📖Victoria Charlton et McSkyz

Épisode

📖Victoria Charlton et McSkyz

Saison
11
Durée
1 h 01 min
Format
Audio
Type
Bonus

Audio

Écouter l’épisode

Chers Distordu.es, on a profité de notre passage au Salon du livre de Québec pour s’installer dans une salle de réunion du Hilton Québec et recevoir de la grande visite. On a eu l’immense plaisir de jaser avec Victoria Charlton et, pour sa toute première fois au Québec, le célèbre YouTubeur true crime français McSkyz.

Autour du livre Crimes sans frontières

Le prétexte de cette belle rencontre ? Le lancement de leur livre collaboratif Crimes sans frontières, qui traite d’histoires criminelles marquantes d’Europe et d’Amérique. Ensemble, on a plongé dans les cas qu’ils abordent dans leur bouquin, en passant par la scène de crime pleine d’incohérences d’Hélène Greenberg, le mystère londonien de Suzy Lamplugh et la glaçante manipulation de Virginia McCullough.

YouTube et les enquêtes à l’ère numérique

Entre une réflexion sur l’évolution de YouTube et de leurs carrières qui durent depuis près de 10 ans, on a discuté de l’importance grandissante des preuves numériques dans les enquêtes modernes.

On a aussi pris le temps de débattre du rôle des « enquêteurs du web » et on leur a posé la question qui tue : Quelles affaires irrésolues seraient sur le point d’être enfin élucidées ?

Si vous voulez entendre cette belle discussion d’environ une heure entre passionnés et découvrir les coulisses de leur collaboration, allez écouter ça.

Bonne écoute !

Transcription de l’épisode

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Transcription automatique. Certains mots ou noms propres peuvent être inexacts.

[00:32]

Sébastien Névak, comment vas-tu aujourd'hui?

[00:34]

Ça va bien, et toi, Emile Gauthier?

[00:36]

Ça va très bien parce qu'on est dans une magnifique salle de meetings du Hilton Québec.

[00:40]

On est au Salon du Livre, on avait une séance de dédicace hier vendredi, on en a un autre demain.

[00:46]

Et pour Meubler notre samedi, on a eu la chance de rencontrer, d'avoir avec nous comme invité,

[00:51]

Victoria Charlton, qu'on n'avait pas reçue depuis longtemps,

[00:54]

et Max Kays aussi de France, un YouTuber True Crime très connu.

[00:58]

Oui, qui c'était sa première fois au Québec aussi.

[01:01]

C'était le fun de le questionner par rapport à ça.

[01:05]

C'était tellement une belle rencontre entre nous parce que c'est rare, Emile,

[01:08]

qu'on a la chance de parler pendant près d'une heure avec d'autres créateurs de contenu True Crime comme nous.

[01:16]

C'est clair, c'est très rare que ça arrive, surtout outre-Atlantique comme ça.

[01:19]

Et même Victoria, on a de la misère à l'attraper, c'est une femme bien occupée.

[01:24]

Le prétexte à tout ça, c'est qu'il sorte un livre, un livre collaboratif,

[01:28]

Crimes sans frontières, qui traite de cas de True Crime européens, mais aussi d'Amérique.

[01:34]

Il y a un cas au Québec, un cas au Mexique aussi.

[01:37]

Donc c'est super bien diversifié, des histoires dont on n'avait pas entendu parler nécessairement, moi et Seb, certains oui.

[01:43]

Oui, oui, bien d'autres non.

[01:44]

Et donc on a eu la chance de parler de ça avec eux, de rentrer quand même deep dans les histoires dont ils traitent dans le livre

[01:50]

et de poser d'autres questions sur leur carrière.

[01:53]

Ça fait presque 10 ans qu'ils font ça, qu'ils font du True Crime sur YouTube, sur les réseaux sociaux, un peu comme nous Seb.

[02:00]

Exact.

[02:00]

Ça fait presque 10 ans qu'on fait le podcast et on a eu la chance de faire une petite réflexion là-dessus

[02:05]

et de se poser des questions aussi sur des cas irrésolus en France, au Québec.

[02:11]

Donc on a eu vraiment une belle discussion.

[02:12]

Oui, ça va être à refaire.

[02:14]

Yes, donc sans plus tarder, on remonte dans le temps

[02:17]

et on vous présente dès maintenant l'entrevue avec Victoria et Max Kaïs.

[02:22]

Oui, monsieur.

[02:25]

Donc Seb, on se retrouve avec nos deux invités de marque aujourd'hui à Distorsion.

[02:31]

Oui, on est bien contents.

[02:32]

Oui, Victoria, c'est un peu comme quand la famille nous visite à quelque part.

[02:38]

Exact, exact.

[02:39]

Ben oui.

[02:40]

C'est notre petite sœur. C'est comme notre petite sœur.

[02:42]

C'est vrai.

[02:43]

Puis, mais à quelque part, c'est aussi un cousin de près.

[02:46]

On a Joris avec nous, alias Max Kaïs, qui est avec nous pour une première fois au Québec.

[02:50]

Eh oui, bonjour tout le monde.

[02:51]

Oui, bonjour.

[02:53]

En termes d'initiation, Joris, vu que c'est ta première fois au Québec,

[02:57]

as-tu eu la chance de manger de la poutine, d'aller à la cabane à sucre, des choses comme ça?

[03:00]

Pas encore. Pas encore.

[03:01]

J'ai un peu visité le quartier.

[03:02]

J'ai été voir la rue commerçante, voir les restaurants et autres.

[03:07]

Donc on se balade avec les petites heures qu'on a ici et là de libre.

[03:09]

Oui, oui.

[03:10]

Mais on profite un peu.

[03:11]

On a été au port, voir le château.

[03:13]

Donc c'est sympa, oui.

[03:14]

C'est bien.

[03:15]

Et est-ce que le Québec, comment tu te le représentais un peu?

[03:19]

Parce qu'il y a beaucoup de clichés en France.

[03:21]

Sur le Québec?

[03:22]

Non, c'est super beau.

[03:23]

Moi, je viens du nord de la France, dans un petit coin tranquille.

[03:26]

Il n'y a pas grand-chose à faire.

[03:28]

Et là, il y a plein de choses à visiter.

[03:30]

Même l'architecture, c'est vraiment vraiment sympa au coin des rues.

[03:33]

Oui, oui.

[03:33]

Quand il fait beau et tout.

[03:35]

Génial.

[03:36]

Joris, c'est cool de vous avoir tous les deux.

[03:39]

Parce que justement, vous avez lancé un livre, que vous êtes en plein lancement en ce moment.

[03:44]

Ça semble être la frénésie.

[03:46]

On a vu les fils au Salon du livre ici à Québec.

[03:51]

Mais aussi, vous avez fait un lancement en France.

[03:54]

Puis vous faites une petite tournée du Québec, je crois.

[03:56]

Comment ça se passe jusqu'à date?

[03:58]

Sur la route, la tournée de promotion?

[04:00]

Oui, ça se passe super bien.

[04:01]

Personnellement, c'est la première fois que je viens.

[04:03]

Donc je ne sais pas trop à quoi m'attendre.

[04:05]

Même s'il y avait une communauté aussi dans le coin.

[04:08]

Et à chaque fois, on fait complet.

[04:09]

Il y a énormément de monde.

[04:11]

Donc ça fait super plaisir.

[04:12]

Puis les gens sont vraiment sympas.

[04:14]

Et ils sont contents aussi de nous voir ensemble.

[04:17]

Mais des fois, les gens parlent à Joris.

[04:19]

Puis je suis comme, il ne va rien comprendre.

[04:21]

Mais t'es vraiment beau.

[04:22]

Oui, c'est vrai.

[04:23]

Ah, t'es écœurant.

[04:27]

C'est positif.

[04:28]

Oui, j'adore les frères.

[04:29]

Quand il m'a dit, je t'adore.

[04:30]

Mais t'es écœurant.

[04:33]

Et je crois qu'elle a vu ma tête.

[04:34]

Elle m'a dit, non, mais c'est positif.

[04:37]

Oui, il faut s'habituer.

[04:39]

Tout n'a pas le même sens.

[04:40]

C'est bien d'avoir une bonne traductrice avec toi

[04:43]

qui t'apprend.

[04:44]

Même les prénoms, les prénoms déjà.

[04:45]

Ah, les prénoms, j'ai un peu du mal quand même.

[04:47]

Avec l'accent des fois, j'ai du mal à comprendre.

[04:49]

Oui, c'est normal.

[04:51]

J'avais une question pour vous.

[04:53]

C'est drôle parce qu'on a un peu commencé

[04:55]

dans les mêmes années à traiter d'enquêtes,

[05:00]

de criminologie aussi.

[05:02]

Nous, on a un petit peu plus notre angle numérique

[05:04]

à distorsion et tout ça.

[05:05]

Mais vous êtes un peu comme des OG du true crime francophone

[05:10]

depuis quand même 10 ans, même peut-être plus.

[05:13]

Je me demandais, selon vous, comment à cette époque-là,

[05:17]

est-ce que vous pensiez que 10 ans plus tard,

[05:19]

vous alliez en vivre?

[05:21]

Parce que c'était quand même dans les débuts un peu.

[05:24]

Parce que maintenant, vous avez un peu bâti

[05:26]

vos petits empires autour de ça.

[05:29]

Victoria, mais tu as déjà plusieurs livres de parus.

[05:33]

Des parussions à la télé aussi.

[05:35]

Tu as plein plein de projets.

[05:36]

Max Kaïs aussi, tu as des magazines.

[05:38]

Tu n'es pas à ton premier livre aussi.

[05:41]

Ta chaîne YouTube est bien.

[05:43]

Il y a beaucoup de contenu depuis quand même beaucoup d'années.

[05:45]

Donc, je suis curieux de voir.

[05:47]

Victoria, est-ce que tu croyais qu'il y a 10 ans,

[05:50]

quand tu t'enregistrais dans ton salon, un jour...

[05:53]

Dans mes salles de classe.

[05:55]

Oui, aussi. À partir du Mexique.

[05:58]

À partir dans mes salles vides avec de l'écho

[06:01]

ou dans mon salon avec mes chiens

[06:02]

qu'elle voyait tout le long de la vidéo.

[06:04]

Je continuais à parler.

[06:05]

Moi, je ne pensais pas que ça allait affecter la vidéo.

[06:07]

C'est vrai, les chiens, je ne me rappelle pas.

[06:10]

Non, vraiment pas.

[06:11]

Je ne pense pas que je pensais à ça.

[06:14]

En fait, ma vie a tellement changé.

[06:16]

Je me suis divorcée.

[06:18]

Je me suis mariée, divorcée, remarquée.

[06:20]

J'ai une enfant.

[06:21]

Tout a changé, mais je suis vraiment contente.

[06:24]

Non, la Victoria de 10 ans,

[06:27]

je ne pensais sûrement pas qu'elle allait faire ça aujourd'hui.

[06:31]

Moi, j'ai toujours été sur YouTube

[06:32]

depuis que je suis même très, très jeune.

[06:34]

J'ai toujours un petit peu partagé mes passions

[06:36]

sur la chaîne YouTube qui est maintenant

[06:38]

à des années et des années.

[06:41]

J'ai toujours vu YouTube comme un média très sérieux.

[06:44]

Alors, je ne dis pas qu'en lançant les histoires vraies,

[06:46]

je me suis tout de suite dit,

[06:47]

oui, c'est sûr, ça va aller super, super loin.

[06:49]

Mais je voulais vraiment que ce soit fait sérieusement

[06:51]

et voir jusqu'où ça pouvait aller.

[06:54]

En tout cas, mais dans ma tête, je me disais

[06:56]

que oui, ça peut aller loin.

[06:59]

Est-ce que je vais réussir à aller aussi loin?

[07:01]

Je ne sais pas, mais je me dis souvent

[07:02]

que le Joris d'il y a 10, 15 ans,

[07:05]

s'il voyait aujourd'hui, il se dirait,

[07:06]

mais c'est incroyable, quoi.

[07:08]

C'est vraiment un truc de fou.

[07:09]

Des fois, je regarde mon décor de YouTubeur

[07:12]

et je me dis, wow, je suis YouTubeur, quoi.

[07:15]

Oui, oui.

[07:16]

Le Joris qui était adolescent,

[07:17]

qui regardait ses YouTubeurs déjà à l'époque,

[07:19]

il serait fou.

[07:20]

Parce que quelles étaient tes idoles à l'époque

[07:23]

dans YouTubeur?

[07:24]

Parce que maintenant, je suis convaincu

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qu'il y a plusieurs jeunes dont c'est toi l'idole.

[07:27]

Moi, à l'époque, c'était beaucoup de jeux vidéo.

[07:29]

C'était...

[07:30]

Les Cyprien.

[07:31]

Non, c'était plus Diablo X9,

[07:33]

Bismod 3 que vous connaissez peut-être au Québec

[07:35]

qui était vachement populaire au niveau du jeu vidéo.

[07:37]

Bismod 3 qui a arrêté depuis.

[07:40]

Monsieur le V12 aussi

[07:41]

qui faisait du Call of Duty.

[07:43]

Moi, c'était beaucoup des YouTubeurs gaming

[07:46]

que je regardais.

[07:47]

Ensuite, j'en ai pu trop regarder

[07:49]

quand moi, justement, je me suis lancé

[07:50]

parce que c'est vraiment un taf à temps plein.

[07:53]

Donc, on n'a pas vraiment beaucoup de temps

[07:54]

pour regarder à côté.

[07:56]

Mais c'était surtout ces gens-là

[07:57]

qui faisaient du jeu vidéo.

[07:58]

Et je me dis, wow, ils sont YouTubeurs.

[08:00]

C'est génial.

[08:01]

Et toi, Victoria, c'était qui tes idoles à l'époque?

[08:04]

C'était Cynthia Dulude?

[08:06]

Oui, bien oui.

[08:07]

J'ai écouté Alexandra Larouche,

[08:09]

Lisandre.

[08:10]

Oui, Lisandre.

[08:11]

Trisha Paydaz.

[08:12]

Vraiment, le H3 Podcast.

[08:15]

Mais dans le True Crime,

[08:17]

moi, je me rappelle, je suivais Kendall Rae

[08:20]

avant qu'à face du True Crime,

[08:22]

en fait, elle faisait du YouTube beauté.

[08:25]

Oui, oui, oui, OK.

[08:26]

Genre, mais elle n'était pas si connue.

[08:28]

Mais je ne sais pas,

[08:29]

je suis tombée sur une de ses vidéos.

[08:30]

Là, elle a switché au True Crime.

[08:31]

J'étais comme OK, c'est malade.

[08:33]

Moi aussi, je vais faire ça.

[08:34]

Puis aussi BuzzFeed Unsolved.

[08:36]

Ah, bien oui.

[08:37]

Ça, ça a été les premiers

[08:38]

dans les premiers qui ont fait ça.

[08:39]

Ils sont encore actifs.

[08:41]

Oui, oui, vraiment.

[08:41]

Ils sont encore un peu pleurs quand même.

[08:43]

J'imagine.

[08:44]

BuzzFeed, c'est un peu...

[08:45]

C'est peut-être différent.

[08:46]

C'est différent, oui.

[08:47]

Ça a évolué, mais me semble qu'ils sont encore actifs.

[08:49]

Oui.

[08:50]

Mais non, c'est ça.

[08:52]

Puis, à part ça,

[08:53]

c'est vrai que quand tu fais du True Crime,

[08:55]

tu consommes moins de YouTubeur de True Crime, évidemment.

[08:58]

Moi, je m'empêche d'en consommer.

[09:00]

Oui, c'est ça.

[09:00]

Puis c'est aussi pour pas s'inspirer indirectement.

[09:03]

Oui, c'est 100 % raison.

[09:04]

Est-ce que vous faites la même chose aussi?

[09:07]

Moi, on dirait pour me changer les idées,

[09:09]

pour mailler l'esprit, tout ça,

[09:11]

je consomme d'autres contenus complètement différents

[09:14]

du True Crime et des enquêtes.

[09:16]

Mais il y a quand même une partie de moi

[09:18]

qui est passionnée par ça.

[09:19]

Donc oui, j'ai quand même

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certains habituels que j'aime beaucoup.

[09:24]

Ah oui, tu regardes d'autres créateurs de True Crime.

[09:26]

Oui, quand même.

[09:28]

Moi, j'aime bien...

[09:29]

Ça sort du True Crime, mais moi, j'aime beaucoup

[09:32]

ce que Fern fait.

[09:34]

Parfois, Fern, il va parler

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un peu du côté somme,

[09:37]

de certaines industries, de certains milieux de la finance.

[09:40]

J'aime bien Nightmare Expo,

[09:42]

Nexpo, que peut-être vous connaissez,

[09:44]

que lui, des fois, va tomber dans certains rabbit holes du web.

[09:46]

Des fois, il arrête pendant des longs moments,

[09:48]

des fois, il revient,

[09:49]

mais il fait beaucoup de qualité.

[09:51]

J'aime bien Seb, le Français,

[09:54]

qui traite de...

[09:56]

Souvent, il va parler de culture aussi.

[09:58]

Il va pas forcément parler

[10:00]

de True Crime,

[10:01]

mais je trouve qu'il y a quand même un bon niveau

[10:04]

de présentation lorsqu'il fait

[10:05]

des vidéos. Mais Kendall Ray,

[10:07]

elle est encore dans ma liste,

[10:09]

des gens comme ça.

[10:10]

Elle se fait vraiment critiquer, par exemple.

[10:12]

Je suis vraiment déçue des critiques, mais moi,

[10:14]

je l'aime fou encore.

[10:16]

Mais les gens, c'est vrai.

[10:17]

Avec elle, c'est incroyable,

[10:19]

mais je continue à la suivre,

[10:20]

puis j'adore tout autant. Mais je regarde plus tard

[10:22]

son contenu, effectivement. J'aime bien

[10:23]

Rotten Mango aussi, qui fait du super long,

[10:26]

des vidéos de trois heures parfois.

[10:27]

Oui, j'étais déjà tombé sur sa chaîne,

[10:29]

mais ça m'a impressionné, je connaissais pas du tout,

[10:31]

je cliquais, je vois 10 millions de vues par vidéo,

[10:34]

et je me suis dit, wow!

[10:35]

Oui, puis elle est rentrée

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dans le top 10 des podcasts les plus populaires

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sur YouTube, très rapidement,

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avec son contenu, Long Farm.

[10:43]

Donc, ça va un peu à l'encontre

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de tout ce qu'on nous dit, que tous les contenus

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doivent être courts, et elle, c'est l'inverse.

[10:50]

Elle a fait vraiment une entrée

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remarquée.

[10:53]

Justement, si on recule dans le temps,

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Max Kays, tu faisais du Urbex

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à l'époque. Qu'est-ce

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qui t'a fait migrer

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vers le True Crime?

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En fait, j'ai commencé l'Urbex quand j'ai eu

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mon permis de conduire et mon premier appartement.

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Comme je dis, j'ai toujours

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partagé mes passions sur YouTube, toujours,

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toujours, dès que j'avais un nouvel hobby,

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je le partageais. Et donc, j'ai commencé

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par faire de l'Urbex. Et

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en fait, quand j'allais à la fac, je

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prenais le train pour me rendre à la fac, et des fois,

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dans le train, j'avais rien à faire. Un jour, j'achetais un bouquin

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en librairie qui parlait de

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tueurs en série. Et j'ai découvert

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dans ce livre-là, tous les

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Ed Gein, les Ted Bundy, les

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Jeffrey Dahmer, parce que nous, en France, on a une émission

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ultra populaire qui s'appelle Faites Entrer

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l'accusé, qui parle

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des missions de True Crime avec Onelat et autres.

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Et je me suis,

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à la base, je me suis

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pas intéressé aux autres

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histoires comme ça de True Crime. Et c'est en découvrant

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les tueurs en série américains que

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je me suis dit, mais c'est des histoires de fous,

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comment les gens peuvent faire ça ?

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Ça m'a fasciné. Et un jour,

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je me suis dit, bon, là, j'ai un peu de temps, ça me passionne

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tellement que j'ai envie de le partager, comme je le

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faisais déjà sur YouTube à ma communauté,

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partager quelque chose que j'aime.

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J'ai pris ma caméra, et la première histoire

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que j'ai racontée, c'est la tuerie de chevaline en France.

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Ah oui, c'est fou cette histoire.

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Et dès la première vidéo,

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par rapport à mes vidéos urbex,

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j'ai

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réussi à toucher une autre communauté.

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Et je me suis dit, mais en fait, il y a des gens comme moi

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qui s'intéressent à ce genre d'affaires

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qui cherchent

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un petit peu du contenu comme ça.

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Et je voyais les commentaires qui me disaient, c'est sympa, comment

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tu racontes ? J'aime bien. Bon, j'en ai fait une deuxième,

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une troisième. Et puis,

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j'ai continué l'urbex, et peu à peu,

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mes histoires vraies ont complètement

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pris le dessus parce que faire de l'urbex,

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c'est assez facile,

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entre guillemets, je prends ma voiture, je vais dans le

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lui-abandon, je filme la vidéo, je fais le petit montage,

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et puis je lance la vidéo.

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Tandis qu'une histoire vraie, il faut lire,

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il faut tout sourcer, il faut écrire le script,

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faire le montage, les images, la recherche

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iconographique. Et donc, au bout d'un moment,

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je me suis dit, en fait, maintenant, toute la

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communauté tourne autour des histoires vraies. Moi,

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j'adore faire ça. Et je me suis concentré

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dessus comme ça après.

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OK, donc t'étais pas...

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La passion est pas venue quand t'étais très jeune,

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c'est plus ados, jeunes, adultes.

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Ouais, c'est ça. En fait, en France,

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je pense que tout le monde aime déjà de base

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le True Crime avec les émissions ultra populaires

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comme ça à la télé, mais

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c'est compliqué à expliquer,

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mais on s'est pas débloqué

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ce côté de notre tête qui se dit, mais en fait,

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il y a des tueurs en série à l'américaine qui font des trucs

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de dingues.

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Et c'est, je pense,

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c'est pour ça aussi que ça a passionné les gens

[13:28]

et la communauté française les Ajvev,

[13:30]

justement, de leur faire découvrir ce genre d'affaires.

[13:34]

Puis, tiens, parlons de votre nouveau projet.

[13:37]

On va creuser un petit peu

[13:38]

sur, justement, dans Crime sans

[13:40]

frontières, votre nouveau livre.

[13:42]

Qu'est-ce qui vous a amené à collaborer

[13:44]

ensemble sur un livre,

[13:46]

plus spécifiquement, comme ça,

[13:48]

Outre-mer? Est-ce que c'est vos

[13:50]

passions communes? Vous vous êtes déjà rencontrés

[13:52]

dans un événement mondain de

[13:54]

YouTubeurs? Jamais, non, c'était pas

[13:56]

rencontré, mais on s'écrivait,

[13:57]

j'allais dire, des petits messages, une

[13:59]

fois de temps en temps, on se suivait.

[14:02]

Puis, props à mon

[14:03]

agent, en France, Mélick, qui

[14:05]

nous a fait de me rencontrer.

[14:08]

On est allés un petit

[14:09]

déjeuner, puis le courant

[14:11]

a bien passé, c'est bien entendu.

[14:15]

Tu m'achetais un petit

[14:16]

pyjama, un petit

[14:17]

one view pour mon

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futur bébé, qui était enceinte.

[14:21]

Puis j'avais trouvé ça super touchant,

[14:23]

puis tu sais, j'étais comme, OK, il est vraiment gentil,

[14:25]

un vrai gentil. Tu sais, parce que des fois,

[14:27]

à la télé, sur YouTube,

[14:29]

tu sais pas si c'est un vrai gentil.

[14:31]

Tu sais, on dit ça, un vrai gentil.

[14:33]

Puis vraiment, c'est ça.

[14:35]

Toi, c'était ça que t'allais dire?

[14:36]

Oui, exactement.

[14:39]

Une vraie gentille.

[14:40]

Une vraie gentille, non non.

[14:42]

C'est ça, on s'était rencontrés une première fois,

[14:45]

puis on faisait déjà des livres,

[14:47]

chacun de notre côté. En fait, c'est une discussion

[14:49]

qui est arrivée assez naturellement, même

[14:51]

quand, je pense, on en a parlé à nos éditeurs

[14:53]

ou autres, parce qu'en fait, sur YouTube, les gens

[14:55]

demandent beaucoup des collaborations entre

[14:57]

YouTubeurs. Oui, exactement. En fait, en version

[14:59]

vidéo, c'est quand même compliqué parce que chacun

[15:01]

a son style, a sa culture et autres.

[15:03]

Donc, c'est compliqué de faire

[15:05]

une vidéo avec deux créateurs

[15:07]

et d'avoir les deux mêmes styles. Parfois, ça peut un peu

[15:09]

brusquer les gens.

[15:11]

Ils aiment pas, normalement, les gens.

[15:13]

Tandis qu'en version livre,

[15:15]

je trouve que ça a tellement

[15:17]

bien fonctionné, parce qu'on a mis

[15:19]

des encadrés à l'intérieur. Et vu qu'on a une

[15:21]

culture judiciaire différente entre

[15:23]

le Québec et la France, on peut

[15:25]

apprendre des choses. Et en fait, c'est un format

[15:27]

qui, je crois, n'a jamais été fait

[15:29]

entre YouTubeurs et True Crime.

[15:31]

Non, je crois que non. Et ça fonctionne

[15:33]

tellement bien maintenant.

[15:35]

Oui, ça se fait bien à distance.

[15:37]

C'est un assemblage

[15:39]

un peu d'histoires

[15:41]

que vous entremêlez

[15:43]

dans la structure du livre.

[15:45]

Certaines viennent plus d'Europe,

[15:47]

d'autres viennent plus d'Amérique. C'est ce que

[15:49]

vous avez compris en faisant le tour

[15:51]

et en le lisant.

[15:53]

On se demandait, moi et Seb, comment vous

[15:55]

avez sélectionné les

[15:57]

histoires pour faire partie du livre, parce qu'en

[15:59]

même temps, vous avez tellement

[16:01]

couvert de cas au travers

[16:03]

vos carrières

[16:05]

sur YouTube. Est-ce que vous en avez

[16:07]

pris, dont vous avez déjà

[16:09]

parlé, ou vous êtes dit

[16:11]

non, on faitamblerase,

[16:13]

on parle de nouvelles histoires,

[16:15]

quel a été votre processus

[16:17]

de sélection un peu

[16:19]

de ces histoires-là?

[16:20]

C'est sûr qu'on n'allait pas faire des histoires dont

[16:22]

on a déjà parlé, mais vous,

[16:24]

c'est comme vous, comment vous choisissez

[16:26]

une histoire qui va se retrouver sur un podcast

[16:28]

ou une vidéo ou un livre?

[16:31]

C'est vraiment l'instinct, non?

[16:32]

Oui, un peu, oui, quand même.

[16:34]

Ça a été vraiment la même chose.

[16:36]

Je t'arrivais avec une liste de cinq sujets

[16:39]

que je voulais couvrir, toi aussi.

[16:42]

On essayait

[16:43]

que ce ne soit pas juste des cas résolus

[16:44]

ou irrésolus, juste des diffactions.

[16:46]

On voulait varier quand même, mais à vous,

[16:48]

ça n'a pas été compliqué.

[16:49]

Ça n'a pas été si compliqué parce que je pense

[16:51]

qu'on a chacun aussi une grande liste d'histoires.

[16:55]

En fait, il y a des histoires

[16:56]

qui s'ajoutent toutes les semaines.

[16:59]

Exactement.

[16:59]

Les gens tuent tout le temps, enlèvent tout le temps d'autres personnes,

[17:02]

donc ça ne s'arrêtera jamais.

[17:03]

C'est au feeling, parce que

[17:06]

en plus, nous, on est aussi créateur de contenu,

[17:08]

parfois, on arrive quand même à voir

[17:10]

quelle histoire on aimerait

[17:12]

plus faire en vidéo, parce que peut-être il y a énormément

[17:15]

de vidéos à montrer,

[17:16]

de photos aussi à montrer aux gens,

[17:20]

tandis que

[17:20]

sur le livre, on peut aussi

[17:22]

un peu plus étaler l'histoire,

[17:24]

entrer encore plus dans les détails,

[17:26]

mais c'est vraiment au feeling. Franchement, c'est compliqué à expliquer,

[17:29]

mais c'est vraiment au feeling.

[17:30]

Oui, il y a une sorte d'intuition.

[17:32]

On vit un peu la même chose.

[17:34]

Est-ce qu'il y a un des cas que l'un était d'accord

[17:36]

et l'autre ne voulait pas,

[17:37]

ou finalement ça a bien été, vous l'avez entendu?

[17:40]

Non, on était complètement ouvert

[17:42]

au cas de chacun, en fait.

[17:43]

On a eu la totale liberté,

[17:46]

même vis-à-vis de nos éditeurs, d'ailleurs.

[17:48]

On n'a eu aucun refus ou autre.

[17:50]

On a vraiment pu choisir les histoires

[17:52]

qu'on voulait traiter dans le livre.

[17:53]

On se fait confiance. Je pense que les deux,

[17:55]

on approche le true crime de manière très sérieuse,

[17:58]

éthique, donc j'avais pas peur

[18:00]

de m'associer à toi ou vice-versa.

[18:02]

Je savais que t'allais choisir

[18:03]

des bonnes histoires, sérieuses et respectueuses.

[18:06]

Vous alliez pas être cancel là-dessus?

[18:08]

Non.

[18:11]

On se demandait aussi, dans les cas,

[18:13]

on va en parler un petit peu plus précisément

[18:15]

très bientôt, mais est-ce qu'il y en a

[18:16]

qui vous ont plus remuer

[18:20]

personnellement?

[18:21]

Victoria, par exemple,

[18:22]

dans ce que tu as écrit dans le livre?

[18:25]

Pas mal tous.

[18:28]

Un cas que j'étais quand même

[18:28]

qui avait ben trop d'informations pour

[18:30]

un chapitre, ça a été vraiment le premier

[18:32]

chapitre du livre, Ellen Greenberg.

[18:35]

Oui, on va en reparler tantôt.

[18:37]

Je vais pas trop en parler tout de suite,

[18:39]

mais vous savez, comme moi,

[18:40]

des cas québécois, c'est sûr,

[18:42]

ça touche beaucoup plus.

[18:44]

Puis l'histoire du petit Robert Grisé,

[18:46]

ça m'a beaucoup touché parce que bon,

[18:48]

même je lui parle à son frère hier,

[18:50]

on se parle beaucoup.

[18:52]

Son frère qui est touchant,

[18:54]

c'est un monsieur-là, fait qu'il était

[18:56]

vraiment content que je parle de ça.

[18:58]

Puis ça s'est passé dans Laurentide, mon père habite là.

[19:00]

On dirait qu'on fait souvent des liens

[19:01]

avec notre propre famille.

[19:03]

Ouais, c'est ça.

[19:04]

Ça serait celle-là.

[19:07]

Oui, c'est deux histoires.

[19:08]

On va en parler tout à l'heure de ces deux cas-là

[19:10]

précisément. Nous aussi, ils nous ont remis.

[19:12]

On va en parler. Et toi, Max Keiss?

[19:15]

Moi, ce serait l'affaire française

[19:16]

Jacques Maire.

[19:18]

En fait, plus j'écrivais dessus, plus je me disais

[19:20]

mais c'est pas possible, on va jamais

[19:22]

s'en sortir. Et même moi, quand j'écrivais,

[19:24]

je trouvais à chaque fois de nouvelles informations.

[19:26]

Et je me disais, mais ça s'arrête jamais.

[19:28]

Les enquêteurs, les flics font n'importe quoi.

[19:31]

Personne prend au sérieux toutes ces disparitions

[19:34]

alors qu'on le voit

[19:35]

qu'il y a un tueur en série là dans le coin.

[19:37]

Et je vais pas raconter aussi

[19:39]

la fin de l'histoire, mais à un moment,

[19:41]

il y a un procès, la greffière.

[19:43]

Donc en France, la greffière, c'est la personne

[19:44]

qui va enregistrer officiellement tout ce qui

[19:47]

se passe au procès.

[19:48]

Et en France, on adore la paperasse, l'administratif.

[19:51]

Et s'il manque une signature, il y a

[19:53]

tout qui est annulé. Et c'est ce qui se passe

[19:55]

en fait dans cette affaire à un moment donné.

[19:57]

C'est que la greffière est en arrêt maladie.

[19:59]

Elle signe pas la fin du procès.

[20:01]

Donc il y a au procès un jugement qui tombe.

[20:04]

Et ce jugement-là est annulé

[20:05]

juste parce qu'il manque la signature de la greffière.

[20:08]

Ça n'a pas de bon sens

[20:09]

comme on dit au Québec. Non, c'est crazy

[20:11]

cette histoire. Et j'étais content

[20:13]

que tu en parles. Moi, j'en avais déjà entendu

[20:15]

parler, puis c'est un homme un peu mystérieux.

[20:17]

Jacques Merla, c'est pas tout à fait

[20:19]

clair tout ce qu'il a fait finalement.

[20:20]

Il y en a peut-être fait plus que ce qu'on parle.

[20:22]

Exactement. C'est super étrange

[20:24]

le concernant. On est un peu dans

[20:26]

les barres sombres de France

[20:29]

et puis il connaît des adolescentes

[20:30]

mais on ne sait pas trop vraiment comment

[20:32]

il les connaît. Mais à chaque fois qu'une

[20:34]

adolescente disparaît, il y a toujours

[20:36]

un témoignage qui va dire

[20:38]

ben elle est partie avec ce mec-là, ce

[20:40]

Jacques Merla. Et le problème c'est qu'à l'époque

[20:42]

les enquêteurs ne prennent pas du tout au sérieux

[20:44]

ces témoignages et préfèrent classer directement les dossiers

[20:46]

en tant que fugues. Et donc on perd

[20:48]

des années et des années dans l'affaire.

[20:50]

Et au moment où on

[20:52]

commence enfin l'enquête, ben en fait on a perdu

[20:54]

tellement de temps qu'il nous manque tellement de témoignages.

[20:58]

Ah oui, c'est toute une histoire celle-là.

[20:59]

Oui, justement ce type

[21:00]

de dossier-là qui

[21:03]

sont tellement dérangeants

[21:04]

pour les familles qui n'ont pas de conclusions.

[21:06]

Est-ce que pour toi c'est les cas les plus difficiles à traiter

[21:10]

dans des cas

[21:10]

comme ça où les familles

[21:12]

n'ont pas de réponses ou n'ont pas

[21:15]

de sentiments, de justice?

[21:16]

Oui, c'est difficile parce que même des fois on peut lire

[21:18]

les témoignages dans les journaux

[21:20]

ici et là des familles qui se battent depuis

[21:22]

dix, quinze, vingt ans et qui essaient

[21:25]

tout le temps de relancer la machine judiciaire.

[21:27]

Mais le problème c'est que

[21:28]

à partir du moment où le début d'une enquête

[21:30]

est foiré, c'est tellement compliqué

[21:32]

de faire quelque chose. Oui, oui.

[21:35]

Hum. Hey, moi j'ai une question.

[21:37]

Ben oui. Je t'ai jamais posé cette question-là.

[21:38]

C'est quoi le type d'histoire que t'aimes le mieux

[21:40]

couvrir, qui va plus t'attirer?

[21:43]

T'as une liste, c'est correct, je pense?

[21:45]

Ben absolument. Ben attends, moi j'aime

[21:46]

des disparitions

[21:48]

de personnes. Est-ce qu'elle est partie

[21:50]

elle-même? Toi c'est quoi maintenant ton

[21:52]

préf? Ah moi je pense

[21:54]

que ça va être quand même les

[21:56]

grosses histoires de tueurs en série.

[21:58]

Ok, tueurs en série.

[22:00]

Peut-être les tueurs en série un peu inconnus

[22:03]

dont personne n'a jamais vraiment parlé

[22:04]

et qui n'ont pas été forcément

[22:08]

popularisés par

[22:09]

internet ou même

[22:10]

des plateformes de streaming. Des fois on va tomber

[22:12]

dessus, on va dire mais c'est incroyable, personne n'en a jamais

[22:14]

parlé, elle est dingue l'histoire.

[22:16]

Ah oui, il y en a plus qu'on pense là.

[22:18]

Il y a pas juste les Etats-Unis

[22:22]

qui en ont produit.

[22:24]

Et t'as des grosses affaires comme ça

[22:26]

un tueur en série, l'américain

[22:28]

il y avait American Predator, le livre

[22:29]

qui est sorti dessus, le mec s'appelle

[22:31]

Israel Keyes, et en fait c'est vraiment

[22:33]

un tueur en série à la tête Bundy

[22:35]

quoi, sauf que

[22:38]

vu que le mec se suicide

[22:40]

dans sa cellule

[22:42]

ben en fait c'est une histoire

[22:43]

qui n'a pas tant été

[22:45]

popularisée je trouve, alors

[22:47]

qu'il a traversé des Etats entiers.

[22:48]

Oui, il cachait des

[22:51]

murder kids.

[22:53]

Justement, alors qu'on

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plonge dans certaines de ces, un petit peu plus

[22:57]

précisément dans ces histoires là, Victoria

[22:59]

le cas de Ellen Greenberg

[23:01]

t'en a parlé un petit peu tout à

[23:03]

l'heure qui repose un peu sur des grosses

[23:05]

incohérences, elle aurait été

[23:08]

poignardée 22

[23:09]

fois en arrière de la tête

[23:12]

tout ça se déroule

[23:13]

dans un immeuble à bureau, pas bureau

[23:15]

mais à condo, très

[23:16]

contrôlé quand même, pendant que

[23:19]

son compagnon était au

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gym.

[23:23]

C'est un peu,

[23:24]

même à la lecture du

[23:27]

chapitre, on dirait que je suis plus

[23:28]

confus qu'au début là, comment t'as

[23:30]

approché cette histoire là?

[23:32]

En plus là, ben c'est ça, il y a plein

[23:35]

d'incohérences,

[23:37]

toute pointe, ben bon,

[23:38]

22 coups de couteau, pis la police

[23:40]

en arrière de la tête quand même, oui

[23:42]

effectivement, dans la poitrine aussi

[23:46]

et la police

[23:47]

immédiatement juge que c'est un suicide

[23:50]

parce que

[23:51]

au moment du, bon

[23:53]

des coups de couteau là, la porte

[23:54]

était verrouillée de l'intérieur

[23:57]

avec un loquet là, comme dans l'hôtel

[23:59]

oui oui oui, fait que c'était quand même possible

[24:00]

que quelqu'un l'ait fait de l'extérieur, c'est son mari

[24:02]

qui l'a trouvé, il appelle la police

[24:05]

il appelle son avocat aussi

[24:06]

en tout cas, oui oui, qui est son

[24:08]

oncle, il y a plein d'aides, je prends

[24:10]

parler longuement là, avant la police, je pense

[24:13]

oui oui, genre, oui c'est ça

[24:14]

pis, encore aujourd'hui, le dossier

[24:16]

a été révisé là, en

[24:18]

2025, pis encore jugé que c'est un suicide

[24:21]

euh, ouais, que c'est un suicide

[24:22]

même après la révision, oui oui

[24:25]

mon dieu, il y a quelque chose que je ne comprends pas

[24:26]

pis c'est vraiment, tu sais, c'est

[24:29]

en tout cas, il y a plein d'experts qui ont regardé

[24:30]

pis maintenant quand quelqu'un va s'auto-poignarder

[24:33]

souvent va le faire, il va le lever

[24:34]

son chandail pis il va le faire directement

[24:36]

il va faire des tentatives avant, fait que des

[24:38]

plus superstielles, il va tester, ben oui oui oui

[24:40]

mais elle, c'est à travers ses vêtements, c'est ce qu'on fait pas

[24:43]

derrière, je sais pas, vous avez déjà

[24:45]

essayé de faire le mouvement, c'est quand même possible

[24:46]

c'est incohérent, moi c'est ce bout là que je comprends pas

[24:48]

c'est impossible, fait que c'est probablement

[24:50]

un meurtre, mais en même temps,

[24:52]

tu regardes, elle avait, tu sais,

[24:55]

elle consultait une

[24:57]

psychiatre, elle était sous médication

[24:59]

tu sais, qui peuvent causer des idées

[25:01]

des pensées suicidaires

[25:02]

d'être très anxieuse

[25:04]

c'est vraiment, on peut pencher

[25:06]

des deux barres, pis je penche plus du côté

[25:08]

du meurtre, mais tu sais, des fois

[25:10]

je suis comme, ouais, mais peut-être un suicide

[25:12]

fait que c'est ça qui est tough là

[25:14]

mais allez lire le livre, je

[25:16]

mets plein de détails importants

[25:18]

oui oui oui, on dit vulgarcherie

[25:21]

pis Sam, t'avais des questions sur le cannibale

[25:22]

oui, le cannibale

[25:25]

Atizapan, je sais pas si je le prononce bien

[25:26]

c'est-il comme ça, ok

[25:28]

parce que cette histoire là, c'est une des histoires

[25:30]

qui m'a le plus troublé, comment tu fais

[25:32]

pour écrire des histoires

[25:34]

d'horreur comme ça, mais tu sais

[25:36]

sans que ça prenne toute la place non plus

[25:38]

tout le côté gore

[25:40]

et dégueu

[25:42]

parce que lui, il aurait tué une trentaine

[25:44]

de personnes même

[25:46]

qui auraient enterré dans son sous-sol

[25:48]

pis la découverte de ça a été

[25:51]

scabreuse

[25:52]

oui, pis c'est récent quand même

[25:54]

oui, c'est ça qui m'a marqué

[25:56]

c'est vraiment du genre de

[25:58]

Robert Picton

[26:00]

lui mangeait aussi les parties

[26:04]

mais non

[26:04]

c'est sûr que c'est tough

[26:06]

de pas basculer justement dans le gore

[26:08]

parce que c'est des détails

[26:10]

que je trouve

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moi je me dis toujours, si moi ça me choque

[26:14]

pis si moi ça me fascine

[26:16]

entre guillemets, je veux en lire plus sur le sujet

[26:18]

ben je veux donner ces détails-là

[26:20]

aux gens qui me lisent, tu sais

[26:21]

des fois, je vais me retenir quand je vais dire, ok ça c'est vraiment inutile

[26:24]

j'ai lu ces détails-là, ça sert à rien

[26:26]

à l'histoire, donc je vais pas les donner

[26:28]

mais on dirait que ça m'a pas surprise

[26:30]

tu sais, pour avoir habité au Mexique

[26:32]

ça m'a pas surprise

[26:33]

en sens que l'impunité

[26:35]

ça a été si loin avant qu'on le découvre

[26:39]

pis il a juste tué

[26:40]

la mauvaise victime

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elle était aimée, elle avait une famille

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qui la cherchait, elle avait un mari qui était policier

[26:47]

pis il aurait fallu

[26:48]

cette femme-là qui se fasse assassiner

[26:49]

pour qu'on le découvre finalement

[26:51]

parce que c'est un enjeu les féminicides au Mexique

[26:54]

pis c'est quelque chose que tu voulais mettre de l'avant

[26:55]

j'imagine, pas juste démontrer un monstre

[26:59]

dans tous mes livres

[27:00]

j'ai un cas du Mexique

[27:01]

pis tout le temps des féminicides malheureusement

[27:04]

mon Dieu, c'est répandu

[27:06]

pis au Mexique on dirait

[27:08]

j'ai l'impression que ça arrive

[27:10]

il y a plus de monde qu'ici

[27:12]

mais ça arrive beaucoup

[27:13]

c'est encore une société qui est quand même macho

[27:17]

pis la police

[27:18]

la corruption, en tout cas

[27:20]

c'est dénoncé, est-ce que les médias en parlent?

[27:22]

ça il y a eu un documentaire

[27:24]

au Mexique

[27:25]

même fait par

[27:27]

le gouvernement

[27:28]

qui a fait un documentaire sur lui

[27:30]

mais encore là c'était super sensationnaliste

[27:32]

pis ça a été beaucoup critiqué

[27:34]

oui ils en parlent mais les Mexicains aussi adorent le true crime

[27:38]

c'est juste un petit peu

[27:39]

moi je trouve que c'est un peu moins

[27:41]

respectueux dans la manière de faire

[27:43]

dans l'approche

[27:46]

question pour Mexicise

[27:48]

à propos du

[27:49]

mystère de Suzy Lamploo

[27:52]

qui est une histoire

[27:53]

aussi que j'ai bien aimé, que je connaissais pas

[27:55]

ça continue d'anter

[27:56]

l'imaginaire depuis quand même des décennies

[27:59]

on se rappelle

[28:00]

c'est une agente immobilière londonienne

[28:03]

de 25 ans

[28:05]

qui a disparu

[28:06]

en 1986

[28:08]

et il y a un certain Mr Kipper

[28:10]

qui serait derrière ça, un homme

[28:12]

qui a été présumément

[28:14]

vu aussi avec potentiellement

[28:16]

d'autres victimes

[28:18]

pourquoi cette histoire là continue

[28:20]

de hanter

[28:22]

la Grande Bretagne depuis si longtemps

[28:25]

parce que l'affaire de Suzy

[28:26]

elle a jamais été résolue

[28:28]

et quand on commence à s'intéresser

[28:30]

à l'affaire, on se rend compte qu'au moment

[28:32]

de sa disparition, en plus de ça

[28:34]

il y a énormément de témoins

[28:36]

qui la voient avec un homme

[28:38]

qui parlent de

[28:40]

disputes etc

[28:41]

et en fait personne ne fait rien, tout le monde

[28:44]

l'a laisse, tous les témoins disent

[28:45]

je l'ai vu avec telle personne en train de se disputer

[28:48]

ça avait l'air un peu violent

[28:50]

personne n'intervient

[28:52]

et quand Suzy disparait

[28:54]

en fait on a pas vraiment de pistes

[28:56]

il y a un portrait robot qui est balancé

[28:58]

mais ça ne donne rien du tout

[29:00]

jusqu'au jour où il y a enfin un mec

[29:02]

qui est arrêté

[29:03]

et là on commence à essayer de le relier

[29:06]

à l'affaire de Suzy

[29:07]

mais c'est le genre d'affaire où plus on creuse

[29:10]

plus on découvre des choses autour

[29:12]

et c'est pour ça que c'est fascinant d'écrire dessus

[29:14]

et je pense que c'est le genre d'affaire

[29:16]

qu'on lit vraiment vraiment d'une trait

[29:18]

sans s'arrêter

[29:20]

ça m'amène aussi

[29:22]

à un autre type de question, cette histoire là

[29:23]

est survenue en 1986

[29:25]

j'ai l'impression que si elle était survenue

[29:28]

plus à l'ère moderne

[29:30]

il y aurait peut-être une nouvelle approche

[29:32]

dans l'enquête

[29:33]

avec les traces numériques

[29:35]

avec les repères GPS

[29:39]

les téléphones et tout ça

[29:41]

toi quand tu regardes

[29:42]

un cas comme ça

[29:44]

est-ce que tu trouves ça plus difficile

[29:46]

à investiguer de ton point de vue

[29:47]

un cas qui remonte un petit peu plus longtemps

[29:49]

ou au contraire peut-être que tu te dis

[29:50]

justement ça c'est un peu plus prénumérique

[29:53]

donc on retourne un peu à la base

[29:55]

des empreintes digitales

[29:56]

c'est dans le début de l'explosion de l'ADN

[30:00]

aussi cette époque là

[30:01]

l'affaire de Suzy c'est vraiment compliqué

[30:03]

parce qu'en fait dès le début

[30:05]

on suppose

[30:07]

qu'elle n'a pas vraiment rendez-vous

[30:09]

avec un client mais plus potentiellement

[30:11]

avec un petit ami ou un amant

[30:13]

qui lui a laissé un petit bout de papier

[30:15]

du coup pour lui donner rendez-vous

[30:16]

parce que justement il y a un des témoins

[30:18]

qui explique que lorsque Suzy arrive

[30:21]

sur le lieu de son rendez-vous

[30:22]

l'homme l'attend apparemment avec une bouteille de champagne

[30:25]

et ensuite elle disparaît

[30:27]

si c'était aujourd'hui

[30:29]

il se serait envoyé des SMS

[30:31]

on aurait eu des preuves

[30:32]

de leur lien et autres

[30:34]

là on a rien par un vieux bout de papier

[30:36]

je sais pas bon sur le bout de papier

[30:38]

on aurait pu mettre un petit cœur

[30:39]

mais là il n'y a rien

[30:41]

on a aucune preuve de leur lien entre eux

[30:43]

donc si ça s'était passé à l'ère numérique

[30:45]

oui on aurait pu même aussi tracer les téléphones

[30:47]

là on a rien pu faire, rien du tout

[30:49]

ça ne serait peut-être même pas disparu

[30:52]

effectivement

[30:53]

puis lui ce Mr. Kipper là

[30:55]

il aurait fait potentiellement d'autres victimes par la suite

[30:58]

oui justement

[30:59]

on sait que son mode opératoire

[31:01]

c'était de draguer les jeunes femmes

[31:03]

et tout de suite d'arriver

[31:05]

au lieu de rendez-vous avec quelque chose

[31:07]

pour leur faire plaisir

[31:08]

que ce soit un bouquet de fleurs

[31:10]

ou une bouteille de champagne

[31:12]

et c'est pour ça qu'il a très vite été relié

[31:14]

ensuite à la disparition de Suzy

[31:15]

puis il y avait un type je crois

[31:17]

de femme qui recherchait

[31:20]

qui était plus

[31:21]

un type de femme professionnelle

[31:24]

un peu bien nanti

[31:25]

il semblait avoir un petit côté parasitaire

[31:27]

oui c'est ça

[31:30]

et d'ailleurs

[31:31]

pour revenir à la précédente question

[31:34]

Suzy au moment

[31:35]

où elle est portée disparue

[31:37]

alors que je ne me trompe pas

[31:39]

elle s'éteint les cheveux

[31:41]

et elle est brune

[31:43]

si je me souviens bien

[31:45]

alors que sur toutes les photos

[31:46]

qu'ils ont mises sur les avis de recherche

[31:49]

elle est blonde

[31:50]

qui est son ancienne couleur de cheveux

[31:52]

et donc dès le début on ne cherche pas

[31:54]

la bonne personne entre guillemets

[31:56]

tout le monde essaie de rechercher une femme blonde

[31:57]

alors qu'elle est brune au moment de sa disparition

[32:00]

tandis qu'à l'ère numérique

[32:01]

peut-être qu'on aurait eu un selfie pris deux heures avant sa disparition

[32:04]

oui oui oui c'est compte Instagram

[32:06]

Facebook tout a été analysé

[32:07]

c'est ça

[32:09]

Victoria on en a parlé un petit peu tout à l'heure

[32:12]

du chapitre meurtres

[32:13]

au camp de vacances

[32:15]

l'histoire de Robert Grisé justement

[32:19]

est-ce que

[32:19]

ce genre de

[32:22]

dossier là

[32:23]

parce qu'on parle quand même d'un tueur

[32:25]

qui est très jeune dans ce cas-là

[32:27]

qui était même mineur au moment des faits

[32:29]

oui toi est-ce que ça change un peu ta

[32:31]

façon de raconter

[32:32]

tu nous avais résumé un petit peu

[32:34]

mais si tu peux peut-être nous

[32:37]

nous en parler un peu plus

[32:38]

dans les années 70 là je ne suis pas sûre exactement

[32:41]

la date

[32:42]

mais il t'a envoyé dans le camp bruchesi

[32:45]

dans les Laurentines

[32:46]

donc un petit gars 7 ans

[32:49]

pis au camp

[32:50]

il y a un moniteur qui l'amène avec lui

[32:53]

dans la forêt pour lui dire

[32:54]

viens m'aider à genre trouver des branches

[32:57]

et le moniteur Jean Royale

[32:59]

de 17 ans

[33:00]

il l'assassine vraiment froidement

[33:03]

je pense qu'il l'étrangule

[33:05]

avec une corne il frappe à la

[33:07]

tête et il laisse pour mort

[33:08]

oui c'est un crime sanglant

[33:10]

pis Jean Royale apparemment qui était

[33:13]

obsédé par le désir de tuer

[33:15]

c'était pas une motivation

[33:17]

sexuelle par exemple

[33:19]

on croit c'était vraiment juste

[33:20]

il voulait assassiner quelqu'un

[33:22]

et il a été

[33:24]

ça a été vraiment intéressant à écrire

[33:25]

pis même on a pas la conclusion parce que

[33:28]

je travaillais avec Annie

[33:29]

la dépoussièreuse d'écrit

[33:32]

en fait pendant que je travaillais

[33:34]

à l'étude elle me fidait des informations

[33:36]

à Annie qui est genre une pro

[33:38]

des archives là

[33:40]

j'étais comme oh merde Annie j'ai déjà envoyé mon chapitre

[33:42]

final tu sais je pouvais pas

[33:45]

vraiment

[33:46]

l'ajuster

[33:47]

mais la famille

[33:49]

du petit Robert a toujours

[33:51]

cru que Jean Royale

[33:53]

il avait juste il était juste sorti comme

[33:55]

de Pinel pis il avait

[33:57]

refait sa vie pis même apparemment

[33:59]

il y avait des rumeurs qu'il travaillait dans une université et tout

[34:02]

et Annie a pu découvrir

[34:03]

que non en fait Jean Royale c'était

[34:05]

enlevé la vie le jour

[34:08]

après

[34:09]

le décès du petit Robert

[34:11]

en fait

[34:11]

c'était pas une

[34:15]

coïncidence d'après moi

[34:16]

c'est assez intéressant ça d'avoir

[34:19]

creusé avec Annie là toute le long pis

[34:21]

elle m'envoyait des documents pis en même temps

[34:23]

on parlait à son frère pis lui il était

[34:25]

comme crime pis ça a pas été long

[34:27]

avant que s'enlève la vie fait qu'il disait

[34:29]

il aurait dû nous le dire les policiers

[34:31]

qui s'étaient suicidés toute sa famille avait toujours peur

[34:33]

de le croiser le tueur du petit Robert

[34:36]

mais ouais

[34:36]

ils étaient pas du tout au courant que

[34:39]

il était mort

[34:40]

ils l'ont su durant la rédaction du chapitre mais en fait

[34:43]

ils l'ont su les deux parents sont décédés

[34:44]

ah oui parce que vu que c'était mineur tout a été protégé

[34:47]

au niveau de la famille

[34:49]

il n'y a eu aucune info

[34:50]

pis je pense qu'un suicide il l'a

[34:52]

il n'y a pas un processus

[34:55]

mais la police aurait pu contacter

[34:57]

oui honnêtement il y a eu un petit manque

[34:59]

que je trouve d'empathie

[35:01]

ou de bienveillance

[35:01]

est-ce que tu penses Victoria je sais que t'étais pas là

[35:04]

dans les années 70 mais

[35:07]

est-ce que t'as l'impression qu'on documentait

[35:09]

mieux au Québec

[35:11]

les enquêtes

[35:12]

à cette époque là

[35:13]

parce que t'avais quand même les Allopolis

[35:16]

pis tu sais ça t'en avais deux trois

[35:17]

le Photopolis pis t'en avais plusieurs

[35:20]

tandis que de nos jours

[35:22]

on en parle évidemment

[35:24]

mais on dirait qu'au Québec

[35:25]

je trouve qu'on est pas si bon pour faire des suivis

[35:27]

sur les enquêtes sûrement dû

[35:29]

au manque de ressources

[35:31]

les journalistes passent à autre chose

[35:32]

il y en a peut-être moins ou plus du tout

[35:34]

à signer aux fêtes d'hiver

[35:37]

je sais pas ce que t'en penses

[35:39]

lorsque tu travailles sur un cas

[35:40]

comme celui-ci qui date des années 70

[35:42]

est-ce que c'est plus facile

[35:44]

ou plus difficile de trouver des...

[35:45]

la famille c'est comme Alain le frère de Robert

[35:48]

il s'était plaint que justement il y avait

[35:50]

dès que Jean Royale avait comme été

[35:53]

envoyé à l'institut Pinel

[35:55]

il n'y avait plus de nouvelles

[35:56]

il n'y a pas eu de update dans les journaux

[35:58]

je pense qu'il se plaignait de la même chose

[36:00]

qu'aujourd'hui

[36:02]

aujourd'hui tu sais

[36:04]

c'est plus facile de lire des statuts Facebook

[36:05]

des partages de disparition

[36:08]

des commentaires

[36:08]

on a accès à plus d'informations je trouve

[36:11]

mais c'est pas toujours là bas

[36:13]

en France c'est à peu près pareil

[36:15]

quand il y a une affaire qui sort dans les médias

[36:18]

moi j'ai toujours un truc que je me dis

[36:19]

je vois une affaire je me dis

[36:21]

ça a l'air vachement intéressant

[36:22]

mais de toute façon dans 3 jours on n'entend plus parler

[36:24]

et ça se passe exactement comme ça à chaque fois

[36:26]

en France on va lire un article

[36:28]

telle personne a massacré toute sa famille

[36:30]

et si les grands médias français

[36:33]

s'y intéressent pas vraiment

[36:34]

bon on n'aura plus jamais aucun article

[36:37]

et on saura pas vraiment ce qui s'est passé

[36:39]

on aura aucune suite

[36:40]

dans les médias quoi

[36:42]

parfois tu vas l'avoir au procès parce que là des fois

[36:44]

les médias sont au courant des procès qui se déroulent

[36:46]

au palais de justice mais même à ça des fois

[36:48]

t'as l'impression qu'il manque donc le procès a lieu

[36:50]

mais t'as pas l'info

[36:52]

puis des fois ils vont même te teaser un peu

[36:54]

en disant par exemple

[36:57]

on vous tient au courant des développements

[36:59]

ou quelque chose comme ça mais finalement

[37:00]

il n'y a pas de suite

[37:01]

je comprends qu'il y a le côté sensationnaliste

[37:04]

qu'on s'en fout à quelque part

[37:06]

mais d'un autre côté il y a le côté un peu

[37:08]

service public où lorsqu'on parle de

[37:10]

la disparition d'un enfant

[37:13]

ça mérite de faire des suites quand même

[37:16]

pour le bien des gens

[37:17]

je suis d'accord oui

[37:19]

Max Kays, l'affaire Odile Touch

[37:21]

qui est une histoire

[37:22]

qui m'a quand même bouleversé

[37:24]

est remplie de preuves numériques

[37:26]

dont son journal intime

[37:28]

est-ce que ça a été difficile

[37:30]

de bien choisir

[37:32]

la limite de l'intimité que tu voulais

[37:34]

mettre de l'avant sans tomber

[37:37]

justement dans le sensationnalisme

[37:38]

ou être trop intime par rapport

[37:40]

à elle pour la respecter d'une certaine façon

[37:42]

en gros ce que je fais quand j'écris une histoire

[37:44]

je respecte toujours une ligne rouge

[37:46]

c'est à dire que

[37:48]

s'il y a moyen de faire comprendre aux gens

[37:50]

ce que la victime a vécu

[37:51]

sans entrer dans

[37:53]

vraiment dans le détail

[37:55]

écrit mot pour mot

[37:57]

je vais toujours essayer de tourner un peu ma phrase

[37:59]

ou juste de me dire

[38:00]

là j'ai écrit ça les gens vont comprendre

[38:03]

ce qu'elle a vécu

[38:04]

Odile Touch c'est pareil j'ai eu accès par exemple

[38:06]

à l'ordonnance de mise en accusation

[38:08]

ce qui est en gros en France le dernier

[38:11]

document avant le procès

[38:13]

qui est signé par le magistrat

[38:14]

et qui résume toute l'enquête

[38:16]

donc j'ai eu accès aux photos d'Odile

[38:18]

qui avait été prise par son stalker

[38:20]

j'ai eu accès à son journal intime

[38:23]

on en met quelques extraits

[38:24]

et

[38:27]

je pense qu'on comprend

[38:29]

à travers l'histoire ce qu'elle a vécu

[38:31]

du début à la fin

[38:32]

ce que son stalker justement lui a fait vivre

[38:35]

sans forcément

[38:37]

entrer mot pour mot

[38:39]

dans les détails

[38:42]

de ses dernières heures

[38:43]

oui oui oui

[38:45]

justement

[38:45]

les preuves numériques pour toi

[38:48]

quel rôle

[38:49]

elle joue maintenant dans les affaires

[38:51]

d'aujourd'hui

[38:53]

c'est super important et même dans les affaires

[38:55]

très récentes il y a maintenant des meurtres

[38:57]

qui sont résolus grâce aux preuves numériques

[38:59]

il y a plusieurs affaires

[39:02]

en Europe

[39:02]

qui ont été résolues grâce

[39:05]

au montre connectée il y a eu une

[39:07]

joggeuse qui avait disparu il y a quelques mois

[39:09]

alors j'ai plus son nom là

[39:11]

mais en gros on pensait à la base

[39:13]

qu'elle avait pu faire une crise cardiaque et elle avait disparu

[39:15]

sauf que sa montre connectée

[39:17]

montrait qu'à un moment son coeur

[39:19]

accélérait à fond sur le chemin du jogging

[39:22]

donc elle était en train de se faire attaquer

[39:24]

elle s'est fait étrangler elle est morte

[39:25]

et au moment où son BPM

[39:28]

affiche 0 aller je sais pas

[39:30]

au point A sauf que son corps

[39:31]

est retrouvé au point B

[39:33]

beaucoup plus loin ce qui prouve qu'elle a été déplacée

[39:36]

et il y a plein d'affaires

[39:37]

comme ça qui sont résolues il y a l'affaire de Caroline Couch

[39:40]

qui est en Grèce également

[39:42]

un mec qui appelle qui dit

[39:43]

qui s'est fait cambrioler dans la nuit

[39:44]

sa femme est morte etc et la montre prouve

[39:47]

qu'en fait pas du tout

[39:49]

son coeur a accéléré en plein milieu de la nuit

[39:51]

il est en sommeil profond là pendant ce temps

[39:54]

et voilà

[39:55]

son coeur a accéléré en plein milieu de la nuit parce qu'il l'a étranglé

[39:57]

etc mais non l'épreuve numérique c'est vraiment

[39:59]

super important maintenant

[40:02]

et là actuellement

[40:03]

entre guillemets l'épreuve numérique

[40:05]

est vraiment à résoudre des affaires mais je pense

[40:07]

que plus les générations vont avancer

[40:09]

plus les gens et les tueurs malheureusement vont faire attention

[40:11]

à tout ça oui oui tu as raison mais en même temps

[40:14]

j'ai l'impression que

[40:15]

malgré ils disent que le taux de criminalité

[40:17]

ne baisse pas vraiment malgré

[40:19]

la présence de caméras

[40:21]

et de surveillance parce que

[40:23]

souvent les gestes sont plus impulsifs

[40:25]

donc on dirait que les gens réfléchissent pas

[40:27]

à tout ça sauf quand c'est des trucs

[40:29]

très planifiés oui c'est ça et puis

[40:31]

à partir du moment où la personne a son motif

[40:33]

quoi qu'il arrive oui exact exact

[40:35]

mais c'est

[40:37]

ces preuves là de la montre ça doit être

[40:39]

je pense pas que ça passe encore

[40:41]

tu sais parce qu'on peut dire il y a une

[40:43]

malfonction

[40:44]

ça doit avoir un fardeau quand même

[40:47]

à démontrer parce que moi aussi

[40:49]

c'est là dessus que j'accrochais tu sais est-ce que

[40:52]

c'est hallucinant quand même de pouvoir

[40:54]

décoder le moment d'un meurtre

[40:55]

grâce à des preuves biométriques

[40:57]

comme ça comme une montre mais après c'est sûr

[40:59]

que tu sais c'est débattable

[41:01]

oui oui exact peut-être

[41:03]

peut-être qu'il s'est fait attaquer par un chien puis

[41:05]

oui penser à quelque chose

[41:07]

qui a fait accélérer son cœur

[41:08]

oui oui peut-être qu'il fallait recharger la montre mais bon

[41:11]

mais sans doute que ça doit quand même

[41:13]

pouvoir appuyer quelque chose

[41:14]

oui ça appuie la thèse en fait c'est que ça va appuyer

[41:17]

le narratif mais puis

[41:18]

il va être à la défense d'essayer de détruire

[41:21]

cette preuve là

[41:23]

mais ce qu'il y a ici on bascule vers

[41:25]

Virginia McCollard si je le prononce

[41:27]

bien une des histoires les plus

[41:29]

glaçantes d'une certaine façon

[41:31]

selon moi dans le livre

[41:33]

puis justement je trouvais que c'était

[41:35]

un peu comme votre intro

[41:36]

je trouvais que ça représentait bien votre intro

[41:38]

le monstre n'attend pas dans une ruelle sombre

[41:40]

il dort dans la pièce d'à côté

[41:42]

et je trouve que ce cas là représente vraiment

[41:45]

vraiment ça un peu de

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d'horreur mais qui est dissimulé derrière

[41:48]

le quotidien

[41:50]

peux-tu nous parler un peu de cette histoire là comment ça te

[41:52]

en gros Virginia c'est une femme qui a raté sa vie

[41:55]

elle vit au bout d'un moment chez ses parents

[41:56]

elle sait plus quoi faire elle a besoin d'argent

[41:59]

elle est ruinée

[42:00]

elle a plus grand chose autour d'elle

[42:02]

et elle se dit en fait mes parents

[42:04]

touchent une pension

[42:06]

j'aimerais pouvoir utiliser cet argent

[42:08]

parce qu'elle est accro aux jeux en plus de ça

[42:10]

et donc je vais me débarrasser de

[42:12]

mes parents pour toucher leur pension

[42:14]

ce qui est en fait quand on regarde l'affaire

[42:16]

de haut complètement débile parce que

[42:17]

c'est un très bon plein là finalement

[42:19]

parce que de toute façon elle est hébergée chez ses parents

[42:22]

il lui donne à manger

[42:24]

elle a une chambre il n'y a pas besoin de les massacrer

[42:26]

pour quoi que ce soit

[42:26]

et donc elle va faire en sorte de

[42:30]

tuer ses parents on le découvre dans le livre

[42:31]

et elle va vivre avec les corps de ses parents

[42:34]

mais elle va pas vivre avec

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juste en les planquant quelque part dans la maison

[42:38]

elle va vraiment faire en sorte

[42:40]

que ses parents aient une

[42:41]

tombe entre guillemets

[42:43]

dans la maison elle va faire quelque chose

[42:45]

qu'on découvre dans le livre et pourtant

[42:47]

c'est une femme mais totalement banale

[42:49]

et elle va faire tout un scénario

[42:52]

pour cacher le meurtre de ses parents

[42:54]

elle va appeler les médecins parce que

[42:55]

ses parents c'était des personnes âgées

[42:57]

elle appelle pour prendre des rendez-vous

[42:59]

puis après elle dit ah bah non en fait c'est pas possible

[43:01]

mon père il peut pas venir alors que le père il est

[43:02]

sous lit depuis 3 semaines

[43:05]

et c'est une femme

[43:07]

complètement normale et les voisins disaient

[43:09]

nous on n'a rien remarqué quoi

[43:10]

c'est incroyable en toute la manipulation

[43:12]

pendant autant d'années moi c'est ça

[43:14]

qui me fascine et que la famille

[43:18]

faisait confiance

[43:19]

au communication numérique

[43:20]

c'est un peu ça

[43:22]

il n'y avait pas d'autres preuves physiques

[43:24]

et puis Virginie elle a eu beaucoup de chance

[43:26]

c'est parce que ça se passe pendant la pandémie justement

[43:28]

et donc elle a pu faire en sorte que sa famille

[43:30]

ses proches ne viennent pas à la maison

[43:32]

et elle a gagné des mois

[43:34]

et des mois et des mois comme ça justement

[43:37]

oui moi ça me

[43:38]

tout le long du chapitre j'étais là est-ce qu'elle va manger

[43:40]

ses parents

[43:42]

on dirait que c'est vers là que je croyais que

[43:45]

ouais bah c'est vrai

[43:46]

elle manquait tellement d'argent ça aurait pu être

[43:48]

une option

[43:50]

puis j'avais une question peut-être

[43:52]

un peu plus générale

[43:53]

on a survolé quand même plusieurs

[43:56]

des cas dont vous avez parlé

[43:58]

dans le livre il y en a plein d'autres

[43:59]

à découvrir dans ce

[44:02]

crime sans frontières

[44:04]

mais j'avais une question un peu plus

[44:06]

plus générale un petit peu sur

[44:08]

vos carrières de créateurs de contenu

[44:10]

parce que maintenant

[44:11]

oui vous faites du YouTube vous écrivez des livres

[44:14]

des magazines et autres vous êtes un petit peu

[44:16]

vous êtes rendu des marques

[44:17]

d'une certaine façon puis je me demandais

[44:20]

vous savez YouTube a quand même changé

[44:21]

depuis le temps comment

[44:23]

la plateforme selon vous

[44:25]

a changé puis vous comment vous êtes

[44:27]

adapté au travers ça

[44:30]

au fil de votre carrière est-ce que

[44:31]

par exemple

[44:34]

vous pensez votre contenu différemment

[44:36]

aussi en fonction des autres plateformes

[44:37]

parce qu'il y a la pression

[44:39]

d'être présent partout

[44:42]

Victoria comment tu gères ça

[44:43]

je pense à ma réponse je sais pas

[44:46]

plus ça va

[44:47]

moi je trouve plus mes vidéos

[44:50]

sont longues plus recherchées

[44:52]

au départ j'avais fait une vidéo

[44:53]

de genre 6 minutes sur Elisa Lam

[44:56]

alors qu'aujourd'hui

[44:57]

ça me prendrait 2 heures

[44:59]

parce qu'on pensait justement que YouTube c'était du

[45:01]

format court au départ

[45:03]

puis même mon père je me rappelle il dit fait des vidéos

[45:05]

courtes c'est ça qui va pas nier mais pas prendre

[45:08]

à une certaine époque

[45:09]

ça l'était mais ils se sont rendu compte que l'engagement

[45:11]

est plus fort quand les gens restent plus longtemps

[45:12]

qu'ils n'oublions pas l'aspect PQ nié financier

[45:15]

plus quelqu'un il coûte longtemps plus d'intégration publicitaire

[45:17]

mais c'est ce qui pognent aussi

[45:19]

oui les gens aiment ça aussi

[45:20]

se plonger dans des histoires

[45:22]

malgré que c'est ça ta communauté est débarquée sur ma chaîne

[45:25]

puis là ils se plaignent que c'est trop

[45:27]

détaillé trop long

[45:29]

c'est de même que je raconte

[45:30]

il faut garder son ADN

[45:33]

oui absolument

[45:35]

je veux plus

[45:36]

m'investir dans les recherches et tout

[45:39]

mais sur mes autres plateformes honnêtement

[45:41]

ça a pas tant changé bon c'est sûr qu'on peut

[45:43]

se débattre sur les changements

[45:45]

sur Instagram, sur Facebook

[45:47]

mais vraiment

[45:49]

j'ai mis mes vidéos en audio

[45:51]

en format podcast ça a été quand même

[45:53]

quelque chose de nouveau

[45:54]

plusieurs me disent est-ce que des monteurs

[45:57]

m'écrivent pour me dire

[45:58]

est-ce que tu devrais

[46:01]

faire des formats vidéo cours

[46:04]

pour mettre sur TikTok de tes vidéos longues

[46:05]

mais je vois pas comment je pourrais

[46:08]

sans repackager

[46:09]

ou sans repenser

[46:11]

est-ce que tu sens

[46:14]

la pression

[46:15]

même de sortir

[46:17]

des fois un peu de ta niche

[46:19]

de contenu tu sais t'es quand même rendu

[46:21]

avec vraiment un grand nombre

[46:23]

d'abonnés phénoménales

[46:24]

le True Crime n'est plus juste une niche

[46:27]

d'une certaine époque

[46:28]

est-ce que tu te sens, est-ce que par exemple

[46:30]

t'as une pression toi-même de dire

[46:32]

je devrais faire du contenu, je sais pas moi

[46:34]

je devrais filmer mes meal prep

[46:36]

ou je devrais faire du contenu lifestyle

[46:39]

j'en fais un peu sur Instagram

[46:41]

TikTok

[46:42]

vraiment TikTok, je me laisse aller

[46:44]

pis je fais pas grand chose de True Crime

[46:46]

des fois je vais me maquiller, je fais des jokes

[46:50]

vraiment TikTok

[46:50]

c'est mon endroit

[46:53]

les gens qui me suivent sur TikTok

[46:54]

ils m'aiment moi, ils n'ont nécessairement mon contenu

[46:56]

ils savent que ça va être du contenu peut-être plus personnel

[46:59]

sorte de safe space

[47:01]

pis sur TikTok de toute façon

[47:03]

les gens suivent une vidéo

[47:05]

et non ta chaîne

[47:07]

il n'y a pas de long contenu non

[47:08]

pas vraiment

[47:10]

non c'est pas mal ça

[47:11]

j'essaie de rester fidèle à ce que je fais

[47:14]

depuis toujours

[47:15]

et toi Max Keyes, depuis l'évolution

[47:17]

la question a pris d'autres tangentes

[47:19]

mais justement depuis ces 10 ans

[47:21]

est-ce que t'as dû adapter ton contenu face aux autres plateformes

[47:25]

et à YouTube aussi

[47:26]

alors pas forcément face aux autres

[47:28]

plateformes parce que

[47:29]

sur TikTok il y a déjà beaucoup de gens

[47:31]

qui reprennent mes vidéos et qui en font des clips

[47:34]

c'est comme ça

[47:35]

je me dis bon attends

[47:36]

ils font le travail à ma place

[47:39]

je sais que ça en dérange beaucoup parfois

[47:40]

que les gens reprennent les clips, refassent les vidéos

[47:43]

franchement ça me fait des grosses pubs parfois

[47:45]

quand je m'en ai vu des TikTok

[47:46]

je leur demande juste de me mentionner

[47:48]

c'est des vidéos parfois qui ont déjà fait de leur vue

[47:51]

il n'y a pas de soucis

[47:52]

mais après au fil des années

[47:53]

j'ai quand même cherché à me professionnaliser

[47:56]

et aussi à me poser

[47:58]

ça fait quelques temps que je fais du YouTube

[48:00]

donc au début c'était forcément très amateur

[48:02]

même dans la façon de raconter

[48:04]

je vois que ça commence à fonctionner

[48:06]

il y a quand même une belle communauté

[48:08]

moi Internet j'ai toujours pris ça au sérieux

[48:10]

dès à partir du moment où j'ai commencé YouTube

[48:12]

je me suis tout de suite dit YouTube

[48:14]

c'est vraiment la plateforme

[48:16]

c'est tellement génial on peut faire tout ce qu'on veut

[48:18]

c'est quelque chose de sérieux alors qu'à côté de moi

[48:20]

j'entendais tout le temps c'est génial tes vidéos

[48:22]

mais du coup tu vas faire quoi comme

[48:24]

vrai travail après

[48:27]

quand est-ce que ça s'arrête ?

[48:28]

c'est ça moi mon vrai travail

[48:31]

et donc au fil des années

[48:32]

je pense qu'avec cette vision là

[48:35]

j'ai pu aussi professionnaliser

[48:36]

la chose

[48:38]

je faisais ça déjà sérieusement

[48:39]

mais faire ça vraiment encore plus sérieusement

[48:42]

aller chercher encore plus loin

[48:44]

comme je dis là dans les vidéos faire des illustrations

[48:46]

de la 3D et autres

[48:48]

au fil des années

[48:50]

oui je pense qu'on se pose plus

[48:52]

on essaye plus de faire évoluer sa chaîne

[48:54]

tout en gardant aussi

[48:56]

ce pourquoi les gens sont là

[48:57]

notre personnalité, le côté amateur

[48:59]

YouTube c'est super important de garder ça

[49:01]

moi quand je raconte j'adore

[49:03]

interagir avec la communauté

[49:05]

leur poser des questions

[49:06]

faire des petits trucs face caméra et tout

[49:10]

après la plateforme

[49:12]

là le True Crime

[49:13]

il y a énormément de personnes

[49:15]

qui peuvent se lancer dedans maintenant

[49:17]

grâce à TikTok, YouTube et autres

[49:19]

mais je pense qu'il y aura

[49:21]

quand même un nombre très limité de créateurs

[49:23]

qui resteront dans 10 ans

[49:25]

nous on a eu de la chance, on était dans les premiers à faire ça

[49:28]

mais même dans ceux

[49:29]

qui se sont lancés peut-être en même temps que nous

[49:31]

beaucoup n'ont pas forcément réussi

[49:33]

à se développer autant

[49:35]

parce que peut-être qu'ils n'avaient pas cette vision

[49:37]

très professionnelle de YouTube sur l'avenir

[49:39]

en tout cas donc moi je m'inquiète pas

[49:41]

tant que ça par rapport

[49:43]

au futur en tout cas, je sais qu'on fait ça

[49:45]

sérieusement, qu'on a une bonne communauté

[49:47]

qui nous suit, si on garde le cap

[49:49]

ça devrait aller

[49:49]

et justement, qu'est-ce qui fait

[49:52]

un bon YouTuber selon vous?

[49:53]

les qualités d'un bon créateur de contenu

[49:56]

sur le web?

[49:58]

je trouve que

[49:59]

c'est de faire des choses à sa façon

[50:02]

mais original, ne pas s'inspirer

[50:04]

il y en a que

[50:05]

j'ai déjà regardé des gens qui disent oubliez pas

[50:07]

de genre, fermez votre fenêtre

[50:09]

c'est eux aussi qui vont copier mes phrases

[50:12]

ou même mes miniatures, puis t'aussi

[50:13]

il y en a tellement que tu sais

[50:15]

j'ai l'impression que se lancer dans le True Crime

[50:17]

en 2026, je le recommanderais pas

[50:19]

il en est tellement fait d'autres choses

[50:21]

si vous aimez le True Crime, faites-le d'une autre manière

[50:24]

c'est ça

[50:26]

soyez original

[50:27]

peut-être même en avance sur votre temps

[50:29]

nous on s'est lancé dans le True Crime

[50:32]

quand ça commençait à perdre

[50:34]

puis on est passionné

[50:36]

évidemment, puis plus on en fait

[50:37]

plus on est passionné, j'ai l'impression

[50:39]

mais moi ça serait ça, trouve ta niche à toi

[50:42]

copie pas ce qui est déjà fait

[50:44]

surtout le piège c'est de se dire

[50:45]

que de faire du True Crime c'est simple

[50:48]

parce que quand on regarde de haut

[50:49]

on se dit, il vient de raconter une histoire

[50:51]

de 30-40 minutes

[50:52]

il vient de lire Wikipédia

[50:54]

c'est des fois la rêve qu'on a

[50:58]

il fait que lire Wikipédia

[51:00]

alors que t'as lu tous les bouquins

[51:01]

tous les articles et tout

[51:03]

il y a énormément de chaînes qui se lancent dans le True Crime

[51:05]

et qui au bout de 3-4 mois

[51:07]

se disent, c'est impossible, c'est beaucoup trop de travail

[51:10]

et je pense que

[51:11]

si on veut se lancer sur Youtube et sur les réseaux

[51:13]

c'est d'aussi respecter sa personnalité

[51:15]

de pas forcément être timide

[51:18]

enfin, je dirais pas

[51:19]

d'être timide en fait, je prends mon exemple

[51:21]

moi à l'époque quand j'étais jeune

[51:23]

j'étais mais timide mais vraiment maladif

[51:24]

tu m'aurais dit il y a 15 ans

[51:26]

qu'aujourd'hui je fais parfois des conférences

[51:28]

et des trucs devant des gens

[51:29]

mais je pense que j'aurais devenu rouge tomate

[51:32]

mais c'est pas rare, il y a plusieurs

[51:34]

Youtubeurs, plusieurs créateurs de contenu qui sont hyper introvertis

[51:38]

même parfois

[51:38]

mal à l'aise en public

[51:40]

et je pense que ouais

[51:44]

être naturel

[51:45]

et essayer de faire

[51:46]

ces petites vidéos en fait Youtube

[51:47]

c'est pas une course, c'est vraiment un marathon

[51:50]

c'est sur le long terme

[51:52]

qui va voir la chose

[51:56]

on peut pas ne pas parler

[51:58]

des web sleuths

[51:59]

les enquêteurs du web

[52:03]

les sleuthers

[52:04]

oh j'aime

[52:06]

comment dire, cette belle sémantique

[52:08]

des détectives de salon

[52:10]

les enquêteurs du web

[52:11]

avez-vous l'impression que c'est plus une nuisance

[52:14]

on va commencer par Victoria

[52:15]

une nuisance ou ça peut aider

[52:18]

ça l'a aidé à certaines reprises

[52:20]

mais au final

[52:22]

trouves-tu que c'est plus un problème

[52:24]

ou de l'aide

[52:26]

je pense comme dans tout il y en a

[52:28]

des très bons comme il y en a des gens

[52:30]

qui se disent n'importe quoi

[52:31]

on en a dans nos commentaires

[52:33]

les théories, même les gens qui vont m'écrire des courrières

[52:36]

je suis comme

[52:37]

la police

[52:39]

la police a déjà exploré cette théorie

[52:42]

croyez-moi

[52:44]

il travaille fort les enquêteurs

[52:46]

mais il y en a des bons

[52:47]

et je pense que ça peut aider

[52:49]

surtout sur des cas dont on parle plus

[52:51]

vieux de 20 ans

[52:53]

ça vaut la peine de se replonger là-dedans

[52:55]

mais des cas super médiatisés

[52:58]

ça peut aider

[52:59]

mais ça en prend des bons

[53:00]

et c'est peut-être le 1% des web sleuths

[53:04]

toi Max Kaes

[53:05]

c'est vrai que des fois ça va pas réciter les affaires

[53:07]

je prends pour exemple l'affaire Jubilar

[53:09]

à chaque fois qu'il y a un article ou même qu'on va sur un groupe Facebook

[53:11]

t'as tout le temps des commentaires qui disent

[53:13]

est-ce qu'ils ont fouillé le sous-sol de la maison

[53:15]

ou est-ce qu'il l'a mise dans les murs

[53:17]

mais en fait les enquêteurs

[53:19]

d'accord des fois ils font des erreurs

[53:20]

mais ils sont pas non plus complètement incompétents

[53:23]

bien sûr qu'ils se sont ramenés avec leur géoradar

[53:25]

et qu'ils ont regardé si son

[53:27]

ex-femme Delphine elle était pas

[53:29]

dans les murs de la maison

[53:30]

et en France on a un gros problème aussi

[53:32]

c'est avec l'affaire Xavier du Pont de Ligonnès

[53:35]

tous les 3 mois

[53:36]

on s'est retenu aujourd'hui pour ne pas en parler

[53:39]

parce que

[53:40]

on pourrait faire un épisode entier

[53:42]

il y a quelqu'un qui nous explique l'avoir vu là-bas

[53:44]

ou qui sort un nouveau bouquin parce que c'était son meilleur ami

[53:47]

même récemment

[53:48]

il y a un enquêteur qui

[53:50]

a juste travaillé sur la téléphonie de Xavier

[53:52]

qui nous a sorti un bouquin de 300 pages

[53:54]

pour nous expliquer qui était aux Etats-Unis

[53:56]

et à chaque fois dans nos

[53:58]

je pense que ça nous arrive à tous les deux

[53:59]

dans les messages privés ou dans les mails

[54:01]

t'as vu ils ont retrouvé Xavier du Pont de Ligonnès

[54:03]

où ils ont résolu l'affaire de John Bennet-Ramsey

[54:06]

il y a toujours un nom à gazer

[54:07]

John Paul

[54:09]

moi je l'avais fait John Bennet et justement de temps en temps

[54:11]

j'ai des commentaires qui me disent

[54:12]

mais non ça c'est pas du tout passé comme ça en fait c'est machin

[54:15]

là où t'as pas lu cet article

[54:17]

je suis comme non non c'est...

[54:19]

Donc juste avant de se quitter

[54:21]

chers amis on avait une question qu'on voulait vous poser

[54:24]

chacune un peu

[54:25]

un peu une question qui tue

[54:27]

je vais commencer avec Mekskaize

[54:29]

ici j'aimerais que tu nous dises

[54:31]

dans les affaires françaises

[54:33]

que tu as couvert laquelle

[54:34]

selon toi est le plus sur le point d'être

[54:37]

résolu ?

[54:38]

Sur le point d'être résolu c'est

[54:42]

je dirais l'affaire

[54:43]

Grégory en fait c'est compliqué comme question

[54:45]

parce que moi dans ma tête quand je travaille

[54:47]

sur des affaires à la fin

[54:48]

dans ma tête elle est résolue

[54:50]

c'est bon c'est sûr c'est ça peu importe ce qui se passe ensuite

[54:53]

je sais ce qui s'est passé mais je pense que c'est l'affaire Grégory

[54:55]

parce qu'on est

[54:57]

de plus en plus proche de mise

[54:59]

en examen même si l'affaire a

[55:01]

été complètement foirée du début à la fin

[55:03]

je pense que l'affaire Grégory

[55:05]

la justice française actuellement vu que

[55:07]

les protagonistes sont en train de vraiment vieillir

[55:09]

et de mourir peu à peu se dit que

[55:11]

à un moment il va quand même falloir faire quelque chose

[55:13]

vu tout ce qu'on a

[55:15]

autour de l'affaire et si on se renseigne

[55:17]

sur l'affaire on se rend compte que

[55:19]

dès le début si le juge

[55:21]

si le petit juge comme on l'appelle

[55:22]

avait pas complètement fait foirer

[55:25]

l'affaire juste parce qu'il avait envie

[55:27]

d'avoir les caméras sur la tête

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aujourd'hui il y aurait des gens en prison

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on serait donc prêt à démasquer le corbeau

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oui

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on a déjà une très bonne idée en fait

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moi je pense que Grégory c'est vraiment le noyau dur

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familial

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en fait moi mon point de vue de Grégory

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c'est que Muriel Bol lors de

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sa première garde à vue

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n'a pas menti elle a dit la vérité

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elle a expliqué qu'elle était montée avec Bernard Laroche

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qu'ils étaient partis chercher Grégory

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ensuite ils ont donné Grégory

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au couple Jacob

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qu'est ce qui s'est passé ensuite on n'en sait rien

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mais le fait est que Grégory

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est retrouvé dans la Vologne

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et au moment où Muriel Bol est relâché

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par le petit juge

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le petit juge qu'est ce qu'il fait il convoque les médias

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et il explique

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mais vous en faites pas Muriel Bol elle a tout dit

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sauf que Muriel Bol chez elle

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se fait massacrer par sa famille

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et le lendemain matin elle redébarque à la gendarmerie

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elle dit non non j'ai menti j'ai menti

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c'est pas vrai c'est pas Bernard Laroche etc

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Victoria on te pose aussi

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la question parmi les affaires

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québécoises que t'as couvertes ou non

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laquelle tu crois pourrait être résolu

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prochainement? Bonne question

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moi je trouve beaucoup de disparition

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moi j'aurais tendance à dire

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Mélisse Blais j'ai l'impression

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qu'on sait c'est qui déjà

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il y a beaucoup d'indices qui pointent

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vers un suspect

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pis je pense que si

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la police trouve un moyen de l'arrêter

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ben là

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tout va s'enchaîner je pense qu'on est à

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quelques informations près de l'arrêter

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mais je sais pas si la police travaille encore

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là dessus mais je souhaite vraiment

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qu'elle soit retrouvée. Quels indices

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tu crois pourrait jouer un rôle

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important dans sa résolution

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de nos jours? Ben tu sais moi

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j'ai travaillé sur l'affaire pour la série télé

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pis il y a plein d'interviews

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pis des témoignages qu'on a pas pu

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diffuser mais

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le suspect principal il est très louche

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pis tu sais juste rentrer

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au travail après la disparition d'une fille pis

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t'as des graffing dans le dos là

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pis tu boites là

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c'est quand même étrange fait que

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je dirais Mélisse Blais. Victoria

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Mekskaïs ça a été un plaisir de vous recevoir

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les deux ensemble

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à Distorsion peut-être

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peut-être juste pour terminer est-ce que vous avez

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des projets futurs qui s'en viennent

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dont vous aimeriez nous parler mis à part

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un crime sans frontières Mekskaïs

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toi de ton côté? Moi j'ai une série qui sort

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sur une plateforme de streaming le

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vendredi 22 mai sur un

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dossier français qui a justement

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été classé en tant que suicide

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donc ça fait aussi écho au livre

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on y parle d'une adolescente

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qui a été retrouvée en bas d'une falaise

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elle tombe en bas de la

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falaise donc on a son point de chute

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y a du sang le problème c'est que le corps

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il est retrouvé 30 mètres

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plus loin que le point de chute

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et elle a les bras en arrière

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comme si quelqu'un était venu la tirer

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pour l'achever

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et les enquêteurs français nous expliquent

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qu'en fait elle aurait rampé uniquement

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sur son avant bras droit parce qu'elle

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était paralysée sa colonne vertébrale est brisée

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et tous ses os côté gauche sont brisés

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elle aurait rampé sur les rochers

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pendant sur 30 mètres pour

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aller s'achever dans une flaque d'eau

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enfin c'est un dossier c'est n'importe quoi

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donc on a rencontré la famille des médecins légistes

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des experts des policiers

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on a fait ce qu'on appelle du coup notre contre enquête

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et ça sort là à la fin du mois

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de mai pour essayer de médiatiser l'affaire

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parce qu'en france dès que les affaires sont pas médiatisées

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tout est mis sous le tapis

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on va surveiller ça

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et de ton côté Victoria

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pour l'instant je me concentre vraiment sur ma chaîne YouTube

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peut être l'écriture d'un nouveau livre

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mais je fais vraiment ce que j'aime

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la famille évidemment

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la famille est la plus importante

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merci beaucoup tous les deux d'avoir été là

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on va surveiller ça

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C'est disponible partout

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excellent, moi et Sem on l'a déjà lu

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très très divertissant

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donc encore une fois mille merci

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et puis on se reparle très bientôt

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Bye bye

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