#61 - Spécial Halloween 2019 avec Ars Moriendi

Épisode

#61 - Spécial Halloween 2019 avec Ars Moriendi

Épisode
61
Durée
1 h 32 min
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Audio

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Cette année encore Emile et Seb reçoivent Simon Predj dans leur studio pour raconter 3 histoires inédites qui vont vous faire trembler de peur en ce soir d’halloween: une creepypasta effrayante à saveur technologique, des histoires en lien avec la fameuse planche Ouija et une histoire de meurtre survenu un soir d’halloween en Colombie Britannique, qui hante toujours la petite municipalité d’Armstrong. Sans oublier, une chronique nécrologique bien spéciale! Verrouillez bien vos portes et asseyez-vous confortablement, voici le moment le plus attendu de l’année!Crédits musicaux :Il est Lourd de Arbee est utilisée avec l’aimable autorisation de Polar Seas Recordings:https://t.co/3ladLQ7Uxw Long Note Two par Kevin MacLeod est distribué sous la licence Creative Commons Attribution (https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/)Source : http://incompetech.com/music/royalty-free/index.html?isrc=USUAN1100176Long Note Four par Kevin MacLeod est distribué sous la licence Creative Commons Attribution (https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/)Source : http://incompetech.com/music/royalty-free/index.html?isrc=USUAN1100467

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Nous sommes finalement à cette période de l'année où tous les scénarios obscurs sont

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possibles.

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Les morts renaissent de leurs cendres et les meurtriers partent à la recherche de nouvelles

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proies.

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La tradition se poursuit, encore cette année.

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Nous avons pour vous sélectionné les histoires les plus effrayantes qui vous

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garderont éveillés pour des semaines à venir.

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Vous l'avez attendu toute l'année.

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Vous avez la chair de poule à simplement y penser.

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Préparez-vous.

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Voici donc le spécial Halloween de Distortion, Ears, Moriindie.

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Sébastien Lévesque et Simon Predge, comment ça va ce soir?

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Ça va bien et toi?

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Ça va très bien, ça va très bien.

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C'est la fête, c'est la fête, c'est l'Halloween!

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Oui, enfin, enfin!

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On est contents parce que généralement à Distortion, moi et Seb, on est dans

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notre espèce de petite bulle d'histoire dark et toi, même chose.

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Simon, Ears, Moriindie, t'es dans ta bulle obscure et tout ça à faire ton

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podcast.

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Mais les spécial Halloween, c'est toujours un peu la fête, c'est toujours un peu

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spécial.

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Puis on se permet d'ailleurs de boire un petit scotch sur le side, en plus de

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notre bière.

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Oui, Simon nous a apporté un Haberfeldi, qui est un scotch whisky qui date

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de 12 ans, qui a 12 ans d'âge plutôt, qui est excellent.

[01:27]

Merci, Simon.

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Ça me fait plaisir.

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Non seulement, c'est Halloween, mais en plus, je vous aime.

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Ça fait longtemps qu'on ne s'est pas vus et c'est Halloween.

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Je voyais toutes les bonnes raisons ici placées pour nous pour célébrer.

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Je me suis dit, pourquoi une bouteille de vin, une petite bière?

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On se gâte, j'amène du scotch.

[01:43]

T'as bien fait, t'as bien fait.

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D'ailleurs, on a une bière de la semaine parce que pour passer au travers

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cet épisode spécial, on va avoir besoin de boire quelque chose de puissant.

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Mais qu'est-ce qu'on boit ce soir?

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Ou juste on a une bière spéciale d'Halloween, je pense.

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Oui, on a une Pooja Dada ou Pooja Dada, s'il y a un S, mais je ne suis

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pas sûr où ça on le prononce, de la brasserie dépareillée.

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C'est une bière à 5 % d'alcool.

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Et ce qui est intéressant pour Halloween, c'est que c'est une bière à

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citrouille et noix de coco.

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C'est une bière blanche dorée.

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Et d'ailleurs, je dirais que ça pourrait même passer pour une blanche de Noël

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parce que le mix citrouille et noix de coco rappelle un peu le pain d'épice,

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on dirait.

[02:20]

T'as raison, t'as raison.

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Oui, c'est vrai, ça pourrait être aussi une bière de Noël.

[02:23]

Donc, pensez à ça, la brasserie dépareillée.

[02:25]

Oui, oui, puis on goûte.

[02:27]

Elle est un peu huileuse à cause de la noix de coco.

[02:30]

On goûte l'huile un peu.

[02:31]

C'est vraiment bon en bouche.

[02:33]

On est assez excité parce que, même concept que d'habitude,

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on a sélectionné chacun une histoire spécifique pour l'Halloween

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à thématique un peu spooky.

[02:44]

Parfois, c'est plus réel.

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Parfois, c'est plus de la fiction.

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Vous allez voir, on en a pour tous les goûts,

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mais on se l'est pas dit en avance.

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Non, on ne connaît pas les histoires des autres.

[02:53]

Exactement.

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Non, mais on aime ça, garder cet effet de surprise-là

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parce qu'habituellement, Emile et moi, on le sait de quoi qu'on va parler.

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Oui, oui, des fois, on s'apprend des choses sur l'histoire

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pendant l'enregistrement, mais là, c'est totalement une surprise.

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D'une manière un peu différente, parce que le rythme est différent,

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et c'est ça que j'aime de ces enregistrements-là en trio.

[03:11]

Mais comme Emile le disait un peu plus tôt,

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c'est un peu notre épisode de party.

[03:15]

C'est nos vacances.

[03:16]

Oui, c'est notre party de Noël avant Noël.

[03:18]

Oui, c'est ça.

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Exactement, donc ça risque d'être bien intéressant.

[03:21]

On va mettre Simon en sandwich entre nous deux,

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étant donné que c'est notre invité.

[03:27]

Je suis un excellent jambon, en fait.

[03:29]

Un très très bon jambon, extra maigre.

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Mais avant toute chose,

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parle-nous donc un peu de comment ça se passe,

[03:33]

tes projets Simon, Ars Morienzi, tout ça,

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si les choses se passent.

[03:37]

Ça va bien.

[03:38]

Là, je réalise que le retard que j'ai pris...

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Je peux faire peut-être un résumé très très bref.

[03:44]

Vous le savez, l'avant-dernier épisode,

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parce que là, il est sorti en date de notre enregistrement aujourd'hui,

[03:50]

l'épisode 32.

[03:51]

Mais l'épisode 31, Détresse, a sorti en retard.

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Les gens le savent parce qu'il y a eu toute une histoire

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finalement avec la famille, qui ont collaboré, l'avocate.

[04:00]

Donc, par souci de respect de l'histoire,

[04:02]

j'ai décidé de prendre le temps de le raconter

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et de le travailler comme faut, cet épisode-là.

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Ce qui m'a causé beaucoup de retard.

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Dans le fond, au moment où j'aurais dû tomber en vacances,

[04:12]

là, il est arrivé le temps de faire le dernier épisode de la saison.

[04:15]

J'ai décidé de prendre mes vacances

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et de profiter un peu de l'été, du Festival Fantasia,

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avec ma copine et tout ça.

[04:22]

Mais pendant ce temps-là, j'ai continué d'écrire.

[04:25]

J'ai pris le temps d'écrire à temps perdu l'épisode suivant.

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J'ai réalisé que ça donnait beaucoup plus que ce que je croyais.

[04:33]

Là, je suis content.

[04:34]

En date d'aujourd'hui, l'épisode est disponible pour tous.

[04:36]

Là, je parle de date de notre enregistrement

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et non la date que cet épisode-ci sort.

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Mais donc là, c'est disponible la première partie.

[04:45]

L'épisode 2 va sortir la semaine prochaine.

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Peut-être que c'est déjà sorti.

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Tout dépendra du moment où tu vas diffuser cet épisode-là.

[04:52]

Je suis bien excité.

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C'est une histoire que j'avais hâte de raconter.

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Le fait que j'ai attendu quatre mois avant de le sortir,

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on dirait que ça a vraiment hypé les gens.

[05:02]

Je vous annonce que désormais, je fais un épisode aux quatre mois.

[05:05]

Ça serait des grosses saisons.

[05:07]

Non, je ne ferais pas ça.

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Mais il est vrai que c'est quand même le dernier de la saison.

[05:11]

J'ai déjà commencé à travailler sur la prochaine.

[05:14]

Je confirme qu'il y aura une quatrième saison

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qui va débuter en hiver 2020.

[05:19]

Je dis hiver parce que je ne suis pas sûr de la date du début encore.

[05:23]

Mes histoires sont sélectionnées.

[05:24]

Là, je suis en période de lecture.

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Après ça, je vais commencer à prendre mes notes, monter tout ça.

[05:30]

J'ai le goût de vous annoncer un petit spoiler.

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Ça vous tente une exclusivité les boys?

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On n'est pas dans le true crime.

[05:37]

Mais c'est un autre projet podcast.

[05:39]

On m'a approché pour réaliser un podcast,

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une petite mini-série documentaire.

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Comme ma copine est réalisatrice,

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comme je fais les oubliettes,

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je fais le couche-coura et les festivals,

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je suis quand même un gros entourage de cinéma.

[05:51]

J'ai une réalisatrice qui vient de réaliser son premier long-métrage

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qui m'a approché pour réaliser un podcast.

[06:00]

On peut dire bien honnêtement

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que c'est un podcast promotionnel pour le film,

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mais ça va au-delà de ça.

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C'est-à-dire que durant tout le tournage de son film,

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à tous les jours, elle s'enregistre en audio en journal.

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Comme un petit journal intime.

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Là, on va un an plus tard,

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parce que là, c'est des longs processus en cinéma.

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Le film a été tourné il y a un an,

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mais il commence sa tournée de festival ce week-end.

[06:24]

Il va être le week-end dernier avec la sortie de cet épisode-là.

[06:28]

Ce qu'on va faire, en fait,

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c'est qu'on va retraverser ces enregistrements-là

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de journal intime, si on veut,

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et on va les commenter par-dessus.

[06:38]

C'est pas ma voix que vous allez entendre.

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C'est la voix de Kim qui commente son propre journal.

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On va traverser son histoire de tournage avec elle

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dans un premier long-métrage.

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Ça va s'appeler Réservoir, une histoire de résilience.

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Réservoir, c'est le titre du film.

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Vous en avez pas encore entendu parler, mais ça s'en vient.

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Si c'est une histoire qui s'accorde à moi,

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c'est parce que c'est un film sur le deuil.

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Le synopsis, c'est simple.

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C'est deux frères qui doivent...

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Bon, il y a les funérailles pour leur père,

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et ils partent.

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Ça fait longtemps qu'ils ne se voient plus.

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La famille s'est séparée un peu.

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Puis là, après les funérailles,

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ils vont prendre les cendres de leur père

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et ils vont aller les porter au réservoir Gouin,

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au Québec, et retourner au chalet de leur enfance,

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le chalet familial qu'ils n'ont pas vu depuis des années.

[07:29]

C'est leur quête. C'est ça, le film.

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C'est les deux frères qui partent en voyage ensemble.

[07:34]

Ils se sont pas vus depuis des années.

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Ils sont très différents les uns de l'autre.

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Ils s'en vont ensemble comme un peu comme un chemin de croix,

[07:42]

pour aller porter les cendres de leur père

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et revoir le chalet dans le temps.

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Ce qu'on va parler dans le documentaire,

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c'est le behind the scenes.

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C'est comment le tournage s'est passé.

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C'est un tournage qui a été fait en grande majorité

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sur l'eau, sur un bateau maison.

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Et c'est pas si facile que ça.

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Il y a des mauvaises surprises en courte route.

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Surtout au Québec, il fait froid et c'est pas facile.

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Mais bon, là, je parle, mais en gros,

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là, c'est j'embarque là-dessus

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tout en commençant la prochaine saison.

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C'est du pour quand, ça, ce nouveau podcast-là?

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On n'a pas de date, mais il commence

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sa tournée des festivals maintenant.

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Donc l'idéal, c'est d'avoir au moins

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les premiers cours.

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Ça va être des courts épisodes.

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C'est pas déjà des heures, ça va être des 15 minutes environ.

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Les premiers épisodes, il faut qu'ils soient prêts

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pour la sortie officielle du film.

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J'ai pas la date encore, mais ça s'en vient.

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Intéressant.

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Si vous êtes les premiers à qui j'en parle.

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Les gars, sans plus tarder, est-ce qu'on est prêts

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à se lancer dans notre spécial Halloween?

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Toujours prêts, comme un scout.

[08:40]

Oui, monsieur.

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C'est parti.

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On a tiré au sort, puis finalement,

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Seb, c'est toi qui vas avoir l'honneur de commencer.

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Donc... Tu brises la glace.

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À toi de... de... de nous présenter ton histoire.

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J'ai perdu à Roche-Papé-Ciseau.

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Aujourd'hui, j'en profite pour vous raconter

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une creepypasta. On n'a pas toujours l'occasion

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à Distorsion de vous en raconter une.

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Là, j'ai saisé l'occasion.

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Je l'ai même pimpé à ma sauce.

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L'histoire s'appelle

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Propriété de Google.

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On est un soir de Halloween

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en 2013. Je reviens du travail.

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On sent l'ambiance festive

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dans les rues. Par contre,

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pour avoir un peu de calme,

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je prends un sentier dans un petit boisier

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pour faire une partie du trajet du retour.

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Dès que je rentre dans le boisier,

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je remarque un corps étendu au loin.

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Je me demande si ce n'est pas une décoration

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d'Halloween. Parfois, il y en a des très réalistes.

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Je m'approche du corps.

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C'est une femme. Une vraie femme.

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Elle semble morte.

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Elle porte des Google Glass au visage.

[09:39]

Pour ceux qui ne le savent pas,

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il y a eu une courte époque

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en 2013 justement parce que Google

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a lancé des lunettes

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avec des propriétés virtuelles.

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C'était creepy ça.

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Ça a été un peu discontinué.

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Ça n'a pas levé autant qu'ils voulaient.

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Mais si on se ramène à cette époque-là,

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c'était quand même dans l'air du temps.

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On dirait qu'on n'était pas

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très prêts à avoir un écran

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devant les yeux en permanence.

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Ça met des espions partout.

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Mais en même temps,

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quand on voit ce qu'on voyait au cinéma

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de la technologie qui évolue et qu'aujourd'hui

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on l'a pour vrai, ça c'est quelque chose

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qu'on voyait des années 80 dans les films

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de science-fiction, dans les cartoons.

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Comme les vidéophones.

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Oui, les vidéophones qu'on a maintenant

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sur nos téléphones pour vrai.

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Je retourne à mon histoire.

[10:26]

Elle semble morte.

[10:27]

Et elle porte des Google Glass au visage.

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Je touche son corps pour vérifier

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si c'est bien un humain.

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Son corps est encore chaud.

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C'est difficile de déterminer avec précision

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ses origines, mais je crois qu'elle est

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d'origine asiatique due à la teinte

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jaune entre de sa peau et à ses cheveux

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noirs lustrés.

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Je scrute son corps et je remarque

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qu'elle porte d'élégantes chaussures marron

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ainsi qu'un bandeau jaune autour de son poignet.

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Elle semble avoir un look

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d'une jeune adulte autour de 21 ans.

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Étrangement, ses yeux sont encore ouverts.

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Il faut que vous sachiez que je suis

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obsédé par la mort depuis l'âge de 9 ans.

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Je suis complètement intrigué par la fin

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de la vie. La fin de la fonction

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biologique d'un humain. Tout a commencé

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quand j'ai vu mon premier film d'horreur,

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Psycho, d'Alfred Hitchcock.

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La scène de la douche a brisé

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quelque chose en moi. Observant

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le corps inerte par terre,

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je ressens une soudaine culpabilité

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et tristesse à la fois. Pourtant,

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je ne la connais pas, et c'est pas moi

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qui l'ai tué. Je l'ai simplement trouvé.

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Devrais-je appeler la police?

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Ces Google Glass m'intriguent

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beaucoup. Elles étaient toujours perchées

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sur le bout de son nez. C'est étrange

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que quiconque l'ait tué n'ait pas pris la peine

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de les prendre ou du moins de les détruire pour effacer

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les preuves. Ce qui est encore plus étrange,

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c'est que moi-même, je me sens

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obligé de le faire. Je me penche

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et fleure du même coup la frange moide

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de son front, et je lui enlève délicatement

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les lunettes. En les regardant au soleil,

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j'ai pensé sur le coup que c'était mon jour de chance,

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policien. Je regarde autour de moi,

[11:52]

personne à l'horizon.

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Je ne sais pas pourquoi, mais je n'ai pas envie

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d'appeler la police. Honnêtement,

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je pense que c'est une prostituée ou qu'elle

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a été tuée dans un conflit lié à une

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dette de drogue. C'est sûr que c'est ça.

[12:03]

Ça me rassurait en fait de penser ça.

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De toute façon, personne ne va signaler

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la disparition de cette fille.

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Je reprends le chemin du retour vers la maison.

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J'essaie d'enfourer ma culpabilité

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bien profonde au fond de moi,

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mais une seule question tourne dans ma tête.

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C'est Google Glass.

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Comment une jeune fille d'environ 21 ans

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peut posséder ça? Ça coûte des milliers

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de dollars. Plus les minutes avancent,

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plus je me dis que ce n'est pas une prostituée,

[12:27]

mais simplement une pauvre étudiante,

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morte dans un brasier.

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Je ne peux pas retourner chez moi comme ça.

[12:33]

Je retourne voir le corps. Je mets les Google Glass

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sur mon nez et je redémarre l'appareil

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en l'utilisant un bâton de bois très

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fin trouvé sur le sol, comme on fait

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souvent avec une trombone ou un truc comme ça.

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Instantanément, l'écran se charge

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et je suis connecté au système.

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Étrange, il n'y a aucun

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fichier qui semble appartenir à la fille

[12:51]

sur l'écran d'accueil. Honnêtement,

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c'est ce à quoi je m'attendais, mais j'espérais

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aussi secrètement avoir des réponses par rapport à sa mort.

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Mais non, il n'y avait rien,

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même pas de corbeille.

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J'ai du mal à naviguer dans les glasses,

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dans les Google Glass en fait, car je ne suis

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pas habitué à cette interface.

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Je m'arrête alors près d'un arbre,

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et je m'assure d'être encore assez loin du corps.

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Tout à coup, le vent se leva.

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Nerveux, adossé au tronc de l'arbre,

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je me redresse soudainement en entendant une voix

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électronique de femme dans mon oreille.

[13:19]

Bonjour Trina. Confus.

[13:21]

Je retire les lunettes et je les observe,

[13:23]

comme si de la magie venait de se produire.

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Je les remets sur mon nez.

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Bonjour Glass.

[13:29]

Je réponds curieusement.

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Rien. Pas de réponse.

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Mais par contre, il y a un son étrange d'interférences

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statiques qui sort de là. Le genre de son

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quand vous tenez deux téléphones qui s'appellent

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proches l'un de l'autre. Le son s'est

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intensifié puis s'arrête soudainement.

[13:43]

Les lunettes se remettent à parler.

[13:46]

As-tu d'autres demandes, Trina?

[13:48]

Putain, c'est qui, Trina?

[13:49]

Qui me parle?

[13:51]

Instantanément, la voix réplique.

[13:52]

Putain, c'est qui, Trina?

[13:54]

Un résultat trouvé pour Trina.

[13:56]

Un écran avec des résultats de recherche

[13:58]

apparaissent. Je jette un œil sur les

[14:00]

résultats de recherche à travers les verres

[14:02]

des lunettes et je vois un résultat

[14:04]

trouvé pour Trina, Google.

[14:06]

Encore une fois, je suis confus.

[14:08]

Qui est Trina et pourquoi elle

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appartient à Google?

[14:12]

Est-ce le nom de code d'un produit

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ou le nom de la jeune femme morte?

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Je décide alors de vérifier les

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spécifications du système et avec

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surprise, je vois que le produit est encore

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en mode manufacturier, comme si jamais

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personne ne l'avait utilisé.

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C'est sûrement la raison pour laquelle

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il n'y avait pas de dossier ni d'endécédent

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d'utilisation. Mais cela n'avait toujours

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pas de sens et en fait,

[14:33]

c'est de moins en moins logique maintenant

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qu'auparavant. Pourquoi la jeune fille

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utilisait-elle des Google Glass sur elle

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si elle était toujours en mode usine?

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Elle n'en tirait sûrement aucun avantage.

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La seconde question évidente est de

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savoir pourquoi elle n'était plus en vie.

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Tenant les lunettes dans ma main,

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je suis retourné voir le corps. Les feuilles

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mortes craquent sur mes pieds. En

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marchant vers le corps, je me demande bien

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comment va se terminer cette journée

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qui n'avait pourtant rien de bien spécial

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jusqu'à la découverte de ce fameux corps.

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Et en fait, pour être franc, toute

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ma semaine avait été grise et monotone.

[15:04]

Et maintenant, j'étais ici, dans un boisé,

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près d'un corps mort, des Google Glass

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dans les mains.

[15:10]

J'approche enfin du corps en veillant à ne pas le

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piétiner. Je me penche pour étudier son corps

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de plus près. Heureusement,

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elle ne semble pas avoir encore commencé

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à pourrir et elle était encore

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chaude. Je me permets de fouiller dans ses

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poches pour trouver une pièce d'identité qu'elle aurait pu

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avoir sur elle. Je glisse ma main

[15:26]

dans les poches avant de sa jupe en jeans

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et je trouve des feuilles, des feuilles

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d'arbre. OK, je me dis.

[15:32]

Je jette les feuilles et je fouille toujours dans sa

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poche et mes yeux s'écarquaient lorsque je trouve

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quelque chose d'autre au fond de sa

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poche sous les feuilles d'arbre.

[15:40]

C'est doux. Et sur le coup, je me dis

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que c'est sûrement un tampon. En le tirant

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par le bas de l'objet et en le soulevant pour

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l'observer à la lumière,

[15:48]

je vois que je tiens un bébé souris dans ma main

[15:50]

pendu à l'envers de sa queue et mort

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lui aussi. Il est à peine développé.

[15:54]

Il est toujours rose et charnu.

[15:56]

Et je pouvais voir que la souris avait eu quelques

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renseignements internes, car le corps était mal

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formé et avait été grossièrement

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mis dans la poche de la fille.

[16:04]

Je lâche un de ses cris de peur

[16:06]

et je jette la souris dans le boisé

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et, en la fixant à rouler sur le sol et s'arrêter,

[16:11]

un énorme frisson me parcourt

[16:12]

le corps. Qu'est-ce qui ne va pas avec toi,

[16:14]

Tuina? ai-je demandé aux cadavres en essuyant ma

[16:16]

main sur mon jeans. Je reprends les Google Glass

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que j'avais déposés sur le sol à côté de moi.

[16:20]

Quelque chose attire mon attention.

[16:22]

Doucement, je soulève

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le bracelet jaune de son poignet et je remarque

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que ce n'est pas un bracelet, mais bien une ficelle

[16:28]

qui est attachée littéralement à son poignet.

[16:30]

Hum. Les pensées commencent

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à traverser mon esprit. Mais qu'est-ce que

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c'est? Je tente de me rassurer en me disant

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que c'est sûrement un fil de son chandail.

[16:38]

Je le tire doucement. Je me rends compte

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que ce n'est pas le cas. Mais qu'est-ce que

[16:42]

c'est? En le touchant, c'est un

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genre de plastique. Tu sais, une sensation

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de plastique qui me rappelle un peu mon

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enfance. Je devais avoir environ 11 ans

[16:50]

quand j'étais fan de Spider-Man et de

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l'incroyable Hulk. Je passais des heures

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à jouer avec les deux mêmes personnages d'action

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à inventer des histoires avec les personnages.

[16:59]

C'était particulièrement Spider-Man

[17:00]

qui m'obsédait. J'avais des affiches, les DVDs,

[17:02]

les bandes dessinées, mais aussi un réveil matin

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équipé d'un détecteur de mouvement qui alertait

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chaque fois que quelque chose bougeait dans la

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pièce. Je me souviens une nuit,

[17:10]

le réveil s'activait tout le temps pour rien.

[17:12]

Et étant jeune et un peu stupide,

[17:14]

j'ai pensé qu'un coup sur la tête de Spider-Man

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allait résoudre le problème. Un peu comme on

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fait quand une télévision ne fonctionne plus.

[17:20]

Le réveil s'est alors brisé en trois morceaux et

[17:22]

m'a révélé une carte à puce et une multitude de fil,

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des fils jaunes.

[17:26]

Au bas de l'horloge se trouvaient les mots

[17:28]

«Propriété de Sam». Sam,

[17:30]

c'est mon nom. Je retourne le poignet

[17:32]

du cadavre et je vois d'où vient le fil.

[17:34]

Il vient de là où ses veines devraient être.

[17:36]

Il y a une masse de peau manquante,

[17:38]

comme si quelque chose l'avait blessé.

[17:40]

Et on voit son intérieur argenté comme un robot.

[17:42]

Son corps semble être comme un robot

[17:44]

dans les films. Une seule

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lumière rouge clignote sur le poignet.

[17:48]

Des fils jaunes et filochés s'étalent

[17:50]

sur son bras, comme une foule de verre,

[17:52]

de verre de terre inanimée qui

[17:54]

se faufile entre eux. Je lève les yeux

[17:56]

vers son visage et je rencontre son regard.

[17:58]

Elle me fixe toujours sans vie,

[18:00]

mais son regard est vif. Il semblait

[18:02]

toujours y avoir une conscience en elle,

[18:04]

et elle avait l'air furieuse.

[18:06]

Je ramasse les Google Glass et je les lance au loin,

[18:08]

dans le boisé. Je me relève.

[18:10]

La paranoïa monte en moi.

[18:12]

Je me relève. Lui jette un regard

[18:14]

et je me dis que je devrais courir,

[18:16]

sans jamais me retourner, jusqu'à chez moi,

[18:18]

me diriger vers mon lit puis placer les couvertures

[18:20]

sur ma tête, comme lorsqu'on était un enfant.

[18:23]

La mort ne me fascinait plus du tout

[18:24]

à ce moment-ci. J'étais sur le point

[18:26]

de quitter le boisé. Quand je me suis arrêté,

[18:28]

j'ai regardé le corps rapidement une fois de plus.

[18:31]

Je me disais que je devrais la détruire.

[18:33]

J'allais mettre fin à l'existence

[18:34]

de cette chose, juste la supprimer

[18:36]

du monde. C'était horrible

[18:38]

et faux et ça m'avait vraiment terrifié.

[18:41]

C'était tellement vivant et pourtant

[18:42]

si artificiel, j'ai décidé

[18:44]

que j'allais le briser. Je ne pouvais pas

[18:46]

faire ça avec ces yeux qui me fixaient tout le temps.

[18:49]

Le vent s'est levé à nouveau

[18:50]

lorsque j'ai poussé le corps sur le côté,

[18:52]

puis sur le devant. Je levais mon pied

[18:54]

et y vit quelque chose d'écrit sur sa nuque.

[18:57]

Trina, propriété de Google.

[18:59]

Mon pied a hésité.

[19:01]

Va te faire foutre, Google.

[19:03]

Ensuite, la tête

[19:04]

de la chausse est brisée en morceaux alors que je...

[19:06]

Je comprends. Vous pouvez me demander d'envoyer des commentaires.

[19:10]

Ensuite,

[19:11]

la tête de la chausse est brisée

[19:12]

en morceaux alors que je posais mon pied sur sa tête.

[19:14]

C'était comme un meurtre, mais ce n'était pas vraiment le cas.

[19:16]

Ce n'était vraiment pas le cas.

[19:18]

Ce n'était pas un être humain.

[19:20]

Deux semaines et deux jours plus tard,

[19:22]

je n'avais pas encore parlé à personne de ce que j'avais trouvé.

[19:24]

Pas même à mon petit groupe d'amis,

[19:26]

pas à ma famille, même pas à mes amis

[19:28]

sur Internet. Je l'ai juste

[19:30]

gardé pour moi. Je ne pouvais supporter l'idée

[19:32]

que quiconque découvre ce que j'ai trouvé là-bas dans les bois.

[19:35]

Est-ce que je veux en savoir plus

[19:36]

sur Trina? Non. Ça fait exactement

[19:38]

deux semaines et quatre jours après l'incident

[19:40]

et la paranoïa est toujours...

[19:43]

J'ai commencé à être convaincu qu'il y avait aussi quelque chose

[19:45]

décrit sur ma nuque. Je veux dire,

[19:48]

ça se peut là.

[19:49]

Et si j'étais moi aussi un Trina?

[19:51]

Et si moi, tout le monde autour de nous,

[19:53]

nous sommes tous des Trinas?

[19:55]

Regardez autour de vous. Les gens qui sont

[19:57]

assis devant ou autour de vous,

[19:59]

ils pourraient être toute leur propriété,

[20:01]

la propriété de Google.

[20:03]

Vous pourriez être la propriété de Google.

[20:05]

C'est pourquoi j'ai décidé d'écrire ceci.

[20:07]

Vous devez tous connaître la vérité.

[20:08]

C'est depuis trop longtemps que je la pense.

[20:10]

Croyez-moi, l'intelligence artificielle

[20:12]

est parmi nous.

[20:14]

Bonjour Trina.

[20:16]

Voilà.

[20:18]

C'est une creepypasta quand même

[20:20]

avec une fin un peu philosophique parce que j'ai une...

[20:23]

J'ai une certaine...

[20:25]

J'ose m'imaginer

[20:27]

qu'on est dans une simulation.

[20:29]

C'est un peu comme une morale

[20:30]

plus qu'une histoire finalement.

[20:32]

Oui, on peut voir ça comme ça.

[20:33]

Une fable numérique.

[20:37]

J'aimais l'histoire,

[20:38]

j'aimais le...

[20:40]

Le mood.

[20:42]

Une histoire avec des Google Glass.

[20:44]

On dirait que ça...

[20:45]

Je trouvais ça le fun.

[20:48]

Si ça m'arrivait à moi,

[20:50]

que je trouve un genre de robot humain

[20:52]

en revenant du travail,

[20:54]

qu'est-ce que tu fais?

[20:56]

Tu l'as trouvé où, cette creepypasta?

[20:58]

Sur le site de Creepypasta Wiki.

[21:00]

En fait,

[21:02]

qui est un gros Wiki

[21:03]

de Creepypasta qui répertorie les creepypasta.

[21:06]

Donc, c'est...

[21:07]

Je vous invite à aller voir.

[21:08]

Ça s'appelle vraiment Property of Google.

[21:10]

Je l'ai traduit en français, bien sûr.

[21:14]

Il y a une question qui me vient

[21:15]

que j'ai le goût de vous poser.

[21:16]

Profitez du moment.

[21:18]

Comment pensez-vous que vous réagiriez

[21:20]

à tomber sur un cadavre?

[21:22]

Mettons dans un parc, dans le bois,

[21:23]

vous êtes tout seul, vous tombez sur un corps.

[21:27]

Comment pensez-vous, selon votre personnalité,

[21:29]

que vous réagiriez?

[21:30]

Bien sûr qu'on appellerait toute la police,

[21:32]

mais sur le moment, comment pensez-vous réagir?

[21:35]

Bonne question.

[21:36]

C'est une bonne question.

[21:37]

J'ai l'impression, me connaissant,

[21:39]

j'ai l'impression que je réagirais

[21:41]

pas très émotivement, c'est-à-dire que...

[21:45]

Mais ça, c'est ce que je pense.

[21:46]

Mais peut-être, au contraire,

[21:48]

une fois devant,

[21:49]

ça déclencherait d'autres émotions en moi.

[21:51]

Mais j'ai l'impression que je voudrais

[21:54]

pas faire d'erreur.

[21:55]

Parce qu'on a tellement vu de documentaires

[21:57]

sur les scènes de crime,

[21:58]

que tu dis, est-ce que je tente de le réanimer?

[22:01]

Parce que tu le sais pas.

[22:03]

Des fois, tu le sais pas clair.

[22:05]

Donc, est-ce que tu tente de le réanimer?

[22:06]

Ou, au contraire, est-ce que tu veux,

[22:08]

le moins possible, toucher à quoi que ce soit autour

[22:10]

pour pas contaminer la scène de crime?

[22:12]

Je pense que c'est vers là que j'irais.

[22:14]

J'avais pas pensé à ça comme ça.

[22:16]

Oui, la contamination de scène de crime,

[22:18]

c'est toujours une des premières choses que je pensais.

[22:20]

Des fois, je m'étais imaginé, justement,

[22:21]

tomber sur un corps.

[22:23]

C'est une des premières choses que je pensais.

[22:25]

Mais comment je réagirais?

[22:26]

C'est sûr, j'appellerais la police.

[22:28]

Ça, c'est inévitable. Mais après combien de temps?

[22:31]

C'est ça aussi.

[22:33]

Il se passerait sûrement un délai de prendre

[22:34]

des photos avant.

[22:36]

Est-ce que vous feriez des stories Instagram avant?

[22:39]

Non, ça, jamais pas de story.

[22:40]

Prendre une photo, ça, sûrement.

[22:42]

Moi aussi, je dois l'admettre, moi aussi sûrement.

[22:45]

Mais pour moi, là...

[22:46]

Oui, oui, je ne publierais jamais ça

[22:47]

sur les réseaux sociaux.

[22:48]

C'est ben trop trash.

[22:51]

Non, juste par respect pour la victime.

[22:55]

Je pense que j'appellerais les autorités,

[22:56]

mais j'espère ne pas vivre ça

[22:58]

dans ma vie un jour.

[23:00]

C'est clair.

[23:02]

Je pense...

[23:03]

Comme tu dis, on ne sait jamais comment

[23:05]

qu'on réagirait, mais je pense

[23:07]

que possiblement, j'aurais peut-être

[23:09]

un Hulkurr de surprise, de choc.

[23:12]

C'est pas nécessairement parce que c'est dégueulasse,

[23:14]

mais juste la surprise,

[23:15]

l'événement qui te brasse.

[23:17]

Je pense que possiblement...

[23:19]

Moi, je suis quelqu'un de sensible.

[23:20]

Peut-être que j'aurais un élan comme ça de vomi.

[23:23]

Mais par la suite,

[23:24]

je me connais, je suis quand même quelqu'un de curieux.

[23:27]

Avant d'appeler la police,

[23:29]

je la fixerais longuement,

[23:30]

d'abord pour voir si ça vaut la peine

[23:33]

de m'approcher pour la ramener.

[23:36]

Tu sais, tu dis la scène,

[23:37]

est-ce qu'elle vient juste de tomber

[23:38]

ou t'es où, ça dépend du setup.

[23:41]

Mais j'avais pas pensé à ça.

[23:42]

Mais, outre ça, on dirait

[23:44]

que je me permettrais une seconde,

[23:46]

que je ne verrais pas comme de la curiosité,

[23:48]

même si ça l'est,

[23:50]

que je verrais comme un moment presque mystique

[23:52]

avec cette personne-là.

[23:54]

Une rencontre avec la mort un peu.

[23:55]

Exact, une rencontre que je profiterais.

[23:59]

Je resterais là à la fixer

[24:00]

de loin, à la regarder,

[24:02]

juste pour vivre le moment, payer mes respect.

[24:05]

Là, j'appellerais la police.

[24:06]

Mais, comme tu dis,

[24:08]

on le sait pas.

[24:09]

On ne sait pas comment on réagirait

[24:10]

dans des moments extrêmes comme ça.

[24:12]

Ça peut dépendre de l'état du cadavre.

[24:14]

J'ai l'impression que ça peut jouer

[24:15]

sur ta réaction versus un corps

[24:18]

pas trop abîmé, mort,

[24:20]

versus un corps ultra abîmé.

[24:22]

Ça doit changer l'état d'alerte,

[24:25]

je pense, d'aviser les autorités.

[24:26]

L'endroit aussi possiblement.

[24:29]

C'est sûr que c'est un centre d'achat.

[24:30]

Tu te dépêches à la ramener,

[24:31]

mais si dans le bois, attends.

[24:34]

Laisse les professionnels faire l'entrainement.

[24:37]

Merci pour cette creepy pasta, Seb.

[24:41]

Simon Prej, est-ce que t'es prêt,

[24:43]

toi, à enchaîner avec ton histoire

[24:45]

de spécial Halloween?

[24:47]

Mon anxiété fait que je me sens

[24:48]

jamais complètement prêt, mais je pense que oui.

[24:50]

On est jamais prêt.

[24:51]

Alors on te laisse la parole, mon cher.

[24:54]

C'est plus qu'une histoire, ce que je vous offre

[24:56]

aujourd'hui, plus une analyse, une étude

[24:58]

avec des histoires.

[24:59]

Je pense que j'appellerais mon histoire aujourd'hui

[25:02]

Ouija, es-tu là?

[25:04]

Oh!

[25:06]

Donc, je partirais avec une question.

[25:08]

Est-ce que vous, les gars, vous avez déjà joué à Ouija?

[25:11]

Moi, j'ai déjà joué à Ouija

[25:13]

quand j'étais adolescent,

[25:14]

il y a plusieurs années.

[25:16]

Puis je dois dire que je me rappelle pas exactement

[25:18]

les questions qu'on avait posées

[25:20]

au bar de Ouija. C'était un Ouija traditionnel.

[25:22]

Je sais que maintenant il y a des applications,

[25:23]

il y a des gadgets électroniques et tout ça.

[25:26]

Mais c'était vraiment

[25:28]

un Ouija traditionnel avec le bar

[25:30]

et les lettres et tout ça.

[25:32]

Puis ça avait assez bien marché,

[25:33]

je dois dire.

[25:34]

Oui, c'est à dire que les questions

[25:36]

qu'on posait à l'entité,

[25:38]

je me rappelle plus exactement si c'était la grand-mère

[25:40]

de quelqu'un, une de mes amies

[25:42]

à l'époque. Mais

[25:44]

le Ouija board répondait aux questions.

[25:47]

Donc, ça nous avait assez

[25:48]

foutu la trouille à l'époque.

[25:50]

On en avait pas fait un grand drame.

[25:52]

Mais j'avoue que c'était quand même assez

[25:54]

bizarre comme expérience.

[25:56]

Est-ce qu'il est arrivé des choses

[25:58]

par après dans la maison?

[26:00]

Non, il n'y a pas eu de manifestation.

[26:02]

C'était pas une maison dite hantée.

[26:04]

C'était chez nos parents avec une gang d'amis.

[26:07]

On avait joué à ça.

[26:08]

On avait posé des questions à un esprit.

[26:10]

On avait eu des bonnes réponses,

[26:12]

mais il n'y avait pas eu de manifestation

[26:14]

ou de poltergeist.

[26:16]

C'est drôle. Moi, j'ai jamais osé jouer

[26:18]

parce que j'ai peur.

[26:20]

J'ai trop peur. J'ai trop peur

[26:22]

d'ouvrir la porte à un esprit

[26:24]

maléfique. Oui, mais pour avoir passé

[26:26]

une nuit dans une maison hantée avec Seb,

[26:28]

je suis d'accord. Je suis pas sûr

[26:30]

que t'es le bon cobaye pour jouer

[26:32]

à Ouija.

[26:34]

Honnêtement, j'ai eu plusieurs

[26:36]

propositions dans ma vie. J'ai toujours

[26:38]

refusé. J'ai vraiment peur

[26:40]

d'ouvrir une brèche à l'endroit où je vais être

[26:42]

quand je vais jouer.

[26:44]

J'ai joué quelques fois, dont une fois

[26:46]

avec ma mère.

[26:47]

Ça a été la fois la plus marquante

[26:50]

parce que tout fonctionnait.

[26:51]

Les réponses étaient incroyablement précises.

[26:54]

Ça m'a surpris beaucoup.

[26:55]

C'était des questions familiales

[26:58]

que seuls nous devrions savoir.

[27:00]

Mais il y a une fois, j'ai toujours été

[27:02]

un fanatique d'histoires d'horreur, de cinémas

[27:04]

d'horreur, mais il fut une très très

[27:06]

brève époque dans mon adolescence où je me

[27:08]

suis intéressé à la magie. On parle

[27:10]

de magie blanche, magie noire.

[27:12]

C'était de la curiosité.

[27:14]

J'ai commencé à lire là-dessus et m'informer.

[27:17]

Pour ceux qui connaissent

[27:18]

la région, j'ai grandi à Laval.

[27:20]

Il y avait à l'époque le centre

[27:22]

Laval. Je sais pas s'il y est encore.

[27:24]

Oui, il existe encore. Il existe encore.

[27:25]

Il y avait un magasin qui...

[27:27]

C'était-tu le centre ou les galeries?

[27:28]

C'était comme deux centres d'achat en face de l'autre.

[27:31]

De mémoire, c'était peut-être les galeries.

[27:33]

Il y avait le Bananasoo.

[27:36]

Dans cette place-là, vous vous rappelez de ça?

[27:37]

Il y avait une arcade.

[27:39]

C'est souvent pour ça qu'il y avait un cinéma.

[27:41]

C'est pour ça que les gens allaient là.

[27:42]

Mais moi, j'allais là pendant un bout de temps

[27:44]

parce qu'il y avait une boutique ésotérique.

[27:46]

C'est là que j'ai acheté mes premiers livres

[27:48]

sur la magie noire, magie blanche.

[27:50]

J'étais allé là en disant

[27:51]

que je suis intéressé par la magie noire.

[27:53]

Et là, la madame m'a dit non,

[27:55]

je te laisserai pas faire parce que t'as 15 ans.

[27:58]

Ah oui, OK.

[27:59]

Elle a une bonne raison.

[28:01]

Une très bonne raison.

[28:02]

Mais elle m'a dit, mais regarde,

[28:05]

je te propose ce livre-là sur la magie blanche.

[28:07]

Ça m'a donné beaucoup de conseils de départ.

[28:09]

Ça a pas duré longtemps.

[28:10]

Mon trip, il y a rien qui n'est jamais fonctionné

[28:13]

et j'ai décroché.

[28:14]

Mais cette journée-là, pour me convaincre

[28:16]

que le côté noir de tout ça

[28:19]

était plus dangereux,

[28:21]

elle m'a raconté une histoire de Ouija.

[28:23]

C'est très bref, j'ai très peu de détails.

[28:25]

J'ai aucun nom, j'ai rien.

[28:27]

Mais elle m'a raconté qu'il y a une dame

[28:28]

qui était allée la voir il y a pas longtemps

[28:33]

pour demander

[28:33]

son aide.

[28:35]

Parce que cette personne-là était à bout de ressources,

[28:37]

ne savait plus qui elle allait voir.

[28:39]

Les docteurs,

[28:40]

les autorités, il n'y a plus personne

[28:42]

qui avait de réponse pour elle.

[28:44]

Ce qui s'est passé dans l'histoire,

[28:46]

c'est qu'on a un jeune,

[28:47]

un jeune ado à peu près de mon âge à l'époque,

[28:49]

15-16 ans, qui s'est réuni avec des amis

[28:51]

dans le sous-sol de la maison pour jouer à Ouija.

[28:54]

Et à un moment donné,

[28:55]

ça a l'air que ça a mal viré.

[28:58]

Mais on n'en sait pas plus.

[28:59]

Les amis à un moment donné sont partis

[29:01]

et ça s'est terminé comme ça.

[29:03]

Et le lendemain matin, la mère s'est levée,

[29:05]

appelle son gars qui est

[29:07]

descend dans le sous-sol

[29:08]

et voit son gars qui est assis sur la chaise bercante

[29:11]

à se bercer.

[29:12]

De toute évidence,

[29:14]

elle s'est levée tôt. Donc de toute évidence,

[29:16]

il n'a pas dormi la nuit sur la chaise bercante.

[29:19]

Elle essaie de lui parler et il ne répond pas.

[29:21]

Il fixe le vide.

[29:23]

Il est un peu catatonique.

[29:26]

Et il ne s'est pas

[29:27]

réveillé de sa catatonie.

[29:29]

On ignore ce qui s'est passé.

[29:31]

Les amis disent

[29:32]

que ça a mal viré. On a eu l'impression

[29:34]

qu'on se faisait parler par un démon.

[29:36]

On a fermé ça vite.

[29:38]

On connaît le fameux

[29:40]

classique qu'il faut dire bye au démon

[29:42]

de Ouija, sinon il reste.

[29:44]

Est-ce que c'est ça qui s'est passé?

[29:46]

Est-ce que c'est juste une croyance?

[29:48]

Est-ce que c'est juste dans la tête du jeune garçon?

[29:50]

Est-ce que c'est relié à autre chose? On ne le sait pas.

[29:52]

Mais bref, cette anecdote-là,

[29:54]

c'est la première anecdote aussi marquante

[29:56]

que j'ai eu, moi, de Ouija.

[29:58]

Et ça m'a fait peur pour l'imaginoire.

[30:00]

Je ne serais pas allé là-dedans finalement.

[30:01]

Mais ça me rassure de ne pas avoir ouvert une brèche

[30:04]

quand j'entends des témoignages comme ça.

[30:06]

Par contre, avec le temps, et c'est ça qu'on va faire aujourd'hui,

[30:08]

on va démystifier un peu le Ouija.

[30:10]

Je vous rassure, on va avoir des anecdotes,

[30:13]

des histoires, mais d'abord,

[30:14]

c'est quoi le Ouija, c'est quoi son histoire?

[30:17]

On y entre, en fait, son origine

[30:18]

est réelle, de même que l'année

[30:20]

de sa création. On a pu retracer des

[30:22]

équivalents datant d'aussi loin que

[30:24]

l'an 540 avant Jésus-Christ,

[30:27]

période durant laquelle nulle autre

[30:28]

que Pythagore l'a réutilisé.

[30:30]

Ah oui!

[30:31]

Sa secte organisait souvent des séances mystiques

[30:34]

avec un système similaire à la planchette

[30:36]

et ces messages étaient considérés comme des révélations

[30:38]

d'un autre monde. Au final,

[30:40]

ces possibles origines sont nombreuses

[30:42]

et ancestrales à un point tel

[30:44]

qu'aucune culture ou religion peut s'attribuer

[30:46]

à son invention.

[30:48]

Des siècles avant la naissance de Confucius,

[30:50]

en Chine, on utilise déjà le Ouija,

[30:53]

c'est considéré comme une manière

[30:54]

sans danger de communiquer avec les

[30:56]

esprits des défunts.

[30:57]

À Rome, la planche est déjà populaire

[31:00]

au troisième siècle. Dans un cas

[31:02]

célèbre, trois personnes auraient prédit

[31:04]

le nom du successeur de l'empereur à travers

[31:06]

Ouija. La nature humaine étant

[31:08]

ce qu'elle est, on a ensuite

[31:10]

jugé ces gens-là pour trahison

[31:12]

et Théodosius,

[31:14]

le supposé successeur, a été exécuté.

[31:17]

Au XIIIe siècle,

[31:18]

au Tartare, les Mongols utilisaient

[31:20]

le Ouija comme outil de divination

[31:22]

pour les aider dans leur prise de décision.

[31:24]

En Amérique du Nord, longtemps avant

[31:26]

l'arrivée de Christophe Colomb,

[31:27]

les Amérindiens utilisaient déjà un instrument

[31:30]

qu'ils appelaient, puis là,

[31:32]

je n'ai pas la prononciation exacte,

[31:34]

c'est un mot que j'ai beaucoup de misère à prononcer,

[31:36]

mais skdilatk,

[31:38]

c'est S-K-D,

[31:40]

déjà ça part mal, I,

[31:42]

donc skdi,

[31:44]

la-L-A-T-K,

[31:46]

latk, donc skidlatk,

[31:48]

en tout cas.

[31:50]

Donc c'était un système très similaire

[31:52]

au Ouija. Ils s'en servaient entre autres

[31:54]

pour retrouver des personnes disparues.

[31:56]

En France, le spiritualiste

[31:58]

Monsieur Planchette,

[32:00]

et come on, ça ne s'invente pas,

[32:04]

invente en 1853

[32:05]

une première version ressemblant plus à la version moderne.

[32:08]

Mais la croyance générale

[32:09]

est que l'inventeur de la planche Ouija serait un Américain

[32:12]

du nom de William Fould.

[32:14]

Il a tenté de breveter en 1892

[32:17]

son invention,

[32:18]

mais il y avait déjà un brevet pour ça,

[32:20]

donc déposé auparavant par Elijah G. Bond.

[32:23]

Selon l'histoire

[32:24]

racontée dans le

[32:25]

American Heritage d'avril 1983,

[32:29]

Fould aurait acheté les droits

[32:31]

à Bond pour ensuite déposer

[32:32]

un nouveau brevet à son nom.

[32:34]

Par la suite, il lance sa compagnie,

[32:36]

la Southern Novelty Company

[32:38]

de Baltimore.

[32:40]

Elle va ensuite changer de nom pour la

[32:41]

Talking Board Company.

[32:44]

Il l'appelle la planche parlante

[32:46]

Oriole. Même s'il a fait fortune

[32:48]

avec sa planche, Fould avoue

[32:50]

ne pas être un utilisateur de son produit.

[32:52]

En fait, il a utilisé la planche une seule

[32:54]

fois et il lui a demandé

[32:56]

de lancer la compagnie.

[32:58]

Ça a tellement bien été qu'il n'a jamais

[33:00]

rejoué à Ouija de peur

[33:01]

qu'elle lui demande de faire autre chose.

[33:04]

Ça lui suffisait.

[33:06]

La popularité de la planche monte

[33:08]

en flèche pendant la Première Guerre

[33:09]

mondiale. Des milliers de personnes

[33:11]

se sont tournées vers Ouija pour tenter

[33:13]

de contacter leurs proches.

[33:15]

Il n'y a rien de surprenant.

[33:17]

Les ventes augmentent à chaque période

[33:19]

de catastrophe, de guerre ou autre tragédie.

[33:21]

C'est connu.

[33:22]

En fait, c'est ça qui est drôle.

[33:24]

Dans des moments d'incertitude, l'humain

[33:26]

a besoin d'horoscopes, d'astrologie,

[33:29]

de numérologie, de Ouija

[33:31]

pour nous rassurer,

[33:33]

nous guider sur ce qui s'en vient.

[33:34]

On a toujours besoin d'une

[33:36]

force plus grande que nous

[33:39]

pour nous aider là-dedans.

[33:40]

On a besoin de s'ancrer à quelque part.

[33:43]

Exact, c'est très humain.

[33:44]

En fait, c'est les fondements de la religion.

[33:47]

Plus les temps sont durs,

[33:48]

plus les ventes sont bonnes.

[33:49]

Les années 30, 40 et 60

[33:51]

sont les plus payantes pour les fabricants de Ouija d'ailleurs.

[33:54]

J'ai trouvé un article

[33:56]

du New York Tribune

[33:57]

datant du 24 décembre 1919.

[33:59]

C'est pas rien.

[34:00]

Affirmant que le Ouija a remplacé la Bible

[34:03]

chez les étudiants universitaires.

[34:04]

C'est quelque chose.

[34:06]

D'ailleurs, à un certain point,

[34:08]

le journal Baltimore Sun va engager

[34:10]

quelqu'un uniquement pour répondre

[34:12]

aux questions du public sur le Ouija

[34:14]

tellement ils en reçoivent.

[34:16]

C'est quelque chose.

[34:18]

Finalement, en 1966,

[34:20]

la compagnie Parker Brothers,

[34:21]

le plus grand producteur de jeux pour enfants

[34:23]

à l'époque, dont le Monopoly

[34:25]

à cette époque-là,

[34:27]

achète les droits de la planche

[34:28]

et déménage la production de Baltimore à Salem

[34:31]

dans le Massachusetts.

[34:33]

La première année, d'ailleurs, ils vont vendre

[34:35]

plus de 2 millions de planches Ouija

[34:36]

dépassant les ventes du Monopoly.

[34:39]

Mais dans la ville de Salem?

[34:41]

Oui, je le sais.

[34:42]

Il y a plusieurs Salems, hein?

[34:44]

Ah oui, ça je ne savais pas.

[34:46]

C'est un peu comme un Springfield, j'imagine.

[34:48]

Mais avoue que dans le nom Salem,

[34:50]

me semble que ça a une connotation

[34:52]

diabolique. C'est clair.

[34:53]

C'est des drôles de hasards, quand même.

[34:56]

J'ai essayé de trouver quelque chose

[34:57]

sur ce hasard-là, mais je n'ai rien trouvé.

[35:00]

Donc, toute est place à interprétation.

[35:03]

Mais la question persiste.

[35:05]

Est-ce que c'est un

[35:06]

jeu qu'on peut vendre aux enfants

[35:08]

ou est-ce un outil de spiritisme dangereux?

[35:11]

En ce qui concerne la justice,

[35:13]

la question est réglée depuis

[35:15]

cent ans. En 1920,

[35:17]

le gouvernement américain décrète

[35:18]

que le Ouija est un jeu

[35:20]

et donc qu'il est taxable.

[35:23]

Alan Fisher, une représentante

[35:25]

de la Talking Board Company,

[35:26]

conteste la décision en prétendant que c'est

[35:28]

de la médiumnie amateur et donc

[35:31]

que ça ne peut être considéré comme un jouet.

[35:33]

La compagnie perd sa cause

[35:34]

et le jeu est taxé depuis.

[35:36]

Même si le jeu, j'admets que le Ouija

[35:38]

est dans une classe à part,

[35:41]

mais il est tout de même vendu

[35:42]

comme un simple divertissement social.

[35:45]

Malgré tout le mystère

[35:46]

qui l'entoure,

[35:48]

il est considéré comme un jeu et donc

[35:50]

taxé comme un jeu. Mais t'sais,

[35:52]

c'est assez ironique que la compagnie prétende

[35:54]

que ce n'est pas un jeu alors que tout

[35:56]

son succès repose sur le fait qu'il est

[35:58]

vendu dans les magasins de jouets.

[36:01]

Mais comment fonctionne la

[36:02]

planche? Là, je m'excuse

[36:04]

d'avance, mais la réponse que je vais vous

[36:06]

donner n'est pas celle que vous voulez

[36:08]

entendre. Je vais vous préciser. Ben non,

[36:10]

je préfère vous prévenir

[36:12]

si vous préférez continuer dans votre

[36:14]

rêve de licorne.

[36:16]

Vous pouvez sauter 30 secondes

[36:18]

une minute le temps que je donne

[36:20]

la théorie qui est la plus plausible

[36:22]

jusqu'à présent. Et pour cette

[36:24]

théorie-là, je me suis quand même

[36:26]

plongé dans la science.

[36:28]

Soyons honnêtes.

[36:30]

Comment fonctionne la planche?

[36:34]

Les déplacements

[36:34]

de ce que certains surnomment la

[36:36]

goutte, l'espèce de

[36:38]

goutte en plastique qu'on a aujourd'hui

[36:40]

sur le board, le genre de pointeur,

[36:43]

exactement, le pointeur,

[36:44]

serait dû à un phénomène psychologique

[36:46]

appelé idéomoteur,

[36:48]

qui est un concept qui est quand même

[36:50]

récent en science. En gros,

[36:53]

l'effet idéomoteur est un mouvement

[36:54]

musculaire inconscient

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et involontaire. C'est un

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mouvement physique qu'on ne

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contrôle pas. Donc un exemple

[37:02]

qui ressort souvent est lorsqu'on s'endort

[37:04]

et que soudainement on a l'impression de

[37:06]

tomber. On a tous vécu ça une fois.

[37:08]

Oui, bien oui. Bien oui. Évidemment,

[37:10]

ça nous réveille en sursaut.

[37:12]

Ce genre de mouvement involontaire peut

[37:14]

arriver lorsqu'on est éveillé.

[37:16]

Mais le geste est beaucoup moins brusque

[37:18]

et beaucoup plus subtil. Alors la

[37:20]

majeure partie du temps, on s'en rend

[37:22]

pas compte en réalité.

[37:23]

C'est normal, le corps doit mieux l'anticiper que quand

[37:26]

tu dors. Ça doit être pour ça qu'on le

[37:28]

ressent moins. Peut-être, oui.

[37:29]

Donc, pendant une séance de Ouija,

[37:31]

notre cerveau crée inconsciemment des

[37:33]

images en réponse aux questions posées

[37:35]

à Ouija. Il transfère

[37:37]

ensuite les mouvements au corps, mais

[37:39]

sans que l'on soit conscient de l'influence.

[37:42]

Donc, comme toute notre attention

[37:43]

est concentrée sur la goutte,

[37:45]

nos mouvements inconscients y sont

[37:47]

canalisés en quelque sorte, le

[37:49]

faisant bouger en fonction de nos pensées.

[37:51]

Et si vous en doutez, essayez

[37:53]

de jouer à Ouija avec les yeux bandés,

[37:55]

vous verrez qu'il ne se passera

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rien du tout, les esprits deviennent

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muets. Pour en savoir plus,

[38:01]

je vous invite à lire les essais scientifiques

[38:03]

du physicien Michael

[38:06]

Faraday, du chimiste

[38:08]

Eugène Chevreuil,

[38:10]

et des psychologues

[38:11]

William James et Ray

[38:13]

Hyman, H-Y-M-A-N,

[38:15]

si ça vous intéresse, sont facilement

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trouvables sur Google. Alors, désolé

[38:19]

de briser la magie, il n'y a aucun

[38:21]

miracle, mais il faut bien l'admettre,

[38:23]

le pouvoir de l'esprit nous joue des tours

[38:25]

plus souvent qu'on le croit. Vous

[38:27]

en pensez quoi de cette théorie-là?

[38:29]

C'est sans doute

[38:31]

la vraie théorie,

[38:33]

je dois dire. Malheureusement,

[38:35]

même si quelque part, il y a

[38:37]

une certaine cohérence, mais on se rend compte

[38:38]

aussi que souvent avec

[38:41]

ces jeux-là, même

[38:43]

dans les versions électroniques, c'est

[38:45]

le cerveau qui a tendance à faire les liens

[38:46]

entre les différents mots, les différentes

[38:49]

lettres que ça génère.

[38:51]

Donc souvent, c'est notre propre

[38:52]

cerveau qui génère toutes ces

[38:55]

cohérences-là.

[38:56]

Mais on appelle ça la pariidolie.

[39:00]

Pariidolie,

[39:00]

la définition, c'est donner un sens à quelque

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chose qui n'en a pas. Le meilleur

[39:05]

exemple qui sort en majorité, c'est

[39:06]

regarder les nuages et voir un lapin.

[39:09]

Ce n'est pas un lapin, mais ton

[39:11]

cerveau a besoin de donner

[39:12]

un sens. Il va voir des

[39:15]

choses qui, en réalité, ce n'est pas

[39:17]

ça. Mais oui, on en avait parlé aussi

[39:18]

dans l'histoire de Dear David, entre autres.

[39:21]

Exactement. Mais le cerveau a besoin

[39:22]

de ça, parce que pour coller de l'information

[39:24]

dans le cerveau, il faut qu'il l'attache à quelque chose

[39:25]

de concret. C'est pour ça qu'on a de la misère

[39:28]

à intégrer de la matière

[39:29]

abstraite. C'est pour ça qu'on la transforme en matière

[39:32]

plus concrète, justement, de transformer

[39:33]

un nuage qui a l'air d'un lapin en disant que c'est un

[39:36]

lapin, même si on sait très bien que ce n'est

[39:38]

pas un lapin. Mais là, assez d'explications.

[39:40]

Ce que vous voulez, c'est des

[39:41]

histoires. Ça n'a pas été

[39:44]

facile à choisir. Il

[39:46]

existe tellement d'histoires et d'anecdotes

[39:47]

savoureuses, mais j'en ai choisi une

[39:49]

que j'aime beaucoup, mais là

[39:51]

Ouija, meurtre et enquête

[39:53]

criminelle. Je veux parler du

[39:55]

meurtre de Clotilde Marchand,

[39:57]

une affaire surnommée Le scandale

[39:59]

du siècle. Donc, je vous amène

[40:01]

avec moi le 6

[40:03]

mars 1930 à Buffalo,

[40:06]

aux États-Unis. Le jeune

[40:07]

Henri Marchand arrive chez lui après une

[40:09]

journée d'école à, je ne sais pas,

[40:12]

dessiner des triangles, disons.

[40:14]

À son arrivée,

[40:15]

face à une vision d'horreur, sa

[40:17]

mère, Clotilde, est décédée,

[40:19]

couchée au solde dans l'entrée au bas

[40:21]

des marches. Les autorités sont appelées

[40:23]

sur les lieux rapidement et une enquête

[40:25]

est ouverte. À priori, on croit qu'elle

[40:27]

est tombée dans les escaliers. On se rappelle

[40:29]

qu'on est dans le mois de Marche,

[40:32]

mais l'optopsie

[40:33]

a révélé plusieurs entailles

[40:35]

sanglantes, une odeur forte de

[40:37]

chloroformes et des traces de luttes

[40:39]

sur le corps de Clotilde.

[40:42]

On interroge son époux, qui est

[40:43]

plus l'autre que Henri Marchand,

[40:45]

sculpteur français célèbre,

[40:47]

ancien élève d'ailleurs de Rodin.

[40:49]

Donc c'est pas n'importe qui.

[40:51]

Bref, après leurs entretiens

[40:53]

avec le sculpteur, les enquêteurs

[40:55]

sont sur la piste d'une certaine

[40:57]

Elila Jimerson. On procède à

[40:59]

son arrestation et on l'amène au poste

[41:01]

pour être interrogé.

[41:03]

Il va accuser une dénommée Bowen

[41:05]

d'être responsable du meurtre.

[41:07]

La dame en question est Nancy Bowen,

[41:10]

une autochtone d'origine

[41:11]

d'Iroquois de 68 ans

[41:13]

et connue comme une guérisseuse.

[41:15]

Bowen est donc arrêté et

[41:17]

interrogé à son tour et là,

[41:19]

tous les morceaux du casse-tête s'emboîtent.

[41:21]

Jimerson aurait convécu Bowen

[41:23]

que Madame Marchand, la victime,

[41:25]

aurait été une sorcière.

[41:27]

Elle aurait utilisé ses pouvoirs

[41:29]

pour assassiner l'époux de Bowen

[41:31]

récemment décédé,

[41:33]

Charlie Bowen, lui aussi

[41:35]

guérisseur autochtone.

[41:37]

Les deux femmes ont pendant quelques jours

[41:38]

joué à Ouija pour trouver des réponses

[41:40]

et enfin comprendre la mort de Charlie.

[41:43]

Ils auraient reçu des messages

[41:44]

directement du défunt à travers

[41:46]

la planche Ouija.

[41:48]

Charlie leur aurait dit « ils m'ont tué ».

[41:51]

Les femmes ont demandé « qui »

[41:52]

et une lettre à la fois à la planche

[41:54]

à appeler « Clotilde »

[41:56]

avant de donner l'adresse exacte

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de notre victime en devenir.

[42:01]

Curieusement, Jimerson a ensuite

[42:02]

affirmé qu'elle connaissait une femme

[42:03]

portant ce nom, Clotilde Marchand,

[42:06]

la femme du sculpteur qui l'a souvent

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engagé comme un modèle pour ses œuvres.

[42:10]

Mais ça ne s'arrête pas là.

[42:12]

Par la suite, Bowen va commencer à recevoir

[42:14]

plusieurs lettres par la poste,

[42:16]

tous signées par une certaine

[42:18]

Miss Dooley. Les lettres expliquent

[42:20]

que Clotilde Marchand est effectivement

[42:22]

une sorcière et qu'elle aurait jeté

[42:24]

un mauvais sort à Charlie par

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jalousie. Jalousie de quoi?

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On ne sait pas. Peut-être que Charlie

[42:30]

avait publié un livre et

[42:31]

lancé son émission de TV,

[42:33]

mais pas Clotilde, alors

[42:35]

elle s'est vengée, je sais pas.

[42:37]

Je lance des théories, hein, on brainstorme,

[42:39]

il n'y a pas de mauvaise réponse.

[42:41]

Dans une des lettres, Miss Dooley dit

[42:43]

que la magie de Clotilde n'avait pas fonctionné

[42:45]

comme elle l'espérait, alors elle aurait donc

[42:47]

décidé de la tuer et la vieille

[42:49]

guérisseuse serait la prochaine

[42:51]

sur la liste. Le jour du drame,

[42:54]

Bowen est allé cogner à la porte

[42:55]

de Clotilde Marchand et dans son

[42:57]

anglais approximatif, elle a confronté

[42:59]

et l'a accusé d'être une sorcière.

[43:02]

Puis Bowen sort un marteau de son

[43:04]

sac et se met à battre Clotilde.

[43:06]

Elle termine le travail en

[43:07]

forçant une boule de papier imbibie

[43:09]

de chloroforme dans sa gorge.

[43:12]

Au procès de Jimmerson, Henry

[43:13]

Marchand va admettre à la barre qu'elle

[43:15]

était une de ses maîtresses.

[43:17]

Ou plutôt, devrais-je dire, une de

[43:19]

ses trop nombreuses maîtresses,

[43:21]

dont plusieurs autochtones d'ailleurs.

[43:23]

Il a même affirmé que séduire les femmes

[43:25]

autochtones était devenu une sorte de nécessité

[43:27]

professionnelle parce que ça les

[43:29]

restait à être modèle pour lui.

[43:31]

Il prétend aussi que sa femme était

[43:33]

consentante à son style de vie polygame.

[43:35]

Mais comme elle est décédée,

[43:37]

qu'est-ce qu'on en sait?

[43:39]

Il va y avoir plusieurs problèmes au procès,

[43:41]

je vous évite les détails moins intéressants,

[43:43]

mais au final, c'est au cours du deuxième

[43:45]

procès que Jimmerson va admettre,

[43:47]

finalement, qu'elle était tombée follement

[43:49]

amoureuse de Henry Marchand.

[43:51]

Elle affirme malgré tout ne pas être

[43:52]

responsable du meurtre. Elle ira même

[43:55]

jusqu'à accuser Marchand de lui avoir

[43:56]

demandé de se débarrasser de son épouse

[43:58]

parce qu'il était tanné d'elle.

[44:00]

Surprenamment, Jimmerson va être déclaré

[44:02]

non coupable et libéré. Bowen

[44:04]

va toutefois plaider coupable aux accusations

[44:06]

de meurtre. Considérant son

[44:08]

âge avancé et le temps qu'elle a déjà passé

[44:10]

derrière les barreaux, elle va être libérée

[44:12]

suite au procès. Entre temps,

[44:14]

Henry Marchand a quitté Buffalo pour s'installer

[44:16]

à Albany et épouser

[44:18]

la nièce de 18 ans de sa

[44:20]

défunt de femme. Il ne sera

[44:22]

jamais accusé.

[44:24]

Ok.

[44:25]

Donc là, on a

[44:27]

Widja. Je l'ai dit

[44:29]

tantôt, je vais vous décevoir parce que c'est

[44:31]

pas le genre d'histoire que vous voulez entendre.

[44:33]

Vous voulez entendre des histoires où un démon sort

[44:35]

de la planche. Mais là, dans

[44:37]

cette histoire-là, Widja a été un

[44:39]

outil pour manipuler

[44:41]

une personne, pour la pousser

[44:43]

au meurtre. Et ça, c'est faux.

[44:44]

Ben oui, c'est encore pire. C'est flayé.

[44:48]

Moi, je l'adore pour ça.

[44:49]

Tu dis, ok, la femme,

[44:52]

Bowen, c'était une vieille

[44:54]

guérisseuse qui croyait au mystisme,

[44:55]

aux esprits et tout ça.

[44:57]

Ok, prendre cette ligne-là

[44:59]

pour la manipuler, c'est vrai que ça

[45:01]

fait du sens. Mais

[45:03]

prendre Widja et faire croire

[45:05]

des affaires, ça, c'est flayé

[45:07]

pour la psyche qu'on meurte.

[45:09]

Vraiment, vraiment. Ça ne sonne pas

[45:11]

les histoires. Il y a quelque chose qui m'énerve

[45:13]

un peu avec les anecdotes de Widja.

[45:15]

C'est la tendance journalistique à ne

[45:17]

pas mentionner des détails très importants

[45:19]

d'une affaire pour la rendre plus sensationnelle.

[45:22]

J'ai deux exemples pour vous.

[45:23]

En juin 2014, trois

[45:25]

Américains d'origine mexicaine décident

[45:27]

de jouer à Widja. Alexandra

[45:29]

Huerta, de 22 ans,

[45:31]

veut parler avec ses parents décédés.

[45:33]

Elle est accompagnée par son frère Sergio,

[45:35]

23 ans, et son cousin,

[45:37]

Fernando Cuevas, 18 ans.

[45:39]

Au bout d'à peine quelques minutes à jouer,

[45:41]

Alexandra commence à avoir des

[45:43]

convulsions. Elle se met à hurler

[45:45]

qu'elle reçoit des visions d'horreur.

[45:46]

Elle est hystérique et elle se frappe.

[45:49]

Et c'est pas un creepypasta.

[45:51]

On a une vidéo d'elle en train

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d'être embarquée dans l'ambulance.

[45:55]

Elle a vraiment l'air d'être possédée.

[45:57]

Il faut l'admettre.

[45:58]

Ce que je déplore, c'est la manière de le

[46:00]

raconter. N'oublions jamais qu'on peut faire

[46:02]

dire ce qu'on veut au mot. Il est facile

[46:04]

de prendre cette histoire et de prétendre

[46:06]

qu'Alexandra a de toute évidence

[46:08]

invité un démon dans sa maison

[46:10]

et qui a pris possession de son corps.

[46:12]

Mais ce que certains articles ne disent

[46:14]

pas, et ce qui est pourtant d'une importance

[46:16]

capitale, c'est que pour contacter les

[46:18]

esprits, Alex avait consommé

[46:21]

du Brugmandia.

[46:22]

Qu'est-ce que c'est?

[46:24]

Exactement. Mais que c'est ça, me direz-vous?

[46:27]

C'est une plante, une fleur

[46:29]

de la famille des Solanaceae

[46:31]

qu'on a longtemps confondue

[46:32]

comme faisant partie de la famille

[46:34]

Datura.

[46:36]

Ça vous sonne peut-être une cloche

[46:38]

le Datura. Mais bon,

[46:40]

dans les andes péruviennes, le

[46:42]

Brugmandia est cultivé depuis toujours

[46:44]

pour fabriquer des concoctions chamaniques

[46:47]

causant des tranches violentes.

[46:49]

En gros, c'est une plante toxique

[46:50]

potentiellement mortelle.

[46:52]

Normalement, seuls les chamans expérimentés

[46:54]

l'utilisent, considérant ces risques.

[46:57]

Selon la croyance traditionnelle,

[46:58]

le Brugmandia punit sévèrement

[47:01]

les personnes qui lui manquent de respect.

[47:03]

En Colombie, on croit que la

[47:04]

plante est habitée par un esprit maléfique.

[47:07]

Bref, Alexandra n'était pas

[47:08]

possédée, mais en bas de tripe

[47:10]

sur une drogue dangereuse.

[47:12]

C'est une genre de Yahuasca de l'époque?

[47:14]

Ouais, non, mais

[47:16]

ça existe encore aujourd'hui.

[47:18]

C'est une fleur, ça se trouve partout.

[47:19]

En fait, si tu sais où la trouver,

[47:21]

si tu sais comment la faire pousser,

[47:22]

c'est au dos des graines, c'est une fleur.

[47:25]

Mais c'est pas quelque chose qui est très populaire ici.

[47:28]

Ce que je vous ai raconté,

[47:30]

c'est ce que j'en sais en réalité.

[47:33]

Mais là,

[47:34]

j'ai un dernier cas qui me fascine,

[47:36]

mais auquel on peut vraiment faire dire

[47:38]

bien des choses. Dans le même

[47:40]

thème encore de comment

[47:42]

on raconte les choses.

[47:44]

31 janvier 2015, dans

[47:46]

le comté de Durham, en Caroline du Nord

[47:48]

aux États-Unis. Un incendie éclate

[47:50]

et les pompiers sont appelés.

[47:52]

À leur arrivée sur les lieux, il y a une grosse

[47:54]

explosion alors que deux femmes sortent

[47:56]

de la maison pour s'effondrer sur le

[47:58]

terrain. On va apprendre que les deux

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femmes ont elles-mêmes mis le feu à leur maison

[48:02]

après avoir avalé un cocktail de

[48:04]

pelule suite à une séance

[48:06]

de Ouija. Finalement, à la dernière

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minute, les femmes ont changé d'idée,

[48:10]

cancelé le suicide et sont sorties de la

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maison en proie aux flammes.

[48:14]

Il s'agit de Katharina et sa

[48:16]

mère, Margaret Carroll,

[48:18]

qui se prétend être une sorcière

[48:20]

noire. Ça a lieu à peine

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un mois et demi après que son époux,

[48:24]

Paul Carroll, ait été trouvé

[48:26]

coupable de maltraitance animale

[48:28]

à la veille de Noël 2014.

[48:30]

Il a tué et démembré le

[48:32]

chien familial.

[48:34]

Donc, on peut s'arrêter ici

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et prétendre que c'est une petite

[48:37]

famille qui a perdu la tête à force

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de jouer à Ouija. Et c'est

[48:41]

justement ce que certains articles

[48:43]

ont fait. Peut-être ont-ils

[48:45]

éveillé un démon qui leur a ordonné

[48:47]

d'incendier la maison,

[48:49]

mais si on creuse et qu'on lit

[48:51]

les bons articles, on comprend

[48:53]

un peu plus qu'est-ce qui s'est passé.

[48:55]

Premièrement, pour le chien, Paul Carroll,

[48:57]

simple imbécile cruel,

[48:59]

a noyé le chien dans la baignoire

[49:01]

accusant un esprit de la planche

[49:03]

Ouija. Par la suite, il a essayé

[49:05]

de l'enterrer derrière un pub,

[49:07]

mais il s'est fait prendre. Il a

[49:09]

ensuite démembré l'animal pour le

[49:11]

cacher quelque part, mais on comprend

[49:13]

vite que c'est Paul et les restes du

[49:15]

chien sont recueillis par le RSPCA,

[49:17]

qui est l'équivalent de

[49:19]

la SPCA ici. En plus

[49:21]

du deuil de son chien, Margaret

[49:23]

avait peur que cette histoire, connue

[49:25]

par tout le voisinage, les isolerait

[49:27]

de la communauté et c'est ce qui

[49:29]

est arrivé. Plus personne ne voulait leur parler,

[49:31]

il y a que la famille proche qui voulait encore

[49:33]

leur adresser la parole. Elle

[49:35]

avait tellement honte.

[49:37]

Mais elle n'en était pas à ses premiers déboires

[49:39]

et elle n'est pas complètement

[49:41]

innocente. D'abord, ses enfants

[49:43]

lui ont été enlevés et mis en famille

[49:45]

d'accueil parce qu'il était mal traité,

[49:47]

mais j'en sais pas plus à ce sujet

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malheureusement. Bref, il ne

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lui restait que son chien auquel

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elle s'accrochait. Autre point

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important, c'est une femme qui avait des

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problèmes mentaux. Elle

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entrait et sortait de l'hôpital psychiatrique

[50:01]

depuis sa jeune vingtaine, mais

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les derniers temps, son état

[50:05]

s'était aggravé. Elle avait des

[50:07]

hallucinations et se croyait impliqué dans le

[50:09]

monde des esprits. Elle se considérait

[50:11]

comme une sorcière. Quand on a

[50:13]

le fond de l'histoire, on réalise vite que

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le Ouija a rien à voir dans cet

[50:17]

incendie. Malheureusement, c'est

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tellement plus sensationnaliste d'écrire

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« Une femme, elle brûle sa propre maison

[50:23]

après une séance de Ouija ». Alors,

[50:25]

vous devinez que la plupart des journalistes

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ont joué cette partie. Les deux femmes

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ont été reconnues coupables d'incendies

[50:31]

criminels et condamnées à quatre ans

[50:33]

de prison.

[50:35]

C'est toute qu'une histoire.

[50:36]

Mais tout ça, on va

[50:39]

se le dire, c'est une histoire, celle-là,

[50:40]

puis même l'autre précédente, c'est des histoires

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extrêmement tristes. Les Mexicains

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ont survécu, ils ont juste fait un bad trip,

[50:46]

ça arrive. Pour ce qui est de

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cette famille-là, c'est un petit peu plus

[50:50]

sombre, mais il reste que

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si vous cherchez sur cette histoire-là,

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vous allez vite vous rendre compte que chaque titre

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d'article est sur la

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blanche Ouija.

[51:01]

Mais c'est particulièrement secondaire

[51:03]

à l'histoire, le Ouija au final.

[51:05]

Oui, exactement, ça fait

[51:07]

faire des clics. Exactement.

[51:09]

Les histoires les plus extraordinaires

[51:11]

de Ouija que j'ai trouvé d'ailleurs, c'est

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tout ça. Quand tu fais ta recherche, tu te rends compte

[51:15]

qu'il y a autre chose. Pour conclure,

[51:16]

si vous en voulez plus, je vous en donne

[51:18]

des positives sur lesquelles vous pouvez fouiller un peu.

[51:20]

Il existe plusieurs livres supposément

[51:22]

écrits par des esprits, par l'entremise

[51:24]

de Ouija. Les histoires derrière

[51:26]

sont fascinantes et

[51:28]

je nous laisse des doutes sur le pouvoir

[51:31]

de la fameuse planchette

[51:32]

du diable, parce que j'ai pas expliqué ma

[51:34]

théorie tantôt. Il y a plusieurs histoires

[51:37]

qui laissent des doutes.

[51:38]

La plus fascinante, c'est le livre

[51:40]

de Sory Tell,

[51:42]

de Pearl Lenore Curran

[51:44]

et Patience Worth. Lisez là-dessus,

[51:47]

c'est malade. Il y a aussi

[51:48]

Japp Herron par Emily Grant

[51:51]

Hutchings, mais supposément qui inclut

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plusieurs parties écrite par

[51:54]

Mark Twain, l'auteur via

[51:56]

Ouija, et The Set

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Materials, Jane Roberts

[52:01]

et Set étant l'esprit.

[52:03]

Un petit dernier, A View

[52:04]

from the Other Side,

[52:06]

de Mary Maraserek

[52:08]

et l'Esprit de Jane

[52:10]

Roberts. Et aussi,

[52:13]

saviez-vous qu'on a

[52:15]

retrouvé la symphonie disparue de

[52:16]

Robert Schumann, compositeur

[52:18]

allemand du XVIIe siècle. Ça a été

[52:20]

retrouvé grâce à Ouija.

[52:22]

Allez lire là-dessus, c'est fascinant.

[52:24]

Je ne vous en dis pas plus.

[52:26]

Wow! C'est instablie. Merci, Simon.

[52:29]

Oui, merci, Simon, pour ces histoires

[52:30]

effrayantes-là. On jouera plus

[52:33]

à Ouija de la même façon, je pense.

[52:34]

J'avais raison de jamais jouer.

[52:37]

On sait jamais ce qui se cache

[52:38]

derrière. Il reste une seule

[52:40]

histoire, les gars. C'est la mienne.

[52:43]

Mais avant toute chose,

[52:44]

on a quand même un petit segment

[52:46]

spécial parce qu'on a ramené

[52:48]

la chronique nécrologique

[52:50]

d'As Moriens. Oh oui!

[52:51]

C'est maintenant l'heure de la chronique

[52:53]

nécrologique. Ce bref moment de dernier

[52:55]

hommage qui nous fait réaliser

[52:58]

combien l'être humain est fragile.

[53:00]

Emile, j'aimerais savoir si tu commences.

[53:02]

Oui, avec joie.

[53:04]

Pour cette chronique nécrologique,

[53:06]

moi, je voulais aborder

[53:08]

le cas d'une nouvelle cause

[53:10]

de mort qui est vraiment en vogue

[53:12]

depuis quelques années.

[53:14]

C'est le selfie. Depuis 2011,

[53:16]

environ depuis que le selfie

[53:18]

est une chose en soi,

[53:20]

imaginez-vous donc que plus de

[53:21]

259 personnes sont

[53:24]

décédées en tentant de prendre

[53:26]

une photo parfaite de soi-même.

[53:28]

Voyons donc. Oui.

[53:29]

Et ce chiffre ne fait que grandir

[53:32]

puisqu'il y a eu seulement trois morts

[53:34]

en 2011, mais

[53:35]

98 en 2017.

[53:37]

Donc, cette tendance

[53:40]

est fort inquiétante pour l'humanité.

[53:42]

Je tenais à vous en parler aujourd'hui

[53:43]

parce que je ne suis pas sûr, Simonque,

[53:45]

dans Ars Moriendi, de soulever vraiment

[53:47]

le problème. Non, on n'est pas là-dedans.

[53:49]

Les chiffres me jettent à terre.

[53:52]

Sérieusement, je ne pensais pas que

[53:53]

c'était si nombreux. C'est immense.

[53:55]

Quelques histoires pour vous. En juin

[53:58]

2015, entre autres, dans la région

[53:59]

des Wales, donc au Royaume-Uni,

[54:02]

un homme serait décédé

[54:04]

fracassé par la foudre

[54:05]

qui aurait assailli son selfie stick

[54:08]

alors qu'il faisait une randonnée

[54:10]

et qu'une tempête inattendue est tombée

[54:12]

sur la région.

[54:13]

Donc, il y a deux hommes dans cette région-là

[54:16]

qui faisaient une randonnée.

[54:18]

À ce moment-là, il y a une tempête. Apparemment,

[54:19]

ça a été une grosse tempête surprise.

[54:21]

Une thunderstorm et le selfie stick

[54:24]

aurait été vraiment...

[54:26]

aurait attiré la

[54:28]

foudre vers lui-même, ce qui l'aurait tué.

[54:30]

C'est comme un paléatoneur, finalement.

[54:31]

Oui, c'est fait de métal.

[54:35]

C'est drôle

[54:36]

mais c'est pas à la fois.

[54:37]

C'est pas de leur faute en même temps.

[54:39]

Il pleuvait. Qu'est-ce que tu veux?

[54:41]

Exactement. Il y en a plein d'histoires comme ça.

[54:44]

Une autre que je veux vous parler,

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c'est celui de l'instagrammeuse

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du nom de Gigi Wu.

[54:49]

Elle vient de Taïwan.

[54:51]

Elle est connue pour prendre des photos

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en bikini au top des montagnes

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les plus impressionnantes d'Asie.

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J'aime ça!

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Elle s'embarque

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dans une grande randonnée

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en solo dans le Yushan National Park

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à Taïwan.

[55:08]

La randonnée doit lui prendre

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environ quelques jours et le fait ça en solo.

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C'est quand même pas rien.

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Ça devrait l'amener vers des sommets

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de plus de 10 000 pieds.

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Imaginez-vous qu'alors qu'elle tentait

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de se rendre au top pour prendre

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un de ses fameux selfies en bikini,

[55:23]

elle a fait une chute de plus de 100 pieds

[55:25]

dans une crevasse.

[55:27]

La pauvre, elle a quand même combattu

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longtemps. Elle est restée là pendant

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plus de deux jours dans la crevasse.

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Toujours en vie, en attendant

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les secours. Elle avait un téléphone

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satellite. Elle était toute seule?

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Oui, elle faisait ça en solo. Quelle mauvaise

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idée faire des excursions comme ça, toute seule.

[55:42]

Il y a une tendance aussi.

[55:45]

Il y en a qui font des choses

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en solo. C'est bon pour l'estime de soi.

[55:49]

Faites pas ça!

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Elle a attendu

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les secours. Ils ont tout tenté,

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les hélicoptères, tout ça.

[55:56]

Malheureusement, quand ils ont réussi

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à parvenir à elle, la jeune femme

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avait succombé à l'hypothermie.

[56:02]

Donc, malheureusement.

[56:04]

Et si je continue, il y a plusieurs statistiques

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quand même qui existent par rapport à cette

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nouvelle vague de taux

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de mortalité par le selfie.

[56:11]

Entre autres, l'Inde est le pays champion

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des morts, avec

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159 décès depuis 2011.

[56:18]

C'est beaucoup. La Russie

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et les États-Unis suivent en deuxième

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et troisième rang.

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72 % des victimes sont des hommes,

[56:26]

malgré le fait que les femmes

[56:27]

n'ont plus tendance à prendre des selfies.

[56:30]

Mais les hommes, j'ai l'impression,

[56:31]

n'ont plus tendance à prendre des selfies risqués.

[56:34]

Comme dans la vraie vie,

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souvent, on dit même que le cerveau

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du gars n'est pas développé.

[56:39]

Avant l'âge de 21 ans, l'évaluation

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du risque versus la femme

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doit sûrement jouer dans cette statistique.

[56:45]

Ça ne me surprend pas beaucoup.

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La cause de mort la plus

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répandue, c'est la noyade.

[56:51]

Souvent, c'est les gens qui vont prendre

[56:53]

des photos par exemple sexy sur le bord

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de la plage et qui ne vont pas venir

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une vague immense qui va

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les ramasser et éventuellement les noyer.

[57:01]

Ou encore les gens qui vont être

[57:03]

sur le top d'une falaise par exemple,

[57:04]

qui vont prendre un selfie, qui vont tomber,

[57:06]

ils vont se noyer par la suite.

[57:08]

On le dira jamais assez, apprenez à nager!

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Certains endroits en Inde,

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entre autres à Mumbai, dans des parcs nationaux

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ou encore au sommet de certains édifices

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doivent d'ailleurs interdire

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la prise de selfie parce que c'est un

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problème trop sérieux chez eux.

[57:25]

Les États-Unis, eux,

[57:27]

mènent dans la catégorie arme à feu,

[57:29]

évidemment avec le plus grand nombre

[57:31]

de morts causés par des selfies

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prises avec des armes à feu.

[57:34]

Donc les États-Unis sont champions

[57:36]

dans cette catégorie-là.

[57:38]

Et évidemment, il ne faut pas oublier,

[57:40]

en guise de conclusion, ce n'est pas le selfie

[57:42]

lui-même qui cause la mort, mais plutôt

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le risque qui vient avec le plaisir

[57:46]

d'avoir l'air cool.

[57:48]

Et tout ça, évidemment, c'est selon l'étude

[57:50]

du Journal of Family Medicine

[57:52]

and Primary Care.

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Donc c'est une étude sérieuse qui confirme

[57:56]

que le selfie est vraiment une cause

[57:58]

de mortalité de plus en plus en hausse.

[58:00]

C'est ce que je dis, moi, dans ce temps-là,

[58:01]

avec ma gang, avec my chums,

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l'élite, l'élite.

[58:06]

Pourquoi? Pour l'élite

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intellectuelle.

[58:10]

Le karma est comme...

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On dirait que dans le cas des selfies,

[58:14]

on dirait que le karma parle aussi

[58:15]

de certaines manières. C'est pas que les gens

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méritent ça, mais on dirait que des fois,

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les gens se mettent dans des situations tellement

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ridicules, à risque, juste pour

[58:23]

prendre une photo d'eux-mêmes.

[58:25]

Ceux qui font de l'escalade de buildings

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ou de tours, ils sont à des...

[58:29]

Ils ont un kilomètre dans les heures.

[58:31]

Qu'est-ce que tu fais là si t'attends pour ta photo?

[58:33]

Ils trippent, mais il y en a qui aiment ça.

[58:36]

Je sais que ça fait partie

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de la ligne junkie.

[58:40]

Puis même,

[58:41]

j'ai un certain respect pour le courage

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que ces gens-là ont quand même.

[58:45]

C'est sûr qu'il y a des

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malchances dans la vie.

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Les gens qui prennent des selfies, c'est des malchances

[58:51]

qui meurent, mais c'est vrai qu'ils prennent plus de risques.

[58:54]

Souvent, ils évaluent pas le

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risque versus la photo.

[58:57]

Et à toi, mon cher Simon.

[58:59]

En 1994, aux États-Unis

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ou d'autres,

[59:04]

on a un jeune étudiant

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mort en pleine fabrication de son

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costume de Dracula pour Halloween.

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Il voulait avoir un

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couteau qui sort de sa poitrine.

[59:13]

Il a eu l'excellente idée d'attacher

[59:15]

une planche de pin sur son chest,

[59:17]

sur sa poitrine, pour y planter

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le dit couteau. Le problème

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est dans la technique utilisée.

[59:23]

Il a planté le couteau à l'aide d'un marteau

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dans la planche de pin.

[59:28]

Pendant qu'il portait

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la planche sur sa poitrine,

[59:31]

le couteau a traversé le bois

[59:33]

et est allé directement au coeur,

[59:35]

le tuant presque sur le cou.

[59:38]

C'est comme un peu un haraquerie.

[59:40]

Mais quel imbécile!

[59:42]

Je veux dire, clouer à côté

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ta planche, puis tu te le mettra sur le chest

[59:45]

après! J'en ai une autre petite

[59:47]

vite comme ça dans la même thématique.

[59:51]

J'appellerais même ça

[59:53]

un cliché qu'on pense avoir vu

[59:55]

uniquement dans les dessins animés

[59:57]

ou au cinéma. Mais non,

[59:59]

la bêtise humaine ne cessera jamais

[01:00:01]

de nous surprendre. Le 31

[01:00:03]

octobre 1998,

[01:00:06]

un Canadien décide de se costumer

[01:00:07]

en momie. Et là,

[01:00:10]

je parie que vous savez déjà

[01:00:11]

où je m'en vais.

[01:00:13]

Il s'est enveloppé de la tête au pied

[01:00:15]

de Watt. Au lieu d'utiliser du papier de

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toilette, qui est plus classique, il a utilisé

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de la Watt, des petites boulettes de coton

[01:00:21]

qui s'est collé partout sur le corps.

[01:00:23]

En attendant que sa copine termine son costume,

[01:00:25]

il s'est allumé une cigarette avec

[01:00:27]

toute la négligence du monde.

[01:00:29]

La Watt a évidemment pris feu.

[01:00:32]

À l'arrivée des pompiers,

[01:00:33]

le costume avait brûlé en entier,

[01:00:35]

mais le garçon était toujours vivant

[01:00:37]

et répétait « c'est ma faute, c'est ma

[01:00:39]

faute » de peur qu'on accuse sa copine.

[01:00:42]

Il est décédé le lendemain

[01:00:43]

malheureusement à l'hôpital des suites

[01:00:45]

de ses blessures. Si vous ne le saviez

[01:00:47]

pas déjà, je pense que

[01:00:49]

vous ne vous demanderez plus pourquoi

[01:00:51]

on a des costumes d'Halloween ignifuges

[01:00:53]

depuis Bellurette.

[01:00:56]

Oui, ça fait du sens.

[01:00:57]

Oui, c'est vrai, pareil.

[01:00:59]

On s'en rend pas compte.

[01:01:01]

Depuis l'année 60, en fait,

[01:01:03]

on a des costumes ignifuges, d'ailleurs.

[01:01:05]

Il a dû avoir un accident à l'époque,

[01:01:07]

puis on a fait « non, non, non, protégeons nos enfants ».

[01:01:09]

Il faut tellement protéger les enfants.

[01:01:11]

Mais c'est toujours ça qui arrive.

[01:01:12]

Après ça, on balise des Watt

[01:01:14]

et on protège. C'était ton tour.

[01:01:16]

Qu'est-ce que tu as pour nous?

[01:01:18]

Oui, j'enchaîne avec un macronique

[01:01:20]

nécrologique. J'ai adoré l'expérience

[01:01:22]

de choisir une histoire comme ça.

[01:01:24]

C'était vraiment cool.

[01:01:25]

Je pense qu'on va te voler le concept.

[01:01:27]

Allez-y, ça ne m'appartient pas.

[01:01:29]

Aujourd'hui, je vous parle de l'histoire

[01:01:31]

de Bernd Brandes, 43 ans.

[01:01:33]

C'est un ingénieur allemand de Berlin

[01:01:34]

qui travaille dans le domaine de l'informatique

[01:01:36]

au début du mois de Mas 2004

[01:01:39]

et consulte une petite annonce sur Internet

[01:01:40]

qui attire son attention.

[01:01:42]

L'annonce dit ceci.

[01:01:44]

« Je cherche un homme bien bâti,

[01:01:46]

âgé entre 18 et 30 ans

[01:01:48]

et qui accepterait d'être mangé par moi. »

[01:01:52]

C'est assez particulier,

[01:01:53]

si vous tombez sur ce style d'annonce-là.

[01:01:55]

On dirait que...

[01:01:57]

Ce n'est pas le genre de réponse

[01:01:59]

de l'annonce qui m'attire.

[01:02:00]

Notre premier réflexe va aussi penser

[01:02:02]

que c'est une joke.

[01:02:03]

Ben oui, qui est sérieux de ça?

[01:02:06]

Moi, déjà là, je trouve ça vraiment étrange.

[01:02:08]

Bref, Bernd, oui, il a une petite amie.

[01:02:10]

Sa vie va bien.

[01:02:11]

C'est un professionnel prospère.

[01:02:13]

Il est financièrement stable,

[01:02:15]

mais par contre, il souffre de problèmes mentaux.

[01:02:17]

Il répond à l'annonce.

[01:02:18]

On dirait qu'il a envie d'être mangé,

[01:02:20]

il a envie un peu de mourir.

[01:02:22]

Il discute avec l'homme derrière l'annonce

[01:02:23]

qui s'appelle Armin Maywest,

[01:02:26]

avec la messagerie, en fait.

[01:02:27]

Il discute tout le long de la discussion.

[01:02:30]

Il discute de comment la soirée

[01:02:31]

allait se dérouler, comment il allait se faire manger.

[01:02:34]

Sincèrement, si vous voulez aller voir les détails,

[01:02:37]

la reproduction du tchat est disponible en ligne.

[01:02:39]

C'est...

[01:02:41]

Comment dire?

[01:02:41]

C'est assez particulier, sincèrement.

[01:02:43]

J'étais mal à l'aise quand je disais ça.

[01:02:46]

Il se fixe un rendez-vous pour la soirée du 9 mars.

[01:02:48]

Le soir fatidique,

[01:02:49]

les deux hommes montent dans la chambre de...

[01:02:52]

dans la chambre de l'homme.

[01:02:54]

Il avale...

[01:02:55]

Mr. Brendan avale 20 somnifères

[01:02:57]

et une demi-bouteille de schnapps

[01:02:59]

avant de se faire, disons,

[01:03:01]

découper par Maywest.

[01:03:03]

Il commence, écoutez ça,

[01:03:04]

il commence par lui couper le pénis,

[01:03:06]

parce que dans les discussions,

[01:03:08]

il discutait qu'il avait envie de goûter

[01:03:10]

c'était quoi un pénis, puis l'homme,

[01:03:13]

Brendan, il accepte de se faire couper le pénis,

[01:03:15]

de le manger.

[01:03:16]

Il le fait frire.

[01:03:17]

Vivant, là, il fait frire son pénis,

[01:03:20]

puis il le mange, il accepte de le manger

[01:03:23]

devant lui.

[01:03:24]

Ensuite, il saignait abondamment,

[01:03:25]

il prend un bain, et pendant ce temps-là,

[01:03:28]

Armin Maywest, qui est le cannibale,

[01:03:31]

lui lit un roman de Star Trek.

[01:03:33]

Avouez que c'est tellement

[01:03:34]

fucké comme histoire, puis c'est une vraie histoire.

[01:03:36]

Aux premières heures de la matinée,

[01:03:38]

il achève de tuer sa victime

[01:03:39]

en la poignardant au cou avec un grand couteau de cuisine,

[01:03:42]

mais il l'embrasse

[01:03:44]

avant de la tuer.

[01:03:45]

C'est tellement bizarre, moi,

[01:03:47]

ça me met tellement mal à l'aise.

[01:03:49]

Le cannibale a ensuite coupé Monsieur Brendan

[01:03:52]

en différents morceaux,

[01:03:53]

en plusieurs morceaux, en fait, il l'a mis dans le congélateur

[01:03:55]

à côté d'une pizza, il a enfoui

[01:03:57]

le crâne dans le jardin.

[01:03:59]

Au cours des semaines qui ont suivi,

[01:04:02]

l'acte, il a décongelé et cuit

[01:04:04]

des morceaux, il les a cuisinés

[01:04:06]

dans l'huile d'olive, dans l'ail,

[01:04:07]

il a même consommé jusqu'à 20 kilos

[01:04:09]

de chair humaine avant que la police

[01:04:11]

le trouve et l'arrête.

[01:04:13]

Ce qui est étrange, c'est que lui, il expliquait que

[01:04:15]

dans Jeanne, il a lu que le sang,

[01:04:17]

c'était bon pour la santé,

[01:04:19]

que le sang contenait des minéraux

[01:04:21]

essentiels à la santé.

[01:04:23]

C'est faux, on pourra en parler après.

[01:04:25]

C'est un peu étrange, je comprends ce qu'il veut dire.

[01:04:28]

Notre corps, notre sang

[01:04:29]

transport nos vitamines, nos minéraux

[01:04:31]

et tout ça pour le corps, mais de manger

[01:04:33]

ou boire le sang de

[01:04:35]

quelqu'un d'autre, c'est un peu particulier.

[01:04:37]

Oui, pour le moins dire.

[01:04:38]

Oui, puis lui, il dit que sa mémoire à chaque bouchée

[01:04:41]

d'être humain qu'il prenait,

[01:04:43]

sa mémoire s'améliorait.

[01:04:44]

Lui, c'était ça son lettre motive,

[01:04:47]

sa motivation. Il est

[01:04:48]

arrêté, évidemment, derrière les barreaux, il a dit

[01:04:50]

au détective qu'il a consommé sa

[01:04:52]

victime avec une bouteille de vin rouge au sud.

[01:04:55]

Il a sorti les meilleures couverts

[01:04:57]

et il a même décoré sa table avec

[01:04:58]

des bougies pour rendre l'événement

[01:05:00]

un petit peu plus, disons,

[01:05:03]

je sais pas quel mot. Cérémoniel.

[01:05:05]

Oui, le procès a eu lieu en Allemagne

[01:05:06]

et ils se sont rendu compte qu'au niveau de la loi,

[01:05:08]

le cannibalisme n'est pas illégal

[01:05:10]

en Allemagne. Pour le condamner,

[01:05:13]

il a fallu qu'il trouve un autre

[01:05:16]

type d'accusation.

[01:05:17]

Donc, ils l'ont accusé de meurtre

[01:05:18]

à des fins de plaisir sexuel et de perturbation

[01:05:21]

de la paix des morts.

[01:05:22]

Le cannibalisme n'est pas illégal

[01:05:25]

en Allemagne.

[01:05:27]

Je peux juste dire ça, je dis ça de même.

[01:05:29]

D'après moi, encore une fois, on revient

[01:05:30]

à ce que tu disais, c'est qu'on fait des lois pour

[01:05:32]

baliser des choses un peu bizarres.

[01:05:35]

Ils ont sûrement jamais dû être confrontés

[01:05:38]

à du cannibalisme.

[01:05:40]

Finalement, étant donné qu'ils ne savaient pas

[01:05:41]

trop comment l'accuser, il a avoué

[01:05:43]

à être reconnu coupable d'homicide involontaire

[01:05:45]

en 2004. Par contre,

[01:05:48]

les juges ont retiré en 2006

[01:05:49]

et trouvait que la peine de 8 ans et demi

[01:05:51]

était trop clément pour l'acte qu'il a fait.

[01:05:54]

Finalement, il est reconnu

[01:05:55]

coupable de meurtre et condamné

[01:05:57]

à perpétuité pour

[01:06:00]

le crime odieux qu'il a fait.

[01:06:01]

Sachez qu'il y a cinq

[01:06:03]

autres hommes qui ont répondu à l'annonce,

[01:06:06]

mais il n'en a pas mangé cinq

[01:06:07]

autres heureusement.

[01:06:09]

Ce n'est pas rendu jusqu'au bout du processus,

[01:06:12]

mais c'est ça

[01:06:13]

qui me fascine, comment des gens

[01:06:15]

peuvent répondre

[01:06:16]

à cette annonce-là.

[01:06:19]

Est-ce que c'est des suicidaires à la base?

[01:06:21]

Ça se peut, c'est une bonne base.

[01:06:23]

Tant que ce suicidé

[01:06:25]

peut-être, vivre ça dans un moment

[01:06:29]

particulièrement

[01:06:29]

unique, je vais dire ça comme ça.

[01:06:31]

C'est une façon de décrire la chose.

[01:06:33]

Il y a plein de sortes de fétiches.

[01:06:35]

Peut-être que ça tombe quelque part là-dedans.

[01:06:38]

Lui, ils ont évalué

[01:06:39]

quand même, c'est sûr qu'il était mort une fois qu'ils

[01:06:41]

ont fait cette évaluation, mais ils ont évalué

[01:06:44]

que Brenda,

[01:06:45]

qui a accepté de se faire manger,

[01:06:47]

souffrait d'un trouble psychiatrique grave

[01:06:49]

et d'un fort désir d'autodestruction.

[01:06:52]

Ce qui est étrange,

[01:06:53]

sa blonde, sa copine

[01:06:55]

imaginée, elle avait une copine,

[01:06:57]

je me mets dans sa tête,

[01:06:59]

et elle témoignait que

[01:07:01]

pourtant, tout allait bien entre eux.

[01:07:05]

Leur vie allait bien,

[01:07:06]

qui semblait stable,

[01:07:08]

mais moi, je l'imprète.

[01:07:09]

Ils cachaient quelque chose derrière, mais ils ne le veulent pas.

[01:07:12]

Wow!

[01:07:13]

Vos anecdotes que vous avez sorties sont extraordinaires.

[01:07:16]

Et maintenant, vous comprenez pourquoi

[01:07:17]

j'aime ça faire ça.

[01:07:19]

Si vous voulez le lancer, gênez-vous pas,

[01:07:21]

ça ne m'appartient pas. C'est du Darwin Award,

[01:07:24]

ça nous appartient tous.

[01:07:25]

Sur ce, moi, il y a une histoire

[01:07:27]

que j'ai hâte d'entendre, pis c'est la tienne, Emile,

[01:07:29]

parce que t'as tendance à me surprendre,

[01:07:31]

pis ça, j'aime ça.

[01:07:33]

Qu'est-ce que t'as pour nous?

[01:07:34]

Oui, mon histoire, c'est une histoire bien réelle

[01:07:37]

qui s'intitule

[01:07:38]

Le Dernier Halloween de Taylor

[01:07:41]

Van Deest.

[01:07:43]

Nous sommes le 31 octobre

[01:07:45]

2011, dans la petite ville

[01:07:47]

de Armstrong, en Colombie-Britannique.

[01:07:50]

La petite ville est située

[01:07:51]

tout près de Kelowna, une ville

[01:07:53]

connue de cette région de

[01:07:55]

Canagan. On est au Canada, bien sûr.

[01:07:57]

J'ai été un an et demi dans l'ouest,

[01:07:58]

je suis allé dans cette section, dans cette

[01:08:01]

région-là. C'est une belle région.

[01:08:03]

Vraiment. La jeune

[01:08:04]

Taylor Van Deest, âgée le 17

[01:08:07]

ans, a très hâte de célébrer

[01:08:09]

l'Halloween cette année, puisqu'il s'agit

[01:08:11]

de la dernière année où elle et ses amis

[01:08:13]

peuvent célébrer sans se sentir

[01:08:15]

trop vieux. Parce que là, à 18 ans,

[01:08:17]

commence à être tard

[01:08:19]

un peu. Effectivement.

[01:08:21]

Dès les premiers jours d'octobre,

[01:08:22]

Taylor commence à publier sur Facebook

[01:08:24]

à propos de l'Halloween.

[01:08:26]

Quelques jours plus tôt, elle publie

[01:08:28]

justement, une publication qui va comme

[01:08:30]

suit, Comment ne pas aimer la saison

[01:08:32]

d'Halloween avec tous les films d'horreur

[01:08:34]

qui passent à la télé.

[01:08:36]

Effectivement, c'est une belle saison, la saison d'Halloween.

[01:08:38]

Ah oui, on adore.

[01:08:40]

Le 30 octobre, elle se questionne sur son

[01:08:42]

choix de costume en publiant

[01:08:45]

Devrais-je me déguiser en

[01:08:46]

zombie, en mère nature

[01:08:48]

ou en nymph des bois?

[01:08:50]

Son choix s'arrêtera finalement

[01:08:52]

sur celui de zombie.

[01:08:55]

Taylor est une magnifique

[01:08:56]

jeune femme, une brunette d'environ

[01:08:58]

5 pieds 4, de 125 livres

[01:09:01]

aux yeux verts,

[01:09:02]

toujours souriante et toujours joyeuse.

[01:09:04]

T'as-tu son numéro de téléphone?

[01:09:06]

Et plus maintenant.

[01:09:08]

Elle habite avec sa sœur jumelle

[01:09:10]

Kirsty ainsi qu'avec sa mère

[01:09:12]

Marie. Elle vient tout juste

[01:09:14]

de terminer l'école secondaire

[01:09:16]

et bien qu'elle n'ait pas encore décidé de la carrière

[01:09:18]

qu'elle voulait mener, elle a des très bons

[01:09:20]

résultats scolaires.

[01:09:22]

Taylor est une jeune femme très positive,

[01:09:24]

très sociable et très amicale.

[01:09:26]

Les gens n'ont que de bonnes choses

[01:09:28]

à dire sur elle. Elle aime beaucoup les films

[01:09:30]

d'horreur, RuPaul, Drag Race

[01:09:33]

et les jeux vidéo comme

[01:09:34]

World of Warcraft. Elle pourrait très bien

[01:09:36]

être une auditrice de Distortion

[01:09:38]

et d'Ars Morienzi. Absolument, vraiment.

[01:09:41]

Taylor est donc très

[01:09:42]

excitée par la soirée qui s'en vient.

[01:09:45]

Le soir même de l'Halloween,

[01:09:46]

Taylor est chez ses parents là où elle se maquille

[01:09:49]

et elle se prépare.

[01:09:50]

Elle porte une chemise et des jeans déchirés,

[01:09:53]

un maquillage de zombie

[01:09:54]

avec le visage tout blanc du

[01:09:56]

Corpse Paint et du

[01:09:58]

Eyeliner autour des yeux et des lèvres.

[01:10:01]

Elle porte aussi des effets

[01:10:02]

de blessures au corps et au visage

[01:10:04]

avec beaucoup de faux sang.

[01:10:07]

Elle est bien fière de son costume

[01:10:08]

et de son maquillage. Elle compte

[01:10:10]

aller rejoindre des amis un peu plus tard pour passer

[01:10:12]

l'Halloween dans les rues avec eux.

[01:10:14]

C'est donc déguisé en zombie

[01:10:16]

que Taylor part tranquillement à pied

[01:10:18]

pour rejoindre ses amis Zoe et

[01:10:20]

Clay et c'est chez ce dernier

[01:10:22]

que le rendez-vous est fixé.

[01:10:24]

Le petit copain de Taylor,

[01:10:26]

un prénommé Colton, y est

[01:10:28]

déjà, mais lui n'a pas prévu

[01:10:30]

passer l'Halloween avec eux. Il veut

[01:10:31]

simplement dévorer le butin après.

[01:10:34]

Ratoureux.

[01:10:35]

D'autres amis de Taylor s'y trouvent aussi.

[01:10:38]

La marche n'est que d'environ une dizaine

[01:10:40]

de minutes et la nuit n'est pas encore

[01:10:42]

tombée. Elle part donc de chez

[01:10:44]

ses parents à pied vers 17h45.

[01:10:48]

Taylor

[01:10:48]

a bien sûr un téléphone intelligent

[01:10:50]

avec elle qu'elle utilise toujours pour

[01:10:52]

texter ses amis qu'elle texte assez souvent.

[01:10:55]

En partant, elle

[01:10:56]

texte son ami Clay, chez qui elle se dirige,

[01:10:58]

pour lui dire

[01:11:03]

Quand elle dit Zoe Zoe, elle fait

[01:11:06]

allusion à Zoe, son amie.

[01:11:08]

Zoe, elle, devait aller rejoindre

[01:11:10]

Taylor chez elle et les deux jeunes

[01:11:12]

femmes devaient ainsi marcher ensemble

[01:11:14]

vers leur destination.

[01:11:16]

Hélas, Taylor n'a pas attendu

[01:11:18]

Zoe pour partir. Vous verrez

[01:11:20]

que cette simple décision aurait pu

[01:11:22]

changer bien des choses.

[01:11:25]

En route, Taylor emprunte

[01:11:26]

un petit sentier qui traverse la

[01:11:28]

voie ferrée en guise de raccourci,

[01:11:30]

alors que l'obscurité s'amène

[01:11:32]

sur Okanagan.

[01:11:35]

À 18h,

[01:11:36]

Taylor n'est toujours pas arrivé chez

[01:11:37]

Clay. Ce dernier avait un peu de retard

[01:11:40]

car il était parti chercher du

[01:11:41]

McDonald's juste à côté.

[01:11:45]

Clay appelle donc

[01:11:46]

au domicile des Van Deest,

[01:11:48]

mais Taylor est absente.

[01:11:49]

Par contre, Zoe s'y trouve

[01:11:51]

et elle indique que Taylor est partie

[01:11:53]

sans elle. Quelques minutes

[01:11:56]

plus tard, le copain de Taylor,

[01:11:58]

Colton, regarde son téléphone

[01:12:00]

qu'il avait laissé poser quelque part

[01:12:01]

et il remarque un texto qui l'a manqué

[01:12:04]

15 minutes plus tôt. Et là,

[01:12:06]

ce texto est assez étrange,

[01:12:08]

il dit « I'm being creeped »,

[01:12:10]

donc « j'aime ça épier ».

[01:12:12]

Et ce message provient de

[01:12:13]

Taylor. Donc le groupe d'amis

[01:12:15]

est immédiatement le sous le choc.

[01:12:18]

Alors que la nuit tombe sur la

[01:12:20]

petite municipalité, en pleine

[01:12:22]

soirée d'Halloween, le groupe part

[01:12:24]

à la recherche de leur ami qui n'est

[01:12:25]

toujours pas arrivé. Ils vont d'abord

[01:12:27]

au centre de la petite ville, ils

[01:12:29]

arpentent les rues, ils se rendent

[01:12:30]

au skatepark où ils crient son nom

[01:12:32]

en espérant qu'elle l'entende,

[01:12:34]

mais sans succès. Vers 20 heures,

[01:12:36]

un jeune homme de 14 ans, nommé

[01:12:38]

Liam Brown, ainsi que quelques

[01:12:40]

amis, se promène près de la voie

[01:12:42]

ferrée à Armstrong lorsqu'ils

[01:12:44]

trouvent un téléphone intelligent

[01:12:46]

près des rails. Le jeune homme

[01:12:48]

a le réflexe d'ouvrir le téléphone

[01:12:50]

et de composer le numéro qui était

[01:12:52]

signé à « maison », au contact

[01:12:54]

de « maison », ce qui est très

[01:12:55]

brillant pour un jeune de 14 ans.

[01:12:57]

La sœur de Taylor décroche.

[01:12:59]

Elle comprend rapidement qu'il s'agit

[01:13:01]

du téléphone de Taylor et que ça

[01:13:03]

ne regarde pas bien pour sa sœur.

[01:13:05]

Les amis se rendent près de la voie

[01:13:07]

ferrée pour effectuer des recherches

[01:13:09]

et les autorités sont alors prévenues,

[01:13:10]

parce qu'ils ont eu le tuyau grâce

[01:13:12]

aux petits gars de 14 ans.

[01:13:14]

Il commence à faire froid, il fait

[01:13:16]

très noir et les buissons autour

[01:13:18]

de la voie ferrée compliquent les

[01:13:20]

recherches. Et là, on entend crier

[01:13:22]

au loin « c'est Zoé et Colton ! »

[01:13:25]

Sa meilleure amie et son amoureux

[01:13:27]

et là, ils font la découverte

[01:13:29]

de Taylor.

[01:13:31]

Celle-ci est gravement blessée,

[01:13:33]

la scène est horrifiante.

[01:13:35]

Elle gémit au sol, déguisée en

[01:13:37]

zombie, la tête posée

[01:13:39]

sur un genre de poteau et il y a

[01:13:41]

du sang partout autour d'elle qui

[01:13:43]

se mélange au maquillage de faux

[01:13:45]

sang. C'est une scène assez

[01:13:47]

tragique et

[01:13:49]

digne d'un film d'horreur devant

[01:13:51]

eux. Elle a une lacération

[01:13:53]

au cou qui indique qu'elle a été

[01:13:55]

étranglée et d'énormes fractures

[01:13:57]

au crâne. Mais quel choc ça doit

[01:13:59]

être pour les jeunes qui la découvrent

[01:14:01]

comme ça. On a parlé tout à l'heure

[01:14:02]

plus tôt dans l'émission « Qu'est-ce qu'on ferait

[01:14:04]

si on découvrait un cadavre ? »

[01:14:06]

Ben eux, ça leur est arrivé pour vrai.

[01:14:09]

Le groupe de jeunes va

[01:14:11]

contacter tout de suite les ambulanciers

[01:14:12]

et Taylor sera amené à l'hôpital

[01:14:15]

où, malheureusement, elle succombera

[01:14:17]

de ses blessures le lendemain.

[01:14:19]

Taylor n'a pas eu assez de force pour dire

[01:14:21]

quoi que ce soit à propos de son agresseur,

[01:14:23]

par contre, en tentant de se défendre,

[01:14:25]

elle a recueilli de l'ADN

[01:14:27]

sous ses ongles.

[01:14:29]

C'est souvent la chose à faire.

[01:14:30]

Si vous faites attaquer, ça a l'air banal,

[01:14:32]

mais de graffigner votre agresseur,

[01:14:35]

souvent ça peut donner des pistes

[01:14:36]

aux enquêteurs justement avec l'ADN

[01:14:38]

de la peau sous vos ongles.

[01:14:40]

Ça a l'air de rien, mais ça peut

[01:14:43]

faire toute la différence.

[01:14:45]

La municipalité est sous le choc.

[01:14:48]

La gendarmerie royale

[01:14:49]

du Canada encercle la ville

[01:14:50]

et un périmètre est formé dans les environs.

[01:14:53]

Des voisins affirment avoir entendu

[01:14:55]

des cris près de la voie ferrée

[01:14:57]

ce soir-là vers 18h,

[01:14:59]

mais qu'étant donné toute l'ambiance

[01:15:00]

d'Halloween qui régnait dans la ville,

[01:15:02]

ils n'en ont pas fait de cas.

[01:15:04]

Il ne faut pas oublier que ce type d'agression

[01:15:06]

est très peu fréquent dans la petite ville d'Harmstrong.

[01:15:10]

L'autopsie confirme

[01:15:11]

que Taylor n'a pas été violée,

[01:15:13]

mais elle a été sévèrement

[01:15:15]

battue avec une sauvagerie extrême.

[01:15:17]

La mort est attribuée

[01:15:19]

à un saignement mortel causé par plusieurs

[01:15:21]

coups majeurs à la tête

[01:15:22]

avec un objet contondant.

[01:15:27]

Elle a eu deux doigts cassés

[01:15:29]

pendant le combat, car elle a vraiment tenté

[01:15:31]

très fort de se défendre.

[01:15:32]

Tout est arrivé très vite, et malgré

[01:15:34]

cela, un meurtrier est toujours

[01:15:37]

en cavale en plein soir d'Halloween

[01:15:39]

dans la ville de Armstrong.

[01:15:42]

En novembre,

[01:15:43]

donc quelques semaines plus tard,

[01:15:45]

on a enfin les résultats des

[01:15:47]

tests d'ADN, et les résultats

[01:15:49]

sont choquants. Le profil

[01:15:51]

du suspect est établi, et en plus,

[01:15:53]

il matche parfaitement l'ADN

[01:15:55]

d'un suspect d'une agression sexuelle

[01:15:57]

survenue dans la même région,

[01:15:58]

dans le coin de Kelowna, en 2005.

[01:16:01]

On a donc un suspect,

[01:16:03]

mais on ignore qui il est,

[01:16:05]

car il n'est pas inscrit dans aucune base

[01:16:06]

de données de délinquants sexuels.

[01:16:09]

Donc, le coupable de 2005

[01:16:10]

est toujours inconnu. Et ça, c'est particulier,

[01:16:13]

ils ont un match, mais ils n'ont pas de nom

[01:16:14]

qui va au bout du match. Donc,

[01:16:16]

c'est assez particulier.

[01:16:19]

Un portrait-robot va aussi

[01:16:20]

être diffusé auprès du grand public,

[01:16:22]

avec l'aide des témoins de 2005.

[01:16:25]

On recherche un homme, fin vingtaine,

[01:16:27]

aux cheveux très courts et foncés,

[01:16:29]

avec de gros favoris épais

[01:16:31]

le long du visage.

[01:16:32]

Il serait apparemment un connaisseur

[01:16:34]

de la région d'Okanagan.

[01:16:36]

Tu parles de moi, là?

[01:16:38]

T'as une barbe bien fournie,

[01:16:43]

Simon.

[01:16:43]

C'est vrai qu'elle t'épaisse.

[01:16:46]

Même qu'apparemment,

[01:16:47]

que cet homme serait aussi possiblement

[01:16:49]

lié à une deuxième affaire

[01:16:51]

d'agressions sexuelles datant de la même époque.

[01:16:53]

Donc, on a peut-être à faire un récidiviste.

[01:16:55]

Mais à cette époque-là, en fait,

[01:16:56]

les bases de données d'ADN n'existaient pas

[01:16:59]

en 2005, en tout cas du moins.

[01:17:01]

Ça a commencé dans les années 90,

[01:17:04]

à peu près.

[01:17:05]

Mais que les autorités avaient le réflexe

[01:17:07]

d'envoyer toutes traces d'ADN

[01:17:09]

dans les bases de données pour tenter

[01:17:11]

de trouver des matchs aussi lointains

[01:17:13]

qu'ils pouvaient être, on dirait qu'ils n'avaient pas le réflexe.

[01:17:15]

Ça a pris beaucoup de temps, parce que

[01:17:17]

la science, oui, est arrivée,

[01:17:19]

mais avant que tout le monde l'utilise

[01:17:21]

et qu'il croit en cette science,

[01:17:23]

ça a pris plusieurs années, quand même.

[01:17:25]

Tout à fait.

[01:17:27]

Mais là, dans ce cas-ci, les efforts portent fruit

[01:17:29]

peu de temps après.

[01:17:30]

En fait, il y a des témoins qui identifient l'homme

[01:17:33]

parce que, justement, il y a des gens

[01:17:34]

de 2005 qui l'ont reconnu

[01:17:37]

parce qu'il n'aurait pas tant changé, au final.

[01:17:39]

Ces gros favoris l'ont trahi.

[01:17:42]

C'est quand même drôle.

[01:17:43]

Fait que laissez faire vos babes spéciales,

[01:17:46]

allez-y classique, c'est plus sûr.

[01:17:47]

Ou du moins changé, si vous comettez un clin.

[01:17:50]

Alterné.

[01:17:51]

Il s'agirait d'un certain Matthew Forster,

[01:17:54]

mais ce dernier a quitté

[01:17:56]

la région depuis peu.

[01:17:57]

Évidemment.

[01:17:58]

Lorsque les policiers se rendent à son appartement,

[01:18:00]

les propriétaires affirment qu'il a insisté

[01:18:02]

pour partir au début novembre, étrangement,

[01:18:05]

quelques jours après le meurtre de Taylor.

[01:18:07]

Drôle de hasard.

[01:18:09]

Il aurait demandé à ravoir sa mise de base

[01:18:11]

pour le dernier mois de loyer.

[01:18:13]

Il aurait embarqué ses affaires et quitté

[01:18:15]

la région. Un autre de

[01:18:17]

ses domiciles possibles était chez son

[01:18:19]

père, Stephen, mais il ne

[01:18:21]

s'y trouve pas. Ce dernier affirme

[01:18:23]

que son fils est parti travailler

[01:18:25]

sur une base pétrolière dans le nord du pays,

[01:18:27]

en Alberta, et qu'il est

[01:18:29]

irrejoignable. Par contre,

[01:18:31]

les enquêteurs ont l'intelligence de mettre

[01:18:33]

le paternel sous écoute, car

[01:18:35]

il est possible qu'il finisse par parler à son

[01:18:37]

fils d'une manière ou d'une autre un de ces jours.

[01:18:40]

Effectivement, son

[01:18:41]

père recevra un appel de Matthew

[01:18:43]

pour discuter d'un drôle de sujet,

[01:18:46]

soit un paiement dû

[01:18:47]

pour des faux papiers d'identité.

[01:18:49]

Drôle de coïncidence encore.

[01:18:51]

Les enquêteurs retracent les appels

[01:18:53]

non pas dans le nord du pays,

[01:18:55]

mais en Ontario.

[01:18:57]

Donc Matthew Forster se fait

[01:18:59]

arrêter sur le champ.

[01:19:02]

Entre temps, on apprend

[01:19:03]

que le lendemain du meurtre, le père,

[01:19:05]

Stephen, a démissionné

[01:19:07]

de son emploi de camionneur pour

[01:19:09]

aller aider son fils à vider son appartement

[01:19:11]

dans les environs de Okanagan.

[01:19:13]

Par la suite, il a acheté

[01:19:15]

un permis de conduire, un numéro

[01:19:17]

d'assurance sociale et une carte

[01:19:19]

bancaire pour 500 $

[01:19:20]

au fils d'un de ses amis, donc il a accepté

[01:19:23]

de céder son identité.

[01:19:25]

Hé, faites pas ça, la maison,

[01:19:27]

faites jamais ça. Non.

[01:19:29]

Par la suite, Matthew s'est refait

[01:19:31]

une identité en Ontario, pardon,

[01:19:33]

et a continué de vivre sa vie,

[01:19:35]

où il travaille dans une usine

[01:19:37]

de fabrication de verre.

[01:19:39]

Par contre, son père, lui,

[01:19:41]

continuait de recevoir des visites

[01:19:42]

des policiers et il sentait une pression

[01:19:45]

insurmontable.

[01:19:46]

Dans une de leurs conversations téléphoniques

[01:19:48]

qui a été enregistrée, Stephen indique

[01:19:50]

à son fils qu'il se sent suivi

[01:19:52]

et qu'il a trouvé même un traqueur

[01:19:54]

GPS sous sa voiture.

[01:19:56]

Il dit à son fils de cesser de l'appeler

[01:19:58]

pour un bout de temps et qu'il devrait

[01:19:59]

se débarrasser de ses fausses pièces d'identité

[01:20:02]

parce que ça pourrait se retourner contre lui.

[01:20:05]

Hélas pour lui,

[01:20:07]

les enquêteurs avaient déjà

[01:20:08]

tout ce qu'il faut pour coincer Matthew

[01:20:10]

et pourquoi pas le père Stephen

[01:20:12]

pour faire entrave à l'enquête

[01:20:14]

et même d'avoir tenté de cacher

[01:20:16]

son fils avec des pièces d'identité

[01:20:18]

d'un autre homme. Mais quelle

[01:20:20]

histoire! Et là, c'est pas fini

[01:20:22]

parce que son père a d'ailleurs

[01:20:24]

été condamné par le passé

[01:20:26]

pour possession de drogue, culture

[01:20:28]

de marihuana, à l'époque où c'était illégal

[01:20:30]

au Canada, et possession

[01:20:32]

d'armes illégales, mais en plus,

[01:20:34]

vol d'auto et même de s'être enfuis

[01:20:36]

d'une garde à vue. Donc là, on a

[01:20:38]

un beau duo ici, le père-fils.

[01:20:40]

Oui, exemplaire.

[01:20:42]

La compagnie de télécommunications Rogers

[01:20:44]

a fourni des registres d'appels

[01:20:46]

du téléphone de Matthew et le jour

[01:20:48]

du meurtre, il est identifié dans la petite

[01:20:50]

ville de Lambie où il réside,

[01:20:52]

puis en soirée, il est localisé

[01:20:54]

près de Armstrong, la ville où a eu lieu

[01:20:56]

le meurtre. Plus tard dans la nuit,

[01:20:58]

il est relocalisé à sa

[01:21:00]

ville où il réside,

[01:21:02]

mais en plus, il doit aussi fournir

[01:21:04]

un échantillon d'ADN, donc il y a pas vraiment

[01:21:06]

le choix, et cet ADN

[01:21:08]

match avec l'ADN retrouvé

[01:21:10]

sur Taylor.

[01:21:12]

On a donc notre coupable à 100 %.

[01:21:15]

En interrogatoire,

[01:21:16]

Matthew n'a pas le choix de ceder

[01:21:18]

sous la pression des preuves extrêmement

[01:21:20]

solides contre lui.

[01:21:22]

Il confesse aux autorités

[01:21:23]

qu'il avait quitté son domicile dans l'après-midi

[01:21:26]

afin de se rendre dans la ville

[01:21:27]

de Armstrong pour trouver du sexe.

[01:21:30]

Mais là, c'est particulier.

[01:21:31]

Trouver du sexe. Oui, looking for sexe.

[01:21:34]

Ben voyons, il est où le sexe?

[01:21:35]

Ah, il est là-bas!

[01:21:38]

Il va marcher plusieurs heures

[01:21:40]

dans le village en se promenant

[01:21:41]

dans les petites rues, il va arpenter

[01:21:43]

les environs à pied. Il va même

[01:21:45]

se diriger sur la rue près de la voie ferrée.

[01:21:48]

Mais me semble que quand tu vas dans une autre ville

[01:21:49]

pour trouver une conquête,

[01:21:52]

tu vas dans un bar

[01:21:53]

ou dans un endroit,

[01:21:55]

tu vas pas marcher sur le bar de la voie ferrée.

[01:21:57]

La seule fois dans ma vie

[01:21:58]

où j'ai cherché la voie ferrée et je l'ai suivie,

[01:22:02]

c'est quand justement

[01:22:03]

dans l'ouest canadien

[01:22:05]

à Banff,

[01:22:07]

je me suis perdu en forêt

[01:22:09]

et on m'a retrouvé

[01:22:11]

sur le bord de l'autoroute plusieurs heures

[01:22:13]

plus tard après des heures

[01:22:15]

de marche, un ours plein d'affaires.

[01:22:17]

Mais as-tu trouvé du sexe?

[01:22:19]

Mais pour vrai,

[01:22:22]

il y a quelque chose qui est louche,

[01:22:23]

quelque chose qui marche pas, on dirait.

[01:22:26]

Vers 18 heures,

[01:22:27]

Mathieu va apercevoir Taylor

[01:22:29]

déguisé en zombie le soir de l'Halloween

[01:22:31]

marcher sur la rue et se diriger

[01:22:33]

vers la voie du chemin de fer.

[01:22:35]

Il explique qu'il a d'abord discuté avec elle

[01:22:37]

pendant cinq ou six minutes.

[01:22:39]

Par la suite, il l'a poussé

[01:22:41]

au sol et lui a dit de ne pas bouger

[01:22:43]

et de ne pas crier.

[01:22:45]

Taylor n'a pas voulu lui obéir

[01:22:47]

et leur escarmouche s'est déplacé

[01:22:49]

vers les buissons.

[01:22:51]

Parce qu'elle ne voulait pas se taire,

[01:22:53]

c'est ce que dit Mathieu,

[01:22:55]

c'est pour ça qu'il l'a frappé au crâne

[01:22:56]

à six reprises avec une grosse lampe

[01:22:59]

de poche métallique.

[01:23:01]

Elle est alors tombée au sol

[01:23:03]

et Mathieu a ensuite tenté

[01:23:05]

de l'étrangler avec ses mains nues,

[01:23:06]

mais il n'a pas réussi.

[01:23:08]

Et là, les enquêteurs n'ont aucune preuve

[01:23:10]

de cet étranglement à mains nues.

[01:23:11]

C'est lui qui avance ça en interrogatoire.

[01:23:14]

C'est alors qu'il va saisir un lacet

[01:23:15]

de chaussures pour terminer le travail,

[01:23:18]

ce qui a laissé des lacérations

[01:23:19]

sur le cou de Taylor.

[01:23:21]

Mais, tu sais, prend-on vraiment le temps

[01:23:23]

d'enlever un lacet dans une telle situation?

[01:23:26]

C'est pas si vite, c'est pas si rapide

[01:23:28]

d'enlever un lacet.

[01:23:28]

Attaché mes souliers, c'est long, imagine

[01:23:30]

d'enlever le lacet de toutes ces

[01:23:33]

petites trous-là, j'ai de la misère

[01:23:34]

à cacher ça.

[01:23:35]

J'ai peut-être l'impression que c'était

[01:23:39]

parce que il a tenté de s'enlever un lacet

[01:23:41]

de chaussures, alors à 18 heures.

[01:23:44]

Attends une petite minute, j'enlève mon lacet,

[01:23:45]

ce sera pas long.

[01:23:46]

Donc, ça marche pas tout seul.

[01:23:49]

Mathieu est finalement amené devant la justice.

[01:23:52]

Au départ,

[01:23:53]

le jury le condamne assez facilement

[01:23:55]

à la prison à perpétuité pour meurtre

[01:23:57]

au premier degré sans possibilité

[01:23:59]

de libération conditionnelle avant 25 ans.

[01:24:02]

C'est un peu le standard

[01:24:03]

dans ce type de condamnation-là au Canada.

[01:24:06]

Ce qui était difficile dans le cadre

[01:24:07]

de ce procès, c'était de définir la

[01:24:09]

notion d'intention. Mais le lacet

[01:24:11]

raconte une tout autre histoire,

[01:24:13]

ainsi que les angles de Taylor.

[01:24:15]

Il avait d'ailleurs confessé aux enquêteurs

[01:24:17]

qu'il allait dans la ville d'Harmstrong

[01:24:19]

pour trouver du sexe. Donc, ça a

[01:24:21]

définit une certaine sorte d'intention

[01:24:23]

ici. Il va aussi

[01:24:25]

plaider coupable pour l'agression

[01:24:27]

de l'escorte en 2005, parce que

[01:24:29]

c'était survenue sur une escorte cette agression-là.

[01:24:31]

Oui, il va l'admettre live.

[01:24:32]

Oui, ainsi que pour un autre cas d'agression

[01:24:35]

sexuelle survenue la même année.

[01:24:37]

Pour laquelle on ne suspecte pas.

[01:24:38]

Exactement. Il a d'ailleurs

[01:24:40]

attaqué une ado dans sa chambre

[01:24:42]

en pleine nuit avec un masque

[01:24:44]

et un BB-gun, un gun à plomb.

[01:24:47]

La pauvre fille a cru mourir

[01:24:49]

sur place. Mathieu

[01:24:50]

est alors devenu effrayé. Il a quitté

[01:24:53]

la scène en toute vitesse sans

[01:24:54]

procéder à l'agression.

[01:24:56]

Donc, il s'est essayé sur une autre

[01:24:58]

ado, mais heureusement, il

[01:25:00]

n'a pas passé à l'acte. On a droit ici

[01:25:03]

d'un véritable prédateur

[01:25:04]

digne d'un film d'horreur, et Dieu

[01:25:06]

seul sait combien d'autres victimes

[01:25:08]

il aurait pu faire.

[01:25:10]

Sa défense porte le verdict en appel

[01:25:12]

concernant Taylor, et il aura droit

[01:25:14]

à un second procès. Apparemment

[01:25:16]

qu'il y aurait eu des erreurs dans

[01:25:18]

la façon dont le juge a communiqué

[01:25:19]

certaines infos au jury. Le salaud

[01:25:22]

aura droit à son second procès

[01:25:24]

pour 2017. C'est beaucoup de temps

[01:25:26]

après les événements. Oui, ça dure

[01:25:28]

tellement longtemps ces procédures-là,

[01:25:29]

on est six ans après le crime. Six

[01:25:31]

ans, je le dirais jamais assez.

[01:25:34]

Les rouages de la

[01:25:36]

justice tournent très

[01:25:38]

lentement. Faut pas être pressé.

[01:25:40]

Et là, attendez, c'est pas

[01:25:42]

terminé. C'est pour les victimes que c'est triste.

[01:25:43]

Vous allez voir, il va plaider coupable

[01:25:46]

à ce second procès pour meurtre

[01:25:47]

au premier degré sans grande surprise.

[01:25:49]

Donc, il plaide coupable, il n'y a pas de procès.

[01:25:52]

Il n'y a donc pas de procès en tant que telle.

[01:25:54]

L'avocat a été très brillant

[01:25:56]

puisqu'en plaidant coupable et en

[01:25:58]

autre procès, il fixe sa possibilité

[01:26:00]

de libération conditionnelle à 17 ans.

[01:26:02]

Il a donc potentiellement sauvé

[01:26:04]

8 ans de prison si

[01:26:06]

bien sûr sa demande est acceptée.

[01:26:08]

C'est assez tordu.

[01:26:10]

C'est là en faire des fois la justice.

[01:26:12]

Parce que le second procès élimine

[01:26:14]

complètement le premier.

[01:26:15]

C'est encore plus frustrant pour les parents

[01:26:18]

des victimes. Toutefois, il a

[01:26:20]

déjà usé de son appel, donc il n'aura

[01:26:22]

pas droit à un autre appel. Ça, c'est quand même

[01:26:24]

bien. Donc, prison à vie

[01:26:26]

avec possibilité de libération conditionnelle

[01:26:28]

après 17 ans pour Matthew Forster.

[01:26:31]

Son père, lui,

[01:26:32]

ne sera pas oublié non plus.

[01:26:34]

Stephen Forster, âgé de 60 ans,

[01:26:36]

écopera 3 ans de prison pour

[01:26:38]

avoir aidé son fils à se cacher des autorités.

[01:26:41]

C'est pas tant

[01:26:42]

que ça compte le tenu

[01:26:44]

qu'il continuait d'aider son fils alors que

[01:26:46]

celui-ci était un des hommes les plus

[01:26:48]

recherchés des États-Unis.

[01:26:50]

Il va confesser plus tard qu'il était découragé

[01:26:52]

de son fils, mais qu'il était

[01:26:54]

décidé à l'aider, même s'il allait

[01:26:56]

le faire tomber lui aussi avec lui.

[01:26:59]

Ah, le support paternel

[01:27:00]

inconditionnel.

[01:27:01]

Est-ce qu'on ferait différemment pour nos enfants?

[01:27:04]

Je ne le sais pas.

[01:27:07]

Notre protection,

[01:27:08]

je pense, a ses limites,

[01:27:10]

mais les limites

[01:27:12]

peuvent être différentes d'une personne à l'autre.

[01:27:15]

Exact.

[01:27:17]

Bref, c'est un peu la

[01:27:18]

fin de l'histoire. L'Halloween

[01:27:20]

ne sera plus jamais pareil dans la petite

[01:27:22]

municipalité de Armstrong,

[01:27:24]

en Colombie-Britannique. À chaque

[01:27:26]

31 octobre, les citoyens

[01:27:28]

tiennent une vigile aux chandelles

[01:27:29]

et les enfants restent chez eux,

[01:27:31]

craignant qu'un autre mania carpente les rues

[01:27:33]

à la recherche d'une nouvelle proie.

[01:27:35]

C'est donc bien triste pour les enfants,

[01:27:38]

pour l'Halloween, la soirée de l'Halloween,

[01:27:39]

à cet endroit.

[01:27:42]

Non seulement ça ramène

[01:27:43]

des souvenirs tragiques à la famille

[01:27:45]

et aux proches de Taylor,

[01:27:47]

mais en plus, toute la ville est un peu

[01:27:49]

paralysée, puis elle ne verra plus jamais

[01:27:51]

cette fête-là de la même façon,

[01:27:53]

parce que l'histoire de Taylor va devenir même

[01:27:55]

une légende urbaine avec le temps.

[01:27:57]

Ah oui, non, mais c'est une super bonne histoire,

[01:27:59]

une histoire canadienne en plus.

[01:28:01]

Oui, ça on aime toujours ça des histoires locales,

[01:28:03]

tout à fait. Mais c'est vrai que

[01:28:05]

c'est triste pour les jeunes parce que,

[01:28:07]

t'sais, Halloween,

[01:28:09]

moi c'est une fête que j'ai direct

[01:28:10]

dans les veines, c'est ancré en moi.

[01:28:14]

Je vous l'ai dit à vous,

[01:28:15]

mais je le redis parce que je trouve ça drôle.

[01:28:17]

J'ai littéralement pris une semaine de vacances.

[01:28:20]

Cette semaine, je suis en vacances,

[01:28:21]

même si j'arrête jamais tellement qu'on a des vitations

[01:28:24]

en tant que, hein,

[01:28:25]

que vous êtes comme moi, conteurs d'histoires d'horreur,

[01:28:27]

mais il reste que Halloween,

[01:28:29]

ça fait partie de mon ADN.

[01:28:33]

Pour les jeunes qui passent l'Halloween,

[01:28:35]

il est obligé d'être limité,

[01:28:38]

surveillé, t'sais.

[01:28:39]

Tout ça, c'est bien plate.

[01:28:41]

On est chanceux, nous, à notre époque,

[01:28:43]

d'avoir vécu ça en remplissant

[01:28:45]

nos têtes oreillées,

[01:28:47]

de bonbons, de porte-à-porte,

[01:28:49]

d'avoir eu la liberté de faire

[01:28:51]

ce qu'on voulait ces soirs-là.

[01:28:52]

De plus en plus, c'est difficile.

[01:28:54]

La dernière fois que mon frère,

[01:28:56]

mon jeune frère de 4 ans plus jeune,

[01:28:58]

Guillaume, à lui Guillaume, d'un coup que t'écoutes,

[01:29:01]

et je t'aime en passant,

[01:29:03]

mais la dernière fois

[01:29:04]

qu'il a passé l'Halloween,

[01:29:06]

il l'a passé parce que ses amis ne voulaient pas,

[01:29:11]

il était stressé

[01:29:13]

de le passer tout seul,

[01:29:15]

chose qu'on n'avait pas à notre époque.

[01:29:17]

Je me suis costumé,

[01:29:18]

puis je l'ai accompagné là-dedans,

[01:29:20]

parce que Carlick, c'est mon frère,

[01:29:22]

mais il reste que c'est ça aussi.

[01:29:24]

On dirait qu'on a vécu la transition

[01:29:26]

entre notre époque

[01:29:28]

et l'époque où c'est plus risqué,

[01:29:31]

tout ça, puis qu'on doit faire attention.

[01:29:33]

Même s'il y a toujours eu

[01:29:34]

de la sensibilisation,

[01:29:36]

parce que t'sais,

[01:29:37]

les années 60 sont apparues les costumes inifuges,

[01:29:41]

on a toujours eu des...

[01:29:42]

Les aiguilles dans les bonbons.

[01:29:44]

C'est ça.

[01:29:45]

Même si c'est la seule histoire,

[01:29:48]

on a eu des nouvelles depuis,

[01:29:49]

mais à l'époque, la seule histoire, c'était une famille

[01:29:51]

qui avait fait ça à son propre enfant.

[01:29:53]

Il reste que c'est une légende urbaine

[01:29:55]

qui survit puis qui crée des craintes auprès des familles.

[01:29:57]

C'est super flu. On n'aura pas besoin de ça.

[01:30:00]

C'est se poser à un événement agréable

[01:30:02]

pour les plus jeunes,

[01:30:03]

avoir du fun, à se faire peur avec humour.

[01:30:06]

C'est bien dommage.

[01:30:07]

Et puis pour les plus vieux,

[01:30:09]

il faut écouter le spécial de distortion

[01:30:11]

et d'Ars Moriendi.

[01:30:13]

Merci beaucoup, Simon,

[01:30:15]

d'avoir pris part à cet enregistrement.

[01:30:17]

Si vous voulez écouter Ars Moriendi,

[01:30:19]

c'est disponible partout sur toutes les plateformes.

[01:30:21]

Mais comment merci? C'est un plaisir,

[01:30:23]

c'est une exigence d'être ici.

[01:30:25]

Mais ne me remercie pas!

[01:30:27]

Ça fait partie de mon programme

[01:30:28]

des vacances, d'être ici.

[01:30:31]

Colique! Je suis content de vous revoir

[01:30:32]

aujourd'hui, les boys, avec tous vos beaux projets.

[01:30:35]

On va se le dire,

[01:30:37]

ça faisait longtemps qu'on ne s'était pas vus.

[01:30:40]

Je ne peux pas parler pour vous, mais moi,

[01:30:41]

je vous aime beaucoup!

[01:30:45]

Et franchement,

[01:30:45]

je suis tellement heureux d'être ici

[01:30:47]

aujourd'hui avec vous autres, les boys.

[01:30:49]

Il faut que ça devienne une tradition.

[01:30:51]

Il faut qu'on perpétue ça longtemps,

[01:30:53]

parce que ne serait-ce que juste pour moi.

[01:30:56]

Mettons que je suis égoïste.

[01:30:58]

Maudit que j'aime ça, vous n'essayez

[01:30:59]

de jaser du soir avec vous autres, les boys.

[01:31:01]

C'est pareil pour nous.

[01:31:02]

Ben oui!

[01:31:04]

Merci, messieurs, si vous nous écoutez

[01:31:06]

sur le feed d'Ars Moriendi.

[01:31:08]

Nous sommes Emile et Seb de Distorsion.

[01:31:10]

Merci à tout le monde de nous

[01:31:12]

supporter dans cette merveilleuse aventure

[01:31:14]

du podcast Obscur.

[01:31:16]

Pour les trois personnes qui l'ignorent

[01:31:18]

encore, Distorsion, c'est aussi

[01:31:20]

un livre, 13 histoires

[01:31:22]

de l'ère numérique, que je vous

[01:31:24]

suggère fortement.

[01:31:26]

Et c'est aussi, pour les gens du Québec,

[01:31:29]

une série télé

[01:31:29]

sur moi et compagnie,

[01:31:32]

qui s'appelle Distorsion.

[01:31:34]

Vous devez regarder ça.

[01:31:37]

Vous aurez beaucoup de plaisir.

[01:31:39]

Lancez-vous.

[01:31:40]

C'est en train de devenir

[01:31:41]

un incontournable.

[01:31:43]

Merci de ces belles paroles.

[01:31:45]

All right. Et là-dessus,

[01:31:48]

on se dit à la prochaine.

[01:31:49]

Bye bye!

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