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Vous êtes sur le point d'écouter DISTORTION, un podcast sur...
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Nous devons aller boldement où l'homme n'a jamais été.
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Pour visiter le Moine de Mars.
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Il y a un monolithe.
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Ils sont une structure très incroyable.
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Des complots complètement distordus.
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Puis des milliers d'années, la planète Mars fascine les astronomes.
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En même temps, elle est empreinte de mystères.
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Les photos prises de la planète rouge alimentent plus de questions que de réponses.
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Y a-t-il eu déjà de la vie sur Mars? Ou encore y sommes-nous déjà allés?
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Les secrets bien gardés de la NASA contribuent à alimenter les théories les plus tordues.
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Y aurait-il des bases extraterrestres ou encore des pyramides sur Mars?
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Suivez-nous dans ce voyage cosmique, alors que nous allons explorer et débunker les théories les plus fascinantes sur Mars.
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Sébastien Évac, comment ça va aujourd'hui?
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Ça va bien, et toi, Emine Gauthier?
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Ça va très bien. On est en 2026 et on enclenche notre nouvelle mini-série.
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On vous l'avait dit, on vous l'avait teasé que ça allait être un petit peu spécial en 2026.
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On avait envie de varier un peu. On arrive sur les 9 ans de distorsion.
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Bientôt 10, l'an prochain. Ça va faire déjà 10 ans.
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Ça va passer vite.
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Et là, on avait envie de mettre un peu de variété, comme on dit.
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L'épice de la vie.
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J'allais dire un beau lapsus.
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On voulait présenter quelque chose de différent.
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Ça se peut qu'on fasse ça aussi à l'avenir, c'est-à-dire une mini-saison un petit peu plus traditionnelle,
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où on est un peu dans les enquêtes irrésolues, les histoires obscures et tout ça,
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mais qu'on se fasse un genre de mini-série, un peu un spinoff thématique pour la deuxième partie de la saison.
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Bref, dites-nous ce que vous en pensez.
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Nous, ça nous excite beaucoup.
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Ça nous permet de sortir parfois un peu de notre ligne éditoriale
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et d'explorer d'autres histoires qui nous passionnent en dehors de nos histoires d'enquête habituelles.
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Mais on fait en même temps une autre sorte d'enquête en débunkant chacune des théories.
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On met nos chapeaux d'aluminium, si je peux dire, d'enquêteurs avec la petite casquette mélangée avec une casquette d'enquêteur.
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Ça donne un peu ce résultat-là.
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J'aime ça qu'on applique un peu notre rigueur, mais à des complots qui sont amplifiés,
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on va se le dire, à l'ère numérique plus que jamais.
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Absolument. On va toucher énormément aux technologies, au monde de l'Internet, même au futurisme.
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Toutes ces concepts-là qu'on a vus naître un peu à l'ère numérique,
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on ne va pas parler de complots, on ne va pas parler du monstre, du Loch Ness.
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On va s'attaquer à des théories du complot un petit peu plus perchées, un peu plus farfelues,
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mais toujours en lien avec l'ère numérique, avec les technologies et tout ça.
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Vous ne devrez pas vous ennuyer.
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D'ailleurs, dites-nous s'il y a des théories que vous aimeriez qu'on couvre dans cette mini-série-là ou éventuellement dans d'autres épisodes.
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Donc, on est très motivés, on a bien hâte et on commence aujourd'hui avec les mystères de la planète Mars.
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Parce que vous allez voir, on en sait très peu sur Mars et de ce qu'on sait, ça laisse place à beaucoup d'interprétations.
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Et puis, j'hallucinais en voyant tous nos documents de recherche, Seb, c'est fou comment il y a des théories du complot autour de Mars.
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Même que j'ai l'impression qu'on va peut-être faire une partie d'eux.
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On n'aura pas le choix, en fait, parce que sinon, je pense que l'épisode d'aujourd'hui aurait duré cinq heures.
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Si on avait tout dit, ce qu'on a ramassé comme information,
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c'est incroyable comment la planète Mars nourrit les mystères et les théories du complot.
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Ah oui, c'est crazy. Vous allez voir, on va prendre une bonne puff et on va faire le tour de tout ça.
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Ce qui est intéressant dans les théories du complot aussi, c'est se baser sur les faits réels.
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Parce que souvent, ça part de ça. Ça part de faits réels, ça part d'un document de la NASA qui a été retrouvé,
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ça part d'une photo, d'un commentaire, d'un astronome, de quelque chose comme ça.
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Donc, sur quel fondement se basent ces théories-là?
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Puis par la suite, c'est de voir justement distinguer le réel du faux,
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à savoir justement comment ça s'est propagé, cette conspiration-là,
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et de se rendre compte que finalement, il n'y a peut-être pas matière à autant de science-fiction autour du concept.
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Vous allez voir, ça risque d'être très intéressant.
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Dans les nouvelles du jour aussi, dans les nouvelles de 2026, notre tournée est en branle.
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À peu près toutes nos dates sont annoncées, on va en avoir d'autres aussi.
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C'est le cabaret des curiosités du web qu'on a revampé.
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Chaque histoire est différente, chaque cabaret est différent.
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Et là, on s'en va à la rencontre des gens du Québec, peut-être au-delà même.
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Surveiller nos dates rapidement, j'en plug quelques-unes.
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Le 26 mars à Montréal, au cabaret Lyon d'or.
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Le 28 mars à Trois-Rivières, au Musée Pop dans la prison.
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Donc, une super activité avec visite de la prison au Musée Pop.
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Manquez pas ça.
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Le 3 juin par la suite, on se retrouve à Québec.
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Québec, on sait, la foule est crazy.
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On est à la Chapelle spectacle.
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Par la suite, cabaret BMO de Sainte-Thérèse.
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C'est le 11 juin pour les gens de la Rive-Sud de Montréal et Laurentide.
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Tout ça, rassemblez-vous, venez tous vous voir pour faire le party avec Distorsion.
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Septembre maintenant, on est déjà rendu en septembre.
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Pavillon des Arts de la Seine de Varennes.
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Donc, manquez pas ça, c'est une salle de prestige.
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Et aussi Saint-Jean-sur-Richelieu, toute la région du Richelieu.
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On débarque le 16 octobre à la boîte Saint-Jean.
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Donc, rassemblez-vous, parlez-en à vos amis et puis venez faire le party avec nous.
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C'est toujours une bonne soirée festive.
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On a de la merch, on aime ça vous rencontrer.
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On n'est pas des snobs qui restent dans nos loges.
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On va prendre un verre avec vous, on discute, on fait des autographes de livres.
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Donc, manquez pas ça.
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Ça va être super cool au courant de 2026-2027.
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D'autres dates s'en viennent aussi.
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Sinon, on a encore une bière de la semaine.
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Seb, c'est quoi cette semaine?
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Oui, on a la bière Kryo New England IPA de la micro brasserie Tamarack.
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C'est de type easy, une IPA qui est surtout basée de deux ou blancs qui sont des Kryo.
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Le Citra Kryo et le Idaho 7 Kryo avec un peu de chinook.
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Donc, ça goûte l'ananas, la mangue, l'amertume légère, 16,5 % d'alcool.
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Elle est délicieuse.
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Et cette bière, mon cher Emile, nous a été offerte par Colin Pallet,
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qui nous a fait un don sur notre site web pour la tournée de bière.
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Donc, merci à toi, Colin.
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Merci, Colin.
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Aussi, on a un shout-out à donner à Work Eleven, Work Onze,
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pour une review 5 étoiles sur Apple Podcasts,
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qui nous dit directement comme ça, très bon, pas de flaflas, excellent sujet.
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C'est à la hauteur de son commentaire.
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Exactement, un commentaire, pas de flaflas.
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Donc, shout-out à toi, Work Onze.
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En after-show pour nos abonnés Patreon, vous avez été très nombreux
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à vous inscrire au grand débrouillage qu'on a fait pendant le temps des fêtes.
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Plein de nouveaux membres Patreon, des centaines de nouveaux membres Patreon.
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Et là, si vous voulez avoir accès aux after-shows et à tout ça,
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bien, vous n'avez pas le choix de prendre le forfait.
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Oui, monsieur.
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Donc, avec ce forfait-là, vous avez accès à tous les after-shows,
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à tout le contenu bonus, épisodes secrets et tout ça.
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On en sort un à chaque saison, un épisode secret en fin de saison.
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Et là, l'after-show, on va parler du projet Solar Warden
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et aussi du hacker qui a piraté la NASA.
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Tout ça est un peu relié à la même histoire.
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Vous allez voir, c'est assez fascinant.
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On va parler aussi d'autres cas de piratage de la NASA
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et d'autres fuites de données.
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On reste dans la thématique cosmique ici et astronomique.
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Donc, ça risque d'être très intéressant en after-show pour les abonnés Patreon.
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Je pense qu'on a assez parlé, Seb.
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C'est le début de la saison, on a toujours un petit peu de blabla à faire.
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Mais est-ce qu'on est prêt à partir explorer la planète Mars?
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Oui, monsieur.
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Allons-y.
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Maintenant.
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Je commence tranquillement, Seb, et je vais revenir dans le temps.
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On va parler de plusieurs histoires.
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On va essayer de garder ça un peu en ordre chronologique.
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On va parler tout d'abord des fondements de certaines théories du complot en lien avec Mars.
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La plupart proviennent de photos.
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On a envoyé des rover, on a envoyé des sondes sur Mars pour prendre des photos et tout ça.
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Et on va revenir un petit peu dans le temps, là où les premières photos de Mars sont arrivées.
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Et je me lance.
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Une photo en noir et blanc apparaît sur un écran d'ordinateur quelque part dans un centre de contrôle de la NASA à la fin des années 70.
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La pièce est plongée dans cette pénombre particulière des salles où on travaille 24 heures sur 24.
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Ici, il n'y a plus vraiment de jour et de nuit, seulement des cas de travail qui s'enchaînent.
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Les seuls points de lumière proviennent des rangées de moniteurs qui éclairent les visages fatigués des ingénieurs.
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De ces hommes et femmes qui ont passé des années à préparer cette mission, vérifier chaque ligne de code, chaque composante électronique,
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chaque trajectoire et chaque correction d'orbite de ce qu'on envoie dans l'espace.
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Sur l'un de ces écrans, on distingue un carré de poussière grise, une plaine martienne balayée par des ombres figées dans le temps.
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Les reliefs sont difficiles à distinguer. La résolution semble toujours un peu insuffisante, tournée dans les années 70.
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Oui, exactement.
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Les contrastes sont imparfaits, comme si la caméra hésitait à révéler ce qu'elle voit vraiment.
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C'est une image typique de la surface de la planète Mars, telle qu'on la connaissait à l'époque,
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c'est-à-dire granuleuse, mystérieuse et même un peu frustrante.
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Ça a l'air un peu d'une planète complètement sèche, un peu volcanique et tout ça.
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Il n'y a pas l'air d'avoir beaucoup de vie là-dessus, du moins en apparence.
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Et au centre de cette image, pourtant, se trouve une forme distinctable.
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Au premier regard, rien d'exceptionnel.
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Juste une autre colline parmi les milliers que Viking 1, la première sonde à site placée en orbite autour de Mars,
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a photographié depuis son arrivée.
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Dans la routine des opérations, ce n'est qu'une image de plus,
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un quadrillage de plus dans ce patient travail de cartographie.
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Parce que depuis longtemps, on tente de cartographier Mars, de lui attribuer des régions, tout ça.
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Vous allez voir, on va rentrer un petit peu plus en détails dans cette géographie de la planète.
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Mais un technicien se penche un peu plus près de l'écran.
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C'est quelqu'un dont le nom ne sera probablement jamais retenu par l'histoire de l'exploration spatiale,
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mais dont le réflexe, lui, va déclencher une chaîne d'événements qui dure encore aujourd'hui.
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Il fronce les sourcils, tente de percer le grain de l'image.
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Il voit deux zones sombres, alignées presque symétriques.
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Une arrête plus claire qui descend au milieu, un peu comme un nez,
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et sous cette arrête, une ombre allongée qui évoque vaguement une bouche entre ouverte.
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Il recule sa chaise, comme frappé par un mélange de surprise et d'incrédulité, puis appelle un collègue.
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Il dit « regarde, on dirait un visage ».
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En un instant, ce qui n'était qu'un assemblage de pixels,
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une donnée froide transmise depuis des dizaines de millions de kilomètres,
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se charge d'une autre dimension.
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Ce n'est plus seulement de la géologie, c'est une présence,
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une intention même.
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Le cerveau humain, cet organe façonné par des millions d'années d'évolution
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pour détecter des visages dans la pénombre, reconnaître des expressions.
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En une fraction de seconde, par exemple, croît soudain reconnaître quelque chose de familier,
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un visage humain.
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Et ce simple réflexe de dire « on dirait un visage »
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va suffire à faire basculer une colline martienne anonyme
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dans la légende des théories du complot.
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Et là, on avance un peu dans le temps,
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on est le 25 juillet 1976.
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Et là, Viking One vient d'envoyer son premier balayage systématique
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de la région de Sidonia,
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qui est peut-être la plus connue de Mars,
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qui est une zone de Mars.
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À l'origine, elle a été choisie pour une raison très simple,
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c'est-à-dire qu'elle se trouve sur la trajectoire de la sonde
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que la sonde doit emprunter dans son voyage.
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Et Sidonia n'a pas été sélectionnée parce que la NASA
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attendait quelque chose de particulier de cette région-là.
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Au contraire, au départ, c'est un morceau de planète comme une autre
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perdu sur une surface totale de 144 millions de kilomètres carrés.
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Et là, on l'a baptisé Sidonia, cette espèce de région-là.
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Et pourtant, cette modeste formation rocheuse d'environ 1,5 km de long
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va devenir l'une des images les plus célèbres de Mars,
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les plus débattues et les plus mal comprises de toute l'ère spatiale.
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Dans les jours qui suivent, la NASA organise une conférence de presse
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pour présenter les premières images de Viking 1.
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On montre des paysages désertiques, des dunes, des cratères.
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On explique les objectifs scientifiques de la mission,
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les instruments qu'on utilise, les premières analyses atmosphériques.
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Et parmi ces images, on glisse cette fameuse photo de Sidonia
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avec sa colline qui ressemble un peu trop à un visage humain.
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Les responsables scientifiques notent rapidement
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que ce n'est qu'un jeu d'ombre et de lumière sous un éclairage rasant.
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Ils affirment aussi qu'une seconde image prise quelques heures plus tard
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dans un angle différent a déjà dissipé l'illusion du visage.
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Pour détendre l'atmosphère, l'agence de la NASA publie même cette image
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avec une légende un peu humoristique en disant le visage sur Mars.
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Et ça sort dans les journaux et les magazines comme ça.
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On est en 76, donc les théories du complot n'ont pas la même critique qu'aujourd'hui.
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C'est un peu audacieux de sortir une nouvelle comme ça en 76 avec un visage sur Mars.
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Oui, notre rapport en l'information était vraiment différent.
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Il y avait peu de médias.
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On croyait dur comme faire ce que les médias officiels nous disaient.
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L'idée de partager la petite curiosité, de montrer que même dans les missions les plus sérieuses,
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il peut y avoir de drôles de surprises.
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Je comprends l'intention, tu sais, d'amener un peu de légèreté.
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Pour eux, c'était un peu une soft news et c'était une petite nouvelle pour faire sourire.
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Mais par contre, cette petite nouvelle, cette légèreté va leur revenir en pleine figure.
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Parce que cette fameuse seconde photo qui est censée démontrer
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que tout cela n'est qu'un effet d'optique n'est pas réellement mis en avant.
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Elle existe bien dans les archives sous le nom technique de Viking Frame avec le numéro 70A13.
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Mais elle est mal classée, peu diffusée et oubliée dans un océan donné.
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Au lieu de désamorcer l'affaire, ce décalage va alimenter un soupçon tenace.
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Si c'est vraiment un jeu d'ombre, pourquoi ne montre-t-on pas immédiatement l'image qu'il prouve ?
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Dans les années 80 maintenant, un peu plus tard,
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à une époque où récupérer les images de la NASA demande encore de la patience,
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des formulaires, des rouleaux de microfilms à analyser, deux ingénieurs, deux personnes en fait,
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Vince DiPietro et Greg Molinar décident de fouiller eux-mêmes les archives de la sonde Viking.
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Ils finissent par remettre la main sur ce fameux cliché, le 70A13, qui a été longtemps mal indexé.
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Ils retraitent l'image avec les moyens informatiques de l'époque,
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qui ont en fait évolué depuis les années 70, on est dans les années 80 maintenant.
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Ils améliorent le contraste, rehaussent certains détails et ce qu'ils voient les troubles.
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Le visage est toujours là. La perspective change un peu, certaines ombres se déplacent,
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mais la ressemblance demeure. Et pire, certains détails semblent encore plus marqués.
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Des partisans enthousiastes se mettent à parler de la pupille dans un des yeux du visage de Mars
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ou encore dedans dans la bouche qu'on voit sur le fameux cliché.
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La thèse du simple hasard géologique prend dans ce milieu-là un sérieux coup dans l'aile.
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Dans une Amérique, le poste Watergate, où la confiance envers les institutions est déjà très fragile,
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l'idée que la NASA n'ait pas montré cette image tout de suite paraît immédiatement suspecte.
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On commence à murmurer qu'on nous cache peut-être quelque chose, qu'il existe sur Mars une structure artificielle,
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un monument, peut-être même construit par les humains,
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et que l'Agence spatiale essaierait tant bien que mal de minimiser l'affaire.
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Et pour comprendre pourquoi cette photo trouve un écho aussi disproportionné,
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il faut remonter bien loin dans le temps.
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Parce que Mars n'a jamais été une simple planète quelconque dans notre ciel le sable.
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Depuis des millénaires, elle est chargée de symboles, de croyances, de peurs, même de fantasmes.
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Et le visage de Sidonia n'apparaît pas dans un vide culturel.
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Il surgit sur une toile de fond déjà saturée d'histoires avec des martiens.
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Ça fait longtemps qu'on appelle des extraterrestres les martiens,
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de canaux et de dieux de la guerre et d'invasions extraterrestres.
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Et on doit quand même remonter, je dirais, des milliers d'années dans le temps
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pour comprendre l'importance de cette planète-là dans la culture populaire.
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Oui, exact, mais c'est là qu'on va se déplacer, Emile, chez les babylonniers.
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Ça fait longtemps, ça.
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Quand même, bien avant les sondes, bien avant les télescopes, bien même bien avant la NASA.
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Mars, c'est d'abord une lumière rouge qui se promène dans le ciel.
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Et contrairement à la plupart des étoiles qui gardent leur place relative d'une nuit à l'autre,
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eh bien, Mars, elle, elle se déplace.
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Elle avance, elle recule parfois, semble hésiter, fait des boucles.
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Et c'est ça, les fameuses rétrogradations qu'on entend souvent,
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quand quelque chose va mal, on accuse les planètes.
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Oui, Mercure rétrograde et tout ça.
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C'est un vrai phénomène astronomique avant d'amener des croyances plus spirituelles.
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Exactement.
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Chez les babylonniers, il y a plus de 2000 ans,
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dans ces cités de Mésopotamie où naît l'astronomie,
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on prend tout ça très au sérieux, Emile.
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Des prêtres-astronomes montent en haut de grandes tours les zygourates
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pour observer le ciel nuit après nuit.
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Ils notent la position des planètes sur des tablettes d'argile,
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inventent des systèmes de notation et créent les premières éphémérides.
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Mars, pour eux, n'est pas une curiosité anodine.
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Sa couleur rougeâtre, sa brillance parfois intense,
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ses mouvements étranges, tout ça en fait un objet céleste inquiétant.
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On l'associe rapidement aux événements violents.
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Guerre, révolte, famine, catastrophe.
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Une lumière rouge qui refuse d'obéir à l'ordre habituel du ciel
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ne peut être qu'un signe de désordre sur Terre.
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Et les babylonniers développent ainsi
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tout un système divinatoire autour de Mars.
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Sa position au moment d'une naissance,
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d'un couronnement, d'une campagne militaire,
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ça devient un indicateur de ce qui va se produire.
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C'est comme un peu l'origine de l'horoscope, si je peux dire.
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Si la planète rouge se trouve dans telle ou telle constellation,
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au moment où un roi monte sur le trône,
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ce sera un signe de prospérité par exemple,
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ou au contraire, de chute rapide.
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Cette symbolique va être reprise ensuite par les Assyriens,
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puis par les Perses.
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On va infuser dans tout le bassin méditerranéen.
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Mars, très tôt, n'est donc plus seulement un objet physique.
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C'est un symbole de violence, de bouleversement, de changement sanglant.
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Une sorte de marqueur cosmique du chaos potentiel.
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Et là, une mille on va basculer chez les Romains,
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parce que eux aussi ont repris cet héritage
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et vont le graver dans le marbre, littéralement.
[19:57]
Dans leur panthéon, la planète rouge devient un dieu.
[20:01]
Mars, le dieu de la guerre,
[20:03]
le dieu casqué, curassé,
[20:05]
qu'on invoque avant de lancer les légions à la conquête du monde.
[20:09]
Mars n'est pas un dieu secondaire.
[20:10]
Dans la mythologie romaine,
[20:13]
il est le père de Romulus et Remus,
[20:15]
les jumeaux allêtés par une louve qui fonderont la ville de Rome.
[20:20]
En faisant de Mars leurs ancêtres,
[20:22]
les Romains se placent sous la protection directe de la planète rouge.
[20:26]
Leur puissance militaire et leur destin impérial
[20:28]
sont symboliquement liés à ce point rouge dans le ciel nocturne.
[20:32]
On organise des fêtes.
[20:34]
En l'honneur de Mars, on lui dédide des temples.
[20:37]
On envoie des prêtres guerriers,
[20:38]
des saliens dansés en armure dans les rues
[20:41]
au début de la saison des campagnes militaires.
[20:44]
Mars représente à la fois le danger de la guerre
[20:46]
et la promesse de la victoire.
[20:48]
J'aurais été curieux de voir ça, ce genre de cérémonie-là,
[20:52]
où ce qu'il y avait des prêtres en guerriers.
[20:54]
On dirait que je trouve ça un peu drôle à visualiser.
[20:59]
En tout cas, bref, je trouve ça quand même particulier.
[21:01]
Ils devraient rétablir ça d'ailleurs.
[21:03]
Ça pourrait être divertissant à notre ère.
[21:04]
Oui, exactement. Le retour du pain et des joues.
[21:07]
Même après la crise de sénisation,
[21:09]
cette association de la planète rouge avec la violence,
[21:12]
avec le sang, avec le conflit,
[21:14]
va survivre dans l'astrologie médiévale.
[21:17]
Mars devient la planète qui gouverne les tempéraments colériques,
[21:21]
les soldats, les armes et les épidémies.
[21:24]
Elle est associée au fer, à la fièvre et à la colère.
[21:28]
Donc, ce n'est pas un hasard si lorsque la science moderne
[21:31]
commence à s'intéresser sérieusement à Mars,
[21:33]
elle le fait déjà avec un énorme bagage symbolique.
[21:37]
La planète, elle n'est pas neutre.
[21:39]
Dans notre imaginaire, elle ne l'a jamais été.
[21:43]
Non, c'est vrai. Mars, on dirait que c'est soit un ennemi ou soit un allié.
[21:48]
Ça a toujours été un peu, même dans les films de science-fiction,
[21:52]
dans les séries télé, ça a toujours été la planète un peu hostile.
[21:56]
On dit qu'elle est rouge.
[21:57]
Tout ça, finalement, elle n'est pas tant rouge,
[22:00]
même que certaines photos de la NASA ont été corrigées.
[22:04]
On les a colorées pour les rendre un petit peu plus rouges.
[22:09]
Mais bon, ce n'est pas comme si c'était une boule de feu rouge
[22:11]
qui se promenait dans le ciel.
[22:14]
C'est pour ça que même, je comprends qu'en Mésopotamie,
[22:18]
à l'époque des Babyloniens, on voyait la planète rouge dans le ciel,
[22:22]
mais il fallait sûrement se pincer les yeux.
[22:25]
Observer d'une manière vraiment ne devait pas être évident
[22:28]
pour le commun des mortels de voir ça.
[22:31]
Non, c'est clair.
[22:32]
C'est sûr qu'il y avait moins de pollution dans le temps.
[22:33]
Oui, pollution lumineuse aussi.
[22:36]
Au 19e siècle maintenant, l'astronomie fait un bon spectaculaire
[22:41]
grâce aux révolutions industrielles.
[22:43]
Les miroirs et les lentilles gagnent en qualité,
[22:46]
les montures des télescopes deviennent plus robustes,
[22:49]
les mécanismes d'entraînement plus précis,
[22:51]
on commence à pouvoir observer les planètes comme jamais auparavant.
[22:54]
C'est vraiment un peu un âge d'art de développement astronomique.
[23:00]
Mars, en particulier, attire l'attention.
[23:03]
À chaque opposition, tous les grands observatoires pointent vers la planète rouge.
[23:08]
On y distingue déjà à l'œil nu dans certains instruments des taches claires et sombres.
[23:13]
On remarque des calottes polaires blanches qui s'étendent et se rétractent avec les saisons martiennes.
[23:19]
Certains y voient des indices d'un climat, peut-être même d'une forme d'eau gelée.
[23:23]
En 1877, Mars passe exceptionnellement près de la Terre.
[23:28]
C'est une occasion en or.
[23:30]
L'astronome italien Giovanni Ciapparelli
[23:33]
décide de profiter de cette configuration pour cartographier méticuleusement la planète.
[23:39]
Avec son télescope de 22 cm,
[23:41]
il distingue des zones qu'il considère comme des continents
[23:45]
et d'autres comme des mers.
[23:47]
Mais surtout, il croit voir de longues lignes fines qui traversent la surface de part en part.
[23:52]
Il les appelle canali.
[23:55]
En italien, dans sa bouche,
[23:57]
ce mot peut désigner des chenots, des scions, des vallées allongées
[24:01]
ou aussi, peut-être, cette petite...
[24:04]
Ah non, ça c'est un canoli.
[24:06]
Oui, oui, la pâte.
[24:07]
Le dessert, oui, c'est ça, exactement.
[24:10]
Ciapparelli n'affirme pas qu'ils sont artificiels.
[24:12]
Il décrit simplement ce qu'il croit voir,
[24:14]
c'est-à-dire un réseau de traits sombres reliant différentes régions.
[24:18]
Mais lorsque ces travaux sont traduits en anglais,
[24:21]
canali devient canal.
[24:23]
Et en anglais, canal, ce ne sont plus seulement des vallées naturelles.
[24:27]
Ce sont des ouvrages d'ingénierie.
[24:30]
On pense immédiatement au canal de Suez, par exemple,
[24:33]
au canal du Panama,
[24:34]
aux canaux d'érigation.
[24:36]
Donc, c'est là qu'il va y avoir une interprédation un peu différente du terme.
[24:40]
Ce simple glissement sémantique va faire exploser l'imagination du public
[24:44]
et de certains scientifiques.
[24:46]
Si des canaux existent sur Mars,
[24:48]
quelqu'un les a creusés, manifestement.
[24:50]
Et s'ils sont vraiment répartis à l'échelle de la planète,
[24:54]
cela implique une civilisation capable de penser en termes planétaires
[24:58]
et d'organiser des travaux titanesques
[25:00]
pour accommoder des vaisseaux sur l'eau,
[25:05]
je ne sais pas trop, des redirections de l'eau et autres.
[25:09]
La presse de l'époque s'empare de l'histoire avec enthousiasme.
[25:12]
On voit, pareil, des articles illustrés
[25:14]
expliquant que Mars est une planète en voie de dessèchement
[25:17]
et que ces habitants, plus vieux et plus sages que nous,
[25:21]
ont construit des réseaux gigantesques
[25:23]
pour transporter l'eau des pôles vers l'équateur.
[25:26]
Dans les salons mondains, dans les clubs scientifiques,
[25:29]
on débat des martiens comme si leur existence était presque acquise.
[25:33]
C'est fou.
[25:34]
Donc, à partir de cette histoire-là, des lignes sur Mars
[25:37]
et d'une espèce de variation de langage
[25:40]
à partir de notre scientifique italien,
[25:43]
les gens ont commencé à croire tout de suite qu'il y avait des habitants sur Mars.
[25:45]
Donc, déjà, fin des années 1800, il y avait cette rumeur
[25:50]
que les martiens étaient peut-être en train de nous observer
[25:53]
et autres qu'il y avait potentiellement des gens qui habitent.
[25:56]
Donc, c'est un autre fondement un peu de toutes les théories autour de Mars.
[26:02]
Au centre de cette fièvre martienne se trouve un personnage, Percival Lowell.
[26:09]
Riche héritier de Boston, passionné d'astronomie,
[26:12]
il se met en tête de prouver que Mars est bel et bien habité.
[26:15]
En 1894, il fait construire son propre observatoire à Flagstaff, en Arizona,
[26:22]
loin des lumières des grandes villes, sous un ciel sec et dégagé.
[26:25]
Même à cette époque-là, en 1894, il s'éloignait de la pollution lumineuse.
[26:30]
C'est fou pour avoir des mauvaises, des meilleures observations.
[26:34]
C'est incroyable.
[26:35]
Ça veut dire que ça date quand même de longtemps que l'humain ne se subit,
[26:38]
parce qu'on a besoin d'être éclairé,
[26:40]
mais qu'on a le contre-ballant, je peux dire, d'éclairer nos villes.
[26:45]
Bien oui, puis déjà il allait en Arizona, tu sais, directement dans le désert.
[26:48]
Arizona qui est un haut-lieu d'Ovni.
[26:51]
Oui, oui, c'est vrai.
[26:52]
C'est faux.
[26:53]
Phoenix, Arizona, c'est là qu'il y a eu les Phoenix Lights,
[26:56]
un des événements d'Ovni les plus rapportés de l'histoire.
[27:00]
C'est vrai.
[27:00]
Donc, c'est vraiment un haut-lieu.
[27:02]
Déjà là, dans les années 1800, on observait les martiens à partir de l'Arizona.
[27:08]
Pendant des années, Lowell passe des nuits entières l'œil collé à l'oculaire
[27:13]
à tracer des cartes détaillées de la planète rouge.
[27:16]
Il ne se contente pas de reproduire les canaux de Chia Parelli.
[27:19]
Il en ajoute, il les affine, il les interprète.
[27:23]
Pour lui, les choses sont claires.
[27:25]
Il s'agit d'un immense réseau d'irrigations construit par une civilisation avancée
[27:29]
confrontée à la mort lente de son peuple.
[27:33]
Là, il va écrire des livres, entre autres Mars,
[27:35]
aussi un autre livre qui s'appelle Mars et ses canaux,
[27:39]
et un autre qui s'appelle Mars as the Abode of Life.
[27:43]
Et ces livres-là connaissent un énorme succès.
[27:46]
Ils y développent une vision presque poétique.
[27:48]
Mars serait une planète plus âgée que la Terre,
[27:51]
arrivée plutôt au stade de la désertification.
[27:55]
Ces habitants seraient des ingénieurs philosophiques,
[27:58]
des gens stoïques qui auraient construit des canaux
[28:00]
dans un dernier effort héroïque pour prolonger la vie de leur peuple.
[28:06]
Les Martiens de Lowell ne sont pas des envahisseurs, selon lui.
[28:10]
Ce sont des sages au bord du gouffre,
[28:12]
une civilisation réfléchie, même mélancolique, face à une fin inévitable.
[28:17]
Cette image trouve donc un écho très fort dans une société occidentale
[28:22]
qui commençait le même à douter de sa pérennité,
[28:25]
hantée par l'idée de décadence des empires.
[28:27]
Déjà là, on pensait presque à la fin du monde.
[28:30]
Mais dans le même temps, un autre auteur, H.G. Wells,
[28:33]
ce qu'on connaît bien, va prendre cette idée
[28:35]
et la retourner comme un gars à quelque part.
[28:38]
Oui, Emile, en 1898, Herbert George Wells publie La guerre des mondes.
[28:46]
Dans son roman, il part de la même prémisse.
[28:49]
Mars est une planète mourante.
[28:51]
Mais les Martiens, chez lui, ne sont pas des sages résignés,
[28:55]
ce sont des conquérants.
[28:57]
Wells renverse brutalement la dynamique coloniale de son époque.
[29:01]
Et si nous étions nous, les indigènes?
[29:04]
Et si une civilisation technologiquement supérieure
[29:07]
débarquait chez nous pour nous coloniser,
[29:09]
comme les Européens colonisent alors l'Afrique, l'Inde ou même la Chine?
[29:14]
Les Martiens de Wells ne cherchent pas à nous comprendre ni à négocier.
[29:18]
Ils veulent s'installer, point.
[29:20]
Ils arrivent dans d'énormes cylindres qui s'écrassent sur Terre.
[29:23]
Ils déploient des machines tripodes équipées de rayons brûlants, de gaz toxiques.
[29:28]
En quelques jours, les armées humaines sont balayées,
[29:31]
les grandes puissances sont impuissantes.
[29:33]
C'est une inversion totale de la hiérarchie habituelle.
[29:36]
Pour une fois, ce sont les Européens qui sont réduits au rang de proie.
[29:40]
Le roman est un choc culturel.
[29:42]
Il marque les esprits bien au-delà du cercle des lecteurs de science-fiction.
[29:46]
Il instille une nouvelle forme d'angoisse,
[29:49]
celle de l'invasion venue de l'espace et, en particulier, de la planète Mars.
[29:55]
40 ans plus tard, en 1938,
[29:57]
cette angoisse va se manifester de façon spectaculaire
[30:01]
lors de l'adaptation radiophonique du roman par Orson Welles,
[30:05]
qu'on a tous entendu parler.
[30:07]
Le jeune réalisateur a l'idée de présenter l'histoire
[30:10]
sous forme de bulletin d'information interrompant une émission de musique.
[30:15]
Quelle idée à l'époque!
[30:16]
Oui, mon Dieu! C'est comme à tromper les gens.
[30:19]
Si on en parle encore aujourd'hui, presque 100 ans plus tard,
[30:22]
c'est que ça aurait dû être toute une histoire.
[30:24]
Ah oui, mon Dieu, oui.
[30:26]
Les auditeurs qui prennent le programme en cours
[30:28]
en ratent l'avertissement initial
[30:31]
en attendant ce qui ressemble à des véritables flashs d'actualité.
[30:35]
Nous avons reçu des rapports.
[30:37]
Quelque chose s'est écrasé dans un champ du New Jersey.
[30:40]
Les militaires sont sur place.
[30:42]
Ça devait être l'enfant.
[30:43]
Oui, ça devait être incroyable.
[30:44]
La panique devait être vraiment intense.
[30:47]
Mon Dieu, oui, j'aimerais retourner dans le temps pour voir ça.
[30:51]
La légende raconte que des milliers de personnes paniquent,
[30:54]
fuit même leur maison, se rue dans les églises.
[30:57]
Ah oui, dans les églises.
[30:58]
Oui, c'était très religieux à l'époque.
[31:01]
Et Dieu te protégeait.
[31:04]
Les martiens n'entreront pas dans les églises.
[31:05]
Non, ils sont immunisés.
[31:08]
On sait aujourd'hui que l'ampleur de cette panique
[31:10]
a été largement exagérée par la presse écrite,
[31:13]
ravie de pouvoir égratigner la jeune concurrence de la radio.
[31:17]
Mais même en relativant,
[31:19]
l'épisode montre à quel point l'idée d'une menace martienne
[31:22]
est devenue crédible dans l'esprit du public.
[31:25]
Au milieu du 20e siècle,
[31:27]
Mars n'est plus seulement une question scientifique.
[31:29]
C'est un miroir de nos peurs,
[31:31]
la peur du colonialisme inversé,
[31:33]
peur de la technologie qui nous dépasse,
[31:35]
peur de l'anéantissement.
[31:37]
Et c'est sur ce fond-là
[31:39]
que va revenir se projeter un jour de 1976
[31:42]
l'image floue d'une colline qui ressemble à un visage.
[31:46]
Exactement. Donc, le terrain était déjà prêt,
[31:49]
avec l'incident de Orson Welles,
[31:52]
avec la guerre des Mondes de H.G. Wells.
[31:55]
Justement, quand les premières photos de Mars
[31:58]
sont arrivées via Viking One,
[32:01]
eh bien, ça a juste contribué à la littérature
[32:04]
qui était déjà en place autour des martiens.
[32:06]
Oui, à nourrir ça.
[32:08]
Puis justement, on y revient à Sidonia.
[32:10]
Sur la photo, comme tu dis, de Viking One,
[32:14]
on voit une mesa, une sorte de plateau rocheux
[32:16]
dressé au-dessus des plaines environnantes.
[32:18]
Le soleil est bas sur l'horizon martien
[32:21]
en fin d'après-midi,
[32:22]
et les ombres sont longues et marquées,
[32:25]
et dans cette lumière rasante,
[32:27]
de simples irrégularités de la surface
[32:29]
prennent des allures un peu dramatiques.
[32:31]
Les creux deviennent des orbites sombres,
[32:34]
il y a une arrête qui devient un nez,
[32:36]
une dépression forme une bouche,
[32:38]
ajouté à ça un grain d'image important,
[32:41]
des pixels qui lissent certains détails,
[32:43]
et le cerveau, eh bien, lui, fait le reste.
[32:46]
Oui, exact. Un peu comme quand tu vas
[32:48]
chez le psy, qu'on te montre une photo d'une tâche,
[32:50]
puis là, toi, tu dis, est-ce que tu vois un papillon
[32:53]
ou un visage ou autre?
[32:55]
C'est un peu ça, tu sais, on fait des liens,
[32:58]
notre cerveau fait des liens entre certains trucs,
[32:59]
puis il tente de trouver du concret.
[33:01]
Oui, oui, de faire sens un peu.
[33:03]
Puis pour certains, c'est un cas spectaculaire,
[33:06]
mais banal, de paréidolie.
[33:09]
Pour certains, surtout après les travaux
[33:11]
de D'Pietro, Mollénard et la mise en scène
[33:13]
de Richard C. Oglin
[33:15]
dans son livre The Monuments of Mars,
[33:18]
ce visage n'est qu'une partie la plus évidente
[33:20]
d'un ensemble beaucoup plus vaste.
[33:22]
Puis la paréidolie, généralement,
[33:24]
c'est de voir des visages humains
[33:27]
dans des choses, dans des objets.
[33:28]
Oui, oui, oui. Parce que, tu sais,
[33:30]
il faut se dire, est-ce que ce visage-là,
[33:33]
par exemple, les martiens l'auraient construit
[33:35]
pour nous, tu sais, pour que nous,
[33:38]
on le remarque, parce qu'eux,
[33:39]
ils n'ont peut-être pas un visage comme le nôtre,
[33:41]
ils n'ont peut-être pas fait un visage de martien.
[33:43]
Ce qu'on voit, c'est plus un visage humain
[33:45]
sur Sidonia.
[33:46]
Effectivement, effectivement. C'est une bonne question.
[33:49]
Oglin et d'autres vont, en effet,
[33:50]
étudier la région autour du visage
[33:52]
et prétendre y trouver d'autres anomalies,
[33:55]
des structures pyramidales,
[33:57]
comme la fameuse pyramide de nos experts,
[33:59]
qu'ils décrivent comme une forme
[34:00]
pentagonale régulière à cinq faces,
[34:03]
aussi des collines à la symétrie troublante,
[34:06]
des formations allongées
[34:07]
qu'ils qualifient de monolithes.
[34:09]
Et même sur certaines images,
[34:10]
de longs motifs sinueux qu'ils interprètent
[34:13]
comme des verres de verre,
[34:15]
de gigantesques tubes
[34:16]
translucides qui serpenteraient
[34:19]
à la surface ou sous
[34:20]
la surface. Un peu comme dans Dune,
[34:23]
quoi, des espèces d'immenses verres.
[34:26]
Et à partir de là,
[34:27]
une véritable architecture
[34:28]
imaginaire se met en place.
[34:30]
On trace des lignes entre les différentes
[34:32]
structures, on mesure des angles,
[34:35]
on calcule des rapports.
[34:37]
Oglin affirme retrouver des alignements
[34:38]
quasi parfaits, des symétries,
[34:40]
des rations mathématiques qui, selon lui,
[34:43]
ne peuvent pas être purement naturelles.
[34:45]
Ils parlent de géométrie sacrée,
[34:47]
de signature d'une intelligence
[34:49]
avancée. Dans cette
[34:51]
interprétation, Sidonia devient
[34:53]
une sorte de complexe monumental,
[34:55]
un guisé martien,
[34:57]
un site sacré,
[34:59]
laissé en héritage par une civilisation
[35:00]
disparue. Le visage en serait
[35:03]
la façade la plus évidente,
[35:05]
une sorte de panneau géant destiné
[35:06]
à attirer l'œil d'éventuels visiteurs
[35:08]
cosmiques. Tout au tour,
[35:11]
eh bien les pyramides et autres structures
[35:12]
formeraient un message codé,
[35:14]
une archive de pierres.
[35:16]
Et cette vision extrêmement séduisante
[35:18]
sur le plan narratif va influencer
[35:21]
tout un pan de lufologie
[35:22]
humile, même des théories
[35:24]
astro-archéologiques.
[35:26]
Mars n'est plus seulement un monde
[35:28]
potentiellement habitable dans le passé,
[35:30]
elle devient le théâtre d'une histoire
[35:32]
glorieuse, puis tragique,
[35:34]
où une civilisation aurait atteint des sommets
[35:37]
avant de disparaître brutalement.
[35:39]
Oui, parce qu'encore,
[35:40]
on fait des liens en tant qu'humains.
[35:43]
Tu parlais de Gizeh,
[35:46]
en Égypte, ici, sur Terre.
[35:48]
On a nos pyramides,
[35:50]
le sphinx, on a ce lieu
[35:51]
très mystérieux, très spirituel,
[35:54]
plus grand que nature. On se questionne
[35:56]
même si c'est les humains qui ont bâti ça.
[35:58]
Il y en a des théories comme quoi,
[35:59]
ce serait les martiens ou les extraterrestres
[36:01]
qui auraient bâti les pyramides.
[36:03]
On se rend compte que c'était bel et bien
[36:05]
possible à l'époque, même avec de l'ingénierie
[36:07]
de base,
[36:09]
monnaillant la mort de milliers de gens
[36:11]
potentiellement et du travail sur plusieurs
[36:13]
générations, c'était
[36:15]
potentiellement possible de construire des pyramides
[36:17]
avec un système de plateaux et tout ça
[36:20]
pour monter les pierres.
[36:22]
Mais, à quelque part, on a longtemps cru
[36:23]
qu'il y avait une forme d'intervention
[36:26]
surnaturelle
[36:27]
dans la construction des pyramides. Donc,
[36:29]
quand on revoit des choses sur Mars avec
[36:31]
des photos floues et pixelisées
[36:33]
qui nous font penser à ça, le visage humain,
[36:35]
c'est un peu comme le sphinx, on voit des
[36:37]
pyramides autour des trucs de même,
[36:38]
on fait des liens. Sur la Terre aussi, on a
[36:41]
un lieu comme ça, un petit peu surnaturel,
[36:43]
un petit peu spirituel.
[36:45]
Quand on voit des formes un peu similaires,
[36:46]
on se dit, les martiens sont
[36:49]
comme nous. Eux aussi se sont construits
[36:51]
à une genre de Mec
[36:52]
ou une genre de glissé
[36:55]
avec des constructions
[36:57]
impressionnantes comme ça.
[36:58]
Non, non, t'as raison. C'est drôle. On dirait qu'on a
[37:01]
horreur du vide.
[37:02]
Absolument.
[37:04]
Et là, on va basculer dans les théories nucléaires,
[37:07]
Emile. C'est dans ce décor que le
[37:09]
physicien John Brandenburg
[37:11]
propose sa théorie.
[37:13]
En étudiant la composition de l'atmosphère
[37:15]
martienne, il met en avant
[37:17]
un point. Le rapport
[37:19]
entre certains isotopes du xénon,
[37:21]
notamment le xénon 129,
[37:24]
serait, d'après lui,
[37:25]
difficile à expliquer sans faire intervenir
[37:27]
une source artificielle de radiation.
[37:30]
Et sur Terre,
[37:31]
ce type de signature isotopique
[37:33]
est associé aux essais nucléaires,
[37:36]
alors Brandenburg
[37:37]
extrapole, et si Mars
[37:39]
avait été le théâtre d'une
[37:41]
ou de plusieurs explosions
[37:43]
thermonucléaires géantes, suffisamment
[37:45]
puissantes pour dévaster toute
[37:47]
la planète.
[37:49]
Il imagine un scénario cataclysmique,
[37:51]
une guerre nucléaire planétaire menée
[37:53]
par une civilisation martienne avancée
[37:56]
ou même une attaque venue de l'extérieur
[37:58]
qui aurait vitrifié
[38:00]
de larges portions de la
[38:01]
surface, détruit l'atmosphère,
[38:04]
vaporisé les océans
[38:05]
et laissé la planète exsangue.
[38:08]
Sidonia aurait
[38:09]
alors préservé quelques ruines érodées
[38:11]
de cette époque, comme des cicatrices
[38:13]
encore visibles des millions
[38:15]
ou même des milliards d'années plus tard,
[38:17]
selon lui. Dans cette version
[38:19]
d'histoire, Mars devient une
[38:21]
sorte de miroir apocalyptique
[38:23]
de nos propres peurs, une planète
[38:25]
qui aurait déjà connu le scénario
[38:27]
que nous redoutions pendant toute la guerre
[38:29]
froide, l'autodestruction par l'arme
[38:31]
atomique. Et c'est
[38:33]
une idée spectaculaire, terrifiante,
[38:36]
presque cinématographique.
[38:37]
Mais lorsque les planétologues
[38:39]
et les géochimistes s'y penchent,
[38:41]
ils trouvent des explications
[38:43]
beaucoup plus simples et beaucoup plus
[38:45]
compatibles avec ce qu'on sait des planètes
[38:47]
rochevelantes.
[39:32]
On va maintenant, Seb,
[39:33]
parler un peu de... Déjà, on va commencer
[39:35]
déjà à débunker tout ce qu'on...
[39:37]
quelques trucs dont on a parlé jusqu'à l'âge
[39:39]
en début d'émission. Après, vous allez voir, on va aborder
[39:41]
des théories qui... encore plus
[39:43]
perché, là. Vous allez voir,
[39:45]
ça va loin, les théories autour de Mars.
[39:47]
Mais d'abord, sur la question
[39:49]
du Xénon-129, Seb,
[39:51]
dont tu nous as parlé avec la théorie
[39:53]
de Brandenburg,
[39:55]
les spécialistes rappellent que des
[39:57]
isotopes radioactifs comme
[39:58]
l'Iode-129 se désintègrent
[40:01]
naturellement en Xénon
[40:03]
dans les premiers temps de l'histoire
[40:05]
d'une planète. Donc, il y aura un
[40:06]
changement, là, à ce niveau-là,
[40:09]
niveau du matériel, du matériau.
[40:11]
Si une partie de cette atmosphère
[40:13]
initiale s'échappe ensuite
[40:15]
dans l'espace, ce qui est le cas de Mars,
[40:17]
dépourvu de champs magnétiques,
[40:18]
protecteurs significatifs,
[40:20]
les différents isotopes de gaz nobles
[40:23]
ne s'échappent pas tous au même rythme.
[40:25]
Le résultat, après quelques milliards
[40:26]
d'années, peut très bien ressembler à
[40:28]
ce qu'on observe aujourd'hui sans
[40:30]
intervention d'aucune bombe.
[40:32]
Parce que c'était un peu son point dans le genre.
[40:34]
Si il y a eu présence de telle
[40:37]
matière, c'est signe
[40:39]
qu'il y a eu une explosion nucléaire
[40:40]
parce qu'on ne peut pas l'obtenir sans.
[40:42]
Mais bref, ça nous ramène à nos connaissances humaines.
[40:45]
On ne sait pas tout.
[40:47]
Ensuite, il y a la géologie
[40:48]
de Sidonia. Sur Terre,
[40:50]
l'érosion et les fracturations naturelles
[40:52]
produisent déjà des formes qui semblent
[40:54]
artificielles au premier regard.
[40:56]
Des sommets comme le Sirvin dans les Alpes,
[40:59]
le Servin, devrais-je dire,
[41:01]
ressemblent à des pyramides à quatre
[41:02]
faces quasiment parfaites.
[41:04]
Les mesas et les buttes du plateau
[41:06]
du Colorado, avec leurs parois
[41:08]
abrutes et leurs sommets plats,
[41:10]
peuvent facilement passer pour des constructions
[41:12]
humaines de loin. Je dirais même le Grand
[41:14]
Cagnan, vu de l'espace à haute,
[41:17]
ça doit ressembler à
[41:18]
des canaux géants.
[41:21]
Peut-être qu'il y a des vers
[41:22]
géants aussi comme Dandune qui se promènent.
[41:25]
Ces structures sont pourtant bien
[41:26]
comprises. Une alternance de couches
[41:28]
rocheuses, dures et tendres,
[41:30]
des fractures, de la gélifraction,
[41:33]
de l'écoulement de l'eau, du vent,
[41:35]
etc., de l'érosion, ça fait travailler
[41:36]
les matières. Sur Mars,
[41:38]
des processus comparables sont à l'oeuvre,
[41:41]
mais dans un contexte un peu différent.
[41:43]
Il n'y a pas d'eau liquide stable
[41:44]
en surface depuis très longtemps
[41:46]
de ce qu'on sait, de ce qu'on
[41:48]
suppose. Il n'y a pas de végétation,
[41:51]
pas de plaques tectoniques actives
[41:53]
non plus. En revanche,
[41:55]
des tempêtes de poussière colossales,
[41:57]
des vents changés de particules
[41:58]
abrasives, ça peut arriver,
[42:01]
ça peut agir pendant des durées qui
[42:02]
se comptent en centaines de millions
[42:04]
d'années ces phénomènes-là.
[42:06]
Ça peut produire un changement de matière
[42:08]
auprès de Mars. Ça peut provoquer
[42:11]
des perturbations géologiques.
[42:14]
Quand Mars Global Surveyor,
[42:17]
puis Mars Reconnaissance Orbiter
[42:19]
et d'autres missions reprennent
[42:20]
des images de Sidonia avec des résolutions
[42:23]
bien supérieures à celles de Viking
[42:25]
dans les années 70,
[42:27]
la magie du visage disparaît
[42:29]
un peu. Vu de presse
[42:31]
aux différents angles,
[42:32]
différents éclairages, le visage
[42:35]
se réduit un peu à ce qu'il est,
[42:37]
c'est-à-dire une mesole,
[42:38]
un genre de plateau,
[42:40]
très érodé, avec des creux et des
[42:43]
bosses parfaitement explicables
[42:44]
par la structure interne de la roche
[42:46]
et les circulations poussières.
[42:48]
Je t'avoue, pour avoir comparé
[42:50]
les images à l'époque de Viking,
[42:52]
on aurait vraiment dit un visage,
[42:55]
mais quand on voit la même région
[42:57]
prise dans d'autres
[42:58]
contextes avec des caméras avec
[43:00]
des meilleures résolutions, ça fait un peu
[43:02]
poit poit. Ça a moins l'air d'un visage
[43:04]
de nos jours. C'est dur d'y croire.
[43:07]
La célèbre
[43:08]
pyramide de Di Pietro et Molénor
[43:10]
perd elle aussi beaucoup de son mystère.
[43:13]
À autre résolution, ces arêtes
[43:14]
supposées à être parfaites et régulières
[43:17]
finalement sont
[43:18]
un petit peu plus émoussées, fracturées.
[43:21]
C'est moins des lignes
[43:22]
droites, c'est plus du tout
[43:24]
une pyramide. La structure
[43:26]
prend l'allure banale un peu d'une colline
[43:28]
ruinée par l'érosion.
[43:30]
Les prétendus monolithes
[43:32]
qu'on verrait sur Mars se réduisent
[43:34]
à de gros blocs rocheux
[43:36]
isolés. Les tubes
[43:38]
de verre qu'on pensait peut-être
[43:40]
que ce soit des vers géants, deviennent
[43:42]
des alignements de dunes ou de crêtes
[43:44]
rocheuses.
[43:46]
Ça prend une autre.
[43:48]
Plus on connaît
[43:50]
la surface de Mars, plus on l'explore avec
[43:52]
de l'équipement de qualité. Plus
[43:54]
on se rend compte que les images
[43:56]
de Vikings, finalement, ce n'était pas
[43:58]
forcément la réalité.
[44:00]
À ce jour, aucune structure sur
[44:02]
Mars n'a été formellement identifiée
[44:04]
par la communauté scientifique.
[44:07]
En fait, il y a des structures,
[44:08]
mais il n'y a rien qui soit artificiel
[44:10]
créé par une autre civilisation.
[44:12]
Ça semble être des structures
[44:14]
naturelles. Il y a des curiosités,
[44:16]
évidemment. Il y a des formes étranges comme
[44:18]
sur la Terre, mais il n'y a rien qui correspond
[44:20]
à une architecture telle qu'on le connaît
[44:22]
nous, être humain.
[44:24]
Et pour les scientifiques,
[44:26]
Sidonia est redevenue un cas fascinant
[44:28]
de géologie, en fait, puis un
[44:30]
cas fascinant de psychologie humaine
[44:32]
surtout.
[44:34]
Parce que
[44:34]
c'était la photo
[44:38]
de l'époque, mais on dirait que pourquoi
[44:40]
les gens ne veulent pas croire les nouvelles,
[44:42]
comme si là, ça aurait été trompé, mais à l'époque,
[44:44]
non. C'était les outils de l'époque
[44:46]
qui faisaient du mieux qu'on
[44:48]
peut, si je peux dire, qui pouvaient,
[44:50]
dans le sens avec la technologie de l'époque.
[44:53]
C'est encore ces images-là
[44:54]
qu'on voit le plus souvent. Si tu cherches
[44:56]
des images de Sidonia,
[44:58]
maintenant, peut-être que justement, les images
[45:00]
les plus récentes sont arrivées à un moment où l'information
[45:02]
est tellement omniprésente que peut-être
[45:04]
ça s'est noyé un peu dans tout ça.
[45:06]
De toute façon, la théorie du complot
[45:08]
du visage sur Mars était déjà lancée
[45:10]
depuis longtemps, donc une fois que c'est lancé,
[45:12]
il y a toujours des gens qui vont y croire
[45:14]
à quelque part.
[45:16]
Mais dans le monde des théoriciens
[45:18]
du complot, justement, les nouvelles images
[45:20]
n'y ont pas un effet apaisant
[45:22]
qu'on pourrait attendre. Au contraire,
[45:24]
elles sont immédiatement intégrées
[45:26]
dans le récit en tant que preuve de plus
[45:28]
qu'on nous bullshit. Oui, évidemment.
[45:30]
Si les images modernes
[45:31]
ne montent plus le visage, c'est qu'on les a
[45:34]
appliquées, donc. Si elles sont prises
[45:36]
avec un éclairage différent, c'est qu'on
[45:38]
cherche à faire disparaître les ombres
[45:40]
qui donnaient la forme humaine.
[45:41]
Et si la NASA a mis 20 ans à retourner
[45:44]
photographier Sidonia, c'est qu'elle
[45:46]
voulait gagner du temps pour nettoyer
[45:48]
la zone ou pour préparer une version
[45:49]
plus acceptable. Donc, il y a tout ça
[45:52]
qui s'intègre au récit.
[45:54]
On est face à un mécanisme
[45:55]
classique de ce type de théorie.
[45:58]
Elles sont construites de telle manière
[46:00]
que rien ne peut les réfuter.
[46:01]
Toutes données qui les contredisent
[46:03]
deviennent par définition suspectes.
[46:06]
L'absence de preuves devient
[46:07]
une preuve de plus de la conspiration
[46:10]
à quelque part. Oui, oui.
[46:12]
Parallèlement, les psychologues
[46:13]
pointent un autre phénomène
[46:15]
très bien documenté, celui dont on a parlé
[46:17]
tantôt, Seb, la paréidolie.
[46:20]
Notre cerveau, qui est une machine
[46:21]
à détecter les visages qui connaît
[46:23]
les motifs familiers,
[46:25]
cette capacité
[46:27]
qui est vitale à quelque part pour notre espèce
[46:30]
fait en sorte que justement
[46:31]
on associe très vite
[46:33]
des éléments d'un visage
[46:36]
humain là-dedans.
[46:37]
C'est pour ça qu'autant de gens,
[46:39]
même encore aujourd'hui, ils voient un visage.
[46:41]
Résultat, parfois on en voit là
[46:43]
où il n'y en a pas, dans les nuages,
[46:44]
dans les taches d'humidité, dans des toasts
[46:46]
au beurre de peanut, dans des motifs de bois
[46:49]
sur les troncs d'arbres, des choses comme ça.
[46:52]
Exact. Et en 1996,
[46:53]
en 1996, à Clearwater
[46:55]
en Floride, une simple
[46:57]
tache sur la façade envers d'un immeuble
[47:00]
est interprétée par des milliers
[47:01]
de personnes comme une apparition de la
[47:03]
Vierge-Marie, on s'en rappelle de ça.
[47:06]
Des pèlerins vont affluer,
[47:08]
on organise des veillées de prières,
[47:11]
mais en fait,
[47:12]
c'est juste une différence de condensation.
[47:14]
Donc, il n'y a pas
[47:15]
d'apparition spirituelle là.
[47:18]
Transposé sur Mars,
[47:19]
cette tendance donne exactement le visage
[47:21]
de Sidonia, une image floue compressée
[47:23]
pour économiser la bande passante,
[47:25]
prise avec une lumière dramatique,
[47:27]
interprétée par un cerveau humain qui cherche
[47:29]
instinctivement des visages partout.
[47:31]
Mais plus on avance dans l'histoire des
[47:33]
mystères martiens, plus on s'éloigne
[47:35]
de ce simple phénomène,
[47:37]
la pariidolie, car Mars,
[47:39]
dans l'imaginaire complotiste, ne se
[47:41]
contente pas d'abriter des ruines anciennes.
[47:43]
Elle devient aussi le théâtre de programmes
[47:45]
secrets d'expériences occultes,
[47:47]
de missions humaines cachées,
[47:49]
parfois même de voyages psychiques.
[47:52]
Et là-dessus, Seb,
[47:52]
tu as quelques histoires à nous raconter.
[47:55]
Oui, exact.
[47:56]
On veut d'ailleurs
[47:58]
donner crédit à la chaîne YouTube
[48:00]
de The Y-Files,
[48:02]
qui ont énormément documenté.
[48:05]
Il y a quelques exemples justement dont on va parler
[48:07]
aujourd'hui qui sont bien
[48:09]
documentés par The Y-Files.
[48:11]
Ils ont tellement creusé, eux,
[48:13]
les théories de Mars, les plus loufoques.
[48:14]
Je dirais qu'ils s'en vont même dans des directions
[48:16]
peut-être trop loufoques pour nous.
[48:18]
On en a gardé. On ne les a pas tous intégrés.
[48:21]
Mais il y en a plusieurs qui sont intéressantes.
[48:23]
Donc, shout-out aux gens de The Y-Files
[48:25]
qui nous ont bien alimenté
[48:27]
en complot sur Mars.
[48:29]
Je ne suis pas sûr que celui-là vient
[48:31]
des Y-Files, mais probablement
[48:33]
qu'ils l'ont couvert.
[48:35]
Mais je te laisse aller, Seb, avec entre autres
[48:37]
le projet Stargate.
[48:39]
Oui, exact. Mais nous, on a juste couvert les vrais,
[48:41]
des vrais complots.
[48:43]
Non, je rigole. Et pendant que la NASA
[48:45]
photographie Mars, une autre agence
[48:47]
américaine, la CIA,
[48:48]
s'intéresse à la planète rouge pour une
[48:50]
raison très différente et beaucoup plus
[48:52]
étrange. Dans le contexte de la
[48:54]
guerre froide, les États-Unis apprennent
[48:56]
que les Soviétiques mènent des recherches sur la
[48:58]
parapsychologie, la télépathie
[49:00]
et la psychinésie.
[49:02]
La peur de rater un éventuel avantage
[49:04]
stratégique pousse certaines agences
[49:06]
à financer, elles aussi,
[49:09]
des expériences dans ces domaines.
[49:11]
C'est la naissance d'un ensemble de
[49:12]
programmes qui seront plus tard regroupés
[49:14]
sous le projet, sous le nom de projet
[49:16]
Stargate. Au cœur de ces
[49:19]
programmes, la remote
[49:20]
viewing, ou une vision à
[49:23]
distance, l'idée est la suivante.
[49:25]
Certaines personnes seraient capables
[49:27]
grâce à des capacités psychiques
[49:29]
de voir à distance sur des lieux,
[49:31]
des objets ou des événements
[49:33]
simplement en se concentrant
[49:35]
sur une cible donnée, comme des
[49:37]
coordonnées géographiques ou même une
[49:38]
photo cachée. C'est des programmes, je crois,
[49:41]
qui ont réellement eu lieu,
[49:43]
des programmes de recherche sur le
[49:44]
mode viewing. Je te laisse continuer
[49:47]
à savoir si celui-là est
[49:49]
un complot ou pas, mais je sais
[49:50]
qu'il y a eu des vraies recherches là-dessus.
[49:52]
Oui, bien sûr.
[49:54]
On recrute même des volontaires
[49:56]
ou on les forme
[49:58]
à différentes méthodes de relaxation
[50:00]
et de visualisation. On les
[50:03]
met dans des pièces calmes,
[50:04]
on leur demande de décrire ce qui leur vient
[50:06]
à l'esprit. Sur certaines sessions,
[50:09]
les résultats semblent troublants,
[50:11]
dans d'autres, c'est le
[50:13]
tout total. Parmi les
[50:15]
voyants de Stargate,
[50:17]
un nom va devenir central,
[50:19]
Joe McMoneyagle,
[50:21]
officier du renseignement.
[50:23]
Décoré, il est recruté comme
[50:25]
un téléspecteur, un remote
[50:27]
viewer principal.
[50:29]
On lui attribue des cibles soviétiques,
[50:31]
des sites sensibles
[50:32]
et des objectifs liés à la sécurité
[50:35]
nationale. On ne faut pas oublier
[50:36]
qu'on est en pleine guerre froide,
[50:38]
depuis les années 80, fin des années 70,
[50:40]
entre les États-Unis et l'Union
[50:42]
soviétique.
[50:44]
C'est intense. Il y a beaucoup de programmes
[50:46]
d'espionnage et on tente
[50:48]
tout ce qu'on peut. MKUltra aussi
[50:50]
est arrivé dans ces années-là,
[50:52]
donc on tentait de créer des supers humains,
[50:53]
de voir si les drogues pourraient aussi
[50:56]
aider les militaires
[50:58]
dans leur travail. On dirait qu'il n'y avait plus
[51:00]
de règles, tout était possible
[51:02]
à tester.
[51:04]
Le 22 mai 1984,
[51:07]
McMoneyagle reçoit
[51:08]
une enveloppe scellée et à l'intérieur
[51:10]
un simple papier plié,
[51:12]
il ne doit pas l'ouvrir.
[51:14]
On lui demande de se concentrer,
[51:16]
de décrire ce qu'il perçoit.
[51:17]
La cible, telle qu'elle est, est formulée
[51:20]
sur le papier. C'est la planète Mars,
[51:23]
environ un million d'années
[51:24]
avant le présent.
[51:26]
Donc il faut qu'il recule dans le passé.
[51:28]
C'est particulier.
[51:29]
Et sans connaître cette information,
[51:32]
McMoneyagle commence à décrire
[51:34]
ce qu'il voit. Il parle
[51:36]
de grandes structures pyramidales,
[51:38]
d'édifices très hauts,
[51:40]
utilisés comme des sortes d'abris.
[51:42]
Il décrit un paysage dévasté
[51:44]
battu par des tempêtes violentes.
[51:46]
Il dit percevoir la présence
[51:48]
d'êtres humanoïdes,
[51:50]
très grands, maigres,
[51:51]
en détresse, comme en hibernation,
[51:54]
attendant quelque chose
[51:55]
qui ne viendra peut-être jamais.
[51:59]
Cette transcription,
[52:00]
aujourd'hui disponible
[52:01]
dans les archives déclassifiées de la CIA,
[52:04]
devient vite un objet de fascination.
[52:07]
Pour les amateurs
[52:08]
de mystères martiens, c'est la
[52:10]
cerise sur le Sunday, un document
[52:12]
officiel de la CIA qui décrit noir
[52:14]
sur blanc une ancienne civilisation
[52:16]
martienne, ses pyramides
[52:18]
et même sa catastrophe planétaire.
[52:20]
Mais encore là, le contexte,
[52:23]
comme toujours, est essentiel.
[52:25]
Au fil des années,
[52:26]
des centaines de sessions de remote
[52:28]
viewing ont été organisées
[52:30]
sur des cibles variés.
[52:31]
Des bases militaires soviétiques,
[52:33]
des sous-marins, des otages,
[52:36]
des documents cachés.
[52:37]
Quand, au milieu des années 90,
[52:39]
la CIA commande une évaluation
[52:41]
indépendante du programme Stargate
[52:43]
à l'American Institute for Research,
[52:46]
les conclusions sont sévères.
[52:48]
En clair, la vision à distance
[52:50]
n'a jamais fourni de renseignements
[52:51]
suffisamment précis et fiables
[52:53]
pour être utilisés opérationnellement.
[52:55]
Le programme est arrêté
[52:57]
en 1995.
[52:58]
Ah, ben ça a duré longtemps quand même!
[53:00]
Mon Dieu, j'étais en secondaire 4!
[53:03]
Eh oui, c'est ça,
[53:04]
c'est pas si loin quand même!
[53:07]
McGonagall, de son côté,
[53:09]
reconnaîtra plus tard qu'il est
[53:10]
impossible de vérifier ce qu'il a vu sur Mars.
[53:12]
Et quand on lit sa description,
[53:14]
on ne peut pas s'empêcher de remarquer
[53:16]
à quel point elle ressemble à des idées
[53:17]
déjà présentes dans la culture populaire
[53:20]
de l'époque, des pyramides martiennes,
[53:22]
des civilisations en déclin
[53:23]
et des cataclysmes planétaires.
[53:25]
Il est tout à fait possible que,
[53:28]
consciemment ou non,
[53:30]
McGonagall est puisé dans
[53:31]
cet imaginaire collectif pour
[53:33]
nourrir sa propre vision.
[53:35]
Quoi qu'il en soit, cette séance est
[53:37]
devenue une brique de plu dans
[53:39]
le mur des mythes martiens.
[53:41]
Pour ceux qui veulent y croire,
[53:42]
c'est une confirmation qu'il y a eu quelque chose
[53:45]
sur Mars, même si la science,
[53:47]
elle, ne trouve rien de tel
[53:49]
dans les roches de la planète rouge.
[53:52]
Si Sidonia et Stargate
[53:54]
parlent surtout d'anciens martiens,
[53:56]
une autre théorie, elle, prétend
[53:58]
que ce sont des humains qui auraient déjà
[53:59]
fouler le sol de Mars et, depuis
[54:01]
longtemps et en secret même.
[54:04]
Et cette histoire, c'est connu sous le nom
[54:05]
de Project Red Sun.
[54:08]
Elle commence à circuler sur Internet
[54:09]
au début des années 2000. Et selon
[54:11]
ce récit, en pleine guerre froide,
[54:14]
les États-Unis et l'URSS
[54:15]
auraient mis de côté provisoirement
[54:17]
leur rivalité officielle pour
[54:19]
collaborer sur une mission spatiale
[54:22]
ultra secrète, envoyer un
[54:24]
équipage humain sur Mars.
[54:26]
On raconte qu'une fusée
[54:27]
de type Saturn V,
[54:29]
le même genre de fusée
[54:32]
utilisée pour Apollo,
[54:33]
aurait décollé depuis une base isolée
[54:35]
au Brésil, loin des regards,
[54:37]
pour échapper au radar habituel de surveillance.
[54:40]
À bord, un vaisseau
[54:42]
baptisé ISV Columbus,
[54:44]
avec un équipage américano-soviétique.
[54:47]
Et selon certaines
[54:48]
versions, rien de moins que
[54:50]
Buzz Aldrin lui-même,
[54:52]
le deuxième homme à avoir marché
[54:53]
sur la Lune, aurait participé
[54:55]
à ce projet-là.
[54:57]
D'autres variantes vont jusqu'à y inclure
[54:59]
Neil Armstrong, le premier homme
[55:01]
à avoir marché sur la Lune.
[55:03]
Et les preuves, entre guillemets,
[55:04]
mises en avant sont principalement visuelles.
[55:07]
On nous a montré des vidéos floues,
[55:09]
granuleuses, censées montrer
[55:11]
un module en orbite autour de Mars,
[55:13]
puis une tentative d'atterrissage
[55:15]
sur la surface rouge.
[55:16]
Et ces images sont présentées
[55:18]
comme des fuites d'archives officielles.
[55:21]
On y voit une planète orangée,
[55:23]
des textures qui ressemblent
[55:24]
vaguement à celles de Mars,
[55:26]
des compteurs et des bribes de dialogue,
[55:29]
on y voit des astronautes aussi,
[55:30]
on voit la Terre depuis le vaisseau spatial.
[55:33]
Et là, il y a des lanceurs
[55:34]
d'alerte autoproclamés,
[55:36]
comme l'italien Luca Scantaburlo
[55:38]
ou un mystérieux William
[55:40]
Routledge, sont cités
[55:42]
comme sources. Ils affirment
[55:44]
eux avoir eu accès à des archives secrètes
[55:47]
et avoir participé à d'autres
[55:49]
missions cachées comme celles-là,
[55:51]
comme Apollo 20 entre autres,
[55:53]
une opération tout aussi mythique
[55:55]
qu'il aurait découvert un vaisseau extraterrestre
[55:57]
sur la face cachée de la Lune.
[55:59]
On s'en rappelle, ça avait fait
[56:00]
un peu sensation aussi,
[56:02]
cette histoire-là. Mais lorsqu'on
[56:04]
analyse ces vidéos en détail,
[56:06]
la magie s'effondre.
[56:08]
On reconnaît des extraits lorsqu'on
[56:10]
commence à analyser ça vraiment en profondeur
[56:12]
et qu'on accède par exemple aux images
[56:15]
d'archives de la NASA, parce qu'il y en a
[56:17]
des centaines de milliers d'images d'archives de la NASA
[56:19]
qui sont disponibles au public.
[56:20]
Et quand on commence à faire ce travail-là
[56:22]
et à analyser
[56:25]
toutes ces photos-là et à faire des
[56:27]
comparaisons avec la vidéo qui est sortie,
[56:29]
la magie s'effondre un peu.
[56:31]
On reconnaît des missions
[56:33]
d'Apollo 8, Apollo 14,
[56:34]
Apollo 16 qui sont parfois recolorées
[56:40]
pour
[56:41]
suggérer
[56:41]
qu'on est devant la surface de Mars
[56:44]
au lieu de la surface de la Lune.
[56:45]
On l'a recolorée en rouge par exemple.
[56:48]
Certains plans proviennent,
[56:50]
entre autres,
[56:51]
d'un faux documentaire britannique
[56:53]
qui s'appelle Alternative 3,
[56:55]
qui a été diffusé en 1977,
[56:57]
un peu comme une sorte de canulaire télévisé.
[57:00]
Et là, on a utilisé
[57:01]
des images de ce faux documentaire-là
[57:04]
dans ce footage-là
[57:05]
d'exploration sur Mars.
[57:07]
Et même, un YouTuber spécialisé
[57:09]
en effet spéciaux,
[57:11]
connu sous le nom de TheFakingOakser,
[57:13]
un nom qui n'a rien de
[57:16]
rassurant,
[57:17]
a lui-même admis avoir créé
[57:19]
certaines de ses vidéos pour le plaisir
[57:22]
afin de voir
[57:23]
jusqu'où elle serait prise au sérieux.
[57:25]
Donc, d'un point de vue technique,
[57:27]
la mission Red Sun est tout simplement
[57:29]
impossible à cette époque.
[57:31]
Aussi, en 1973, la NASA vient
[57:33]
tout juste de terminer Apollo 17.
[57:35]
Donc, les dernières fusées
[57:37]
de Saturne 5 sont utilisées pour lancer
[57:39]
la station Skylab,
[57:41]
puis pour la mission de coopération
[57:43]
Apollo-Soyuz en 1975.
[57:46]
Ces lancements sont publics,
[57:47]
suivis par des milliers d'observateurs
[57:49]
visibles depuis de vastes régions
[57:51]
des États-Unis.
[57:53]
Donc, l'idée qu'on aurait pu lancer
[57:55]
un monstre comme Saturne 5
[57:57]
à 110 mètres de haut,
[57:59]
des tonnes de carburant,
[58:00]
un bruit assourdissant
[58:01]
en toute discrétion depuis le Brésil,
[58:04]
un pays qui ne possède, alors,
[58:06]
aucune infrastructure pour faire des missions
[58:08]
spatiales sans que personne
[58:10]
s'en rende compte, ni les astronomes,
[58:12]
ni les renseignements étrangers,
[58:13]
ni les journalistes. Ça relève un peu
[58:16]
plus du scénario de film que de la réalité.
[58:18]
Oui, oui.
[58:19]
Puis même en admettant
[58:21]
qu'on ait réussi à le faire,
[58:23]
il resterait encore à régler toute la question
[58:25]
de la survie de l'équipage.
[58:27]
Il y a des radiations cosmiques,
[58:29]
la durée du voyage est très longue,
[58:30]
c'est des années se rendre à Mars.
[58:33]
La logistique, capacité à freiner,
[58:35]
se poser sur Mars,
[58:37]
redécoller, revenir.
[58:38]
On se rappelle qu'à ce stade-ci,
[58:41]
aucun vaisseau,
[58:43]
aucune sonde n'est revenu
[58:44]
de la planète Mars. On est juste allé,
[58:46]
on a pris des photos,
[58:48]
on a recueilli des échantillons qu'on a analysés
[58:50]
sur place avec des petits rovers,
[58:52]
avec des mini-laboratoires,
[58:53]
mais on n'a encore jamais ramené une roche de Mars.
[58:57]
On n'a rien ramené.
[58:58]
Donc, jusqu'à date,
[59:00]
dans les années 70,
[59:02]
c'est un peu élaboré
[59:05]
de prétendre qu'on pourrait
[59:06]
réussir à faire tout ça
[59:08]
et à revenir de Mars surtout.
[59:09]
Il y a beaucoup de défis techniques
[59:11]
qui ne sont même pas encore résolus aujourd'hui
[59:13]
qu'on attribue au Project Red Sun
[59:15]
dans les années 70.
[59:16]
Donc, c'est un bel exemple
[59:18]
de construction mythologique moderne.
[59:21]
On parle de fragments d'images existantes
[59:23]
d'un nom célèbre comme Buzz Aldrin.
[59:25]
On y ajoute des témoignages
[59:26]
qui sont un peu invérifiables avec des sources
[59:28]
qu'on a la misère à retrouver.
[59:31]
On mélange le tout avec une bonne dose de méfiance
[59:33]
envers les agences gouvernementales,
[59:35]
puis on obtient un récit fascinant
[59:37]
mais sans aucune base solide.
[59:39]
Et le sacré Buzz Aldrin,
[59:41]
en fait, ce qui arrive, c'est qu'en entrevue,
[59:43]
lorsqu'on voyait la vidéo,
[59:45]
il disait clairement,
[59:47]
il laissait échapper des lapsus.
[59:48]
Au lieu de dire qu'il était sur la Lune à chaque fois,
[59:50]
il disait si on pouvait retourner à Mars
[59:52]
ou si on pouvait aller sur la Lune,
[59:56]
retourner sur la Lune de Mars.
[59:58]
Parce que Mars a deux Lunes.
[01:00:00]
Oui, oui.
[01:00:01]
Et là, ça laissait sous-entendre.
[01:00:02]
Bien voyons donc, Buzz Aldrin est en train de dire
[01:00:03]
qu'il est allé sur Mars, sur la Lune de Mars.
[01:00:06]
Mais on se rend compte que ces images-là
[01:00:08]
ont été falsifiées.
[01:00:10]
J'ai vu l'entrevue originale avec Buzz Aldrin,
[01:00:12]
puis il laisse quand même planer
[01:00:14]
des petits doutes.
[01:00:15]
Il ne dit jamais qu'il est allé sur Mars.
[01:00:17]
Il parle toujours de la Lune.
[01:00:18]
Donc, il n'y a pas de lapsus.
[01:00:19]
Mais il dit, au lieu d'aller sur Mars,
[01:00:21]
on devrait aller sur la Lune de Mars.
[01:00:24]
Parce que vous allez voir, il y a des monolithes.
[01:00:26]
Et là, il accentue tout ça.
[01:00:29]
J'imagine que ces monolithes-là
[01:00:30]
sont naturelles,
[01:00:32]
puis ont été observées avec des sondes
[01:00:33]
qu'on a envoyées là-bas.
[01:00:36]
Mais quand même, Buzz
[01:00:38]
nourrit quand même à quelque part
[01:00:40]
un peu les complotistes,
[01:00:41]
en faisant des affirmations comme ça.
[01:00:44]
Donc, il contribue
[01:00:46]
avec sa crédibilité,
[01:00:47]
avec le personnage qu'il est,
[01:00:49]
à faire spinner la nouvelle.
[01:00:51]
Mais Buzz Aldrin n'a jamais dit
[01:00:53]
qu'il n'était pas allé sur la Lune sur Mars,
[01:00:55]
ni sur la Lune de Mars.
[01:00:57]
C'est de la falsification.
[01:01:00]
Et là, Seb, tu as une théorie
[01:01:01]
assez intéressante.
[01:01:03]
Les nazis de la planète Mars,
[01:01:05]
parle-nous-en un peu.
[01:01:06]
On va parler des récits assez fascinants
[01:01:08]
qui ont pu se dérouler avec les nazis,
[01:01:10]
mais sans base solide.
[01:01:12]
Cette théorie part
[01:01:14]
des faits historiques bien réels,
[01:01:16]
le programme V2
[01:01:18]
de Werner von Braun,
[01:01:20]
qui a été développé pour l'Allemagne nazie.
[01:01:22]
C'était l'opération Paperclip,
[01:01:25]
qui, après la guerre,
[01:01:26]
a transféré des dizaines
[01:01:28]
de scientifiques allemands vers les États-Unis
[01:01:30]
pour travailler sur des programmes
[01:01:32]
de missiles et de fusées.
[01:01:34]
Et le rôle central
[01:01:35]
de ces ingénieurs dans la conquête
[01:01:38]
spatiale américaine.
[01:01:39]
À partir de là, certains récits
[01:01:41]
basculent dans la pure fantaisie.
[01:01:43]
On raconte que les nazis
[01:01:45]
auraient développé des technologies avancées
[01:01:46]
d'anti-gravité, des secoupes volantes
[01:01:49]
capables de quitter
[01:01:51]
l'atmosphère terrestre
[01:01:52]
dès les années 1940.
[01:01:54]
Puis il y a une partie de l'élite nazie
[01:01:56]
qui aurait échappé à la défaite
[01:01:58]
en se réfugiant dans les bases secrètes
[01:02:00]
en Antarctique, puis
[01:02:02]
sur la face cachée de la Lune,
[01:02:04]
et puis, pourquoi pas, sur Mars.
[01:02:06]
Bon, on dirait que partout
[01:02:08]
il y a des théories du complot, il y a des nazis.
[01:02:11]
On retrouve
[01:02:12]
des nazis reptiliens,
[01:02:15]
des nazis en Antarctique.
[01:02:16]
Maintenant, les nazis de l'espace.
[01:02:18]
Oui, exact. Maintenant, tu as des nazis à la plage,
[01:02:21]
des nazis à l'épicerie,
[01:02:22]
des nazis à l'école,
[01:02:24]
des nazis au travail.
[01:02:25]
Comme les livres de Martin, finalement.
[01:02:28]
Et dans ces histoires,
[01:02:30]
ces nazis de l'espace
[01:02:31]
auraient continué à développer leurs technologies
[01:02:34]
vivant en vase clos,
[01:02:36]
parfois en collaboration avec des civilisations
[01:02:38]
extraterrestres, mais parfois en guerre
[01:02:40]
contre elles.
[01:02:42]
Ils seraient devenus les maîtres de programmes
[01:02:43]
spatiaux occultes, tirant les ficelles
[01:02:46]
loin au-dessus des gouvernements
[01:02:48]
officiels. En réalité,
[01:02:50]
les criminels qu'on sait qui ont fui
[01:02:52]
comme Eggman,
[01:02:54]
Menzel ou Barbie,
[01:02:55]
eh bien, ils ont été retrouvés en Amérique du Sud,
[01:02:58]
et non sur la planète Mars.
[01:03:00]
On s'en doute bien. Oui.
[01:03:01]
Et l'expédition allemande
[01:03:03]
de 1938 en Antarctique,
[01:03:05]
souvent citée dans ses récits comme
[01:03:07]
le début de la théorie, n'était qu'une mission
[01:03:09]
de cartographie et de pêche.
[01:03:11]
Et l'opération américaine réelle,
[01:03:14]
I-Jump, en 1946
[01:03:16]
et 1947,
[01:03:17]
a aussi inspiré les théories,
[01:03:19]
mais elle n'était qu'un exercice naval
[01:03:21]
à grande échelle, en condition
[01:03:23]
polaire, pas une bataille secrète
[01:03:25]
contre des secoupes.
[01:03:27]
Il n'existe pas un seul document sérieux,
[01:03:29]
pas une seule preuve matérielle
[01:03:31]
crédible de l'expérience,
[01:03:33]
en fait plutôt de l'existence de bases
[01:03:35]
nazies extraterrestres.
[01:03:37]
On est ici dans un imaginaire
[01:03:38]
où le nazisme est transformé en mythes,
[01:03:41]
en super-vilains quasi-immortels
[01:03:44]
dotés de capacités quasi-magiques.
[01:03:46]
C'est une forme de fascination
[01:03:48]
malsaine plus qu'une hypothèse
[01:03:49]
historique. Mais ces récits
[01:03:51]
servent de tremplin à quelque chose
[01:03:53]
d'encore plus vaste. L'idée
[01:03:55]
de notre système solaire, et en particulier
[01:03:57]
en mars, ce serait le théâtre
[01:03:59]
de programmes spatiaux secrets,
[01:04:02]
parallèles et menés dans l'ombre
[01:04:04]
des institutions officielles.
[01:04:06]
Oui, puis il y en a des programmes
[01:04:07]
dits secrets. Je vais vous parler
[01:04:09]
d'un autre programme,
[01:04:11]
le 20 and Back, et aussi je vais vous
[01:04:13]
parler du Dark Fleet,
[01:04:15]
deux autres théories intéressantes.
[01:04:17]
Dans ce sous-genre très particulier
[01:04:19]
des théories du complot, on retrouve
[01:04:21]
des noms comme Dark Fleet,
[01:04:23]
Solar Warden, je vais vous en parler
[01:04:27]
de 20 and Back. Selon ces récits,
[01:04:30]
il existerait une ou plusieurs
[01:04:32]
flottes spatiales secrètes
[01:04:34]
opérant bien au-delà des capacités
[01:04:36]
officiellement reconnues des agences
[01:04:37]
spatiales. Ces flottes utiliseraient
[01:04:39]
des technologies anti-gravitationnelles,
[01:04:42]
des moteurs supraluminiques,
[01:04:44]
des systèmes de camouflage
[01:04:46]
et opéreraient depuis des bases
[01:04:47]
permanentes installées sur la Lune,
[01:04:50]
sur Mars, voire sur des astéroïdes
[01:04:52]
et des objets de la
[01:04:53]
ceinture de Kuiper.
[01:04:55]
Le programme 20 and Back
[01:04:57]
désignerait un protocole de recrutement
[01:04:59]
très particulier. Des enfants
[01:05:01]
ou de jeunes adolescents
[01:05:03]
seraient sélectionnés sur Terre,
[01:05:05]
entraînés en secret puis envoyés
[01:05:07]
servir 20 ans dans ces programmes
[01:05:09]
spatiaux. Comme soldats,
[01:05:11]
techniciens, espions,
[01:05:13]
avant d'être renvoyés à leur point
[01:05:15]
de départ dans le temps, rajeunis
[01:05:17]
avec leurs souvenirs effacés.
[01:05:19]
Ça semble un peu à la Matrice
[01:05:21]
tout ça ou à Men in Black.
[01:05:24]
Des décennies plus tard,
[01:05:26]
certains commenceraient à retrouver
[01:05:27]
des bribes de mémoire, souvent
[01:05:29]
sous hypnose régressive et
[01:05:30]
attémoignée. Dans ces témoignages,
[01:05:33]
Mars revient sans cesse.
[01:05:35]
On y décrit des bases souterraines
[01:05:36]
immenses, des guerres contre des
[01:05:38]
espèces non-humaines, des cohabitations
[01:05:41]
plus ou moins forcées avec des
[01:05:42]
civilisations extraterrestres. On raconte
[01:05:44]
des combats contre des créatures
[01:05:46]
reptiliennes, des insectoïdes
[01:05:48]
géants, des dracocarnivores,
[01:05:51]
on parle aussi de vaisseaux de la taille
[01:05:53]
de ville en orbite permanente
[01:05:55]
autour de la planète rouge.
[01:05:57]
Au cœur de ces récits, on trouve souvent
[01:05:59]
la figure de Corey Good,
[01:06:01]
qui se présente comme un ancien participant
[01:06:03]
au programme 20 and Back.
[01:06:05]
Dans ses interventions, il décrit
[01:06:07]
en détail des bases sur la face cachée
[01:06:09]
de la Lune, des voyages réguliers
[01:06:11]
vers Mars et au-delà, une alliance
[01:06:13]
de civilisations galactiques,
[01:06:15]
des programmes génétiques complexes
[01:06:16]
et une guerre secrète entre différentes
[01:06:19]
factions. Le problème,
[01:06:21]
c'est qu'il n'existe aucune preuve
[01:06:23]
indépendante de tout cela. Aucun
[01:06:25]
document, aucune fuite crédible,
[01:06:27]
aucune mesure astronomique,
[01:06:29]
aucune photographie non contestable.
[01:06:31]
Les témoignages eux-mêmes
[01:06:33]
se contredisent d'un témoin à l'autre
[01:06:35]
au niveau du nombre de bases,
[01:06:37]
des lieux, des technologies utilisées,
[01:06:39]
même des espèces impliquées.
[01:06:40]
Donc tout ça est crédible. Exactement.
[01:06:43]
En 2022, dans le cadre d'une
[01:06:45]
procédure légale portant sur ses droits
[01:06:47]
de propriété intellectuelle,
[01:06:48]
Corey Good va même déclarer sous serment
[01:06:50]
que certains éléments de ces histoires
[01:06:52]
relèvent du rêve lucide,
[01:06:54]
de voyages hétériques ou astraux
[01:06:56]
et qu'il considère désormais ces récits
[01:06:58]
comme une forme de fiction protégée
[01:07:00]
et non comme des rapports factuels,
[01:07:02]
finalement. Donc c'est carrément
[01:07:04]
de la fiction, tout ça.
[01:07:05]
Pour la communauté scientifique,
[01:07:07]
comme pour les spécialistes du renseignement,
[01:07:09]
tout cela relève plus de la mythologie
[01:07:11]
moderne que de la fuite d'un programme réel.
[01:07:13]
Mais pour un certain public,
[01:07:15]
ces histoires comblent un vide.
[01:07:17]
Elles proposent une grande narration épique
[01:07:19]
dans un monde où tout semble déjà
[01:07:21]
cartographié, expliqué et rationalisé.
[01:07:24]
Et Mars là-dedans
[01:07:25]
joue un rôle central.
[01:07:27]
C'est le front, la colonie,
[01:07:29]
le bastion avancé de cette guerre secrète.
[01:07:31]
Quel meilleur décor qu'un monde
[01:07:33]
encore inoccupé pour l'humain,
[01:07:35]
visible dans le ciel, mais suffisamment
[01:07:37]
lointain pour qu'on puisse tout lui prêter.
[01:07:40]
Effectivement, Mars est une
[01:07:42]
machine à justification complotiste.
[01:07:46]
S'il y a certaines des théories
[01:07:47]
comme on vient de parler, entre autres,
[01:07:48]
qui ressemblent à la science-fiction Emile,
[01:07:50]
d'autres plongent dans un registre
[01:07:52]
beaucoup plus sombre.
[01:07:54]
En 2017, lors d'une émission
[01:07:56]
d'Alex Jones sur Infowars,
[01:07:59]
il y a un invité, l'ancien
[01:08:00]
officier de la CIA, Robert
[01:08:02]
David Steele, qui affirme
[01:08:04]
en direct que la NASA gérerait
[01:08:06]
une colonie secrète sur Mars
[01:08:08]
où des enfants, enlevés sur Terre,
[01:08:10]
seraient envoyés comme des esclaves.
[01:08:14]
C'est comme pas une mauvaise idée en soi.
[01:08:17]
Ça prend plusieurs années d'aller
[01:08:18]
sur Mars, donc tu les envoies là.
[01:08:21]
Ils arrivent à l'adolescence,
[01:08:22]
ils travaillent, ils reviennent,
[01:08:24]
puis ils peuvent faire des travaux manuels sur Terre.
[01:08:26]
J'avoue. Je veux dire,
[01:08:28]
ça peut être pratique pour travailler chez Rhona.
[01:08:31]
Exactement. Pratique pour les parents aussi.
[01:08:33]
Tes envois là-bas, ils reviennent,
[01:08:34]
sont déjà bien élevés.
[01:08:36]
T'es passé au travers de la petite enfance,
[01:08:37]
le Terrible 2 et tout ça.
[01:08:39]
Oui, c'est comme adopter un animal
[01:08:42]
plus vieux. Exactement.
[01:08:44]
Et selon cette histoire,
[01:08:46]
il y a des milliers d'enfants
[01:08:48]
qui disparaîtraient chaque année,
[01:08:49]
kidnappés puis embarqués dans
[01:08:51]
des vaisseaux spatiaux pour un voyage
[01:08:53]
de plusieurs dizaines d'années afin
[01:08:55]
de les faire travailler dans des mines
[01:08:57]
ou des installations industrielles
[01:08:59]
martiennes. Et le caractère
[01:09:01]
quasi irréversible du voyage
[01:09:03]
rendrait leur retour impossible,
[01:09:06]
ce qui contribuerait à garder le secret.
[01:09:09]
Eh bien, cette déclaration
[01:09:10]
invraisemblable sur tous les plans
[01:09:12]
logistiques, physiques,
[01:09:14]
astronomiques et même humains va
[01:09:15]
pourtant suffisamment circuler pour
[01:09:18]
que la NASA, habituellement
[01:09:20]
qui est très réservée face au délire
[01:09:22]
conspirationniste, se sente
[01:09:23]
obligée de répondre officiellement.
[01:09:26]
C'est fou ça. Il y a
[01:09:27]
un porte-parole de l'Agence qui dément
[01:09:29]
publiquement que des enfants se voient réduits
[01:09:31]
en esclavage sur Mars,
[01:09:33]
rappelant au passage un petit détail.
[01:09:36]
Il n'y a actuellement aucun
[01:09:37]
humain sur la planète rouge,
[01:09:39]
seulement des robots. Effectivement.
[01:09:42]
Je ne reviens pas que la NASA
[01:09:43]
était obligée de faire ça.
[01:09:45]
Techniquement, Emile, l'idée même
[01:09:47]
d'envoyer un nombre significatif
[01:09:49]
d'êtres humains sur Mars aujourd'hui,
[01:09:51]
eh bien, ça représente un défi colossal.
[01:09:53]
Parler de milliers d'enfants en secret
[01:09:55]
relève du délire logistique.
[01:09:58]
Cela impliquerait des
[01:09:59]
centaines de lancements de fusées géantes,
[01:10:01]
des infrastructures monumentales,
[01:10:03]
une quantité d'énergie phénoménale,
[01:10:05]
tout cela sans laisser la moindre
[01:10:07]
trace observable, ni dans
[01:10:09]
le ciel, ni dans les données de trafic
[01:10:11]
spatial, ni dans les budgets,
[01:10:13]
parce que ça aussi, faut pas
[01:10:15]
se leurrer, ça coûte des sous.
[01:10:17]
Mais au-delà de l'absurdité technique,
[01:10:19]
cette théorie est particulièrement
[01:10:21]
toxique, car elle détourne les angoisses
[01:10:23]
qui sont bien réelles. La
[01:10:24]
disparition d'enfants, les réseaux de
[01:10:27]
traite, les abus, tout ça,
[01:10:29]
existe, mais malheureusement,
[01:10:31]
ça existe sur Terre,
[01:10:33]
et en projetant ses peurs sur Mars et sur
[01:10:35]
la NASA, on déplace le problème
[01:10:37]
dans un espace de pure fiction,
[01:10:39]
au lieu d'affronter les causes réelles
[01:10:41]
comme la pauvreté, la
[01:10:43]
criminalité, la violence familiale,
[01:10:45]
ou même la corruption. Eh bien,
[01:10:47]
Mars devient alors un exutoire,
[01:10:49]
un écran sur lequel on projette nos
[01:10:51]
cauchemars les plus intimes,
[01:10:52]
ceux qui touchent à la famille, aux enfants
[01:10:54]
et à la vulnérabilité.
[01:10:56]
Et le fait que la NASA, soit
[01:10:58]
l'institution accusée, n'est pas
[01:11:00]
neutre dans l'imaginaire complotiste,
[01:11:02]
mais grandes agences technocratiques
[01:11:04]
deviennent elles aussi des figures
[01:11:06]
de pouvoirs froids, inhumains
[01:11:08]
et indifférents. L'équation
[01:11:10]
est simple. Pouvoir plus
[01:11:12]
secret plus technologie est
[01:11:14]
égal à culpabilité potentielle.
[01:11:16]
Oui, exactement,
[01:11:18]
puis on va en parler un peu en after
[01:11:20]
show, le fait que, justement,
[01:11:21]
qu'il y ait quelqu'un qui a piraté
[01:11:24]
le site de la NASA,
[01:11:25]
puis qui a eu accédé à certaines
[01:11:27]
informations, ça laisse place à plein
[01:11:29]
plein plein de spéculations, mais tout ça
[01:11:31]
n'est pas toujours réel non plus
[01:11:32]
quand on fouille dans les documents.
[01:11:35]
Je vais vous parler peut-être d'une dernière
[01:11:36]
théorie. Il existe une catégorie
[01:11:39]
de théories qui cherche à tout expliquer
[01:11:41]
d'un seul coup, de tout regrouper
[01:11:43]
les théories ensemble,
[01:11:45]
pas seulement Mars,
[01:11:47]
mais l'ensemble de certaines
[01:11:48]
bizarreries du système solaire.
[01:11:50]
On se rappelle, on a parlé de la lune
[01:11:52]
creusant dans un autre épisode de saison
[01:11:54]
régulière. Je vous invite à aller
[01:11:56]
réécouter, très divertissant.
[01:11:58]
Et parmi elles, il y a l'hypothèse
[01:12:00]
de la planète explosée.
[01:12:02]
Et selon cette idée, il y aurait existé
[01:12:04]
autrefois entre Mars et Jupiter
[01:12:05]
une grande planète, parfois appelée
[01:12:08]
Maldèque, Phaeton ou Tiamat.
[01:12:11]
Cette planète aurait été détruite
[01:12:12]
par une catastrophe titanesque,
[01:12:14]
une explosion interne,
[01:12:16]
une guerre nucléaire interplanétaire,
[01:12:18]
une collision avec un autre corps géant,
[01:12:21]
bref, selon les versions.
[01:12:23]
Ces débris seraient devenus
[01:12:24]
la ceinture d'astéroïdes actuelle.
[01:12:27]
Mars, elle, n'aurait pas toujours été
[01:12:28]
une planète à part entière, mais
[01:12:30]
la lune de ce monde
[01:12:32]
disparue. Et lors de l'explosion,
[01:12:35]
Mars aurait été arrachée
[01:12:37]
de son orbite, projetée sur
[01:12:38]
une nouvelle trajectoire plus proche du soleil,
[01:12:41]
perdant au passage une grande
[01:12:42]
partie de son atmosphère,
[01:12:44]
de son eau et de sa stabilité.
[01:12:46]
Et les partisans de cette hypothèse
[01:12:48]
citent plusieurs éléments à
[01:12:50]
l'appui. Entre autres, la différence
[01:12:52]
marquée entre l'hémisphère nord
[01:12:54]
de Mars, relativement lisse
[01:12:56]
et peu cratérisée,
[01:12:58]
et l'hémisphère sud, qui est beaucoup plus
[01:13:00]
ancien et qui a l'air d'avoir
[01:13:02]
été bombardé. Certaines
[01:13:04]
anomalies dans le champ de gravité
[01:13:05]
martien sont aussi citées, et encore une
[01:13:08]
fois, la fameuse composition isotopique
[01:13:10]
de l'atmosphère, interprétée
[01:13:12]
comme la signature d'explosion massive.
[01:13:14]
Et cette vision est évidemment très
[01:13:16]
séduisante parce qu'elle donne à Mars
[01:13:18]
une histoire encore plus dramatique,
[01:13:20]
non seulement une civilisation disparue,
[01:13:22]
mais un monde littéralement jeté
[01:13:24]
hors de son orbite, comme une victime
[01:13:26]
collatérale d'un drame cosmique.
[01:13:29]
Mais comme souvent les chiffres
[01:13:30]
finissent par parler, la masse
[01:13:32]
totale de la ceinture d'astéroïde représente
[01:13:34]
à peine 4 % de la masse de la
[01:13:36]
Lune, c'est extrêmement peu,
[01:13:38]
loin de ce qu'on s'attendrait le des restes
[01:13:40]
d'une planète de la taille de la Terre ou même
[01:13:42]
de Mars. Les modèles actuels de formation
[01:13:44]
du système solaire indiquent plutôt
[01:13:46]
que ces roches n'ont jamais réussi
[01:13:48]
à s'assembler en planète,
[01:13:50]
en raison de l'influence gravitationnelle
[01:13:52]
perturbatrice de Jupiter.
[01:13:55]
De plus, la composition de Mars
[01:13:57]
ressemble beaucoup plus à celle
[01:13:58]
de la Terre et de Vénus
[01:14:00]
qu'à celle des astéroïdes typiques
[01:14:02]
de la ceinture d'astéroïde.
[01:14:04]
Tout indique que Mars s'est formé comme
[01:14:06]
nous dans la zone interne du système
[01:14:08]
solaire en tant que planète indépendante
[01:14:10]
et non comme une Lune d'un corps plus gros.
[01:14:13]
Les différences entre les
[01:14:14]
hémisphères Nord et Sud s'expliquent mieux
[01:14:16]
par un immense impact ancien
[01:14:18]
qui aurait remodelé la croûte dans la
[01:14:20]
partie Nord ou par des processus
[01:14:22]
internes liés à la dynamique
[01:14:24]
un peu du manteau martien.
[01:14:26]
Et quand au Xénon 129 dont
[01:14:28]
on a parlé tout à l'heure, on l'a vu,
[01:14:30]
la géochimie offre des scénarios parfaitement
[01:14:32]
naturels pour son enrichissement.
[01:14:35]
L'idée d'une planète explosée
[01:14:36]
reste donc pour l'instant
[01:14:38]
au rang de spéculation non étayée.
[01:14:41]
Elle montre surtout à quel point
[01:14:42]
nous aimons les grands récits globaux
[01:14:44]
capables de relier en une seule histoire
[01:14:47]
Sidonia,
[01:14:48]
la ceinture d'astéroïde et la forme
[01:14:50]
de Mars à nos peurs nucléaires
[01:14:52]
quelque part.
[01:14:54]
Parce que ne pas oublier que aussi
[01:14:55]
les Lunes de Mars, apparemment
[01:14:58]
encore ce que Buzz Aldrin disait,
[01:15:00]
serait plus intéressante à explorer
[01:15:02]
même que Mars parce qu'elle date
[01:15:04]
d'une autre époque. C'est comme une époque
[01:15:06]
réservée. Si la Lune a été formée
[01:15:08]
par un impact sur Mars,
[01:15:11]
bien, ce serait...
[01:15:12]
Mars a continué à évoluer
[01:15:14]
d'une certaine façon en tant que planète,
[01:15:15]
tandis que la Lune est un petit peu plus figée
[01:15:17]
dans le temps. Donc apparemment qu'on pourrait
[01:15:19]
en apprendre plus sur l'origine de Mars
[01:15:21]
en étudiant Phobos, sa plus grande Lune,
[01:15:24]
qui demeure une petite Lune
[01:15:25]
qui est beaucoup plus petite que la nôtre
[01:15:27]
sur Terre. Bref, étant donné
[01:15:30]
que c'est comme un peu un vestige
[01:15:31]
de l'ancienne planète Mars qui a été formée
[01:15:34]
depuis des millions d'années.
[01:15:35]
Je dois avouer que je suis méconnaissant des Lunes
[01:15:37]
de Mars. Oui, on n'en a pas parlé aujourd'hui
[01:15:40]
beaucoup, mais il y a toute une théorie aussi
[01:15:42]
qu'il fallait choisir. Il y en avait beaucoup.
[01:15:44]
Il y a toute une théorie qui dit que Phobos,
[01:15:46]
la plus grande Lune de Mars,
[01:15:48]
pourrait être aussi artificielle,
[01:15:50]
pourrait être aussi creuse. Peut-être que c'est un
[01:15:52]
vaisseau d'observation. Donc on retrouve un peu
[01:15:54]
le même genre de théorie qu'avec celle
[01:15:55]
de la Lune vide.
[01:15:57]
On a fait un peu le tour, Seb,
[01:15:59]
des théories autour de Mars. On en a quand même
[01:16:02]
bien débunké. Quand on prend un peu de recul
[01:16:04]
et qu'on regarde tout ça,
[01:16:06]
Mars apparaît comme bien plus
[01:16:08]
qu'une simple planète à explorer.
[01:16:10]
C'est devenu un peu un gigantesque
[01:16:12]
écran de projection, un peu un
[01:16:14]
miroir de notre humanité ici.
[01:16:16]
On se sent seul dans l'univers. Donc quand on voit
[01:16:18]
une planète comme Mars qui
[01:16:20]
ressemble un peu
[01:16:21]
au type de planète qu'on a, tout de suite
[01:16:24]
on se projette. Est-ce qu'on a
[01:16:26]
des amis là-bas? Est-ce qu'il y a moyen d'aller
[01:16:28]
vivre? Donc
[01:16:29]
c'est pour ça qu'on est parti d'une
[01:16:32]
colline un peu étrange avec une drôle
[01:16:34]
de lumière qui est devenu un visage.
[01:16:36]
Une signature isotopique
[01:16:38]
discutable devient la trace d'une guerre nucléaire.
[01:16:40]
Une séance d'espionnage
[01:16:42]
psychique de remote viewing
[01:16:43]
devient le témoignage d'une ancienne civilisation.
[01:16:46]
Des images d'Apollo
[01:16:48]
qu'on a recolorées deviennent
[01:16:49]
la preuve d'une mission secrète.
[01:16:52]
Un caillou sur une petite lune irrégulière
[01:16:54]
devient un monolithe.
[01:16:55]
Une sonde soviétique en panne
[01:16:58]
devient la victime d'un tir laser extraterrestre,
[01:17:00]
par exemple. Donc on va
[01:17:02]
comme ça. J'inclus
[01:17:04]
là-dedans tes disparitions d'enfants.
[01:17:06]
Des disparitions réelles sur Terre
[01:17:08]
qui sont réécrites en esclavage
[01:17:10]
interplanétaire. Donc
[01:17:11]
à chaque fois, la planète rouge
[01:17:13]
joue le rôle de décor idéal
[01:17:16]
pour quelque part un film de
[01:17:17]
science-fiction. Elle est assez éloignée
[01:17:20]
pour rester mystérieuse, mais elle est assez
[01:17:22]
chargée de symboles pour que la moindre
[01:17:24]
bizarrerie se transforme
[01:17:26]
en signe. Donc
[01:17:28]
il ne faut pas oublier que scientifiquement
[01:17:30]
Mars, elle est très fascinante,
[01:17:32]
même sans aller dans les théories du
[01:17:34]
compas. C'est une planète qui a possédé
[01:17:36]
dans son passé de l'eau liquide.
[01:17:38]
On n'est pas mal sûr en abondance à sa
[01:17:40]
surface. Elle garde encore aujourd'hui
[01:17:42]
dans ses roches, dans ses sédiments
[01:17:44]
les traces de potentiellement des
[01:17:46]
rivières, des lacs qu'on retrouve
[01:17:48]
grâce à l'observation
[01:17:50]
qu'on fait de ces sédiments-là.
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Peut-être qu'un jour on va trouver
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des preuves de vie microbienne.
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C'est sans doute
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la première,
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prochaine destination pour une
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mission habitée.
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Donc il ne faut pas oublier tout ça.
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Mars est super intéressante comme
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planète.
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Je vous laisse savoir un peu justement
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où on en est avec
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à savoir qu'est-ce qu'on a détecté
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sur Mars, qu'est-ce qui est réel.
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Quelques trucs au niveau de la vie
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sur Mars. Vous savez qu'on a
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un rover qui est allé persévérant,
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ce qui est toujours, je crois.
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Il a détecté des molécules
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organiques dans plusieurs roches
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du cratère Jezero,
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qui sont des briques du vivant selon lui,
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selon le rover, selon nos analyses
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à distance du rover.
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Mais ce n'est pas une preuve de vie en soi,
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mais c'est toujours des potentiels.
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Il y a des structures minérales dans des
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petites taches, des bosses sur des pierres
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qui pourraient éventuellement être liées à une
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activité microbienne ancienne,
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mais qui peuvent aussi s'expliquer par de la
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chimie purement géologique.
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Donc on n'est pas sûr. La NASA
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parle aujourd'hui des signes les plus prometteurs
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à ce jour d'une vie potentielle,
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mais la communauté scientifique insiste
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que ce sont des indices et non pas une démonstration.
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Évidemment, il faudrait analyser
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tous ces échantillons-là en laboratoire
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sur Terre, mais il n'y a pas
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encore eu de mission ou un retour
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est prévu. Il y en a une
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qui est prévue par contre. Il y a une mission,
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Mars Sample Return,
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qui est prévue, mais qui n'a pas encore eu lieu
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malheureusement. Donc,
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c'est un grand potentiel.
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Mars, mais jusqu'à date,
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on n'a pas de preuves solides.
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On a des hypothèses comme quoi il y aurait peut-être
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eu de la vie sur Mars tant que ce serait
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possible d'y vivre.
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Mais jusqu'à date, ce ne sont que des hypothèses.
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Ça ne répond pas à toutes nos questions,
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hélas. Mais c'est à suivre.
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Oui, oui. Il y a beaucoup d'investissements
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qui sont faits pour aller
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sur Mars. Je pense que c'est pas le seul.
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Un peu comme tu dis,
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ça n'arrêtera pas notre développement
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pour la découvrir encore plus.
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J'ai l'impression
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qu'il reste encore
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du temps. Je veux dire,
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dans ce sens, ça va prendre encore beaucoup de temps
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avant d'avoir les réponses qu'on veut,
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j'ai l'impression, parce que juste l'aller-retour,
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ce n'est pas Québec-Tour-Rivière.
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C'est vraiment long.
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Juste le fait qu'ils n'ont pas encore
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d'échantillon,
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on dirait que ça,
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ça démontre
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la complexité de juste
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ramener quelque chose de là-bas.
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Imagine-tu à quel point c'est complexe
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d'envoyer un rover là-bas.
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Moi, ça dépasse mon entendement.
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Comment tu fais pour communiquer?
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Comment il fait pour t'envoyer des...
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La technologie est déjà rendue loin.
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Comment ils font pour nous envoyer des photos
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avec une aussi grande distance?
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Faire des analyses sur un petit laboratoire
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temporaire, tout ça,
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c'est fascinant.
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C'est un haut lieu d'innovation technologique,
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l'exploration spatiale,
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et c'est fou ce qu'on a dépensé jusqu'à date
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pour aller sur Mars.
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J'ai hâte de voir la première mission
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pour pouvoir ramener des souvenirs.
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Une boule de neige.
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Oui, c'est ça. Un monolithe.
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Un laboubou.
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Oui, un laboubou sur Mars.
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Ça conclut notre premier épisode
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sur les théories du complot, les distordus.
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Dites-nous ce que vous pensez.
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Est-ce que vous croyez qu'un jour on va aller sur Mars?
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Est-ce que vous croyez à ces histoires
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de complotistes comme quoi
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la NASA nous manipule et tout ça?
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En After Show, on va encore parler de la NASA
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avec le projet Solar Warden
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et l'homme
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qui a piraté les serveurs de la NASA
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et qui est allé chercher plein d'informations.
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Ça risque d'être très divertissant.
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Sinon, on vous dit à très bientôt
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et on termine avec,
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comme à l'habitude, des shout-outs
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à nos chers membres patriotes.
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J'y vais avec un gros high-five
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à Catherine B. Véro F.
[01:21:44]
à Mélie L. Guillaume L.
[01:21:46]
et la mystérieuse Judith.
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Un gros merci à Jean-Samuel L.
[01:21:51]
à Andy T.
[01:21:52]
à Sandrine B.
[01:21:53]
à Marie C. et à Roxane.
[01:21:56]
Je poursuis l'amour à nos actionnaires.
[01:21:59]
Merci à Mélissa L.
[01:22:00]
Éric G.
[01:22:02]
Liz.
[01:22:02]
Et aussi le fabuleux
[01:22:05]
Méfemme-ta-gueule
[01:22:06]
et la Catherine.
[01:22:08]
Un gros câlin à Élise T.
[01:22:10]
Mélissa T.
[01:22:11]
Daphné D. H.
[01:22:13]
Pascal D. et à Devoti D. N.
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Et je poursuis
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merci à Yeda
[01:22:19]
Lapin Blanc
[01:22:21]
de DOOM 3005
[01:22:23]
Bobby F. et Cindy B. T.
[01:22:26]
Une bonne tape dans le dos
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à Caro, à Émilie N.
[01:22:29]
à Mélie R.
[01:22:31]
à Catherine C. et à Kim R.
[01:22:34]
Je conclus les remerciements
[01:22:36]
avec un gros câlin à Maud R.
[01:22:38]
Mélanie A.
[01:22:40]
Claudie, Audrey S. G.
[01:22:42]
et Andréane.
[01:22:44]
Et pour terminer, Seb,
[01:22:45]
aurais-tu un mot de la fin pour nous ce soir?
[01:22:48]
On n'a toujours pas de preuves
[01:22:50]
de pyramides sur Mars,
[01:22:51]
mais on a une montagne de preuves
[01:22:53]
que notre imagination, elle,
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ne manque jamais d'oxygène.
[01:22:56]
Oh non!
[01:22:59]
Jamais!