Transcription automatique. Certains mots ou noms propres peuvent ĂȘtre inexacts.
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Le matin de Noël 2020, à 6h30, un véhicule récréatif explose au centre-ville de Nageville
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aprÚs avoir diffusé un compte à rebours klaxant.
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Le bilan, huit blessés et un mort, l'auteur de l'attentat Anthony Quinn Warner, un
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homme isolé nourri de théories du complot sur les reptiliens qui a choisi Noël
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comme décor pour sa grande révélation.
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Pour certains, NoĂ«l n'est plus une fĂȘte innocente, mais un laboratoire d'illusions,
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des origines païennes recyclées, les PÚres Noël commercialisés, les lumiÚres et symboles
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perçues comme des indices d'une manipulation globale.
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Dans cet épisode, on explore comment les complotistes s'emparent de Noël, comment
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un individu peut transformer un symbole de joie en tragédie et comment nos récits
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de Noël façonnent notre vision du monde.
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Sébastien Lévesque, comment ça va ce soir?
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Ăa va bien et toi, Emile Gauthier?
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Oh oui, c'est drÎle, je ne sais pas si c'est le début d'une tradition, mais on
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s'est dit pourquoi ne pas faire un petit spécial de Noël, un petit bonus comme
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ça, parce qu'on discutait, moi et Seb, de plein de sujets pour prévoir les prochains
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Ă©pisodes de distorsion, oĂč on discute de plusieurs idĂ©es comme ça, et on
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disait, c'est vrai qu'autour de Noël, il y a toujours des trucs weird qui arrivent.
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Et ce soir, on va faire le tour de quelques trucs weird dont une histoire principale, celle
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de Anthony Quinn Warner, qui a carrément réalisé un attentat à Nageville en 2020,
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le jour de Noël.
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On va parler un peu de ses motivations, on va discuter des théories du complot,
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non seulement en lien avec Noël, mais en lien avec sa chambre à écho, qu'est-ce
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que lui consommait comme idée un petit peu distordue?
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Oui, puis ce qui est drÎle, c'est qu'il faut se rappeler, en 2020, on était encore
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en pleine COVID, j'ai l'impression que ça a amplifié encore plus son discours
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complotiste, mais vous allez voir, c'est une chaßne d'événements aussi dans
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sa vie personnelle qui l'ont amené à s'isoler et à se construire une
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nouvelle réalité, si on peut dire.
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Ah oui, tout Ă fait, vous allez voir, c'est quand mĂȘme assez troublant, tout cela.
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Et en After Show Seb, tu vas parler d'une histoire assez curieuse, celle du
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Roswell de Noël.
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Oui, une histoire d'extraterrestre.
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Exact, qu'on peut aussi baptiser le Roswell britannique.
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C'est une histoire qui a eu lieu dans les années 80, une vraie histoire de
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supposer présence d'OVNI sur des bases militaires, je vous en dis pas plus,
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mais c'est fascinant et c'est encore quarante ans plus tard, mĂȘme quarante-cinq
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ans plus tard, ça fait encore partie des mythes et il y a des gens qui croient
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toujours qu'il y aurait eu une vraie présence extraterrestre.
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Et honnĂȘtement, quand on regarde les preuves, parce qu'il y a des preuves
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mĂȘme numĂ©riques, quand un des commandants a captĂ© sur place, c'est
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dur de ne pas y croire.
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Ah oui, c'est clair.
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On va décortiquer tout ça pour vous.
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C'est un after show.
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On se rappelle, l'after show, c'est disponible pour nos abonnés.
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Oui, monsieur, sur Patreon, oui, mais là , on est en grand débrouillage.
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Oui, c'est vrai.
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On a libéré une tonne de contenus qui généralement est réservé
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ou Ă nos membres, Ă nos membres payants.
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Oui, mais lĂ , pour le temps des fĂȘtes, on le rend disponible
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Ă nos membres gratuits.
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Rendez-vous sur notre page Patreon, la page Patreon de Distorsion.
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Et vous avez juste Ă vous abonner de maniĂšre gratuite.
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Et lĂ , vous avez une semaine, une semaine et demie pour profiter
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de tout ce contenu-lĂ .
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On a libéré des dizaines de contenus qui étaient autrement gardés
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dans la voûte exclusive.
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Mais il ne faut pas oublier qu'aprÚs ce grand débrouillage,
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on referme les portes.
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Donc, si vous voulez continuer Ă avoir accĂšs Ă tout ce contenu,
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parce qu'il doit commencer Ă avoir des centaines de contenus exclusifs
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sur Patreon, c'est une belle, une belle librairie distordue.
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Donc, si vous voulez par la suite, continuer Ă soutenir votre podcast
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préféré et avoir accÚs à tous ces épisodes bonus,
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eh bien, vous savez, vous savez quoi faire de rejoindre la Légion.
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Oui, c'est bien dit.
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On a quand mĂȘme une biĂšre ce soir, Seb.
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Oui, on ne pouvait pas se passer à cÎté de ça.
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On boit la Wild Wild West.
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Wild Wild West, ça me faisait penser à la chanson de Will Smith,
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qui a été fait par à la dérive,
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qui est une micro brasserie artisanale de Gatineau.
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On a toujours dĂ» faire la Gatineau.
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Oui, c'est une aille pillée West Coast, donc de la cÎte Ouest.
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Et il y avait une petite description que je trouvais drĂŽle
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qui était sur le descriptif sur la canette.
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En fait, c'est buvez des biÚres oublonnés.
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Ne faites pas la guerre, surtout pas Ă Oublonville.
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Et les canettes sont trĂšs ludiques.
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Il y a des bonhommes et tout ça.
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Donc, c'est une belle micro brasserie que je connais, c'est pas.
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Et c'est un 7% d'alcool,
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zeste d'agrumes, fruits tropicaux, etc.
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Donc, ça va ĂȘtre excellent pour un Ă©pisode de NoĂ«l.
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Et tout ça nous a été offert, mon cher Emile, par Nicolas Simard
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Lavoie, qui a fait un don sur notre site.
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Il nous a envoyé une tournée de biÚre.
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Si vous voulez faire comme lui, on vous réexplique.
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DistorsionPodcast.com, petit onglet en haut Ă droite.
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Et vous pouvez nous envoyer un don et nous envoyer une suggestion.
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Donc, pour nous, ça nous permet de remplir le fridge.
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Merci et merci.
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Et juste avant d'enregistrer cet épisode,
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on a reçu une tournée de biÚre sur notre site Web.
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Donc, future shout out Ă Ăric Poirier de Val d'Or.
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Ah oui, c'est vrai. Excellent.
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Mais merci, Ăric. TrĂšs apprĂ©ciĂ©.
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Ce serait cool de les faire un tour Ă Val d'Or un jour,
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présenter notre cabaret des curiosités.
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C'est vrai.
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S'il y a des salles de spectacle,
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s'il y a des auditeurs de Val d'Or, n'hésitez pas à nous en faire part.
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Ben oui. Et pendant qu'on en parle,
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sachez qu'un bon cadeau de NoĂ«l, ça peut ĂȘtre des billets
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pour la tournée 2026 de Distorsion.
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Donc, allez voir ça en mars.
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On va ĂȘtre au Lyon d'Or Ă MontrĂ©al.
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Et par la suite, on va enchaßner Québec, Sainte-ThérÚse,
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Varennes, Saint-Jean-sur-Richelieu et d'autres dates vont s'ajouter aussi.
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Donc, surveillez ça.
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C'est déjà en vente maintenant sur notre site Web.
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On a tout rassemblé les dates au distorsionpodcast.com.
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Vous pouvez les trouver un petit peu un petit peu partout
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sur nos réseaux sociaux et autres.
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Et Seb, pour terminer, tiens, évidemment,
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un shout out 5 étoiles sur Apple Podcasts qui nous vient de Ren Ming 09.
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On nous dit le podcast est super.
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Les sujets sont intéressants
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et les deux animateurs nous informent de façon décontractée.
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TrÚs recommandé pour les amateurs de True Crime. Merci.
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Shout out Ă toi, Ren Ming 09.
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Je pense qu'on a tout dit, Seb.
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Est-ce qu'on est prĂȘts Ă se lancer dans cet Ă©pisode spĂ©cial complot de NoĂ«l?
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Oui, nous sommes prĂȘts.
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Allons-y maintenant.
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Ah, NoĂ«l, ce moment oĂč la ville entiĂšre est en frĂ©nĂ©sie,
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oĂč les familles emballent les cadeaux de derniĂšre minute.
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Eh oui, moi.
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Et oĂč les enfants comptent les heures avant l'arrivĂ©e
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d'un vieil homme en manteau rouge dont tout le monde sait au fond
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qu'il n'existe pas.
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Mais que personne n'a envie de remettre ça en question.
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Bien non, on aime trop Noël.
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Noël, c'est un mensonge bienveillant qu'on accepte tous
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parce qu'il nous amuse, qu'il fait briller les yeux des enfants.
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On décide d'habiter cette histoire-là ensemble le temps de nuit
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pour oublier que dehors, le monde est plus froid, plus complexe,
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moins magique de ce qu'on raconte autour du sapin.
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Mais pour certains conspirationnistes,
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mĂȘme cette image d'innocence collective n'est qu'une façade.
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Ils voient NoĂ«l comme un vernis chrĂ©tien posĂ© sur une fĂȘte paĂŻenne
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beaucoup plus ancienne.
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Une hypothÚse trÚs répandue chez les historiens
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veut que l'Ăglise ait fixĂ© NoĂ«l au 25 dĂ©cembre
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pour coĂŻncider avec le Dyes Natalis Solis Invicti,
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qui est une fĂȘte romaine du soleil invaincu.
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OK.
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C'est oui, j'ignorais tout ça.
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Et c'est ce Dieu solaire célébré quand la lumiÚre
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recommence Ă gagner du terrain aprĂšs le solstice d'hiver.
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Ce lien reste débattu.
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Mais dans cette lecture, Noël aurait été superposé
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Ă des rites paĂŻens pour garder des repĂšres familiers
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et faciliter la conversion des populations.
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Beaucoup de traditions de Noël seraient ainsi des rituels anciens recyclés.
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Mais ça, c'est vrai aussi, c'est pas faux.
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Ă partir de lĂ , tout devient suspect.
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Les lumiÚres, les publicités de Coca-Cola, les téléfilms de Noël,
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lĂ oĂč toi, tu vois un compte rĂ©confortant,
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bien eux voient plutĂŽt un dispositif de conditionnement.
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La preuve pour eux qu'on peut faire croire n'importe quoi
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à n'importe qui, tant que c'est emballé dans du papier rouge et or.
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LĂ oĂč tu vois des cadeaux, eux, ils voient une expĂ©rience grandeur nature.
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Apprendre trĂšs tĂŽt aux enfants que les adultes ont le droit de mentir
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pour ton bien, que l'école, la télé, les marques
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peuvent t'inventer une histoire et la coller partout
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jusqu'à ce qu'elle devienne ta réalité.
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Si on est capable de te mentir sur le PÚre Noël pendant des années,
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qu'est-ce qui garantit qu'on ne te ment pas sur le reste?
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Oui, je comprends.
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J'ai toujours été un peu dubitatif face aux mensonges du PÚre Noël.
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Parce que j'ai une petite fille qui est dans l'Ăąge d'y croire.
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Oui, bien sûr.
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Et puis, moi, j'y contribue parce que je me dis,
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bien, c'est bon pour l'imaginaire, ça crée un peu une tradition.
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Parce que là , maintenant, il n'y a plus juste ça.
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Il y a un lutin de Noël.
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T'en as amené un en studio, un lutin de Noël.
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Donc lui aussi, il faut faire croire
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que bon, il fait des mauvais coups pendant la nuit, tout ça.
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Donc, c'est vrai que c'est truffé de mensonges Noël,
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tu sais, puis mĂȘme PĂąques aussi, tu sais, ce type de ce type de fĂȘte-lĂ .
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Il, comment dire, c'est trĂšs, c'est plus mythologique qu'autre chose.
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Mais je fais toujours un peu, j'essaie de faire la part des choses
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en disant, c'est sûr qu'en créant un personnage aussi attachant que ça,
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puis ça crĂ©e en mĂȘme temps un futur deuil Ă venir.
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Oui, c'est vrai.
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Parce que quand tu apprends que le PÚre Noël existe pas,
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moi, je me rappelle, j'étais un peu triste.
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Oui, moi aussi, j'étais triste.
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Je me rappelle quand c'est arrivé.
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Une petite déception envers les parents, aussi la mise en scÚne.
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Oui, tout ça, tu sais.
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Ma fille fait toujours référence
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ou aprÚs ça, je ne vais pas m'éterniser sur mes histoires d'enfants,
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mais ma fille fait toujours référence au moment
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oĂč le PĂšre NoĂ«l est arrivĂ©, a cognĂ© Ă la porte.
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Ah oui, ah oui.
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Il y a deux ans.
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Et puis, Ă quel point?
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Ben, son grand-pĂšre est malchanceux.
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Il était aux toilettes quand le PÚre Noël est arrivé.
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Pauvre lui.
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Donc, c'est ça.
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Donc, elle fait toujours référence à ça, tu sais,
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mais c'est évidemment, c'est le grand-pÚre qui faisait le PÚre Noël.
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Mais elle revient toujours en disant, bien, grand-papa, tu te rappelles,
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tu as manqué le PÚre Noël quand il est venu, tu sais.
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Donc, elle est vraiment dans...
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C'est fou.
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Elle est dans le mensonge.
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Oui, oui, puis c'est fou qu'ils reconnaissent pas
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parce qu'elle connaĂźt bien, je veux dire.
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C'est fou qu'ils reconnaissent pas malgré tout.
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Ils croient à ça, à 100 %.
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Ah non, exact.
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Donc, tu sais, parfois, je me sens mal, mais bon, je sais que c'est temporaire.
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Oui, oui, tu sais.
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C'est mignon, lĂ , tu sais.
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Comment dire?
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Justement, c'est tellement des beaux souvenirs.
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Puis, à un moment donné, ils finissent par s'en rendre compte
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que c'est puvré non plus, là .
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Oui, oui, oui.
[11:28]
Moi, ce que mon illusion, moi-mĂȘme, Ă©tait tombĂ©e,
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c'est quand j'étais jeune, j'étais l'un des plus vieux dans ma famille
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versus mes cousins-cousines.
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Puis, il fallait que je garde le secret
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parce que je m'étais rendu compte que c'était mon oncle
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qui faisait le PÚre Noël.
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Je ne devais pas le dire Ă personne.
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Mais sur ça, sur l'histoire officielle, Emile,
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il y a les guerres, les attentats, les élections,
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ce qui se passe dans le ciel ou dans les cĂąbles sous la ville.
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Mais pour certains, le doute s'arrĂȘte lĂ .
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On rit, on hausse les épaules, puis on passe à autre chose, là .
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Tu sais, comme un peu comme tu dis, tu sais,
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on se culpabilise pas tant que ça longtemps de ça
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puis on n'en fait pas une histoire, tu sais.
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Mais pour d'autres, ce doute devient un fil
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qui tire sans arrĂȘt jusqu'Ă tout dĂ©faire.
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Oui, moi non plus, je ne sais pas oĂč me situer dans tout ça,
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tu sais, dans le sens que je pense que la société de consommation,
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tu sais, oui, il y a de la surconsommation à Noël,
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mais tu n'es pas obligé d'embarquer là -dedans.
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Non, non, exactement.
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Tu peux exercer ton libre arbitre.
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Parce que oui, c'est le temps des promotions.
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Puis, juste avant, il y a le Black Friday, tout ça, le Cyber Monday.
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Il y a comme une séquence de consommation
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qui se déroule depuis l'Halloween,
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en fait, jusqu'à Noël.
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Mais c'est libre Ă chacun.
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Oui, je trouve que les marques poussent fort.
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C'est les newsletters Ă chaque jour.
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C'est du réciblage qui n'a vraiment plus de bon sens.
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Et moi, en tout cas, cette année,
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j'ai fait aucune dépense en lien avec le Black Friday ou autre.
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Je n'ai rien, rien à acheter de tout ça.
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Noël, tu sais, c'est des petits cadeaux, des petites attentions,
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surtout du bon temps, des choses comme ça.
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Mais aprĂšs, libre Ă chacun de tomber dans la surconsommation.
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Je ne suis pas allé dans aucun centre d'achat.
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Non, non, c'est ça, mon ami.
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Je trouve que tout...
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En fait, le coût de la vie a tellement augmenté aussi dans notre quotidien
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que ça devient mĂȘme...
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Je trouve qu'à l'époque d'aujourd'hui,
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ça devient encore plus difficile de faire des cadeaux,
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des plus gros cadeaux.
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MĂȘme dans ma famille, tout le monde a donnĂ© des avertissements,
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par exemple, qu'on ne peut pas en donner Ă tous les enfants.
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Les cadeaux vont ĂȘtre plus petits cette annĂ©e.
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à cause du coût de la vie, entre autres.
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C'est que tout coûte tellement plus cher.
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à un moment donné, ça devient difficile.
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C'est malsain de s'endetter pour offrir des cadeaux,
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parce qu'aprĂšs, c'est...
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Oui, c'est plaisant d'offrir,
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mais aprÚs ça, c'est toi qui se retrouve avec le poids de la dette.
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Ah oui, c'est clair.
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C'est moins agréable.
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Mais vous allez voir, ici, on parle de quelqu'un.
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Nous, on explique ça avec un peu de raisonnement
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et de bon sens en contexte économique actuel,
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qui évidemment n'est pas facile.
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Mais vous allez voir que dans le code aujourd'hui de l'histoire
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d'Anthony Warner, on est vraiment dans un complot autour de Noël.
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C'est les marques qui nous poussent vers ça.
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Il y a des entités gouvernementales, institutionnelles
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qui nous drive vers tout ça.
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Puis lĂ -dessus, je voulais un peu parler du fait que...
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On revient toujours au fait que le PÚre Noël
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est une marque de Coca-Cola.
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Puis je voulais démystifier un peu la chose.
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Le PÚre Noël, c'est pas une propriété de Coca-Cola
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au sens juridique.
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Mais la marque, elle possĂšde
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Puis elle protÚge certaines versions précises de son image,
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la leur, dans le fond.
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Coca-Cola a surtout joué un rÎle énorme
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dans la diffusion mondiale du PÚre Noël,
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tel qu'on le connaĂźt aujourd'hui,
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qui est le gros bonhomme jovial,
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habillé en rouge et blanc avec des lunettes.
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Donc, Coca-Cola ne détient pas le concept du PÚre Noël.
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Ăa, ça vient vraiment du folklore europĂ©en,
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Saint-Nicolas et tout ça.
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Mais Coca-Cola le reconnaßt, ça.
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Elle a pas inventé le PÚre Noël.
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Mais en revanche, l'entreprise détient des droits
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sur ses propres illustrations.
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Ă partir de 1931,
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Coca-Cola commandait Ă l'illustrateur
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Adam Sundblom
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une série d'images d'un PÚre Noël chaleureux,
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rond, habillé en rouge et blanc.
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Puis lui a été utilisé dans les pubs de 1931 à 1964.
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Et ces visuels-là ont été tellement populaires,
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ils ont tellement marqué la culture,
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qui ont un peu fixé une image moderne du PÚre Noël.
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Ils ont un peu revampé un peu son look, son image.
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Donc, ce PÚre Noël-là ,
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qu'eux ont fait avec les illustrations de Sundblom,
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ça, évidemment, c'est trademarké.
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Ăa, c'est protĂ©gĂ©.
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Mais bon, c'est un peu la présence massive
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qui fait croire Ă certains que la marque
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a créé le PÚre Noël.
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Puis justement, des théories du complot
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qui nous font croire encore plus
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de contrĂŽle de la part des grandes corporations.
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Oui, oui, exact.
[15:58]
Il y a un mime qui se promĂšne sur Internet,
[16:00]
c'est-en-ci, c'est que tu vois un vieux orignal
[16:06]
et puis il y a un homme dessus un peu défraßchi
[16:09]
en noir et blanc.
[16:10]
Puis tu vois que c'est comme...
[16:11]
Ăa, c'Ă©tait le PĂšre NoĂ«l avant que Coca-Cola en prenne part.
[16:14]
Oui, c'est ça.
[16:15]
Qui signe un contrat d'influenceurs avec Coca-Cola.
[16:17]
J'avais trouvé ça trÚs, trÚs drÎle.
[16:19]
Oui, oui, non, c'est ça.
[16:21]
Ils ont, comment dire?
[16:23]
Ils ont changé vraiment son...
[16:24]
C'est pas qu'il y avait une apparence avant,
[16:26]
mais c'est que c'était tellement un objet,
[16:28]
voyons, un personnage mythologique.
[16:31]
Oui, exact, sans plus.
[16:33]
Que là , évidemment, ils l'ont rendu plus,
[16:36]
tu sais, pour qu'il soit sur une canette en aluminium
[16:40]
ou sur une bouteille en verre à l'époque.
[16:42]
Mais ça sortait bien.
[16:43]
C'est vrai, puis il faut pas...
[16:44]
Et le rouge est la couleur de Coke.
[16:47]
Donc, les astres se sont bien alignés aussi pour ça.
[16:51]
Donc, si Coke avait une...
[16:53]
Disons qu'il était comme Pepsi bleu,
[16:54]
peut-ĂȘtre qu'on aurait un PĂšre NoĂ«l bleu, qui sait.
[16:57]
Ah oui, ben tout Ă fait,
[16:58]
parce que c'est un peu eux qui ont décidé de cette couleur-là .
[17:01]
Exact.
[17:02]
On va revenir Ă notre histoire.
[17:04]
Tout ça s'ajoute dans ce que certains appellent
[17:07]
la guerre contre Noël.
[17:09]
Puis dans ce concept-lĂ ,
[17:12]
des forces plus libérales ou laïques
[17:14]
chercheraient Ă effacer doucement
[17:16]
les références chrétiennes de l'espace public.
[17:20]
Le simple fait de remplacer un joyeux Noël
[17:22]
par une joyeuse fĂȘte, par exemple, devient suspect.
[17:25]
Parce que c'est un peu ça qui se passe maintenant.
[17:27]
L'exemple classique,
[17:29]
c'est l'affaire des tasse Starbucks en 2015.
[17:32]
Je sais pas si tu te rappelles, Seb.
[17:33]
Des gobelets rouges unis,
[17:35]
sans flocons ni reines du PÚre Noël,
[17:38]
suffisent Ă dĂ©clencher une tempĂȘte mĂ©diatique
[17:41]
oĂč l'on accuse la chaĂźne
[17:42]
de détester Dieu, Jésus et toute la religion
[17:47]
et de participer Ă un complot culturel
[17:49]
juste par leur changement de couleur, de couple.
[17:53]
D'autres pointent des écoles publiques
[17:54]
qui retirent les crĂšches
[17:56]
et modifient les spectacles de fin d'année
[17:58]
au nom de la neutralité vécue par certains
[18:01]
comme autant de petites preuves
[18:03]
qu'on essaie d'effacer Noël morceau par morceau.
[18:06]
C'est sûr que là -dessus,
[18:07]
tu as quand mĂȘme un certain,
[18:10]
au Québec on le voit beaucoup,
[18:14]
l'Ătat intervient quand mĂȘme pas mal
[18:15]
dans le milieu de la religion.
[18:17]
C'est un sujet sensible.
[18:20]
Moi personnellement,
[18:21]
ça ne me dérangerait pas
[18:21]
quand il y a encore Jésus dans la crÚche.
[18:24]
Ăa ne me dĂ©range pas si c'est Mohammed,
[18:26]
ça ne me dérange pas si c'est un peu importe qui.
[18:30]
Mais le gouvernement aime bien clarifier les choses,
[18:33]
aime bien un peu contrĂŽler cet aspect-lĂ .
[18:36]
Au Québec, tout ce que François Legault
[18:39]
traite au niveau de la religion fait scandale.
[18:42]
Moi, les priĂšres en public,
[18:45]
ça ne m'a jamais dérangé.
[18:46]
Je ne sais mĂȘme pas si j'en ai dĂ©jĂ vu.
[18:47]
Non, surtout si c'est assez anecdotique.
[18:49]
Je ne sais pas que c'était un problÚme de société.
[18:52]
Mais bon, dans ce cas-ci,
[18:53]
on le voit aussi.
[18:54]
On va retirer les éléments religieux des écoles.
[18:57]
C'est peut-ĂȘtre une bonne chose au final.
[18:59]
Oui, c'est la laĂŻcitĂ© de l'Ătat.
[19:02]
C'est assez commun un peu partout aussi.
[19:04]
Puis je le comprends, l'objectif de vouloir retirer
[19:07]
un peu ces référents-là .
[19:09]
Mais on dirait que pour Noël,
[19:10]
il y a quelque chose qui nous blesse un peu.
[19:13]
Oui, blessĂ© peut-ĂȘtre pas le bon terme,
[19:14]
mais ça nous heurte un petit peu.
[19:16]
Parce qu'on a grandi avec ça.
[19:18]
Ăa fait partie de nos valeurs,
[19:20]
si je peux le dire, d'une certaine façon.
[19:21]
Bien oui.
[19:22]
Il y en a certains qui vont encore plus loin,
[19:24]
Seb, en fouillant dans l'histoire
[19:25]
puis en la réinterprétant un peu.
[19:27]
Ils rappellent qu'à l'époque des nazis,
[19:29]
le régime a tenté de rebaptiser Noël en Julefest,
[19:33]
une fĂȘte pseudo paĂŻenne centrĂ©e sur le solstice d'hiver,
[19:38]
les runes, ces anciens symboles nordiques
[19:41]
récupérés par la propagande et les mythes germaniques,
[19:44]
en remplaçant les crÚches, les chants religieux
[19:47]
par des emblĂšmes ariens, imagines-tu.
[19:49]
Bien oui, c'est fou.
[19:51]
En Union Soviétique, Noël a été banni
[19:53]
des calendriers officiels, imagines-toi,
[19:56]
puis remplacé par des arbres du Nouvel An
[19:58]
qui ont été laïcisés.
[20:00]
Pour les complotistes, ces exemples-lĂ
[20:03]
ont un peu un indice qu'une fĂȘte peut ĂȘtre
[20:06]
complÚtement reprogrammée par un pouvoir
[20:08]
qui veut recoder les symboles à sa façon.
[20:12]
Et dans la culture pop,
[20:13]
bien elle aussi, on retrouve,
[20:15]
il y en a qui vont scruter des détails.
[20:17]
Des films comme The Polar Express,
[20:19]
qui est un classique quand mĂȘme de NoĂ«l,
[20:22]
deviennent, dans certaines lectures délirantes,
[20:24]
des grimoires codées.
[20:26]
Le train devient un peu un voyage initiatique
[20:29]
réservé aux élus.
[20:30]
Le contrĂŽleur qui tient la liste des bons
[20:34]
et des mauvais enfants, tout ça comme prototype
[20:37]
devient un peu un prototype de crédit social.
[20:40]
Ou mĂȘme l'usine du PĂŽle Nord devient un peu
[20:42]
une mĂ©taphore d'une base secrĂšte oĂč l'on fabrique
[20:45]
des illusions en série pour endormir les masses.
[20:48]
C'est vrai qu'il y a plusieurs complots
[20:50]
autour de Polar Express.
[20:52]
C'est quand mĂȘme un film scrutĂ© Ă la loupe
[20:53]
par les complotistes.
[20:55]
Pour la plupart, c'est juste un film
[20:56]
de Noël réconfortant, mais pour certains autres,
[20:59]
c'est un message crypté sur la manipulation
[21:03]
des populations.
[21:04]
Il faudrait que je le revoie.
[21:05]
Ăa fait trĂšs longtemps que je ne l'ai pas vu.
[21:08]
Puis lĂ , en sachant avec cet Ćil-lĂ de complotistes,
[21:10]
je serais curieux de le revoir.
[21:12]
Je vais le mettre sur ma liste.
[21:13]
Ah, tout Ă fait.
[21:15]
Ce n'est pas limité à l'Occident.
[21:16]
Dans certains pays, Noël est perçu
[21:18]
comme un peu une importation suspecte,
[21:21]
une invasion Ă quelque part,
[21:23]
une influence culturelle qui viendrait
[21:24]
miner les traditions locales aux religieuses.
[21:27]
Des groupes conservateurs en Turquie, par exemple,
[21:29]
s'en prennent à Noël Baba,
[21:32]
qui est un peu la version locale du PÚre Noël là -bas,
[21:34]
vu comme une infiltration occidentale mal intentionnée.
[21:38]
Oui, oui.
[21:39]
Ailleurs, en Chine, en Indonésie,
[21:41]
la fĂȘte est parfois accusĂ©e de vĂ©hiculer
[21:43]
un agenda culturel caché plutÎt qu'un simple moment
[21:46]
de réjouissance.
[21:47]
C'est sûr que le Noël est devenu vraiment
[21:52]
un symbole trĂšs occidental.
[21:54]
Oui, oui, oui.
[21:55]
Je peux comprendre que d'autres cultures,
[21:57]
justement avec la culture pop,
[21:59]
Coca-Cola, tout ça, ça n'aide pas à blanchiser
[22:04]
le Noël à quelque part.
[22:06]
Je peux comprendre qu'en Inde, par exemple,
[22:09]
on ne s'identifie pas Ă ces personnages.
[22:11]
Bien sûr, effectivement.
[22:13]
Aujourd'hui, ces récits-là se propagent ultra vite,
[22:16]
viol numérique, quand ils sont remixés,
[22:18]
ils finissent par sonner plus vrai que la réalité.
[22:21]
Ils collent parce qu'ils répondent à un certain besoin,
[22:24]
croire qu'il y a plus que ce qu'on voit.
[22:26]
C'est souvent ça la base de bien des théories du complot.
[22:29]
Ils transforment les exclus en initiés,
[22:31]
mais à force de chercher les signes cachés,
[22:33]
on finit par ne plus voir la détresse bien réelle.
[22:37]
Et parfois, certains passent la théorie à l'action,
[22:40]
comme on va voir aujourd'hui, Seb.
[22:42]
Noël devient une scÚne, un décor parfait
[22:44]
pour frapper un symbole,
[22:47]
frapper des infrastructures critiques,
[22:49]
des réseaux de communication, des réseaux électriques,
[22:51]
des hÎpitaux, des centres de données.
[22:53]
Il y a souvent une panne,
[22:54]
il y a souvent quelque chose qui arrive dans le temps de Noël,
[22:57]
un désastre naturel.
[22:59]
Au Québec, on a eu le verglas.
[23:01]
Je ne pense pas que ça soit créé par des forces de reptiliens et autres,
[23:07]
mais quand mĂȘme, et on va en parler un peu tantĂŽt,
[23:10]
j'aimerais te parler des raëliens aussi.
[23:12]
Mais avant toute chose,
[23:14]
je te laisse revenir à notre histoire de Noël à Nageville en 2020, mon cher Seb.
[23:19]
Oui, nous sommes le matin du 25 décembre 2020.
[23:23]
Nageville est encore à moitié endormie
[23:26]
quand, sur la 2e Avenue North,
[23:28]
une voix retentit dans la rue.
[23:31]
Une voix féminine, informatisée,
[23:34]
prĂȘte Ă enregistrer, qui tourne en boucle.
[23:37]
Elle annonce qu'une bombe se trouve sur place.
[23:40]
Elle ordonne aux gens d'évacuer,
[23:42]
puis elle lance un compte Ă rebours d'environ 15 minutes,
[23:45]
répété encore et encore comme un métronome.
[23:48]
Imagine, tu te réveilles le matin et t'entends ça dans la rue.
[23:51]
C'est complĂštement fou.
[23:53]
Ăvidemment, les gens appellent les services d'urgence.
[23:56]
Les premiers policiers arrivent
[23:58]
aprĂšs des signalements de coups de feu dans le secteur.
[24:01]
Ils se retrouvent face Ă un vĂ©hicule rĂ©crĂ©atif d'oĂč provient l'annonce,
[24:05]
diffusé par haut-parleur vers la rue.
[24:08]
Le secteur se remplit de sirĂšnes,
[24:10]
d'ordres criés, des portes qu'on cogne
[24:12]
pour dire aux gens de rester chez eux.
[24:14]
Et entre deux messages,
[24:16]
le systÚme fait jouer la chanson « Downtown » de Pitula Clark.
[24:20]
Un détail qui a l'air absurde,
[24:22]
presque irréel au milieu du calme de Noël.
[24:25]
Et donc « Downtown », le centre-ville, c'est assez particulier.
[24:28]
Et Ă 6h30...
[24:29]
Oui, puis c'est une chanson un peu joyeuse.
[24:35]
C'est une chanson qui sonne un petit peu des quarts de Noël.
[24:38]
Ăa devait ĂȘtre trĂšs contrastant,
[24:40]
cette ambiance de panique et de terreur avec cette chanson-lĂ qui joue.
[24:44]
C'est surréel. C'est comme dans un film.
[24:47]
Oui, c'est honnĂȘtement.
[24:48]
Tout ce qu'on vous dit lĂ , c'est vrai.
[24:52]
à 6h30, la vie se réveille brutalement.
[24:55]
Une boule de feu éventre la 2e Avenue North.
[24:59]
Et en quelques secondes,
[25:00]
ce quartier historique devient un couloir de débris.
[25:03]
Vitres soufflées, poussiÚre, façade béante et ce silence
[25:07]
qui retombe juste aprĂšs l'explosion.
[25:10]
Bilan, huit blessés, dont deux policiers et aucun autre mort.
[25:16]
Oui, c'est heavy quand mĂȘme comme catastrophe.
[25:19]
Ce qui est encore plus troublant, c'est l'origine du chaos.
[25:23]
Ce VR blanc, ce véhicule récréatif qui était stationné là depuis l'aube,
[25:28]
équipé de ce systÚme d'avertissement qui a forcé l'évacuation
[25:31]
et a permis de boucler le périmÚtre.
[25:34]
à l'intérieur, on retrouve le corps de l'auteur de l'attentat,
[25:38]
tué sur le cou.
[25:39]
Les enquĂȘteurs confirment rapidement qu'il a agi seul,
[25:42]
sans commanditaire ni réseau.
[25:45]
La bombe artisanale était assez puissante pour endommager
[25:47]
des dizaines de bĂątiments et perturber les communications
[25:51]
dans plusieurs états.
[25:52]
Et selon le FBI, tout indique que le geste a été planifié
[25:56]
pour frapper fort, tout en minimisant le risque
[25:59]
de blesser les gens autour.
[26:02]
Son nom, on va l'apprendre un peu plus tard,
[26:04]
Anthony Quinn Warner, 63 ans.
[26:07]
Il était consultant en informatique,
[26:09]
quelqu'un d'assez discret, sans un lourd casier judiciaire.
[26:13]
Des voisins diront que son VR, habituellement stationné
[26:17]
et inutilisé depuis longtemps,
[26:19]
avait été travaillé récemment,
[26:21]
puis avait disparu quelques jours avant l'attentat.
[26:24]
Et dans les heures qui ont précédé l'explosion,
[26:27]
Warner suit un plan méticuleux, presque ritualisé,
[26:31]
qui révÚle à la fois sa détermination
[26:33]
et la logique interne de son univers mental.
[26:36]
Le véhicule récréatif était positionné
[26:38]
à proximité immédiate d'une centrale de télécommunications
[26:42]
de AT&T, une grosse compagnie que tout le monde connaĂźt
[26:45]
de tĂ©lĂ©communications aux Ătats-Unis,
[26:47]
qui Ă©tait le nĆud stratĂ©gique qui relie tĂ©lĂ©phonie,
[26:50]
Internet et aussi services d'urgence
[26:52]
pour une grande partie du Tennessee,
[26:54]
mais aussi des états voisins autour.
[26:57]
Ăa a créé beaucoup de dommages.
[26:59]
Oui, c'était son objectif,
[27:00]
c'était de faire une atteinte au systÚme de communication.
[27:03]
Oui, on va vous en reparler un peu plus tard,
[27:05]
mais vous pouvez un peu figurer
[27:06]
ce que les complotistes voient par rapport aux télécommunications.
[27:10]
Et si la mécanique de l'attentat est vite comprise,
[27:13]
la vraie question arrive tout de suite aprĂšs.
[27:16]
Qu'est-ce qui a pu pousser cet homme
[27:17]
à transformer un matin de Noël
[27:19]
en un spectacle de terreur plutĂŽt qu'en fĂȘte familiale?
[27:24]
Oui, exact. C'est là qu'on s'en va avec tout ça.
[27:27]
On va essayer de comprendre
[27:28]
qu'est-ce qui l'a amené à vouloir élaborer ce plan-là ,
[27:32]
qui a été carrément dévastateur
[27:34]
dans le centre-ville de Nashville.
[27:37]
Les enquĂȘtes du FBI et des autoritĂ©s fĂ©dĂ©rales
[27:40]
dressent le portrait d'un individu repliĂ© sur lui-mĂȘme,
[27:44]
marqué par des relations personnelles dégradées,
[27:47]
des ancrages sociaux de plus en plus fragiles
[27:49]
et une paranoĂŻa grandissante.
[27:52]
Au fil des interviews des proches,
[27:54]
des analyses de documents et d'appareils électroniques,
[27:56]
il y a un motif qui se dessine derriĂšre Anthony Warner.
[28:00]
Il est immergé depuis des années
[28:02]
dans un univers de théorie du complot
[28:04]
qu'il ne consomme plus comme de simples récits alternatifs,
[28:08]
mais comme une grille d'interprétation totale du réel,
[28:11]
jusqu'Ă y chercher le sens ultime
[28:14]
de sa propre existence et de sa mort.
[28:16]
Parce que pour en consommer beaucoup moi-mĂȘme
[28:19]
pour les biens du podcast,
[28:21]
je suis trÚs intéressé à savoir
[28:23]
quels sont les éléments réels
[28:24]
qui font en sorte que les gens élaborent ces théories-là .
[28:29]
Souvent, il y a des ancrages réels.
[28:31]
Quasiment toujours.
[28:33]
C'est vrai que plus t'en écoutes,
[28:35]
surtout dans les réseaux sociaux d'aujourd'hui,
[28:38]
des fois, ça me prendrait presque un compte YouTube
[28:41]
juste pour mes recherches de distorsion.
[28:42]
C'est trop une bonne idée!
[28:44]
Parce que sinon, t'écoutes des trucs,
[28:46]
tu te dis qu'il y a encore un sens critique,
[28:48]
tout ça, c'est intéressant,
[28:49]
il décortique le moon landing,
[28:54]
certaines théories de complot.
[28:56]
Et lĂ , tranquillement,
[28:57]
l'algorithme te propose d'autres affaires
[28:58]
par exemple, à un moment donné,
[28:59]
tu es lĂ , non, non, ici, il n'y a plus de raisonnement.
[29:03]
On tombe dans des gens vraiment qui y croient,
[29:05]
puis là , tu tombes rapidement dans une chambre à écho
[29:08]
qui peut venir troublante.
[29:11]
En général, quand je fais des recherches pour distorsion,
[29:14]
mon algorithme est assez troublant,
[29:16]
que ce soit YouTube ou autre,
[29:18]
mais non, c'est ça, rapidement,
[29:19]
on peut tomber dans une chambre à écho
[29:22]
mĂȘme en voulant avoir un sens critique
[29:24]
envers ces histoires-lĂ .
[29:26]
On dirait que les algorithmes te tirent vers...
[29:30]
Oui, vers ce que, supposément,
[29:32]
que t'aimes ou que t'es prĂȘt Ă consommer.
[29:35]
C'est tellement problématique qu'en France,
[29:37]
on fait une étude et un enfant sur cinq
[29:40]
maintenant croit fermement
[29:41]
que les pyramides ont été construits
[29:43]
par les extraterrestres.
[29:44]
Un sur cinq, 20 %.
[29:46]
J'ai vu ça hier par une spécialiste
[29:48]
parce qu'ils ont des grandes préoccupations
[29:51]
par rapport à l'ùge et l'accÚs aux réseaux sociaux,
[29:53]
mais entre autres, c'est que ça crée
[29:55]
mĂȘme de la dĂ©sinformation chez les jeunes enfants.
[29:58]
Tu sais, quand tu grandis avec cet ancrage-lĂ
[30:01]
ou cette cristallisation-lĂ ,
[30:03]
aprÚs ça, ça doit devenir plus difficile
[30:04]
de défaire ce que tu crois pour la réalité.
[30:08]
Donc, imagine le nombre de choses qui...
[30:12]
comment dire, que l'histoire est modifiée
[30:14]
dans la taille de 20 % des enfants.
[30:16]
Bien oui, puis si on parle des adultes maintenant,
[30:20]
il y a tellement de cochonneries A.I.
[30:23]
produites de fausses vidĂ©os, de trucs de mĂȘme.
[30:26]
Des fois, c'est des comptes A.I.
[30:27]
qui veulent amener un cÎté critique à ça,
[30:28]
mais quand mĂȘme, ils partagent quand mĂȘme
[30:30]
des trucs faits comme ça,
[30:32]
qu'il y a bien des adultes,
[30:34]
nos parents, personne plus ùgée
[30:37]
qui sont complÚtement désinformés par l'A.I.
[30:40]
Donc, je comprends aussi
[30:42]
qu'il y a un peu une perte d'objectivité
[30:43]
face à la réalité dans un contexte
[30:45]
comme le nĂŽtre actuellement.
[30:46]
J'espĂšre qu'un jour, on va sortir
[30:49]
de cette torreur d'algorithmes.
[30:50]
Chose croire, j'espĂšre.
[30:53]
Donc, je reviens Ă notre histoire
[30:55]
sur Anthony Warner.
[30:57]
Lui, il est issu d'un quartier
[30:59]
modeste d'Antioche.
[31:01]
Il est aussi un fils d'un employé
[31:03]
de Bell South.
[31:05]
Une entreprise, Bell,
[31:06]
c'est une division de Bell
[31:08]
qu'on connaĂźt bien au Canada.
[31:10]
Une entreprise qui a fusionné avec AT&T.
[31:12]
Donc, c'est un peu lĂ le lien
[31:13]
aussi avec ses intentions,
[31:16]
avec l'explosion.
[31:17]
Warner n'avait pas une carriĂšre informatique
[31:20]
particuliĂšrement remarquable,
[31:22]
mais il y a des conflits familiaux
[31:23]
liés à un héritage
[31:25]
qui l'avait progressivement isolé.
[31:27]
Donc, peu avant l'attentat,
[31:29]
il y avait mĂȘme cĂ©dĂ© gratuitement
[31:30]
certaines de ses propriétés
[31:32]
Ă une femme vivant Ă Californie.
[31:35]
Donc, c'est quelqu'un qui avait quand mĂȘme
[31:37]
un lourd passé d'isolement.
[31:40]
Parmi les croyances
[31:41]
qui structurent sa vision du monde,
[31:43]
l'idée des reptiliens,
[31:45]
c'est Lizard People,
[31:46]
des créatures extraterrestres capables de se camoufler.
[31:49]
Et selon la théorie,
[31:50]
il serait infiltré dans les élites
[31:52]
politiques et médiatiques.
[31:54]
Cette théorie-là occupe une place centrale
[31:56]
dans ses réflexions.
[31:58]
Warner est fasciné par ses récits
[32:01]
oĂč une race non humaine
[32:02]
manipule l'humanité en coulisses
[32:04]
et oĂč les dirigeants seraient
[32:05]
littéralement d'une autre espÚce,
[32:07]
l'Ă©lite mondiale, mĂȘme des artistes,
[32:10]
et oĂč chaque grand Ă©vĂ©nement
[32:11]
des guerres, des crises économiques,
[32:13]
des élections, serait orchestré
[32:15]
pour maintenir une illusion de liberté.
[32:18]
Dans la mĂȘme logique,
[32:19]
il adhĂšre aussi Ă des mythes
[32:20]
ufologiques en lien avec les extraterrestres,
[32:23]
affirmant par exemple que la Terre
[32:24]
serait la cible d'attaques
[32:26]
extraterrestres depuis 2011.
[32:28]
Des attaques qui auraient été dissimulées
[32:30]
par les gouvernements, comme si une apocalypse
[32:32]
avait été étouffée sous une couche
[32:34]
de mensonges et de distractions.
[32:36]
Et dans ses récits, il parle d'une sorte
[32:38]
de fin du jeu qui serait
[32:40]
déclenché quelque part en septembre 2011.
[32:43]
Il parle d'assauts
[32:44]
qui auraient été couverts par les autorités.
[32:46]
Il va jusqu'Ă affirmer que les reptiliens
[32:48]
auraient implanté un interrupteur
[32:51]
dans les cerveaux humains
[32:52]
pour se fondre parmi nous,
[32:54]
pour faire les rendre invisibles.
[32:57]
Oui, oui, oui, oh wow!
[32:58]
Donc, il y a des choses lĂ -dedans
[32:59]
dans ce qu'il croit qui ont quand mĂȘme
[33:01]
une fondation réelle. C'est-à -dire que,
[33:03]
oui, il y a des informations sur les extraterrestres
[33:05]
qui ont été cachées par le gouvernement.
[33:07]
On l'a vu, il y en a qui sont sorties.
[33:10]
Mais c'est de ça,
[33:12]
de cet événement,
[33:13]
de ces éléments-là qui sont vrais,
[33:15]
découle toute une batch de fantaisie.
[33:18]
Oui, oui, exact.
[33:19]
Puis oui, il y a eu des assauts couverts
[33:20]
par les autorités. Il y en a sans doute
[33:23]
beaucoup maintenant aussi.
[33:24]
Donc, il y a toujours cette bribe lĂ
[33:27]
oĂč on a l'impression d'ĂȘtre trompĂ©
[33:28]
par les gouvernements, mais aprĂšs,
[33:30]
ça monte en épingle.
[33:31]
Exact. Bien, c'est jamais évident
[33:33]
pour les gouvernements d'avoir un devoir
[33:35]
de transparence Ă 100 % parce que
[33:37]
non, exact, tu ne veux pas faire paniquer
[33:39]
ta population non plus. Puis il y a
[33:42]
des choses, c'est ça, c'est qu'on dirait
[33:43]
que ça peut ĂȘtre tellement mythique
[33:45]
ou souvent, je pense que c'est beaucoup
[33:47]
pour ça, c'est pour pas faire paniquer les gens.
[33:49]
Au niveau des extraterrestres,
[33:51]
il y a d'autres dossiers, c'est plus complexe.
[33:53]
Mais on dirait que lĂ -dessus,
[33:53]
je le comprends un peu pourquoi à l'époque,
[33:56]
parce que maintenant, ils ont l'air
[33:57]
d'ĂȘtre un petit peu plus transparents,
[33:59]
j'ai l'impression, parce que les gens
[34:01]
sont plus éduqués, il y a plus
[34:03]
de canal de communication aussi.
[34:05]
Mais c'est vrai encore une fois que ça nourrit
[34:07]
le doute, le fait qu'ils cachent des choses.
[34:09]
Exactement.
[34:11]
Et loin d'un simple intĂ©rĂȘt
[34:13]
ésotérique, un peu ce corpus
[34:15]
alimente chez lui
[34:17]
une conviction plus profonde.
[34:19]
Pour Anthony Warner, les institutions
[34:21]
ne sont pas seulement corrompues, elles sont
[34:23]
fondamentalement inhumaines.
[34:25]
Influencé par des figures comme
[34:26]
David Icke, dont on a parlé
[34:29]
plusieurs fois Ă l'Anti-Stortion,
[34:31]
un ancien commentateur sportif britannique
[34:33]
devenu l'un des plus grands
[34:35]
popularisateurs modernes
[34:36]
du mythe des reptiliens, qui serait
[34:38]
infiltré dans les élites. Et aussi
[34:40]
Alex Jones, qu'on connaĂźt aussi, l'animateur
[34:43]
complotiste américain
[34:44]
qui lui est connu pour ses rĂ©cits extrĂȘmes,
[34:47]
mĂȘme des accusations de complots
[34:49]
gouvernementaux,
[34:51]
il réfutait le
[34:53]
massacre de Sandy Hooks,
[34:54]
des opinions trÚs controversées.
[34:56]
Je pense qu'il joue un peu un personnage pour se rendre
[34:58]
populaire. Oui, oui, exact.
[35:01]
Ah oui, il est perdu en cours pour ça,
[35:03]
justement. Oui, oui, exact. Et dans
[35:04]
cet univers-lĂ , les reptiliens
[35:06]
se mĂȘlent aussi de vieux rĂ©cits
[35:08]
antisémites recyclés
[35:11]
comme, ça je ne connaissais pas ça,
[35:12]
comme les protocoles des sages
[35:14]
de Scion, un faux
[35:16]
document longtemps utilisé
[35:18]
pour alimenter l'idée d'un complot
[35:20]
juif mondial. Oui.
[35:22]
Il y a toujours un peu d'extrĂȘme droite
[35:24]
qui se mélange à ça. Toujours.
[35:26]
En parallĂšle, Warner
[35:28]
puise dans un autre geste complotiste,
[35:31]
bien connu des chercheurs en culture numérique,
[35:33]
celui qui réécrit les grands
[35:34]
événements de l'histoire récente
[35:36]
pour y voir une mécanique invisible.
[35:38]
C'est un peu le début
[35:40]
d'un imaginaire
[35:42]
oĂč chaque drame collectif devient
[35:44]
la façade d'un scénario caché.
[35:47]
Et c'est lĂ que les enquĂȘteurs
[35:48]
émils découvrent que
[35:50]
notre ami adhĂšre Ă plusieurs
[35:52]
branches du mouvement des Trouters.
[35:55]
Donc, les gens
[35:56]
qui ont la vérité, je pourrais traduire,
[35:59]
apparu au début des années 2000
[36:00]
autour des attentats du 11 septembre
[36:03]
2001. Et dans
[36:04]
cette vision, les Tours jumelles n'auraient
[36:06]
pas été détruites par des terroristes,
[36:09]
mais par une démolition
[36:10]
contrÎlée mise en scÚne
[36:12]
pour justifier des guerres au Moyen-Orient
[36:14]
ou renforcer l'appareil
[36:16]
sĂ©curitaire aux Ătats-Unis.
[36:18]
Certains récits pointent la CIA
[36:20]
ou le Mossad, d'autres
[36:22]
parlent d'une orchestration plus globale
[36:25]
impliquant médias, industries
[36:26]
pétroliÚres et complexes
[36:28]
militaro-industriels. Et c'est
[36:30]
justement ça qui rend le mythe si
[36:32]
résistant. Il existe en plusieurs
[36:34]
versions, ce qui lui permet de
[36:36]
survivre, peu importe la contradiction
[36:38]
qu'on lui oppose. C'est vrai.
[36:39]
Oui, oui, oui. Ă cela
[36:41]
s'ajoute un autre pilier de
[36:43]
conspirationnisme moderne, la
[36:45]
croyance au faux allumissage,
[36:47]
un de tes sujets préférés, Emile.
[36:50]
Popularisée dÚs les années 70,
[36:52]
elle prétend que l'émission
[36:53]
d'Apollo aurait été tournée sur terre
[36:55]
en studio, certains allant
[36:57]
jusqu'Ă dire que Stanley Kubrick
[36:59]
aurait été derriÚre la caméra.
[37:02]
Oui, il y avait mĂȘme eu une fausse
[37:03]
vidéo de Stanley Kubrick
[37:05]
qui a fermé. Ah ben oui, c'est vrai.
[37:07]
Oui, oui, on en reparlera. Tu pourrais
[37:09]
me mettre Ă une tout de suite, je pense
[37:11]
qu'on va se garder
[37:14]
du temps pour en parler,
[37:16]
de l'allumissage un petit peu
[37:17]
plus en détail éventuellement. Oui, oui,
[37:19]
absolument. Et dans ce récit, les images
[37:21]
de la Lune seraient surtout un outil
[37:23]
de propagande qui était destiné à prouver
[37:25]
la suprématie technologique américaine
[37:27]
pendant la guerre froide.
[37:29]
Et les partisans de cette thĂšse, eux, brandissent
[37:31]
toujours les mĂȘmes preuves, recyclĂ©es
[37:33]
en boucle en ligne. Des ombres
[37:35]
jugées incohérentes, un drapeau
[37:37]
qui semble flotter, ou l'absence
[37:40]
d'étoiles dans le ciel lunaire.
[37:42]
Mais pour Warner, ces récits
[37:43]
ne s'opposent pas. Ils s'emboident
[37:45]
plus tĂŽt. Ils forment un tout. Et dans
[37:47]
sa vision du monde, chaque événement
[37:49]
qui est censé unir l'humanité
[37:52]
comme un exploit spatial,
[37:54]
une tragédie nationale, une
[37:55]
percée scientifique, ben c'est jamais
[37:57]
ce qui semble ĂȘtre. Tout devient
[37:59]
une opération de contrÎle destinée
[38:01]
Ă endormir la population.
[38:03]
Et plus ces théories s'additionnent,
[38:05]
plus elles créent une boucle fermée
[38:07]
oĂč tout confirme tout,
[38:09]
un monde sans hasard, oĂč l'illusion
[38:11]
serait la rĂšgle. Et son univers
[38:13]
est aussi nourri de références
[38:15]
cinématographiques qu'ils traitent comme des
[38:17]
clés de décryptage. Ils citent
[38:19]
notamment Day Live,
[38:21]
le titre du film, de
[38:23]
John Carpenter, oĂč l'humanitĂ© dĂ©couvre
[38:25]
qu'elle est asservie par des extraterrestres
[38:27]
grĂące Ă des messages
[38:28]
invisibles. Je n'ai jamais vu ce film-lĂ ,
[38:32]
non ?
[38:32]
Moi non plus, mais j'adore en général
[38:35]
John Carpenter, s'il a fait tellement
[38:37]
de classique et de la bonne musique aussi.
[38:39]
C'est pas ça que je suis surpris de jamais
[38:41]
l'avoir vu, je vais le remettre lui aussi sur la liste.
[38:43]
On va l'Ă©couter pendant le temps des fĂȘtes.
[38:44]
Bonne idée. Et pour lui, c'est pas une
[38:47]
métaphore, c'est presque un aveu déguisé,
[38:49]
une vérité glissée dans la fiction
[38:51]
par ceux qui ne peuvent pas parler autrement.
[38:54]
Dans le mĂȘme esprit,
[38:55]
des films comme The Matrix,
[38:57]
qu'on connaĂźt bien, ou Dark City,
[38:59]
deviennent des révélations camouflées sur la
[39:01]
manipulation de la perception et l'idée
[39:03]
d'une réalité simulée.
[39:04]
Oui, on le voit avec le Red Pill et tout ça.
[39:07]
C'est carrément tiré de
[39:09]
la Matrice. On dirait que la Matrice
[39:11]
amĂšne un peu un
[39:14]
exemple concret
[39:15]
pour ceux qui croient Ă ces
[39:17]
théories-là . Tu prends la
[39:19]
pénule pour connaßtre la vérité ou au contraire
[39:21]
pour t'endormir Ă jamais.
[39:23]
On dirait que c'est comme un exemple
[39:24]
qui peut presque pointer comme documentaire.
[39:26]
Oui, c'est vrai. C'est fou,
[39:29]
quand tu y penses.
[39:30]
C'était juste une métaphore.
[39:32]
Oui, c'est ça.
[39:34]
Et comme beaucoup de conspirationnistes
[39:35]
radicalisés, Warner finit par relier
[39:38]
tout ça à une idée plus vaste.
[39:40]
Celle d'un complexe mondial,
[39:42]
un bloc flou oĂč se confondent
[39:44]
politiciens, financiers et
[39:46]
géants de la technologie. Dans cette
[39:48]
cosmologie, ce réseau hypothétique
[39:50]
serait responsable de tout. Crise
[39:52]
économique, pandémie, guerre,
[39:54]
Ă©volution des mĆurs, le monde
[39:56]
n'est plus incertain, il est
[39:58]
truqué et comprendre la
[40:00]
supercherie lui donne l'impression
[40:01]
de reprendre le contrĂŽle.
[40:04]
Oui, exact. C'est sûr que, à quelque part,
[40:06]
quand tu as l'impression de connaĂźtre
[40:08]
la vérité, il n'y a rien qui peut
[40:10]
t'arrĂȘter Ă partir de ce moment-lĂ .
[40:12]
Une dimension particuliĂšrement
[40:13]
frappante de sa trajectoire,
[40:16]
c'est son obsession pour l'idée
[40:17]
de réalité simulée.
[40:19]
Des sources Ă©voquent des Ă©crits oĂč
[40:21]
il affirme que le monde n'est qu'un théùtre,
[40:23]
une illusion sophistiquée, et que
[40:25]
la mort n'est pas une fin, mais
[40:27]
une sorte de sortie de
[40:29]
la simulation. Ce genre de
[40:31]
croyance, qui est Ă mi-chemin entre
[40:33]
spéculation philosophique, les
[40:35]
lectures New Age, mais aussi des lectures
[40:37]
complotistes, lui offre un cadre
[40:39]
oĂč son geste prend Ă ses yeux
[40:41]
une portée presque métaphysique.
[40:43]
Il ne se voit pas comme un simple
[40:46]
suicidaire, mais comme quelqu'un
[40:47]
qui passe de l'autre cÎté du
[40:49]
décor, en laissant au passage
[40:51]
un signal au reste du monde.
[40:53]
Et dans ce contexte, le choix
[40:55]
de Noël, qui est la
[40:57]
fĂȘte ultime associĂ©e Ă la
[40:59]
naissance, à la lumiÚre, à l'idée
[41:01]
de salut, devient un contraste
[41:03]
volontairement maximal avec
[41:05]
son propre récit de révélation et de
[41:07]
chaos. On a aussi vu circuler
[41:09]
en ligne l'idée que son
[41:10]
isolement numérique, parfois décrit
[41:12]
comme un genre de Twitter haven
[41:14]
ou des robots, des bots,
[41:16]
lui donner l'impression d'ĂȘtre validĂ©,
[41:18]
aurait pu amplifier sa dérive paranoïaque.
[41:21]
D'ailleurs, on ne va plus
[41:23]
tellement sur X, entre autres,
[41:24]
à cause de ça. Non, moi non plus.
[41:27]
J'évite. Dans les jours
[41:29]
qui suivent l'attentat, une autre
[41:30]
lecture s'impose rapidement dans l'écosystÚme
[41:33]
complotiste, celle de la
[41:34]
5G. Et lĂ , on va revenir un peu
[41:36]
sur le fait que la bombe explose
[41:39]
à proximité d'un site d'AT&T,
[41:41]
qui est un acteur majeur
[41:42]
dans les réseaux de télécommunications.
[41:44]
Et ça déclenche presque immédiatement
[41:46]
des spéculations. Warner
[41:48]
aurait voulu frapper une infrastructure
[41:50]
5G, perçue par certains comme
[41:52]
un outil de surveillance de masse,
[41:54]
ou une menace sanitaire mĂȘme.
[41:57]
Des proches rapports qui s'intéressaient
[41:58]
Ă ces discours anti-5G, parfois
[42:00]
liés à des peurs de cancer,
[42:02]
ou encore Ă la COVID, ce qui
[42:04]
alimente la piste et pousse les enquĂȘteurs
[42:06]
Ă l'examiner. Parce que c'est vrai
[42:08]
qu'en pleine pandĂ©mie, cette histoire-lĂ
[42:10]
de 5G devenait... Il y avait des
[42:12]
petits dans les rues de Montréal.
[42:14]
Les gens s'exprimaient publiquement.
[42:16]
C'est quand mĂȘme crazy lĂ -dessus.
[42:19]
Il y avait un gros soulĂšvement.
[42:21]
Mais aprĂšs plusieurs mois,
[42:22]
le rapport du FBI est clair.
[42:24]
MĂȘme s'il baignait dans ses cercles
[42:26]
d'idées, rien ne permet d'affirmer
[42:28]
que la 5G soit le moteur principal
[42:30]
de son passage Ă l'acte.
[42:32]
Et aucune preuve ne relie directement
[42:34]
le choix de sa cible Ă une campagne
[42:36]
structurée contre cette technologie.
[42:38]
Il semblait ĂȘtre un peu
[42:40]
John Wolfe. Oui, exact.
[42:42]
Et les conclusions officielles et mille
[42:44]
insistent sur un point fondamental.
[42:46]
L'attentat n'est pas classé comme un
[42:48]
acte de terrorisme au sens classique.
[42:51]
Autrement dit, il n'y a pas de
[42:52]
groupe derriĂšre, pas de revendications,
[42:54]
pas de manifestations politiques claires,
[42:56]
pas de cas structurés. Les autorités
[42:58]
décrivent plutÎt un homme pris dans un
[43:00]
mélange d'idées complotistes, de paranoïa,
[43:02]
mais aussi de problĂšmes personnels
[43:04]
et d'une volonté de mettre fin
[43:06]
à ses jours. Et par-dessus tout ça,
[43:08]
une obsession de laisser une trace,
[43:11]
de laisser sa trace, de faire
[43:12]
un geste dont on se souviendra.
[43:15]
Il y a mĂȘme un voisin qui rapporte
[43:17]
cette phrase qui est assez glaçante
[43:19]
« Nageville et le monde
[43:20]
ne l'oublieront jamais ».
[43:22]
Et c'est peut-ĂȘtre ça le noyau, en fait.
[43:25]
Warner ne cherche pas Ă gagner
[43:27]
une guerre, ni Ă convaincre une base
[43:28]
politique. Il cherche Ă s'inscrire,
[43:31]
Ă inscrire plutĂŽt son nom
[43:33]
dans l'histoire, mĂȘme s'implique
[43:34]
d'exploser un quartier, de traumatiser
[43:36]
une ville. Et le FBI souligne aussi
[43:39]
que ses motivations semblent surtout liées
[43:41]
Ă des facteurs de stress,
[43:43]
une perte de repĂšres, des relations
[43:45]
qui se dégradaient et un isolement
[43:47]
qui s'épaissit. Rien n'indique
[43:49]
un lien avec un réseau terroriste nu,
[43:51]
une opération coordonnée. C'est souvent
[43:53]
ça, parce que quand tu t'isoles,
[43:55]
t'as personne pour te challenger.
[43:58]
C'est un peu ça
[43:59]
souvent l'enjeu qui disait
[44:01]
les gens qui tombent vraiment facilement
[44:02]
dans la théorie du complot, c'est que
[44:04]
si tu restes juste en ligne dans ta chambre à écho,
[44:07]
il n'y a personne qui te challenge
[44:08]
sur ça. Non, il y a juste des gens comme toi.
[44:10]
Exact, je comprends aprÚs ça
[44:12]
pourquoi on peut s'embourber.
[44:14]
Et Ă©videmment, ça n'empĂȘche pas les rĂ©cits
[44:16]
parallĂšles de se mettre en marche, parce que
[44:18]
dans l'univers complotiste, un événement
[44:20]
aussi spectaculaire ne peut pas ĂȘtre
[44:22]
juste un acte solitaire.
[44:24]
Et trĂšs vite, on voit apparaĂźtre des
[44:26]
variantes techno-paranoĂŻaques, un
[44:28]
super-ordinateur caché, des serveurs secrets,
[44:31]
un centre de données qui
[44:32]
manipulerait des résultats électoraux,
[44:34]
un sabotage destiné à effacer
[44:36]
des preuves de fraude. Et ce sont
[44:38]
des histoires qui sonnent techniques
[44:40]
avec des mots qui font sérieux,
[44:42]
réseau, refroidissement, serveur,
[44:44]
audit, mais ça donne l'impression d'un
[44:46]
monde qui est en coulisses. Sur les forums
[44:48]
et en particulier sur Telegram,
[44:50]
le vocabulaire devient quasi-militaire
[44:52]
pour ces gens-là . Opération,
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contre-attaque, guerre de données,
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on transforme un attentat
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isolé en un épisode d'une guerre
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invisible entre eux et l'Ătat profond.
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Et lĂ , un peuple que lui est...
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Oui, le Deep State.
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Oui, exact, et un peuple que lui est
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réveillé, donc ces gens-là , ils savent,
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ils ont fait leur recherche. Et plus
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c'est gros, plus ça rassure ceux
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qui y croient, parce que ça donne
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un sens net Ă quelque chose qui sinon
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est terriblement chaotique.
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Oui, oui, c'est pas évident
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de trouver du sens dans tout ça,
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mais quand on gratte, les
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vérifications factuelles démontrent
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ces scénarios. Les entreprises
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citées n'ont pas de contrat de ce type
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sur le site, par exemple. Il y avait
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pas de 5G aux lieux
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exactement oĂč il y avait mis le
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VR. Les rumeurs mélangent
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des lieux, confondent des installations,
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recyclent des éléments
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déjà démentis ailleurs, puis les
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recollent sur l'attentat de Nageville,
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un peu pour fabriquer une histoire cohérente.
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Puis là , FBI répÚte
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l'essentiel. Warner a agi
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seul. Aucune preuve ne le relit
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à l'attentat, à une fraude électorale,
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et rien ne soutient l'idée d'un sabotage
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organisĂ©. Mais au-delĂ
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de cette rumeur précise,
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l'attentat devient un aimant Ă complot,
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qu'on parle de missiles, de QAnon
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aussi, de MK Ultra,
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un épisode réel
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qui a eu lieu à Montréal.
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Vous avez entendu parler, on
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en a parlé souvent, mais qui ajoute
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du réel, souvent en guise de fondation
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à ces théories-là .
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Le point commun, c'est le refus
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d'admettre qu'un individu isolé
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puisse provoquer un chaos pareil,
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sans plan maßtre, sans réseau,
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sans organisation. Ăa fait peur,
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on dirait. On aime ça
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relier ça à un groupe plus grand,
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mais de voir qu'une seule personne comme ça,
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comme c'est le cas de
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d'autres,
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souvent des tueries de masse,
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c'est souvent ce cas-lĂ .
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MĂȘme la tentative d'assassinant envers
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Donald Trump, parce que ça semble ĂȘtre
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un seul individu.
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Luigi Mangione,
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est-ce que c'était plus
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organisé?
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Encore une fois, ça semble ĂȘtre des individus
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qui agissent seuls, mais qui,
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d'une certaine façon,
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tristement, vont passer Ă l'histoire.
[47:05]
Ă quelque part,
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il a rempli
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sa mission, d'une certaine façon,
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j'imagine.
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Pendant que les rumeurs tournent,
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les conséquences sont bien réelles.
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C'est des dizaines de bùtiments endommagés,
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mais surtout des pannes majeures dans la ville,
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des pannes de réseau, de communication,
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d'Internet, de services d'urgence,
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des hĂŽpitaux, des centres 911.
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Tout ça peut perturber
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vraiment la santé publique.
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Sans oublier, évidemment,
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les réels,
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il y a eu un mort, il y a eu 18 blessés,
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il y a eu des vrais humains
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qui ont été perturbés. Plusieurs gens
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ont sans doute été traumatisés aussi,
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mĂȘme s'ils n'ont pas Ă©tĂ© blessĂ©s physiquement.
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C'est toute une histoire Ă vivre.
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Le rapport vient recadrer l'histoire.
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Un projet suicidaire
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mûrit, un message d'évacuation
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une heure choisie trĂšs tĂŽt.
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Aucune motivation politique
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structurée semble derriÚre ça.
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Puis aussi, bien, la trajectoire
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de Anthony Warner,
[48:01]
l'isolement, la fragilisation
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psychologique, le pas d'aide
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recherchée, puis tout ça
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couplé avec une immersion prolongée
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dans des univers complotistes
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qui ont à amplifier sa méfiance
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du monde. Puis Ă quelque part,
[48:15]
Nagil devient un peu un case study
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de récits complotistes
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qui deviennent un peu,
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qui se transforment en événements réels
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dans le but de frapper un symbole,
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puis de transformer une mort
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en quelque part
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en icĂŽne
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d'un gros puscule,
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un peu Ă l'extrĂȘme quelque part.
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Puis le choix de Noël
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n'était pas anodin encore une fois
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avec justement toute
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la société de surconsommation,
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toutes les marques qui se mettent lĂ -dedans.
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Donc il y a vraiment atteint un symbole
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en plus de réconfort,
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d'amour, de partage.
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à quelque part, c'était
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trÚs stratégique son truc.
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Puis
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je sais pas si vous,
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les distordus, vous avez d'autres histoires
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tragiques du genre en lien avec Noël
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ou d'autres événements un peu
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complotistes
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ou un peu surnaturels survenus.
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Moi justement, je me rappelais
[49:12]
des...
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je me rappelais de l'histoire en 2020.
[49:16]
Voyons...
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Est-ce que c'était...
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C'était en quelle année que les...
[49:20]
Ah oui, je crois que c'était...
[49:21]
J'essaie de pluger les rails liés
[49:24]
dans cette histoire-lĂ .
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J'essaie de retrouver rapidement
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la date.
[49:30]
Ah oui, c'était le 27 décembre 2002,
[49:33]
Seb. Donc j'avais l'impression
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que c'était à Noël. Bon, c'est deux jours plus tard,
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tu me diras. Mais encore une fois,
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ce Noël-là de 2002
[49:41]
était frappant,
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tu sais, parce que tu as... Je me rappel,
[49:43]
on se levait le matin et il y avait
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les rails liés, cette secte-là , tu sais,
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qui ont vécu un bon bout de temps au Québec.
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Je pense qu'ils sont encore en train de vendre
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des vaisseaux spatiaux sur Marketplace
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ou je pense qu'ils sont peut-ĂȘtre encore mĂȘme
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au Québec, là . Ah, sûrement, oui, oui.
[49:57]
Mais oui, si mon prĂȘtre, je nous avais envoyĂ©,
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il me semble, à une certaine époque,
[50:01]
des annonces oĂč ils vendaient des installations
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de leur genre de...
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de lot, lĂ , qui ils ont...
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je ne sais plus trop oĂč. Mais on
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se réveille un bon 27 décembre,
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tout le monde est en famille, tout ça,
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on ouvre les nouvelles et c'est
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Raël et Brigitte Boisselier,
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à l'époque, sa
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bras droite, lĂ , qui
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affirmaient avoir cloné un bébé.
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Ă pas de sens. Et encore une fois,
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t'es là , OK, on se réveille
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avec ça et on choisit Noël,
[50:30]
justement, parce que, bon,
[50:31]
la naissance du Christ, la naissance
[50:33]
du premier bébé cloné Raëlien,
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ils ont choisi le symbole,
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encore une fois, pour propager
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leur espĂšce de propagande.
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Je suis sûr qu'ils ont gagné plein
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d'abonnés. Il n'y avait pas d'abonnés
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réseaux sociaux dans le temps, il y avait plein de vrais membres.
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Oui, non, c'est clair. Et finalement, on l'a jamais vu,
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ce bébé-là . Non, on l'a jamais vu.
[50:51]
Non, jamais de la vie.
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C'est devenu un scandale. Je pense qu'il y a mĂȘme eu un documentaire
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de fait lĂ -dessus. Exact, oui, sur Netflix.
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Je ne l'ai jamais terminé, on va dire que je le trouvais long,
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mais... Oui, oui, oui, oui.
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Mais oui, toute une histoire, celle de
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Anthony Warner et de l'attentat de Nageville, Seb.
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C'est clair que Noël
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est truffé de théories du complot
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et d'autres.
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Et j'espÚre que vous avez aimé, les distordus.
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En l'After Show, tu nous
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parles justement d'une histoire d'extraterrestres
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de Noël, ou encore le
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Roswell britannique. Oui,
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que je vous rappelle justement, qu'il y aurait eu
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en 1980, des présences
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extraterrestres documentées
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par l'armée américaine et britannique.
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Oh yes, Ă suivre sur Patreon.
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Et avant de quitter, eh bien,
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merci à tout le monde. J'espÚre que vous avez apprécié ce
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petit épisode un petit peu hors saison,
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un petit peu spécial qu'on vous
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enregistre juste avant de partir
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en vacances. On se voit évidemment pendant
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le grand débrouillage Patreon.
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Et on veut remercier pour cette saison-ci
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l'aide de nos
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fantastiques recherchistes
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et de André Beaupré, notre
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monteur. Et on se revoit
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trĂšs bientĂŽt tous les Distordieux.
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Et avant toute chose, eh bien, on a quelques shout-out
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Patreon Ă donner parce que
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j'ai vu qu'au total, on avait eu
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7000 membres, Sam. Ăa veut dire qu'on a
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7000 shout-out Ă donner.
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Oui, ben là , on les écoule au fur
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Ă mesure. Ăa s'en vient bien
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quand mĂȘme. Bon, il va peut-ĂȘtre falloir
[52:13]
qu'on en rajoute quelques-uns.
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Oui, oui, ben je le fais de temps en temps,
[52:16]
mais toujours de plus en plus. Mais si vous n'avez pas
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encore entendu votre shout-out, ben il y a deux choses.
[52:21]
C'est sĂ»r que vous n'ĂȘtes pas repĂ©rĂ© lorsqu'on
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le dit et oĂč ça s'en vient. Oui, exact.
[52:26]
Gardez espoir. Oui. Je commence,
[52:28]
mon cher Emile. Je remercie
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Vivi Aire, une
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tape dans le dos Ă Anesso,
[52:33]
Cici A, Jay Aire
[52:35]
et Sabrina F.
[52:37]
Beaucoup d'amour pour le temps des FĂȘtes Ă
[52:39]
Dark Shield X, Ă
[52:41]
Jelly D, à Véronique L,
[52:43]
Ă Laurely Aire et Ă
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Caroline. Je poursuis le
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high-five à Amélie L, Rémi
[52:49]
P, Caroline P,
[52:51]
Alexandra O.T.
[52:53]
et Annabelle S.
[52:55]
Beaucoup d'amour Ă Christelle,
[52:57]
Ă Camille D.C., Ă Audrey
[52:59]
H.T., Ă Alexia H.
[53:02]
et à Cécile May.
[53:04]
Encore une fois,
[53:05]
je donne de l'amour Ă Eli
[53:07]
J., Guianne
[53:09]
Simon, Marie-Ădith B.
[53:11]
et Noémie K.
[53:13]
Et en terminant, un gros
[53:15]
cĂąlin Ă Marie C.L.,
[53:17]
à André G., à Steph
[53:19]
Bonnie, Ă Fred B.P.
[53:21]
et Ă Jessica L.
[53:23]
On vous aime!
[53:25]
Et pour terminer Seb,
[53:31]
aurais-tu un mot de la fin pour nous ce soir?
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Entre le PÚre Noël,
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les théories du complot et l'algorithme,
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il y a une chose qui ne ment jamais,
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votre digestion aprĂšs la
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tourtiĂšre. Prenez soin de vous,
[53:43]
prenez soin des autres et
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gardez un peu de place pour le doute,
[53:47]
mais pas trop, on a déjà assez de
[53:49]
stress. Joyeuse fĂȘte Ă tous!
[53:51]
On se voit bientĂŽt!
[53:53]
Oui!