31]

ça en 1998. Il s'est dit, je vais faire

[28:33]

le Wikipédia des pierres tombantes.

[28:35]

Je sais que dans nos fans, on a beaucoup

[28:37]

de fans de cimetières qui aiment aller

[28:39]

dans les cimetières pour vivre

[28:42]

l'ambiance, mais sûrement pour aller voir

[28:44]

les pierres tombantes. Mais dites-vous que maintenant,

[28:45]

vous pouvez le faire aussi dans le confort de votre salon.

[28:47]

Mais là, c'est bien plus le fun, y aller en vrai.

[28:49]

Oui, bien oui. Mais tu n'as pas de chance de tomber

[28:51]

sur des fantômes quand t'es chez vous.

[28:53]

Jennifer Marie Siebert est une

[28:55]

Américaine née le 5 septembre

[28:58]

1974 et qui est décédée

[29:00]

tragiquement à l'âge de 12 ans

[29:02]

le 13 juin 1987

[29:04]

à Rheinberg en Allemagne

[29:06]

dans un accident de voiture.

[29:07]

C'est une Américaine, c'est juste qu'elle est en voyage

[29:10]

et qu'elle est morte dans un accident de genre.

[29:12]

Il y a 30 ans, son corps a été rapatrié

[29:14]

et elle est enterrée au cimetière

[29:15]

de Northside à Butler, la ville

[29:18]

de naissance de Kimberley. Elle a donc utilisé

[29:20]

l'identité d'un enfant. On retourne

[29:21]

à notre enquête. Nous sommes maintenant le vendredi

[29:24]

1er juin 2018. Le corps

[29:26]

de Jolie n'a toujours pas été retrouvé,

[29:27]

mais l'enquête progresse. Au cours d'une nouvelle

[29:30]

conférence de presse, le chérif

[29:31]

Leeper publie une liste troublante

[29:33]

avec toutes les différentes identités connues

[29:35]

de Kimberley Kessler. On apprend donc

[29:37]

que Kimberley n'a pas qu'utilisé l'identité

[29:39]

de Jennifer, mais qu'elle aurait aussi utilisé

[29:42]

18 autres identités différentes

[29:44]

depuis 1996.

[29:46]

Écoutez ça, elle a vécu dans 33

[29:48]

villes à travers 14 états

[29:49]

américains durant tout ce temps-là.

[29:52]

Si elle vit dans sa voiture,

[29:53]

j'imagine ça lui permet

[29:55]

de facilement se déplacer d'une ville à l'autre

[29:57]

sans à chaque fois avoir un appartement

[30:00]

ou quelconque contrat d'hébergement.

[30:02]

Oui, non, exact. Je sais qu'elle a eu

[30:03]

des relations aussi, on va y revenir, mais

[30:05]

c'est sûr que avec un mode de vie comme ça,

[30:08]

t'es mieux d'être nomade

[30:09]

justement dans ton habitation.

[30:12]

Plusieurs des identités sont des personnes

[30:13]

décédées qu'elle a repérées sur le site

[30:15]

Find a Grave, et elle aurait utilisé

[30:18]

la même méthode en fait qu'avec

[30:19]

l'identité de Jennifer. Dans la liste des

[30:21]

identités utilisées, il y a celle de

[30:24]

Pamela Kleber, et on apprend

[30:25]

que cette personne est disparue dans des conditions

[30:28]

mystérieuses. Par contre, il n'y a jamais eu

[30:29]

d'accusation ou quoi que ce soit envers elle, mais c'est un

[30:32]

peu bizarre que dans cette liste-là, cette personne-là

[30:34]

est disparue étrangement. Des soupçons que

[30:36]

Kimberly aurait pu commettre d'autres meurtres

[30:37]

dans le passé font surface, justement

[30:40]

entre autres, à cause de ce cas-là. Elle a même déjà

[30:41]

été arrêtée en 99 sous le nom de

[30:44]

Christina Brooke, puis rappelez-vous

[30:46]

du nom Christina Brooke, je vais avoir une autre histoire

[30:47]

tantôt pour vous. Crime Stopper augmente

[30:50]

aussi la récompense de 3 000 à

[30:51]

4 000 $ si quelqu'un apporte un indice

[30:54]

qui pourrait les aider, aider les

[30:55]

enquêteurs à retrouver le corps de Jolene, parce

[30:57]

qu'ils n'ont toujours pas retrouvé.

[30:59]

Ils disent avoir reçu plus de 23

[31:02]

tips, des conseils,

[31:04]

des avis, mais rien

[31:06]

concluant encore une fois pour retrouver

[31:07]

le corps. J'ai sorti de la liste

[31:10]

des 18 noms, c'est assez

[31:11]

fascinant. Oui, mais tu peux nous en nommer

[31:14]

quelques-uns? Dans les noms, il y a

[31:15]

Christina Young, il y a Melissa

[31:17]

McKernan, Melissa Losey, Jennifer

[31:19]

Mary Seabert, Mia Stone,

[31:22]

Jen Lee Seabert-Allen,

[31:23]

Jennifer Sebring, etc. On voit

[31:25]

même Pam Cleaver,

[31:27]

elle joue toujours,

[31:29]

quand on observe,

[31:31]

les prénoms se ressemblent à Pam,

[31:33]

Pamela, Melissa, puis

[31:35]

aussi dans les noms de famille, il y a

[31:37]

souvent des ressemblances aussi, Cleaver,

[31:39]

Cleaver, avec un K, avec un C.

[31:41]

On voit qu'elle joue sur les identités,

[31:43]

puis selon moi, je ne suis pas sûr

[31:45]

que c'est toutes des identités volées,

[31:47]

dans le sens que j'ai l'impression que, parce qu'on a

[31:48]

pas le détail sur chaque identité, mais j'ai l'impression

[31:50]

qu'elle en a créé, elle aussi,

[31:52]

qu'elle a trouvé la bonne méthode pour

[31:55]

créer des noms. On dirait que des fois,

[31:57]

elle garde,

[31:59]

elle va garder une identité, ou du moins

[32:01]

un pseudonyme pendant un certain temps, puis elle va

[32:03]

changer le nom de famille, par exemple,

[32:05]

parce que j'imagine que dans le cas de

[32:06]

Jennifer Seabert, qui était

[32:08]

le faux nom dans ce cas

[32:11]

présent, et là, c'était

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vraiment une identité volée. Par contre,

[32:15]

peut-être que justement, Jennifer Seabring

[32:17]

ou Jennifer Mary-Allen,

[32:19]

ou t'en as d'autres, Jen Seabert-Allen

[32:21]

ou Jennifer Seabring,

[32:23]

comme tu dis, j'ai l'impression qu'elle était partie

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de cette identité-là, et par la suite, elle a développé

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des nouveaux noms de famille pour rester

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un peu constante dans ses choix,

[32:31]

mais c'est vrai qu'elle tourne toujours autour

[32:32]

des mêmes noms, il y a vraiment plusieurs

[32:36]

concordances. Oui, exact, puis

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je me demande ce qu'elle faisait avec toutes ses identités-là,

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parce qu'ils n'ont pas,

[32:40]

je pense qu'ils n'ont pas tout analysé, tous les noms,

[32:43]

mais tu sais, à quoi ça te sert

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d'avoir autant d'identités?

[32:47]

C'est ça qui me...

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Je présume que tu peux aller te chercher une carte de crédit

[32:51]

avec une identité,

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ça va durer un bout, après ça,

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t'essaies d'aller en chercher une autre avec une autre identité,

[32:58]

elle me note que celle-là est brûlée,

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ça fait que t'essaies une autre identité.

[33:01]

Dans le cas de Larry

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Erika Ruff,

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c'était un peu ça aussi, elle maintenait toute

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une organisation, toutes ses identités,

[33:09]

puis elle tentait justement

[33:10]

d'être constante dans les choix

[33:12]

qu'elle faisait. Oui, exact, puis même dans les états,

[33:16]

elle a quand même été

[33:17]

dans 14 états,

[33:18]

plus de 30 villes américaines,

[33:21]

Nashville, Tampa,

[33:23]

Jacksonville, Leesburg,

[33:25]

Texas, Vermont,

[33:26]

elle a bougé beaucoup

[33:29]

dans toutes ces années-là.

[33:31]

Mais c'est grand les États-Unis,

[33:32]

pour quelqu'un qui souhaite disparaître

[33:34]

ou voler des identités, le terrain est grand,

[33:37]

donc c'est quand même assez

[33:38]

facile, je peux croire,

[33:40]

de se perdre dans les mailles judiciaires

[33:42]

et de disparaître à gauche et à droite dans les états.

[33:45]

Oui, puis on l'avait vu justement

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dans l'arrêt Erika Ruff, sa stratégie

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souvent c'est de prendre l'identité de quelqu'un d'un autre état,

[33:50]

parce que justement les bases de données se parlent

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pas tous dans les bases de données

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de l'état civil, ce qui est normal aussi,

[33:56]

donc ça facilite le processus.

[33:59]

Absolument. Le 2 juin,

[34:00]

qui est le lendemain de l'annonce de ses

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multiples identités au grand public,

[34:04]

Kimberly décide de faire la grève

[34:06]

de la fin en prison. Elle a fait la grève

[34:08]

de la fin pendant 10 jours.

[34:11]

Le 2 juin, les autorités

[34:12]

sont inquiètes parce que ça fait

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10 jours, ils ont peur pour sa vie,

[34:16]

il la transfère à l'hôpital pour

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la nourrir par intraveineuse.

[34:20]

Heureusement, elle recommença à manger

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le lendemain, le 13 juin, mais

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c'est une genre de protestation parce qu'elle, elle se déclare

[34:26]

non coupable, non liée à la disparition

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de Jolene, puis c'est un peu

[34:30]

sa manière de protester actuellement.

[34:32]

En même temps, c'est drôle, parce que c'est

[34:34]

lorsqu'ils ont dévoilé toutes ces identités-là,

[34:36]

je me demande ce qui s'est passé dans sa tête

[34:38]

de faire la grève de la fin, je me demande

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qu'est-ce qu'elle s'attendait d'avoir

[34:42]

en retour de ça ou comme conséquence

[34:45]

ou je ne sais pas.

[34:46]

Mais je suis surpris, je trouve que c'est une drôle

[34:48]

de stratégie de la part des autorités

[34:50]

de dévoiler toutes ces identités-là

[34:52]

alors qu'elle n'a pas eu encore

[34:54]

son procès. Il me semble que c'est le genre de truc que tu dévoiles

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au procès. En ce moment,

[34:58]

elle devait se sentir un peu humiliée.

[35:00]

Si on veut lui donner le bénéfice du doute

[35:02]

ou du moins un doute raisonnable,

[35:04]

peut-être que j'ai l'impression

[35:06]

que c'était un peu déplacé ou maladroit

[35:08]

de dévoiler toutes ces identités-là avant même

[35:10]

qu'elle ait eu son procès.

[35:12]

Moi, je suis d'accord avec toi et même la première fois que j'ai vu

[35:14]

la liste de noms et que je voyais que c'était

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donné dans la conférence du shérif,

[35:18]

je me suis posé la même question que toi.

[35:21]

Ça a-t-il été sorti quand elle était accusée?

[35:22]

Je trouvais ça bizarre. Mais dans la

[35:24]

conférence précédente, si tu te rappelles,

[35:27]

les autorités disaient qu'il y avait quand même

[35:28]

des preuves solides. J'ai l'impression

[35:30]

que le geste qu'il faisait, c'était pour essayer

[35:32]

de... Ben un, c'est un peu de la discrédité,

[35:35]

comme tu dis, un peu de l'humilier,

[35:36]

mais peut-être aussi pour avoir d'autres

[35:38]

informations. C'était surtout ça, sur tout son

[35:40]

parcours de vie, qui est difficile à retracer

[35:42]

avec un seul nom.

[35:43]

D'après moi, c'est exactement ça. C'est-à-dire

[35:45]

qu'il devait avoir des preuves assez solides

[35:47]

qui ne pouvaient pas divulguer au public,

[35:50]

mais en même temps, il voulait aller chercher d'autres témoignages.

[35:52]

Pour aller chercher d'autres témoignages,

[35:54]

il faut divulguer ces identités-là.

[35:56]

Est-ce qu'il y a quelqu'un entre vous qui a déjà

[35:58]

connu une Pamela Sebring

[36:00]

ou une Jennifer

[36:02]

Siebert ou autre comme ça?

[36:04]

Ça peut peut-être amener d'autres témoignages.

[36:06]

On peut peut-être se rendre compte que

[36:07]

finalement, il y a encore plus gros

[36:09]

en dessous de tout ça.

[36:10]

Pour revenir à sa grève de la fin,

[36:12]

je suis toujours surpris du nombre de jours.

[36:14]

Chaque fois qu'on en parle des trucs qu'on peut,

[36:16]

comme dans un Azoubi, sans manger,

[36:18]

j'ai toujours l'impression qu'on meurt

[36:21]

de faim après 3-4 jours.

[36:23]

Ça me semble que quand je zine pas,

[36:26]

j'ai l'impression que je vais mourir.

[36:28]

J'imagine un nombre de jours.

[36:29]

Je sais que ça finit par passer,

[36:31]

mais quand même.

[36:32]

Le mardi 5 juin 2018,

[36:34]

le Tangles Air Salon

[36:36]

où travaillait Jolene et Jennifer,

[36:38]

ou aussi connu sous le nom de

[36:39]

Kimberly, annonce dans une publication

[36:41]

sur Facebook qu'il fermera définitivement

[36:44]

ses portes. Jim, le propriétaire,

[36:46]

mentionne qu'à cause du meurtre

[36:47]

de Jolene, la clientèle a

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drastiquement diminué et que même,

[36:52]

la banque refuse d'être clémente

[36:53]

envers lui. Donc, ça a affecté vraiment

[36:55]

son commerce. Parce que là, c'est particulier.

[36:58]

On a annoncé le meurtre de Jolene,

[37:00]

mais on n'a pas encore trouvé le cas.

[37:03]

Vraiment, les autorités ont des infos

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qui ne divulguent pas.

[37:05]

Encore aujourd'hui, la page Facebook

[37:07]

du salon est maintenue et la photo de profil

[37:10]

est celle de Jolene. Donc, je ne sais pas

[37:12]

si on voulu lui donner un hommage

[37:13]

ou quelque chose comme ça.

[37:14]

Je pense que oui. Il n'y avait pas d'amniosité

[37:17]

dans le message, parce que

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je pense que le propriétaire est quand même

[37:21]

conscient que ce n'est pas de la faute à Jolene.

[37:23]

Mais je trouve ça étrange,

[37:25]

le dommage collatéral, qu'après

[37:27]

quelques semaines seulement, il est obligé

[37:29]

de fermer ses portes.

[37:31]

Justement, avant d'avoir l'information

[37:33]

qui fermait, j'essayais de le retrouver

[37:35]

sur Google Maps et je ne le trouvais plus.

[37:37]

J'étais juste capable de le trouver avec l'adresse,

[37:39]

mais plus avec le nom. Je me demandais

[37:41]

pourquoi, justement, et c'est à cause de ça.

[37:43]

Oui, ils ont fermé. L'enquête se poursuit

[37:45]

toujours et les enquêteurs trouvent

[37:47]

une autre caméra de surveillance dans le secteur

[37:49]

qui montre Kimberly mettre

[37:51]

des sacs à vidange dans un conteneur

[37:53]

à déchets. Plusieurs des sacs semblent

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assez difficiles à soulever de son point de vue.

[37:57]

C'est évident pour les autorités que c'est

[37:59]

le corps de Jolene à l'intérieur des sacs.

[38:01]

Par contre, celui-ci n'a jamais

[38:03]

été retrouvé, étant donné que les déchets

[38:05]

ont été ramassés depuis plusieurs semaines,

[38:08]

évidemment. Ils ont aussi établi

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qu'une dispute a éclaté au salon

[38:11]

de coiffure vers la fin de la journée

[38:13]

du 12 mai 2018 entre les

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deux femmes et que c'est à cet endroit

[38:17]

qu'elle aurait été tuée par des preuves

[38:19]

qui semblent avoir été nettoyées sur place.

[38:21]

Plusieurs traces de sang nettoyées

[38:23]

ont été décelées avec l'emploi du luminol

[38:25]

dans l'entrée du salon,

[38:27]

sur un calendrier, entre autres, qui était accroché

[38:29]

au mur, mais aussi sur le dossier

[38:31]

d'une chaise, même dans la balayeuse

[38:33]

et à plusieurs endroits sur le plancher.

[38:35]

Puis on le sait maintenant, c'est très

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difficile de nettoyer une scène de crime

[38:39]

pour que plus rien

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soit retrouvé. En fait, je me demande si maintenant

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c'est possible. Oui, exact.

[38:45]

Parce que généralement, ils utilisent même de l'eau

[38:47]

de javel, puis avec le luminol,

[38:48]

ils sont capables de le détecter. Il y a quelque chose

[38:51]

dans le sang qui reste à la surface.

[38:53]

Il faudrait parler un moment donné

[38:54]

d'un spécialiste, mais je me demande si aujourd'hui,

[38:57]

comme tu dis, c'est possible

[38:58]

de vraiment nettoyer correctement une scène de

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crime. J'ai l'impression que non.

[39:02]

Là, on ignore encore quelle est l'arme

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du crime et quelle est la méthode.

[39:06]

On sait qu'il y a du sang dans la place, puis qu'elle a été

[39:09]

sûrement assassinée,

[39:10]

possiblement même mise dans des sacs hors d'heures.

[39:12]

Mais on ignore encore comment tout ça s'est déroulé.

[39:15]

Oui, puis il n'y avait pas de caméras

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de surveillance à l'intérieur du commerce.

[39:18]

Parce qu'imagine s'il y avait eu des caméras de surveillance,

[39:21]

ça aurait aidé les enquêteurs

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pour voir. Oui, ou probablement que le

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meurtre n'aurait pas eu lieu là.

[39:26]

Ils l'ont même vu sur des images de

[39:28]

surveillance d'un Walmart achetant

[39:30]

de l'ammoniac, des sacs hors d'heures

[39:32]

noirs et un couteau électrique via

[39:34]

une caisse libre-service. Donc ils ont vu

[39:36]

Kimberley ou encore Jennifer

[39:38]

faire tout ça. De plus, en

[39:40]

perquisitionnant un entrepôt que louait

[39:42]

Kimberley, en plus d'avoir trouvé des

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perruques de toutes sortes, ainsi que plusieurs

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accessoires pour se déguiser, ils ont

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découvert des bottes et des bas avec du

[39:50]

sang et après l'analyse dans des haines,

[39:52]

il s'agit bien du sang de Jolene.

[39:54]

Oui, ça l'a repris

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quelques jours. Même ça, il

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savait, quand on lit le rapport,

[40:00]

il savait même avant la première

[40:02]

conférence de presse qu'il y avait déjà

[40:04]

tous ces éléments-là pour

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condamner du moins

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Kimberley. Donc c'est pour ça qu'il était si

[40:10]

confiant, si confiant

[40:11]

de dévoiler tout ça au grand jour.

[40:13]

Le registre démontre bien qu'elle y est

[40:15]

allée plusieurs fois entre le 13 et

[40:17]

le 15 mai. Même les tours de cellulaire

[40:19]

le confirment avec sa géolocalisation.

[40:22]

On apprend aussi qu'après avoir

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déposé le VUS de Jolene

[40:25]

dans un parking, Kimberley a pris

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un taxi pour se rendre au salon de

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coiffeur au Tangle et elle est allée

[40:31]

nettoyer son crime. Donc après une heure

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17 du matin quand qu'elle est partie,

[40:36]

elle est allée dans une station-service

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juste à côté, à pied, on peut même voir

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sur YouTube, elle attend dans l'entrée

[40:41]

et on la voit rentrer dans le taxi.

[40:43]

Le taxi a confirmé qu'il l'avait amené

[40:46]

au salon de coiffeur, qu'il va dans un

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salon de coiffeur en pleine nuit.

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Entre temps, d'autres identités volées

[40:51]

utilisées par Kimberley sont découvertes

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et maintenant le compte passe à 25.

[40:56]

Donc 7 identités de plus.

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Les autorités ont tout en main pour l'accuser

[41:00]

formellement du meurtre au premier degré

[41:01]

de Jolene Cummings, même

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sans avoir retrouvé le cas, ce qui est assez

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particulier. Mais avant d'aller plus loin,

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on a aussi appris qu'elle a un enfant,

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cette Kimberley. Grosse nouvelle,

[41:12]

elle l'avait mentionné lors de son interrogatoire,

[41:14]

mais étant donné toutes les fausses

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identités qu'elle possède, il n'était pas

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évident de le retracer, ni même de

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déceler le vrai du faux dans tout ça.

[41:21]

Oui, exactement, parce qu'elle dit

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toutes sortes de choses un peu décousues

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dans les interrogatoires. Vous allez

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écouter, son discours

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n'est pas toujours clair.

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J'ai l'impression qu'au départ,

[41:33]

les autorités ne prenaient pas

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l'allégation de son enfant au sérieux,

[41:37]

parce que c'était comme un peu garoché

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dans plein d'informations

[41:41]

qui n'avaient pas de sens ensemble.

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Après avoir vu la photo de Kimberley

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circuler partout, un nouvel acteur

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arrive dans le dossier. Il y a un certain

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Tim Edwards qui sort de l'homme

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et qui mentionne lui qu'il est sorti avec une femme

[41:53]

qui s'appelait Melissa McKernan

[41:55]

entre 1997 et

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1999 et qu'ils ont eu

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un fils ensemble en 1998.

[42:01]

Elle aurait signé l'acte

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de naissance de leur fils sous le nom

[42:05]

de Christina Melissa Brooke.

[42:07]

Je ne sais pas si vous vous souvenez dans les noms

[42:09]

Christina Brooke. Vous avez dit de retenir ça.

[42:11]

C'est ça. Même à cette époque-là,

[42:13]

elle sortait avec Tim Edwards

[42:15]

sous un faux nom qui était Melissa

[42:17]

McKernan, qui n'est pas son vrai nom.

[42:19]

Sur l'acte de naissance, elle a

[42:21]

menti aussi sous le nom de la mère

[42:23]

pour donner un autre nom, Christina

[42:25]

Melissa Brooke.

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Edwards l'a questionné par rapport à ça,

[42:29]

mais elle a dit qu'elle voulait utiliser

[42:31]

un pseudonyme pour s'assurer que sa famille,

[42:33]

y compris sa mère, ne la retrouve pas.

[42:35]

Il a comme avalé ça,

[42:37]

dans le sens qu'il n'a pas plus posé

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de question que ça. Je trouve ça

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un peu bizarre. On n'a pas beaucoup de détails

[42:43]

sur la relation, même l'enfant,

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tout ça. La seule chose qu'on sait, c'est que vers

[42:47]

les années 2000, les services sociaux ont pris

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en charge leur fils. Depuis ce temps-là,

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en fait, je n'ai trouvé aucune information

[42:53]

pour savoir où il se trouve actuellement.

[42:56]

Même Tim Edwards,

[42:57]

dans le reportage, lui-même

[42:59]

ne semblait même pas savoir où son fils

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se trouvait. J'ai l'impression qu'il l'a

[43:03]

un peu abandonné une fois qu'il était récupéré

[43:04]

par les services sociaux. La mère,

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de toute évidence, n'en est pas occupée,

[43:08]

mais ça veut dire qu'il y a eu une plainte à l'époque

[43:10]

pour que les services sociaux s'en occupent.

[43:12]

Il a dû avoir quelqu'un

[43:14]

que je ne sais pas qui a porté plainte

[43:16]

et qui a porté action aussi.

[43:18]

Mais ça, elle a toujours été hyper discrète.

[43:20]

Il y a peu d'information là-dessus.

[43:23]

C'est la seule chose que j'ai trouvée.

[43:25]

C'est particulier. D'abord,

[43:26]

abandonner sa propre mère en quittant

[43:29]

comme ça, en disparaissant.

[43:31]

Et même, on apprend qu'elle a eu un fils

[43:33]

entre temps, qu'elle a abandonné aussi.

[43:36]

Quelle vie veut

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vivre cette femme-là?

[43:39]

C'est très mystérieux.

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Ça ne doit pas être stabilisant.

[43:43]

Tu ne dois pas avoir...

[43:44]

Ça doit être lourd au quotidien.

[43:46]

On en a connu des cas,

[43:48]

quelqu'un qui reprend une identité,

[43:50]

deux identités, mais il y en a tellement.

[43:53]

Chacune des identités,

[43:54]

je suis convaincu qu'on leur passait

[43:57]

un peu trouble.

[43:58]

Imagine tout le poids, tout ce qu'elle doit

[44:01]

traîner comme bagages avec elle.

[44:02]

Ça doit être assez lourd quand même.

[44:04]

Et aussi, une chose un peu intéressante

[44:06]

sur Kimberly, c'est que lors des discussions

[44:08]

qu'elle avait avec sa mère en prison au téléphone,

[44:10]

sa mère la questionnait au départ.

[44:12]

Elle voulait savoir si elle est sa vraie mère,

[44:14]

si elle était en lien avec la

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disparition de Jolene.

[44:18]

Kimberly niait toujours tout ça,

[44:19]

mais à un moment donné, elle a dit que c'était la faute des Illuminati.

[44:22]

Tout ce qui arrivait

[44:24]

par rapport à Jolene,

[44:25]

c'est un peu rigolo quand même quand on sait

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l'histoire des Illuminati, mais

[44:29]

je trouvais ça un peu drôle de vouloir

[44:32]

les accuser de ça. Je vois pas quelle

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bonne raison les supposés Illuminati

[44:36]

pouvaient, pourquoi

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ils auraient enlevé Jolene.

[44:39]

Ça fait pas de sens.

[44:42]

Pourquoi justement les membres

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de cette élite mondiale-là

[44:46]

voudraient enlever une mère

[44:48]

de famille qui travaille dans un salon

[44:50]

de coiffure en Floride,

[44:51]

dans sa petite ville. Ça fait

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pas vraiment de sens. Mais peut-être

[44:55]

que sa mère était habituée

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à ce genre de bullshit, puis

[44:59]

qu'elle optait

[45:01]

pour la facilité en lui racontant

[45:03]

ce genre d'histoire-là parce que

[45:05]

bon, on va y venir, mais je présume

[45:07]

que Kimberly devait probablement

[45:09]

pas être saine d'esprit, puis tu sais,

[45:12]

même des chances que sa mère

[45:13]

ne l'était pas non plus. Non, exactement.

[45:15]

Généralement, on le sait, c'est assez génétique. Ça tombe bien.

[45:18]

Ce que tu dis, parce que

[45:20]

justement, lors de son procès,

[45:22]

avant son procès, en fait,

[45:24]

pour vous dire, la preuve qui a été accumulée,

[45:25]

c'était au-dessus de 400 pages

[45:28]

de toute l'enquête, et le

[45:29]

17 janvier 2019, elle a fait

[45:31]

une première apparition devant le tribunal

[45:33]

pour le meurtre de

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Jolene. Elle a plaidé non coupable.

[45:38]

Par contre, son avocat a demandé

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une évaluation psychologique à savoir

[45:41]

si justement elle était apte à subir son

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procès. Parce qu'on s'entend là,

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avec tout ce qu'on raconte là, ça flirte

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beaucoup avec la maladie mentale. Oui.

[45:49]

Le 2 juillet 2019, après

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avoir examiné deux examens de compétences

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par deux spécialistes,

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un juge déclare Kimberley

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Kessler inap' à subir son procès

[45:59]

et lui ordonne d'être envoyé dans un

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hôpital psychiatrique public, celui de la Floride.

[46:03]

Les experts ont établi que Kessler souffrait

[46:05]

d'un trouble délirant de la personnalité

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et serait bipolaire, et son

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avocat affirme que Kimberley a refusé

[46:11]

à plusieurs reprises de le voir, lui

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et son précédent avocat, car elle ne voulait

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pas répondre à ses questions, en raison de ses troubles délirants.

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Puis même, il disait des fois, quand

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il approchait pour venir la voir, elle lui disait

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qu'il fallait qu'il reste à tant de mètres de lui.

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Elle voulait pas lui parler, elle voulait pas qu'il l'approche.

[46:25]

C'est ton avocat, c'est un

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peu particulier. Mais parfois,

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ces gens-là vont user d'une technique

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un peu théâtrale pour justement

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démontrer une forme de maladie

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mentale, parce que ça va les avantager

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pendant le procès. Dans son cas, à elle,

[46:39]

c'était bien réel cette maladie-là.

[46:41]

Exactement. Même si on le cloche au niveau des enquêteurs,

[46:44]

lors des différents interrogatoires, elle pouvait partir

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sur des délires d'infestation de

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punaise de lits dans sa voiture, par exemple.

[46:49]

Comme je vous disais, des fois, ça faisait ni queue ni tête.

[46:52]

Par contre, là, ça reste comme ça pendant

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4, 5, 6 mois, un revirement

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de situation le 9 janvier

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2020, ça fait pas longtemps,

[47:00]

au début de l'année. Suite aux recommandations

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du personnel hospitalier qui prenait soin

[47:03]

de Kimberly et qui ont fait passer

[47:05]

d'autres tests psychologiques, ceux-ci maintenant

[47:07]

la déclarent apte et lucide

[47:09]

pour subir son procès. Et la suite

[47:11]

va être attendue le 26 mars 2020.

[47:15]

Actuellement, au moment

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où on enregistre la distorsion, on n'est pas encore

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rendu là, donc on n'a pas la finalité

[47:20]

et ça, c'est si la date en cours

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ne sera pas reportée. Mais pour le moment,

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le procès va avoir lieu plus

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au printemps de cette année malgré tout

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parce que je ne sais pas qu'est-ce que...

[47:29]

Oui, c'est les tests de d'autres psychologues, mais

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est-ce que... Je me questionnais

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est-ce qu'elle a manipulé au départ?

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Mais en même temps, c'était le cumul de plein

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d'observations qui faisaient en sorte

[47:39]

qu'elle a été déclarée inape.

[47:42]

Je le trouve étrange le revirement

[47:43]

quand même de situations,

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je dois dire. On a vu

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parfois par le passé dans d'autres procès

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que justement l'expertise,

[47:51]

tout ça, c'est assez contestable.

[47:53]

Parfois, on va tenter de

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dévalider une expertise

[47:57]

qui a eu lieu auparavant, puis de faire une nouvelle

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expertise avec d'autres experts.

[48:01]

On l'a fait dans le cas d'Epstein, tu te rappelles.

[48:04]

Parfois, c'est des autopsies,

[48:05]

mais parfois, c'est sur des conditions

[48:08]

mentales, des profils psychologiques, par exemple,

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puis c'est là qu'on voit que parfois,

[48:11]

il y a des grosses différences. Mais moi, je suis assez

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surpris de ce revirement-là,

[48:15]

parce que là, elle va devoir faire face à

[48:17]

la musique, cette madame Kessler.

[48:19]

Oui, exact. Et même ce que tu disais, c'est vrai,

[48:21]

parce que dans les deux experts, au départ,

[48:24]

que le juge a embauché,

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les deux n'étaient pas d'accord. Il y en a même un

[48:27]

qui la disait ape, puis l'autre inape.

[48:30]

Et c'est le juge

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qui a tranché et qui a dit

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qu'elle n'était pas apte, justement. Donc,

[48:35]

comme tu dis, souvent, il y a des rapports

[48:37]

contradictoires, puis ça reste la décision d'un

[48:39]

humain au bout du compte. Mais je me demande toujours,

[48:41]

je sais que c'est un peu comme les jeunes filles

[48:43]

du Slender Man, qui ont été déclarées.

[48:46]

Ils font quand même de la prison,

[48:47]

mais en hôpital psychiatrique.

[48:49]

Ce que je trouve étrange,

[48:51]

c'est qu'on dirait que de la manière qu'il parlait, elle n'aurait pas eu

[48:53]

d'autres procès, mais c'est

[48:55]

sûrement pas le cas.

[48:57]

Même si elle avait été déclarée inape, c'est là-dessus.

[48:59]

Je trouve ça un peu ambigu. Mais bref,

[49:01]

elle va faire faire à la musique un peu comme tu dis.

[49:03]

Actuellement, elle est toujours enfermée à l'hôpital

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psychiatrique de la Floride, et le corps de Jolene

[49:07]

n'a toujours pas été retrouvé.

[49:09]

Encore aujourd'hui, bien sûr, mais comme on vous disait,

[49:11]

c'est évident qu'elle est partie

[49:13]

avec les poubelles. Vous pouvez la retrouver,

[49:15]

cette vidéo-là. On la voit bien

[49:17]

jeter plusieurs sacs de poubelles

[49:19]

dans le container.

[49:21]

C'est évident que c'est elle, puis c'est triste.

[49:23]

C'est tellement triste pour la famille

[49:25]

et tout ça. Ben oui. Donc là, on a fait

[49:27]

le tour un peu de la chronologie des événements,

[49:29]

mais on a toujours pas de

[49:31]

corps retrouvé, puis on a à peine

[49:33]

de mobile du crime, parce que

[49:35]

en fait, qu'est-ce qui s'est passé lors de cette

[49:37]

dispute-là? On n'en a aucune idée.

[49:38]

Non, exactement. La seule chose qu'on sait, c'est que

[49:40]

des clients ont dit justement qu'il y avait des tensions,

[49:42]

qu'ils sentaient des tensions régulièrement quand

[49:44]

ils allaient au salon entre les deux, mais

[49:46]

on ne le sait pas. La seule chose que les enquêteurs

[49:49]

ont mis dans le rapport, c'est que

[49:51]

la dispute aurait sûrement commencé

[49:53]

en fin d'après-midi, donc

[49:54]

avant la fermeture de 17 heures.

[49:57]

Puis là, je me demande à quelle heure

[49:58]

elle a été tuée, parce qu'il fait clair, même si le

[50:00]

salon de coiffure se fermait à

[50:02]

17 heures, il fait encore clair

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au mois de mai. Qu'est-ce qu'elle a fait

[50:06]

parce qu'il est vitré, on peut aller voir des photos.

[50:09]

Il y a tout ce...

[50:10]

Je ne sais pas quand ça s'est fait.

[50:12]

Puis justement, ça s'est chicané.

[50:14]

Elle n'a pas attendu après 17 heures

[50:16]

ou du moins...

[50:18]

C'est sûr qu'elle n'a pas fait ça avant

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17 heures, parce que le commerce est ouvert.

[50:22]

Ben du moins, j'ose croire.

[50:24]

Souvent, des clients, ça serait pointé

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ou quoi que ce soit. C'est la tranche d'heure

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où elle a été tuée et ils ne sont pas capables de le dire non plus.

[50:31]

Parce qu'ils n'ont pas de corps pour trouver ça

[50:32]

et ils n'ont pas de caméras de surveillance.

[50:34]

Il n'y a pas d'autres caméras de surveillance à part celle

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du Home Depot. Ils n'ont pas l'arme du crime non plus?

[50:38]

Non, exact. C'est la seule chose qu'ils savent,

[50:40]

qu'elle a acheté un couteau électrique, mais ils ne l'ont pas retrouvé.

[50:42]

Ils n'ont même pas retrouvé la sacoche de Jolene.

[50:44]

Ils n'ont pas retrouvé non plus son cellulaire

[50:46]

ni ses papiers d'identité.

[50:48]

D'après moi, elle a dû mettre ça aussi dans les vidanges

[50:51]

Probablement que le couteau électrique, c'était pour

[50:54]

dépecer le corps dans les sacs à vidanges.

[50:56]

Mais je présume que si

[50:58]

c'est un genre de crime qui est survenu

[50:59]

d'une manière un peu impulsive,

[51:01]

comme on connaît Kimberly qui est impulsive

[51:03]

et colérique même, ça a dû survenir.

[51:06]

Elle a dû prendre n'importe quoi

[51:08]

et frapper Jolene avec, je présume.

[51:10]

S'il y a du sang un peu partout

[51:11]

dans le salon, sur les murs,

[51:14]

sur le tapis même,

[51:16]

ailleurs, sur d'autres objets,

[51:17]

c'est qu'elle a dû se débattre. Il a dû avoir

[51:19]

une genre de poursuite.

[51:21]

Ça n'a pas dû être un seul coup

[51:23]

qu'il l'a mis par terre.

[51:24]

Ça a dû être une genre de poursuite à l'intérieur

[51:26]

du salon qui devait être infernale.

[51:28]

Oui, c'est clair. Justement, sur son mugshot,

[51:30]

on voit les grosses graffings.

[51:33]

Tu vois que l'ongle

[51:34]

a vraiment arraché de la peau.

[51:38]

C'est très clair.

[51:39]

Justement, Jolene a dû se défendre.

[51:41]

Avec n'importe quel objet,

[51:43]

tu peux assommer quelqu'un.

[51:44]

Par la suite, c'est assez simple.

[51:47]

C'est ça. C'est triste, tout ça.

[51:50]

Oui, c'est vraiment un gros dossier.

[51:51]

On va vous tenir au courant.

[51:53]

C'est quelque chose qui a vraiment

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ébranlé le monde des enquêteurs du Web

[51:57]

en 2019.

[51:58]

C'était une grosse histoire. Il y a plusieurs

[52:01]

discussions sur Reddit, sur le sujet,

[52:03]

plusieurs vidéos sur YouTube aussi.

[52:05]

C'est vraiment mystérieux,

[52:07]

cette femme aux multiples personnalités

[52:09]

avec une vie mystérieuse.

[52:11]

On ne sait pas trop ce qu'elle faisait.

[52:13]

Elle vivait dans sa voiture, mais

[52:14]

elle avait un train de vie vraiment nomade.

[52:16]

Est-ce qu'elle a commis d'autres crimes

[52:18]

dans le passé? Tout porte à croire

[52:20]

que peut-être que oui, même.

[52:21]

Oui, ils n'ont pas de preuves, mais

[52:23]

à un moment donné, je lisais que le FBI

[52:25]

avait des soupçons sur l'histoire

[52:28]

de Pamela, l'autre personne

[52:30]

à laquelle elle avait utilisé l'identité,

[52:32]

mais il n'y a pas eu de développement

[52:33]

ou quoi que ce soit qui a été dit là-dessus.

[52:35]

Je ne sais pas si ça va ressortir au niveau du procès,

[52:37]

mais je suis convaincu.

[52:39]

Même plusieurs anciennes personnes

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qui l'ont fréquenté sont convaincues

[52:42]

qu'elle a déjà tué d'autres personnes,

[52:45]

des anciens conjoints ou des choses comme ça.

[52:47]

C'est assez fou.

[52:49]

Moi, je reste encore tout le temps

[52:51]

fasciné par la facilité de créer des papiers

[52:53]

avec des gens morts,

[52:55]

avec l'identité de gens morts.

[52:57]

C'est vraiment un trou.

[52:59]

Je sais que l'État civil du Québec

[53:00]

a corrigé cette faille-là.

[53:03]

Il y a quelques années, je pense

[53:04]

dans les débuts des années 2000-2005,

[53:07]

il y a quelque chose dans le délai

[53:09]

où, du moins après un certain temps,

[53:11]

la personne est vraiment décédée

[53:13]

au dossier et c'est impossible

[53:14]

de récupérer cette identité-là.

[53:16]

Je ne sais pas si les États-Unis ou les États-Américains

[53:18]

ont implanté ce genre de mécanique-là,

[53:20]

mais je sais qu'au Québec, parce qu'il y avait eu beaucoup de fraude

[53:23]

au début des années 2000 avec ce stratagème-là,

[53:25]

ils ont réussi. Ils ont eu l'intelligence.

[53:27]

Je suis fier de nos gouvernements

[53:28]

d'avoir bloqué ça, mais de toute évidence,

[53:31]

ce n'est pas fait partout.

[53:32]

Il va toujours rester des trous, j'ai l'impression,

[53:35]

dans la création d'identité

[53:37]

d'un citoyen.

[53:37]

Je pense que tu peux quand même

[53:40]

faire un bon bout de chemin avec ta fausse identité

[53:43]

si tu restes un peu sous le radar.

[53:45]

Mais ces gens-là

[53:46]

sont destinés à être sans face.

[53:49]

C'est-à-dire que

[53:50]

à l'instant où ils vont se faire prendre

[53:52]

par les policiers, par exemple, pour un ticket

[53:55]

de vitesse ou quelque chose comme ça,

[53:57]

c'est là, justement, que tout va tomber.

[53:59]

Du moins, selon mon point de vue,

[54:01]

parce que tout leur scénario

[54:03]

tient sur très peu de choses.

[54:04]

C'est un château de cartes, tout ça.

[54:07]

À l'instant où on creuse un petit peu,

[54:09]

généralement, on n'a pas besoin

[54:10]

de gratter beaucoup pour se rendre compte

[54:12]

que c'est sa fausse identité.

[54:14]

Elles sont permises de conduire les fous

[54:15]

ou, dans le fond, l'époque qu'elle prétend être.

[54:18]

J'ai l'impression que c'est arrivé.

[54:20]

Justement, la disparition de Jolene,

[54:22]

c'est très gros comme situation.

[54:24]

Elle, elle a dû perdre le contrôle complètement

[54:26]

quand ça s'est arrivé.

[54:27]

Mais elle a été chanceuse de vivre aussi longtemps.

[54:30]

On parle d'une trentaine d'années

[54:32]

sous des fausses identités,

[54:34]

parce que c'est long quand même.

[54:35]

Quand c'est long, qu'est-ce qu'on fait ?

[54:37]

On devient confortable dans ce mode de vie.

[54:40]

On prend plus de risques.

[54:42]

On fait plus d'erreurs,

[54:43]

des erreurs un peu plus néaiseuses,

[54:45]

si je peux me permettre.

[54:46]

En fait, cette dame vivait sur du temps emprunté.

[54:50]

C'est juste une question de temps

[54:51]

avant qu'on découvre tout ça.

[54:53]

Ça devait être tellement complexe, sa vie.

[54:56]

C'est l'enfer.

[54:57]

Tu as quelqu'un qui t'appelle,

[54:58]

l'impôt t'appelle pour un rapport d'impôts

[55:01]

d'il y a cinq ans.

[55:02]

Ça ne devait pas être très à son affaire,

[55:05]

cette dame-là, au niveau fiscal et tout ça.

[55:07]

Tout doit être un peu sous le radar.

[55:09]

Tu dois essayer de retracer toutes tes identités.

[55:11]

Elle avait plusieurs dates de naissance différentes

[55:13]

pour ces différentes identités-là.

[55:16]

C'est du mensonge à grande échelle.

[55:18]

Oui, même la dernière,

[55:19]

l'adresse qu'elle avait donnée à son employeur,

[55:21]

ce n'était pas une vraie adresse.

[55:23]

Je me demande vraiment

[55:25]

comment, comme tu dis,

[55:26]

jusqu'où tu peux aller.

[55:29]

C'est vraiment étrange.

[55:30]

Il te faut un compte de banque

[55:31]

pour avoir un compte de banque qui te faut une adresse

[55:33]

juste pour échanger ces chèques de paie.

[55:36]

On dirait que je les trouve,

[55:37]

mais je pense que c'est l'insouciable.

[55:39]

Je trouve qu'il y a toujours un courage là-dedans.

[55:41]

On dirait que j'aurais jamais les couilles

[55:43]

de me refaire faire autant d'identités.

[55:46]

Un peu comme tu disais,

[55:47]

quand elle t'appelle,

[55:49]

elle avait le nom de Jennifer,

[55:51]

mais il faut que tu t'habitues à te faire appeler

[55:53]

par ce nom-là aussi.

[55:56]

C'est pas la vie que je choisirais,

[55:58]

mais d'après moi,

[55:59]

son environnement pour se sauver

[56:01]

ou son environnement social

[56:02]

ne devait pas être super non plus.

[56:04]

Non, c'est clair.

[56:05]

J'ai l'impression que tu peux t'en sortir

[56:07]

en occupant des emplois.

[56:11]

Certains emplois où, par exemple,

[56:12]

on va te permettre de te payer cash,

[56:15]

des jobs de contractuels

[56:17]

ou en coiffure.

[56:18]

Je ne dis pas que c'est généralisé

[56:20]

dans le monde des salons de coiffure.

[56:21]

Ils doivent en avoir qui suivent les règles

[56:23]

plus que d'autres.

[56:24]

Je suis convaincu, mais ils doivent en avoir

[56:26]

qui suivent un peu moins.

[56:28]

En occupant des emplois comme ça,

[56:31]

je pense que c'est plus simple

[56:32]

de te faufiler à travers les mailles du système.

[56:36]

En fait, tu ne pourrais pas du tout

[56:38]

être un emploi de l'État

[56:40]

ou travailler dans le système de santé,

[56:42]

système scolaire

[56:43]

ou même avoir un emploi

[56:45]

qui est pour le moins public.

[56:46]

Tu sais, animer un podcast,

[56:49]

des choses comme ça,

[56:50]

il faut vraiment que tu sois dédié à cette vie-là.

[56:53]

Ça devient

[56:54]

comme un peu un rôle que tu joues

[56:57]

constamment.

[56:57]

C'est vrai que c'est un rôle.

[56:59]

Il faut que tu restes sous le radar tout le temps.

[57:01]

Mais c'est bien triste parce qu'en fait,

[57:03]

il y a Jolene et ses enfants

[57:05]

qui ont été victimes de tout ça.

[57:08]

Évidemment, ils sont conjoints

[57:10]

un peu par la bande,

[57:11]

même s'il y avait eu des délits à se reprocher.

[57:13]

Mais rien comparativement à tout ça.

[57:16]

Et ces gens-là vont être sans réponse

[57:19]

autant de

[57:20]

quel est le motif du crime

[57:21]

ou est-ce que leur mère est rendue maintenant.

[57:24]

Oui, exact. Même le salon de coiffeur.

[57:25]

Il y avait des employés à ce salon-là.

[57:27]

C'est triste.

[57:29]

Tout ça, toutes les dommages collatéraux.

[57:31]

C'est tout qu'une histoire.

[57:33]

Maintenant, c'est votre tour, les Distordieux.

[57:35]

Qu'est-ce que vous avez pensé de cette histoire-là?

[57:38]

C'est quand même assez incroyable.

[57:39]

C'est quand même difficile à croire.

[57:41]

Nous, évidemment, on va vous tenir au courant.

[57:43]

Vous pouvez nous dire ce que vous en pensez.

[57:45]

La meilleure place est sur notre groupe de discussion

[57:47]

sur Facebook, un groupe privé que vous pouvez rejoindre.

[57:49]

Ça s'appelle Distorsion, groupe de discussion.

[57:52]

Mais on est partout ailleurs, vous le savez.

[57:54]

Sur Instagram, Distorsion Podcast.

[57:56]

Facebook, Distorsion Podcast aussi.

[57:58]

YouTube, on est là aussi.

[57:59]

Vous pouvez nous faire un petit coucou sur YouTube.

[58:02]

Et on est aussi sur Untapt,

[58:03]

le réseau social de bière.

[58:05]

Et sur Twitter, au Distorsion Pod.

[58:08]

On veut remercier, encore une fois,

[58:09]

nos membres Patreon qui encourage le show.

[58:11]

Tous ceux qui ont acheté notre livre,

[58:13]

Distorsion, 13 histoires étranges de l'art numérique.

[58:16]

Vous pouvez toujours le faire, en passant.

[58:18]

Et ceux qui nous offrent des tournées de bière,

[58:20]

évidemment, et des reviews 5 étoiles

[58:21]

sur Apple Podcast. Merci à vous.

[58:23]

On vous aime du plus profond de notre âme.

[58:26]

Oh oui.

[58:27]

Et là-dessus, Seb, pour terminer,

[58:29]

aurais-tu un mot de la fin pour nous ce soir?

[58:31]

Comme vous pouvez le voir,

[58:32]

refaire sa vie comporte plusieurs défis.

[58:34]

Si vous voulez créer une nouvelle identité,

[58:36]

allez plutôt jouer aux scènes.

[58:38]

Oh...

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