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[00:32]
Sébastien Névak, comment vas-tu aujourd'hui?
[00:34]
Ça va bien, et toi, Emile Gauthier?
[00:36]
Ça va très bien parce qu'on est dans une magnifique salle de meetings du Hilton Québec.
[00:40]
On est au Salon du Livre, on avait une séance de dédicace hier vendredi, on en a un autre demain.
[00:46]
Et pour Meubler notre samedi, on a eu la chance de rencontrer, d'avoir avec nous comme invité,
[00:51]
Victoria Charlton, qu'on n'avait pas reçue depuis longtemps,
[00:54]
et Max Kays aussi de France, un YouTuber True Crime très connu.
[00:58]
Oui, qui c'était sa première fois au Québec aussi.
[01:01]
C'était le fun de le questionner par rapport à ça.
[01:05]
C'était tellement une belle rencontre entre nous parce que c'est rare, Emile,
[01:08]
qu'on a la chance de parler pendant près d'une heure avec d'autres créateurs de contenu True Crime comme nous.
[01:16]
C'est clair, c'est très rare que ça arrive, surtout outre-Atlantique comme ça.
[01:19]
Et même Victoria, on a de la misère à l'attraper, c'est une femme bien occupée.
[01:24]
Le prétexte à tout ça, c'est qu'il sorte un livre, un livre collaboratif,
[01:28]
Crimes sans frontières, qui traite de cas de True Crime européens, mais aussi d'Amérique.
[01:34]
Il y a un cas au Québec, un cas au Mexique aussi.
[01:37]
Donc c'est super bien diversifié, des histoires dont on n'avait pas entendu parler nécessairement, moi et Seb, certains oui.
[01:43]
Oui, oui, bien d'autres non.
[01:44]
Et donc on a eu la chance de parler de ça avec eux, de rentrer quand même deep dans les histoires dont ils traitent dans le livre
[01:50]
et de poser d'autres questions sur leur carrière.
[01:53]
Ça fait presque 10 ans qu'ils font ça, qu'ils font du True Crime sur YouTube, sur les réseaux sociaux, un peu comme nous Seb.
[02:00]
Exact.
[02:00]
Ça fait presque 10 ans qu'on fait le podcast et on a eu la chance de faire une petite réflexion là-dessus
[02:05]
et de se poser des questions aussi sur des cas irrésolus en France, au Québec.
[02:11]
Donc on a eu vraiment une belle discussion.
[02:12]
Oui, ça va être à refaire.
[02:14]
Yes, donc sans plus tarder, on remonte dans le temps
[02:17]
et on vous présente dès maintenant l'entrevue avec Victoria et Max Kaïs.
[02:22]
Oui, monsieur.
[02:25]
Donc Seb, on se retrouve avec nos deux invités de marque aujourd'hui à Distorsion.
[02:31]
Oui, on est bien contents.
[02:32]
Oui, Victoria, c'est un peu comme quand la famille nous visite à quelque part.
[02:38]
Exact, exact.
[02:39]
Ben oui.
[02:40]
C'est notre petite sœur. C'est comme notre petite sœur.
[02:42]
C'est vrai.
[02:43]
Puis, mais à quelque part, c'est aussi un cousin de près.
[02:46]
On a Joris avec nous, alias Max Kaïs, qui est avec nous pour une première fois au Québec.
[02:50]
Eh oui, bonjour tout le monde.
[02:51]
Oui, bonjour.
[02:53]
En termes d'initiation, Joris, vu que c'est ta première fois au Québec,
[02:57]
as-tu eu la chance de manger de la poutine, d'aller à la cabane à sucre, des choses comme ça?
[03:00]
Pas encore. Pas encore.
[03:01]
J'ai un peu visité le quartier.
[03:02]
J'ai été voir la rue commerçante, voir les restaurants et autres.
[03:07]
Donc on se balade avec les petites heures qu'on a ici et là de libre.
[03:09]
Oui, oui.
[03:10]
Mais on profite un peu.
[03:11]
On a été au port, voir le château.
[03:13]
Donc c'est sympa, oui.
[03:14]
C'est bien.
[03:15]
Et est-ce que le Québec, comment tu te le représentais un peu?
[03:19]
Parce qu'il y a beaucoup de clichés en France.
[03:21]
Sur le Québec?
[03:22]
Non, c'est super beau.
[03:23]
Moi, je viens du nord de la France, dans un petit coin tranquille.
[03:26]
Il n'y a pas grand-chose à faire.
[03:28]
Et là, il y a plein de choses à visiter.
[03:30]
Même l'architecture, c'est vraiment vraiment sympa au coin des rues.
[03:33]
Oui, oui.
[03:33]
Quand il fait beau et tout.
[03:35]
Génial.
[03:36]
Joris, c'est cool de vous avoir tous les deux.
[03:39]
Parce que justement, vous avez lancé un livre, que vous êtes en plein lancement en ce moment.
[03:44]
Ça semble être la frénésie.
[03:46]
On a vu les fils au Salon du livre ici à Québec.
[03:51]
Mais aussi, vous avez fait un lancement en France.
[03:54]
Puis vous faites une petite tournée du Québec, je crois.
[03:56]
Comment ça se passe jusqu'à date?
[03:58]
Sur la route, la tournée de promotion?
[04:00]
Oui, ça se passe super bien.
[04:01]
Personnellement, c'est la première fois que je viens.
[04:03]
Donc je ne sais pas trop à quoi m'attendre.
[04:05]
Même s'il y avait une communauté aussi dans le coin.
[04:08]
Et à chaque fois, on fait complet.
[04:09]
Il y a énormément de monde.
[04:11]
Donc ça fait super plaisir.
[04:12]
Puis les gens sont vraiment sympas.
[04:14]
Et ils sont contents aussi de nous voir ensemble.
[04:17]
Mais des fois, les gens parlent à Joris.
[04:19]
Puis je suis comme, il ne va rien comprendre.
[04:21]
Mais t'es vraiment beau.
[04:22]
Oui, c'est vrai.
[04:23]
Ah, t'es écœurant.
[04:27]
C'est positif.
[04:28]
Oui, j'adore les frères.
[04:29]
Quand il m'a dit, je t'adore.
[04:30]
Mais t'es écœurant.
[04:33]
Et je crois qu'elle a vu ma tête.
[04:34]
Elle m'a dit, non, mais c'est positif.
[04:37]
Oui, il faut s'habituer.
[04:39]
Tout n'a pas le même sens.
[04:40]
C'est bien d'avoir une bonne traductrice avec toi
[04:43]
qui t'apprend.
[04:44]
Même les prénoms, les prénoms déjà.
[04:45]
Ah, les prénoms, j'ai un peu du mal quand même.
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Avec l'accent des fois, j'ai du mal à comprendre.
[04:49]
Oui, c'est normal.
[04:51]
J'avais une question pour vous.
[04:53]
C'est drôle parce qu'on a un peu commencé
[04:55]
dans les mêmes années à traiter d'enquêtes,
[05:00]
de criminologie aussi.
[05:02]
Nous, on a un petit peu plus notre angle numérique
[05:04]
à distorsion et tout ça.
[05:05]
Mais vous êtes un peu comme des OG du true crime francophone
[05:10]
depuis quand même 10 ans, même peut-être plus.
[05:13]
Je me demandais, selon vous, comment à cette époque-là,
[05:17]
est-ce que vous pensiez que 10 ans plus tard,
[05:19]
vous alliez en vivre?
[05:21]
Parce que c'était quand même dans les débuts un peu.
[05:24]
Parce que maintenant, vous avez un peu bâti
[05:26]
vos petits empires autour de ça.
[05:29]
Victoria, mais tu as déjà plusieurs livres de parus.
[05:33]
Des parussions à la télé aussi.
[05:35]
Tu as plein plein de projets.
[05:36]
Max Kaïs aussi, tu as des magazines.
[05:38]
Tu n'es pas à ton premier livre aussi.
[05:41]
Ta chaîne YouTube est bien.
[05:43]
Il y a beaucoup de contenu depuis quand même beaucoup d'années.
[05:45]
Donc, je suis curieux de voir.
[05:47]
Victoria, est-ce que tu croyais qu'il y a 10 ans,
[05:50]
quand tu t'enregistrais dans ton salon, un jour...
[05:53]
Dans mes salles de classe.
[05:55]
Oui, aussi. À partir du Mexique.
[05:58]
À partir dans mes salles vides avec de l'écho
[06:01]
ou dans mon salon avec mes chiens
[06:02]
qu'elle voyait tout le long de la vidéo.
[06:04]
Je continuais à parler.
[06:05]
Moi, je ne pensais pas que ça allait affecter la vidéo.
[06:07]
C'est vrai, les chiens, je ne me rappelle pas.
[06:10]
Non, vraiment pas.
[06:11]
Je ne pense pas que je pensais à ça.
[06:14]
En fait, ma vie a tellement changé.
[06:16]
Je me suis divorcée.
[06:18]
Je me suis mariée, divorcée, remarquée.
[06:20]
J'ai une enfant.
[06:21]
Tout a changé, mais je suis vraiment contente.
[06:24]
Non, la Victoria de 10 ans,
[06:27]
je ne pensais sûrement pas qu'elle allait faire ça aujourd'hui.
[06:31]
Moi, j'ai toujours été sur YouTube
[06:32]
depuis que je suis même très, très jeune.
[06:34]
J'ai toujours un petit peu partagé mes passions
[06:36]
sur la chaîne YouTube qui est maintenant
[06:38]
à des années et des années.
[06:41]
J'ai toujours vu YouTube comme un média très sérieux.
[06:44]
Alors, je ne dis pas qu'en lançant les histoires vraies,
[06:46]
je me suis tout de suite dit,
[06:47]
oui, c'est sûr, ça va aller super, super loin.
[06:49]
Mais je voulais vraiment que ce soit fait sérieusement
[06:51]
et voir jusqu'où ça pouvait aller.
[06:54]
En tout cas, mais dans ma tête, je me disais
[06:56]
que oui, ça peut aller loin.
[06:59]
Est-ce que je vais réussir à aller aussi loin?
[07:01]
Je ne sais pas, mais je me dis souvent
[07:02]
que le Joris d'il y a 10, 15 ans,
[07:05]
s'il voyait aujourd'hui, il se dirait,
[07:06]
mais c'est incroyable, quoi.
[07:08]
C'est vraiment un truc de fou.
[07:09]
Des fois, je regarde mon décor de YouTubeur
[07:12]
et je me dis, wow, je suis YouTubeur, quoi.
[07:15]
Oui, oui.
[07:16]
Le Joris qui était adolescent,
[07:17]
qui regardait ses YouTubeurs déjà à l'époque,
[07:19]
il serait fou.
[07:20]
Parce que quelles étaient tes idoles à l'époque
[07:23]
dans YouTubeur?
[07:24]
Parce que maintenant, je suis convaincu
[07:25]
qu'il y a plusieurs jeunes dont c'est toi l'idole.
[07:27]
Moi, à l'époque, c'était beaucoup de jeux vidéo.
[07:29]
C'était...
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Les Cyprien.
[07:31]
Non, c'était plus Diablo X9,
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Bismod 3 que vous connaissez peut-être au Québec
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qui était vachement populaire au niveau du jeu vidéo.
[07:37]
Bismod 3 qui a arrêté depuis.
[07:40]
Monsieur le V12 aussi
[07:41]
qui faisait du Call of Duty.
[07:43]
Moi, c'était beaucoup des YouTubeurs gaming
[07:46]
que je regardais.
[07:47]
Ensuite, j'en ai pu trop regarder
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quand moi, justement, je me suis lancé
[07:50]
parce que c'est vraiment un taf à temps plein.
[07:53]
Donc, on n'a pas vraiment beaucoup de temps
[07:54]
pour regarder à côté.
[07:56]
Mais c'était surtout ces gens-là
[07:57]
qui faisaient du jeu vidéo.
[07:58]
Et je me dis, wow, ils sont YouTubeurs.
[08:00]
C'est génial.
[08:01]
Et toi, Victoria, c'était qui tes idoles à l'époque?
[08:04]
C'était Cynthia Dulude?
[08:06]
Oui, bien oui.
[08:07]
J'ai écouté Alexandra Larouche,
[08:09]
Lisandre.
[08:10]
Oui, Lisandre.
[08:11]
Trisha Paydaz.
[08:12]
Vraiment, le H3 Podcast.
[08:15]
Mais dans le True Crime,
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moi, je me rappelle, je suivais Kendall Rae
[08:20]
avant qu'à face du True Crime,
[08:22]
en fait, elle faisait du YouTube beauté.
[08:25]
Oui, oui, oui, OK.
[08:26]
Genre, mais elle n'était pas si connue.
[08:28]
Mais je ne sais pas,
[08:29]
je suis tombée sur une de ses vidéos.
[08:30]
Là, elle a switché au True Crime.
[08:31]
J'étais comme OK, c'est malade.
[08:33]
Moi aussi, je vais faire ça.
[08:34]
Puis aussi BuzzFeed Unsolved.
[08:36]
Ah, bien oui.
[08:37]
Ça, ça a été les premiers
[08:38]
dans les premiers qui ont fait ça.
[08:39]
Ils sont encore actifs.
[08:41]
Oui, oui, vraiment.
[08:41]
Ils sont encore un peu pleurs quand même.
[08:43]
J'imagine.
[08:44]
BuzzFeed, c'est un peu...
[08:45]
C'est peut-être différent.
[08:46]
C'est différent, oui.
[08:47]
Ça a évolué, mais me semble qu'ils sont encore actifs.
[08:49]
Oui.
[08:50]
Mais non, c'est ça.
[08:52]
Puis, à part ça,
[08:53]
c'est vrai que quand tu fais du True Crime,
[08:55]
tu consommes moins de YouTubeur de True Crime, évidemment.
[08:58]
Moi, je m'empêche d'en consommer.
[09:00]
Oui, c'est ça.
[09:00]
Puis c'est aussi pour pas s'inspirer indirectement.
[09:03]
Oui, c'est 100 % raison.
[09:04]
Est-ce que vous faites la même chose aussi?
[09:07]
Moi, on dirait pour me changer les idées,
[09:09]
pour mailler l'esprit, tout ça,
[09:11]
je consomme d'autres contenus complètement différents
[09:14]
du True Crime et des enquêtes.
[09:16]
Mais il y a quand même une partie de moi
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qui est passionnée par ça.
[09:19]
Donc oui, j'ai quand même
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certains habituels que j'aime beaucoup.
[09:24]
Ah oui, tu regardes d'autres créateurs de True Crime.
[09:26]
Oui, quand même.
[09:28]
Moi, j'aime bien...
[09:29]
Ça sort du True Crime, mais moi, j'aime beaucoup
[09:32]
ce que Fern fait.
[09:34]
Parfois, Fern, il va parler
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un peu du côté somme,
[09:37]
de certaines industries, de certains milieux de la finance.
[09:40]
J'aime bien Nightmare Expo,
[09:42]
Nexpo, que peut-être vous connaissez,
[09:44]
que lui, des fois, va tomber dans certains rabbit holes du web.
[09:46]
Des fois, il arrête pendant des longs moments,
[09:48]
des fois, il revient,
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mais il fait beaucoup de qualité.
[09:51]
J'aime bien Seb, le Français,
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qui traite de...
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Souvent, il va parler de culture aussi.
[09:58]
Il va pas forcément parler
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de True Crime,
[10:01]
mais je trouve qu'il y a quand même un bon niveau
[10:04]
de présentation lorsqu'il fait
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des vidéos. Mais Kendall Ray,
[10:07]
elle est encore dans ma liste,
[10:09]
des gens comme ça.
[10:10]
Elle se fait vraiment critiquer, par exemple.
[10:12]
Je suis vraiment déçue des critiques, mais moi,
[10:14]
je l'aime fou encore.
[10:16]
Mais les gens, c'est vrai.
[10:17]
Avec elle, c'est incroyable,
[10:19]
mais je continue à la suivre,
[10:20]
puis j'adore tout autant. Mais je regarde plus tard
[10:22]
son contenu, effectivement. J'aime bien
[10:23]
Rotten Mango aussi, qui fait du super long,
[10:26]
des vidéos de trois heures parfois.
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Oui, j'étais déjà tombé sur sa chaîne,
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mais ça m'a impressionné, je connaissais pas du tout,
[10:31]
je cliquais, je vois 10 millions de vues par vidéo,
[10:34]
et je me suis dit, wow!
[10:35]
Oui, puis elle est rentrée
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dans le top 10 des podcasts les plus populaires
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sur YouTube, très rapidement,
[10:42]
avec son contenu, Long Farm.
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Donc, ça va un peu à l'encontre
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de tout ce qu'on nous dit, que tous les contenus
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doivent être courts, et elle, c'est l'inverse.
[10:50]
Elle a fait vraiment une entrée
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remarquée.
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Justement, si on recule dans le temps,
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Max Kays, tu faisais du Urbex
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à l'époque. Qu'est-ce
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qui t'a fait migrer
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vers le True Crime?
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En fait, j'ai commencé l'Urbex quand j'ai eu
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mon permis de conduire et mon premier appartement.
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Comme je dis, j'ai toujours
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partagé mes passions sur YouTube, toujours,
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toujours, dès que j'avais un nouvel hobby,
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je le partageais. Et donc, j'ai commencé
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par faire de l'Urbex. Et
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en fait, quand j'allais à la fac, je
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prenais le train pour me rendre à la fac, et des fois,
[11:20]
dans le train, j'avais rien à faire. Un jour, j'achetais un bouquin
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en librairie qui parlait de
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tueurs en série. Et j'ai découvert
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dans ce livre-là, tous les
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Ed Gein, les Ted Bundy, les
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Jeffrey Dahmer, parce que nous, en France, on a une émission
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ultra populaire qui s'appelle Faites Entrer
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l'accusé, qui parle
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des missions de True Crime avec Onelat et autres.
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Et je me suis,
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à la base, je me suis
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pas intéressé aux autres
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histoires comme ça de True Crime. Et c'est en découvrant
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les tueurs en série américains que
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je me suis dit, mais c'est des histoires de fous,
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comment les gens peuvent faire ça ?
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Ça m'a fasciné. Et un jour,
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je me suis dit, bon, là, j'ai un peu de temps, ça me passionne
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tellement que j'ai envie de le partager, comme je le
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faisais déjà sur YouTube à ma communauté,
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partager quelque chose que j'aime.
[12:02]
J'ai pris ma caméra, et la première histoire
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que j'ai racontée, c'est la tuerie de chevaline en France.
[12:06]
Ah oui, c'est fou cette histoire.
[12:09]
Et dès la première vidéo,
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par rapport à mes vidéos urbex,
[12:14]
j'ai
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réussi à toucher une autre communauté.
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Et je me suis dit, mais en fait, il y a des gens comme moi
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qui s'intéressent à ce genre d'affaires
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qui cherchent
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un petit peu du contenu comme ça.
[12:24]
Et je voyais les commentaires qui me disaient, c'est sympa, comment
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tu racontes ? J'aime bien. Bon, j'en ai fait une deuxième,
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une troisième. Et puis,
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j'ai continué l'urbex, et peu à peu,
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mes histoires vraies ont complètement
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pris le dessus parce que faire de l'urbex,
[12:37]
c'est assez facile,
[12:39]
entre guillemets, je prends ma voiture, je vais dans le
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lui-abandon, je filme la vidéo, je fais le petit montage,
[12:43]
et puis je lance la vidéo.
[12:44]
Tandis qu'une histoire vraie, il faut lire,
[12:47]
il faut tout sourcer, il faut écrire le script,
[12:49]
faire le montage, les images, la recherche
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iconographique. Et donc, au bout d'un moment,
[12:53]
je me suis dit, en fait, maintenant, toute la
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communauté tourne autour des histoires vraies. Moi,
[12:56]
j'adore faire ça. Et je me suis concentré
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dessus comme ça après.
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OK, donc t'étais pas...
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La passion est pas venue quand t'étais très jeune,
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c'est plus ados, jeunes, adultes.
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Ouais, c'est ça. En fait, en France,
[13:08]
je pense que tout le monde aime déjà de base
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le True Crime avec les émissions ultra populaires
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comme ça à la télé, mais
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c'est compliqué à expliquer,
[13:17]
mais on s'est pas débloqué
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ce côté de notre tête qui se dit, mais en fait,
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il y a des tueurs en série à l'américaine qui font des trucs
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de dingues.
[13:25]
Et c'est, je pense,
[13:26]
c'est pour ça aussi que ça a passionné les gens
[13:28]
et la communauté française les Ajvev,
[13:30]
justement, de leur faire découvrir ce genre d'affaires.
[13:34]
Puis, tiens, parlons de votre nouveau projet.
[13:37]
On va creuser un petit peu
[13:38]
sur, justement, dans Crime sans
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frontières, votre nouveau livre.
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Qu'est-ce qui vous a amené à collaborer
[13:44]
ensemble sur un livre,
[13:46]
plus spécifiquement, comme ça,
[13:48]
Outre-mer? Est-ce que c'est vos
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passions communes? Vous vous êtes déjà rencontrés
[13:52]
dans un événement mondain de
[13:54]
YouTubeurs? Jamais, non, c'était pas
[13:56]
rencontré, mais on s'écrivait,
[13:57]
j'allais dire, des petits messages, une
[13:59]
fois de temps en temps, on se suivait.
[14:02]
Puis, props à mon
[14:03]
agent, en France, Mélick, qui
[14:05]
nous a fait de me rencontrer.
[14:08]
On est allés un petit
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déjeuner, puis le courant
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a bien passé, c'est bien entendu.
[14:15]
Tu m'achetais un petit
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pyjama, un petit
[14:17]
one view pour mon
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futur bébé, qui était enceinte.
[14:21]
Puis j'avais trouvé ça super touchant,
[14:23]
puis tu sais, j'étais comme, OK, il est vraiment gentil,
[14:25]
un vrai gentil. Tu sais, parce que des fois,
[14:27]
à la télé, sur YouTube,
[14:29]
tu sais pas si c'est un vrai gentil.
[14:31]
Tu sais, on dit ça, un vrai gentil.
[14:33]
Puis vraiment, c'est ça.
[14:35]
Toi, c'était ça que t'allais dire?
[14:36]
Oui, exactement.
[14:39]
Une vraie gentille.
[14:40]
Une vraie gentille, non non.
[14:42]
C'est ça, on s'était rencontrés une première fois,
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puis on faisait déjà des livres,
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chacun de notre côté. En fait, c'est une discussion
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qui est arrivée assez naturellement, même
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quand, je pense, on en a parlé à nos éditeurs
[14:53]
ou autres, parce qu'en fait, sur YouTube, les gens
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demandent beaucoup des collaborations entre
[14:57]
YouTubeurs. Oui, exactement. En fait, en version
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vidéo, c'est quand même compliqué parce que chacun
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a son style, a sa culture et autres.
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Donc, c'est compliqué de faire
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une vidéo avec deux créateurs
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et d'avoir les deux mêmes styles. Parfois, ça peut un peu
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brusquer les gens.
[15:11]
Ils aiment pas, normalement, les gens.
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Tandis qu'en version livre,
[15:15]
je trouve que ça a tellement
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bien fonctionné, parce qu'on a mis
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des encadrés à l'intérieur. Et vu qu'on a une
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culture judiciaire différente entre
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le Québec et la France, on peut
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apprendre des choses. Et en fait, c'est un format
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qui, je crois, n'a jamais été fait
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entre YouTubeurs et True Crime.
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Non, je crois que non. Et ça fonctionne
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tellement bien maintenant.
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Oui, ça se fait bien à distance.
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C'est un assemblage
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un peu d'histoires
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que vous entremêlez
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dans la structure du livre.
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Certaines viennent plus d'Europe,
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d'autres viennent plus d'Amérique. C'est ce que
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vous avez compris en faisant le tour
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et en le lisant.
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On se demandait, moi et Seb, comment vous
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avez sélectionné les
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histoires pour faire partie du livre, parce qu'en
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même temps, vous avez tellement
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couvert de cas au travers
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vos carrières
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sur YouTube. Est-ce que vous en avez
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pris, dont vous avez déjà
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parlé, ou vous êtes dit
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non, on faitamblerase,
[16:13]
on parle de nouvelles histoires,
[16:15]
quel a été votre processus
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de sélection un peu
[16:19]
de ces histoires-là?
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C'est sûr qu'on n'allait pas faire des histoires dont
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on a déjà parlé, mais vous,
[16:24]
c'est comme vous, comment vous choisissez
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une histoire qui va se retrouver sur un podcast
[16:28]
ou une vidéo ou un livre?
[16:31]
C'est vraiment l'instinct, non?
[16:32]
Oui, un peu, oui, quand même.
[16:34]
Ça a été vraiment la même chose.
[16:36]
Je t'arrivais avec une liste de cinq sujets
[16:39]
que je voulais couvrir, toi aussi.
[16:42]
On essayait
[16:43]
que ce ne soit pas juste des cas résolus
[16:44]
ou irrésolus, juste des diffactions.
[16:46]
On voulait varier quand même, mais à vous,
[16:48]
ça n'a pas été compliqué.
[16:49]
Ça n'a pas été si compliqué parce que je pense
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qu'on a chacun aussi une grande liste d'histoires.
[16:55]
En fait, il y a des histoires
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qui s'ajoutent toutes les semaines.
[16:59]
Exactement.
[16:59]
Les gens tuent tout le temps, enlèvent tout le temps d'autres personnes,
[17:02]
donc ça ne s'arrêtera jamais.
[17:03]
C'est au feeling, parce que
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en plus, nous, on est aussi créateur de contenu,
[17:08]
parfois, on arrive quand même à voir
[17:10]
quelle histoire on aimerait
[17:12]
plus faire en vidéo, parce que peut-être il y a énormément
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de vidéos à montrer,
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de photos aussi à montrer aux gens,
[17:20]
tandis que
[17:20]
sur le livre, on peut aussi
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un peu plus étaler l'histoire,
[17:24]
entrer encore plus dans les détails,
[17:26]
mais c'est vraiment au feeling. Franchement, c'est compliqué à expliquer,
[17:29]
mais c'est vraiment au feeling.
[17:30]
Oui, il y a une sorte d'intuition.
[17:32]
On vit un peu la même chose.
[17:34]
Est-ce qu'il y a un des cas que l'un était d'accord
[17:36]
et l'autre ne voulait pas,
[17:37]
ou finalement ça a bien été, vous l'avez entendu?
[17:40]
Non, on était complètement ouvert
[17:42]
au cas de chacun, en fait.
[17:43]
On a eu la totale liberté,
[17:46]
même vis-à-vis de nos éditeurs, d'ailleurs.
[17:48]
On n'a eu aucun refus ou autre.
[17:50]
On a vraiment pu choisir les histoires
[17:52]
qu'on voulait traiter dans le livre.
[17:53]
On se fait confiance. Je pense que les deux,
[17:55]
on approche le true crime de manière très sérieuse,
[17:58]
éthique, donc j'avais pas peur
[18:00]
de m'associer à toi ou vice-versa.
[18:02]
Je savais que t'allais choisir
[18:03]
des bonnes histoires, sérieuses et respectueuses.
[18:06]
Vous alliez pas être cancel là-dessus?
[18:08]
Non.
[18:11]
On se demandait aussi, dans les cas,
[18:13]
on va en parler un petit peu plus précisément
[18:15]
très bientôt, mais est-ce qu'il y en a
[18:16]
qui vous ont plus remuer
[18:20]
personnellement?
[18:21]
Victoria, par exemple,
[18:22]
dans ce que tu as écrit dans le livre?
[18:25]
Pas mal tous.
[18:28]
Un cas que j'étais quand même
[18:28]
qui avait ben trop d'informations pour
[18:30]
un chapitre, ça a été vraiment le premier
[18:32]
chapitre du livre, Ellen Greenberg.
[18:35]
Oui, on va en reparler tantôt.
[18:37]
Je vais pas trop en parler tout de suite,
[18:39]
mais vous savez, comme moi,
[18:40]
des cas québécois, c'est sûr,
[18:42]
ça touche beaucoup plus.
[18:44]
Puis l'histoire du petit Robert Grisé,
[18:46]
ça m'a beaucoup touché parce que bon,
[18:48]
même je lui parle à son frère hier,
[18:50]
on se parle beaucoup.
[18:52]
Son frère qui est touchant,
[18:54]
c'est un monsieur-là, fait qu'il était
[18:56]
vraiment content que je parle de ça.
[18:58]
Puis ça s'est passé dans Laurentide, mon père habite là.
[19:00]
On dirait qu'on fait souvent des liens
[19:01]
avec notre propre famille.
[19:03]
Ouais, c'est ça.
[19:04]
Ça serait celle-là.
[19:07]
Oui, c'est deux histoires.
[19:08]
On va en parler tout à l'heure de ces deux cas-là
[19:10]
précisément. Nous aussi, ils nous ont remis.
[19:12]
On va en parler. Et toi, Max Keiss?
[19:15]
Moi, ce serait l'affaire française
[19:16]
Jacques Maire.
[19:18]
En fait, plus j'écrivais dessus, plus je me disais
[19:20]
mais c'est pas possible, on va jamais
[19:22]
s'en sortir. Et même moi, quand j'écrivais,
[19:24]
je trouvais à chaque fois de nouvelles informations.
[19:26]
Et je me disais, mais ça s'arrête jamais.
[19:28]
Les enquêteurs, les flics font n'importe quoi.
[19:31]
Personne prend au sérieux toutes ces disparitions
[19:34]
alors qu'on le voit
[19:35]
qu'il y a un tueur en série là dans le coin.
[19:37]
Et je vais pas raconter aussi
[19:39]
la fin de l'histoire, mais à un moment,
[19:41]
il y a un procès, la greffière.
[19:43]
Donc en France, la greffière, c'est la personne
[19:44]
qui va enregistrer officiellement tout ce qui
[19:47]
se passe au procès.
[19:48]
Et en France, on adore la paperasse, l'administratif.
[19:51]
Et s'il manque une signature, il y a
[19:53]
tout qui est annulé. Et c'est ce qui se passe
[19:55]
en fait dans cette affaire à un moment donné.
[19:57]
C'est que la greffière est en arrêt maladie.
[19:59]
Elle signe pas la fin du procès.
[20:01]
Donc il y a au procès un jugement qui tombe.
[20:04]
Et ce jugement-là est annulé
[20:05]
juste parce qu'il manque la signature de la greffière.
[20:08]
Ça n'a pas de bon sens
[20:09]
comme on dit au Québec. Non, c'est crazy
[20:11]
cette histoire. Et j'étais content
[20:13]
que tu en parles. Moi, j'en avais déjà entendu
[20:15]
parler, puis c'est un homme un peu mystérieux.
[20:17]
Jacques Merla, c'est pas tout à fait
[20:19]
clair tout ce qu'il a fait finalement.
[20:20]
Il y en a peut-être fait plus que ce qu'on parle.
[20:22]
Exactement. C'est super étrange
[20:24]
le concernant. On est un peu dans
[20:26]
les barres sombres de France
[20:29]
et puis il connaît des adolescentes
[20:30]
mais on ne sait pas trop vraiment comment
[20:32]
il les connaît. Mais à chaque fois qu'une
[20:34]
adolescente disparaît, il y a toujours
[20:36]
un témoignage qui va dire
[20:38]
ben elle est partie avec ce mec-là, ce
[20:40]
Jacques Merla. Et le problème c'est qu'à l'époque
[20:42]
les enquêteurs ne prennent pas du tout au sérieux
[20:44]
ces témoignages et préfèrent classer directement les dossiers
[20:46]
en tant que fugues. Et donc on perd
[20:48]
des années et des années dans l'affaire.
[20:50]
Et au moment où on
[20:52]
commence enfin l'enquête, ben en fait on a perdu
[20:54]
tellement de temps qu'il nous manque tellement de témoignages.
[20:58]
Ah oui, c'est toute une histoire celle-là.
[20:59]
Oui, justement ce type
[21:00]
de dossier-là qui
[21:03]
sont tellement dérangeants
[21:04]
pour les familles qui n'ont pas de conclusions.
[21:06]
Est-ce que pour toi c'est les cas les plus difficiles à traiter
[21:10]
dans des cas
[21:10]
comme ça où les familles
[21:12]
n'ont pas de réponses ou n'ont pas
[21:15]
de sentiments, de justice?
[21:16]
Oui, c'est difficile parce que même des fois on peut lire
[21:18]
les témoignages dans les journaux
[21:20]
ici et là des familles qui se battent depuis
[21:22]
dix, quinze, vingt ans et qui essaient
[21:25]
tout le temps de relancer la machine judiciaire.
[21:27]
Mais le problème c'est que
[21:28]
à partir du moment où le début d'une enquête
[21:30]
est foiré, c'est tellement compliqué
[21:32]
de faire quelque chose. Oui, oui.
[21:35]
Hum. Hey, moi j'ai une question.
[21:37]
Ben oui. Je t'ai jamais posé cette question-là.
[21:38]
C'est quoi le type d'histoire que t'aimes le mieux
[21:40]
couvrir, qui va plus t'attirer?
[21:43]
T'as une liste, c'est correct, je pense?
[21:45]
Ben absolument. Ben attends, moi j'aime
[21:46]
des disparitions
[21:48]
de personnes. Est-ce qu'elle est partie
[21:50]
elle-même? Toi c'est quoi maintenant ton
[21:52]
préf? Ah moi je pense
[21:54]
que ça va être quand même les
[21:56]
grosses histoires de tueurs en série.
[21:58]
Ok, tueurs en série.
[22:00]
Peut-être les tueurs en série un peu inconnus
[22:03]
dont personne n'a jamais vraiment parlé
[22:04]
et qui n'ont pas été forcément
[22:08]
popularisés par
[22:09]
internet ou même
[22:10]
des plateformes de streaming. Des fois on va tomber
[22:12]
dessus, on va dire mais c'est incroyable, personne n'en a jamais
[22:14]
parlé, elle est dingue l'histoire.
[22:16]
Ah oui, il y en a plus qu'on pense là.
[22:18]
Il y a pas juste les Etats-Unis
[22:22]
qui en ont produit.
[22:24]
Et t'as des grosses affaires comme ça
[22:26]
un tueur en série, l'américain
[22:28]
il y avait American Predator, le livre
[22:29]
qui est sorti dessus, le mec s'appelle
[22:31]
Israel Keyes, et en fait c'est vraiment
[22:33]
un tueur en série à la tête Bundy
[22:35]
quoi, sauf que
[22:38]
vu que le mec se suicide
[22:40]
dans sa cellule
[22:42]
ben en fait c'est une histoire
[22:43]
qui n'a pas tant été
[22:45]
popularisée je trouve, alors
[22:47]
qu'il a traversé des Etats entiers.
[22:48]
Oui, il cachait des
[22:51]
murder kids.
[22:53]
Justement, alors qu'on
[22:55]
plonge dans certaines de ces, un petit peu plus
[22:57]
précisément dans ces histoires là, Victoria
[22:59]
le cas de Ellen Greenberg
[23:01]
t'en a parlé un petit peu tout à
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l'heure qui repose un peu sur des grosses
[23:05]
incohérences, elle aurait été
[23:08]
poignardée 22
[23:09]
fois en arrière de la tête
[23:12]
tout ça se déroule
[23:13]
dans un immeuble à bureau, pas bureau
[23:15]
mais à condo, très
[23:16]
contrôlé quand même, pendant que
[23:19]
son compagnon était au
[23:20]
gym.
[23:23]
C'est un peu,
[23:24]
même à la lecture du
[23:27]
chapitre, on dirait que je suis plus
[23:28]
confus qu'au début là, comment t'as
[23:30]
approché cette histoire là?
[23:32]
En plus là, ben c'est ça, il y a plein
[23:35]
d'incohérences,
[23:37]
toute pointe, ben bon,
[23:38]
22 coups de couteau, pis la police
[23:40]
en arrière de la tête quand même, oui
[23:42]
effectivement, dans la poitrine aussi
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et la police
[23:47]
immédiatement juge que c'est un suicide
[23:50]
parce que
[23:51]
au moment du, bon
[23:53]
des coups de couteau là, la porte
[23:54]
était verrouillée de l'intérieur
[23:57]
avec un loquet là, comme dans l'hôtel
[23:59]
oui oui oui, fait que c'était quand même possible
[24:00]
que quelqu'un l'ait fait de l'extérieur, c'est son mari
[24:02]
qui l'a trouvé, il appelle la police
[24:05]
il appelle son avocat aussi
[24:06]
en tout cas, oui oui, qui est son
[24:08]
oncle, il y a plein d'aides, je prends
[24:10]
parler longuement là, avant la police, je pense
[24:13]
oui oui, genre, oui c'est ça
[24:14]
pis, encore aujourd'hui, le dossier
[24:16]
a été révisé là, en
[24:18]
2025, pis encore jugé que c'est un suicide
[24:21]
euh, ouais, que c'est un suicide
[24:22]
même après la révision, oui oui
[24:25]
mon dieu, il y a quelque chose que je ne comprends pas
[24:26]
pis c'est vraiment, tu sais, c'est
[24:29]
en tout cas, il y a plein d'experts qui ont regardé
[24:30]
pis maintenant quand quelqu'un va s'auto-poignarder
[24:33]
souvent va le faire, il va le lever
[24:34]
son chandail pis il va le faire directement
[24:36]
il va faire des tentatives avant, fait que des
[24:38]
plus superstielles, il va tester, ben oui oui oui
[24:40]
mais elle, c'est à travers ses vêtements, c'est ce qu'on fait pas
[24:43]
derrière, je sais pas, vous avez déjà
[24:45]
essayé de faire le mouvement, c'est quand même possible
[24:46]
c'est incohérent, moi c'est ce bout là que je comprends pas
[24:48]
c'est impossible, fait que c'est probablement
[24:50]
un meurtre, mais en même temps,
[24:52]
tu regardes, elle avait, tu sais,
[24:55]
elle consultait une
[24:57]
psychiatre, elle était sous médication
[24:59]
tu sais, qui peuvent causer des idées
[25:01]
des pensées suicidaires
[25:02]
d'être très anxieuse
[25:04]
c'est vraiment, on peut pencher
[25:06]
des deux barres, pis je penche plus du côté
[25:08]
du meurtre, mais tu sais, des fois
[25:10]
je suis comme, ouais, mais peut-être un suicide
[25:12]
fait que c'est ça qui est tough là
[25:14]
mais allez lire le livre, je
[25:16]
mets plein de détails importants
[25:18]
oui oui oui, on dit vulgarcherie
[25:21]
pis Sam, t'avais des questions sur le cannibale
[25:22]
oui, le cannibale
[25:25]
Atizapan, je sais pas si je le prononce bien
[25:26]
c'est-il comme ça, ok
[25:28]
parce que cette histoire là, c'est une des histoires
[25:30]
qui m'a le plus troublé, comment tu fais
[25:32]
pour écrire des histoires
[25:34]
d'horreur comme ça, mais tu sais
[25:36]
sans que ça prenne toute la place non plus
[25:38]
tout le côté gore
[25:40]
et dégueu
[25:42]
parce que lui, il aurait tué une trentaine
[25:44]
de personnes même
[25:46]
qui auraient enterré dans son sous-sol
[25:48]
pis la découverte de ça a été
[25:51]
scabreuse
[25:52]
oui, pis c'est récent quand même
[25:54]
oui, c'est ça qui m'a marqué
[25:56]
c'est vraiment du genre de
[25:58]
Robert Picton
[26:00]
lui mangeait aussi les parties
[26:04]
mais non
[26:04]
c'est sûr que c'est tough
[26:06]
de pas basculer justement dans le gore
[26:08]
parce que c'est des détails
[26:10]
que je trouve
[26:11]
moi je me dis toujours, si moi ça me choque
[26:14]
pis si moi ça me fascine
[26:16]
entre guillemets, je veux en lire plus sur le sujet
[26:18]
ben je veux donner ces détails-là
[26:20]
aux gens qui me lisent, tu sais
[26:21]
des fois, je vais me retenir quand je vais dire, ok ça c'est vraiment inutile
[26:24]
j'ai lu ces détails-là, ça sert à rien
[26:26]
à l'histoire, donc je vais pas les donner
[26:28]
mais on dirait que ça m'a pas surprise
[26:30]
tu sais, pour avoir habité au Mexique
[26:32]
ça m'a pas surprise
[26:33]
en sens que l'impunité
[26:35]
ça a été si loin avant qu'on le découvre
[26:39]
pis il a juste tué
[26:40]
la mauvaise victime
[26:41]
elle était aimée, elle avait une famille
[26:44]
qui la cherchait, elle avait un mari qui était policier
[26:47]
pis il aurait fallu
[26:48]
cette femme-là qui se fasse assassiner
[26:49]
pour qu'on le découvre finalement
[26:51]
parce que c'est un enjeu les féminicides au Mexique
[26:54]
pis c'est quelque chose que tu voulais mettre de l'avant
[26:55]
j'imagine, pas juste démontrer un monstre
[26:59]
dans tous mes livres
[27:00]
j'ai un cas du Mexique
[27:01]
pis tout le temps des féminicides malheureusement
[27:04]
mon Dieu, c'est répandu
[27:06]
pis au Mexique on dirait
[27:08]
j'ai l'impression que ça arrive
[27:10]
il y a plus de monde qu'ici
[27:12]
mais ça arrive beaucoup
[27:13]
c'est encore une société qui est quand même macho
[27:17]
pis la police
[27:18]
la corruption, en tout cas
[27:20]
c'est dénoncé, est-ce que les médias en parlent?
[27:22]
ça il y a eu un documentaire
[27:24]
au Mexique
[27:25]
même fait par
[27:27]
le gouvernement
[27:28]
qui a fait un documentaire sur lui
[27:30]
mais encore là c'était super sensationnaliste
[27:32]
pis ça a été beaucoup critiqué
[27:34]
oui ils en parlent mais les Mexicains aussi adorent le true crime
[27:38]
c'est juste un petit peu
[27:39]
moi je trouve que c'est un peu moins
[27:41]
respectueux dans la manière de faire
[27:43]
dans l'approche
[27:46]
question pour Mexicise
[27:48]
à propos du
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mystère de Suzy Lamploo
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qui est une histoire
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aussi que j'ai bien aimé, que je connaissais pas
[27:55]
ça continue d'anter
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l'imaginaire depuis quand même des décennies
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on se rappelle
[28:00]
c'est une agente immobilière londonienne
[28:03]
de 25 ans
[28:05]
qui a disparu
[28:06]
en 1986
[28:08]
et il y a un certain Mr Kipper
[28:10]
qui serait derrière ça, un homme
[28:12]
qui a été présumément
[28:14]
vu aussi avec potentiellement
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d'autres victimes
[28:18]
pourquoi cette histoire là continue
[28:20]
de hanter
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la Grande Bretagne depuis si longtemps
[28:25]
parce que l'affaire de Suzy
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elle a jamais été résolue
[28:28]
et quand on commence à s'intéresser
[28:30]
à l'affaire, on se rend compte qu'au moment
[28:32]
de sa disparition, en plus de ça
[28:34]
il y a énormément de témoins
[28:36]
qui la voient avec un homme
[28:38]
qui parlent de
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disputes etc
[28:41]
et en fait personne ne fait rien, tout le monde
[28:44]
l'a laisse, tous les témoins disent
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je l'ai vu avec telle personne en train de se disputer
[28:48]
ça avait l'air un peu violent
[28:50]
personne n'intervient
[28:52]
et quand Suzy disparait
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en fait on a pas vraiment de pistes
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il y a un portrait robot qui est balancé
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mais ça ne donne rien du tout
[29:00]
jusqu'au jour où il y a enfin un mec
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qui est arrêté
[29:03]
et là on commence à essayer de le relier
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à l'affaire de Suzy
[29:07]
mais c'est le genre d'affaire où plus on creuse
[29:10]
plus on découvre des choses autour
[29:12]
et c'est pour ça que c'est fascinant d'écrire dessus
[29:14]
et je pense que c'est le genre d'affaire
[29:16]
qu'on lit vraiment vraiment d'une trait
[29:18]
sans s'arrêter
[29:20]
ça m'amène aussi
[29:22]
à un autre type de question, cette histoire là
[29:23]
est survenue en 1986
[29:25]
j'ai l'impression que si elle était survenue
[29:28]
plus à l'ère moderne
[29:30]
il y aurait peut-être une nouvelle approche
[29:32]
dans l'enquête
[29:33]
avec les traces numériques
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avec les repères GPS
[29:39]
les téléphones et tout ça
[29:41]
toi quand tu regardes
[29:42]
un cas comme ça
[29:44]
est-ce que tu trouves ça plus difficile
[29:46]
à investiguer de ton point de vue
[29:47]
un cas qui remonte un petit peu plus longtemps
[29:49]
ou au contraire peut-être que tu te dis
[29:50]
justement ça c'est un peu plus prénumérique
[29:53]
donc on retourne un peu à la base
[29:55]
des empreintes digitales
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c'est dans le début de l'explosion de l'ADN
[30:00]
aussi cette époque là
[30:01]
l'affaire de Suzy c'est vraiment compliqué
[30:03]
parce qu'en fait dès le début
[30:05]
on suppose
[30:07]
qu'elle n'a pas vraiment rendez-vous
[30:09]
avec un client mais plus potentiellement
[30:11]
avec un petit ami ou un amant
[30:13]
qui lui a laissé un petit bout de papier
[30:15]
du coup pour lui donner rendez-vous
[30:16]
parce que justement il y a un des témoins
[30:18]
qui explique que lorsque Suzy arrive
[30:21]
sur le lieu de son rendez-vous
[30:22]
l'homme l'attend apparemment avec une bouteille de champagne
[30:25]
et ensuite elle disparaît
[30:27]
si c'était aujourd'hui
[30:29]
il se serait envoyé des SMS
[30:31]
on aurait eu des preuves
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de leur lien et autres
[30:34]
là on a rien par un vieux bout de papier
[30:36]
je sais pas bon sur le bout de papier
[30:38]
on aurait pu mettre un petit cœur
[30:39]
mais là il n'y a rien
[30:41]
on a aucune preuve de leur lien entre eux
[30:43]
donc si ça s'était passé à l'ère numérique
[30:45]
oui on aurait pu même aussi tracer les téléphones
[30:47]
là on a rien pu faire, rien du tout
[30:49]
ça ne serait peut-être même pas disparu
[30:52]
effectivement
[30:53]
puis lui ce Mr. Kipper là
[30:55]
il aurait fait potentiellement d'autres victimes par la suite
[30:58]
oui justement
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on sait que son mode opératoire
[31:01]
c'était de draguer les jeunes femmes
[31:03]
et tout de suite d'arriver
[31:05]
au lieu de rendez-vous avec quelque chose
[31:07]
pour leur faire plaisir
[31:08]
que ce soit un bouquet de fleurs
[31:10]
ou une bouteille de champagne
[31:12]
et c'est pour ça qu'il a très vite été relié
[31:14]
ensuite à la disparition de Suzy
[31:15]
puis il y avait un type je crois
[31:17]
de femme qui recherchait
[31:20]
qui était plus
[31:21]
un type de femme professionnelle
[31:24]
un peu bien nanti
[31:25]
il semblait avoir un petit côté parasitaire
[31:27]
oui c'est ça
[31:30]
et d'ailleurs
[31:31]
pour revenir à la précédente question
[31:34]
Suzy au moment
[31:35]
où elle est portée disparue
[31:37]
alors que je ne me trompe pas
[31:39]
elle s'éteint les cheveux
[31:41]
et elle est brune
[31:43]
si je me souviens bien
[31:45]
alors que sur toutes les photos
[31:46]
qu'ils ont mises sur les avis de recherche
[31:49]
elle est blonde
[31:50]
qui est son ancienne couleur de cheveux
[31:52]
et donc dès le début on ne cherche pas
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la bonne personne entre guillemets
[31:56]
tout le monde essaie de rechercher une femme blonde
[31:57]
alors qu'elle est brune au moment de sa disparition
[32:00]
tandis qu'à l'ère numérique
[32:01]
peut-être qu'on aurait eu un selfie pris deux heures avant sa disparition
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oui oui oui c'est compte Instagram
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Facebook tout a été analysé
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c'est ça
[32:09]
Victoria on en a parlé un petit peu tout à l'heure
[32:12]
du chapitre meurtres
[32:13]
au camp de vacances
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l'histoire de Robert Grisé justement
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est-ce que
[32:19]
ce genre de
[32:22]
dossier là
[32:23]
parce qu'on parle quand même d'un tueur
[32:25]
qui est très jeune dans ce cas-là
[32:27]
qui était même mineur au moment des faits
[32:29]
oui toi est-ce que ça change un peu ta
[32:31]
façon de raconter
[32:32]
tu nous avais résumé un petit peu
[32:34]
mais si tu peux peut-être nous
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nous en parler un peu plus
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dans les années 70 là je ne suis pas sûre exactement
[32:41]
la date
[32:42]
mais il t'a envoyé dans le camp bruchesi
[32:45]
dans les Laurentines
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donc un petit gars 7 ans
[32:49]
pis au camp
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il y a un moniteur qui l'amène avec lui
[32:53]
dans la forêt pour lui dire
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viens m'aider à genre trouver des branches
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et le moniteur Jean Royale
[32:59]
de 17 ans
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il l'assassine vraiment froidement
[33:03]
je pense qu'il l'étrangule
[33:05]
avec une corne il frappe à la
[33:07]
tête et il laisse pour mort
[33:08]
oui c'est un crime sanglant
[33:10]
pis Jean Royale apparemment qui était
[33:13]
obsédé par le désir de tuer
[33:15]
c'était pas une motivation
[33:17]
sexuelle par exemple
[33:19]
on croit c'était vraiment juste
[33:20]
il voulait assassiner quelqu'un
[33:22]
et il a été
[33:24]
ça a été vraiment intéressant à écrire
[33:25]
pis même on a pas la conclusion parce que
[33:28]
je travaillais avec Annie
[33:29]
la dépoussièreuse d'écrit
[33:32]
en fait pendant que je travaillais
[33:34]
à l'étude elle me fidait des informations
[33:36]
à Annie qui est genre une pro
[33:38]
des archives là
[33:40]
j'étais comme oh merde Annie j'ai déjà envoyé mon chapitre
[33:42]
final tu sais je pouvais pas
[33:45]
vraiment
[33:46]
l'ajuster
[33:47]
mais la famille
[33:49]
du petit Robert a toujours
[33:51]
cru que Jean Royale
[33:53]
il avait juste il était juste sorti comme
[33:55]
de Pinel pis il avait
[33:57]
refait sa vie pis même apparemment
[33:59]
il y avait des rumeurs qu'il travaillait dans une université et tout
[34:02]
et Annie a pu découvrir
[34:03]
que non en fait Jean Royale c'était
[34:05]
enlevé la vie le jour
[34:08]
après
[34:09]
le décès du petit Robert
[34:11]
en fait
[34:11]
c'était pas une
[34:15]
coïncidence d'après moi
[34:16]
c'est assez intéressant ça d'avoir
[34:19]
creusé avec Annie là toute le long pis
[34:21]
elle m'envoyait des documents pis en même temps
[34:23]
on parlait à son frère pis lui il était
[34:25]
comme crime pis ça a pas été long
[34:27]
avant que s'enlève la vie fait qu'il disait
[34:29]
il aurait dû nous le dire les policiers
[34:31]
qui s'étaient suicidés toute sa famille avait toujours peur
[34:33]
de le croiser le tueur du petit Robert
[34:36]
mais ouais
[34:36]
ils étaient pas du tout au courant que
[34:39]
il était mort
[34:40]
ils l'ont su durant la rédaction du chapitre mais en fait
[34:43]
ils l'ont su les deux parents sont décédés
[34:44]
ah oui parce que vu que c'était mineur tout a été protégé
[34:47]
au niveau de la famille
[34:49]
il n'y a eu aucune info
[34:50]
pis je pense qu'un suicide il l'a
[34:52]
il n'y a pas un processus
[34:55]
mais la police aurait pu contacter
[34:57]
oui honnêtement il y a eu un petit manque
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que je trouve d'empathie
[35:01]
ou de bienveillance
[35:01]
est-ce que tu penses Victoria je sais que t'étais pas là
[35:04]
dans les années 70 mais
[35:07]
est-ce que t'as l'impression qu'on documentait
[35:09]
mieux au Québec
[35:11]
les enquêtes
[35:12]
à cette époque là
[35:13]
parce que t'avais quand même les Allopolis
[35:16]
pis tu sais ça t'en avais deux trois
[35:17]
le Photopolis pis t'en avais plusieurs
[35:20]
tandis que de nos jours
[35:22]
on en parle évidemment
[35:24]
mais on dirait qu'au Québec
[35:25]
je trouve qu'on est pas si bon pour faire des suivis
[35:27]
sur les enquêtes sûrement dû
[35:29]
au manque de ressources
[35:31]
les journalistes passent à autre chose
[35:32]
il y en a peut-être moins ou plus du tout
[35:34]
à signer aux fêtes d'hiver
[35:37]
je sais pas ce que t'en penses
[35:39]
lorsque tu travailles sur un cas
[35:40]
comme celui-ci qui date des années 70
[35:42]
est-ce que c'est plus facile
[35:44]
ou plus difficile de trouver des...
[35:45]
la famille c'est comme Alain le frère de Robert
[35:48]
il s'était plaint que justement il y avait
[35:50]
dès que Jean Royale avait comme été
[35:53]
envoyé à l'institut Pinel
[35:55]
il n'y avait plus de nouvelles
[35:56]
il n'y a pas eu de update dans les journaux
[35:58]
je pense qu'il se plaignait de la même chose
[36:00]
qu'aujourd'hui
[36:02]
aujourd'hui tu sais
[36:04]
c'est plus facile de lire des statuts Facebook
[36:05]
des partages de disparition
[36:08]
des commentaires
[36:08]
on a accès à plus d'informations je trouve
[36:11]
mais c'est pas toujours là bas
[36:13]
en France c'est à peu près pareil
[36:15]
quand il y a une affaire qui sort dans les médias
[36:18]
moi j'ai toujours un truc que je me dis
[36:19]
je vois une affaire je me dis
[36:21]
ça a l'air vachement intéressant
[36:22]
mais de toute façon dans 3 jours on n'entend plus parler
[36:24]
et ça se passe exactement comme ça à chaque fois
[36:26]
en France on va lire un article
[36:28]
telle personne a massacré toute sa famille
[36:30]
et si les grands médias français
[36:33]
s'y intéressent pas vraiment
[36:34]
bon on n'aura plus jamais aucun article
[36:37]
et on saura pas vraiment ce qui s'est passé
[36:39]
on aura aucune suite
[36:40]
dans les médias quoi
[36:42]
parfois tu vas l'avoir au procès parce que là des fois
[36:44]
les médias sont au courant des procès qui se déroulent
[36:46]
au palais de justice mais même à ça des fois
[36:48]
t'as l'impression qu'il manque donc le procès a lieu
[36:50]
mais t'as pas l'info
[36:52]
puis des fois ils vont même te teaser un peu
[36:54]
en disant par exemple
[36:57]
on vous tient au courant des développements
[36:59]
ou quelque chose comme ça mais finalement
[37:00]
il n'y a pas de suite
[37:01]
je comprends qu'il y a le côté sensationnaliste
[37:04]
qu'on s'en fout à quelque part
[37:06]
mais d'un autre côté il y a le côté un peu
[37:08]
service public où lorsqu'on parle de
[37:10]
la disparition d'un enfant
[37:13]
ça mérite de faire des suites quand même
[37:16]
pour le bien des gens
[37:17]
je suis d'accord oui
[37:19]
Max Kays, l'affaire Odile Touch
[37:21]
qui est une histoire
[37:22]
qui m'a quand même bouleversé
[37:24]
est remplie de preuves numériques
[37:26]
dont son journal intime
[37:28]
est-ce que ça a été difficile
[37:30]
de bien choisir
[37:32]
la limite de l'intimité que tu voulais
[37:34]
mettre de l'avant sans tomber
[37:37]
justement dans le sensationnalisme
[37:38]
ou être trop intime par rapport
[37:40]
à elle pour la respecter d'une certaine façon
[37:42]
en gros ce que je fais quand j'écris une histoire
[37:44]
je respecte toujours une ligne rouge
[37:46]
c'est à dire que
[37:48]
s'il y a moyen de faire comprendre aux gens
[37:50]
ce que la victime a vécu
[37:51]
sans entrer dans
[37:53]
vraiment dans le détail
[37:55]
écrit mot pour mot
[37:57]
je vais toujours essayer de tourner un peu ma phrase
[37:59]
ou juste de me dire
[38:00]
là j'ai écrit ça les gens vont comprendre
[38:03]
ce qu'elle a vécu
[38:04]
Odile Touch c'est pareil j'ai eu accès par exemple
[38:06]
à l'ordonnance de mise en accusation
[38:08]
ce qui est en gros en France le dernier
[38:11]
document avant le procès
[38:13]
qui est signé par le magistrat
[38:14]
et qui résume toute l'enquête
[38:16]
donc j'ai eu accès aux photos d'Odile
[38:18]
qui avait été prise par son stalker
[38:20]
j'ai eu accès à son journal intime
[38:23]
on en met quelques extraits
[38:24]
et
[38:27]
je pense qu'on comprend
[38:29]
à travers l'histoire ce qu'elle a vécu
[38:31]
du début à la fin
[38:32]
ce que son stalker justement lui a fait vivre
[38:35]
sans forcément
[38:37]
entrer mot pour mot
[38:39]
dans les détails
[38:42]
de ses dernières heures
[38:43]
oui oui oui
[38:45]
justement
[38:45]
les preuves numériques pour toi
[38:48]
quel rôle
[38:49]
elle joue maintenant dans les affaires
[38:51]
d'aujourd'hui
[38:53]
c'est super important et même dans les affaires
[38:55]
très récentes il y a maintenant des meurtres
[38:57]
qui sont résolus grâce aux preuves numériques
[38:59]
il y a plusieurs affaires
[39:02]
en Europe
[39:02]
qui ont été résolues grâce
[39:05]
au montre connectée il y a eu une
[39:07]
joggeuse qui avait disparu il y a quelques mois
[39:09]
alors j'ai plus son nom là
[39:11]
mais en gros on pensait à la base
[39:13]
qu'elle avait pu faire une crise cardiaque et elle avait disparu
[39:15]
sauf que sa montre connectée
[39:17]
montrait qu'à un moment son coeur
[39:19]
accélérait à fond sur le chemin du jogging
[39:22]
donc elle était en train de se faire attaquer
[39:24]
elle s'est fait étrangler elle est morte
[39:25]
et au moment où son BPM
[39:28]
affiche 0 aller je sais pas
[39:30]
au point A sauf que son corps
[39:31]
est retrouvé au point B
[39:33]
beaucoup plus loin ce qui prouve qu'elle a été déplacée
[39:36]
et il y a plein d'affaires
[39:37]
comme ça qui sont résolues il y a l'affaire de Caroline Couch
[39:40]
qui est en Grèce également
[39:42]
un mec qui appelle qui dit
[39:43]
qui s'est fait cambrioler dans la nuit
[39:44]
sa femme est morte etc et la montre prouve
[39:47]
qu'en fait pas du tout
[39:49]
son coeur a accéléré en plein milieu de la nuit
[39:51]
il est en sommeil profond là pendant ce temps
[39:54]
et voilà
[39:55]
son coeur a accéléré en plein milieu de la nuit parce qu'il l'a étranglé
[39:57]
etc mais non l'épreuve numérique c'est vraiment
[39:59]
super important maintenant
[40:02]
et là actuellement
[40:03]
entre guillemets l'épreuve numérique
[40:05]
est vraiment à résoudre des affaires mais je pense
[40:07]
que plus les générations vont avancer
[40:09]
plus les gens et les tueurs malheureusement vont faire attention
[40:11]
à tout ça oui oui tu as raison mais en même temps
[40:14]
j'ai l'impression que
[40:15]
malgré ils disent que le taux de criminalité
[40:17]
ne baisse pas vraiment malgré
[40:19]
la présence de caméras
[40:21]
et de surveillance parce que
[40:23]
souvent les gestes sont plus impulsifs
[40:25]
donc on dirait que les gens réfléchissent pas
[40:27]
à tout ça sauf quand c'est des trucs
[40:29]
très planifiés oui c'est ça et puis
[40:31]
à partir du moment où la personne a son motif
[40:33]
quoi qu'il arrive oui exact exact
[40:35]
mais c'est
[40:37]
ces preuves là de la montre ça doit être
[40:39]
je pense pas que ça passe encore
[40:41]
tu sais parce qu'on peut dire il y a une
[40:43]
malfonction
[40:44]
ça doit avoir un fardeau quand même
[40:47]
à démontrer parce que moi aussi
[40:49]
c'est là dessus que j'accrochais tu sais est-ce que
[40:52]
c'est hallucinant quand même de pouvoir
[40:54]
décoder le moment d'un meurtre
[40:55]
grâce à des preuves biométriques
[40:57]
comme ça comme une montre mais après c'est sûr
[40:59]
que tu sais c'est débattable
[41:01]
oui oui exact peut-être
[41:03]
peut-être qu'il s'est fait attaquer par un chien puis
[41:05]
oui penser à quelque chose
[41:07]
qui a fait accélérer son cœur
[41:08]
oui oui peut-être qu'il fallait recharger la montre mais bon
[41:11]
mais sans doute que ça doit quand même
[41:13]
pouvoir appuyer quelque chose
[41:14]
oui ça appuie la thèse en fait c'est que ça va appuyer
[41:17]
le narratif mais puis
[41:18]
il va être à la défense d'essayer de détruire
[41:21]
cette preuve là
[41:23]
mais ce qu'il y a ici on bascule vers
[41:25]
Virginia McCollard si je le prononce
[41:27]
bien une des histoires les plus
[41:29]
glaçantes d'une certaine façon
[41:31]
selon moi dans le livre
[41:33]
puis justement je trouvais que c'était
[41:35]
un peu comme votre intro
[41:36]
je trouvais que ça représentait bien votre intro
[41:38]
le monstre n'attend pas dans une ruelle sombre
[41:40]
il dort dans la pièce d'à côté
[41:42]
et je trouve que ce cas là représente vraiment
[41:45]
vraiment ça un peu de
[41:47]
d'horreur mais qui est dissimulé derrière
[41:48]
le quotidien
[41:50]
peux-tu nous parler un peu de cette histoire là comment ça te
[41:52]
en gros Virginia c'est une femme qui a raté sa vie
[41:55]
elle vit au bout d'un moment chez ses parents
[41:56]
elle sait plus quoi faire elle a besoin d'argent
[41:59]
elle est ruinée
[42:00]
elle a plus grand chose autour d'elle
[42:02]
et elle se dit en fait mes parents
[42:04]
touchent une pension
[42:06]
j'aimerais pouvoir utiliser cet argent
[42:08]
parce qu'elle est accro aux jeux en plus de ça
[42:10]
et donc je vais me débarrasser de
[42:12]
mes parents pour toucher leur pension
[42:14]
ce qui est en fait quand on regarde l'affaire
[42:16]
de haut complètement débile parce que
[42:17]
c'est un très bon plein là finalement
[42:19]
parce que de toute façon elle est hébergée chez ses parents
[42:22]
il lui donne à manger
[42:24]
elle a une chambre il n'y a pas besoin de les massacrer
[42:26]
pour quoi que ce soit
[42:26]
et donc elle va faire en sorte de
[42:30]
tuer ses parents on le découvre dans le livre
[42:31]
et elle va vivre avec les corps de ses parents
[42:34]
mais elle va pas vivre avec
[42:35]
juste en les planquant quelque part dans la maison
[42:38]
elle va vraiment faire en sorte
[42:40]
que ses parents aient une
[42:41]
tombe entre guillemets
[42:43]
dans la maison elle va faire quelque chose
[42:45]
qu'on découvre dans le livre et pourtant
[42:47]
c'est une femme mais totalement banale
[42:49]
et elle va faire tout un scénario
[42:52]
pour cacher le meurtre de ses parents
[42:54]
elle va appeler les médecins parce que
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ses parents c'était des personnes âgées
[42:57]
elle appelle pour prendre des rendez-vous
[42:59]
puis après elle dit ah bah non en fait c'est pas possible
[43:01]
mon père il peut pas venir alors que le père il est
[43:02]
sous lit depuis 3 semaines
[43:05]
et c'est une femme
[43:07]
complètement normale et les voisins disaient
[43:09]
nous on n'a rien remarqué quoi
[43:10]
c'est incroyable en toute la manipulation
[43:12]
pendant autant d'années moi c'est ça
[43:14]
qui me fascine et que la famille
[43:18]
faisait confiance
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au communication numérique
[43:20]
c'est un peu ça
[43:22]
il n'y avait pas d'autres preuves physiques
[43:24]
et puis Virginie elle a eu beaucoup de chance
[43:26]
c'est parce que ça se passe pendant la pandémie justement
[43:28]
et donc elle a pu faire en sorte que sa famille
[43:30]
ses proches ne viennent pas à la maison
[43:32]
et elle a gagné des mois
[43:34]
et des mois et des mois comme ça justement
[43:37]
oui moi ça me
[43:38]
tout le long du chapitre j'étais là est-ce qu'elle va manger
[43:40]
ses parents
[43:42]
on dirait que c'est vers là que je croyais que
[43:45]
ouais bah c'est vrai
[43:46]
elle manquait tellement d'argent ça aurait pu être
[43:48]
une option
[43:50]
puis j'avais une question peut-être
[43:52]
un peu plus générale
[43:53]
on a survolé quand même plusieurs
[43:56]
des cas dont vous avez parlé
[43:58]
dans le livre il y en a plein d'autres
[43:59]
à découvrir dans ce
[44:02]
crime sans frontières
[44:04]
mais j'avais une question un peu plus
[44:06]
plus générale un petit peu sur
[44:08]
vos carrières de créateurs de contenu
[44:10]
parce que maintenant
[44:11]
oui vous faites du YouTube vous écrivez des livres
[44:14]
des magazines et autres vous êtes un petit peu
[44:16]
vous êtes rendu des marques
[44:17]
d'une certaine façon puis je me demandais
[44:20]
vous savez YouTube a quand même changé
[44:21]
depuis le temps comment
[44:23]
la plateforme selon vous
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a changé puis vous comment vous êtes
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adapté au travers ça
[44:30]
au fil de votre carrière est-ce que
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par exemple
[44:34]
vous pensez votre contenu différemment
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aussi en fonction des autres plateformes
[44:37]
parce qu'il y a la pression
[44:39]
d'être présent partout
[44:42]
Victoria comment tu gères ça
[44:43]
je pense à ma réponse je sais pas
[44:46]
plus ça va
[44:47]
moi je trouve plus mes vidéos
[44:50]
sont longues plus recherchées
[44:52]
au départ j'avais fait une vidéo
[44:53]
de genre 6 minutes sur Elisa Lam
[44:56]
alors qu'aujourd'hui
[44:57]
ça me prendrait 2 heures
[44:59]
parce qu'on pensait justement que YouTube c'était du
[45:01]
format court au départ
[45:03]
puis même mon père je me rappelle il dit fait des vidéos
[45:05]
courtes c'est ça qui va pas nier mais pas prendre
[45:08]
à une certaine époque
[45:09]
ça l'était mais ils se sont rendu compte que l'engagement
[45:11]
est plus fort quand les gens restent plus longtemps
[45:12]
qu'ils n'oublions pas l'aspect PQ nié financier
[45:15]
plus quelqu'un il coûte longtemps plus d'intégration publicitaire
[45:17]
mais c'est ce qui pognent aussi
[45:19]
oui les gens aiment ça aussi
[45:20]
se plonger dans des histoires
[45:22]
malgré que c'est ça ta communauté est débarquée sur ma chaîne
[45:25]
puis là ils se plaignent que c'est trop
[45:27]
détaillé trop long
[45:29]
c'est de même que je raconte
[45:30]
il faut garder son ADN
[45:33]
oui absolument
[45:35]
je veux plus
[45:36]
m'investir dans les recherches et tout
[45:39]
mais sur mes autres plateformes honnêtement
[45:41]
ça a pas tant changé bon c'est sûr qu'on peut
[45:43]
se débattre sur les changements
[45:45]
sur Instagram, sur Facebook
[45:47]
mais vraiment
[45:49]
j'ai mis mes vidéos en audio
[45:51]
en format podcast ça a été quand même
[45:53]
quelque chose de nouveau
[45:54]
plusieurs me disent est-ce que des monteurs
[45:57]
m'écrivent pour me dire
[45:58]
est-ce que tu devrais
[46:01]
faire des formats vidéo cours
[46:04]
pour mettre sur TikTok de tes vidéos longues
[46:05]
mais je vois pas comment je pourrais
[46:08]
sans repackager
[46:09]
ou sans repenser
[46:11]
est-ce que tu sens
[46:14]
la pression
[46:15]
même de sortir
[46:17]
des fois un peu de ta niche
[46:19]
de contenu tu sais t'es quand même rendu
[46:21]
avec vraiment un grand nombre
[46:23]
d'abonnés phénoménales
[46:24]
le True Crime n'est plus juste une niche
[46:27]
d'une certaine époque
[46:28]
est-ce que tu te sens, est-ce que par exemple
[46:30]
t'as une pression toi-même de dire
[46:32]
je devrais faire du contenu, je sais pas moi
[46:34]
je devrais filmer mes meal prep
[46:36]
ou je devrais faire du contenu lifestyle
[46:39]
j'en fais un peu sur Instagram
[46:41]
TikTok
[46:42]
vraiment TikTok, je me laisse aller
[46:44]
pis je fais pas grand chose de True Crime
[46:46]
des fois je vais me maquiller, je fais des jokes
[46:50]
vraiment TikTok
[46:50]
c'est mon endroit
[46:53]
les gens qui me suivent sur TikTok
[46:54]
ils m'aiment moi, ils n'ont nécessairement mon contenu
[46:56]
ils savent que ça va être du contenu peut-être plus personnel
[46:59]
sorte de safe space
[47:01]
pis sur TikTok de toute façon
[47:03]
les gens suivent une vidéo
[47:05]
et non ta chaîne
[47:07]
il n'y a pas de long contenu non
[47:08]
pas vraiment
[47:10]
non c'est pas mal ça
[47:11]
j'essaie de rester fidèle à ce que je fais
[47:14]
depuis toujours
[47:15]
et toi Max Keyes, depuis l'évolution
[47:17]
la question a pris d'autres tangentes
[47:19]
mais justement depuis ces 10 ans
[47:21]
est-ce que t'as dû adapter ton contenu face aux autres plateformes
[47:25]
et à YouTube aussi
[47:26]
alors pas forcément face aux autres
[47:28]
plateformes parce que
[47:29]
sur TikTok il y a déjà beaucoup de gens
[47:31]
qui reprennent mes vidéos et qui en font des clips
[47:34]
c'est comme ça
[47:35]
je me dis bon attends
[47:36]
ils font le travail à ma place
[47:39]
je sais que ça en dérange beaucoup parfois
[47:40]
que les gens reprennent les clips, refassent les vidéos
[47:43]
franchement ça me fait des grosses pubs parfois
[47:45]
quand je m'en ai vu des TikTok
[47:46]
je leur demande juste de me mentionner
[47:48]
c'est des vidéos parfois qui ont déjà fait de leur vue
[47:51]
il n'y a pas de soucis
[47:52]
mais après au fil des années
[47:53]
j'ai quand même cherché à me professionnaliser
[47:56]
et aussi à me poser
[47:58]
ça fait quelques temps que je fais du YouTube
[48:00]
donc au début c'était forcément très amateur
[48:02]
même dans la façon de raconter
[48:04]
je vois que ça commence à fonctionner
[48:06]
il y a quand même une belle communauté
[48:08]
moi Internet j'ai toujours pris ça au sérieux
[48:10]
dès à partir du moment où j'ai commencé YouTube
[48:12]
je me suis tout de suite dit YouTube
[48:14]
c'est vraiment la plateforme
[48:16]
c'est tellement génial on peut faire tout ce qu'on veut
[48:18]
c'est quelque chose de sérieux alors qu'à côté de moi
[48:20]
j'entendais tout le temps c'est génial tes vidéos
[48:22]
mais du coup tu vas faire quoi comme
[48:24]
vrai travail après
[48:27]
quand est-ce que ça s'arrête ?
[48:28]
c'est ça moi mon vrai travail
[48:31]
et donc au fil des années
[48:32]
je pense qu'avec cette vision là
[48:35]
j'ai pu aussi professionnaliser
[48:36]
la chose
[48:38]
je faisais ça déjà sérieusement
[48:39]
mais faire ça vraiment encore plus sérieusement
[48:42]
aller chercher encore plus loin
[48:44]
comme je dis là dans les vidéos faire des illustrations
[48:46]
de la 3D et autres
[48:48]
au fil des années
[48:50]
oui je pense qu'on se pose plus
[48:52]
on essaye plus de faire évoluer sa chaîne
[48:54]
tout en gardant aussi
[48:56]
ce pourquoi les gens sont là
[48:57]
notre personnalité, le côté amateur
[48:59]
YouTube c'est super important de garder ça
[49:01]
moi quand je raconte j'adore
[49:03]
interagir avec la communauté
[49:05]
leur poser des questions
[49:06]
faire des petits trucs face caméra et tout
[49:10]
après la plateforme
[49:12]
là le True Crime
[49:13]
il y a énormément de personnes
[49:15]
qui peuvent se lancer dedans maintenant
[49:17]
grâce à TikTok, YouTube et autres
[49:19]
mais je pense qu'il y aura
[49:21]
quand même un nombre très limité de créateurs
[49:23]
qui resteront dans 10 ans
[49:25]
nous on a eu de la chance, on était dans les premiers à faire ça
[49:28]
mais même dans ceux
[49:29]
qui se sont lancés peut-être en même temps que nous
[49:31]
beaucoup n'ont pas forcément réussi
[49:33]
à se développer autant
[49:35]
parce que peut-être qu'ils n'avaient pas cette vision
[49:37]
très professionnelle de YouTube sur l'avenir
[49:39]
en tout cas donc moi je m'inquiète pas
[49:41]
tant que ça par rapport
[49:43]
au futur en tout cas, je sais qu'on fait ça
[49:45]
sérieusement, qu'on a une bonne communauté
[49:47]
qui nous suit, si on garde le cap
[49:49]
ça devrait aller
[49:49]
et justement, qu'est-ce qui fait
[49:52]
un bon YouTuber selon vous?
[49:53]
les qualités d'un bon créateur de contenu
[49:56]
sur le web?
[49:58]
je trouve que
[49:59]
c'est de faire des choses à sa façon
[50:02]
mais original, ne pas s'inspirer
[50:04]
il y en a que
[50:05]
j'ai déjà regardé des gens qui disent oubliez pas
[50:07]
de genre, fermez votre fenêtre
[50:09]
c'est eux aussi qui vont copier mes phrases
[50:12]
ou même mes miniatures, puis t'aussi
[50:13]
il y en a tellement que tu sais
[50:15]
j'ai l'impression que se lancer dans le True Crime
[50:17]
en 2026, je le recommanderais pas
[50:19]
il en est tellement fait d'autres choses
[50:21]
si vous aimez le True Crime, faites-le d'une autre manière
[50:24]
c'est ça
[50:26]
soyez original
[50:27]
peut-être même en avance sur votre temps
[50:29]
nous on s'est lancé dans le True Crime
[50:32]
quand ça commençait à perdre
[50:34]
puis on est passionné
[50:36]
évidemment, puis plus on en fait
[50:37]
plus on est passionné, j'ai l'impression
[50:39]
mais moi ça serait ça, trouve ta niche à toi
[50:42]
copie pas ce qui est déjà fait
[50:44]
surtout le piège c'est de se dire
[50:45]
que de faire du True Crime c'est simple
[50:48]
parce que quand on regarde de haut
[50:49]
on se dit, il vient de raconter une histoire
[50:51]
de 30-40 minutes
[50:52]
il vient de lire Wikipédia
[50:54]
c'est des fois la rêve qu'on a
[50:58]
il fait que lire Wikipédia
[51:00]
alors que t'as lu tous les bouquins
[51:01]
tous les articles et tout
[51:03]
il y a énormément de chaînes qui se lancent dans le True Crime
[51:05]
et qui au bout de 3-4 mois
[51:07]
se disent, c'est impossible, c'est beaucoup trop de travail
[51:10]
et je pense que
[51:11]
si on veut se lancer sur Youtube et sur les réseaux
[51:13]
c'est d'aussi respecter sa personnalité
[51:15]
de pas forcément être timide
[51:18]
enfin, je dirais pas
[51:19]
d'être timide en fait, je prends mon exemple
[51:21]
moi à l'époque quand j'étais jeune
[51:23]
j'étais mais timide mais vraiment maladif
[51:24]
tu m'aurais dit il y a 15 ans
[51:26]
qu'aujourd'hui je fais parfois des conférences
[51:28]
et des trucs devant des gens
[51:29]
mais je pense que j'aurais devenu rouge tomate
[51:32]
mais c'est pas rare, il y a plusieurs
[51:34]
Youtubeurs, plusieurs créateurs de contenu qui sont hyper introvertis
[51:38]
même parfois
[51:38]
mal à l'aise en public
[51:40]
et je pense que ouais
[51:44]
être naturel
[51:45]
et essayer de faire
[51:46]
ces petites vidéos en fait Youtube
[51:47]
c'est pas une course, c'est vraiment un marathon
[51:50]
c'est sur le long terme
[51:52]
qui va voir la chose
[51:56]
on peut pas ne pas parler
[51:58]
des web sleuths
[51:59]
les enquêteurs du web
[52:03]
les sleuthers
[52:04]
oh j'aime
[52:06]
comment dire, cette belle sémantique
[52:08]
des détectives de salon
[52:10]
les enquêteurs du web
[52:11]
avez-vous l'impression que c'est plus une nuisance
[52:14]
on va commencer par Victoria
[52:15]
une nuisance ou ça peut aider
[52:18]
ça l'a aidé à certaines reprises
[52:20]
mais au final
[52:22]
trouves-tu que c'est plus un problème
[52:24]
ou de l'aide
[52:26]
je pense comme dans tout il y en a
[52:28]
des très bons comme il y en a des gens
[52:30]
qui se disent n'importe quoi
[52:31]
on en a dans nos commentaires
[52:33]
les théories, même les gens qui vont m'écrire des courrières
[52:36]
je suis comme
[52:37]
la police
[52:39]
la police a déjà exploré cette théorie
[52:42]
croyez-moi
[52:44]
il travaille fort les enquêteurs
[52:46]
mais il y en a des bons
[52:47]
et je pense que ça peut aider
[52:49]
surtout sur des cas dont on parle plus
[52:51]
vieux de 20 ans
[52:53]
ça vaut la peine de se replonger là-dedans
[52:55]
mais des cas super médiatisés
[52:58]
ça peut aider
[52:59]
mais ça en prend des bons
[53:00]
et c'est peut-être le 1% des web sleuths
[53:04]
toi Max Kaes
[53:05]
c'est vrai que des fois ça va pas réciter les affaires
[53:07]
je prends pour exemple l'affaire Jubilar
[53:09]
à chaque fois qu'il y a un article ou même qu'on va sur un groupe Facebook
[53:11]
t'as tout le temps des commentaires qui disent
[53:13]
est-ce qu'ils ont fouillé le sous-sol de la maison
[53:15]
ou est-ce qu'il l'a mise dans les murs
[53:17]
mais en fait les enquêteurs
[53:19]
d'accord des fois ils font des erreurs
[53:20]
mais ils sont pas non plus complètement incompétents
[53:23]
bien sûr qu'ils se sont ramenés avec leur géoradar
[53:25]
et qu'ils ont regardé si son
[53:27]
ex-femme Delphine elle était pas
[53:29]
dans les murs de la maison
[53:30]
et en France on a un gros problème aussi
[53:32]
c'est avec l'affaire Xavier du Pont de Ligonnès
[53:35]
tous les 3 mois
[53:36]
on s'est retenu aujourd'hui pour ne pas en parler
[53:39]
parce que
[53:40]
on pourrait faire un épisode entier
[53:42]
il y a quelqu'un qui nous explique l'avoir vu là-bas
[53:44]
ou qui sort un nouveau bouquin parce que c'était son meilleur ami
[53:47]
même récemment
[53:48]
il y a un enquêteur qui
[53:50]
a juste travaillé sur la téléphonie de Xavier
[53:52]
qui nous a sorti un bouquin de 300 pages
[53:54]
pour nous expliquer qui était aux Etats-Unis
[53:56]
et à chaque fois dans nos
[53:58]
je pense que ça nous arrive à tous les deux
[53:59]
dans les messages privés ou dans les mails
[54:01]
t'as vu ils ont retrouvé Xavier du Pont de Ligonnès
[54:03]
où ils ont résolu l'affaire de John Bennet-Ramsey
[54:06]
il y a toujours un nom à gazer
[54:07]
John Paul
[54:09]
moi je l'avais fait John Bennet et justement de temps en temps
[54:11]
j'ai des commentaires qui me disent
[54:12]
mais non ça c'est pas du tout passé comme ça en fait c'est machin
[54:15]
là où t'as pas lu cet article
[54:17]
je suis comme non non c'est...
[54:19]
Donc juste avant de se quitter
[54:21]
chers amis on avait une question qu'on voulait vous poser
[54:24]
chacune un peu
[54:25]
un peu une question qui tue
[54:27]
je vais commencer avec Mekskaize
[54:29]
ici j'aimerais que tu nous dises
[54:31]
dans les affaires françaises
[54:33]
que tu as couvert laquelle
[54:34]
selon toi est le plus sur le point d'être
[54:37]
résolu ?
[54:38]
Sur le point d'être résolu c'est
[54:42]
je dirais l'affaire
[54:43]
Grégory en fait c'est compliqué comme question
[54:45]
parce que moi dans ma tête quand je travaille
[54:47]
sur des affaires à la fin
[54:48]
dans ma tête elle est résolue
[54:50]
c'est bon c'est sûr c'est ça peu importe ce qui se passe ensuite
[54:53]
je sais ce qui s'est passé mais je pense que c'est l'affaire Grégory
[54:55]
parce qu'on est
[54:57]
de plus en plus proche de mise
[54:59]
en examen même si l'affaire a
[55:01]
été complètement foirée du début à la fin
[55:03]
je pense que l'affaire Grégory
[55:05]
la justice française actuellement vu que
[55:07]
les protagonistes sont en train de vraiment vieillir
[55:09]
et de mourir peu à peu se dit que
[55:11]
à un moment il va quand même falloir faire quelque chose
[55:13]
vu tout ce qu'on a
[55:15]
autour de l'affaire et si on se renseigne
[55:17]
sur l'affaire on se rend compte que
[55:19]
dès le début si le juge
[55:21]
si le petit juge comme on l'appelle
[55:22]
avait pas complètement fait foirer
[55:25]
l'affaire juste parce qu'il avait envie
[55:27]
d'avoir les caméras sur la tête
[55:29]
aujourd'hui il y aurait des gens en prison
[55:31]
on serait donc prêt à démasquer le corbeau
[55:33]
oui
[55:34]
on a déjà une très bonne idée en fait
[55:36]
moi je pense que Grégory c'est vraiment le noyau dur
[55:39]
familial
[55:40]
en fait moi mon point de vue de Grégory
[55:43]
c'est que Muriel Bol lors de
[55:45]
sa première garde à vue
[55:47]
n'a pas menti elle a dit la vérité
[55:49]
elle a expliqué qu'elle était montée avec Bernard Laroche
[55:52]
qu'ils étaient partis chercher Grégory
[55:54]
ensuite ils ont donné Grégory
[55:56]
au couple Jacob
[55:57]
qu'est ce qui s'est passé ensuite on n'en sait rien
[55:59]
mais le fait est que Grégory
[56:01]
est retrouvé dans la Vologne
[56:03]
et au moment où Muriel Bol est relâché
[56:05]
par le petit juge
[56:06]
le petit juge qu'est ce qu'il fait il convoque les médias
[56:09]
et il explique
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mais vous en faites pas Muriel Bol elle a tout dit
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sauf que Muriel Bol chez elle
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se fait massacrer par sa famille
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et le lendemain matin elle redébarque à la gendarmerie
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elle dit non non j'ai menti j'ai menti
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c'est pas vrai c'est pas Bernard Laroche etc
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Victoria on te pose aussi
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la question parmi les affaires
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québécoises que t'as couvertes ou non
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laquelle tu crois pourrait être résolu
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prochainement? Bonne question
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moi je trouve beaucoup de disparition
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moi j'aurais tendance à dire
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Mélisse Blais j'ai l'impression
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qu'on sait c'est qui déjà
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il y a beaucoup d'indices qui pointent
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vers un suspect
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pis je pense que si
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la police trouve un moyen de l'arrêter
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ben là
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tout va s'enchaîner je pense qu'on est à
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quelques informations près de l'arrêter
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mais je sais pas si la police travaille encore
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là dessus mais je souhaite vraiment
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qu'elle soit retrouvée. Quels indices
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tu crois pourrait jouer un rôle
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important dans sa résolution
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de nos jours? Ben tu sais moi
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j'ai travaillé sur l'affaire pour la série télé
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pis il y a plein d'interviews
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pis des témoignages qu'on a pas pu
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diffuser mais
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le suspect principal il est très louche
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pis tu sais juste rentrer
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au travail après la disparition d'une fille pis
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t'as des graffing dans le dos là
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pis tu boites là
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c'est quand même étrange fait que
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je dirais Mélisse Blais. Victoria
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Mekskaïs ça a été un plaisir de vous recevoir
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les deux ensemble
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à Distorsion peut-être
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peut-être juste pour terminer est-ce que vous avez
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des projets futurs qui s'en viennent
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dont vous aimeriez nous parler mis à part
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un crime sans frontières Mekskaïs
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toi de ton côté? Moi j'ai une série qui sort
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sur une plateforme de streaming le
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vendredi 22 mai sur un
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dossier français qui a justement
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été classé en tant que suicide
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donc ça fait aussi écho au livre
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on y parle d'une adolescente
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qui a été retrouvée en bas d'une falaise
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elle tombe en bas de la
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falaise donc on a son point de chute
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y a du sang le problème c'est que le corps
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il est retrouvé 30 mètres
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plus loin que le point de chute
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et elle a les bras en arrière
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comme si quelqu'un était venu la tirer
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pour l'achever
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et les enquêteurs français nous expliquent
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qu'en fait elle aurait rampé uniquement
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sur son avant bras droit parce qu'elle
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était paralysée sa colonne vertébrale est brisée
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et tous ses os côté gauche sont brisés
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elle aurait rampé sur les rochers
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pendant sur 30 mètres pour
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aller s'achever dans une flaque d'eau
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enfin c'est un dossier c'est n'importe quoi
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donc on a rencontré la famille des médecins légistes
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des experts des policiers
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on a fait ce qu'on appelle du coup notre contre enquête
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et ça sort là à la fin du mois
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de mai pour essayer de médiatiser l'affaire
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parce qu'en france dès que les affaires sont pas médiatisées
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tout est mis sous le tapis
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on va surveiller ça
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et de ton côté Victoria
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pour l'instant je me concentre vraiment sur ma chaîne YouTube
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peut être l'écriture d'un nouveau livre
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mais je fais vraiment ce que j'aime
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la famille évidemment
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la famille est la plus importante
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merci beaucoup tous les deux d'avoir été là
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on va surveiller ça
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C'est disponible partout
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excellent, moi et Sem on l'a déjà lu
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très très divertissant
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donc encore une fois mille merci
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et puis on se reparle très bientôt
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Bye bye