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Vous ĂȘtes sur le point d'Ă©couter DISTORTION, un podcast sur...
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If you haven't heard of 7-6-4 yet, humanity at its worst, that's what it is.
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Friending them on social media and popular gaming platforms to then groom them into collecting and sharing child pornography,
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even demanding they produce their own often violent and sexual content or face threats and extortion.
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Des histoires étranges de l'Úre numérique.
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En 2021, un adolescent du Texas crée un serveur Discord banal, nommé d'aprÚs le code postal de sa ville 7-6-4.
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Trois ans plus tard, ce chiffre anodin est devenu le symbole d'un réseau obscur qui piÚge et détruit des vies.
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DerriĂšre les pseudo-anonymes, une mĂ©canique d'emprise psychologique s'Ă©tend Ă travers les Ătats-Unis et l'Europe.
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Rapidement, ce serveur devient le repĂšre de psychopathes avides de chantage et de sextorsion.
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Suivez-nous dans cette histoire de serveurs éphémÚres, d'arrestations spectaculaires et d'un réseau tentaculaire numérique impossible à contrÎler.
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Sébastien Lévesque, comment ça va aujourd'hui?
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Ăa va bien, et toi, M. Gauthier?
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Ăa va trĂšs bien, on a fait des rimes en air dans la fin de notre intro.
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C'était cute.
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Oui, on s'attaque Ă un sujet, Ă©coute, on est en pleine saison 11 et lĂ , on s'attaque Ă un sujet quand mĂȘme obscur,
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celui de la, je ne sais pas comment dire, du serveur Discord 764 qui a terrorisé l'Amérique.
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Je n'en ai pas souvent entendu parler dans la presse ou dans les médias francophones, du moins.
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Non, ça c'est à ta raison.
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Donc ça risque d'ĂȘtre intĂ©ressant, je n'en ai pas entendu parler beaucoup tout court, je te dirais.
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Donc Seb, c'est un peu toi qui va nous instruire ce soir lĂ -dessus.
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Trigger Warning, on va quand mĂȘme parler de sextorsion et de chantage Ă©motif auprĂšs de jeunes.
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Mais inquiétez-vous pas, vous nous connaissez, je ne pense pas qu'on va rentrer énormément dans les détails de ces crimes sordides-là .
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Mais ce qui est fou aussi avec cette histoire-là , c'est qu'il y a eu des centaines d'arrestations ou des chefs d'accusation en lien avec ça.
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Oui, il y en a eu, comme tu dis, des centaines, il y a eu plusieurs arrestations de chefs qui dirigeaient ça
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parce que vous voyez ça un peu comme une sorte de culte aussi.
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Mais malgré les grosses arrestations de dirigeants, c'est un peu comme le phénomÚne d'un vendeur de drogue.
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DĂšs que tu en arrĂȘtes un, il y en a trois autres, deux autres qui poussent et ça n'arrĂȘte pas.
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C'est un peu ce qui est vraiment inquiétant, cette multiplication-là .
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Tu coupes le serpent et il y a deux tĂȘtes qui repoussent, c'est vraiment ça qui est troublant.
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Et tu as raison, ça n'a pas été beaucoup discuté dans les médias.
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Puis à un moment donné, vous allez voir, on va vous en parler, il y a un consortium de médias à travers le monde
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qui ont lancé des articles pour aviser les parents.
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Mais imaginez, actuellement, il y a tellement d'enquĂȘtes au niveau du FBI,
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comment qu'un seul parent lui-mĂȘme peut arriver Ă gĂ©rer ça si mĂȘme le FBI arrive mĂȘme pas Ă contrĂŽler
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un ensemble de cas à répartir à travers le monde.
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C'est assez incroyable, il va falloir.
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Puis on va vous parler aussi d'une certaine responsabilité de discode aussi là -dedans.
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Bien sûr, bien oui.
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On est Ă une Ă©poque oĂč les chambres Ă Ă©chos sont plus prĂ©sentes que jamais.
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On le voit dans tous les domaines, c'est difficile de se retrouver dans un média social
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ou sur une plateforme de communication.
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Moi, Stancy, on dirait que je grince des dents Ă chaque fois que je me retrouve tellement...
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Je trouve que c'est toxique dans toutes les communautés, autant du cÎté de la gauche que de la droite,
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que du centre.
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Vraiment, je ne sais pas ce qui va arriver avec tout ça,
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mais les chambres Ă Ă©chos dans lesquelles on se retrouve, Stancy, peuvent ĂȘtre assez troublantes.
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Puis on voit qu'il y en a d'autres qui naissent en plus.
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Et de ces serveurs discodes-là , on se rend compte aussi qu'il y en a dans chaque état,
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ou presque aux Ătats-Unis, et il doit en avoir au Canada aussi.
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Oui, il y en a au Canada, il y en a en Europe, il y en a vraiment un peu partout.
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Oui, il y a eu des arrestations au Canada.
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Le phénomÚne a l'air d'avoir une moins grande ampleur, mais il y en a aussi.
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Vous allez voir, c'est un rĂ©seau tentaculaire quand mĂȘme assez impressionnant,
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et on va vous démystifier tout ça aujourd'hui.
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Mais tout d'abord, qu'est-ce qu'on boit aujourd'hui, Seb, pour passer au travers de toute cette histoire?
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Oui, on boit une bonne biÚre de Québec, de la souche, qu'on aime bien et qu'on connaßt bien,
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et c'est la canardiĂšre.
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Et les gens qui ont grandi à Québec, plus précisément à Nßmes-Ouallou, connaissent bien la rue la canardiÚre.
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Et je vous lis la description, c'est une West Coast à épier de 7%,
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et ça m'a bien fait rire, la canardiÚre fait rayonner les qualités de l'épier original.
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Le malte persistant au milieu d'une variété de saveurs oublonnées illustre cette artÚre routiÚre
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qui traverse la diversité définissant Nßmes-Ouallou.
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Comme elle, il organise la cohésion et la variété de saveurs et permet d'équilibrer leur diffusion.
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Je trouvais ça cute quand mĂȘme, comme description, et elle est excellente.
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On adore les West Coast à épier, donc merci à la souche.
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Yes, chardeur Ă NĂźmes-Ouallou.
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Oh oui, et merci à Katarina Richard qui nous a fait une tournée de biÚre sur notre site web,
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DistorsionPodcast.com, vous pouvez faire comme elle pour nous aider Ă remplir le fridge.
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Exact, on a aussi un shout-out à donner à PNAF 93.09 pour une review 5 étoiles sur Apple Podcast.
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Et il ou elle nous dit « il y a maintenant plusieurs mois que je suis en rattrapage
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des épisodes de Distorsion et me voilà rendu en 2020, j'approche le direct,
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j'essaie de ralentir un peu pour m'en garder le plus longtemps possible, belle job les gars! »
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Merci.
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Ben oui, à quelque part, t'es chanceux ou chanceuse de me découvrir sur le tard,
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il y a tellement d'épisodes à écouter. Et puis si jamais tu as envie de pousser plus loin,
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sur Patreon, encore plus d'épisodes bonus vous attendent.
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D'ailleurs, de quoi on va parler en After Show, Seb, pour nos abonnés ce soir?
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Oui, puis on n'en restera pas lĂ , on va parler de Terror Graham,
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qui est un incubateur de terroristes bien réels qui s'est entre autres déroulé sur Telegram.
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Oui, c'est ça, je me disais, ça doit avoir un lien avec Telegram tout ça.
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Et vous allez voir ça aussi, ça m'a jeté à terre comment des réseaux tentaculaires sur le
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web avec des idéologies nazistes peuvent survivre et encore aujourd'hui se multiplier
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malgré des arrestations, malgré tout ça. Vous allez voir, c'est intéressant, mais encore
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Oui, donc cette semaine, on s'intéresse au cÎté somme de Discord et au cÎté somme, pardon,
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de Telegram aussi, donc un épisode concentré sur les chambres à éco toxiques à quelque part.
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Oui, exactement.
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Restez avec nous, guys. Seb, est-ce qu'on est prĂȘt Ă se lancer dans l'Ă©pisode troublant
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de Discord 764?
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Oui, mais, Emile, cette histoire de serveur Discord 764 m'a rappelé à quel point
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l'environnement numérique peut devenir intense. Quand t'es connecté en permanence,
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que tout se passe en ligne, eh bien t'as intĂ©rĂȘt Ă avoir un systĂšme solide.
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Exactement, Seb. Que ce soit pour échanger, publier ou juste garder le contrÎle,
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t'as besoin d'outils fiables. Sinon, tu finis par subir la techno au lieu de la gérer.
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C'est pour ça, Emile, que j'aime Fizz. Mobile, Internet et télé,
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tout est 100 % numérique, clair et sans contrat, et tu personnalises ton forfait selon tes besoins,
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pas de frais surprises, pas de prises de tĂȘte.
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No bullshit. Tu gĂšres tout toi-mĂȘme, quand tu veux, pis t'as mĂȘme pas besoin de parler Ă
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personne. C'est parfait pour ceux qui veulent garder le contrĂŽle sans se faire manipuler.
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Et en plus de ça, avec le code PUDS, P-O-D-Z-Z, eh bien tu reçois 25 $ de rabais,
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10 GB de données mobiles gratuites et un mois d'Internet gratuit quand tu actives ton premier
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forfait. Ăa, c'est un deal clair et net, sans bullshit, Seb.
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Oh oui, et pour profiter de l'offre et tout savoir sur Fizz, eh bien tu vas sur Fizz.ca
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et entre le code PUDS, P-O-D-Z-Z. Fizz, tout ce qu'il faut, sans ce qu'il
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faut pas. Et maintenant, Seb, sommes-nous prĂȘts Ă se lancer dans l'Ă©pisode d'aujourd'hui?
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Oui, monsieur!
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C'est parti!
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Nous sommes le 10 décembre 2024 à International Falls, qui est une petite ville du comté de
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Kouchiching, dans le nord du Minnesota. Une petite ville du comté de Kouchiching,
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dans le nord du Minnesota. Avec ses 5800 habitants, cette localité est surnommée
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depuis longtemps The Icebox of the Nation, donc la Glaciaire de la Nation. Il doit faire froid
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lĂ parce que justement, c'est l'un des endroits les plus froids des Ătats-Unis. En hiver,
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les températures plongent sous les 30 degrés. Au Québec, c'est rien de trÚs
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surprenant. Et les habitants vivent dans une atmosphĂšre oĂč la neige et la glace sont
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omniprésentes. Dans une maison modeste, les lumiÚres sont éteintes et le silence est
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presque insupportable. Dans la cuisine, sur la porte du réfrigérateur, une photo aimantée
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attire l'Ćil. Celle d'un adolescent de 17 ans, cheveux bruns en bataille, regards timides.
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Samuel Hervé. Quelques jours plus tÎt, Samuel s'est enlevé la vie. Ce drame,
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17 ans seulement, oui c'est tellement triste. Ce drame et mine aurait pu ĂȘtre
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considéré comme une tragédie personnelle de plus dans une petite communauté marquée
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l'isolement. Mais trĂšs vite, les enquĂȘteurs dĂ©couvrent que Samuel n'Ă©tait pas seul. DerriĂšre
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son écran, connecté à Discord, il faisait face à des voix anonymes, des pseudonymes qui
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l'ont poussé, harcelé et finalement encouragé jusqu'au point de non-retour.
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Ses voix appartiennent à un réseau obscur, organisé, qui se dissimule derriÚre un nom
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énigmatique 764 764. On retourne en arriÚre, Emile, en janvier 2021. Dans la petite ville de
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Stephenville au Texas, connue pour ses rodées aussi ranch et sa vie universitaire, eh bien
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Stephenville est aussi le chef-lieu du comté de Herat. C'est ici que vit un adolescent de 17
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ans, Bradley Caddenhead. Dans sa chambre, il passe ses journées devant l'ordinateur,
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peu populaire, attirĂ© par des ondres d'internet et le rĂȘve de reconnaissance et d'un sentiment
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d'appartenance. Caddenhead décide de créer un serveur Discord, son nom 764, qui est une
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rĂ©fĂ©rence au code postal de Stephenville qui est le 76401. Un simple clin d'Ćil gĂ©ographique,
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mais qui deviendra bientÎt le symbole d'un des réseaux en ligne les plus inquiétants de
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décennie. Rapidement, Caddenhead modÚle son serveur sur des influences croisées ailleurs.
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Le groupe CVLT, qu'on peut dire aussi culte. Une mouvance en ligne obscure mĂȘlant imagerie
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sataniste, fascination pour la violence, mais surtout aussi l'Ordre des neuf angles,
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aussi qui sont connus sous le sigle 09A ou 0NA. Je connais pas ça, moi, l'Ordre des
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neuf angles. J'y connaissais pas avant de faire la recherche, honnĂȘtement. Je vous en
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parle un petit peu plus, je vais vous parler de culte CVLT, qui est une organisation en
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ligne fondée en 2019 par l'étudiant indien Rowan Rain. à l'origine, c'était un simple
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serveur Discord qui réunissait quelques centaines de membres liés à des idéologies
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radicales. Le groupe a rapidement dérivé vers l'exploitation de mineurs, manipulant
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des adolescentes pour obtenir des images compromettantes, ensuite utilisées pour
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les pousser Ă l'autodestruction. Plusieurs de ses leaders, dont Rain et Caleb Merritt,
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ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s entre 2021 et 2025, aprĂšs que les autoritĂ©s eurent identifiĂ© au moins
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16 victimes dans le monde. Liés au réseau cybercriminel The Comm, non plus que je
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connaissais pas, COM, mais le culte est aujourd'hui considéré comme le précurseur
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de 764, qui s'en est directement inspiré. Et aussi, si on parle de l'Ordre des Neuf Angles,
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de son cÎté, c'est une secte sataniste née au Royaume-Uni dans les années 70. Ok,
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c'est fou, hein ! Au fil des décennies, elle a dérivé vers une idéologie néonazie
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et terroriste, prÎnant ce qu'on appelle l'accélérationnisme, l'idée qu'il faut
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précipiter l'effondrement de la société par la violence, le meurtre et la destruction
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morale et ses références, souvent mal comprises par les jeunes qui rejoignent 764, nourrissent
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pourtant la structure idéologique du groupe. Oui, c'est pas évident parce que le satanisme qui
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est présent un petit peu partout dans le monde, on dirait qu'il peut prendre deux volets,
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tu sais, un cÎté sataniste du genre, nous on refuse les idéologies religieuses, point,
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tu sais, on n'est pas en train de boire du sang de jeunes vierges pour vivre éternellement,
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mais c'est juste un rejet, il y a des satanistes, on le sait souvent, ils font mĂȘme des stunts un
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peu publicitaires, un peu rigolos, l'église de Satan, je ne suis pas un pro du satanisme,
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corrigez-nous, je suis sûr que certains d'entre vous, les dits tordus, vous vous y connaissez,
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mais il y a ce satanisme-lĂ qui est un peu une opposition aux autres religions sans ĂȘtre
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forcĂ©ment un groupe mal intentionnĂ©, mais il y a l'autre forme de satanisme oĂč, un peu comme
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tu parles, on incorpore des idéologies nazies, puis un discours de haine et autres, donc ici,
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on se trouve un peu plus de ce cÎté-là , on se trouve un peu plus du cÎté du satanisme mauvais.
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C'est jamais bon, mais en tout cas, c'est extrĂȘme. Ă la limite, c'est instrumentalisĂ©
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pour arriver Ă faire des drames encore pires. Oui, oui, je suis plus un fan de la premiĂšre
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approche. Oui, c'est ça. Mais non, c'est assez incroyable et honnĂȘtement, je ne pensais pas,
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en faisant la recherche et tout ça, je ne pensais pas qu'il y avait encore autant de cultes,
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mais de cette idéologie-là qui survivait en ligne. Exact. Mais pour Bradley, le but est
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clair. Créer une communauté qui combine fascination pour le chaos, rituel de loyauté et
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domination psychologique. On va vous en reparler plus en détails tantÎt. Absolument. Je reviens
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un peu en arriÚre. Seb, pour comprendre pourquoi le Discord 764 a pu prospérer, il faut se
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tourner vers la plateforme qui l'a vu naĂŻve, c'est-Ă -dire Discord elle-mĂȘme. Je vais vous
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en parler un petit peu plus sur l'origine et la mentalité derriÚre cette plateforme-là .
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On en a un, Channel Discord, nous aussi, si vous ĂȘtes membre Patreon. Il n'y a pas,
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à ce que je sache, trop de satanistes dessus. Non, ça se passe bien. Discord a été fondé
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en 2015 à San Francisco par deux développeurs, Jason Cytron et Stan Wichniewski. Leur idée est
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simple, offrir un outil gratuit et fluide pour les joueurs de jeux vidéo en ligne. Une alternative
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à Skype ou encore Teamspeak qui étaient à l'époque les plus utilisés, mais qui étaient
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en mĂȘme temps pas trĂšs adaptĂ©s pour le gaming. DĂšs 2017, la plateforme revendique dĂ©jĂ
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45 millions d'utilisateurs. C'est vrai que c'est bien fait, Discord. Il y a beaucoup de
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ludifications, de gamification des mécaniques là -dedans. Puis, la pandémie de 2020 a tout
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changé. Alors que le monde entier se confine, Discord devient le lieu de socialisation de
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millions de jeunes. En un an, le nombre de comptes explose pour atteindre 300 millions.
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En 2021, la société lÚve plus de 500 millions de dollars et se hisse parmi les réseaux sociaux
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les plus utilisés par les adolescents rivalisant avec Snapchat ou Instagram.
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La force de Discord, c'est sa souplesse. Chacun peut créer un serveur gratuitement,
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inviter qui il veut, organiser des salons vocaux et textuels, partager des photos et
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vidéos. Mais cette liberté est aussi sa faiblesse, car dans le foissonnement de
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certaines communautés, certaines échappent totalement à la surveillance. C'est dans ce contexte que
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Bradley Caddenhead installe son serveur 764 et pour des adolescents vulnérables souvent isolés,
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ce groupe devient un aimant. L'impression de faire partie d'une communauté secrÚte,
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puissante oĂč l'on compte enfin pour quelque chose, mais derriĂšre cette façade, un piĂšge
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Dans le serveur 764, tout commence doucement. Les nouveaux venus sont accueillis par des
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discussions banales, de la musique, des jeux, des memes, mais trĂšs vite, le ton change.
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On demande une preuve de loyauté. Il faut écrire 764 sur une feuille de papier ou
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directement sur son bras et envoyer une photo pour prouver notre appartenance.
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Ces images sont appelées des fan-signes et à premiÚre vue, c'est innocent, presque ludique,
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mais c'est le premier pas vers une genre de mécanique d'emprise. C'est vrai que ça fait
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sectaire, on se rappelle au nexium qui se faisait marquer aux verres rouges. Ensuite,
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les demandes se multiplient. On encourage l'isolement. Ne dis rien Ă tes parents, ce qu'on
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des gages plus compromettants. Ces contenus sont stockés dans des archives internes surnommées
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les « lore books ». Véritables dossiers numériques, ils servent à la fois de trophées
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pour le groupe et d'outils de chantage. Si tu parles, on diffuse tout, que le groupe
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menace constamment. Les témoignages d'anciens membres décrivent une progression bien huilée.
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D'abord, des épreuves anodines, par exemple, changer sa photo de profil pour un symbole du
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groupe, publier un message absurde sur un autre réseau social, enregistrer un court
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message vocal en récitant une phrase imposée, des petites choses comme ça un peu rigolotes.
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Ensuite, les défis s'assombrissent. Par exemple, manquer volontairement une journée
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d'Ă©cole ou encore voler un petit objet et le montrer en vidĂ©o. Ăa peut aller
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mĂȘme jusqu'Ă harceler une personne ciblĂ©e Ă la demande du groupe. Puis vient l'Ă©tape
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celle des défis d'humiliation et de douleur. Certains joueurs racontent avoir été poussés
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Ă se couper superficiellement, c'est-Ă -dire s'automutiler, mĂȘme Ă Ă©crire 764 sur leur
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peau mais avec une lame ou à réaliser des gestes dégradants filmés par leur propre
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caméra. Dans certains cas, la pression allait jusqu'à demander l'envoi de
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menaces de diffusion si la personne refuse. Ăa va assez loin pour rĂ©ussir Ă attraper et Ă
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fidéliser les membres. On veut faire des choses humiliantes pour avoir un peu de matériel
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derriĂšre au cas oĂč quelque chose arrive. Exact, il faut se rappeler que ce sont des
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jeunes ados en deux ans, en 10 et 16 ans. Oui, c'est une strata d'ados quand mĂȘme assez
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isolés, pas beaucoup de vie sociale, tout ça. Exact. Et que les parents ignorent à peu prÚs
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quoi c'est Discord et qu'un monitor encore moins cette plateforme-lĂ , peut-ĂȘtre d'autres qui
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sont plus connus. Exactement. Chaque défi était consigné et archivé, ça fait du blackmail
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material. Ces lorebooks devenaient des dossiers de contrĂŽle, ainsi une bibliothĂšque de preuves
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compromettantes qu'on pouvait brandir à tout moment pour maintenir l'obéissance. Et plus
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un adolescent s'aidait, plus il s'enfonçait. Le piÚge psychologique fonctionnait à merveille,
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c'est impossible de revenir en arriÚre sans risquer la honte ou le dévoilement de ce contenu-là .
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Prise au piĂšge, de nombreux jeunes n'osent plus quitter le serveur. Au contraire,
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certains deviennent eux-mĂȘmes des bourreaux. On leur ordonne de recruter d'autres adolescents,
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de leur imposer les mĂȘmes Ă©preuves. 764 devient une pyramide de manipulation psychologique oĂč
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victimes et agresseurs se confondent et oĂč le seul moyen de survivre est souvent de reproduire
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la cruautĂ© qu'on a soi-mĂȘme subie. C'est un peu un incubateur Ă agresseurs, finalement.
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Oui, tu as raison. On apprends agressions 101 puis harcĂšlement 101. C'est vrai. On
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commence par te mettre au fond du baril, limite, t'humilier, te victimiser. Par la suite,
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eh bien, souvent c'est ça qui arrive, les victimes deviennent eux-mĂȘmes des agresseurs.
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Donc, je vois déjà un peu le schéma de fonctionnement de tout ça. Je trouve ça pas
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mal toxique, mettons. C'est dégueulasse, les gens qui ont fait ça. Emile, on retourne
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en arriĂšre le 12 novembre 2021, oĂč on a eu les premiers signes d'alerte aux autoritĂ©s. On
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se dĂ©place Ă Queens, Ă New York. La police arrĂȘte un jeune homme de 23 ans, Angel Almeida.
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Officiellement, il est inculpé pour possession illégale d'une arme à feu, mais lors de la
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perquisition, eh bien, les enquĂȘteurs dĂ©couvrent des symboles Ă©sotĂ©riques et des Ă©changes en
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ligne liés à l'ordre des neuf angles. à ce moment-là , le nom 764, eh bien,
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il n'apparaĂźt pas encore, mais Almeida devient un premier indice. Il illustre la
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façon dont ces communautés en ligne, oscillant entre satanisme, extrémisme et fascination
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pour le chaos, attirent des jeunes adultes instables. Pour les autorités, c'est le
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signe qu'une mouvance existe, mĂȘme si personne n'a encore compris son ampleur.
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Et pendant ce temps au Texas, eh bien, l'étau se resserre sur Bradley Cadenhead,
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le fondateur. DĂšs la fin de 2021 puis tout au long de 2022, les premiers signaux
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s'accumulent. Des familles alertent les autorités aprÚs avoir découvert que leur
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enfant frĂ©quentait un serveur inquiĂ©tant ou des pseudonymes anonymes les poussaient Ă
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s'isoler de leurs proches et à s'humilier pour prouver leur loyauté. Des signalements
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remontent aussi via Discord qui identifient certains comportements suspects et les
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transmet aux enquĂȘteurs. C'est ça, ils ont commencĂ© eux aussi Ă faire leur travail.
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à Stephenville, petite ville universitaire du comté d'Hérat, le nom de Cadenhead n'est
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pas encore connu du grand public, mais en coulisses, il devient une personne d'intĂ©rĂȘt.
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Les enquĂȘteurs commencent Ă suivre ses allĂ©es y venues numĂ©riques. NĂ© en 2004,
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il n'a que 17 ans lorsqu'il fonde 764 en hommage aux cotes postales de sa ville.
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76401. Il y a certaines sources qui disent 15 ans, donc je vous le dis,
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c'est 15 et 17. Pour ses proches, Bradley reste un adolescent discret absorbé par ses
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Ă©crans qui s'isole de plus en plus. Mais pour les enquĂȘteurs, il prend l'allure d'un chef de
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culte numérique. Et en mars 2023, c'est là que l'affaire éclate publiquement. Cadenhead
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est arrĂȘtĂ© par le shĂ©rif du comtĂ© d'HĂ©rat et inculpĂ© pour possession et diffusion de
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matériel pédopornographique. Et vous irez le googler, vous allez pouvoir vous faire une
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idée. C'est un ados, vous allez voir. On ne peut pas penser ça qu'il a fait tellement
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de choses horribles. On ne les décrive pas tant que ça, mais vous pouvez figurer. Vous allez le voir,
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il a l'air d'un enfant innocent. Ils doivent ĂȘtre souvent surpris, les enquĂȘteurs,
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surtout dans des domaines numériques comme ça. Tomber sur un hacker comme Mafia Boy qui
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finalement, je ne sais plus avec quel Ăąge, 15 ans, 15 ou 16 ans, un truc de mĂȘme, super jeune.
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Tu t'attends à un genre de gang lord derriÚre une armée d'ordinateurs et tout ça. Tu arrives
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dans un sous-sol Ă la valpe. C'est ça chez ses parents. Et lĂ , mĂȘme chose ici. Tu vois un truc,
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tu es lĂ , mon Dieu, ça doit ĂȘtre vraiment une gang de mĂ©chants croceurs, de trafiquants humains
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qui gÚrent cette chose-là . Mais finalement, c'est ça encore une fois, c'est des ados.
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Oui, exact. Et les preuves sont accablantes. Ce qui a été saisi chez lui, ordinateur,
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téléphone, disque dur, révÚle des échanges directs avec des victimes, des archives de
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Hansen, beaucoup de lorebooks aussi, et des traces de son rĂŽle de meneur. Son procĂšs se
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tient au tribunal du comté. Face à l'ampleur des charges, eh bien, Cadenhead plaide coupable.
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Le juge, frappé par la gravité des faits et par la jeunesse de l'accusé, ne fait
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preuve d'aucune indulgence. Il le condamne Ă 80 ans de prison. Eh boy! Il ne sortira
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jamais Ă l'Ăąge qu'il y a. Oh lĂ lĂ ! C'est fou! Pour le grand public, cette
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condamnation sonne comme la fin de 764. Son fondateur est derriĂšre les barreaux. Ses
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serveurs sont identifiés. Sa réputation est détruite. Mais la réalité, elle est
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tout autre. Car au moment mĂȘme oĂč le juge prononce la peine, 764 n'est plus seulement
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l'Ćuvre d'un adolescent txant. En trois ans Ă peine, le rĂ©seau est devenu un
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monstre tentaculaire. Pour chaque serveur fermé, deux renaissent ailleurs. Pour
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chaque leader arrĂȘtĂ©, de nouveaux pseudonymes surgissent dans les interstices d'Internet.
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L'idéologie s'est détachée de son créateur pour vivre de sa propre vie.
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Exact. Comme une sorte de virus. Le nom de Bradley Cadenhead disparaĂźt des
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conversations, mais 764 continue de grandir, porté de par de nouvelles figures encore
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plus ambitieuses et encore plus cruelles que lui.
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Il va y avoir, Seb, aussi des révélations qui vont survenir en 2024. Nous sommes
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en mars 2024. Alors que la plupart du monde n'a jamais entendu parler du Discord 764,
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un consortium de médias internationaux va changer la donne. Le Washington Post,
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Wired, Der Spiegel en Allemagne et The Recorder au Royaume-Uni publient simultanĂ©ment une enquĂȘte
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qui va révéler au grand jour l'existence de l'ampleur du réseau. C'est cool quand
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les mĂ©dias se mettent ensemble comme ça pour sortir la mĂȘme enquĂȘte. GĂ©nĂ©ralement,
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ils sont en compétition, mais je pense que justement pour faire un gros impact des fois,
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surtout dans des contextes comme ça qui touchent l'humanité, qui touchent la jeunesse,
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qui sont des crÚmes, des fléaux à quelque part. Pourquoi vous ne vous mettez pas tous
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ensemble pour justement révéler des choses, dévoiler des trucs,
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sortir de votre compétition puis justement essayer de faire changer les choses en publiant
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en bloc des enquĂȘtes comme ça. Je trouvais que c'Ă©tait une bonne idĂ©e dans ce cas-ci.
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Les journalistes ont eu accÚs à plus de 3 millions sables de messages échangés dans
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des serveurs liés à 764 et ce qu'ils découvrent dépasse l'entendement. Un réseau
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transnational actif non seulement sur Discord, mais aussi sur Telegram,
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dans Minecraft et dans Roblox, deux jeux extrĂȘmement populaires chez les jeunes,
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et divers forums clandestins. On aurait sans doute la chance d'en reparler de Roblox et de
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Minecraft parce qu'en ce moment, ils subissent les foudres des parents entre autres pour ce qui
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se passe dans ce jeu-là , sur la monétisation, sur plein de potentiels cyberprédateurs
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qui se retrouvent. Sans doute que ça fera l'objet d'un autre épisode. Bref,
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leur analyse montre une organisation hiérarchisée avec des leaders identifiés par pseudonyme,
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des recruteurs, des archivistes et une multitude de jeunes pris dans l'engrenage.
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Les journalistes parlent d'un culte numérique, des rites d'initiation avec les fan-signes entre
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autres et une mécanique d'endoctrinement qui rappelle les sectes classiques mais
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transposés à leur numérique. Les victimes sont souvent ùgées de 12 à 16 ans et sont
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contraintes de fournir des preuves de loyauté et sont piégées par le chantage.
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Cette enquĂȘte fait l'effet d'une bombe. Pour la premiĂšre fois, le grand public prend
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conscience qu'un serveur portant le nom anodin 764 n'est pas un simple groupe marginal de
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gamers mais bien une machine mondiale de manipulation et d'abus. Sous pression,
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Discord annonce avoir supprimé plus de 34 000 comptes liés au serveur.
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Mais pour beaucoup, cette réaction arrive trop tard. Le mal est déjà fait.
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Parmi toutes les révélations, ce sont les témoignages des victimes et de leur
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famille qui bouleversent le plus. Certaines jeunes filles racontent avoir été approchées
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à travers des jeux en ligne comme Roblox et l'approche était souvent banale. Des
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compliments au début, beaucoup d'humour, des discussions autour de la musique ou du
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gaming. Bref, on les flatte un peu dans le sens du poil, on leur dit qu'elles
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sont spéciales, qu'elles ont le profil pour rejoindre un serveur trÚs exclusif. Une fois
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Ă l'intĂ©rieur, le ton change et ce qui semblait ĂȘtre une nouvelle bande d'amis se transforme
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vite en un piÚge infernal. Des garçons, eux, disent avoir été attirés par des discussions
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sur le sport, sur les memes ou via des communautés musicales. Ils croyaient trouver
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des pairs mais se retrouvaient à exécuter des défis humiliants. Un adolescent a confié
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qu'on lui avait d'abord demandé de poster une photo de lui avec 764 écrits sur sa main,
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puis quelques semaines plus tard de manquer volontairement un cours et d'envoyer une
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preuve. L'escalade se faisait en douceur mais toujours dans le mĂȘme sens vers l'isolement
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et la compromission. Beaucoup expliquent qu'ils avaient peur de parler, peur que leurs
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parents découvrent ce qu'ils avaient envoyé, peur aussi de voir leur réputation détruite
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car les leaders conservaient tout dans les fameux lorebooks. Ces archives, qui sont des
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véritables dossiers de contrÎle, plannaient comme une épée de DamoclÚs au-dessus de chaque
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membre. Si tu parles, tout sera diffusé. C'était un peu le mojo dans la communauté.
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Le silence devenait leur prison. Le cas du suicide de Samuel Hervé qu'on a parlé en
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introduction qui est survenu en dĂ©cembre 2024 n'est pas isolĂ©. Les enquĂȘteurs relient
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rapidement d'autres tragédies à l'influence de 764. Mais Samuel devient un symbole parce que
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son histoire met en lumiÚre le pire de la mécanique, c'est-à -dire la pression de groupes,
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le harcÚlement en direct et l'incapacité de la plateforme à intervenir à temps.
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Les messages envoyés dans ces derniers jours montrent qu'il était harcelé constamment
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en temps réel, poussé à bout par une meute de pseudonymes anonymes. Dans plusieurs
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familles, le sentiment est le mĂȘme, elles n'ont pas seulement perdu un enfant, elles ont Ă©tĂ©
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trahies par un univers numérique qu'elles ne comprenaient pas et qui s'est avéré bien
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plus dangereux qu'elles ne l'auraient imaginé. Comme le résumait un parent lors d'une
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entrevue, on croyait que notre fille parlait à des amis en ligne, mais en réalité,
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elle faisait face Ă une machine de manipulation. On se dĂ©place maintenant en janvier 2023 Ă
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Michigan, aux Ătats-Unis. Dans ce petit village enneigĂ© du comtĂ© de Manistie, oĂč les maisons
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de bois s'alignent le long des rues désertes, plusieurs véhicules noirs du FBI s'immobilisent
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à l'aube devant une demeure modeste. à l'intérieur vit Richard Anthony Rayna Densmore,
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47 ans, vétéran de l'armée, un homme respecté dans son voisinage,
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mais que les enquĂȘteurs soupçonnent d'ĂȘtre une piĂšce importante du rĂ©seau 764.
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Oh, donc on aurait maintenant un homme de 47 ans, pas juste des ados.
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Exact. La perquisition est méthodique. Les agents fouillent chaque piÚce. Dans une chambre,
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l'un d'eux remarquent une grille d'aération légÚrement déplacée. DerriÚre, soigneusement
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emballée, deux téléphones. Ces appareils contiennent des milliers de messages et des
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fichiers compromettants, certains liés à des victimes mineures. Densmore les avait
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assimilĂ©s lĂ , quelques mois plus tĂŽt. Il s'Ă©tait mĂȘme filmĂ© en train de brĂ»ler du matĂ©riel
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électronique dans un baril de métal, écoutait ça, puis disait « bye bye evidence », donc bye
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bye les preuves, écrivait-il, signe d'une tentative d'effacer des preuves. Selon les
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documents d'enquĂȘte, eh bien Densmore utilisait l'alias RABID et opĂ©rait des
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salons-serveurs liés à 764, dont un hub qui se nommait, vous allez voir, Seward, donc
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S3WER, donc Ă©gout, et un autre appelĂ© Coltist, oĂč l'on recrutait et conditionnait des mineurs
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par la peur, l'humiliation et le chantage. Pour les enquĂȘteurs, Densmore n'est pas
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un simple consommateur passif, il est un facilitateur. Sous cette alias, il animait
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des salons, recrutait de nouvelles victimes, imposait des rituels de loyauté et archivait
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des preuves compromettantes. Dans la mécanique de 764, ce type d'archive, comme on vous l'explique
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depuis tout à l'heure, sert à tenir les victimes par la peur et le chantage. Rapidement inculpé
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par un grand jury fédéral, il plaide coupable en juillet 2024 à un chef d'exploitation
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sexuelle d'enfants. Il y avait beaucoup d'autres, comment dire, accusations, ils sont tombés,
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puis souvent il dit que sous ce chef-là , ça regroupe d'autres. Et le 7 novembre 2024,
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la sentence tombe, 30 ans de prison, peine maximale pour ce type de crime. Le ministĂšre
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public souligne alors que 764 n'est pas seulement un réseau d'abus, mais une mouvance extrémiste
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qui instrumentalise la manipulation en ligne pour déstabiliser et détruire des vies. Et de plus
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en plus dans les procĂšs aux Ătats-Unis, il inclut toujours le terme terrorisme. C'est
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du terrorisme intérieur en fait pour eux. Et avec ce que Trump dit récemment, ça va
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considérer comme des terroristes. C'est un peu arrivé avant l'Úre Trump actuelle. J'aurais été
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curieux si ça aurait sorti pendant que Trump est au pouvoir. Qu'est-ce qu'il aurait pu faire?
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Ce serait son genre de bannir ou de scourge. Des fois il fait des gestes directs sans réflexion.
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Ok, lĂ on va vous parler d'un autre cas aussi. Et lĂ on va se dĂ©placer au 16 janvier 2025 Ă
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Londres. Dans la salle d'audience du Old Bailey, le tribunal criminel central du Royaume-Uni,
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un jeune homme de 19 ans écoute son verdict. Cameron Finnegan, originaire de Horsham, vient
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d'ĂȘtre condamnĂ© Ă 6 ans de prison Ă sortie de 3 annĂ©es de surveillance supplĂ©mentaire.
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Lui aussi, je vous invite Ă le googler, c'est un petit enfant, Cameron Finnegan. Finnegan,
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il a fait des choses horribles. Il se faisait appeler Acid en ligne et est décrit par la
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police antiterroriste britannique comme un membre actif d'un réseau sataniste lié à 764.
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Un beau combo.
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Oui. Les enquĂȘteurs ont dĂ©couvert sur ses appareils un manuel terroriste de 11 pages
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expliquant comment organiser une attaque de masse Ă l'aide d'un camion ou mĂȘme d'armes blanches,
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et ainsi que des conversations oĂč il se vantait d'inciter des adolescentes Ă se mutiler ou voire
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mĂȘme se suicider en direct.
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Oh là là , est-ce que c'est arrivé ça ou il y a juste incité, monsieur?
[37:58]
Vous allez voir, j'y arrive tout Ă l'heure. Mais son arrestation remonte Ă mars 2024,
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aprÚs une alerte sur une possible arme à feu à son domicile. Par contre, aucun fusil n'a été trouvé,
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mais ses téléphones et ordinateurs ont révélé des centaines de conversations glaçantes.
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Dans l'une d'elles, justement, il poussait une jeune fille italienne Ă diffuser en direct
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sa propre mort. Mais les autorités n'ont jamais pu confirmer c'était qui et qu'est-ce
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qui était advenu d'elle. Ils n'ont jamais réussi à remonter la trace.
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Ben oui.
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Fait qu'on ne le sait pas si elle s'est réellement tuée ou non.
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Ouf, ouais, je sais peut-ĂȘtre qu'on va avoir un update un jour.
[38:34]
Ah oui, mais celaâŠ
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Parce qu'elle passait toujours par des pseudo.
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Exact, exact.
[38:39]
J'imagine qu'il n'arrivait pas Ă retrouver peut-ĂȘtre son adresse physique.
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C'est ça que je me suis questionné comment ils ont fait.
[38:45]
Puis on peut voir une entrevue avec lui sur un des médias qui en parlait.
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Puis lui, il dit, ah, sur le moment, l'enquĂȘteur lui demande,
[38:54]
mais tu n'étais pas conscient du mal que tu faisais, tu sais, qu'il y avait un risque.
[38:58]
Ben, il dit, sur le moment, non, ça ne me passait pas vraiment par la tĂȘte.
[39:01]
Je pensais juste à me protéger puis à agir.
[39:05]
Tu sais, comme s'il n'y avait pas deâŠ
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Pas de conscience de l'autre vraiment.
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Oui, exact, exact.
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Aucune empathie.
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Non, c'est assez dommageable.
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Et lors des audiences, le juge, puis vous allez voir aussi un nom approprié,
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Mr. Justice Jay, ça me fait toujours rire les juges qui ont desâŠ
[39:24]
Ben voyons donc, c'est sĂ»r qu'il a changĂ© son nom aprĂšs qu'il a eu sonâŠ
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Mais je ne sais pas, on avait eu le doctorat.
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Son barreau, lĂ , je ne sais pas.
[39:30]
Le juge Judge, l'autre fois, tu sais, le juge Justice Jay, ça me fait quand mĂȘme rire.
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On le qualifie de menace sérieuse et persistante pour la société,
[39:40]
pour la police antiterroriste du Sud-Est, on est en Angleterre.
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L'affaire démontre que 764 n'est pas seulement un réseau d'abus en ligne,
[39:50]
c'est une communauté qui se livre à une véritable compétition interne.
[39:54]
Si tu arrives à pousser quelqu'un à s'automutiler, tu es respecté.
[39:58]
Si tu réussis à les amener au suicide, tu atteins le sommet,
[40:02]
selon une enquĂȘteuse qui a enquĂȘtĂ© sur le dossier.
[40:04]
Eh boy!
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Ah non, ça fait vraiment peur.
[40:07]
Les enquĂȘteurs ont aussi dĂ©couvert que Finnegan
[40:10]
planifiait ce qu'il appelait une « terreur weak »,
[40:13]
au cours de laquelle il envisageait de tuer un sans-abri dans une tente prĂȘte chez lui,
[40:18]
à une chance qu'ils l'ont poigné à l'avant.
[40:19]
Sur ses murs, des pentagrammes et des drapeaux ornés de croix-gamés
[40:23]
rappelaient l'imbrication entre satanisme et idéologie néonazie.
[40:27]
C'est aussi, si vous les googlez, vous allez les voir,
[40:30]
il y a eu des photos de sa chambre qui ont été diffusées.
[40:34]
Pour la police britannique, Finnegan illustre le danger immense que représente 764,
[40:40]
un réseau à la fois extrémiste, manipulateur et sadique,
[40:44]
capable d'inspirer des jeunes vulnérables à franchir le pas vers la violence et le terrorisme.
[40:49]
Mais j'ai de la misĂšre Ă comprendre,
[40:51]
il habitait chez ses parents, lui, pour avoir des croix-gamés sur son mur de sa chambre?
[40:56]
Je pense que oui, en fait, parce qu'il est condamné à 19 ans,
[41:00]
mais il est arrĂȘtĂ© un peu avant.
[41:01]
Et il me semble que dans ce que j'ai vu de l'environnement,
[41:03]
ça a la valeur d'une chambre.
[41:04]
C'est particulier, avoir un enfant qui a de la déco comme ça,
[41:08]
je ne sais pas si les parents sont dans la mĂȘme idĂ©ologie.
[41:10]
Ăa, c'est une trĂšs bonne question parce que c'est ça,
[41:13]
il y a l'aspect tout numérique qui est plus difficile à vérifier sur Discord,
[41:18]
mais t'as raison, surtout que tu es ostentatoire.
[41:21]
C'est vrai que tu peux avoir comme parent,
[41:23]
tu as une sorte de responsabilité aussi,
[41:27]
mais peut-ĂȘtre qu'il s'en occupait pas ou...
[41:28]
Mais ça, j'ai pas le dĂ©tail, honnĂȘtement.
[41:30]
HonnĂȘtement lĂ -dessus, mais t'as raison que s'il y a ça,
[41:33]
il y a une forme de responsabilité parentale.
[41:35]
Si tu peux comprendre les pentagrammes,
[41:37]
c'est peut-ĂȘtre un fan de musique mĂ©tal,
[41:39]
il a peut-ĂȘtre Ă©coutĂ© beaucoup de Slayer,
[41:41]
mais aprÚs, les croix-gamés et tout ça dans sa chambre,
[41:45]
puis les trucs extrémistes, j'avoue que ça lÚve un drapeau aux parents, je pense.
[41:49]
Oui, puis il y en a un, c'est vraiment...
[41:52]
Je suis pas un spécialiste de Satan, comme tu disais non plus,
[41:54]
mais genre de la tĂȘte de boeuf un peu satanique et tout ça,
[41:57]
que je trouve quand mĂȘme belle esthĂ©tiquement, si je peux dire,
[42:01]
mais si ma fille mettait ça dans sa chambre,
[42:03]
je me poserais des questions.
[42:04]
Oui, c'est clair.
[42:08]
On se déplace maintenant, Seb, en avril 2025,
[42:11]
donc il y a pas si longtemps aux Ătats-Unis,
[42:13]
parce qu'il y a eu des dĂ©veloppements quand mĂȘme cette annĂ©e,
[42:15]
au cours de l'année, sur ce sujet-là .
[42:17]
La salle de nouvelles, le disto est en feu.
[42:20]
Les agents fédéraux n'ont pas de doute.
[42:22]
Les deux cibles qu'ils s'apprĂȘtent Ă interpeller sont plus que de simples pseudos.
[42:27]
Il y a Leonidas Varadjianis de 21 ans, alias War,
[42:32]
il y a aussi Prazan Népal de 20 ans, alias Trippi,
[42:37]
qui sont devenus les tĂȘtes de proue de 764 Inferno,
[42:41]
qui est une ramification de l'organisation originelle,
[42:45]
qui a l'air encore plus axé vers le satanisme.
[42:49]
On va revenir sur War, dans le fond, Leonidas.
[42:52]
Lui, c'est un citoyen américain installé à Thessalonique, en GrÚce.
[42:57]
Les enquĂȘteurs dĂ©crivent un jeune homme charismatique derriĂšre son Ă©cran
[43:01]
qui se présente en chef.
[43:03]
C'est lui qui coordonne les opérations, la gestion des serveurs,
[43:07]
les directives aux recrues, la centralisation des lorebooks,
[43:11]
les archives dont on vous parlait.
[43:13]
War est un peu l'idéologue, celui qui insuffle une aura mystique
[43:17]
et violente Ă 764 Inferno.
[43:20]
Trippi, lui, vit Ă High Point, en Caroline du Nord.
[43:24]
Moins stratÚge que l'autre, il est le bras droit opérationnel.
[43:28]
Il fait les contacts directs avec les recrues,
[43:31]
des manipulations psychologiques,
[43:33]
il va s'occuper de faire des menaces aussi,
[43:35]
donc c'est un peu le commandant militaire.
[43:40]
Les documents judiciaires citent ses propres messages en ligne
[43:43]
oĂč il se vante d'avoir accĂšs Ă des contenus pĂ©dopornographiques
[43:47]
et donne des conseils glaçants à d'autres prédateurs
[43:50]
sur la façon de séduire ou d'exploiter des adolescents en détresse.
[43:56]
Un beau background, quoi.
[43:57]
à seulement 20 ans, il est déjà devenu un rouage essentiel
[44:02]
de ce réseau tentaculaire numérique.
[44:04]
Ăa commence jeune, quand mĂȘme, la bouille de pornographie.
[44:08]
Faut les watcher, mĂȘme Ă 20 ans.
[44:10]
L'acte d'accusation du département de la justice
[44:13]
ne laisse aucune place aux doutes.
[44:15]
Warr et Trippi appartiennent à une mouvance qualifiée
[44:19]
de nihilistique violent extremiste.
[44:22]
Donc des extrémistes violents et nihilistes.
[44:26]
L'arbu n'était pas seulement de recruter et de terroriser les enfants,
[44:30]
mais aussi de déstabiliser la société.
[44:32]
L'influence de l'ordre des neuf angles
[44:35]
et de la mouvance culte est palpable.
[44:38]
Une fascination pour le satanisme,
[44:40]
des références néonazies,
[44:41]
une rhétorique d'accélérationnisme,
[44:45]
tout concourt Ă une logique du chaos
[44:46]
oĂč l'exploitation des plus vulnĂ©rables devient une arme de choix.
[44:51]
Les fameux cut signs,
[44:53]
oĂč les victimes se mutilaient en Ă©crivant 764 sur leur peau,
[44:59]
illustrent, entre autres, cette idéologie tordue.
[45:03]
Et dans leur univers, la douleur et la peur
[45:05]
sont autant de trophées que d'outils de contrÎle.
[45:09]
On arrive, le 22 avril 2025, Seb.
[45:12]
Le FBI arrĂȘte finalement Trippi Ă High Point en Caroline du Nord.
[45:18]
Quelques jours plus tard, le 28 avril,
[45:20]
c'est au tour de Warr d'ĂȘtre interceptĂ© en GrĂšce par les autoritĂ©s lĂ -bas,
[45:26]
dans une opération menée le main dans la main
[45:28]
entre le FBI et le département de la justice.
[45:32]
Les deux hommes sont inculpés pour avoir dirigé
[45:34]
une entreprise criminelle mondiale d'exploitation d'enfants.
[45:38]
Lors d'une conférence de presse le 30 avril,
[45:41]
le procureur du district de Columbia résume la situation et je le cite
[46:01]
C'est bien résumé ici.
[46:03]
L'arrestation de Warr et Trippi est un coup de filet majeur.
[46:08]
Les autorités américaines frappent le sommet actif du réseau tentaculaire.
[46:12]
Mais les enquĂȘteurs le savent,
[46:14]
l'écosystÚme ne repose pas seulement sur deux individus.
[46:17]
On le dit tantĂŽt quand tu coupes une tĂȘte du serpent,
[46:20]
il y en a deux autres qui poussent.
[46:22]
Déjà , d'autres pseudonymes émergent dans des recoins obscurs d'Internet.
[46:26]
Cette victoire judiciaire est symbolique et nécessaire,
[46:29]
mais malheureusement, la guerre contre 764 ne fait que commencer.
[46:35]
Et c'est le 6 mai 2025, lors d'un point de presse Ă Washington et Mill
[46:39]
que le directeur adjoint du FBI s'avance devant les caméras.
[46:43]
Son message est clair.
[46:45]
Nous faisons face à une menace d'une ampleur inédite.
[46:49]
Pour la premiÚre fois, le FBI dévoie publiquement
[46:53]
l'ampleur de ses efforts contre le réseau 764.
[46:56]
Ăcoutez ça, le chiffre frappe.
[46:58]
Plus de 250 enquĂȘtes ouvertes simultanĂ©ment
[47:02]
rĂ©parties Ă travers les 56 bureaux du terrain de jeu du FBI aux Ătats-Unis.
[47:08]
Jamais auparavant une structure numérique issue de Discord
[47:11]
ou de n'importe quelle plateforme numérique
[47:14]
n'avait mobilisé une telle réponse coordonnée.
[47:17]
Imagine le nombre de monde lĂ -dessus
[47:19]
pour 250 enquĂȘtes dans 56 bureaux.
[47:23]
Au moins, ils ont priorisé ça.
[47:26]
Oui, parce qu'ils voient que c'est un phénomÚne tellement d'ampleur.
[47:31]
Chaque bureau de Los Angeles Ă New York, de Miami Ă Anchorage
[47:34]
a désormais un ou plusieurs dossiers liés à 764.
[47:39]
Ces enquĂȘtes portent autant sur des cas individuels d'extorsion
[47:43]
que sur des ramifications internationales.
[47:45]
Ils sont en lien avec Europol, Interpol
[47:48]
et les forces de l'ordre canadiennes aussi.
[47:50]
Vu qu'on parle que, justement, c'est un réseau d'extorsion
[47:55]
et de sextorsion internationale,
[47:57]
on sait-tu s'ils faisaient des revenus, eux autres, avec tout ça?
[48:00]
C'est une bonne question.
[48:01]
Est-ce qu'ils voulaient juste faire chier le monde
[48:04]
ou ils en tiraient des revenus grĂące au chantage et autres?
[48:07]
Parce que pour avoir des ramifications comme ça,
[48:09]
ils devaient avoir des revenus tirés de ça.
[48:13]
Ăa n'a jamais Ă©tĂ© nommĂ©, comment dire, mis de l'avant.
[48:16]
Je te le dis, en tout cas, mĂȘme dans mes recherches,
[48:17]
puis tu as raison, tu sais, souvent, il peut y avoir un...
[48:19]
Mais j'ai l'impression que toute l'extorsion,
[48:22]
sextorsion était faite sur du chantage
[48:25]
que sur des traces, on dirait, numériques
[48:29]
qui possédaient deux.
[48:31]
Mais j'ai rien vu lĂ -dessus, c'est une bonne question.
[48:34]
Et tandis que c'est des jeunes, c'est vrai, tu sais,
[48:35]
il n'y a pas eu de saisie de portefeuille de crypto.
[48:38]
Souvent, on entend ça, mais rien, rien, rien.
[48:41]
Ăa fait que j'ai l'impression que ça ne devait pas ĂȘtre le moteur
[48:44]
de tout ça, en fait.
[48:47]
Je me demande un peu, c'est quoi le moteur de motivation
[48:52]
derriÚre ça, parce que justement, il y en a un
[48:54]
qui va faire 80 ans de prison, un autre 30 ans de prison,
[48:57]
tout ça pour juste assouvir un besoin de domination
[49:02]
puis de, je ne sais pas, satisfaire des pulsions.
[49:06]
J'ai l'impression qu'ils ne pensaient pas ĂȘtre pris
[49:07]
aux piĂšges, mais l'humain, c'est lĂ que tu vois
[49:10]
les travers de l'humain, quand tu lui donnes
[49:13]
des mauvais outils entre les mains, il peut avoir
[49:15]
une mauvaise pensée.
[49:16]
Ăa me fait toujours penser au film The Experience,
[49:20]
qui avait été basé sur une vraie expérience sociale
[49:22]
oĂč il avait mis tous des gens normaux, mais il avait
[49:25]
divisé les prisonniers, les gardiens, je ne sais pas
[49:27]
si tu te rappelles de ça, il y avait des faux prisonniers
[49:30]
puis des faux gardiens, il leur avait donné des lunettes
[49:32]
parce qu'on sait quand tu n'as pas le regard,
[49:35]
puis il y a des gens tout Ă fait normaux, non violents
[49:37]
qui viraient violents, contrĂŽlent,
[49:42]
quand on te donne des outils qui peuvent te donner
[49:45]
un certain pouvoir sur l'autre, mais j'ai l'impression
[49:47]
que ça fait un effet de boule de neige,
[49:49]
ça doit ĂȘtre progressif qu'on contrĂŽle,
[49:52]
puis d'aimer le contrĂŽle, puis tu continues,
[49:54]
tu continues, mais je n'arrive pas Ă comprendre
[49:57]
au niveau psychologique, mais on sait qu'est-ce qui peut
[49:59]
motiver des gens Ă faire tant de mal Ă des gens.
[50:04]
Mais dans mes cours en numérique, ils disent que par exemple,
[50:06]
il y a un nom à ça, mais la distance,
[50:09]
ça enlÚve l'empathie.
[50:11]
Automatiquement, l'écran, l'interface de l'écran
[50:14]
coupe une forme d'empathie, donc déjà là ,
[50:16]
si des gens ont peu d'empathie, s'il y en a encore moins,
[50:20]
ça doit aider, mais je pense que c'est une question lourde
[50:22]
dans le sens qu'il doit y avoir plein, plein
[50:24]
d'explications à ça, mais qui n'est pas simple.
[50:29]
Et lĂ , l'annonce est lourde de sens.
[50:31]
764 n'est plus perçue comme une simple communauté
[50:34]
déviante en ligne, mais comme une organisation
[50:37]
criminelle internationale opérant à la maniÚre
[50:39]
d'un cartel. Un haut responsable, en fait,
[50:42]
du FBI explique. Nous avons vu 764 se transformer
[50:45]
en un réseau tentaculaire numérique.
[50:48]
Chaque fois que nous coupons une tĂȘte,
[50:49]
deux autres poussent, mais nous ne lĂącherons pas.
[50:52]
Et ce que le grand public ne sait pas toujours,
[50:55]
c'est que ces enquĂȘtes ne laissent pas les agents indemnes.
[50:58]
Ăcoutez ça, parce qu'eux aussi,
[51:00]
eux, ils consultent le contenu pour enquĂȘter.
[51:04]
Pat, Mec, Monagle, un ancien enquĂȘteur du FBI
[51:08]
qui était spécialisé dans la cybercriminalité,
[51:11]
raconte plus tard dans un entretien qui a dĂ» suivre
[51:13]
une thérapie à cause de l'horreur du contenu
[51:16]
analysé dans les serveurs liés à 764.
[51:19]
Et là , je le cite, c'était comme regarder l'abßme.
[51:21]
Et l'abĂźme te regardait en retour.
[51:24]
Oui, on a fait une minidisto lĂ -dessus.
[51:26]
Exact.
[51:27]
Contempler l'abĂźme.
[51:28]
Et chaque dossier était plus sordide que le précédent.
[51:31]
Je me suis dit, comment des jeunes de 13 ou 14 ans
[51:35]
peuvent-ils ĂȘtre happĂ©s lĂ -dedans?
[51:37]
C'est vrai que c'est dur Ă comprendre.
[51:39]
Ces témoignages montrent que la guerre contre 764
[51:42]
ne se joue pas seulement sur le plan technique, mais aussi humain.
[51:46]
Les enquĂȘteurs eux-mĂȘmes paient un prix psychologique.
[51:49]
L'annonce du FBI s'inscrit aussi dans un climat politique tendu.
[51:53]
Depuis 2024, plusieurs élus, dont le sénateur Mac Warner,
[51:58]
lui, il dénonce une action des plateformes comme Discord.
[52:02]
Et en août 2024, il a envoyé une lettre ouverte
[52:05]
exigeant que l'entreprise renforce drastiquement
[52:09]
ses outils de modération.
[52:11]
C'est en mai 2025, presque un an plus tard,
[52:13]
aprÚs les révélations sur l'ampleur de 764,
[52:17]
les pressions s'intensifient.
[52:19]
Des procureurs gĂ©nĂ©raux d'Ătat comme le New Jersey
[52:21]
ou mĂȘme la Californie engagent des poursuites civiles
[52:25]
contre Discord, l'accusant de ne pas protéger les mineurs.
[52:29]
C'est sûr que Discord doit se retrouver dans l'eau chaude
[52:32]
constamment à cause de ça.
[52:33]
Oui, oui, oui, c'est ça, c'est beau la liberté,
[52:37]
mais en mĂȘme temps, elle est dure Ă monitorer aussi,
[52:41]
ce joueur-là , pour tenir ça, mais c'est sûr
[52:43]
qu'il n'avait pas mis assez d'outils.
[52:44]
Et là , l'affaire de 764 dépasse donc le seul cadre criminel.
[52:50]
Elle devient un enjeu de régulation et un débat national,
[52:53]
je dirais mĂȘme international,
[52:55]
sur la responsabilité des géants du numérique.
[52:58]
Et pour les familles touchées,
[53:00]
l'annonce du FBI a un double effet.
[53:01]
Elle apporte une forme de soulagement.
[53:04]
Enfin, les autorités reconnaissent l'ampleur du problÚme,
[53:07]
mais elles suscitent aussi la peur.
[53:09]
Si 250 enquĂȘtes sont ouvertes,
[53:12]
combien d'autres serveurs sont encore actifs
[53:14]
et hors de portée,
[53:15]
qui ne sont pas dans le radar actuel des enquĂȘtes?
[53:19]
Et je vous cite un pĂšre dont la fille de 14 ans
[53:22]
a survécu à l'emprise de 764.
[53:25]
Il confiait ça à un journaliste,
[53:26]
puis je trouvais qu'il avait bien raison.
[53:29]
C'est rassurant de voir le FBI agir,
[53:32]
mais ça veut dire que c'est partout.
[53:34]
Si eux doivent mobiliser 56 bureaux,
[53:36]
qu'est-ce qu'on, simple parent, peut faire?
[53:39]
Ben, c'est clair, hein?
[53:40]
C'est ça, moi, ça m'a restĂ© dans la tĂȘte
[53:42]
depuis que je suis tombé sur sa citation,
[53:44]
puis il a raison, lĂ .
[53:45]
C'est vraiment pas simple.
[53:48]
Et pendant que les agents fĂ©dĂ©raux multiplient les enquĂȘtes,
[53:51]
il y a une nouvelle arrestation
[53:52]
de l'autre cÎté de l'Atlantique,
[53:54]
qui va encore assombrir le tableau.
[53:57]
Exactement, Seb.
[53:58]
On continue dans l'année.
[54:00]
On se retrouve l'été dernier, en fait,
[54:02]
en juin 2025, Ă Hamburg, en Allemagne,
[54:06]
un quartier résidentiel paisible
[54:08]
Ă quelques kilomĂštres du port.
[54:10]
La police allemande, appuyée par des agents du FBI,
[54:14]
encercle discrĂštement un immeuble.
[54:16]
Leur cible est un jeune homme de 20 ans,
[54:19]
connu en ligne sous le pseudonyme White Tiger.
[54:22]
Pour ses voisins, il n'est qu'un étudiant discret,
[54:26]
souvent devant son ordinateur.
[54:27]
Mais pour les enquĂȘteurs,
[54:29]
il est l'un des prédateurs les plus actifs
[54:31]
liés au serveur Discord.
[54:33]
Quand il perquisitionne son appartement,
[54:36]
les agents découvrent des disques durs
[54:38]
remplis de conversations, de vidéos
[54:40]
et de dossiers classés par pseudonyme.
[54:43]
L'ampleur est vertigineuse.
[54:45]
Les enquĂȘteurs allemands parlent
[54:47]
de plus de 120 infractions potentielles,
[54:50]
extorsion, exploitation, incitation au suicide
[54:53]
et mĂȘme complicitĂ© dans des actes violents Ă l'Ă©tranger.
[54:58]
Parmi les dossiers saisis,
[55:00]
un cas attire particuliĂšrement l'attention,
[55:02]
celui d'un garçon de 13 ans aux Ătats-Unis,
[55:05]
poussé à se donner la mort en 2022.
[55:09]
Les traces numériques montrent que White Tiger
[55:12]
avait orchestré une campagne de harcÚlement psychologique
[55:15]
exploitant ses vulnérabilités
[55:17]
jusqu'Ă l'amener au point de rupture.
[55:20]
C'est ce fil tirĂ© par les enquĂȘteurs amĂ©ricains
[55:23]
qui a mené à Hambourg.
[55:25]
Le FBI avait partagé ses soupçons
[55:27]
avec les autorités allemandes dÚs le printemps 2025.
[55:31]
Lorsque la police allemande agit en juin,
[55:34]
elle confirme ce que tout le monde craignait,
[55:36]
le réseau 764 ne connaßt pas de frontiÚres.
[55:41]
L'arrestation de White Tiger marque
[55:43]
une premiÚre coopération officielle
[55:45]
entre le FBI et les autorités de Hambourg dans l'affaire.
[55:49]
En juillet 2025,
[55:50]
les procureurs annoncent l'ouverture d'une procédure élargie.
[55:54]
Les infractions de White Tiger
[55:56]
concerneraient non seulement des victimes allemandes,
[55:59]
mais aussi des adolescents aux Ătats-Unis,
[56:01]
au Canada et au Royaume-Uni.
[56:04]
Donc on n'y fait pas exception.
[56:05]
L'acte d'accusation le décrit
[56:07]
comme un super utilisateur du serveur.
[56:10]
Non seulement il participait au serveur lui-mĂȘme,
[56:13]
mais il gérait aussi la redistribution de contenu
[56:15]
et servait de relais pour plusieurs leaders anonymes.
[56:18]
Un agent de police allemand résume,
[56:21]
c'était comme découvrir un centre logistique
[56:24]
de la terreur numérique.
[56:26]
White Tiger se présentait comme une figure
[56:28]
charismatique auprĂšs de ses recrues.
[56:30]
Ses pseudos s'accompagnaient souvent
[56:32]
d'icĂŽnes fĂ©lines ou de slogans extrĂȘmes.
[56:35]
Dans les serveurs, il jouait sur la double image.
[56:38]
Un mentor protecteur d'un cÎté,
[56:41]
mais un bourreau impitoyable de l'autre.
[56:43]
C'est un peu ça, le bon cop, le bad cop,
[56:45]
mais en une personnalité.
[56:47]
Un adolescent britannique, identifié comme une victime,
[56:51]
a décrit dans un témoignage anonyme cette dynamique.
[56:54]
Il disait que j'étais son protégé,
[56:56]
puis dÚs que je n'obéissais pas,
[56:58]
il devenait violent.
[56:59]
Il criait en message.
[57:01]
Il me menaçait de ruiner ma vie.
[57:03]
Je croyais qu'il pouvait tout contrĂŽler.
[57:06]
En juillet 2025, les autorités de Hambourg
[57:09]
confirment que White Tiger devra répondre
[57:12]
de plus de 120 chefs d'accusation.
[57:15]
Ils n'ont pas lésiné sur la quantité de chaque accusation.
[57:19]
J'aime ça.
[57:20]
Allant de l'extorsion à la complicité de meurtre.
[57:23]
Son procĂšs est attendu comme l'un des plus importants
[57:26]
de l'histoire criminelle numérique en Allemagne.
[57:29]
Un procureur a mĂȘme dĂ©clarĂ©,
[57:31]
ce n'est plus un phénomÚne marginal,
[57:33]
c'est une emprise criminelle internationale.
[57:36]
Il a raison parce que mĂȘme si ce n'est pas ce saveur-lĂ ,
[57:38]
il y en a tellement d'autres.
[57:41]
C'est vrai que c'est important
[57:42]
et que c'est prioritaire de régler ce problÚme-là .
[57:46]
C'est des jeunes criminels qui s'attaquent Ă des jeunes victimes.
[57:49]
Ils ont encore toute la vie devant eux.
[57:51]
Tu ne veux pas les traumatiser comme ça dÚs l'adolescence.
[57:55]
Ils font bien de multiplier les chefs d'accusation
[57:58]
et d'avoir des grosses peines.
[58:00]
Oui, parce que tu as raison.
[58:01]
Tous les dommages collatéraux des victimes,
[58:03]
ça doit ĂȘtre incroyable.
[58:05]
C'est sûr que ça te marque à vie.
[58:07]
AprĂšs, c'est des traumas.
[58:09]
Les parents aussi sont traumatisés.
[58:10]
Des fois, ça se retrouve à l'école secondaire
[58:15]
parce qu'ils doivent faire ça aussi.
[58:16]
Ils doivent partager les images compromettantes
[58:19]
avec les amis, la famille, tout ça.
[58:22]
Ăa peut aller loin, perdre d'emploi,
[58:24]
tout ce qui est sur l'estime de soi.
[58:26]
Tu ne veux pas les briser Ă cet Ăąge-lĂ .
[58:28]
Mais non, tu es en train de te construire.
[58:30]
Oui, c'est ça.
[58:31]
C'est assez incroyable.
[58:33]
Et mĂȘme aprĂšs l'arrestation, Emile,
[58:35]
de Callenhead au Texas, de Densmore au Michigan,
[58:38]
de Ware et Trepey Ă Washington et en GrĂšce,
[58:41]
de Finnegan Ă Londres et de White Tiger,
[58:44]
dont tu viens nous parler Ă Hamburg,
[58:45]
une réalité s'impose.
[58:47]
764 n'est pas un groupe qu'on peut démanteler
[58:50]
en une seule opération.
[58:51]
Non.
[58:52]
C'est un réseau tentaculaire.
[58:53]
Ă chaque fois qu'on coupe une tĂȘte,
[58:54]
on vous le répÚte, deux autres pousses.
[58:57]
Et depuis 2021, le réseau a connu
[58:59]
une multitude de mutations.
[59:01]
Ă l'origine, il y avait le serveur 764
[59:04]
lié au code postal de Stephenville au Texas.
[59:07]
Mais au fil des années, les branches
[59:09]
se sont multipliées.
[59:10]
764 Inferno, Cult, Arm Nation,
[59:13]
qu'on ne vous a pas parlé qu'Ascar avec un K,
[59:16]
non plus League Society,
[59:17]
qui sont d'autres branches similaires.
[59:20]
Chacun de ces sous-groupes reprend
[59:21]
les mĂȘmes mĂ©canismes.
[59:23]
Recruter des adolescents vulnérables
[59:25]
sur Discord, Telegram, Minecraft, Roblox,
[59:28]
les isoler, les couper de leurs proches,
[59:31]
exiger des fine sign, des cut sign
[59:33]
pour tester leur loyauté et archiver
[59:36]
chaque gage dans des lore books.
[59:39]
Et là , lorsque l'un de ces serveurs est fermé,
[59:41]
il y a un autre appareil, souvent,
[59:43]
qui réapparaßt sous un nom
[59:44]
légÚrement différent,
[59:45]
parfois avec une iconographie
[59:47]
qui est nouvelle.
[59:48]
Mais les rĂšgles internes,
[59:49]
elles ne changent jamais.
[59:50]
Et pour les enquĂȘteurs,
[59:52]
c'est cette capacité de résilience
[59:54]
qui est comparable Ă celle des groupes
[59:56]
criminels traditionnels,
[59:57]
comme on expliquait un peu dans l'intro.
[59:59]
Sauf que cette fois,
[01:00:00]
il n'y a pas de territoire Ă surveiller,
[01:00:02]
il n'y a pas de hiérarchie physique à décapiter.
[01:00:04]
Tout se joue dans l'ombre
[01:00:06]
des serveurs numériques.
[01:00:07]
C'est vrai que pour leur enseignement
[01:00:08]
et tout ça, c'est dur,
[01:00:10]
c'est plus dur, j'imagine,
[01:00:13]
que justement quand tu fais de la filature
[01:00:14]
ou que tu surveilles des humains en action.
[01:00:19]
Il y a un agent du FBI
[01:00:20]
qui confiera anonymement un journaliste.
[01:00:22]
Quand on s'infiltre sur un serveur,
[01:00:24]
il y en a déjà deux autres
[01:00:25]
qui apparaissent ailleurs.
[01:00:27]
C'est comme jouer Ă une partie
[01:00:28]
infinie de Whack-a-Mole.
[01:00:30]
Tu sais, la Whack-a-Mole,
[01:00:31]
c'est avec le...
[01:00:32]
Les taupes.
[01:00:33]
Oui, les taupes avec un marteau.
[01:00:35]
On a ça souvent dans les fĂȘtes fortes.
[01:00:36]
La tĂȘte sort, tu tapes dessus,
[01:00:38]
mais il y en a une autre qui ressemble
[01:00:39]
juste à cÎté.
[01:00:40]
Exact, je trouvais que son comparatif
[01:00:42]
était trÚs trÚs bon par rapport à ça.
[01:00:45]
Il dit que les jeunes leaders
[01:00:46]
changent de pseudonyme,
[01:00:48]
les victimes recyclées deviennent bourreaux
[01:00:50]
et les anciens fichiers continuent de circuler.
[01:00:52]
Et ça, c'est un autre problÚme
[01:00:53]
qu'on va vous parler.
[01:00:54]
Ce qui rend 764 particuliĂšrement redoutable,
[01:00:57]
c'est pas seulement sa cruauté,
[01:00:59]
mais sa plasticité.
[01:01:01]
Parce que les lorebooks illustrent cette logique.
[01:01:04]
MĂȘme aprĂšs la fermeture d'un serveur,
[01:01:06]
eh bien, elles, les archives,
[01:01:08]
elles circulent encore.
[01:01:10]
Donc, copies transférées,
[01:01:12]
partagées dans des groupes fermés,
[01:01:14]
elles deviennent Ă la fois une preuve
[01:01:15]
de puissance pour les agresseurs,
[01:01:16]
mais une prison psychologique pour les victimes.
[01:01:19]
Parce qu'une jeune survivante,
[01:01:20]
par exemple, de 18 ans, expliquait,
[01:01:22]
mĂȘme si j'ai quittĂ© le serveur
[01:01:23]
il y a deux ans,
[01:01:25]
elle dit, je sais que mes photos
[01:01:27]
sont encore quelque part.
[01:01:28]
C'est comme une ombre qui me suit en permanence.
[01:01:32]
Ăa, ça ressemble un peu Ă tous les cas
[01:01:33]
qu'on a discuté de sextorsion et tout ça.
[01:01:37]
Tu sais, tu le sais que tes photos,
[01:01:39]
mĂȘme si tu les enlĂšves de quelque part sur Internet,
[01:01:42]
tu le sais qu'il y a des copies.
[01:01:44]
Et ça, ça les hante aussi.
[01:01:48]
Et j'avoue, c'est comme elle dit,
[01:01:50]
mes photos, je le sais qu'ils sont encore lĂ .
[01:01:52]
C'est comme un cancer.
[01:01:54]
Une fois que tu l'as vécu,
[01:01:55]
tu sais que ça se peut qu'elles reviennent.
[01:01:57]
Ăa reste tout le temps dans ton arriĂšre-pensiste.
[01:02:01]
Oui, c'est une bonne analogie, tu as raison.
[01:02:04]
Et c'est cette permanence numérique
[01:02:05]
qui donne à 764 son visage de réseau tentaculaire.
[01:02:09]
Les coupures judiciaires stoppent certains individus,
[01:02:11]
mais la trace numérique, elle, ne s'efface jamais.
[01:02:14]
Enfin, il y a l'idéologie.
[01:02:17]
DerriÚre 764, il n'y a pas qu'un mécanisme d'abus,
[01:02:20]
mais il y a aussi une culture du chaos
[01:02:21]
héritée des groupes comme l'Ordre des Neuf Angles.
[01:02:25]
On prend la destruction des normes sociales,
[01:02:27]
la glorification de la souffrance,
[01:02:29]
l'idée que tout doit brûler
[01:02:31]
pour que quelque chose de nouveau émerge.
[01:02:33]
Et pour beaucoup de jeunes vulnérables,
[01:02:35]
ce discours passe pour de la philosophie rebelle.
[01:02:38]
Et souvent, on le sait,
[01:02:39]
on veut ĂȘtre un peu ado, un peu contre-tendance,
[01:02:43]
donc ça peut rejoindre certaines personnes.
[01:02:46]
Et en vérité, ils ne font que légitimer l'inacceptable suisse
[01:02:50]
sur cette philosophie-lĂ .
[01:02:53]
à l'été 2024,
[01:02:55]
donc on revient un an plus tĂŽt,
[01:02:57]
alors que les enquĂȘtes journalistiques
[01:02:59]
ont révélé l'ampleur de 764,
[01:03:01]
les regards se tournent vers une cible inattendue,
[01:03:04]
Discord lui-mĂȘme.
[01:03:07]
La plateforme qui se voulait un lieu de rencontre conviviale
[01:03:10]
est devenue l'hĂŽte involontaire
[01:03:12]
de certains des pires abus numériques de la décennie.
[01:03:16]
En août 2024,
[01:03:17]
le sénateur démocrate Mark Warner,
[01:03:20]
président du comité de renseignement,
[01:03:22]
adresse une lettre ouverte Ă Discord.
[01:03:24]
Il accuse l'entreprise de n'avoir pas su protéger
[01:03:27]
ses jeunes utilisateurs
[01:03:28]
et exige des mesures de modération plus agressives.
[01:03:32]
Les révélations sur le réseau 764
[01:03:34]
montrent qu'il ne suffit pas de fermer les serveurs aprĂšs coup.
[01:03:37]
On a besoin d'action préventive,
[01:03:39]
de systĂšme d'alerte et d'une transparence complexe.
[01:03:43]
Cette lettre met Discord
[01:03:44]
sous une pression politique sans précédent,
[01:03:47]
car pour beaucoup de parents,
[01:03:48]
la question n'est plus seulement
[01:03:50]
qui sont les coupables derriĂšre 764,
[01:03:53]
mais aussi comment a-t-on pu laisser ça se produire
[01:03:56]
sur une plateforme de grand public
[01:03:57]
sous nos yeux Ă quelque part.
[01:04:00]
En avril 2025,
[01:04:02]
le procureur général de New Jersey
[01:04:04]
intente une action en justice contre Discord,
[01:04:07]
accusant l'entreprise de négligence
[01:04:09]
envers la protection des mineurs.
[01:04:11]
D'autres Ătats, comme la Californie,
[01:04:13]
envisagent des démarches similaires.
[01:04:15]
Le cĆur de l'accusation,
[01:04:17]
Discord aurait fermé des serveurs liés à 764
[01:04:20]
seulement aprÚs avoir été dénoncé par des journalistes
[01:04:23]
ou des ONG,
[01:04:25]
et non grùce à ses propres mécanismes de surveillance.
[01:04:28]
Comme si tant que ça ne fait pas de grosses vagues,
[01:04:32]
ce n'est pas trop grave.
[01:04:34]
Pour l'entreprise, c'est un casse-tĂȘte,
[01:04:36]
car Discord revendique avoir supprimé
[01:04:39]
plus de 34 000 comptes liés aux serveurs en 2024.
[01:04:42]
Mais les critiques soulignent
[01:04:44]
que ces fermetures ressemblent plus Ă un jeu
[01:04:46]
du chat et de la souris
[01:04:47]
qu'à une stratégie efficace.
[01:04:50]
Dans les talk shows et les colonnes des journaux,
[01:04:52]
le débat fait rage.
[01:04:54]
Certains affirment que Discord
[01:04:56]
ne peut pas ĂȘtre tenu responsable
[01:04:57]
de tout ce qui se passe sur ses serveurs,
[01:04:59]
tout comme les compagnies de téléphone
[01:05:01]
ne sont pas responsables des conversations criminelles
[01:05:03]
qui passent par leur ligne.
[01:05:05]
D'autres répondent que la comparaison ne tient pas,
[01:05:08]
parce que Discord n'est pas qu'un service technique,
[01:05:11]
c'est une communauté centralisée
[01:05:12]
ou l'entreprise a un pouvoir direct de modération.
[01:05:15]
Ah, c'est d'accord.
[01:05:16]
Oui, tu ne peux pas comparer ça à un téléphone, franchement.
[01:05:19]
Pour les familles et les victimes,
[01:05:21]
le dilemme est clair.
[01:05:22]
Ce n'est pas que Discord est responsable des crimes,
[01:05:24]
mais sans Discord,
[01:05:26]
nos enfants n'auraient jamais croisé le chemin de 764.
[01:05:29]
Oui, oui, oui.
[01:05:30]
Parce que je comprends ce qu'ils veulent dire.
[01:05:34]
Si sans Discord,
[01:05:35]
ce ne serait pas arrivé,
[01:05:37]
et ce ne serait probablement pas arrivé,
[01:05:39]
mettons qu'il avait été sur Telegram
[01:05:40]
ou sur Signal par exemple,
[01:05:43]
il n'y aurait pas attrapé autant de jeunes ados
[01:05:45]
parce qu'eux sont sur Discord
[01:05:47]
parce qu'ils jouent Ă Minecraft
[01:05:48]
ou Ă Fortnite ou Ă Roblox.
[01:05:51]
Ils sont allés dans un réseau social
[01:05:53]
oĂč on retrouve
[01:05:54]
des jeunes gamers.
[01:05:56]
Donc c'est de lĂ l'intĂ©rĂȘt.
[01:05:59]
Si sur Telegram on retrouve plus
[01:06:00]
des crypto bros,
[01:06:02]
c'est normal qu'ils soient allés sur Discord.
[01:06:05]
Donc il y a un lien entre la clientĂšle
[01:06:07]
qui est attire,
[01:06:07]
et la plateforme en quelque part.
[01:06:10]
Oui, exact, et je dirais que
[01:06:11]
le crĂ©ateur initial, lui-mĂȘme,
[01:06:12]
qui avait entre 15 et 17 ans,
[01:06:14]
lui-mĂȘme, pour lui, Discord,
[01:06:16]
c'était un endroit naturel
[01:06:18]
pour faire son recrutement
[01:06:19]
que lui-mĂȘme maĂźtrisait les outils
[01:06:21]
aussi pour le faire.
[01:06:23]
Je sais que ça va au-delà du gaming maintenant,
[01:06:25]
Discord, on a un serveur.
[01:06:27]
Sauf que si tu crées une plateforme
[01:06:31]
faite pour faciliter
[01:06:33]
la communication auprĂšs
[01:06:35]
des ados, disons-le comme ça,
[01:06:36]
ou des gamers, fais un effort
[01:06:38]
pour éclairer les satanistes et les nazis de-delà .
[01:06:41]
Pour vrai,
[01:06:43]
ils peuvent surveiller
[01:06:44]
des mots-clés déjà là .
[01:06:47]
C'est pas si complexe que ça
[01:06:49]
Ă faire. Je comprends qu'il y a beaucoup de bruit,
[01:06:50]
mais ça transite toujours à quelque part.
[01:06:52]
Donc ils peuvent l'intercepter dans leur infrastructure.
[01:06:55]
C'était vraiment un choix
[01:06:57]
parce que ça coûte plus d'argent.
[01:06:58]
Ăa c'est vrai.
[01:06:59]
On voit que c'est toujours un choix monétaire,
[01:07:02]
mais s'il y a de la pression, ils le font.
[01:07:05]
Je ne pense pas que ça va détruire
[01:07:06]
Discord, mais ça va
[01:07:08]
clairement ennuyer sa réputation.
[01:07:10]
Quand les poursuites vont peut-ĂȘtre avoir lieu,
[01:07:12]
il va y avoir des jugements à sa risque de leur coûter cher.
[01:07:14]
J'ai l'impression.
[01:07:15]
Ăa peut donner l'exemple parce que
[01:07:17]
si les Ătats-Unis le font,
[01:07:20]
l'Europe, qui sont encore plus sévÚres
[01:07:22]
sur tout ce qui est numérique,
[01:07:25]
j'ai l'impression qu'ils ne tarderont pas
[01:07:26]
non plus Ă faire
[01:07:28]
des poursuites.
[01:07:29]
Exact.
[01:07:30]
Face à la pression, le CongrÚs américain
[01:07:32]
commence à évoquer une régulation plus stricte
[01:07:35]
des plateformes de communication.
[01:07:37]
Le spectre d'une nouvelle loi,
[01:07:39]
calqué sur le Digital Service Act
[01:07:40]
européen, plane.
[01:07:43]
Discord de son cÎté multiplie
[01:07:44]
les communiqués pour rassurer,
[01:07:46]
promettant des équipes de modération
[01:07:48]
renforcées et de nouvelles technologies
[01:07:50]
de détection. Mais pour beaucoup,
[01:07:52]
ces promesses arrivent encore une fois trop tard.
[01:07:55]
764 est
[01:07:56]
déjà devenu le symbole d'une génération
[01:07:59]
piégée dans les zones d'ombre
[01:08:01]
du numérique.
[01:08:02]
LĂ , on a un peu fini
[01:08:04]
de terminer la chronologie,
[01:08:06]
mais je voulais vous un peu conclure
[01:08:08]
par une réflexion que c'est un peu le
[01:08:10]
miroir de notre époque.
[01:08:13]
Parce qu'au fil des années, l'affaire
[01:08:14]
764 est devenue plus qu'un simple crime.
[01:08:17]
C'est le reflet de notre époque.
[01:08:18]
D'un cÎté, le numérique promettait
[01:08:20]
des communautés libres et connectées,
[01:08:22]
et d'un autre, ça offre un terrain
[01:08:24]
fertile Ă la manipulation, l'anonymat
[01:08:27]
et la propagation fulgurant
[01:08:28]
des idées les plus sombres.
[01:08:30]
En fait, 764, ça ressemble à un
[01:08:32]
ponzi psychologique, d'une certaine
[01:08:34]
façon, à une sec ou à un gang.
[01:08:37]
Sauf qu'ici, tout se joue en ligne.
[01:08:39]
Il n'y a pas de frontiĂšres.
[01:08:40]
En fait, elles disparaissent.
[01:08:42]
Les leaders dirigent Ă distance.
[01:08:44]
Ils font du télétravail. Et les preuves
[01:08:46]
circulent Ă la vitesse du clic,
[01:08:48]
impossible Ă effacer. Des familles
[01:08:50]
portent encore les cicatrices.
[01:08:51]
Certains jeunes vivent avec la peur
[01:08:53]
que leurs secrets refassent surface.
[01:08:56]
D'autres, comme Samuel HervĂ© Ă
[01:08:57]
International Falls au Minnesota,
[01:08:59]
n'ont pas survécu. Son visage est
[01:09:01]
devenu le symbole de ce que
[01:09:04]
764 a détruit,
[01:09:05]
innocence, confiance et parfois mĂȘme
[01:09:07]
la vie. MĂȘme aprĂšs des centaines
[01:09:09]
d'arrestations, l'ombre persiste.
[01:09:12]
Il nous rappelle qu'un simple serveur
[01:09:13]
Discord peut engendrer un réseau
[01:09:15]
criminel, qu'un jeu vidéo peut
[01:09:17]
devenir une porte d'entrée idéologique
[01:09:18]
et qu'un fichier numérique peut
[01:09:20]
hĂąter une victime toute sa vie.
[01:09:23]
Jamais autant d'adolescents n'ont
[01:09:24]
cherché leur place derriÚre un écran.
[01:09:27]
C'est ça qu'il faut se rappeler.
[01:09:28]
Internet peut sauver des vies,
[01:09:30]
mais ce mĂȘme besoin d'appartenance
[01:09:32]
a permis Ă 764 d'exister.
[01:09:34]
LĂ oĂč certains trouvent du soutien,
[01:09:36]
et bien d'autres croisent un prédateur.
[01:09:38]
Exactement. Alors Ă qui revient
[01:09:40]
la responsabilité? C'est un peu là -dessus
[01:09:42]
que je voulais conclure aux
[01:09:44]
plateformes, aux parents, aux écoles.
[01:09:46]
Il n'y a pas de réponse simple.
[01:09:49]
764 n'est pas qu'un simple réseau.
[01:09:51]
C'est le vide entre
[01:09:53]
des jeunes en quĂȘte de sens
[01:09:55]
et des adultes dépassés
[01:09:56]
par la technologie.
[01:09:58]
Comme le résume un psychologue,
[01:10:00]
le plus grand défi ne sera pas de
[01:10:01]
fermer 764, mais de réparer
[01:10:04]
la confiance d'une génération.
[01:10:05]
Ah ben oui, parce qu'il va en avoir d'autres.
[01:10:07]
Bien sûr. J'avais trouvé ça tellement
[01:10:10]
bon comme citation.
[01:10:12]
Et c'est là qu'on revient à Samuel Hervé
[01:10:14]
Ă cette photo sur un frigo.
[01:10:16]
Son histoire tragique est un avertissement.
[01:10:19]
DerriĂšre chaque pseudonyme, et bien il y a
[01:10:20]
un ĂȘtre humain. Et derriĂšre chaque clic,
[01:10:22]
il y a des conséquences réelles
[01:10:24]
qui peuvent ĂȘtre irrĂ©versibles.
[01:10:26]
Donc c'est toute
[01:10:28]
qu'une histoire. Oui, toute qu'une histoire.
[01:10:30]
Puis comment prévenir?
[01:10:32]
Ăa revient un peu à ça. On essaie d'ĂȘtre
[01:10:34]
des bons citoyens numĂ©riques, puis Ă
[01:10:36]
la distorsion de former des bons citoyens numériques.
[01:10:39]
Comment tu peux prévenir
[01:10:40]
ça? à part dire aux
[01:10:42]
jeunes, aux ados, aux enfants,
[01:10:45]
de se méfier,
[01:10:47]
puis de se over méfier, parce
[01:10:48]
qu'il t'attire avec des compliments,
[01:10:51]
avec des discussions sur des sujets
[01:10:52]
que tu aimes. Donc ça commence un peu
[01:10:54]
comme ça le gaslighting.
[01:10:57]
Est-ce que
[01:10:58]
c'est sûr que ça passe par l'éducation.
[01:11:01]
Faut vraiment dire
[01:11:02]
aux jeunes de se méfier,
[01:11:04]
de tout le monde, mĂȘme ceux qui
[01:11:06]
te donnent des compliments et autres.
[01:11:09]
Parce qu'elle est lĂ l'accroche,
[01:11:10]
une fois qu'ils sont accrochés,
[01:11:12]
c'est lĂ que la manipulation commence.
[01:11:14]
Oui, oui, exact. Mais j'ai l'impression aussi
[01:11:16]
qu'ils doivent ĂȘtre capables de repĂ©rer des jeunes
[01:11:19]
vulnérables aussi, ceux qui ont moins
[01:11:20]
d'attention de leurs parents. Parce que
[01:11:22]
j'ai l'impression que, puis je veux pas
[01:11:23]
mettre, je pense qu'il y a d'autres
[01:11:26]
jeunes aussi qui ont des bons parents qui sont tombés là -dedans.
[01:11:29]
Parce que faire partie d'un
[01:11:30]
groupe, peu importe que t'aies bien,
[01:11:32]
mais j'ai l'impression aussi que
[01:11:34]
des gens qui avaient moins de
[01:11:36]
soutien de leurs parents, moins d'entourage
[01:11:38]
de retrouver une communauté comme ça
[01:11:40]
en ligne, ça aide,
[01:11:42]
ça attire aussi des gens vulnérables.
[01:11:45]
Oui, tout Ă fait.
[01:11:46]
Mais est-ce qu'il faut
[01:11:48]
approuver toutes les communications, toutes les
[01:11:50]
amis que nos enfants
[01:11:52]
ou nos ados
[01:11:53]
se font sur les réseaux sociaux?
[01:11:56]
Parce que ça arrive
[01:11:58]
sur Instagram, ça arrive sur
[01:11:59]
Ziktok, ça arrive sur toutes les plateformes,
[01:12:02]
des tentatives
[01:12:04]
d'intimidation
[01:12:06]
aux domaines de chantages.
[01:12:07]
Oui, oui, tu as raison, puis mĂȘme comme on peut,
[01:12:09]
ça va jusqu'aux jeux en ligne.
[01:12:11]
C'est que ça devient impossible à monitorer pour les parents.
[01:12:15]
HonnĂȘtement,
[01:12:16]
de faire le tour de toutes les logs,
[01:12:19]
quand j'étais plus jeune,
[01:12:19]
je surveillais plus, mais lĂ , moins,
[01:12:22]
puis des fois, elle me parle, plus vieille,
[01:12:24]
mais j'avoue que je pourrais pas
[01:12:26]
tout surveiller, je peux pas tout surveiller.
[01:12:28]
On peut pas, faut faire confiance.
[01:12:30]
En plus, le problĂšme,
[01:12:32]
s'il arrive quelque chose,
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ils sont tellement gĂȘnĂ©s qu'ils veulent pas en parler.
[01:12:36]
Ben, exact.
[01:12:36]
Ăa, souvent, je pense que
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c'est dur d'avoir confiance en tes parents
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quand des choses comme ça arrivent,
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t'es tellement honte de toi, ou tout ça,
[01:12:44]
t'as peur de te faire chicaner, ou...
[01:12:46]
Tu veux gĂ©rer ça toi-mĂȘme.
[01:12:47]
Oui, exact, exact. Ăa aussi, je pense,
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ça doit amplifier un peu ça,
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le fait de pas vouloir en parler Ă tes parents,
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surtout qu'il y a eu une menace de ça aussi.
[01:12:57]
C'est...
[01:12:59]
J'ai l'impression
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qu'il y a, comme tu dis,
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la seule solution, c'est l'éducation,
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mais un peu comme n'importe quoi, on n'arrivera jamais,
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je pense, Ă mettre le couvert sur la marmite
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de tous ces phénomÚnes-là .
[01:13:13]
Ah, c'est clair.
[01:13:13]
Mais lĂ , les plateformes sont plus...
[01:13:15]
On va espérer qu'il y a des meilleurs outils,
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puis que les autorités aussi sont plus
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conscientes toutes de ça. Ăa me fait penser
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un peu au premier cas de sextorsion
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avec Amen, peut-ĂȘtre pas le premier,
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mais avec Amen Dothod,
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oĂč les autoritĂ©s savaient pas trop comment rĂ©agir.
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Ăa, dans le sens que lĂ , le FBI s'est rĂ©veillĂ©,
[01:13:31]
mais ça a pris du temps.
[01:13:33]
Il faut que les plaintes s'accumulent.
[01:13:35]
Il y a tout ça aussi.
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Avant qu'eux
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le savent,
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avant qu'eux soient mis au courant,
[01:13:42]
ça a le temps de développer.
[01:13:44]
C'est vraiment ardu.
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Au-delà de ça, je pense qu'il faut
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bĂątir la confiance en soi de nos enfants,
[01:13:50]
de nos ados, de sorte qu'ils n'aient pas
[01:13:52]
cherché de l'approbation auprÚs d'inconnus en ligne.
[01:13:55]
TrĂšs bien dit.
[01:13:55]
Mais c'est tellement pas évident à faire.
[01:13:58]
J'ai envie de vous lancer
[01:13:59]
la question, les distordus.
[01:14:01]
Dites-nous lĂ , si vous ĂȘtes parent d'ados
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ou d'enfants qui commencent Ă avoir
[01:14:05]
des conversations en ligne ou Ă jouer
[01:14:07]
Ă des jeux en ligne, comment vous faites
[01:14:09]
pour tenter de prévenir ça? Comment vous faites
[01:14:11]
pour... Est-ce que vous surveillez
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leur communication? Est-ce que vous approuvez leur demande
[01:14:15]
d'amis? Est-ce que votre enfant
[01:14:17]
a une assez bonne relation avec vous pour vous
[01:14:19]
montrer les conversations
[01:14:21]
qu'il a avec des gens en ligne?
[01:14:23]
Je serais curieux de savoir, dites-nous lĂ , peu importe
[01:14:25]
oĂč, sur Spotify, vous pouvez mettre un commentaire
[01:14:27]
ou ailleurs sur les réseaux sociaux.
[01:14:30]
Je pense mĂȘme, peut-ĂȘtre mĂȘme,
[01:14:31]
mettre une petite question dans notre feed
[01:14:33]
Spotify. Mais on veut le savoir.
[01:14:35]
On veut le savoir. Entre-temps,
[01:14:37]
Seb, pour l'After Show
[01:14:39]
sur Patreon, tu nous réserves
[01:14:41]
une histoire autour de Terrogram,
[01:14:43]
donc le cÎté sombre de Telegram.
[01:14:45]
On en a parlé quelques fois. Mais là ,
[01:14:47]
je pense que tu vas nous en mettre encore plein
[01:14:49]
les oreilles avec une histoire
[01:14:51]
troublante. Donc,
[01:14:53]
super. On surveille ça en After Show
[01:14:55]
sur Patreon. Merci
[01:14:57]
Ă vous, chers distordus. Vous savez
[01:14:59]
oĂč nous trouver. On est partout. On est sur
[01:15:01]
YouTube, TikTok, Instagram,
[01:15:03]
Facebook. On a un groupe privé de discussion
[01:15:05]
aussi sur Facebook. On est sur Discord.
[01:15:07]
Mais faites-vous-en pas. On n'a pas de satanisme
[01:15:09]
du moins, pas Ă vouer, sur notre
[01:15:11]
groupe Discord. Et
[01:15:13]
merci Ă toi, Seb. Merci Ă notre
[01:15:15]
super équipe de recherchistes qu'on adore.
[01:15:17]
Merci à André Beaupré, notre monteur,
[01:15:19]
fidÚle monteur depuis plusieurs années déjà .
[01:15:22]
Et merci Ă nos membres Patreon,
[01:15:24]
véritables actionnaires de distortion.
[01:15:26]
Et c'est lĂ qu'on est rendu, Seb.
[01:15:27]
On a quelques shout-out Ă donner. Je te laisse
[01:15:29]
y aller. Oui, beaucoup d'amour
[01:15:31]
Ă Philippe PG,
[01:15:33]
Alison M, Ă Minnie, Ă
[01:15:35]
Dispods, à Sébastien J
[01:15:37]
et Ă Roselyne D. L.
[01:15:40]
Un gros cĂąlin Ă
[01:15:41]
Natasha L, Ă Lucy
[01:15:43]
L. C., Ă Bianca,
[01:15:45]
Ă Esther et Ă Sandra.
[01:15:47]
Et je poursuis l'amour
[01:15:49]
Ă Amy FM, Ă
[01:15:51]
Joé, Frédéric B,
[01:15:53]
Bianca B et M.
[01:15:55]
Un bon high-five Ă
[01:15:57]
Christian D, Ă Marie-Christine R,
[01:16:00]
Marie-Claude L,
[01:16:01]
à Mélissa M et à Catherine
[01:16:03]
S. Et je poursuis
[01:16:05]
l'amour Ă Jennifer L,
[01:16:07]
Elsa D, Clément M,
[01:16:10]
Caroline et Alexandre
[01:16:12]
D.
[01:16:14]
Encore une fois, une bonne
[01:16:17]
soirĂ©e Ă Marie-Claude, Ă
[01:16:17]
Steph, à Amélie L,
[01:16:19]
à Valérie L. C.,
[01:16:21]
Ă Jenny 97
[01:16:23]
et Ă Marie-Mise.
[01:16:32]
Terminé, Seb, aurais-tu un mot de la fin pour nous ce soir?
[01:16:35]
à l'Úre numérique,
[01:16:37]
un simple serveur peut devenir un empire
[01:16:38]
de peur. DerriĂšre, chaque pseudo
[01:16:41]
se cache un ĂȘtre humain. DerriĂšre,
[01:16:43]
chaque avatar un destin.
[01:16:45]
Si un banal code postal
[01:16:46]
a pu engendrer un réseau mondial
[01:16:48]
de manipulations et demandes,
[01:16:50]
et bien, demandez-vous Ă quel point
[01:16:52]
nous sommes tous vulnérables.
[01:16:54]
C'était Poetic.