Transcription automatique. Certains mots ou noms propres peuvent être inexacts.
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Vous êtes sur le point d'écouter DISTORTION, un podcast sûr.
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Des complots complètement distordus.
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Pendant la fin du monde, on imagine un événement spectaculaire.
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Maintenant, la fin du monde n'est plus seulement propagée par les films,
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mais aussi par les richissimes de ce monde.
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Peter Thiel achète des terres isolées,
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Mark Zuckerberg construit un banqueur souterrain à Hawaii,
[01:01]
et Reid Hoffman parle ouvertement de plans d'évacuation.
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Pourquoi ceux qui ont construit le système moderne commencent soudainement à s'en méfier?
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Plongez avec nous au cœur d'une obsession bien réelle,
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la préparation pour l'apocalypse.
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Sébastien Évêque, comment ça va aujourd'hui?
[01:31]
Ça va bien, et toi Emile Gauthier?
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Ça va très bien. Écoute, dernier épisode de notre mini-série sur les théories du complot.
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Dites-nous ce que vous en avez pensé, les distordus, à savoir si vous aimez ça qu'on ponctue quelquefois dans l'année comme ça.
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Une autre saison régulière avec des saisons plus thématiques.
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J'ai l'impression que moi j'ai bien aimé, mais j'ai l'impression qu'on n'a pas encore fait le tour.
[01:51]
Il en reste tellement des théories du complot intéressantes, surtout à l'ère numérique,
[01:56]
que j'ai l'impression qu'on risque d'en faire d'autres, même si notre mini-série est terminée.
[02:00]
Ah oui, je suis convaincu que oui, mon cher Emile.
[02:02]
Juste pour les entreprises, on s'est déjà un peu dit qu'on voudrait déjà en faire un deuxième,
[02:08]
parce qu'il y en a tellement, mais t'as raison, parce que notre liste initiale, elle était quand même assez longue.
[02:14]
Et là, évidemment, on essaie de choisir les meilleurs ou les plus enlevés, mais il en reste encore.
[02:19]
Ben oui, il y en a plein qu'on n'a pas encore abordé, autant des théories au niveau de l'aérospatiale,
[02:26]
mais aussi le peuple reptilien, on n'en a pas parlé beaucoup.
[02:30]
Des fois ici et là, on en anglisse un petit mot, mais il y a plein de théories comme ça.
[02:34]
La zone 51, on n'en a pas parlé, on n'a pas parlé beaucoup des extraterrestres non plus.
[02:39]
Il y a sans doute certains thèmes qu'on pourrait aborder dans un futur quand même rapproché autour de ça.
[02:46]
Mais dites-nous ce que vous en avez pensé de cette mini-série-là.
[02:48]
On va mettre un petit sondage sur Spotify aussi, si vous écoutez l'épisode sur Spotify.
[02:53]
Allez prendre part au sondage pour nous dire si vous avez aimé cette mini-série-là.
[02:58]
Si vous êtes membre Patreon, n'oubliez pas que c'est pas la fin pour vous,
[03:02]
parce qu'il y a un épisode secret qui va être disponible très bientôt aussi.
[03:06]
Donc on sait qu'à chaque saison, les membres qui sont abonnés au forfait Oui Monsieur
[03:11]
ont droit à un épisode dont seuls eux ont accès.
[03:16]
Et qu'on ne va jamais dévoiler au grand public.
[03:20]
Donc si vous voulez être sûr de ne pas manquer ça, abonnez-vous sur Patreon.
[03:25]
De même que vous allez avoir accès à tous nos spectacles aussi.
[03:28]
Oui, c'est vrai.
[03:29]
En version audio, en version vidéo lorsqu'on filme.
[03:31]
Malheureusement, on ne filme pas tous nos spectacles, mais il y en a quelques-uns qui sont filmés.
[03:36]
Donc déjà au moment où on se parle, vous en avez plusieurs.
[03:39]
Le show à Québec qu'on a fait au festival de podcasts.
[03:42]
Le Lyon d'art est disponible aussi.
[03:44]
Le show qu'on a fait à Trois-Rivières au Musée Pop ayant pour thème prison et brancages
[03:49]
est disponible aussi sur Patreon.
[03:53]
En plus de tous nos after-shows.
[03:55]
D'ailleurs, on va en avoir un assez intéressant.
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De quoi tu nous parles en after-show?
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En after-show aujourd'hui, on va parler des preppers.
[04:02]
Les preppers, je vous spoil un peu, je vous divulgue un peu,
[04:05]
mais c'est les gens, on peut nommer, c'est le niveau de préparation
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qu'on met pour s'il arrive un événement, pas nécessairement jusqu'à l'apocalypse.
[04:15]
Il y aurait trois niveaux de préparation.
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Un peu pour les gens normaux, un peu comme vous et moi.
[04:22]
Et on va décrire par rapport à ces trois niveaux-là,
[04:25]
qu'est-ce qu'elles sont, les balises pour s'il manque jusqu'à trois jours,
[04:30]
s'il y a une semaine, puis qu'est-ce qu'on doit faire dans ces situations-là.
[04:35]
Et aussi avec des cas vécus qui est arrivé aussi de, pas des apocalypses évidemment,
[04:39]
mais des situations extrêmes.
[04:42]
Des catastrophes naturelles.
[04:43]
Exact, où les gens ont pu manquer de ressources pendant plusieurs jours, semaines et mois.
[04:49]
C'est un peu ça qu'on va faire un peu le tour de ça.
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C'est un peu une capsule semi-éducative, distorsion,
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puis on s'amuse un petit peu avec le niveau, vous allez voir,
[04:57]
le niveau 3 qui est assez extrême, quasiment au-delà des survivalistes,
[05:02]
ou à peu près à ce niveau-là.
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Donc les trois niveaux des preppers.
[05:06]
Exact.
[05:06]
On va quand même englisser un mot aujourd'hui parce qu'on a un gros thème,
[05:10]
on voulait terminer la saison avec ça.
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Ce qu'on se rend compte, c'est que même si, bon,
[05:15]
est-ce qu'on a des signes de fin du monde actuellement,
[05:18]
quand même un petit peu, il y a des guerres, il y a des changements climatiques,
[05:21]
il y a des perturbations économiques au niveau technologique aussi.
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Et puis on se rend compte que les milliardaires de ce monde,
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on a parlé de Zuckerberg en intro, de Peter Thiel, mais aussi Bill Gates,
[05:32]
s'il y en a plusieurs autres,
[05:34]
eux se préparent déjà à une certaine fin du monde,
[05:37]
comme s'ils savaient quelque chose qu'on ne sait pas, nous,
[05:40]
le simple quidam qui peuple la Terre.
[05:42]
Donc on va parler de tout ça, un peu du monde dans lequel on vit,
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des perturbations qui nous entourent,
[05:49]
puis comment les richissimes, les milliardaires de ce monde
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semblent avoir une longueur d'avance en se préparant pour l'apocalypse.
[05:56]
Même si ils disent que ce n'est pas le cas.
[05:57]
Non, exactement, il n'y a rien là, il n'y a rien là.
[06:00]
Sinon, qu'est-ce qu'on boit, Seb, pour passer au travers de tout ça?
[06:03]
On boit la délicieuse Delirium Tremens de la brasserie.
[06:08]
Delirium, en fait, qui est une brasserie belge
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qu'on peut retrouver à la SAQ et partout au Québec.
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Et la Delirium Tremens, c'est une icône belge à 8,5 % d'alcool, assez forte.
[06:20]
Et ce qui est intéressant, c'est qu'elle a récolté plusieurs distinctions,
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dont le European Beer Challenge et la London Beer Competition.
[06:27]
Donc, c'est quand même très intéressant comme bière,
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mais on doit remercier Alia et Max qui sont venus nous porter ça en main propre au Lyon d'or.
[06:37]
Merci pour ce généreux cadeau de votre part.
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Et donc, c'est notre bière de la semaine.
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Merci à vous. On a aussi un shout-out à donner à Je Alex,
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qui nous a donné une review 5 étoiles sur rapport au podcast.
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Il nous dit « Salut, Emile et Seb, je vous suis depuis plusieurs années.
[06:53]
Je dois vous avouer que je suis un peu addict à votre podcast.
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Étant trockeur, votre voix m'accompagne pendant mes longues nuits sur les routes de France.
[07:02]
Au shout-out à tous les trockeurs de France.
[07:04]
Il se peut aussi que vous me renvoyez à une de mes meilleures périodes de ma vie,
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mon expatriation au Québec et mes études à l'Université de Montréal.
[07:12]
Un grand merci et continuez comme ça. »
[07:15]
Merci à toi, Alex, pour ces bons mots.
[07:18]
On vous rappelle qu'on est en pleine tournée des cabarets des curiosités du web.
[07:22]
On risque d'aller près de chez vous, que vous soyez au Québec ou qui sait, peut-être même ailleurs.
[07:27]
Mais quelques dates comme ça, le 15 mai, on sera au Vieux Palais de l'Assomption.
[07:31]
Les billets sont en vente maintenant.
[07:33]
Le 3 juin 2026, la Chapelle Spectacle à Québec.
[07:36]
Il reste quelques billets, je pense.
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Le 11 juin, au cabaret BMO à Sainte-Thérèse.
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Rive-Nord de Montréal, venez nous faire un coucou.
[07:43]
Le 26 septembre, Pavillon des Arts de la Seine à Varennes.
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16 octobre 2026, la boîte Saint-Jean à Saint-Jean-sur-Richelieu.
[07:50]
On a bien hâte d'aller là aussi.
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Et en 2027, parce qu'on est déjà en train de bouquer notre tournée 2027,
[07:56]
la petite église de Saint-Eustache, Saint-Eux, est déjà en vente maintenant.
[08:01]
Il y a plusieurs autres dates qui s'en viennent,
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dont un show un petit peu mystérieux en nous, quelque part, à Montréal.
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Donc, ce sera à suivre.
[08:10]
Et je pense qu'on en a assez dit, Seb.
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Est-ce qu'on est prêt à se plonger dans la préparation pour l'apocalypse?
[08:16]
Oui, monsieur!
[08:17]
C'est parti!
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Aujourd'hui, on va parler des architectes du monde actuel, Emile.
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Ceux qui ont bâti les réseaux sociaux, ceux qui contrôlent les flux financiers,
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ceux qui comprennent les failles, peut-être mieux que n'importe qui.
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Et pour une raison abstraite, ils sont les premiers à se préparer pour l'apocalypse.
[08:36]
En effet.
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Le détail qui alimente les suppositions, c'est ça.
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Ces gens-là ne sont pas des marginaux, ce ne sont pas des complotistes sur Internet.
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Alors, quand ils commencent à se préparer, la question change complètement.
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Est-ce qu'ils savent quelque chose que nous ne savons pas?
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Ou est-ce qu'ils voient simplement ce que nous refusons de regarder?
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Oui, parce que ça aussi, c'est possible.
[08:57]
Oui. Mais attention, ce phénomène ne reste pas limité aux élites.
[09:02]
Pendant que certains construisent des bunkers à plusieurs millions,
[09:05]
d'autres commencent aussi à se préparer, différemment, avec moins de moyens,
[09:09]
mais souvent avec plus de tension.
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Aux États-Unis, il y a environ 20 millions de personnes qui se considèrent aujourd'hui
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comme des « preppers », ce qu'on vous parlait en intro.
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Des gens qui stockent de la nourriture, des armes, du matériel.
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Tout ça parce qu'ils pensent que quelque chose de grave est sur le point d'arriver.
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Un effondrement qui mènera à une rupture du système tel que nous le connaissons.
[09:30]
Et cette part n'est pas sortie nulle part.
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Depuis l'an 2000, plus de 7300 catastrophes majeures ont été recensées dans le monde
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contre environ 4200 sur les deux décennies précédentes.
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C'est vrai que c'est beaucoup.
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Ce genre de chiffre change la perception.
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Le monde dans lequel nous vivons semble de plus en plus fragile.
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Alors, chacun réagit.
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Les riches, eux, construisent des bunkers.
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Les autres, comme nous, simples peuples, remplissent leurs sous-sols.
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Mais est-ce qu'ils se préparent à la même chose
[09:58]
ou est-ce qu'ils vivent déjà dans deux réalités différentes?
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Oui, puis je ne veux pas trop mettre dans le même panier, Seb,
[10:04]
ce qui pratique le survivalisme comme hobby.
[10:09]
Parce que c'est une chose aussi, je pense,
[10:11]
de stocker des années de bouffe déshydratée dans son sous-sol.
[10:16]
Mais aussi, je pense que c'est autre chose d'avoir le hobby de, par exemple,
[10:22]
aller dormir un week-end en forêt avec rien du tout.
[10:26]
D'apprendre des techniques de survie qui sont, je pense, très pertinentes
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dans le monde dans lequel on vit.
[10:32]
Puis ça, je pense que c'est...
[10:34]
Il y a ces deux volets-là.
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Je pense que de pratiquer le survivalisme par hobby,
[10:40]
c'est une chose versus tout investir dans ses économies,
[10:44]
dans construire un bunker souterrain.
[10:47]
Moi, j'avoue que le survivalisme, sans en avoir pratiqué personnellement,
[10:52]
je trouve ça quand même intéressant.
[10:53]
Oui, ah bien oui.
[10:54]
De savoir justement qu'est-ce que tu peux manger en forêt,
[10:57]
quels sont les meilleurs moyens de survivre si, par exemple,
[11:03]
une pénurie d'eau ou plus d'électricité ou des choses comme ça.
[11:07]
Je trouve ça vachement intéressant.
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Même que peut-être tous les humains devraient avoir un mini cours de survivalisme.
[11:13]
Oui, tu as raison, quasiment comme le RCR.
[11:17]
Absolument, tu as raison.
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En cas de survie, puis avec les catastrophes naturelles
[11:20]
qui sont de plus en plus fréquentes, effectivement,
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ça serait bien pratique.
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Je vous invite aussi, excuse-moi, je te coupe encore.
[11:26]
Je vous invite à l'écouter, puis même à regarder.
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Pendant la pandémie, on avait fait une série vidéo
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qui s'appelle Isolement, qui est disponible sur notre chaîne YouTube.
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Sûrement en balado aussi, en audio sur les plateformes.
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Et puis on avait fait une interview avec Nick, le survivaliste.
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Donc, super intéressant pour ceux qui veulent en savoir plus
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sur le hobby de survivalisme, alors qu'on était en pleine pandémie
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puis qu'on y pensait presque sérieusement à être en mode survie.
[11:55]
Ah bien oui, c'était tellement un autre, même si ça fait cinq ans,
[11:58]
on dirait que c'était une autre époque.
[11:59]
Mais là, on ne parlera pas tant de hobby aujourd'hui, Emile,
[12:03]
parce que des bunkers souterrains avec piscine,
[12:05]
des milliardaires qui achètent des pays entiers,
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des familles qui sont en train de survivre
[12:08]
comme si tout allait s'effondrer demain.
[12:10]
C'est un peu plus ça.
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Est-ce qu'on est en train d'imaginer la fin du monde
[12:14]
où elle est déjà commencé?
[12:16]
Bonne question.
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Et là, on va revenir un peu en arrière
[12:19]
sur les fondations des histoires d'apocalypse.
[12:21]
Parce que bien avant les bunkers, les milliardaires
[12:24]
et les scénarios d'effondrement global,
[12:26]
la fin du monde occupait déjà une place centrale
[12:28]
dans l'imaginaire collectif.
[12:30]
Mais à l'époque, elle ne se préparait pas.
[12:32]
Elle s'annonçait et surtout, elle s'expliquait.
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Dans les traditions religieuses,
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l'apocalypse n'est pas simplement une catastrophe,
[12:40]
elle est une révélation.
[12:42]
Le terme provient du grec apocalypsis,
[12:44]
qui signifie dévoilement.
[12:46]
L'idée n'est pas seulement que le monde se termine,
[12:49]
mais que la vérité sur l'humanité, pardon,
[12:51]
soit enfin révélée.
[12:53]
L'exemple le plus marquant reste
[12:55]
l'apocalypse de Jean,
[12:57]
dans le dernier livre du Nouveau Testament,
[12:59]
rédigé au tour du premier siècle.
[13:01]
Ça fait quand même un bout.
[13:02]
On y retrouve une série de visions symboliques,
[13:05]
cavalier, annonciateur de guerre et de famine,
[13:07]
jugement divin, destruction puis renaissance du monde.
[13:11]
Ce récit a profondément influencé
[13:13]
la manière dont les sociétés occidentales
[13:15]
perçoivent la fin du monde.
[13:17]
Pendant des siècles,
[13:19]
ces représentations ont servi de cadres
[13:20]
d'interprétation aux crises.
[13:22]
Lors de la peste noire au XIVe siècle,
[13:25]
qui a tué entre 30 et 50 %
[13:27]
de la population européenne.
[13:29]
C'est fou, hein, ça, quand même!
[13:30]
Plusieurs y ont vu une punition divine.
[13:33]
De la même manière,
[13:34]
durant les guerres ou les famines,
[13:36]
certains groupes interprétaient les événements
[13:37]
comme des signes annonciateurs de la fin des temps.
[13:40]
Et l'apocalypse permettait ainsi
[13:42]
de donner du sens à des catastrophes
[13:44]
incompréhensibles.
[13:46]
Mais au-delà des croyances,
[13:47]
l'apocalypse a aussi été utilisé
[13:49]
comme un outil de contrôle.
[13:51]
Certains groupes ont compris que la peur,
[13:53]
eh bien, d'une fin imminente,
[13:55]
ça pouvait renforcer l'adhésion
[13:57]
et, surtout, l'obéissance.
[13:59]
Les mouvements sectaires
[14:00]
offrent des exemples particulièrement révélateurs.
[14:03]
Dans les années 70,
[14:05]
Jim Jones, leader du temple du peuple,
[14:08]
développe un discours apocalyptique
[14:10]
centré sur une destruction éminente
[14:12]
du monde extérieur.
[14:13]
Il se présente comme une figure protectrice
[14:15]
face à ce chaos annoncé.
[14:17]
En 1978, cette logique
[14:19]
conduit à un suicide collectif au Guyana,
[14:22]
faisant plus de 900 morts.
[14:24]
Le récit de la fin du monde
[14:25]
n'était pas seulement une croyance,
[14:26]
c'était carrément un mécanisme d'emprise.
[14:29]
Les sectes ont joué beaucoup
[14:32]
sur cet élément de fin du monde
[14:34]
comme quoi il fallait
[14:36]
partir tous en même temps
[14:38]
pour éviter la fin du monde
[14:39]
ou pour la vivre différemment.
[14:41]
Je me rappelle de l'ordre du temple solaire
[14:44]
dans les années 90,
[14:46]
où il y avait eu un genre de suicide collectif.
[14:48]
Il me semble que c'était au Québec, en Suisse.
[14:50]
Et peut-être ailleurs aussi,
[14:52]
corrigés nous, les Distordus.
[14:53]
Je n'ai pas la page Wikipédia devant moi.
[14:56]
Mais eux,
[14:57]
en se donnant la mort
[15:00]
tous à ce même moment,
[15:02]
ils allaient rejoindre
[15:03]
une comète,
[15:05]
un genre de vaisseau extraterrestre.
[15:07]
Je pensais au-dessus de la Terre.
[15:10]
Ils ont coordonné ça
[15:11]
avec un événement
[15:14]
astronomique, je crois.
[15:15]
Je ne sais pas si c'est réel et autre,
[15:17]
mais c'était pour eux la vision de l'Apocalypse.
[15:19]
C'était important de se donner la mort
[15:21]
entièrement pour partir
[15:23]
tous ensemble.
[15:24]
C'est au cœur de plusieurs sectes
[15:27]
cette vision de l'Apocalypse.
[15:29]
Des fois, je ne veux pas parler
[15:31]
à travers mon chapeau, mais même
[15:32]
les témoignes Jehovah me semblent
[15:33]
qu'ils parlent beaucoup de ça aussi,
[15:35]
qu'il va y avoir
[15:37]
un nombre restreint de gens
[15:39]
qui vont être escapés justement à la fin du monde,
[15:41]
quelque chose comme ça.
[15:43]
Tu as raison, ça va même au-delà des sectes,
[15:45]
même les religions
[15:47]
utilisent ce prétexte-là.
[15:49]
Et là, Seb, on va passer du divin
[15:51]
à la technologie.
[15:53]
Parce qu'aujourd'hui, l'Apocalypse
[15:54]
ne se raconte plus seulement avec des prophètes,
[15:57]
des cavaliers ou des signes
[15:59]
venus du ciel.
[16:00]
Dans les années 90,
[16:02]
cette transition prend une forme presque caricaturale
[16:05]
avec le projet
[16:06]
Blue Beam.
[16:07]
La théorie est popularisée par un auteur
[16:09]
d'origine québécoise, en fait,
[16:11]
Serge Monaste,
[16:13]
qui publie en 94 un livre
[16:15]
affirmant qu'un programme secret pourrait
[16:17]
simuler des apparitions religieuses,
[16:20]
manipuler les croyances
[16:21]
et à terme, pousser les populations
[16:23]
vers un nouvel ordre mondial.
[16:25]
Et dans ce scénario, la figure divine
[16:27]
ne disparaît pas, elle est remplacée
[16:29]
par une mise en scène technologique.
[16:32]
Le détail important,
[16:33]
c'est qu'aucune preuve crédible
[16:35]
n'est venue appuyer l'existence d'un tel projet.
[16:38]
Le récit existe, il a circulé,
[16:40]
mais il repose sur une logique
[16:42]
conspirationniste, mais pas sur
[16:43]
des faits démontrés.
[16:45]
Les théories liées aux extraterrestes
[16:47]
rejoutent souvent la même mécanique.
[16:49]
Elles parlent de contacts cachés,
[16:51]
de technologies dissimulées,
[16:53]
de l'état qui serait quelque chose
[16:54]
sans jamais vraiment le révéler.
[16:57]
Et pourtant, en 2024,
[16:58]
le département de la Défense des États-Unis
[17:01]
rappelait encore que son bureau d'enquête
[17:03]
sur les phénomènes anormaux,
[17:04]
l'AARO, n'avait trouvé
[17:06]
aucune preuve vérifiable
[17:08]
d'activité extraterrestre,
[17:10]
ni de technologie extraterrestre
[17:11]
dans les dossiers examinés depuis 1945.
[17:14]
Ce qui garde ces récits en vie,
[17:16]
c'est donc pas l'accumulation de preuves,
[17:18]
c'est leur force symbolique.
[17:20]
Ils offrent une explication totale
[17:22]
avec du secret, bien sûr,
[17:24]
une autorité cachée et une vérité
[17:26]
réservée à quelques initiés seulement,
[17:29]
ce qui n'aide pas à justement
[17:32]
contrôler
[17:32]
cette pensée comme quoi la fin du monde
[17:34]
s'en vient et que les gouvernements
[17:36]
savent quelque chose.
[17:38]
Dans le monde moderne, ce sont les guerres
[17:40]
technologiques qui créent essentiellement
[17:41]
la part d'une fin du monde, mais aussi
[17:43]
les changements environnementaux et climatiques
[17:45]
et les catastrophes naturelles.
[17:48]
Et certains sont prêts à tout pour s'en protéger.
[17:50]
Et là, on va parler d'un de mes
[17:53]
projets préférés, Seb,
[17:55]
le Survival Condo.
[17:56]
C'est fou, écoutez ça.
[17:57]
Ah oui, ça c'est vraiment tripant.
[18:01]
Vous irez voir des images,
[18:03]
moi j'en ai devant moi,
[18:05]
mais c'est difficile à décrire
[18:06]
en audio, mais bon.
[18:08]
Imaginez un ancien silo
[18:10]
Atlas F, c'est-à-dire
[18:12]
une installation militaire américaine
[18:14]
de la guerre froide conçue pour
[18:16]
stocker sous terre un missile
[18:18]
balistique intercontinental
[18:21]
de modèles
[18:22]
Atlas F, armé d'une
[18:24]
ogive nucléaire d'environ
[18:26]
4,5 mégatonnes.
[18:28]
Donc imaginez ce silo-là,
[18:30]
qui est immense.
[18:31]
L'hémissile restait enfoui
[18:34]
dans un silo blindé à l'époque,
[18:36]
puis devait être remonté à la surface
[18:38]
par un immense ascenseur
[18:39]
avant le lancement. Et à l'origine,
[18:42]
ce lieu n'a rien d'un refuge
[18:44]
civil. C'est une machine de
[18:46]
fusil poste nucléaire,
[18:47]
c'est une arme en soi.
[18:49]
Et c'est précisément ce squelette
[18:51]
militaire que Survival Condo
[18:53]
a ensuite transformé en
[18:55]
bunker privé de luxe.
[18:57]
Vous pouvez aller voir le site Web,
[18:59]
et c'est quand même mystérieux,
[19:00]
je vous avoue. Moi je suis allé le voir.
[19:03]
Tu ne peux pas faire, parce que
[19:05]
évidemment, dans
[19:07]
cet ancien silo-là,
[19:10]
le fondateur,
[19:11]
un certain Larry Hall,
[19:12]
lui, il est en train de bâtir
[19:14]
des condos là-dedans.
[19:16]
Mais c'est dur de voir à quel stade
[19:18]
ils sont rendus pour être francs avec toi.
[19:20]
À chaque fois que tu veux des détails,
[19:21]
il faut que tu les contactes. Les rendus 3D
[19:24]
font un peu début des années 2000
[19:26]
aussi, donc c'est pas
[19:28]
clair-clair à quelle étape ils sont rendus.
[19:30]
Puis vu que c'est un bunker de
[19:32]
survivaliste, tu peux pas dire
[19:33]
visite libre dimanche-après-midi,
[19:35]
parce que le secret fait partie
[19:38]
aussi de la protection
[19:40]
politique qu'il t'offre.
[19:42]
Donc c'est tout un petit peu mystérieux tout ça,
[19:44]
mais il y a eu des articles dans
[19:46]
pas mal toutes les grandes publications
[19:47]
à ce niveau-là. Je vous en parle un peu.
[19:50]
Donc derrière le projet,
[19:51]
il y a un certain Larry Hall.
[19:54]
Lui, c'est un ancien spécialiste des réseaux
[19:56]
et des centres de données pour des
[19:57]
contractants de la défense.
[19:59]
Et lui, il a acheté le silo en 2008
[20:01]
pour 300 000 $ US.
[20:05]
Les travaux
[20:06]
se terminent en décembre 2012
[20:08]
après un investissement de près de
[20:10]
20 millions de dollars.
[20:11]
Et au final, Hall transforme l'endroit
[20:14]
en complexe résidentiel souterrain
[20:16]
de 15 étages, Seb,
[20:18]
avec 12 appartements privés
[20:20]
et une capacité totale
[20:22]
d'environ 75 personnes.
[20:24]
Et là, ça s'enfonce dans le sol,
[20:26]
cette chose-là, avec plusieurs étages.
[20:29]
Il y a des penthouse,
[20:30]
il y a des salles communes.
[20:31]
Je vais vous en parler un petit peu.
[20:33]
Parce que ce que Survival Condo
[20:35]
fait, c'est pas juste de la protection,
[20:37]
c'est un lifestyle.
[20:39]
C'est une continuité de la vie ordinaire.
[20:42]
Le site officiel parle de plus
[20:43]
de 54 000 pieds carrés
[20:45]
d'espace protégé,
[20:47]
d'une autonomie de plus de 5 ans
[20:49]
pour 75 personnes
[20:50]
en eau, en nourriture,
[20:53]
tout ça. Il y a un système de filtrations
[20:56]
aussi. Il y aurait de la culture
[20:58]
hydroponique qui serait pour des légumes.
[21:00]
On parle d'un magasin général,
[21:02]
il y a un théâtre,
[21:03]
un cinéma, un bar-salon,
[21:05]
une bibliothèque. Il y a un centre
[21:07]
médical de premiers soins,
[21:09]
et aussi un centre de commandement
[21:11]
de toute cette opération-là.
[21:13]
Et même sous terre, tout est organisé
[21:15]
pour donner l'impression que le quotidien
[21:18]
continue.
[21:19]
Ça me fait penser à la série Paradise
[21:21]
sur Dîner Plus.
[21:23]
Faut que tu regardes ça, Emile.
[21:25]
La deuxième saison vient de se terminer,
[21:27]
puis c'est foubraque.
[21:28]
Sans trop vous divulgâcher,
[21:30]
ça fait partie un peu de la prémisse.
[21:32]
C'est des ultra-riches
[21:34]
qui se préparent à l'arrivée d'un météorite,
[21:36]
si je ne me trompe pas. Ils se préparent à
[21:37]
construire un gros bunker dans une montagne
[21:40]
du Colorado en secret.
[21:42]
Ils choisissent un peu une forme
[21:44]
de future société, d'élite
[21:46]
et tout ça, qui vont avoir
[21:48]
la chance de pouvoir habiter
[21:50]
ce nouvel endroit, ce Paradise.
[21:52]
Je vous fais fi de tous les détails,
[21:54]
mais ça ressemble un peu à ça.
[21:55]
C'est une fiction, mais je vous le dis,
[21:57]
c'est super bon à voir.
[21:59]
Si vous aimez ce style-là
[22:01]
de ce qu'on vous parle aujourd'hui,
[22:02]
c'est une série à voir.
[22:03]
Oui, ça a l'air vraiment intéressant.
[22:05]
Les condos eux-mêmes suivent la même logique.
[22:08]
Sur le site actuel, le demi-étage
[22:10]
est toujours affiché à 1,5 million US
[22:13]
pour environ 900 pieds carrés.
[22:15]
L'étage complet est à 3 millions
[22:17]
pour 1820 pieds carrés
[22:20]
et le penthouse,
[22:21]
lui, est à partir de
[22:22]
4,5 millions pour
[22:24]
3600 pieds carrés
[22:26]
sur deux étages.
[22:27]
Mais les fiches d'inventaire publiées en 2025
[22:30]
montrent aussi que le marché bouge.
[22:32]
C'est-à-dire deux demi-étages
[22:34]
étaient alors affichés à 1,2 et 1,3 millions
[22:36]
et un étage complet
[22:38]
avait été réduit à 2,4 millions
[22:40]
avant d'être vendu.
[22:42]
Même l'apocalypse finit par avoir
[22:43]
des ajustements de prix.
[22:45]
Ça ressemble à peu près à les hauts prix de Montréal
[22:47]
aujourd'hui pour acheter un condo.
[22:48]
C'est quand même, les prix sont pas si gros que ça, je trouve,
[22:51]
pour ce qui offre versus le marché d'aujourd'hui.
[22:53]
Oui, mais là t'as pas de cours arrière,
[22:55]
t'as pas de petits marchés pis de boulangeries
[22:57]
à côté,
[22:59]
en beau milieu de nulle part,
[23:01]
enfoui sous terre.
[23:01]
Oui, oui, j'exagère un peu, mais c'est pas si cher,
[23:05]
je trouve, d'une certaine façon.
[23:06]
Ah oui, ben oui. Et le détail
[23:08]
le plus troublant, ben c'est pas le béton
[23:11]
qui est entièrement présent partout,
[23:13]
c'est l'effort déployé pour faire
[23:15]
oublier qu'on vit dans un cylindre
[23:17]
enterré. Donc les unités ont des
[23:19]
fenêtres simulées sur des écrans LED,
[23:21]
capables de recréer la lumière
[23:23]
du jour et des vues extérieures.
[23:25]
On raconte même qu'une cliente
[23:26]
New Yorkaise voulait un faux Central
[23:29]
Park avec le bruit des taxis
[23:30]
et des klaxons affichés dans son
[23:34]
appart comme si
[23:34]
elle donnait sur Central Park.
[23:37]
Hall explique qu'une
[23:39]
psychologue l'a poussé à rendre l'endroit
[23:41]
le plus normal possible pour limiter
[23:43]
la déprime, la claustrophobie
[23:45]
et les conflits. Ici, le luxe
[23:47]
n'est pas seulement décoratif, il sert
[23:49]
aussi d'outils de stabilisation mentale.
[23:52]
Et derrière ce confort,
[23:53]
il y a des règles. La vie en temps
[23:55]
de crise serait encadrée par
[23:57]
l'association de copropriétés.
[23:58]
Ben oui, comme un condo. Ben oui.
[24:00]
Et chaque adulte devrait travailler quatre
[24:02]
heures par jour, les sorties seraient
[24:05]
contrôlées et Hall disait
[24:07]
disposer de véhicules blindés
[24:09]
capables d'aller chercher les propriétaires
[24:10]
dans un rayon de 400 000 autour
[24:13]
du bunker. Ceux qui
[24:15]
ont un avion privé peuvent
[24:17]
apparemment atterrir à Salina
[24:19]
qui est une trentaine de mille
[24:20]
du site et se rendre en voiture
[24:23]
par la suite. Survival condo
[24:25]
ne vend donc pas seulement un abri, il
[24:27]
vend une micro-société déjà pensée
[24:29]
d'avance avec sa logistique,
[24:31]
sa hiérarchie et sa discipline
[24:33]
pour les gens relativement riches.
[24:35]
Vu de l'extérieur, tout
[24:37]
ça ressemble à une excentricité
[24:39]
de millionnaire. Mais vu de près,
[24:41]
c'est plus dérangeant parce qu'on
[24:45]
parle d'une piscine et un cinéma, on parle
[24:46]
d'un lieu où tout a été réfléchi
[24:48]
d'avance. La nourriture, l'eau, la
[24:50]
lumière, les loisirs, les tâches,
[24:52]
l'autorité, les accès. C'est comme un peu
[24:54]
une micro-société. Oui, exactement. Même
[24:56]
les espaces communs et des cris suivent
[24:57]
cette logique avec une piscine de 75
[25:00]
pieds, un mur d'escalade,
[25:02]
un parc à chien, une classe
[25:04]
d'école, un gym, une bibliothèque
[25:06]
puis une aile médicale.
[25:09]
Et Hall n'en est pas resté
[25:11]
seulement là.
[25:12]
En 2017, il montrait déjà
[25:14]
un deuxième silo,
[25:16]
annoncé comme trois fois plus vaste.
[25:18]
Et en 2024, il préparait
[25:20]
encore une autre installation
[25:21]
à Tescot, au Kansas.
[25:24]
Donc vraiment, le développement
[25:26]
immobilier autour de Survival
[25:28]
Condo est
[25:30]
assez gros. Ça n'a jamais été une cachette.
[25:32]
C'est vraiment un modèle.
[25:33]
Je ne serais pas surpris de le voir répliquer
[25:35]
dans plusieurs pays. Parce que je suis
[25:37]
convaincu que plusieurs
[25:40]
personnes ne seraient intéressées.
[25:42]
Moi, je retrouve un claustrophobe.
[25:45]
Mais c'est ça,
[25:47]
la lumière du jour me manquerait,
[25:48]
même si tu mets un LED avec Hawaii
[25:50]
dessus. Mais bon,
[25:52]
je pense que ce n'est pas pour moi, mais je suis sûr que
[25:54]
il y a plusieurs personnes qui seraient intéressées
[25:56]
à voir ça. Je suis convaincu.
[25:59]
Maintenant, on fait de l'agriculture
[26:00]
sous terre en silo, mais pourquoi
[26:02]
pas habiter. Exact.
[26:04]
Et là, Emile, on va parler
[26:06]
d'un de nos préférés,
[26:09]
Mark Zuckerberg,
[26:10]
à Hawaii. Quand on parle
[26:12]
d'un milliardaire qui se prépare au pire,
[26:13]
le cas de Mark Zuckerberg revient
[26:15]
presque toujours. Pas seulement
[26:17]
parce qu'il est riche, mais parce que
[26:19]
Hawaii, ou Kowaii en français,
[26:22]
à Hawaii,
[26:24]
il n'a pas acheté une simple maison
[26:25]
de vacances, notre cher Mark. Il a
[26:27]
assemblé, achat après achat,
[26:30]
un domaine gigantesque.
[26:32]
C'est pas mal un des
[26:33]
plus craqués parmi les milliardaires.
[26:35]
On ne sait pas où ça va s'arrêter, son truc.
[26:37]
Non, non.
[26:40]
Hawaii, tu es un peu
[26:43]
en Chris après lui
[26:44]
aussi, vous allez voir.
[26:45]
Et quand les plans ont été révélés en 2023,
[26:48]
le coeur du projet couvrait déjà
[26:50]
environ 1400 acres
[26:51]
et devait coûter plus de 270
[26:53]
millions de dollars US.
[26:55]
Et en 2025, on révélait
[26:57]
un achat discret supplémentaire
[26:59]
de 962 acres de plus
[27:02]
pour un petit 65 millions de plus.
[27:04]
Oui, un petit achat discret.
[27:05]
Oui, c'est ça, un pocket change.
[27:07]
Ce qui portait ces terres à plus de
[27:10]
2300 acres sur l'île,
[27:11]
à cette échelle-là, on ne parle plus
[27:13]
vraiment d'une résidence, on parle d'un territoire.
[27:16]
Et le domaine s'appelle
[27:18]
Ko'olo Ranch.
[27:19]
Et tout, dans la manière dont il a été conçu,
[27:23]
respire le contrôle.
[27:24]
On décrit un chantier entouré
[27:25]
d'un mur de six pieds, surveillé par des
[27:28]
gardes, au portail, par des
[27:29]
patrouilles, envététés sur les plages
[27:32]
de l'usine. Les travailleurs,
[27:34]
des charpentiers, aux agents de sécurité,
[27:36]
auraient été tenus de signer des accords
[27:38]
de confidentialité très strictes,
[27:40]
au point où certains disent avoir vu
[27:41]
des collègues retirés du projet
[27:43]
parce qu'ils ont fait des publications sur
[27:46]
les médias sociaux.
[27:47]
Sur les propres réseaux de marque.
[27:50]
Oui, l'ironie est très bonne.
[27:52]
Cette culture du secret frappe
[27:54]
d'autant plus qu'on ne parle pas ici d'une base
[27:56]
militaire, mais d'une résidence privée.
[27:58]
Et sous cet écran de confidentialité,
[28:00]
les plans obtenus montrent quelque chose
[28:02]
de beaucoup plus vaste qu'un simple
[28:04]
ranch. Le complexe déjà planifié
[28:06]
comptait plus d'une douzaine de
[28:08]
bâtiments, avec au moins 30 chambres,
[28:10]
rien de moins, 30 salles de bain,
[28:12]
rien de moins, organisés autour de
[28:14]
deux résidences principales dont la superficie
[28:16]
totale atteint 57 000 pieds carrés.
[28:18]
On a bien des visiteurs pour avoir
[28:20]
autant de salles de bain.
[28:22]
Soit l'équivalent d'un terrain de
[28:24]
football, 57 000 pieds carrés,
[28:26]
et à cela s'ajoutaient 11 maisons
[28:28]
dans les arbres, en forme de disques
[28:30]
reliés par des ponts suspendus,
[28:32]
on dirait une science-fiction,
[28:34]
ainsi qu'un bâtiment avec un gym
[28:36]
complet, piscine, sauna, spa
[28:38]
froid et terrain de tenis.
[28:40]
On est loin du chalet discret
[28:42]
dans les Laurentides sur le bord de l'eau.
[28:44]
Et puis, il y a ce qui se trouve
[28:46]
sous la surface. Selon les plans,
[28:49]
les deux maisons principales sont
[28:50]
reliées par un tunnel qui débouche
[28:52]
sur un abri souterrain d'environ
[28:53]
5 000 pieds carrés,
[28:55]
donc autour de
[28:57]
465 mètres carrés,
[28:59]
et l'espace comprend des zones de vie,
[29:01]
une salle mécanique et une trappe d'évacuation
[29:04]
accessibles par échelle.
[29:06]
Et la porte de cet abri est décrite
[29:07]
comme une porte métallique remplie
[29:09]
de béton, du type qu'on associe
[29:11]
aux bunkers et aux abris anti-explosions.
[29:14]
Plusieurs portes du complexe
[29:15]
doivent aussi être à clavier,
[29:17]
insonorisées ou carrément déguisées
[29:19]
en murs, ce que les plans appellent
[29:21]
des blind doors, donc des portes
[29:23]
visibles ou aveugles.
[29:25]
Le plus troublant, ce n'est pas juste
[29:27]
l'abri, c'est le fait qu'il s'insère
[29:29]
dans un domaine pensé pour continuer
[29:30]
à fonctionner même quand le reste
[29:32]
décroche. On parle d'un réservoir
[29:35]
d'eau de 55 pieds de diamètre
[29:37]
et de 18 pieds de haut,
[29:38]
accompagné d'un système de pompage,
[29:40]
tandis que la nourriture est déjà produite
[29:42]
sur place par l'agriculture et l'élevage.
[29:45]
Il y a d'autres sources qui disent
[29:46]
que le ranch compte déjà du bétail,
[29:49]
des chevaux, une pépinière,
[29:50]
ainsi que des cultures de gingembre
[29:52]
et de curcuma biologiques.
[29:54]
Je me demande bien quel est le lien
[29:55]
avec le gingembre et le curcuma.
[29:57]
C'est bon pour le microbiote.
[30:01]
Le microbiote c'est bon
[30:02]
pour notre deuxième cerveau,
[30:05]
l'intestin, donc j'imagine
[30:06]
qu'il veut préserver tout ça
[30:08]
en cas de fin du monde.
[30:09]
En 2025, on ajoutait encore trois
[30:11]
nouveaux grands bâtiments, dont deux
[30:13]
alignent à eux seuls 16 chambres,
[30:16]
16 salles de bain, avec assez d'espace
[30:18]
pour que le domaine, une fois fermé,
[30:19]
puisse loger plus de 100 personnes.
[30:21]
Oui, et puis là, si on est rendu à 46 salles de bain.
[30:23]
C'est ça. Tu imagines juste la tuyauterie.
[30:26]
Je pensais juste à la plomberie
[30:28]
de tout ça. C'est quasiment comme une tour
[30:29]
à condos. Oui, oui, oui.
[30:31]
La sécurité suit la même logique.
[30:33]
On rapportait déjà que plus de 20
[30:35]
caméras figurent sur les plans d'un seul
[30:38]
petit bâtiment d'opération.
[30:39]
Et en 2025, les nouveaux bâtiments
[30:41]
montrés dans les documents comportent eux
[30:43]
aussi caméras, serrures à clavier,
[30:45]
et détecteurs de mouvement. Donc, même si
[30:47]
Zuki présente le site comme un wrench
[30:49]
familial et agricole, les
[30:51]
éléments visibles racontent aussi
[30:53]
autre chose. Un espace fermé,
[30:55]
compartimenté, surveillé avec sa
[30:57]
propre eau, sa propre production alimentaire
[30:59]
et un refuge souterrain
[31:01]
intégré au cœur du domaine.
[31:04]
Et Zuckerberg, lui, a tenté
[31:05]
de calmer le jeu-là. En décembre
[31:07]
2024, il a été interrogé à ce
[31:09]
sujet et il a décrit la structure
[31:11]
souterraine comme un « little shelter »,
[31:13]
« a basement ». Oui, une « man cave ».
[31:15]
Oui, exact, un petit endroit pour
[31:18]
lui, en disant que le tout avait été
[31:19]
gonflé hors de proportion et que
[31:22]
le wrench n'était pas un bunker de
[31:23]
fin du monde. Il a aussi parlé
[31:25]
d'un « hurricane shelter »,
[31:27]
dont une protection anti-tornable,
[31:30]
et insisté sur le fait que le
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projet tournait autour de l'élevage et
[31:33]
de la vie familiale. Cette nuance
[31:35]
est importante parce qu'elle empêche d'affirmer
[31:37]
qu'il parle lui-même d'un bunker apocalyptique,
[31:40]
mais elle efface pas les plans,
[31:41]
les dimensions ni le niveau de
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redondance du site.
[31:45]
Ici, on ajoute à ça une autre couche
[31:47]
de malaise. En 2025,
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on révélait qu'une partie du domaine
[31:51]
se trouve sur un site funéraire
[31:53]
hawaïen connu, avec la possibilité
[31:55]
qu'il y ait d'autres sépultures
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encore non identifiées selon un
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document de l'État cité par différents
[32:01]
médias. À partir de là,
[32:03]
le Ko'olo Ranch cesse d'être
[32:05]
seulement un projet immobilier
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extravagant. Ça devient un peu le symbole
[32:09]
de se contenter plus d'acheter du confort,
[32:11]
il s'achète de la distance du contrôle
[32:13]
et peut-être surtout la possibilité de
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se retirer du monde quand celui-ci devient
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trop instable. Oui, parce que
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je comprends Zuckerberg de vouloir se protéger
[32:22]
lui-même. Il doit être
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un des hommes les plus détestés sur la planète.
[32:26]
Les coûts de sécurité,
[32:27]
c'est débile. Pour lui,
[32:29]
au quotidien, dans les
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états financiers de méta,
[32:34]
j'ai plus les chiffres en tête,
[32:35]
mais je te dis, c'est des millions par mois.
[32:38]
Il faut braquer.
[32:41]
Il est très détesté, comme tu dis.
[32:44]
Ça ne doit pas être une vie sérieuse.
[32:46]
Non, c'est clair. Sauf que
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son domaine
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va bien au-delà de la sécurité
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personnelle.
[32:54]
Comme tu dis, c'est
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comme s'il s'achetait une
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tour à condo à lui seul,
[32:59]
mais avec des tunnels et tout ça.
[33:02]
Justement, sur un ancien site,
[33:04]
un ancien site un peu spirituel,
[33:07]
il va y avoir de la nature
[33:08]
détruite sans doute.
[33:10]
Tout ce projet-là.
[33:12]
Je peux bien comprendre
[33:14]
qu'il va peut-être recevoir
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100 personnes à l'occasion pour des événements,
[33:18]
mais tout ça, c'est pour
[33:20]
lui, sa femme et sa petite famille.
[33:22]
C'est beaucoup
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d'arcs de terrain consacrés
[33:28]
à un seul individu.
[33:29]
Beaucoup de ressources qui,
[33:31]
techniquement, ne serviront pas tant.
[33:33]
Je veux dire, d'une certaine façon,
[33:36]
ces 30 toilettes ne doivent pas être
[33:37]
utilisées en même temps.
[33:38]
Vu que c'est un bunker, combien de jours
[33:40]
il habite par année?
[33:42]
Il vient de s'acheter une autre place
[33:45]
à Miami, parce qu'il enlève
[33:47]
l'impôt, parce qu'il y a une menace
[33:48]
d'impôt supplémentaire des milliardaires en Californie.
[33:51]
Il commence tout à l'acheter
[33:53]
sur des propriétés
[33:54]
sur une île à Miami.
[33:56]
La Billionaire Island.
[33:59]
Il a acheté
[34:01]
173 millions il y a quelques semaines.
[34:03]
Une petite maison
[34:04]
comme ça, en plus de toutes les
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maisons qu'il achète dans son quartier
[34:08]
à Palo Alto. Je ne sais plus si c'est directement à Palo Alto,
[34:11]
mais je ne sais pas si vous savez l'histoire,
[34:13]
mais au fil du temps, il a acheté
[34:14]
quasiment tout le quartier autour.
[34:16]
Il fait plein de travaux. Là, pour essayer d'acheter
[34:18]
le voisinage
[34:20]
du bruit, il aura offert des écouteurs
[34:22]
anti-bruits. Il est tombé tout à ton.
[34:24]
Il est tombé tout à ton.
[34:26]
Il a tellement... En tout cas,
[34:28]
autant que j'ai pu l'admirer
[34:30]
à une certaine époque, je dirais dans les
[34:31]
débuts, débuts, débuts de Facebook, autant que maintenant,
[34:35]
j'apprécie
[34:36]
pas ce qu'il fait avec toute son âge.
[34:37]
Et là, on a fini
[34:39]
de parler de Zouki et de se pomper.
[34:41]
On va parler de Bill Gates.
[34:44]
Bill Gates est un petit peu plus
[34:46]
soft, si je peux me permettre.
[34:48]
Il incarne une autre forme de préparation,
[34:50]
Emile. Tout en étant fortement
[34:52]
impliqué dans les Epstein Files.
[34:53]
Ah oui, mon Dieu, pauvre Bill. Ben, pas pauvre Bill.
[34:55]
Il mérite, oui.
[34:58]
Il a fait quelque chose de wrong.
[34:59]
Mais comme je pense que j'ai dit dans un autre épisode,
[35:02]
je suis un peu déçu.
[35:03]
Parce que Bill, je l'aimais quand même.
[35:05]
Il a quand même accompli beaucoup de choses.
[35:07]
Mais on dirait que là...
[35:09]
Oui, là, ça ternit son image.
[35:12]
Non, c'est pas beau
[35:13]
ce qui est autour de Bill Gates.
[35:14]
Les gars ont de la misère à gérer, là, entre gens.
[35:17]
Mais bon, là,
[35:19]
je ne parlerai pas de bunker spectaculaire
[35:21]
ni de refuge secret, mais lui,
[35:22]
il contrôle plus des actifs jugés stratégiques.
[35:25]
Et à travers son groupe d'investissement,
[35:27]
il est devenu le plus grand
[35:28]
propriétaire privé de terres agricoles
[35:30]
aux États-Unis, Emile. Ah oui, c'est hallucinant, ça.
[35:32]
C'est fou, là. C'est 242 000 acres.
[35:35]
C'est pas la majorité
[35:36]
des terres agricoles, évidemment, loin de là,
[35:38]
mais c'est assez pour nourrir les spéculations.
[35:41]
Lui, il affirme que ses achats
[35:42]
ne sont pas liés au climat. Pourtant,
[35:44]
dans ses prises de parole publiques,
[35:46]
Gates répète depuis des années
[35:47]
que le monde n'est pas prêt pour les crises systémiques
[35:51]
et dans sa conférence
[35:53]
tête de 2015,
[35:54]
il raconte même qu'enfant,
[35:56]
sa famille gardait chez elle un baril rempli
[35:58]
d'eau et de conserve en prévision
[36:00]
d'une guerre nucléaire. Et avant d'expliquer
[36:02]
que le plus grand risque mondial
[36:04]
n'est plus, selon lui, la guerre,
[36:06]
mais une pandémie, il résume cette idée
[36:08]
avec une formule devenue célèbre
[36:10]
Not missiles, but microbes.
[36:13]
Donc pas des missiles,
[36:14]
mais des microbes. Et chez lui,
[36:17]
l'appart ne prend pas la forme d'un bunker.
[36:18]
Elle prend plutôt la forme d'une obsession
[36:20]
pour la préparation, la résilience
[36:22]
et le contrôle d'infrastructures,
[36:24]
qu'on peut dire vitale.
[36:25]
Mais ça, c'est quand même assez inquiétant,
[36:27]
que la plupart des terres agricoles maintenant
[36:30]
aux États-Unis appartiennent à un multimilliardaire
[36:33]
comme ça. Oui, oui.
[36:34]
C'est pas la majorité, mais c'est quand même beaucoup,
[36:36]
242 000. Oui, oui, oui.
[36:38]
Je sais pas combien de monde ça peut nourrir, mais oui.
[36:40]
Il doit rivaliser avec Monsanto.
[36:42]
Oui, puis t'as raison,
[36:44]
il y a un enjeu là-dessus.
[36:45]
On devrait pas...
[36:46]
Je sais pas, on fera pas le monde aujourd'hui,
[36:48]
mais c'est vrai qu'il y a un danger.
[36:49]
Je trouve que des gens,
[36:54]
des individus,
[36:55]
achètent des terres.
[36:56]
Ça devrait, des fois, l'État, je trouve,
[36:58]
qu'il gère ça d'une certaine façon
[36:59]
pour assurer une autonomie et une continuité.
[37:02]
Oui, parce qu'à quelque part,
[37:03]
c'est plein de petits agriculteurs
[37:06]
qui non plus...
[37:08]
Ils se font acheter sûrement à bon prix,
[37:10]
mais quand même,
[37:11]
ça enlève la diversité,
[37:14]
ça enlève, comment dire,
[37:16]
justement, ça transforme le tout
[37:17]
un peu en monopole à quelque part,
[37:19]
ou en oligopole. Oui, oui, bien dit.
[37:22]
Un autre qu'on aime bien détester,
[37:24]
c'est Peter Thiel,
[37:26]
un autre richissime
[37:28]
de la Silicon Valley, puis lui,
[37:29]
il ressemble un peu à un vilain dans James Bond,
[37:32]
si tu veux, mon avis.
[37:34]
Pour ceux qui le connaissent pas,
[37:35]
c'est un entrepreneur puis un investisseur
[37:37]
de la Silicon Valley, cofondateur de Paypal,
[37:40]
et l'un des premiers grands investisseurs
[37:42]
dans Facebook. Lui,
[37:43]
il a pas attendu l'effondrement pour se donner
[37:45]
une option de sortie. Dans son cas,
[37:48]
cette option a pris la forme d'un pays
[37:50]
entier, c'est-à-dire la Nouvelle-Zéland.
[37:52]
Ben oui, fou, là. Ça, c'est comme
[37:53]
son lieu qui l'adore.
[37:56]
En juin 2011,
[37:58]
le ministre Nathan Guy
[37:59]
lui accorde la citoyenneté
[38:01]
en vertu de l'article 91C
[38:04]
de la Citizenship Act,
[38:06]
une clause spéciale fondée
[38:07]
sur l'intérêt public et les circonstances exceptionnelles.
[38:11]
Et par la voie normale,
[38:12]
un candidat devait pourtant
[38:14]
être présent en Nouvelle-Zélande
[38:15]
pendant au moins 1350 jours
[38:18]
sur cinq ans,
[38:19]
dont 240 jours par année
[38:21]
pour être éligible. Or,
[38:23]
les documents rendus publics ont ensuite montré
[38:25]
que Peter Thiel n'y avait passé
[38:27]
lui que 12 jours, répartis sur 4 voyages.
[38:30]
Donc,
[38:31]
c'est une exception
[38:32]
qui est parfaitement légale, mais
[38:35]
très discrétionnaire, si on
[38:37]
peut se permettre.
[38:39]
L'affaire éclate vraiment au grand jour
[38:40]
en 2017. La justification
[38:43]
avancée à l'époque repose sur
[38:45]
des investissements locaux, sa
[38:46]
philanthropie et l'idée qu'ils pourraient
[38:48]
servir d'ambassadeurs officieux
[38:50]
entre la Silicon Valley et la Nouvelle-Zélande.
[38:54]
La presse a aussi relevé
[38:55]
qu'il avait donné un million de dollars
[38:57]
néo-zélandais au fonds de secours
[38:59]
du séisme The Christ Church.
[39:02]
Et l'Office of the Auditor General
[39:04]
n'a pas ouvert d'enquête, mais il
[39:06]
a confirmé que le ministre avait utilisé
[39:07]
une disposition qui lui permettait
[39:09]
d'écarter les critères normaux de présence
[39:11]
et même l'intention habituelle de
[39:14]
résidence. La controverse
[39:15]
portait donc moins sur l'illégalité
[39:18]
que sur le principe, c'est-à-dire
[39:19]
pour certaines fortunes, il existe une
[39:22]
porte d'entrée que le citoyen ordinaire
[39:23]
ne verra jamais.
[39:25]
Quatre ans plus tard, en 2015,
[39:28]
Thiel achète le bloc de Damper Bay
[39:30]
sur les rives du lac Wanaka
[39:32]
en Nouvelle-Zélande. La presse locale
[39:34]
parle d'un terrain de 193 hectares
[39:37]
acquis pour environ
[39:38]
13,5 millions de dollars
[39:39]
néo-zélandais. Et ce détail est
[39:41]
important. Sa citoyenneté
[39:43]
lui évitait aussi de devoir passer
[39:45]
par un bureau, le
[39:47]
Overseas Investment Office
[39:49]
pour cette acquisition.
[39:51]
Puis en 2021, sa société
[39:53]
le Saguenstar Ltd
[39:55]
dépose un projet destiné par Kengo
[39:57]
Kuma & Associates, et les plans
[40:00]
publics décrivent un complexe paysager
[40:02]
d'environ 330
[40:03]
mètres de long, avec
[40:05]
10 unités d'hébergement pour
[40:07]
ses invités, une résidence privée
[40:09]
pour le propriétaire, un bâtiment
[40:11]
de service et un petit pavillon de
[40:13]
méditation. L'idée
[40:15]
architecturale est limpide,
[40:17]
se fondre dans le relief tout en
[40:19]
conservant une vue totale sur le lac
[40:21]
et les Alpes du Sud.
[40:24]
Sauf que le paysage, justement,
[40:25]
va freiner le projet.
[40:26]
En 2022, le panel indépendant
[40:29]
chargé d'évaluer la demande
[40:31]
juge
[40:33]
son domaine,
[40:35]
trop visible depuis un sentier
[40:36]
public et trop imposant dans
[40:38]
un paysage naturel protégé.
[40:41]
Puis en mai 2024,
[40:43]
l'Environment Court
[40:44]
rejette à son tour l'appel de Peter Thiel.
[40:47]
Le tribunal reconnaît que l'architecture
[40:49]
est soignée et sensible à son environnement,
[40:51]
mais conclut quand même que
[40:52]
l'ensemble ne protège pas adéquatement
[40:54]
les valeurs paysagères du site.
[40:57]
À ce moment-là,
[40:58]
le projet essuie donc un deuxième refus.
[41:01]
La seule nuance, c'est qu'à la
[41:02]
fin de 2024, la Cour ordonne
[41:04]
aussi un conseil municipal
[41:06]
et à la société de Thiel
[41:08]
de verser chacun environ 44
[41:11]
199 Néo-Zélandais
[41:13]
en frais, ce qui n'est pas des
[41:14]
gros montants bruits. Non pas parce
[41:16]
que le projet avait gagné sur le fond,
[41:18]
mais parce que la conduite du conseil
[41:20]
pendant l'appel a été critiquée.
[41:22]
C'est comme un petit tapis et doigts.
[41:23]
Ben oui, exact. Le détail le plus révélateur
[41:26]
n'est peut-être pas le bâtiment lui-même,
[41:28]
c'est la logique qui l'entoure.
[41:30]
Depuis des années, la Nouvelle-Zélande
[41:32]
circule dans l'imaginaire survivaliste
[41:34]
des élites techno-financières
[41:36]
comme un refuge lointain,
[41:38]
politiquement stable, riche en eaux
[41:40]
et relativement isolé.
[41:42]
Thiel en est devenu le symbole
[41:44]
parfait, c'est-à-dire un passeport
[41:46]
obtenu par exception, une grande
[41:48]
propriété isolée, puis un projet
[41:50]
résidentiel presque enfoui dans le paysage.
[41:52]
Fascinant. Et le cas
[41:54]
de Sam Altman, qui est co-fondateur
[41:56]
de OpenAI, s'inscrit
[41:58]
dans la même logique. Dès 2016,
[42:00]
on rapportait que si une pandémie
[42:02]
frappait, son plan de secours
[42:04]
était de rejoindre Peter Thiel en Nouvelle-Zélande,
[42:07]
dans la propriété de ce
[42:08]
dernier. Rien de plus spectaculaire
[42:10]
n'est confirmé publiquement, mais l'idée
[42:12]
est déjà révélatrice en soi.
[42:15]
Au fond, ce que Thiel
[42:16]
a tenté d'acheter à Wanaka,
[42:17]
c'est pas seulement un domaine,
[42:19]
c'est une distance, à quelque part.
[42:21]
Une distance géographique, politique
[42:23]
et sociale. Parce que
[42:25]
n'oubliez pas qu'il est aussi co-fondateur de
[42:27]
Palantir, une société
[42:29]
un petit peu fantôme qui fait de
[42:31]
l'intelligence de guerre, qui est impliquée
[42:33]
dans peu près tous les conflits de la Terre.
[42:35]
On ne sait pas trop ce qu'ils font. Donc il est bien placé
[42:37]
Peter Thiel pour savoir ce qui se passe
[42:40]
dans le monde et comment
[42:41]
s'en cacher. Ah oui, il a totalement
[42:43]
raison, mais leur intelligence artificielle est utilisée
[42:45]
par le ICE entre autres aux États-Unis.
[42:49]
Ils connectent à peu près sur toute
[42:51]
leur intelligence, leur genre de gros
[42:53]
brain, ils connectent sur à peu près toute sorte
[42:55]
de données qui peut être traité
[42:58]
efficacement par
[42:59]
l'intelligence artificielle.
[43:02]
C'est impressionnant technologiquement,
[43:04]
mais au niveau de l'éthique, on repassera.
[43:06]
Oui, oui, tout à fait.
[43:08]
Donc, c'est pas un bunker
[43:09]
confirmé au sens classique,
[43:11]
mais une sorte de sortie de secours
[43:13]
élégante, légale, discrète
[43:15]
et suffisamment cher pour
[43:17]
rester hors de portée du commun.
[44:40]
Pendant que certains misent
[44:41]
sur un silo reconverti au Kansas
[44:43]
ou sur un domaine isolé à
[44:45]
l'autre bout du monde, Emile,
[44:47]
il y a le vivos X-Point
[44:49]
qui vend quelque chose d'encore plus ambitieux.
[44:52]
J'ai hâte de voir parce que là,
[44:53]
ça me donne envie de magasiner l'immobilier tout ça.
[44:56]
Oui. Non, c'est pas un
[44:57]
bunker unique, mais un vaste complexe
[44:59]
de survie. Il faut juste être précis.
[45:02]
C'est pas une ville souterraine, c'est un
[45:04]
immense ancien dépôt de munitions
[45:06]
connu comme le Black Hills
[45:08]
Ordnance dépôt,
[45:09]
aussi appelé le Fort Igloo,
[45:11]
dans le sud-ouest du Dakota du Sud,
[45:14]
qui a été transformé à partir de 2016
[45:16]
en communauté de bunkers
[45:18]
pour survivalistes. C'est fou, ça.
[45:20]
Et sur papier, l'échelle est réelle.
[45:23]
575 bunkers
[45:24]
de béton et d'acier
[45:26]
sur un site d'environ 18 000
[45:28]
carrés.
[45:29]
Donc près de 46
[45:31]
kilomètres carrés,
[45:33]
avec plus de 1000 milles de
[45:35]
routes internes. C'est quand même
[45:37]
du stock, là. Oui, oui, oui.
[45:39]
C'est tout qu'un domaine.
[45:40]
Chaque bunker est une coque massive recouverte
[45:42]
de terre héritée de l'infrastructure militaire
[45:45]
d'origine. Et selon la documentation
[45:47]
de Vivos, on parle d'unités
[45:49]
d'environ 26.5 pieds
[45:51]
de large par 60 à 80 pieds
[45:53]
de long, avec un plafond
[45:55]
arché d'environ
[45:56]
12.5 à 13 pieds
[45:58]
pour presque 2200 pieds carrés.
[46:01]
Donc un peu plus de 200 mètres carrés.
[46:03]
C'est quand même spacieux. Oui.
[46:05]
Le promoteur affirme aussi que les
[46:06]
bunkers sont séparés d'environ 400 pieds
[46:08]
pour limiter les réactions en chaîne
[46:10]
qu'il aurait été conçu pour
[46:12]
encaisser un reported
[46:14]
500 000 livres
[46:17]
d'une explosion
[46:18]
de 500 000 livres,
[46:20]
imagine. Et que le
[46:22]
tréil d'acier dans le béton pourrait agir
[46:24]
comme une sorte de cage de Faraday
[46:26]
contre une impulsion électromagnétique.
[46:28]
Donc c'est du solide, si je peux dire.
[46:31]
Oui, son prévoyant.
[46:32]
Oui, quand même. C'est ce qu'on achète ici.
[46:34]
Ce n'est pas un condo clé en main. C'est une coque
[46:36]
livrée telle qu'elle, balayée
[46:38]
avec la porte
[46:40]
qui protège un peu tout ça
[46:42]
et la structure brute. L'électricité n'est pas
[46:44]
fournie par le réseau. Vivos dit que
[46:46]
le site est hors réseau et que chaque
[46:48]
bunker doit ajouter sa propre
[46:50]
génératrice diesel.
[46:52]
C'est barri de carburant, son
[46:54]
cablage, sa plomberie, sa
[46:56]
connexion à l'eau, sa filtration
[46:58]
et sa ventilation.
[47:00]
La foi aux questions sur le site du projet
[47:02]
parle d'un aménagement intérieur qui peut commencer
[47:04]
autour de 15 000 $ US,
[47:06]
mais peut facilement dépasser les 100 000 $
[47:08]
selon le niveau de confort
[47:10]
qu'on veut. Elle évoque aussi un
[47:12]
puits aquifère
[47:13]
de 4 200 pieds, une
[47:16]
citerne souterraine d'environ
[47:18]
150 000 gallons et mille,
[47:20]
puis un branchement initial à l'eau
[47:22]
facturé à 3 600 $ US.
[47:25]
Et le modèle d'affaires est
[47:26]
presque aussi révélateur que l'infrastructure.
[47:29]
Selon Vivos, un bunker
[47:30]
peut être obtenu contre un paiement
[47:32]
initial de 55 000 $
[47:34]
américain. Et ensuite, les montants
[47:36]
varient selon les documents.
[47:38]
La page promotionnelle parle d'un loyer
[47:40]
foncier annuel de 1091
[47:43]
$.
[47:44]
La foi aux questions, elle,
[47:46]
parle plus de 1195 $,
[47:48]
avec des frais communs mensuels de
[47:49]
118 $, ce n'est pas si cher.
[47:53]
Il y a un médias de
[47:54]
son côté, lui, qui cite un mémo
[47:56]
interne qui est apparu en janvier 2024
[47:58]
qui parlait environ de
[48:00]
1124 $ pour un an.
[48:02]
Donc c'est à peu près 111 $
[48:04]
par mois, plus 3000 $
[48:06]
pour les services d'eau. Et Vivos
[48:08]
dit aussi offrir l'achat en pleine propriété
[48:10]
du bunker et de 20 000
[48:12]
pieds carrés de terrain pour
[48:14]
75 000 $. Même les chiffres
[48:16]
changent selon les documents qu'on
[48:17]
consulte et il y avait différentes sources.
[48:19]
Et puis tu n'avais jamais tout le temps les mêmes prix,
[48:21]
tout changeait un peu, j'essaie de faire le ménage un peu là-dedans.
[48:23]
Et puis il y a la promesse de communauté
[48:26]
restaurants réservés aux membres, bar,
[48:28]
magasin général, théâtre,
[48:30]
salle de réunion, classe, école de survie,
[48:32]
clinique, gym,
[48:34]
dessert, des ateliers,
[48:35]
des écuries, des chantiers,
[48:37]
même spa et piscine intérieure.
[48:39]
On voit que tous les projets se ressemblent un peu
[48:41]
aussi d'une certaine façon au niveau
[48:43]
de l'équipement. Et le plus intéressant
[48:46]
c'est que cette promesse est déjà
[48:48]
contredite à l'intérieur
[48:49]
même de la documentation de Vivos.
[48:52]
Dans les documents ça précise qu'il
[48:53]
n'y a aucune garantie quand au moment où ces
[48:55]
commodités seront mises en service et que personne
[48:57]
ne devrait louer ou acheter un bunker
[48:59]
en se basant sur leur réalisation.
[49:01]
Or, en 2024 et 2025,
[49:04]
on rapportait justement que plusieurs
[49:05]
de ces infrastructures n'avaient toujours
[49:07]
pas été construites plusieurs années
[49:09]
après le lancement du projet.
[49:11]
À partir de là, le rêve de survie
[49:13]
commence à ressembler à un conflit juridique.
[49:16]
En décembre 2024,
[49:18]
on parlait d'au moins
[49:19]
16 actions judiciaires ou démarches légales,
[49:22]
5 plaintes déposées auprès
[49:23]
du bureau du procureur général
[49:25]
du Tacota du Sud et des
[49:27]
entrevues menées par des agents du FBI
[49:29]
auprès d'au moins deux anciens
[49:31]
résidents. Mais ici, il faut être rigoureux.
[49:34]
Les médias rapportent des
[49:35]
entrevues du FBI et un porte-parole
[49:37]
a refusé de confirmer ou d'infirmer
[49:39]
qu'il y avait une enquête active.
[49:41]
Donc, on peut parler d'un intérêt du FBI
[49:43]
rapporté par la presse,
[49:45]
mais supposément pas d'une enquête fédérale
[49:47]
officiellement confirmée.
[49:49]
Mais, d'après moi, ils ont voulu peut-être
[49:51]
un peu de terre, ça.
[49:52]
C'est sûr que tu t'attires quand même
[49:54]
avec des projets comme ça, une certaine crowd.
[49:56]
Oui, bien oui.
[49:59]
Encore une fois, je ne vais pas mettre tout le monde
[50:00]
dans le même panier, mais tu te trouves
[50:02]
avec des gens qui ont toujours une crainte
[50:04]
envers le gouvernement pour habiter une communauté
[50:06]
de bunker comme ça, de gens
[50:08]
qui sont peut-être un peu parano, même,
[50:10]
qui ont des armes avec eux,
[50:12]
qui hésiteront peut-être des fois à employer la force.
[50:15]
Donc, c'est sûr que ça fait
[50:16]
une communauté particulière, je pense,
[50:18]
qui ne reflète pas la vraie société
[50:20]
dans laquelle on est. Non, non, tu as
[50:22]
absolument raison. Et en octobre 2025,
[50:25]
un recours collectif est
[50:26]
déposé au Fall River County Circuit Court
[50:29]
qui alléguait
[50:30]
que le bail de 99 ans,
[50:32]
qui a été utilisé par Vivos, est inapplicable
[50:35]
et que l'entreprise a fait des déclarations
[50:37]
trompeuses sur les commodités promises.
[50:39]
C'est sûr qu'un bail de 99
[50:41]
ans dans le monde dans lequel on vit,
[50:42]
on n'est pas sûr qu'on va se rendre là.
[50:45]
Les avocats parlaient d'un dossier
[50:46]
de plus de 17 millions de dollars et de plus
[50:48]
de 150 locataires potentiels.
[50:51]
En parallèle, la Cour suprême
[50:52]
du Dakota du Sud a entendu en mars
[50:54]
2026, c'est tout récent, l'appel
[50:57]
de Vivos dans un autre dossier
[50:59]
après qu'un juge
[51:00]
est conclu qu'en avril 2025,
[51:02]
le bail pouvait être modifié unilatéralement
[51:05]
au point d'en devenir
[51:06]
un illusoire, donc essentiellement
[51:08]
vide de garantie pour le locataire.
[51:10]
Au moment où on se parle,
[51:12]
il n'y a aucune Cour
[51:14]
qui avait encore rendu une décision finale
[51:16]
sur ce volet. Et puis, il y a la violence,
[51:18]
bien réelle. En août 2024,
[51:22]
David Streeter,
[51:23]
un résident du site, a tiré
[51:24]
une balle dans la poitrine de Kelly
[51:26]
Anderson lors d'une confrontation
[51:28]
à son bunker.
[51:30]
Anderson a survécu et
[51:32]
a ensuite poursuivi Streeter
[51:34]
au civil. Et en mars,
[51:35]
c'est drôle de se poursuivre au civil pour une balle.
[51:38]
En mars 2026,
[51:39]
la Cour suprême a confirmé
[51:41]
que Streeter bénéficiait de l'immunité
[51:43]
civile liée à la légitime
[51:45]
défense selon la loi du
[51:47]
Stand Your Ground de l'État
[51:49]
américain dans laquelle il se trouvait.
[51:51]
On ajoutait après examen par un grand
[51:53]
juré qu'aucune accusation criminelle
[51:55]
n'avait été retenue pour le tir lui-même.
[51:57]
Et le refuge censé protéger
[51:59]
du chaos extérieur,
[52:01]
c'est un petit peu retrouvé miné par
[52:03]
ses propres conflits, ses propres recours
[52:05]
et sa propre violence.
[52:07]
Moi, je trouve ça fou,
[52:10]
cette loi-là.
[52:11]
Je comprends qu'on n'a pas le détail
[52:13]
de la confrontation,
[52:15]
du conflit qu'inventent les deux, mais
[52:17]
il me semble qu'utiliser une arme
[52:19]
pour un conflit de voisinage
[52:21]
est un peu excessif.
[52:22]
C'est clair, ça devient un peu Lord of the Flies,
[52:25]
le Fire Festival.
[52:28]
Toujours le Fire.
[52:30]
Il est toujours dans quelque part
[52:31]
dans nos épisodes.
[52:33]
Je vous parle d'un autre projet maintenant,
[52:35]
l'Opidum. J'avais jamais entendu
[52:37]
parler de ce projet-là,
[52:38]
qui est quand même assez curieux.
[52:41]
Ce projet-là, c'est pas juste un bunker,
[52:43]
c'est un projet qui s'est vendu
[52:44]
comme la rencontre entre un héritage
[52:46]
militaire et le luxe extrême,
[52:49]
parce qu'il y a place pour un mariage
[52:50]
des deux mondes. Bien sûr.
[52:51]
En 2015, on le décrivait
[52:54]
comme la reconversion d'une ancienne
[52:56]
installation de la guerre froide
[52:57]
en République Tchèque, construite
[52:59]
entre 1984 et 1994.
[53:03]
Le domaine
[53:04]
totaliserait environ 323 000
[53:06]
pieds carrés, donc un peu plus
[53:08]
de 30 000 mètres carrés,
[53:10]
dont 77 000 pieds
[53:13]
souterrains,
[53:15]
soit un peu plus de
[53:15]
7 000 mètres carrés.
[53:17]
Le plan présenté à l'époque parlait même
[53:19]
d'un grand appartement de 6 750
[53:22]
pieds carrés et de 600 autres
[53:24]
de 1720 pieds carrés
[53:26]
sous des plafonds de 13 pieds.
[53:28]
On précisait aussi que les niveaux
[53:30]
souterrains étaient encore dans un état
[53:32]
shell and core,
[53:34]
donc restructuré
[53:35]
et pas complètement aménagé,
[53:37]
juste la coquille était là.
[53:39]
La structure existait toutefois.
[53:41]
Une bonne partie du reste appartenait encore
[53:43]
au projet. À partir
[53:45]
de 2022, Opidum
[53:47]
se présente surtout comme une société
[53:49]
Suisse qui ne vend plus seulement
[53:50]
un site en République Tchèque,
[53:53]
mais des résidences fortifiées
[53:54]
construites directement sous les domaines
[53:56]
de ses clients.
[53:58]
On rapportait alors que l'entreprise visait
[54:00]
des fortunes de plus de 100 millions
[54:02]
de dollars US aux États-Unis, en Europe
[54:05]
et aux Émirats Arabes,
[54:07]
avec des projets à partir d'au moins
[54:08]
10 millions de dollars. Donc eux
[54:10]
te proposent carrément de construire
[54:12]
un bunker en dessous de ta maison.
[54:14]
Oui, Zuki aurait dû faire ça.
[54:17]
Le modèle Heritage
[54:18]
était présenté autour de 1000 m2
[54:21]
d'espace habitable,
[54:23]
presque invisible depuis la surface
[54:24]
et installé sous le jardin ou à côté
[54:27]
de la villa principale.
[54:28]
Il faut quand même creuser un bon trou.
[54:31]
Oui, il faut quand même que le sol
[54:32]
le permette et tout ça.
[54:34]
Dans sa communication, Opidum
[54:36]
mettait de l'avant des détails très précis,
[54:39]
par exemple deux génératrices diesel,
[54:41]
un système de batterie pour alimenter
[54:43]
tout le monde, trois sorties d'urgence,
[54:45]
des salles de décontamination,
[54:47]
des espaces d'air filtrés,
[54:49]
des salons sécurisés,
[54:51]
des suites, un spa, un jardin intérieur
[54:53]
et des patio éclairés
[54:55]
pour simuler un cycle naturel.
[54:57]
On ajoutait que les prix commencent
[54:59]
autour de 10 millions de dollars,
[55:01]
qu'un modèle futuriste tournerait
[55:03]
autour de 40 millions et que le
[55:05]
modèle Heritage pouvait approcher
[55:07]
des 100 millions. L'architecture
[55:09]
de l'Héritage était associée
[55:11]
au français Mark Prigent,
[55:13]
présenté comme ayant travaillé sur des
[55:15]
projets avec, entre autres, Ritz-Calton
[55:17]
et les hôtels Four Seasons.
[55:19]
L'idée n'a pas vraiment fonctionné
[55:21]
et l'entreprise suisse derrière
[55:23]
Opidum a aujourd'hui cessé
[55:25]
ses activités en mai 2025.
[55:27]
Oui, ils sont en liquidation, puis je
[55:29]
regardais, mais je n'ai pas trouvé de vente
[55:30]
aux enchères de vieux bunkers.
[55:32]
Non, c'est ça. Mais pourquoi eux,
[55:35]
derrière les bunkers, les terres
[55:37]
achetées loin du monde et les plans
[55:38]
de repli, il y a une question un peu plus
[55:40]
troublante que l'architecture elle-même,
[55:43]
c'est-à-dire pourquoi ce réflexe
[55:44]
apparaît-il chez les gens qui ont contribué
[55:46]
à bâtir les plateformes, les réseaux
[55:49]
et les outils qui structurent déjà notre
[55:50]
quotidien? Peut-être parce qu'une
[55:52]
partie d'entre eux pense d'abord
[55:54]
en termes de systèmes, de points de rupture
[55:56]
et de redondance, et lorsqu'ils perçoivent
[55:58]
une fragilité, leur réflexe n'est
[56:00]
pas de faire confiance au collectif,
[56:02]
c'est de financer une solution privée.
[56:04]
Donc c'est peut-être un peu pour ça qu'ils se préparent
[56:07]
tous à leur manière.
[56:10]
Douglas Rushkoff,
[56:11]
qui est un théoricien des médias
[56:13]
et auteur, fournit ici l'un des
[56:15]
récits les plus frappants. Dans son livre
[56:17]
Survival of the Richest,
[56:19]
il raconte avoir été invité
[56:21]
à rencontrer cinq hommes extrêmement
[56:23]
riches qui parlaient entre eux de ce qu'ils
[56:25]
appelaient l'événement.
[56:27]
Ce qui n'est pas une simple crise,
[56:29]
ni une récession. Un basculement
[56:31]
majeur capable d'être à la fois
[56:33]
environnemental, social et technologique.
[56:35]
Ce qu'il a marqué, c'est pas seulement
[56:37]
qu'il imaginait cette rupture-là,
[56:39]
mais qu'il s'interrogeait déjà
[56:41]
sur l'après, c'est-à-dire comment
[56:43]
garder le contrôle, comment s'assurer
[56:45]
que leurs équipes de sécurité resteraient
[56:47]
loyales une fois l'argent vidé
[56:49]
de sa valeur. C'est de cette rencontre
[56:51]
que Rushkoff tire l'idée
[56:53]
de mindset, c'est-à-dire
[56:55]
la conviction que l'argent et la
[56:57]
technologie permettront à certains de
[56:59]
s'extraire d'un monde qu'ils ont pourtant
[57:01]
contribué à rendre instable
[57:03]
d'une certaine façon. C'est tellement vrai.
[57:05]
C'est vraiment tordu tout ça.
[57:07]
Et ce récit n'arrive pas dans le vide.
[57:09]
Dès les années 2010, des
[57:11]
survivalistes fortunés échangèrent
[57:13]
déjà dans des groupes privés, des
[57:15]
conseils sur les bunkers, sur les masques
[57:17]
à gaz et sur les régions les moins
[57:19]
exposées aux dérèglements climatiques.
[57:22]
Le capital risqueur
[57:23]
Tim Chang parlait de souper
[57:25]
entre gens de la tech consacré
[57:27]
aux plans de secours, aux passeports
[57:29]
et de rechanges
[57:31]
et aussi de refuges à l'étranger.
[57:34]
Justin Kind
[57:35]
décrivait chez certains amis riches
[57:37]
la même logique, un mélange
[57:39]
d'argent, de ressources et de calcul
[57:41]
de risque, un peu comme une
[57:43]
formule d'assurance. Oui, oui, oui.
[57:45]
Reid Hoffman permet aussi
[57:47]
de mettre un mot sur cette mentalité.
[57:49]
Il raconte qu'en mentionnant un voyage
[57:50]
en Nouvelle-Zélande lui aussi, un ami lui
[57:52]
a demandé s'il allait chercher de l'apocalypse
[57:55]
insurance. Hoffman
[57:57]
explique ensuite qu'a possédé une maison
[57:59]
et que la maison là bas fonctionne presque
[58:00]
comme un clin d'œil entre initiés.
[58:02]
Une façon discrète de dire
[58:04]
moi aussi j'ai mon parachute.
[58:06]
Et selon lui, plus de la moitié
[58:08]
des milliardaires de la Silicon Valley
[58:10]
auraient acquis sous une forme ou une autre
[58:12]
un refuge ou un plan de repli.
[58:15]
C'est pas une statistique officielle
[58:16]
évidemment. C'est plutôt une estimation
[58:18]
venue de l'intérieur. Mais elle dit quelque chose
[58:20]
du climat qui règne dans le milieu
[58:22]
et ce qui inquiète Hoffman n'est pas
[58:24]
seulement une catastrophe naturelle,
[58:26]
il évoque aussi le risque qu'une destruction
[58:28]
massive d'emplois liés à
[58:30]
l'intelligence artificielle et à l'inégalité
[58:33]
finissent par provoquer
[58:34]
un retour de bâton contre la Silicon Valley.
[58:37]
Ce qui n'est pas impossible non plus.
[58:40]
Steve Hoffman,
[58:41]
le patron de Reddit,
[58:42]
donne à cette part une autre forme
[58:44]
encore plus concrète.
[58:46]
Il a subi lui une chirurgie laser
[58:48]
des yeux en 2015 pour ne plus
[58:50]
dépendre de lunettes ou de lentilles
[58:52]
en cas de crise. Il dit aussi
[58:54]
de posséder des armes, des munitions,
[58:56]
de la nourriture et deux motos
[58:58]
en partie à cause d'une image qui l'obsède
[59:00]
depuis Deep Impact.
[59:02]
Le film oui. Oui, tout le monde
[59:03]
tente de fuir en voiture, tout le monde
[59:06]
reste coincé. C'est vrai, tout le monde
[59:07]
prend la même route et ça avance pas.
[59:10]
Chez lui, la peur n'a rien de mystique.
[59:12]
Elle tient plutôt à un
[59:14]
effondrement temporaire des structures,
[59:16]
à un blocage de la circulation des biens
[59:18]
et à une fragilité croissante de l'ordre
[59:20]
social. Il ajoute que sur Reddit,
[59:22]
certains signes de malaise économique apparaissent
[59:24]
souvent avant de remonter dans les médias
[59:26]
traditionnels. Et c'est pas une boule
[59:28]
de cristal évidemment, mais c'est révélateur
[59:30]
d'un dirigeant qui en vient à lire
[59:32]
l'anxiété collective comme un signal
[59:34]
d'alerte. Pis en ce moment,
[59:36]
Reddit est particulièrement en feu.
[59:38]
Envers tout ce qui se passe dans le monde.
[59:41]
Mis ensemble,
[59:42]
Rochkov, Hoffman et
[59:43]
Hoffman avec un U ne prouve pas
[59:46]
qu'un petit groupe sait que l'effondrement est
[59:48]
imminent. Il montre plutôt autre chose,
[59:50]
une partie de l'élite techno-financière
[59:52]
agit comme si la continuité
[59:54]
n'allait plus de soi. Il y a donc
[59:56]
de quoi s'inquiéter quand on les regarde
[59:58]
aller quelque part.
[59:59]
Et je poursuis, le 4 octobre
[01:00:02]
2021, l'écosystème
[01:00:04]
de Facebook disparaît à Emile pendant
[01:00:06]
presque 6 heures. Peut-être que tu te rappelles,
[01:00:08]
c'était quand même assez
[01:00:10]
marquant d'une certaine façon, Instagram,
[01:00:12]
WhatsApp, Messenger,
[01:00:14]
tout tombe en panne en même temps.
[01:00:15]
Et la productivité a monté drastiquement
[01:00:18]
pendant ces 6 heures-là.
[01:00:19]
Etrangement. Et selon Meta,
[01:00:21]
en fait c'était une commande de maintenance
[01:00:23]
sur son réseau principal qui a provoqué
[01:00:25]
la rupture complète entre ces centres
[01:00:27]
de données et Internet. C'était pas
[01:00:29]
une cyber attaque, c'était même pas
[01:00:31]
un sabotage, c'était une erreur
[01:00:33]
interne, amplifiée par la complexité
[01:00:35]
du système lui-même. Et c'est justement
[01:00:37]
ça le vrai signal d'alarme.
[01:00:39]
Parce que le problème aujourd'hui,
[01:00:40]
c'est pas seulement qu'un système puisse tomber,
[01:00:43]
c'est que tout est branché sur tout,
[01:00:44]
tout est dans tout, comme on dit.
[01:00:46]
L'approvisionnement alimentaire moderne repose
[01:00:48]
sur une chaîne numérique, beaucoup plus
[01:00:50]
fragile qu'elle en a l'air. Les camions
[01:00:52]
utilisent les GPS pour se localiser,
[01:00:54]
ajuster leur trajet. Les centres de distribution
[01:00:56]
dépendent de réseaux cellulaires,
[01:00:58]
de logiciels, de logistiques,
[01:01:00]
de systèmes d'inventaire, de plateformes
[01:01:02]
de répartition et d'outils de paiement,
[01:01:04]
etc. Le GPS lui-même
[01:01:06]
ne sert pas seulement à savoir où l'on est.
[01:01:08]
Il fournit aussi un temps ultra
[01:01:10]
précis, utilisé par des réseaux
[01:01:12]
de télécommunication des réseaux électriques
[01:01:14]
et d'autres infrastructures critiques.
[01:01:16]
Autrement dit, le danger
[01:01:18]
ne vient pas nécessairement d'un geste
[01:01:20]
spectaculaire, il vient plutôt de l'effet
[01:01:22]
domino. Si le positionnement se dégrade,
[01:01:25]
si les télécommunications
[01:01:26]
ralentissent, si les logiciels
[01:01:28]
cessent de suivre, si les centres
[01:01:30]
de distribution décrochent, ou si
[01:01:32]
les paiements tombent, comme on a déjà vu
[01:01:34]
des panintéracts, et bien la chaîne
[01:01:36]
commence à se gripper un peu.
[01:01:38]
Et notre système alimentaire, qui est
[01:01:40]
déjà très concentré et très tendu,
[01:01:42]
encaisse mal ce genre de choc.
[01:01:44]
Et le département américain de l'agriculture
[01:01:46]
souligne d'ailleurs que la chaîne agroalimentaire
[01:01:48]
actuelle est assez vulnérable aux perturbations,
[01:01:51]
notamment à cause de sa concentration,
[01:01:53]
sa complexité, mais
[01:01:54]
aussi de sa dépendance à différents
[01:01:56]
réseaux logistiques très très serrés.
[01:01:58]
Tout le just-in-time, maintenant,
[01:02:00]
ça ne fonctionne qu'avec l'informatique.
[01:02:02]
Oui, puis même tout ce qui est shipping,
[01:02:04]
tout ce qui est les méga-conteneurs,
[01:02:07]
les méga-pars
[01:02:08]
de services qui envoient la marchandise
[01:02:10]
à travers le monde, tout ça évidemment
[01:02:12]
est contrôlé par informatique, donc
[01:02:14]
l'apocalypse
[01:02:16]
technologique ou le Pearl
[01:02:17]
Arbor numérique dont tu parles est très réel.
[01:02:20]
Oui, absolument. Puis justement,
[01:02:22]
dans les milieux de la sécurité, ce type
[01:02:24]
de scénario est souvent résumé par
[01:02:26]
le cyber Pearl Arbor.
[01:02:28]
Le cyber Pearl Arbor.
[01:02:30]
Donc le terme est ancien, parfois flou,
[01:02:32]
mais il sert à décrire une idée simple.
[01:02:34]
Une panne ou une attaque numérique assez grave
[01:02:36]
pour désorganiser des fonctions
[01:02:38]
essentielles à grande échelle.
[01:02:40]
Et quand on regarde ce qui s'est déjà passé,
[01:02:42]
c'est plus juste de la science-fiction.
[01:02:44]
On peut parler de SolarWinds, de
[01:02:46]
Colonial Pipeline ou de Crowdstrike,
[01:02:48]
qui sont tous des événements
[01:02:50]
qui ont un peu sacré le système à terre
[01:02:52]
dans les dernières années,
[01:02:53]
ou encore la panne géante de méta
[01:02:55]
qui nous montre déjà comment une faille
[01:02:57]
localisée, ça peut suffire à faire
[01:02:59]
vaciller une chaîne entière.
[01:03:02]
Et là, on va vous parler un peu
[01:03:04]
du survivalisme pur et dur.
[01:03:06]
Parce qu'il faut se le dire,
[01:03:08]
les survivalistes
[01:03:10]
pur et dur, ça reste assez minoritaire.
[01:03:12]
C'est pas la majorité.
[01:03:14]
Mais la préparation d'urgence,
[01:03:16]
le sujet justement qu'on va vous parler
[01:03:17]
un peu plus dans l'after-show, ça sort
[01:03:19]
clairement du sous-sol. Par exemple,
[01:03:21]
aux États-Unis, des chercheurs estiment qu'il y
[01:03:23]
aura aujourd'hui environ 20 millions de
[01:03:25]
« preppers », comme on vous dit en intro,
[01:03:27]
définis ici comme des gens capables de tenir
[01:03:30]
environ un mois sans l'aide extérieure,
[01:03:32]
soit à peu près le double de 2017.
[01:03:34]
C'est ça aussi qui est intéressant, c'est qu'il y a eu
[01:03:36]
vraiment une grosse augmentation
[01:03:39]
depuis ces années-là, mais en fait
[01:03:40]
depuis l'année de création de distorsion.
[01:03:43]
Exactement, c'est nous
[01:03:44]
qui avons causé tout ça.
[01:03:46]
Et si on élargit le focus
[01:03:48]
un peu, le portrait devient encore plus
[01:03:50]
parlant. Selon la
[01:03:52]
FEMA, c'est l'Agence fédérale américaine
[01:03:55]
qui est chargée des urgences
[01:03:56]
et des catastrophes, eh bien il y aurait
[01:03:58]
57% des adultes américains qui avaient
[01:04:00]
proposé au moins trois gestes concrets
[01:04:02]
de préparation à un événement
[01:04:04]
en 2023. Et pourtant,
[01:04:06]
seulement 51% disaient
[01:04:08]
se sentir réellement prêts à affronter
[01:04:10]
un désastre. On est donc plus seulement
[01:04:12]
dans le cliché de survivaliste enfermé
[01:04:14]
dans son bunker, mais plutôt dans une
[01:04:16]
culture de préparation qui touche
[01:04:18]
des profils beaucoup plus variés qu'avant.
[01:04:21]
Et ce réflexe n'est d'ailleurs
[01:04:22]
pas porté seulement par les « preppers »,
[01:04:24]
il est aussi encouragé par les autorités
[01:04:26]
publiques. Au Canada, le gouvernement
[01:04:29]
recommande en fait d'être autonome
[01:04:30]
pendant au moins 72 heures.
[01:04:32]
OK, je ne savais pas.
[01:04:34]
Oui, quand on va sur le site du gouvernement,
[01:04:35]
aux États-Unis, ils disent à peu près
[01:04:38]
la même chose après une urgence,
[01:04:40]
il faut pouvoir survivre seul pendant plusieurs
[01:04:42]
jours avec sa propre eau, sa propre
[01:04:44]
nourriture et ses propres fournitures.
[01:04:46]
Et quand l'État lui-même vous dit de garder
[01:04:48]
des réserves à la maison, on n'est plus
[01:04:50]
vraiment dans une sous-culture, on est plus
[01:04:51]
dans une norme de précaution.
[01:04:53]
Et pourquoi maintenant? Parce que la
[01:04:56]
confiance s'effrite. Aux États-Unis,
[01:04:59]
22 % en fait seulement disent
[01:05:00]
faire confiance au gouvernement fédéral
[01:05:02]
la plupart du temps, ou presque toujours,
[01:05:04]
la majorité, 59 %,
[01:05:06]
disent lui faire confiance seulement parfois
[01:05:08]
et 17 % ne lui font jamais
[01:05:10]
confiance, donc quand même 20 % de la
[01:05:11]
population qui
[01:05:14]
ne fait pas confiance à l'État.
[01:05:16]
Oui. Quand ce réflexe
[01:05:18]
collectif s'affaiblit, la préparation
[01:05:19]
cesse d'être marginale, elle devient plutôt
[01:05:21]
une réponse personnelle à un système
[01:05:23]
qu'on juge de moins en moins fiable,
[01:05:25]
qu'on ne trosse pas, comme on dit.
[01:05:27]
Et pour une partie du public américain, mais cette
[01:05:29]
préparation passe aussi par les armes.
[01:05:31]
Une étude indique que 32 %
[01:05:33]
des adultes américains
[01:05:35]
disent posséder personnellement une arme à feu
[01:05:37]
et qu'environ 4 adultes sur 10
[01:05:39]
vivent dans un foyer où il y en a une.
[01:05:41]
C'est quasiment moins que je pensais.
[01:05:43]
Oui, c'est vrai. Mais malgré
[01:05:45]
que ce ne sont pas tous les Américains qui triplent sur
[01:05:47]
les armes, et chez les propriétaires,
[01:05:49]
72 % invoquent la protection
[01:05:51]
comme raison principale.
[01:05:53]
Et ce climat apparaît aussi dans les données
[01:05:54]
du FBI, leur système
[01:05:57]
NICS a enregistré
[01:05:59]
39 695
[01:06:02]
315 vérifications
[01:06:03]
en 2020.
[01:06:05]
Il y a un petit peu moins,
[01:06:06]
beaucoup moins en 2021, donc on voit vraiment
[01:06:09]
qu'il y a un petit peu plus, un petit peu
[01:06:11]
moins plutôt en 2020. C'est pas un
[01:06:12]
décompte direct de vente, mais c'est un bon
[01:06:14]
indicateur de la demande et de l'anxiété
[01:06:16]
qui alimente, donc les achats d'armes
[01:06:18]
ne diminuent pas. Et cette anxiété
[01:06:21]
ne sort pas de nulle part, parce que
[01:06:22]
entre 2000, plus tôt
[01:06:25]
et 2019, eh bien l'ONU
[01:06:26]
a recensé 7348
[01:06:29]
catastrophes majeures
[01:06:30]
contre seulement 4212
[01:06:32]
si on prend la même période
[01:06:34]
les 20 ans plus tôt, donc de
[01:06:36]
1990 à 99.
[01:06:38]
Oui, ça a presque doublé. Oui, c'est incroyable.
[01:06:41]
Le bilan, 1,23 million de morts,
[01:06:43]
4,2 milliards de personnes touchées,
[01:06:45]
environ 2,97
[01:06:47]
millions de dollars,
[01:06:49]
en dollars US en perte économique.
[01:06:52]
Et on souligne aussi la hausse
[01:06:53]
est largement portée par les événements liés
[01:06:55]
au climat, rien de surprenant, là même
[01:06:57]
ici, on a plein d'enjeux.
[01:06:59]
Et plus récemment, on rapporte que les catastrophes
[01:07:01]
ont provoqué 45,8 millions de
[01:07:03]
déplacements internes en 2024,
[01:07:06]
ce qui est bien au-dessus
[01:07:07]
de la moyenne annuelle des 15
[01:07:09]
dernières années, qui l'estimaient
[01:07:11]
à 24 millions. Encore une fois,
[01:07:13]
on double le nombre de déplacements
[01:07:16]
provoqués à cause d'une catastrophe.
[01:07:18]
Et à eux seuls, les États-Unis
[01:07:20]
ont compté environ 11 millions
[01:07:21]
de ces déplacements. Quand les
[01:07:23]
panelées, feux, les inondations et les
[01:07:25]
tempêtes deviennent récurrents, et bien
[01:07:27]
la préparation cesse de ressembler
[01:07:29]
à une lubie. Elle commence plutôt
[01:07:31]
à ressembler à une adaptation.
[01:07:33]
Et cette adaptation est aussi devenue un
[01:07:35]
marché de masse, mon cher Emile, chez
[01:07:37]
Costco. Tu peux t'acheter
[01:07:39]
un saut de nourriture d'urgence qui s'appelle
[01:07:40]
le ReadyWise, donc
[01:07:42]
tu es prêt intelligemment.
[01:07:44]
La grosse chaudière. Oui, exact.
[01:07:46]
150 portions, avec une durée
[01:07:48]
de conservation annoncée à l'âge
[01:07:50]
jusqu'à 25 ans. Qu'est-ce qu'ils mettent là-dedans?
[01:07:52]
Des vieux Big Mac desséchés.
[01:07:54]
Je sais bien pas, mais on sait qu'un Big Mac
[01:07:56]
peut durer longtemps selon notre dernier épisode.
[01:07:58]
Non, c'est ça. C'est pas un produit,
[01:08:01]
c'est pas un bunker, c'est même
[01:08:02]
pas un fantasme de fin du monde. C'est un produit
[01:08:04]
qui est vendu par un détaillant grand public
[01:08:06]
au milieu du quotidien. Il me semble
[01:08:08]
ils ont même sorti la palette
[01:08:10]
qui te permet de durer
[01:08:13]
je pense 5 ou 10 ans.
[01:08:14]
Oui, ça se peut.
[01:08:16]
Ça coûte cher, mais tu peux acheter
[01:08:18]
vraiment la palette entière
[01:08:20]
et lader ton camion de leur
[01:08:23]
stock de survivaliste.
[01:08:24]
Ah oui, quand même. Je dois t'avouer
[01:08:26]
que ça doit être à cause de mes recherches,
[01:08:28]
mais sur Facebook, depuis plusieurs semaines,
[01:08:31]
quasiment depuis qu'on parle des complots,
[01:08:32]
j'ai de la publicité
[01:08:34]
de toutes sortes de compagnies
[01:08:35]
qui vendent des chaudières de survivalistes,
[01:08:38]
des kits, des choses comme ça. Donc,
[01:08:40]
on voit que c'est un peu plus large quand même.
[01:08:42]
Je suis tellement pas le public ici, mais c'est peut-être avec mes recherches.
[01:08:45]
Ah, ça c'est sûr que les recherches
[01:08:46]
de distorsion aident pas. Non, non, exact.
[01:08:48]
Mais on voit quand même que c'est un marché.
[01:08:50]
Donc, le prepper, celui
[01:08:52]
qui est strict, reste donc
[01:08:54]
minoritaire, celui qui est vraiment
[01:08:56]
prêt à tout. Mais la préparation, elle,
[01:08:58]
se normalise. D'un côté, il y a une élite
[01:09:00]
qui achète des refuges, de l'espace,
[01:09:02]
des sorties de secours privés, si on peut
[01:09:04]
utiliser cette image-là. Et de l'autre,
[01:09:06]
il y a des ménages ordinaires qui stockent de l'eau,
[01:09:08]
un peu de nourriture, des lames, des génératrices,
[01:09:10]
des plans d'urgence, et parfois même
[01:09:12]
des armes. C'est pas à la même échelle.
[01:09:14]
Mais dans les deux cas, le réflexe
[01:09:16]
dit la même chose. De plus en plus de gens
[01:09:18]
pensent que le système peut tenir,
[01:09:20]
mais qu'il peut aussi lâcher.
[01:09:22]
Oui, parce que derrière les réserves,
[01:09:24]
les armes, puis tout ça,
[01:09:25]
les plans de contingence,
[01:09:28]
il y a, comment dire,
[01:09:30]
il y a pas toujours une obsession de la fin du monde,
[01:09:31]
mais il y a un problème de confiance fondamentale.
[01:09:34]
On ne parlait tantôt aux États-Unis,
[01:09:36]
c'est à peine 22 % des gens
[01:09:37]
qui disent faire confiance au gouvernement fédéral.
[01:09:40]
La plupart du temps, ou presque toujours,
[01:09:43]
59 % disent
[01:09:44]
lui faire confiance, parfois,
[01:09:46]
à l'occasion, et 17 %
[01:09:48]
jamais. Donc, dans le même portrait,
[01:09:50]
60 % disent surtout ressentir
[01:09:52]
de la frustration envers le
[01:09:54]
gouvernement. Et c'est pas une panique
[01:09:56]
générale, mais c'est un
[01:09:58]
climat de confiance qui s'effrite
[01:10:00]
avec le temps. Et c'est là que
[01:10:01]
le «prepping» devient plus compréhensible.
[01:10:05]
Un chercheur résume
[01:10:06]
ça, par exemple, par une question très simple
[01:10:08]
«Est-ce que je me sens en sécurité?»
[01:10:10]
Quand la réponse est non,
[01:10:11]
préparer de l'eau, de la bouffe, une trousse,
[01:10:14]
une génératrice ou un plan familial
[01:10:16]
devient une manière de transformer
[01:10:17]
l'anxiété en gestes concrets,
[01:10:20]
ça nous rassure. Et les données
[01:10:21]
de la FEMA vont dans le même sens.
[01:10:24]
Dans le portrait 2023
[01:10:25]
résumé par l'Agence, 77 %
[01:10:28]
des répondants disaient croire
[01:10:30]
qu'ils seraient probablement touchés par une catastrophe
[01:10:32]
dans la prochaine année. C'est beaucoup, hein?
[01:10:34]
Ben oui. Pourtant, seulement
[01:10:36]
environ la moitié croyaient que les gestes
[01:10:38]
de préparation les aideraient réellement
[01:10:39]
à passer au travers et se sentaient
[01:10:41]
confiants dans leur capacité à se préparer.
[01:10:44]
Et 14 % seulement
[01:10:45]
s'étaient impliqués dans des actions de préparation
[01:10:48]
au niveau communautaire.
[01:10:49]
Autrement dit, le sentiment du risque
[01:10:52]
monte plus vite que la confiance dans la
[01:10:53]
réponse collective. On se tourne donc
[01:10:56]
vers des solutions privées.
[01:10:57]
C'est exactement ce que montrent aussi
[01:10:59]
les recherches en sciences sociales.
[01:11:01]
Une étude qualitative, fondée sur
[01:11:03]
23 entrevues et de l'observation
[01:11:06]
de participants, décrit
[01:11:07]
les preppers et les adeptes de l'autosuffisance
[01:11:10]
qui cherchent à réduire leur
[01:11:11]
dépendance envers les institutions
[01:11:13]
auxquelles ils ne font plus confiance.
[01:11:16]
Une autre étude, basée sur 13
[01:11:17]
entrevues, montre que le prepping
[01:11:19]
sert aussi à construire une identité valorisant
[01:11:21]
l'autonomie, la responsabilité
[01:11:23]
personnelle, l'indépendance et
[01:11:25]
le sentiment d'être plus capable que les
[01:11:27]
autres à traverser une crise.
[01:11:30]
Pour résumer, le prepping
[01:11:31]
ne sert pas seulement à survivre,
[01:11:33]
il sert aussi à redevenir quelqu'un
[01:11:35]
qui se sent en contrôle.
[01:11:37]
À quelque part, je peux comprendre les gens.
[01:11:39]
Il y a tout un monde fascinant autour des gens
[01:11:41]
qui vivent off the grid,
[01:11:43]
c'est-à-dire qui ne sont pas branchés
[01:11:46]
sur l'hydro,
[01:11:47]
qui ne sont pas branchés avec les systèmes
[01:11:49]
gouvernementaux. Ils paient des taxes,
[01:11:51]
évidemment, mais il y a
[01:11:54]
cette volonté de vivre
[01:11:56]
en autonomie.
[01:11:58]
Je peux le comprendre à quelque part.
[01:11:59]
Ce ne sont pas forcément des gens qui pensent
[01:12:01]
que le monde va s'écrouler, mais c'est des gens
[01:12:03]
qui ont juste envie d'être
[01:12:05]
autonomes et de moins dépendre
[01:12:07]
des gouvernements.
[01:12:08]
Absolument.
[01:12:11]
On en a déjà parlé, mais il y a un film
[01:12:13]
québécois sur Netflix qui est apparu
[01:12:15]
il y a quelques années, Le déclin,
[01:12:17]
qui démontre un peu ça.
[01:12:19]
Ça a été un gros succès quand même.
[01:12:20]
Oui, international.
[01:12:22]
Ça, on pouvait être fiers. C'est un très bon film.
[01:12:24]
Il fait un film divers aussi.
[01:12:26]
J'aime ça, les films tournés dans le froid.
[01:12:28]
Mais justement, ça démontrait
[01:12:30]
un peu, je l'appelle
[01:12:32]
le chef survivaliste qui avait une chaîne YouTube
[01:12:34]
avec des adeptes
[01:12:36]
qui avaient du contenu
[01:12:38]
de survivaliste. Il fait un genre de
[01:12:40]
comment dire,
[01:12:42]
pas un bed & breakfast, mais un genre de
[01:12:44]
get-together de certaines
[01:12:46]
personnes pour leur apprendre les rudiments
[01:12:48]
du survivaliste.
[01:12:49]
Si vous ne l'avez jamais vu, écoutez le déclin
[01:12:52]
sur Netflix.
[01:12:53]
Au Canada, Statistique Canada
[01:12:55]
rapportait qu'en 2023, 23%
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des ménages avaient été touchés par un
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événement météo extrême ou une catastrophe
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naturelle. Au Québec, ce n'est pas rare.
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Les panneaux électriques, l'hiver,
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les verglas, ces choses-là.
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La même année,
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c'est 69% des ménages canadiens
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qui avaient pris au moins une mesure
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pour se préparer à une urgence.
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Donc, même ici, l'idée qu'un système
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peut lâcher, ne plus rien
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abstrait, elle entre tranquillement dans
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le quotidien.
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C'est fascinant, tout ça,
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la préparation pour
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l'apocalypse.
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Je suis curieux de voir,
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on a fait le tour un peu des différents sujets.
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On aurait pu en continuer encore
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un bout,
[01:13:37]
je pense.
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Moi, je suis curieux de savoir, Seb,
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est-ce que tu crains pour la fin du monde?
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Qu'est-ce que tu fais pour te préparer?
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Ça, c'est une bonne question.
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De un, en faisant toutes ces recherches-là,
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je me suis rendu compte que je ne suis pas préparé.
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Dans le sens que j'ai assez de bouffe
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pour trois jours, mais si mon congélant
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lâche, la bouffe va lâcher elle aussi.
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Si on est en plein été,
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si l'eau arrête...
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En fait, je ne suis pas prêt.
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C'est ça qu'on peut se dire.
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Écoute, si ça arrive,
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je ne serai plus là pour en parler.
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Mais je n'ai pas tant peur.
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J'ai plus peur des guerres mondiales
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ou qu'on reçoive un missile nucléaire
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sur la tête au Canada par erreur
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ou peu importe.
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Ça, ça me fait peur.
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Mais c'est sûr que les catastrophes naturelles
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et tout ce qui s'en vient,
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j'ai l'impression qu'au Québec, on a un genre de dome
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protecteur, c'est peut-être dans ma tête.
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C'est notre pensée magique.
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Notre éternel optimisme.
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Oui, peut-être aussi.
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C'est vrai qu'on est moins...
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Même géographiquement, on ne peut pas avoir
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ce type d'événement-là.
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Il y a plusieurs choses qu'on n'a pas.
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On a beaucoup d'inondations, de sécheresses,
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comme beaucoup d'endroits.
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J'ai l'impression qu'on a beaucoup d'eau aussi.
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Oui, on a un système électrique
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quand même bien installé.
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Exact, qui est solide,
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qui peut avoir ses failles.
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On s'entend dès qu'il y a du verglas.
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Il y a certaines installations qui lâchent,
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mais de plus en plus, il solidifie.
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Mais non, je n'ai pas tant peur
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de la fin du monde tant que ça.
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Toi, es-tu plus...
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Es-tu une crainte que tu as, ou pas tant?
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Je pense qu'on vit
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dans un climat d'incertitude,
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surtout au niveau géopolitique.
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On ne sait pas trop si les États-Unis
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vont envahir le Groenland ou...
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Ou même le Canada.
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Exact, si on va devenir un 51e État.
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Aussi, toute la pandémie,
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toutes ces choses-là,
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je trouve que ça ne nous a pas rassuré
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sur le plan mondial.
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Toute la division que ça crée
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au sein de la population.
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On dirait qu'à quelque part, oui,
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j'ai peut-être une crainte pour la fin du monde.
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Aussi au niveau écologique,
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c'est pas évident.
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On dirait que je ne pense pas
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que le Barry Costco va nous sauver.
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Ni même le Ranch de Zuckerberg.
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C'est même que je trouve ça parfois absurde
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de voir des constructions comme ça.
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Est-ce que vraiment ils ont...
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C'est peut-être que ça peut...
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Les survival condos dont on a parlé,
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peut-être que s'il y a une grenade
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qui explose à côté, ça ne fera pas grand-chose.
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Aussi le feu pogne à l'extérieur.
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Mais en même temps, est-ce que
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vraiment ça a été testé?
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Si tu balances une bombe nucléaire
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au Kansas, probablement que...
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Tout va sauter.
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Oui, ou tout va être infecté pendant des années,
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des millénaires à suivre.
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Donc, j'ai l'impression...
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Et même le Ranch de Zuckerberg,
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s'il reçoit un missile
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sur une de ses 50 salles de bain,
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il ne sera pas plus safe.
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Et si c'est la fin du monde à l'extérieur,
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qu'est-ce que tu fais quand tu sors de ton bunker?
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Exact, exact.
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Tu sais, ce n'est pas cool.
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Tu as reconstruit le monde.
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Oui, tu es tout seul pour reconstruire le monde.
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Zuckerberg à Hawaii,
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sans rien, sans électricité,
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le monde est perturbé.
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Sur sa petite île, comment il va faire
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pour reconstruire le monde?
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Il se trouve une autre baille d'oeil à une femme,
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mais sans que sa femme meure une autre femelle milliardaire
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pour recommencer.
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Exactement.
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C'est pour ça que je ne suis pas tant
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convaincu de toutes ces options-là.
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Qui se protègent, oui.
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Même si j'aime bien le survivalisme comme hobby,
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ou du moins, ça pique ma curiosité.
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Oui, oui. Mais on n'est pas à l'abri non plus.
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Tu sais, le verglas au Québec,
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il y a beaucoup de gens qui ont été touchés il y a plusieurs années,
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une vingtaine d'années, je crois.
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Il y a des gens qui ont eu trois semaines, je pense,
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de perte de courant.
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Ça, j'avoue que c'est assez intense.
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Moi, je ne l'ai pas vécu, j'étais à Québec à l'époque,
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puis on n'a pas eu la même force
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du verglas.
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Ça, ça doit marquer.
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Les gens qui ont vécu ça, d'après moi,
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ils sont plus préparés que toi et moi.
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Ah oui, ça, c'est clair. Ça, j'en doute pas.
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Et vous, les distordus, qu'est-ce que vous en pensez?
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Est-ce que vous êtes prêts pour l'apocalypse?
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Est-ce que vous avez déjà investi
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dans des bunkers et autres?
[01:17:43]
Dites-nous là,
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on veut tout savoir.
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En After Show Seb, tu nous parles des trois niveaux
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de préparation des Preppers,
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donc ça risque d'être très intéressant
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de voir jusqu'où tout ça peut aller.
[01:17:55]
Et puis,
[01:17:56]
eh bien, on se revoit sous peu
[01:17:58]
dans l'After Show
[01:17:59]
pour nos abonnés Patreon.
[01:18:01]
Et justement, afin de terminer
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cette magnifique série,
[01:18:05]
je voulais remercier André Beaupré, notre monteur,
[01:18:07]
notre recherchiste, toujours anonyme
[01:18:09]
à l'heure où on se parle.
[01:18:11]
Et vous tous, les distordus qui nous suivent
[01:18:13]
sur toutes les plateformes,
[01:18:14]
on vous adore, merci d'être encore là.
[01:18:17]
Bientôt, ça va faire 10 ans Distorsion.
[01:18:19]
Prochaine saison, on va tenter de célébrer
[01:18:20]
le tout en grand. Venez nous voir
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en show. On fait le tour du Québec.
[01:18:25]
On adore vous rencontrer.
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Venez nous faire un coucou. Nos spectacles
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sont quand même assez amusants, assez drôles.
[01:18:30]
Et donc, vous ne manquerez pas de fun.
[01:18:32]
Et puis, pour terminer cette mini-série
[01:18:35]
en beauté, on va remercier, comme à l'habitude,
[01:18:37]
nos actionnaires, nos chers membres Patreon.
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Et je commence tout de suite
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avec un gros câlin
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à Audrey-Anne L,
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Patricia B, Stéphilou23,
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euh, drôle de nom,
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Elsa Sassosua
[01:18:50]
et Anne-Marie A.
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Je poursuis des remerciements à nos actionnaires
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Clara P, Stabar11,
[01:18:57]
Bénélope, la mystérieuse
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qui a roux avec un K, et Loïs V.
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Un gros merci
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à Rachel MD,
[01:19:04]
à Melody R,
[01:19:06]
à Milou, à Nicolas B
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et à Mélanie L.
[01:19:10]
Et je poursuis l'amour à Ket Gat,
[01:19:13]
à Geneviève D,
[01:19:14]
Mathis SL,
[01:19:16]
mystérieuse Mélissa
[01:19:17]
et la mystérieuse Julie.
[01:19:20]
Un gros hi-five
[01:19:21]
à Audrey C, Laurence M,
[01:19:24]
Élisabeth F. B,
[01:19:26]
à Shelby et à Geneviève S.
[01:19:37]
Est-ce que tu aurais un mot de la fin pour nous, mon chère Emile?
[01:19:41]
Si vous allez habiter dans un banqueur,
[01:19:44]
vous risquez de trouver le temps long.
[01:19:45]
Assurez-vous de télécharger
[01:19:47]
tous les épisodes de distortion en avance
[01:19:50]
en plus des cabarets.
[01:19:52]
Oh oui!