#46 - Shelly Chartier - Sexe, catfish et basketball

Épisode

#46 - Shelly Chartier - Sexe, catfish et basketball

Saison
4
Épisode
46
Durée
1 h 09 min
Format
Audio

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En 2011, une jeune adolescente âgée de 17 ans attirée par les vedettes du sport, tombe sous le charme du joueur de basketball de la NBA Chris Andersen, des Nuggets de Denver. Alors que la relation se développe, les deux commencent à échanger des photos plutôt osées via messages textes. Lorsqu’un conflit éclate entre les deux, la relation s’envenime et des plaintes sont effectuées à la police. D’une part Chris Andersen se retrouve dans une spirale policière en raison des photos d’une jeune mineure qu’il a reçu, d’autre part l’adolescente se fait menacer de dévoiler ses photos osées partout sur le Web… Les enquêteurs retracent la source de ces menaces à une petite ville isolée du Manitoba. Se pourrait-il que cette spirale amoureuse soit une mise en scène élaborée?

Transcription de l’épisode

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Transcription automatique. Certains mots ou noms propres peuvent être inexacts.

[00:00]

Vous êtes sur le point d'écouter Distorsion, un podcast sur des histoires étranges de l'ère numérique.

[00:44]

Depuis l'explosion des réseaux sociaux, il est maintenant possible plus que jamais d'établir des liens de proximité avec les vedettes.

[00:50]

Il est aussi beaucoup plus facile de créer de faux profils en ligne et d'escroquer d'autres internautes.

[00:56]

Cette histoire met en scène une jeune adolescente naïve, une star de la NBA, un YouTuber et une jeune femme prise dans son propre tissu de mensonge.

[01:05]

Après l'épisode de ce soir, vous n'accepterai plus jamais aucun ami sur Facebook.

[01:15]

Bonsoir Emile Gauthier, comment ça va ce soir?

[01:17]

Ça va très bien Sébastien Lévesque parce qu'on revient ce soir sur une histoire de catfish,

[01:22]

donc quelqu'un qui s'est personnifié de faux profils sur Facebook, mais vraiment une histoire qui a fait énormément parler au Canada dans les médias.

[01:33]

On ne veut pas trop vous en dire en introduction parce que vous allez voir, on essaie de garder le suspense.

[01:38]

Oui, puis ce qui est fascinant, vous allez voir, c'est qu'on a l'impression que ces gens-là sont un peu des intouchables.

[01:44]

Et on va voir que non, finalement, ils sont un peu sur le même pied d'égalité qu'un peu Monsieur, Madame, tout le monde par rapport à cette vulnérabilité-là de pouvoir se faire avoir en ligne.

[01:56]

Oui, exactement et c'est pas parce que t'es une vedette dans ce cas-ci que t'es une star de la NBA que t'es à l'abri non plus des faux profils et des personnes qui veulent t'escroquer en ligne.

[02:07]

Et souvent, on le sait, c'est lorsque peut-être qu'il y a une certaine tension amoureuse au même sexuel qu'on va être un peu plus proie à céder.

[02:17]

Oui, exactement. Donc ça va être très intéressant.

[02:19]

Donc une histoire, un genre de triangle amoureux qui implique du vrai, du faux, un tissu de mensonge et oui, des histoires croustillantes, bien évidemment.

[02:30]

Oui, bien sûr. Je sais pas si vous vous rappelez de la série, mais en fait, elle est encore existante, de la série Catfish.

[02:37]

Oui.

[02:37]

Sur MTV, en fait, pour ceux qui ne savent peut-être pas, à la base, c'est un documentaire.

[02:41]

Oui, Catfish d'ailleurs.

[02:43]

Oui, très très bon. Si vous avez jamais vu ce documentaire-là, courrez, allez le voir, ça vaut vraiment la peine.

[02:49]

C'est un essentiel des distordus.

[02:50]

Vraiment, vraiment, mais c'est même été un des premiers documentaires.

[02:53]

En fait, je pense que c'est le premier documentaire qui adressait vraiment ce problème-là et ça s'est décliné en saison à MTV.

[03:01]

Je sais plus à combien de saisons qui sont rendues. J'ai comme 6 ou 7 dans la tête.

[03:04]

Oui, certainement.

[03:05]

Et justement, à chaque épisode, il présente un cas de catfishing. La plupart du temps, c'est numérique ou par Internet, ce genre d'usurpation d'identité.

[03:16]

Avant, c'était plus difficile. Sans le web, tu ne peux pas vraiment te faire passer pour quelqu'un d'autre.

[03:21]

Non, exactement.

[03:22]

Nos interfaces de communication, c'était soit par des lettres ou en personne ou au téléphone. Et le téléphone, c'est quand même une voix.

[03:29]

Donc là, ce qui fait que le web est plus facile, c'est que c'est souvent des échanges textes et les premiers contacts se font par des profils numériques.

[03:40]

Donc, tu ne peux pas avoir l'instinct humain à détecter ou voir quoi que ce soit qui est faux ou non.

[03:47]

C'est vraiment ça qui fait en sorte que maintenant, c'est rendu un phénomène.

[03:51]

Il y a plein de cas qui sont non médiatisés de gens qui se sont fait catfisher ou avoir.

[04:01]

Parce que ça peut même être rentable, cette pratique-là. Ça revient de la fraude en ligne. Il y a moyen vraiment d'en faire des revenus réels.

[04:09]

Je suis tout à fait d'accord avec ce que tu dis, Seb. On sait en plus avec justement l'arrivée de l'explosion d'Instagram, Facebook, on est plus près que jamais des vedettes.

[04:19]

Ça nous arrive parfois que des gens un peu connus nous suivent et tout ça, parce qu'on a toujours une petite réaction un peu de flatterie d'une certaine façon.

[04:29]

Et cette proximité-là, justement, peut nous jouer des tours lorsqu'il y a des faux profils qui entrent en jeu.

[04:36]

Oui, c'est là qu'il faut user un peu de son... j'allais dire de son intelligence, mais plutôt de son sens exigé, de l'observation pour s'assurer que lorsqu'on communique à une vraie personne, ça soit la vraie.

[04:49]

Mais Instagram et Facebook, entre autres, pour ne nommer qu'eux, font en sorte quand même d'essayer d'aiguiller les gens avec le fameux crochet bleu qui est une...

[04:59]

Oui, un verified account.

[05:01]

Oui, un verified account qui est vraiment une vérification de l'identité.

[05:05]

Ces gens-là, il faut envoyer souvent une vraie preuve d'identité pour prouver qu'on est telle ou telle personne.

[05:12]

Donc ça, ça évite un peu, parce que les vedettes, on le sait, il y a tellement de clones, de cons sur Instagram et Facebook qui sont toujours continuellement en train de se battre un peu contre ça, de dénoncer des faux profils.

[05:27]

C'est une drôle de guerre. J'appelle ça un peu une guerre, mais ils ont toujours cette gestion-là à faire malgré eux.

[05:35]

Puis les gens, justement, c'est un peu viol la naïveté des gens, puis le crochet bleu est peut-être pas assez répandu dans l'éducation numérique que si une vedette n'a pas son crochet bleu, c'est sûrement pas elle.

[05:48]

Donc dans ce contexte-là, c'est ce qui fait en sorte que des gens, il y a toujours des faux comptes de vedettes qui arrivent et sûrement doivent aller chercher quelque chose de ça.

[05:58]

Tout à fait.

[05:59]

Ils doivent avoir un appât du gain quelque part.

[06:01]

Absolument, absolument. On a bien hâte de vous en parler, de plonger là-dedans dans pas si longtemps.

[06:06]

Et entre-temps, en fait, on boit une excellente bière ce soir. C'est la IPL de la micro brasserie éducative Kant-Bas de Sainte-Adolphe d'Howard au Québec.

[06:17]

C'est une bière dorée à 6 % d'alcool avec des petites notes d'ananas en bouche.

[06:22]

C'est entre autres grâce au houblon Eldorado qui est utilisé dans la confection de cette bière-là.

[06:29]

Et cette bière nous est offerte par Pierre-Luc, qui l'a fait via notre tournée de bières au DistorsionPodcast.com.

[06:35]

Si vous voulez encourager le show, vous pouvez aller nous payer une bière et remplir le fridge de Distorsion.

[06:41]

Un fridge qu'on remplit aussi grâce aux biérologues, parce que c'est là qu'on prend nos bières, qui sont situées sur la rue Ontario à Montréal, tout près du marché Maisonneuve.

[06:49]

Une sélection incroyable de bières.

[06:51]

Moi et Seb, on dort là la nuit presque.

[06:54]

C'est une excellente sélection.

[06:56]

La plupart de nos bières viennent de là lorsque vous nous payez des tournées de bières.

[07:01]

Cette semaine, on a une nouveauté aussi.

[07:03]

Il y a des gens qui nous ont offert une tournée de viande.

[07:06]

Seb, on nous a contacté les gens de maboucherieenligne.ca qui nous ont dit qu'on aimerait bien avoir un shutout.

[07:15]

On vous envoie de la viande.

[07:17]

En fait, c'est une boucherie en ligne.

[07:19]

Vous pouvez aller acheter votre viande.

[07:22]

Et nous, on a mangé de délicieux T-bone juste avant d'enregistrer cette émission-là.

[07:26]

On vous confirme que le test de qualité a passé haut la main.

[07:31]

Oui, et si ça vous intéresse en fait de pouvoir commander votre viande, maboucherieenligne.ca offre le service de livraison de viande partout au Québec.

[07:39]

Et pour vous, les Distordus, vous avez un cas de promo parce que la tournée de viande, ça a des avantages.

[07:48]

Donc, on voulait redonner aux Distordus.

[07:51]

Donc, les gens qui voudraient faire une tournée de viande, en fait, qui voudraient se commander à maboucherie en ligne,

[07:58]

si vous utilisez le cas de promo Distorsion, lors de votre première commande, vous allez obtenir un 5% de rabais.

[08:04]

Donc, je vous invite à aller visiter le site Internet pour voir un peu tout leur inventaire de viande.

[08:13]

Il y a une grande variété.

[08:14]

Il y a du poisson aussi.

[08:15]

Il y a du canard.

[08:17]

Il y a vraiment un peu de tout.

[08:18]

Il y a du poulet, des choses comme ça.

[08:19]

Des produits locaux surtout.

[08:21]

Oui, vraiment.

[08:22]

Je vous dis, ça vaut vraiment la peine.

[08:23]

Ils coupent les viandes la semaine même de la livraison et elles durent congelées jusqu'à 12 mois.

[08:29]

Donc, on vous invite à aller visiter maboucherieenligne.ca.

[08:32]

Le cas de promo, c'est Distorsion.

[08:34]

Yes, shout out.

[08:35]

Merci à vous de remplir le fridge de Distorsion, que ce soit avec de la bière ou de la viande.

[08:39]

Aussi, merci à Kick 22222 sur Apple Podcast qui nous donne une critique, une review 5 étoiles,

[08:47]

en nous disant que c'est des sujets bien approfondis, hypothèses plus que plausibles,

[08:51]

reposant sur des analyses solides pour causer une certaine dépendance.

[08:55]

Donc, merci à toi, Kick 22222.

[08:58]

Avec tout ça, Emile, est-ce que tu crois qu'on est prêt?

[09:02]

Oui, monsieur.

[09:05]

Yes.

[09:08]

Nous sommes au début de l'année 2011.

[09:11]

Paris Dunn, 17 ans, est une adolescente du sud de la Californie,

[09:15]

de très belle apparence et qui rêve de devenir mannequin.

[09:20]

Paris a toujours été attirée par les célébrités depuis son jeune âge,

[09:24]

en particulier les sportifs.

[09:26]

Elle aime bien ça.

[09:28]

Tout en mentant sur son âge, parce que c'est une fille qui paraît quand même un peu plus vieille,

[09:33]

elle tente souvent sa chance sur les réseaux sociaux pour séduire et approcher justement les vedettes,

[09:38]

un peu comme on vous disait en intro.

[09:40]

Maintenant, il y a quand même une proximité avec les réseaux sociaux qui facilite ça.

[09:44]

À peu près n'importe qui, monsieur, madame, tout le monde peut décider d'écrire à une vedette.

[09:50]

Elle fait la même chose étant donné qu'elle a une attirance et une beauté physique.

[09:54]

Elle tente toujours sa chance.

[09:55]

Elle a quand même un certain succès, un tout moins en termes de communication.

[10:00]

Parce que certaines vedettes aussi vont même se targuer

[10:04]

de avoir certaines relations avec des groupies et des fans.

[10:08]

Bien sûr, c'est pas nouveau si on pense aux vedettes de la musique et du rock'n'roll.

[10:13]

Je pense que tout le milieu artistique en a bien profité de cet attrait comme le karma des vedettes par rapport aux gens.

[10:22]

Le joueur de basketball, Chris Anderson, qui est un joueur de centre à l'époque pour les Nuggets de Denver,

[10:28]

fait partie des prospects de Paris.

[10:30]

Elle tente de le contacter via ses profils personnels sur les différents réseaux sociaux, mais sans succès.

[10:36]

Il répond jamais à ses messages.

[10:40]

Mais n'étant pas au bout de ses peines, elle tente de le contacter via une fanpage qu'elle a trouvé sur Facebook à son nom.

[10:47]

Et à son grand bonheur, il accepte enfin de discuter avec elle via la fanpage.

[10:52]

Oui, quelques mots sur Chris Birdman Anderson.

[10:55]

L'homme en question est un vétéran du basketball, car à ce jour, il cumule une carrière de plus de 18 ans.

[11:02]

C'est quand même long pour un sportif professionnel.

[11:05]

À l'époque, il jouait avec les Nuggets, mais il a aussi joué avec les Ornettes.

[11:09]

Il a joué pour le Miami Heat, avec qui il a gagné le championnat en 2013.

[11:14]

Et il a joué en fait sa dernière équipe professionnelle jusqu'en 2017.

[11:18]

C'est les Cavaliers de Cleveland, qui est quand même une équipe très performante et très renommée dans la NBA.

[11:25]

On l'appelle Birdman parce que lorsqu'il saute au panier, on a l'impression qu'il flotte sur l'air pendant quelques secondes.

[11:32]

On a l'impression qu'il marche un peu sur l'air.

[11:35]

Il y a un effet de antigravité qui est créé.

[11:38]

C'est un bon joueur de centre en général, malgré le fait qu'il ne détient pas particulièrement de records importants ou quoi que ce soit.

[11:47]

Il y a plutôt en fait un statut de star qui est dû beaucoup à son physique un peu particulier.

[11:52]

C'est un grand blanc, je le nomme parce que dans la NBA, il y en a un peu moins.

[12:00]

Et 65% de son corps est tatoué.

[12:04]

Il y a quand même un peu à la Dennis Rahnman.

[12:08]

Il y a une attitude très rebelle et très festive.

[12:12]

Il est reconnu pour être un gars de party.

[12:15]

J'ajouterais même qu'il a été suspendu de la NBA quelques années justement pour l'utilisation de drogue.

[12:21]

Oui, exactement.

[12:22]

Sa mère, entre autres, était membre des banditos du groupe de moteurs criminalisés.

[12:28]

Il y a quand même des liens avec des vrais bad boys.

[12:34]

Après sa suspension, comme tu le disais, Seb est retourné jouer pour les Hornets.

[12:40]

Ça n'a pas empêché les choses.

[12:42]

Le lendemain de sa suspension, il y avait quand même un contrat.

[12:46]

C'est quand même quelqu'un qui a joué très longtemps.

[12:49]

Au moment des faits, il avait 33 ans.

[12:52]

Du même coup, le YouTuber spécialisé en jeux vidéo, Tom Tyler, son gamertag en fait, c'est T-Squared.

[13:00]

Il contacte Paris via Facebook et prétend être un ami de Chris Anderson.

[13:08]

Paris est un peu excitée et contente de ça.

[13:12]

Elle aime le contact avec les célébrités.

[13:14]

Elle a remarqué que c'était un ami de Chris.

[13:17]

C'est peut-être un bon moyen pour moi de pouvoir m'approcher de lui.

[13:22]

Elle avait vraiment un solid crush envers Chris.

[13:25]

Elle accepte la demande d'amitié de Tom Tyler.

[13:30]

Ils commencent à discuter ensemble.

[13:33]

Quelques jours plus tard, Paris reçoit une demande d'amitié sur Facebook au nom de Chris Anderson, le fameux joueur de la NBA.

[13:41]

Pour elle, c'est la consécration.

[13:44]

Bien qu'elle se demande s'il s'agit bien de lui, elle accepte avec joie son acceptation, sa demande d'amitié.

[13:54]

Enfin, elle ne serait pas juste fan de sa page Facebook à laquelle elle avait réussi à avoir un premier contact,

[14:00]

mais plutôt elle serait à l'affût de sa vie privée sur son profil Facebook.

[14:04]

Pour elle, c'est vrai que ça change la différence.

[14:07]

Une fan page n'a pas les mêmes choses.

[14:09]

Ce n'est pas vraiment de proximité, c'est une page souvent de marketing comparée.

[14:14]

Mais ça arrive souvent aussi que certaines vedettes, leurs pages privées sont complètement privées,

[14:21]

c'est-à-dire qu'elles ne sont même pas accessibles via public et sont bien protégées.

[14:25]

Mais dans le cas de Chris, du moins selon cette époque-là, selon les faits rapportés, ça semblait être le vrai.

[14:33]

Finalement, Chris lui parle, il s'agit bel et bien du vrai Chris, joueur de la NBA.

[14:39]

Paris est super content d'être une nouvelle membre de son cercle d'amis.

[14:44]

À partir de là, la relation entre les deux commence à se développer.

[14:48]

Fait étrange par contre, Paris, elle remarque, parce qu'à cette époque-là, en 2011, rappelez-vous que Messenger,

[14:54]

Facebook Messenger, n'était pas aussi présent dans les habitudes des gens.

[14:59]

Parce que vous avez sûrement remarqué, on texte beaucoup moins les gens aujourd'hui,

[15:02]

on utilise beaucoup la plateforme de Messenger, ce qui fait qu'aujourd'hui,

[15:06]

on a moins besoin d'échanger le numéro de téléphone.

[15:09]

Mais à l'époque, pour pouvoir échanger par texto, en fait, tout se passait par texto, il fallait échanger le numéro de téléphone.

[15:16]

Chris et Tom, ils ont échangé leur numéro avec Paris.

[15:19]

Et Paris, déjà là, elle a trouvée ça étrange que les deux ont le même indicatif régional,

[15:25]

mais ils habitent pas dans la même région.

[15:28]

Mais tu sais, parfois, certaines compagnies de cellulaires, maintenant, c'est pas simplement une question de région.

[15:34]

Il y a certaines compagnies de cellulaires qui vont avoir des indicatifs pour leur client, peu importe la région.

[15:39]

Oui, exactement. Ça se joue.

[15:41]

Puis justement, Tom, lui, lui a répondu qu'ils utilisaient un Google Number.

[15:45]

Parce qu'aux États-Unis, je sais que c'est pas…

[15:47]

Au Canada, je crois qu'on n'a pas encore accès à ça, mais aux États-Unis, il y a moins d'avoir un numéro de téléphone Google,

[15:53]

qui est un peu comme un numéro de téléphone Skype avec des numéros un peu aléatoires,

[15:58]

qui sont pas segmentés justement avec des codes régionaux.

[16:01]

Paris, elle accepte les explications pour elle. Ça fait du sens, ça fait qu'elle se pose pas plus de questions par rapport à ça.

[16:08]

Chris et Paris se mettent à échanger, au fil du temps, plusieurs messages chaque jour, puis avoir de longues discussions ensemble.

[16:19]

Et même que Chris lui envoie des selfies de lui autour de la maison, même avec son chien Pitbull Anibal.

[16:26]

Anibal, en fait, ça me fait un petit nom cute.

[16:28]

Oui, bien oui.

[16:29]

Et même dans un des messages qu'on a pu retracer, Paris lui envoie un selfie d'elle-même.

[16:39]

Puis elle lui répond « Oh my god! New wallpaper! » dans le sens que ça va devenir mon nouveau fond d'écran.

[16:46]

À l'époque, c'est vrai, comme ça maintenant, on utilise moins les fonds d'écran, bref.

[16:49]

Puis là, elle lui demande « Est-ce que tu aimes ça? »

[16:51]

Il dit « J'adore », elle dit « Good ». Il lui dit « Tu es tellement belle ».

[16:57]

Au fil des semaines, il y a une confiance qui s'établit entre les deux.

[17:00]

On le sait, ça fait toujours un peu ça.

[17:02]

Et des messages à connotation sexuelle commencent à émerger.

[17:05]

Durant leurs échanges olé-olé, Paris se met à lui envoyer des photos d'elle et des vidéos d'elle nues, puis même dans des poses suggestives.

[17:15]

Chris est bien content de la chose, bien sûr.

[17:18]

Il lui envoie lui aussi à son tour plusieurs photos de son membre en échange.

[17:25]

Parallèlement, avec sa relation qui se développe avec Chris,

[17:28]

son lien aussi d'amitié virtuelle avec Tom, qui sont devenus presque amis ensemble en même temps, se développe elle aussi.

[17:35]

Par contre, avec Tom, c'est vraiment une complicité amicale.

[17:39]

Ils ont des échanges sur le quotidien et des choses comme ça.

[17:43]

Il n'y a jamais de connotation sexuelle ou, comment je pourrais dire, de sous-entendu par rapport à ça.

[17:48]

C'est vraiment, ce n'est que platonique et amical.

[17:50]

On se retrouve rapidement en octobre 2011.

[17:54]

Finalement, d'un commun tacard et n'habitant pas dans les mêmes villes,

[17:58]

Paris et Chris décident de se rencontrer en personne pour mieux se connaître.

[18:02]

Chris décide alors de payer un billet d'avion à Paris pour qu'elle vienne le rejoindre au Colorado à partir de la Californie où elle habite chez ses parents.

[18:11]

Ce qui est quand même une certaine preuve de volonté de la part de Chris de vouloir l'avoir.

[18:17]

C'est sûr que pour lui, ça ne doit pas être grand-chose non plus un billet d'avion de la Californie au Colorado.

[18:24]

Elle arrive chez Chris le 7 décembre 2011.

[18:27]

Elle y va pour vrai.

[18:29]

Ils passent un super week-end ensemble à la maison de Chris.

[18:32]

Évidemment, ils ont des rapports sexuels tout au long du week-end.

[18:36]

Rappelons-nous qu'à l'époque, Paris est âgé de 17 ans et Chris en a 33.

[18:41]

C'est presque le double.

[18:43]

Il s'agit d'un terrain de jeu très glissant ici.

[18:46]

Par contre, cette pratique n'a rien d'illégal au Colorado puisque l'âge du consentement dans cet état-là est de 17 ans.

[18:54]

Jusqu'ici, tout va bien.

[18:56]

Durant ce week-end, Paris se confia aussi à son ami Tom et lui racontre leurs aventures.

[19:01]

Fait important à noter, lorsqu'il n'était pas en train d'avoir des ébats sexuels,

[19:06]

Chris passait tout son temps devant la console de jeu à jouer à Call of Duty.

[19:11]

Ce qui est quand même assez phénoménal lorsque tu as payé le billet d'avion à quelqu'un.

[19:17]

Ce comportement va importuner Paris qui s'attendait à un week-end un peu plus romantique.

[19:22]

On se rend compte que Chris comptait surtout satisfaire ses envies sexuelles pendant ce week-end,

[19:27]

plutôt que de développer une relation sérieuse avec Paris.

[19:31]

C'est ce qu'on se rend compte. Il semble y avoir peut-être même un petit malentendu.

[19:35]

Et Chris, de son côté, n'ayant pas pris d'engagement formel avec Paris,

[19:39]

il va entretenir d'autres relations virtuelles avec d'autres filles et développer d'autres relations.

[19:47]

Par erreur, il envoie un message à Paris qui ne lui était pas adressé.

[19:52]

Et là, c'est toujours une mauvaise idée de faire ça.

[19:55]

Et un conflit éclate alors entre elle et Chris.

[19:58]

Elle se confie du même coup à Tom de ce qui arrive.

[20:02]

Tom lui envoie alors les photos d'elle nues qu'elle avait envoyées seulement à Chris.

[20:07]

C'est bizarre ça.

[20:08]

Il lui mentionne que Chris envoie les photos intimes à ses amis et qu'elle risque de se retrouver sur Internet.

[20:16]

D'où ça sort tout ça.

[20:18]

De plus, Tom commençait à lui écrire à de drôles heures en pleine nuit

[20:22]

et sur un ton un peu plus jaloux dans ses propos.

[20:26]

Et elle, elle n'y comprenait absolument rien à cette époque-là.

[20:29]

C'est quand même un peu bizarre que ça se retourne comme ça.

[20:32]

Oui, parce que comme je vous le disais, leur relation était vraiment amicale, platonique.

[20:36]

Il n'y avait pas de problème.

[20:38]

Jamais il faisait de connotations jalouses.

[20:40]

Mais là, le ton a vraiment changé.

[20:41]

Les textos la nuit, ça commençait vraiment à la déranger.

[20:44]

Je disais qu'il écrivait souvent vers trois heures du matin.

[20:49]

Généralement, il faut qu'il arrive une urgence généralement.

[20:53]

Rappelons-nous que la fille a 17 ans.

[20:56]

Elle est prise là-dedans avec un joueur de la NBA qui lui en a 33.

[21:00]

Et un youtubeur qui est aussi beaucoup plus vieux.

[21:04]

Donc, elle se retrouve vraiment là-dedans.

[21:06]

Ça doit vraiment être dur à gérer pour une jeune fille qui habite chez ses parents.

[21:10]

Tout cet espèce de tourbillon de trucs irréels qui lui arrivent.

[21:15]

Effectivement.

[21:16]

Durant le week-end, écoutez bien ça, plusieurs éléments incohérents

[21:20]

ressortent de certaines discussions entre Chris et Paris.

[21:23]

C'est très étrange.

[21:24]

Lorsqu'il jouait à Call of Duty, par exemple,

[21:26]

Chris mentionna à Paris que sa sœur était sûrement en ligne pour jouer.

[21:33]

Mais par contre, Paris répond à Chris que sa sœur n'a pas l'Xbox

[21:37]

et qu'elle ne joue pas à Call of Duty.

[21:40]

Il lui dit aussi qu'elle était supposée apporter avec elle des sous-vêtements

[21:43]

de marque Victoria's Secrets et les porter devant lui,

[21:47]

ce qu'elle n'avait pas fait du tout.

[21:48]

Là, elle trouve ça étrange un peu.

[21:51]

Il lui posa aussi des questions sur son voyage en Afrique qu'elle n'a jamais fait.

[21:55]

Elle dit même n'avoir jamais vraiment voyagé en dehors de la Californie.

[22:01]

Paris discuta de tout ça avec Tom, qui est le meilleur ami de Chris,

[22:05]

et elle lui demanda « Qui est Tom, ton meilleur ami ? »

[22:08]

Et il va lui répondre « Je ne connais pas de Tom ».

[22:11]

Et croyant qu'il la niaise, elle n'en fait pas un plat,

[22:14]

elle continue son week-end comme si de rien n'était.

[22:16]

C'est comme s'il y avait peut-être d'autres filles

[22:19]

ou que Chris fréquentait d'autres mondes

[22:21]

et il se mélange d'une fille à l'autre.

[22:23]

Mais c'est très maladroit.

[22:26]

Il semble avoir un peu de confusion ici lors du week-end.

[22:30]

C'est quand même assez étrange.

[22:31]

Comme tu disais, le fait qu'elle ait 17 ans,

[22:35]

la naïveté est là à 100 %.

[22:37]

À 17 ans, on dirait que tu étais un peu sans défense aussi.

[22:40]

Tu ne sais pas trop comment tu m'apprises.

[22:41]

Tu as moins d'expériences de vie.

[22:43]

Tu crois un peu plus que ce qui se passe.

[22:46]

Exactement.

[22:47]

Les jours suivants, Tom et Chris commencent à lui mettre la pression

[22:50]

pour qu'elle fasse un autre voyage,

[22:52]

et cette fois en Indiana.

[22:54]

Le plan était que Paris prétende vouloir suivre des cours de jeux vidéo

[22:58]

avec un gars là-bas et qu'elle lui vole à son insu

[23:01]

son nom d'utilisateur et son mot de passe

[23:04]

pour effacer des parties sauvegardées de Call of Duty, en fait.

[23:08]

Oui.

[23:08]

C'est comme une mission James Bond un peu.

[23:12]

Paris ne voulait pas faire cette mission-là.

[23:15]

Tom et Chris insistaient beaucoup.

[23:18]

Plus elle refusait, plus ça les mettait en colère.

[23:22]

Et c'est là que tout va commencer à dégénérer.

[23:56]

Le 16 décembre 2011,

[23:57]

soit un peu plus d'une semaine après leur week-end amoureux,

[24:01]

alors qu'ils sont toujours en conflit parce que tout ça s'est passé assez rapidement

[24:04]

et que le ton est vraiment changeant entre les deux,

[24:06]

Chris commence à menacer Paris en lui écrivant

[24:09]

« J'ai ton adresse, petite pute.

[24:11]

Si tu essaies de me causer du trouble, je vais m'occuper de toi.

[24:13]

Je vais te faire violer et t'abandonner sur le bord de la route. »

[24:17]

Assez incroyable comme menace.

[24:19]

Mon Dieu.

[24:20]

Comment qu'il change autant de ton. C'est un peu étrange.

[24:24]

Paris croit alors que Chris a son adresse pour vrai

[24:26]

parce qu'il a réservé lui-même les billets d'avion pour elle.

[24:30]

Donc généralement, il faut l'adresse pour faire cette tâche-là.

[24:33]

Elle est terrorisée par ses menaces et avec raison.

[24:36]

Entre temps, Tom, l'ami de Chris,

[24:39]

lui aussi menace Paris de publier les photos d'elle nue un peu partout sur Internet.

[24:44]

On sait que c'est à cause du conflit du voyage en Indiana.

[24:47]

Il va même le faire avec une des photos.

[24:50]

Il va le publier sur le site Cpixel.

[24:53]

C'est un réseau social qui n'existe plus actuellement,

[24:55]

mais je dois avouer que je ne le connaissais même pas non plus.

[24:57]

Ce qui peut expliquer aussi le fait qu'il n'existe plus.

[25:00]

L'objectif de Tom est de faire la démonstration

[25:02]

que les menaces sont vraiment sérieuses et bien réelles.

[25:06]

Il y a du chantage qui se joue entre Paris et Chris et Tom,

[25:11]

qui se sont alliés pour utiliser Paris,

[25:16]

pour aller voler un identifiant d'un gamer.

[25:20]

Exactement.

[25:21]

On l'a vu souvent, c'est comme ça que ça commence aussi les cas de sextorsion

[25:25]

et de menace sur le Web.

[25:27]

On l'a vu dans le cas d'Amanda Todd.

[25:29]

Souvent, ça commence par une seule photo qui est répandue

[25:32]

par preuve qu'on peut se rendre plus loin.

[25:36]

Tu as bien raison.

[25:37]

Paris en parle alors à sa mère.

[25:40]

Elle habite encore chez elle.

[25:42]

Elle dépose une plainte aux autorités.

[25:44]

C'était quand même rendu un peu trop loin.

[25:46]

La police californienne ouvre alors une enquête sur Chris et Tom,

[25:50]

qui auraient publié des photos d'elle sur le Web sans son autorisation.

[25:55]

Étant donné que Paris est mineure,

[25:58]

cela représente la possession de matériel pornographique juvénile.

[26:01]

Tantôt, on vous expliquait le consentement.

[26:04]

Tu peux avoir une relation sexuelle avec une fille de 17 ans,

[26:07]

mais tu ne peux pas avoir de photo d'elle nue.

[26:09]

Non, c'est ça.

[26:10]

C'est vraiment une nuance qui est très claire dans la loi.

[26:13]

Ça devient vraiment de la pornographie juvénile

[26:16]

dès que tu es en possession de ça.

[26:19]

Donc là, Chris et Tom sont un peu dans le pétrin.

[26:25]

Parallèlement à l'enquête, étrangement,

[26:27]

la mère de Paris commence à avoir des drôles de comportements.

[26:31]

Elle commence elle aussi à menacer Chris

[26:34]

en lui disant qu'elle était au courant

[26:36]

qu'elle avait été le rejoindre chez lui au Colorado en avion.

[26:39]

Elle lui mentionne qu'elle savait

[26:41]

qu'il savait qu'elle était mineure,

[26:43]

parce que pour elle, sa mère, Chris,

[26:45]

il a profité de sa fille Paris.

[26:47]

Mais pourtant, Paris, elle a le menti sur son âge.

[26:50]

Elle le contacte via Facebook.

[26:53]

Oui, Facebook, exactement.

[26:55]

Ce que Chris ignorait, lui, il a démanti.

[26:58]

Même à sa mère, il se défend que non, c'était une adulte.

[27:02]

Lui, il a toujours menti.

[27:03]

Et là, la mère, elle menace de tout dévoiler publiquement,

[27:06]

sauf s'il achète des items dans sa liste.

[27:10]

Sa liste de souhaits sur Amazon,

[27:13]

la wish list qu'on peut se monter sur Amazon.

[27:16]

Elle, elle prétexte qu'elle veut qu'il achète ça pour Paris.

[27:21]

En fait, étant donné qu'elle va aller au collège l'année prochaine

[27:24]

et qu'elle va aller dans un dortoir

[27:26]

et qu'elle va avoir besoin.

[27:28]

Entre autres, dans la liste, on n'a pas tous les détails,

[27:30]

mais entre autres, il y a de la literie, exactement.

[27:33]

Et c'est comme ça qu'elle justifie ça.

[27:36]

Donc, si Chris paye des articles scolaires

[27:42]

ou du moins pour son année scolaire,

[27:45]

ça pourrait être correct, ça pourrait être un bon deal.

[27:47]

Oui, exactement.

[27:48]

Pour 3 000 $, c'est bien ça?

[27:50]

Exactement. Et comme ça, elle ne menacera plus Chris

[27:55]

de le dénoncer à la police.

[27:57]

Chris est quand même un peu sous la panique.

[27:58]

On vous rappelle, c'est une star de la NBA.

[28:00]

Il y a des relationnistes autour de lui.

[28:02]

Il y a des commanditaires.

[28:03]

Oui, il est impliqué dans plein de choses.

[28:07]

Ce genre de choses-là pourrait vraiment nuire à sa carrière.

[28:10]

Il refuse d'admettre qu'il savait qu'elle était mineure

[28:12]

parce que pour ça, pour lui, il a toujours menti.

[28:15]

Il croyait bien être une adulte.

[28:17]

Donc, pour éviter la crise, comme tu dis,

[28:19]

finalement, il a négocié avec elle.

[28:22]

Il dit, je ne veux pas t'acheter, je ne veux pas compléter,

[28:25]

je ne veux pas acheter ta wishlist.

[28:26]

Il dit, je vais te donner 3 000 $,

[28:28]

je vais te virer 3 000 $ dans un compte PayPal

[28:30]

et on n'entend plus parler.

[28:34]

Et la mère de Chris, elle a accepté l'offre,

[28:38]

pas la mère de Chris, pardon, la mère de Paris,

[28:40]

elle a accepté l'offre de Chris

[28:41]

et elle a reçu 3 000 $ dans son compte PayPal

[28:44]

pour étouffer l'affaire.

[28:46]

En mai 2012, les autorités du Colorado

[28:51]

et un certain comité,

[28:53]

le Internet Crimes Against Children Task Force,

[28:56]

donc la Task Force de crimes Internet contre les enfants,

[29:01]

continuent leur enquête sur Chris Anderson

[29:03]

et obtiennent un mandat de perquisition

[29:05]

pour fouiller sa maison.

[29:07]

Malheureusement pour lui,

[29:08]

toute cette mauvaise publicité autour de cette histoire

[29:12]

va lui faire perdre beaucoup.

[29:14]

Parce que là, moi, je m'en rappelle,

[29:15]

écoute, ça faisait les nouvelles partout aux États-Unis

[29:18]

et ça s'est rendu justement au Canada

[29:21]

que justement, il y a une star de la NBA

[29:23]

qui a été pris dans des fouilles

[29:26]

en lien avec de la pédophilie,

[29:28]

de la pornographie juvénile.

[29:31]

Et ça, ça va lui numérer beaucoup.

[29:33]

On se rappelle l'affaire Tiger Woods,

[29:35]

on se rappelle tout ce qui arrive,

[29:37]

souvent ce n'est pas le premier scandale

[29:38]

dans le monde du sport.

[29:40]

Il y en a eu beaucoup.

[29:41]

Lance Armstrong, entre autres,

[29:42]

pour le dopage.

[29:44]

Et souvent, ça joue dur,

[29:47]

puis ça fait mal, ces scandales-là.

[29:49]

Donc, du côté de Chris Anderson,

[29:51]

il se fait renvoyer de son équipe de la NBA,

[29:54]

les Nuggets.

[29:55]

Il perd la majorité de ses commanditaires.

[29:58]

Les œuvres de charité auxquelles il était associé

[30:01]

ne veulent plus rien savoir de lui.

[30:03]

Et en plus, toute l'humiliation qu'il subit

[30:05]

devant des millions de personnes via les médias

[30:08]

qui tapissent leurs ondes de la nouvelle.

[30:11]

Oui, oui, puis même je lisais un reportage de lui,

[30:14]

puis ce qui le plus, ce qui lui a plus fait mal,

[30:19]

c'était l'humiliation publique.

[30:21]

Ce n'était pas l'argent,

[30:22]

ce n'était pas la perte de commanditaires.

[30:24]

Il a vraiment trouvé ça difficile pour son orgueil

[30:27]

de se faire accuser de ça,

[30:30]

parce que pour lui, il est non coupable.

[30:32]

En octobre 2012, les avocats de Chris

[30:35]

vont faire une découverte très intéressante.

[30:38]

Ils vont aviser les autorités qu'ils sont convaincus

[30:41]

qu'il a été extorqué par la mère de Paris.

[30:44]

Celle-ci leur est contactée

[30:46]

afin qu'ils ouvrent une nouvelle enquête sur ce dossier

[30:49]

qui devient de plus en plus étrange.

[30:51]

L'adresse IP de l'utilisateur principal du compte PayPal

[30:55]

qui a reçu les 3000 $ de l'argent envoyé par Chris

[30:59]

mène à une adresse dans une petite communauté

[31:02]

de la ville de Easterville au Manitoba.

[31:05]

Ce qui est très étrange, parce que Paris,

[31:07]

on le sait, elle vient de la Californie,

[31:10]

et elle vive, elle et sa mère,

[31:12]

depuis longtemps à cet endroit-là.

[31:13]

Et pourquoi sa mère utilisera un compte PayPal

[31:17]

en provenance du Manitoba au Canada ?

[31:20]

Plus étrange encore, le nom de la personne

[31:23]

qui habitait à cette adresse est une certaine Shelley Chartier.

[31:27]

L'enquête prend une toute nouvelle direction.

[31:29]

Seb, tu vas nous expliquer un peu plus en détail

[31:31]

qui est Shelley Chartier,

[31:33]

qui est justement lié au compte PayPal

[31:35]

qui a reçu les 3000 $.

[31:36]

Mais tout d'abord, résume-nous un peu

[31:38]

les deux affaires qui sont en cause ici.

[31:41]

Oui, mais pour préciser, en fait,

[31:42]

c'est qu'actuellement, Chris Anderson,

[31:45]

le joueur de la NBA, est accusé, lui,

[31:47]

pour possession de matériel pornographique juvénile,

[31:49]

étant donné qu'il a en possession

[31:51]

les photos nues de Paris.

[31:54]

Et de l'autre côté, Chris accuse

[31:57]

la mère de Paris d'extorsion

[32:00]

pour le 3000 $ qu'elle a exigé de lui

[32:03]

pour ne pas révéler cette information-là.

[32:07]

Donc, ça met un peu les choses au clair.

[32:09]

C'est vraiment comme deux dossiers qui sont différents.

[32:12]

En lien avec cette histoire d'escroquerie,

[32:14]

on découvre qu'un tout autre personnage

[32:16]

dans le présumé complot, Shelley Chartier,

[32:19]

qui est justement lié au compte PayPal,

[32:21]

qui a reçu les 3000 $ de Chris, en fait,

[32:27]

les autorités vont se renseigner sur elle.

[32:30]

Donc, Shelley Chartier, c'est une femme

[32:31]

de 27 ans au moment des faits,

[32:33]

une femme autochtone qui est très solitaire,

[32:36]

qui réside dans une petite communauté

[32:37]

isolée de la nation Cree,

[32:39]

qui est une réserve indienne chez Mawawin,

[32:42]

qui se suit dans la municipalité

[32:43]

de Easterville, au Manitoba.

[32:46]

Cependant, elle n'a jamais vraiment

[32:48]

été exposée à la culture amérindienne.

[32:51]

Elle vivait plus, elle baignait plus

[32:52]

dans une culture occidentale.

[32:54]

Lorsqu'elle était enfant, elle était,

[32:56]

comme on le disait, même enfant,

[32:58]

elle était très très solitaire,

[32:59]

puis elle préférait les adultes

[33:00]

que les autres enfants.

[33:02]

Même que le seul événement social

[33:04]

qu'elle a assisté dans sa vie,

[33:06]

c'était le mariage de son oncle

[33:07]

lorsqu'elle avait 8 ans.

[33:09]

C'est sûr que si tu dois, tu sais,

[33:11]

si tu n'as jamais de contact avec les autres,

[33:12]

veux, veux pas, ça doit être étrange

[33:15]

au niveau de ton évolution personnelle.

[33:17]

Tout à fait.

[33:18]

Shelley a commencé à utiliser l'Internet

[33:20]

à l'âge de 18 ans.

[33:22]

Elle avait une éducation assez limitée,

[33:24]

elle ne fréquentait pas l'école

[33:25]

depuis l'âge de 15 ans,

[33:27]

et même à l'âge de 15 ans,

[33:28]

elle ne réussit qu'à compléter

[33:29]

son primaire, en fait.

[33:31]

Donc, c'est 6 années,

[33:33]

c'est la 6e année.

[33:35]

Sa vie scolaire n'a jamais été de tout repos,

[33:37]

elle a été extrêmement intimidée.

[33:40]

Même une fois, elle s'est fait

[33:41]

poignarder dans le dos avec un stylo,

[33:45]

au point que l'établissement

[33:46]

a dû la renvoyer de l'école

[33:48]

parce qu'elle subissait,

[33:49]

ou c'est elle qui a choisi,

[33:50]

c'est pas vraiment clair,

[33:52]

mais elle a dû quitter l'école

[33:52]

à cause de son poignardage

[33:55]

et du harcèlement qu'elle subissait

[33:57]

continuellement.

[33:59]

Heureusement pour elle,

[34:00]

elle subissait pas de violence à la maison,

[34:03]

mais par contre, son voisinage était très très violent.

[34:06]

On le sait dans les réserves,

[34:06]

souvent, ça boit beaucoup d'alcool

[34:08]

et c'est pas toujours des climats

[34:10]

très très calmes.

[34:12]

Et pour elle, elle était témoin

[34:15]

quand même d'actes de violence,

[34:16]

mais en dehors de sa maison,

[34:17]

dans son voisinage,

[34:18]

et ça lui déclenchait

[34:21]

des crises d'anxiété assez sévères.

[34:24]

En fait, elle a toujours souffert

[34:25]

d'anxiété et de crise de panique,

[34:27]

mais malheureusement, elle n'a jamais été

[34:29]

traitée pour ça.

[34:30]

Donc, il fallait qu'elle vive avec cette douleur-là

[34:33]

sans trop de moyens, sans trop de ressources.

[34:36]

Et ça doit être assez difficile

[34:38]

pour elle,

[34:39]

donc, de jamais être à avoir suivi.

[34:41]

Tu vis avec ça, mais si t'as pas de support,

[34:44]

sincèrement,

[34:44]

ça doit être vraiment difficile.

[34:46]

J'ai beaucoup d'empathie.

[34:47]

Elle n'a jamais eu d'emploi, elle peut même passer

[34:49]

plusieurs jours sans jamais quitter la maison.

[34:52]

Elle n'est même jamais sortie de Easterville

[34:54]

depuis les dix dernières années.

[34:56]

Elle n'a jamais rencontré son père,

[34:58]

sa mère Délia.

[35:00]

Elle, elle souffre de polyarthrite

[35:02]

rhumatoïde depuis presque toute sa vie.

[35:04]

Une maladie tellement cruelle.

[35:06]

Les grands-parents

[35:07]

sont décédés tôt dans sa vie,

[35:09]

dans des circonstances malheureuses.

[35:11]

Shelley a principalement été élevée

[35:13]

par sa tante Katie George,

[35:16]

qui a été aussi

[35:17]

la principale personne qui s'occupait

[35:19]

de sa mère Délia pour

[35:21]

lui prodiger des soins

[35:24]

et tout ça.

[35:25]

Tragiquement, par contre, un matin de 2012,

[35:28]

Shelley s'est réveillée

[35:30]

et a découvert sa tante

[35:31]

Katie. Elle était décédée

[35:33]

pendant son sommeil.

[35:35]

Shelley se retrouvait avec la charge

[35:37]

seule, avec la charge de s'occuper de sa mère

[35:39]

qui était très très malade.

[35:41]

Donc, j'imagine, avec

[35:42]

de la polyarthrite, tu dois pas pouvoir travailler.

[35:46]

Donc, ça doit être, j'imagine,

[35:47]

des revenus minimum, d'aide sociale et des choses

[35:49]

comme ça. Donc, Shelley, elle vivait

[35:51]

vraiment dans la pauvreté.

[35:53]

Oui. Au fil du temps, pour

[35:55]

combler sa solitude, elle s'est familiarisée avec

[35:57]

l'utilisation d'Internet.

[35:59]

Elle a commencé à cultiver

[36:01]

diverses amitiés en ligne. Elle est

[36:03]

rapidement devenue une experte sur le web.

[36:05]

Parce qu'au départ,

[36:07]

au départ, elle était pas

[36:09]

très habile et elle s'est fait

[36:11]

intimidée aussi en ligne, ce qui lui

[36:13]

a un peu, ça l'a fouetté

[36:15]

pour apprendre et devenir

[36:17]

meilleure. Et au fil du temps,

[36:19]

elle est devenue très très compétente dans tout ce qui est

[36:21]

l'utilisation des technologies en ligne.

[36:23]

Pour combler sa solitude et sentir

[36:25]

moins l'isolement d'une ville comme

[36:27]

Easterville, elle a rapidement

[36:29]

compris toutes les mécaniques sur le

[36:31]

web pour bien se débrouiller puis pouvoir

[36:33]

discuter en ligne facilement.

[36:35]

Oui, ben, quelques mots là-dessus,

[36:37]

Seb. En général, je dirais

[36:39]

les communautés autochtones

[36:41]

au Canada, parce

[36:43]

qu'évidemment, nos auditeurs de l'Europe

[36:45]

sont peut-être un peu moins

[36:47]

au courant de cette situation-là, mais c'est

[36:49]

quand même, il y a eu beaucoup de

[36:51]

problèmes de gestion des

[36:53]

communautés autochtones par le gouvernement

[36:55]

canadien. Dans le cas

[36:57]

de Easterville, par exemple,

[36:59]

pour vous mettre en contexte,

[37:01]

c'est vraiment une petite, petite municipalité.

[37:04]

C'est situé au Manitoba.

[37:06]

C'est surtout, comme tu le dis,

[37:08]

c'est une population autochtone,

[37:09]

le Cree, qui a été déplacé lors

[37:12]

de la construction du barrage de Grand Rapids

[37:14]

au Manitoba.

[37:16]

En 2011, il y avait 71

[37:18]

habitants, selon Statistique Canada,

[37:20]

à Easterville. Ben oui, c'est une petite

[37:22]

communauté. Malgré tout,

[37:24]

il y a quand même deux stations de radio

[37:25]

qui desservent la région, pas seulement Easterville,

[37:28]

mais une plus grande région,

[37:30]

évidemment, et il y a un centre communautaire.

[37:32]

La plupart des gens habitent

[37:34]

dans des genres de remorques,

[37:36]

et les industries principales, c'est

[37:37]

la pêche et la trappe,

[37:40]

en fait, vraiment la trappe

[37:41]

d'animaux.

[37:44]

Il faut vraiment se mettre dans le contexte

[37:45]

que c'est très isolé. C'est vraiment

[37:47]

au nord, c'est pas

[37:50]

vraiment au bout du nord du Canada.

[37:51]

On n'est pas dans une population

[37:53]

inouk, mais presque.

[37:55]

On est vraiment, vraiment, au nord,

[37:57]

beaucoup de Montréal. Et c'est

[37:59]

ces communautés-là, en fait,

[38:01]

comme je disais, ont été difficilement

[38:03]

gérées par le gouvernement canadien,

[38:05]

qui vraiment les a isolés

[38:07]

dans des réserves, de sorte

[38:09]

qu'il y a beaucoup de

[38:11]

eux, évidemment, ce centre, généralement,

[38:13]

très peu inclus dans le

[38:15]

Canada, et puis ils vont,

[38:17]

comment dire, vont organiser un peu

[38:19]

leur propre communauté avec les moyens

[38:21]

du bord. Donc, dans leur cas, à eux,

[38:23]

c'est vraiment la vie, c'est

[38:25]

à chaque jour, il faut pêcher.

[38:27]

À chaque jour, les pêcheurs

[38:29]

vont aller chercher des poissons,

[38:31]

ils vont trapper des petits animaux

[38:33]

pour faire un genre de repas communautaire,

[38:35]

et on va en magasiner, on va tenter

[38:37]

d'entreposer ces

[38:39]

poissons-là et ces récoltes-là

[38:42]

pendant les

[38:43]

mois d'hiver et tout ça. Donc, c'est vraiment un mode de vie

[38:45]

qui est différent d'une autre,

[38:47]

qui est très technologique. De moins

[38:49]

en moins, ils sont isolés, de sorte que,

[38:51]

bon, ils ont Internet.

[38:53]

Tu le dis, justement,

[38:55]

Shelley, elle allait en ligne, elle se faisait des amis

[38:57]

en ligne, tout ça, mais c'est quand même

[38:59]

des conditions de vie très difficiles

[39:01]

et très isolées. Il y a beaucoup

[39:03]

de problèmes d'alcool,

[39:05]

des problèmes de dépendance aux drogues,

[39:07]

des problèmes de jeu aussi dans les communautés

[39:09]

autochtones au Canada. Donc, c'est vraiment,

[39:11]

moi, personnellement, c'est un sujet qui me touche beaucoup

[39:13]

et qui représente

[39:15]

vraiment des vrais challenges aux pays.

[39:17]

Oui, oui, vraiment. Je les comprends,

[39:19]

mais il y a une difficulté à niveau de l'adhérence

[39:21]

canadienne, puis je les comprends.

[39:23]

Ils ne sont pas nés, pour

[39:25]

eux, c'est… Ils se sont faits conquérir.

[39:28]

Se sont fait assimiler, bien oui, carrément,

[39:29]

même là-dessus. Mais le gouvernement

[39:31]

est un petit peu plus transparent là-dessus,

[39:33]

mais c'est vrai que c'est un peu gênant.

[39:35]

Il y a bien des choses dans le gouvernement

[39:37]

canadien. Je trouve qu'on peut avoir

[39:39]

un peu oncle. C'était

[39:41]

le traitement des Autochtones.

[39:43]

Je sais que ça change de plus en plus dans les

[39:45]

réserves tranquillement.

[39:49]

Eux, ils

[39:49]

ont de plus en plus de modèles aussi

[39:51]

qui ressortent, qui deviennent un peu

[39:53]

des porte-paroles des gens qui,

[39:56]

tout en respectant les valeurs

[39:57]

Autochtones,

[39:59]

je ne peux pas dire malheureusement, mais

[40:00]

se sont occidentalisés.

[40:03]

C'est un peu le mode de vie

[40:05]

actuel.

[40:07]

Ça aide à ça, mais c'est vraiment

[40:09]

un contexte difficile. Je peux comprendre que les gens

[40:10]

tombent dans cette boucle-là.

[40:13]

Il n'y a pas d'encadrement,

[40:15]

puis ça part des parents aussi.

[40:17]

Il y a toute cette chaîne-là qui déboule

[40:19]

quand les parents, eux,

[40:20]

n'ont pas de ressources non plus

[40:23]

pour les aider, les encadrer.

[40:25]

Du moins, ils en ont,

[40:26]

mais ils n'en ont pas des tonnes aussi.

[40:28]

Ils n'ont pas l'habilité

[40:31]

à aller chercher les ressources

[40:32]

parce que c'est à part de l'éducation.

[40:34]

Les gens ne vont pas à l'école. Il y a tout ce cercle-là

[40:36]

qui est un peu une boucle.

[40:38]

C'est l'oeuf ou la poule.

[40:40]

C'est vraiment difficile.

[40:42]

J'ai énormément d'empathie

[40:45]

pour ces communautés-là.

[40:47]

Oui, absolument. On a

[40:48]

de temps à apprendre de ces communautés-là aussi.

[40:50]

Le 15 janvier 2013,

[40:53]

Shelley Chartier,

[40:54]

la propriétaire du compte PayPal,

[40:56]

reçoit une visite à sa maison.

[40:58]

Les autorités obtiennent

[40:59]

alors un mandat de perquisition

[41:01]

pour fouiller sa maison

[41:04]

à Easterville pour fraude et extorsion.

[41:07]

Elle se fait arrêter

[41:08]

au même moment

[41:10]

qu'il fouille la maison.

[41:12]

Elle est libérée tout de suite

[41:14]

sur la promesse

[41:15]

de comparaître.

[41:17]

Elle doit respecter des conditions.

[41:18]

Elle ne doit pas utiliser Internet.

[41:20]

Au moment de la saisie,

[41:23]

les autorités saisissent tous les appareils

[41:25]

qui peuvent avoir un accent Internet

[41:27]

pour pouvoir analyser les ordinateurs.

[41:29]

Là, ils soupçonnent quand même

[41:31]

qu'il y a une fraude

[41:33]

au niveau bancaire.

[41:36]

Malgré l'interdiction

[41:37]

de cellulaires,

[41:39]

Shelley,

[41:41]

à peu près quelques jours après

[41:42]

ou à peine le lendemain,

[41:44]

s'est tout de suite acheté un nouveau cellulaire

[41:46]

qu'un membre de sa famille lui a procuré.

[41:49]

Donc, déjà là, elle a

[41:50]

un bris de condition automatiquement.

[41:52]

Par la suite, elle a été relâchée,

[41:53]

mais elle a été arrêtée une seconde fois

[41:56]

après que les autorités

[41:57]

ont pu faire une analyse beaucoup plus approfondie

[41:59]

de ses ordinateurs et ses téléphones cellulaires

[42:01]

pour essayer de sortir de la preuve

[42:04]

par rapport à l'extorsion

[42:06]

qui aurait pu avoir lieu

[42:07]

de sa mère envers Chris.

[42:11]

Elle est libérée

[42:12]

sur parole avec une interdiction

[42:14]

d'utiliser Internet jusqu'à sa

[42:15]

comparution en cours par rapport à cette

[42:17]

première accusation-là.

[42:19]

Toutefois, on va se rendre compte que

[42:21]

évidemment, les policiers, ils l'accusent,

[42:23]

ils l'arrêtent pour cette histoire

[42:25]

de 3 000 $ versée dans un compte

[42:27]

PayPal à son nom par

[42:29]

Chris Anderson, le joueur de basketball.

[42:32]

Mais jusqu'à date, cette histoire-là,

[42:35]

ainsi que l'histoire

[42:36]

qui lie Chris Anderson

[42:38]

à des images de pornographie juvénile

[42:41]

avec Paris de 17 ans,

[42:43]

n'était pas nécessairement

[42:44]

liée. Mais là, lorsqu'ils

[42:46]

arrêtent Shelley Chartier,

[42:48]

ils se rendent compte qu'il y a beaucoup plus

[42:50]

derrière ce mystère-là,

[42:52]

que les deux histoires sont étroitement liées

[42:55]

et qu'il y a tout un

[42:56]

tissu de mensonge et un stratagème

[42:59]

qui vient d'être dévoilé

[43:00]

parce que

[43:02]

presque tout ça est faux, en fait.

[43:04]

Tout ça est une mise en scène, en fait, orchestrée

[43:07]

par Shelley. On va tenter de tout

[43:09]

démêler ça. Faut tout d'abord

[43:10]

remonter au début de notre histoire.

[43:13]

Shelley, elle a créé

[43:15]

5 faux comptes Facebook.

[43:17]

Un profil Facebook

[43:18]

pour Paris,

[43:20]

un profil Facebook de Tom,

[43:22]

un profil Facebook pour Chris,

[43:24]

une page Facebook de Chris

[43:26]

et un faux compte

[43:28]

Facebook de la mère de Paris.

[43:32]

Pour commencer, au départ,

[43:32]

quand on vous parlait que Paris a eu un premier contact

[43:35]

avec la page Facebook,

[43:36]

la fan page Facebook de Chris,

[43:39]

ça a été créé par Shelley.

[43:40]

Ensuite, l'amitié soudaine de

[43:42]

Tom Tyler,

[43:44]

le gamer, c'était

[43:46]

aussi un faux compte

[43:48]

que Shelley a créé.

[43:51]

L'amitié soudaine

[43:52]

du profil Facebook de Chris

[43:55]

était un faux compte

[43:56]

aussi qui a été créé

[43:58]

par Shelley. Faut dire,

[44:00]

par contre, que

[44:03]

le faux compte de Tom

[44:04]

était ami avec le vrai Chris

[44:06]

sur Facebook, mais ils sont amis aussi

[44:08]

dans la vie.

[44:10]

Les vraies personnes se connaissent dans la vraie vie

[44:12]

puis ils sont amis. Le vrai

[44:14]

Tom Tyler et le vrai Chris Anderson.

[44:16]

Exactement. Donc Chris devait même avoir

[44:18]

dans sa liste d'amis deux amis

[44:20]

sous le même nom. Mais il

[44:22]

n'a pas fait cette vérification-là.

[44:25]

Toutes les messages

[44:26]

textes, les selfies,

[44:28]

il y en a eu des centaines

[44:30]

qui ont été échangés entre Paris

[44:32]

et Chris. Au final,

[44:35]

la communication

[44:36]

s'est jamais faite entre la vraie Paris

[44:38]

et le vrai Chris.

[44:40]

Ça passait toujours

[44:42]

au travers du faux Paris

[44:44]

ou du faux Chris que lui

[44:46]

était ami avec la vraie Paris

[44:48]

et le vrai Chris, et qui

[44:50]

faisait l'intermédiaire de tout ça.

[44:52]

Et tout le monde s'échangait ces messages-là,

[44:54]

ce qui...

[44:56]

Pour Paris, elle a parlé avec le vrai

[44:58]

Chris. Puis Chris, il parlait avec la vraie Paris.

[45:00]

Puis on ne peut pas les blâmer.

[45:02]

Je veux dire, il recevait du vrai contenu,

[45:03]

des vrais selfies, des vraies photos.

[45:06]

Et même que, justement,

[45:08]

Shelley avait développé quand même une

[45:09]

habileté à aller chercher

[45:12]

de l'information pour

[45:14]

aller la retransmettre pour créer

[45:16]

une illusion de vérité. Parce que dans

[45:17]

le fond, Shelley, la vraie Shelley

[45:20]

du fin fond de Easterville, au Manitoba,

[45:23]

elle,

[45:23]

c'était la seule qui parlait

[45:25]

au vrai Chris Anderson, la star

[45:27]

de l'NBA, le vrai Tom Tyler,

[45:29]

le gamer, et la vraie Paris

[45:31]

Dunn. Donc, tout transigeait

[45:34]

par elle. Donc, elle laissait passer

[45:35]

de l'information, des selfies,

[45:38]

des petits mots, tout ça,

[45:39]

des textos. Mais en même temps, elle devait

[45:41]

pas tout transiger.

[45:43]

Mais elle accumulait, en fait,

[45:45]

tous ces messages-là. Puis

[45:47]

ça devait être un cauchemar

[45:49]

à gérer. Mais peut-être que pour

[45:51]

elle, c'était très divertissant, en fait.

[45:53]

Ah, c'est sûr que ça la désennuyait, là.

[45:55]

Puis, tu sais, même, je me rappelle, tu sais,

[45:58]

quand Paris

[45:59]

est allée chez Chris pour vrai.

[46:02]

Ben oui, parce que c'est là où j'allais t'amener.

[46:04]

J'allais dire, là,

[46:05]

tout ça a culminé vers une

[46:07]

vraie rencontre dans la vraie vie. Donc,

[46:09]

comment ça s'est organisé, ça?

[46:11]

Ce qui est vraiment spécial, en fait,

[46:13]

c'est que le fake Chris, lui,

[46:15]

il négociait. En fait, le vrai Chris,

[46:17]

il parlait à la

[46:19]

post-Paris. Et la vraie Paris

[46:21]

parlait au faux Chris.

[46:23]

Mais avec toutes ces échanges d'informations-là,

[46:25]

au bout du compte, l'information

[46:26]

finissait que c'est le vrai Chris qui était

[46:28]

en... Ben, il était pas en contact direct, mais

[46:30]

c'était en lien avec la vraie Paris.

[46:32]

Puis c'est pour ça qu'il y a eu des vrais billets d'avion, puis

[46:34]

ils se sont vraiment rencontrés pour vrai.

[46:36]

Donc, l'information pour acheter les billets a quand même

[46:39]

transigé, puis assez rendu,

[46:41]

là. C'est quand même, faut le faire,

[46:42]

orchestrer un faux voyage avec

[46:45]

des billets d'avion.

[46:46]

Ah oui, c'est assez incroyable. Et même

[46:48]

pendant son week-end, Paris, elle

[46:50]

la parlait à Tom, mais

[46:52]

elle parlait au faux Tom, qui était

[46:54]

Shelley. Fait que toute l'information

[46:56]

personnelle sur son week-end, même

[46:58]

les désagréments qu'elle a subis ou

[47:00]

du moins qu'elle sentait un peu

[47:02]

qu'on s'occupait pas assez

[47:04]

d'elle et tout ça, elle l'a dit.

[47:06]

Elle l'a dit au faux Tom,

[47:08]

qui était en fait Shelley, puis je le sais qu'elle l'a utilisé

[47:11]

pour... Ça, elle faisait de l'information

[47:12]

aussi pour, après, manipuler

[47:14]

le vrai Chris.

[47:16]

Fait que c'est... Tout ce

[47:18]

mélange-là d'information,

[47:21]

c'est fou comment qu'elle a

[47:22]

biaisé totalement tout le monde et tout le monde

[47:24]

s'est fait avoir. Parce qu'au final, c'est la

[47:26]

vraie Paris qui a envoyé les policiers

[47:28]

chez le vrai Chris. Oui, bien oui.

[47:29]

À cause des menaces. Oui, exactement.

[47:32]

Parce que justement, toute la mise en scène

[47:34]

du voyage en Indiana

[47:35]

pour aller voler

[47:38]

les codes d'accès du Gamer, tout ça

[47:40]

était orchestré par Shelley.

[47:41]

Selon moi, elle devait avoir une...

[47:43]

Elle a dû avoir une chicane en ligne

[47:45]

avec ce joueur-là à Call of Duty,

[47:47]

puis elle a voulu les utiliser

[47:50]

pour se venger.

[47:51]

Ça n'avait rien à voir avec...

[47:53]

Ça n'avait rien à voir totalement, et tout ça

[47:55]

complètement déboulé. C'est

[47:57]

elle aussi qui se faisait passer pour

[47:59]

la mère de Shelley, pardon,

[48:01]

pour la mère de Paris, qui a essayé d'extorquer

[48:03]

le 3000 dollars

[48:05]

pour une wishlist un peu

[48:07]

étrange avec la literie

[48:09]

et tout ça, qui pouvait peut-être passer pour une

[48:11]

vraie excuse, mais

[48:13]

elle a vraiment tout orchestré ça.

[48:16]

En fait, elle a couru

[48:17]

à sa propre perte, en fait. Parce que

[48:19]

si c'est le compte PayPal

[48:21]

qui a tout ouvert, en fait

[48:23]

qui a ouvert la boîte de Pandore, qui a pu l'amener

[48:25]

à l'adresse IP,

[48:27]

qui a pu l'amener à son adresse, parce que sans ça,

[48:29]

si elle n'avait pas extorqué

[48:32]

Chris de cette manière-là,

[48:33]

je me demande où ça aurait été.

[48:35]

Chris a été blanchi de toute accusation,

[48:37]

parce que finalement,

[48:39]

le matériel juvénile qui lui est en sa

[48:41]

possession, c'est jamais

[48:43]

vraiment, c'est lui qui l'a reçu,

[48:45]

mais c'est pas lui qui l'a demandé

[48:47]

directement. Oui.

[48:49]

La vraie Paris ne l'a pas envoyé directement

[48:51]

à lui, donc là-dessus, il a été

[48:53]

blanchi. Mais imaginez

[48:56]

si jamais

[48:58]

Shelley n'avait pas eu le transfert

[48:59]

bancaire, on n'aurait peut-être plus

[49:01]

jamais tombé dessus non plus, peut-être que

[49:03]

l'enquête aurait tombé à plat,

[49:04]

il n'y aurait pas eu autre chose.

[49:07]

Donc, elle a voulu, je pense,

[49:08]

aller un petit peu trop loin.

[49:10]

Elle est déjà allée trop loin, mais

[49:12]

je trouve que son

[49:14]

désir ou son...

[49:16]

pas de vengeance, mais elle voulait aller chercher

[49:18]

quelque chose avec ça, vraiment couvée à sa

[49:20]

perte. C'est ce qui explique aussi toutes

[49:23]

les incohérences qu'il y avait

[49:24]

lors du week-end, lorsque Chris

[49:26]

parlait à Paris de son voyage

[49:28]

en Afrique, mais qu'elle a jamais fait de voyage

[49:30]

en Afrique, les ambiguïtés avec

[49:33]

sa soeur qui joue à Call of Duty

[49:35]

ou encore

[49:37]

Tom, qui est ce

[49:39]

Tom.

[49:41]

Donc, toutes

[49:43]

ces incohérences-là sont expliquées

[49:45]

par ce tissu de mensonge qui a été

[49:47]

inventé de toute pièce par

[49:49]

Shelley Chartier.

[49:50]

Il y a même eu d'autres cas qui ont été...

[49:53]

Elle a utilisé souvent le profil de Tom

[49:55]

sans entrer dans les détails.

[49:57]

Même pendant huit ans, elle a établi

[49:59]

une relation virtuelle avec son faux profil

[50:01]

de Tom avec une autre, une résidente

[50:03]

du Texas. On n'a pas son nom, on a seulement

[50:05]

ses initiales, qui étaient JH,

[50:07]

qu'elle a rencontré en 2008

[50:09]

sur les forums, sous le faux profil

[50:11]

de Tom.

[50:13]

Cette femme-là résitait au Texas, mais c'était

[50:15]

un peu quelqu'un dans la même situation que

[50:17]

Shelley. Peu de moyens financiers,

[50:19]

un peu plus vulnérables,

[50:21]

mais malgré tout, il

[50:23]

communiquait quand même

[50:25]

ensemble au quotidien. Ils ont développé une

[50:28]

relation virtuelle

[50:29]

et par tout ordre d'autres stratagèmes

[50:31]

aussi, elle est réussie à extorquer de l'argent

[50:33]

de cette personne-là et même

[50:35]

d'une autre actrice américaine qu'on n'a

[50:37]

pas le nom, qui est NP, au niveau

[50:39]

des initiales. Je me demande si...

[50:40]

Nathalie Parkman, on pense à ça tout de suite.

[50:44]

Mais c'est jamais

[50:45]

documenté, ce bout-là, puis même

[50:46]

dans les extraits de cours,

[50:48]

c'est juste les initiales. Il y en a qu'on a

[50:50]

réussi à trouver parce que ça a été extrêmement médiatisé,

[50:53]

mais la médiatisation

[50:54]

tourne toujours autour de Chris et de Paris,

[50:57]

mais les autres, ça a été

[50:59]

passé un peu sous silence,

[51:01]

mais ils font partie des victimes

[51:04]

extorquées

[51:05]

ou exploitées, ou du moins usurpées

[51:06]

l'identité, pendant

[51:09]

plusieurs années, pendant 8 ans,

[51:11]

imaginez, c'est

[51:12]

complètement fou. Il faut vraiment

[51:14]

vivre dans le mensonge, puis être habile

[51:17]

là-dedans, parce que c'est de la gestion, gérer

[51:18]

tous ces faux profils-là, l'information,

[51:22]

se rappeler des détails

[51:23]

de la vie privée de chacun,

[51:24]

d'adopter même le style d'écriture

[51:26]

de ces différentes personnes-là,

[51:28]

pour vraiment connaître

[51:30]

nos victimes,

[51:32]

un point assez élevé.

[51:34]

C'est assez fou, tout ça,

[51:36]

quand même. J'étais jeté à terre

[51:38]

quand j'ai su cette histoire-là.

[51:40]

Oui, toute l'orchestration, mais elle avait du temps devant elle,

[51:42]

elle travaillait pas, donc j'imagine

[51:44]

que ça devait meubler ces journées, du moins

[51:46]

vraiment la désennuie. Je comprends

[51:49]

un peu sa situation.

[51:50]

L'enquête

[51:52]

a duré plus de trois ans.

[51:54]

L'enquête a impliqué deux pays,

[51:56]

donc le Canada et les États-Unis.

[51:58]

42 officiers de police ont été

[52:00]

affectés au dossier, et il y a

[52:02]

eu l'exécution de 39 mandats

[52:04]

de perquisition. Oui, ce chiffre-là

[52:06]

m'a un peu fasciné, 39 mandats

[52:08]

de perquisition. Je comprends que ça

[52:10]

implique chez Chris, chez la

[52:12]

mère de Chris,

[52:13]

pardon, la mère de Paris et Paris,

[52:16]

chez Shelley, et le nombre

[52:18]

de fois qu'ils ont dû demander,

[52:20]

je sais que Tom aussi. Ils ont dû

[52:21]

retourner souvent. Oui, et ils ont dû

[52:23]

aller chez Tom, chez l'actrice

[52:25]

américaine. Tout ça, c'est cumulé,

[52:27]

je trouve ça quand même beaucoup,

[52:30]

39 mandats.

[52:31]

Shelley est accusée d'extorsion

[52:33]

de fonds, de menaces de causer

[52:35]

des lésions corporelles, de

[52:37]

fraude de moins de 5000 $,

[52:39]

et à quatre reprises, elle est

[52:41]

accusée d'usurpation d'identité

[52:43]

entre le début 2011

[52:45]

et le printemps de 2013.

[52:47]

La Couronne réclame une peine

[52:49]

de 16 à 18 mois d'emprisonnement,

[52:51]

suivie de deux ans d'approbation

[52:53]

sous surveillance, et la Couronne

[52:55]

a laissé entendre que les facteurs

[52:56]

déterminants pour la détermination de la

[52:58]

peine sont la dissuasion et la

[53:00]

dénonciation.

[53:02]

La position de la défense est que

[53:04]

Shelley est candidate à une

[53:06]

ordonnance de sursis, car même si

[53:08]

les circonstances de l'infraction

[53:10]

justifient une peine d'emprisonnement,

[53:12]

les antécédents de Shelley, combinés

[53:14]

aux aspects atténuements de l'affaire,

[53:16]

qu'elle purge sa peine dans sa

[53:18]

communauté. C'est ce qu'ils ont demandé.

[53:19]

Oui, exactement. Mais ils l'ont pas eu.

[53:23]

Parce que, effectivement,

[53:24]

le 14 octobre 2015,

[53:27]

Shelley Chartier est condamnée

[53:28]

à 18 mois d'emprisonnement.

[53:30]

Ferme, hein? Oui.

[53:31]

La Couronne soulignait à quel point

[53:33]

Shelley avait développé des aptitudes

[53:36]

et des habiletés à personifier

[53:38]

des gens sur internet

[53:40]

et à quel point elle vivait dans

[53:42]

un monde de fantaisie.

[53:44]

La juge n'avait jamais vu

[53:45]

une situation de vie

[53:47]

virtuelle aussi compliquée et

[53:50]

aussi complexe que ça.

[53:52]

Effectivement. C'est même un des

[53:54]

premiers crimes au Canada

[53:55]

qui a ce type d'accusation-là

[53:58]

de catfishing.

[54:00]

C'est ce que j'avais vu avec une complexité

[54:01]

aussi énorme. Elle a marqué

[54:04]

l'histoire.

[54:05]

Oui, avec raison. Moi, je me rappelle

[54:07]

quand, justement, ça avait fait

[54:09]

les manchettes des médias,

[54:10]

c'était une grosse histoire quand même.

[54:12]

Oui, ça a fait le tour du Canada.

[54:14]

Et je pense que ça a mis en garde

[54:16]

encore plus les autorités envers ce genre

[54:18]

de crime. On le sait, Amanda Todd

[54:20]

aussi avait fait bouger les choses

[54:22]

pas mal. Shelley Chartier a un peu ouvert

[54:24]

les yeux des autorités canadiennes

[54:27]

au sujet de l'usurpation

[54:28]

d'identité et de catfishing.

[54:30]

Oui, parce que c'était dans 2011.

[54:32]

2011, ça a l'air proche, mais en même temps,

[54:34]

il y a sept ans, il y a eu

[54:36]

un gros gap au niveau

[54:38]

de notre utilisation des technologies

[54:40]

en sept ans. Donc, tu as

[54:42]

parfaitement raison là-dessus que ça a eu vraiment

[54:44]

un impact, disons ça comme ça,

[54:47]

un impact positif

[54:48]

pour les autorités par rapport à

[54:50]

mieux déceler et enquêter, ce genre de choses-là.

[54:52]

Parce que c'est assez incroyable que ça a duré trois

[54:54]

ans en quelque temps.

[54:56]

Oui, ça m'a un peu

[54:59]

pas troublé, mais pas loin

[55:01]

de ça.

[55:02]

C'est parce que j'imagine qu'en même temps, il y avait

[55:04]

des soupçons de pédophilie

[55:06]

et de pornographie juvénile.

[55:08]

Donc, il faut éliminer

[55:10]

ces soupçons-là

[55:12]

en toute priorité, je présume.

[55:14]

Puis, parce que vraiment,

[55:16]

je pense que ça devait être pris au sérieux.

[55:18]

Donc, les autorités n'ont pas dû

[55:20]

faire, ah, c'est une vedette, on va l'épargner.

[55:22]

Ils ont dû creuser assez

[55:24]

intensément, parce qu'il a quand même

[55:26]

été suspendu pendant un bout de temps.

[55:28]

Puis, Chris,

[55:29]

en fait, ça lui ennuie pendant plusieurs années

[55:32]

cette histoire-là. Donc, j'imagine qu'il voulait

[55:34]

vraiment s'assurer qu'il était complètement

[55:36]

innocent de tout cela, malgré

[55:38]

le fait qu'il y a eu de la manipulation

[55:40]

de la part de Shelley, parce que

[55:42]

c'est difficile de juger

[55:44]

parce qu'il y a eu des vrais comportements.

[55:46]

C'est-à-dire qu'il y a eu une certaine forme

[55:48]

de consentement entre la

[55:50]

vraie Paris et le vrai Chris.

[55:52]

C'est juste qu'ils se sont

[55:53]

jamais dit en personne.

[55:56]

Et le fait, moi, qu'ils se soient

[55:58]

rencontrés dans la vraie vie, j'en reviens

[56:00]

juste pas que ce soit allé jusque-là.

[56:02]

Ah non, ça me flabbergaste.

[56:05]

Elle est intelligente,

[56:06]

Shelley Chartier, pour

[56:07]

orchestrer ce genre de choses-là.

[56:10]

Comme tu dis, c'est fou.

[56:12]

Les deux, ils parlaient juste à des faux profils,

[56:14]

mais dans la vraie vie, ils se sont vus pour vrai.

[56:16]

Ben oui, exactement.

[56:18]

Légalement, ils flirtaient quand même,

[56:20]

c'est ça, sur la ligne. Mais, tu sais,

[56:22]

Chris, il a tellement perdu, puis lui, il ne peut pas

[56:24]

poursuivre. Il n'y aura pas de compensation

[56:26]

de ça, même si Shelley a fait de la

[56:28]

maison, tous les commanditaires

[56:30]

qui ont perdu sa réputation.

[56:31]

C'est clair. Je suis sûr qu'aujourd'hui, il doit

[56:33]

s'en sortir un peu gagnant, en guillemets,

[56:35]

parce que c'est sûr qu'au niveau de sa notoriété,

[56:37]

ça l'a dû la quintupler,

[56:40]

mais quand même,

[56:42]

puis même la juge le notait,

[56:44]

que l'impact, en plus d'avoir un impact

[56:46]

sur toutes les faux profils, les

[56:47]

fausses identités qu'elle a utilisées, ça lui a

[56:49]

un impact encore plus large

[56:51]

sur tout l'entourage

[56:53]

de ces gens-là. Donc,

[56:56]

dans le gré de tout, une peine de 18 mois,

[56:58]

je ne sais pas si toi, tu trouves que c'est

[56:59]

sévère ou non.

[57:02]

Moi, je trouve que c'est sûr que les circonstances

[57:03]

atténuantes, c'est vraiment son milieu de vie.

[57:05]

Je sais que la juge en a tenu compte, quand même,

[57:08]

que c'est une femme solitaire,

[57:10]

qu'il y a beaucoup d'éducation qui provenait

[57:11]

d'une réserve. Ils ont quand même

[57:13]

tenu compte dans le jugement

[57:16]

de cet aspect-là, puis je comprends

[57:18]

que ça l'a atténué. Moi,

[57:19]

je trouve que c'est une peine

[57:21]

correcte, 18 mois. Oui, moi aussi.

[57:22]

Étant donné, moi aussi,

[57:25]

je pense que c'est honnête,

[57:27]

parce que c'est difficile

[57:28]

d'évaluer, c'est vraiment difficile d'évaluer

[57:30]

parce que les dommages causés à

[57:32]

Chris sont vraiment au niveau de la réputation.

[57:35]

Puis on parle de comment

[57:36]

on dit, c'est une vedette de la NBA.

[57:39]

Donc, c'est des chiffres que

[57:40]

Shelley ne pourrait jamais lui rembourser

[57:42]

si c'était une amende.

[57:44]

Donc, dans ce cas-là, je pense

[57:46]

que c'est une peine

[57:48]

honnête, parce que,

[57:50]

évidemment, la vérité a été rétablie.

[57:53]

Chris, par la suite,

[57:54]

il a été réengagé

[57:56]

par les Nuggets.

[57:58]

Il a même gagné le championnat

[58:00]

avec le Miami Heat quelques années plus tard.

[58:04]

sa carrière s'est rétablie.

[58:06]

Si on m'avait dit

[58:08]

que Chris est tombé dans une profonde

[58:10]

dépression et s'est fait attaquer à

[58:12]

l'entreprise, il a tout perdu.

[58:16]

Là, peut-être que le 18 mois

[58:19]

paraitraient un peu résiduel.

[58:20]

Mais dans ce cas-ci,

[58:22]

ça semble quand même bien

[58:24]

se terminer, du moins. Mais qui sont

[58:26]

devenus ces vraies personnes, Seb,

[58:28]

justement, surtout Paris, en fait,

[58:30]

la vraie Paris.

[58:31]

Paris donne de son nom,

[58:33]

disons son nom, sur les réseaux sociaux,

[58:35]

que c'est Paris Dylan.

[58:38]

Paris, maintenant, a 24 ans.

[58:40]

Et elle, en fait, je te dirais que c'est peut-être

[58:41]

la plus gagnante de cette histoire-là,

[58:43]

parce que, malgré tout,

[58:46]

à l'époque où c'est arrivé,

[58:49]

elle essayait de gagner une

[58:50]

notoriété, elle voulait devenir mannequin,

[58:51]

mais elle n'avait pas une vraie notoriété

[58:53]

en ligne et tout ça. Et avec cette histoire-là,

[58:56]

on s'entend, ça l'a propulsé,

[58:58]

ça l'a propulsé

[58:59]

sur les médias sociaux. Elle est devenue

[59:01]

une vraie star des médias sociaux.

[59:03]

Mais elle a un peu tous les éléments

[59:05]

d'une star Instagrammeuse,

[59:08]

elle est refaite,

[59:10]

elle est très

[59:12]

instable.

[59:13]

Tu parles de chirurgie.

[59:15]

Exactement, oui, elle a une chirurgie des seins,

[59:17]

elle a l'air, elle est très

[59:18]

artificielle, elle l'a toujours un peu

[59:20]

été, mais elle a gagné

[59:22]

de ça. Moi, je trouve que

[59:25]

Paris est la grande gagnante

[59:27]

de tout ça, malgré tout,

[59:29]

malgré que ça a dû être quand même difficile pour elle.

[59:32]

Fait un peu

[59:33]

un peu, comment dire,

[59:35]

cocasse, oui.

[59:36]

Elle fréquente actuellement Don McLean.

[59:40]

Oh mon Dieu!

[59:40]

Don McLean,

[59:42]

c'est l'interprète de la chanson iconique

[59:44]

American Pie.

[59:47]

American Pie.

[59:49]

Et ce monsieur-là,

[59:51]

c'est une vieille chanson,

[59:52]

ce monsieur-là, 72 ans

[59:54]

actuellement, et elle est en couple

[59:56]

avec lui encore aujourd'hui,

[59:58]

elle s'affiche sur les réseaux sociaux

[01:00:00]

comme ça, elle a accompagné dernièrement

[01:00:02]

lors de la promotion de ses tournées,

[01:00:04]

de sa tournée, de spectacles

[01:00:06]

qu'il donnait partout dans le monde,

[01:00:08]

entre autres, j'ai vu, en Angleterre et en

[01:00:10]

Irlande, et elle le suit partout.

[01:00:13]

Elle expliquait

[01:00:13]

qu'elle aime ça les hommes plus vieux,

[01:00:16]

parce que pour elle, c'était des hommes

[01:00:18]

matures. Et on en a parlé

[01:00:20]

un peu de Chris Anderson, lui, sa carrière

[01:00:23]

a continué.

[01:00:24]

Je pense que maintenant, il ne joue plus

[01:00:25]

dans le NBA, mais il est âgé de 40

[01:00:28]

ans, donc il a quand même eu une carrière

[01:00:29]

de plus de 18 ans, c'est quand même

[01:00:32]

très bien. Il s'en est

[01:00:34]

sorti avec quelques grattinières,

[01:00:36]

mais au moins, sa carrière a repris

[01:00:39]

la route.

[01:00:40]

Du côté de Shelley, eh bien, tu l'as dit

[01:00:42]

tout à l'heure, Seb, elle est maintenant sorti

[01:00:44]

de détention, donc elle est revenue

[01:00:46]

dans la même

[01:00:48]

remorque, la même maison où

[01:00:49]

elle habitait avec

[01:00:52]

sa mère à Easterville.

[01:00:54]

On l'a vu, entre autres, dans un documentaire

[01:00:56]

de la CBC, de la série Point

[01:00:58]

of View, qui est dédiée aux

[01:01:00]

communautés autochtones, qui est un

[01:01:02]

documentaire quand même assez touchant, en fait. Maintenant,

[01:01:03]

elle est âgée de 34 ans,

[01:01:06]

et elle est mariée maintenant, en fait.

[01:01:07]

Elle a rencontré un homme, un habitant

[01:01:10]

du Texas, qui semble être quand même

[01:01:12]

un bon gars, quand on le voit dans le documentaire,

[01:01:14]

un joueur de Call of Duty, donc qui se sont

[01:01:16]

rencontrés en ligne, et puis

[01:01:17]

ils ont décidé de se marier, et puis

[01:01:20]

c'est lui qui est déménagé chez

[01:01:21]

elle à Easterville, où ils

[01:01:24]

vivent ensemble. En fait,

[01:01:26]

Shelley, moi, j'ai été surpris de voir qu'elle était

[01:01:29]

très repentante,

[01:01:30]

puis elle était très lucide,

[01:01:31]

aussi. Donc elle comprenait l'ampleur des dégâts,

[01:01:34]

on sent qu'elle a changé.

[01:01:36]

Moi, quand je la voyais dans ce documentaire-là,

[01:01:38]

je sentais pas qu'elle

[01:01:40]

allait récidiver,

[01:01:41]

ou qu'elle avait l'air d'une criminelle,

[01:01:44]

donc j'avais même un peu,

[01:01:45]

j'avais beaucoup d'empathie pour elle,

[01:01:48]

une certaine pitié, si on veut.

[01:01:50]

Elle est retournée dans son

[01:01:52]

village isolé,

[01:01:53]

mais elle a un emploi maintenant, en tant

[01:01:55]

que commis à quelque part,

[01:01:57]

dans sa municipalité, donc elle semble

[01:02:00]

se remettre sur le droit chemin.

[01:02:03]

Ben oui, elle m'a pas

[01:02:04]

semblé antispathique, elle semblait

[01:02:06]

moins machiavélique qu'à l'époque

[01:02:08]

où elle a fait tous ces

[01:02:10]

crimes-là. Exactement.

[01:02:11]

Mais oui, elle a dit qu'elle était,

[01:02:13]

puis j'utilise vraiment ses mots,

[01:02:16]

elle dit j'ai été conne, et

[01:02:17]

je m'ennuyais tout simplement, puis j'ai vraiment

[01:02:19]

été conne de faire ça.

[01:02:21]

Elle a vraiment utilisé ces mots-là, puis

[01:02:24]

je préfère entendre

[01:02:26]

ça, moi, à quelqu'un qui regrette,

[01:02:28]

parce qu'il y en a des fois qui ont un orgueil,

[01:02:31]

puis on pourrait

[01:02:32]

en en nommer plein, même dans les cas

[01:02:33]

qu'on a couverts, qui veulent

[01:02:36]

pas admettre ou avouer

[01:02:38]

que ce qu'ils ont fait était tard là-dessus,

[01:02:40]

je lui donne,

[01:02:42]

dans les jugements, il y avait pas

[01:02:44]

de crainte au niveau

[01:02:46]

de la récidive, en fait. Non,

[01:02:47]

c'est ça. Donc... Ça semble

[01:02:50]

malgré tout se terminer bien.

[01:02:52]

Si vous aimez les histoires de Catfish,

[01:02:54]

vous pouvez aussi écouter

[01:02:56]

notre épisode sur Tall, Hot, Blonde,

[01:02:58]

de notre saison 1, qui est une histoire

[01:03:00]

qui finit un petit peu moins bien

[01:03:01]

que celle-ci, mais si ça vous intéresse,

[01:03:04]

vous allez sans doute

[01:03:06]

adorer. C'est très

[01:03:08]

de notre époque,

[01:03:10]

le catfishing, puis l'usurpation d'identité.

[01:03:12]

On risque de couvrir d'autres

[01:03:14]

sujets comme ça dans le futur.

[01:03:16]

Mon cher Seb,

[01:03:18]

toi, qu'est-ce que t'as pensé de ça,

[01:03:19]

de te plonger dans cette histoire-là?

[01:03:22]

Moi, j'ai été impressionné par

[01:03:25]

l'orchestration de tout ça.

[01:03:27]

Oui. Et comment que c'est

[01:03:28]

facile de créer

[01:03:30]

des faux comptes et de se faire passer

[01:03:32]

pour les gens en allant...

[01:03:33]

C'était simple. Elle est allée chercher des photos

[01:03:36]

sur Internet. Elle a bâti des profils Facebook

[01:03:38]

avec ça. Toutes les traces

[01:03:40]

qu'on laisse en ligne publique

[01:03:42]

peut permettre à ces gens-là

[01:03:44]

de créer des faux profils.

[01:03:46]

Ça, ça me... Pas que je le savais pas

[01:03:48]

que c'était facile, mais on dirait que personne

[01:03:50]

n'ose... Pas que personne n'ose le faire, mais

[01:03:51]

on le fait pas, mais elle, elle a juste osé,

[01:03:54]

tout simplement, fait

[01:03:56]

un peu à noter.

[01:03:58]

Une de ses premières

[01:04:02]

tentatives

[01:04:02]

ou, disons, exploration

[01:04:04]

d'usurpation d'identité,

[01:04:05]

c'est en 2003,

[01:04:07]

sur les forums de discussion, il n'y avait pas de Facebook,

[01:04:10]

elle se faisait passer pour

[01:04:11]

le rapper Eminem.

[01:04:13]

Et ça fonctionnait.

[01:04:16]

Les gens communiquaient avec elle

[01:04:17]

comme si c'était le rapper.

[01:04:19]

Donc, c'est à ce moment-là qu'il y a eu une étincelle

[01:04:23]

en elle qui s'est dit

[01:04:24]

« Ah, mais crème ! »

[01:04:25]

C'est pas si compliqué que ça, se faire passer

[01:04:27]

pour quelqu'un d'autre sur Internet.

[01:04:29]

Même une célébrité. Oui.

[01:04:31]

Et je vais continuer à le faire.

[01:04:33]

Et ça a été vraiment la bougie d'allumage.

[01:04:34]

C'était même décrit dans le document de la cour.

[01:04:38]

Cet élément déclencheur-là,

[01:04:39]

Eminem, d'après moi, ils ont dû trouver ça

[01:04:41]

peut-être dans son historique ou,

[01:04:43]

je sais pas, peut-être même, elle, selon son témoignage.

[01:04:46]

Mais c'est

[01:04:47]

quand même assez particulier. C'est un peu comme

[01:04:49]

le parallèle, l'analogie est peut-être un peu

[01:04:51]

poussée, mais les gens

[01:04:53]

qui disent qu'ils tuent pour la première fois,

[01:04:55]

après, c'est facile de tuer. Oui, oui.

[01:04:58]

Je trouve que c'est un peu la même chose.

[01:05:00]

Elle a essayé une première fois

[01:05:01]

de faire une usurpation d'identité.

[01:05:03]

Et par la suite, elle a vu que c'était pas si compliqué

[01:05:05]

et ça pouvait se faire. Je dis pas que tuer

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n'est pas ça, mais souvent, c'est les témoignages

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qu'on entend, les gens qui ont tué, ils disent que c'est la première fois

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qui est le plus dur et qu'ensuite, ça vient un petit peu plus

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tout habitué.

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Bref, c'est ce que je pense.

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Toi, qu'est-ce que tu...

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C'est-tu quelque chose qui t'a un peu

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traumatisé ou comment t'as pensé sur ça?

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Un peu, c'est jusqu'où la chose s'est rendue.

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En fait, on a souvent...

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On connaît tous quelqu'un qui s'est fait

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avoir sur un site de rencontre

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ou sur Internet

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par quelqu'un qui n'existait pas vraiment.

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Mais là, de voir que vraiment, ça s'est rendu

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à un niveau où c'est passé

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entre les mailles

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des célébrités, puis de leurs agents,

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puis de leurs relationnistes et tout ça.

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Puis en fait, Shelly, c'est

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la seule qui a réussi à parler aux vraies personnes

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dans tout ça. Donc, encore une fois,

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son habileté m'impressionne.

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Puis d'une certaine façon, je suis toujours un peu

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triste quand quelqu'un est très talentueux

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puis qu'il utilise son talent

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à mauvais essai.

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C'est pour ça que j'ai été un peu

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déçu de Shelly parce que c'est une histoire

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triste, quand même, d'une certaine façon

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qu'on en soit rendu là pour

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se divertir parce qu'on

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s'emmerde trop chez soi.

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Donc c'est quand même triste.

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Mais on se le dira jamais assez, c'est important

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de protéger ces données,

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d'essayer de ne rien échanger, de compromettant

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avec des gens que vous...

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En général, je dirais ne jamais le faire, mais si vous

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voulez le faire, faites-le avec des gens à qui vous avez confiance,

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que vous avez rencontré pour

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vrai, parce qu'on laisse des traces, il faut

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se protéger. Même chose,

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si vous ne voulez pas que vous, votre

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identité soit volée, il faut prendre

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des mesures nécessaires,

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le moins possible, afficher de photos

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sur Facebook,

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ne pas se faire tagger

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lorsqu'on le

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souhaite pas, parce que tout ça peut être

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repris et utilisé

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contre soi.

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C'est un sujet qui nous

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tient à coeur, je pense, à distorsion, puis on risque

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d'en reparler assez souvent.

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Et vous, les distordus, si vous

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voulez en discuter, la place pour,

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dites-nous ce que vous pensez de cette histoire-là, c'est sur le

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groupe des discussions sur Facebook.

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Vous pouvez nous faire une demande, et généralement,

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on accepte tout le monde.

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Et sinon, vous pouvez nous trouver sur Instagram,

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YouTube aussi, qui est un bon endroit

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pour nous rejoindre, se untap

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le réseau de bière aussi, où on partage

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nos trouvailles, et Twitter

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aussi, bien évidemment.

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Et évidemment, si vous voulez porter du

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disto swag, si vous voulez

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faire un achat sur la boutique, rendez-vous

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au boutique.distorsionpodcast.com

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et vous pouvez vous procurer

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des magnifiques T-shirts de notre première

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collection, mais aussi des étuis iPhone,

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des étuis à téléphone Samsung,

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un sac de shopping,

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entre autres, des posters qu'on a réalisé avec

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Mr Willow, et on va s'en venir avec

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d'autres items au fur et à mesure.

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On finit le show avec quelque chose

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de spécial, il y a un auditeur

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du nom de Burn O

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qui a réalisé une chanson

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rap sur le thème de distorsion.

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On a été assez impressionné de voir

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ça, donc on va terminer là-dessus

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pour le générique, mais avant toute chose,

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Seb, aurais-tu un mot de la fin pour nous ce soir?

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Méfiez-vous avant d'envoyer

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des photos de vos organes.

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Toujours.

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Ta paix, du vécu non publié

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que les médias ont oublié.

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Ils savent que les fans vont adorer

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nos Surrendermen,

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cherchant comme un romerick.

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Puis le Slenderman, lui c'est un creepypasta.

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T'aimes pas ces p'tits fastop?

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Pour de vrai, c'est captivant,

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magique comme un radlock.

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Si tu te demandes cette question,

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vaux enjoy les épisodes.

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Distorsionpodcast.com, je le répéterai

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pas deux fois. Distorsionpodcast.com

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On peut y moller trois fois,

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pas besoin d'enlouer des temps

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pour pouvoir écouter ça.

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Les gars font des gros efforts,

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les distorsions savent déjà.

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